(2016-11) Post-Cyclone Matthew Needs Assessment: Trade and Industry Sector
Summary — Prepared by the Ministry of Trade and Industry under the Prime Minister's coordination and with the World Bank and the Inter-American Development Bank, this volume draws a first rapid balance of damage, losses and needs for trade and industry after Matthew. It is framed around the government's intention to recentre its role as facilitator and support to private initiative in responding to the cyclone's damage and the further risks left in its wake.
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ÉVALUATION
DES BESOINS
POST CYCLONE
SECTEUR Commerce
1
Novembre 2016
Ministère du Commerce
et de l’Industrie
(MCI)
AVERTISSEMENT
L’évaluation des besoins du secteur commerce a été préparée par le
Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) et ses partenaires. Le
rapport final du secteur a été approuvé par Ministère du Commerce
et de l’Industrie (MCI) et est publié en ligne tel quel, dans sa version
non-éditée. Toute divergence avec le rapport global (PDNA) est
involontaire.
TABLES DES
MATIÈRES
1 R
2 C
3 E
4 P
5 I
ésumé
5
ontexte
9
ffets de l’ouragan
13
rincipaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
15
mpact humain et social dans le secteur commerce et l’industrie
19
8 P
9 S
10 M
olitiques sectorielles existantes et programmes majeurs
31
tratégie de mise en œuvre / plan d’action
27
éthodologie d’évaluation du secteur
35
4
1
RÉSUMÉ
Résumé
Le rapport PDNA du Ministère du Commerce et de l’Industrie est basé sur l’évaluation
rapide du DALA conduite avec les partenaires ( BID et BM) qui visait à évaluer
rapidement les dommages et pertes subis par le secteur commercial et industriel
dans les zones affectées. Renforcé avec des enquêtes additionnelles et les appuis
techniques du MPCE, il s’est concentré principalement sur les domaines du commerce
(Petit commerce, nano entreprises, TPE-Très petites entreprises, boutiques, magasins,
micro entreprises, PME) et l’agriculture incluant l’élevage, la pêche ; la restauration et
l’hôtellerie.
L’ensemble des dommages occasionnés par l’ouragan dans les entreprises des
zones affectées s’élève à près de HTG 6,266,550,349. Les pertes s’élèvent quant
à elles à environ HTG 7,171,824,485.4. Parlant de pertes, Il s’agit notamment des
variations de flux économiques dont les déficits de production, de stock Ce qui
fait un total de 13 439 377 834.5 gdes de dommages et pertes dans le secteur
Commerce et Industrie.
Les différentes activités industrielles qui existaient avant l’ouragan se concentraient sur:
la distillation du vétiver
la transformation du cacao et du café
la production de miel
la construction
L’exploitation des produits de la mer
les activités d’artisans (la menuiserie, boulangerie, soudure, couture, etc.)
et certaines activités liées à l’agro-alimentaire produit sur de petites échelles comme
la transformation de la canne à sucre, la production de beurre d’arachide, les
confiseries etc.
Dans le commerce de biens on retrouvait : dépôts de boissons gazeuses et/ou
alimentaires; les petites boutiques de vente de produits divers; les stands de vente;
les magasins; les marchands ambulants et les Madan Sarah.
5
Résumé
Dans les services commerciaux les activités suivantes ont été identifiées : l’hôtellerie
et/ou la restauration, jeux de hasard (« Borlette » et Gaguère), la construction,
l’intermédiation financière, le service de transport (ex. camionnette, mototaxi)
entreposage de produits divers (aliments, boisons, etc.) et communications (vente et
réparation de téléphonie cellulaire et de cartes de recharge), et la production d’eau
potable.
Tenant compte des dommages et des pertes qui totalisent 13 439 377 834.5 gdes ,
les besoins pour ce secteur sur une période de 4 ans sont dans l’ordre de
8,239,110,581.4 gdes. Ce montant reparti en deux catégories de besoins qui
compenseront les pertes sur une période :
1 : 01 an dans les deux premières phases de relèvement qui sont : l’émergence et la
relance avec un montant de 3 038 643 328.4
2 : 03 ans dans la phase de réhabilitation avec un montant de Gdes 5 200 467 253.00.
Tenant compte des priorités et face aux défis rencontrés dans ce secteur, il est
important que des stratégies d’insertion des entreprises informelles dans le système
soient définies en collaboration avec le secteur gouvernance et le soutien des
partenaires financiers. Cela va de boucher sur la formalisation des entreprises, la
formation à renforcer les capacités des entreprises à produire plus, à avoir une gestion
efficace, à créer plus d’emplois et à payer des droits et taxes qui augmenteront
l’assiette fiscale.
6
INTRODUCTION
L’enquête rapide du DALA sur laquelle ce rapport bâtit visait à évaluer rapidement
les dommages et pertes subis par le secteur commercial et industriel dans les zones
affectées. Elle s’est concentrée principalement sur les domaines du commerce (Petit
commerce, nano entreprises, TPE-Très petites entreprises, boutiques, magasins,
micro entreprises, PME) et l’agriculture incluant l’élevage, la pêche ; la restauration
et l’hôtellerie.
Alors l’évaluation actuelle comprend :
Enquêtes conduites par les cadres des SAE du MCI, des enquêteurs
additionnels et une Mission de suivi de l’Equipe conjointe BID/MCI
Analyse de l’Equipe conjointe MCI/BID/Banque Mondiale
Analyse et recommandations des experts au niveau du MPCE
L’impact de l’ouragan sur le secteur du commerce et de l’industrie de ces deux
départements ressort dans l’analyse des dommages et des pertes. L’ensemble
des dommages occasionnés par l’ouragan sur l’économie de la région s’élève
à près de HTG 6,266,550,349. Les pertes s’élèvent quant à elles à environ
HTG7,171,824,485.4. Il s’agit notamment des variations de flux économiques dont
les déficits de production, de stock et les ventes non réalisées.
7
8
2
CONTEXTE
Contexte
2.1 Contexte Environnemental et climatique
Durant les huit dernières années, Haïti a été frappé par des catastrophes dévastatrices
qui ont ralenti sa lente croissance économique. Au cours de l’été 2008, dans l’espace
d’un mois, les cyclones Fay, Gustave, Hanna et Yke, ont causés d’importants dégâts
dans les secteurs de l’agriculture, tourisme et construction. En 2010, le puissant
séisme du 12 janvier a provoqué une décapitalisation du secteur privé estimé à 5,722
milliards de dollars américains (PDNA 2010). En Octobre 2016, les 3 et 4 octobre
dernier, Haïti a été sévèrement frappé par le passage de l’ouragan Matthew. Les
départements de la Grand ‘Anse, du Sud, du Sud-est, des Nippes et du Nord-ouest
sont les plus touchés par la catastrophe.
Tableau de la Contribution des secteurs dans la croissance annuelle du PIB
Année
2011
2015
PIB
5.5%
1.7%
Secteur agricole
22%
20%
Secteur tertiaire
57%
56%
Secteur informel
-
56%
Sud et Grand-Anse
Ils sont deux départements limitrophes reliés notamment par le Parc Macaya ». Les
filières économiques vertes et la pêche en sont les principaux atouts. Il convient
de souligner des activités néfastes à l’environnement qui se font dans les deux
départements dont la coupe excessive des arbres au niveau du Parc National
Naturel Macaya et dans ses zones tampons, la seule forêt vierge en Haïti, riche en
biodiversités et en espèces endémiques. Selon le CIAT, les secteurs d’environnement
et de l’énergie sont indéniablement deux grandes priorités pour le développement
régional du Grand Sud.
9
Contexte
Pour répondre aux dégâts causés par le passage de Matthew et prévenir les nouvelles
menaces engendrées par les séquelles de l’ouragan, le gouvernement haïtien cherche
à recentrer son rôle de facilitateur et d’accompagnateur de l’initiative privée. Dans
ce panorama, sous la coordination de la Primature, en collaboration avec la Banque
Mondiale (BM) et la Banque interaméricaine de développement (BID), le Ministère du
Commerce et de l’Industrie (MCI) a dressé un premier bilan rapide des dégâts, pertes
ainsi qu’une estimation des besoins liés au passage de l’ouragan Matthew pour le
secteur commerce et industrie.
En plus de cette première évaluation sectorielle, la participation du MCI au
PDNA-Post Disaster Needs Assessment, qui est coordonné par le Ministère de la
Planification et de la Coopération Externe (MPCE), lui a permis de renforcer son
premier rapport d’évaluation en collectant des données additionnelles et en suivant
les recommandations faites durant les ateliers du PDNA.
Avec l’appui de la BID, le MCI continue une étude approfondie des dégâts et des
besoins causés par l’ouragan sur les entreprises. L’objectif de cette étude additionnelle
est de dresser un rapport détaillé sur les dégâts causés aux entreprises encadrées
par les programmes du MCI et des besoins en réhabilitation de ces entreprises.
Ledit rapport servira de guide au MCI et aux bailleurs de fonds qui financent lesdits
programmes pour définir ou recadrer leurs interventions, et d’assurer le suivi des
résultats.
2.4 Situation du secteur avant l’ouragan
Le secteur du Commerce et de l’Industrie n’a jamais été bien connu en Haïti, compte
tenu du niveau d’informalité dans le secteur privé. Conscient de cet état de fait, le MCI
a conduit un recensement d’entreprises en 2012 en vue de préparer une cartographie
globale des entreprises sur tout le territoire national. Les données recueillies de ce
travail constituent la source principale d’information sur les entreprises au niveau de
ce Ministère. Cette base de données couvre 66,500 entreprises. Ce recensement a
révélé les caractéristiques suivantes du secteur privé haïtien, dont :
Environ 8 sur 10 (81.6%) des entreprises haïtiennes sont orientées vers
l’achat et la vente de biens et services ;
Le niveau d’informalité est très élevé dans le secteur commerce et industrie,
soit plus de 90%.
Dans les départements les plus affectés par l’ouragan Matthew, soient la Grand
‘Anse, le Sud, les Nippes et le Sud-Est, ainsi que dans les communes affectées dans
l’ouest et le nord-ouest, les principaux secteurs dynamiques avant l’ouragan étaient
l’agriculture, la pèche, le tourisme, l’élevage et le petit commerce (l’achat et la
revente). Ces départements étaient très peu industrialisés. Les quelques activités
industrielles qui existaient se concentraient sur:
10
la distillation du vétiver
la transformation du cacao et du café
la production de miel
la construction
L’exploitation des produits de la mer
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur commerce
les activités d’artisans (la menuiserie, boulangerie, soudure, couture, etc.)
et certaines activités liées à l’agro-alimentaire produit sur de petites
échelles comme la transformation de la canne à sucre, la production de
beurre d’arachide, les confiseries etc.
Le recensement a révélé la prédominance de l’achat et revente comme activité
commerciale dans les différents départements géographiques du pays. Ce secteur
était surtout dominé par les activités de dépôts de boissons gazeuses et/ou
alimentaires; les petites boutiques de vente de produits divers; les stands de vente;
les magasins; les marchands ambulants et les Madan Sarah.
Les activités commerciales englobaient également différents services incluant
l’hôtellerie et/ou la restauration, jeux de hasard (« borlette » et gaguère), la
construction, l’intermédiation financière, le service de transport (ex. camionnette,
mototaxi) entreposage de produits divers (aliments, boisons, etc.) et communications
(vente et réparation de téléphonie cellulaire et de cartes de recharge), et la production
d’eau potable.
2.5 Lignes de base
L’évaluation des dégâts nécessitait une ligne de base. A cet égard, le rapport du
recensement de 2012 préparé par le MCI a été utilisé. Les données de ce rapport ont
été utilisées pour comparer la situation qui prévalait avant l’ouragan et celle d’après.
11
12
3
Effets de l’ouragan
Effets de l’ouragan
3.1 Calcul des dommages et des pertes
Afin de mesurer l’impact de l’ouragan sur les entreprises commerciales et
industrielles (incluant celles du secteur informel), le MCI a effectué une enquête
dans la Grand ‘Anse, le Sud, le Sud-Est, les Nippes et certaines communes affectées
dans le département de l’Ouest (Grand-Goâve, Léogane, Kenskoff ), et le Nord’Ouest
(Môle Saint Nicolas). Un échantillon de commodité de 521 entreprises du secteur
commerce et industrie ont répondu dans un premier temps aux questions des
enquêteurs. Lors de la collecte d’informations additionnelles l’échantillon est passé
de 521 à 967 entreprises ayant répondu aux questions du formulaire préparé à cet
effet. La majorité de ces entreprises sont micros entreprises, soit 90% ; et le reste des
Petites et Moyennes Entreprises (PME), représentant environ 10% de la population
statistique globale1 .
Dans le cadre de ce rapport, on considère que ces changements de flux économiques
peuvent s’étaler sur une période de six (6) mois.
3.2 Analyse des Dommages
La quasi-totalité de l’échantillon (967 entreprises) a subi des dommages aux locaux,
équipements ou stocks. Le dommage le plus mentionné était celui du stock dans
les dépôts qui étaient détruits par les inondations, soit du riz, de la farine, du sucre,
etc. Les produits réfrigérés comme les poulets, la viande ont été vite avariés après
deux jours sans électricité. Des clôtures et murs de certains bâtiments commerciaux
ont été effondrés par soit par le vent ou les inondations. Pour les 521 entreprises
répondant à l’enquête, le coût global des dommages est de 160,144,832.6 HTG
, soit une moyenne de 307 365 gdes par entreprise. Pour avoir une estimation
globale pour l’ensemble des entreprises, on multiple par 20,387 2. Le montant des
dommages peut être dès lors estimé à 6,266,550,349 HTG.
1
Pour les besoins de cette étude, on considère comme Micro-entreprise toute entreprise employant moins de 10 personnes et ayant un chiffre d’affaire annuel
de moins de 1 983 000 Gdes et comme PME celles qui emploient entre 10 et
100 personnes avec un chiffre d’affaire compris entre 1 983 000 et 11,100,000.00
Gdes.
2
20,387 représente le total des entreprises des zones affectées selon le Recensement des Entreprises réalisés par le MCI en 2012.
13
Contexte
3.3- Analyse de Pertes
Certaines infrastructures du secteur de l’eau ont été détruites par l’inondation,
engendrant des pertes de production. Cependant, ces pertes n’ont pas un effet
significatif sur la valeur ajoutée du secteur.
L’enquête rapide a révélé que 57% des entreprises ont repris leurs activités
économiques en dépit des dommages et pertes qu’elles ont enregistrées. Pourtant,
la plupart d’entre elles ne savent pas dans combien de temps elles retourneront
complètement au niveau pré-ouragan. Le chiffre d’affaires annuel moyen de 2015
déclaré pour 507 répondants était de 703,666.7 HTG , soit une moyenne de Gdes
58 638.9 par mois. Si l’on prévoit une période moyenne de 6 mois pour la reprise
complète des activités, nous calculons ainsi le total des pertes : 351 833.4 gdes
(revenu mensuel moyen x 6 mois) x 20,387 = 7172 827 485.5 gdes
Malheureusement, les hausses de prix constatées ne sont pas incluses, vu la courte
durée de l’évaluation. Cependant, les entrevues montrent que les coûts de l’énergie,
le transport et les intrants, entre autres, ont tous augmenté de 5% jusqu’à 20%.
Tableau de la Synthèse de Coût des dommages et pertes occasionnés par
l’ouragan (Gourdes )
Secteur
Commerce et
industrie
14
Dommages
Pertes
6 266 550 349
7172 827 485.5
Total (dommages et
pertes)
13 439 377 834.5
4
PRINCIPAUX OBJECTIFS DE
RELEVEMENT ET BESOINS
DU SECTEUR
Principaux objectifs de relèvement
et besoins du secteur
Du fait que la situation socio-économique dans les zones affectées après le passage
du cyclone soit préoccupante, la recapitalisation des entreprises va occuper une
place grandissante dans les opérations du Gouvernement et notamment du
Ministère du Commerce et de l’industrie.
L’objectif est d’orienter les actions et interventions stratégiques afin qu’elles puissent
contribuer à protéger des millions de personnes, leurs moyens de subsistance mais
aussi à réorganiser le petit commerce et renforcer les entreprises de tous types en
vue de préserver la croissance dans les secteurs socioéconomiques clés.
Le Ministère du Commerce et de l’Industrie a défini un plan d’Action sectoriel de
pour accompagner les familles et entreprises du secteur dans les zones sinistrées.
Et ce, tout en explorant les complémentarités et opportunités avantageuses avec
l’Agriculture et le tourisme pour la mise en œuvre de stratégies et d’interventions
trans-sectorielles (par exemple, par le biais d’emplois et d’activités génératrices de
revenus dans les efforts de reconstruction.
15
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
4.1 Tableau 3 : Estimation des besoins
périodes
De Novembre 2016 à Septembre 2017
Total (dommages et pertes) suivant le Rapport de
l’Evaluation rapide des Dommages et des Pertes
et estimation préliminaires des besoins financiers
13 439 377 834.5 gdes
suivant la méthodologie DALA
dommages + pertes moyens par entreprises
zones géographiques couvertes par le plan
671 968.9 gdes
Grand Anse, Sud, Nippes, Sud-Est,
Ouest, Nord-Ouest
Pèche, Tourisme, Elevage, Agriculture,
secteurs d’interventions clés
Commerce (Achat et revente)
Madan Sarah, petits commerces
(marchands ambulants, Petites
boutiques, Stands de vente) magasins,
principaux bénéficiaires vises
nano entreprises, TPE, Micro
entreprises, PMES, Industries de grande
taille.
financement total sollicite
3 038 643 328.4 gdes
Relance a court et moyen terme + imprévus et
( 2 284 694 231.6 +753 949 096 .8)
services au MCI
Nombre d’entreprises a toucher éventuellement
3400 entreprises
avec des pertes + dommages
équivalant a 671 968.9
4.2 Tableau de répartition des 3400 entreprises touchées par
département incluant les dommages et pertes et le nombre de femmes
Valeur total
des dommages
et pertes
Valeur des
dommages et pertes
chez les entreprises
femmes touchées
Besoin total de
financement
Besoin de
financement des
entreprises de
femmes
Départements
Nbre
Nbre
d’entreprises
de
touchées
femmes
Grand-anse
993
468
667 265 117.7
313 755 605.3
667 265 117.7
313 614 605.3
Sud
1079
507
725 054 443.1
340 775 588.2
724 054 443.1
340 775 588.2
Nippes
622
292
417 964 655.8
196 443 388.2
416 964 655.8
196 443 388.2
Sud-est
186
87
124 986 215,4
58 743 521.2
124 595 896.8
58 743 521.2
Les
communes
sélectionnées
de l’ouest
316
148
212 342 172,4
99 800 821
211 342 172,4
99 800 821
Les
communes
sélectionnées
du nord-ouest
204
96
137 081 655.6
64 428 378.13
136 081 655.6
64 428 378.13
753 949 068 .4
354 356 075.5
3 038 643 328.4
1428162 364.3
Imprévus et services au MCI
Total
16
3400
1598
2 284 694 260
1 073 806 302
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur commerce
4.3 Tableau des activités économiques identifiées
4.4 Tableau : Besoin de relèvement pour le secteur du Commerce et de l’Industrie
Périodes
Court terme
( 3mois)
Activités
Périodes
Besoins totaux de
relèvement
Dons financiers, remplacement d’actifs, création d’emplois
temporaires (cash for work), projets d’infrastructure, projets de
microfinance, Projets de protection contre les risques et désastres
(assurances), planification à moyen et long terme
Recapitalisation des Entreprises
Moyen terme
(9mois)
Développement d’infrastructures basées sur les ressources locales,
projets habituels de microfinance, études de base locales, conseil
aux gouvernements locaux.
12 mois
3 038 643 328.4
1 à 3 ans
5 200 467 253
Formation et sensibilisation à la formation et à la création
d’entreprises locales avec un pourcentage de 50% au moins de
femmes.
Réhabilitation et Reconstruction
Exécuter un Programme de Réhabilitation et Reconstruction
englobant entre autres :
Long terme (1
a 3ans)
un fonds d’investissement spécial pour les départements affectés
pour pouvoir donner des prêts à des taux avantageux. Ce fonds
qui logé dans des institutions financières partenaires pourrait
servir à recapitaliser les entreprises déjà encadrées et d’autres non
encadrées, notamment pour la réparation et le remplacement des
stocks, infrastructures et équipements.
17
18
5
Impact humain et social
Dans le commerce et l’
Industrie
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteurImpact humain et social dans le secteur dans le commerce et l’
5.1 Impact économique dû à l’ouragan
Globalement, le secteur du commerce et de l’industrie a subi des dommages et des
pertes avoisinant les 13, 436, 341,797 HTG (Equivalant US$ 203, 303,704). Les dégâts
recensés varient d’une commune à d’autres suivant la puissance du passage de
l’ouragan dans le département. Il faut noter que les dommages et pertes conduisant
à une diminution des activités voir l’arrêt pour certaines entreprises entrainent
avec des pertes d’emplois considérables, dans la mesures où beaucoup d’autres
personnes vivaient directement ou indirectement de l’activité des entreprises.
Il est très important de souligner que ces chiffres ne représentent qu’une estimation
effectuée à partir des données fournies (chiffres ou description des biens et services
affectés) par des entrepreneurs desdits départements généralement sur la base de
leur mémoire, étant donné que la plupart d’entre eux n’ont aucun système formel
de gestion ou d’information qui leur permettraient de faire des estimations précises.
5.2 Impact humain et social
L’ouragan Matthew a eu des impacts importants sur les femmes et les hommes des
zones affectées. Les propriétaires d’entreprises ayant subi les pertes et dommages se
voient décapitaliser ; ce qui entraine la perte de revenus qui peut déboucher sur la
baisse du niveau du niveau de vie sinon retour à la pauvreté extrême dans le cas des
petits commerçants.
Les employés des entreprises qui ont arrêtés leurs activités se trouvent dans le
chômage immédiatement, non seulement le niveau de vie de ces ménages décroit,
cette nouvelle situation qui oriente vers la pauvreté extrême dans certains cas
emmène avec elle, la migration interne, la prostitution, la délinquance etc.
19
20
6
PrioritÉs du secteur
21
22
7
Défis DANS LE SECTEUR
Défis dans le secteur
23
24
8
Politiques sectorielles
existantes et programmes
majeurs
Le secteur commerce et industrie
L’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires qui a débuté en 1986
s’est amplifiée en 1996 avec l’adhésion d’Haïti à l’OMC, affectant ainsi profondément
l’économie haïtienne. Loin de favoriser la croissance, la libéralisation commerciale
a entraîné le déclin du secteur industriel. Des entreprises agro-industrielles se sont
progressivement transformées en entreprises commerciales importatrices de biens
de consommation très souvent subventionnés par les pays producteurs. Ces biens
vendus en dessous des prix de production ont envahi le marché national, provoquant
la déstructuration du secteur agricole, et particulièrement le secteur rizicole. Tout
ceci a des conséquences non négligeables à la fois sur le plan interne et externe.
Dans le premier cas, l’exode rural et subséquemment la bidonvilisation s’accentuent
; et dans le second cas l’émigration des travailleurs Haïtiens, principalement vers les
États-Unis d’Amérique, s’accroît.
Par ailleurs, on assiste à une stagnation de l’investissement étranger dans le pays,
contrairement aux résultats escomptés. Ainsi, le Gouvernement souhaiterait que
les travailleurs réduits au chômage du fait de la libéralisation puissent être pris en
considération lors des nouvelles négociations.
Depuis 2012, le MCI à travers sa politique sectorielle et soutenu par des partenaires
internationaux tels que, l’Union Européenne, le BID et la Banque Mondiale implante
des programmes visant à augmenter la volonté des entrepreneurs et potentiels
à rentrer dans le circuit de l’entreprenariat afin de palier aux différents problèmes
socio-économiques qui empirent les conditions de vie de l’Haïtien chez lui. Ces
programmes qui pour le mieux visent à renforcer la capacité institutionnelle du
MCI s’ajoutent aux différentes directions et services qui existaient déjà en terme de
régulation du Commerce et de l’Industrie. Ils encouragent d’une part l’investissement
et la création de PME dans le but de réduire l’informalité dans laquelle les entreprises
qui existent, fonctionnent. On compte comme programmes qui existent déjà :
1.
Le programme de Soutien au Petites et Moyennes Entreprises (PSME) qui
accompagne les entreprises déjà en fonction non seulement à se formaliser,
mais aussi à obtenir un support technique et financier en partenariat avec
des institutions financières quant à la gestion de leurs entreprise et à son
financement.
25
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
2.
Les Micro Parcs Industriels est un programme qui vise à doter les régions du
Pays d’un micro parc qui encouragerait l’industrialisation, la manufacture,
en particulier l’agro-industrie et l’investissement dans les régions du pays.
3.
Le Service d’Appui aux Entreprises (SAE), financé par la BM à travers le
projet de Développement des Affaires et des Investissements (PDAI),
accompagne les producteurs et entreprises régionales dans des filières
spécifiques prenant en compte toute la chaine de valeur de la production
à l’exportation. Ce programme vise à augmenter la compétitivité de ces
entrepreneurs en les donnant l’assistance à ajouter plus de valeur à leurs
produits et d’atteindre des nouveaux marchés.
4.
Le SAEF ( Service d’Aide aux Entreprises et de Formation) nouvellement
crée au Centre du Développement de l’Entreprise du MCI (CDE) répond
à un besoin d’accompagnement technique, soit la formation des
entrepreneurs et chefs d’entreprises pour renforcer leurs capacités de
gestion afin d’augmenter la capacité de croissance des entreprise et de
réduire les risques de faillite et les autres conséquences de la mauvaise
gestion des entreprises.
5.
Le programme Accélérateur, oriente les potentiels entrepreneurs vers
le démarrage de leurs entreprises en les encourageant à rentrer dans le
secteur agro-industrie qui est une porte de développement des chaines
de valeur.
Des mesures visant à régulariser le commerce et l’industrie sont en cours. Pour cela
le Bureau de Normalisation Haïtien(BHN) et la Direction du Contrôle de Qualité et
de la Protection des Consommateurs (DCQPC) sont crées en réponse à ce besoin.
26
9
STRATÉgie de mise en ŒUVRE
/ plan d’action
9.1. Actions à court terme (1 à 3 mois)
1.
Octroyer des dons sous forme de voucher, en collaboration avec des
organisations locales, pour la recapitalisation des micro-entreprises et des
PME productrices, principalement pour le renouvellement des stocks, le
remplacement des équipements, et la réparation des locaux.
2.
Réorienter tous les programmes d’appui aux entreprises du MCI pour
pouvoir venir en aide aux entrepreneurs des régions affectées par l’ouragan.
Cela implique que :
Le MCI amende les critères d’éligibilité à ses programmes, notamment
le SAEF et l’Accélérateur pour pouvoir assister les entreprises affectées.
Le MCI déclenche la composante d’urgence dans le projet PDAI
afin d’aider les entrepreneurs préenregistrés dans les filières qui se
trouvent dans les départements affectés. Suite à une enquête de tous
les entrepreneurs dans la base de données du projet, il sera possible
d’effectuer des transferts monétaires pour couvrir des dommages et
des pertes subis dans les filières.
Tous les bailleurs de fonds adoptent une supervision ex-post pour la
gestion financière et les passations de marchés desdits programmes.
3.
Faire un plaidoyer auprès des institutions financières pour qu’elles accordent
un moratoire de 6 mois sur les prêts pour les hôtels des départements du
sud et de la Grande-Anse.
4.
Exécuter un Programmes d’Emplois d’Urgence et Activités Génératrices de
Revenus pour les communautés sinistrées.
9.2 Actions à moyen terme (4 à 12 mois)
1.
Mettre en œuvre un Programme de Relance du secteur productif dans les
zones touchées incluant entre autres :
27
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
Services de développement d’entreprises aux entrepreneurs : un
accompagnement technique des entreprises pour la mise en place des
bonnes pratiques de gestion; une politique publique incitative pour la
formalisation des entreprises ;
Collaboration avec les institutions financières pour fournir des produits
financiers adaptés aux besoins des entrepreneurs.
Appui à la création d’une industrie moderne de la pêche, en collaboration
avec le Ministère de l’Agriculture et la BID, en créant des centres de
formation, d’achat d’équipements, de conservation et de vente des fruits
de mer.
9.3 Actions à long terme (1 à 3 ans)
Recapitalisation des Entreprises
Développement d’infrastructures basées sur les ressources locales,
projets habituels de micro finance, études de base locales, conseil aux
gouvernements locaux. etc.
9.4 Tableau Plan de relèvement
Phase D’Emergence
Intitulé du projet
Programmes d’Emplois d’Urgence et Activités Génératrices de Revenu à petite échelle pour les communautés
sinistrées
Objectif
Restauration des moyens de subsistance pour les populations touchées, les ménages vulnérables et création
des opportunités pour remplacer les pertes et les revenus diminués des entreprises.
Bénéficiaires
Profil des Actions
et Interventions
stratégiques
Tous types d’entreprises et activités génératrices de revenus appartenant aux hommes et aux femmes (50%).
Nature de
l’Action
Institutions
Responsabilité
Calendrier
Définir les rôles et responsabilités
des institutions dans la mise en
œuvre du Plan et fournir les inputs
à la préparation du document de
résultats.
24-31 Octobre
Dresser liste des besoins en
équipement et stock à court / long
terme.
1-8 Novembre
Concevoir un
document de
programme qui
intègre
a) un cadre
stratégique
d’intervention
b) un cadre de
résultats et de suivi
évaluation de la mise
en œuvre du Plan de
relèvement. Initier
l’exercice avec tous les
partenaires intéressés.
Mener une évaluation
des besoins et une
étude de faisabilité
pour élaborer un plan
de relèvement en
matière de réponse
aux catastrophes.
28
Institutionnel
MCI
MCI
Institutionnel
et
Partenaires
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur commerce
Phase D’Emergence
Mobiliser le secteur
privé et la société
civile à s’impliquer
dans la préparation
et la réponse aux
catastrophes
MCI
Institutionnel
et
Etablir dialogue et partenariat public
privé
1-8 Novembre
Mettre en place des outils
opérationnels de coordination
des acteurs et de suivi du Plan en
fonction de la répartition des rôles et
responsabilités.
4 Novembre
Partenaires
Clarifier la répartition
des rôles et la
responsabilité de
chaque partenaire
impliqué dans la
mise en œuvre des
composantes et
activités du Plan.
Institutionnel
Créer une base
de données
des entreprises
bénéficiaires dans les
zones sinistrées
Institutionnel
MCI
Mettre en place un système pour la
base de données.
Identifier les groupes
cibles prioritaires
et déterminer les
interventions les
plus efficaces pour le
relèvement
Institutionnel
MCI
Dresser liste des groupes et un
programme d’interventions
Identifier les caisses
populaires des zones
affectées
Financier
MCI
Dresser la liste des caisses populaires
Dresser une liste
définitive des
bénéficiaires par
secteur et par
catégories
Institutionnel
MCI
Définir le bénéficiaire et valider la liste
avec les partenaires locaux.
30 Novembre
Identifier et établir des
partenariats avec des
Organisations qui font
le « cash transfer » et
« cash for work »
Institutionnel
MCI
Signature de protocoles d’accord
3-11 Décembre
Renforcer la Direction
des SAE dans son rôle
de coordination et
de mise en œuvre du
Plan.
Institutionnel
MCI
Renforcer les capacités des agents sur
le terrain
3-15 Décembre
Renforcer les
capacités des
structures en charge
du contrôle.
Institutionnel
MCI
Renforcer les capacités de leadership.
3-15 Décembre
MCI
et
Partenaires
17- 21
Novembre
21-28 Novembre
24 -30
Novembre
29
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
Phase D’Emergence
Renforcer l’approche
communautaire
dans le Plan. Engager
les administrations
locales et les
acteurs locaux, par
des formations et
des campagnes
d’information.
Politique
Assurer le
financement aux
fournisseurs dans les
régions affectées pour
l’approvisionnement
des dépôts
MCI
MCI
Organiser les rencontres d’échanges
et les séances de formation.
3-30 Décembre
Mettre des lignes de financement
disponibles au bénéfice des
fournisseurs dans les régions
8-30 Décembre
Mettre à disposition les bons-Stock
15 Décembre
Mettre en place un
système de bon-stock
ou cash transferts*
Prise en compte
des entreprises
endettées, Le voucher
dons peut servir
à payer les dettes
pour un possible
renouvellement
auprès de l’institution.
Financier
MCI
Et partenaires
Délai d’Exécution
1 à 3 mois
Couverture
géographique
Communautés sinistrées et vulnérables sur le territoire
Cadre de Résultat
1300 ménages pauvres dans les zones rurales sont capables de générer des revenus grâce à des programmes
d’emploi d’urgence et l’attribution de subventions ponctuelles pour l’acquisition de stocks pour l’entreprise
dans les 3 prochains mois. Au moins 30% de femmes (environ 2000 personnes) bénéficient indirectement du
projet.
Couts des
Interventions
Financier
Budget gdes
269 553 684.8
Partenaires
* Une étude approfondie sera faite pour déterminer la faisabilité et les meilleurs
moyens de mise en œuvre de cette activité.
30
Décembre
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur commerce
Phase de Relance
Intitule du Projet
Objectif
Bénéficiaires
Actions et Interventions
stratégiques
Niveau auquel ces activités
devaient être entreprises
Relance du secteur productif dans les zones touchées.
Recapitaliser les entreprises et stimuler l’activité économique.
Acteurs du secteur prive : familles et entreprises des zones touchées
par la perte de revenus
Nature de l’Action
Institutions
Responsabilité
Village/quartier
Capitaliser les expériences et
Construire et actualiser une
études menées par les différents
base de données sur le
acteurs et partenaires avant
Institutionnel
MCI
projet, études et expériences
lancement de toute nouvelle
concernant la gestion du
initiative.
fonds.
Mettre en place des mécanismes
Créer un fonds national
financiers pérennes, simplifiés
d’urgence et de relèvement
et accessibles rapidement
(FNUR) et disposer d’outils
mobilisables pour le financement
des entreprises.
Calendrier
Financier
Bailleurs
financiers diversifies (garanties,
prêts concessionnels et
02-20 Décembre
02-25 Janvier 2017
assistance technique aux
prêts, à des conditions plus
bas que le marché.
Promouvoir l’adoption d’un
manuel de mobilisation et
d’utilisation du fonds d’urgence
qui vise à clarifier et diligenter les
Instituer le manuel de
Institutionnel
MCI
procédures de mobilisation et
procédures pour la
mobilisation et l’utilisation des
02-15 Janvier
fonds.
d’utilisation des ressources.
Cette intervention vise à
contribuer au redémarrage
de l’activité économique
Etablir une ligne de crédit
dans les zones sinistrées,
à la Banque Centrale de la
République d’Haïti (BRH)
pour le refinancement de la
BRH
Financier
refinancement des prêts
Bailleurs
reconstruction du secteur privé
en permettant d’assurer le
8-15 Janvier
consentis aux victimes de
la catastrophe (particuliers,
dans les zones affectées.
artisans, entreprises) et au
rétablissement de conditions
de vie satisfaisantes
Déterminer les priorités
d’interventions les plus efficaces
MCI
sur la base d’une approche
transversale et multi agence
d’évaluation des besoins en
matière d’impacts économiques
Partenariat
et
Etablir le programme
8-22 Janvier
Partenaires
et des moyens de subsistance.
31
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
Phase de Relance
Recapitalisation des groupes
cibles clients des caisses
populaires
Initier un programme de
reconversion dans des secteurs
à hautes potentialités pour des
entrepreneurs incapables de
continuer à exercer le métier
originel
Financier
Caisses
Populaires
MCI
Politique
Chambres de
commerce
régionales
Créer des activités
génératrices de revenus à
court terme pour réduire la
dette des petits commerçants.
08-22 Janvier
Travailler en synergie avec
les chambres de Commerce
régionales ; les directions
départementales ; les Unités
des SAE pour i) pour identifier
des secteurs porteurs
capables d’absorber ces
entrepreneurs ; ii) identifier
des entrepreneurs à réorienter
vers d’autres secteurs
d’activités.
15-22 Janvier
Créer des activités
génératrices de revenus à
court terme pour augmenter
les revenus.
01 Février-15 Avril
Recapitalisation de nouvelles
entreprises à travers les micros
finances
Financier
Caisses
populaires
Promouvoir les micros
entreprises/petites et moyennes
entreprises à l’aide des
programmes de formation en
entrepreneuriat, de micro finance
sur la base des conclusions et
recommandations de l’évaluation.
financier
MCI
Mettre en œuvre le
programme
15 Mars-30 Avril
Soutenir la récupération des
micros entreprises à travers la
formation et les incitations de
micro finance où au moins 50%
sont des femmes.
Institutionnel
MCI
Mettre en œuvre le
programme
15 Mars-30 Avril
Stimuler l’économie informelle,
le petit commerce et autres
possibilités d’emploi et la
réhabilitation des microentreprises, et promouvoir les
possibilités alternatives des
revenus ruraux grâce.
Institutionnel
MCI
Mettre en œuvre le
programme
15 Mars-30 Avril
Réaliser des études de marché
pour lier l’offre à la demande et
veiller à la fixation des prix.
Institutionnel
MCI
Recruter le consultant pour
réaliser l’étude
20 Mars-30 Avril
Cadre de résultats
1200 ménages pauvres, avec au moins 50% femmes, sont engagés dans des micro-entreprises et
des activités de petit commerce et sont en mesure de récupérer leurs activités économiques par
le crédit. (Environ 3000 personnes peuvent bénéficient indirectement du crédit).
Délai d’exécution
1 à 6 mois
Couverture géographique
Toutes les zones sinistrées.
Budget
2 769 089 643.6 gdes
32
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur commerce
Analyses de Risques:
Les propositions qui suivent concernent en particulier les interventions de
réhabilitation-reconstruction qui doivent être engagées sur des périodes
suffisamment longues pour mériter une approche plus particulièrement
contextualisée. Elles suscitent des discussions sur une catégorie de situations
d’exception méritant des dérogations au Manuel des procédures opérationnelles
des bailleurs.
Phase de Relevement
Long terme (1 an à 3 ans)
Action
Nature de l’Action
Institutions
Responsabilité
Calendrier
Rapport d’Evaluation
Evaluation PDNA
Institutionnel
GVT
Engagement de
Avril
consultant
Recommandations
GVT
Rapport Consultant
Avril
Institutionnel
GVT/Bailleurs
Rapport Consultant
Avril
Institutionnel
GVT/Bailleurs
Rapport Consultant
Avril
Table des bailleurs
Financier
GVT
Fonds
Avril
Intervention
Institutionnel
GVT
Projets
Avril
Budget long terme (1 à 3 ans)
5 200 467 253
Niveau auquel ces activités
devaient être entreprises
Institutionnel
Village/quartier
Offrir des possibilités d’emploi et
de revenus pour les populations
touchées par le biais de la
réhabilitation des infrastructures, du
Commerce et de production par une
approche « HIMO »
Élaborer un plan de mise en œuvre
des projets prioritaires au potentiel
maximum pour la création d’emplois
et de revenus grâce à une approche
« HIMO ».
33
34
10
MÉTHODOLOGIE
D’EVALUATION DU SECTEUR
Méthodologie d’evaluation du secteur
le présent Rapport d’Evaluation des Dommages, Pertes et Besoins Après Désastres
PDNA, suite au passage de l’ouragan Matthew en Haïti, s’appuie sur les résultats du
Damage and Loss Assessment (DALA) pour le secteur du commerce et industrie,
préparé par une équipe du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) avec l’appui
de la Banque Mondiale et de la Banque Interaméricaine de Développement (BID).
Renforcé par le Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE),
le MCI a préparé ce rapport du PDNA conjointement avec eux pour le secteur du
commerce et industrie, ce qui approfondie le travail du DALA afin de présenter les
dommages, pertes et un plan de relèvement pour le secteur.
L’enquête rapide initiale, dans le contexte du DALA, a été effectuée par une équipe
mixte composant les Services d’Appui aux Entreprises (SAE) et des enquêteurs
additionnels, guidé par un comité de pilotage du MCI avec l’assistance technique de
la Banque Mondiale et la Banque Interaméricaine de Développement en Haïti. Cette
enquête a été conduite du 15 au 19 Octobre 2016 dans les départements : du Sud, de
la Grand-Anse, du Sud-est, des Nippes ; et dans certaines communes de l’Ouest et du
Nord-ouest. Le résultat de cet enquête a été utilisé pour le rapport gouvernementale
« L’évaluation rapide des dommages et des pertes occasionnés par l’ouragan
Matthew et éléments de réflexion pour le relèvement et la reconstruction ».
L’exercice du PDNA présente un certain nombre d’avancées à bien des égards :
En termes de coordination et de coopération : Sous la Coordination
du Ministère du Commerce et de l’Industrie, la Banque Mondiale et la
Banque Interaméricaine de Développement ont fédéré leurs efforts afin
de contribuer à cette évaluation conjointe dans un premier temps. Cette
première évaluation sert de base pour son approfondissement sous la
supervision du Ministère de la Planification et de la Coopération externe.
Une approche adaptée aux réalités du contexte haïtien: En plus de
l’évaluation des dommages et des pertes, qui constitue habituellement la
partie centrale de ce type d’évaluation, une analyse des besoins a permis
de dresser un plan d’actions et de relèvement du secteur.
35
Méthodologie d’evaluation du secteur
Une estimation de l’impact global du désastre : Le travail accompli par le
groupe nous permet de mesurer l’impact sur le développement socioéconomique des zones affectées et les besoins financiers pour leur
réhabilitation.
L’évaluation des besoins et la budgétisation des activités : Cette
approfondissement du premier travail réalisée permet de planifier avec
efficacité les réponses nécessaires et leurs applications au relèvement
dans les secteurs. la corrélation des secteurs au niveau des interventions
permettent aux institutions de comprendre la nécessite de se mettre
ensemble dans cet exercice ainsi que de concilier leurs interventions afin
d’éviter les doublons des activités au sein des institutions pour les mêmes
bénéficiaires.
10.1 Coordination et supervision
L’évaluation a été coordonnée par le MCI à travers un comité multi-institutionnel de
pilotage composé de représentants du MCI, de la Banque Mondiale et la BID qui
ont fourni un support logistique, financier et technique à l’évaluation. Les Experts
du MPCE ont renforcé les premières évaluations par leurs recommandations et
orientations
10.2 Couverture géographique
L’évaluation a été portée sur les entreprises situées dans les communes des
départements du Sud, Grand ‘Anse, Sud-est, les Nippes, et certaines des communes
touchées du Nord-Ouest et de l’Ouest. Ces six départements ont été ciblés parce
qu’ils sont considérés comme étant les plus affectés par le passage de l’ouragan
Matthew.
10.3 Sources d’informations
Les acteurs consultés sont des:
36
Représentants des chambres de commerce au niveau départemental et
central ;
Représentants du MCI sur le terrain (directions départementales et les
cadres du SAE ;
Représentants des collectivités territoriales : Délégués, maires des
communes ;
Chefs d’entreprises choisis à partir de la base de données du MCI ;
Enquêtes effectuées dans les communes affectées.
Caisses populaires et coopératives ;
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur commerce
COMPARAISON DES DOMMAGES ET PERTES
ENTRE LES SECTEURS ECONOMIQUES
Secteur primaire:
Tous les sous-secteurs du secteur primaire ont été affectés par l’ouragan. Le soussecteur agricole a été le plus touché du fait des pertes dans l’emblavure de cultures
vivrières et de rente ainsi que le bois. L’élevage et la pêche n’ont pas été épargnés
par les effets des inondations. Plusieurs milliers de têtes d’animaux sont morts par
noyade (bœufs, chèvres, cheval et mouton etc.) et d’importantes quantités de
poissons ont été perdues par la destruction de quelques faibles infrastructures
piscicoles existantes (Aquin).
Secteur secondaire:
L’impact de l’inondation sur le secteur secondaire est négligeable. L’industrie (vétiver)
n’a pas été significativement touchée par l’ouragan. Toutefois, la transformation
artisanale des produits vivriers devrait également connaître une baisse par rapport à
la situation avant l’ouragan en raison de la baisse de la production agricole.
Secteur tertiaire :
L’effet de l’ouragan sur le secteur des services passe notamment par la baisse des
marges des commerçants liée à une diminution de leur activité. Le secteur du
transport ainsi que celui des autres services, y compris le tourisme et l’artisanat, ont
été également affectés par les effets de l’ouragan. Des milliers d’entreprises opérant
dans lesdits départements ont été entièrement détruites ou endommagées, rendant
impossible l’accès de la population locale aux biens et services délivrés par ces
entreprises.
37
Méthodologie d’evaluation du secteur
ANNEXE 1 : Les communes et section Communales de la Grande Anse des interventions
DEPARTEMENT DE LA GRAND’ANSE
•
•
•
•
•
•
•
38
Commune de Dame Marie
o
1ère Sect. Bariadelle
o
4ème Sect. Petite Rivière
o
5ème Sect. Baliverne
Commune de Chambellan
o
1ère Sect. de Dejean
o
2ème Sect. de Boucan
Commune de Moron
o
1ère Sect. Anote ou 1ère Tapion
o
2ème Sect. Sources Chaudes
o
3ème Sect. L’Assise ou Chameau
Commune des Abricots
o
1ère Sect. Anse du Cler
o
2ème Sect. Balisiers
o
3ère Sect. Danglise
o
4ère Sect. La Seringue
Commune d’Anse d’Hainault
o
1ère Sect. Grandoit
o
2ème Sect. Boudon
o
3ème Sect. Ilet à Pierre Joseph
o
4ème Sect. Mandou
Commune de Roseaux
o
1ère Sec. Carrefour Charles ou Jacquin
o
2ème Sect. Fond Cochon ou Lopineau
o
3ème Sect. Grand Vincent
o
4ème Sect. Les Gommiers
Commune de Beaumont
o
1ère Sect. Beaumont
o
2ème Sect. Chardonnette
o
3ème Sect. Mouline
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur commerce
•
•
•
•
•
Commune de Corail
o
1ère Sect. Duquillon
o
2ème Sect. Fonds d’Icaque
o
3ème Sect. Champy (Nan Campèche)
Commune des Irois
o
5ème Sect. Matador (Jorgue)
o
6ème Sect. Belair
o
7ème Sect. Garcasse
Commune de Dame Marie
o
2ème Sect. Dallier
o
3ème Sect. Désormeau
Commune de Jérémie
o
1ère Sect. Basse Voldrogue
o
2ème Sect. Haute Voldrogue
o
3ème Sect. Haute Guinaudée
o
4ème Sect. Basse Guinaudée
o
5ème Sect. Ravine à Charles
o
6ème Sect. Iles Blanches
o
7ème Sect. Marfranc ou Grande Rivière
o
8ème Sect. Fond Rouge Dahere
o
9ème Sect. Fond Rouge Torbeck
Commune de Bonbon
o
•
1ère Section de Désormeau ou Bonbon
Commune de Pestel
o
1ère Sect. Bernagousse
o
2ème Sect. Espère
o
3ème Sect. Jn Bellune
o
4ème Sect. Tozia
o
5ème Sect. Duchity
o
6ème Sect. Les Iles Cayemittes
39