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Republic of Haiti
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(2021-08) State of Water Resources: Assessing Climate Change Impacts on Water Resources

(2021-08) State of Water Resources: Assessing Climate Change Impacts on Water Resources

United Nations Development Programme (UNDP) 2021 152 pages
Summary — An inventory and vulnerability assessment of Haiti's water resources under climate change, produced under the National Adaptation Plan project. It sets out the method and definitions, then Haiti's hydrographic divisions — major watersheds and hydrographic units, regions and districts — before mapping the actors involved in water resource management and climate change and proposing a model framework for coordination among them, including the phases and structure such a framework would take.
Topics
Water & SanitationEnvironment
Geography
National
Time Coverage
2021 — 2021
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RAPPORT SUR L´ÉTAT DE LIEUX DES RESSOURCES EN EAU ÉVALUATION DE L’IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (CC) SUR LES RESSOURCES EN EAU ET L’APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES SOLUTIONS NOVATRICES Projet PNA AOÛT 2021 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Analyse de vulnérabilité des ressources hydriques aux cc incluant les impacts des cc à l´horizon 2050 et les impacts de l´évolution des ressources hydriques sur d´autres secteurs (agriculture, énergie, transport et communications, santé); et les mesures d´adaptation. Proposition d’un modèle de cadre de concertation pour le maintien d´un contrôle et suivi des ressources Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD « Plus que jamais, il est important…de comprendre les perceptions parce que ce sont elles qui déterminent les choix des gens. Pour renforcer les capacités d’adaptation d’un groupe ou d’une communauté, il est donc nécessaire de comprendre ce qui détermine les choix des membres du groupe et d’en tenir compte dans l’élaboration et la mise en oeuvre de toute politique d’adaptation. Il faut aussi que ces politiques soient mises en oeuvre en se basant sur les ressources locales pour favoriser une prise de conscience et une co-construction au sein de la communauté. …C’est seulement à cette condition que l’on peut espérer initier des stratégies d’adaptation efficaces et durables ». (Dovonou-Vinagbe. 2017) Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD TABLE DES MATIÈRES LISTE DES PHOTOS 14 INTRODUCTION 17 1 INVENTAIRE DES RESSOURCES EN EAU 20 1.1. MÉTHODOLOGIE 21 1.2. DÉFINITIONS 21 1.3. DIVISIONS HYDROGRAPHIQUES D´HAÏTI 22 1.3.1 Division territoriale en grands bassins versants et unités hydrographiques 23 1.3.2 DIVISION TERRITORIALE EN RÉGIONS ET DISTRICTS HYDROGRAPHIQUES 26 1.3.3 DIVISION TERRITORIALE DE L’INSTITUT NATIONAL DE RESSOURCES HYDRIQUES (INARHY) 31 1.3.4 BASSINS VERSANTS > 100 km2 34 1.3.5 BASSINS TRANSFRONTALIERS 38 1.4. RESSOURCES EN EAU ATMOSPHÉRIQUES 40 1.5. RESSOURCES EN EAU SUPERFICIELLES 41 1.5.1 COURS D´EAU 41 1.5.2 LACS ET ÉTANGS 47 1.6. RESSOURCES EN EAU SOUTERRAINES 50 1.6.1 CARTE HYDROGÉOLOGIQUE D´HAITI 50 1.6.2 ZONES DE RECHARGE HYDRIQUE 54 1.6.3 INVENTAIRE DES POINTS D´EAU 58 1.6.3.1 INVENTAIRE CARTE HYDROGÉOLOGIQUE (PNUD-MARNDR, 1990) 58 1.6.3.2 INVENTAIRE DE POINTS D´EAU DANS LES DÉPARTEMENTS SUD-EST, SUD ET CENTRE (PNUD, 2010 ET 2013) 62 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1.7. INVENTAIRE DES ÉCOSYSTÈMES DE MANGROVE 65 1.8. BASSINS VERSANTS DANS LES AIRES PROTEGÉES 67 2 ANALYSE DE LA VULNÉRABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2.1. MÉTHODOLOGIE 71 72 2.1.1 ÉVALUATION DES DONNÉES HISTORIQUES 76 2.1.1.1 CORRECTION DES DONNÉES CLIMATIQUES DE RÉFÉRENCE 76 2.1.2 ÉVALUATION DES PROJECTIONS FUTURES 77 2.1.2.1 LA CORRECTION DES MODÈLES CLIMATIQUES MONDIAUX 78 2.1.2.2 APPLICATION DE MODÈLES CLIMATIQUES CORRIGÉS 79 2.2. RESSOURCES HYDRIQUES ATMOSPHÉRIQUES HISTORIQUES ET PROJETÉES 80 2.2.1 PRÉCIPITATION 80 2.2.2 ÉVAPOTRANSPIRATION 81 2.2.3 INDICE D'ARIDITÉ 82 2.3. RESSOURCES HYDRIQUES SUPERFICIELLES HISTORIQUES ET PROJETÉES 84 2.3.1 BILAN CLIMATIQUE 84 2.3.2 SPEI 12 MOIS 85 2.3.2.1 ÉVÉNEMENTS SECS SÉVÈRES 87 2.3.2.2 ÉVÉNEMENTS SECS EXTRÊMES 90 2.3.2.3 ÉVÉNEMENTS PLUVIEUX GRAVES 92 2.3.3 ÉROSION POTENTIELLE 93 2.4. VULNÉR ABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES 94 2.4.1 POPULATION VULNÉRABLE 94 2.4.2 LES ZONES DE RECHARGE VULNÉRABLES 96 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 2.4.3 PUITS/FORAGES ET SOURCES VULNÉRABLES 98 2.5. CONCLUSIONS SECTION 2 100 2.6. CARTOGRAPHIE DETAILLÉE 102 3 106 MESURES D´ADAPTATION 3.1. POLITIQUE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (PNCC) 107 3.1.1 VISION ET OBJECTIFS DE LA PNCC 109 3.1.2 110 MISE EN OEUVRE DE LA PNCC 3.2. CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL (CPDN) 114 3.2.1 PRIORITÉS ET OBJECTIFS D´ADAPTATION 116 3.2.2 PROCESUS DE PLANIFICATION 117 3.2.3 CONTRIBUTION EN MATIÈRE D´ADAPTATION 118 3.3. MÉTHODOLOGIE POUR LA SÉLECTION ET LA DESCRIPTION DES MESURES D'ADAPTATION 118 3.4. FICHES D'INFORMATION POUR CHAQUE MESURE D'ADAPTATION APPLICABLE 4 DANS LE CONTEXTE HAÏTIEN 119 3.4.1 MESURES D'ADAPTATION ENVIRONNEMENTALE/STRUCTURELLE 121 3.4.2 MESURES D'ADAPTATION INSTITUTIONNELLES 127 INSTITUTIONNALITÉ, RÔLES ET RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE DE RESSOURCES EN EAU 134 4.1. INSTITUTIONS HAÏTIENNES IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU 135 4.1.1 LES ACTEURS CLÉS DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU. NIVEAU 1 135 4.1.1.1 L'INSTITUT NATIONAL DES RESSOURCES EN EAU (INAHRY) 136 4.1.1.2 LE MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT (MDE) 138 4.1.1.3 AUTRES INSTITUTIONS PRINCIPALES 140 4.1.2 AUTRES INSTITUTIONS IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU. NIVEAUX 2 ET 3 141 6 4.3. CARTE CONCEPTUELLE DES ACTEURS PAR RAPPORT À LA GESTION DE 5 LA RESSOURCE HYDRIQUE ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE 142 PROPOSITION D´UN MODÈLE DE CADRE DE CONCERTATION 144 5.1. PHASES OU PROCESSUS DU MODÈLE DE CONCERTATION 146 5.2. STRUCTURE DU MODÈLE DE CONCERTATION (s'il existe déjà une loi dans le pays qui propose une telle structure de concertation, elle doit être utilisée) BIBLIOGRAPHIE 148 150 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 7 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD LISTE DES TABLEAUX 24 Tableau 1 Bassins versants et unités hydrographiques d´Haïti 28 Tableau 2 Districts de la RH Atlantique Nord-Ouest 28 Tableau 3 Districts de la RH Atlantique Nord-Est 29 Tableau 4 Districts de la RH de l´Artibonite 29 Tableau 5 Districts de la RH du Centre 30 Tableau 6 Districts de la RH Caraïbes Sud-Ouest 30 Tableau 7 Districts de la RH Caraïbes Sud-Est 31 Tableau 8 Districts de la RH Île de la Gonâve 35 Tableau 9 Bassins dont la superficie est comprise entre 100 et 200 km2 36 Tableau 10 Bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km2 37 Tableau 11 Bassins dont la superficie est >500 km2 39 Tableau 12 Bassins transfrontaliers 41 Tableau 13 Régions hydrographiques d'Haïti Precipitations et ETP 42 Tableau 14 Cours d'eau permanents de la RH du Nord 43 Tableau 15 Cours d'eau permanents de la RH du Centre 44 Tableau 16 Cours d'eau permanents de la RH de l´Ouest 45 Tableau 17 49 Tableau 18 Lacs et étangs 51 Tableau 19 Formations aquifères 55 Tableau 20 Zones de recharge 59 Tableau 21 60 Tableau 22 Distribution des points d´eau en fonction de la formation géologique 63 Tableau 23 Distribution des points d´eau 65 Tableau 24 Complexes d'écosystèmes de mangrove 68 Tableau 25 Bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées 72 Tableau 26 Données utilisées pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti. 73 Tableau 27 Modèles utilisés pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti 8 Cours d'eau permanents de la RH du Sud Points d´eau 87 Tableau 28 Résumé des résultats de l'analyse de la variabilité hydroclimatique historique (1981-2020) et future (2021 à 2050) en Haïti pour les événements secs et humides extrêmes et sévères en indiquant si les événements ont été détectés ou non 116 Tableau 29 Tableau résumé de la contribution d´Haïti 120 Tableau 30 Modèles de fiches techniques pour les mesures d'adaptation au changement climatique liées aux ressources en eau 121 Tableau 31 122 Tableau 32 Fiche 2 123 Tableau 33 Fiche 3 124 Tableau 34 Fiche 4 125 Tableau 35 Fiche 5 Fiche 1 126 Tableau 36 Fiche 6 126 Tableau 37 Fiche 7 128 Tableau 38 Fiche 8 129 Tableau 39 Fiche 9 130 Tableau 40 Fiche 10 130 Tableau 41 Fiche 11 131 Tableau 42 Fiche 12 132 Tableau 43 Fiche 13 133 Tableau 44 Fiche 14 136 Tableau 45. Attributions de l ´INHARY Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 9 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD LISTE DES FIGURES 75 Figure 1. Les 18 modèles climatiques globaux (GCM) utilisés pour calculer la moyenne de l’ensemble (Berg et al., 2018) pour l’ajustement d’échelle et la correction des biais pour une analyse de la variabilité hydroclimatique historique et future en Haïti. 76 Figure 2. Schéma du flux du travail de l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti. 77 Figure 3. La figure montre la comparaison des stations pluviométriques situées dans le sud du pays avec le pixel (résolution spatiale 5km) du produit global CHIRPSv2 qui a été utilisé comme référence pour corriger ultérieurement les biais dans les modèles climat 78 Figure 4. La figure montre la série de précipitations mensuelles (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2 qui a été utilisée pour corriger les biais dans l'ensemble des modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique de 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future de 2021 à 2050 (panneau inférieur) 78 Figure 5. La figure montre les séries de températures mensuelles (moyenne nationale) de la référence NOAA utilisées pour corriger les biais dans les ensembles de modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur). 79 Figure 6. La figure montre la série d'aridité mensuelle (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2 utilisée pour corriger les biais dans l'ensemble des modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique de 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future de 2021 à 2050 (panneau inférieur). 80 Figure 7. La figure montre les séries mensuelles du bilan climatique (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2 utilisée pour corriger les biais dans les ensembles de modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur). 81 Figure 8. La figure montre les précipitations annuelles moyennes par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période de 2021 à 2050 82 Figure 9. La figure montre l'évapotranspiration annuelle moyenne par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période 2021 à 2050 (panneaux droite) 10 83 Figure 10. La figure montre l'IA moyenne annuelle par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux droite) 85 Figure 11. La figure montre le bilan climatique annuel moyen par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). 86 Figure 12. Schéma du flux de travail de l’analyse de la variabilité hydroclimatique historique et dans le futur en Haïti. 88 Figure 13. La figure montre le nombre total d'événements secs graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement grave n´a été détecté. 89 Figure 14. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement historique grave n'a été détecté. 90 Figure 15. La figure montre le nombre total d'événements secs extrêmes détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement extrême historique n'a été détecté. 91 Figure 16. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements extrêmes détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 t(en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement extrême historique n'a été détecté. 92 Figure 17. La figure montre le nombre total d'événements humides graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement futur grave de type RCP8.5 n'a été détecté. 93 Figure 18. La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements pluvieux graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun excédent grave n'a été détecté pour le futur RCP8.5. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 11 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 94 Figure 19. La figure montre la moyenne annuelle de l’érosion potentielle par pixel pour tout le pays pour la période historique représentative de 2012 (panneau de gauche) et scénario futur (panneau de droite) avec une augmentation de l´érosivité de pluie R pour 10% 95 Figure 20. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements secs sévères et extrêmes détectés en fonction de la densité de population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050. 96 Figure 21. La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements pluvieux sévères détectés en fonction de la densité de population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050. 97 Figure 22. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère et extrême détectés par rapport aux zones de recharge et de protection par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050. 98 Figure 23. La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements humides sévères détectés par rapport à la recharge et aux zones protégées par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050 99 Figure 24. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère et extrême détectés par rapport aux puits, sources et sources d'eau géoréférencés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050. 100 Figure 25. La figure montre le surplus d'eau mensuel total provenant des événements pluvieux sévères détectés par rapport aux puits, sources et sources d'eau géoréférencés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050. 108 Figure 26. Les quatre grands piliers de la Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques (PNCC) 110 Figure 27. Objectifs de la PNCC 111 Figure 28. Cadre de la mise en oeuvre du PNCC d´Haïti 112 Figure 29. Cadre de gouvernance liée aux changements climatiques 113 Figure 30. Schéma de gouvernance liée aux changements climatiques 114 Figure 31. Principales sources et instruments financiers 12 115 Figure 32. Enjeux du CPDN 117 Figure 33. Priorités du pays en matière d´adaptation aux CC 119 Figure 34 Processus méthodologique pour l'identification des mesures d'adaptation au changement climatique liées aux ressources en eau. 135 Figure 35. Institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau 137 Figure 36. L'organisation d'INAHRY 143 Figure 37. Carte des acteurs liés à la gestion des ressources hydriques pour l’adaptation au changement climatique en Haïti 145 Figure 38. Les éléments manquants à prendre en compte dans le cadre de la structure INARHY pour une meilleure gestion des ressources en eau. 148 Figure 39. Structure de base d'un modèle de concertation pour la gestion intégrée des ressources en eau. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 13 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD LISTE DES PHOTOS 24 Photo 1. BV Tiburon. Photo Antonio Perera 26 Photo 2. Riviè Blanche. PNN La Visite 31 Photo 3. BV Millonnaire. St. Louis du Sud 33 Photo 4. Grande Rivière de Jacmel près à l´embouchure 36 Photo 5. Bassin endorrèique de Mapou. Plaine de Mapou 38 Photo 6. Rivière Soliette près de la Rep. Dominicaine 41 Photo 7. Tet Letang. Aquin 45 Photo 8. BE Mapou près de l´embouchure 46 Photo 9. Rivière Voldrogue. Explotation de sable 48 Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera 48 Photo 11. Tet letang. Aquin 50 Photo 12. Étang Laborde. Sud 52 Photo 13. Plaine de la rivière Millionnaire 53 Photo 14. Source Pichon 54 Photo 15. Bassin Bleu. Petite Rivière de Jacmel 58 Photo 16. Puit sur la route Aquin/Côte de Fer 59 Photo 17. Source dans la rivière Ermitagne 62 Photo 18. Source près de Seguin. PNN La Visite 65 Photo 19. Mangrove d´Aquin 66 Photo 20. PNN La Visite 68 Photo 21. PNN Lagon des Huitres 14 LISTE DES CARTES 25 Carte 1 27 Carte 2 Districts hydrographiques. Elaboré par CIAT et CNIGS 33 Carte 3. Carte des Régions hydrographiques de l´INHARY 37 Carte 4. Bassins >100 km2 39 Carte 5. Bassins transfrontaliers 47 Carte 6. Cours permanents, étangs et lacs 56 Carte 7 57 Carte 8. Zones de Recharge hydrique 61 Carte 9. Points d´eau. (PNUD-MANRDR 1990) 62 Carte 10. Point d´eau (PNUD 2014) 64 Carte 11. Points d´eau. Dep. Sud-Est. (PNUD 2010) 64 Carte 12. Points d´eau. Dep. Centre. (PNUD 2010) 66 Carte 13. Distribution des Mangroves 70 Carte 14. Bassins dans les aires protégées Grands bassins et unités hydrographiques Carte hydrogéologique d´Haïti. (PNUD-MARNDR 1990) 102 Carte 15. Precipitation moyenne historique 102 Carte 16. Precipitation moyenne future (2021-2050) 103 Carte 17. Aridité moyenne historique (índice RCP 45) 103 Carte 18. Aridité moyenne future (índice RCP 45) 104 Carte 19. RUSLE Perte de sol (ESDAC, 2012) 104 Carte 20. RUSLE Perte de sol future (ESDAC, 2012) 105 Carte 21. Bilan hydrique moyenne historique à long terme (GCM RCP 45) 105 Carte 22. Bilan hydrique moyenne future à long terme (GCM RCP 45) Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 15 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 16 I NTRODUCTION Située dans le bassin caribéen, la République d’Haïti se trouve naturellement exposée à certains phénomènes hydrométéorologiques tels que les cyclones et ouragans, qui exaspèrent les phénomènes géologiques. Ajouté à cela le relief du pays constitué en grande partie de montagnes dont une grande proportion est déboisée favorisant ainsi le ruissellement des eaux pluviales affectant la population vivant au niveau des bassins versants. Ce phénomène est exacerbé par la situation socio-économique d’une grande partie de la population qui, pour répondre à ses besoins de base, est contrainte d’exploiter de manière non rationnelle les ressources ligneuses jouant un rôle prépondérant dans la diminution du ruissellement et l’augmentation de la recharge des nappes. Les changements climatiques viennent empirer la situation environnementale existante. Des études ont révélé une augmentation des phénomènes hydrométéorologiques extrêmes dont la fréquence des cyclones dans le pays, les périodes de sécheresse récurrente. Il convient aussi de mentionner l’impact de ces dérèglements climatiques sur la disponibilité en eau chez les populations de certains endroits notamment dans les milieux ruraux. Enfin, des scénarios établis sur la hausse du niveau moyen de la mer font montre de prévisions alarmistes sur le secteur agricole et certaines zones côtières du pays. Une évaluation des impacts des changements climatiques sur les différents secteurs vitaux est donc capitale pour la production Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 17 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD d’outils d’aide à la décision permettant de les adapter aux impacts du dérèglement climatique. Dans ce contexte, Haïti a soumis sa contribution déterminée au niveau national (CPDN/CDN) qui propose des actions et orientations stratégiques pour l’atténuation des émissions des gaz à effets de serre et surtout pour l’adaptation des systèmes socio-écologiques aux impacts des changements climatiques. L’élaboration de la politique nationale de lutte contre les changements climatiques et le Plan National d’Adaptation figurent parmi les principaux moyens proposés dans la CDN devant orienter et coordonner les actions de lutte contre les changements climatiques. Par conséquent, Haïti a élaboré sa Politique Nationale sur les Changements Climatiques (PNCC) en 2016 et a procédé à sa validation en mars 2017. Compte tenu du nouveau profil des menaces actuelles (ouragans, sécheresse) accentuant la pression sur les initiatives de développement, le Gouvernement d’Haïti, à travers les Ministères de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) et de l’Environnement (MDE) dans le cadre du projet PNA, s’est lancé dans le processus d’élaboration de son Plan national d’adaptation (PNA) et veut contribuer à la mise en oeuvre de sa Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques sur la base d’un exercice multisectoriel et multidimensionnel. En se concentrant sur le renforcement des capacités des structures existantes telles que la Direction de l'Aménagement du Territoire et du Développement Local et Régional (DATDLR) du MPCE, la Direction des Changements Climatiques (DCC) et la Direction des Ressources en Eau (DRE) du MDE, ce projet financé par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) s’articulera autour des trois composantes suivantes : Composante 1 : Renforcement du mécanisme de coordination de la planification et de la mise en oeuvre de l'adaptation multisectorielle à différents niveaux. Composante 2 : Renforcement de la base de données probantes pour la planification de l’adaptation ; compilation du PNA et intégration des priorités d'adaptation dans le SNAT, le PSDH et le PNGRD. Composante 3 : Établissement d’un cadre de financement des mesures d'adaptation aux changements climatiques à moyen et à long terme 18 La consultation intitulée ÉVALUATION DE L’IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (CC) SUR LES RESSOURCES EN EAU ET L’APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES SOLUTIONS NOVATRICES va contribuer à la mise en oeuvre des activités liées aux composantes 1 et 2. Les activités se développeront autour de deux grands axes : Un appui stratégique et un appui technique. Le présent document est le livrable 2 qui comprend l´inventaire des ressources hydriques : l´analyse de vulnérabilité des ressources hydriques aux cc incluant les impacts des cc à l´horizon 2050 et les impacts de l´évolution des ressources hydriques sur d´autres secteurs (agriculture, énergie, transport et communications, santé); et les mesures d´adaptation ainsi que la proposition d’un modèle de cadre de concertation pour le maintien d´un contrôle et suivi des ressources Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 19 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1 20 INVENTAIRE DES RESSOURCES EN EAU D ans cette section, la situation actuelle des données et informations existantes dans le domaine des ressources en eau de surface, souterraine et même atmosphérique sera abordée. Avant de traiter l'inventaire, nous définirons une série de termes qui peuvent aider à mieux le comprendre. En outre, nous réfléchirons également aux modèles de division territoriale hydrographique. 1.1. MÉTHODOLOGIE 1.2. DÉFINITIONS Bassin versant (BV): Territoire qui recueille les eaux de ruissellement et d’infiltration alimentant soit un fleuve, une rivière ou une ravine. Il les concentre vers le point de sortie appelé exutoire. Le bassin versant est défini par le relief et délimité par les lignes de partage des eaux (lignes de plus hautes altitudes qui déterminent la direction d’écoulement des eaux de pluie). Bassin endoréique (BE) : Un ou plusieurs bassins versants qui déversent dans une cuvette (lac) fermée. Sous-bassin (SB) : Bassin versant d´un affluent Région hydrographique (RH) : Division hydrographique territoriale regroupant différents districts hydrographiques contigus. District hydrographique (DH) : Division hydrographique territoriale regroupant l´ensemble des bassins qui normalement partagent des interrelations hydrogéologiques communes. Unité hydrographique (UH) : Est une dénomination hydrographique territoriale équivalente au district hydrographique. Évapotranspiration potentielle (ETP) : Est la quantité d´eau transférée vers l´atmosphère, par l´évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes en cas d´approvisionnement en eau suffisant. Évapotranspiration réelle (ETR) : Est la quantité d´eau transférée vers l´atmosphère, par l´évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes lorsque le sol est à son taux d´humidité naturel. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 21 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1.3. DIVISIONS HYDROGRAPHIQUES D´HAÏTI Aborder la division hydrographique d'un territoire peut pourtant sembler une tâche simple à première vue. Cependant, la réalité est loin d'être simple car la division territoriale en bassins versants est une sorte de poupée russe où, à l'intérieur d'un bassin versant, il y en a d'autres plus petits et ainsi de suite. Dans ce contexte, la clé d'un bon découpage hydrographique est de savoir à quelle échelle il faut arrêter de descendre dans l'identification des bassins versants. De plus, dans le cas d'Haïti, le processus de division hydrographique est rendu encore plus complexe par sa configuration géologique et géographique (très montagneuse et avec deux péninsules allongées et très étroites, principalement la péninsule sud), qui favorise le développement de dizaines de bassins versants de petite taille (quelques dizaines de km2 seulement) qui se jettent directement dans la mer des Caraïbes ou l'océan Atlantique. Dans le contexte de la gestion des ressources hydriques et du changement climatique, une division hydrographique appropriée du pays est essentielle, car elle permettra une meilleure gestion des ressources en eau, tant de surface que souterraine, et améliorera l'identification et la mise en oeuvre des mesures nécessaires pour s'adapter au changement climatique. Ainsi, dans la littérature technique haïtienne, deux divisions se distinguent qui, bien qu'elles partagent de nombreuses caractéristiques géographiques communes, présentent des différences substantielles. Ces deux propositions sont : d'une part, la division en grands bassins versants et en unités hydrographiques, et d'autre part, la division en régions et en districts hydrographiques. Les deux propositions ont en commun d'avoir été faites en tenant compte exclusivement des critères d'hydrologie de surface, ce qui est logique puisqu'en Haïti, il n'existe pas de données sur la géométrie des aquifères qui permettraient de prendre en compte ce type de critère lors de la division hydrologique du territoire. Pourquoi est-il important de diviser le territoire en bassins ? Il y a plus de quatre décennies, un nouveau paradigme sur le développement durable a émergé en Amérique Latine, basé sur la considération du bassin versant comme l'unité territoriale la plus appropriée pour planifier et réaliser, d'une part, le développement social et économique de la population et, d'autre part, la conservation des ressources naturelles. Ainsi, le bassin versant permet, à travers l'eau, l'intégration de tous les processus biophysiques et socio-économiques qui se déroulent dans cette partie du territoire ; l'eau est donc l'épine dorsale du territoire, facilitant le développement durable de tous les systèmes qui le composent. Dans ce contexte, le plan de gestion des bassins fluviaux apparaît comme l'outil de planification le plus approprié pour parvenir au développement durable, qui est appliqué avec succès depuis plus de quarante ans dans toute l'Amérique Latine. Cependant, malgré la mise en oeuvre réussie de l'outil du plan de gestion des bassins hydrographiques, Haïti est longtemps resté réfractaire à son application généralisée. Par ailleurs, dans un contexte de changement climatique où l'un des aspects les plus touchés est 22 la disponibilité de l'eau, il est fortement recommandé, nécessaire et stratégique pour Haïti de commencer à élaborer systématiquement des plans de gestion des différents bassins haïtiens. C'est pour cette raison que nous considérons qu'il est important de réfléchir sur le modèle de division hydrographique d'Haïti, car nous pensons qu'une division hydrographique correcte améliorera la préparation des plans de gestion, facilitant l'objectif d'atteindre un développement durable et une adaptation correcte au changement climatique. 1.3.1 Division territoriale hydrographiques en grands bassins versants et unités Cette proposition divise le pays en 30 grands bassins versants et unités hydrographiques. L'introduction du terme unité hydrographique est très intéressante car elle permet de regrouper en unités tous les petits bassins versants qui se jettent dans la mer des Caraïbes ou l'océan Atlantique. De plus, ce regroupement en unités se fait sur la base de la proximité et de caractéristiques hydrologiques communes. Dans cette division territoriale, les îles de La Tortue et de La Gonâve sont considérées comme des unités hydrographiques. L'un des avantages de cette division territoriale hydrologique est qu'elle identifie les grands bassins versants d'Haïti et regroupe les autres petits bassins versants en unités hydrographiques. Un autre avantage de cette division est que lorsqu'il est décidé d'établir des plans de gestion ou des schémas directeurs des bassins, comme le prévoit le décret de création d'INHARY, l'ensemble du pays peut être couvert par 30 plans de gestion ou schémas directeurs. La division hydrographique territoriale est la suivante : Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 23 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 1 Bassins versants et unités hydrographiques d´Haïti BASSINS VERSANTS (BV) ET UNITÉS HYDROGRAPHIQUES (UH) D´HAITI UH LA TORTUE 179 km2 UH SUD-EST 1.203 km2 UH VERSANT SUD 1.133 km2 UH PLAINE LÉOGÂNE 599 km2 UH VERSANT NORD 977 km2 UH LA GONÂVE 693 km2 BV TROIS RIVIÈRES 900 km2 BV G.R. JACMEL 562 km2 UH P. DE PAIX-P. MARGOT 548 km2 UH CÔTE DE FER-BAINET 1.067 km2 BV LIMBÉ 313 km2 UH MIRAGOÂNE-P. GOÂVE-G. GOÂVE 693 km2 UH CAP HAITIEN 325 km2 BV G.R. NIPPES 466 km2 BV G.R. NORD 681 km2 UH AQUIN-ST. LOUIS DU SUD 711 km2 UH NORD-EST 1.087 km2 UH CORAIL-ANSE À VEAU 852 km2 BV LA QUINTE 701 km2 BV CAVAILLON 401 km2 BV L´ESTÈRE 801 km2 UH LES CAYES 663 km2 BV ARTIBONITE 6.362 km2 UH TIBURON-PORT SALUT 660 km2 UH ST. MARC-ARCAHAIE 1.121 km2 BV VOLDROGUE-ROSEAUX 526 km2 UH CUL DE SAC 1.600 km2 BV GRANDE ANSE 556 km2 BV FOND VERRETTES 189 km2 UH LES IROIS-JÉRÉMIE 369 km2 De ces bassins versants et unités hydrographiques, le plus grand est le fleuve Artibonite qui s'étend dans la zone centrale du pays sur une superficie de 6.435 Km2 et le plus petit est celui de la Tortue qui a une étendue de 179 Km2. La plupart des bassins versants ou zones hydrographiques du pays ont une superficie inférieure à 1.000 Km2 24 à 1.000 Km2 Photo 1. BV Tiburon. Photo Antonio Perera Photo 1. BV Tiburon. Photo Antonio Perera 12 Carte 1 Grands bassins et unités hydrographiques Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 25 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1.3.2 DIVISION TERRITORIALE HYDROGRAPHIQUES EN RÉGIONS ET DISTRICTS Comme au point précédent, cette division territoriale en régions hydrographiques et districts hydrographiques est basée sur les caractéristiques hydrologiques de surface. La nouveauté de cette division territoriale est qu'elle introduit le concept de région hydrographique et de district hydrographique. Ainsi, il divise le pays en 7 régions hydrographiques et celles-ci, à leur tour, sont divisées en 54 districts hydrographiques. Il introduit également des codes pour nommer les régions et les districts. Les régions hydrographiques sont les suivantes: a) R01-Région Atlantique Nord-Ouest : elle comprend les bassins versants qui s'étendent sur toute la péninsule nord d'Haïti ainsi que l'île de La Tortue. Une partie des bassins versants se jette dans le golfe de La Gonâve et une autre partie dans la mer Caraïbe. Ainsi, les bassins du versant sud se jettent dans le golfe de La Gonâve et les bassins du versant nord se jettent dans la mer des Caraïbes. b) R02- Région Atlantique Nord-Est : elle comprend les bassins versants qui s'étendent dans la partie nord-ouest du pays, coïncidant géographiquement avec une partie des départements du Nord et du Nord-Est. Tous les bassins se jettent dans l'océan Atlantique. c) R03- Région Artibonite : elle comprend principalement le bassin versant de l'Artibonite. Tous les bassins versants se jettent dans le golfe de la Gonâve. d) R04- Région Centre : elle comprenant les bassins versants qui se développent dans le département de l'Ouest. La plupart des bassins versants se jettent dans le golfe de La Gonâve. e) R05- Région Sud-Ouest des Caraïbes : elle comprend les bassins versants qui se développent dans la péninsule sud d'Haïti. Une partie des bassins versants se jette dans le golfe de La Gonâve et l'autre partie dans la mer des Caraïbes. Ainsi, les bassins du versant nord se jettent dans le golfe de La Gonâve et les bassins du versant sud se jettent dans la mer Caraïbe. f) R06- Région Caraïbes Sud-Est : elle comprend les bassins versants qui se développent dans le département du Sud-Est. À l'exception du bassin endoréique de Mapou, tous les autres bassins se jettent dans la mer des Caraïbes. g) R07- Région île de la Gonâve comprenant les bassins versants de l'île de la Gonâve. Tous les bassins se jettent dans le golfe de La Gonâve. 26 jettent dans la mer des Caraïbes. g) R07- Région île de la Gonâve comprenant les bassins versants de l'île de la Gonâve. Tous les bassins se jettent dans le golfe de La Gonâve. Photo 2. Riviè Blanche. PNN La Visite Photo 2. Riviè Blanche. PNN La Visite 14 Carte 2. Districts hydrographiques. Elaboré par CIAT et CNIGS Carte 2 Districts hydrographiques. Elaboré par CIAT et CNIGS Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 27 15 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD La région hydrographique Atlantique Nord-Ouest (R01) s'étend principalement dans les départements du Nord-Ouest et de l'Artibonite. Cette région hydrographique couvre une superficie de 4 426 km2 (17% de l'ensemble du territoire haïtien) et est divisée en 11 districts hydrographiques. Le district BV de Trois Rivières (R01-D05), qui couvre une superficie de 921 km2, est l'un des plus grands BV du pays. Le BV La Quinte (R01- D11) se distingue également avec une superficie de 734 km2. Tableau 2 Districts de la RH Atlantique Nord-Ouest DISTRICT CODE Km2 Môle Saint-Nicolas R01-D01 266 Prien/Rabel R01-D02 111 Lacoma/Coma R01-D03 308 Moustique R01-D04 266 Trois Rivières R01-D05 921 Port de Paix/Port Margot R01-D06 547 Île de la Tortue R01-D07 179 Baie de Henne R01-D08 339 Anse Rouge R01-D09 441 Colombier R01-D10 314 La Quinte R01-D11 734 La région hydrographique Atlantique Nord-Est (R02), qui s'étend principalement dans les départements du Nord et du Nord-Est, couvre une superficie de 2 393 km2 (9 % de la superficie totale d'Haïti) et est divisée en 6 districts hydrographiques. On distingue le district du BV Grande Rivière du Nord (R02-D15), qui couvre une superficie de 627 km2. Tableau 3 Districts de la RH Atlantique Nord-Est DISTRICT CODE Km2 Limbé R02-D12 313 Haut-du -Cap/Commerce R02-D13 378 Grande Rivière du Nord R02-D14 627 Trou du Nord R02-D15 430 Marion R02-D16 226 Lamatry R02-D17 419 La région hydrographique de l'Artibonite (R03) s'étend principalement dans les départements de l'Artibonite et du Centre. Cette région hydrographique couvre une superficie de 7 137 km2 (27 % de l'ensemble du territoire haïtien), ce qui en fait la plus grande du pays. Elle est également 28 divisée en 11 districts hydrographiques. Le district de Moyenne-Artibonite (R03-D25) couvre une superficie de 1 393 km2. Le BV Canot (R03-D19) se distingue également avec une superficie de 1 077 km2 et est l'un des principaux affluents du fleuve Artibonite. Tableau 4 Districts de la RH de l´Artibonite DISTRICT CODE Km2 L´Estère R03-D18 799 Canot R03-D19 1077 Bouyaha R03-D20 786 Guayamouc R03-D21 778 Lociane R03-D22 396 Libon R03-D23 238 Basse-Artibonite R03-D24 327 Moyenne-Artibonite R03-D25 1393 Fer à Cheval R03-D26 498 Thomonde R03-D27 503 Onde Verde R03-D28 342 La région hydrographique du Centre (R04) s'étend principalement dans le département de l'Ouest. Cette région hydrographique couvre une superficie de 3 501 km2 (13 % de l'ensemble du territoire haïtien) et est divisée en 7 districts hydrographiques. Le district hydrographique de la Blanche (R04-D33) couvre une superficie de 811 km2 et comprend tous les bassins endoréiques qui se jettent dans le lac Azueï (Étang Saumâtre). Le district hydrographique (R04-D32) se distingue également avec une superficie de 802 km2. Tableau 5 Districts de la RH du Centre DISTRICT CODE Km2 Saint-Marc R04-D29 227 Montrouis/Courjolle R04-D30 600 Torcelle/Bretelle R04-D31 298 Grise R04-D32 806 Blanche R04-D33 811 Fond-Verrettes R04-D34 193 Rouyonne/Momance/Froide R04-D35 566 La région hydrographique Caraïbes Sud-Ouest (R05) s'étend principalement dans les départements du Sud, de la Grand Anse et des Nippes. Cette région hydrographique couvre une superficie de 7 045 km2 (27 % de la superficie totale d'Haïti). Elle est également divisée en 14 districts Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 29 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD hydrographiques. Le district de Baradères (R05-D39), qui couvre une superficie de 950 km2, est le plus important, regroupant une série de petits bassins contigus qui se jettent dans le golfe de La Gonâve. Tableau 6 Districts de la RH Caraïbes Sud-Ouest DISTRICT CODE Km2 Irois/Jérémie R05-D36 387 Grande Anse R05-D37 564 Voldrogue/Roseaux R05-D38 537 Baradères R05-D39 950 Nippes R05-D40 496 Miragoâne R05-D41 315 Barette/La Digue R05-D42 179 Grand Goâve/Canot R05-D43 186 Tiburon/Port Salut R05-D44 623 Les Cayes-L´Acul/Torbeck/Charpentier R05-D45 688 Cavaillon R05-D46 359 Mombin/Bois D´Orme R05-D47 676 Côtes de Fer R05-D48 429 Bainet R05-D49 617 La région hydrographique Caraïbes Sud-Est (R06) s'étend principalement dans le département du Sud-Est. Cette région hydrographique couvre une superficie de 1 766 km2 (7 % de la superficie totale d'Haïti). Elle est également divisée en 4 districts hydrographiques. Le district de Baie D'Orange/Pichon/Grande Ravine (R06- D52) couvre une superficie de 797 km2 et comprend une série de petits bassins contigus qui se jettent dans la mer de Caraïbe. Tableau 7 Districts de la RH Caraïbes Sud-Est DISTRICT CODE Km2 Jacmel R06-D50 560 lantils R06-D51 222 Baie D´Orange/Pichon/Grande Ravine R06-D52 797 Pédernales R06-D53 187 La région hydrographique de l'Île de la Gonâve (R07) couvre l'ensemble de l'Île de la Gonâve, s'étendant sur une superficie de 691 km2 (3% de l'ensemble du territoire haïtien). Elle ne compte qu'un seul district hydrographique (R07-D54). 30 Tableau 8 Districts de la RH Île de la Gonâve DISTRICT CODE Km2 Île de la Gonâve R07-D54 691 1.3.3 DIVISION TERRITORIALE DE L’INSTITUT NATIONAL DE RESSOURCES HYDRIQUES (INARHY) Le Décret Portant Création, Organisation et Fonctionnement de l'Institut des Ressources Hydriques (INARHY) et Régissant le Secteur de l'EAU a été publié dans Le Moniteur le 8 mars 2021. Ce décret différencie le domaine public hydraulique en : domaine public hydraulique naturel et domaine public hydraulique artificiel (art. 10). Le domaine public de l'eau est constitué de : Les cours d´eau, fleuves, rivières, ravins et leurs berges jusqu´à la ligne atteinte par les eaux durant les crues, les lacs, les étangs et les lagunes; ♦♦ Les nappes alluviales; ♦♦ Les sources et les eaux minérales; ♦♦ Les strates géologiques où passent ou sont stockées des eaux souterraines ♦♦ Les milieux humides. Le domaine public hydraulique artificiel se compose de : ♦♦ Les ouvrages de défense contre les inondations et leurs dépendances; ♦♦ Les ouvrages pour le contrôle des débits; ♦♦ Les ouvrages hydrauliques réalisés pour cause d´utilité publique par l´état ou pour son compte, incluant canaux, aqueducs, digues ou barrages appartenant à un ou plusieurs propriétaires. Dans ce contexte, le MDE définit la politique nationale de gestion de l'eau, des ouvrages hydrauliques et des ouvrages d'eau (art. 79). Et l'INARHY veille à la mise en oeuvre de la politique nationale de gestion de l'eau, des aménagements hydrauliques et des ouvrages hydrauliques (art. 80). L'ensemble du domaine public est donc géré par l'INARHY (art. 11). En outre, il considère le bassin versant comme une unité de planification opérationnelle pour la gestion intégrée des ressources en eau et leur protection (art. 12). Dans le chapitre II du titre II, le décret établit que l'INARHY veillera à la protection des ressources hydriques, tant en termes qualitatifs que quantitatifs. Il stipule que les ressources en eau comprennent : 1) les eaux atmosphériques, 2) les eaux de surface et 3) les eaux souterraines. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 31 tant en termes qualitatifs que quantitatifs. Il stipule que les ressources en eau comprennent : 1) les eaux atmosphériques, 2) les eaux de surface et 3) les eaux souterraines. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Photo 3. BV Millonnaire. St. Louis du Sud Photo 3. BV Millonnaire. St. Louis du Sud 18 En outre, le décret divise Haïti en quatre régions hydrographiques représentées par quatre directions régionales (art. 87) : ♦♦ Région hydrographique du Nord comprenant les cours d'eau et affluents des départements du Nord, du Nord-Ouest et du Nord-Est. Elle couvre une superficie de 5 310 km2. ♦♦ Région hydrographique du Centre, comprenant les cours d'eau et affluents des départements du Centre et de l'Artibonite. Elle couvre une superficie de 9 003 km2. ♦♦ Région hydrographique de l'Ouest, comprenant les cours d'eau et affluents des départements de l'Ouest et du Sud-Est. Elle couvre une superficie de 6 757 km2. ♦♦ Région hydrographique du Sud comprenant les cours d'eau et affluents des départements du Sud, des Nippes et de la Grande-Anse. Elle couvre une superficie de 5 894 km2. Dans le cadre de cette consultation, une carte délimitant spatialement les quatre régions a été élaborée. La carte a été établie en tenant compte, d'une part, des limites fixées par l'article 87 et, d'autre part, des bassins versants d'Haïti. Si l'on regarde la carte ci-dessous, on constate que les limites des régions ne coïncident pas avec les limites des départements, car les limites des bassins versants ne coïncident pas avec les limites administratives. Ainsi, lorsqu'un bassin versant s'étend sur deux départements de deux régions différentes, il n'est pas possible de diviser le bassin versant en deux, et il est nécessaire de l'attribuer à une seule région hydrographique. Deux critères ont été utilisés pour attribuer les bassins en conflit à l'un ou l'autre département : d'une part, le bassin versant où se trouve l’embouchure et, d'autre part, la surface qu'elle occupe dans chaque département. Dans cette consultation, pour l'analyse des ressources en eau, on considérera la division établie par le décret INARHY de 2021, c'est-à-dire que 4 régions hydrographiques seront considérées comme le premier niveau de division hydrographique. Le deuxième niveau de division hydrographique considérera les bassins dans toutes leurs variantes, c'est-à-dire les bassins versants ou les bassins endoréiques. 32 Photo 4. Grande Rivière de Jacmel près à l´embouchure Photo 4. Grande Rivière de Jacmel près à l´embouchure ´´´´ 19 Carte 3. Carte des Régions hydrographiques de l´INHARY Carte 3. Carte des Régions hydrographiques de l´INHARY Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 33 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1.3.4 BASSINS VERSANTS > 100 km2 C omme mentionné dans les deux derniers paragraphes de l'introduction du point 1.3, il est très important pour Haïti d'élaborer des plans de gestion pour tous les bassins existants sur le territoire car cela facilitera le développement durable des territoires et améliorera l'adaptation au changement climatique. En outre, comme indiqué au point précédent, le décret INARHY considère le bassin versant comme une unité de planification opérationnelle pour la gestion intégrée des ressources en eau et leur protection (art. 12). D'autre part, il a également été expliqué que les caractéristiques géologiques et géographiques d'Haïti n'ont pas favorisé le développement de grands bassins, rendant difficile la mise en oeuvre d'un modèle clair de division hydrologique du territoire en raison de l'existence de centaines de petits bassins versants et de la nécessité de les regrouper en unités hydrographiques plus grandes. Ainsi, en fonction des caractéristiques territoriales d'Haïti et des caractéristiques constitutives des plans de gestion, il peut être jugé intéressant de commencer à élaborer des plans de gestion en donnant la priorité aux bassins dont la superficie est supérieure à 100 km2. Lorsque les bassins sont de taille réduite, il est conseillé, si possible, de les regrouper avec un ou plusieurs autres bassins adjacents afin de réaliser une "économie d'échelle" dans la préparation des plans de gestion. Par conséquent, les bassins versants et les bassins endoréiques de plus de 100 km2 seront présentés ici. Quarante-huit bassins d'une superficie >100 km2 ont été identifiés, couvrant 67% de la superficie totale d'Haïti. Dans ce découpage hydrographique territorial, seuls les bassins versants qui se jettent dans la mer et les bassins endoréiques ont été pris en compte ; les grands sous-bassins n'ont pas été considérés car ils sont inclus dans les bassins versants ou endoréiques considérés. La répartition selon la région hydrographique dans laquelle ils se trouvent est la suivante (la carte suivante montre la répartition spatiale des 48 bassins selon la région hydrographique dans laquelle ils se trouvent : a) Région hydrographique du Nord: 15 bassins versants b) Région hydrographique du Centre: 6 bassins versants c) Région hydrographique de l´Ouest: 9 bassins versants et 3 bassins endoréiques d) Région hydrographique du Sud: 14 bassins versants et 1 bassin endoréique. Le tableau suivant présente les 27 bassins dont la superficie est comprise entre 100 et 200 km2. Ils couvrent une superficie totale de 3 727 km2, ce qui représente 14% de la superficie totale d'Haïti. Il est important de noter que le bassin endoréique de Soliette est transfrontalier, puisqu'il prend sa source dans le massif de la Selle et se jette à Jimani. Le bassin versant Pedernales est également transfrontalier. 34 Tableau 9 Bassins dont la superficie est comprise entre 100 et 200 km2 BASSIN Km2 RÉGION HYDROGRAPH. BV Pichon 100 RH de l´Ouest BV Vieux Bourg d´Aquin 105 RH du Sud BV Port à Piment 105 RH du Sud BV Bretelle 106 RH du Centre BV Port Margot 110 RH du Nord BV Barres 113 RH du Nord BV Torbeck 114 RH du Sud BV Baradères 114 RH du Sud BV Petit Bourg 118 RH du Nord BV Les Anglais 121 RH du Sud BV Trou du Nord 123 RH du Nord BV Islet 124 RH du Sud BV Plantils 127 RH de l´Ouest BV Grande Ravine du Sud 130 RH du Sud BE Soliette 140 RH de l´Ouest BV Jean Rabel 142 RH du Nord BV Colombier 142 RH de l´Ouest BV Haut du Cap 144 RH du Nord BV Lacoma 148 RH du Nord BE Miragoâne 158 RH du Sud BV Môle Saint Nicolas 158 RH du Nord BV Pedernales 166 RH de l´Ouest BV Montrouis 168 RH de l´Ouest BV Anse Rouge 183 RH de l´Ouest BV Acul 184 RH du Sud BV Baie de Henne 185 RH du Nord BV Marion 197 RH du Nord Le tableau suivant énumère les 13 bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km2. La superficie totale couverte par ces 11 bassins est de 4 153 km2, ce qui représente 15 % de la superficie totale d'Haïti. Il est intéressant de noter que le BV Massacre est transfrontalier. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 35 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km2 Tableau 10 BASSIN Km2 RÉGION HYDROGRAPH. BV Roseaux 207 RH du Sud BV Ti Port Piment 209 RH du Centre BV Voldrogue 296 RH du Sud Le tableau suivant énumère les 13 bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km 2. La superficie BV Moustiques 212 RH du2 Nord totale couverte par ces 11 bassins est de 4 153 km , ce qui représente 15 % de la superficie totale d'Haïti. Il BE Mapou 272 est RH de l´Ouest est intéressant de noter que le BV Massacre transfrontalier. BV Limbé BV Côtes de Fer BASSIN BV Roseaux BV Momance BV Ti Port Piment BV BV Cavaillon Moustiques BE Mapou BV Massacre BV Voldrogue BV Rivière Grise BV Limbé BV Côtes de Fer BV Bainet Tableau 10. Bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km2 303 RH du Nord Km2 207 209 212 272 296 303 305 305 RH du Sud RÉGION HYDROGRAPH. BASSIN RH du Sud BV Momance 308 RH de l´Ouest RH du Centre BV Cavaillon RH du BV SudMassacre RH du Nord 377 RH de l´Ouest 382 RH du Nord BV Rivière Grise RH du Sud BV Bainet RH du Nord 393 RH de l´Ouest BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud 436 RH de l´Ouest BV Grande Rivière de Nippes 454 Km2 308 377 382 393 436 454 RÉGION HYDROGRAPH. RH de l´Ouest RH du Sud RH du Nord RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH du Sud RH du Sud Photo 5. Bassin endorrèique de Mapou. Plaine de Mapou Photo 5. Bassin endorrèique de Mapou. Plaine de Mapou Le tableau suivant présente les 8 bassins dont la superficie est >500 km 2. Ils couvrent une superficie totale de 11 058 km2, ce qui représente 41% de la superficie totale d'Haïti. De tous les bassins, se distingue le bassin 36 de l'Artibonite, qui couvre 6 362 km2 et est transfrontalier. Le bassin endoréique Saumâtre, qui du côté dominicain est appelé bassin du lac Enriquillo, est également transfrontalier. Le tableau suivant présente les 8 bassins dont la superficie est >500 km2. Ils couvrent une superficie totale de 11 058 km2, ce qui représente 41% de la superficie totale d'Haïti. De tous les bassins, se distingue le bassin de l'Artibonite, qui couvre 6 362 km2 et est transfrontalier. Le bassin endoréique Saumâtre, qui du côté dominicain est appelé bassin du lac Enriquillo, est également transfrontalier. Tableau 11 Bassins dont la superficie est >500 km2 BASSIN Km2 RÉGION HYDROGRAPH. BV L´Estère 511 RH du Centre BV Grande Rivière Jacmel 548 RH de l´Ouest BV Grand Anse 563 RH du Sud BV La Quinte 608 RH du Centre BV Grande Rivière 681 RH du Nord BE Saumâtre 891 RH de l´Ouest BV Trois Rivières 894 RH du Nord BV Artibonite 6.362 RH du Centre Carte 4. Bassins >100 km2 Carte 4. Bassins >100 km2 23 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 37 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1.3.5 TRANSFRONTALIERS BASSINS TRANSFRONTALIERS 1.3.5 BASSINS e fait de partager l'île d'Hispaniola avec la République dominicaine génère une série de Le fait de partager l'île d'Hispaniola avec la République dominicaine génère une série de bassins bassins transfrontaliers qui sont répartis le long de la frontière entre les deux pays. Quatre transfrontaliers qui sont répartis le long de la frontière entre les deux pays. Quatre bassins ont été identifiés bassins identifiés duMassacre, nord au bassin sud : bassin Massacre, bassin versant Artibonite, du nord auont sudété : bassin versant versantversant Artibonite, bassin endoréique Saumâtre et bassin 2 2 versant La superficie totale des bassins transfrontaliers estLa de 13 014 km dont 942 km (61% bassin Pedernales. endoréique Saumâtre et bassin versant Pedernales. superficie totale7 des bassins de la superficie totale) s'étendent sur Haïti. Ainsi, 30 % du territoire d'Haïti est situé dans des bassins transfrontaliers est de 13 014 km2 dont 7 942 km2 (61% de la superficie totale) s'étendent sur transfrontaliers, ce qui souligne l'importance de conclure un accord avec le pays voisin sur la gestion des Haïti. Ainsi, 30 % du territoire d'Haïti est situé dans des bassins transfrontaliers, ce qui souligne bassins binationaux. l'importance de conclure un accord avec le pays voisin sur la gestion des bassins binationaux. Le BV Massacre s'étend sur 745 km2 dont 51% en Haïti. La rivière Massacre coule dans une direction Le BV Massacre s'étend sur 745 km2 dont 51% en Haïti. La rivière Massacre coule dans une direction sud/nord, laissant la rive gauche en territoire haïtien et la rive droite en territoire dominicain. sud/nord, laissant la rive gauche en territoire haïtien et la rive droite en territoire dominicain. Le fleuve Artibonite s'étend sur une superficie totale de 8 889 km2, dont 72% en territoire haïtien, Le fleuve Artibonite s'étend sur une superficie totale de 8 889 km2, dont 72% en territoire haïtien, correspondant aux cours moyen et inférieur du fleuve. Toute la partie amont du fleuve se trouve en territoire correspondant aux cours moyen et inférieur du fleuve. Toute la partie amont du fleuve se trouve dominicain. en territoire dominicain. Le BE Saumâtre est appelé BE Enriquillo du côté dominicain, ce bassin endoréique est donc constitué du BE Le BE Saumâtre est appelé BE Enriquillo duducôté dominicain, ce sa bassin doncà Saumâtre et du BE Enriquillo, en plus de la surface BE Soliette qui prend sourceendoréique en Haïti maisest se jette constitué du BE Saumâtre et du Enriquillo, en plus de la surface du BE Soliette qui prend sa Jimaní (République dominicaine) dansBE le lac Enriquillo. L source en Haïti mais se jette à Jimaní (République dominicaine) dans le lac Enriquillo. Photo 6. Rivière Soliette près de la Rep. Dominicaine Photo Rivière Soliette près sur de la343 Rep.km2 Dominicaine Le BV 6. Pedernales s'étend dont 48% en Haïti. La rivière Pedernales coule dans une direction nord/sud, laissant la rive droite en territoire haïtien et la rive gauche en territoire dominicain. La carte suivante montre la distribution spatiale des 4 bassins à la fois du côté haïtien et du côté dominicain. Tableau 12. Bassins transfrontaliers BASSIN BV Massacre BV Artibonite 38 Km2 Haiti 382 6.362 % en Haïti 51% 72% Km2 R.D. 363 2.527 Km2 Total 745 8.889 Région Hydrographique RH du Nord RH du Centre Le BV Pedernales s'étend sur 343 km2 dont 48% en Haïti. La rivière Pedernales coule dans une direction nord/sud, laissant la rive droite en territoire haïtien et la rive gauche en territoire dominicain. La carte suivante montre la distribution spatiale des 4 bassins à la fois du côté haïtien et du côté dominicain. Tableau 12 Bassins transfrontaliers BASSIN Km2 Haiti % en Haïti Km2 R.D. Km2 Total RÉGION HYDROGRAPH. BV Massacre 382 51% 363 745 RH du Centre BV Artibonite 6.362 72% 2.527 8.889 RH de l´Ouest BE Saumâtre/Enriquillo 1.031 34% 2.006 3.037 RH du Sud BV Pedernales 166 48% 177 343 RH du Centre TOTAL 7.941 61% 5.073 13.014 Carte 5. Bassins transfrontaliers Carte 5. Bassins transfrontaliers 2 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 39 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1.4. RESSOURCES EN EAU ATMOSPHÉRIQUES L 'une des composantes du cycle de l'eau est l'atmosphère et tous les processus qui s'y déroulent, principalement l'évaporation et les précipitations. C'est pourquoi il est important de connaître et de quantifier ces deux processus. La méthodologie suivie pour évaluer les précipitations et l'évaporation est expliquée en détail dans la section 2 de ce rapport. Le résultat de l'application de cette méthodologie montre que les précipitations moyennes tombées dans l'ensemble du pays en utilisant la base de données mondiale ajustée avec les mesures locales (CHIRPSv2), pour la période 1981-2020 est de 1.180 mm. Le calcul pour la dernière année (2020) est de 1 153 mm. Cette moyenne des précipitations implique que la moyenne totale des précipitations annuelles en Haïti pour la période 1981-2020 est de 31,8 km3, et pour l'année 2020, elle était de 31,1 km3. Pour l'évapotranspiration potentielle (ETP), le résultat obtenu est de 1.559 mm pour la période 19812020. Pour l'année 2020, la PTE était de 1580 mm. Dans le cas d'Haïti, l'ETP est supérieure aux précipitations. Cependant, cela ne signifie pas que toute l'eau de pluie s'évapore ; pour calculer le bilan hydrique du système, il faudrait prendre en compte l'ETR qui est toujours inférieur à l'ETP, mais qui est plus difficile à calculer. L'utilité de l'ETP dans ce cas est limitée aux informations qu'elle fournit sur le potentiel d'évaporation de l'ensemble du territoire haïtien. PÉRIODE (ANNÉES) PRÉCIPITATION MOYENNE 1981-2020 1.180 mm ANNÉE PRÉCIPITATION MOYENNE 2020 1.153 mm ETP MOYENNE 1.559 mm ETP MOYENNE 1.580 mm Les projections climatiques seront abordées au point 2. Cependant, on peut observer que, pour les modèles climatiques globaux ajustés au CHISRPSv2 en 2020, les précipitations sont inférieures à la moyenne des 40 dernières années et que l'ETP est supérieure à la moyenne des 40 dernières années. Cela signifie qu'en 2020 il y a moins de précipitations et une ETP plus élevée que la moyenne des 40 dernières années. Si nous considérons la division en régions hydrographiques d'Haïti, les données sont présentées dans le tableau ci-dessous, on observe que les précipitations moyennes sont similaires dans les régions hydrographiques du Nord, du Centre et de l'Ouest ; cependant, dans la région hydrographique du Sud, les précipitations sont environ 25% plus élevées. 40 il y a moins de précipitations et une ETP plus élevée que la moyenne des 40 dernières années. Si nous considérons la division en régions hydrographiques d'Haïti, les données sont présentées dans le tableau ci-dessous, on observe que les précipitations moyennes sont similaires dans les régions hydrographiques du Nord, du Centre et de l'Ouest ; cependant, dans la région hydrographique du Sud, les Tableau 13 Régions hydrographiques d'Haïti Precipitations et ETP précipitations sont environ 25% plus élevées. VOLUME ANNUEL DE VOLUME ANNUEL DE PRÉCIPITATION PRÉCIPITATION PÉRIODE PRÉCIPITATION Tableau 13. Régions hydrographiques d'Haïti. Precipitations et ETP RÉGION HYDROGRAPHIQUE RÉGION HYDROGRAPHIQUE RH du Nord RH du Nord RH du Centre RH du Centre RH de l´Ouest RH du Sud RH de l´Ouest (ANNÉES) PÉRIODE (ANNÉES) 1981-2020 1981-2020 1981-2020 1981-2020 1981-2020 1981-2020 1981-2020 MOYENNE PRÉCIPITATION MOYENNE 1.123 mmmm 1.123 1.143 mm 1.143 1.147 mmmm 1.455 mmmm 1.147 RH du Sud 1981-2020 1.455 mm Photo 7. Tet Letang. Aquin 6,0 km3 ETP MOYENNE ETP MOYENNE 7,810,3 km3 km3 8,6 km 7,83 km3 2 1.478 1.478mm/m mm/m2 1.471 mm/m2 1.471mm/m mm/m2 2 1.419 2 1.553 1.419mm/m mm/m2 8,6 km3 1.553 mm/m2 6,0 km3 10,3 km3 Photo 7. Tet Letang. Aquin 26 1.5. RESSOURCES EN EAU SUPERFICIELLES L es eaux de surface ou eaux superficielles sont constituées de toutes les masses d'eau courantes et stagnantes qui sont en contact direct avec l'atmosphère. Pour réaliser l'inventaire des eaux de surface, nous avons travaillé sur les informations fournies par le CNIGS sur les cours d'eau, les étangs et les lacs. 1.5.1 COURS D´EAU Les informations fournies par le CNIGS sur les cours d'eau comprenaient l'ensemble du réseau de drainage du pays. Cependant, pour l'inventaire des eaux de surface courantes, nous n'avons considéré que les cours d'eau permanents, c'est-à-dire ceux qui transportent de l'eau pendant la majeure partie de l'année. Les cours d'eau ont été classés en fonction du bassin et de la région hydrographique qu'ils traversent. Les cours d'eau les plus longs sont l'Artibonite avec 267 km, la rivière Guayamouc/Canot avec 148 km et les Trois Rivières avec 129 km. Dans la région hydrographique du Nord, 29 cours d'eau permanents ont été cartographiés et sont répartis sur 18 bassins versants différents. La longueur totale des cours d'eau est de 827 km. Sur les 29 cours d'eau, les trois plus importants sont : Les Trois Rivières avec 129 km de lit principal, la Grande Rivière du Nord avec 81 km de lit principal, le Limbé avec 55 km de lit principal. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 41 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 14 Cours d'eau permanents de la RH du Nord NOM COURS D´EAU LONGUEUR Km BASSIN RÉGION R. Jassa 18 BV Massacre RH du Nord R. Massacre 27 BV Massacre RH du Nord R. Lamatry 43 BV Massacre RH du Nord R. Franche/Trou du Nord 28 BV Trou du Nord RH du Nord R. Caracol 16 BV Grande Rivière RH du Nord Grande Rivière Du Nord 81 BV Grande Rivière RH du Nord R. Haut du Cap 35 BV Haut du Cap RH du Nord R. Limbé 55 BV Limbé RH du Nord R. Blanche 19 BV Limbé RH du Nord R. Canart 24 BV Massacre RH du Nord R. Cochon Gras 6 BV Marion RH du Nord R. Malféty 8 BV Marion RH du Nord R. Marrion 29 BV Marion RH du Nord R. Port Margot 21 BV Port Margot RH du Nord R. Du Petit Borgne 13 BV Port Margot RH du Nord R. Corail/Bassin Canne 10 BV Port Margot RH du Nord R. Petit Bourg 20 BV Petit Bourg RH du Nord R. Moulin 15 BV Trois Rivières RH du Nord R. Acul 21 BV Trois Rivières RH du Nord R. Les Trois Rivières 129 BV Trois Rivières RH du Nord R. Moustiques 46 BV Moustiques RH du Nord R. Lacoma 29 BV Lacoma RH du Nord R. Catinette 21 BV Lacoma RH du Nord R. Jean Rabel 22 BV Jean Rabel RH du Nord R. Du Môle Saint Nicolas 21 BV Môle Saint Nicolas RH du Nord R. De Henne 18 BV Baie Henne RH du Nord R. Prien 19 BV Jean Rabel RH du Nord R. Du Bas De Sainte Anne 7 BV Anse à Foleur RH du Nord TOTAL 827 Dans la région hydrographique du Centre, 25 cours d'eau permanents ont été identifiés et sont répartis dans 9 bassins versants différents. La plupart des cours d'eau sont des affluents du fleuve Artibonite (12 cours d'eau dans le bassin versant de l'Artibonite). La longueur totale des cours d'eau est de 1 121 km. Parmi les 25 cours d'eau, les trois plus importants sont : le lit de l'Artibonite avec 267 km qui est le plus long cours d'eau d'Haïti, le lit de Guayamouc/Canot avec 148 km qui 42 est un affluent de la rive droite de l'Artibonite. Et la rivière Bouyaha avec 95 km qui est un affluent de la rive gauche de la rivière Guayamouc/Canot. Tableau 15 Cours d'eau permanents de la RH du Centre NOM COURS D´EAU LONGUEUR Km BASSIN RÉGION R. Anse Rouge 35 BV Anse Rouge RH du Centre R. Ti Port Piment/Ti Paradis 19 BV Ti Por Piment RH du Centre R. Colombier 33 BV Colombier RH du Centre R. Boyer 25 BV La Quinte RH du Centre R. D'Ennery 36 BV La Quinte RH du Centre R. La Quinte/La Branle 50 BV La Quinte RH du Centre R. Cabeu 28 BV l´Estère RH du Centre R. L´Estère 81 BV l´Estère RH du Centre R. Coupe à L'Inde 17 BV l´Estère RH du Centre R. de l´Artibonite 267 BV Artibonite RH du Centre R. Thomonde 73 BV Artibonite RH du Centre R. Hinquitte 21 BV Artibonite RH du Centre R. L'Atalaye 18 BV Artibonite RH du Centre R. Guayamouc/Canot 148 BV Artibonite RH du Centre R. Bouyaha 95 BV Artibonite RH du Centre R. Libon 35 BV Artibonite RH du Centre R. Mory 16 BV Artibonite RH du Centre R. Bouillie 20 BV Artibonite RH du Centre R. Tapion 12 BV Artibonite RH du Centre R. La Theme 24 BV Artibonite RH du Centre R. Onde Verde 19 BV Artibonite RH du Centre R. Veuve 6 BV Saint Marc RH du Centre R. Gobé/St. Marc 23 BV Saint Marc RH du Centre R. Canot 9 BV Mare Tortue RH du Centre R. Pierre Payen 11 BV Pierre Payen RH du Centre TOTAL 1.121 Dans la région hydrographique de l´Ouest, 31 cours d'eau permanents ont été identifiés, répartis dans 28 bassins versants différents et 3 bassins endoréiques. La longueur totale des cours d'eau est de 761 km. En général, ce sont des cours d'eau courts qui, à l'exception de la Grise et du Bainet, ne dépassent pas 50 km de longueur. Ainsi, sur les 31 cours d'eau, les trois plus importants sont : le lit de la Grise avec 54 km, le lit du Bainet et le lit de la Momance avec 50 km. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 43 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 16 Cours d'eau permanents de la RH de l´Ouest NOM COURS D´EAU LONGUEUR Km BASSIN RÉGION R. Momance 50 BV Momance RH de l´Ouest R. Grise 54 BV Rivière Grise RH de l´Ouest R. Soliette 33 BE Soliette RH de l´Ouest R. Fonds Parisien 21 BE Saumâtre RH de l´Ouest R. Blanche 27 BE Saumâtre RH de l´Ouest R. Montrouis 37 BV Montrouis RH de l´Ouest R Bretelle 28 BV Bretelle RH de l´Ouest R. Torcelle 22 BV Torcelle RH de l´Ouest R. Des Matheux 16 BV Matheux RH de l´Ouest R. Froide 23 BV R. Froide RH de l´Ouest R. Bainet 54 BV Bainet RH de l´Ouest R. Zoranger 25 BV Bainet RH de l´Ouest R. Lillet 15 BV Bainet RH de l´Ouest R. Ti-Bras 13 BV Bainet RH de l´Ouest R. Canot 15 BV Fauche RH de l´Ouest R. Rouyonne 19 BV Rouyonne RH de l´Ouest R. Dufort 15 BV Dufort RH de l´Ouest R. Gauche 33 BV Grande Rivière de Jacmel RH de l´Ouest Grande Rivière de Jacmel 43 BV Grande Rivière de Jacmel RH de l´Ouest R. Gosseline 33 BV Grande Rivière de Jacmel RH de l´Ouest R. Plantils 27 BV Plantils RH de l´Ouest R Pichon 26 BV Pichon RH de l´Ouest R. Mapou 28 BE Mapou RH de l´Ouest R. Pedernales 43 BV Pedernales RH de l´Ouest R. Des Orangers 10 BV Grande Rivière de Jacmel RH de l´Ouest R. Blanche 14 BV Plantils RH de l´Ouest R. Trou Mahot 7 BV Trou Mahot RH de l´Ouest Petite Rivière De Jacmel 8 BV Petite R. de Jacmel RH de l´Ouest R. L'Ermitage 10 BV L’Ermitage RH de l´Ouest R. Picmi 7 Île de La Gonâve RH de l´Ouest R. Anse à Galets 5 Île de La Gonâve RH de l´Ouest TOTAL 761 44 R. Picmi R. Anse à Galets 7 5 761 TOTAL Île de La Gonâve Île de La Gonâve RH de l´Ouest RH de l´Ouest Photo 8. BE Mapou près de l´embouchure Photo 8. BE Mapou près de l´embouchure Dans région hydrographique du sud, cours32d'eau permanents ont été identifiés, quiidentifiés, sont répartis 27 Dansla la région hydrographique du32sud, cours d'eau permanents ont été quisur sont bassins versants différents. La longueur totale des cours d'eau est de 855 km, et avec la région répartis sur 27centrale, bassins elle versants différents. La longueur totale des cours de 855 km, les et hydrographique constitue la plus grande longueur de cours d'eau. d'eau Sur lesest 32 cours d'eau, avec la région hydrographique centrale, constitue la 93 plus grande longueur cours d'eau. trois plus importantes sont : le cours d'eau de laelle Grand Anse avec km, le cours d'eau des de Côtes de Fer avec 56 km, et le desles Côtes deplus Fer avec 56 km. et le lit: de rivière Des de Roseaux avec 47 km.avec 93 Sur les 32cours coursd'eau d'eau, trois importantes sont le la cours d'eau la Grand Anse km, le cours d'eau des Côtes de Fer avec 56 km, et le cours d'eau des Côtes de Fer avec 56 km. Tableau 17. Cours d'eau permanents de la RH du Sud et le lit de la rivière Des Roseaux avec 47 km. NOM COURS D´EAU LONGUEUR Km BASSIN R. Bras Droite 38 BV Grand´Anse Tableau 17 Cours d'eau permanents de la RH Sud R. Grand'Anse 93 du BV Grand´Anse R. Les Anglais 21 BV Les Anglais R. Port à Piment 19 BV Port à Piment LONGUEUR34KmBV Chantal BASSIN R. NOM Chantal COURS D´EAU R. AculDroite 35 BV Acul R. Bras 38 BV Grand´Anse R. Grande Ravine du Sud 46 BV Grande Ravine du Sud R. Grand'Anse 93 BV Grand´Anse R. Cavaillon 54 BV Cavaillon Islet 24 BV Islet R. R. Les Anglais 21 BV Les Anglais R. Vieux Bourg D´Aquin 17 BV Vieux Bourg d´Aquin R. Port à Piment 19 BV Port à Piment R. Côtes de Fer 56 BV Côtes de Fer R. R. Des Chantal 34 Chantal Baradères 19 BV BV Baradères RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RÉGION RÉGION RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud R. Acul 35 BV Acul RH du Sud R. Grande Ravine du Sud 46 BV Grande Ravine du Sud RH du Sud R. Cavaillon 54 BV Cavaillon RH du Sud R. Islet 24 BV Islet RH du Sud R. Vieux Bourg D´Aquin 17 BV Vieux Bourg d´Aquin RH du Sud R. Côtes de Fer 56 BV Côtes de Fer RH du Sud R. Des Baradères 19 BV Baradères RH du Sud Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 45 29 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD R. Pins 5 BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud R. Dose 20 BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud R. Serpente 31 BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud R. Colongesse 33 BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud Grde Rivière de Nippes 35 BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud R. Voldrogue 52 BV Voldrogue RH du Sud NOM COURS D´EAU R. des Roseaux R. Pins R. R. Dose Voldrogue R. Serpente R. des Roseaux R. Colongesse R. Citron Grde Rivière de Nippes R. Voldrogue R. des Abricots R. des Roseaux R. Caïman R. Citron R. R. Bonbon des Abricots R. Caïman R. Froide R. Bonbon R. De Tiburon R. Froide R. De Tiburon R. Mombin R. Mombin R. R Baret Baret Guinaudée/Duranton R. R. Guinaudée/Duranton R. Brossard R. Brossard R. Millionnaire R. R. Mulet Millionnaire R. De Dame - Marie R. Mulet R. De Dame - Marie TOTAL 47 LONGUEUR Km 5 52 20 31 27 33 12 35 52 11 47 6 12 13 11 6 8 13 19 8 19 19 19 11 11 21 21 13 13 14 11 14 18 11 TOTAL 855 18 BASSIN RÉGION BV Roseaux RH du Sud BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud Grande Rivière de RH Jacmel RH du Sud BV BV Grande Rivière de Nippes du Sud BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud BV Plantils RH du Sud BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud BV Vieux Bourg d´AquinRH du Sud RH du Sud BV Grande Rivière de Nippes BV Voldrogue RH du Sud BV Abricots RH du Sud BV Roseaux RH du Sud BV Caïman Vignes RH du Sud BV Vieux Bourg d´Aquin RH du Sud Bonbon RH du Sud BV BV Abricots RH du Sud BV Caïman Vignes RH du Sud BV Froide RH du Sud BV Bonbon RH du Sud Tiburon RH du Sud BV BV Froide RH du Sud BV Tiburon RH du Sud BV Mombin RH du Sud BV Mombin RH du Sud RH du Sud BV BV BaretBaret RH du Sud BV BV Duranton RH du Sud Duranton RH du Sud BV Brossard RH du Sud BV Brossard RH du Sud BV Millonnaire RH du Sud BV BV Mulet RH du Sud Millonnaire RH du Sud BV Dame Marie RH du Sud BV Mulet RH du Sud BV Dame Marie RH du Sud 855 Photo 9. Rivière Voldrogue. Explotation de sable 46 Photo 9. Rivière Voldrogue. Explotation de sable Carte 6. Cours permanents, étangs et lacs Carte 6. Cours permanents, étangs et lacs 1.5.2 31 LACS ET ÉTANGS L 'inventaire des lacs et étangs d'Haïti est basé sur les informations SIG fournies par le CNIGS dans la couche de la surface de l'eau et aussi dans la couche de l'occupation du sol (CNIGS, 1998) ; de cette dernière couche, l'attribut plan d'eau a été sélectionné. Ces informations cartographiques ont été vérifiées et confirmées en utilisant l'orthophoto 2015 et Google Earth. Les feuilles au 1:50 000 de l'Institut géographique haïtien ont également été consultées. Quarante-sept lacs et étangs ont été identifiés en Haïti avec différentes superficies, le tableau suivant indique le nom, la superficie et la région hydrographique dans laquelle ils sont distribués. Dans la colonne des noms, certains sont en couleur bleue, c'est parce qu'il s'agit de lacs qui n'ont pas de nom attribué dans l'information fournie, ni sur les cartes 1:50,000 de l'Institut Géographique d'Haïti. Ils ont donc été nommés selon la toponymie la plus proche de l'étang. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 47 le nom, lanisuperficie et la région hydrographique laquelle ilsd'Haïti. sont distribués. Dansété la colonne desselon noms, fournie, sur les cartes 1:50,000 de l'Institut dans Géographique Ils ont donc nommés la certains sont en couleur bleue, c'est parce qu'il s'agit de lacs qui n'ont pas de nom attribué dans l'information toponymie la plus proche de l'étang. Programmenides Nations Unies pour le Développement / PNUDGéographique d'Haïti. Ils ont donc été nommés selon la fournie, sur les cartes 1:50,000 de l'Institut toponymie la plus proche de l'étang. Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera Sur l'ensemble des lacs et des étangs, 18 715 hectares (187 km2) sont occupés. Parmi eux, l'étang Saumâtre Sur l'ensemble des lacs et des étangs, 218 715 hectares (187 km2) sont occupés. Parmi eux, l'étang se distingue avec 11 579 hectares (116 km ). Il s'agit du plus important plan d'eau intérieur et il représente 2 ) Ilsont occupés. Parmi l'étang Saumâtre Sur l'ensemble des lacs totale et des étangs, 18 hectares (187 kmbassin Saumâtre distingue avec 11 579 hectares (116 km2). s'agit important plan 62 % de la se superficie de tous les715 lacs et étangs. Ce est ledu lacplus qui se eux, forme dans le d'eau bassin 2 se distingue avec 11 579 hectares (116 km ). Il s'agit du plus important plan d'eau intérieur et il représente intérieur et il représentet 62 % une de la superficie de tous les lacs et étangs. Ce bassin est le endoréique de Saumâtre qui a continuité en totale République Dominicaine. 62 % de la superficie totale de tous les lacs et étangs. Ce bassin est le lac qui se forme dans le bassin lac qui se forme dans le bassin SaumâtreDominicaine. et qui a une continuité en République endoréique de Saumâtre et qui a uneendoréique continuité endeRépublique Dominicaine. Photo 11. Tet letang. Aquin Photo 11. Tet letang. Aquin Photo 11. Tet letang. Aquin Ensuite, le lac de Péligre, qui couvre 3 245 hectares et représente 17 % de la superficie totale. Le lac de Péligre est un lac artificiel formé par le barrage de Péligre construit sur le cours de la rivière Artibonite. Le Ensuite,lelelaclac Péligre, couvre 245 et hectares et 17 % représente de la superficie totale. Ensuite, dede Péligre, qui qui couvre 3 245 3 hectares représente de la 17 % superficie totale. Le lac de troisième plus grand lac est le lac Miragoâne, qui couvre une superficie de 1 087 hectares. Péligre lac artificiel le barrage Péligre construit cours de la rivière Artibonite. Le la Le lac est de un Péligre est unformé lac par artificiel forméde par le barrage desur le Péligre construit sur le cours de troisième plus grand lac est le lac Miragoâne, qui couvre une superficie de 1 087 hectares. rivière Artibonite. Le troisième plus grand lac est le lac Miragoâne, qui couvre une superficie de 1 087 hectares. 32 32 48 Tableau 18 Lacs et étangs NOM ha RÉGION E. Saumâtre 11.579 RH de l´Ouest Lac De Péligre 3.245 RH du Centre E. de Miragoâne 1.087 RH du Sud Trou Caiman 454 RH de l´Ouest Trou Caiman 375 RH du Sud Lagon Aux Boeufs 342 RH du Nord E. La Saline 226 RH du Nord E. Pointe Pierrot 194 RH de l´Ouest E. Barthold 177 Artibonite Petit E. de Miragoâne 128 RH du Sud Lagon Chien 97 RH du Centre E. Rivière Salée 78 RH du Nord E. Richard 75 RH du Centre Grand Lagon 70 RH de l´Ouest E. Lachaux 66 RH du Sud E. Bois Neuf 58 RH du Centre E. Laborde 55 RH du Centre E. Mapou 55 RH de l´Ouest E. Pointe Sable 35 RH du Centre E. Trou Vasseux 31 RH du Nord Lagon Petit Paradis 31 RH du Centre E. Port à L´Ecu 29 RH du Nord E. You 25 RH du Sud E. Nan Contrée 24 RH du Nord E. Grand L´islet 22 RH du Centre E. Ladimette 21 RH du Sud Timil Faché 20 RH du Sud E. Douat 17 RH du Sud E. Au Parc 16 RH de l´Ouest E. Chic Kata 13 RH de l´Ouest E.Chadonette 9 RH de l´Ouest Lagon La Ville 8 RH de l´Ouest Trou King 8 RH du Sud E. Anse à Veau 8 RH de l´Ouest E. Simon 6 RH du Sud Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 49 Trou Caiman 454 RH de l´Ouest Tet L´Etang 375 RH du Sud Lagon Boeufs 342 RH du/Nord Programme desAux Nations Unies pour le Développement PNUD E. La Saline 226 RH du Nord E. Pointe Pierrot 194 RH de l´Ouest E. Barthold 177 Artibonite E. Grande Pointe Petit E. de Miragoâne 128 RH du Sud Lagon Chien 97 RH du Centre E. Bossier E. Rivière Salée 78 RH du Nord E. Flangieux E. Richard 75 RH du Centre Grand Lagon 70 RH de l´Ouest E. Mouillage Anglais E. Lachaux 66 RH du Sud E. Etroit E. Bois Neuf 58 RH du Centre E. Maisonneuve E. Laborde 55 RH du Sud E. Mapou 55 RH de l´Ouest E. Lafito E. Pointe Sable 35 RH du Centre St. Georges E. Trou Vasseux 31 RH du Nord Lagon Petit Paradis 31 RH du Centre E. Celina E. Port à L´Ecu 29 RH du Nord E. DucE. You 25 RH du Sud E. Nan Contrée 24 RH du Nord E. Aux Palmistes E. Merlette Photo 12. Étang Laborde. Sud 1 E. Douat 17 E. Au Parc 16 E. Chic Kata 13 E.Chadonette 9 Lagon La Ville 8 Trou King 8 E. Anse à RH Veaudu Nord 8 E. Simon RH de l´Ouest 6 E. Grande Pointe 6 RH du Sud E. Bossier 5 E. Flangieux 4 RH du Nord E. Mouillage Anglais 3 RH du Sud E. Etroit 2 RH du Sud E. Maisonneuve 2 E. Lafito RH du Sud 2 St. Georges 2 E. Celina RH du Sud 2 E. Duc RH du Sud 1 E. Aux Palmistes 1 RH du Sud E. Merlette 1 1 RH du Sud 1 RH du Sud 6 5 4 3 2 2 2 2 2 RH du Sud RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH du Sud RH de l´Ouest RH du Sud RH du Nord RH de l´Ouest RH du Sud RH du Nord RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud RH du Sud Photo 12. Étang Laborde. Sud 1.6. RESSOURCES EN EAU SOUTERRAINES 1.6. RESSOURCES EN EAU SOUTERRAINES L'un des grands déficits d'information en matière de ressources en eau concerne les ressources en eaux L'un des grands déficits d'information en matière de ressources en eau concerne les ressources souterraines. Ainsi, il n'existe pratiquement aucune étude qui traite des ressources en eaux souterraines en en eaux souterraines. Ainsi, il n'existe pratiquement aucune étude qui d'Haïti traite (PNUD-MARNDR, des ressources profondeur. La source d'information la plus importante est la carte hydrogéologique 1990), établie à une échelle 1 :250,000 etLaquisource divise led'information pays en unitéslahydrogéologiques enest fonction des en eaux souterraines endeprofondeur. plus importante la carte matériaux qui affleurent en surface. La carte ne traite pas de la géométrie des aquifères et différencie peine hydrogéologique d'Haïti (PNUD-MARNDR, 1990), établie à une échelle de 1 :250,000 et quiàdivise les unités lithologiques en fonction de leur perméabilité. Par conséquent, une première conclusion de cette le paysserait en unités hydrogéologiques en fonction des matériaux qui approfondie affleurent en surface. La carte section le besoin urgent d'entreprendre une étude hydrogéologique d'Haïti afin d'évaluer neressources traite pasendeau lasouterraine géométrieetdes et différencie à peine les unités lithologiques en les leuraquifères comportement hydrogéologique. fonction de leur perméabilité. Par conséquent, une première conclusion de cette section serait le 1.6.1 CARTE HYDROGÉOLOGIQUE D´HAITI besoin urgent d'entreprendre une étude hydrogéologique approfondie d'Haïti afin d'évaluer les ressources en eau souterraine et leur comportement hydrogéologique. La carte hydrogéologique d'Haïti différencie neuf unités selon la lithologie, la structure géologique et la perméabilité. Ainsi, il distingue trois types de formations : 1.6.1 CARTE HYDROGÉOLOGIQUE D´HAITI La carte hydrogéologique d'Haïti différencie neuf unités selon la lithologie, la structure géologique et la perméabilité. Ainsi, il distingue trois types de formations : 33 50 ♦♦ Les aquifères continus qui comprennent les aquifères d'origine alluviale et différencient trois typesd'aquifères : aquifères alluviaux à nappe libre, zones alluviales plus productives et aquifèresalluviaux à nappe en partie captive semi perméable. ♦♦ Les aquifères discontinus qui comprennent les aquifères carbonatés se distinguant par quatretypes : les aquifères karstiques, les aquifères carbonatés avec intercalations marneuses, lesaquifères carbonatés avec fissures et cloisonnements et les aquifères carbonatés avec fissures et perméables. ♦♦ Non-aquifères différenciant deux types de formations : les formations sédimentaires de faible perméabilité et les formations cristallines. Tableau 19 Formations aquifères FORMATION SUPERFICIE (Km2) % SUPERFICIE Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture semiperméable, localement artésienne 289 1% Aquifères alluviaux à nappe libre 3.813 14% Zones alluviales plus productives (plus perméables et/ou plus puissantes) 352 1% Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifs 2.701 10% Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à productivité variée 5.291 19% Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables: calcaires récifaux quaternaires. Localement sans nappe permanente dans des zones à substratum trop élevé. Faciès argileux peu perméables locaux au Nord. Sources nombreuses aux limites. 1.687 6% Aquifères karstiques. Calcaires paléocènes et éocènes principalement, ou crétacés (Sud) et miocènes inferieurs (Plateau Central, Chaîne des Matheux). Eau souterraine difficilement accessible (niveaux profonds). Sources à débit élevé. 4.979 18% Formations cristallines : roches éruptives intrusives, volcanosédimentaires ou métamorphiques (dont le flysch et schistes du Crétacé supérieur du Plateau Central). Sources de faible débit et productivité minime très locale possible en fonction de la fracturation. 4.704 17% Formations sédimentaires de faible perméabilité : argiles, marnes, mollasses argileuses principalement miocènes ou pliocènes 3.452 13% Les trois types d'aquifères alluviaux se développent dans les plaines alluviales côtières et dans les systèmes alluviaux des principales rivières haïtiennes et affleurent sur 16% de la surface du pays. Ils sont principalement composés d'aquifères de nappes libres dont la lithologie est constituée de matériaux détritiques, principalement des argiles, des sables et des graviers. La zone d'alimentation est la totalité de la surface de l'aquifère. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 51 détritiques, principalement des argiles, des sables et des graviers. La zone d'alimentation est la totalité de la surface de l'aquifère. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Photo 13. Plaine de la rivière Millionnaire Photo 13. Plaine de la rivière Millionnaire Les alluviaux sontsont principalement situéssitués dans :dans : Lesaquifères aquifères alluviaux principalement  La La région région hydrographique sudsud : plaine des des Cayes, plaineplaine de Cavaillon, plaine d'Aquin, des ♦♦  hydrographique : plaine Cayes, de Cavaillon, plaine plaine d'Aquin, Baradères/Anse à Veau et plaine de Miragoâne/Petit Goâve. plaine des Baradères/Anse à Veau et plaine de Miragoâne/Petit Goâve.  La région hydrographique ouest : plaine de Jacmel/Cayes, plaine de Marigot, plaine de Mapou, ♦♦ La région hydrographique plaine de Jacmel/Cayes, de Marigot, plaine de plaine de Léogâne, plaine de ouest : Port-au-Prince, plaine de la côte des plaine Arcadins. Mapou, plaine de Léogâne, plaine de Port-au-Prince, plaine de la côte des Arcadins. 34 ♦♦ La région hydrographique centrale : plaine du Montrouis/Saint Marc, plaine du fleuve Artibonite,plaine des Gonaïves et plaine d'Anse Rouge. ♦♦ La région hydrographique du Nord : plaine de Jean Rabel/Port de Paix/St. Louis du Nord, plaine de Limbé, plaine du Cap-Haïtien/Caracol/Fort Liberté. Les aquifères carbonatés se caractérisent par le fait qu'ils sont formés de roches carbonatées, principalement des calcaires et des marnes, et affleurent sur 53% de la surface d'Haïti. Comme indiqué dans les paragraphes précédents, la carte hydrogéologique d'Haïti les classe en quatre types selon leur composition, leur disposition, leur fracturation et leur degré de dissolution. Ainsi, elle les divise en : ♦♦ Aquifères carbonatés à intercalations marneuses : ils sont présents dans 10% de Haïti. Ils sont principalement répartis dans la zone côtière d'Abricot, à Port Salut/St. Jean du Sud, dans la zone orientale d'Aquin, au sud du Petit Trou de Nippes, au sud de Bainet, à Marigot, dans la zone de contact du Massif de la Hotte et du Massif de la Selle, à Portau-Prince, dans des affleurements épars dans les montagnes de Trou d'Eau, dans la zone nord de la chaîne des Matheux, dans la zone sud-est et nord-ouest du massif nord. ♦♦ Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés : ils sont présents sur 19% de la surface d'Haïti. Ils sont répartis sur l'ensemble du massif de la Hotte à l'exception de la partie centre-est, du nord du massif de la Selle, de l'axe central de la chaîne des Matheux, de la partie centre-sud des Montagnes Noires et de la partie axiale de la péninsule nord. ♦♦ Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables : ils sont présents sur 6% de la surface d'Haïti. Ils sont répartis sur l'île de Grande Cayemite, au nord de la baie de 52 contact du Massif de la Hotte et du Massif de la Selle, à Port-au-Prince, dans des affleurements épars dans les montagnes de Trou d'Eau, dans la zone nord de la chaîne des Matheux, dans la zone sud-est et nord-ouest du massif nord.  Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés : ils sont présents sur 19% de la surface d'Haïti. Ils sont répartis sur l'ensemble du massif de la Hotte à l'exception de la partie centre-est, du nord du massif Baradères, dans la zone côtière d'Aquin à Bainet, dans la zone côtière de Belle Anse, de la Selle, de l'axe central de la chaîne des Matheux, de la partie centre-sud des Montagnes Noires dans zone côtière à Pitres, et de la la partie axiale ded'Anse la péninsule nord.dans la zone nord-est du massif de la Selle, dans la  moitié Aquifères carbonatés fissurés poreux très perméables sont présents sur 6% surface orientale de l'île de laetGonâve, dans la baie de: ils Saint Marc, à l'ouest dede la la Gonâve, d'Haïti. Ils sont répartis sur l'île de Grande Cayemite, au nord de la baie de Baradères, dans la zone dans la moitié occidentale de la péninsule Nord, sur l'île de la Tortue et dans le nord de côtière d'Aquin à Bainet, dans la zone côtière de Belle Anse, dans la zone côtière d'Anse à Pitres, la baie de Fort Liberté. dans la zone nord-est du massif de la Selle, dans la moitié orientale de l'île de la Gonâve, dans la baie de Saint Marc, à l'ouest de laprésents Gonâve, dans la moitié occidentale de la péninsule Nord, sur l'île ♦♦ Aquifères karstiques : Ils sont sur 18% du territoire haïtien. Ils sont répartis dans de la Tortue et dans le nord de la baie de Fort Liberté. la partie centre-est du massif de la Hotte, dans la moitié sud du massif de la Selle, dans  Aquifères karstiques : Ils sont présents sur 18% du territoire haïtien. Ils sont répartis dans la partie l'axe central la chaîne des Matheux, danssud la du moitié est l'île de la Gonâve, dans centre-est du de massif de la Hotte, dans la moitié massif dede la Selle, dans l'axe central de la la chaîne des Matheux, dans la moitié est de l'île de Gonâve, sud et est des Montagnes partie sud et est des Montagnes Noires etladans la dans partiela partie extrême ouest du massif du Noires et dans la partie extrême ouest du massif du Nord. Nord. Photo 14. Source Pichon Photo 14. Source Pichon 35 Les formations cristallines sont constituées de roches éruptives intrusives, volcano-sédimentaires ou métamorphiques (dont les flyschs et schistes du Crétacé supérieur du Plateau Central). Ils sont présents sur 17% de la surface d'Haïti. Ils sont principalement répartis dans l'extrémité sud-ouest du Massif de la Hotte, dans la zone axiale occidentale du Massif de la Selle, dans l'ensemble du Massif du Nord à l'exception de l'extrémité occidentale. Les formations sédimentaires de faible perméabilité sont constituées principalement de mudstones du Miocène ou du Pliocène, de marnes, de mollasses argileuses. Ils sont présents sur 13% du territoire haïtien. Ils sont répartis principalement au sud et au nord de la chaîne des Matheux, dans la moitié orientale du plateau central et dans la moitié orientale de la péninsule nord. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 53 Miocène ou du Pliocène, de marnes, de mollasses argileuses. Ils sont présents sur 13% du territoire haïtien. Ils sont répartis principalement au sud et au nord de la chaîne des Matheux, dans la moitié orientale du Programme des Nations Unieslapour le Développement / la PNUD plateau central et dans moitié orientale de péninsule nord. En plus de la carte hydrogéologique d'Haïti, il existe quelques études/articles scientifiques sur l'aquifère de En plus de la carte hydrogéologique d'Haïti, il existe quelques études/articles scientifiques sur Cul de Sac. Cet aquifère a suscité plus d'intérêt car il alimente en eau une partie de la population de la zone l'aquifère de Cul Sac. Cet aquifère a suscité d'intérêt carlail géométrie alimente en une partie métropolitaine de de Port-au-Prince. L'évolution de la plus qualité de l'eau, de eau l'aquifère et sa piézométrie ont étéde la étudiées. de la population zone métropolitaine de Port-au-Prince. L'évolution de la qualité de l'eau, la géométrie de l'aquifère et sa piézométrie ont été étudiées. Photo 15. Bassin Bleu. Petite Rivière de Jacmel Photo 15. Bassin Bleu. Petite Rivière de Jacmel 1.6.2 ZONES DE RECHARGE HYDRIQUE 1.6.2 ZONES DE RECHARGE HYDRIQUE La recharge des aquifères se fait de deux manières, par infiltration directe de l'eau de pluie ou par infiltration La recharge des aquifères se fait de deux manières, par infiltration directe de l'eau de pluie ou de l'eau contenue dans une masse d'eau, qu'il s'agisse d'une rivière, d'un lac, d'un étang ou de tout autre par infiltration l'eau une de masse d'eau,enqu'il s'agisse rivière, lac, d'un type de masse de d'eau. Afincontenue d'identifierdans les zones recharge eau, le type d'une d'aquifère, les d'un caractéristiques lithologiques structurelles affleurent surface ont pris de en compte. étang ou de et tout autre typedes deroches massequi d'eau. Afin en d'identifier lesété zones recharge en eau, le type d'aquifère, les caractéristiques lithologiques et structurelles des roches qui affleurent en surface Ainsi, dans le cas des aquifères alluviaux, en raison de leurs caractéristiques lithologiques et de nappe libre, ont été pris en compte. il a été considéré que toute la surface de l'aquifère est susceptible de produire la recharge en eau de l'aquifère. Parle conséquent, toute la alluviaux, surface d'affleurement aquifères alluviaux serait une zone et de Ainsi, dans cas des aquifères en raison dedes leurs caractéristiques lithologiques recharge. de nappe libre, il a été considéré que toute la surface de l'aquifère est susceptible de produire la recharge en eau de l'aquifère. Par conséquent, toute la surface d'affleurement des aquifères alluviaux serait une zone de recharge. 36 En ce qui concerne les aquifères carbonatés, on a considéré que la capacité de recharge varie en fonction de la perméabilité des roches carbonatées, donc plus elles sont fracturées et fissurées, plus la capacité d'infiltration de l'eau est grande. De même, lorsque les roches présentent des 54 phénomènes de karstification, la capacité d'infiltration est d'autant plus grande. En ce sens, les aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productives ont été considérés comme des zones de recharge mais pas aussi évidentes que le reste des aquifères carbonatés car rien n'indique qu'ils soient fissurés ou fracturés et les niveaux marneux peuvent entraver l'infiltration. Enfin, les formations cristallines et sédimentaires ont été considérées comme peu favorables à l'infiltration de l'eau, elles ont donc été cartographiées comme des zones où la recharge ne se produit pas. Le tableau suivant montre les différentes zones de recharge. Tableau 20 Zones de recharge FORMATION SUPERFICIE % RECHARGE (Km2) SUPERFICIE Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture semiperméable, localement artésienne 289 1% Aquifères alluviaux à nappe libre 3.813 14% Zones alluviales plus productives (plus perméables et/ou plus puissantes) 352 1% 2.701 10% Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à productivité variée 5.291 19% Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables: calcaires récifaux quaternaires. Localement sans nappe permanente dans des zones à substratum trop élevé. Faciès argileux peu perméables locaux au Nord. Sources nombreuses aux limites. 1.687 6% Aquifères karstiques. Calcaires paléocènes et éocènes principalement, ou crétacés (Sud) et miocènes inferieurs (Plateau Central, Chaîne des Matheux). Eau souterraine difficilement accessible (niveaux profonds). Sources à débit élevé. 4.979 Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifs ZONE DE RECHARGE ZONE DE RECHARGE MOYENNE ZONE DE RECHARGE 18% Formations cristallines : roches éruptives intrusives, volcano-sédimentaires ou métamorphiques (dont le flysch et schistes du Crétacé supérieur du Plateau Central). Sources de faible débit et productivité minime très locale possible en fonction de la fracturation. 4.704 17% ZONE DE NON RECHARGE Formations sédimentaires de faible perméabilité : argiles, marnes, mollasses argileuses principalement miocènes ou pliocènes 3.452 13% ZONE DE NON RECHARGE Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 55 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Carte 7 Carte 7. Carte hydrogéologique d´Haïti. (PNUD-MARNDR 1990) Carte hydrogéologique d´Haïti. (PNUD-MARNDR 1990) 38 56 Carte 8. Zones de Recharge hydrique Carte 8. Zones de Recharge hydrique 39 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 57 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 1.6.3 INVENTAIRE DES POINTS D´EAU L es inventaires des points d'eau de la carte hydrogéologique d'Haïti (PNUD-MARNDR, 1990), cartographie sources, 1.6.3qui INVENTAIRE DES les POINTS D´EAUles forages et les puits au niveau national, ont été analysés. En outre, les inventaires des points d'eau réalisés par le PNUD en 2010 dans les départements du Les inventaires pointsdans d'eauledecadre la carte d'Haïtiet(PNUD-MARNDR, 1990), qui cartographie Sud-Est et dudes Centre duhydrogéologique projet Eau Potable Assainissement ont également été les sources, les forages et les puits au niveau national, ont été analysés. En outre, les inventaires des points analysés, dans lesquels les sources et les puits ont été cartographiés ; ce projet a été financé d'eau réalisés par le PNUD en 2010 dans les départements du Sud-Est et du Centre dans le cadre du projet par Potable l'Agence de ont Coopération Internationale pour le Développement Eau et Espagnole Assainissement également été analysés, dans lesquels les sources et les(AECID). puits ontLes été cartographiés ; ce projet financé l'Agence Espagnole Coopération Internationale pour le inventaires réalisés par aleété PNUD en par 2013 dans le cadre du de projet Réduction de la vulnérabilité Développement (AECID). inventaires réalisés le PNUD en 2013 cadrelequel du projet des populations et desLes infrastructures danspar le département dudans Sud,ledans lesRéduction sources de et la vulnérabilité des populations et des infrastructures dans le département du Sud, dans lequel les sources les puits du département du Sud ont été cartographiés, ont également été analysés ; ce projet et les puits du département du Sud ont été cartographiés, ont également été analysés ; ce projet a été financé a par lenorvégien. gouvernement norvégien. parété le financé gouvernement 1.6.3.1 1.6.3.1 INVENTAIRE CARTE HYDROGÉOLOGIQUE (PNUD-MARNDR, 1990) INVENTAIRE CARTE HYDROGÉOLOGIQUE (PNUD-MARNDR, 1990) Jusqu'àla la date de livraison ce livrable 2, les ceseuls sontinventaires les seuls de inventaires dedont points d'eau dont Jusqu'à date de livraison de cede livrable 2, ce sont points d'eau nous disposons. nous et à mesure quenous d'autres institutions nous sur fourniront des données les Au fur disposons. et à mesure Au quefur d'autres institutions fourniront des données les inventaires de pointssur d'eau, nous les intégrerons de manière pratique, à la fois sous de forme de tableau et sous si inventaires de points d'eau, nous les intégrerons manière pratique, à forme la foiscartographique sous forme de possible. tableau et sous forme cartographique si possible. Photo 16. Puit sur la route Aquin/Côte de Fer Photo 16. Puit sur la route Aquin/Côte de Fer La carte hydrogéologique comprend la cartographie de 1.374 points d'eau dont 911 correspondent à des 58 352 à des forages et 111 à des puits. Les trois tableaux suivants analysent chacun de ces trois types sources, de points d'eau, c'est-à-dire les sources, les forages et les puits, et le type d'aquifère dans lequel ils se La carte hydrogéologique comprend la cartographie de 1.374 points d'eau dont 911 correspondent à des sources, 352 à des forages et 111 à des puits. Les trois tableaux suivants analysent chacun de ces trois types de points d'eau, c'est-à-dire les sources, les forages et les puits, et le type d'aquifère dans lequel ils se trouvent. Au sein des sources, la carte distingue les sources, les sources captées, les regroupements de sources et les sources d'eau salée. Au sein des forages, la carte différencie les forages et les regroupements de forages. Au sein des puits, la carte distingue les puits, les regroupements de puits et les puits d'eau salée. Le fait de représenter un groupe de sources, de forages ou de puits en un seul point s'explique par le fait que la carte a une échelle de 1 :250.000, ce qui ne permet pas de différencier les points d'eau très proches car chaque millimètre de la carte représente 250 m. en réalité. Tableau 21 Points d´eau FORMATION NOMBRE Sources 577 Source captée 220 Sources salées 97 Forages 17 Groupe de forages 255 Puits 97 Groupe de puits 71 Puits salés 32 TOTAL 1.374 Le tableau suivant montre la localisation de chaque point d'eau par rapport à la formation dans laquelle il se trouve. La colonne "% surface" indique le % de la surface occupée par chacune des formations hydriques par rapport à l'ensemble du pays. Les trois autres colonnes montrent le pourcentage de sources, de forages et de puits qui sont situés dans chacune de ces formations. De toutes les données présentées dans le tableau, il faut noter que les sources sont réparties de façon plus ou moins homogène dans toutes les formations, bien qu'il soit intéressant de noter que 24% des sources sont situées dans les Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés. En ce qui concerne les forages, il faut noter que 47% d'entre eux sont situés dans les Aquifères alluviaux à nappe libre ainsi que 61% des puits. Il serait intéressant d'améliorer les connaissances hydrogéologiques d'Haïti car il est probable qu'il existe un fort potentiel de ressources en eau qui pourraient améliorer les conditions de vie de la population ainsi que les activités productives. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 59 hydrogéologiques d'Haïti car il est probable qu'il existe un fort potentiel de ressources en eau qui pourraient améliorer les conditions de vie de la population ainsi que les activités productives. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Photo 17. Source dans la rivière Ermitagne Photo 17. Source dans la rivière Ermitagne Tableau 22. Distribution des points d´eau en fonction de la formation géologique FORMATION % SUPERFICIE % SOURCES % FORAGES Tableau 22 Distribution des points d´eau en fonction de la formation géologique % PUITS 7% 0% Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture 1% 3% semi-perméable Aquifères alluviaux à nappe libre 14% % % 11% Zones alluviales plus productives 1% 2% BASSIN Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifsSUPERFICIE10%SOURCES 15% %47% 9% FORAGES 4% 61% % 7% PUITS 4% Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture semi-perméable 1% 3% 7% 0% 41 Aquifères alluviaux à nappe libre 14% 11% 47% 61% Zones alluviales plus productives 1% 2% 9% 7% Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifs 10% 15% 4% 4% Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à productivité variée 19% 24% 5% 4% Aquifères carbonates fissurés et poreux très perméables 6% 5% 3% 5% Aquifères karstiques 18% 17% 4% 5% Formations cristallines 17% 13% 5% 10% Formations sédimentaires de faible perméabilité 13% 10% 16% 4% 60 Carte 9. Points d´eau. (PNUD-MANRDR 1990) Carte 9. Points d´eau. (PNUD-MANRDR 1990) Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 61 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Carte 10. Point d´eau (PNUD 2014) Carte 10. Point d´eau (PNUD 2014) 44 1.6.3.2 INVENTAIRE DE POINTS D´EAU DANS LES DÉPARTEMENTS SUD-EST, SUD ET CENTRE (PNUD, 2010 ET 2013) D ans le cadre de la mise en oeuvre du projet Eau Potable et Assainissement du Département du Sud-Est, mis en oeuvre par le PNUD en partenariat avec la DINEPA entre 2005 et 2010, un inventaire des points d'eau des départements du Sud-Est et du Centre, principalement des sources, a été réalisé. Le résultat a été la création d'une base de données géoréférencée contenant les données de 312 sources ayant un débit >1 l/s dans les départements du Sud et 118 sources ayant un débit >1 l/s dans le département du Centre. En ce qui concerne les forages, 32 forages ont été géoréférencés dans le département du Sud-est et 62 dans le département du Centre. Par ailleurs, dans le cadre du projet de réduction de la vulnérabilité des populations et des infrastructures du département du Sud, un inventaire géoréférencé des sources et des forages du département du Sud a également été réalisé. Le résultat a été la création d'une base de données contenant 286 sources avec un débit > 1 l/s et 583 forages. 62 Photo 18. Source près de Seguin. PNN La Visite En résumé, la base de données géoréférencée des trois départements contient des données sur 716 sources avec un débit > 1l/s et 677 forages. Le tableau suivant montre la localisation de chaque point d'eau en fonction de son emplacement dans les différentes formations aquifères. Les pourcentages sont très similaires à ceux de l'inventaire de la carte hydrogéologique de 1990. Il faut également noter les 35% de forages dans les Aquifères alluviaux à nappe libre et les 29% de sources dans les Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés. Tableau 23 Distribution des points d´eau FORMATION % SOURCES % FORAGES Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture semi-perméable <1% 1% Aquifères alluviaux à nappe libre 11% 35% Zones alluviales plus productives 1% 5% Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifs 15% 10% Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à productivité variée 29% 13% Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables 3% 1% Aquifères karstiques 21% 10% Formations cristallines 17% 18% Formations sédimentaires de faible perméabilité 3% 8% Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 63 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Carte 11. Points d´eau. Dep. Sud-Est. (PNUD 2010) 46 Carte 11. Points d´eau. Dep. Sud-Est. (PNUD 2010) Carte 12. Points d´eau. Dep. Centre. (PNUD 2010) Carte 12. Points d´eau. Dep. Centre. (PNUD 2010) 47 64 1.7. INVENTAIRE DES ÉCOSYSTÈMES DE MANGROVE D ans ce point, nous allons aborder l'invention des écosystèmes de mangrove qui est un type d'écosystème dans lequel l'eau est l'un des éléments clés. La cartographie des écosystèmes de mangrove a été réalisée sur la base de l'orthophoto de 2015 et de la photo Google Earth de 2020. Lors de la cartographie sur la photo, l'écosystème de mangrove a été considéré comme l'espace occupé par la végétation typique de mangrove, par l'espace occupé par l'eau pérenne associée à la végétation de mangrove, ainsi que la zone à côté de la végétation de mangrove occasionnellement occupée par l'eau. En appliquant les critères ci-dessus à la photo aérienne, douze complexes d'écosystèmes de mangrove ont été cartographiés. Le critère de regroupement des écosystèmes de mangrove en complexe était basé sur leur appartenance à une zone protégée spécifique, comme dans le cas du complexe Aquin/Port Salut/Île à Vache, ou sur des critères de proximité, comme dans le cas du complexe Miragoâne/Petit Goâve/Grand Goâve. Les écosystèmes de mangrove ont été regroupés en 12 complexes, dont cinq seulement sont considérés comme des zones protégées par l'Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP). De manière surprenante, la mangrove de la zone côtière des Gonaïves, qui constitue la plus grande extension de mangrove en Haïti, ne fait pas partie des zones protégées de l'ANAP. Tableau 24 Complexes d'écosystèmes de mangrove COMPLEXE SUPERFICIE RÉGION (km2) HYDROGRAPHIQUE AIRE PROTEGÉE (SNAP) C. TROIS BAIES 5.033 R.H. NORD PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs C. ACUL 1.524 R.H. NORD Non C. PORT DE PAIX/ÎLE DE LA TORTUE 487 R.H. NORD Non C. ANSE ROUGE 339 R.H. CENTRE Non C. BAIES DE GONAÏVES/LA TORTUE/ GRANDE PIERRE 8.026 R.H. CENTRE Non C. ÎLE DE LA GONÂVE 1.984 R.H. OUEST Non C. BAIE DE PORT AU PRINCE 299 R.H. OUEST Non C. MIRAGOÂNE/PETIT GOÂVE/ GRAND GOÂVE 569 R.H. OUEST/SUD Non C. BARADÈRES/CAYEMITES 1.263 R.H. SUD AP de Ressources Naturelles gérées de Baradères-Cayemites Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 65 C. BAIES DE GONAÏVES/LA TORTUE/GRANDE PIERRE C. ÎLE DE LA GONÂVE C. BAIEdes DE PORT AUUnies PRINCE Programme Nations pour le Développement / PNUD C. MIRAGOÂNE/PETIT GOÂVE/GRAND GOÂVE C. BARADÈRES/CAYEMITES C. LA CAHOUANE/DAME MARIE 371 C. LA CAHOUANE/DAME MARIE C. AQUIN/LES CAYES/PORT SALUT/ ÎLEC.ÀAQUIN/LES VACHE CAYES/PORT SALUT/ÎLE À VACHE 3.092 C. LAGON DES HUITRES C. LAGON DES HUITRES Photo 19. Mangrove d´Aquin 18 8.026 1.984 299 569 R.H. CENTRE R.H. OUEST R.H. OUEST R.H. OUEST/SUD 1.263 R.H. SUD 371 R.H. SUD R.H. SUD R.H. SUD 3.092 R.H. SUD 18 R.H. OUEST R.H. OUEST Non Non Non Non AP de Ressources Naturelles gérées de BaradèresAP Habitats/Espèces La Cayemites (seulement AP Cahouane Habitats/Espèces La Cahouane protégée La (seulement Cahouane) protégée La Cahouane) AP de Ressoures AP de Ressoures Naturelles Naturelles gérées de gérées de Port Salut/Aquin Port Salut/Aquin PNN Lagon des Huitres PNN Lagon des Huitres Photo 19. Mangrove d´Aquin 48 Carte 13. Distribution des Mangroves Carte 13. Distribution des Mangroves 49 66 1.8. BASSINS VERSANTS DANS LES AIRES PROTEGÉES 1.8 BASSINS VERSANTS DANS LES AIRES PROTEGÉES Ce point prend en compte les bassins versants sur lesquels s'étendent certaines aires protégées Ce point L'analyse prend en compte bassins versants lesquels s'étendent certaines airesdes protégées d'Haïti. d'Haïti. de ce les point de vue est sur importante car elle peut fournir informations L'analyse de ce point de vue est importante car elle peut fournir des informations intéressantes lors de la intéressantes lors de la classification des bassins versants en fonction de leur vulnérabilité au classification des bassins versants en fonction de leur vulnérabilité au changement climatique. Ainsi, les changement climatique. Ainsi, les bassins versants surdoivent lesquels s'étend une aire protégée doivent bassins versants sur lesquels s'étend une aire protégée être considérés comme un facteur de vulnérabilité accrue et doivent être lors de l'établissement plans de gestion. être considérés comme un donc facteur deprioritaires vulnérabilité accrue et doivent des donc être prioritaires lors de l'établissement des plans de gestion. Photo 20. PNN La Visite Photo 20. PNN La Visite Trente et un (31) bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées ont été identifiés. Parmi les bassins versants identifiés, il est important de souligner, en termes de nombre d'aires protégées, le bassin Trente et un (31) bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées ont été identifiés. endoréique de Mapou et le bassin versant du fleuve Artibonite avec quatre aires protégées, et le bassin Parmi les bassins versants identifiés, est important de souligner, termes d'aires versant du fleuve Voldrogue avec trois airesil protégées. En termes de surfaceen occupée parde lesnombre aires protégées, protégées, le de bassin endoréique Mapou bassin versant fleuve Artibonite avec il est important souligner le bassinde versant de laet le rivière Pichon (RH dedu l'Ouest) avec environ 50% duquatre bassin versant occupé par des aires protégées. aires protégées, et le bassin versant du fleuve Voldrogue avec trois aires protégées. En termes Tableau Bassins versants surillesquels s'étendent des protégées de surface occupée par les25. aires protégées, est important dezones souligner le bassin versant de la RÉGION rivièreBASSIN Pichon (RH de l'Ouest) avec environ 50% du bassin versant occupé par des aires protégées. VERSANT AIRE PROTEGÉE BV Massacre BV Marion BV Trou du Nord BV Grande Rivière HYDROGRAPHIQUE RH du Nord RH du Nord RH du Nord RH du Nord BV Artibonite RH du Centre BV Saint Marc RH du Centre  PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs  PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs  PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs  PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs  PN Historique Sans Souci Ramier  PN Historique Sans Souci Ramier  PN Historique des Matheux  Zone d´intérêt de Péligre Programme desréservée Nations Unies pourStratégique le Développement / PNUD  PNN Saut d´Eau  PN Historique des Matheux 67 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 25 Bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées BASSIN VERSANT RÉGION HYDROGRAPHIQUE AIRE PROTEGÉE BV Massacre RH du Nord PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs BV Marion RH du Nord PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs BV Trou du Nord RH du Nord PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs BV Grande Rivière RH du Nord BV Artibonite PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs PN Historique Sans Souci Ramier PN Historique Sans Souci Ramier RH du Centre PN Historique des Matheux Zone réservée d´intérêt Stratégique de Péligre PNN Saut d´Eau BV Saint Marc RH du Centre PN Historique des Matheux BV Pierre Payen RH du Centre PN Historique des Matheux BV Montrouis RH de l´Ouest PN Historique des Matheux BV Matheux RH de l´Ouest PN Historique des Matheux BV Coujolle RH de l´Ouest PN Historique des Matheux BV Torcelle RH de l´Ouest PN Historique des Matheux RH du Sud AP des Ressources Naturelles gérées de Baradères-Cayemites BV Baradères BV Voldrogue AP des Ressources Naturelles gérées de Baradères-Cayemites RH du Sud PNN de Grande Colline PNN Macaya BV Roseaux BV Grand Anse BV Abricots BV Bonbon BV Les Anglais RH du Sud RH du Sud PNN de Grande Colline PNN des Deux Mamelles PNN des Deux Mamelles PNN de Grand Bois RH du Sud AP des Ressources Naturelles gérées de JérémieAbricots RH du Sud AP des Ressources Naturelles gérées de JérémieAbricots RH du Sud PNN des Deux Mamelles PNN Macaya BV Port à Piment RH du Sud PNN Macaya BV Acul RH du Sud PNN Macaya BV Torbeck RH du Sud PNN Macaya 68 BV Voldrogue RH du Sud BV Roseaux RH du Sud BV AnseRavine du BVGrand Grande Sud RH du Sud RH du Sud BV Abricots BV Grande Rivière de BV Bonbon Jacmel BV Les Anglais RH du Sud Sud RHRHdedul´Ouest RH du Sud BV Momance RH de l´Ouest BV Port à Piment BV Plantils BV Acul BVTorbeck Rivière Grise BV BV Ravine du Sud BEGrande Saumâtre BV Grande Rivière de Jacmel BE Soliette BV Momance BV Plantils BV Rivière Grise BV Pichon BE Saumâtre BE Soliette BE Mapou RH du Sud RH du Sud RHRHdedul´Ouest Sud RH du Sud RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH de l´Ouest RH de l´Ouest l´Ouest RHRHdedel´Ouest RH de l´Ouest RH de l´Ouest BV Pichon RH de l´Ouest BE Mapou RHRHdedel´Ouest l´Ouest BVPedernales Pedernales BV RH de l´Ouest RH de l´Ouest Photo 21. PNN Lagon des Huitres                               AP des Ressources Naturelles gérées de Baradères-Cayemites PNN de Grande Colline PNN Macaya PNN de Grande Colline PNN des Deux Mamelles PNN des Deux Mamelles PNN Macaya PNN de Grand Bois AP des Ressources Naturelles gérées de Jérémie-Abricots AP des Ressources Naturelles gérées de Jérémie-Abricots PN la Visite PNN des Deux Mamelles PNN Macaya PN la Visite PNN Macaya PN la Visite PNN Macaya PN la Visite PNN Macaya PNN Macaya PN Forêt des Pins 2 PN la Visite PN Forêt des Pins 1 PN la Visite PN la Visite PN Forêt des Pins 2 PN la Visite PN Forêt des Pins 2 PN Forêt des Pins 2 PN ForêtPN desLagon Pins 1 des Huitres PN Forêt des Pins 2 PN Forêt des Pins 1 PN Forêt des Pins 2 PN Lagon des Huitres PN Forêt des Pins 2 PN Forêt des Pins 1 PN ForêtPN desLagon Pins 2 des Huitres PN Lagon des Huitres PN Source Royer PN Source Royer PN ForêtPN desForêt Pins 1des Pins 1 PN Source Royer PN Source Royer Photo 21. PNN Lagon des Huitres 51 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 69 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Carte 14. Bassins dans les aires protégées Carte 14. Bassins dans les aires protégées 52 70 2 ANALYSE DE LA VULNÉRABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 71 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 2.1. D MÉTHODOLOGIE ans ce qui suit, la méthodologie étape par étape est présentée avec les résultats respectifs de l'analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti selon l'indice présenté précédemment. Les données ouvertes avec les sources et les accès sont détaillés dans le tableau 1, les modèles avec les équations utilisées et les références dans le tableau 2 et le flux de travail avec les principaux résultats guidant le récit est dans la figure 2. Tous les calculs ont été développés dans le langage de programmation statistique R (R Core Team, 2013). Abréviations : BC : Équilibre climatique P : Précipitations annuelles moyennes ETP : Évapotranspiration potentielle annuelle moyenne IA : Indice d'aridité RUSLE : Revised Universal Soil Loss Equation (équation universelle révisée de perte de sol) GCM : Modèle climatique mondial CMIP5 : Projet d'intercomparaison des modèles climatiques 5 Tableau 26 Données utilisées pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti. TYPE DE DONNEÉS RÉSOLUTION SPATIALE ET TEMPORELLE Pluie 5 km, mensuel https://www.chc.ucsb.edu/data BV Marion 5 km, mensuel https://psl.noaa.gov 50 km, mensuel https://cds.climate.copernicus.eu/ cdsapp#!/dataset/sisecv-cmip5-biascorrected?tab=overview MCG (Figure 1) 72 ACCÈS Hydrogéologie (zones derecharge, puits, sources) Topographie, facteurs R, PNUD (2010). Inventaire de points d´eau. Projet EPA. PNUD-Haïti. Financement AECID. Points géoréférencés, WGS84 PNUD (2014). Inventaire de points d´eau. Projet Réduction de la Vulnérabilité des populations et infrastructures dans le département Sud (Haïti). PNUD-Haïti. C424/6/1990 25 km, 2012 https://esdac.jrc.ec.europa.eu/content/globalsoil-erosion Densité de la population 1 km, 2021 https://data.humdata.org/organization/ochahaiti Données in-situ Spot, enregistrements variables UHM C, K, S et P Tableau 27 Modèles utilisés pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti TYPE DE DONNEÉS RÉSOLUTION SPATIALE ET TEMPORELLE Indice d'aridité selon Budyko (-) IA = ETP/P; BV Marion ETP = 0.0023 * (T + 17.8) (Tmax – Tmin)0.5 (Ra/lambda); IA > 1, conditions d'aridité Tmax... Température maximale (°C), ACCÈS Budyko, M.I. 1972. The future of climate. Eos. American Geophysical Union. 53 (10): 868–874 Hargreaves G.H. 1994. Defining and using reference evapotranspiration. Journal of Irrigation and Drainage Engineering 120: 1132-1139. Tmin… Température minimale (°C), T... Température moyenne, Ra... Rayonnement extraterrestre (MJ m−2 d−1), Lambda... Chaleur latente de vaporisation (MJ kg−1) Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 73 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD RUSLE (t/ha/année) A = R*K*L*S*C*P; A...Érosion potentielle (t/ha/an) R...érosivité des précipitations K...Érosivité du sol L et S...Facteurs topographiques C et P...Pratiques agricoles SPEI (-) SPI = (P - Pmean) / op; P... précipitation Pmean ... précipitations moyennes op... déviation standard des précipitations Lane, L.J., E.D. Shirley, and V.P. Singh. 1988. Modeling erosion on hillslopes. p.287308. In: M.G. Anderson (ed.) Modeling Geomorphological Systems. John Wiley, Publ., NY. Borrelli P., Robinson D.A., Fleischer L.R., Lugato E., Ballabio C., Alewell C., Meusburger K., Modugno, S., Schutt, B. Ferro, V. Bagarello, V. Van Oost, K., Montanarella, L., Panagos P. 2017. An assessment of the global impact of 21st century land use change on soil erosion. Nature Communications, 8 (1). R package „SPEI“: Beguera S, Vicente-Serrano SM, Reig F,Latorre B. 2014. Standardized precipitationevapotranspiration index (SPEI) revisited: parameter fitting, evapotranspiration models, tools, datasets and drought monitoring. International Journal of Climatology 34(10): 3001-3023. McKee, T.B., N. J. Doesken, and J. Kliest, 1993: The relationship of drought frequency and duration to time scales. In Proceedings of the 8th Conference of Applied Climatology, 17-22 January, Anaheim, CA. American Meterological Society, Boston, MA. 179-18 BC (mm/mois) Eau de surface potentielle = P ETP Sin referencia particular Les données climatiques globales pour les précipitations P (CHIRPS) et la température T (NOAA) disponibles pour le pays ont des enregistrements à l'échelle mensuelle et annuelle de 1981 à 2020 tous les 5 km (Tableau 1). L'évaluation des produits globaux (CHIRPS-P, NOAA-T) pour une utilisation de référence a été développée avec succès avec des stations in-situ dans le sud du pays (Figure 3) et pour la correction des biais du modèle climatique. Nous avons procédé au calcul d'un ensemble moyen des 18 MCG CMIP5 disponibles pour P et T de 1981 à 2050 à partir de Berg et al. (2015) (figure 1). La période historique de 1981 à 2020 et la projection future de 2021 à 2050 sont sélectionnées. L'ajustement original à l'échelle de 50 km de l'assemblage moyen a été effectué par une interpolation bilinéaire à l'échelle commune de 5 km. Par la suite, une correction de biais de l'assemblage avec les produits corrigés de référence est appliquée par un ajustement linéaire des volumes annuels principalement pour les effets du bilan hydrologique (Gudmundsson, 2016). 74 Les calculs des variables ETP, BC, IA, SPEI, RUSLE sont effectués pour la période historique ainsi que dans le futur (2050) pour évaluer les impacts et les vulnérabilités en utilisant la moyenne corrigée des MCG d'ensemble pour un scénario d'émissions modéré (RCP4.5) et pessimiste (RCP8.5). Ce dernier met en relation les projections climatiques futures avec des sites d'intérêt géoréférencés tels que les sources, la densité de population et les zones de recharge pour une interprétation des vulnérabilités futures du pays. Le calcul de l'érosion potentielle dans le pays est basé sur des données mondiales (Borelli et al., 2018) qui ont été ajustées à l'échelle spatiale commune de 5km. Le scénario futur est basé sur une augmentation de 10% de l'érosivité des précipitations (facteur R) due au changement climatique. Le processus complet est décrit dans le tableau X qui illustre le déroulement des opérations. Nº GCM Name Nº GCM Name Nº GCM Name 1 BNU-ESM 7 IPSL-CM5A-MR 13 NorESM1-M 2 CNRM-CM5 8 IPSL-CM5B-LR 14 GFDL-CM3 3 ACCESS1-0 9 HadGM2-CC 15 GFDL-ESM2G 4 ACCESS1-3 10 HadGM2-ES 16 GFDL-ESM2M 5 EC-EARTH 11 MPI-ESM-LR 17 Bcc-csm1-1-m 6 IPSL-CM5A-LR 12 MPI-ESM-MR 18 Bcc-csm1-1 Figure 1. Les 18 modèles climatiques globaux (GCM) utilisés pour calculer la moyenne de l’ensemble (Berg et al., 2018) pour l’ajustement d’échelle et la correction des biais pour une analyse de la variabilité hydroclimatique historique et future en Haïti. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 75 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 2. Schéma du flux du travail de l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti. Figure 2. Schéma du flux du travail de l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti. 2.1.1 ÉVALUATION DES DONNÉES HISTORIQUES 2.1.1 ÉVALUATION DES DONNÉES HISTORIQUES Ici, les données globales P (CHIRPS) et T (NOAA) sont évaluées avec des stations de précipitations et de Ici, les données globales et T (NOAA) sont évaluées avec desnon stations de précipitations températures in-situ. PLa(CHIRPS) figure 3 montre les corrélations mensuelles (méthode paramétrique de entre les deux sources données. et de Spearman) températures in-situ. La de figure 3 montre les corrélations mensuelles (méthode non paramétrique Spearman) entre CLIMATIQUES les deux sources de données. 2.1.1.1 de CORRECTION DES DONNÉES DE RÉFÉRENCE Les corrélations entre le produit global et les données pluviométriques des stations mensuelles dépassent r 2.1.1.1 CORRECTION DES DONNÉES CLIMATIQUES DE RÉFÉRENCE > 0,5 (Figure 3) et une bonne correspondance de la saisonnalité du régime pluvial en Haïti a été observée (Figure 4). En outre, il existe une bonne corrélation entre les valeurs des précipitations de la basse saison Les corrélations entreglobal le produit etbien leslesdonnées pluviométriques stations mensuelles sèche. Le produit ne reflèteglobal pas aussi pics de précipitations par rapport àdes la saison sèche, ce quir > devait corrigé 3) par et un une ajustement linéaire des volumes sur la de baselades corrélations. Après dépassent 0,5être (Figure bonne correspondance saisonnalité du cette régime pluvial correction, le produit global CHIRPS corrigé sert de référence pour l'ajustement d'échelle et la correction du en Haïti abiais étédeobservée (Figure 4). En outre, il existe une bonne corrélation entre les valeurs des l'ensemble moyen de MCG. précipitations de la basse saison sèche. Le produit global ne reflète pas aussi bien les pics de précipitations par rapport à la saison sèche, ce qui devait être corrigé par un ajustement linéaire des volumes sur la base des corrélations. Après cette correction, le produit global CHIRPS corrigé sert de référence pour l'ajustement d'échelle et la correction du biais de l'ensemble moyen de MCG. 55 76 Figure 3. La figure montre la comparaison des stations pluviométriques situées dans le sud du pays avec le pixel (résolution Figure 3. La figure montre la comparaison des stations pluviométriques situées dans le sud du pays avec le pixel spatiale 5km) du produit global CHIRPSv2 qui a été utilisé comme référence pour corriger ultérieurement les biais dans les (résolution spatiale 5km) du produit global CHIRPSv2 qui a été utilisé comme référence pour corriger modèles climatultérieurement les biais dans les modèles climat 2.1.2 ÉVALUATION DES PROJECTIONS FUTURES 2.1.2 ÉVALUATION DES PROJECTIONS FUTURES figure 4 montre les de séries de précipitations mensuelles (moyenne pays) pour la périodeet La La figure 4 montre les séries précipitations mensuelles (moyenne du pays) du pour la période historique future de la et référence CHIRPS (historiqueCHIRPS seulement) et de l'ensemble moyen et 8.5moyen ajusté àRCP4.5 l'échelle historique future de la référence (historique seulement) et deRCP4.5 l'ensemble et corrigé du biais. Les modèles climatiques reflètent bien la saisonnalité du climat tropical d'Haïti et le et 8.5 ajusté à l'échelle et corrigé du biais. Les modèles climatiques reflètent bien la saisonnalité volume annuel des précipitations. Cependant, la correction des biais n'a pas pu remédier à la sous-estimation du climat tropical d'Haïti et le volume annuel des précipitations. Cependant, la correction des des pics de précipitations des modèles climatiques. L'ajustement pour refléter le volume annuel cumulé des biais n'a pas remédier la sous-estimation desprécipitations pics de précipitations des modèles climatiques. précipitations est pu compensé parà une surestimation des de la saison sèche. Cela ne pose pas de problème pour le calcul bilansle volume hydrologiques ou cumulé climatiques, d'aridité, mais l'erreur peut L'ajustement pour des refléter annuel desdes indices précipitations est etc., compensé par une se refléter dans lesdes scénarios d'extrêmes telsCela que ne la sécheresse et les fortes précipitations. surestimation précipitations dehydrologiques la saison sèche. pose pas de problème pour le calcul des bilans hydrologiques ou climatiques, des indices d'aridité, etc., mais l'erreur peut se refléter dans les scénarios d'extrêmes hydrologiques tels que la sécheresse et les fortes précipitations. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 77 2.1.2.1 LA CORRECTION DES MODÈLES CLIMATIQUES MONDIAUX Programme Nations UniesDES pour MODÈLES le Développement / PNUD 2.1.2.1 LA des CORRECTION CLIMATIQUES MONDIAUX 2.1.2.1 LA CORRECTION DES MODÈLES CLIMATIQUES MONDIAUX Figure 4. La figure montre la série de précipitations mensuelles (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2 qui aqui étéautilisée Figure 4. La Lafigure figuremontre montre série précipitations mensuelles (moyenne nationale) la référence CHIRPSv2 Figure 4. la la série dede précipitations mensuelles (moyenne nationale) de lade référence CHIRPSv2 qui a1981 été utilisée pour corriger biaispour dans l'ensemble modèles climatiques et RCP8.5 pour la période historique à 2020 été les utilisée corriger les des biais dans l'ensemble desRCP4.5 modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pourde la période pour corriger les biais dans l'ensemble modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique de 1981 à 2020 (panneau supérieur) période futuredes de 2021 à 2050 (panneau inférieur) historiqueetdela1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future de 2021 à 2050 (panneau inférieur) (panneau supérieur) et la période future de 2021 à 2050 (panneau inférieur) La même procédure de mise à l'échelle et de correction des biais est appliquée pour le produit La même procédure del'air mise l'échelle climatiques. et de correction des biais est appliquée pour RCP4.5 le produit de la de la température desàà l'échelle modèles La des figure 5 est montre les modèles 8.5 La même procédurede de mise et de correction biais appliquée pour le produitetde la température de l'air des modèles climatiques. La figure 5 montre les modèles RCP4.5 et 8.5 corrigés avec le température dele l'air des de modèles climatiques. figure 5 montre les on modèles RCP4.5 corrigés avec corrigés produit référence de on laLaNOAA. observe uneet 8.5 gamme limitée dele produit deavec référence de la NOAA. En général, observeEn unegénéral, gamme limitée de températures intra-annuelles produit de référence de la NOAA. En général, on observe une gamme limitée de températures intra-annuelles températures intra-annuelles entred'un 23 et 29 degrés Celsius,les typique d'un climat tropical. entre 23 et 29 degrés Celsius, typique climat tropical. D'après projections futures, on peut D'après clairement entre 23 et 29 degrés Celsius, typique d'un climat tropical. D'après les projections futures, on peut clairement observer une augmentation de la température jusqu'en 2050. les projections futures, de peut clairement observer une augmentation de la température jusqu'en observer une augmentation la température jusqu'en 2050. 2050. Figure 5. La figure montre les séries de températures mensuelles (moyenne nationale) de la référence NOAA utilisées pour corriger Figure 5. La figure montre les séries de températures mensuelles (moyenne nationale) de la référence NOAA utilisées pour corriger les biais dans les ensembles de modèlesde climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 à 2020NOAA (panneau supérieur) Figure La les figure montrede les séries températures mensuelles (moyenne nationale) de la référence utilisées les biais5.dans ensembles modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future 2021 les à 2050 (panneau inférieur). pour corriger biais dans les ensembles de modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur). 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur). 78 2.1.2.2 APPLICATION DE MODÈLES CLIMATIQUES CORRIGÉS 2.1.2.2 APPLICATION DE CLIMATIQUES CORRIGÉS 2.1.2.2 APPLICATION DE MODÈLES MODÈLES CLIMATIQUES CORRIGÉS Les modèles climatiques corrigés RCP4.5 et 8.5 ont été appliqués pour calculer l'IA (Figure 6) et la BC (Figure 7) pour la période historique et future. Les moyennes par pays sont présentées Les Les modèles modèles climatiques climatiques corrigés corrigés RCP4.5 RCP4.5 et et 8.5 8.5 ont ont été été appliqués appliqués pour pour calculer calculer l'IA l'IA (Figure (Figure 6) 6) et et la la BC BC (Figure (Figure ci-dessous sous la forme d'une série mensuelle. Un AI dépassant une valeur de 1 indique des 7) 7) pour pour la la période période historique historique et et future. future. Les Les moyennes moyennes par par pays pays sont sont présentées présentées ci-dessous ci-dessous sous sous la la forme forme d'une série dépassant une dues une demande conditions d'aridité Un dues une demande d'évaporation supérieure à lad'aridité disponibilité l'eau sous d'une série mensuelle. mensuelle. Un AI AIàdépassant une valeur valeur de de 11 indique indique des des conditions conditions d'aridité dues ààde une demande d'évaporation supérieure la sous de Les IA d'évaporation supérieure ààLes la disponibilité disponibilité de l'eau l'eau sous forme forme de précipitations. précipitations. Les nationale IA de de tous tous les les modèles modèles forme de précipitations. IA de tous de les modèles au niveau de la moyenne dépassent au niveau de la moyenne nationale dépassent toujours le seuil d'aridité 1, qui devrait augmenter au niveau de la moyenne nationale dépassent toujours le seuil d'aridité 1, qui devrait augmenter dans dans le le toujours le seuil d'aridité 1, qui devrait augmenter dans le futur. futur. futur. Figure 6. La figure montre la série d'aridité mensuelle (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2 utilisée pour Figure montre la mensuelle (moyenne nationale) la référence CHIRPSv2 pour corriger les biais Figure6. 6.La Lafigure figure montre lasérie série d'aridité mensuelle (moyenne nationale) de de la et référence CHIRPSv2 utilisée pour corrigerde les1981 biais corriger les biais dansd'aridité l'ensemble des modèles climatiques RCP4.5 RCP8.5 pour lautilisée période historique dans des modèles climatiques RCP4.5 et pour période historique àà 2020 à 2020 (panneau période future de la 2021 à 2050 (panneaude inférieur). dans l'ensemble l'ensemble des modèlessupérieur) climatiqueset la RCP4.5 et RCP8.5 RCP8.5 pour la période historique de 1981 1981 2020 (panneau (panneau supérieur) supérieur) et et la la période périodefuture future de de2021 2021àà 2050 2050 (panneau (panneau inférieur). inférieur). La CB de la figure 7 montre que l'eau de surface n'est disponible que 2 à 4 mois par an. Le reste La la l'eau de n'est disponible àà 44 mois reste qui du temps, La CB de de la figure figure montre queeau l'eaudû deàsurface surface n'estdemande disponible que que 22 mois par par an. Le Le duCB temps, il y a 77 unmontre déficitque en une forte d'évaporation, unean. tendance devraitil yy aa un un déficit déficit en en eau eau dû dû àà une une forte forte demande demande d'évaporation, d'évaporation, une une tendance tendance qui qui devrait devrait s'exacerber s'exacerber à l'avenir. s'exacerber à l'avenir. Figure Figure7. 7. La La figure figure montre montre les les séries séries mensuelles mensuelles du du bilan bilan climatique climatique (moyenne (moyenne nationale) nationale) de de la la référence référence CHIRPSv2 CHIRPSv2 utilisée utilisée pour pour corriger RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 àà 2020 (panneau corrigerles les biais biais dans dans les les ensembles ensembles de de modèles modèles climatiques climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 2020 (panneau Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 79 supérieur) supérieur)et etla la période périodefuture future 2021 2021 àà 2050 2050 (panneau (panneau inférieur). inférieur). Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 7. La figure montre les séries mensuelles du bilan climatique (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2 utilisée pour corriger les biais dans les ensembles de modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur). 2.2. RESSOURCES HYDRIQUES ATMOSPHÉRIQUES HISTORIQUES ET PROJETÉES Cette section présente les cartes des moyennes spatiales des variables calculées avec les modèles climatiques RCP4.5 et 8.5 pour la période historique et future afin d'analyser les modèles spatiaux qui se manifestent en Haïti en comparaison entre la période historique et la projection future ainsi qu'entre le modèle RCP4.5 et 8.5. En général, il est montré que pour les variables analysées ici (P, ETP, IA, BC et RUSLE), aucun changement dans la configuration spatiale entre les modèles et les périodes n'a été détecté. Cependant, la tendance qui se dégage clairement est celle d'une moindre disponibilité de l'eau à l'avenir, d'une augmentation des extrêmes (valeurs minimales et maximales) et d'une possible augmentation de l'érosion potentielle. Les résultats de la variabilité hydroclimatique historique et future par modèle et par variable sont expliqués ci-dessous : 2.2.1 PRÉCIPITATION La figure 8 montre les précipitations annuelles moyennes historiques et futures des modèles corrigés RCP4.5 et 8.5. On peut observer des zones de fortes précipitations (> 2000mm), principalement liées à la topographie et aux vents dominants qui transportent l'humidité dans le sud-ouest et le centre du pays. En revanche, le nord-ouest du pays est caractérisé comme la partie la plus sèche du pays (< 1000mm). Ces schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas dans le futur et ne varient pas entre les modèles. La pluviométrie moyenne annuelle du pays est d'environ 1200mm avec des valeurs très similaires entre les RCP4.5 et 8.5. Dans le futur, le RCP8.5 prévoit une diminution de la moyenne à 1110mm et surtout une diminution considérable des extrêmes humides et secs. 80 Figure 8. La figure montre les précipitations annuelles moyennes par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques Figure figure montre précipitations annuelles moyennes pour à partir modèles corrigés8. La RCP4.5 (en haut) et les RCP8.5 (en bas) pour la période historiquepar de pixel 1981 à 2020l'ensemble (panneauxdu depays gauche) et lades période de 2021 climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux à 2050 de gauche) et la période de 2021 à 2050 2.2.2 ÉVAPOTRANSPIRATION 2.2.2 ÉVAPOTRANSPIRATION La figure 9 montre la moyenne annuelle de l'évapotranspiration potentielle (ETP) historique et La figure 9 montre la moyenne annuelle de l'évapotranspiration potentielle (ETP) historique et future à partir future à partir des modèles 8.5de utilisés pour le de Hargreaves. En ce des modèles corrigés RCP4.5 et corrigés 8.5 utilisésRCP4.5 pour le et calcul Hargreaves. Encalcul ce qui concerne les précipitations, qui zones concerne les ETP (> précipitations, de forte 1500mm) exposée principalement liées àetune des de forte 1500mm)des zones principalement liées àETP une(>topographie aux radiations à une humidité moindre peuvent observées dans toute la partie occidentale du pays. contraire,dans l'est du topographie exposée auxêtre radiations et à une humidité moindre peuvent être Au observées pays et surtout le sud-est est caractérisé comme la partie avec la demande évaporative la plus basse toute la partie occidentale du pays. Au contraire, l'est du pays et surtout le sud-est est caractérisé (< 1500mm). Ces schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas dans le futur et également entre les modèles. comme la partie avec ladudemande évaporative la plus basse (< 1500mm). Ces schémas spatiaux L'ETP annuelle moyenne pays est d'environ 1480mm avec des valeurs très similaires entre les RCP4.5 et identifiés ici nelevarient pasRCP8.5 dans le futur et également entre les modèles.de la L'ETP annuelleà 1750 moyenne 8.5. À l'avenir, scénario prévoit une augmentation considérable moyenne mm et surtout augmentation considérable des valeurs extrêmestrès de la demandeentre évaporative maximale etÀminimale. du paysune est d'environ 1480mm avec des similaires les RCP4.5 et 8.5. l'avenir, Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 81 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD le scénario RCP8.5 prévoit une augmentation considérable de la moyenne à 1750 mm et surtout une augmentation considérable des extrêmes de la demande évaporative maximale et minimale. Figure 9. La figure montre l'évapotranspiration annuelle moyenne par pixel pour l'ensemble du pays à partir des Figure 9. Lamodèles figure montre l'évapotranspiration annuelle moyenne pour la l'ensemble pays àdepartir modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5par (enpixel bas) pour période du historique 1981 àdes 2020 climatiques corrigés RCP4.5 haut) etpériode RCP8.5 (en bas)2050 pour la périodedroite) historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la (panneaux de (en gauche) et la 2021 à (panneaux période 2021 à 2050 (panneaux droite) 2.2.3 INDICE D'ARIDITÉ 2.2.3 INDICE10D'ARIDITÉ La figure montre la configuration spatiale de l'indice d'aridité (AI) annuel moyen historique et futur des modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 utilisés pour le calcul de Budyko. Comme pour l'ETP, on La figure 10 montre la configuration spatiale de l'indice d'aridité (AI) annuel moyen historique et futur des peut observer des zones de forte aridité (> 2) coïncidant avec une ETP élevée (> 1500mm ; Figure modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 utilisés pour le calcul de Budyko. Comme pour l'ETP, on peut observer des 9) et de deforte faibles précipitations (Figure dans nord-ouest du pays. À l'inverse, l'est du pays et la zones aridité (> 2) coïncidant avec8)une ETPleélevée (> 1500mm ; Figure 9) et de faibles précipitations (Figure nord-ouest du À l'inverse, du pays etcomme la régionmoins à fortesujets pluviométrie du (< sud-ouest région8)àdans fortelepluviométrie dupays. sud-ouest sontl'est caractérisés à l'aridité 1). Ces sont caractérisés comme moins sujets à l'aridité (< 1). Ces schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas dans le futur et ne varient pas entre les modèles. dans L'IA le futur et ne varient pas entre les modèles. L'IA annuelle moyenne du pays est de 1,4 avec des valeurs très annuelleentre moyenne du pays estEndedessous 1,4 avec très similaires entreentièrement les RCP4.5 la etdemande 8.5. En similaires les RCP4.5 et 8.5. de des AI = valeurs 1, les précipitations satisfont dessous de AI = 1, les entièrement la demande d'évaporation, tandis que d'évaporation, tandis queprécipitations AI > 1 signifie satisfont une demande d'évaporation non satisfaite et donc des conditions d'aridité pendant au moins quelques mois de l'année. À l'avenir, le scénario RCP8.5 prévoit une augmentation 82 considérable de l'aridité moyenne à 1,8 et surtout une augmentation considérable des extrêmes d'aridité maximale et minimale. AI > 1 signifie une demande d'évaporation non satisfaite et donc des conditions d'aridité pendant au moins quelques mois de l'année. À l'avenir, le scénario RCP8.5 prévoit une augmentation considérable de l'aridité moyenne à 1,8 et surtout une augmentation considérable des extrêmes d'aridité maximale et minimale. Figure 10. La figure montre l'IA moyenne annuelle par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et Figure 10. La figure montre l'IA moyenne annuelle par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés la période future de 2021 à 2050 (panneaux droite) RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux droite) 2.3 RESSOURCES HYDRIQUES SUPERFICIELLES HISTORIQUES ET PROJETÉES Cette section présente le bilan climatique moyen de la période historique et future des deux modèles RCP4.5 et 8.5 pour un point de vue volumétrique sur le déficit ou l'excédent éventuel d'eau de surface potentielle dans le pays. Ensuite, le modèle SPEI12 est utilisé pour analyser les séries de précipitations et de températures mensuelles cumulées sur 12 mois des deux modèles, corrigées pour les deux extrêmes hydrologiques (déficit de Programme des Nations Unies le Développement / PNUD 83 précipitations et sécheresse possible ; excédent de précipitations et pour inondation possible). Le SPEI12 concerne plutôt un déficit hydrique qui peut affecter négativement la disponibilité des eaux de surface, comme dans Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 2.3. RESSOURCES HYDRIQUES SUPERFICIELLES HISTORIQUES ET PROJETÉES C ette section présente le bilan climatique moyen de la période historique et future des deux modèles RCP4.5 et 8.5 pour un point de vue volumétrique sur le déficit ou l'excédent éventuel d'eau de surface potentielle dans le pays. Ensuite, le modèle SPEI12 est utilisé pour analyser les séries de précipitations et de températures mensuelles cumulées sur 12 mois des deux modèles, corrigées pour les deux extrêmes hydrologiques (déficit de précipitations et sécheresse possible ; excédent de précipitations et inondation possible). Le SPEI12 concerne plutôt un déficit hydrique qui peut affecter négativement la disponibilité des eaux de surface, comme dans le cas d'une sécheresse hydrologique. Inversement, les précipitations qui dépassent la moyenne pendant une période prolongée sont plus susceptibles d'avoir un impact négatif sous forme d'inondations. Cette analyse est présentée sous forme de cartes afin de permettre une analyse spatiale en fonction du nombre total d'événements détectés et du déficit ou excédent volumétrique (mm) sévère et extrême impliqué par ces événements. Le flux de travail est visualisé à la figure 12. Le dernier point de cette section présente le scénario d'érosion potentielle à l'aide de la méthode RUSLE (tableau 2) en considérant une augmentation de l'érosivité des précipitations (facteur R) de 10% possible en raison du changement climatique jusqu'en 2050 selon Borelli et al. (2018). 2.3.1 BILAN CLIMATIQUE La figure 11 montre la configuration spatiale de la CB annuelle moyenne historique et future des modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 qui ont été utilisés pour soustraire l'ETP de P (tableau 2). Comme dans le cas de l'EI, on peut observer des zones de déficit hydrique de surface moyen élevé (< -1000mm) coïncidant avec une ETP élevée (> 1500mm ; Figure 9) et de faibles précipitations (Figure 8) dans toute la bande côtière occidentale du pays et dans une partie du sud. À l'inverse, l'est du pays et la région à forte pluviométrie du sud-ouest sont caractérisés comme moins sujets au déficit en eau de surface (> 0). Ces schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas dans le futur et ne varient pas entre les modèles. La CB annuelle moyenne du pays est d'environ -275mm avec des valeurs très similaires entre les RCP4.5 et 8.5. À l'avenir, le scénario RCP8.5 prévoit une augmentation considérable du déficit moyen en eau de surface pour atteindre des valeurs inférieures à -600 mm et surtout une augmentation considérable des extrêmes de la CB maximale et minimale. 84 minimale. Figure 11. La figure montre le bilan climatique annuel moyen par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 historique 1981 à (panneaux Figure 11. La figure montre le bilan climatique annuel moyen (en parbas) pixelpour pourla période l'ensemble du pays àde partir des2020 modèles climatiques de gauche) et et la RCP8.5 période(en future 2021 à 2050 (panneaux de 1981 droite). corrigés RCP4.5 (en haut) bas) de pour la période historique de à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). 2.3.2 SPEI 12 MOIS Le workflow de l'analyse de la variabilité hydroclimatique avec SPEI12 est détaillé dans la figure 12 ci-dessous: 63 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 85 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 12. Schéma du flux de travail de l’analyse de la variabilité hydroclimatique historique et dans le futur en Haïti. Figure 12. Schéma du flux de travail de l’analyse de la variabilité hydroclimatique historique et dans le futur en Haïti. La classification SPEI12 selon McKee et al. (1993) identifie une sécheresse hydrologique sévère La classification (1993) sévère avec SPEI = avec SPEI SPEI12 = - 1,5 àselon -1,99McKee (SPEI et = 0al.serait la identifie médianeune de sécheresse la série) et hydrologique une sécheresse extrême 1,5 à est -1,99 (SPEI = 0Laserait la médiane la série) et une sécheresse estSPEI SPEI= <1,5 -2.àLa1,99 classification SPEI < -2. classification desdeévénements humides sévèresextrême est avec et des événements humides sévères est avec SPEI = 1,5 à 1,99 et les événements extrêmes avec SPEI > 2. Cette les événements extrêmes avec SPEI > 2. Cette classification s'applique pour les deux modèles classification s'applique pour les deux modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 ainsi que pour la période historique et corrigés RCP4.5 et 8.5 ainsi que pour la période historique et future. future. En résumé, aucun événement humide extrême n'a été détecté par rapport à la médiane de En résumé, aucun n'a étéàdétecté par rapport à ladétectée médianedans de l'ensemble l'ensemble deévénement la série parhumide période,extrême contrairement la sécheresse extrême le futur, de la série par période, contrairement sécheresse extrême détectée le futur,3ce qui indique tendance ce qui indique une tendanceà la vers des conditions plus sèches.dans Le tableau précise quels une types vers des conditions plus sèches. Le tableau 3 précise quels types de conditions hydroclimatiques ont été de conditions hydroclimatiques ont été détectés par SPEI12 : détectés par SPEI12 : Tableau 28. Résumé des résultats de l'analyse de la variabilité hydroclimatique historique (1981-2020) et future (2021 à 2050) en Haïti pour les événements secs et humides extrêmes et sévères en indiquant si les événements ont été détectés ou non RCP4.5 RCP8.5 86 Historique Future Historique Future Sec Nombre d'événements Déficit en eau sévère extrême sévère extrême non non non non oui oui oui oui non non non non oui oui oui oui Humide Nombre d'événements Excédent en eau sévère extrême sévère extrême oui non oui Non oui non oui Non oui non oui Non no non non Non Tableau 28 Résumé des résultats de l'analyse de la variabilité hydroclimatique historique (1981-2020) et future (2021 à 2050) en Haïti pour les événements secs et humides extrêmes et sévères en indiquant si les événements ont été détectés ou non Sec Nombre d'événements Humide Déficit en eau Nombre d'événements Excédent en eau sévère extrême sévère extrême sévère extrême sévère extrême RCP4.5 Hist. non non non non oui non oui non Future oui oui oui oui oui non oui non non non non non oui non oui non Future oui oui oui oui non non non non RCP8.5 Hist. 2.3.2.1 ÉVÉNEMENTS SECS SÉVÈRES La figure 13 indique qu'aucune sécheresse sévère (SPEI < -1,5) n'a été détectée historiquement par rapport à la médiane de la série (toutefois, des sécheresses modérées ont été identifiées). Étant donné que de graves sécheresses sont prévues à l'avenir (nombre moyen d'événements détectés RCP4.5 = 41 et RCP8.5 = 66), la tendance à des conditions plus sèches est soulignée. La configuration spatiale des sécheresses sévères est concentrée dans certaines parties des zones précédemment identifiées comme les plus sèches (par exemple, le sud-ouest du pays) et le nordest pour le RCP4.5. Ces mêmes régions conservent à peu près le même nombre d'événements pour le scénario RCP8.5, mais c'est la région du nord-ouest qui a connu le plus grand nombre d'événements, jusqu'à 84 sécheresses graves entre 2021 et 2050. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 87 re d'événements, jusqu'à 84 sécheresses graves entre 2021 et 2050. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 13. La figure montre le nombre total d'événements secs graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des le modèles climatiques RCP4.5 (en haut) RCP8.5 (en bas) pour la historique 1981 à 2020 du pays à par 13. . La figure montre nombre totalcorrigés d'événements secsetgraves détectés parpériode pixel pour l'ensemble (panneaux de gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement grave n´a été s climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de g détecté. riode future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement grave n´a été détecté. La figure 14 montre le déficit moyen mensuel en volume d'eau (mm) des événements de sécheresse sévère détectés avec SPEI12 pour la période future. Des déficits de volume supérieurs à 100 mm re 14 montre le déficit moyen mensuel en volume d'eau (mm) des événements de sécheresse és avec SPEI12 pour la période future. Des déficits de volume supérieurs à 100 mm ont été id e RCP8.5 88 jusqu'à un déficit maximal de 136 mm, soit plus de 40 mm de plus que le déficit max 5. La configuration spatiale des déficits de sécheresse sévère est concentrée, tout comme le ont été identifiés pour le RCP8.5 jusqu'à un déficit maximal de 136 mm, soit plus de 40 mm de plus que le déficit maximal du RCP4.5. La configuration spatiale des déficits de sécheresse sévère est concentrée, tout comme le nombre d'événements de la figure 13, dans certaines parties des zones précédemment évidence comme étant les plus sèches exemple le sud-ouest conservent à peu près le mises mêmeendéficit pour le scénario RCP8.5, mais(par c'est la région du nord-ouest q du pays) et le maximal nord-est pour le RCP4.5. mêmes régions présente le déficit en matière de Ces sécheresses gravesconservent futures. à peu près le même déficit pour le scénario RCP8.5, mais c'est la région du nord-ouest qui présente le déficit maximal en matière de sécheresses graves futures. Figure 14. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère détectés par pixel po Figure 14. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère détectés par pixel l'ensemble du pays partir desdumodèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 bas) pour la période historique pouràl'ensemble pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut)(en et RCP8.5 (en bas) pour 1981 à 2020 (panneaux dehistorique gauche) de et la période de de 2021 à 2050 (panneaux de de droite). Aucun événement la période 1981 à 2020 future (panneaux gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux dehistorique gra n'a été détecté. droite). Aucun événement historique grave n'a été détecté. 2.3.2.2 ÉVÉNEMENTS SECS EXTRÊMES Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 89 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 2.3.2.2 ÉVÉNEMENTS SECS EXTRÊMES Par rapport aux sécheresses sévères, moins de sécheresses extrêmes futures et aucune sécheresse extrême ont été détectées pour la période historique (figure 15). Le nombre moyen d'événements extrêmes dans le RCP4.5 est de 6 et seulement 3 événements dans le RCP8.5, qui sont également concentrés dans l'est du pays. Toutefois, la projection RCP4.5 offre une couverture spatiale plus large par rapport aux zones très centralisées du RCP8.5. Les futures zones de sécheresse extrême identifiées sont maintenues dans la Figure 16 qui montre le déficit de volume estimé. Figure 15. La figure montre le nombre total d'événements secs extrêmes détectés par pixel pour l'ensemble du pays à Figure 15. La figure montre le nombre total d'événements détectés par pour pixellapour l'ensemble du1981 pays partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5secs (en extrêmes haut) et RCP8.5 (en bas) période historique à à partir des modèles climatiques RCP4.5 (en et haut) RCP8.5 (en bas) pour la période historique à 2020 (panneaux de gauche) et 2020 corrigés (panneaux de gauche) la et période future 2021 à 2050 (panneaux de droite).1981 Aucun événement extrême n'a été détecté. de droite). Aucun événement extrême historique n'a été détecté. la période futurehistorique 2021 à 2050 (panneaux 90 Figure 16. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements extrêmes détectés par pixel pour du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 t(en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la 6. La figure montrel'ensemble le déficit hydrique mensuel total des événements extrêmes détectés par pixel pour l'en période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement extrême n'a été détecté. des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (enhistorique haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à he) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement extrême historique n'a ét ÉVÉNEMENTS PLUVIEUX GRAVES Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 91 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 2.3.2.3 ÉVÉNEMENTS PLUVIEUX GRAVES Le résultat global des conditions futures plus sèches est illustré par la diminution du nombre d'événements pluvieux graves détectés (RCP4.5 uniquement) par rapport à la période historique (figure 17). Le nombre maximal d'événements (RCP4.5) enregistrés de 1981 à 2020 est réduit de 61 à 5 pour le scénario futur. Davantage d'événements se sont produits dans les zones où les précipitations sont plus importantes (par exemple, le sud-ouest) ainsi que dans les zones où les précipitations annuelles moyennes sont faibles (nordouest). La figure 18 visualise les volumes mensuels excédentaires des événements détectés à la figure 17. Figure 17. La figure montre le nombre total d'événements humides graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 Figure 17. La figure montre le nombre total d'événements humides graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement futur modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et grave de type RCP8.5 n'a été détecté. la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement futur grave de type RCP8.5 n'a été détecté. 92 Figure 18.LaLafigure figure montre surplus d'eau mensuel total événements pluvieux graves détectés par pixel Figure 18. montre le le surplus d'eau mensuel total desdes événements pluvieux graves détectés par pixel pour pour l'ensemble du l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun excédent grave n'a été détecté pour le droite). Aucun excédent grave n'a été détecté pour le futur RCP8.5. futur RCP8.5. Dans le cas des événements humides, aucun événement humide extrême n'a été détecté, ce qui Dans le cas des événements humides, aucun événement humide extrême n'a été détecté, ce qui indique une indique générale une tendance générale vers des conditions plus sèches. tendance vers des conditions plus sèches . 2.3.3 POTENTIELLE ÉROSION POTENTIELLE 2.3.3 ÉROSION La figure 19 présente le scénario d'une érosion potentielle future passant d'un maximum de 165 La figure 19 présente le scénario d'une érosion potentielle future passant d'un maximum de 165 t/ha/a-1 à t/ha/a-1 à 182 t/ha/a-1 dans la partie centrale sud-est du pays. 182 t/ha/a-1 dans la partie centrale et sud-est du et pays. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 93 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 19. La figure montre la moyenne annuelle de l’érosion potentielle par pixel pour tout le pays pour la période historique représentative deannuelle 2012 (panneau de gauche) et scénario futur de droite) une historique Figure 19. La figure montre la moyenne de l’érosion potentielle par pixel pour(panneau tout le pays pour laavec période augmentation de l´érosivité de pluie R pour 10% représentative de 2012 (panneau de gauche) et scénario futur (panneau de droite) avec une augmentation de l´érosivité de pluie R pour 10% 2.4. VULNÉRABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX 2.4 VULNÉRABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES CHANGEMENTS CLIMATIQUES CLIMATIQUES AUX CHANGEMENTS L'analyse de la vulnérabilité à la variabilité hydroclimatique future est réalisée à l'aide des L'analyse de lade déficit vulnérabilité variabilité hydroclimatique est réalisée à l'aide des estimations de estimations et à la d'excédent d'eau basées sur lefuture SPEI12 présentées précédemment dans déficit et d'excédent d'eau basées sur le SPEI12 présentées précédemment dans la section 3.3. Les cartes de la section 3.3. Les cartes de la section précédente sont liées aux données sur la densité de la section précédente sont liées aux données sur la densité de population, les zones de recharge et les puits, population, zones de recharge et les puits, les sources et les sources d'eau. les sources et les les sources d'eau. 2.4.1 POPULATION 2.4.1 POPULATION VULNÉRABLE VULNÉRABLE La population touchée par une sécheresse sévère est prévue pour la plupart du pays, à l'exception La population touchée par une sécheresse sévère est prévue pour la plupart du pays, à l'exception du centredu centresud et tandis du sud-est, tandis que lesde populations de orientale toute la partie orientale duêtre pays devraient sud et du sud-est, que les populations toute la partie du pays devraient touchées par êtresécheresses touchées par des (figure sécheresses extrêmes (figure 20). Compte les tenu d'unefuturs telle de la projection, les des extrêmes 20). Compte tenu d'une telle projection, impacts sécheresse ne peuvent être de anticipés pour ne l'ensemble de la population. impacts futurs la que sécheresse peuvent être anticipés que pour l'ensemble de la population. 94 Figure 20. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements secs sévères et extrêmes détectés en fonction de la densité de population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir Figure 20. Lades figure montre le déficit hydrique des événements secs sévères et période extrêmesfuture détectés en fonction modèles climatiques corrigésmensuel RCP4.5 total (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la de 2021 à 2050.de la densité de population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050. En raison des conditions sèches prévues pour l'avenir, seuls des impacts spécifiques de graves excédents peuvent êtreprévues distingués, exemple le nordspécifiques du pays avec une densité de En raison desd'eau conditions sèches pour par l'avenir, seuls dans des impacts de graves excédents d'eau peuventde être distingués, exemple dans le nord du pays une densité de ont population plus de population plus de 500 par habitants/km². Les autres zonesavec touchées du pays une de population 500 habitants/km². Les autres zones touchées du pays ont une population inférieure à ce seuil de 500 inférieure à ce seuil de 500 habitants. habitants. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 95 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 21. La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements pluvieux sévères détectés en fonction de la densité population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir des Figure 21. La figure de montre le surplus d'eau mensuel total des événements pluvieux sévères détectés en fonction de lamodèles densité de climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050. population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050. 2.4.2 LES ZONES DE RECHARGE VULNÉRABLES 2.4.2 LES ZONES DE RECHARGE VULNÉRABLES En raison des conditions de sécheresse prévues sous la forme de sécheresses sévères et extrêmes quiconditions pourraientde sécheresse éventuellement couvrir l'ensemble du territoire toutes En raison des prévues sous la forme de sécheressesnational sévèresetetdonc extrêmes qui pourraient éventuellement couvrir être l'ensemble du par territoire et donc toutes les zones les zones de recharge pourraient affectées unenational moindre recharge (Figure 22). de recharge pourraient être affectées par une moindre recharge (Figure 22). 96 Figure 22. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère et extrême détectés par rapport aux zones de recharge et de protection par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles Figure 22. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des sécheresse sévère et extrême climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (enévénements bas) pour ladepériode future de 2021 à 2050.détectés par rapport aux zones de recharge et de protection par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050. Les conditions plus humides prévues pour le futur dans le nord du pays pourraient permettre de maintenir ou d'augmenter la recharge (Figure 23).du pays pourraient permettre de maintenir Les conditions plus humides prévues pour actuelle le futur dans le nord ou d'augmenter la recharge actuelle (Figure 23). Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 97 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 23. La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements humides sévères détectés par rapport à la Figure 23. La figure montre surplus d'eau mensuel total des l'ensemble événementsdu pays humides sévèresdes détectés par rapport à lacorrigés recharge et recharge et auxlezones protégées par pixel pour à partir modèles climatiques RCP4.5 (en RCP8.5 (en bas)dupour périodedes future de 2021 à 2050 corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en aux zones protégées parhaut) pixeletpour l'ensemble payslaà partir modèles climatiques bas) pour la période future de 2021 à 2050 2.4.3 PUITS/FORAGES ET SOURCES VULNÉRABLES 2.4.3 PUITS/FORAGES ET SOURCES VULNÉRABLES La figure 24 montre l'emplacement des puits, sources et sources d'eau enregistrés par rapport Laaufigure 24hydrique montre l'emplacement desles puits, sourcesRCP4.5 et sources d'eau enregistrés par précédemment, rapport au déficit déficit futur prévu par scénarios et 8.5. Comme indiqué hydrique futur prévu par les scénarios RCP4.5 et 8.5. Comme indiqué précédemment, l'ensemble du pays l'ensemble du pays devrait subir les effets de sécheresses graves et/ou extrêmes. À l'inverse devrait subir les effets de sécheresses graves et/ou extrêmes. À l'inverse (figure 25), ce n'est que dans le nord 25),les cepuits n'estet que le nord du pays que les puits et les sources pourraient éventuellement du(figure pays que lesdans sources pourraient éventuellement bénéficier de conditions plus humides. bénéficier de conditions plus humides. 98 Figure 24. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère et extrême détectés Figure 24. Lapar figure montre déficitsources hydriquetmensuel des événements de sécheresse sévère et extrême détectés pardes rapport rapport auxlepuits, sourcestotal d'eau géoréférencés par pixel pour l'ensemble du pays à partir aux puits, sources et sources d'eau géoréférencés parhaut) pixel et pour l'ensemble dupour payslaà partir modèles climatiques modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en RCP8.5 (en bas) périodedes future de 2021 à 2050. corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 99 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 25. La figure montre le surplus d'eau mensuel total provenant des événements pluvieux sévères détectés par Figure 25. La figure montre le surplus d'eau mensuel total provenant des événements pluvieux sévères détectés par rapport aux rapport aux puits, sources et sources d'eau géoréférencés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des puits, sources et sources d'eau géoréférencés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050. (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050. 2.5. CONCLUSIONS 2.5 CONCLUSIONS SECTION 2 SECTION 2 C ette analyse hydrométéorologique historique et future utilise principalement des données Cette analyse hydrométéorologique historique et future utilise principalement des données globales ajustées globaleslocales ajustées aux avec conditions locales possibles avec des stations dedumesure des aux conditions possibles des stations de mesure des précipitations dans le sud pays (section précipitations dans le sud du pays (section modèles climatiques globaux sont pour ensuite 3.3.1). Les modèles climatiques globaux sont 3.3.1). ensuiteLes ajustés aux données sources corrigées les précipitations et les températures. Les modèles climatiques sont nécessaires pour développer des ajustés aux données sources corrigées pour les précipitations et les températures. Les modèles projections futures. climatiques sont nécessaires pour développer des projections futures. En il yil ay un contraste dans la disponibilité physique de l'eau en Haïti plus :de pluie dans le Engénéral, général, a un contraste dans la disponibilité physique de l'eau en :Haïti plus de tombe pluie tombe sud-ouest du pays par rapport à l'extrême plus sec dans le nord-ouest du pays (Figure 8). Ces zones coïncident dans le sud-ouest du pays par rapport à l'extrême plus sec dans le nord-ouest du pays (Figure 8). avec le schéma spatial de la demande en eau d'évaporation (Figure 9). Il y a potentiellement plus d'eau qui Ces zones coïncident schéma de zonation la demande en eau d'évaporation (Figure 9). Il y s'évapore dans le nord duavec pays le que dans le spatial sud. Cette se reflète dans l'aridité et le bilan climatique a potentiellement plus d'eau qui s'évapore dansque le nord que potentiel dans le sud. Cette zonation du pays (Figure 10). Le nord est plus sujet à l'aridité le sudduetpays le déficit en eau de surface est plus marqué dans le nord (Figure 11). De plus, le climat du pays est caractérisé par une saisonnalité marquée se reflète dans l'aridité et le bilan climatique du pays (Figure 10). Le nord est plus sujet à l'aridité avec des mois secs d'environ 6 mois de novembre à juin. Une saison sèche aussi prolongée augmente la probabilité d'une pénurie d'eau. 100 Une analyse de l'érosion potentielle à l'aide de l'équation RUSLE a délimité une zone dans le centre et le sud- que le sud et le déficit potentiel en eau de surface est plus marqué dans le nord (Figure 11). De plus, le climat du pays est caractérisé par une saisonnalité marquée avec des mois secs d'environ 6 mois de novembre à juin. Une saison sèche aussi prolongée augmente la probabilité d'une pénurie d'eau. Une analyse de l'érosion potentielle à l'aide de l'équation RUSLE a délimité une zone dans le centre et le sudest du pays comme étant la plus sujette à l'érosion et au transport subséquent de matériaux dans et à travers le réseau de drainage de surface (Figure 19). Une projection future de l'érosion potentielle ne change pas la configuration spatiale, mais augmenterait le taux d'érosion en raison de précipitations plus intenses et donc plus érosives. Les projections futures ( jusqu'en 2050) du climat en Haïti indiquent généralement une tendance à des conditions plus sèches avec moins de précipitations, mais des températures et une demande d'évaporation plus élevées (Figures 8, 9 et 10). Cela exacerbe le potentiel d'aridité et de pénurie d'eau de surface dans les zones les plus sèches (figure 11). L'analyse des événements secs et humides futurs indique qu'il pourrait y avoir un plus grand nombre d'événements secs par mois à l'avenir et en même temps une diminution des événements mensuels plus humides. Les épisodes de sécheresse et les déficits hydriques qu'ils peuvent provoquer peuvent se produire dans tout le pays, mais certaines régions sont plus exposées (par exemple le nord-ouest) que d'autres (le sudouest). Les futurs événements pluvieux devraient se produire beaucoup plus ponctuellement, comme dans le centre-nord du pays. En mettant en relation les projections des futurs événements secs et humides avec la densité de population (Figures 20 et 21), les zones de recharge (Figures 22 et 23) et l'infrastructure de l'eau (par exemple, les puits, les sources dans les Figures 24 et 25), il est possible d'identifier par cartographie les zones avec plus de personnes exposées à être impactées par de tels phénomènes. Il faut souligner que l'ensemble du pays est exposé à subir des événements plus secs à l'avenir, ce qui peut potentiellement avoir des impacts socioéconomiques pour la population en raison d'une moindre recharge des aquifères et d'une moindre disponibilité des eaux de surface. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 101 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 2.6. CARTOGRAPHIE DETAILLÉE Carte 15. Precipitation moyenne historique Carte 15. Precipitation moyenne historique 79 Carte 16. Precipitation moyenne future (2021-2050) Carte 16. Precipitation moyenne future (2021-2050) 102 80 Carte 17. Aridité moyenne historique (índice RCP 45) Carte 17. Aridité moyenne historique (índice RCP 45) 81 Carte 18. Aridité moyenne future (índice RCP 45) Carte 18. Aridité moyenne future (índice RCP 45) Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 82 103 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Carte 19. RUSLE Perte de sol (ESDAC, 2012) Carte 19. RUSLE Perte de sol (ESDAC, 2012) 83 Carte 20. RUSLE Perte de sol future (ESDAC, 2012) Carte 20. RUSLE Perte de sol future (ESDAC, 2012) 84 104 Carte 21. Bilan hydrique moyenne historique à long terme (GCM RCP 45) Carte 21. Bilan hydrique moyenne historique à long terme (GCM RCP 45) 85 Carte 22. Bilan hydrique moyenne future à long terme (GCM RCP 45) Carte 22. Bilan hydrique moyenne future à long terme (GCM RCP 45) 86 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 105 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 3 106 MESURES D´ADAPTATION 3.1. E POLITIQUE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (PNCC) n Haïti, au cours des dernières décennies, il y a eu une augmentation de la fréquence et de l´intensité des événements extrêmes comme les sécheresses et les ouragans. En se basant sur la communication nationale initiale (CNI) et la deuxième communication nationale (DCN) sur les changements climatiques et d´autres études sectorielles sur la problématique des changements climatiques, ces modifications ont déjà eu des impacts sur les secteurs stratégiques pour l´économie du pays (PNCC, 2019) : ♦♦ L´agriculture a connu une baisse de productivité accompagnée d´un processus accéléré de décapitalisation des ménages agricoles ♦♦ Les zones côtières sont confrontées à des processus accélérés d´érosion et d´épisodes d´inondations plus fréquentes qui endommagent les rares infrastructures touristiques et sanitaires du pays causant ainsi des pertes économiques considérables ♦♦ L´énergie n´échappe pas aux secteurs touchés par le phénomène. En effet, les modifications enregistrées dans les régimes thermiques du pays, notamment l´augmentation des journées très chaudes, ont contribué à influencer la demande énergétique et à mettre plus de pressions sur un secteur qui peine déjà à satisfaire les besoins en énergie d´un grand nombre d´Haïtiens. ♦♦ La santé de la population est menacée par l´émergence de nouveaux vecteurs de maladies qui viennent se greffer à la longue liste de facteurs structurels auxquels se trouve confronté ce secteur. ♦♦ Les ressources en eau deviennent parfois assez rares dans certaines régions du pays allant jusqu´à provoquer des confits entre les multiples utilisateurs de la ressource. La grande dépendance ou la grande sensibilité des secteurs vitaux du pays au climat combinée à sa faible capacité de réponse, caractérisée notamment par un déficit de gouvernance, la manque de structures et d´infrastructures et de coordination entre les différentes institutions, en fait l´un des états du monde les plus vulnérables aux changements climatiques. Son niveau Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 107 La grande dépendance ou la grande sensibilité des secteurs vitaux du pays au climat combinée à sa faible capacitéProgramme de réponse, caractérisée notamment par un déficit de gouvernance, la manque de structures et des Nations Unies pour le Développement / PNUD d´infrastructures et de coordination entre les différentes institutions, en fait l´un des états du monde les plus vulnérables aux changements climatiques. Son niveau de vulnérabilité est tellement élevé que d´aucuns de vulnérabilité est tellement élevé que d´aucuns pensent qu´elle constitue une menace pour la pensent qu´elle constitue une menace pour la stabilité socio-politique de la région. (PNCC, 2019) stabilité socio-politique de la région. (PNCC, 2019) C’est, ce contexte, document la Politique Nationale decontre lutte les contre les C’est, dans ce dans contexte, qu’un qu’un document sur la sur Politique Nationale de lutte Changements Climatiques (PNCC) a été élaboré en 2019. aCette politiqueen repose un socle constitué desur quatre Changements Climatiques (PNCC) été élaboré 2019.sur Cette politique repose un grands piliers : le renforcement institutionnel, l’amélioration de la gouvernance, financement climatique socle constitué de quatre grands piliers : le renforcement institutionnel, le l’amélioration de la ́ endogène et l’efficacité dans les actions de lutte contreetles changements climatiques. Ces contre quatre grands gouvernance, le financement climatique endogène l’efficacité dans les actions de lutte piliers sont assortis d’unclimatiques. ensembleCes de quatre mesures transversales et sectorielles de nature à favoriser la les changements grands piliers sont assortis d’un ensemble de mesures matérialisation de la vision susmentionnée et des objectifs poursuivis. (PNCC 2019). transversales et sectorielles de nature à favoriser la matérialisation de la vision susmentionnée et des objectifs poursuivis. (PNCC 2019). Figure 26. Les quatre grands piliers de la Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques (PNCC) Figure 26. Les quatre grands piliers de la Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques (PNCC) La politique nationale de lutte contre les changements climatiques entend dégager une vision claire reflétant les réalités et les aspirations du pays dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques et présenter un cadre programmatique de plus en plus souhaité par les mécanismes financiers de la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) et de l´Accord de Paris, notamment le Fonds Vert pour le Climat (FVC). (PNCC, 2019) Le CPDN d´Haïti comprend les principales actions qu´elle compte entreprendre pour contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre les changements climatiques, comme les projets touchant l´adaptation aux changements climatiques dans les secteurs de l´agriculture, des zones côtières, des ressources en eau, de l´opérationnalisation de la Direction de Lutte contre les changements climatiques et l´élaboration de documents comme le PANA et le PSRC (Programme Stratégique pour une Résilience Climatique). (PNCC, 2019) La politique nationale de lutte contre les changements climatiques entend dégager une vision claire reflétant les réalités et les aspirations du pays dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques et présenter un cadre programmatique de plus en plus souhaité par les mécanismes financiers de la CCNUCC et de l´accord de Paris, notamment les FEM et les FVC (Fonds Vert pour le Climat). (PNCC, 2019) 108 87 3.1.1 VISION ET OBJECTIFS DE LA PNCC La vision est d´arriver, d´ici 2030, á mettre Haïti sur la voie d´une croissance verte par l´existence de secteurs socio-économiques clés moins sensibles au changements climatiques, dotés d´une grande capacité de réponses aux conditions climatiques défavorables et tournés vers l´adoption de technologies sobres en carbone, notamment les énergies renouvelables, qui ne compromettent nullement leur compétitivité, mais qui favorisent plutôt la création de richesses, de nouveaux emplois et métiers. (PNCC, 2019) D´autre part, L´objectif principal de la PNCC est de contribuer à l´amélioration du bien-être des Haïtiens par un processus de développement socio-économique inclusif, climatointelligent et axé sur la promotion et l´utilisation de sources d´énergies renouvelables disponibles dans le pays. Et les objectifs spécifiques sont : ♦♦ Réduire considérablement les dommages liés aux risques climatiques dans les différents secteurs stratégiques du pays. ♦♦ Diminuer ou éviter, d´au moins 5% par rapport à un scénario tendanciel, les émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs de l´énergie et de l´agriculture, foresterie et affectation des terres (AFAT). ♦♦ Améliorer les capacités des acteurs publics et privés dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques. ♦♦ Faciliter une meilleure intégration des questions liées aux changements climatiques dans le processus de planification, de budgétisation et de mise en oeuvre aux niveaux national, régional et territorial. ♦♦ Créer des conditions propices á la production de richesses et á la diversification des activités économiques permettant d´augmenter le PIB par rapport à un scénario « statuquo ». ♦♦ Faciliter la mobilisation des ressources financières pour faire face aux changements climatiques. ♦♦ Favoriser une meilleure coordination interinstitutionnelle. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 109 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 27. Objectifs de la PNCC 3.1.2 Figure 27. Objectifs de la PNCC MISE EN OEUVRE DE LA PNCC 3.1.2 MISE EN en ŒUVRE LA PNCC La mise oeuvreDE de cette politique requiert non seulement un modèle de gouvernance approprié, mais aussi un système de suivi-évaluation partagé, un processus transparent et régulier de La misereddition en œuvre de cettet politique requiert nondeseulement modèleetde gouvernance de compte une mobilisation accrue ressources un financières humaines. Compteapproprié, aussi untenu système de suivi-évaluation processus transparent etàrégulier reddition de co de sa nature, cette politique partagé, ne saurait un aborder les actions spécifiques exécuter.de Celles-ci et une mobilisation ressources qui financières et humaines. tenu de national sa nature, feront l’objet accrue de plansde opérationnels seront développés, suiteCompte à l’endossement de cette poli ne saurait aborder lesCette actions spécifiques à exécuter. Celles-ci feront l’objet detenu plans opérationnels qui se cette politique. politique sera sujette à des révisions périodiques compte de l’évolution développés, suite ànationales l’endossement cetteà l’échelle politique. Cette politique sera sujette des priorités et de lanational situation de globale internationale. (PNCC, 2019). Dans à des révi périodiques compte de l’évolution des priorités et de la situation globale à l’éc ce contexte, Lestenu stratégies, plans, programmes et projetsnationales s´inscrivant dans le cadre de la mise en internationale. (PNCC, Dans ceprendre contexte, Les stratégies, plans, programmes et projets s´inscrivant oeuvre du PNCC2019). d´Haïti doivent en compte les principes suivants : le cadre de la mise en œuvre du PNCC d´Haïti doivent prendre en compte les principes suivants :        La décentralisation La participation et la concertation La transversalité et l´approche holistique La transparence, l´imputabilité et la redevabilité L´équité La responsabilité commune mais différenciée 110 La précaution ♦♦ La décentralisation ♦♦ La participation et la concertation ♦♦ La transversalité et l´approche holistique ♦♦ La transparence, l´imputabilité et la redevabilité ♦♦ L´équité ♦♦ La responsabilité commune mais différenciée ♦♦ La précaution Figure 28. Cadre de la mise en œuvre du PNCC d´Haïti Figure 28. Cadre de la mise en oeuvre du PNCC d´Haïti En plus, sur la mise en oeuvre el le financement de la PNCC, La Direction de Lutte contre les , sur la mise en œuvre el le (DCC) financement la les PNCC, Laconcernés Direction Luttelocal, contre le Changements Climatiques collaborerade avec acteurs auxde niveaux territorial, national, régional et international pour améliorer le cadre de gouvernance liée aux natio ques (DCC) collaborera avec les acteurs concernés aux niveaux local, territorial, changements climatiques. Elle assurera : tional pour améliorer le cadre de gouvernance liée aux changements climatiques. Elle Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 111 La coordination des stratégies et des plans d´action et de leur mise en œuvre. La coordination desUnies stratégies et des/ PNUD plans d´action et de leur mise en œuvre. Programme des Nations pour le Développement Avec d´autres entités concernées et compétentes en la matière, le renforcement d ♦♦ La coordination stratégies et des plans d´action mise en oeuvre. institutionnelles aux des niveaux local, territorial etet de leur national pour entreprendre de d´adaptation et d´autres d´atténuation appropriées et efficaces. ♦♦ Avec entités concernées et compétentes en la matière, le renforcement des institutionnelles niveaux local, et national pourclimatiques entreprendre et sur La mise en capacités place d´un Conseil aux consultatif surterritorial les changements initiatives d´adaptation et d´atténuation appropriées et efficaces. appropriées des d´adaptation et d´atténuation. ♦♦ La mise en place d´un Conseil consultatif sur les changements climatiques et sur les mesures appropriées d´adaptation et d´atténuation. Figure 29. Cadre de gouvernance liée aux changements climatiques Figure 29. Cadre de gouvernance liée aux changements climatiques La coordination de la mise en oeuvre de cette politique sera assurée par le MDE à travers la DCC en étroite collaboration avec le comité de pilotage dont le mandat et les attributions seront à préciser par le Comité National sur les Changements Climatiques (CNCC) qui sera mis en place. Cette structure sera constituée des représentants des ministères sectoriels, des collectivités territoriales, de la société civile et du secteur privé. 112 résentants des ministères sectoriels, des collectivités territoriales, de la société civile et du secteur p Comité de Pilotage de la PNCC est constitué de plusieurs parties prenantes. Il donne des conseils et fo sistance nécessaire pour le bon déroulement de la mise en œuvre de la PNCC et facilite l´accès Le Comité de Pilotage de la PNCC est constitué de plusieurs parties prenantes. Il donne des ormations en cours en Haïti ou la région. conseils et fournit l´assistance nécessaire pour le bon déroulement de la mise en oeuvre de la PNCC et facilite l´accès aux informations en cours en Haïti ou la région. cellule de coordination de la PNCC est constituée d´un coordonnateur national et d´un Assi de coordination de la PNCC d´un coordonnateur et d´un Assistant ministratif La et cellule financier. Cette équipe assureestlaconstituée gestion quotidienne de lanational mise en œuvre de la politiqu administratif et financier. Cette équipe assure la gestion quotidienne de la mise en oeuvre de la a titulaire de la DCC assure le suivi régulier de l´exécution de l´implémentation de la PNCC. politique. Le ou la titulaire de la DCC assure le suivi régulier de l´exécution de l´implémentation de la PNCC. Figure 30. Schéma de gouvernance liée aux changements climatiques Figure 30. Schéma de gouvernance liée aux changements climatiques Les principales sources et instruments financiers à utiliser seront détaillés dans les PNA et MAAN principales sources et instruments financiers à utiliser seront détaillés dans les PNA et MAA et comprendront les éléments suivants : mprendront les éléments suivants :      ♦♦ Les plans d´investissement nationaux et sectoriels et les budgets, car les préoccupations liées aux changements climatiques sont intégrées exploitéescar au les moyen de divers Les plans d´investissement nationaux et sectoriels et lesetbudgets, préoccupations liée plans d´investissement. changements climatiques sont intégrées et exploitées au moyen de divers plans d´investisseme Les investissements du secteur privé, notamment enmatière matière d´énergie, d´agriculture ♦♦  Les investissements du secteur privé, notamment en d´énergie, d´agriculture, de industriel développement industriel et dede transfert de technologies. développement et de transfert technologies. Le soutien multilatéral et bilatéral des partenaires techniques et financiers ♦♦  Le soutien multilatéral et bilatéral des partenaires techniques et financiers(PTFs). (PTFs). Le soutien des différents fonds internationaux pour le climat. ♦♦ Le soutien des différents fonds internationaux pour le climat. Les mécanismes fondés ou non fondés sur le marché pour les actions liées au climat, tels qu ♦♦ Les fondés ou non fondés sur le marchéde pour les actions au climat,au titre mécanismes demécanismes développement propre, le programmes partage desliées avantages tels que les mécanismes de développement propre, le programmes de partage des REDD+. avantages au titre de la REDD+. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 113 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Figure 31. Principales sources et instruments financiers Figure 31. Principales sources et instruments financiers 3.2. CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL (CPDN) ION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL (CP Le CPDN fixe les orientations sur lesquelles reposeront les actions de l’Etat haïtien au cours des quinze prochaines années pour s’adapter aux changements climatiques et réduire de 31% ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) par rapport à un scénario tendanciel, d’ici à 2030. En plus, le CPDN lie la lutte contre le réchauffement climatique à l’objectif de pays émergent de 2015 à 2030 fixé dans le PSDH, articulant le CPDN autour de quelques enjeux prioritaires : entations sur lesquelles reposeront les actions de l’Etat haïtien a pour s’adapter aux changements climatiques et réduire de 31% ses par rapport à un scénario tendanciel, d’ici à 2030. En plus, le CPDN 114 tique à l’objectif de pays émergent de 2015 à 2030 fixé dans le PSDH ♦♦ la gestion intégrée des ressources en eau et des bassins versants ; ♦♦ la gestion intégrée des zones côtières et la réhabilitation des infrastructures ; ♦♦ la préservation et le renforcement de la sécurité́ alimentaire notamment par le développement de ♦♦ la bioéconomie ; ♦♦ la transition énergétique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles ; ♦♦ l’information, l'éducation et la sensibilisation. Figure 32. Enjeux du CPDN Figure 32. Enjeux du CPDN i-dessous montre le résumé de la contribution d´Haïti pour les gaz CO2, CH4, N Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 115 de référe nelle de réduire de 5% les émissions de GES par rapport au scénario Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Le tableau ci-dessous montre le résumé de la contribution d´Haïti pour les gaz CO2, CH4, N2O, avec la cible inconditionnelle de réduire de 5% les émissions de GES par rapport au scénario de référence, et la cible conditionnelle de réduire de 26% les émissions de GES par rapport au scénario de référence. Les engagements pris dans la CPDN représentent un besoin en financement global de 25.387 milliards USD. Selon le dernier inventaire des GES réalisé1, Haïti n’a émis que 7,832 Mt d’eqCO2 en l’an 2000. La population était de 8.578 millions d’habitants et le PIB de 3357.89 millions de dollars US. Entre 1995 et 2000, les émissions haïtiennes de GES ont crû de 20% soit un rythme de 3.1% par an. Sur cette période, la population et le PIB ont augmenté respectivement de 1.9% et de 4%. Tableau 29 Tableau résumé de la contribution d´Haïti TABLEAU RÉSUMÉ DE LA CONTRIBUTION D´HAÏTI Périmètre Territoire national Année de référence 2000 Période de mise en oeuvre 2016-2030 Type de contribution Conditionnelle et inconditionnelle Secteurs pris en compte Atténuation Énergie, AFAT (Agriculture, Foresterie et Affectation des terres), Déchets Adaptation Agriculture et sécurité alimentaire, Zones côtières, Ressources en eau, Habitat et aménagement du territoire, Santé, Education, Finances publiques. Gaz concernés CO2, CH4, N2O Cible inconditionnelle Réduire de 5% les émissions de GES par rapport au scénario de référence Cible conditionnelle Réduire de 26% les émissions de GES par rapport au scénario de référence Besoins en financement pour la mise en oeuvre 25.387 milliards USD (Atténuation: 8.773 milliards USD et Adaptation: 16.614 milliards USD) 3.2.1 PRIORITÉS ET OBJECTIFS D´ADAPTATION Les priorités du pays sont similaires aux enjeux prioritaires. Ainsi, en matière d'adaptation aux changements climatiques, elles sont : ♦♦ La gestion intégrée des ressources en eau et des bassins versants ; ♦♦ La gestion intégrée des zones côtières et la réhabilitation des infrastructures ; ♦♦ La préservation et le renforcement de la sécurité alimentaire ; ♦♦ L'information, l'éducation et la sensibilisation. 116  L'information, l'éducation et la sensibilisation. Figure Priorités du aux paysCCen matière d´adaptation aux CC Figure 33. Priorités du pays en 33. matière d´adaptation Aux termes de cette contribution, Haïti s’engage de 2015 à 2030 à: x termes de cette contribution, Haïti s’engage de 2015 à 2030 à:     ♦♦ Intégrer dans les stratégies sectorielles de développement les effets des changements climatiques ; Intégrer dans les stratégies sectorielles de développement les effets des changements climatiq ♦♦ les Aménager les 15 bassins stratégiques vulnérablesaux aux événements Aménager 15 bassins versantsversants stratégiques les les plusplus vulnérables événements climat climatiques extrêmes suivant le schémadu d'aménagement extrêmes suivant le schéma d'aménagement territoire ; du territoire ; Protéger lesProtéger zones côtières auxface impacts des changements climatiques ; ; ♦♦  les zonesface côtières aux impacts des changements climatiques Développer la bio-économie, l'agriculture climato-intelligente et biologique. ♦♦ Développer la bio-économie, l'agriculture climato-intelligente et biologique. 3.2.2 PROCESUS DE PLANIFICATION .2 PROCESUS PLANIFICATION PourDE la mise en oeuvre de sa CPDN, le pays entend définir au cours de la période 2016-2020: ♦♦ Sa Politique Nationale sur les Changements Climatiques ; ur la mise en œuvre de sa CPDN, le pays entend définir au cours de la période 2016-2020: ♦♦ Son Plan National d’Adaptation (PNA) ;      Sa Politique Nationale sur les Changements Climatiques ; ♦♦ Son Plan de réponse aux pertes et dommages climatiques ; Son Plan National d’Adaptation (PNA) ; ♦♦ Ses Plans d’aménagement du territoire par région ; Son Plan de réponse aux pertes et dommages climatiques ; ♦♦ Sa Politique Nationale Forestière. Ses Plans d’aménagement du territoire par région ; Sa Politique Nationale Forestière. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 117 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Il est à noter que seule la Politique Nationale de lutte contre le changement climatique a été réalisée au cours de la période indiquée. Il est donc nécessaire de commencer à définir le reste des points le plus tôt possible afin de ne pas compromettre la mise en oeuvre du CPDN. Par ailleurs, pour cette période, le pays vise à: ♦♦ Réviser son cadre institutionnel et légal par rapport aux objectifs de la contribution ; ♦♦ Mettre en place le système MRV et les Mesures d’Atténuation Appropriées au niveau National (MAAN). 3.2.3 CONTRIBUTION EN MATIÈRE D´ADAPTATION Compte tenu des différents impacts observés et anticipés, des mesures ont été prises pour augmenter la résilience du pays aux impacts des phénomènes extrêmes liés au climat. Ainsi, en 2006, Haïti a élaboré son Plan d’Action National d’Adaptation (PANA) et met en oeuvre un ensemble d’activités découlant du PANA et son Programme Pilote sur la Résilience Climatique (PPRC). De même des efforts d’aménagement du territoire sont en cours pour diminuer la vulnérabilité du pays. Les mesures n’ont néanmoins pas l’ampleur et l’intensité nécessaires pour répondre aux besoins nés des changements en cours notamment en matière de démographie et d’écosystèmes. Les différentes actions prioritaires identifiées dans le Plan d’ Action National d’ Adaptation (PANA) ne sont pas toutes mises en oeuvre à cause d’un manque de financement et de la faible capacité des institutions publiques. L’accès difficile au financement et aux ressources technologiques appropriées, l’inexistence de cadre réglementaire et législatif en matière d’adaptation au changement climatique constituent autant d'obstacles à la réalisation des activités prévues. En ce sens, le pays a besoin d’un renforcement de capacité technique et institutionnel et d’un soutien technologique et financier pour franchir ces barrières. 3.3. MÉTHODOLOGIE POUR LA SÉLECTION ET LA DESCRIPTION DES MESURES D'ADAPTATION Un processus d'analyse systématique des informations disponibles sur les mesures d'adaptation au changement climatique liées aux ressources en eau a été suivi, en considérant qu'il est possible de les mettre en oeuvre dans le contexte haïtien. En conséquence, un ensemble de fiches de synthèse a été généré pour chaque mesure. Le processus est présenté dans la figure x. 118 Figure 34 Processus méthodologique pour l'identification des mesures d'adaptation au changement climatique liées aux ressources en eau. Processus méthodologique pour l'identification des mesures d'adaptation au changement climatique li en eau. 3.4. FICHES D'INFORMATION POUR CHAQUE MESURE D'ADAPTATION APPLICABLE DANS LE CONTEXTE HAÏTIEN POUR CHAQUE MESURE D'ADAPTATION APPLIC HES D'INFORMATION Les fiches de chaque mesure d'adaptation ont été organisées en fonction des concepts et des E CONTEXTE HAÏTIEN critères décrits dans le tableau 30. de chaque mesure d'adaptation ont été organisées en fonction des concepts et des critères bleau 30. . Modèles de fiches techniques pour les mesures d'adaptation au changement climatique liées aux ressources e e la on mesure Biodiversité, agriculture, eau, tourisme, multisectoriel Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 119 Environnemental/structurel: les mesures physico-environnementales comprennent des so techniques, technologiques, d'ingénierie, basées sur les écosystèmes ou les services. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 30 Modèles de fiches techniques pour les mesures d'adaptation au changement climatique liées aux ressources en eau Nom de la mesure d'adaptation Secteur Type Biodiversité, agriculture, eau, tourisme, multisectoriel Environnemental/structurel: les mesures physico-environnementales comprennent des solutions techniques, technologiques, d'ingénierie, basées sur les écosystèmes ou les services. "Cette catégorie met en évidence les options d'adaptation qui sont discrètes, avec des produits et des résultats clairs et bien définis dans la portée, l'espace et le temps." Exemples : pépinières pour produire des plantules à partir d’espèces adaptées à la sécheresse. Socioéconomique: éducation, information et solutions comportementales. Il peut s'agir de la sensibilisation aux risques et de son intégration dans l'éducation et la formation, des services climatiques, des systèmes d'alerte précoce, de la communication par les médias, etc. Institutionnel: combine des solutions basées sur la législation, les politiques publiques ou l'économie. Parmi les exemples de mesures institutionnelles figurent les incitations financières, notamment les taxes et les subventions ou les assurances, les plans de prévention des risques, les plans nationaux d'adaptation au changement climatique, etc. Ces mesures peuvent être appliquées à différents niveaux : national, régional ou local. Objectif Ce que la mesure d'adaptation cherche à atteindre en termes d'apport en ressources biophysiques et socio-économiques pour le producteur sur son exploitation ou collectivement (communauté/bassin). Co-bénéfice Capacité d'une mesure d'adaptation à produire des bénéfices quel que soit le niveau du changement climatique futur et même en l'absence de changement climatique. Les bénéfices sont ici compris en termes économiques, qu'ils soient tangibles (par exemple, les dommages évités) ou intangibles (par exemple, une meilleure prise de conscience de l'érosion dans la société). Description/ considérations Bénéfices immédiats Inclut les éléments basiques qui composent la mesure d’adaptation, comme les cadrages pour leur implémentation. La mesure est efficace par rapport à la méthode de gestion pour laquelle elle est mise en oeuvre dès sa mise en place, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de délai entre la mise en oeuvre de la mesure et les bénéfices qui y sont associés Coûts (mise en oeuvre et Coûts générés par la mise en oeuvre d'une mesure. Le coût total réel de la mise en oeuvre d'une mesure est intrinsèquement lié au contexte local, ce maintenance) qui signifie que la prise en compte de ce critère lors du travail au niveau local sera cruciale 120 Régions hydrographiques idéales d'application 3.4.1 MESURES D'ADAPTATION ENVIRONNEMENTALE/STRUCTURELLE Voici une série de mesures d'adaptation considérées comme environnementales et structurelles. Cette catégorie cherche à identifier des mesures complètes et complémentaires où l'approche de l'infrastructure verte est promue, mais en reconnaissant que certaines mesures structurelles (infrastructure grise) doivent encore être combinées pour répondre à une grande variété de conditions qui peuvent être rencontrées dans le pays. Tableau 31 Fiche 1 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif COLLECTE DES EAUX DE RUISSELLEMENT Co-bénéfice La récolte des eaux de ruissellement sans imperméabilisation du sol contribue à l'infiltration et à la recharge en eau, et associée aux pratiques d'irrigation, notamment dans les jardins familiaux, contribue à la sécurité alimentaire. Description/ considérations Il s'agit d'ouvrages formés par une zone de ruissellement ou de captage rattachée à un réservoir qui est soit imperméabilisé (auquel cas il ne contribue pas à la recharge des aquifères), soit construit sur des sols de préférence argileux qui retiennent l'eau. Bénéfices immédiats Disponibilité de l'eau pour la production de l’agriculture, élevage et le ménage. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Un mètre cube manuel (construit avec de la main d'oeuvre locale) peut coûter entre 4 et 6 dollars si l'ouvrage est imperméabilisé naturellement. Régions hydrographiques idéales d'application Zones d´haute pluviométrie avec de sols moyennement imperméables. Eau, agriculture Environnemental/structurel Assurer la disponibilité de l'eau pendant la saison sèche en collectant et en stockant l'eau pendant la saison des pluies, en appliquant des techniques de collecte des eaux de ruissellement ou de toit. La sécurité hydrique et alimentaire des producteurs sur leurs fermes est recherchée. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 121 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 32 Fiche 2 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif COLLECTE DE L'EAU DE PLUIE DANS LES FOYERS Co-bénéfice Contribue à compléter la source d'eau du ménage pour les activités domestiques, pour la consommation (avec chloration) et pour l'irrigation des vergers et jardins proches de l'habitation. Description/ considérations Cette mesure se compose d'une zone de captage, qui est généralement le toit de la maison, d'un système de tuyaux de transport et d'un site d'accumulation (réservoir enterré ou semi-enterré). Eau, agriculture Environnemental/structurel Assurer la disponibilité de l'eau pendant la saison sèche en collectant et en stockant l'eau pendant la saison des pluies, en appliquant des techniques de collecte des eaux de toit. La sécurité hydrique et alimentaire au niveau des ménages autour des maisons et des jardins gérés principalement par les femmes est recherchée. En Haïti, les gens sont familiers avec la technique et en connaissent le potentiel, c'est une stratégie largement répandue dans le pays, il y a des matériaux pour l'installation des tuyaux de collecte à un coût raisonnable et à proximité, mais le plus gros coût représente le stockage, soit avec un réservoir en plastique ou avec une citerne sur place. Sur la base de l'expérience existante, il a été noté que les problèmes de faible efficacité de collecte peuvent souvent être rencontrés en raison d'une mauvaise pose des tuyaux, lorsqu'il y a une citerne sur site (généralement enterrée ou semi-enterrée), les fuites ne sont pas connues et il peut y avoir une mauvaise étanchéité au fond de ces citernes. Parmi les bonnes pratiques associées à cette mesure de modernisation, il est recommandé d'intégrer à la conception de la collecte un système permettant d'éliminer les premières eaux du toit, car cela contribuera à améliorer la qualité de l'eau. Il existe un potentiel important pour l'intégration de cette mesure de modernisation dans les bâtiments publics existants dotés de grandes surfaces de toit et où la demande est élevée, principalement les écoles. Bénéfices immédiats Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Disponibilité de l'eau pour l'usage domestique. Régions hydrographiques idéales d'application Il peut être mis en oeuvre dans tout le pays, mais plus les précipitations sont faibles, plus le rapport coût-efficacité est faible. 122 Exemple de référence : un puits de type citerne maçonné de 2x3 m et d'un volume de 9 m3 coûte 80 USD et le système de tuyauterie pour le transport vers le puits coûte 50 USD. Tableau 33 Fiche 3 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif STRUCTURES DE RÉDUCTION DE L'ÉROSION (FOSSÉS D'INFILTRATION, TERRASSES) Co-bénéfice S'agissant d'ouvrages imperméabilisés, ils contribuent également à l'infiltration des eaux retenues dans les fossés et barrières. Elle peut être combinée avec le maintien de la végétation qui fournit des nutriments au sol. Description/ L'expérience dans le pays a montré que les agriculteurs n'ont généralement pas réussi à maintenir ces structures. Une fois construits dans le cadre d'un projet, ils sont considérés comme des structures qui réduisent leur surface de plantation et non comme un investissement à long terme pour assurer la fertilité du sol. En raison de leur vulnérabilité, ces agriculteurs ne pensent qu'à la prochaine récolte et non aux avantages à long terme des fossés et des terrasses. Il est donc recommandé de combiner cette mesure d'adaptation avec d'autres mesures complémentaires telles que celle décrite dans la fiche x " Systèmes agro-sylvopastoraux ". considérations Eau, agriculture Environnemental/structurel Assurer la rétention des sols sur les parcelles agricoles et dans le bassin versant en général, afin de réduire l'érosion des sols causée par l'eau. Bénéfices immédiats Rétention du sol dans les parcelles et le bassin versant, moins d'apport de sédiments en aval du bassin versant. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Sur un hectare où l'on cultive du maïs et des haricots avec une pente de 12%, environ 500 mètres linéaires de fossés d'infiltration sont nécessaires. Les activités de tracé des courbes, de creusement des tranchées, de construction et de nettoyage ont un coût estimé à 65 dollars par hectare (référence Amérique Centrale, 2012). Régions hydrographiques Les zones agricoles dont la pente est supérieure à 5 % idéales d'application Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 123 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 34 Fiche 4 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif AMÉLIORATION DE L'EFFICACITÉ DE L'IRRIGATION Co-bénéfice En plus de l'amélioration de l'efficacité proposée avec l'irrigation goutte à goutte, il convient de mentionner qu'il existe encore des canaux d'irrigation enterrés dans le pays. Ainsi, afin de promouvoir des solutions collectives tirant parti de ces structures, une première étape serait l'imperméabilisation de ces canaux. Dans les canaux déjà imperméabilisés, l'étape suivante serait l'installation de tuyaux en PEHD. Dans les cas où le transport vers les parcelles agricoles est déjà effectué par des tuyaux, l'étape suivante consiste à mettre en place une irrigation par rampage ou par aspersion (deuxième système le plus efficace après le goutte-à-goutte). Dans le cas du pompage solaire, lorsque le pompage fonctionne et que l'irrigation est possible, c'est aussi le moment où l'évaporation est la plus forte. Il est également recommandé de remplacer les systèmes de pompage existants par des générateurs électriques par des systèmes de pompage solaires ou éoliens dans les systèmes d'approvisionnement en eau lorsque ce changement est techniquement et économiquement réalisable. Description/ considérations L'amélioration proposée est l'utilisation de l'irrigation au goutte-à-goutte qui permet des rendements plus élevés, des économies d'eau, d'engrais et d'énergie. Il fournit de l'eau et des engrais directement à la zone racinaire de la culture, en bonne quantité et au bon moment, afin que chaque plante reçoive exactement ce dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin pour se développer de manière optimale. L'eau et les nutriments sont acheminés vers le champ par un système de tuyaux appelés lignes de goutte à goutte. Bénéfices immédiats Une irrigation efficace grâce à des systèmes de goutte à goutte permet de réduire le gaspillage d'eau. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) La disponibilité de l'eau aux moments critiques pour assurer la production et les rendements pour les ventes et la génération de revenus. Associée à la collecte des eaux de ruissellement, elle améliore l'accessibilité de l'eau. Régions hydrographiques idéales d'application 600 dollars par 100 m2, estimés par des entreprises spécialisées, cela peut varier en fonction de facteurs tels que la qualité des matériaux, la durée des travaux, les dimensions du site et la taille du jardin. 124 Eau, agriculture Environnemental/structurel Assurer une production et des rendements adéquats pour les cultures de rente (riz et légumes). Tableau 35 Fiche 5 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type CHANGEMENT PROGRESSIF DE L'UTILISATION DES SOLS Agriculture Environnemental/structurel Socio-économique Objectif L'objectif est d'améliorer la protection des sols en augmentant la couverture arborée par la plantation d'arbres fruitiers sur les parcelles de légumes et tubercules, etc. Co-bénéfice La diversification de la production agricole, qui permet à l'agriculteur d'être plus résilient en cas de parasites, de sécheresse, etc. Il repose sur le principe qu'un agriculteur n'abandonnera pas ses terres agricoles pour qu’elles soient reboisées. Cette amélioration du couvert peut se faire soit en plantant de nouveaux arbres, soit en améliorant la production des arbres existants par greffage. Description/ considérations Dans le cas du greffage, l'amélioration de la production de ces arbres évitera la tentation de les couper pour augmenter la production de légumes. La plantation de vergers peut être accompagnée d'autres structures de protection telles que des fossés d'infiltration. Dans ce cas, l'arbre sera planté à l'intérieur du fossé, qui à son tour protégera l'arbre. Si l'agriculteur refuse de planter des fruitiers avec des légumes, etc. à l'intérieur de la parcelle, une autre option consiste à planter sur le périmètre de la parcelle. Bénéfices immédiats Dans le cas du greffage, le bénéfice à court terme, 2 ans, est sur la production et à moyen terme en termes d'amélioration de la couverture. Dans le cas d'une plantation, le bénéfice est progressif au fur et à mesure que l'arbre grandit. S'ils sont combinés avec des fossés d'infiltration, le bénéfice est immédiat, mais le coût, en termes d'effort de la part de l'agriculteur, est plus important. Le coût d'achat d'un arbre dans une pépinière est très variable, cependant, étant donné que le MDE a déjà des pépinières, il serait pratique de produire ces arbres dans ces pépinières, donc le coût serait 35-50 HTG. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) On estime que le cadre minimal de plantation pour que la mesure soit pertinente et que les agriculteurs acceptent l'introduction d'arbres fruitiers devrait être de 1 pied par 50 m2. En cas de plantation sur le périmètre de la parcelle, la distance entre les arbres fruitiers dépendra de l'espèce, mais on peut estimer une moyenne de 5 mètres entre les arbres. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 125 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Les zones les plus appropriées sont les zones d'influence socio- Régions hydrographiques économique des parcs nationaux (pas à l'intérieur du parc) où les légumes et tubercules sont cultivés (par exemple Forêt des Pins 1-2 ou PN idéales d'application Macaya). Tableau 36 Fiche 6 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif L'AMÉLIORATION DE LA RENTABILITÉ DANS LES ZONES DE PLAINE AVEC DES SYSTÈMES À FORTE PLUVIOMÉTRIE/IRRIGATION Co-bénéfice Description/ considérations Restauration de la biodiversité et des sols dégradés Bénéfices immédiats Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Il n'y a pas de bénéfices immédiats, mais seulement à long terme. Régions hydrographiques idéales d'application Plateau Central et zones montagneuses Tableau 37 Agriculture Socioéconomique Environnemental/structurel L'objectif d'une telle mesure est à long terme et se concentre sur l'amélioration de la rentabilité dans les zones propices à l'agriculture. Grâce à différentes techniques, les cultures situées dans des zones inadaptées, comme les parcelles situées sur des terrains en pente ou dans des zones montagneuses avec des communications difficiles, seront indirectement rendues moins compétitives. Cela forcera, à long terme, l'abandon de ces terres. Il n'est pas possible de faire une estimation réaliste du coût de cette mesure car le type d'actions concrètes associées à cette mesure est très variable selon la zone et le point de départ. Fiche 7 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif REFORESTATION Co-bénéfice L'augmentation de la surface forestière présente des avantages à de nombreux niveaux : biodiversité, régulation du cycle de l'eau, réduction des inondations, amélioration de la qualité de l'air, etc. 126 Biodiversité Environnemental/structurel L’objectif est la réduction du ruissellement et la perte de sol des zones les plus sensibles et dégradées à l’intérieur des aires protégées Description/ considérations À l'exception des zones climatiques subhumides et semi-arides du sud-est et du nord-ouest du pays, dans les autres zones, les conditions climatiques (températures élevées et fortes précipitations) sont optimales pour la croissance des plantes. Cela dit, dans de nombreux cas, il est plus efficace de laisser une zone se régénérer naturellement que d'investir dans une reforestation artificielle. Toutefois, pour que la zone se régénère naturellement, il faut que celui qui l'exploite actuellement et qui empêche sa régénération accepte ou soit contraint de changer d'affectation, ce qui est en pratique très peu probable. Les faits indiquent que les stratégies au niveau national n'ont pas été très efficaces, en partie en raison de la rareté des ressources par rapport à l'ampleur du défi et de l'absence d'un mécanisme de suivi ; au final, elles deviennent des activités ad hoc sans aucun système de suivi. Il est proposé que ce "plan national" se concentre sur les zones les plus sensibles (nécessitant une protection urgente) au sein des zones protégées, des endroits où la régénération naturelle ne peut attendre et où une structure de gestion et de surveillance existe déjà (ou existera potentiellement). Les fonds doivent être cohérents avec la portée de l'intervention. Lorsque des bassins dotés d'un comité de gestion existent, ils doivent également être inclus dans cette stratégie nationale. Il est également nécessaire de mentionner qu'en plus de la plantation directe de jeunes plants, il existe d'autres techniques de reboisement telles que la dispersion des graines. Bénéfices immédiats Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Il n'y a pas de bénéfices immédiats, seulement à moyen terme. Le coût d'un reboisement à haute densité (environ 1 250 arb/ha) dépend beaucoup du coût des semences, mais approximativement, avec des semences accessibles et des plants produits dans une pépinière publique, le coût peut être d'environ 150 000 HTG. Dans le cas de la dispersion des graines, le coût dépendra largement de l'espèce ou des espèces sélectionnées et du coût de la collecte des graines. Régions hydrographiques Aires Protégées idéales d'application 3.4.2 MESURES D'ADAPTATION INSTITUTIONNELLES Le groupe suivant de fiches résumant les mesures d'adaptation au changement climatique correspond aux mesures institutionnelles, dont le cadre d'action aura des implications à l'échelle du pays, et qui sont essentielles non seulement pour compléter les mesures environnementales/ structurelles, mais aussi pour les renforcer en créant l'environnement favorable à leur mise en oeuvre. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 127 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 38 Fiche 8 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif ÉLABORATION ET MISE EN OEUVRE DE LA RÉGLEMENTATION : REDEVANCES DE CONSOMMATION ET D'UTILISATION DE L'EAU Co-bénéfice La réglementation des redevances sur l'eau sensibilise et réduit la consommation d'eau et/ou augmente l'efficacité de l'utilisation de l'eau. Description/ considérations Elle implique la définition d'un ensemble de bases techniques et juridiques permettant de collecter des fonds provenant de l'utilisation de l'eau par ses différents utilisateurs et des utilisations connexes. Les catégories de paiement des concessionnaires d'eau doivent être stratifiées en fonction du volume d'utilisation. Bénéfices immédiats Les ressources monétaires provenant de la redevance sont disponibles pour investir dans la gestion des bassins versants et la durabilité institutionnelle de la gestion de l'eau. Des mécanismes administratifs sont développés pour la gestion des fonds de redevances. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Le coût d'un instrument réglementaire structuré administrativement comprendra le temps et la volonté politique des décideurs, des conseillers techniques et des espaces de discussion pour la formulation des règlements. Les fonds de coopération peuvent être utilisés pour élaborer une proposition de base qui sera discutée et approuvée par les organes politico-administratifs correspondants au niveau national. Eau Institutionnel Garantir des ressources financières pour investir dans la gestion des bassins versants avec des solutions basées sur la nature, ainsi que pour soutenir le cadre institutionnel de la gestion de l'eau dans le pays. La redevance de mise en valeur des eaux implique généralement que toute personne physique ou morale, publique ou privée, y compris les institutions gouvernementales qui utilisent l'eau par le biais de concessions, doit payer la redevance. Aux fins d'un meilleur contrôle dans l'attribution des concessions et dans la gestion de la collecte, qui variera en fonction de l'utilisation de l'eau, cette dernière étant classée en types d'utilisation tels que : humaine, industrielle, commerciale, agroindustrielle, agricole, élevage, tourisme, aquaculture, entre autres. Régions hydrographiques Tout le pays. idéales d'application 128 Tableau 39 Fiche 9 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif ÉLABORATION ET MISE EN OEUVRE DE LA RÉGLEMENTATION : DÉBIT ENVIRONNEMENTAL Co-bénéfice Avec la réglementation qui applique une redevance à l'utilisation de l'eau, la sensibilisation est accrue et la consommation d'eau est réduite et/ou l'efficacité de son utilisation est augmentée. Description/ considérations Il s'agit de définir un ensemble de bases techniques et juridiques pour gérer durablement les flux environnementaux. Il est important de fournir des ressources pour inciter à la récupération de ces flux et pour assurer le suivi et la durabilité de la conformité. Bénéfices immédiats Il existe un outil qui oblige à respecter le débit environnemental correspondant à la masse d'eau de surface respective comme condition pour l'octroi et le renouvellement des permis ou des concessions pour l'utilisation privée des eaux de surface dans le domaine public, conservant ainsi les ressources en eau pour les écosystèmes et le bien-être humain. Il existe des ressources provenant des pénalités pour le non-respect du flux environnemental des concessionnaires d'eau. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Eau et biodiversité Institutionnel Garantir les débits d'eau, la synchronisation et la qualité de l'eau nécessaires au maintien des écosystèmes d'eau douce et estuariens ainsi qu'aux moyens de subsistance et au bien-être des populations tributaires des écosystèmes. Le coût d'un instrument réglementaire structuré administrativement comprendra le temps et la volonté politique des décideurs, des conseillers techniques et des espaces de discussion pour la formulation des règlements. Les fonds de coopération peuvent être utilisés pour élaborer une proposition de base qui sera discutée et approuvée par les organes politico-administratifs correspondants au niveau national. Régions hydrographiques Tout le pays. idéales d'application Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 129 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 40 Fiche 10 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type GESTION DE L'EAU NON FACTURÉE. Eau Socioéconomique Institutionnel Objectif L'objectif est de réduire les eaux non perçues afin de dégager des fonds pour soutenir les activités d'entretien du réseau d'eau potable. Co-bénéfice Certains opérateurs, bien que l'eau atteigne les ménages, ne sont pas en mesure de facturer toute l'eau en raison de faiblesses dans leur système de contrôle et de surveillance. Description/ considérations Dans certaines villes, il est alarmant de constater la quantité d'eau perdue à cause de fuites dans les rues, parce que les gens coupent les tuyaux pour se procurer de l'eau ou parce que les tuyaux sont trop peu profonds et que la dégradation de la rue a amené les véhicules à endommager les tuyaux. La DINEPA devrait avoir une stratégie à cet égard et, si nécessaire, remplacer les vieux tuyaux en acier et en PVC par des tuyaux en PEHD plus flexibles qui ne se dégradent pas au soleil, bien qu'ils soient plus chers. Bénéfices immédiats On pourrait également envisager l'introduction de compteurs et de paiements en fonction de la consommation réelle afin d'améliorer l'efficacité des ménages, car actuellement, une grande partie du paiement de l'eau se fait sur la base d'un "forfait" mensuel et non en fonction de la quantité réelle consommée. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Les fuites dans les villes provoquent la formation de flaques d'eau récurrentes dans les rues et sur les routes, qui, avec le passage des véhicules, endommagent la surface de la route et provoquent des dolines. Régions hydrographiques Augmentation de l'eau disponible pour les ménages. idéales d'application Tableau 41 Fiche 11 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif Co-bénéfice 130 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES OPÉRATEURS ET DES CC Eau Institutionnel Renforcement institutionnel des opérateurs en matière de CC La sensibilisation à l'utilisation et à la gestion durables de l'eau permet d'intensifier et de multiplier les mesures d'adaptation. Description Intégrer une démarche d'adaptation au changement climatique chez les opérateurs de l'eau et de l'assainissement (CTE de la DINEPA et autres opérateurs privés). Mesurer l'empreinte carbone et disposer d'indicateurs liés à la production de GES et à l'efficacité énergétique. Bénéfices immédiats Réduction de la production de GES et amélioration de l'efficacité énergétique. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Aucun coût associé pertinent. Régions hydrographiques idéales d'application Par exemple, dans le cas de la DINEPA, l'Observatoire National de l'Eau Potable et de l'Assainissement (ONEPA) existe déjà et peut assurer ce suivi et la mise en oeuvre des mesures. Tableau 42 Fiche 12 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type Objectif SENSIBILISATION/INFORMATION POUR LA PRISE DE DÉCISION Co-bénéfice Le changement de comportement associé à une meilleure connaissance des CC aura un impact positif à tous les niveaux : de la réduction de la production de déchets à la réduction de la consommation d'énergie, en passant par la réduction des pertes d'eau au niveau des ménages, etc. Description Il est important que les citoyens soient informés du problème de la pénurie d'eau et de l'impact du changement climatique sur les RH, si le problème n'est pas compris, les citoyens ne seront pas enclins à participer à sa solution. Une stratégie de communication et de sensibilisation à grande échelle et continue doit être mise en place. Général Socioéconomique Créer une conscience collective du problème auquel l'humanité est confrontée et de ses implications à court, moyen et long terme. Créer une base de données publique unique contenant des informations sur le débit des sources, la variation des lacs et le nombre et la typologie des forages. Intégrer les nouvelles stations dans le réseau de stations automatiques de l'UHM et publier les données. Bénéfices immédiats Les avantages ne sont pas immédiats, mais à moyen et long terme. Les changements de comportement prennent du temps. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Pour garantir un véritable changement de comportement, la durée ne devrait pas être inférieure à 5 ans. On peut estimer un coût de 1 MUSD par an. Régions hydrographiques idéales d'application Tout le pays. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 131 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD Tableau 43 Fiche 13 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type CADRE LÉGISLATIF POUR LES COMITÉS DE BASSIN Eau, biodiversité, Agriculture. Socioéconomique Institutionnel Environnemental/structurel Objectif Développer la législation/les règlements nécessaires pour fournir aux plans de gestion des bassins versants et à leurs comités le cadre législatif permettant leur mise en oeuvre et leur fonctionnement efficaces. Co-bénéfice Description/considérations Il existe actuellement un guide pour l'élaboration d'un plan de gestion de district hydrographique qui prévoit la création de ces structures, mais il n'existe pas de réglementation supérieure qui les reconnaisse officiellement et qui définisse leurs compétences et leurs fonctions. Bénéfices immédiats La population participera à la gestion des bassins, ce qui entraînera une réduction des conflits et augmentera la durabilité des interventions futures prévues dans les plans de bassin. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) Aucun coût pertinent. Régions hydrographiques idéales d'application Tout le pays. 132 Tableau 44 Fiche 14 NOM DE LA MESURE D'ADAPTATION Secteur Type LA GESTION DE LA QUALITÉ DE L'EAU Eau, Agriculture. Socioéconomique Institutionnel Environnemental/structurel Objectif Co-bénéfice Description Améliorer la qualité de l'eau Amélioration des conditions sanitaires et de santé. Voici une série de mesures visant à améliorer la qualité de l'eau : 1. Établir et mettre en oeuvre dans le pays une réglementation sur les effluents agricoles, industriels, hospitaliers, etc. 2. Contrôler l'utilisation abusive de produits chimiques industriels dans l'agriculture. 3. Mettre en place des systèmes de collecte et de traitement des déchets dans les villes, étant donné que les rivières sont actuellement utilisées comme décharges. 4. Développer des systèmes efficaces de gestion des eaux usées, car il y a beaucoup d'infiltration d'eaux usées dans les aquifères ou de déversement dans les rivières et les mers. 5. Protection du périmètre des sources utilisées pour la consommation humaine. Bénéfices immédiats Parmi les mesures énumérées ci-dessus, les seules qui présentent des avantages immédiats sont la protection des zones humides et l'établissement et la mise en oeuvre de réglementations dans le pays concernant les effluents agricoles, industriels, hospitaliers, etc. Coûts (mise en oeuvre et maintenance) • Les mesures 1 et 2 n'ont pas de coûts pertinents. • Les mesures 3 et 5 nécessitent des études détaillées pour faire une estimation, étant donné que nous parlons d'interventions de millions de dollars US. • La mesure 4 pourrait avoir un coût approximatif par ressort d'environ 10 000 USD. Régions hydrographiques idéales d'application Tout le pays. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 133 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 4 134 INSTITUTIONNALITÉ, RÔLES ET RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE DE RESSOURCES EN EAU 4. INSTITUTIONNALITÉ, RÔLES ET RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE DE RESSOURCES EN EAU 4.1. INSTITUTIONS HAÏTIENNES IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU 4.1 INSTITUTIONS HAÏTIENNES IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU fin de décrire les institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau, A nous les les avons classées en trois niveaux de selon leur degré de responsabilité. au Afin de décrire institutions haïtiennes impliquées la gestion des ressources en eau, nous Ainsi, les avons niveau institutions qui sont directement impliquées dansregroupé la gestion classées1,ennous troisavons niveauxregroupé selon leurles degré de responsabilité. Ainsi, au niveau 1, nous avons les institutions qui sont directement impliquées dans la gestion des ressources en eau et aux niveaux 2 et 3, nous des ressources en eau et aux niveaux 2 et 3, nous avons inclus les institutions qui sont avons inclus les institutions qui sont indirectement impliquées dans la gestion des ressources en eau. indirectement impliquées dans la gestion des ressources en eau. Figure 35. Institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau Figure 35. Institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau 4.1.1 LES ACTEURS CLÉS DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU. NIVEAU 1 4.1.1 LES ACTEURS CLÉS DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU. Au niveau 1, il faut souligner que l'Institut National des Ressources en Eau (INAHRY) et le Ministère de NIVEAU 1 l'Environnement (MDE) sont les institutions les plus compétentes en matière de gestion des ressources en eau. En outre, l'INAHRY et le MDE récemment définides leurs compétences. Ainsi, le décret et créant l'INAHRY Au niveau 1, il faut souligner queont l'Institut National Ressources en Eau (INAHRY) le Ministère a été publié le 8 mars 2021, et le décret organisant la MDE a été publié le 16 août 2020. Ainsi, une de l'Environnement (MDE) sont les institutions les plus compétentes en matière de gestionpartie des importante des compétences dans le domaine de la gestion des ressources en eau a été récemment définie. ressources en eau. En outre, l'INAHRY et le MDE ont récemment défini leurs compétences. Ainsi, le décret créant l'INAHRY étéRESSOURCES publié le 8 EN mars et le décret organisant la MDE a été publié 4.1.1.1 L'INSTITUT NATIONALaDES EAU2021, (INAHRY) le 16 août 2020. Ainsi, une partie importante des compétences dans le domaine de la gestion des Le décret créant l'INAHRY été publié ledéfinie. 8 mars 2021 en tant qu'institution autonome sous la supervision ressources en eau a étéarécemment du MDE, avec pour objectif de gérer le domaine public de l'eau (article 11) et d'assurer la mise en œuvre de la politique nationale de gestion de l'eau en Haïti (article 80). Le décret fixe 27 attributions (article 89) de l'INHARY en matière de gestion des ressources en eau, qui sont décrites dans le tableau ci-dessous : Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 135 Tableau 45. Attributions de l ´INHARY Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 4.1.1.1 L'INSTITUT NATIONAL DES RESSOURCES EN EAU (INAHRY) Le décret créant l'INAHRY a été publié le 8 mars 2021 en tant qu'institution autonome sous la supervision du MDE, avec pour objectif de gérer le domaine public de l'eau (article 11) et d'assurer la mise en oeuvre de la politique nationale de gestion de l'eau en Haïti (article 80). Le décret fixe 27 attributions (article 89) de l'INHARY en matière de gestion des ressources en eau, qui sont décrites dans le tableau ci-dessous : Tableau 45. Attributions de l ´INHARY ATTRIBUTION DE L´INHARY 1 Mettre en oeuvre la politique du gouvernement en matière de gestion des eaux, des aménagements et ouvrages hydrauliques, et assurer le suivi 2 Assurer la régulation du secteur de l´eau 3 Fixer les règles relatives à la gestion des eaux, notamment des eaux usées 4 Veiller à la protection, la conservation et l´utilisation rationnelle des ressources hydriques 5 Veiller à l´application des lois et règlements régissant le secteur de l´eau dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires 6 Garantir l´exercice d´une concurrence saine et loyale dans le secteur de l´eau 7 Garantir la disponibilité et l´accessibilité de la ressource à l´ensemble de la population 8 Promouvoir le développement efficace du secteur de l´eau en veillant à son équilibre économique et financier 9 Octroyer les licences relatives aux activités de production, de transport, de distribution et de commercialisation de l´eau 10 Contrôler l´application des tarifs de l´eau par les entreprises concernées 11 Élaborer les contrats et les cahiers des charges types utilisés par les titulaires de licence 12 Prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la continuité, la qualité et la sécurité du service public de l´eau 13 Veiller au respect des obligations d´informations dans l´intérêt du secteur de l´eau et dans le respect du droit de la concurrence. 14 Assurer l´évaluation des ressources en eau, la planification et la gestion des eaux, le contrôle et la protection de la qualité des ressources en eau et la recherche-développement dans les domaines du climat et de l´eau 15 Mettre en place l´Observatoire national de l´Eau 16 Publier périodiquement une revue sur les ressources hydriques 17 Tenir périodiquement des colloques et des conférences sur les ressources hydriques 18 Veiller á la préservation des intérêts des consommateurs et assurer la protection de leurs droits pour ce qui concerne le prix, la fourniture et la qualité de l´eau. 19 Valider les études portant sur les ouvrages hydrauliques 20 Assurer la conformité des études hydrauliques avec les normes et règlements établis en la matière 136 10 11 12 Contrôler l´application des tarifs de l´eau par les entreprises concernées Élaborer les contrats et les cahiers des charges types utilisés par les titulaires de licence Prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la continuité, la qualité et la sécurité du service public de l´eau Veiller au respect des obligations d´informations dans l´intérêt du secteur de l´eau et dans le respect du droit de la 13 concurrence. Assurer l´évaluation ressourcespour en eau, la planification et la gestion eaux, le contrôle etles la protection de la qualité Effectuer des des inspections s´assurer du respect de la des règlementation sur ressources 14 21 des ressources en eau et la recherche-développement dans les domaines du climat et de l´eau hydriques 15 Mettre en place l´Observatoire national de l´Eau Prendre toutes une mesures nécessaires pour faire appliquer les prescriptions légales et 16 22Publier périodiquement revue sur les ressources hydriques 17 Tenirèglementaires périodiquement des et deshydriques conférences sur les ressources hydriques descolloques ressources Veiller á la préservation des intérêts des consommateurs et assurer la protection de leurs droits pour ce qui concerne le prix, 18 23 Élaborer tous avant-projets ou projets de norme légale ou réglementaire sur la gestion des la fourniture et la qualité de l´eau. ressources et ouvrages les soumettre au Ministère chargé de l´Environnement pour les suites 19 Valider les études hydriques portant sur les hydrauliques appropriées 20 Assurer la conformité des études hydrauliques avec les normes et règlements établis en la matière 21 24Effectuer des inspections pour s´assurer du respectdans de la le règlementation les ressources hydriques Promouvoir et appuyer les recherches domaine desur l´eau 22 Prendre toutes mesures nécessaires pour faire appliquer les prescriptions légales et règlementaires des ressources hydriques 25Élaborer Étudier des ou projets hydrauliques surou l´environnement tous l´impact avant-projets projets de norme légale réglementaire sur la gestion des ressources hydriques et les 23 soumettre au Ministère chargé de l´Environnement pour les suites appropriées 26 Assurer le contrôle général des eaux de la République, l´établissement de stations d´hydrologie 24 Promouvoir et appuyer les recherches dans le domaine de l´eau et leur fonctionnement et le contrôle des crues, l´entretien et l´amélioration des lits des fleuves, 25 Étudier l´impact des projets hydrauliques sur l´environnement rivières et cours d´eau de la République Assurer le contrôle général des eaux de la République, l´établissement de stations d´hydrologie et leur fonctionnement et le 26 27 contrôle Exercer toutes autres et attributions prévues par la loi et les et règlements des crues, l´entretien l´amélioration des lits des fleuves, rivières cours d´eau de la République 27 Exercer toutes autres attributions prévues par la loi et les règlements L'organisation d'INAHRY est présentée dans la figure ci-dessous. À la tête d'INHARY se trouve un conseil d'administration composé du ministre chargé de l'environnement en tant que président, L'organisation d'INAHRY est présentée dansvice-président, la figure ci-dessous. À la tête d'INHARY se trouve un conseil du ministre de l'agriculture en tant que puis en tant que membres du ministre des d'administration composé du ministre chargé de l'environnement en tant que président, du ministre de travaux publics, duque ministre des collectivités ministredu deministre la planification et dupublics, ministre l'agriculture en tant vice-président, puis en locales, tant quedu membres des travaux du du commerce. La principale responsabilité du conseil d'administration est de définir la politique ministre des collectivités locales, du ministre de la planification et du ministre du commerce. La principale responsabilité du conseil est de définir la politique d'INHARY, de générale d'INHARY, ded'administration déterminer l'orientation de ses activitésgénérale et de superviser leurdéterminer mise en l'orientation de ses activités et de superviser leur mise en œuvre. oeuvre. Figure 36. L'organisation d'INAHRY Figure 36. L'organisation d'INAHRY La direction générale est l'organe chargé de mettre en œuvre les plans et stratégies approuvés par le conseil d'administration. La direction générale est dirigée par un fonctionnaire de carrière portant le titre de Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 137 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD La direction générale est l'organe chargé de mettre en oeuvre les plans et stratégies approuvés par le conseil d'administration. La direction générale est dirigée par un fonctionnaire de carrière portant le titre de directeur général qui assure le fonctionnement de l'INHARY et exerce une autorité hiérarchique sur l'ensemble du personnel. La direction générale est responsable des directions centrales composées d'au moins quatre directions : la direction administrative et financière, la direction des opérations et des ressources en eau, la direction de la recherche et de l'innovation et la direction juridique et du contrôle. Au sein de ces directions, des services peuvent être créés et, à leur tour, au sein de ces services, des sections peuvent être créées. Le directeur général et les quatre directeurs forment le conseil d'administration. En outre, les quatre directions régionales (Nord, Centre, Ouest et Sud) et les dix directions départementales dépendent de la direction générale. À ce jour, l'INAHRY n'est pas fonctionnel ; cependant, lorsqu'il assumera l'ensemble de ses compétences et pouvoirs, il deviendra l'institution clé dans la gestion des ressources en eau d'Haïti, en gérant le domaine public hydrique naturel et artificiel et en assurant la mise en oeuvre de la politique nationale de gestion de l'eau. Il sera donc nécessaire d'assurer une bonne collaboration avec les autres institutions directement impliquées dans la gestion des ressources en eau, notamment le MDE, la DINEPA, l'EDH et le MARNDR, sans quoi la gestion des ressources en eau sera déficiente et incomplète. 4.1.1.2 LE MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT (MDE) Le 16 août 2020, un décret organisant le ministère de l'Environnement a été publié, qui énonce comme mission (art. 2): garantir des mesures régaliennes propices à la protection de l’environnement, la conservation de la biodiversité́, la lutte contre les changements climatiques et un meilleur cadre de vie au profit du bien-être de la population. En plus, le Décret (art. 3), dans le cadre de sa mission, le Ministère a pour attributions, entre autres, de: • S’assurer de la gestion durable des ressources en eau et freiner leur utilisation non contrôlée ; • S’assurer de la gestion intégrée des montagnes et des bassins hydrographiques, et contribuer à la protection de la population contre les risques et désastres naturels. Dans ce cadre, le MDE, en plus d'être l'institution qui supervise l'INHARY, est l'un des acteurs clés de la gestion des ressources à travers les directions suivantes (voir figure 36) : • Direction du changement climatique • Direction de la gestion intégrée des montagnes et des bassins versants 138 • Direction de la gestion intégrée des zones côtières et marines • Direction des forêts et des énergies renouvelables • Direction du cadre de vie et de l'assainissement • Direction de la biodiversité • Direction de l'éducation à l'environnement En plus, dans l’accomplissement de sa mission et l’exercice de ses attributions (art. 6), le Ministère peut recourir aux structures transversales de coordination et de consultation suivantes: a) Le Comité national des changements climatiques (CNCC) ; b) Le Conseil national de l’aménagement du territoire, de l’environnement et des changements climatiques (CONATEC), qui remplace le Conseil national pour l'aménagement du territoire et l'environnement (CONATE) ; c) Les Commissions techniques interministérielles sur l’environnement et les changements climatiques (COTIMEC), qui remplacent les Commissions techniques interministérielles de haut niveau sur l'environnement (COTIME) ; Le Comité national des changements climatiques est chargé de l’orientation générale des politiques publiques en matière de changement climatique. Il est présidé par le Premier Ministre. Il est une plateforme regroupant des ministères, des institutions d’enseignement supérieur, des partenaires internationaux, des représentants des organisations écologiques et autres institutions de la société civile et des groupes thématiques sur les changements climatiques. Le Conseil national de l’aménagement du territoire, de l’environnement et des changements climatiques regroupe des représentants du gouvernement central concernés, des représentants des instances de gouvernance locale et de la société civile. L'une de ses principales fonctions est de prendre en compte les intérêts des différents acteurs institutionnels dans le processus d’élaboration et de mise en oeuvre de politiques, de plans et de programmes se rapportant à l’environnement et aux changements climatiques. Les Commissions techniques interministérielles sur l’environnement et les changements climatiques regroupent les responsables des Unités techniques environnementales et climatiques sectorielles. L’une des principales fonctions desdites Commissions est d’assurer la cohérence dans l’action de l’Administration publique centrale en matière de gestion de l’environnement et de lutte contre les changements climatiques. Les Unités techniques environnementales et climatiques sectorielles servent d’interface avec le Ministère pour des politiques, programmes, plans, opérations, normes et activités se rapportant aux domaines de l’environnement et des changements climatiques. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 139 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 4.1.1.3 AUTRES INSTITUTIONS PRINCIPALES Au niveau 1 également, mais avec un rôle un peu moins pertinent dans la gestion des ressources en eau, se trouve la Direction nationale de l'eau potable et de l'assainissement (DINEPA), qui est une agence d'État autonome à caractère administratif, dont la mission est de mettre en oeuvre la politique de l'État dans le secteur de l'eau potable et de l'assainissement autour de trois axes : le développement du secteur de l'eau potable et de l'assainissement, la régulation du secteur et le contrôle des acteurs. La DINEPA est donc le plus important utilisateur des ressources en eau d'Haïti, puisqu'elle est responsable de l'approvisionnement en eau potable de toute la population. Le conseil d'administration de la DINEPA est présidé par le ministre du ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications (MTPTC). À ce premier niveau se trouve également l’Électricité d’Haïti (EDH), qui est le fournisseur national d'électricité et qui produit de l'électricité à partir de diverses centrales thermiques et hydroélectriques installées dans tout le pays. L’EDH est donc l'un des principaux utilisateurs des ressources en eau d'Haïti en termes de production hydroélectrique. Le conseil d'administration de l'EDH est présidé par le ministre du ministère des travaux publics, des transports et des communications (MTPTC). La mission principale de l'Unité Hydrométéorologique d'Haïti est d'élaborer et de mettre en oeuvre la politique définie par le gouvernement dans les domaines de l'hydrologie, de la météorologie et de la climatologie et d'agir en tant qu'expert pour les responsabilités légales de l'État. Entre autres structures, il régit le Centre national de météorologie (CNM) et le Service national des ressources en eau (SNRE). L'UHM est donc responsable à la fois de la gestion des informations météorologiques et des informations liées aux ressources en eau, en particulier les débits des rivières et des sources. Il est intéressant de noter l'importance du rôle de l'UHM dans toutes les questions liées à la gestion des risques de catastrophes hydrométéorologiques. L'UHM est une institution autonome placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR). Ce niveau 1 de gestion des ressources en eau comprend également le MARNDR avec la Direction des Infrastructures Agricoles et la Direction de la Pêche et de l'Aquaculture. La première direction est importante car elle s'occupe des infrastructures hydro-agricoles, des périmètres d'irrigation aux ouvrages de rétention d'eau tels que les barrages et les retenues collinaires. La deuxième direction est chargée de la gestion de la pêche, tant marine que continentale, et est donc directement impliquée dans la gestion des ressources en eau. 140 4.1.2 AUTRES INSTITUTIONS IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU. NIVEAUX 2 ET 3 Les niveaux 2 et 3 comprennent le reste des institutions haïtiennes qui sont indirectement impliquées dans la gestion des ressources en eau. Ainsi, le niveau 2, en plus de certaines des directions du MDE déjà mentionnées au point précédent, comprend les institutions suivantes : • Agence nationale des aires protégées (ANAP). Dont la mission est de protéger la biodiversité et de gérer le système national des zones protégées. Nombre de ces zones protégées ont l'eau comme l'un des principaux éléments de protection. ♦♦  La Direction des Ressources Forestières et des Sols du MANRDR. Les ressources forestières et le sol sont des éléments constitutifs du cycle hydrologique. ♦♦ La direction de l'aménagement du territoire, du développement local et régional du MPCE. La gestion des terres est l'un des outils les plus importants pour la gestion des ressources en eau. Dans ce cadre, l'une des missions du MPCE est de coordonner la mise en oeuvre des décisions gouvernementales, notamment en ce qui concerne l'application du schéma national d'aménagement du territoire à tous les niveaux de planification. ♦♦ Le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT). Il est présidé par le Premier ministre et a été créé par un décret du 19 mars 2009, dont l'une des attributions est la suivante: coordonner et d'harmoniser les actions du Gouvernement en matière d'aménagement du territoire, de gestion des bassins-versants, de gestion de l'eau, d'urbanisme, d’équipement (art. 4); ♦♦ La Direction de Promotion de la Santé et de Protection de l’Environnement du MSPP a pour mission de promouvoir des politiques publiques, des stratégies et des actions sociales axées sur la santé de manière à créer un environnement physique, socioéconomique et politique propice au développement d’une vie saine. Dans ce contexte, qu'il s'agisse de l'eau potable ou de l'eau dans l'environnement naturel, l'eau est un élément clé à protéger ; ♦♦ La Direction des Travaux Publics du Ministère des Travaux Publics Transports et Communications (MTPTC). Le MTPTC est l'organisme central ayant pour missions de concevoir, définir et concrétiser la Politique du Pouvoir Exécutif dans les domaines Travaux Publics, Transports, Communications, Eau Potable, Énergie et dans tous les autres domaines définis par la loi. L’une de ces attributions est assurer l'étude, la planification, l'exécution, l'entretien, le contrôle, la supervision et l'évaluation de toutes les infrastructures physiques relatives aux systèmes d'alimentation en eau potable ♦♦ Le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME) est un organisme autonome créé en 1986 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 141 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD fonctionnant sous tutelle du Ministre des Travaux Publics Transports et Communications (MTPTC). Sa mission principale est de promouvoir la recherche et l'exploitation des ressources minérales et énergétiques d'Haïti ainsi que les techniques appropriées y relative. En outre, il est l'organisme compétent pour la recherche géologique en Haïti et est donc un organisme clé dans la recherche hydrogéologique. À un niveau de compétences inférieur, mais également important, se trouvent les organes et institutions de niveau 3 : ♦♦ Le ministère du commerce et de l'industrie (MCI). Dans le tableau des responsabilités d'INHARY, on peut voir que les responsabilités 9 et 10 concernent la commercialisation et la tarification de l'eau. ♦♦ Le ministère de l'économie et des finances (MEF). C'est le ministère chargé de coordonner les travaux d'élaboration du budget général de la République et de veiller à son exécution. ♦♦ Le Bureau National des Évaluations Environnementales (BNEE). Le BENN est sous le contrôle du MDE. Un des attributions est assurer de la prise en compte des préoccupations environnementales dans l’élaboration des politiques, plans, programmes et projets. ♦♦ Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT). 4.3. CARTE CONCEPTUELLE DES ACTEURS PAR RAPPORT À LA GESTION DE LA RESSOURCE HYDRIQUE ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE En Haïti, il y a un ensemble d'acteurs de différents secteurs et avec différents niveaux d'influence dans le processus de gestion des ressources en eau qui considèrent l'inclusion de mesures d'adaptation au changement climatique. Dans une analyse préliminaire, il a été possible d'identifier 9 institutions/départements publics au sein des institutions qui sont classées comme acteurs clés, car sans leur participation active et leur capacité de décision, il est impossible d'avancer vers l'intégration de l'adaptation au changement climatique comme mesure fondamentale dans la gestion intégrée des ressources en eau du pays. À ce même niveau d'acteurs clés se trouvent également les banques de développement, les ONG internationales du secteur de l'environnement et les associations d'agriculteurs et d'irrigants, ces dernières correspondant au secteur de la société civile. Au deuxième niveau se trouvent les principales parties prenantes, qui sont directement touchées par la gestion des ressources en eau et les stratégies d'adaptation au changement climatique, soit en tant que bénéficiaires, soit en tant que personnes affectées par ce processus. Dans ce groupe, 12 parties prenantes ont été identifiées, dont quatre sont issues du secteur privé, 142 quatre sont des institutions publiques et trois sont des acteurs de la société civile. Enfin, nous avons identifié un ensemble de parties prenantes secondaires qui, selon nous, participeront aux initiatives de gestion des ressources et d'adaptation au changement climatique de manière indirecte ou temporaire. Ce groupe comprend 17 acteurs dont 5 sont issus du secteur privé, 8 sont des institutions publiques et 5 sont issus de la société civile (Figure 37). Il est important de mentionner que cet exercice préliminaire de cartographie des parties prenantes sera validé et complété par les actions participatives envisagées dans cette consultation. Figure 37. Carte des acteurs liés à la gestion des ressources hydriques pour l’adaptation au changement climatique en Haïti Figure 37. Carte des acteurs liés à la gestion des ressources hydriques pour l’adaptation au changement climatique en Haïti 110 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 143 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 5 144 PROPOSITION D´UN MODÈLE DE CADRE DE CONCERTATION E n Haïti, depuis mars 2021, les basesDE pour la création modèle de concertation pour la 5. PROPOSITION D´UN MODÈLE CADRE DE d'un CONCERTATION gestion de l'eau sont déjà en place, avec la création de l'INARHY, comme expliqué dans la En Haïti, depuis mars 2021, les il bases pour la création d'un modèle de les concertation la gestion l'eau section 4.1.1.1. Cependant, est nécessaire d'inclure toutes parties pour prenantes de de manière sontordonnée déjà en place, avec la création l'INARHY, comme expliqué la sectionen 4.1.1.1. Cependant,àil ces est et de s'assurer quedeles décisions prises sur lesdans ressources eau permettent nécessaire d'inclure toutes les parties prenantes de manière ordonnée et de s'assurer que les décisions prises parties d'être informées et de contribuer de manière consensuelle et à travers des mécanismes sur les ressources en eau permettent à ces parties d'être informées et de contribuer de manière consensuelle de communication établis. Cette gestion conjointe est fondamentale car il a été prouvé en et à travers des mécanismes de communication établis. Cette gestion conjointe est fondamentale car il a été Amérique latine et dans Caraïbes qu'ilqu'il estest impossible pour pouvoir prouvé en Amérique latine et les dans les Caraïbes impossible pourune uneseule seuleinstitution institution de de pouvoir gérergérer seuleseule les ressources en eau. Une gestion partagée, participative et synergiqueet estsynergique nécessaire les ressources en eau. Uneconjointe, gestion conjointe, partagée, participative entre les différentes parties prenantes, toujours sous la direction d'un organe national de gouvernance tel est nécessaire entre les différentes parties prenantes, toujours sous la direction d'un organe que l'INARHY. national de gouvernance tel que l'INARHY. La structure du modèle de concertation est dérivée de la structure existante existante d'INARHY,d'INARHY, mais en soulignant La structure du modèle de concertation est dérivée de la structure mais en les deux éléments clés qui doivent encore être développés, élargissant ainsi la portée, les attributions, la soulignant les deux éléments clés qui doivent encore être développés, élargissant ainsi la portée, mission et la vision qu'INARHY devrait avoir. (Figure 38) les attributions, la mission et la vision qu'INARHY devrait avoir. (Figure 38) FigureFigure 38. Les manquants à prendre en compte dans dans le cadre de lade structure INARHY pour pour une meilleure gestion des 38.éléments Les éléments manquants à prendre en compte le cadre la structure INARHY une meilleure ressources en eau. gestion des ressources en eau. 5.1. PHASES OU PROCESSUS DU MODÈLE DE CONCERTATION Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 145 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 5.1. PHASES OU PROCESSUS DU MODÈLE DE CONCERTATION a) Dans ce processus de concertation, le modèle de gestion et la structure de l'INARHY doivent servir de base pour construire un modèle de concertation fonctionnel qui garantisse une gestion conjointe, collaborative, participative et synergique entre tous les acteurs de la ressource en eau et des ressources naturelles qui soutiennent les bassins hydrographiques en tant qu'unités de planification obligatoires pour la durabilité de ces ressources. Les processus ou phases recommandés à mettre en oeuvre sont les suivants : b) Identification, validation et mise à jour de l'ensemble des parties prenantes intéressées et affectées par le processus de gestion des ressources en eau intégrant l'adaptation au changement climatique comme axe de travail. Cette première étape implique un appel large et national pour définir les aspects fondamentaux, les rôles et les formes de participation des parties prenantes (coordonné par INARHY et les gouvernements locaux). c) Garantir des conseils techniques spécialisés pour guider le processus. Pour cela, les ressources de base doivent être gérées avec les organisations coopérantes et les institutions nationales afin de clarifier les informations et de créer la base d'une prise de décision éclairée. Ces conseils doivent être fournis parallèlement à la collecte et à l'analyse des informations fournies par l'équipe consultative, l'INARHY, les municipalités, le monde universitaire, entre autres. Cette consultation est une contribution fondamentale à la macro-analyse initiale). d) Élaborer un plan national de gestion des ressources en eau: une série d'ateliers est nécessaire pour développer les composantes de ce plan (coordonné par INARHY). Le plan doit être socialisé et approuvé, publié et largement diffusé. Il est essentiel de veiller à ce que des organismes tels que les comités de gestion interinstitutionnels et les gouvernements locaux soient impliqués dans le processus de planification). e) Agenda territorial commun : un guide pour l'action sur la plateforme un agenda commun ou plan de cogestion est la base de la concertation d'une vision territoriale collective. Cet agenda n'est pas un instrument de planification officiel, mais un outil flexible qui reflète les accords générés entre les organisations participantes dans un arrangement de cogestion. L'agenda est basé sur les contributions de chacune des organisations à la réalisation d'objectifs territoriaux plus élevés, et vise une plus grande efficacité, équité et légitimité des arrangements, actions et pratiques. Cet agenda doit prendre en compte les intérêts des différents groupes et promouvoir l'équité et l'inclusion de tous les types d'acteurs, en particulier ceux tels que les femmes et les jeunes qui peuvent être des agents du changement en raison de leur influence sur la socialisation des générations futures. f) Mettre en place des mécanismes de concertation : des plateformes pour rechercher la 146 convergence et la complémentarité. Dans ces espaces, les conflits latents sont exprimés et des solutions sont recherchées. Dans les plateformes formelles et informelles, les groupes d'intérêt et les acteurs locaux sont mis en relation pour construire une vision territoriale et un agenda commun. Au niveau local, différentes structures locales peuvent assumer ces fonctions, tandis qu'au niveau d'une municipalité, d'un sous-bassin ou d'une autre unité territoriale plus importante, la mise en place de ces mécanismes nécessite un certain degré de formalisation (ordonnance municipale ou statut juridique). g) Créer les conditions d'une participation équitable et représentative de tous les acteurs hommes, femmes et jeunes ; groupes ethniques ; groupes pauvres, riches et marginalisés. Cette étape est essentielle pour la crédibilité et l'efficacité de ces espaces, et favorise la motivation et la responsabilisation des acteurs. h) Identifier et mettre en oeuvre des mécanismes de financement. Pour que la plateforme de concertation réussisse à mettre en oeuvre l'agenda territorial commun, des conditions de financement minimales doivent être mises en place. Il peut s'agir d'un financement décentralisé et autonome, ou de contributions de chaque acteur institutionnel. Une bonne forme de financement est la création d'un fonds commun initial par le biais de politiques locales ou nationales afin de garantir la durabilité des processus. i) Définir les règles du jeu dans les domaines de la consultation et des processus de gestion. Ces règles doivent être très claires, notamment pour l'utilisation et le renforcement du fonds. C'est une condition nécessaire à la gouvernance. j) Systématiser les expériences générées dans le processus de concertation. Ce processus permettra de documenter et de partager les leçons apprises et, ce faisant, de continuer à promouvoir l'autonomisation et la motivation nécessaires au leadership des acteurs clés qui seront responsables du suivi et de la durabilité des processus décrits ci-dessus. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 147 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 5.2. STRUCTURE DU MODÈLE DE CONCERTATION (s'il existe 5.2. STRUCTURE DU MODÈLE DE CONCERTATION (s'il existe déjà une loi dans le déjà une loi dans le pays qui propose une telle structure de pays qui propose une telle structure de concertation, elle doit être utilisée) concertation, elle doit être utilisée) 5.3. HOJA DE RUTA PARA LA PUESTA EN MARCHA DEL MODELO DE CONCERTACIÓN Figure 39. Figure 39. Structure dede base d'un pourlalagestion gestionintégrée intégrée des ressources en eau. Structure base d'unmodèle modèlede deconcertation concertation pour des ressources en eau. Lafigure figure3939 propose un modèle qui cherche à promouvoir la consultation sur ladegestion l'eau La propose un modèle qui cherche à promouvoir la consultation sur la gestion l'eau ende Haïti. Il est surIlaest figure de sur l'INHARY tantde qu'organe directeur qui doit assurer la création et le doit fonctionnement enbasé Haïti. basé la en figure l'INHARY en tant qu'organe directeur qui assurer la de ces structures au niveau décentralisé dans le pays, ainsi que garantir l'intégration au niveau national. création et le fonctionnement de ces structures au niveau décentralisé dans le pays, ainsi que garantir l'intégration au niveau Pour remplir cette fonction, il est national. nécessaire d'élaborer et/ou d'adapter une série d'instruments visant à rendre opérationnel lui-même. Pour remplir cettel'exercice fonction,deil concertation est nécessaire d'élaborer et/ou d'adapter une série d'instruments visant à rendresont opérationnel l'exercice de concertation lui-même. Ces instruments : Ces instruments sont :  Création de plateformes de concertation, ou d'espaces d'échange, de recherche de consensus et de • Création de informée. plateformes de concertation, ou d'espaces d'échange, de recherche de participation  consensus Les règlements y compris son rôle en tant qu'organe directeur de la gouvernance des et ded'INHARY, participation informée. ressources en eau dans le pays. • Les règlements d'INHARY, y des compris son rôle Politique nationale de gestion ressources en en eautant qu'organe directeur de la gouvernance  des Plan national deen gestion ressources ressources eau des dans le pays. en eau. Les résultats de cette consultation constituent un apport fondamental pour soutenir le besoin de planification au niveau national, car ils contribuent à • Politique de des gestion des ressources eauCe n'est qu'en connaissant ou en sachant l'analyse nationale et à la gestion informations relatives àen l'eau. ce qui est disponible, les projections et les prévisions concernant les ressources en eau dans le pays, • Plan national de gestion des ressources en eau. Les résultats de cette consultation qu'il sera possible de mener une planification à long terme avec une portée globale. constituent apport fondamental pour soutenir le besoin de planification au niveau  Plan nationalun d'adaptation au changement climatique  Plans de co-gestion pour les bassins versants et sous-bassins prioritaires (>100 km 2) 148Construction d'un programme de travail commun avec l'intégration et l'ajout des différents programmes de travail des institutions publiques, ainsi que des ONG, de la coopération national, car ils contribuent à l'analyse et à la gestion des informations relatives à l'eau. Ce n'est qu'en connaissant ou en sachant ce qui est disponible, les projections et les prévisions concernant les ressources en eau dans le pays, qu'il sera possible de mener une planification à long terme avec une portée globale. • Plan national d'adaptation au changement climatique • Plans de co-gestion pour les bassins versants et sous-bassins prioritaires (>100 km2) • Construction d'un programme de travail commun avec l'intégration et l'ajout des différents programmes de travail des institutions publiques, ainsi que des ONG, de la coopération internationale, etc. • Plans de ferme Tous ces instruments permettront de mettre en marche les étapes de la construction d'un modèle de concertation harmonisé avec les besoins et les réalités du pays. Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD 149 Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD BIBLIOGRAPHIE • Wiener, J. (2014). Rapid Assessment of Haiti´s Mangroves. MDE, EnviroSynergy, FoProBim. 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Travaillant avec un vaste réseau d’experts et de partenaires dans 170 pays, nous aidons les pays à développer des solutions intégrées et durables pour les peuples et la planète. Pour en savoir plus, rendez-vous sur undp.org/fr/haiti ou suivez-nous sur le compte @UNDPHaiti. 152