(2014) Communal Public Services Financing Plan (PFC) - Ouanaminthe
Summary — This document presents the Communal Public Services Financing Plan for Ouanaminthe, developed through participatory planning to improve local service delivery and fiscal mobilization. The plan identifies priority projects and financing strategies to enhance Communal capacity in the Nord-Est department.
Key Findings
- The PFC was developed through a six-phase participatory process over nine months involving 55-100 participants from various sectors.
- 27 priority projects were identified across five domains of Communal competence through hierarchical selection from 73 initial project ideas.
- The plan serves as a strategic tool linking fiscal mobilization efforts with public service improvements to justify taxpayer contributions.
- A Communal Citizen Participation Committee (CCC) was established to monitor implementation of the financing plan.
- The participatory approach engaged local authorities, civil society, private sector, and international organizations in collaborative planning.
Full Description
The Communal Public Services Financing Plan (PFC) for Ouanaminthe represents a comprehensive participatory planning exercise involving local authorities and civil society representatives. Developed under the USAID-funded LOKAL+ project, this plan aims to strengthen Communal capacity to deliver sustainable public services in the Nord-Est department. The document outlines the Communality's vision for improving public service delivery while justifying fiscal mobilization efforts from taxpayers.
The PFC follows a participatory methodology that engaged various stakeholders through six phases over nine months, from August 2013 to May 2014. It identifies priority interventions across multiple sectors including health, education, infrastructure, and economic development. The plan serves as a strategic tool for optimizing fiscal mobilization results and attracting external funding for Communal investments.
The document establishes clear connections between the PFC, the Communal Development Plan (PCD), and Communal planning schemes, all sharing the same geographic space and participatory approach. It emphasizes public investments within Communal competence, based on internal revenue projections, central government subsidies, and external funding mobilization. The plan includes 27 priority projects across five domains of Communal competence, with detailed project sheets and financial estimations.
Key features include the establishment of a Communal Citizen Participation Committee (CCC) to monitor implementation and the integration of territorial planning considerations to ensure coherent Communal renovation policies. The PFC serves as both an incentive document explaining why citizens should contribute taxes and a strategic framework for sustainable local development through improved public service delivery.
Full Document Text
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e
LOKAL+
PLAN DE FINANCEMENT
DES SERVICES PUBLICS
COMMUNAUX (PFC)
Septembre 2014
Le PFC est le fruit d’un exercice de
planification participative entre
les autorités locales et les représen-
tants des secteurs de la société civile.
Son objectif est d’améliorer l’offre des
services publics aux Ouanaminthais
et Ouanaminthaises dans le cadre
d’un développement durable.
Le PFC est un document
incitatif qui indique, comme co-
rollaire, aux administrés pourquoi
contribuer.PFC
PLAN DE FINANCEMENT
DES SERVICES PUBLICS
COMMUNAUX (PFC)
République d’Haïti
Département du Nord-Est
Commune de Ouanaminthe
Septembre 2014
iii
Table des matières
iv Lis
iv Lis
v Lis
1 Chapitre 1 Introduction
1 Définition et importance du PFC de Ouanaminthe
1 L
2 L (PCD)
et le Schéma d’Aménagement communal
3 L
6 Limite et structure du PFC
7 Chapitre 2 Présentation de la commune
7 P
8 L
géographiques
9 L
11 Envir
13 Envir
15 Chapitre 3 Présentation sommaire de l’état des
services municipaux
15 L
1 B
et services de la mairie
17 Chapitre 4 Présentation des idées de projets et
fiches signalétiques des projets prioritaires
25 F
41 Chapitre 5 Nature des interventions priori-
taires, stratégies de financement, mesures
d’accompagnement
4 N
financières globales
43 Stratégies de financement
43 Mesur
45 Chapitre 6 Conclusion
iv Plan de financement des Services publics communaux
Liste des tableaux
Liste des photos
vi A
projets par domaines, le 13 février 2014, au Ouanaminthe
Night Club.
4
D
tiques majeures de leur domaine dans la commune afin
de tirer des idées de projets qui seront hiérarchisées par
scrutin.
6
Un
ment des services publics dans le domaine de l’économie
est la réhabilitation de la gare routière du centre-ville
de Ouanaminthe
10 Dégradation du marché public de Ouanaminthe.
13 D
microcrédit et une banque commerciale en-bas .
14 De
long des rivières de la commune.
16 Bâtiment de la mairie de Ouanaminthe.
17 P
projets pour le PFC de Ouananminthe, le 24 sep-
tembre 2013.
18 Lminthe bouillonnant d’activités
commerciales.
19 Un
réservées pour des forêts communales.
24 L
bien-être de la population.
25 L
une urgence à Jean-Rabel, section isolée du reste de
la commune par sa configuration géographique.
28 L
commune.
32
Actuellement, les espaces verts pour la détente n’exis-
tent pas à Ouanaminthe.
34
L
principale qui mène à la localité du même nom.
37 L
taines parties et par temps de pluie il devient impossible
de la traverser.
39 Un lampadaire solaire à Gens-de-Nantes.
40 L
a été constitué pour suivre l’évolution de la mise en
œuvre du PFC.
44 L
qui a pris en compte les préoccupations de la population.
18 Tableau 1> Idées de projets par domaines de
compétences de la municipalité
23 Tableau 2>
Liste des 27 projets prioritaires
42 Tableau 3> Nature des interventions priori-
taires et estimation financière globale
Liste des sigles et abréviations
AGD Administration générale des Douanes
ASEC Assemblée des Sections communales
BAC Bureau agricole communal
BDS Bureau du District scolaire
CAEP Comité d’approvisionnement en Eau potable
CASEC Conseil d’Administration des Sections communales
CCC Comité communal de Participation citoyenne
CECI Centre canadien de Coopération internationale
CFPB Contribution foncière des Propriétés bâties
CIAT Comité interministériel de l’Aménagement du Territoire
CLES Collectif de Lutte contre l’Exclusion sociale
CODEVI Compagnie de Développement industriel
DINEPA Direction nationale d’Eau potable et d’Assainissement
DSNCRP Document de Stratégie nationale pour la Croissance et la
Réduction de la Pauvreté
EDH Électricité d’État d’Haïti
EMMUS Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services
IHSI Institut haïtien de Statistique et d’Informatique
LOKAL+ Limiyè ak Òganizasyon pou Kolektivite yo Ale Lwen
MARNDR Ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du
Développement rural
MAST Ministère des Affaires sociales et du Travail
MDE Ministère de l’Environnement
MENFP Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation
professionnelle
MICT Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales
MINUSTAH Mission des Nations unies pour la Stabilisation d’Haïti
MSPP Ministère de la Santé publique et de la Population
MTPTC Ministère des Travaux publics, Transports et Communication
OCB Organisation communautaire de Base
ONA Office national d’Assurances
ONG Organisation non gouvernementale
OSC Organisation de la Société civile
PADEDD Plan d’Actions départemental pour l’Environnement et le
Développement durable du Nord-Est
PCD Plan communal de Développement
PFC Plan de Financement des Services publics communaux
PNH Police nationale d’Haïti
PRODEP Projet de Développement com-
munautaire et participatif
PSDH Plan stratégique de
Développement d’Haïti
Schéma d’Aménagement
communal
USAID United States Agency for
International
Development
Atelier de collecte de données et de réalisation
de fiches de projets par domaines, le 13 février
2014, au Ouanaminthe Night Club.
1 Introduction 1
Chapitre 1
Introduction
Ce chapitre présente la définition du Plan de finance-
ment des services publics, explique son rapport avec la
mobilisation fiscale et décrit les six différentes phases de
l’élaboration du PFC de Ouanaminthe.
L
e projet LOKAL+ (Limiyè ak Oganizasyon pou yo Kolektivite
Ale Lwen), dont l’adjudication date de janvier 2013, est
financé par l’Agence américaine pour le développement
international (USAID) avec pour objectif général de contribuer
au renforcement de la capacité du gouvernement haïtien à fournir
des services publics communaux de manière durable. Le projet
établira des relations de partenariat avec des entités gouverne-
mentales nationales et six ou dix communes cibles situées dans
les trois corridors (Cul-de-Sac, Saint-Marc, Nord) prioritaires
de développement identifiés d’un commun accord entre les
gouvernements haïtien et américain. Plus précisément, LOKAL+
appuiera l’amélioration des services publics (dans les communes
cibles) par la réalisation de cinq objectifs interdépendants :
1> r
à fournir des services communaux ;
2> augmentation durable des recettes locales ;
3
>
amélioration de l’accès aux services déconcentrés et
aux fonds du gouvernement central par les communes ;
4> amélioration du cadre légal en faveur de la décentrali-
sation et des services déconcentrés ;
5> augmentation de la transparence, du contrôle et la
responsabilité des collectivités locales et des presta-
taires de services déconcentrés.
Le leitmotiv de LOKAL+ est d’appuyer les administrations
communales cibles afin d’améliorer leur capacité à fournir des
services publics de proximité priorisés avec les communautés
et appelés à être cofinancés par celles-ci, notamment par la
motivation des contribuables.
Définition et importance du
PFC de Ouanaminthe
Le Plan de financement des services publics
(PFC) est le fruit d’un exercice de planifica-
tion participative entre les autorités locales
et les représentants des secteurs de la société
civile. Ce mécanisme participatif multisectoriel
lui confère une représentativité certaine et
engage toutes les composantes de la société
à identifier des interventions qui inciteront les
autorités locales à porter leurs efforts vers les
actions qui permettent d’améliorer le milieu
et l’offre des services publics aux citoyens
et aux citoyennes de leur commune.
Ce plan permettra à la mairie de mieux établir et
vulgariser sa vision pour la commune et la parta-
ger avec les différents secteurs de la communauté,
l’État central, les bailleurs de fonds, les agences
internationales et autres institutions de dévelop-
pement. Il lui facilitera la réalisation des objectifs
fixés dans le cadre d’un développement durable
à travers un gouvernement local travaillant à la
transformation des réalités du milieu, s’adonnant
au service de la communauté, se consacrant au
bien-être de la population afin de mieux justi-
fier le grand effort de mobilisation fiscale
sollicité des contribuables.
Le PFC, la mobilisation fiscale
et le budget communal annuel
Le PFC est comme un carrefour engageant la mu-
nicipalité et les contribuables sur la double voie
de la mobilisation fiscale et des investissements
publics pour l’amélioration de l’offre des services
menant au changement et au développement.
C’est un couloir privilégié de vulgarisation de la
volonté d’action de la mairie et un outil straté-
gique pour optimiser les résultats attendus de sa
démarche de mobilisation fiscale. En effet, depuis
octobre 2013, la mairie a initié le processus de
mobilisation fiscale au niveau de la commune.
Les investissements prioritaires issus du PFC
et financés en partie par les recettes publiques,
en plus d’améliorer le cadre physique de vie
et de faciliter l’accès à des services publics de
proximité, contribueront à l’édification d’in-
frastructures économiques et inciteront d’autres
formes d’investissements producteurs de richesse
et d’emplois qui doivent augmenter substantiel-
lement le volume des affaires des entrepreneurs
et, par la suite, élargir l’assiette fiscale.
Le PFC est donc un document incitatif qui
indique, comme corollaire, aux administrés
pourquoi contribuer.
Amélioriation
de l’offre
des services
publics
Production de
biens et ser-
vices publics
ou marchands
2 Plan de financement des Services publics communaux
Le PFC, le Plan communal de Développement (PCD) et le Schéma d’Aménagement communal
Le Plan de Financement des Services publics communaux (PFC), le Plan com-
munal de Développement (PCD) et le Schéma d’Aménagement de la Commune
se rejoignent sur l’espace géographique de leurs interventions et font appel
à la même méthodologie participative impliquant les autorités locales
et la société civile dans une approche technico-sociale. L’ensemble de ces outils
se réfère à une vision de développement de la commune s’inspirant des besoins
exprimés collectivement par les différents secteurs et des opportunités à saisir
dans ce contexte de plaidoirie pour le développement et le progrès.
Par ailleurs, le PFC prend ses assises sur les investissements publics
relevant de la compétence de la mairie, en se basant d’abord sur les prévisions
de recettes internes à obtenir à la faveur d’un processus de mobilisa-
tion fiscale qui doit amener à l’obtention d’une masse critique de recettes,
ensuite sur les subventions de l’administration centrale et enfin sur
la recherche de fonds externes à mobiliser pour le cofinancement de
dépenses d’investissements infrastructurelles. Par contre, le Plan communal
de développement (PCD) vise tant les investissements publics que
les investissements communautaires et privés , ces derniers portant
sur la production de biens et services marchands dans une perspective de
croissance économique en ignorant l’effort fiscal à effectuer par la commu-
nauté en vue de la prise en charge de certains services publics relevant de la
compétence des collectivités territoriales.
Néanmoins, que ce soit le PFC ou le PCD, les exigences du schéma d’aménage-
ment doivent être prises en compte en vue d’une bonne répartition spatiale
des activités et de la garantie d’une politique cohérente de rénovation
communale dans la perspective d’une croissance économique et de sécurité
de la population.
Par conséquent, il serait idéal que le PFC soit inscrit dans un schéma d’amé-
nagement communal . Voilà pourquoi, même si cet outil n’existe pas, il est
nécessaire que la préoccupation de la pertinence territoriale soit présente dans
la localisation des infrastructures et services publics du PFC.
Autorités
l organismes
déconcentrés de l’État,
OCB, OI et société civile
Plan de Financement
des Services pu-
blics communaux
Plan communal de
Développement
5ans20ans
Mobilisation fiscale, subven-
tions administration centrale et
fonds externes
Investissements publics et
investissements communau-
taires et privés
Les étapes et phases de l‘élaboration du PFCSeptmb
29/08/2013
Hôtel de ville
Conseil m cadres
de la mairie, Intell, LOKAL+
Planification
des ateliers de
montage du PFC
11/09/2013
Fondation Gélin
Raphaël
Acteurs l société civile,
équipe t (55 pers.)
Rencontre de
sensibilisation
et information
24/09/2013
Ouanaminthe Night Club
Élus,
É c société ci-
vile, s p OI, OCB (71)
Identification et
hiérarchisation
des projets (73>14)
12/02/14
Ouanaminthe Night Club
Comités
t mixtes
(40) suivant les 5 domaines
Formation en
élaboration de
projets (10 modules)
13-14/02/2014
Ouanaminthe Night Club
Comités
t mixtes
(40) suivant les 5 domaines
Collecte d’in-
formations et
fiches de projets
31/05/2014
Paradis Night Club
Tous
l a impliqués
(±100 participants)
Restitution et
validation des
fiches de projet
P L A N I F I C A
TIO N MONTAU PLAN DE FINANCEMENT COMMUNAL
1 Introduction 3
Les grandes lignes de l’élaboration du PFC
Le processus d’élaboration du Plan de Financement
communal de Ouanaminthe est l’aboutissement d’une
série de six rencontres fondées sur la métho-
dologie participative. Pendant plus de neuf mois,
les différents acteurs ont consenti beaucoup d’efforts
pour participer aux six phases de ce passionnant travail
devant contribuer au développement local de la mu-
nicipalité et au progrès de leur communauté. En effet,
tout a commencé le jeudi 29 août 2013, à l’Hôtel de
Ville de Ouanaminthe, par une
première rencontre
avec le Conseil municipal en vue de la planification
des ateliers de montage du Plan de Financement des
services publics communaux. À cette rencontre ont
pris part les membres du Conseil municipal, certains
cadres de la Mairie, les responsables et des consultants
de l’équipe technique du GroupIntellConsult, le
directeur régional de LOKAL+ et son assistant. Ce
premier atelier a permis de discuter successivement sur
la méthodologie du processus, d’établir un calendrier,
de définir les critères de sélection préalables ainsi que le
profil des acteurs et finalement d’identifier le nombre et
les catégories de participants aux ateliers du processus.
Pour boucler la première étape, une rencontre
de sensibilisation et d’information élargie
a été tenue à la Fondation Gélin Raphaël. Cet
atelier eut lieu le mercredi 11 septembre 2013
avec les autorités locales et les représentants des
secteurs de la société civile afin de leurs présenter
le processus d’élaboration du PFC et les intégrer
dans cette démarche participative. À ce moment,
les consultants de l’équipe technique firent une
mise en contexte, présentèrent la méthodologie
du PFC, exposèrent les domaines de compétences
des collectivités territoriales et proposèrent un
calendrier de réalisation des ateliers subséquents
aux 55 personnes qui ont été présentes en cette
occasion. Ces deux rencontres visaient la clarifica-
tion des objectifs du PFC, des résultats d’une telle
démarche et sa contribution potentielle au déve-
loppement de la commune afin d’assurer la pleine
participation de tous les acteurs. Cette première
étape a donc permis la planification des ateliers
de montage du Plan de Financement des Services
publics communaux.
La deuxième étape du processus qui comprend
quatre phases, débuta au Ouanaminthe Night-
Club, le mardi 24 Septembre 2013, par l’atelier
d’identification et de hiérarchisation
des projets d’investissement public. Les parti-
cipants, au nombre de 71, regroupèrent les élus
locaux, les représentants des services déconcentrés
de l’État, les représentants de tous les secteurs de
la société civile, le secteur privé des affaires, les
organismes de développement et les organisations
socio-professionnelles. Au cours de la rencontre, les
consultants firent un rappel des objectifs du PFC,
de la méthodologie générale et des domaines de
compétences de la Mairie. Ensuite, tenant compte
de leur formation, de leurs expériences, de leurs
aptitudes et de leurs centres d’intérêt, les parti-
cipants ont été divisés en cinq ateliers selon
les champs de compétences de la Mairie .
En effet, ces groupes de participants travaillaient
chacun sur l’un des cinq domaines suivant lesquels
sont regroupées les compétences de la Mairie et ont
été organisés autour des thématiques suivantes :
Des participants travaillent à l’identification des
problématiques majeures de leur domaine dans
la commune afin de tirer des idées de projets
qui seront hiérarchisées par scrutin.
1 Introduction 5
Ainsi, les acteurs se sont-ils penchés sur les problé-
matiques majeures de leur thématique respective qui
ont constitué des enjeux importants et des défis au
développement économique, environnemental, so-
cial et culturel de la commune. L’analyse approfondie
des problématiques par le groupe d’acteurs a abouti
à la formulation d’une série de problèmes auxquels
fait face la communauté et a permis d’identifier
des stratégies d’actions opérationnelles sous forme
d’idées de projet. Dans l’ensemble, 73 projets d’in-
vestissement public dans les champs de compétences
de la Mairie ont été identifiés par les participants.
Puis, sur la base de critères tels que la déficience
des services publics, la pertinence des projets et le
degré de priorité, les groupes ont identifié et classé
des projets prioritaires pour chacun des domaines
de compétences de la municipalité, à raison de cinq
par atelier. En somme, 25 idées de projets
prioritaires à réaliser dans la commune durant
les 5 prochaines années ont été sélectionnées.
En plénière, le rapporteur de chaque atelier a pré-
senté à l’assistance les idées de projet identifiées et la
liste des cinq projets sélectionnés. Suite aux débats
et commentaires, un scrutin a été organisé et les
71 participants ont procédé au vote ayant déterminé
la hiérarchisation des idées de projets.
Après le dépouillement du scrutin par un comité
constitué de représentants des cinq ateliers, du
Conseil municipal et de LOKAL+, les 12 projets
ayant obtenu le plus de votes ont été retenus comme
les plus prioritaires et présentés à l’appréciation des
participants. À la fin de l’atelier, les participants ont
constitué cinq comités techniques mixtes qui
seront responsables de la collecte des données et
participeront à l’élaboration de l’ébauche des fiches
de projets de leurs domaines. Ces comités ont été
composés de huit membres chacun et constitués de
cadres de la mairie et de personnes ressources de la
société civile, suivant leurs connaissances, aptitudes
ou intérêts.
Toutefois, des remarques pertinentes et les analyses
techniques des consultants du GroupIntellconsult
faites sur la base des problématiques évoquées
au cours des ateliers ont donné lieu à des modi-
fications subdivisant l’une des idées de projets en
trois sous-projets. Ce remaniement a porté la liste
des 25 projets sélectionnés à 27 et ramène ainsi la
liste des 12 projets prioritaires à 14 définitivement
reformulés. Désormais, la commune dispose, au total,
d’une banque de projets d’investissement public
riche de 73 idées de projets identifiées au cours du
processus d’élaboration de leur Plan de Financement
des Services publics communaux.
Convaincus que l’élaboration des fiches techniques
de projet exige un vocabulaire propre et se fonde
sur la manipulation d’une combinaison d’outils
de planification stratégique, le maniement d’ins-
truments de planification opérationnelle ainsi que
l’utilisation d’une expertise pluridisciplinaire, les
consultants ont entrepris, le mercredi 12 février
2014, au Ouanaminthe Night-Club, la deu-
xième phase de l’étape de montage du Plan de
Financement des Services publics communaux
en réalisant en 10 modules une séance de for-
mation en élaboration de projets au profit
des 40 membres des comités techniques mixtes.
À la fin de la journée, des séances de simulation
pratiques ont été organisées sur les idées de projet
dans chaque domaine.
Par la suite, au cours des deux jours suivants, soit le
jeudi 13 et le vendredi 14 février 2014, les comités
techniques mixtes ont collecté des informations
et ont travaillé à l’ébauche des fiches de projet
prioritaires en atelier. Puis, des fiches techniques
de projet élaborées ont été présentées par des rap-
porteurs d’atelier à l’ensemble des participants afin
de recueillir des suggestions, noter des remarques,
renforcer les fiches de projet et les corriger. À la
fin, un comité d’évaluation formé d’un membre
de chaque comité technique a été mandaté pour la
présentation des conclusions du rapport de la fiche
d’évaluation des activités du PFC, qui a été remplie
par tous les participants.
Finalement, le samedi 31 mai 2014, a eu lieu au
Paradis Night Club la dernière phase de montage
du Plan de Financement des Services publics com-
munaux au cours de laquelle l’ensemble des fiches
de projets ont été présentées aux acteurs. Cette phase
ayant rassemblé un public plus large (près d’une
centaine de participants) afin de consolider la parti-
cipation de tous les acteurs comme fondement de la
planification locale avait pour objectif de restituer
et valider les fiches techniques de projet.
Ces quatre ateliers de travail constituaient donc les
quatre phases qui ont permis d’achever l’étape de
montage du PFC.
³³l’économique,
³³l’environnement,
³³les infrastructures,
³³la santé et
l
’assainissement,³³l’urbanisme.
Limite et structure du PFC
Le PFC n’a ni l’ambition de remplacer le PCD,
le Schéma d’aménagement communal ou le plan
d’urbanisme, ni de porter les acteurs à en faire l’éco-
nomie. Au contraire, il est vivement recommandé
que ces outils complémentaires voient aussi le jour.
Cependant, il est clair pour tous les acteurs, tant les
élus que la société civile ayant pris part à l’élabora-
tion du PFC, qu’il y a des besoins si pressants et si
fondamentaux que, quelque soit le moment de la
planification (avant ou après le Schéma d’aménage-
ment ou le PCD), et voire quelque soit la vision du
conseil municipal en place, ces besoins ressortiraient
comme les priorités de premier degré. C’est en cela
que réside la force et le bien fondé du PFC.
De plus, cette version ne traite de manière systéma-
tique qu’une partie des actions identifiées par les
acteurs, soit 14 interventions sur un total de 27
priorisées dans une liste de 73 identifiées dans les
domaines de l’économie, de l’environnement,
des infrastructures, de l’urbanisme, de la
santé et de l’assainissement.
Ce PFC se présente en six chapitres, y compris l’in-
troduction. Dans les pages qui suivent se retrouvent
la présentation de la commune, la présentation
sommaire de l’état de l’administration communale,
la liste complète des projets retenus, les fiches signa-
létiques des 14 projets prioritaires, les stratégies de
financement, les mesures d’accompagnement, les
conclusions et recommandations.
Un des projets prioritaires retenus pour le Plan
de financement des services publics dans le
domaine de l’économie est la réhabilitation de
la gare routière du centre-ville de Ouanaminthe
2 Présentation de la commune 7
Chapitre 2
PRÉSENTATION
DE LA COMMUNE
Profil historique
V
illage indien existant à l’arrivée de Christophe Colomb vers la fin du XV
e
siècle, le
bourg était déjà habité sous les Espagnols à l’époque coloniale, mais la vieille ville
fut formellement tracée en 1731 par les Français comme avant-poste militaire et pôle
d’échange commercial avec les Espagnols. Elle fut élevée au rang de commune en 1807, après
l’Indépendance nationale de 1804. Elle a connu diverses appellations au cours de son histoire,
dont Ouanaminto (canton du Caciquat Arawak de la Magua), ou encore Juana Méndez (à
l’époque espagnole).
La commune eut une part active dans la lutte contre le système oppressif colonial, avec la
présence de nombreux hommes de couleur dans ladite commune qui ont assisté à la Révolution
française. De plus, pendant la période du roi Christophe, à partir de 1807, Ouanaminthe connut
une étonnante prospérité qui en fit le grenier du département du Nord-Est. Elle constituait
également une importante source d’approvisionnement pour les habitants du Cibao. Cependant,
la commune connut des événements regrettables, qui la ruinèrent plus tard.
En 1855, des soldats du gouvernement de Faustin 1
er
auxquels s’opposa la milice locale, semèrent
le deuil dans plusieurs familles ouanaminthaises. Plus tard en 1911, le président Antoine Simon,
qui n’avait pas réussi à rassembler la population à sa cause, fit incendier la ville ainsi que plu-
sieurs plantations. L’histoire de la commune de Ouanaminthe est aussi marquée par la rébellion
contre l’occupation américaine lors du combat de Juaria en 1915. Les révolutionnaires «
Cacos »
obligèrent les hommes au service de l’occupant à se réfugier à Dajabón où ils obtinrent l’aide
des Dominicains et revinrent à l’assaut démolir le fort historique de Ouanaminthe
1
.
La partie urbaine de la commune représente le plus important centre urbain situé sur la ligne
frontalière haïtiano-dominicaine. En général, la commune est aujourd’hui reconnue comme
1 F
étant le plus important centre d’activités économiques de tout
le département du Nord-Est.
La commune de Ouanaminthe est enfin le lieu où Joseph
Courtois, Davilmar Théodore, ancien Président du Sénat et
de la République, la reine Marie-Louise Christophe née Marie
Louise Coïdavid, épouse du roi Henry 1
er
, et René Théodor
(homme politique) auraient vu le jour.
La ville de Ouanaminthe fut réellement
fondée en 1731, et élevée au rang de
commune en 1807.
Les habitants de la commune de Ouanaminthe s’appellent
Ouanaminthais, Ouanaminthaises ; ils célèbrent le 15 août leur
fête patronale, Notre dame de l’Assomption.
Localement, le nom Ouanaminthe est souvent abrégé en
Ouathe.
Après une mise en contexte historique, ce chapitre indique
l’emplacement de Ouanaminthe, donne un aperçu de sa
démographie, décrit les services sociaux de base, expose
la situation des organisations de la société civile puis in-
troduit les différents acteurs économiques de la commune.
Localisation , découpage, limites et
caractéristiques géographiques
Chef-lieu d’arrondissement, Ouanaminthe se situe à 19,55 la-
titude nord ;
Nord-Est, et s’étale principalement à une altitude moyenne
de 32 m de hauteur par rapport au niveau de la mer. La ville
se trouve en face de la municipalité dominicaine de Dajabón,
séparée par la rivière Massacre. Elle est à 17 km de Fort-Liberté,
chef-lieu du département du Nord-Est ; à 70 km du Cap-
Haïtien, chef-lieu du département du Nord ; à 315,6 km de
Port-au-Prince ; à 164,5 km de Gonaïves dans l’Artibonite. La
commune s’étend sur une superficie d’environ 222,90 km
2
, et
s’enorgueillit d’être la plus importante ville du département
du Nord-Est.
Près de 320 kilomètres séparent la ville de Ouanaminthe de la
capitale du pays, Port-au-Prince.
Son relief dominant est la plaine. C’est une commune fronta-
lière. Elle jouit d’un climat tropical où il fait surtout chaud, en
raison de sa position géographique.Coordonnées de la commune Valeurs
(
intervalle)
Z (altitude en m)0 – 800 m m)
Coordonnées
géographiques
Latitude N 19 ° ’ ” – N 19 °
3
5
’ 40 ”
Longitude W 71 ° ’ ” –
W 71 ° 42 ’ 0 ”
1
re
Haut-Maribahoux1
re
Haut-Maribahoux
2
e
Acul-des-Pins2
e
Acul-des-Pins
3
e
Savane-Longue3
e
Savane-Longue
4
e
Savanne-au-Lait4
e
Savanne-au-Lait
5
e
Gens-de-Nantes5
e
Gens-de-Nantes
CAPOTILLECAPOTILLE
OUANAMINTHEOUANAMINTHE
MONT ORGANISÉMONT ORGANISÉ
Duro
Sens
Duro
Bori
Baja
Baja
Dépé
Vano
Gaïac
Scot
L'Amy
Copio
BedouDiase
Coplo
Blond
Diasa
Boujo
Bosse
Pacot
Coujol Bourjo
Pérard
Robino
Joulin
Lorier
Larode
Disara
Chute
Rouvoyé
Lamatry
Gounote
Le Chat
Dilaire
DilaireMaboule Marquis
Ca Poyo
RéformeRéforme
Poirier
Pierrot
Matayer
Duvigal
Beneste
Pirobert
Pirobert
Melchoir
La Fleur
Sorselle
Jourdain
Jourdain
Templier
Baptiste
Baptiste
Mélia
Bois Gens
Dominique
Passa Café
Francisque
La Garenne
Marionete
Jean Rabel
Gullouete
La Fontaine
Papa Jacques
Morne Coucou
Mont Premier
Marie Borbin
Vieux Caille
Grande Savane
Savane-Longue
Acul-des-Pins
Savane-Longue
Marquis Marat
Savane-au-Lait
Savane-Dosmont
Savane-au-Lait
Morne Courtois
En Bas Boisson
Gens-de-Nantes
Gens-de-Nantes
L'Acul-des-Pins
Place Pré d'Homme
830400.000000
830400.000000
835400.000000
835400.000000
840400.000000
840400.000000
845400.000000
845400.000000
2151000
.000000
2151000
.000000
2156000
.000000
2156000
.000000
2161000
.000000
2161000
.000000
2166000
.000000
2166000
.000000
Ê
Légende
Lieux-dits
Chefs-lieux communes
Réseau hydrographique principal
Réseau hydrographique secondaire
Routes
Sections communales
Limites communales
Département du Nord-Est
0 5 102,5
Kilomètres
1:110000Échelle :
Localisation de la commune
de Ouanaminthe en HaïtiRépublique d'Haïti
Département du Nord-EstDépartement du Nord-Est
LIMITES ADMINISTRATIVES DE LA
COMMUNE DE OUANAMINTHE
2 Présentation de la commune 9
données démographiques et migratoires
Suivant les tendances démographiques indiquées par l’IHSI, en 2009, la
population totale s’élevait à 107 664 habitants (dont 61,8 % d’urbains
/ 38,2 %
en 2009 de 66 563 habitants (61,8 %) et d’environ 260 habitants/km
2
, par
rapport à 41 101 habitants soit 188 habitants/km
2
en zone rurale (38,2 %).
Le taux de croissance des Ouanaminthais se chiffrerait ainsi autour de 21 %
annuellement, et à ce rythme, elle jouirait d’une population de quelques
154 0
de 8,4 %
Ouanaminthe est l’une des rares communes haïtiennes dans laquelle la
popu-
lation urbaine est supérieure à la population rurale. Trois facteurs
semblent avoir largement influencés sur ce phénomène : i) la période d’embargo
de 1991-94, durant laquelle la ville est devenue l’un des principaux points
d’achats commerciaux (dont le pétrole) avec la République dominicaine, ce
qui attira de forts courants migratoires, dont certains s’établirent de manière
permanente
; ii) l’installation de la zone franche de la CODEVI en 2003-2006,
qui entraîna la création de près de 3 000 emplois directs ; et iii) l’afflux migratoire
suite au tremblement de terre de 2010.
De plus, dans le plan d’aménagement territorial proposé pour le couloir Nord/
Nord-Est, le CIAT prévoit que les villes du Cap-Haïtien et de Ouanaminthe
devront absorber autour de 12
% de la croissance prévue pour la région, par
structuration et densification progressive. Comme le souligne à juste titre le
CIAT : « La croissance démographique pose de nombreux défis auxquels il faut
se préparer. Cet exercice de prospective est impératif pour cadrer l’exercice de
planification régionale et urbaine. La croissance démographique a en effet des
implications sur :
³³le besoin de logement et le rythme d’urbanisation,
³³le besoin d’équipements, en particulier dans le domaine de la santé et
de l’éducation. »
Les services sociaux de base
En tant que chef-lieu d’arrondissement, Ouanaminthe jouit d’une dizaine de
maternelles ; ; d’une trentaine d’écoles secon-
daires ;
Droit. Le MENFP y est représenté par un bureau d’inspection scolaire. Un des
plus grands problèmes demeure le ratio professeurs/élèves, qui y est
de 1:45 au niveau secondaire et de 1:50 au primaire, ce qui a des incidences sur
la qualité des services éducatifs offerts.
Au niveau santé, on peut relever une carence structurelle de ressources humaines
qualifiées, des conditions d’hygiène généralement défavorables, des taux rela-
tivement élevés de mortalité materno-infantiles, et la persistance de certaines
maladies endémiques (telles tuberculose, malaria, typhoïde). Les principales
causes de mortalité demeurent les maladies infectieuses intestinales, la carence
nutritionnelle, les affections périnatales, les maladies des appareils respiratoires
et des systèmes nerveux, et les maladies sexuellement transmissibles. L’
accès
aux soins de santé
demeure précaire, particulièrement dans les sections
communales, vu le manque de dispensaires, de personnel qualifié, et de ressources
matérielles de base.
Ouanaminthe ne fait pas partie des communes les mieux desservies en
matière de distribution et accessibilité à l’eau potable ou courante, tant
dans les quartiers périphériques de la ville en particulier, que dans les sections
communales. Appuyé par une ONG locale, Solidarité frontalière, un CAEP
gère en ville un petit réseau de prises domiciliaires, de pompes à bras et de
fontaines publiques.
Les équipements sanitaires sont rares et les populations font généra-
lement leurs besoins a l’air libre. Dans d’autres cas, ces équipements sont mal
construits, sans système de ventilation et d’évacuation des effluents. La vétusté
et l’insuffisance des infrastructures de drainage rendent difficile l’écoulement
des eaux usées et des excrétas.
10 Plan de financement des Services publics communaux
Les problèmes environnementaux des Ouanaminthais sont divers et
ont de sérieuses répercussions sur la qualité de vie des habitants ; ils font
partie des revendications prioritaires de la population depuis le milieu
des années 80.
³³Le réseau de canaux d’évacuation est incomplet et les ressources
financières requises, ne serait-ce que pour son entretien régulier, sem-
blent généralement absentes. Ces canaux demanderaient également un
curage régulier. Il n’existe pas de réseaux d’égouts.
³³Dans les quartiers populaires des cités de Gaiac, Plato, Lumière, Petite
Rivière, Bas Ti Laurier, etc., l’on peut relever la faiblesse d’installa-
tions sanitaires résidentielles. Il en résulte la pollution de l’air
et de l’eau, allant des cours d’eau jusqu’aux nappes phréatiques. Ce
problème de l’évacuation des eaux grises se pose tant au niveau urbain
que rural de manière urgente.
³³La densité démographique croissante de la ville y entraîne une
dégradation progressive certaine de la qualité de vie. Des marchés
publics et aires publiques devraient être construits et aménagés en péri-
phérie afin de contribuer à décongestionner le centre-ville.
³³La collecte des ordures est difficilement assurée par la petite
équipe de préposés municipaux ; les canaux de drainage, le marché public,
les terrains vides sont donc convertis habituellement en aires à décharges
par la population.
³³Signalons néanmoins un ambitieux projet envisagé par les respon-
sables locaux de mise sur pied d’une décharge inter-municipale
pouvant desservir les besoins des communautés de Fort-Liberté,
Ouanaminthe et de Trou-du-Nord. Mais ce projet n’en est encore
qu’à ses balbutiements.
En ce qui concerne la gestion des risques et désastres, il existe, certes, des struc-
tures de protection civile municipales à Ouanaminthe Mais les ressources qui
y sont affectées, les politiques, procédures, systèmes et structures spécifiques en
matière de gestion des risques et catastrophes, demeurent encore très faibles et
demanderaient à être renforcées.
Marché ordures
Dégradation du marché
public de Ouanaminthe.
2 Présentation de la commune 11
Environnement socio-organisationnel de la commune
La commune de Ouanaminthe se distingue par une vie associative plutôt
active. Sa caractéristique de commune frontalière et la problématique des
migrants, l’implantation de la « zone franche » et de la manufacture CODEVI,
le processus d’élaboration du Plan communal de Développement en 2010, sont
des facteurs qui favorisent la dynamique organisationnelle dans la commune.
En 2013, un recensement non exhaustif a donné près de 200 organisations
de la société civile (OSC) et des organisations communautaires de
base (OCB) de divers types dans la commune. Ces OSC/OCB interviennent
dans les secteurs divers allant de la défense et la protection des droits des migrants
haïtiens, en passant par le développement ou le renforcement des relations
entre Haïti (Ouanaminthe) et la République dominicaine (Dajabón) jusqu’au
développement socio-économique des communautés à la faveur notamment de
la mise en œuvre du Projet de Développement communautaire et participatif
(PRODEP) mis en œuvre par le CECI (Centre canadien de Coopération
internationale) dans la commune.
À Ouanaminthe aussi, il existe certaines ONG locales (Ouanaminthe
Belle, Ouanaminthe Propre, CLES, Solidarité frontalière, etc.) qui tra-
vaillent dans les secteurs du développement social de la commune.
Il faut dire que certaines de ces ONG dites locales mettent en œuvre de
projets importants dans la commune. D’autres ONG nationales et
internationales y interviennent aussi.
Le processus d’élaboration du Plan communal
de Développement en 2010 a conduit à la
formation d’un
comité de suivi et
d’évaluation
de la mise en œuvre du
PCD. Ce comité est formé de profession-
nels (hommes et femmes) originaires ou
résidents de la commune qui veulent
apporter leur contribution technique
au développement de leur commune
et qui viennent en appui aux autorités communales pour le respect et la mise
en œuvre du PCD.
L’ensemble des informations révèlent que les OSC/OCB sont formées par suite
d’initiatives collectives pour donner une réponse aux besoins identifiés dans
leur communauté. L’esprit associatif qui devrait être le guide de l’organisation
semble être ignoré des membres fondateurs. On constate que les dirigeants
d’une OSC se placent individuellement pour toute forme d’appui en direction
de l’organisation et concentrent à leur niveau toute information pouvant être
profitable aux autres membres. Bon nombre des OSC/OCB de la commune de
Ouanaminthe choisissent de cibler des aspects plus spécifiques comme combattre
la violence faite aux femmes et encadrement des enfants. Elles ont également
l’objectif de lutter contre la pauvreté pour changer les conditions de vie de
l’enfance, des femmes et des jeunes filles.
En termes de structuration, la grande majorité des OSC
/OCB de la commune ont un comité directeur, le nombre
des membres varie entre 3 à 15.
Les organisations pour la plupart extériorisent les carences liées
au manque de structuration, au déficit de représen-
tativité et à une faible capacité dans la gouvernance. Leur
existence semble liée au financement extérieur. Leur
opérationnalité correspond à la disponibilité
d’un financement pour une activité donnée,
limitée dans le temps, jusqu’à l’obtention
d’une nouvelle opportunité.
La plupart des OSC/OCB de la
commune de Ouanaminthe évoquent
des cadres comme ressources
; elles
citent des juristes, des médecins,
des infirmières, des professeurs.
12 Plan de financement des Services publics communaux
L’une des faiblesses des organisations de la société
civile réside dans l’absence d’objectifs précis et
réalistes, il en découle de la difficulté à cibler à la
fois leurs secteurs d’intervention et leurs bénéficiaires
directs. La plupart exécutent des activités qui ne
rentrent pas dans leur secteur d’intervention. Il
semblerait que les interventions sont en fonction
des objectifs du bailleur ou de l’opportunité à saisir,
et non de leur mission. Les informations montrent
qu’il y a un manque d’action à travers une stratégie
cohérente d’intervention et une approche tournée
vers les résultats. Il n’y pas de méthode d’évaluation
interne et externe, les acteurs sociaux semblent ne pas
comprendre le besoin de faire le suivi des activités en
cours. Les OSC manifestent un grand besoin d’avoir
une organisation mieux structurée, plus opération-
nelle. Leur désir est d’avoir des formations dans
tous les domaines possibles, mais les plus relatées
concernent le leadership et l’organisation interne.
L’un de leurs soucis est de savoir comment obtenir
un financement pour leur fonctionnement.
Les acteurs expliquent qu’il devient difficile de
travailler dans un seul champ, quand on est à la
recherche de fonds. Ils sont obligés d’accéder aux
conditions des bailleurs qui acceptent de donner
un peu de financement. Les organisations de la
société civile rencontrent des
contraintes à se
spécialiser dans un domaine bien déterminé.
Aussi, les OSC tant formelles que non formelles
ont compris le besoin de travailler ensemble pour
atteindre des objectifs. Elles signalent que certaines
institutions donnent de l’argent pour une activité
bien définie, il devient difficile de faire une mise en
commun avec d’autres organisations d’une même
section communale suivant l’opinion des acteurs.
Les OSC n’ont pas l’habitude de travailler ensemble,
elles restent enclavées dans leurs actions.
Pour les relations de travail entre les OSC/OCB
et les autorités locales, il y a lieu de conclure qu’en
général, les organisations de base dans les sections
communales rurales sont plus proches
des
autorités locales (CASEC, ASEC) dont,
en général, ces derniers sont issus que celles des
organisations évoluant dans les zones urbaines
de la commune avec le conseil ou la commission
communale. Le cas du comité de suivi de la mise en
œuvre du PCD constitué à la faveur du processus
d’élaboration du PCD en est une exception. Encore,
faut-il se questionner sur son opérationnalisation et
ses résultats.
Récemment, la mairie de Ounaminthe a pris l’ini-
tiative de mettre en place un comité communal
de participation citoyenne à la suite d’un
processus de concertation et d’échanges entre les
divers secteurs et acteurs socio-économiques de la
commune. Ce comité est composé de représentants
de divers secteurs tels l’agriculture, les ONG locales
et internationales, la presse, les syndicats, l’éducation,
l’environnement, la santé, le secteur privé des affaires,
les femmes, les handicapés, etc. Au total, 35 repré-
sentants sectoriels forment cette structure qui doit
travailler aux côtés de la Mairie pour la promotion
de la transparence et de la bonne gouvernance de
la commune en vue d’améliorer la fourniture des
services publics communaux tant en quantité qu’en
qualité à la population.
En ce qui concerne les services déconcentrés de l’État,
on retrouve à Ouanaminthe un commissariat de la
PNH appuyé d’un détachement de la MINUSTAH
;
un tribunal de paix relevant du ministère de la
Justice ;
service de Quarantaine, relevant du MARNDR ;
un bureau du district scolaire (BDS) relevant du
MENFP ;
relevant du MAST ; l’Administration générale des
Douanes (AGD), le Bureau postal, l’Office national
d’Assurances (ONA) et l’annexe de la Direction
générale des Impôts, relevant du MEF ; l’EDH et
le CAEP (DINEPA) relevant du MTPTC ; le Bureau
de l’Immigration et l’Office national de la Migration,
relevant du mict.
Des commerces informels en-haut, une institution de
microcrédit et une banque commerciale en-bas .
2 Présentation de la commune 13
Environnement économique de la commune
La branche d’activité dominante de la majeure partie de
la population demeure le commerce (tous types de produits
primaires et manufacturés confondus). On compte quelques
grandes entreprises commerciales spécialisées dans le secteur pé-
trolier, la vente de matériaux de construction et la vente
de bois. Par ailleurs, le secteur des services ne cesse de croître
avec des restaurants, des salons de coiffure, des blanchisseries,
des hôtels et des motels, etc. La vie économique est animée
par trois marchés, des supermarchés et des boutiques, quatre
banques commerciales et des dizaines d’institutions financières
de microcrédit.
Les lundis et vendredis, le
marché frontalier de Dajabón est
ouvert et des milliers de petits et grands commerçants haïtiens
y vont faire leurs achats, qui seront transbordés à bord de
brouettes, moto-taxis, taptaps et camions de tous ordres, dans
une cohue quasi indescriptible. Des milliers de sacs de ciment,
des centaines de tonnes de fer, des dizaines de containers de
spaghettis et autres produits alimentaires traversent aussi la
frontière chaque mois. Ce commerce à sens unique ne
rapporte presque rien à l’administration municipale.
La seconde activité en termes d’importance dans la com-
mune est l’agriculture. Plusieurs exploitations agricoles de
petites superficies sont exploitées pour diverses cultures (la ba-
nane, la patate douce, la tomate, le chou, l’aubergine, la canne
à sucre, le maïs et plusieurs types d’haricots) et constituait dans
le passé la principale source de revenus des habitants des sections
communales. Alors que cette région fut longtemps considérée
comme l’un des «
greniers » de l’arrière-pays, l’agriculture
et l’élevage y représentent de nos jours des activités secondaires.
L’élevage libre semble dominer et comprend de bovins, caprins,
porcins, ovins, équins et volailles. Une petite industrie apicole
14 Plan de financement des Services publics communaux
existe également à travers la commune, mais est en
net déclin, de par, entre autres, l’abattage des arbres
mellifères (campêches, manguiers, avocatiers, etc.)
pour la production du charbon. Une petite unité
de Lèt Agogo y transforme aussi les produits laitiers.
En somme, l’absence d’une véritable politique
de promotion agricole et d’un cadre ins-
titutionnel
adéquat, d’assistance technique,
la faiblesse du réseau d’irrigation en place (sur
1000 hectares de terres irrigables, seuls 130 hectares
sont desservis, dont 65 dans la section communale
de Haut-Maribahoux), expliquent la chute de la
production agricole locale. En ce qui concerne
les terres du Domaine de l’État, les documents
concernant le foncier de Ouanaminthe sont détenus
par la Direction générale des Impôts. Leur gestion,
manquant de transparence, s’appuie sur un système
d’affermage, et le temps d’acquisition d’un terrain
est long et difficilement estimable. Au niveau des
incidences sur le foncier, le rôle d’agent de dévelop-
pement de la Mairie se limite ainsi pour l’instant
à l’octroi de patentes et à celui, occasionnel, des
permis de construction.
D’autre part, les carrières de sable et de
roches sont exploitées de manière plus ou moins
anarchique à travers la commune (le long des
rivières Massacre, Lamatrie, Petite Rivière, à Jassa,
Canari, etc.), entraînant la déstabilisation des berges,
l’érosion, des éboulements et des inondations dans la
ville, et mettant parfois en danger les ouvrages d’art
comme les ponts. Signalons aussi l’exploitation auri-
fère à petite échelle, comme à la section communale
d’Acul-des-Pins.
Depuis 2003, une zone franche s’est établie à l’ha-
bitation Pittobert, sur une superficie d’environ
80 hectares : la CODEVI S. A., spécialisée dans la
confection de vêtements (jeans et t-shirts), y emploie
actuellement environ 6
000 employés, dont 70 %
de femmes.
Il existe également dans la commune de petites uni-
tés de transformation de céréales, de légumineuses
et une unité spéciale de transformation de produits
laitiers et d’autres unités de transformation, des
boulangeries et une entreprise de nettoyage à sec.
On enregistre également des usines à glace et de
production d’eau potable.
La commune de Ouanaminthe dispose de très peu
de sites touristiques de grande affluence à l’image
des communes de Limonade, Quartier Morin et
Cap-Haïtien. Cependant, les sauts d’eau de
Cana et d’Acul-des-Pins constituent des
sites à
valoriser à des fins touristiques. Des
visiteurs nationaux se rendent à la commune en
grand nombre lors des fêtes patronales de la ville
et certaine sections communales. Des carrières de sable et de roches sont
exploitées le long des rivières de la commune.
3 PRÉSENTATION SOMMAIRE DE L’ÉTAT DES SERVICES MUNICIPAUX 15
Chapitre 3
PRÉSENTATION SOMMAIRE DE L’ÉTAT DES
SERVICES MUNICIPAUX
L’organigramme actuel de la mairie
L
a commune de Ouanaminthe s’étend
sur la ville et les sections communales de
Haut-Maribahoux, Acul-des-Pins, Savane-
Longue, Savane-au-Lait et Gens-de-Nantes. Elle
comporte quelques 21 localités différentes reconnues.
L’administration municipale s’appuie actuellement
sur quelques 83 employés, y compris les membres
du Conseil municipal. L’organigramme de la Mairie
est basé sur le modèle le plus simple parmi les trois
suggérés au niveau national par le Ministère de
l’Intérieur et des Collectivités territoriales. Il pré-
sente en premier lieu le Conseil municipal appuyé
par un service juridique. La Direction générale
chevauche 6 services administratifs et techniques
de base (Secrétariat, Communications, Instruction
générale, Inspection générale, Sécurité et Voirie). La
Direction de la Comptabilité supervise le service
fiscal, tandis que la Direction de la Planification et
du Développement urbain supervise le service du
génie municipal.
Figure 1> O rganigramme de la Mairie de Ouanaminthe
Maire titulaire
Maire adjoint Maire adjoint
COMPTABILITÉ DIRECTION
GÉNÉRALE
PLANIFICATION &
DÉVELOPPEMENT
URBAIN
Service fiscal Secrétariat
Communications
Instruction générale
Inspection générale
Sécurité municipale
Service de la voirie
Génie municipal
Service juridique
16 Plan de financement des Services publics communaux
Brève présentation de la situation actuelle des directions et services de la mairie
L’administration communale de Ouanaminthe a réalisé un diagnostic des
fonctions effectives de la Mairie (en distinction aux directions et services
figurant dans l’organigramme). Les résultats de cette évaluation des capacités
fonctionnelles de l’organisation dans ses fonctions principales sont présentés
suivant quatre critères : 1) compétences du personnel et capacités
organisationnelles, 2) politique/procédures, 3) outils technolo-
giques et systèmes standards et 4) engagement citoyen.
Le diagnostic a été réalisé sur trois fonctions principales de la mairie de
Ouanaminthe, s’appuyant en partie sur les directions formelles existant au sein
de la Mairie, mais regroupant les divers services existants : (1) affaires admi-
nistratives et financières ; ressources fiscales ; (3) planification
et développement urbain. Cette première étape de diagnostic fournit ainsi
une idée partagée de la situation actuelle du niveau de fonctionnement de la
mairie de Ouanaminthe.
En ce qui concerne la fonction des affaires administratives et financières,
les cadres présents ont été unanimes à reconnaître des faiblesses tangibles au ni-
veau des compétences du personnel et des procédures administratives
qui devraient être en place au sein de la Mairie. Cette direction aurait ainsi besoin
d’un appui ciblé et soutenu afin de renforcer son efficacité. En termes d’engagement
citoyen peu de dispositions existent au sein de cette fonction, mais ceci ne représente
pas un problème majeur puisque l’ouverture de l’institution municipale envers la
communauté, de manière à inviter et susciter l’engagement citoyen dans les affaires
publiques locales, est surtout nécessaire au niveau des autres fonctions de la mairie.
La fonction de finances locales affiche une performance de base acceptable en
termes de compétences, notamment. Mais il faut tempérer cette première analyse
en soulignant la faiblesse inhérente de ce service, qui ne s’appuie actuellement que
sur deux cadres. Cette fonction institutionnelle de la mairie aurait d’autre part besoin
d’assistance technique ciblée et soutenue en vue du renforcement et de la
standardisation des systèmes et procédures administratifs relevant de
son champ de responsabilité. Il en est de même en ce qui concerne la mise en place et
application d’outils et systèmes reliés aux technologies de l’information, afin
de moderniser et accroître l’efficacité des services. Enfin, une assistance technique
et un soutien ciblé fournis au service de la fiscalité devraient viser à accroître les
compétences professionnelles des cadres qui y seraient affectés, particulièrement
en ce qui a trait aux outils technologiques pouvant être mis à leur disposition à
court et moyen terme. En ce qui concerne l’engagement citoyen, un soutien
important serait nécessaire, afin entre autres de permettre la sensibilisation de
la communauté en ce qui a trait à ses
obligations fiscales.
Pour la fonction de
planification et de développement urbain, si un
minimum de compétences professionnelles de base existe, toutes les dimensions
examinées nécessitent un appui important et soutenu.
Force est donc de constater que toutes les fonctions de base de la Mairie
de Ouanaminthe exigeraient un appui et une assistance technique plus
ou moins soutenus.
Bâtiment de la mairie de
Ouanaminthe.
Processus de vote pendant la
priorisation des idées de projets
pour le PFC de Ouananminthe, le
24 septembre 2013.
Chapitre 4
PRÉSENTATION DES IDÉES DE PROJETS
ET FICHES SIGNALÉTIQUES DES PROJETS
P
RIORI
TAIRES
Tableau récapitulatif des idées de projets proposées par les ateliers
L
e PFC de Ouanaminthe est élaboré dans une conjoncture dominée par
des indices révélateurs d’une dégradation des conditions de vie, une
situation de grande déficience des services sociaux de base et une conjonc-
ture caractérisée par la volonté de l’État central de créer un nouveau pôle de
développement économique du couloir Nord – Nord-Est. C’est aussi et surtout
la période de mise à exécution du Plan stratégique de Développement d’Haïti
(PSDH) dont les fondements sont, d’une part, la refondation du territoire et de
l’économie et, d’autre part, la refondation sociale et institutionnelle. Ce contexte
a donc guidé les réflexions des participants dans le choix des projets communaux.
À la date du 24 septembre 2013, 71 personnes d’horizons divers ont pris part aux
ateliers conduisant au choix des idées de projets municipaux, au Ouanaminthe
Night Club, dans la commune de Ouanaminthe. Après le rappel des objectifs du
PFC, de la méthodologie générale et des domaines de compétences de la mairie,
les participants ont été invités à travailler en atelier. À partir de la liste des champs
de compétences communaux classés en cinq domaines de compétences, l’équipe
technique a facilité l’identification par ces participants, de projets d’investissement
public prioritaires, à réaliser dans la commune durant les cinq prochaines années.
Cinq ateliers à raison de un par domaine de compétence de la Mairie ont été
organisés sur les thématiques suivantes :
³³l’économie,
³³l’environnement,
³³les infrastructures,
³³la santé et l’assainissement,
³³l’urbanisme.
73 idées de projet ont été identifiées par les participants en fonction des domaines de
compétences de la mairie que nous présentons dans le tableau des pages suivantes :
18 Plan de financement des Services publics communaux
Tableau 1> I dées de projets par domaines de compétences de la municipalité
Domaine Compétence communaleIdées de projet proposées
É c o n o m i q u eÉt
lotissement (de terre relevant du domaine
communal ou du celui de l’État) et logement.
1> Construction d’un cimetière moderne dans la ville de Ouanaminthe.
2> Identification des terres du domaine public.
3> Réhabilitation des cimetières dans les sections communales.
Construction de mar
chés publics.
4>
Construction d’un marché moderne à Ouanaminthe.
5> Construction d’un marché moderne à l’Acul-des-Pins.
6> Réhabilitation des marchés de Baptiste et de Haut-Maribahoux.
7> Construction d’un marché à Manquette.
Construction d’abattoirs publics.
8>
Construction d’un abattoir à l’Acul-des-Pins.
9> Réhabilitation de l’abattoir de Ouanaminthe.
10> Construction d’un abattoir à Haut-Maribahoux.
Construction et entretien des sites des gares
routières.
11> Réhabilitation de la gare routière de Ouanaminthe.
12> Identification et structuration des aires de stationnement à Baptiste
et à l’Acul-des-P
ins.
Construction et gestion des infrastructures
culturelles, sportives, archives communales
musées et bibliothèques communaux, sites
et monuments historiques
; promotion d’acti-
vités culturelles, sportives et de jeunesse.
13>
Valorisation du site touristique du saut-d’eau Jassa à l’Acul-des-Pins.
14> Construction d’un centre artisanal.
15> Construction d’un complexe de loisirs.
16> Construction d’une bibliothèque communale.
Le marché de Ouana
minthe bouillonnant
d’activités commerciales.
4 PRÉSENTATION DES IDÉES DE PROJETS ET FICHES SIGNALÉTIQUES DES PROJETS PRIORITAIRES 19
Domaine Compétence communaleIdées de projet proposées
EnvironnementConstruction d’infrastructures
d’assainissement. 17>
Construction de toilettes dans les lieux publics et de latrines
à Gaillard.
18>
Création d’espaces verts dans les sections et le centre-ville.
19> Conservation de sols à Gens-de-Nantes, Savane-Longue, l’Acul-des-
Pins, Baja, Savane-au-Lait.
20>
Curage et drainage des canaux de Petite Rivière.
21> Jonction des canaux de Calvaire à ceux de la rue de la Liberté pour
la continuité du réseau hydraulique.
Enlèvement des déchets solides résidentiels
et commerciaux.
22>
Renforcement des capacités techniques du service de voirie.
23> Définition et mise en place d’un plan de collecte des déchets.
Ét
municipales.
24> Construction d’un site de décharge et de recyclage des déchets
à Morne Kas, à Savane-Longue ou à toutes les deux localités.
Délivrance d’autorisations de coupe d’arbres
sur le territoire communal.
25>
Identification et déclaration des zones réservées pour la construction
de forêts communales.
Une des idées de pro-
jets est l’identification
de zones réservées pour
des forêts communales.
20 Plan de financement des Services publics communaux
Domaine Compétence communaleIdées de projet proposées
InfrastructuresConstruction et entretien de rues. 26> Construction de routes principales à l’intérieur des cinq sections
communales.
27>
Réhabilitation des routes principales et secondaires de Ouanaminthe.
28> Drainage de la ville de Ouanaminthe contre les crues des rivières
Massacre, Ti Rivière et Canari.
Construction des places publiques et d’es-
paces de loisir (stades, piscines, etc.).
29>
Construction d’une place publique dans la section communale de
Haut-Maribahoux.
30>
Construction d’une piscine municipale.
31> Construction d’une place publique.
32> Construction d’un terrain de football.
33> Construction d’un parc de jeux pour enfants.
Localisation et construction d’écoles com-
munales, écoles secondaires publiques,
lycées, centres de formation technique et
professionnelle.
34>
Construction d’un centre de formation technique et professionnelle
à Ouanaminthe.
35>
Construction d’une bibliothèque communale.
36> Construction d’un centre d’accompagnement et de formation pour
les femmes à vocation d’abri provisoire.
37>
Construction d’un centre d’art ménager pour les jeunes filles.
Mise en place et gestion d’asiles communaux,
d’orphelinats publics et de centres de réédu-
cation de jeunes.
38>
Construction d’un asile communal.
39> Construction d’un orphelinat.
40> Construction d’un centre d’hébergement en cas de catastrophes
naturelles.
4 PRÉSENTATION DES IDÉES DE PROJETS ET FICHES SIGNALÉTIQUES DES PROJETS PRIORITAIRES 21
Domaine Compétence communaleIdées de projet proposées
Santé et
assainissement
Construction de centres de santé ou de
centres materno-infantiles 41>
Renforcement et normalisation des établissements de santé de
Savane-L
ongue, l’Acul-des-Pins, Gens-de-Nantes et Savane-au-Lait.
42>
Construction d’un centre de santé materno-infantile à Jean-Rabel.
Contrôle de la qualité de l’eau.
43>
Mise en place d’un bureau de contrôle de la qualité de l’eau.
44> Sensibilisation de la population sur les méthodes de traitement de l’eau.
45> Distribution de matériels et de kits pour le traitement et la conserva-
tion de l’eau de boisson.
Adduction d’eau, construction de puits et de
fontaines publiques.
46>
Réhabilitation et extension du système d’adduction d’eau de Gens-
de-Nantes (Savane-L
ongue).
47>
Étude pour la protection et le captage des sources de
Savane-L
ongue.
48>
Forage de puits et installation de pompes à Djout, Chwazey,
Dosmon, Morne Koukou, Marinette, Bedou, Fontaine, Akajou, Sans,
Laflè, Lamatri et l’Acul-des-Pins.
49>
Construction de fontaines et de kiosques publics pour la consomma-
tion d’eau et le lavage des mains.
50>
Construction de complexes de lavoirs et de douches publics.
Inspection de la date d’expiration des médi-
caments et des produits alimentaires.
51>
Formation et équipement d’inspecteurs des centres de distribution et
de vente des médicaments et des produits alimentaires.
52>
Sensibilisation de la population sur la consommation de médica-
ments et de produits alimentaires de qualité.
Mise en place du service d’hygiène et de
police sanitaire.
53>
Renforcement du service d’hygiène et de la police sanitaire de la
mairie de Ouanaminthe.
54>
Construction de latrines domiciliaires et publiques au niveau des
quartiers les plus vulnérables de la commune de Ouanaminthe.
55>
Sensibilisation de la population sur l’hygiène publique et
l’assainissement.
22 Plan de financement des Services publics communaux
Domaine Compétence communaleIdées de projet proposées
U r b a n i s m eÉclairage des rues et des places publiques.56> Augmentation de la capacité de l’électricité de la commune de
Ouanaminthe.
57>
Réévaluation des caractéristiques techniques du système d’éclai-
rage et r
enforcement de la sécurité au niveau de la commune de
Ouanaminthe.
58>
Extension du système d’éclairage au niveau des sections commu-
nales par des lampadaires.
Embellissement de la ville.
59>
Construction d’un complexe culturel avec auditorium.
60> Définition d’un plan architectural d’amélioration du paysage urbain
des axes routiers majeurs de toute la commune de Ouanaminthe, avec
rénovation de façade, parc de jeux ou d’attraction, espaces verts…
61>
Désenclavement du centre-ville et alignement des façades.
62> Jonction des voies rue Liberté prolongée et avenue Ti Laurier.
63> Relocalisation de l’abattoir communal.
64> Construction de routes de liaison intercommunale.
65> Définition d’un plan de zonage communal à Ouanaminthe.
66> Élaboration d’un plan directeur d’urbanisation.
67> Marquage des portes d’entrée et de sortie de la ville de
Ouanaminthe.
Réglementation de la circulation urbaine.
68>
Montage d’un système de sécurité et surveillance au niveau du
transport en commun.
69>
Sensibilisation sur le comportement des managers et des chauffeurs.
70> Signalisation routière (verticale et horizontale).
71> Délimitation des sections-communales.
Adresse (numérotage des maisons et
identification des rues).
72>
Identification des rues.
73> Numérotage des maisons.
4 PRÉSENTATION DES IDÉES DE PROJETS ET FICHES SIGNALÉTIQUES DES PROJETS PRIORITAIRES 23
27 idées de projet ont
été sélectionnées par les
différents ateliers sur
un total de 73 iden-
tifiées, sur la base des
critères tels que la
déficience des services
publics, la pertinence
des projets et le
degré de priorité. Les
groupes ont identifié
et classé des idées de
projets prioritaires pour
chacun des domaines
de compétences de la
municipalité.
Le tableau qui suit
dresse la liste complète
des 27 projets
prioritaires sélectionnés
par les participants
au niveau des ateliers
thématiques lors de la
phase d’identification
et de hiérarchisation
des projets d’inves-
tissement public. Ce
tableau traduit l’attente
de la population de la
commune par rapport
aux compétences de
la mairie en matière
d’équipements et de
services publics.
Tableau 2> L iste des 27 projets prioritaires
DomaineIdées de projet
É c o n o m i e1> Réhabilitation de la gare routière de Ouanaminthe.
2> Construction d’un marché moderne à Ouanaminthe.
3> Construction d’un marché moderne à l’Acul-des-Pins.
4> Construction d’un centre artisanal.
5> Valorisation du site touristique du saut d’eau à l’Acul-des-Pins.
Environnement6> Construction de toilettes dans les lieux publics et les quartiers vulnérables.
7> Création d’espaces verts dans les sections communales et le centre-ville.
8> Construction d’un site de décharge et de recyclage des déchets à Morne Kas ou
à Savane-Longue.
9>
Conservation de sols à Gens-de-Nantes, Savane-Longue, Acul-des-Pins, Baja et
Savane-au-Lait.
10>
Identification des zones réservées pour l’implantation de forêts communales.
Infrastructures11> Construction d’un centre d’accompagnement et de formation pour les femmes à vocation
d’abri provisoire.
12>
Construction d’un parc de jeux pour enfants.
13> Construction d’un centre de formation technique et professionnelle.
14> Construction d’une place publique dans la section communale de Haut-Maribahoux.
15> Aménagement de routes dans les sections communales et construction des ponts sur les
rivières Canari et Gens-de-Nantes.
16>
Construction d’un pont sur la rivière Canari, dans la commune de Ouanaminthe.
17> Construction d’un pont sur la rivière Gens-de-Nantes, dans la commune de Ouanaminthe.
U r b a n i s m e18> Réévaluation, sécurisation et renforcement du système d’éclairage communal.
19> Désenclavement du centre-ville et alignement des façades.
20> Délimitation des sections communales.
21> Identification des rues.
22> Définir un plan de zonage pour la commune de Ouanaminthe.
Santé et
assainissement
23> Construction d’un centre de santé materno-infantile à Jean-Rabel.
24> Mise en place d’un bureau de contrôle de la qualité de l’eau.
25> Réhabilitation et extension du système d’adduction d’eau de Gens-de-Nantes
(Savane-L
ongue).
26>
Renforcement du service d’hygiène et de la police sanitaire de la mairie de Ouanaminthe.
27> Sensibilisation de la population sur la consommation de médicaments et de produits
alimentaires de qualité.