(2016-11) Post-Cyclone Needs Assessment: Environment Sector (PDNA Matthew)
Summary — The environment volume of Haiti's post-disaster needs assessment for Hurricane Matthew, prepared and approved by the Ministère de l'Environnement and published unedited in November 2016. Damage to the environment sector is estimated at US$485.1 million and needs at US$491.6 million.
Full Description
One of the thirteen sector volumes behind Haiti's post-disaster needs assessment for Hurricane Matthew, which crossed the Tiburon peninsula on 4 October 2016. Damage to the environment sector is estimated at US$485.1 million and needs at US$491.6 million. Natural vegetation, animal biodiversity, agroforestry, fresh water, beaches, mangroves, coral reefs and seagrass beds were all affected, with knock-on effects on tourism, fisheries and agriculture. The volume follows the standard PDNA structure: context, effects of the hurricane, recovery objectives and sector needs, human and social impact, sector priorities, and the sector policies and constraints that bear on recovery. It was published as approved by the ministry, with a notice that any divergence from the consolidated PDNA report of 31 January 2017 is unintentional, so it is the place to look for how the sector arrived at its figures rather than the summary in the consolidated report.
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Ministère de l’Environnement
(MdE)
ÉVALUATION
DES BESOINS
POST CYCLONE
secteur
Environnement
1
Novembre 2016
AVERTISSEMENT
L’évaluation des besoins du secteur de l’environnement a été
préparée par le Ministère de l’environnement (MdE) et ses partenaires.
Le rapport final du secteur a été approuvé par le Ministère de
l’environnement (MdE) et est publié en ligne tel quel, dans sa version
non-éditée. Toute divergence avec le rapport global (PDNA) est
involontaire.
TABLES DES
MATIÈRES
1 Résumé
2 C
’
3 E
4 P
5 I
6 P
7 E
8 P
9 S
10 M
5
ontexte
7
ffets de l ouragan
9
rincipaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
19
mpact humain et social dans le secteur
25
riorités du secteur
27
nvironnement: Entre défis et opportunités
29
olitiques sectorielles existantes et programmes majeurs
33
tratégie de mise en œuvre / plan d’action
37
éthodologie d’évaluation du secteur
49
1
RÉSUMÉ
Résumé
L’ouragan Matthew a produit des dommages et des pertes importants à
l’environnement de la région du Grand Sud d’Haïti (départements de la Grand Anse,
du Sud et des Nippes). Les impacts ont exacerbé une situation déjà précaire de
l’environnement et la résilience des peuples dans un contexte économique fragile
et difficile avec près de 60% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Les dommages causés au secteur de l’environnement sont estimés à
485.106.220,55 dollars américains. De nombreux secteurs environnementaux et
écosystèmes naturels ont été touchés, particulièrement la végétation naturelle,
la biodiversité animale, l’agroforesterie, les ressources en eau douce (lacs, étangs,
sources et rivières), les plages, mangroves, récifs coralliens et herbiers marins. Ces
dommages ont des impacts négatifs sur des secteurs clés de l’économie comme le
tourisme, la pêche, l’agriculture. Un montant de 491.606.220,55 dollars américains
sera nécessaire à la mise en œuvre des activités de relèvement identifiées.
Par rapport à leur importance pour l’économie du pays, les sous-secteurs
environnementaux pris en compte dans le cadre de cette évaluation sont répartis
comme suit:
sols-végétation-forêt :4.493.336.776 ha affectés
littoral (récifs- herbiers marins- plages- mangroves) : au moins 224.518 ha
affectés
plans d’eau douce (sources, rivières et lacs) :11.254.970 m de plan d’eau;
833.401 km de cours d’eau et 27.200 m de périmètre de source d’eau
aires protégées :huit aires protégées partiellement voir entièrement
affectés avec une superficie totale de 27.200 ha
déchets et pollution : 9.540 tonnes de déchets solidesproduits
Le Grand Sud est la région d’Haïti avec le plus grand nombre d’aires protégées
constituées des différents types d’écosystèmes présentés. L’ensemble de la région
a d’ailleurs été reconnu comme réserve mondiale de biosphère. Les aires protégées,
terrestres et marines, asubi d’énormes affectations. C’est le cas en particulier des
forets au Parc National Naturel de Macaya, contenant la plus grande richesse en
5
Résumé
biodiversité du pays, qui a été affecté à 95%, de la forêt des aires protégées « Grand
Bois » et « Deux mamelles » estimées affectées à 95% aussi. La potentielle de l’aire
marine protégée des Barradères- Les Cayemittes est considérée affectée à 55% dans
ses écosystèmes marins et côtiers.
L’environnement,à près de 67% des départements affectés est considéré comme
étant fortement à extrêmement affectés, 15,8% moyennement affecté et seulement
26,5% comme faiblement affecté. La forêt, la végétation arbustive et l’agroforesterie
touchées en moyenne respectivement à 42,66%, 20,44% et 73,63% ont été victimes
essentiellement de déracinement d’arbres ; beaucoup de ceux qui n’ont pas été
tombés ont perdu leurs branches et feuilles. Cette situation aura des effets directs sur
le cycle de l’eau et la capacité de rétention du sol et ainsi, augmentera la sensibilité
du sol à l’érosion. D’un autre côté, la fragmentation de la végétation naturelle a aussi
perturbé l’habitat de nombreuses espèces animales.
Les pertes ont été qualitativement analysées pour des raisons de manque de ligne
base de valeur quantitative des services écosystémiques en Haïti. Néanmoins, les
pertes environnementales en services écosystémiques ont largement contribué
aux pertes des secteurs sociaux qui sont équivalentes à171 millions de dollars
en total ;aux pertes des secteursproductifs dont le montant est estimé à 131 millions
de dollars et aux pertes des secteursinfrastructures pour un montant total de
627 millions de dollars. Compte tenu des liens avec les autres secteurs, c’est tout un
pan de l’économie de la région qui est mis à mal notamment par la grande superficie
des forets affectée ou détruite, la destruction des plages et du littoral, les dommages
causés aux aires protégées, la perte de sols et les conséquences sur la productivité
agricole.
L’objectif général du secteur de l’environnement est de contribuer au relèvement du
cadre de vie et à la résilience de la région du Grand Sud au travers de la restauration
des services écosystémiques et l’amélioration du paysage productif.
Les principaux besoins du secteur environnement sont : 1) Restaurer les barrières
de protection naturelle le long du littoral, des rivières et dans les zones les plus
sévèrement défraîchies en proie à l’érosion en amont des bassins versants ; 2)
Promouvoir le développement et la reprise des filières vertes et bleue afin d’optimiser
le potentiel écologique et économique du territoire ; 3) Renforcer les structures de
Gouvernance et de surveillance environnementale dans le Grand Sud en particulier
dans les aires protégées ; 4) Promouvoir la production et l’accès àl’énergie propreet
5) Développer des systèmes intégrés de gestion des déchets au niveau municipal en
mettant l’accent sur la valorisation économiques des déchets.
Les interventions ciblant chacun des besoins susmentionnés sont identifiées et
classifiés en termes de stratégies à court, moyen, ou long terme. La mise en œuvre
du plan de relèvement s’articule autour d’une approche déconcentrée en mettant
à profit les directions départementales du ministère de l’environnement sous les
directions techniques du Ministèreà Port au Prince (ANAP, DCC, BNEE, ONEV, entre
autres.La stratégie se veut inclusive et multisectorielle. Pour cela, les directives
stratégiques établies au niveau de la hiérarchie du Ministère seront implémentées
au niveau régional par les directions départementales qui sont les cellules de mise
en œuvre locale du ministère.
6
2
CONTEXTE
Contexte
Haïti fait face à un ensemble complexe de problèmes environnementaux
urgents menaçant à long terme la viabilité économique, sociale et culturelle
de sa société. L’extrême vulnérabilité et la grande exposition de sa population
aux désastres, aggravées par le changement climatique, représentent des défis qui
réduisent sa résilience dans un contexte économique fragile et difficile avec près de
60% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Le passage de l’ouragan Matthew est venu exacerber une situation environnementale
déjà très précaire dans le Grand Sud du pays. Bien que les départements de la Grand
Anse, du Sud et des Nippes peuvent être considérés comme les mieux pourvus
en terme de couverture arborée, il n’en reste pas moins que, à l’image du pays, la
situation environnementale était très critique. Une description rapide du contexte
qui a prévaluavant l’ouragan se caractériserait par une pression démesurée sur les
ressources naturelles avec des impacts négatifs sur l’environnement urbain, rural et
côtier-marin.
Le premier sous-secteur touché par la dégradation de l’environnement est le couvert
végétalqui était déjà sévèrement affecté par la coupe effrénée des arbres. Ce qui a
provoqué, entre autres, une rareté des ressources ligneuses,une crise énergétique
majeure, la réduction drastique de la surface forestière, l’érosion des sols cultivables,
et l’ensablement du littoral (mangrove, récif corallien, herbier marin). A cela, il
convient d’ajouter d’autres problèmes liés à la perte de biodiversité, terrestre et
marine,que la création d’aires protégées n’arrive pas à contenir : l’envasement des
mangroves, des récifs coralliens et des zones de frai des poissons, la diminution de la
ressource en eau, l’urbanisation sauvage, la déficience ou l’absence de systèmes de
gestion des déchets.
Avec le passage de l’ouragan, les dommages causés au secteur de l’environnement
sont estimés à 485.106.220,55 dollars correspondant à 6.5% du PIB national.1Les
pertes ont été qualitativement analysées pour des raisons de manque de ligne base
de valeur quantitative des services écosystémiques en Haïti. Par ailleurs, compte
tenu des liens avec le secteur économique, c’est tout un pan de l’économie de la
région qui est mis à mal notamment par la destruction des plages et du littoral, les
1
Based on 2015 GDP (source : The World Bank
http://www.worldbank.org/en/country/haiti)
7
Contexte
dommages causés aux aires protégées, la perte de sols et les conséquences sur la
productivité agricole. Ces dommages ont des impacts négatifs sur des secteurs clés
de l’économie comme le tourisme, la pêche, et l’agriculture.
Par rapport à leur importance pour l’économie du pays, les sous-secteurs
environnementaux pris en compte dans le cadre de cette évaluation sont répartis
comme suit:
sols-végétation-forêt,
littoral (récifs- herbiers marins- plages- mangroves),
ressources en eau douce (étangs-lacs-lagons-sources et rivières),
aires protégées,
déchets et pollution.
Tableau 1.- Situation avant l’ouragan : données compilées par sous-secteurs
SOUS-SECTEURS
SOL, VEGETATION ET FORET
Ecosystèmes
Indicateurs
UNITES
Agroforesterie
Superficie existant
137718,923
Ha
Foret
Superficie existant
32223,438
Ha
Végétation arbustive
Superficie existant
148098,666
Ha
Littoral
Longueur du littoral
330,803
Km
Mangroves
Superficie existant
2689,573
Ha
Plage
Périmètre existant
40
Km
LITTORAL
Tronçons existant
Coraux
1. Jérémie-Bonbon-Abricots
2. Corail-Pestel-Grand-Boucan-Barradères-Petit Trou de Nippes
3. Ile à vache
AIRES PROTEGEES
Superficie
193829,15
Ha
DÉCHETS
Volume
9540
Tonnes
Nombre de plan d’eau
9
Plans d’eau
Superficie existant
1340,765
Ha
Périmètre existant
43952,498
m
Cours d’eau
Longueur
6126,067
Km
Sources
Nombre
272
Sources
Plans d’eau
RESSOURCES EN EAU
8
3
Effets de l’ouragan
Effets de l’ouragan
Selon les analyses environnementales, l’ouragan Matthew a particulièrement affecté
la région du Sud (Départements des Nippes, Sud, Grand-Anse). De nombreux secteurs
environnementaux et écosystèmes naturels ont été touchés, particulièrement la
végétation naturelle, la biodiversité animale, l’agroforesterie, les ressources en eau
douce (lacs, étangs, sources et rivières), les plages, mangroves, récifs coralliens et
herbiers marins.
Plusieurs évaluations ont été réalisées, au lendemain de l’ouragan, par le Ministère
de l’Environnement ainsi que ses partenaires à partir de visites de terrain, de survol
aérien et d’analyses d’images de drone. Basée sur ces différentes évaluations ainsi que
la vitesse du vent pendant le cyclone et l’analyse des effets en fonction de l’altitude,
une carte d’affection environnementale par section communale a été produite en
prenant en compte 4 niveaux d’affectation des écosystèmes présents (Figure 1) :
Extrêmement affecté, Très affecté, Moyennement affecté et Faiblement affecté.
9
Effets de l’ouragan
Figure 1: Carte d’Affectation du cyclone Matthew
En effet, près de 67% des départements affectés sont considérés comme étant fortement à extrêmement affectés, 15,8% moyennement affecté et seulement 26,5%
comme faiblement affecté. Le tableau des dommages présenté plus bas montre et
tient compte niveau d’affectation lié à chaque type d’écosystèmes basé sur sa capacité de résilience. La forêt, la végétation arbustive et l’agroforesterie touchées en
moyenne respectivement à 42,66%, 20,44% et 73,63% ont été victimes essentiellement de déracinement d’arbres ; certains arbres ont perdu leurs branches et leurs
feuilles. Cette situation aura des effets directs sur le cycle de l’eau et la capacité de
rétention du sol et ainsi, augmentera la sensibilité du sol à l’érosion. D’un autre côté,
la fragmentation de la végétation naturelle a aussi perturbé l’habitat de nombreuses
espèces animales.
Au niveau du littoral, certaines plages ont été très affectées par l’érosion de leurs
berges et la présence de déchets. À un niveau moindre mais très affectés à certains
endroits, notamment le tronçon Corail-Pestel-Grand-Boucan-Barradères-Petit Trou
de Nippes, les écosystèmes marins et côtiers – mangrove, récifs coralliens et herbiers
marins – ont été l’objet de sédimentation. La « pêche fantôme »- les poissons capturés
par les équipements perdus- a aussi été l’une des conséquences de l’ouragan sur les
récifs coralliens.Les ressources en eau, dont les berges de certaines rivières ont été
érodés en plus de l’élargissement de leur lit et dont le peu de végétation autour des
sources et plans d’eau a été affecté, ont, dans l’ensemble, été fortement sédimentés.
10
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
Le secteur des aires protégées, terrestres et marines, constituées des différents
types d’écosystèmes présentés pour la région du Grand Sud, ont subi d’énormes
affectations comme présenté dans le niveau d’affectation des dommages (Tableau
2). C’est le cas en particulier des forets au Parc National Naturel de Macaya, contenant
la plus grande richesse en biodiversité du pays, qui a été affecté à 95%, de la forêt
des aires protégées « Grand Bois » et « Deux mamelles » estimées affectées à 95%
aussi. La potentielle de l’aire marine protégée des Barradères- Les Cayemittes est
considérée affectée à 55% dans ses écosystèmes marins et côtiers.
Analyse des dommages
Les dommages causés par le cyclone Matthew au secteur de l’environnement sont
répartis dans les différents sous-secteurs préalablement identifiés. Il est calculé pour
chaque écosystème selon un coût moyen par unité d’écosystèmes déterminé en
se basant sur les expériences de restauration et de réhabilitation du Ministère de
l’Environnement et de ses partenaires et en attribuant un coefficient d’affectation
à chaque niveau d’impacts de l’ouragan sur l’écosystème. Ce coût moyen prend
en compte la durée minimale de suivi nécessaire pour commencer à réparer les
dommages.Le sous-secteur aires protégées n’est pas en doublon avec les autres
car il ne se concentre que sur la gouvernance et que donc la réhabilitation des
écosystèmes per se est analyse dans les sous-secteurs correspondants.
Le tableau suivant résume la répartition du coût des dommages par sous-secteur :
Tableau 2. Coût des dommages par sous-secteur d’environnement
SOUS-SECTEURS
SOL-VEGETATION-FORET
DOMMAGES ($)
434.543.626,77
LITTORAL
1.221.864,18
RESSOURCES EN EAU
39.056.511,61
AIRES PROTÉGÉES
10.284.217,99
TOTAL
485.106.220,55
11
Effets de l’ouragan
Tableau 3. Analyse des dommages
SOUS-SECTEUR
ECOSYSTÈMES
NIVEAU
SUPERFICIE/
COEFFICIENT
SUPERFICIE AFFECTEE
D’AFFECTATION
AFFECTATION (HA)
D’AFFECTATION (%)
(HA)
Extrêmement élevé
58325,154
90
52492,63867
Elevé
59013,506
75
44260,12935
Moyen
10349,158
40
4139,663293
Faible
10010,094
5
500,5046887
Agroforesterie
101392,936
SUPERFICIE TOTALE AFFECTEE
DUREE MINIMALE DE SUIVI
5 ans
COUT MOYEN D’AFFECTATION ($/Ha)
3250
329527042
Evaluation des dommages ($)
Foret
SOL, VEGETATION
ET FORET
Extrêmement élevé
9926,034
80
6743,249561
Elevé
6111,161
60
3666,696434
Moyen
4899,114
45
2204,601264
Faible
11276,191
10
1127,619123
13742,16638
SUPERFICIE TOTALE AFFECTEE
DUREE MINIMALE DE SUIVI
5 ans
COUT MOYEN D’AFFECTATION ($/Ha)
3250
44662040,74
Evaluation des dommages ($)
Végétation arbustive
Extrêmement élevé
24174,821
50
12087,4104
Elevé
34681,433
30
10404,42977
Moyen
32455,717
15
4868,35758
Faible
56341,485
5
2817,074263
SUPERFICIE TOTALE AFFECTEE
DUREE MINIMALE DE SUIVI
3 ans
COUT MOYEN D’AFFECTATION ($/Ha)
2000
Evaluation des dommages ($)
TOTAL DES DOMMAGES POUR LE SOUS-SECTEUR SOL-VEGETATION-FORET ($)
12
30177,27202
60354544,04
434 543 626,77
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
SOUS-SECTEUR
ECOSYSTÈMES
NIVEAU
SUPERFICIE/
COEFFICIENT
SUPERFICIE AFFECTEE
D’AFFECTATION
AFFECTATION (HA)
D’AFFECTATION (%)
(HA)
Extrêmement élevé
Mangroves
83,608
15
Elevé
0,000
--
0,000
Moyen
1520,563
10
152,056
Faible
1084,417
5
54,221
SUPERFICIE TOTALE AFFECTEE
218,818
COUT MOYEN D’AFFECTATION ($/Ha)
3500,000
Evaluation des dommages ($)
LITTORAL
Plage
12,541
765864,184
Extrêmement élevé
7
35
2,450
Elevé
5
25
1,250
Moyen
12
10
1,200
Faible
16
5
0,800
PERIMETRE TOTAL AFFECTE
5,700
COUT MOYEN D’AFFECTATION ($/Ha)
80000,000
Evaluation des dommages ($)
456000,000
Chacun de ces tronçons de coraux se trouvent dans une aire protégée et les mesures préconisées sont
Coraux
essentiellement le monitoring et la surveillance environnementale qui seront pris en compte dans
l’évaluation des besoins de gouvernance pour les aires protégées.
Evaluation des dommages ($)
TOTAL DES DOMMAGES POUR LE SOUS-SECTEUR LITTORAL ($)
0,000
1 221 864,18
13
Effets de l’ouragan
Périmètre (Km)
SOUS-SECTEUR
Ecosystèmes
NIVEAU
obtenu avec
COEFFICIENT
D’AFFECTATION
Tampon de 100 m/
D’AFFECTATION (%)
AFFECTATION
Plans d’eau
0,000
0,000
Elevé
6684,421
50
3342,211
Moyen
3215,766
35
1125,518
Faible
38648,150
15
5797,223
PERIMETRE TOTAL AFFECTE
10264,951
COUT MOYEN D’AFFECTATION ($/mètre linéaire)
1000,000
Ecosystèmes
EAU
10264951,258
Cours d’eau
LONGUEUR
NIVEAU
LONGUEUR/
COEFFICIENT
D’AFFECTATION
AFFECTATION (Km)
D’AFFECTATION (%)
Extrêmement élevé
1846,016
12
221,522
Elevé
2125,985
10
212,599
Moyen
755,529
6
45,332
Faible
1394,945
2
27,899
AFFECTE (Km
linéaire)
LONGUEUR TOTAL AFFECTE (Km)
507,351
COUT MOYEN D’AFFECTATION ($/Km linéaire)
3137,000
Evaluation des dommages ($)
1591560,355
Ecosystèmes
PERIMETRE DE PROTECTION (m)/ SOURCE
Sources
100 m/ source
PERIMETRE TOTAL DE
PROTECTION (m)
COUT MOYEN D’AFFECTATION
($/m linéaire)
Evaluation des dommages ($)
27200
1000
27200000
TOTAL DES DOMMAGES POUR LE SOUS-SECTEUR RESSOURCES EN EAU ($)
14
linéaire)
Extrêmement élevé
Evaluation des dommages ($)
RESSOURCES EN
PERIMETRE
AFFECTE (m
39056511,61
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
Tableau 4. Analyse des dommages au niveau des aires protégées
Aires
SUPERFICIE
Protégées
(Ha)
Parc Macaya et
Grde Colline
Grand Bois
NIVEAU
REHABILITATION
D’AFFECTA-
INFRASTRUCTURES
TION (%)
DE GESTION ($)
SURVEILLANCE
EDUCATION
($)
($)
MONITORING
& EVALUATION
($)
AMENAGEMENT
INFRASTRUCTURES
ROUTIÈRES ($)
SUPPORT A LA
DELOCALISATION ($)
13 436,000
95
250000,00
310298,51
250000,00
450 000,00
500000,00
4025000,00
370,156
95
85000,00
200000,00
120000,00
75 000,00
150000,00
0,00
87 485,192
15
0,00
503126,87
250000,00
500 000,00
0,00
0,00
81 573,199
55
0,00
325813,43
300000,00
500 000,00
100000,00
0,00
5 183,507
10
0,00
217208,43
90000,00
200 000,00
0,00
0,00
30,908
25
150000,00
57961,79
0,00
36 000,00
10000,00
0,00
5 916,928
25
0,00
139404,48
60000,00
120 000,00
0,00
0,00
2 264,980
95
0,00
139404,48
70000,00
100000,00
0,00
0,00
485000,00
1893217,99
1140000,00
1981000,00
760 000,00
4025000,00
Complexe
marin du
Grand sud
Baraderes-Les
Cayemites
Jérémie- Les
Abricots
Grotte Mie
Jeanne
La Cahouane
Deux
mamelles
TOTAL
196 260,87
TOTAL DES DOMMAGES POUR LES AIRES PROTÉGÉES ($)
10 284 217,99
15
Effets de l’ouragan
Analyses qualitative des pertes : services écosystémiques perdus et leurs implications
dans les autres secteurs
Les pertes environnementales ont été considéréescomme la perturbation des
services écosystémiques ; c’est-à-dire des biens et services produits par les
écosystèmes qui ont un impact positif sur le bien-être humain.2 Un évènement
majeur tel que le cyclone Matthew, avec une vitesse exceptionnelle du vent,
dont les impacts ont été exacerbés par l’état de dégradation des bassins versants
environnants, la précarité de l’habitat et l’absence d’une politique d’aménagement
du territoire, ne fait qu’aggraver une situation déjà très alarmante aux niveaux des
services écosystémiques.
Services de régulation :Avec des superficies étendues des forets affectées ou détruites,
aussi bien que les dégâts sur les systèmes agroforestiers, ces écosystèmes ne peuvent
plus correctement rendre la régulation de l’érosion et la purification naturelle d’eau.
Cela aura des conséquences sur la quantité (ensablement de sources) et la qualité de
l’eau disponible (pollution des eaux de surface et des milieux humides) avec des couts
élevés d’approvisionnement en eau potable. Également, une perte importante dans
le secteur d’environnement est la protection rendue par les écosystèmes littoraux et
terrestres qui est diminuée. Par exemple, les récifs coralliens atténuent l’impact des
vagues de tempêtes et donc fournissent un service écosystémique important aux
populations côtières. De même, les forêts réduisent le risque d’inondation en aval.
Cependant, très peu d’obstacles, qu’ils soient naturels ou artificiels, peuvent résister
à l’intensité exceptionnellement élevée des vents et des vagues d’un ouragan de
catégorie 4. Lorsque l’ouragan Matthew a détruit les écosystèmes, il a supprimé les
barrières naturelles critiques contre les tempêtes moins intenses, les inondations et
autres aléas, ce qui a exposé davantage une population déjà vulnérable.
Les services d’approvisionnement (production de biens) : production agricole,
production de bois, etc., ont aussi fortement été affectés dans une région déjà en
pénurie de ces services.
Les services culturels et sociaux tels que : paysage, valeur patrimoniale de la
biodiversité, et récréation, subissent également les conséquences des dégâts. Cela
aura un impact négatif sur le potentiel du tourisme vert et bleu. Le Grand Sud était la
région d’Haïti avec le plus grand nombre d’aires protégées. L’ensemble de la région
a d’ailleurs été reconnu comme réserve mondiale de biosphère. Le capital naturel
de ces aires (mangrove, foret tropical humide, coraux, plages etc.) qui contribue
à l’écotourisme est mis à mal. Tout ce réseau d’aires protégées et leur connexion
biologique sont complètement affectés.Le Parc Macayapar exemple est le château
d’eau de la région et avec la perte en végétation et sol de cette zone cela fragilise
complètement le fonctionnement écologique de larégion: assèchement des rivières,
éboulement, pertes agricoles, etc. Miser sur la restauration des aires protégées n’est
donc pas un luxe.
Services de support :Un évènement de cette ampleur aura aussi tendance à perturber
les mécanismes d’adaptation de la biodiversité au changement climatiques et le
risque de disparition totale de certains écosystèmes et habitats naturels déjà menacés.
La perte des services de support de la biodiversité, tel que la pollinisation des cultures,
diminuera davantage la productivité de l’agriculture, aussi bien que de l’autre secteur.
2
16
L’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire a identifié quatre catégories de
services écosystémiques : 1) les services d’approvisionnement 2) les services de
régulation 3) des service culturels et sociaux et 4) les services de support.
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
Ainsi, les pertes environnementales ont largement contribué aux pertes des autres
secteurs. Donc bon nombre des pertes subies par les services écosystémiques sont
déjà comptabilisées dans d’autres secteurs tels que la pêche, l’agriculture, la santé,
etc. Par exemple, une partie des pertes subi par la destruction des récifs coralliens
est capturée comme des pertes économiques dans le secteur agricole, tels que le
nombre de jours de pêche perdus.
Une partie de la perte des services écosystémiques est comptabilisée dans les
secteurs suivants :
627 millions USD enregistrées par les secteurs productifs (agriculture,
industrie et commerce, tourisme)
171 millions USD rapportées par les secteurs sociaux (santé, éducation,
logement)
131 millions USD rapportées par les secteurs d’infrastructures (transport
et communications, eau et assainissement, énergie, communautaire et
publique)
Il est important de noter que les pertes susmentionnées ne font pas l’objet d’un
double-comptage. Elles sont prises directement des calculs d’autres secteurs, afin
de souligner l’échelle des pertes contribuées par le secteur d’environnement. Les
impacts sociaux et humains indirects sont précisés davantage dans la section V.
Par contre, en l’absence d’informations quantitativeset de ligne de base de la valeur
économique totale des services écosystémiques en Haïti, il ne serait pas possible
de comptabiliser les pertes ignorées dans les autres secteurs. Il y a donc des
impacts importants sur l’économie et le bien-être de la population qui ne sont pas
actuellement pris en compte.
17
Effets de l’ouragan
Figure 2. Analyse des pertes des services écosystémiques
18
4
PRINCIPAUX OBJECTIFS DE
RELEVEMENT ET BESOINS
DU SECTEUR
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Les objectifs de relèvement sont considérés à deux niveaux : 1) le secteur
environnement lui-même en tant que pilierà part entière et 2) par rapport aux
liens entre l’environnement et d’autres secteurs compte tenu de son caractère
transversal.3Ce rapport sectoriel se concentre sur les mesures de relèvement
environnemental qui ne font pas partie des analyses des autres secteurs.
Des activités proposées par rapport aux besoins de chaque sous-secteur secteurs
sont présentées dans le tableau 5.
N.B. Les besoins de relèvement.sont calculés en fonction des dommages occasionnés
par l’ouragan.
Secteur environnement tant que pilier à part entière
Sur la base des analyses par sous-secteur identifié, un objectif général et 5 objectifs
spécifiques furent dégagés par le secteur environnement. Comme les écosystèmes
peuvent étendre les limites de plusieurs départements, il est difficile d’adopter une
logique départementale dans la stratégie de relèvement. Les activités identifiées
seront mises en place dans l’ensemble des départements du Grand Sud, mais les
communes les plus touchés qui sont identifiés en rouge dans la figure 1, et les aires
protégées seront particulièrement ciblés.
Le changement climatique représente une considération transversale dans
l’ensemble des objectifs de relèvement. Ainsi, l’adaptation au changement climatique
etla résilience sont intégrées dans les mesures de chacun des objectifs suivants.
3
Dans le deuxième cas, il s’agit de s’assurer que le relèvement se fasse d’une manière durable et résiliente afin de protéger les investissements dans le relèvement
contre les catastrophes futures, ainsi que les effets néfastes du changement climatique. Pour chacun des 6 secteurs transversaux prioritaires (logements, routes,
agriculture, pêche, tourisme, gestion des risques de désastres), des aspects environnementaux bien ciblés ont été identifiés et devront être pris en compte dans
les interventions. Le cas échéant, celles-ci devront faire l’objet d’études d’impact
environnementales et sociales.
19
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Objectif général :
Contribuer au relèvement du cadre de vie et à la résilience de la région du Grand
Sud au travers de la restauration des services écosystémiques et l’amélioration du
paysage productif.
Objectifs spécifiques :
Les objectifs spécifiques sont repartis en cinq (5) thématiques :
1.
Protection naturelle et reforestation
Objectif : Restaurer les barrières de protection naturelle le long du littoral, des rivières
et dans les zones les plus sévèrement défraîchies en proie à l’érosion en amont des
bassins versants
2.
Economie verte et bleue
Objectif : Promouvoir le développement et la reprise des filières vertes et bleues afin
d’optimiser le potentiel écologique et économique du territoire.
3.
Gouvernance environnementale et Aires protégées
Objectif :Renforcer les structures de Gouvernance et de surveillance environnementale
dans le Grand Sud en particulier dans les Aires protégées. Atténuer les impacts
environnementaux causés lors de l’implémentation des projets et programmes de
relèvement.
4.
Energie renouvelable
Objectif : Promouvoir la production et l’accès àl’énergie propre au travers de
l’utilisation rationnelle de sources renouvelables.
5.
Gestion intégrée des déchets
Objectif : Développer des systèmes intégrés de gestion des déchets au niveau
municipal en mettant l’accent sur la valorisation économiques des déchets.
20
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
Tableau 5. Besoin de relèvement pour le secteur environnement
Court-terme (maximum 6 mois)
Long-terme (12 à 36
mois)
Moyen terme (6 à 12 mois)
Description de l’intervention de relèvement : sol, végétation et foret
Mettre en place un programme
de réhabilitation des zones
forestières et de végétation
naturelle arbustive
Mettre en place un programme
de reboisement assisté en
priorité avec des espèces
natives pour la récupération de
sol et des mesures mécaniques
de conservation dans les zones
érodées
Programme de production
et distribution d’arbres dans
les zones tampons des aires
protégées et dans les zones
agroforestières
Accompagner la régénération
de la couverture agroforestière
par l’augmentation de la densité
en espèces adaptées au CC
(espèces natives ligneuses, Café
et Cacaoyer.) afin de conserver
le système agroforestier et
diversifier les espèces dans
les parcelles agroforestières
(bananes, ...).
Mettre en place un programme
de sensibilisation des
producteurs pour conserver les
systèmes agroforestiers
Maintenir en place
un programme
de sensibilisation
sur la résilience au
profit des autorités
des collectivités et
de la population
(construction,
aménagement,
Réduction des risques
de catastrophes
par la gestion des
écosystèmes (Eco-RRC),
etc.)
Mettre en place un
système de suivi de la
régénération naturelle
dans les systèmes
agroforestiers.
434.543.626,77 USD
Aménagement du
territoire en tenant
compte de mesures
de résilience
Description de l’intervention de relèvement :Littoral
Mettre en œuvre une
campagne d’élimination de la
pêche fantôme (filets et nasses
au fond l’eau) au niveau des
zones de coraux
Mettre en place un programme
de revégétalisation et de
réhabilitation des plages.
Programme de restauration
assistée des mangroves
Accompagnement des
collectivités dans la mise en
œuvre de mesures d’interdiction
d’extraction de sable.
Mettre en place un
programme de zonage
et de réaménagement
des plages afin
d’éliminer les bâtis
provoquant des impacts
négatifs sur les dunes.
Description de l’intervention de relèvement : ressources en eau
Besoins totaux de
relèvement
1.221.864,18 USD
Aménagements du
territoire en tenant
compte de mesures
de résilience
Programme
d’éducation et de
surveillance en
collaboration avec
le secteur pêche,
faire le zonage et
développement
de la pêche en
haute mer et autres
alternatives.
39.056.511,61 USD
21
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Court-terme (maximum 6 mois)
Mettre en place un
programme de récupération
de berges des rivières et des
mesures biomécaniques de
conservation.
Implémenter un programme de
reboisement dans le périmètre
de protection des sources
Mettre en place un programme
de nettoyage des captages et
des sources en synergie avec la
DINEPA
Long-terme (12 à 36
mois)
Moyen terme (6 à 12 mois)
Mettre en place un plan
de surveillance des lacs
afin d’éviter la création
d’exutoires au niveau
des lacs pour dégager
l’eau et récupérer les
terres.
Mettre en œuvre
une Campagne de
sensibilisation sur la
protection des sources
d’eau
Aménagements du
territoire en tenant
compte de mesures
de résilience
Augmentation
du périmètre
de protection
des sources et
reboisement avec
des espèces natives
Accompagner
les collectivités
dans la mise en
œuvre de mesures
d’interdiction de
toute reconstruction
et emblavement
dans les espaces
à proximité des
sources.
Maintenir
l’opérationnalisation
du réseau de base
de données hydro
climatiques
Etablir un réseau de
base de données
hydro climatiques
pour une meilleure
prévention des risques
de catastrophes et une
meilleure modélisation
des aléas climatiques
Description de l’intervention de relèvement : Gouvernance desaires protégées
22
Besoins totaux de
relèvement
10.284.217,99 USD
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
Court-terme (maximum 6 mois)
Accompagner la mise en
place d’un programme de
restauration (naturelle ou
assistée) de zones dévastées
dans les aires protégées
Accompagner dans la mise
en place d’un programme de
réhabilitation des voies d’accès
aux aires protégées
Assurer la mise en application
des normes environnementales
et sociales dans la mise en
place d’un programme de
reconstruction dans la zone
tampon des aires protégées des
maisons détruites dans la zone
centrale en synergie avec les
institutions concernées.
Réhabiliter les infrastructures de
gestion endommagées dans les
aires protégéesen les relocaliser
dans les zones non-exposées
aux aléas (inondation, etc
Assurer l’application des
mesures d’interdiction de toute
reconstruction de maisons
détruites dans les zones
centrales d’aires.
Moyen terme (6 à 12 mois)
Diversification des
sources de revenu dans
les zones tampons des
aires protégées à travers
des filières vertes et
bleues.
Mettre en place un
système de suivi de la
régénération naturelle
dans les aires protégées
Renforcer la résilience
des infrastructures
de gestion des aires
protégées.
Mettre en place
un programme
de renforcement
de la surveillance
environnementale à
travers les agents et les
groupes volontaires
écologistes.
Développer et
mettre en œuvre
un programme de
protection contre les
incendies dans les aires
protégées
Procéder à une
évaluation des impacts
de l’ouragan dans les
aires protégées et
actualiser les plans de
gestion
Description de l’intervention de relèvement : déchets et pollution
Long-terme (12 à 36
mois)
Besoins totaux de
relèvement
Mettre en place
un programme
de protection des
voies d’accès aux
aires protégées à
l’aide de mesures
biomécaniques.
6.000.000 USD
23
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Court-terme (maximum 6 mois)
Accompagner les producteurs
de planches et de charbons
dans l’utilisation rationnelle de
débris végétaux et bois-énergie
Mettre en œuvre un programme
d’accompagnement des
collectivités dans le gestion
intégrée et valorisation des
résidus.
Long-terme (12 à 36
mois)
Moyen terme (6 à 12 mois)
Mettre en œuvre
les plans au niveau
communaux avec
emphase sur la
valorisation des
déchets/débris de
l’ouragan et la mise
en place de centre de
recyclage.
Assurer la prise en
compte des mesures
d’atténuation
prévues dans la
CPDN pour le
secteur Déchets
Maintenir le
programme de
sensibilisation sur la
gestion des déchets
Développer des plans
communaux de gestion
intégrée des déchets pour
absorber le volume additionnel
de débris et de résidus de
l’ouragan dans un système
intégrée (à instaurer).*
Besoins totaux de
relèvement
Description de l’intervention de relèvement : Energie
N.B. Les couts des interventions directes sur les systèmes de production seront pris en compte 500.000,00 USD
par le secteur infrastructure
Assurer la prise en compte des
bonnes pratiques en matière
d’utilisation et de gestion des
énergies renouvelables dans les
programmes de réhabilitation
des centrales de production
d’énergie
Lancer un programme de
sensibilisation sur l’utilisation du
bois-Energie
Mettre en œuvre des
mesures de protection
des centrales de
production d’énergies
renouvelables et voir
même la possibilité de
délocalisation.
Appuyer le secteur
Energie dans
l’identification
d’alternatives au
charbon de bois
Mettre en place
un programme
d’utilisation
d’énergie alternative
Assurer la prise en
compte des mesures
d’atténuation
prévues dans la
CPDN pour le
secteur Energie.
Total
491.606.220,55 USD
Note: * Il est important de préciser que des activités suivront la (récente) politique nationale de gestion des déchets du MTPTC
et que les mandats des différentes instances étatiques responsables seront respectés et appuyés.
24
5
Impact humain et social
dans le secteur
Avant le passage de Matthew, les populations des zones affectées confrontaient déjà
de sérieux problèmes socio-économiques et environnementaux. La perte du secteur
d’environnement n’a fait qu’aggraver leur vulnérabilité en affectant notamment leur
bien-être, ce qui pousse la population de plus en plus vers la pauvreté extrême.
En tant qu’une réserve de biosphère, le Grand Sud est une région particulièrement
importante en termes de provision des services écosystémiques susmentionnés
(section III). La déclaration de cette zone comme réserve de biosphère a mis l’accent
sur le lien entre la conservation de la biodiversité et le développement socioéconomique de la région déclarée. Dans le contexte post-Matthew, une grande
partie des services écosystémiques de cette région a subi de grandes pertes.
D’où la nécessité de réhabiliter les écosystèmes, afin de restituer le potentiel de
développement socio-économique du Grand Sud, de lutter contre la pauvreté, et
d’aider la population à faire face aux changements climatiques. Le cout de l’inaction
risque à terme de couter plus cher que les mesures d’adaptation.
La vulnérabilité des secteurs tel que la santé, l’éducation, l’agriculture, la pêche, le
transport, le tourisme etc., a été aggravée par la perte des services écosystémiques
suite au passage de l’ouragan Matthew. Voici quelques exemples :
Santé : Les dommages sur les points d’eau à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieure
des aires protégées risquent d’augmenter les cas de maladies d’origine
hydriques et des épidémies (ex. Cholera). Aussi la destruction par Matthew
de systèmes photovoltaïques des cliniques le long de la Côte Sud vient
compromettre la chaine de froid de ces établissement (pour les vaccins)
ainsi que le fonctionnement desblocs opératoires. Le brulage d’une grande
quantité des arbres tombés augmente la pollution de l’air et les risques de
maladies respiratoires.
Education : La poursuite efficiente de l’année scolaire risque d’être
influencée négativement par différents points liés directement au passage
de l’ouragan Matthew tel que l’absence de moyens économiques devant
provenir des récoltes pour couvrir les frais scolaires.
25
Impact humain et social dans le secteur
Economie :Le potentiel de tourisme risque d’être frappé par la dégradation
de l’environnement et de la biodiversité tels que par la perte et
sédimentation des mangroves, des récifs coralliens, et des herbiers marins,
ainsi que la destruction et forte sédimentation des plages. Il y aura aussi
des impacts économiques considérables suite à la perte des moyens
d’existence des pêcheurs et des populations côtiers. Une modification
de la biodiversité touchera également l’agriculture, les forêts et l’eau en
affectant les écosystèmes avec pour éventuelles conséquences une
pression démesurée sur les ressources naturelles et des menaces sur les
réserves en eau et une crise d’approvisionnement, une rareté du bois et
une crise de l’énergie.
Gestion de risques et catastrophes/résilience : Les pertes enregistrées
dans l’environnement représentent un enjeu de développement et posent
des défis importants en raison des liens avec l’exposition de plus en plus
croissante des populations à des menaces (catastrophes, changement
climatique) qui dépassent leur capacité de résistance (voir section III).
Tenant compte de la dimension genre, l’impact de l’ouragan sur l’environnement a
un impact négatif sur la vie des femmes en particulier. Par exemple, la diminution de
la disponibilité et la qualité de l’eau a augmenté la corvée domestique qui incombe
généralement aux femmes et aux enfants. La famille est plus exposée aux maladies
à transmission hydrique et a moins de temps libre pour se recréer et se réunir, vu
que le temps mis pour se rendre aux points d’eau non affectées a carrément doublé.
26
6
PrioritÉs du secteur
Les objectifs de relèvement identifiés plus haut rentrent et répondent aux
prioritésdéfinies par le secteur, et reflètent surtout les priorités définies du Ministère
de l’Environnement dans le contexte post-Matthew.Sur la base de réflexions autour
du Décret Cadre sur l’Environnement de 2005 et la Contribution Prévue Déterminée
Nationale sur les changements climatiques, un Plan de Réponse post- Matthew a été
conçu par le Ministère de l’Environnement en vue de restaurer le patrimoine naturel
et écologique affecté, d’atténuer la pression sur les ressources naturelles restantes
et de protéger les communautés et les investissements dans les parties basses. Les
priorités d’intervention peuvent ainsi se résumer :
1.
Restauration environnementale tels que : appui aux systèmes agro
forestiers ; et restauration des aires protégées
2.
Aménagement de bassins versants tels que : la gestion conservatoire de
l’eau et de la fertilité des sols ; et les travaux de renforcement de berges et
de reprofilage des rivières
3.
Restauration du cadre de vie et prévention des maladies à transmission
vectorielle tels que : drainage de drains ; et plantation à partir des plantes
à pouvoir asséchant
4.
Gouvernance environnementale tels que : renforcement des capacités des
acteurs locaux ; et l’amélioration de l’efficacité du Corps de Surveillance
Environnementale
5.
Gestion intégrée des zones côtières tel que : réhabiliter et assurer une
gestion efficace de mangroves dans une perspective d’amélioration de la
sécurité alimentaire des communautés côtières.
27
7
Environnement : Entre
Défis et Opportunités
Environnement : Entre Défis et Opportunités
Les défis et opportunités sont présentés en fonction des objectifs spécifiques
identifiés :
Défis et Opportunités de la Protection Naturelle et de la Reforestation
Le ministère de l’Environnement possède l’expertise en matière de reboisement,
de restauration et de protection des écosystèmes. Un certain nombre de projets
pilotesde restauration de l’écosystème ont également été mis en œuvre dans
les Départements du Sud et de la Grande Anse, certaines avec un accent sur le
renforcement de résilience et la réductiondes risques de catastrophe. La déclaration
de plusieurs aires protégées dans la région ainsi que la désignation du Grand Sud
comme réserve de biosphère constituent une autre opportunité en établissant le
cadre juridique pour la mise en œuvre des interventions liées à la protection naturelle
et au reboisement.
Cependant, il reste trois défis majeurs pour la mise en œuvre des interventions de
la protection naturelle et la reforestation. Premièrement, compte tenu de l’énorme
étendue de la zone touchée, le Ministère de l’Environnement fait face à une grande
charge de travail pour mettre en place des activités de reboisement et de réhabilitation
des écosystèmes à une très grande échelle. Alors que le gouvernement possède les
compétences pertinentes, celles-ci sont souvent localisées à certains départements,
par exemple l’expertise nécessaire pour mettre en place et exploiter une pépinière
d’espèces côtières est localisé dans le Département du Sud. Par conséquent, la
difficulté est de s’assurer que la compétence nécessaire est partagée avec d›autres
départements d’une manière effective. Le deuxième défi consiste à trouver des
emplacements appropriés pour la mise en place de pépinières afin de fournir des
semis pour le reboisement et la végétalisation. Troisièmement, en parallèle avec les
campagnes de replantation, il faut mettre en place des campagnes d’éducation et de
sensibilisation, ainsi qu’une stratégie de protection des zones reboisées, afin d’éviter
les dommages par exemple par les animaux (surtout les chèvres). Finalement, un
risque élevé est celui d’incendie au niveau des forets, tel que leMacaya,due à une
grande quantité de bois mort et l’arrivée de la saison sèche. La mise en place rapide
d’une stratégie de lutte contre les incendies de forêt (surveillance, éducation, etc.) est
primordiale, surtout dans les aires protégées.
29
Environnement : Entre Défis et Opportunités
Un défià prendre en compte dans la reforestation est le risque d’introduction d’espèces
invasives qui viendrait à moyen terme ruiner la biodiversité et la résilienceécologique
de la région.
Défis et Opportunités de l’Economie Verte et Bleue
Avec les filières agroforestières, halieutiques et touristiques, le Grand Sud possède
des leviers importants pour un essor économique durable puisant dans le potentiel
écologique de son territoire. Ceci dit ce potentiel, affecté par Matthew rencontre
deux défis majeurs : Premièrement, la collaboration intersectorielle et ministérielle
est essentielle pour faciliter l’intégration de l’environnement dans ces secteurs
productifs porteurs sans que ceux-ci se développent en détruisant le capital naturel.
Ainsi par exemple, si le secteur touristique dépend des atouts naturels pour son essor,
un développement ou une reconstruction mal planifié d’infrastructures hôtelières
peut ruiner la disponibilité de l’eau de qualité et des espaces naturelles de hautes
qualités touristiques (zones de montagnes, mangroves, plage de sable blanc, coraux,
etc.). Deuxièmement, la prise en compte du changement climatique et le choix de
filières adaptes aux changements climatiques constitue un défi majeur dans le cadre
de l’aménagement du territoire. La filière caféière fortement affectée par Matthew
a l’opportunité d’être renforcé en étant replanté plus haut en altitude par exemple.
Défis et Opportunités de la Gouvernance Environnementale et des Aires Protégées
Le Grand Sud représente la région du pays avec le plus grand nombre d’aires
protégées et a été déclarée en 2016 en tant que Reserve Mondiale de Biosphère.
Alors que ceci est une opportunité pour la région, la gestion de ces ensembles
écologiques et leurs connexions biologiques sur le territoire supposent une stratégie
de gouvernance efficace avec un cout d’administration/opération/gestion qui laisse
la part belle aux activités de réhabilitation de ces aires (très affectées par l’ouragan).
Ainsi un des défis de la gouvernance sera de mettre des systèmes de co-gestion des
aires au cas par cas en misant sur la capacité des organisations locales pour la mise
en œuvre et la délégation de la gestion de certains volets.
La gouvernance des airesprotégées (avecANAP qui doit êtrerenforcée) passe
également par la collaboration interministérielle (MDE et MARNDR, MDE et Tourisme,
etc.) car les aires protégées ont des objectifs de développement multiples pas
seulement de biodiversité. Aussi, le rôle et l’autorité du BNEE doit être renforce pour
asseoir des garde fous environnement dans le développement des autres secteurs.
Défis et Opportunités des Energies Renouvelables
Il n’y a pas de réseau national d’électricité en place, seuls quelques réseaux régionaux
gérés par Electricité d’Haïti (EDH) et un certain nombre de mini-réseaux alimentés
par générateur diesel et parfois même hybrides (solaire - diesel) avec en 2014 la
création de la première coopérative électrique du pays. Les réseaux régionaux ne
sont pas fiables, mal gérés et pratiquement insolvables et couvrent généralement
que les grands centres urbains. Par conséquent, la majorité de la population dans
les milieux ruraux et urbains est obligé d’utiliser d’autres réseaux, moins efficaces
et souvent plus coûteux, des alternatives d’énergie tels que le kérosène, le charbon
de bois et des bougies ainsi que des générateurs diesel portables. Haïti dépend des
combustibles fossiles pour 85% de sa production d’énergie.Par conséquent, il y a une
grande opportunité de mettre en place un programme d’utilisation alternative de
l’énergie renouvelable (surtout solaire, hydro, et aider le secteur du bois-énergieà se
développer plus durablement).
30
Mais le secteur environnement comporte aussi desdéfis importants.Premièrement,
pour résoudre le problème d’accès à l’énergie dans le Grand Sud, il viendra en appui
au secteur infrastructure (Electricité d’Haïti) en facilitant l’émergence des énergies
renouvelables. Il est donc important de travailler en étroite collaboration avec ce
secteur, afin de répliquer,à l’échelle de toute la région, les cas de bonnes pratiques
(exemple des Coteaux) en coursen matière d’énergie renouvelable. Deuxièmement,
il sera nécessaire d’apporter de la compétence et de former les populations locales à
l’entretien et à l’installation de mesures d’énergie renouvelables (panneaux solaires).
Finalement, la population touchée par l’ouragan à un pouvoir d’achat encore plus
faible qu’avant, ce qui a limité la demande économique dans la région. Néanmoins,
les interventions du programme de relèvement pourraient bénéficier d’abord
les infrastructures clés, tels que les hôpitaux et des systèmes de purification d’eau
fonctionnant aux solaires.
Défis et Opportunités de la Gestion Intégrée des Déchets
La gestion intégrée des déchets constitue non seulement un outil majeur pour
améliorer la situation de santé dans la région mais est aussi un secteur porteur
pour l’économie avec son potentiel en recyclage et le travail généré au niveau des
collectes. Ceci est d’autant plus vrai avec le volume additionnel généré par l’ouragan
(qui vient exacerber la situation existante). Cependant, ce secteur comporte deux
défis de taille :la culture de valorisation des déchets ainsi que le secteur en soi est peu
développée en Haïti et un travail de fond devra donc être opéré pour développer
ces initiatives et constituer des opérateurs avec le savoir-faire nécessaire. Il n’y a, par
exemple, aucune municipalité en Haïti et dans la zone affectée avec un plan de gestion
des déchets. De plus, la question des mandats et compétences institutionnelles
devra être ajustée entre le MTPTC, le MDE et les mairies en considérant pleinement
la nouvelle politique nationale de gestion des déchets du MTPTC. De la même
manière, la question des partenariats privés/publiques devra être posée dans la mise
en œuvre afin d’assurer une durabilité dans l’approche.
31
8
Politiques sectorielles
existantes et programmes
majeurs
Base de politiques environnementales
Le Plan d’Action pour l’Environnement(PAE) d’Haïticouvre la période 1999-2014 et à
date, n’a pas encore été réactualisé. Le plan comprend dix axes fondamentaux :
1.
Le renforcement de la capacité nationale de gestion environnementale ;
2.
L’énergie pour le développement durable ;
3.
L’éducation environnementale pour le développement durable ;
4.
La conservation et l’utilisation durable de la biodiversité ;
5.
La gestion stratégiquedes bassins versants ;
6.
La gestion de la zone côtière et marine ;
7.
La gestion des residus ;
8.
La gestion des désastres naturels et des risques ;
9.
La gestion de l’habitat et du cadre de vie urbain ;
10.
La gestion rationnelle des ressources minérales du sol.
Il est indispensable aujourd’hui de produire un plan stratégique qui réactualise
les axes fondamentaux du PAE, en intégrant justement la problématique des
changements climatiques.
En Janvier 2005, un décret-loi devant règlementer le secteur environnement est sorti
dans le Moniteur et donnait aux interventions du Ministère de l’Environnement une
base légale.
Au niveau des politiques publiques et directions stratégiques, si une abondance
d’instruments légaux existe pour la gestion de l’environnement, ces derniers ne
sont pas toujours mis à jour ni adaptés aux besoins actuels: Le Décret-Cadre pour
l’Environnement de 2006 existe mais n’a jamais été mis en œuvre par manque
de loi organique du Ministère de l’Environnement ce qui explique sa faiblesse
institutionnelle.
33
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
Pour certains secteurs, la législation ou des outils stratégiques manquent au
contraire. Par exemple, il n’existe pas de loi environnementale sur le littoral, en dépit
des besoins spécifiques pour une gestion côtière durable. Il manque également une
stratégie d’accès à des financements verts.
Changement climatique
Alors qu’une politique nationale du changement climatique est en cours de
développement, un Plan d’Action National d’Adaptation (PANA) a été adopté en 2006
et il est actuellement en cours de mise à jour. Les priorités du PANA consistent en :
1.
Aménagement des bassins versants et conservation des sols Option
2.
Gestion des zones côtières Option
3.
Valorisation et conservation des ressources naturelles
4.
Préservation et renforcement de la sécurité alimentaire Option
5.
Protection et Conservation de l’eau
6.
Construction et réhabilitation des infrastructures
7.
Gestion des déchets
8.
Information, Education et sensibilisation
De plus un Plan d’Adaptation National est également en cours de développement et
sera en cohérence avec le PANA et la Politique Nationale. En 2015, le Gouvernement
a également sorti sa Contribution PrévueDétermine National (CPDN) qui est articulée
autour des prioritéssuivantes:
la gestion intégrée des ressources en eau et des bassins versants ;
la gestion intégrée des zones côtières et la réhabilitation des infrastructures ;
la préservation et le renforcement de la sécurité alimentaire notamment
par le développement de la bioéconomie ;
la transition énergétique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles
l’information, l’éducation et la sensibilisation.
Lutte contre la désertification
Haïti a ratifié la convention cadre des NU sur la lutte contre la désertification.
Actuellement la FAO met en œuvre dans le département de la grande Anse un
projet : « Action contre la désertification» qui couvre cinq communes dans ce
département.
Aires protégées et biodiversité
Le pays manque un cadre légal pour l’établissement d’Aires Protégées. Néanmoins
environ six pourcent du territoire a déjà été déclaré aire protégée (marine et
terrestre). Ainsi Haïti compte 13 aires protégées légalement délimitées, dont dix ont
été créées par décret présidentiel en 2013 dans le Sud du pays. Le premier plan de
gestion d’une aire protégée (Parc national naturel Macaya) a été formulé en 2015
et sert d’exemple pour les plans futurs. Ces déclarations ainsi que la déclaration
de la Réserve Mondiale de Biosphère « La Hotte », constitue des outils légaux et
récents permettant au Gouvernement, les acteurs nationaux et la communauté
internationale de coordonner leurs interventions au niveau géographique tout en
favorisant des synergies renforçant le rôle du Gouvernement dans son leadership.
34
C’est d’ailleurs ce qui est en train de se produire dans la région Grand Sud où plusieurs
initiatives de grandes envergures en agroforesterie (cacao, fruitiers, etc.), de pêche,
de tourisme, de gestion des déchets, de correction de ravines et stabilisation des sols
prennent forme de manière articulée dans le cadre des aires déclarées.
Des efforts importants de renforcement institutionnel ont été réalisé ces dernières
années au sein du Ministère de l’Environnement et devraient être encouragés et être
perçu comme une opportunité de meilleure gouvernance future: la mise en place de
la Direction Changement Climatique, la création du Bureau National des Evaluations
Environnementales, la mise en place de l’Agence Nationale des AiresProtégées et la
formation des premières équipes de gestion sur le terrain, dont la première équipe
marine du Ministère en charge des aires marines protégées dans le Sud.
En termes de politique de la conservation de biodiversité, une stratégie nationale de
la biodiversité (NBSAP) est en cours d’élaboration.
Déchets solides
Actuellement Haïti ne possède pas une politique de gestion des déchets solides.
Néanmoins, une nouvelle proposition de politique nationale a été récemment
conçue.
Energie
En 2011, le Gouvernement a publié un « document de stratégie d›électrification
rurale », qui considère l’énergie renouvelable comme une des stratégies de soussecteur de l’électricité.
Programme majeurs
Etant donné qu’il y a des nouveaux défis, le secteur environnementala de nouveaux
besoins dus au passage de l’ouragan. Le plan de relèvement va renforcer les
programmes existants mais aussi de nouveaux programmes seront ajoutés pour faire
face aux défis apportés par l’ouragan.
Parmi les programmes existant faisant partie du Programme d’investissement public
on dénote4 :
4
Programme de gestion de l’environnement
Programme de gestion des bassins versants
Programme de mise en place d’une gouvernance active pour une
croissance Economique accélérée et équilibrée
Remarque importante : Il faut toujours tenir compte en cette matière de deux
mécanismes : Le PIP (Programme d’investissement public) et le plan Triennal qui
seront les cadres financiers du gouvernement.
35
9
STRATÉgie de mise en ŒUVRE
/ plan d’action
Pour faciliter la confiance des communautés affectées dans la mise en œuvre du Plan
de relèvement et pour s’assurer de l’implication des différentes instances locales, un
comité multi-acteurs doit être constitué, regroupant le Ministère de l’Environnement
(niveau central et départemental), les élus locaux, les associations écologiques, les
agences internationales et les représentants des bailleurs. Il s’agira de mettre en
place un comité dans chaque département qui travaillera sous la coordination du
Directeur départemental du MDE.
Le Ministère de l’Environnement au niveau central, agira en tant qu’institution
assurant le leadership du secteur et le suivi de la mise en œuvre de la stratégie.
La mise en œuvre locale sera appuyée au besoin par les directions techniques au
niveau central. Pour information, les rôles de ces directions sont résumés dans le
tableau suivant :
37
tratégie de mise en œuvre / plan d›action
Tableau 6. Rôles des institutions dans la stratégie de mise en œuvre
DIRECTION TECHNIQUE
APPUI TECHNIQUE/VOLET D’INTERVENTION
Appui technique aux activités de tous les objectifs spécifiques en les orientant dans les actions à
Direction de lutte contre les
entreprendre en vue de faire face aux répercutions négatives des CC au travers des options d’adaptation, de
Changements Climatiques (DCC)
renforcement de la résilience et d’atténuation visant la réduction des émissions de GES notamment celles
liées au CC dans l’utilisation des terres.
- Appui technique aux activités reliées à la gouvernance des aires protégées, et la protection naturelle, ainsi
Agence Nationale des Aires Protégées
que toutes les interventions du plan de relèvement dans les aires protégées,
(ANAP)
- Assurer la prise en compte des Directives techniques sur les bonnes pratiques de gestion des aires
protégées
Observatoire National sur
l’Environnement et la Vulnérabilité
(ONEV)
Bureau national des Evaluations
Environnementales (BNEE)
Direction Forets
Assurer l’utilisation effective des données disponibles sur la zone touchée pour une meilleure mise en
œuvre des activités (collecte et utilisation des données comme outil d’aide à la décision)
Appuyer dans les évaluations environnementales stratégiques et sectorielles
Assurer le respect des bonnes pratiques en reforestation et les activités dans les aires protégées
- Assurer la gestion des déchets et appuyerles autres secteurs transversaux dans la mise en œuvre du plan
Direction du Cadre de Vie et
de relèvement,
Assainissement (DCVA)
- Concevoir et coordonner la mise en œuvre de la politique du Ministère touchant les domaines de
l’environnement bâti, de l’assainissement, de la pollution et des risques écologiques et de la prévention
durable de la pollution;
Direction Sols et Écosystèmes (DSE)
- Assurer la gestion intégrée des bassins versants et des écosystèmes littoraux et aquatiques
Direction des Ressources en Eau (DRE)
- Fournir l’appui technique nécessaire à la gestion des ressources en eau
Direction de l’Inspection et de la
Surveillance Environnementale (DISE)
- Garantir la surveillance des aires protégées, des forets, le contrôle des pollutions, et encadrement aux
communautés locales en gestion de l’environnement
- Sécuriser les aires protégées contre toute altération non prévue par les règlements de gestion du site
Direction Promotion Éducation
Environnementale et Développement
Assurer la sensibilisation et l’éducation à l’environnement et le renforcement des capacités
Durable (DPREEDD)
Au niveau local, les directions départementales, travailleront étroitement avec
les cellules de coordination de la Direction de la Protection Civile, les directions
techniques au niveau des Mairies, les élus locaux et les notables dans le cadre
des activités de concertation, de dissémination et de planification. Par exemple
l’élaboration des plans de développement communal prenant en compte la gestion
des risques aux désastres et le genre devra impliquer tous ces acteurs au niveau local.
Le Ministère de l’Environnement travaillera également avec le Ministère de
l’Agriculture dans le cadre des activités reliées à l’agroforesterie ainsi qu’avec le
Ministère du Tourisme par rapport aux activités ciblant les biens naturels sur lesquels
repose le tourisme.
38
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
Le Ministère des Travaux Publics sera évidemment impliqué dans toutes les
activités de restauration et de protection des voies d’accès aux aires protégées,
et des programmes qui visent à réduire l’impact des infrastructures routières sur
l’environnement, comme les routes fragmentant des habitats fragiles (ex. dune de
sable).
La meilleure stratégie de mise en œuvre exige aussi la participation des communautés
affectées dans les travaux de redressement. Elles doivent toujours être présentes
dans les processus de reconstruction et de relèvement. Il est aussi important
d’encourager les communautés touchéesà s’orienter vers des initiatives collectives
relatives à la mise en œuvre du plan de relèvement.
Ce plan restera aussi tributaire de son acceptation par les organisations de la société
civile.
Cette mise en œuvre de la stratégie doit passer par :
1.
Les organisations de la société civile
En matière de mise en œuvre, certaines interventions seront effectuées avec l’appui
des organisations de la société civile et certains opérateurs de la coopération
internationale. Cela diminuera les défis mentionnés plus haut (section VII) par rapport
aux activités de relèvement à grande échelle, telles que la protection naturelle et la
reforestation.
2.
Les jeunes
Les jeunes ont des besoins énormes en investissements dans le domaine de la santé,
de l’éducation et sont incapables de subvenir à leurs besoins. Beaucoup de parents
pauvres n’ayant pas de quoi nourrir leurs enfants, se voient obligés de les placer en
domesticité. Donc cette mise en œuvre doit aussi prioriser ces parents affectés en
leur impliquant dans les activités de relèvement, afin de les appuyer dans toutes
initiatives a impact de relance économique du Grand Sud, à travers l’économie verte
et bleue.
3.
Les femmes
Dans la mise en œuvre du plan de relèvement, les femmes doivent avoir une place
prépondérante. Car, les informations affirment que les investissements dans les
femmes ont un effet multiplicateur direct sur la famille en termes de résilience des
foyers. Aussi il est donc obligatoire de veiller à l’implication des organisations de
femmes au niveau de toutes les instances du plan de relèvement. L’égalité des sexes
doit être recherchée dans les initiatives au niveau local avec l’accompagnement du
Ministère à la condition féminine et aux droits de la femme (MCFDF).
39
40
Protection naturelle et
reforestation
Restaurer les barrières
de protection naturelle
le long du littoral, des
rivières et dans les zones
les plus sévèrement
défraîchies en proie à
l’érosion.
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
Mettre en place un programme
de reboisement assisté en priorité
avec des espèces natives pour la
récupération de sol et des mesures
biomécaniques de conservation dans
les zones érodées
Mettre en place un programme
de restauration de la végétation
arbustive naturelle assistée avec des
espèces natives et adaptées au CC
Mettre en place un programme de
restauration des forets assistée avec
des espèces natives et adaptées au
CC
Activités
Tableau 7. Plan d’actions de relèvement
(département/
village)
60 354 544,040
3 Départements
Aires protégées
Aires protégées
44 662 040,740 + Commune de
Beaumont
Coût ($)
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
MDE et partenaires
MDE
MDE
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
Projets:
Action contre
désertification
Idem
Projets:Macaya/
EBA-PNUD/
Action contre
désertification/
Initiatives SAHORE-FNGA-FMD
Initiatives
existantes
Superficie
revégétalisée
Nombre de
structures
biomécaniques
érigées
Superficie reboisée
Superficie reforestée
Indicateur de
résultat
mai-18
mai-18
mai-18
Date de
termination
41
Protection naturelle et
reforestation
Restaurer les barrières
de protection naturelle
le long du littoral, des
rivières et dans les zones
les plus sévèrement
défraîchies en proie à
l’érosion.
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
Mettre en place un programme de
récupération de berges des rivières
et des mesures biomécaniques de
conservation.
Réhabilitation du périmetre
de protection des sources et
reboisement avec des especes
natives
Programme de production et
distribution d’arbres dans les zones
tampons des aires protégées et dans
les zones agroforestières
Accompagner la regeneration
de la couverture agroforestière
par l’augmentation de la densité
en espèces adaptées au CC
(espèces natives ligneuses, Caféier
et Cacaoyer.) afin d’éviter tout
changement d’utilisation de sol
et diversifier les espèces dans les
parcelles agroforestières.(bananes, ...)
Activités
Sections
communales/
Communes
Communes
(département/
village)
Sections
1 591 560,355 communales/
Communes
Sections
27 200 000,000 communales/
Communes
329 527 042,000
Coût ($)
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
mai-18
Nombre de km de
berges renforcés
Directions
départementales MDE
et MTPTC + Autorités
locales + Société civile
Projet Gestion
des crues-MDE
mai-18
Nombre de sources
protégées
Nombre de
plantules d’espèces
natives mises en
terre
mai-18
Date de
termination
Directions
départementales MDE
et DINEPA + Autorités
locales + Société civile
Superficie
agroforestière
réhabilitée
Indicateur de
résultat
déc-17
Projet PANA
Changement
climatique/
Projet EBAPNUD
Ayitika/ ORE
Initiatives
existantes
Nombre de
plantules
produites/ Nombre
de plantules
distribuées
Directions
départementales
MDE et MARNDR en
collaboration avec
Autorités locales +
Société civile
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
42
Protection naturelle et
reforestation
Restaurer les barrières
de protection naturelle
le long du littoral, des
rivières et dans les zones
les plus sévèrement
défraîchies en proie à
l’érosion.
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
Programme de restauration assistée
des mangroves
765 864,184 Communes
Sections
0,000 communales/
Communes
Metrre en place un programme
de nettoyage des captages et des
sources en synergie avec la DINEPA
Communes
Communes
(département/
village)
4 025 000,000 Départements
456 000,000
Coût ($)
Mettre un programme de
reconstruction et de relocalisation
dans la zone tampon des APs des
maisons detruites dans la zone
centrale en synergie avec les
institutions concernées.
Mettre en place un programme
de zonage et de reamenagement
des plages afin d’éliminer les batis
provoquant des impacts negatifs sur
les dunes.
Mettre en place un programme de
revegetalisation et de réhabilitation
des plages.
Activités
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
DINEPA
Macaya Grand
Sud
MDE - MTIC +
Municipalités +
Société civile
Macaya Grand
Sud
Initiatives
existantes
MDE + DINEPA
MDE + UCLBP +
MTPTC
MDE - MTIC +
MTPTC+ Municipalités
+ Société civile
MDE - MTIC +
Municipalités +
Société civile
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
mai-18
mai-18
Superficie de
mangroves
restaurées
déc-19
mai-18
mai-18
Date de
termination
Nombre de sources
et de captages
nettoyés
Nombre de maisons
construites
Nombre de
personnes
relocalisées
Superficie de plage
récupérée
Km de plage
réhabilités
Indicateur de
résultat
43
Renforcer les structures
de Gouvernance
et de surveillance
environnementale
dans le Grand Sud en
particulier dans les AP
Protection naturelle et
reforestation
Restaurer les barrières
de protection naturelle
le long du littoral, des
rivières et dans les zones
les plus sévèrement
défraîchies en proie à
l’érosion.
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
Mettre en place un programme de
rehabilitation des voies d’accès aux
APs
Mettre en place un programme de
protection des voies d’accès aux APs
à l’aide de mesures biomécaniques.
Mettre en place un programme de
restauration (naturelle ou assistée) de
zones devastées dans les APs
760 000,000 Aires protégées
Communes
Programme d’educationet de
surveillance en collaboration avec
le secteur pêche, faire le zonage
et développement de la pêche en
haute mer et autres alternatives.
Communes
(département/
village)
Sections
communales/
Communes
Coût ($)
Diversification des sources de revenu
dans les zones tampons des APs à
travers des fillières vertes et bleues.
Mettre en oeuvre une campagne
d’élimination de la pêche fantome
(filets et nasses au fond l’eau) au
niveau des zones de coraux
Activités
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
MDE
MDE
MDE + Municipalités
+ MARNDR + Société
civile
MDE + Municipalités
+ Société civile
MDE + Municipalités
+ Société civile
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
Macaya Grand
Sud
Macaya Grand
Sud
Macaya Grand
Sud
Initiatives
existantes
Km de voies d’accès
réhabilitées et
protégées
Nombre de
pêcheurs renforcés
Nombre de filières
economiques
renforcées et
Nouvelles filières
développées
Surface de coraux
proteges
Indicateur de
résultat
déc-17
mai-18
mai-18
mai-18
Date de
termination
44
Renforcer les structures
de Gouvernance
et de surveillance
environnementale
dans le Grand Sud en
particulier dans les AP
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
Développer et mettre en oeuvre un
programme de protection contre les
incendies dans le APs.
Mettre en place un programme
de renforcement de la surveillance
environnementale à travers les
agents et les groupes volontaires
écologistes.
Mettre en place un plan de
surveillance des lacs afin d’eviter la
création d’exutoires au niveau des
lacs pour dégager l’eau et récuperer
les terres.
Accompagnement des collectivités
dans la mises en oeuvre de mesures
d’interdiction d’extraction de sable.
Accompagner les collectivités
dans la mise en oeuvre de mesures
d’interdiction de toute reconstruction
et enblavement dans les espace à
proximité des sources.
Mettre en oeuvredes mesure
d’interdiction de toute reconstruction
de maisons détruites dans les zones
centrales d’aires.
Favoriser la prise en compte du
périmètre inondable des lacs dans les
plans d’aménagement.
Activités
(département/
village)
1 893 217,990 Aires protégées
Coût ($)
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
MDE
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
Macaya Grand
Sud
Approche
cosystémique
Grand Sud
EBA
Initiatives
existantes
Nombre de plans
de surveillance mis
en place
Nombre d’agents
mobilisés et
renforcés
Indicateur de
résultat
mai-18
déc-17
mai-18
Date de
termination
45
Renforcer les structures
de Gouvernance
et de surveillance
environnementale
dans le Grand Sud en
particulier dans les AP
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
(département/
village)
Nombre
d’infrastructures
renforcées
Nombre
d’infrastructures
réhabilitées
Nombre de
personnes
sensibilisées
Indicateur de
résultat
Mettre en place un système de suivi
de la regeneration naturelle dans
les Aps
MDE + Gestion AP
Macaya Grand
Sud
Nombre d’AP
dotées d’un
système de suivi
Nombre d’AP
évaluées
Macaya Grand
Sud
Action contre la
désertification
Initiatives
existantes
Proceder à une évaluation des
impacts de l’ouragan dans les APs et
actualiser les plans de gestion
MDE + UCLPB +
Gestion AP
MDE + Autorités
locales
MDE + MARNDR+
Autorités locales
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
Nombre d’AP
dotées d’un
système de suivi
1 981 000,000 Aires protégées
485 000,000 Aires protégées
Sections
1140000,00 communales/
Communes
Coût ($)
Mettre en place un système de suivi
de la regeneration naturelle dans les
systèmes agroforestiers.
Renforcer la resilience des
infrastructures de gestion des
APs(prendre en compte les aléas)
Réhabilitation des infrastructures de
gestion endommagées dans le Aps
Mettre en place un programme de
sensibilisation sur la résilience au
profit des autorités des collectivités
et de la population (contruction,
aménagement, ECORRC, etc.)
Mettre en place un programme de
sensibilisation des producteurs pour
conserver les systèmes agroforestiers
Activités
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
déc-18
mai-18
mai-17
Date de
termination
46
Assurer la prise en compte des
bonnes pratiques en matière
d’utilisation et de gestion des
énergies renouvelables dans les
programmes de réhabilitation des
centrales de production d’énergie
Activités
National
Assurer la prise en compte des
mesures d’atténuation prévues dans
la CPDN pour le secteur Energie.
Sections
communales
Départements/
Communes
(département/
village)
National
500 000,000
Coût ($)
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
Appuyer le secteur Energie dans
l’identification d’alternatives au
charbon de bois
Lancer un programme de
sensibilisation sur l’utilisation du
Promouvoir la
production et l’utilisation bois-Energie
d’énergie propre
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
MDE + BME
MDE + BME
MDE
MDE + BME
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
Initiatives
existantes
Nombre
d’institutions
appuyées
Nombre
d’institutions
appuyées
Nombre de
communautés
sensibilisées
Nombre
d’institutions
appuyées
Indicateur de
résultat
déc-18
Date de
termination
47
Développer des systèmes
intégrés de gestion
des déchets au niveau
municipal en mettant
l’accent sur la valorisation
économiques des déchets
(court, moyen et long
terme).
Besoins de relèvement
National
Départements
Maintenir le programme de
sensibilisation sur la gestion des
déchets
Communes
Assurer la prise en compte des
mesures d’atténuation prévues dans
la CPDN pour le secteur Déchets
Mettre en oeuvre des plans
communaux de gestion intégrée des
déchets pour absorber le volume
additionnel de débris et de résidus
de l’ouragan dans un système
intégrée
Développer des plans communaux
de gestion intégrée des déchets
pour absorber le volume additionnel
de débris et de résidus de l’ouragan
dans un système intégrée
Sections
communales
Mettre en œuvre un programme
d’accompagnement des collectivités
dans la gestion intégrée et
valorisation des résidus.
(département/
village)
Sections
communales
6 000 000,000
Coût ($)
Accompagner des producteurs
de planches et de charbons dans
l’utilisation rationnelle de débris de
végétaux et bois-énergie
Activités
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
MDE + MTPTC+
Société civile
Partie responsable
(gouvnational / local/
autre)
Initiatives
existantes
déc-18
déc-17
Nombre
d’institutions
renforcées sur la
prise en compte
des mesures
d’atténuation de
GES
Nombre de
personnes
sensibilisées
déc-19
déc-18
déc-17
déc-17
Date de
termination
Nombre de plans
communaux mis en
oeuvre
Nombre de plans
communaux
développés
Nombre de
collectivités
renforcées
Nombre de
producteurs formés
et appuyés
Indicateur de
résultat
48
10
MÉTHODOLOGIE
D’EVALUATION DU SECTEUR
Pour réaliser cette évaluation, la première démarche a été de cibler les zones
géographiques et les sous-secteurs à évaluer dans le cadre de ce travail. Les trois
départements considérés dans ce rapport sont ceux des Nippes, du Sud et de
la Grand’ Anse ; et les sous-secteurs environnementaux pris en compte sont les
suivants :
Sols-végétation-forêt,
Littoral (récifs- herbiers marins- plages- mangroves),
Ressources en eau (étangs-lacs-lagons, sources et rivières) Aires protégées,
Déchets et pollution.
Ensuite un inventaire des études, rapports et données géographiques disponibles
a permis d’établir une ligne de base pour le secteur considérant les sous-secteurs
retenus sur les régions touchées.
L’équipe d’évaluation a capitalisé sur le rapport DaLA, les photos aériennes, les cartes
et les différents rapports préliminaires déjà produits lors des missions de terrain dans
les départements et communes touchés au passage de l’ouragan par le Ministère de
l’Environnementet ses différents partenaires. Toutes ces données ont été recoupées,
analysées puis comparées avec les données de la ligne de base.
Une méthode d’analyse consistant à catégoriser les zones affectées en Zones
faiblement affectées, zones moyennement affectées, zones fortement affectées et
zones extrêmement affectées a été appliquée. Cette méthodologie est le produit du
croisement de trois données successives à savoir les rapports d’évaluation du MDE,
la vitesse du vent qui a impactée la zone, la topographie de la zone affectée. Cela a
permis de déterminer et de produire une carte du niveau d’affectation des zones par
section communale.
Les données SIG ont été utilisées pour définir la ligne de base par unité d’écosystèmes.
Ensuite des coefficients d’affectation par écosystèmes ont été définis et, à partir du
croisement entre la carte d’affectation et la ligne de base, on a pu obtenir les coûts
par unité (hectares, mètres linéaires, ...) en tenant compte d’un coût moyen par type
d’écosystèmes.
49
La comparaison des données avant et après Matthew a permis de
faire une évaluation qualitative et quantitative des dommages. Sur la base des soussecteurs identifiés, en cohérence avec la méthodologie DaLA, la valeur estimée des
dommages pour l’environnement sera égale à l’investissement nécessaire pour
la réhabilitation environnementale. L’évaluation des pertes a été effectuée demanière
qualitative en mettant l’accent sur les services écosystémiques perdus qui
contribueront à une perturbation de l’aménagement durable du territoire.
Le manque de données et la difficulté d’accès à certaines localités ajoutés aux
contraintes temporelles n’ont pas permis de faire une évaluation exhaustive de tous
les dommages et les pertes occasionnées par l’ouragan. Des estimations ont été
faites sur la base des données disponibles.
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur environnement
Équipe de travail
INSTITUTION
PARTICIPANTS
Astrel JOSEPH
Joseph Emmanuel PHILIPPE
Ministère de l’Environnement
Yves Junior VANCOL
Dwinel BÉLIZAIRE
Dimitri NORRIS
Martine Elisabeth MATHIEU
ONU- Environnement
Maximilien PARDO Y FERNANDEZ
Paul Judex EDOUARZIN
Niloufar BAYANI
PNUD
Société Audubon Haïti
CNIGS
Dorine JEAN PAUL
Arnaud DUPUY
Jean Vilmond HILAIRE
Jean Mary LAURENT
Pradel FORMONVIL
51
Ministère de l'Environnement
(MdE)