(2021-08) Rapport sur l'état des lieux des ressources en eau : évaluation de l'impact des changements climatiques sur les ressources en eau
Resume — Inventaire et analyse de vulnérabilité des ressources hydriques haïtiennes face aux changements climatiques, produits dans le cadre du projet de Plan national d'adaptation. Le rapport pose la méthodologie et les définitions, puis les divisions hydrographiques d'Haïti — grands bassins versants et unités hydrographiques, régions et districts — avant de cartographier les acteurs de la gestion de la ressource en eau et du changement climatique et de proposer un modèle de cadre de concertation entre eux, avec ses phases et sa structure.
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RAPPORT SUR L´ÉTAT DE LIEUX DES
RESSOURCES EN EAU
ÉVALUATION DE L’IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
(CC) SUR LES RESSOURCES EN EAU ET L’APPUI AU
DÉVELOPPEMENT DES SOLUTIONS NOVATRICES
Projet PNA
AOÛT 2021
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Analyse de vulnérabilité des ressources hydriques aux cc incluant les impacts
des cc à l´horizon 2050 et les impacts de l´évolution des ressources hydriques
sur d´autres secteurs (agriculture, énergie, transport et communications, santé);
et les mesures d´adaptation.
Proposition d’un modèle de cadre de concertation pour le maintien d´un contrôle
et suivi des ressources
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
« Plus que jamais, il est important…de comprendre les perceptions parce que
ce sont elles qui déterminent les choix des gens. Pour renforcer les capacités
d’adaptation d’un groupe ou d’une communauté, il est donc nécessaire de
comprendre ce qui détermine les choix des membres du groupe et d’en
tenir compte dans l’élaboration et la mise en oeuvre de toute politique
d’adaptation. Il faut aussi que ces politiques soient mises en oeuvre en se
basant sur les ressources locales pour favoriser une prise de conscience et
une co-construction au sein de la communauté. …C’est seulement à cette
condition que l’on peut espérer initier des stratégies d’adaptation efficaces
et durables ».
(Dovonou-Vinagbe. 2017)
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
TABLE DES MATIÈRES
LISTE DES PHOTOS
14
INTRODUCTION
17
1
INVENTAIRE DES RESSOURCES EN EAU
20
1.1.
MÉTHODOLOGIE
21
1.2. DÉFINITIONS
21
1.3. DIVISIONS HYDROGRAPHIQUES D´HAÏTI
22
1.3.1
Division territoriale en grands bassins versants et unités hydrographiques
23
1.3.2
DIVISION TERRITORIALE EN RÉGIONS ET DISTRICTS HYDROGRAPHIQUES
26
1.3.3
DIVISION TERRITORIALE DE L’INSTITUT NATIONAL DE RESSOURCES
HYDRIQUES (INARHY)
31
1.3.4
BASSINS VERSANTS > 100 km2
34
1.3.5
BASSINS TRANSFRONTALIERS
38
1.4. RESSOURCES EN EAU ATMOSPHÉRIQUES
40
1.5. RESSOURCES EN EAU SUPERFICIELLES
41
1.5.1
COURS D´EAU
41
1.5.2
LACS ET ÉTANGS
47
1.6. RESSOURCES EN EAU SOUTERRAINES
50
1.6.1
CARTE HYDROGÉOLOGIQUE D´HAITI
50
1.6.2
ZONES DE RECHARGE HYDRIQUE
54
1.6.3
INVENTAIRE DES POINTS D´EAU
58
1.6.3.1
INVENTAIRE CARTE HYDROGÉOLOGIQUE (PNUD-MARNDR, 1990)
58
1.6.3.2
INVENTAIRE DE POINTS D´EAU DANS LES DÉPARTEMENTS SUD-EST,
SUD ET CENTRE (PNUD, 2010 ET 2013)
62
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1.7.
INVENTAIRE DES ÉCOSYSTÈMES DE MANGROVE
65
1.8. BASSINS VERSANTS DANS LES AIRES PROTEGÉES
67
2
ANALYSE DE LA VULNÉRABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
2.1. MÉTHODOLOGIE
71
72
2.1.1
ÉVALUATION DES DONNÉES HISTORIQUES
76
2.1.1.1
CORRECTION DES DONNÉES CLIMATIQUES DE RÉFÉRENCE
76
2.1.2
ÉVALUATION DES PROJECTIONS FUTURES
77
2.1.2.1
LA CORRECTION DES MODÈLES CLIMATIQUES MONDIAUX
78
2.1.2.2
APPLICATION DE MODÈLES CLIMATIQUES CORRIGÉS
79
2.2. RESSOURCES HYDRIQUES ATMOSPHÉRIQUES HISTORIQUES ET PROJETÉES
80
2.2.1
PRÉCIPITATION
80
2.2.2
ÉVAPOTRANSPIRATION
81
2.2.3
INDICE D'ARIDITÉ
82
2.3. RESSOURCES HYDRIQUES SUPERFICIELLES HISTORIQUES ET PROJETÉES
84
2.3.1
BILAN CLIMATIQUE
84
2.3.2
SPEI 12 MOIS
85
2.3.2.1
ÉVÉNEMENTS SECS SÉVÈRES
87
2.3.2.2
ÉVÉNEMENTS SECS EXTRÊMES
90
2.3.2.3
ÉVÉNEMENTS PLUVIEUX GRAVES
92
2.3.3
ÉROSION POTENTIELLE
93
2.4. VULNÉR ABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX CHANGEMENTS
CLIMATIQUES
94
2.4.1
POPULATION VULNÉRABLE
94
2.4.2
LES ZONES DE RECHARGE VULNÉRABLES
96
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
2.4.3
PUITS/FORAGES ET SOURCES VULNÉRABLES
98
2.5. CONCLUSIONS SECTION 2
100
2.6. CARTOGRAPHIE DETAILLÉE
102
3
106
MESURES D´ADAPTATION
3.1. POLITIQUE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES (PNCC)
107
3.1.1 VISION ET OBJECTIFS DE LA PNCC
109
3.1.2
110
MISE EN OEUVRE DE LA PNCC
3.2. CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL (CPDN)
114
3.2.1
PRIORITÉS ET OBJECTIFS D´ADAPTATION
116
3.2.2
PROCESUS DE PLANIFICATION
117
3.2.3
CONTRIBUTION EN MATIÈRE D´ADAPTATION
118
3.3. MÉTHODOLOGIE POUR LA SÉLECTION ET LA DESCRIPTION DES MESURES
D'ADAPTATION
118
3.4. FICHES D'INFORMATION POUR CHAQUE MESURE D'ADAPTATION APPLICABLE
4
DANS LE CONTEXTE HAÏTIEN
119
3.4.1
MESURES D'ADAPTATION ENVIRONNEMENTALE/STRUCTURELLE
121
3.4.2
MESURES D'ADAPTATION INSTITUTIONNELLES
127
INSTITUTIONNALITÉ, RÔLES ET RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE DE
RESSOURCES EN EAU
134
4.1. INSTITUTIONS HAÏTIENNES IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES
RESSOURCES EN EAU
135
4.1.1
LES ACTEURS CLÉS DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU. NIVEAU 1
135
4.1.1.1
L'INSTITUT NATIONAL DES RESSOURCES EN EAU (INAHRY)
136
4.1.1.2
LE MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT (MDE)
138
4.1.1.3
AUTRES INSTITUTIONS PRINCIPALES
140
4.1.2
AUTRES INSTITUTIONS IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES
RESSOURCES EN EAU. NIVEAUX 2 ET 3
141
6
4.3. CARTE CONCEPTUELLE DES ACTEURS PAR RAPPORT À LA GESTION DE
5
LA RESSOURCE HYDRIQUE ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
142
PROPOSITION D´UN MODÈLE DE CADRE DE CONCERTATION
144
5.1. PHASES OU PROCESSUS DU MODÈLE DE CONCERTATION
146
5.2. STRUCTURE DU MODÈLE DE CONCERTATION (s'il existe déjà une loi dans le pays
qui propose une telle structure de concertation, elle doit être utilisée)
BIBLIOGRAPHIE
148
150
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
7
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
LISTE DES TABLEAUX
24
Tableau 1
Bassins versants et unités hydrographiques d´Haïti
28
Tableau 2
Districts de la RH Atlantique Nord-Ouest
28
Tableau 3
Districts de la RH Atlantique Nord-Est
29
Tableau 4
Districts de la RH de l´Artibonite
29
Tableau 5
Districts de la RH du Centre
30
Tableau 6
Districts de la RH Caraïbes Sud-Ouest
30
Tableau 7
Districts de la RH Caraïbes Sud-Est
31
Tableau 8
Districts de la RH Île de la Gonâve
35
Tableau 9
Bassins dont la superficie est comprise entre 100 et 200 km2
36
Tableau 10 Bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km2
37
Tableau 11
Bassins dont la superficie est >500 km2
39
Tableau 12
Bassins transfrontaliers
41
Tableau 13
Régions hydrographiques d'Haïti Precipitations et ETP
42
Tableau 14
Cours d'eau permanents de la RH du Nord
43
Tableau 15
Cours d'eau permanents de la RH du Centre
44
Tableau 16 Cours d'eau permanents de la RH de l´Ouest
45
Tableau 17
49
Tableau 18 Lacs et étangs
51
Tableau 19 Formations aquifères
55
Tableau 20 Zones de recharge
59
Tableau 21
60
Tableau 22 Distribution des points d´eau en fonction de la formation géologique
63
Tableau 23 Distribution des points d´eau
65
Tableau 24 Complexes d'écosystèmes de mangrove
68
Tableau 25 Bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées
72
Tableau 26 Données utilisées pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti.
73
Tableau 27 Modèles utilisés pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti
8
Cours d'eau permanents de la RH du Sud
Points d´eau
87
Tableau 28 Résumé des résultats de l'analyse de la variabilité hydroclimatique historique
(1981-2020) et future (2021 à 2050) en Haïti pour les événements secs et humides extrêmes
et sévères en indiquant si les événements ont été détectés ou non
116
Tableau 29 Tableau résumé de la contribution d´Haïti
120 Tableau 30 Modèles de fiches techniques pour les mesures d'adaptation au changement
climatique liées aux ressources en eau
121
Tableau 31
122
Tableau 32 Fiche 2
123
Tableau 33 Fiche 3
124
Tableau 34 Fiche 4
125
Tableau 35 Fiche 5
Fiche 1
126 Tableau 36 Fiche 6
126 Tableau 37 Fiche 7
128 Tableau 38 Fiche 8
129 Tableau 39 Fiche 9
130 Tableau 40 Fiche 10
130 Tableau 41 Fiche 11
131
Tableau 42 Fiche 12
132
Tableau 43 Fiche 13
133 Tableau 44 Fiche 14
136 Tableau 45. Attributions de l ´INHARY
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
9
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
LISTE DES FIGURES
75
Figure 1.
Les 18 modèles climatiques globaux (GCM) utilisés pour calculer la moyenne de
l’ensemble (Berg et al., 2018) pour l’ajustement d’échelle et la correction des biais pour une
analyse de la variabilité hydroclimatique historique et future en Haïti.
76
Figure 2. Schéma du flux du travail de l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti.
77
Figure 3.
La figure montre la comparaison des stations pluviométriques situées dans le
sud du pays avec le pixel (résolution spatiale 5km) du produit global CHIRPSv2 qui a été utilisé
comme référence pour corriger ultérieurement les biais dans les modèles climat
78
Figure 4.
La figure montre la série de précipitations mensuelles (moyenne nationale) de
la référence CHIRPSv2 qui a été utilisée pour corriger les biais dans l'ensemble des modèles
climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique de 1981 à 2020 (panneau supérieur) et
la période future de 2021 à 2050 (panneau inférieur)
78
Figure 5.
La figure montre les séries de températures mensuelles (moyenne nationale) de
la référence NOAA utilisées pour corriger les biais dans les ensembles de modèles climatiques
RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période
future 2021 à 2050 (panneau inférieur).
79
Figure 6.
La figure montre la série d'aridité mensuelle (moyenne nationale) de la référence
CHIRPSv2 utilisée pour corriger les biais dans l'ensemble des modèles climatiques RCP4.5 et
RCP8.5 pour la période historique de 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future de
2021 à 2050 (panneau inférieur).
80 Figure 7.
La figure montre les séries mensuelles du bilan climatique (moyenne nationale)
de la référence CHIRPSv2 utilisée pour corriger les biais dans les ensembles de modèles
climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période historique 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la
période future 2021 à 2050 (panneau inférieur).
81
Figure 8.
La figure montre les précipitations annuelles moyennes par pixel pour l'ensemble
du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la
période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période de 2021 à 2050
82
Figure 9.
La figure montre l'évapotranspiration annuelle moyenne par pixel pour l'ensemble
du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la
période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période 2021 à 2050 (panneaux
droite)
10
83
Figure 10.
La figure montre l'IA moyenne annuelle par pixel pour l'ensemble du pays à partir
des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique
de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux droite)
85
Figure 11.
La figure montre le bilan climatique annuel moyen par pixel pour l'ensemble du
pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la
période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050
(panneaux de droite).
86
Figure 12. Schéma du flux de travail de l’analyse de la variabilité hydroclimatique historique et
dans le futur en Haïti.
88
Figure 13.
La figure montre le nombre total d'événements secs graves détectés par pixel
pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5
(en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021
à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement grave n´a été détecté.
89
Figure 14.
La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse
sévère détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés
RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de
gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement historique
grave n'a été détecté.
90 Figure 15.
La figure montre le nombre total d'événements secs extrêmes détectés par pixel
pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5
(en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021
à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement extrême historique n'a été détecté.
91
Figure 16.
La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements extrêmes
détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5
t(en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et
la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement extrême historique
n'a été détecté.
92
Figure 17.
La figure montre le nombre total d'événements humides graves détectés par pixel
pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5
(en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021
à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement futur grave de type RCP8.5 n'a été détecté.
93
Figure 18.
La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements pluvieux graves
détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5
(en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et
la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun excédent grave n'a été détecté
pour le futur RCP8.5.
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11
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
94
Figure 19.
La figure montre la moyenne annuelle de l’érosion potentielle par pixel pour tout
le pays pour la période historique représentative de 2012 (panneau de gauche) et scénario futur
(panneau de droite) avec une augmentation de l´érosivité de pluie R pour 10%
95
Figure 20.
La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements secs sévères
et extrêmes détectés en fonction de la densité de population supérieure à 500 habitants/km²
par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et
RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050.
96
Figure 21.
La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements pluvieux sévères
détectés en fonction de la densité de population supérieure à 500 habitants/km² par pixel
pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5
(en bas) pour la période future 2021 à 2050.
97
Figure 22.
La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse
sévère et extrême détectés par rapport aux zones de recharge et de protection par pixel pour
l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en
bas) pour la période future de 2021 à 2050.
98
Figure 23.
La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements humides sévères
détectés par rapport à la recharge et aux zones protégées par pixel pour l'ensemble du pays
à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période
future de 2021 à 2050
99
Figure 24.
La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse
sévère et extrême détectés par rapport aux puits, sources et sources d'eau géoréférencés par
pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et
RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050.
100 Figure 25. La figure montre le surplus d'eau mensuel total provenant des événements pluvieux
sévères détectés par rapport aux puits, sources et sources d'eau géoréférencés par pixel pour
l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en
bas) pour la période future 2021 à 2050.
108 Figure 26. Les quatre grands piliers de la Politique Nationale de lutte contre les Changements
Climatiques (PNCC)
110 Figure 27. Objectifs de la PNCC
111 Figure 28. Cadre de la mise en oeuvre du PNCC d´Haïti
112 Figure 29. Cadre de gouvernance liée aux changements climatiques
113 Figure 30. Schéma de gouvernance liée aux changements climatiques
114 Figure 31. Principales sources et instruments financiers
12
115 Figure 32.
Enjeux du CPDN
117 Figure 33.
Priorités du pays en matière d´adaptation aux CC
119 Figure 34
Processus méthodologique pour l'identification des mesures d'adaptation au
changement climatique liées aux ressources en eau.
135 Figure 35. Institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau
137 Figure 36. L'organisation d'INAHRY
143 Figure 37. Carte des acteurs liés à la gestion des ressources hydriques pour l’adaptation au
changement climatique en Haïti
145 Figure 38.
Les éléments manquants à prendre en compte dans le cadre de la structure
INARHY pour une meilleure gestion des ressources en eau.
148 Figure 39.
Structure de base d'un modèle de concertation pour la gestion intégrée des
ressources en eau.
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13
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LISTE DES PHOTOS
24
Photo 1. BV Tiburon. Photo Antonio Perera
26
Photo 2. Riviè Blanche. PNN La Visite
31
Photo 3. BV Millonnaire. St. Louis du Sud
33
Photo 4. Grande Rivière de Jacmel près à l´embouchure
36
Photo 5. Bassin endorrèique de Mapou. Plaine de Mapou
38
Photo 6. Rivière Soliette près de la Rep. Dominicaine
41
Photo 7. Tet Letang. Aquin
45
Photo 8. BE Mapou près de l´embouchure
46
Photo 9. Rivière Voldrogue. Explotation de sable
48
Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera
48
Photo 11. Tet letang. Aquin
50
Photo 12. Étang Laborde. Sud
52
Photo 13. Plaine de la rivière Millionnaire
53
Photo 14. Source Pichon
54
Photo 15. Bassin Bleu. Petite Rivière de Jacmel
58
Photo 16. Puit sur la route Aquin/Côte de Fer
59
Photo 17. Source dans la rivière Ermitagne
62
Photo 18. Source près de Seguin. PNN La Visite
65
Photo 19. Mangrove d´Aquin
66
Photo 20. PNN La Visite
68
Photo 21. PNN Lagon des Huitres
14
LISTE DES CARTES
25
Carte 1
27
Carte 2 Districts hydrographiques. Elaboré par CIAT et CNIGS
33
Carte 3. Carte des Régions hydrographiques de l´INHARY
37
Carte 4. Bassins >100 km2
39
Carte 5. Bassins transfrontaliers
47
Carte 6. Cours permanents, étangs et lacs
56
Carte 7
57
Carte 8. Zones de Recharge hydrique
61
Carte 9. Points d´eau. (PNUD-MANRDR 1990)
62
Carte 10. Point d´eau (PNUD 2014)
64
Carte 11. Points d´eau. Dep. Sud-Est. (PNUD 2010)
64
Carte 12. Points d´eau. Dep. Centre. (PNUD 2010)
66
Carte 13. Distribution des Mangroves
70
Carte 14. Bassins dans les aires protégées
Grands bassins et unités hydrographiques
Carte hydrogéologique d´Haïti. (PNUD-MARNDR 1990)
102 Carte 15. Precipitation moyenne historique
102 Carte 16. Precipitation moyenne future (2021-2050)
103 Carte 17. Aridité moyenne historique (índice RCP 45)
103 Carte 18. Aridité moyenne future (índice RCP 45)
104 Carte 19. RUSLE Perte de sol (ESDAC, 2012)
104 Carte 20. RUSLE Perte de sol future (ESDAC, 2012)
105 Carte 21. Bilan hydrique moyenne historique à long terme (GCM RCP 45)
105 Carte 22. Bilan hydrique moyenne future à long terme (GCM RCP 45)
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15
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16
I
NTRODUCTION
Située dans le bassin caribéen, la République d’Haïti se trouve naturellement
exposée à certains phénomènes hydrométéorologiques tels que les cyclones et ouragans, qui
exaspèrent les phénomènes géologiques. Ajouté à cela le relief du pays constitué en grande
partie de montagnes dont une grande proportion est déboisée favorisant ainsi le ruissellement
des eaux pluviales affectant la population vivant au niveau des bassins versants.
Ce phénomène est exacerbé par la situation socio-économique d’une grande partie de la population
qui, pour répondre à ses besoins de base, est contrainte d’exploiter de manière non rationnelle
les ressources ligneuses jouant un rôle prépondérant dans la diminution du ruissellement et
l’augmentation de la recharge des nappes. Les changements climatiques viennent empirer la
situation environnementale existante. Des études ont révélé une augmentation des phénomènes
hydrométéorologiques extrêmes dont la fréquence des cyclones dans le pays, les périodes de
sécheresse récurrente.
Il convient aussi de mentionner l’impact de ces dérèglements climatiques sur la disponibilité
en eau chez les populations de certains endroits notamment dans les milieux ruraux. Enfin, des
scénarios établis sur la hausse du niveau moyen de la mer font montre de prévisions alarmistes
sur le secteur agricole et certaines zones côtières du pays. Une évaluation des impacts des
changements climatiques sur les différents secteurs vitaux est donc capitale pour la production
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17
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d’outils d’aide à la décision permettant de les adapter aux impacts du dérèglement climatique.
Dans ce contexte, Haïti a soumis sa contribution déterminée au niveau national (CPDN/CDN)
qui propose des actions et orientations stratégiques pour l’atténuation des émissions des gaz
à effets de serre et surtout pour l’adaptation des systèmes socio-écologiques aux impacts des
changements climatiques. L’élaboration de la politique nationale de lutte contre les changements
climatiques et le Plan National d’Adaptation figurent parmi les principaux moyens proposés dans
la CDN devant orienter et coordonner les actions de lutte contre les changements climatiques.
Par conséquent, Haïti a élaboré sa Politique Nationale sur les Changements Climatiques (PNCC)
en 2016 et a procédé à sa validation en mars 2017.
Compte tenu du nouveau profil des menaces actuelles (ouragans, sécheresse) accentuant la
pression sur les initiatives de développement, le Gouvernement d’Haïti, à travers les Ministères
de la Planification et de la
Coopération Externe (MPCE) et de l’Environnement (MDE) dans le cadre du projet PNA, s’est
lancé dans le processus d’élaboration de son Plan national d’adaptation (PNA) et veut contribuer
à la mise en oeuvre de sa Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques sur la
base d’un exercice multisectoriel et multidimensionnel.
En se concentrant sur le renforcement des capacités des structures existantes telles que la
Direction de l'Aménagement du Territoire et du Développement Local et Régional (DATDLR) du
MPCE, la Direction des Changements Climatiques (DCC) et la Direction des Ressources en Eau
(DRE) du MDE, ce projet financé par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) s’articulera autour des trois
composantes suivantes :
Composante 1 : Renforcement du mécanisme de coordination de la planification et de la
mise en oeuvre de l'adaptation multisectorielle à différents niveaux.
Composante 2 : Renforcement de la base de données probantes pour la planification de
l’adaptation ; compilation du PNA et intégration des priorités d'adaptation dans le SNAT,
le PSDH et le PNGRD.
Composante 3 : Établissement d’un cadre de financement des mesures d'adaptation aux
changements climatiques à moyen et à long terme
18
La consultation intitulée ÉVALUATION DE L’IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
(CC) SUR LES RESSOURCES EN EAU ET L’APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES SOLUTIONS
NOVATRICES va contribuer à la mise en oeuvre des activités liées aux composantes 1 et 2.
Les activités se développeront autour de deux grands axes : Un appui stratégique et un appui
technique.
Le présent document est le livrable 2 qui comprend l´inventaire des ressources hydriques :
l´analyse de vulnérabilité des ressources hydriques aux cc incluant les impacts des cc à
l´horizon 2050 et les impacts de l´évolution des ressources hydriques sur d´autres secteurs
(agriculture, énergie, transport et communications, santé); et les mesures d´adaptation ainsi
que la proposition d’un modèle de cadre de concertation pour le maintien d´un contrôle et
suivi des ressources
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
19
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1
20
INVENTAIRE DES RESSOURCES EN
EAU
D
ans cette section, la situation actuelle des données et informations existantes dans le
domaine des ressources en eau de surface, souterraine et même atmosphérique sera
abordée. Avant de traiter l'inventaire, nous définirons une série de termes qui peuvent aider à
mieux le comprendre. En outre, nous réfléchirons également aux modèles de division territoriale
hydrographique.
1.1.
MÉTHODOLOGIE
1.2.
DÉFINITIONS
Bassin versant (BV): Territoire qui recueille les eaux de ruissellement et d’infiltration alimentant
soit un fleuve, une rivière ou une ravine. Il les concentre vers le point de sortie appelé exutoire.
Le bassin versant est défini par le relief et délimité par les lignes de partage des eaux (lignes de
plus hautes altitudes qui déterminent la direction d’écoulement des eaux de pluie).
Bassin endoréique (BE) : Un ou plusieurs bassins versants qui déversent dans une cuvette (lac)
fermée.
Sous-bassin (SB) : Bassin versant d´un affluent
Région hydrographique (RH) : Division hydrographique territoriale regroupant différents districts
hydrographiques contigus.
District hydrographique (DH) : Division hydrographique territoriale regroupant l´ensemble des
bassins qui normalement partagent des interrelations hydrogéologiques communes.
Unité hydrographique (UH) : Est une dénomination hydrographique territoriale équivalente au
district hydrographique.
Évapotranspiration potentielle (ETP) : Est la quantité d´eau transférée vers l´atmosphère, par
l´évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes en cas d´approvisionnement en
eau suffisant.
Évapotranspiration réelle (ETR) : Est la quantité d´eau transférée vers l´atmosphère, par
l´évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes lorsque le sol est à son taux
d´humidité naturel.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
21
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1.3.
DIVISIONS HYDROGRAPHIQUES D´HAÏTI
Aborder la division hydrographique d'un territoire peut pourtant sembler une tâche simple à
première vue. Cependant, la réalité est loin d'être simple car la division territoriale en bassins
versants est une sorte de poupée russe où, à l'intérieur d'un bassin versant, il y en a d'autres
plus petits et ainsi de suite. Dans ce contexte, la clé d'un bon découpage hydrographique est de
savoir à quelle échelle il faut arrêter de descendre dans l'identification des bassins versants. De
plus, dans le cas d'Haïti, le processus de division hydrographique est rendu encore plus complexe
par sa configuration géologique et géographique (très montagneuse et avec deux péninsules
allongées et très étroites, principalement la péninsule sud), qui favorise le développement de
dizaines de bassins versants de petite taille (quelques dizaines de km2 seulement) qui se jettent
directement dans la mer des Caraïbes ou l'océan Atlantique.
Dans le contexte de la gestion des ressources hydriques et du changement climatique, une
division hydrographique appropriée du pays est essentielle, car elle permettra une meilleure
gestion des ressources en eau, tant de surface que souterraine, et améliorera l'identification et
la mise en oeuvre des mesures nécessaires pour s'adapter au changement climatique. Ainsi,
dans la littérature technique haïtienne, deux divisions se distinguent qui, bien qu'elles partagent
de nombreuses caractéristiques géographiques communes, présentent des différences
substantielles. Ces deux propositions sont : d'une part, la division en grands bassins versants et
en unités hydrographiques, et d'autre part, la division en régions et en districts hydrographiques.
Les deux propositions ont en commun d'avoir été faites en tenant compte exclusivement des
critères d'hydrologie de surface, ce qui est logique puisqu'en Haïti, il n'existe pas de données sur
la géométrie des aquifères qui permettraient de prendre en compte ce type de critère lors de la
division hydrologique du territoire.
Pourquoi est-il important de diviser le territoire en bassins ? Il y a plus de quatre décennies,
un nouveau paradigme sur le développement durable a émergé en Amérique Latine, basé sur
la considération du bassin versant comme l'unité territoriale la plus appropriée pour planifier et
réaliser, d'une part, le développement social et économique de la population et, d'autre part, la
conservation des ressources naturelles. Ainsi, le bassin versant permet, à travers l'eau, l'intégration
de tous les processus biophysiques et socio-économiques qui se déroulent dans cette partie du
territoire ; l'eau est donc l'épine dorsale du territoire, facilitant le développement durable de tous
les systèmes qui le composent. Dans ce contexte, le plan de gestion des bassins fluviaux apparaît
comme l'outil de planification le plus approprié pour parvenir au développement durable, qui est
appliqué avec succès depuis plus de quarante ans dans toute l'Amérique Latine.
Cependant, malgré la mise en oeuvre réussie de l'outil du plan de gestion des bassins
hydrographiques, Haïti est longtemps resté réfractaire à son application généralisée. Par
ailleurs, dans un contexte de changement climatique où l'un des aspects les plus touchés est
22
la disponibilité de l'eau, il est fortement recommandé, nécessaire et stratégique pour Haïti de
commencer à élaborer systématiquement des plans de gestion des différents bassins haïtiens.
C'est pour cette raison que nous considérons qu'il est important de réfléchir sur le modèle de
division hydrographique d'Haïti, car nous pensons qu'une division hydrographique correcte
améliorera la préparation des plans de gestion, facilitant l'objectif d'atteindre un développement
durable et une adaptation correcte au changement climatique.
1.3.1
Division territoriale
hydrographiques
en
grands
bassins
versants
et
unités
Cette proposition divise le pays en 30 grands bassins versants et unités hydrographiques.
L'introduction du terme unité hydrographique est très intéressante car elle permet de regrouper en
unités tous les petits bassins versants qui se jettent dans la mer des Caraïbes ou l'océan Atlantique.
De plus, ce regroupement en unités se fait sur la base de la proximité et de caractéristiques
hydrologiques communes. Dans cette division territoriale, les îles de La Tortue et de La Gonâve
sont considérées comme des unités hydrographiques.
L'un des avantages de cette division territoriale hydrologique est qu'elle identifie les grands
bassins versants d'Haïti et regroupe les autres petits bassins versants en unités hydrographiques.
Un autre avantage de cette division est que lorsqu'il est décidé d'établir des plans de gestion ou
des schémas directeurs des bassins, comme le prévoit le décret de création d'INHARY, l'ensemble
du pays peut être couvert par 30 plans de gestion ou schémas directeurs.
La division hydrographique territoriale est la suivante :
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23
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Tableau 1 Bassins versants et unités hydrographiques d´Haïti
BASSINS VERSANTS (BV) ET UNITÉS HYDROGRAPHIQUES (UH) D´HAITI
UH LA TORTUE
179 km2
UH SUD-EST
1.203 km2
UH VERSANT SUD
1.133 km2
UH PLAINE LÉOGÂNE
599 km2
UH VERSANT NORD
977 km2
UH LA GONÂVE
693 km2
BV TROIS RIVIÈRES
900 km2
BV G.R. JACMEL
562 km2
UH P. DE PAIX-P. MARGOT
548 km2
UH CÔTE DE FER-BAINET
1.067 km2
BV LIMBÉ
313 km2
UH MIRAGOÂNE-P. GOÂVE-G. GOÂVE
693 km2
UH CAP HAITIEN
325 km2
BV G.R. NIPPES
466 km2
BV G.R. NORD
681 km2
UH AQUIN-ST. LOUIS DU SUD
711 km2
UH NORD-EST
1.087 km2
UH CORAIL-ANSE À VEAU
852 km2
BV LA QUINTE
701 km2
BV CAVAILLON
401 km2
BV L´ESTÈRE
801 km2
UH LES CAYES
663 km2
BV ARTIBONITE
6.362 km2
UH TIBURON-PORT SALUT
660 km2
UH ST. MARC-ARCAHAIE
1.121 km2
BV VOLDROGUE-ROSEAUX
526 km2
UH CUL DE SAC
1.600 km2
BV GRANDE ANSE
556 km2
BV FOND VERRETTES
189 km2
UH LES IROIS-JÉRÉMIE
369 km2
De ces bassins versants et unités hydrographiques, le plus grand est le fleuve Artibonite qui
s'étend dans la zone centrale du pays sur une superficie de 6.435 Km2 et le plus petit est celui
de la Tortue qui a une étendue
de 179 Km2. La plupart des bassins versants ou zones hydrographiques du pays ont une superficie
inférieure à 1.000 Km2
24
à 1.000 Km2
Photo 1. BV Tiburon. Photo Antonio Perera
Photo 1. BV Tiburon. Photo Antonio Perera
12
Carte 1
Grands bassins et unités hydrographiques
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
25
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1.3.2
DIVISION
TERRITORIALE
HYDROGRAPHIQUES
EN
RÉGIONS
ET
DISTRICTS
Comme au point précédent, cette division territoriale en régions hydrographiques et districts
hydrographiques est basée sur les caractéristiques hydrologiques de surface. La nouveauté de
cette division territoriale est qu'elle introduit le concept de région hydrographique et de district
hydrographique. Ainsi, il divise le pays en 7 régions hydrographiques et celles-ci, à leur tour,
sont divisées en 54 districts hydrographiques. Il introduit également des codes pour nommer les
régions et les districts. Les régions hydrographiques sont les suivantes:
a) R01-Région Atlantique Nord-Ouest : elle comprend les bassins versants qui s'étendent sur
toute la péninsule nord d'Haïti ainsi que l'île de La Tortue. Une partie des bassins versants
se jette dans le golfe de La Gonâve et une autre partie dans la mer Caraïbe. Ainsi, les
bassins du versant sud se jettent dans le golfe de La Gonâve et les bassins du versant nord
se jettent dans la mer des Caraïbes.
b) R02- Région Atlantique Nord-Est : elle comprend les bassins versants qui s'étendent
dans la partie nord-ouest du pays, coïncidant géographiquement avec une partie des
départements du Nord et du Nord-Est. Tous les bassins se jettent dans l'océan Atlantique.
c) R03- Région Artibonite : elle comprend principalement le bassin versant de l'Artibonite.
Tous les bassins versants se jettent dans le golfe de la Gonâve.
d) R04- Région Centre : elle comprenant les bassins versants qui se développent dans le
département de l'Ouest. La plupart des bassins versants se jettent dans le golfe de La
Gonâve.
e) R05- Région Sud-Ouest des Caraïbes : elle comprend les bassins versants qui se
développent dans la péninsule sud d'Haïti. Une partie des bassins versants se jette dans le
golfe de La Gonâve et l'autre partie dans la mer des Caraïbes. Ainsi, les bassins du versant
nord se jettent dans le golfe de La Gonâve et les bassins du versant sud se jettent dans la
mer Caraïbe.
f) R06- Région Caraïbes Sud-Est : elle comprend les bassins versants qui se développent
dans le département du Sud-Est. À l'exception du bassin endoréique de Mapou, tous les
autres bassins se jettent dans la mer des Caraïbes.
g) R07- Région île de la Gonâve comprenant les bassins versants de l'île de la Gonâve. Tous
les bassins se jettent dans le golfe de La Gonâve.
26
jettent dans la mer des Caraïbes.
g) R07- Région île de la Gonâve comprenant les bassins versants de l'île de la Gonâve. Tous les bassins
se jettent dans le golfe de La Gonâve.
Photo 2. Riviè Blanche. PNN La Visite
Photo 2. Riviè Blanche. PNN La Visite
14
Carte 2. Districts hydrographiques. Elaboré par CIAT et CNIGS
Carte 2 Districts hydrographiques. Elaboré
par CIAT et CNIGS
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27
15
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La région hydrographique Atlantique Nord-Ouest (R01) s'étend principalement dans les
départements du Nord-Ouest et de l'Artibonite. Cette région hydrographique couvre une
superficie de 4 426 km2 (17% de l'ensemble du territoire haïtien) et est divisée en 11 districts
hydrographiques. Le district BV de Trois Rivières (R01-D05), qui couvre une superficie de 921
km2, est l'un des plus grands BV du pays. Le BV La Quinte (R01- D11) se distingue également avec
une superficie de 734 km2.
Tableau 2 Districts de la RH Atlantique Nord-Ouest
DISTRICT
CODE
Km2
Môle Saint-Nicolas
R01-D01
266
Prien/Rabel
R01-D02
111
Lacoma/Coma
R01-D03
308
Moustique
R01-D04
266
Trois Rivières
R01-D05
921
Port de Paix/Port Margot
R01-D06
547
Île de la Tortue
R01-D07
179
Baie de Henne
R01-D08
339
Anse Rouge
R01-D09
441
Colombier
R01-D10
314
La Quinte
R01-D11
734
La région hydrographique Atlantique Nord-Est (R02), qui s'étend principalement dans les
départements du Nord et du Nord-Est, couvre une superficie de 2 393 km2 (9 % de la superficie
totale d'Haïti) et est divisée en 6 districts hydrographiques. On distingue le district du BV Grande
Rivière du Nord (R02-D15), qui couvre une superficie de 627 km2.
Tableau 3 Districts de la RH Atlantique Nord-Est
DISTRICT
CODE
Km2
Limbé
R02-D12
313
Haut-du -Cap/Commerce
R02-D13
378
Grande Rivière du Nord
R02-D14
627
Trou du Nord
R02-D15
430
Marion
R02-D16
226
Lamatry
R02-D17
419
La région hydrographique de l'Artibonite (R03) s'étend principalement dans les départements de
l'Artibonite et du Centre. Cette région hydrographique couvre une superficie de 7 137 km2 (27
% de l'ensemble du territoire haïtien), ce qui en fait la plus grande du pays. Elle est également
28
divisée en 11 districts hydrographiques. Le district de Moyenne-Artibonite (R03-D25) couvre une
superficie de 1 393 km2. Le BV Canot (R03-D19) se distingue également avec une superficie de 1
077 km2 et est l'un des principaux affluents du fleuve Artibonite.
Tableau 4 Districts de la RH de l´Artibonite
DISTRICT
CODE
Km2
L´Estère
R03-D18
799
Canot
R03-D19
1077
Bouyaha
R03-D20
786
Guayamouc
R03-D21
778
Lociane
R03-D22
396
Libon
R03-D23
238
Basse-Artibonite
R03-D24
327
Moyenne-Artibonite
R03-D25
1393
Fer à Cheval
R03-D26
498
Thomonde
R03-D27
503
Onde Verde
R03-D28
342
La région hydrographique du Centre (R04) s'étend principalement dans le département de l'Ouest.
Cette région hydrographique couvre une superficie de 3 501 km2 (13 % de l'ensemble du territoire
haïtien) et est divisée en 7 districts hydrographiques. Le district hydrographique de la Blanche
(R04-D33) couvre une superficie de 811 km2 et comprend tous les bassins endoréiques qui se
jettent dans le lac Azueï (Étang Saumâtre). Le district hydrographique (R04-D32) se distingue
également avec une superficie de 802 km2.
Tableau 5 Districts de la RH du Centre
DISTRICT
CODE
Km2
Saint-Marc
R04-D29
227
Montrouis/Courjolle
R04-D30
600
Torcelle/Bretelle
R04-D31
298
Grise
R04-D32
806
Blanche
R04-D33
811
Fond-Verrettes
R04-D34
193
Rouyonne/Momance/Froide
R04-D35
566
La région hydrographique Caraïbes Sud-Ouest (R05) s'étend principalement dans les départements
du Sud, de la Grand Anse et des Nippes. Cette région hydrographique couvre une superficie
de 7 045 km2 (27 % de la superficie totale d'Haïti). Elle est également divisée en 14 districts
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29
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
hydrographiques. Le district de Baradères (R05-D39), qui couvre une superficie de 950 km2, est
le plus important, regroupant une série de petits bassins contigus qui se jettent dans le golfe de
La Gonâve.
Tableau 6 Districts de la RH Caraïbes Sud-Ouest
DISTRICT
CODE
Km2
Irois/Jérémie
R05-D36
387
Grande Anse
R05-D37
564
Voldrogue/Roseaux
R05-D38
537
Baradères
R05-D39
950
Nippes
R05-D40
496
Miragoâne
R05-D41
315
Barette/La Digue
R05-D42
179
Grand Goâve/Canot
R05-D43
186
Tiburon/Port Salut
R05-D44
623
Les Cayes-L´Acul/Torbeck/Charpentier
R05-D45
688
Cavaillon
R05-D46
359
Mombin/Bois D´Orme
R05-D47
676
Côtes de Fer
R05-D48
429
Bainet
R05-D49
617
La région hydrographique Caraïbes Sud-Est (R06) s'étend principalement dans le département du
Sud-Est. Cette région hydrographique couvre une superficie de 1 766 km2 (7 % de la superficie
totale d'Haïti). Elle est également divisée en 4 districts hydrographiques. Le district de Baie
D'Orange/Pichon/Grande Ravine (R06- D52) couvre une superficie de 797 km2 et comprend une
série de petits bassins contigus qui se jettent dans la mer de Caraïbe.
Tableau 7 Districts de la RH Caraïbes Sud-Est
DISTRICT
CODE
Km2
Jacmel
R06-D50
560
lantils
R06-D51
222
Baie D´Orange/Pichon/Grande Ravine
R06-D52
797
Pédernales
R06-D53
187
La région hydrographique de l'Île de la Gonâve (R07) couvre l'ensemble de l'Île de la Gonâve,
s'étendant sur une superficie de 691 km2 (3% de l'ensemble du territoire haïtien). Elle ne compte
qu'un seul district hydrographique (R07-D54).
30
Tableau 8 Districts de la RH Île de la Gonâve
DISTRICT
CODE
Km2
Île de la Gonâve
R07-D54
691
1.3.3
DIVISION TERRITORIALE DE L’INSTITUT NATIONAL DE RESSOURCES
HYDRIQUES (INARHY)
Le Décret Portant Création, Organisation et Fonctionnement de l'Institut des Ressources Hydriques
(INARHY) et Régissant le Secteur de l'EAU a été publié dans Le Moniteur le 8 mars 2021. Ce décret
différencie le domaine public hydraulique en : domaine public hydraulique naturel et domaine
public hydraulique artificiel (art. 10).
Le domaine public de l'eau est constitué de :
Les cours d´eau, fleuves, rivières, ravins et leurs berges jusqu´à la ligne atteinte par les eaux
durant
les crues, les lacs, les étangs et les lagunes;
♦♦ Les nappes alluviales;
♦♦ Les sources et les eaux minérales;
♦♦ Les strates géologiques où passent ou sont stockées des eaux souterraines
♦♦ Les milieux humides.
Le domaine public hydraulique artificiel se compose de :
♦♦ Les ouvrages de défense contre les inondations et leurs dépendances;
♦♦ Les ouvrages pour le contrôle des débits;
♦♦ Les ouvrages hydrauliques réalisés pour cause d´utilité publique par l´état ou pour son
compte, incluant canaux, aqueducs, digues ou barrages appartenant à un ou plusieurs
propriétaires.
Dans ce contexte, le MDE définit la politique nationale de gestion de l'eau, des ouvrages
hydrauliques et des ouvrages d'eau (art. 79). Et l'INARHY veille à la mise en oeuvre de la politique
nationale de gestion de l'eau, des aménagements hydrauliques et des ouvrages hydrauliques
(art. 80). L'ensemble du domaine public est donc géré par l'INARHY (art. 11). En outre, il considère
le bassin versant comme une unité de planification opérationnelle pour la gestion intégrée des
ressources en eau et leur protection (art. 12).
Dans le chapitre II du titre II, le décret établit que l'INARHY veillera à la protection des ressources
hydriques, tant en termes qualitatifs que quantitatifs. Il stipule que les ressources en eau
comprennent : 1) les eaux atmosphériques, 2) les eaux de surface et 3) les eaux souterraines.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
31
tant en termes qualitatifs que quantitatifs. Il stipule que les ressources en eau comprennent : 1) les eaux
atmosphériques, 2) les eaux de surface et 3) les eaux souterraines.
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Photo 3. BV Millonnaire. St. Louis du Sud
Photo 3. BV Millonnaire. St. Louis du Sud
18
En outre, le décret divise Haïti en quatre régions hydrographiques représentées par quatre
directions régionales (art. 87) :
♦♦ Région hydrographique du Nord comprenant les cours d'eau et affluents des
départements du Nord, du Nord-Ouest et du Nord-Est. Elle couvre une superficie de 5
310 km2.
♦♦ Région hydrographique du Centre, comprenant les cours d'eau et affluents des
départements du Centre et de l'Artibonite. Elle couvre une superficie de 9 003 km2.
♦♦ Région hydrographique de l'Ouest, comprenant les cours d'eau et affluents des
départements de l'Ouest et du Sud-Est. Elle couvre une superficie de 6 757 km2.
♦♦ Région hydrographique du Sud comprenant les cours d'eau et affluents des départements
du Sud, des Nippes et de la Grande-Anse. Elle couvre une superficie de 5 894 km2.
Dans le cadre de cette consultation, une carte délimitant spatialement les quatre régions a été
élaborée. La carte a été établie en tenant compte, d'une part, des limites fixées par l'article 87
et, d'autre part, des bassins versants d'Haïti. Si l'on regarde la carte ci-dessous, on constate que
les limites des régions ne coïncident pas avec les limites des départements, car les limites des
bassins versants ne coïncident pas avec les limites administratives. Ainsi, lorsqu'un bassin versant
s'étend sur deux départements de deux régions différentes, il n'est pas possible de diviser le
bassin versant en deux, et il est nécessaire de l'attribuer à une seule région hydrographique.
Deux critères ont été utilisés pour attribuer les bassins en conflit à l'un ou l'autre département :
d'une part, le bassin versant où se trouve l’embouchure et, d'autre part, la surface qu'elle occupe
dans chaque département.
Dans cette consultation, pour l'analyse des ressources en eau, on considérera la division établie
par le décret INARHY de 2021, c'est-à-dire que 4 régions hydrographiques seront considérées
comme le premier niveau de division hydrographique. Le deuxième niveau de division
hydrographique considérera les bassins dans toutes leurs variantes, c'est-à-dire les bassins
versants ou les bassins endoréiques.
32
Photo 4. Grande Rivière de Jacmel près à l´embouchure
Photo 4. Grande Rivière de Jacmel près à l´embouchure
´´´´
19
Carte 3. Carte des Régions hydrographiques de l´INHARY
Carte 3. Carte des Régions hydrographiques de l´INHARY
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
33
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1.3.4
BASSINS VERSANTS > 100 km2
C
omme mentionné dans les deux derniers paragraphes de l'introduction du point 1.3, il est
très important pour Haïti d'élaborer des plans de gestion pour tous les bassins existants
sur le territoire car cela facilitera le développement durable des territoires et améliorera
l'adaptation au changement climatique. En outre, comme indiqué au point précédent, le décret
INARHY considère le bassin versant comme une unité de planification opérationnelle pour la
gestion intégrée des ressources en eau et leur protection (art. 12). D'autre part, il a également
été expliqué que les caractéristiques géologiques et géographiques d'Haïti n'ont pas favorisé
le développement de grands bassins, rendant difficile la mise en oeuvre d'un modèle clair
de division hydrologique du territoire en raison de l'existence de centaines de petits bassins
versants et de la nécessité de les regrouper en unités hydrographiques plus grandes.
Ainsi, en fonction des caractéristiques territoriales d'Haïti et des caractéristiques constitutives des
plans de gestion, il peut être jugé intéressant de commencer à élaborer des plans de gestion en
donnant la priorité aux bassins dont la superficie est supérieure à 100 km2. Lorsque les bassins
sont de taille réduite, il est conseillé, si possible, de les regrouper avec un ou plusieurs autres
bassins adjacents afin de réaliser une "économie d'échelle" dans la préparation des plans de
gestion. Par conséquent, les bassins versants et les bassins endoréiques de plus de 100 km2
seront présentés ici.
Quarante-huit bassins d'une superficie >100 km2 ont été identifiés, couvrant 67% de la superficie
totale d'Haïti. Dans ce découpage hydrographique territorial, seuls les bassins versants qui se
jettent dans la mer et les bassins endoréiques ont été pris en compte ; les grands sous-bassins
n'ont pas été considérés car ils sont inclus dans les bassins versants ou endoréiques considérés.
La répartition selon la région hydrographique dans laquelle ils se trouvent est la suivante (la
carte suivante montre la répartition spatiale des 48 bassins selon la région hydrographique dans
laquelle ils se trouvent :
a) Région hydrographique du Nord: 15 bassins versants
b) Région hydrographique du Centre: 6 bassins versants
c) Région hydrographique de l´Ouest: 9 bassins versants et 3 bassins endoréiques
d) Région hydrographique du Sud: 14 bassins versants et 1 bassin endoréique.
Le tableau suivant présente les 27 bassins dont la superficie est comprise entre 100 et 200 km2.
Ils couvrent une superficie totale de 3 727 km2, ce qui représente 14% de la superficie totale
d'Haïti. Il est important de noter que le bassin endoréique de Soliette est transfrontalier, puisqu'il
prend sa source dans le massif de la Selle et se jette à Jimani. Le bassin versant Pedernales est
également transfrontalier.
34
Tableau 9 Bassins dont la superficie est comprise entre 100 et 200 km2
BASSIN
Km2
RÉGION HYDROGRAPH.
BV Pichon
100
RH de l´Ouest
BV Vieux Bourg d´Aquin
105
RH du Sud
BV Port à Piment
105
RH du Sud
BV Bretelle
106
RH du Centre
BV Port Margot
110
RH du Nord
BV Barres
113
RH du Nord
BV Torbeck
114
RH du Sud
BV Baradères
114
RH du Sud
BV Petit Bourg
118
RH du Nord
BV Les Anglais
121
RH du Sud
BV Trou du Nord
123
RH du Nord
BV Islet
124
RH du Sud
BV Plantils
127
RH de l´Ouest
BV Grande Ravine du Sud
130
RH du Sud
BE Soliette
140
RH de l´Ouest
BV Jean Rabel
142
RH du Nord
BV Colombier
142
RH de l´Ouest
BV Haut du Cap
144
RH du Nord
BV Lacoma
148
RH du Nord
BE Miragoâne
158
RH du Sud
BV Môle Saint Nicolas
158
RH du Nord
BV Pedernales
166
RH de l´Ouest
BV Montrouis
168
RH de l´Ouest
BV Anse Rouge
183
RH de l´Ouest
BV Acul
184
RH du Sud
BV Baie de Henne
185
RH du Nord
BV Marion
197
RH du Nord
Le tableau suivant énumère les 13 bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km2.
La superficie totale couverte par ces 11 bassins est de 4 153 km2, ce qui représente 15 % de la
superficie totale d'Haïti. Il est intéressant de noter que le BV Massacre est transfrontalier.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
35
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km2
Tableau 10
BASSIN
Km2
RÉGION HYDROGRAPH.
BV Roseaux
207
RH du Sud
BV Ti Port Piment
209
RH du Centre
BV Voldrogue
296
RH du Sud
Le tableau suivant énumère les 13 bassins dont la superficie est comprise entre 200 et 500 km 2. La superficie
BV Moustiques
212 RH du2 Nord
totale
couverte par ces 11 bassins est de
4 153 km , ce qui représente 15 % de la superficie totale d'Haïti. Il
BE Mapou
272 est
RH de l´Ouest
est
intéressant de noter que le BV Massacre
transfrontalier.
BV Limbé
BV Côtes
de Fer
BASSIN
BV Roseaux
BV
Momance
BV Ti Port Piment
BV
BV Cavaillon
Moustiques
BE
Mapou
BV Massacre
BV Voldrogue
BV
Rivière Grise
BV Limbé
BV Côtes
de Fer
BV
Bainet
Tableau 10. Bassins
dont la
superficie
est comprise entre 200 et 500 km2
303
RH du
Nord
Km2
207
209
212
272
296
303
305
305
RH du Sud
RÉGION
HYDROGRAPH.
BASSIN
RH du Sud
BV
Momance
308 RH de l´Ouest
RH du Centre
BV Cavaillon
RH du BV
SudMassacre
RH du Nord 377
RH de l´Ouest 382 RH du Nord
BV Rivière Grise
RH du Sud
BV Bainet
RH du Nord 393 RH de l´Ouest
BV Grande Rivière de Nippes
RH du Sud
436 RH de l´Ouest
BV Grande Rivière de Nippes
454
Km2
308
377
382
393
436
454
RÉGION HYDROGRAPH.
RH de l´Ouest
RH du Sud
RH du Nord
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH du Sud
RH du Sud
Photo 5. Bassin endorrèique de Mapou. Plaine de Mapou
Photo 5. Bassin endorrèique de Mapou. Plaine de Mapou
Le tableau suivant présente les 8 bassins dont la superficie est >500 km 2. Ils couvrent une superficie totale
de 11 058 km2, ce qui représente 41% de la superficie totale d'Haïti. De tous les bassins, se distingue le bassin
36
de l'Artibonite,
qui couvre 6 362 km2 et est transfrontalier. Le bassin endoréique Saumâtre, qui du côté
dominicain est appelé bassin du lac Enriquillo, est également transfrontalier.
Le tableau suivant présente les 8 bassins dont la superficie est >500 km2. Ils couvrent une
superficie totale de 11 058 km2, ce qui représente 41% de la superficie totale d'Haïti. De tous
les bassins, se distingue le bassin de l'Artibonite, qui couvre 6 362 km2 et est transfrontalier.
Le bassin endoréique Saumâtre, qui du côté dominicain est appelé bassin du lac Enriquillo, est
également transfrontalier.
Tableau 11 Bassins dont la superficie est >500 km2
BASSIN
Km2
RÉGION HYDROGRAPH.
BV L´Estère
511
RH du Centre
BV Grande Rivière Jacmel
548
RH de l´Ouest
BV Grand Anse
563
RH du Sud
BV La Quinte
608
RH du Centre
BV Grande Rivière
681
RH du Nord
BE Saumâtre
891
RH de l´Ouest
BV Trois Rivières
894
RH du Nord
BV Artibonite
6.362 RH du Centre
Carte 4. Bassins >100 km2
Carte 4. Bassins >100 km2
23
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
37
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1.3.5 TRANSFRONTALIERS
BASSINS TRANSFRONTALIERS
1.3.5 BASSINS
e fait de partager l'île d'Hispaniola avec la République dominicaine génère une série de
Le fait de partager l'île d'Hispaniola avec la République dominicaine génère une série de bassins
bassins transfrontaliers qui sont répartis le long de la frontière entre les deux pays. Quatre
transfrontaliers qui sont répartis le long de la frontière entre les deux pays. Quatre bassins ont été identifiés
bassins
identifiés
duMassacre,
nord au bassin
sud : bassin
Massacre,
bassin versant
Artibonite,
du
nord auont
sudété
: bassin
versant
versantversant
Artibonite,
bassin endoréique
Saumâtre
et bassin
2
2
versant
La superficie
totale des
bassins
transfrontaliers
estLa
de 13
014 km dont
942 km
(61%
bassin Pedernales.
endoréique
Saumâtre et
bassin
versant
Pedernales.
superficie
totale7 des
bassins
de
la
superficie
totale)
s'étendent
sur
Haïti.
Ainsi,
30
%
du
territoire
d'Haïti
est
situé
dans
des
bassins
transfrontaliers est de 13 014 km2 dont 7 942 km2 (61% de la superficie totale) s'étendent sur
transfrontaliers, ce qui souligne l'importance de conclure un accord avec le pays voisin sur la gestion des
Haïti. Ainsi, 30 % du territoire d'Haïti est situé dans des bassins transfrontaliers, ce qui souligne
bassins binationaux.
l'importance de conclure un accord avec le pays voisin sur la gestion des bassins binationaux.
Le BV Massacre s'étend sur 745 km2 dont 51% en Haïti. La rivière Massacre coule dans une direction
Le BV Massacre s'étend sur 745 km2 dont 51% en Haïti. La rivière Massacre coule dans une direction
sud/nord, laissant la rive gauche en territoire haïtien et la rive droite en territoire dominicain.
sud/nord, laissant la rive gauche en territoire haïtien et la rive droite en territoire dominicain.
Le fleuve Artibonite s'étend sur une superficie totale de 8 889 km2, dont 72% en territoire haïtien,
Le fleuve Artibonite s'étend sur une superficie totale de 8 889 km2, dont 72% en territoire haïtien,
correspondant aux cours moyen et inférieur du fleuve. Toute la partie amont du fleuve se trouve en territoire
correspondant aux cours moyen et inférieur du fleuve. Toute la partie amont du fleuve se trouve
dominicain.
en territoire dominicain.
Le BE Saumâtre est appelé BE Enriquillo du côté dominicain, ce bassin endoréique est donc constitué du BE
Le BE Saumâtre
est appelé
BE Enriquillo
duducôté
dominicain,
ce sa
bassin
doncà
Saumâtre
et du BE Enriquillo,
en plus
de la surface
BE Soliette
qui prend
sourceendoréique
en Haïti maisest
se jette
constitué
du BE Saumâtre
et du
Enriquillo,
en plus de la surface du BE Soliette qui prend sa
Jimaní
(République
dominicaine)
dansBE
le lac
Enriquillo.
L
source en Haïti mais se jette à Jimaní (République dominicaine) dans le lac Enriquillo.
Photo 6. Rivière Soliette près de la Rep. Dominicaine
Photo
Rivière Soliette
près sur
de la343
Rep.km2
Dominicaine
Le
BV 6.
Pedernales
s'étend
dont 48% en Haïti. La rivière Pedernales coule dans une direction
nord/sud, laissant la rive droite en territoire haïtien et la rive gauche en territoire dominicain. La carte
suivante montre la distribution spatiale des 4 bassins à la fois du côté haïtien et du côté dominicain.
Tableau 12. Bassins transfrontaliers
BASSIN
BV Massacre
BV Artibonite
38
Km2 Haiti
382
6.362
% en Haïti
51%
72%
Km2 R.D.
363
2.527
Km2 Total
745
8.889
Région Hydrographique
RH du Nord
RH du Centre
Le BV Pedernales s'étend sur 343 km2 dont 48% en Haïti. La rivière Pedernales coule dans
une direction nord/sud, laissant la rive droite en territoire haïtien et la rive gauche en territoire
dominicain. La carte suivante montre la distribution spatiale des 4 bassins à la fois du côté haïtien
et du côté dominicain.
Tableau 12
Bassins transfrontaliers
BASSIN
Km2 Haiti % en Haïti
Km2 R.D.
Km2 Total
RÉGION
HYDROGRAPH.
BV Massacre
382
51%
363
745
RH du Centre
BV Artibonite
6.362
72%
2.527
8.889
RH de l´Ouest
BE Saumâtre/Enriquillo
1.031
34%
2.006
3.037
RH du Sud
BV Pedernales
166
48%
177
343
RH du Centre
TOTAL
7.941
61%
5.073
13.014
Carte 5. Bassins transfrontaliers
Carte 5. Bassins transfrontaliers
2
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
39
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1.4.
RESSOURCES EN EAU ATMOSPHÉRIQUES
L
'une des composantes du cycle de l'eau est l'atmosphère et tous les processus qui s'y
déroulent, principalement l'évaporation et les précipitations. C'est pourquoi il est important
de connaître et de quantifier ces deux processus. La méthodologie suivie pour évaluer les
précipitations et l'évaporation est expliquée en détail dans la section 2 de ce rapport.
Le résultat de l'application de cette méthodologie montre que les précipitations moyennes
tombées dans l'ensemble du pays en utilisant la base de données mondiale ajustée avec les
mesures locales (CHIRPSv2), pour la période 1981-2020 est de 1.180 mm. Le calcul pour la dernière
année (2020) est de 1 153 mm. Cette moyenne des précipitations implique que la moyenne totale
des précipitations annuelles en Haïti pour la période 1981-2020 est de 31,8 km3, et pour l'année
2020, elle était de 31,1 km3.
Pour l'évapotranspiration potentielle (ETP), le résultat obtenu est de 1.559 mm pour la période 19812020. Pour l'année 2020, la PTE était de 1580 mm. Dans le cas d'Haïti, l'ETP est supérieure aux
précipitations. Cependant, cela ne signifie pas que toute l'eau de pluie s'évapore ; pour calculer
le bilan hydrique du système, il faudrait prendre en compte l'ETR qui est toujours inférieur à l'ETP,
mais qui est plus difficile à calculer. L'utilité de l'ETP dans ce cas est limitée aux informations
qu'elle fournit sur le potentiel d'évaporation de l'ensemble du territoire haïtien.
PÉRIODE (ANNÉES)
PRÉCIPITATION MOYENNE
1981-2020
1.180 mm
ANNÉE
PRÉCIPITATION MOYENNE
2020
1.153 mm
ETP MOYENNE
1.559 mm
ETP MOYENNE
1.580 mm
Les projections climatiques seront abordées au point 2. Cependant, on peut observer que,
pour les modèles climatiques globaux ajustés au CHISRPSv2 en 2020, les précipitations sont
inférieures à la moyenne des 40 dernières années et que l'ETP est supérieure à la moyenne
des 40 dernières années. Cela signifie qu'en 2020 il y a moins de précipitations et une ETP plus
élevée que la moyenne des 40 dernières années.
Si nous considérons la division en régions hydrographiques d'Haïti, les données sont présentées
dans le tableau ci-dessous, on observe que les précipitations moyennes sont similaires dans
les régions hydrographiques du Nord, du Centre et de l'Ouest ; cependant, dans la région
hydrographique du Sud, les précipitations sont environ 25% plus élevées.
40
il y a moins de précipitations et une ETP plus élevée que la moyenne des 40 dernières années.
Si nous considérons la division en régions hydrographiques d'Haïti, les données sont présentées dans le
tableau ci-dessous, on observe que les précipitations moyennes sont similaires dans les régions
hydrographiques
du Nord, du
Centre et de
l'Ouest ; cependant,
dans la
région hydrographique du Sud, les
Tableau
13 Régions
hydrographiques
d'Haïti
Precipitations
et ETP
précipitations sont environ 25% plus élevées.
VOLUME
ANNUEL DE
VOLUME ANNUEL DE
PRÉCIPITATION
PRÉCIPITATION
PÉRIODE
PRÉCIPITATION
Tableau
13. Régions hydrographiques
d'Haïti. Precipitations et ETP
RÉGION
HYDROGRAPHIQUE
RÉGION
HYDROGRAPHIQUE
RH du
Nord
RH du
Nord
RH du Centre
RH du
Centre
RH de
l´Ouest
RH du
Sud
RH de
l´Ouest
(ANNÉES)
PÉRIODE
(ANNÉES)
1981-2020
1981-2020
1981-2020
1981-2020
1981-2020
1981-2020
1981-2020
MOYENNE
PRÉCIPITATION
MOYENNE
1.123
mmmm
1.123
1.143 mm
1.143
1.147
mmmm
1.455
mmmm
1.147
RH du Sud
1981-2020
1.455 mm
Photo 7. Tet Letang. Aquin
6,0 km3
ETP MOYENNE
ETP MOYENNE
7,810,3
km3 km3
8,6 km
7,83 km3
2
1.478
1.478mm/m
mm/m2
1.471 mm/m2
1.471mm/m
mm/m2
2
1.419
2
1.553
1.419mm/m
mm/m2
8,6 km3
1.553 mm/m2
6,0 km3
10,3 km3
Photo 7. Tet Letang. Aquin
26
1.5.
RESSOURCES EN EAU SUPERFICIELLES
L
es eaux de surface ou eaux superficielles sont constituées de toutes les masses d'eau
courantes et stagnantes qui sont en contact direct avec l'atmosphère. Pour réaliser
l'inventaire des eaux de surface, nous avons travaillé sur les informations fournies par le CNIGS
sur les cours d'eau, les étangs et les lacs.
1.5.1
COURS D´EAU
Les informations fournies par le CNIGS sur les cours d'eau comprenaient l'ensemble du réseau
de drainage du pays. Cependant, pour l'inventaire des eaux de surface courantes, nous n'avons
considéré que les cours d'eau permanents, c'est-à-dire ceux qui transportent de l'eau pendant la
majeure partie de l'année. Les cours d'eau ont été classés en fonction du bassin et de la région
hydrographique qu'ils traversent. Les cours d'eau les plus longs sont l'Artibonite avec 267 km, la
rivière Guayamouc/Canot avec 148 km et les Trois Rivières avec 129 km.
Dans la région hydrographique du Nord, 29 cours d'eau permanents ont été cartographiés et sont
répartis sur 18 bassins versants différents. La longueur totale des cours d'eau est de 827 km. Sur
les 29 cours d'eau, les trois plus importants sont : Les Trois Rivières avec 129 km de lit principal, la
Grande Rivière du Nord avec 81 km de lit principal, le Limbé avec 55 km de lit principal.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
41
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 14
Cours d'eau permanents de la RH du Nord
NOM COURS D´EAU
LONGUEUR Km
BASSIN
RÉGION
R. Jassa
18
BV Massacre
RH du Nord
R. Massacre
27
BV Massacre
RH du Nord
R. Lamatry
43
BV Massacre
RH du Nord
R. Franche/Trou du Nord
28
BV Trou du Nord
RH du Nord
R. Caracol
16
BV Grande Rivière
RH du Nord
Grande Rivière Du Nord
81
BV Grande Rivière
RH du Nord
R. Haut du Cap
35
BV Haut du Cap
RH du Nord
R. Limbé
55
BV Limbé
RH du Nord
R. Blanche
19
BV Limbé
RH du Nord
R. Canart
24
BV Massacre
RH du Nord
R. Cochon Gras
6
BV Marion
RH du Nord
R. Malféty
8
BV Marion
RH du Nord
R. Marrion
29
BV Marion
RH du Nord
R. Port Margot
21
BV Port Margot
RH du Nord
R. Du Petit Borgne
13
BV Port Margot
RH du Nord
R. Corail/Bassin Canne
10
BV Port Margot
RH du Nord
R. Petit Bourg
20
BV Petit Bourg
RH du Nord
R. Moulin
15
BV Trois Rivières
RH du Nord
R. Acul
21
BV Trois Rivières
RH du Nord
R. Les Trois Rivières
129
BV Trois Rivières
RH du Nord
R. Moustiques
46
BV Moustiques
RH du Nord
R. Lacoma
29
BV Lacoma
RH du Nord
R. Catinette
21
BV Lacoma
RH du Nord
R. Jean Rabel
22
BV Jean Rabel
RH du Nord
R. Du Môle Saint Nicolas
21
BV Môle Saint Nicolas
RH du Nord
R. De Henne
18
BV Baie Henne
RH du Nord
R. Prien
19
BV Jean Rabel
RH du Nord
R. Du Bas De Sainte Anne
7
BV Anse à Foleur
RH du Nord
TOTAL
827
Dans la région hydrographique du Centre, 25 cours d'eau permanents ont été identifiés et sont
répartis dans 9 bassins versants différents. La plupart des cours d'eau sont des affluents du fleuve
Artibonite (12 cours d'eau dans le bassin versant de l'Artibonite). La longueur totale des cours
d'eau est de 1 121 km. Parmi les 25 cours d'eau, les trois plus importants sont : le lit de l'Artibonite
avec 267 km qui est le plus long cours d'eau d'Haïti, le lit de Guayamouc/Canot avec 148 km qui
42
est un affluent de la rive droite de l'Artibonite. Et la rivière Bouyaha avec 95 km qui est un affluent
de la rive gauche de la rivière Guayamouc/Canot.
Tableau 15
Cours d'eau permanents de la RH du Centre
NOM COURS D´EAU
LONGUEUR Km
BASSIN
RÉGION
R. Anse Rouge
35
BV Anse Rouge
RH du Centre
R. Ti Port Piment/Ti Paradis
19
BV Ti Por Piment
RH du Centre
R. Colombier
33
BV Colombier
RH du Centre
R. Boyer
25
BV La Quinte
RH du Centre
R. D'Ennery
36
BV La Quinte
RH du Centre
R. La Quinte/La Branle
50
BV La Quinte
RH du Centre
R. Cabeu
28
BV l´Estère
RH du Centre
R. L´Estère
81
BV l´Estère
RH du Centre
R. Coupe à L'Inde
17
BV l´Estère
RH du Centre
R. de l´Artibonite
267
BV Artibonite
RH du Centre
R. Thomonde
73
BV Artibonite
RH du Centre
R. Hinquitte
21
BV Artibonite
RH du Centre
R. L'Atalaye
18
BV Artibonite
RH du Centre
R. Guayamouc/Canot
148
BV Artibonite
RH du Centre
R. Bouyaha
95
BV Artibonite
RH du Centre
R. Libon
35
BV Artibonite
RH du Centre
R. Mory
16
BV Artibonite
RH du Centre
R. Bouillie
20
BV Artibonite
RH du Centre
R. Tapion
12
BV Artibonite
RH du Centre
R. La Theme
24
BV Artibonite
RH du Centre
R. Onde Verde
19
BV Artibonite
RH du Centre
R. Veuve
6
BV Saint Marc
RH du Centre
R. Gobé/St. Marc
23
BV Saint Marc
RH du Centre
R. Canot
9
BV Mare Tortue
RH du Centre
R. Pierre Payen
11
BV Pierre Payen
RH du Centre
TOTAL
1.121
Dans la région hydrographique de l´Ouest, 31 cours d'eau permanents ont été identifiés, répartis
dans 28 bassins versants différents et 3 bassins endoréiques. La longueur totale des cours d'eau
est de 761 km. En général, ce sont des cours d'eau courts qui, à l'exception de la Grise et du Bainet,
ne dépassent pas 50 km de longueur. Ainsi, sur les 31 cours d'eau, les trois plus importants sont :
le lit de la Grise avec 54 km, le lit du Bainet et le lit de la Momance avec 50 km.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
43
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 16
Cours d'eau permanents de la RH de l´Ouest
NOM COURS D´EAU
LONGUEUR Km
BASSIN
RÉGION
R. Momance
50
BV Momance
RH de l´Ouest
R. Grise
54
BV Rivière Grise
RH de l´Ouest
R. Soliette
33
BE Soliette
RH de l´Ouest
R. Fonds Parisien
21
BE Saumâtre
RH de l´Ouest
R. Blanche
27
BE Saumâtre
RH de l´Ouest
R. Montrouis
37
BV Montrouis
RH de l´Ouest
R Bretelle
28
BV Bretelle
RH de l´Ouest
R. Torcelle
22
BV Torcelle
RH de l´Ouest
R. Des Matheux
16
BV Matheux
RH de l´Ouest
R. Froide
23
BV R. Froide
RH de l´Ouest
R. Bainet
54
BV Bainet
RH de l´Ouest
R. Zoranger
25
BV Bainet
RH de l´Ouest
R. Lillet
15
BV Bainet
RH de l´Ouest
R. Ti-Bras
13
BV Bainet
RH de l´Ouest
R. Canot
15
BV Fauche
RH de l´Ouest
R. Rouyonne
19
BV Rouyonne
RH de l´Ouest
R. Dufort
15
BV Dufort
RH de l´Ouest
R. Gauche
33
BV Grande Rivière de Jacmel
RH de l´Ouest
Grande Rivière de Jacmel
43
BV Grande Rivière de Jacmel
RH de l´Ouest
R. Gosseline
33
BV Grande Rivière de Jacmel
RH de l´Ouest
R. Plantils
27
BV Plantils
RH de l´Ouest
R Pichon
26
BV Pichon
RH de l´Ouest
R. Mapou
28
BE Mapou
RH de l´Ouest
R. Pedernales
43
BV Pedernales
RH de l´Ouest
R. Des Orangers
10
BV Grande Rivière de Jacmel
RH de l´Ouest
R. Blanche
14
BV Plantils
RH de l´Ouest
R. Trou Mahot
7
BV Trou Mahot
RH de l´Ouest
Petite Rivière De Jacmel
8
BV Petite R. de Jacmel
RH de l´Ouest
R. L'Ermitage
10
BV L’Ermitage
RH de l´Ouest
R. Picmi
7
Île de La Gonâve
RH de l´Ouest
R. Anse à Galets
5
Île de La Gonâve
RH de l´Ouest
TOTAL
761
44
R. Picmi
R. Anse à Galets
7
5
761
TOTAL
Île de La Gonâve
Île de La Gonâve
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
Photo 8. BE Mapou près de l´embouchure
Photo 8. BE Mapou près de l´embouchure
Dans
région
hydrographique
du sud,
cours32d'eau
permanents
ont été identifiés,
quiidentifiés,
sont répartis
27
Dansla la
région
hydrographique
du32sud,
cours
d'eau permanents
ont été
quisur
sont
bassins versants différents. La longueur totale des cours d'eau est de 855 km, et avec la région
répartis sur 27centrale,
bassins elle
versants
différents.
La longueur
totale
des cours
de 855
km, les
et
hydrographique
constitue
la plus grande
longueur
de cours
d'eau. d'eau
Sur lesest
32 cours
d'eau,
avec
la région
hydrographique
centrale,
constitue
la 93
plus
grande
longueur
cours
d'eau.
trois
plus
importantes sont
: le cours d'eau
de laelle
Grand
Anse avec
km, le
cours d'eau
des de
Côtes
de Fer
avec
56
km,
et le
desles
Côtes
deplus
Fer avec 56
km. et le
lit: de
rivière
Des de
Roseaux
avec 47
km.avec 93
Sur
les
32cours
coursd'eau
d'eau,
trois
importantes
sont
le la
cours
d'eau
la Grand
Anse
km, le cours d'eau des Côtes de Fer avec 56 km, et le cours d'eau des Côtes de Fer avec 56 km.
Tableau 17. Cours d'eau permanents de la RH du Sud
et le lit de la rivière Des Roseaux
avec 47 km.
NOM COURS D´EAU
LONGUEUR Km
BASSIN
R. Bras Droite
38 BV Grand´Anse
Tableau
17 Cours d'eau permanents de la RH
Sud
R. Grand'Anse
93 du
BV Grand´Anse
R. Les Anglais
21 BV Les Anglais
R. Port à Piment
19 BV Port à Piment
LONGUEUR34KmBV Chantal
BASSIN
R. NOM
Chantal COURS D´EAU
R. AculDroite
35 BV Acul
R. Bras
38
BV Grand´Anse
R. Grande Ravine du Sud
46 BV Grande Ravine du Sud
R. Grand'Anse
93
BV Grand´Anse
R. Cavaillon
54 BV Cavaillon
Islet
24 BV Islet
R. R.
Les
Anglais
21
BV Les Anglais
R. Vieux Bourg D´Aquin
17 BV Vieux Bourg d´Aquin
R. Port à Piment
19
BV Port à Piment
R. Côtes de Fer
56 BV Côtes de Fer
R. R. Des
Chantal
34
Chantal
Baradères
19 BV BV
Baradères
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RÉGION
RÉGION
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
R. Acul
35
BV Acul
RH du Sud
R. Grande Ravine du Sud
46
BV Grande Ravine du Sud
RH du Sud
R. Cavaillon
54
BV Cavaillon
RH du Sud
R. Islet
24
BV Islet
RH du Sud
R. Vieux Bourg D´Aquin
17
BV Vieux Bourg d´Aquin
RH du Sud
R. Côtes de Fer
56
BV Côtes de Fer
RH du Sud
R. Des Baradères
19
BV Baradères
RH du Sud
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
45
29
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
R. Pins
5
BV Grande Rivière de Nippes
RH du Sud
R. Dose
20
BV Grande Rivière de Nippes
RH du Sud
R. Serpente
31
BV Grande Rivière de Nippes
RH du Sud
R. Colongesse
33
BV Grande Rivière de Nippes
RH du Sud
Grde Rivière de Nippes
35
BV Grande Rivière de Nippes
RH du Sud
R. Voldrogue
52
BV Voldrogue
RH du Sud
NOM COURS D´EAU
R. des Roseaux
R. Pins
R. R. Dose
Voldrogue
R. Serpente
R. des
Roseaux
R. Colongesse
R. Citron
Grde Rivière de Nippes
R. Voldrogue
R. des
Abricots
R. des Roseaux
R. Caïman
R. Citron
R. R.
Bonbon
des Abricots
R. Caïman
R. Froide
R. Bonbon
R. De
Tiburon
R. Froide
R.
De
Tiburon
R. Mombin
R. Mombin
R. R
Baret
Baret
Guinaudée/Duranton
R. R.
Guinaudée/Duranton
R. Brossard
R. Brossard
R. Millionnaire
R. R. Mulet
Millionnaire
R. De Dame - Marie
R. Mulet
R. De Dame - Marie
TOTAL
47 LONGUEUR Km
5
52
20
31
27
33
12
35
52
11
47
6
12
13
11
6
8
13
19
8
19
19
19
11
11
21
21
13
13
14
11
14
18
11
TOTAL
855
18
BASSIN
RÉGION
BV Roseaux
RH du Sud
BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud
Grande
Rivière
de RH
Jacmel
RH du Sud
BV BV
Grande
Rivière de
Nippes
du Sud
BV Grande
Rivière
de
Nippes
RH
du
Sud
BV Plantils
RH du Sud
BV Grande Rivière de Nippes RH du Sud
BV Vieux
Bourg
d´AquinRH du Sud
RH du Sud
BV Grande
Rivière
de Nippes
BV Voldrogue
RH du Sud
BV Abricots
RH du Sud
BV Roseaux
RH du Sud
BV Caïman Vignes
RH du Sud
BV Vieux Bourg d´Aquin
RH du Sud
Bonbon
RH du Sud
BV BV
Abricots
RH du Sud
BV Caïman Vignes
RH du Sud
BV Froide
RH du Sud
BV Bonbon
RH du Sud
Tiburon
RH du Sud
BV BV
Froide
RH du Sud
BV Tiburon
RH
du
Sud
BV Mombin
RH du Sud
BV Mombin
RH du Sud
RH du Sud
BV BV
BaretBaret
RH du Sud
BV BV
Duranton
RH du Sud
Duranton
RH du Sud
BV Brossard
RH du Sud
BV Brossard
RH du Sud
BV Millonnaire
RH du Sud
BV BV
Mulet
RH du Sud
Millonnaire
RH du Sud
BV Dame Marie
RH du Sud
BV Mulet
RH du Sud
BV Dame Marie
RH du Sud
855
Photo 9. Rivière Voldrogue. Explotation de sable
46
Photo 9. Rivière Voldrogue. Explotation de sable
Carte 6. Cours permanents, étangs et lacs
Carte 6. Cours permanents, étangs et lacs
1.5.2
31
LACS ET ÉTANGS
L
'inventaire des lacs et étangs d'Haïti est basé sur les informations SIG fournies par le CNIGS
dans la couche de la surface de l'eau et aussi dans la couche de l'occupation du sol (CNIGS,
1998) ; de cette dernière couche, l'attribut plan d'eau a été sélectionné. Ces informations
cartographiques ont été vérifiées et confirmées en utilisant l'orthophoto 2015 et Google Earth.
Les feuilles au 1:50 000 de l'Institut géographique haïtien ont également été consultées.
Quarante-sept lacs et étangs ont été identifiés en Haïti avec différentes superficies, le tableau
suivant indique le nom, la superficie et la région hydrographique dans laquelle ils sont distribués.
Dans la colonne des noms, certains sont en couleur bleue, c'est parce qu'il s'agit de lacs qui n'ont
pas de nom attribué dans l'information fournie, ni sur les cartes 1:50,000 de l'Institut Géographique
d'Haïti. Ils ont donc été nommés selon la toponymie la plus proche de l'étang.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
47
le
nom, lanisuperficie
et la région
hydrographique
laquelle ilsd'Haïti.
sont distribués.
Dansété
la colonne
desselon
noms,
fournie,
sur les cartes
1:50,000
de l'Institut dans
Géographique
Ils ont donc
nommés
la
certains
sont
en
couleur
bleue,
c'est
parce
qu'il
s'agit
de
lacs
qui
n'ont
pas
de
nom
attribué
dans
l'information
toponymie
la
plus
proche
de
l'étang.
Programmenides
Nations
Unies pour
le Développement
/ PNUDGéographique d'Haïti. Ils ont donc été nommés selon la
fournie,
sur
les cartes
1:50,000
de l'Institut
toponymie la plus proche de l'étang.
Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera
Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera
Photo 10. Trou Caiman. Flamands. Photo de Antonio Perera
Sur l'ensemble des lacs et des étangs, 18 715 hectares (187 km2) sont occupés. Parmi eux, l'étang Saumâtre
Sur l'ensemble des lacs et des étangs, 218 715 hectares (187 km2) sont occupés. Parmi eux, l'étang
se distingue avec 11 579 hectares (116 km ). Il s'agit du plus important
plan d'eau intérieur et il représente
2
) Ilsont
occupés.
Parmi
l'étang
Saumâtre
Sur
l'ensemble
des
lacs totale
et des
étangs,
18
hectares
(187
kmbassin
Saumâtre
distingue
avec
11 579
hectares
(116
km2).
s'agit
important
plan
62 %
de la se
superficie
de
tous
les715
lacs
et
étangs.
Ce
est
ledu
lacplus
qui
se eux,
forme
dans
le d'eau
bassin
2
se
distingue
avec
11
579
hectares
(116
km
).
Il
s'agit
du
plus
important
plan
d'eau
intérieur
et
il
représente
intérieur
et il
représentet 62
% une
de la
superficie
de tous les
lacs et étangs. Ce bassin est le
endoréique
de Saumâtre
qui a
continuité
en totale
République
Dominicaine.
62 % de la superficie totale de tous les lacs et étangs. Ce bassin est le lac qui se forme dans le bassin
lac qui se forme
dans le
bassin
SaumâtreDominicaine.
et qui a une continuité en République
endoréique
de Saumâtre
et qui
a uneendoréique
continuité endeRépublique
Dominicaine.
Photo 11. Tet letang. Aquin
Photo 11. Tet letang. Aquin
Photo 11. Tet letang. Aquin
Ensuite, le lac de Péligre, qui couvre 3 245 hectares et représente 17 % de la superficie totale. Le lac de
Péligre est un lac artificiel formé par le barrage de Péligre construit sur le cours de la rivière Artibonite. Le
Ensuite,lelelaclac
Péligre,
couvre
245 et
hectares
et 17 %
représente
de la
superficie
totale.
Ensuite,
dede
Péligre,
qui qui
couvre 3
245 3
hectares
représente
de la 17 %
superficie
totale.
Le lac de
troisième plus grand lac est le lac Miragoâne, qui couvre une superficie de 1 087 hectares.
Péligre
lac artificiel
le barrage
Péligre
construit
cours de
la rivière
Artibonite.
Le la
Le
lac est
de un
Péligre
est unformé
lac par
artificiel
forméde
par
le barrage
desur le
Péligre
construit
sur le
cours de
troisième plus grand lac est le lac Miragoâne, qui couvre une superficie de 1 087 hectares.
rivière Artibonite. Le troisième plus grand lac est le lac Miragoâne, qui couvre une superficie de
1 087 hectares.
32
32
48
Tableau 18
Lacs et étangs
NOM
ha
RÉGION
E. Saumâtre
11.579
RH de l´Ouest
Lac De Péligre
3.245
RH du Centre
E. de Miragoâne
1.087
RH du Sud
Trou Caiman
454
RH de l´Ouest
Trou Caiman
375
RH du Sud
Lagon Aux Boeufs
342
RH du Nord
E. La Saline
226
RH du Nord
E. Pointe Pierrot
194
RH de l´Ouest
E. Barthold
177
Artibonite
Petit E. de Miragoâne
128
RH du Sud
Lagon Chien
97
RH du Centre
E. Rivière Salée
78
RH du Nord
E. Richard
75
RH du Centre
Grand Lagon
70
RH de l´Ouest
E. Lachaux
66
RH du Sud
E. Bois Neuf
58
RH du Centre
E. Laborde
55
RH du Centre
E. Mapou
55
RH de l´Ouest
E. Pointe Sable
35
RH du Centre
E. Trou Vasseux
31
RH du Nord
Lagon Petit Paradis
31
RH du Centre
E. Port à L´Ecu
29
RH du Nord
E. You
25
RH du Sud
E. Nan Contrée
24
RH du Nord
E. Grand L´islet
22
RH du Centre
E. Ladimette
21
RH du Sud
Timil Faché
20
RH du Sud
E. Douat
17
RH du Sud
E. Au Parc
16
RH de l´Ouest
E. Chic Kata
13
RH de l´Ouest
E.Chadonette
9
RH de l´Ouest
Lagon La Ville
8
RH de l´Ouest
Trou King
8
RH du Sud
E. Anse à Veau
8
RH de l´Ouest
E. Simon
6
RH du Sud
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
49
Trou Caiman
454 RH de l´Ouest
Tet L´Etang
375 RH du Sud
Lagon
Boeufs
342 RH du/Nord
Programme
desAux
Nations
Unies pour le Développement
PNUD
E. La Saline
226 RH du Nord
E. Pointe Pierrot
194 RH de l´Ouest
E. Barthold
177 Artibonite
E. Grande
Pointe
Petit E.
de Miragoâne
128 RH du Sud
Lagon Chien
97 RH du Centre
E. Bossier
E. Rivière Salée
78 RH du Nord
E. Flangieux
E. Richard
75 RH du Centre
Grand Lagon
70 RH de l´Ouest
E. Mouillage
Anglais
E. Lachaux
66 RH du Sud
E. Etroit
E. Bois Neuf
58 RH du Centre
E.
Maisonneuve
E.
Laborde
55 RH du Sud
E.
Mapou
55
RH de l´Ouest
E. Lafito
E. Pointe Sable
35 RH du Centre
St.
Georges
E.
Trou Vasseux
31 RH du Nord
Lagon
Petit
Paradis
31 RH du Centre
E. Celina
E. Port à L´Ecu
29 RH du Nord
E. DucE. You
25 RH du Sud
E.
Nan
Contrée
24
RH du Nord
E. Aux Palmistes
E. Merlette
Photo 12. Étang Laborde. Sud
1
E. Douat
17
E. Au Parc
16
E. Chic Kata
13
E.Chadonette
9
Lagon La Ville
8
Trou King
8
E. Anse à RH
Veaudu Nord
8
E. Simon RH de l´Ouest 6
E. Grande Pointe
6
RH du Sud
E. Bossier
5
E. Flangieux
4
RH du Nord
E. Mouillage Anglais
3
RH du Sud
E. Etroit
2
RH du Sud
E. Maisonneuve
2
E. Lafito RH du Sud
2
St. Georges
2
E. Celina RH du Sud
2
E. Duc RH du Sud
1
E. Aux Palmistes
1
RH du Sud
E. Merlette
1
1
RH du Sud
1
RH du Sud
6
5
4
3
2
2
2
2
2
RH du Sud
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH du Sud
RH de l´Ouest
RH du Sud
RH du Nord
RH de l´Ouest
RH du Sud
RH du Nord
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
RH du Sud
Photo 12. Étang Laborde. Sud
1.6. RESSOURCES EN EAU SOUTERRAINES
1.6.
RESSOURCES EN EAU SOUTERRAINES
L'un des grands déficits d'information en matière de ressources en eau concerne les ressources en eaux
L'un des grands déficits d'information en matière de ressources en eau concerne les ressources
souterraines. Ainsi, il n'existe pratiquement aucune étude qui traite des ressources en eaux souterraines en
en eaux souterraines.
Ainsi, il n'existe
pratiquement
aucune
étude qui d'Haïti
traite (PNUD-MARNDR,
des ressources
profondeur.
La source d'information
la plus importante
est la carte
hydrogéologique
1990),
établie
à une échelle
1 :250,000 etLaquisource
divise led'information
pays en unitéslahydrogéologiques
enest
fonction
des
en eaux
souterraines
endeprofondeur.
plus importante
la carte
matériaux
qui affleurent
en surface.
La carte ne traite
pas
de la géométrie
des aquifères
et différencie
peine
hydrogéologique
d'Haïti
(PNUD-MARNDR,
1990),
établie
à une échelle
de 1 :250,000
et quiàdivise
les unités lithologiques en fonction de leur perméabilité. Par conséquent, une première conclusion de cette
le paysserait
en unités
hydrogéologiques
en fonction
des
matériaux qui approfondie
affleurent en
surface.
La carte
section
le besoin
urgent d'entreprendre
une étude
hydrogéologique
d'Haïti
afin d'évaluer
neressources
traite pasendeau
lasouterraine
géométrieetdes
et différencie
à peine les unités lithologiques en
les
leuraquifères
comportement
hydrogéologique.
fonction de leur perméabilité. Par conséquent, une première conclusion de cette section serait le
1.6.1
CARTE
HYDROGÉOLOGIQUE
D´HAITI
besoin
urgent
d'entreprendre une
étude hydrogéologique approfondie d'Haïti afin d'évaluer les
ressources en eau souterraine et leur comportement hydrogéologique.
La carte hydrogéologique d'Haïti différencie neuf unités selon la lithologie, la structure géologique et la
perméabilité. Ainsi, il distingue trois types de formations :
1.6.1
CARTE HYDROGÉOLOGIQUE D´HAITI
La carte hydrogéologique d'Haïti différencie neuf unités selon la lithologie, la structure géologique
et la perméabilité. Ainsi, il distingue trois types de formations :
33
50
♦♦ Les aquifères continus qui comprennent les aquifères d'origine alluviale et différencient
trois typesd'aquifères : aquifères alluviaux à nappe libre, zones alluviales plus productives
et aquifèresalluviaux à nappe en partie captive semi perméable.
♦♦ Les aquifères discontinus qui comprennent les aquifères carbonatés se distinguant
par quatretypes : les aquifères karstiques, les aquifères carbonatés avec intercalations
marneuses, lesaquifères carbonatés avec fissures et cloisonnements et les aquifères
carbonatés avec fissures et perméables.
♦♦ Non-aquifères différenciant deux types de formations : les formations sédimentaires de
faible perméabilité et les formations cristallines.
Tableau 19 Formations aquifères
FORMATION
SUPERFICIE
(Km2)
%
SUPERFICIE
Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture semiperméable, localement artésienne
289
1%
Aquifères alluviaux à nappe libre
3.813
14%
Zones alluviales plus productives (plus perméables et/ou plus puissantes)
352
1%
Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifs
2.701
10%
Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à productivité variée
5.291
19%
Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables: calcaires
récifaux quaternaires. Localement sans nappe permanente dans des
zones à substratum trop élevé. Faciès argileux peu perméables locaux
au Nord. Sources nombreuses aux limites.
1.687
6%
Aquifères karstiques. Calcaires paléocènes et éocènes principalement,
ou crétacés (Sud) et miocènes inferieurs (Plateau Central, Chaîne des
Matheux). Eau souterraine difficilement accessible (niveaux profonds).
Sources à débit élevé.
4.979
18%
Formations cristallines : roches éruptives intrusives, volcanosédimentaires ou métamorphiques (dont le flysch et schistes du Crétacé
supérieur du Plateau Central). Sources de faible débit et productivité
minime très locale possible en fonction de la fracturation.
4.704
17%
Formations sédimentaires de faible perméabilité : argiles, marnes,
mollasses argileuses principalement miocènes ou pliocènes
3.452
13%
Les trois types d'aquifères alluviaux se développent dans les plaines alluviales côtières et dans
les systèmes alluviaux des principales rivières haïtiennes et affleurent sur 16% de la surface
du pays. Ils sont principalement composés d'aquifères de nappes libres dont la lithologie est
constituée de matériaux détritiques, principalement des argiles, des sables et des graviers. La
zone d'alimentation est la totalité de la surface de l'aquifère.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
51
détritiques, principalement des argiles, des sables et des graviers. La zone d'alimentation est la totalité de la
surface de l'aquifère.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Photo 13. Plaine de la rivière Millionnaire
Photo 13. Plaine de la rivière Millionnaire
Les
alluviaux
sontsont
principalement
situéssitués
dans :dans :
Lesaquifères
aquifères
alluviaux
principalement
La
La région
région hydrographique
sudsud
: plaine
des des
Cayes,
plaineplaine
de Cavaillon,
plaine d'Aquin,
des
♦♦
hydrographique
: plaine
Cayes,
de Cavaillon,
plaine plaine
d'Aquin,
Baradères/Anse
à Veau et plaine
de Miragoâne/Petit
Goâve.
plaine
des Baradères/Anse
à Veau
et plaine de Miragoâne/Petit
Goâve.
La région hydrographique ouest : plaine de Jacmel/Cayes, plaine de Marigot, plaine de Mapou,
♦♦ La
région
hydrographique
plaine de
Jacmel/Cayes,
de Marigot, plaine de
plaine
de Léogâne,
plaine de ouest :
Port-au-Prince,
plaine de la
côte des plaine
Arcadins.
Mapou, plaine de Léogâne, plaine de Port-au-Prince, plaine de la côte des Arcadins.
34
♦♦ La région hydrographique centrale : plaine du Montrouis/Saint Marc, plaine du fleuve
Artibonite,plaine des Gonaïves et plaine d'Anse Rouge.
♦♦ La région hydrographique du Nord : plaine de Jean Rabel/Port de Paix/St. Louis du Nord,
plaine de Limbé, plaine du Cap-Haïtien/Caracol/Fort Liberté.
Les aquifères carbonatés se caractérisent par le fait qu'ils sont formés de roches carbonatées,
principalement des calcaires et des marnes, et affleurent sur 53% de la surface d'Haïti. Comme
indiqué dans les paragraphes précédents, la carte hydrogéologique d'Haïti les classe en quatre
types selon leur composition, leur disposition, leur fracturation et leur degré de dissolution.
Ainsi, elle les divise en :
♦♦ Aquifères carbonatés à intercalations marneuses : ils sont présents dans 10% de Haïti.
Ils sont principalement répartis dans la zone côtière d'Abricot, à Port Salut/St. Jean du
Sud, dans la zone orientale d'Aquin, au sud du Petit Trou de Nippes, au sud de Bainet, à
Marigot, dans la zone de contact du Massif de la Hotte et du Massif de la Selle, à Portau-Prince, dans des affleurements épars dans les montagnes de Trou d'Eau, dans la
zone nord de la chaîne des Matheux, dans la zone sud-est et nord-ouest du massif nord.
♦♦ Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés : ils sont présents sur 19% de la surface
d'Haïti. Ils sont répartis sur l'ensemble du massif de la Hotte à l'exception de la partie
centre-est, du nord du massif de la Selle, de l'axe central de la chaîne des Matheux, de
la partie centre-sud des Montagnes Noires et de la partie axiale de la péninsule nord.
♦♦ Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables : ils sont présents sur 6% de
la surface d'Haïti. Ils sont répartis sur l'île de Grande Cayemite, au nord de la baie de
52
contact du Massif de la Hotte et du Massif de la Selle, à Port-au-Prince, dans des affleurements
épars dans les montagnes de Trou d'Eau, dans la zone nord de la chaîne des Matheux, dans la zone
sud-est et nord-ouest du massif nord.
Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés : ils sont présents sur 19% de la surface d'Haïti. Ils sont
répartis sur l'ensemble du massif de la Hotte à l'exception de la partie centre-est, du nord du massif
Baradères, dans la zone côtière d'Aquin à Bainet, dans la zone côtière de Belle Anse,
de la Selle, de l'axe central de la chaîne des Matheux, de la partie centre-sud des Montagnes Noires
dans
zone côtière
à Pitres,
et de la
la partie
axiale ded'Anse
la péninsule
nord.dans la zone nord-est du massif de la Selle, dans la
moitié
Aquifères
carbonatés
fissurés
poreux très
perméables
sont
présents
sur 6%
surface
orientale
de l'île
de laetGonâve,
dans la
baie de: ils
Saint
Marc,
à l'ouest
dede
la la
Gonâve,
d'Haïti.
Ils
sont
répartis
sur
l'île
de
Grande
Cayemite,
au
nord
de
la
baie
de
Baradères,
dans
la zone
dans la moitié occidentale de la péninsule Nord, sur l'île de la Tortue et dans le nord
de
côtière d'Aquin à Bainet, dans la zone côtière de Belle Anse, dans la zone côtière d'Anse à Pitres,
la baie de Fort Liberté.
dans la zone nord-est du massif de la Selle, dans la moitié orientale de l'île de la Gonâve, dans la
baie de Saint
Marc, à l'ouest
de laprésents
Gonâve, dans
la moitié
occidentale
de la péninsule
Nord, sur
l'île
♦♦ Aquifères
karstiques
: Ils sont
sur 18%
du territoire
haïtien.
Ils sont répartis
dans
de la Tortue et dans le nord de la baie de Fort Liberté.
la partie centre-est du massif de la Hotte, dans la moitié sud du massif de la Selle, dans
Aquifères karstiques : Ils sont présents sur 18% du territoire haïtien. Ils sont répartis dans la partie
l'axe
central
la chaîne
des Matheux,
danssud
la du
moitié
est
l'île de
la Gonâve,
dans
centre-est
du de
massif
de la Hotte,
dans la moitié
massif
dede
la Selle,
dans
l'axe central
de la
la
chaîne des
Matheux,
dans la
moitié est de
l'île de
Gonâve,
sud et
est des
Montagnes
partie
sud et
est des
Montagnes
Noires
etladans
la dans
partiela partie
extrême
ouest
du massif
du
Noires et dans la partie extrême ouest du massif du Nord.
Nord.
Photo 14. Source Pichon
Photo 14. Source Pichon
35
Les formations cristallines sont constituées de roches éruptives intrusives, volcano-sédimentaires
ou métamorphiques (dont les flyschs et schistes du Crétacé supérieur du Plateau Central). Ils sont
présents sur 17% de la surface d'Haïti. Ils sont principalement répartis dans l'extrémité sud-ouest
du Massif de la Hotte, dans la zone axiale occidentale du Massif de la Selle, dans l'ensemble du
Massif du Nord à l'exception de l'extrémité occidentale.
Les formations sédimentaires de faible perméabilité sont constituées principalement de mudstones
du Miocène ou du Pliocène, de marnes, de mollasses argileuses. Ils sont présents sur 13% du
territoire haïtien. Ils sont répartis principalement au sud et au nord de la chaîne des Matheux,
dans la moitié orientale du plateau central et dans la moitié orientale de la péninsule nord.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
53
Miocène ou du Pliocène, de marnes, de mollasses argileuses. Ils sont présents sur 13% du territoire haïtien.
Ils sont répartis principalement au sud et au nord de la chaîne des Matheux, dans la moitié orientale du
Programme des
Nations
Unieslapour
le Développement
/ la
PNUD
plateau
central
et dans
moitié
orientale de
péninsule nord.
En plus de la carte hydrogéologique d'Haïti, il existe quelques études/articles scientifiques sur l'aquifère de
En plus de la carte hydrogéologique d'Haïti, il existe quelques études/articles scientifiques sur
Cul de Sac. Cet aquifère a suscité plus d'intérêt car il alimente en eau une partie de la population de la zone
l'aquifère de Cul
Sac. Cet aquifère
a suscité
d'intérêt
carlail géométrie
alimente en
une partie
métropolitaine
de de
Port-au-Prince.
L'évolution
de la plus
qualité
de l'eau,
de eau
l'aquifère
et sa
piézométrie
ont étéde la
étudiées.
de la
population
zone métropolitaine de Port-au-Prince. L'évolution de la qualité de l'eau, la
géométrie de l'aquifère et sa piézométrie ont été étudiées.
Photo 15. Bassin Bleu. Petite Rivière de Jacmel
Photo 15. Bassin Bleu. Petite Rivière de Jacmel
1.6.2 ZONES DE RECHARGE HYDRIQUE
1.6.2
ZONES DE RECHARGE HYDRIQUE
La recharge des aquifères se fait de deux manières, par infiltration directe de l'eau de pluie ou par infiltration
La recharge des aquifères se fait de deux manières, par infiltration directe de l'eau de pluie ou
de l'eau contenue dans une masse d'eau, qu'il s'agisse d'une rivière, d'un lac, d'un étang ou de tout autre
par
infiltration
l'eau
une de
masse
d'eau,enqu'il
s'agisse
rivière,
lac, d'un
type de
masse de
d'eau.
Afincontenue
d'identifierdans
les zones
recharge
eau, le
type d'une
d'aquifère,
les d'un
caractéristiques
lithologiques
structurelles
affleurent
surface ont
pris de
en compte.
étang
ou de et
tout autre
typedes
deroches
massequi
d'eau.
Afin en
d'identifier
lesété
zones
recharge en eau, le type
d'aquifère, les caractéristiques lithologiques et structurelles des roches qui affleurent en surface
Ainsi, dans le cas des aquifères alluviaux, en raison de leurs caractéristiques lithologiques et de nappe libre,
ont été pris en compte.
il a été considéré que toute la surface de l'aquifère est susceptible de produire la recharge en eau de
l'aquifère.
Parle conséquent,
toute la alluviaux,
surface d'affleurement
aquifères
alluviaux serait
une zone et
de
Ainsi, dans
cas des aquifères
en raison dedes
leurs
caractéristiques
lithologiques
recharge.
de nappe libre, il a été considéré que toute la surface de l'aquifère est susceptible de produire
la recharge en eau de l'aquifère. Par conséquent, toute la surface d'affleurement des aquifères
alluviaux serait une zone de recharge.
36
En ce qui concerne les aquifères carbonatés, on a considéré que la capacité de recharge varie en
fonction de la perméabilité des roches carbonatées, donc plus elles sont fracturées et fissurées,
plus la capacité d'infiltration de l'eau est grande. De même, lorsque les roches présentent des
54
phénomènes de karstification, la capacité d'infiltration est d'autant plus grande. En ce sens, les
aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productives ont été considérés comme
des zones de recharge mais pas aussi évidentes que le reste des aquifères carbonatés car rien
n'indique qu'ils soient fissurés ou fracturés et les niveaux marneux peuvent entraver l'infiltration.
Enfin, les formations cristallines et sédimentaires ont été considérées comme peu favorables à
l'infiltration de l'eau, elles ont donc été cartographiées comme des zones où la recharge ne se
produit pas.
Le tableau suivant montre les différentes zones de recharge.
Tableau 20 Zones de recharge
FORMATION
SUPERFICIE
%
RECHARGE
(Km2)
SUPERFICIE
Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une
couverture semiperméable, localement artésienne
289
1%
Aquifères alluviaux à nappe libre
3.813
14%
Zones alluviales plus productives (plus perméables et/ou
plus puissantes)
352
1%
2.701
10%
Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à productivité
variée
5.291
19%
Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables:
calcaires récifaux quaternaires. Localement sans nappe
permanente dans des zones à substratum trop élevé.
Faciès argileux peu perméables locaux au Nord. Sources
nombreuses aux limites.
1.687
6%
Aquifères karstiques. Calcaires paléocènes et éocènes
principalement, ou crétacés (Sud) et miocènes inferieurs
(Plateau Central, Chaîne des Matheux). Eau souterraine
difficilement accessible (niveaux profonds). Sources à
débit élevé.
4.979
Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu
productifs
ZONE DE
RECHARGE
ZONE DE
RECHARGE
MOYENNE
ZONE DE
RECHARGE
18%
Formations cristallines : roches éruptives intrusives,
volcano-sédimentaires ou métamorphiques (dont le
flysch et schistes du Crétacé supérieur du Plateau
Central). Sources de faible débit et productivité minime
très locale possible en fonction de la fracturation.
4.704
17%
ZONE
DE NON
RECHARGE
Formations sédimentaires de faible perméabilité : argiles,
marnes, mollasses argileuses principalement miocènes ou
pliocènes
3.452
13%
ZONE
DE NON
RECHARGE
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
55
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Carte 7
Carte 7. Carte hydrogéologique d´Haïti. (PNUD-MARNDR 1990)
Carte hydrogéologique d´Haïti. (PNUD-MARNDR 1990)
38
56
Carte 8. Zones de Recharge hydrique
Carte 8. Zones de Recharge hydrique
39
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
57
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
1.6.3
INVENTAIRE DES POINTS D´EAU
L
es inventaires des points d'eau de la carte hydrogéologique d'Haïti (PNUD-MARNDR, 1990),
cartographie
sources,
1.6.3qui
INVENTAIRE
DES les
POINTS
D´EAUles forages et les puits au niveau national, ont été analysés. En
outre, les inventaires des points d'eau réalisés par le PNUD en 2010 dans les départements du
Les
inventaires
pointsdans
d'eauledecadre
la carte
d'Haïtiet(PNUD-MARNDR,
1990),
qui cartographie
Sud-Est
et dudes
Centre
duhydrogéologique
projet Eau Potable
Assainissement
ont également
été
les sources, les forages et les puits au niveau national, ont été analysés. En outre, les inventaires des points
analysés, dans lesquels les sources et les puits ont été cartographiés ; ce projet a été financé
d'eau réalisés par le PNUD en 2010 dans les départements du Sud-Est et du Centre dans le cadre du projet
par Potable
l'Agence
de ont
Coopération
Internationale
pour
le Développement
Eau
et Espagnole
Assainissement
également été
analysés, dans
lesquels
les sources et les(AECID).
puits ontLes
été
cartographiés ; ce
projet
financé
l'Agence
Espagnole
Coopération
Internationale
pour le
inventaires
réalisés
par aleété
PNUD
en par
2013 dans
le cadre
du de
projet
Réduction de la
vulnérabilité
Développement
(AECID).
inventaires réalisés
le PNUD en 2013
cadrelequel
du projet
des populations
et desLes
infrastructures
danspar
le département
dudans
Sud,ledans
lesRéduction
sources de
et
la vulnérabilité des populations et des infrastructures dans le département du Sud, dans lequel les sources
les puits du département du Sud ont été cartographiés, ont également été analysés ; ce projet
et les puits du département du Sud ont été cartographiés, ont également été analysés ; ce projet a été financé
a
par lenorvégien.
gouvernement norvégien.
parété
le financé
gouvernement
1.6.3.1 1.6.3.1
INVENTAIRE CARTE
HYDROGÉOLOGIQUE
(PNUD-MARNDR, 1990)
INVENTAIRE
CARTE HYDROGÉOLOGIQUE
(PNUD-MARNDR, 1990)
Jusqu'àla la
date
de livraison
ce livrable
2, les
ceseuls
sontinventaires
les seuls de
inventaires
dedont
points
d'eau
dont
Jusqu'à
date
de livraison
de cede
livrable
2, ce sont
points d'eau
nous
disposons.
nous
et à mesure
quenous
d'autres
institutions
nous sur
fourniront
des données
les
Au
fur disposons.
et à mesure Au
quefur
d'autres
institutions
fourniront
des données
les inventaires
de pointssur
d'eau,
nous
les intégrerons
de manière
pratique,
à la fois sous de
forme
de tableau
et sous
si
inventaires
de points
d'eau, nous
les intégrerons
manière
pratique,
à forme
la foiscartographique
sous forme de
possible.
tableau et sous forme cartographique si possible.
Photo 16. Puit sur la route Aquin/Côte de Fer
Photo 16. Puit sur la route Aquin/Côte de Fer
La carte hydrogéologique comprend la cartographie de 1.374 points d'eau dont 911 correspondent à des
58 352 à des forages et 111 à des puits. Les trois tableaux suivants analysent chacun de ces trois types
sources,
de points d'eau, c'est-à-dire les sources, les forages et les puits, et le type d'aquifère dans lequel ils se
La carte hydrogéologique comprend la cartographie de 1.374 points d'eau dont 911 correspondent
à des sources, 352 à des forages et 111 à des puits. Les trois tableaux suivants analysent chacun
de ces trois types de points d'eau, c'est-à-dire les sources, les forages et les puits, et le type
d'aquifère dans lequel ils se trouvent. Au sein des sources, la carte distingue les sources, les
sources captées, les regroupements de sources et les sources d'eau salée. Au sein des forages,
la carte différencie les forages et les regroupements de forages. Au sein des puits, la carte
distingue les puits, les regroupements de puits et les puits d'eau salée. Le fait de représenter un
groupe de sources, de forages ou de puits en un seul point s'explique par le fait que la carte a
une échelle de 1 :250.000, ce qui ne permet pas de différencier les points d'eau très proches car
chaque millimètre de la carte représente 250 m. en réalité.
Tableau 21
Points d´eau
FORMATION
NOMBRE
Sources
577
Source captée
220
Sources salées
97
Forages
17
Groupe de forages
255
Puits
97
Groupe de puits
71
Puits salés
32
TOTAL
1.374
Le tableau suivant montre la localisation de chaque point d'eau par rapport à la formation dans
laquelle il se trouve. La colonne "% surface" indique le % de la surface occupée par chacune des
formations hydriques par rapport à l'ensemble du pays. Les trois autres colonnes montrent le
pourcentage de sources, de forages et de puits qui sont situés dans chacune de ces formations.
De toutes les données présentées dans le tableau, il faut noter que les sources sont réparties
de façon plus ou moins homogène dans toutes les formations, bien qu'il soit intéressant de
noter que 24% des sources sont situées dans les Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés.
En ce qui concerne les forages, il faut noter que 47% d'entre eux sont situés dans les Aquifères
alluviaux à nappe libre ainsi que 61% des puits. Il serait intéressant d'améliorer les connaissances
hydrogéologiques d'Haïti car il est probable qu'il existe un fort potentiel de ressources en eau
qui pourraient améliorer les conditions de vie de la population ainsi que les activités productives.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
59
hydrogéologiques d'Haïti car il est probable qu'il existe un fort potentiel de ressources en eau qui pourraient
améliorer les conditions de vie de la population ainsi que les activités productives.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Photo 17. Source dans la rivière Ermitagne
Photo 17. Source dans la rivière Ermitagne
Tableau 22. Distribution des points d´eau en fonction de la formation géologique
FORMATION
%
SUPERFICIE
%
SOURCES
%
FORAGES
Tableau 22 Distribution
des points d´eau en fonction
de
la
formation
géologique
% PUITS
7%
0%
Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture
1%
3%
semi-perméable
Aquifères alluviaux à nappe libre
14%
%
% 11%
Zones alluviales plus productives
1%
2%
BASSIN
Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifsSUPERFICIE10%SOURCES
15%
%47%
9%
FORAGES
4%
61%
%
7%
PUITS
4%
Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous
une couverture semi-perméable
1%
3%
7%
0%
41
Aquifères alluviaux à nappe libre
14%
11%
47%
61%
Zones alluviales plus productives
1%
2%
9%
7%
Aquifères carbonatés à intercalations marneuses
peu productifs
10%
15%
4%
4%
Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à
productivité variée
19%
24%
5%
4%
Aquifères carbonates fissurés et poreux très
perméables
6%
5%
3%
5%
Aquifères karstiques
18%
17%
4%
5%
Formations cristallines
17%
13%
5%
10%
Formations sédimentaires de faible perméabilité
13%
10%
16%
4%
60
Carte 9. Points d´eau. (PNUD-MANRDR 1990)
Carte 9. Points d´eau. (PNUD-MANRDR 1990)
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
61
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Carte 10. Point d´eau (PNUD 2014)
Carte 10. Point d´eau (PNUD 2014)
44
1.6.3.2 INVENTAIRE DE POINTS D´EAU DANS LES DÉPARTEMENTS SUD-EST, SUD
ET CENTRE (PNUD, 2010 ET 2013)
D
ans le cadre de la mise en oeuvre du projet Eau Potable et Assainissement du Département
du Sud-Est, mis en oeuvre par le PNUD en partenariat avec la DINEPA entre 2005 et 2010,
un inventaire des points d'eau des départements du Sud-Est et du Centre, principalement des
sources, a été réalisé. Le résultat a été la création d'une base de données géoréférencée
contenant les données de 312 sources ayant un débit >1 l/s dans les départements du Sud et 118
sources ayant un débit >1 l/s dans le département du Centre. En ce qui concerne les forages,
32 forages ont été géoréférencés dans le département du Sud-est et 62 dans le département
du Centre.
Par ailleurs, dans le cadre du projet de réduction de la vulnérabilité des populations et des
infrastructures du département du Sud, un inventaire géoréférencé des sources et des forages
du département du Sud a également été réalisé. Le résultat a été la création d'une base de
données contenant 286 sources avec un débit > 1 l/s et 583 forages.
62
Photo 18. Source près de Seguin. PNN La Visite
En résumé, la base de données géoréférencée des trois départements contient des données
sur 716 sources avec un débit > 1l/s et 677 forages. Le tableau suivant montre la localisation de
chaque point d'eau en fonction de son emplacement dans les différentes formations aquifères.
Les pourcentages sont très similaires à ceux de l'inventaire de la carte hydrogéologique de 1990.
Il faut également noter les 35% de forages dans les Aquifères alluviaux à nappe libre et les 29%
de sources dans les Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés.
Tableau 23 Distribution des points d´eau
FORMATION
% SOURCES
% FORAGES
Aquifères alluviaux à nappe en partie captive sous une couverture
semi-perméable
<1%
1%
Aquifères alluviaux à nappe libre
11%
35%
Zones alluviales plus productives
1%
5%
Aquifères carbonatés à intercalations marneuses peu productifs
15%
10%
Aquifères carbonatés fissurés et cloisonnés à productivité variée
29%
13%
Aquifères carbonatés fissurés et poreux très perméables
3%
1%
Aquifères karstiques
21%
10%
Formations cristallines
17%
18%
Formations sédimentaires de faible perméabilité
3%
8%
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
63
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Carte 11. Points d´eau. Dep. Sud-Est. (PNUD 2010)
46
Carte 11. Points d´eau. Dep. Sud-Est. (PNUD 2010)
Carte 12. Points d´eau. Dep. Centre. (PNUD 2010)
Carte 12. Points d´eau. Dep. Centre. (PNUD 2010)
47
64
1.7.
INVENTAIRE DES ÉCOSYSTÈMES DE MANGROVE
D
ans ce point, nous allons aborder l'invention des écosystèmes de mangrove qui est un type
d'écosystème dans lequel l'eau est l'un des éléments clés. La cartographie des écosystèmes
de mangrove a été réalisée sur la base de l'orthophoto de 2015 et de la photo Google Earth de
2020. Lors de la cartographie sur la photo, l'écosystème de mangrove a été considéré comme
l'espace occupé par la végétation typique de mangrove, par l'espace occupé par l'eau pérenne
associée à la végétation de mangrove, ainsi que la zone à côté de la végétation de mangrove
occasionnellement occupée par l'eau.
En appliquant les critères ci-dessus à la photo aérienne, douze complexes d'écosystèmes de
mangrove ont été cartographiés. Le critère de regroupement des écosystèmes de mangrove en
complexe était basé sur leur appartenance à une zone protégée spécifique, comme dans le cas
du complexe Aquin/Port Salut/Île à Vache, ou sur des critères de proximité, comme dans le cas
du complexe Miragoâne/Petit Goâve/Grand Goâve.
Les écosystèmes de mangrove ont été regroupés en 12 complexes, dont cinq seulement sont
considérés comme des zones protégées par l'Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP). De
manière surprenante, la mangrove de la zone côtière des Gonaïves, qui constitue la plus grande
extension de mangrove en Haïti, ne fait pas partie des zones protégées de l'ANAP.
Tableau 24 Complexes d'écosystèmes de mangrove
COMPLEXE
SUPERFICIE
RÉGION
(km2)
HYDROGRAPHIQUE
AIRE PROTEGÉE
(SNAP)
C. TROIS BAIES
5.033
R.H. NORD
PNN des Trois Baies et
des Lagons aux Boeufs
C. ACUL
1.524
R.H. NORD
Non
C. PORT DE PAIX/ÎLE DE LA TORTUE
487
R.H. NORD
Non
C. ANSE ROUGE
339
R.H. CENTRE
Non
C. BAIES DE GONAÏVES/LA TORTUE/
GRANDE PIERRE
8.026
R.H. CENTRE
Non
C. ÎLE DE LA GONÂVE
1.984
R.H. OUEST
Non
C. BAIE DE PORT AU PRINCE
299
R.H. OUEST
Non
C. MIRAGOÂNE/PETIT GOÂVE/
GRAND GOÂVE
569
R.H. OUEST/SUD
Non
C. BARADÈRES/CAYEMITES
1.263
R.H. SUD
AP de Ressources
Naturelles gérées de
Baradères-Cayemites
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
65
C. BAIES DE GONAÏVES/LA TORTUE/GRANDE PIERRE
C. ÎLE DE LA GONÂVE
C. BAIEdes
DE PORT
AUUnies
PRINCE
Programme
Nations
pour le Développement / PNUD
C. MIRAGOÂNE/PETIT GOÂVE/GRAND GOÂVE
C. BARADÈRES/CAYEMITES
C. LA CAHOUANE/DAME MARIE
371
C. LA CAHOUANE/DAME MARIE
C. AQUIN/LES CAYES/PORT SALUT/
ÎLEC.ÀAQUIN/LES
VACHE CAYES/PORT SALUT/ÎLE À VACHE
3.092
C. LAGON DES HUITRES
C. LAGON DES HUITRES
Photo 19. Mangrove d´Aquin
18
8.026
1.984
299
569
R.H. CENTRE
R.H. OUEST
R.H. OUEST
R.H. OUEST/SUD
1.263
R.H. SUD
371
R.H. SUD
R.H. SUD
R.H. SUD
3.092
R.H. SUD
18
R.H. OUEST
R.H. OUEST
Non
Non
Non
Non
AP de Ressources Naturelles
gérées
de
BaradèresAP Habitats/Espèces La
Cayemites
(seulement
AP Cahouane
Habitats/Espèces
La
Cahouane
protégée La (seulement
Cahouane)
protégée La Cahouane)
AP de Ressoures
AP de Ressoures Naturelles
Naturelles
gérées de
gérées
de Port Salut/Aquin
Port
Salut/Aquin
PNN Lagon des Huitres
PNN Lagon des Huitres
Photo 19. Mangrove d´Aquin
48
Carte 13. Distribution des Mangroves
Carte 13. Distribution des Mangroves
49
66
1.8.
BASSINS VERSANTS DANS LES AIRES PROTEGÉES
1.8 BASSINS VERSANTS DANS LES AIRES PROTEGÉES
Ce point prend en compte les bassins versants sur lesquels s'étendent certaines aires protégées
Ce
point L'analyse
prend en compte
bassins
versants
lesquels s'étendent
certaines
airesdes
protégées
d'Haïti.
d'Haïti.
de ce les
point
de vue
est sur
importante
car elle peut
fournir
informations
L'analyse de ce point de vue est importante car elle peut fournir des informations intéressantes lors de la
intéressantes lors de la classification des bassins versants en fonction de leur vulnérabilité au
classification des bassins versants en fonction de leur vulnérabilité au changement climatique. Ainsi, les
changement
climatique.
Ainsi,
les bassins
versants
surdoivent
lesquels
s'étend
une aire
protégée
doivent
bassins
versants
sur lesquels
s'étend
une aire
protégée
être
considérés
comme
un facteur
de
vulnérabilité
accrue et
doivent
être
lors de
l'établissement
plans
de gestion.
être
considérés
comme
un donc
facteur
deprioritaires
vulnérabilité
accrue et
doivent des
donc
être
prioritaires lors de
l'établissement des plans de gestion.
Photo 20. PNN La Visite
Photo 20. PNN La Visite
Trente et un (31) bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées ont été identifiés. Parmi les
bassins versants identifiés, il est important de souligner, en termes de nombre d'aires protégées, le bassin
Trente et un (31) bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées ont été identifiés.
endoréique de Mapou et le bassin versant du fleuve Artibonite avec quatre aires protégées, et le bassin
Parmi les
bassins
versants
identifiés,
est important
de souligner,
termes
d'aires
versant
du fleuve
Voldrogue
avec
trois airesil protégées.
En termes
de surfaceen
occupée
parde
lesnombre
aires protégées,
protégées,
le de
bassin
endoréique
Mapou
bassin
versant
fleuve
Artibonite
avec
il est
important
souligner le
bassinde
versant
de laet le
rivière
Pichon (RH
dedu
l'Ouest)
avec
environ 50%
duquatre
bassin
versant
occupé
par
des
aires
protégées.
aires protégées, et le bassin versant du fleuve Voldrogue avec trois aires protégées. En termes
Tableau
Bassins
versants surillesquels
s'étendent des
protégées
de surface occupée par
les25.
aires
protégées,
est important
dezones
souligner
le bassin versant de la
RÉGION
rivièreBASSIN
Pichon
(RH de l'Ouest) avec environ 50% du bassin versant
occupé
par des aires protégées.
VERSANT
AIRE
PROTEGÉE
BV Massacre
BV Marion
BV Trou du Nord
BV Grande Rivière
HYDROGRAPHIQUE
RH du Nord
RH du Nord
RH du Nord
RH du Nord
BV Artibonite
RH du Centre
BV Saint Marc
RH du Centre
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Bœufs
PN Historique Sans Souci Ramier
PN Historique Sans Souci Ramier
PN Historique des Matheux
Zone
d´intérêt
de Péligre
Programme
desréservée
Nations Unies
pourStratégique
le Développement
/ PNUD
PNN Saut d´Eau
PN Historique des Matheux
67
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 25 Bassins versants sur lesquels s'étendent des zones protégées
BASSIN VERSANT
RÉGION
HYDROGRAPHIQUE
AIRE PROTEGÉE
BV Massacre
RH du Nord
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs
BV Marion
RH du Nord
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs
BV Trou du Nord
RH du Nord
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs
BV Grande Rivière
RH du Nord
BV Artibonite
PNN des Trois Baies et des Lagons aux Boeufs
PN Historique Sans Souci Ramier
PN Historique Sans Souci Ramier
RH du Centre
PN Historique des Matheux
Zone réservée d´intérêt Stratégique de Péligre
PNN Saut d´Eau
BV Saint Marc
RH du Centre
PN Historique des Matheux
BV Pierre Payen
RH du Centre
PN Historique des Matheux
BV Montrouis
RH de l´Ouest
PN Historique des Matheux
BV Matheux
RH de l´Ouest
PN Historique des Matheux
BV Coujolle
RH de l´Ouest
PN Historique des Matheux
BV Torcelle
RH de l´Ouest
PN Historique des Matheux
RH du Sud
AP des Ressources Naturelles gérées de
Baradères-Cayemites
BV Baradères
BV Voldrogue
AP des Ressources Naturelles gérées de
Baradères-Cayemites
RH du Sud
PNN de Grande Colline
PNN Macaya
BV Roseaux
BV Grand Anse
BV Abricots
BV Bonbon
BV Les Anglais
RH du Sud
RH du Sud
PNN de Grande Colline
PNN des Deux Mamelles
PNN des Deux Mamelles
PNN de Grand Bois
RH du Sud
AP des Ressources Naturelles gérées de JérémieAbricots
RH du Sud
AP des Ressources Naturelles gérées de JérémieAbricots
RH du Sud
PNN des Deux Mamelles
PNN Macaya
BV Port à Piment
RH du Sud
PNN Macaya
BV Acul
RH du Sud
PNN Macaya
BV Torbeck
RH du Sud
PNN Macaya
68
BV Voldrogue
RH du Sud
BV Roseaux
RH du Sud
BV
AnseRavine du
BVGrand
Grande
Sud
RH du Sud
RH du Sud
BV Abricots
BV Grande Rivière de
BV Bonbon
Jacmel
BV
Les Anglais
RH du Sud
Sud
RHRHdedul´Ouest
RH du Sud
BV Momance
RH de l´Ouest
BV Port à Piment
BV Plantils
BV Acul
BVTorbeck
Rivière Grise
BV
BV
Ravine du Sud
BEGrande
Saumâtre
BV Grande Rivière de Jacmel
BE Soliette
BV Momance
BV Plantils
BV Rivière Grise
BV Pichon
BE Saumâtre
BE Soliette
BE Mapou
RH du Sud
RH du Sud
RHRHdedul´Ouest
Sud
RH
du
Sud
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
l´Ouest
RHRHdedel´Ouest
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
BV Pichon
RH de l´Ouest
BE Mapou
RHRHdedel´Ouest
l´Ouest
BVPedernales
Pedernales
BV
RH de l´Ouest
RH de l´Ouest
Photo 21. PNN Lagon des Huitres
AP des Ressources Naturelles gérées de Baradères-Cayemites
PNN de Grande Colline
PNN Macaya
PNN de Grande Colline
PNN des Deux Mamelles
PNN des Deux Mamelles
PNN Macaya
PNN de Grand Bois
AP des Ressources Naturelles gérées de Jérémie-Abricots
AP des Ressources
Naturelles gérées de Jérémie-Abricots
PN la Visite
PNN des Deux Mamelles
PNN Macaya
PN la Visite
PNN Macaya
PN la Visite
PNN Macaya
PN la Visite
PNN Macaya
PNN Macaya
PN Forêt des Pins 2
PN la Visite
PN Forêt des Pins 1
PN la Visite
PN la Visite
PN Forêt des Pins 2
PN la Visite
PN Forêt des Pins 2
PN Forêt des Pins 2
PN ForêtPN
desLagon
Pins 1 des Huitres
PN Forêt des Pins 2
PN Forêt des Pins 1
PN Forêt des Pins 2
PN Lagon
des
Huitres
PN
Forêt
des Pins 2
PN Forêt des Pins 1
PN ForêtPN
desLagon
Pins 2 des Huitres
PN Lagon des Huitres
PN Source Royer
PN Source Royer
PN ForêtPN
desForêt
Pins 1des Pins 1
PN Source Royer
PN Source Royer
Photo 21. PNN Lagon des Huitres
51
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
69
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Carte 14. Bassins dans les aires protégées
Carte 14. Bassins dans les aires protégées
52
70
2
ANALYSE DE LA VULNÉRABILITÉ
DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
71
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
2.1.
D
MÉTHODOLOGIE
ans ce qui suit, la méthodologie étape par étape est présentée avec les résultats
respectifs de l'analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti selon l'indice présenté
précédemment. Les données ouvertes avec les sources et les accès sont détaillés dans le
tableau 1, les modèles avec les équations utilisées et les références dans le tableau 2 et le flux
de travail avec les principaux résultats guidant le récit est dans la figure 2. Tous les calculs ont
été développés dans le langage de programmation statistique R (R Core Team, 2013).
Abréviations :
BC : Équilibre climatique
P : Précipitations annuelles moyennes
ETP : Évapotranspiration potentielle annuelle moyenne
IA : Indice d'aridité
RUSLE : Revised Universal Soil Loss Equation (équation universelle révisée de perte de sol)
GCM : Modèle climatique mondial
CMIP5 : Projet d'intercomparaison des modèles climatiques 5
Tableau 26 Données utilisées pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti.
TYPE DE DONNEÉS
RÉSOLUTION SPATIALE
ET TEMPORELLE
Pluie
5 km, mensuel
https://www.chc.ucsb.edu/data
BV Marion
5 km, mensuel
https://psl.noaa.gov
50 km, mensuel
https://cds.climate.copernicus.eu/
cdsapp#!/dataset/sisecv-cmip5-biascorrected?tab=overview
MCG (Figure 1)
72
ACCÈS
Hydrogéologie (zones
derecharge, puits,
sources)
Topographie, facteurs
R,
PNUD (2010). Inventaire de points d´eau. Projet
EPA. PNUD-Haïti. Financement AECID.
Points géoréférencés, WGS84 PNUD (2014). Inventaire de points d´eau. Projet
Réduction de la Vulnérabilité des populations et
infrastructures dans le département Sud (Haïti).
PNUD-Haïti. C424/6/1990
25 km, 2012
https://esdac.jrc.ec.europa.eu/content/globalsoil-erosion
Densité de la
population
1 km, 2021
https://data.humdata.org/organization/ochahaiti
Données in-situ
Spot, enregistrements
variables
UHM
C, K, S et P
Tableau 27
Modèles utilisés pour l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti
TYPE DE DONNEÉS
RÉSOLUTION SPATIALE ET
TEMPORELLE
Indice d'aridité selon
Budyko (-)
IA = ETP/P;
BV Marion
ETP = 0.0023 * (T + 17.8) (Tmax –
Tmin)0.5 (Ra/lambda);
IA > 1, conditions d'aridité
Tmax... Température maximale
(°C),
ACCÈS
Budyko, M.I. 1972. The future of climate.
Eos. American Geophysical Union. 53 (10):
868–874
Hargreaves G.H. 1994. Defining and using
reference evapotranspiration. Journal of
Irrigation and Drainage Engineering 120:
1132-1139.
Tmin… Température minimale
(°C),
T... Température moyenne,
Ra... Rayonnement extraterrestre
(MJ m−2 d−1),
Lambda... Chaleur latente de
vaporisation (MJ kg−1)
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
73
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
RUSLE (t/ha/année)
A = R*K*L*S*C*P;
A...Érosion potentielle (t/ha/an)
R...érosivité des précipitations
K...Érosivité du sol
L et S...Facteurs topographiques
C et P...Pratiques agricoles
SPEI (-)
SPI = (P - Pmean) / op;
P... précipitation Pmean ...
précipitations moyennes
op... déviation standard des
précipitations
Lane, L.J., E.D. Shirley, and V.P. Singh. 1988.
Modeling erosion on hillslopes. p.287308. In: M.G. Anderson (ed.) Modeling
Geomorphological Systems. John Wiley,
Publ., NY.
Borrelli P., Robinson D.A., Fleischer L.R.,
Lugato E., Ballabio C., Alewell C., Meusburger
K., Modugno, S., Schutt, B. Ferro, V.
Bagarello, V. Van Oost, K., Montanarella, L.,
Panagos P. 2017. An assessment of the global
impact of 21st century land use change on
soil erosion. Nature Communications, 8 (1).
R package „SPEI“: Beguera
S, Vicente-Serrano SM, Reig
F,Latorre B. 2014. Standardized
precipitationevapotranspiration index
(SPEI) revisited: parameter fitting,
evapotranspiration models, tools, datasets
and drought monitoring. International
Journal of Climatology
34(10): 3001-3023.
McKee, T.B., N. J. Doesken, and J. Kliest, 1993:
The relationship of drought frequency and
duration to time scales. In Proceedings of
the 8th Conference of Applied Climatology,
17-22 January, Anaheim, CA. American
Meterological Society, Boston, MA. 179-18
BC (mm/mois)
Eau de surface potentielle = P ETP
Sin referencia particular
Les données climatiques globales pour les précipitations P (CHIRPS) et la température T (NOAA)
disponibles pour le pays ont des enregistrements à l'échelle mensuelle et annuelle de 1981 à
2020 tous les 5 km (Tableau 1). L'évaluation des produits globaux (CHIRPS-P, NOAA-T) pour une
utilisation de référence a été développée avec succès avec des stations in-situ dans le sud du
pays (Figure 3) et pour la correction des biais du modèle climatique. Nous avons procédé au
calcul d'un ensemble moyen des 18 MCG CMIP5 disponibles pour P et T de 1981 à 2050 à partir
de Berg et al. (2015) (figure 1). La période historique de 1981 à 2020 et la projection future de 2021
à 2050 sont sélectionnées. L'ajustement original à l'échelle de 50 km de l'assemblage moyen
a été effectué par une interpolation bilinéaire à l'échelle commune de 5 km. Par la suite, une
correction de biais de l'assemblage avec les produits corrigés de référence est appliquée par un
ajustement linéaire des volumes annuels principalement pour les effets du bilan hydrologique
(Gudmundsson, 2016).
74
Les calculs des variables ETP, BC, IA, SPEI, RUSLE sont effectués pour la période historique ainsi
que dans le futur (2050) pour évaluer les impacts et les vulnérabilités en utilisant la moyenne
corrigée des MCG d'ensemble pour un scénario d'émissions modéré (RCP4.5) et pessimiste
(RCP8.5). Ce dernier met en relation les projections climatiques futures avec des sites d'intérêt
géoréférencés tels que les sources, la densité de population et les zones de recharge pour une
interprétation des vulnérabilités futures du pays. Le calcul de l'érosion potentielle dans le pays
est basé sur des données mondiales (Borelli et al., 2018) qui ont été ajustées à l'échelle spatiale
commune de 5km. Le scénario futur est basé sur une augmentation de 10% de l'érosivité des
précipitations (facteur R) due au changement climatique.
Le processus complet est décrit dans le tableau X qui illustre le déroulement des opérations.
Nº
GCM Name
Nº
GCM Name
Nº
GCM Name
1
BNU-ESM
7
IPSL-CM5A-MR
13
NorESM1-M
2
CNRM-CM5
8
IPSL-CM5B-LR
14
GFDL-CM3
3
ACCESS1-0
9
HadGM2-CC
15
GFDL-ESM2G
4
ACCESS1-3
10
HadGM2-ES
16
GFDL-ESM2M
5
EC-EARTH
11
MPI-ESM-LR
17
Bcc-csm1-1-m
6
IPSL-CM5A-LR
12
MPI-ESM-MR
18
Bcc-csm1-1
Figure 1. Les 18 modèles climatiques globaux (GCM) utilisés pour calculer la moyenne de l’ensemble (Berg et al., 2018)
pour l’ajustement d’échelle et la correction des biais pour une analyse de la variabilité hydroclimatique
historique et future en Haïti.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
75
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 2. Schéma du flux du travail de l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti.
Figure 2. Schéma du flux du travail de l’analyse de la vulnérabilité hydroclimatique en Haïti.
2.1.1 ÉVALUATION DES DONNÉES HISTORIQUES
2.1.1
ÉVALUATION DES DONNÉES HISTORIQUES
Ici, les données globales P (CHIRPS) et T (NOAA) sont évaluées avec des stations de précipitations et de
Ici, les données
globales
et T (NOAA)
sont évaluées
avec desnon
stations
de précipitations
températures
in-situ. PLa(CHIRPS)
figure 3 montre
les corrélations
mensuelles (méthode
paramétrique
de
entre les
deux sources
données.
et de Spearman)
températures
in-situ.
La de
figure
3 montre les corrélations mensuelles (méthode non
paramétrique
Spearman)
entre CLIMATIQUES
les deux sources
de données.
2.1.1.1 de
CORRECTION
DES DONNÉES
DE RÉFÉRENCE
Les corrélations entre le produit global et les données pluviométriques des stations mensuelles dépassent r
2.1.1.1
CORRECTION
DES DONNÉES
CLIMATIQUES
DE RÉFÉRENCE
> 0,5 (Figure
3) et une bonne correspondance
de la saisonnalité
du régime pluvial
en Haïti a été observée
(Figure 4). En outre, il existe une bonne corrélation entre les valeurs des précipitations de la basse saison
Les corrélations
entreglobal
le produit
etbien
leslesdonnées
pluviométriques
stations
mensuelles
sèche. Le produit
ne reflèteglobal
pas aussi
pics de précipitations
par rapport àdes
la saison
sèche, ce
quir >
devait
corrigé 3)
par et
un une
ajustement
linéaire des
volumes sur la de
baselades
corrélations. Après
dépassent
0,5être
(Figure
bonne
correspondance
saisonnalité
du cette
régime pluvial
correction, le produit global CHIRPS corrigé sert de référence pour l'ajustement d'échelle et la correction du
en Haïti abiais
étédeobservée
(Figure
4). En outre, il existe une bonne corrélation entre les valeurs des
l'ensemble moyen
de MCG.
précipitations de la basse saison sèche. Le produit global ne reflète pas aussi bien les pics de
précipitations par rapport à la saison sèche, ce qui devait être corrigé par un ajustement linéaire
des volumes sur la base des corrélations. Après cette correction, le produit global CHIRPS corrigé
sert de référence pour l'ajustement d'échelle et la correction du biais de l'ensemble moyen de
MCG.
55
76
Figure 3. La figure montre la comparaison des stations pluviométriques situées dans le sud du pays avec le pixel (résolution
Figure 3. La figure montre la comparaison des stations pluviométriques situées dans le sud du pays avec le pixel
spatiale 5km) du produit global CHIRPSv2 qui a été utilisé comme référence pour corriger ultérieurement les biais dans les
(résolution spatiale 5km) du produit global CHIRPSv2 qui a été utilisé comme référence pour corriger
modèles climatultérieurement les biais dans les modèles climat
2.1.2 ÉVALUATION DES PROJECTIONS FUTURES
2.1.2
ÉVALUATION DES PROJECTIONS FUTURES
figure
4 montre
les de
séries de
précipitations
mensuelles
(moyenne
pays)
pour la
périodeet
La La
figure 4
montre
les séries
précipitations
mensuelles
(moyenne du
pays) du
pour la
période
historique
future de
la et
référence
CHIRPS
(historiqueCHIRPS
seulement) et
de l'ensemble
moyen
et 8.5moyen
ajusté àRCP4.5
l'échelle
historique
future de
la référence
(historique
seulement)
et deRCP4.5
l'ensemble
et corrigé
du
biais.
Les
modèles
climatiques
reflètent
bien
la
saisonnalité
du
climat
tropical
d'Haïti
et le
et 8.5 ajusté à l'échelle et corrigé du biais. Les modèles climatiques reflètent bien la saisonnalité
volume annuel des précipitations. Cependant, la correction des biais n'a pas pu remédier à la sous-estimation
du climat tropical d'Haïti et le volume annuel des précipitations. Cependant, la correction des
des pics
de précipitations des modèles climatiques. L'ajustement pour refléter le volume annuel cumulé des
biais
n'a pas
remédier
la sous-estimation
desprécipitations
pics de précipitations
des
modèles
climatiques.
précipitations
est pu
compensé
parà une
surestimation des
de la saison
sèche.
Cela ne
pose pas de
problème
pour le calcul
bilansle volume
hydrologiques
ou cumulé
climatiques,
d'aridité,
mais l'erreur
peut
L'ajustement
pour des
refléter
annuel
desdes indices
précipitations
est etc.,
compensé
par une
se refléter
dans lesdes
scénarios
d'extrêmes
telsCela
que ne
la sécheresse
et les
fortes précipitations.
surestimation
précipitations
dehydrologiques
la saison sèche.
pose pas de
problème
pour le calcul
des bilans hydrologiques ou climatiques, des indices d'aridité, etc., mais l'erreur peut se refléter
dans les scénarios d'extrêmes hydrologiques tels que la sécheresse et les fortes précipitations.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
77
2.1.2.1 LA CORRECTION DES MODÈLES CLIMATIQUES MONDIAUX
Programme
Nations UniesDES
pour MODÈLES
le Développement
/ PNUD
2.1.2.1
LA des
CORRECTION
CLIMATIQUES
MONDIAUX
2.1.2.1 LA CORRECTION DES MODÈLES CLIMATIQUES MONDIAUX
Figure 4.
La
figure
montre
la série
de précipitations
mensuelles
(moyenne
nationale)
de la référence
CHIRPSv2
qui aqui
étéautilisée
Figure
4. La
Lafigure
figuremontre
montre
série
précipitations
mensuelles
(moyenne
nationale)
la référence
CHIRPSv2
Figure
4.
la la
série
dede
précipitations
mensuelles
(moyenne
nationale)
de lade
référence
CHIRPSv2
qui a1981
été utilisée
pour corriger
biaispour
dans
l'ensemble
modèles
climatiques
et RCP8.5
pour
la
période
historique
à 2020
été les
utilisée
corriger
les des
biais dans
l'ensemble
desRCP4.5
modèles
climatiques
RCP4.5
et RCP8.5
pourde
la période
pour
corriger
les biais dans
l'ensemble
modèles
climatiques
RCP4.5
et RCP8.5 pour la période historique de 1981 à 2020
(panneau
supérieur)
période
futuredes
de
2021
à
2050
(panneau
inférieur)
historiqueetdela1981
à 2020
(panneau
supérieur)
et
la période
future de 2021 à 2050 (panneau inférieur)
(panneau supérieur) et la période future de 2021 à 2050 (panneau inférieur)
La même procédure de mise à l'échelle et de correction des biais est appliquée pour le produit
La même
procédure del'air
mise
l'échelle climatiques.
et de correction
des biais
est appliquée
pour RCP4.5
le produit
de la
de
la
température
desàà l'échelle
modèles
La des
figure
5 est
montre
les
modèles
8.5
La
même
procédurede
de mise
et de correction
biais
appliquée
pour le
produitetde
la
température de l'air des modèles climatiques. La figure 5 montre les modèles RCP4.5 et 8.5 corrigés avec le
température
dele
l'air
des de
modèles
climatiques.
figure 5 montre
les on
modèles
RCP4.5
corrigés
avec
corrigés
produit
référence
de on
laLaNOAA.
observe
uneet 8.5
gamme
limitée
dele
produit deavec
référence
de la NOAA.
En général,
observeEn
unegénéral,
gamme limitée
de températures
intra-annuelles
produit de référence de la NOAA. En général, on observe une gamme limitée de températures intra-annuelles
températures
intra-annuelles
entred'un
23 et
29 degrés
Celsius,les
typique
d'un climat
tropical.
entre 23
et 29 degrés
Celsius, typique
climat
tropical. D'après
projections
futures, on
peut D'après
clairement
entre 23 et 29 degrés Celsius, typique d'un climat tropical. D'après les projections futures, on peut clairement
observer
une
augmentation
de
la
température
jusqu'en
2050.
les projections
futures, de
peut
clairement observer
une augmentation de la température jusqu'en
observer
une augmentation
la température
jusqu'en 2050.
2050.
Figure 5. La figure montre les séries de températures mensuelles (moyenne nationale) de la référence NOAA utilisées pour corriger
Figure 5. La figure montre les séries de températures mensuelles (moyenne nationale) de la référence NOAA utilisées pour corriger
les
biais dans
les
ensembles
de
modèlesde
climatiques
RCP4.5 et
RCP8.5 pour
la période
historique
1981
à 2020NOAA
(panneau
supérieur)
Figure
La les
figure
montrede
les
séries
températures
mensuelles
(moyenne
nationale)
de la
référence
utilisées
les
biais5.dans
ensembles
modèles
climatiques
RCP4.5
et RCP8.5 pour
la période
historique
1981
à 2020 (panneau
supérieur)
et la période
future
2021 les
à 2050
(panneau
inférieur).
pour
corriger
biais
dans
les
ensembles
de
modèles
climatiques
RCP4.5
et
RCP8.5
pour
la
période
historique
et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur).
1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur).
78
2.1.2.2 APPLICATION DE MODÈLES CLIMATIQUES CORRIGÉS
2.1.2.2
APPLICATION
DE
CLIMATIQUES
CORRIGÉS
2.1.2.2
APPLICATION
DE MODÈLES
MODÈLES
CLIMATIQUES
CORRIGÉS
Les
modèles
climatiques
corrigés
RCP4.5 et
8.5
ont été appliqués pour calculer l'IA (Figure 6)
et la BC (Figure 7) pour la période historique et future. Les moyennes par pays sont présentées
Les
Les modèles
modèles climatiques
climatiques corrigés
corrigés RCP4.5
RCP4.5 et
et 8.5
8.5 ont
ont été
été appliqués
appliqués pour
pour calculer
calculer l'IA
l'IA (Figure
(Figure 6)
6) et
et la
la BC
BC (Figure
(Figure
ci-dessous
sous
la
forme
d'une
série
mensuelle.
Un
AI
dépassant
une
valeur
de
1
indique
des
7)
7) pour
pour la
la période
période historique
historique et
et future.
future. Les
Les moyennes
moyennes par
par pays
pays sont
sont présentées
présentées ci-dessous
ci-dessous sous
sous la
la forme
forme
d'une
série
dépassant
une
dues
une
demande
conditions
d'aridité Un
dues
une
demande
d'évaporation
supérieure
à lad'aridité
disponibilité
l'eau
sous
d'une
série mensuelle.
mensuelle.
Un AI
AIàdépassant
une valeur
valeur de
de 11 indique
indique des
des conditions
conditions
d'aridité
dues ààde
une
demande
d'évaporation
supérieure
la
sous
de
Les
IA
d'évaporation
supérieure ààLes
la disponibilité
disponibilité
de l'eau
l'eau
sous forme
forme
de précipitations.
précipitations.
Les nationale
IA de
de tous
tous les
les modèles
modèles
forme de précipitations.
IA de tous de
les
modèles
au niveau
de la moyenne
dépassent
au
niveau
de
la
moyenne
nationale
dépassent
toujours
le
seuil
d'aridité
1,
qui
devrait
augmenter
au niveau de la moyenne nationale dépassent toujours le seuil d'aridité 1, qui devrait augmenter dans
dans le
le
toujours
le
seuil
d'aridité
1,
qui
devrait
augmenter
dans
le
futur.
futur.
futur.
Figure 6. La figure montre la série d'aridité mensuelle (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2 utilisée pour
Figure
montre
la
mensuelle
(moyenne
nationale)
la
référence
CHIRPSv2
pour
corriger
les
biais
Figure6.
6.La
Lafigure
figure
montre
lasérie
série
d'aridité
mensuelle
(moyenne
nationale) de
de
la et
référence
CHIRPSv2
utilisée
pour
corrigerde
les1981
biais
corriger
les
biais
dansd'aridité
l'ensemble
des modèles
climatiques
RCP4.5
RCP8.5
pour lautilisée
période
historique
dans
des
modèles
climatiques
RCP4.5
et
pour
période
historique
àà 2020
à 2020
(panneau
période
future
de la
2021 à
2050
(panneaude
inférieur).
dans l'ensemble
l'ensemble
des
modèlessupérieur)
climatiqueset la
RCP4.5
et RCP8.5
RCP8.5
pour
la
période
historique
de 1981
1981
2020 (panneau
(panneau supérieur)
supérieur) et
et la
la
période
périodefuture
future de
de2021
2021àà 2050
2050 (panneau
(panneau inférieur).
inférieur).
La CB de la figure 7 montre que l'eau de surface n'est disponible que 2 à 4 mois par an. Le reste
La
la
l'eau
de
n'est
disponible
àà 44 mois
reste qui
du temps,
La
CB de
de
la figure
figure
montre
queeau
l'eaudû
deàsurface
surface
n'estdemande
disponible que
que 22
mois par
par
an. Le
Le
duCB
temps,
il y
a 77
unmontre
déficitque
en
une
forte
d'évaporation,
unean.
tendance
devraitil
yy aa un
un déficit
déficit en
en eau
eau dû
dû àà une
une forte
forte demande
demande d'évaporation,
d'évaporation, une
une tendance
tendance qui
qui devrait
devrait s'exacerber
s'exacerber à l'avenir.
s'exacerber à l'avenir.
Figure
Figure7.
7. La
La figure
figure montre
montre les
les séries
séries mensuelles
mensuelles du
du bilan
bilan climatique
climatique (moyenne
(moyenne nationale)
nationale) de
de la
la référence
référence CHIRPSv2
CHIRPSv2 utilisée
utilisée pour
pour
corriger
RCP4.5
et
RCP8.5
pour
la
période
historique
1981
àà 2020
(panneau
corrigerles
les biais
biais dans
dans les
les ensembles
ensembles de
de modèles
modèles climatiques
climatiques
RCP4.5
et
RCP8.5
pour
la
période
historique
1981
2020
(panneau
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
79
supérieur)
supérieur)et
etla
la période
périodefuture
future 2021
2021 àà 2050
2050 (panneau
(panneau inférieur).
inférieur).
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 7. La figure montre les séries mensuelles du bilan climatique (moyenne nationale) de la référence CHIRPSv2
utilisée pour corriger les biais dans les ensembles de modèles climatiques RCP4.5 et RCP8.5 pour la période
historique 1981 à 2020 (panneau supérieur) et la période future 2021 à 2050 (panneau inférieur).
2.2.
RESSOURCES HYDRIQUES ATMOSPHÉRIQUES
HISTORIQUES ET PROJETÉES
Cette section présente les cartes des moyennes spatiales des variables calculées avec les
modèles climatiques RCP4.5 et 8.5 pour la période historique et future afin d'analyser les modèles
spatiaux qui se manifestent en Haïti en comparaison entre la période historique et la projection
future ainsi qu'entre le modèle RCP4.5 et 8.5.
En général, il est montré que pour les variables analysées ici (P, ETP, IA, BC et RUSLE), aucun
changement dans la configuration spatiale entre les modèles et les périodes n'a été détecté.
Cependant, la tendance qui se dégage clairement est celle d'une moindre disponibilité de l'eau
à l'avenir, d'une augmentation des extrêmes (valeurs minimales et maximales) et d'une possible
augmentation de l'érosion potentielle.
Les résultats de la variabilité hydroclimatique historique et future par modèle et par variable sont
expliqués ci-dessous :
2.2.1
PRÉCIPITATION
La figure 8 montre les précipitations annuelles moyennes historiques et futures des modèles
corrigés RCP4.5 et 8.5. On peut observer des zones de fortes précipitations (> 2000mm),
principalement liées à la topographie et aux vents dominants qui transportent l'humidité dans
le sud-ouest et le centre du pays. En revanche, le nord-ouest du pays est caractérisé comme
la partie la plus sèche du pays (< 1000mm). Ces schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas
dans le futur et ne varient pas entre les modèles. La pluviométrie moyenne annuelle du pays
est d'environ 1200mm avec des valeurs très similaires entre les RCP4.5 et 8.5. Dans le futur, le
RCP8.5 prévoit une diminution de la moyenne à 1110mm et surtout une diminution considérable
des extrêmes humides et secs.
80
Figure 8. La figure montre les précipitations annuelles moyennes par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques
Figure
figure
montre
précipitations
annuelles
moyennes
pour
à partir
modèles
corrigés8. La
RCP4.5
(en haut)
et les
RCP8.5 (en
bas) pour la
période
historiquepar
de pixel
1981 à
2020l'ensemble
(panneauxdu
depays
gauche)
et lades
période
de 2021
climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux
à 2050
de gauche) et la période de 2021 à 2050
2.2.2 ÉVAPOTRANSPIRATION
2.2.2 ÉVAPOTRANSPIRATION
La figure 9 montre la moyenne annuelle de l'évapotranspiration potentielle (ETP) historique et
La figure 9 montre la moyenne annuelle de l'évapotranspiration potentielle (ETP) historique et future à partir
future
à partir
des modèles
8.5de
utilisés
pour le
de Hargreaves.
En ce
des
modèles
corrigés
RCP4.5 et corrigés
8.5 utilisésRCP4.5
pour le et
calcul
Hargreaves.
Encalcul
ce qui concerne
les précipitations,
qui zones
concerne
les ETP (>
précipitations,
de forte
1500mm) exposée
principalement
liées àetune
des
de forte
1500mm)des zones
principalement
liées àETP
une(>topographie
aux radiations
à une
humidité
moindre
peuvent
observées
dans
toute
la partie
occidentale
du pays.
contraire,dans
l'est du
topographie
exposée
auxêtre
radiations
et à
une
humidité
moindre
peuvent
être Au
observées
pays
et
surtout
le
sud-est
est
caractérisé
comme
la
partie
avec
la
demande
évaporative
la
plus
basse
toute la partie occidentale du pays. Au contraire, l'est du pays et surtout le sud-est est caractérisé (<
1500mm). Ces schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas dans le futur et également entre les modèles.
comme
la partie
avec ladudemande
évaporative
la plus
basse
(< 1500mm).
Ces schémas
spatiaux
L'ETP
annuelle
moyenne
pays est d'environ
1480mm
avec
des valeurs
très similaires
entre les
RCP4.5 et
identifiés
ici nelevarient
pasRCP8.5
dans le
futur et
également
entre les
modèles.de la
L'ETP
annuelleà 1750
moyenne
8.5.
À l'avenir,
scénario
prévoit
une
augmentation
considérable
moyenne
mm et
surtout
augmentation
considérable
des valeurs
extrêmestrès
de la
demandeentre
évaporative
maximale
etÀminimale.
du
paysune
est d'environ
1480mm
avec des
similaires
les RCP4.5
et 8.5.
l'avenir,
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
81
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
le scénario RCP8.5 prévoit une augmentation considérable de la moyenne à 1750 mm et surtout
une augmentation considérable des extrêmes de la demande évaporative maximale et minimale.
Figure 9. La figure montre l'évapotranspiration annuelle moyenne par pixel pour l'ensemble du pays à partir des
Figure 9. Lamodèles
figure montre
l'évapotranspiration
annuelle
moyenne
pour la
l'ensemble
pays àdepartir
modèles
climatiques corrigés
RCP4.5 (en
haut) et
RCP8.5par
(enpixel
bas) pour
période du
historique
1981 àdes
2020
climatiques corrigés
RCP4.5
haut)
etpériode
RCP8.5 (en
bas)2050
pour la
périodedroite)
historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la
(panneaux
de (en
gauche)
et la
2021 à
(panneaux
période 2021 à 2050 (panneaux droite)
2.2.3
INDICE D'ARIDITÉ
2.2.3
INDICE10D'ARIDITÉ
La figure
montre la configuration spatiale de l'indice d'aridité (AI) annuel moyen historique et
futur des modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 utilisés pour le calcul de Budyko. Comme pour l'ETP, on
La figure 10 montre la configuration spatiale de l'indice d'aridité (AI) annuel moyen historique et futur des
peut observer des zones de forte aridité (> 2) coïncidant avec une ETP élevée (> 1500mm ; Figure
modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 utilisés pour le calcul de Budyko. Comme pour l'ETP, on peut observer des
9) et de
deforte
faibles
précipitations
(Figure
dans
nord-ouest
du pays.
À l'inverse,
l'est du
pays et la
zones
aridité
(> 2) coïncidant
avec8)une
ETPleélevée
(> 1500mm
; Figure
9) et de faibles
précipitations
(Figure
nord-ouest du
À l'inverse,
du pays etcomme
la régionmoins
à fortesujets
pluviométrie
du (<
sud-ouest
région8)àdans
fortelepluviométrie
dupays.
sud-ouest
sontl'est
caractérisés
à l'aridité
1). Ces
sont
caractérisés
comme
moins
sujets
à
l'aridité
(<
1).
Ces
schémas
spatiaux
identifiés
ici
ne
varient
pas
schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas dans le futur et ne varient pas entre les modèles. dans
L'IA
le futur et ne varient pas entre les modèles. L'IA annuelle moyenne du pays est de 1,4 avec des valeurs très
annuelleentre
moyenne
du pays
estEndedessous
1,4 avec
très similaires
entreentièrement
les RCP4.5 la
etdemande
8.5. En
similaires
les RCP4.5
et 8.5.
de des
AI = valeurs
1, les précipitations
satisfont
dessous de AI
= 1, les
entièrement
la demande
d'évaporation,
tandis
que
d'évaporation,
tandis
queprécipitations
AI > 1 signifie satisfont
une demande
d'évaporation
non satisfaite
et donc des
conditions
d'aridité pendant au moins quelques mois de l'année. À l'avenir, le scénario RCP8.5 prévoit une augmentation
82
considérable
de l'aridité moyenne à 1,8 et surtout une augmentation considérable des extrêmes d'aridité
maximale et minimale.
AI > 1 signifie une demande d'évaporation non satisfaite et donc des conditions d'aridité pendant
au moins quelques mois de l'année. À l'avenir, le scénario RCP8.5 prévoit une augmentation
considérable de l'aridité moyenne à 1,8 et surtout une augmentation considérable des extrêmes
d'aridité maximale et minimale.
Figure 10. La figure montre l'IA moyenne annuelle par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques
corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et
Figure 10. La
figure montre l'IA moyenne annuelle par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés
la période future de 2021 à 2050 (panneaux droite)
RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021
à 2050 (panneaux droite)
2.3 RESSOURCES HYDRIQUES SUPERFICIELLES HISTORIQUES ET PROJETÉES
Cette section présente le bilan climatique moyen de la période historique et future des deux modèles RCP4.5
et 8.5 pour un point de vue volumétrique sur le déficit ou l'excédent éventuel d'eau de surface potentielle
dans le pays.
Ensuite, le modèle SPEI12 est utilisé pour analyser les séries de précipitations et de températures mensuelles
cumulées sur 12 mois des deux modèles, corrigées pour les deux extrêmes hydrologiques (déficit de
Programme
des Nations Unies
le Développement
/ PNUD
83
précipitations et sécheresse possible ; excédent
de précipitations
et pour
inondation
possible).
Le SPEI12 concerne
plutôt un déficit hydrique qui peut affecter négativement la disponibilité des eaux de surface, comme dans
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
2.3.
RESSOURCES HYDRIQUES SUPERFICIELLES
HISTORIQUES ET PROJETÉES
C
ette section présente le bilan climatique moyen de la période historique et future des
deux modèles RCP4.5 et 8.5 pour un point de vue volumétrique sur le déficit ou l'excédent
éventuel d'eau de surface potentielle dans le pays.
Ensuite, le modèle SPEI12 est utilisé pour analyser les séries de précipitations et de températures
mensuelles cumulées sur 12 mois des deux modèles, corrigées pour les deux extrêmes
hydrologiques (déficit de précipitations et sécheresse possible ; excédent de précipitations et
inondation possible). Le SPEI12 concerne plutôt un déficit hydrique qui peut affecter négativement
la disponibilité des eaux de surface, comme dans le cas d'une sécheresse hydrologique.
Inversement, les précipitations qui dépassent la moyenne pendant une période prolongée
sont plus susceptibles d'avoir un impact négatif sous forme d'inondations. Cette analyse est
présentée sous forme de cartes afin de permettre une analyse spatiale en fonction du nombre
total d'événements détectés et du déficit ou excédent volumétrique (mm) sévère et extrême
impliqué par ces événements. Le flux de travail est visualisé à la figure 12.
Le dernier point de cette section présente le scénario d'érosion potentielle à l'aide de la méthode
RUSLE (tableau 2) en considérant une augmentation de l'érosivité des précipitations (facteur R)
de 10% possible en raison du changement climatique jusqu'en 2050 selon Borelli et al. (2018).
2.3.1
BILAN CLIMATIQUE
La figure 11 montre la configuration spatiale de la CB annuelle moyenne historique et future des
modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 qui ont été utilisés pour soustraire l'ETP de P (tableau 2). Comme
dans le cas de l'EI, on peut observer des zones de déficit hydrique de surface moyen élevé
(< -1000mm) coïncidant avec une ETP élevée (> 1500mm ; Figure 9) et de faibles précipitations
(Figure 8) dans toute la bande côtière occidentale du pays et dans une partie du sud. À l'inverse,
l'est du pays et la région à forte pluviométrie du sud-ouest sont caractérisés comme moins sujets
au déficit en eau de surface (> 0). Ces schémas spatiaux identifiés ici ne varient pas dans le futur
et ne varient pas entre les modèles. La CB annuelle moyenne du pays est d'environ -275mm
avec des valeurs très similaires entre les RCP4.5 et 8.5. À l'avenir, le scénario RCP8.5 prévoit
une augmentation considérable du déficit moyen en eau de surface pour atteindre des valeurs
inférieures à -600 mm et surtout une augmentation considérable des extrêmes de la CB maximale
et minimale.
84
minimale.
Figure 11. La figure montre le bilan climatique annuel moyen par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles
climatiques
corrigés
RCP4.5
(en haut)
et RCP8.5
historique
1981 à
(panneaux
Figure 11. La figure
montre
le bilan
climatique
annuel
moyen (en
parbas)
pixelpour
pourla période
l'ensemble du
pays àde
partir
des2020
modèles
climatiques
de gauche)
et et
la RCP8.5
période(en
future
2021
à 2050 (panneaux
de 1981
droite).
corrigés RCP4.5
(en haut)
bas) de
pour
la période
historique de
à 2020 (panneaux de gauche) et la période future
de 2021 à 2050 (panneaux de droite).
2.3.2
SPEI 12 MOIS
Le workflow de l'analyse de la variabilité hydroclimatique avec SPEI12 est détaillé dans la figure
12 ci-dessous:
63
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
85
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 12. Schéma du flux de travail de l’analyse de la variabilité hydroclimatique historique et dans le futur en Haïti.
Figure 12. Schéma du flux de travail de l’analyse de la variabilité hydroclimatique historique et dans le futur en Haïti.
La classification SPEI12 selon McKee et al. (1993) identifie une sécheresse hydrologique sévère
La classification
(1993)
sévère
avec SPEI = avec SPEI SPEI12
= - 1,5 àselon
-1,99McKee
(SPEI et
= 0al.serait
la identifie
médianeune
de sécheresse
la série) et hydrologique
une sécheresse
extrême
1,5 à est
-1,99
(SPEI
= 0Laserait
la médiane
la série) et une
sécheresse
estSPEI
SPEI= <1,5
-2.àLa1,99
classification
SPEI
< -2.
classification
desdeévénements
humides
sévèresextrême
est avec
et
des événements
humides
sévères
est
avec
SPEI
=
1,5
à
1,99
et
les
événements
extrêmes
avec
SPEI
> 2. Cette
les événements extrêmes avec SPEI > 2. Cette classification s'applique pour les deux modèles
classification s'applique pour les deux modèles corrigés RCP4.5 et 8.5 ainsi que pour la période historique et
corrigés RCP4.5 et 8.5 ainsi que pour la période historique et future.
future.
En résumé, aucun événement humide extrême n'a été détecté par rapport à la médiane de
En résumé,
aucun
n'a étéàdétecté
par rapport
à ladétectée
médianedans
de l'ensemble
l'ensemble
deévénement
la série parhumide
période,extrême
contrairement
la sécheresse
extrême
le futur, de la
série par
période,
contrairement
sécheresse
extrême
détectée
le futur,3ce
qui indique
tendance
ce qui
indique
une tendanceà la
vers
des conditions
plus
sèches.dans
Le tableau
précise
quels une
types
vers des
conditions plus sèches. Le tableau 3 précise quels types de conditions hydroclimatiques ont été
de conditions hydroclimatiques ont été détectés par SPEI12 :
détectés par SPEI12 :
Tableau 28. Résumé des résultats de l'analyse de la variabilité hydroclimatique historique (1981-2020) et future (2021 à 2050) en
Haïti pour les événements secs et humides extrêmes et sévères en indiquant si les événements ont été détectés ou non
RCP4.5
RCP8.5
86
Historique
Future
Historique
Future
Sec
Nombre d'événements
Déficit en eau
sévère
extrême
sévère
extrême
non
non
non
non
oui
oui
oui
oui
non
non
non
non
oui
oui
oui
oui
Humide
Nombre d'événements
Excédent en eau
sévère
extrême
sévère
extrême
oui
non
oui
Non
oui
non
oui
Non
oui
non
oui
Non
no
non
non
Non
Tableau 28 Résumé des résultats de l'analyse de la variabilité hydroclimatique historique
(1981-2020) et future (2021 à 2050) en Haïti pour les événements secs et humides
extrêmes et sévères en indiquant si les événements ont été détectés ou non
Sec
Nombre
d'événements
Humide
Déficit en eau
Nombre
d'événements
Excédent en eau
sévère extrême sévère extrême sévère extrême sévère extrême
RCP4.5 Hist.
non
non
non
non
oui
non
oui
non
Future oui
oui
oui
oui
oui
non
oui
non
non
non
non
non
oui
non
oui
non
Future oui
oui
oui
oui
non
non
non
non
RCP8.5 Hist.
2.3.2.1 ÉVÉNEMENTS SECS SÉVÈRES
La figure 13 indique qu'aucune sécheresse sévère (SPEI < -1,5) n'a été détectée historiquement
par rapport à la médiane de la série (toutefois, des sécheresses modérées ont été identifiées).
Étant donné que de graves sécheresses sont prévues à l'avenir (nombre moyen d'événements
détectés RCP4.5 = 41 et RCP8.5 = 66), la tendance à des conditions plus sèches est soulignée. La
configuration spatiale des sécheresses sévères est concentrée dans certaines parties des zones
précédemment identifiées comme les plus sèches (par exemple, le sud-ouest du pays) et le nordest pour le RCP4.5. Ces mêmes régions conservent à peu près le même nombre d'événements
pour le scénario RCP8.5, mais c'est la région du nord-ouest qui a connu le plus grand nombre
d'événements, jusqu'à 84 sécheresses graves entre 2021 et 2050.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
87
re d'événements, jusqu'à 84 sécheresses graves entre 2021 et 2050.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 13. La figure montre le nombre total d'événements secs graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir
des le
modèles
climatiques
RCP4.5 (en haut)
RCP8.5 (en bas)
pour la
historique 1981
à 2020 du pays à par
13. . La figure montre
nombre
totalcorrigés
d'événements
secsetgraves
détectés
parpériode
pixel pour
l'ensemble
(panneaux de gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement grave n´a été
s climatiques corrigés
RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de g
détecté.
riode future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement grave n´a été détecté.
La figure 14 montre le déficit moyen mensuel en volume d'eau (mm) des événements de sécheresse
sévère détectés avec SPEI12 pour la période future. Des déficits de volume supérieurs à 100 mm
re 14 montre le déficit moyen mensuel en volume d'eau (mm) des événements de sécheresse
és avec SPEI12 pour la période future. Des déficits de volume supérieurs à 100 mm ont été id
e RCP8.5 88
jusqu'à un déficit maximal de 136 mm, soit plus de 40 mm de plus que le déficit max
5. La configuration spatiale des déficits de sécheresse sévère est concentrée, tout comme le
ont été identifiés pour le RCP8.5 jusqu'à un déficit maximal de 136 mm, soit plus de 40 mm de
plus que le déficit maximal du RCP4.5. La configuration spatiale des déficits de sécheresse sévère
est concentrée, tout comme le nombre d'événements de la figure 13, dans certaines parties des
zones précédemment
évidence
comme
étant les
plus sèches
exemple
le sud-ouest
conservent
à peu près le mises
mêmeendéficit
pour
le scénario
RCP8.5,
mais(par
c'est
la région
du nord-ouest q
du pays)
et le maximal
nord-est pour
le RCP4.5.
mêmes régions
présente
le déficit
en matière
de Ces
sécheresses
gravesconservent
futures. à peu près le même déficit
pour le scénario RCP8.5, mais c'est la région du nord-ouest qui présente le déficit maximal en
matière de sécheresses graves futures.
Figure 14. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère détectés par pixel po
Figure 14. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère détectés par pixel
l'ensemble du pays
partir desdumodèles
climatiques
corrigés
RCP4.5
(en haut)
et RCP8.5
bas) pour
la période
historique
pouràl'ensemble
pays à partir
des modèles
climatiques
corrigés
RCP4.5
(en haut)(en
et RCP8.5
(en bas)
pour
1981 à 2020
(panneaux
dehistorique
gauche) de
et la
période
de de
2021
à 2050
(panneaux
de de
droite).
Aucun
événement
la
période
1981 à
2020 future
(panneaux
gauche)
et la période
future
2021 à
2050 (panneaux
dehistorique gra
n'a été détecté. droite). Aucun événement historique grave n'a été détecté.
2.3.2.2 ÉVÉNEMENTS SECS EXTRÊMES
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
89
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
2.3.2.2 ÉVÉNEMENTS SECS EXTRÊMES
Par rapport aux sécheresses sévères, moins de sécheresses extrêmes futures et aucune
sécheresse extrême ont été détectées pour la période historique (figure 15). Le nombre moyen
d'événements extrêmes dans le RCP4.5 est de 6 et seulement 3 événements dans le RCP8.5,
qui sont également concentrés dans l'est du pays. Toutefois, la projection RCP4.5 offre une
couverture spatiale plus large par rapport aux zones très centralisées du RCP8.5. Les futures
zones de sécheresse extrême identifiées sont maintenues dans la Figure 16 qui montre le déficit
de volume estimé.
Figure 15. La figure montre le nombre total d'événements secs extrêmes détectés par pixel pour l'ensemble du pays à
Figure 15. La figure
montre
le nombre
total d'événements
détectés
par pour
pixellapour
l'ensemble
du1981
pays
partir
des modèles
climatiques
corrigés RCP4.5secs
(en extrêmes
haut) et RCP8.5
(en bas)
période
historique
à à partir des
modèles climatiques
RCP4.5
(en et
haut)
RCP8.5
(en bas)
pour
la période
historique
à 2020
(panneaux
de gauche) et
2020 corrigés
(panneaux de
gauche)
la et
période
future
2021 à
2050
(panneaux de
droite).1981
Aucun
événement
extrême
n'a été
détecté. de droite). Aucun événement extrême historique n'a été détecté.
la période futurehistorique
2021 à 2050
(panneaux
90
Figure 16. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements extrêmes détectés par pixel pour
du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 t(en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la
6. La figure montrel'ensemble
le déficit
hydrique mensuel total des événements extrêmes détectés par pixel pour l'en
période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de
droite). Aucun
événement
extrême
n'a été
détecté.
des modèles climatiques
corrigés
RCP4.5
(enhistorique
haut) et
RCP8.5
(en bas) pour la période historique de 1981 à
he) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement extrême historique n'a ét
ÉVÉNEMENTS PLUVIEUX GRAVES
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
91
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
2.3.2.3 ÉVÉNEMENTS PLUVIEUX GRAVES
Le résultat global des conditions futures plus sèches est illustré par la diminution du nombre
d'événements pluvieux graves détectés (RCP4.5 uniquement) par rapport à la période historique
(figure 17). Le nombre maximal d'événements (RCP4.5) enregistrés de 1981 à 2020 est réduit de
61 à 5 pour le scénario futur. Davantage d'événements se sont produits dans les zones où les
précipitations sont plus importantes (par exemple, le sud-ouest) ainsi que dans les zones où les
précipitations annuelles moyennes sont faibles (nordouest). La figure 18 visualise les volumes
mensuels excédentaires des événements détectés à la figure 17.
Figure 17. La figure montre le nombre total d'événements humides graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays
à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981
Figure 17. La figure montre le nombre total d'événements humides graves détectés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des
à 2020 (panneaux de gauche) et la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement futur
modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et
grave de type RCP8.5 n'a été détecté.
la période future 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun événement futur grave de type RCP8.5 n'a été détecté.
92
Figure
18.LaLafigure
figure
montre
surplus
d'eau
mensuel
total
événements
pluvieux
graves
détectés
par pixel
Figure
18.
montre
le le
surplus
d'eau
mensuel
total
desdes
événements
pluvieux
graves
détectés
par pixel
pour pour
l'ensemble du
l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la
pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période historique de 1981 à 2020
période historique de 1981 à 2020 (panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de
(panneaux de gauche) et la période future de 2021 à 2050 (panneaux de droite). Aucun excédent grave n'a été détecté pour le
droite). Aucun excédent grave n'a été détecté pour le futur RCP8.5.
futur RCP8.5.
Dans le cas des événements humides, aucun événement humide extrême n'a été détecté, ce qui
Dans le cas des événements humides, aucun événement humide extrême n'a été détecté, ce qui indique une
indique générale
une tendance
générale
vers
des
conditions
plus sèches.
tendance
vers des
conditions
plus
sèches
.
2.3.3 POTENTIELLE
ÉROSION POTENTIELLE
2.3.3 ÉROSION
La figure 19 présente le scénario d'une érosion potentielle future passant d'un maximum de 165
La figure 19 présente le scénario d'une érosion potentielle future passant d'un maximum de 165 t/ha/a-1 à
t/ha/a-1
à 182
t/ha/a-1
dans
la partie
centrale
sud-est du pays.
182
t/ha/a-1
dans
la partie
centrale
et sud-est
du et
pays.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
93
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 19. La figure montre la moyenne annuelle de l’érosion potentielle par pixel pour tout le pays pour la période
historique
représentative
deannuelle
2012 (panneau
de gauche)
et scénario
futur
de droite)
une historique
Figure 19. La
figure montre
la moyenne
de l’érosion
potentielle
par pixel
pour(panneau
tout le pays
pour laavec
période
augmentation de l´érosivité de pluie R pour 10%
représentative de 2012 (panneau de gauche) et scénario futur (panneau de droite) avec une augmentation de l´érosivité de pluie
R pour 10%
2.4.
VULNÉRABILITÉ DES RESSOURCES HYDRIQUES AUX
2.4 VULNÉRABILITÉ
DES RESSOURCES
HYDRIQUES
CHANGEMENTS
CLIMATIQUES
CLIMATIQUES
AUX
CHANGEMENTS
L'analyse de la vulnérabilité à la variabilité hydroclimatique future est réalisée à l'aide des
L'analyse
de lade déficit
vulnérabilité
variabilité
hydroclimatique
est réalisée
à l'aide des
estimations
de
estimations
et à la
d'excédent
d'eau basées
sur lefuture
SPEI12
présentées
précédemment
dans
déficit
et
d'excédent
d'eau
basées
sur
le
SPEI12
présentées
précédemment
dans
la
section
3.3.
Les
cartes
de
la section 3.3. Les cartes de la section précédente sont liées aux données sur la densité de
la section précédente sont liées aux données sur la densité de population, les zones de recharge et les puits,
population,
zones de
recharge et les puits, les sources et les sources d'eau.
les
sources et les
les sources
d'eau.
2.4.1 POPULATION
2.4.1 POPULATION
VULNÉRABLE VULNÉRABLE
La population touchée par une sécheresse sévère est prévue pour la plupart du pays, à l'exception
La population touchée par une sécheresse sévère est prévue pour la plupart du pays, à l'exception du centredu centresud
et tandis
du sud-est,
tandis
que lesde
populations
de orientale
toute la partie
orientale
duêtre
pays
devraient
sud
et du sud-est,
que les
populations
toute la partie
du pays
devraient
touchées
par
êtresécheresses
touchées par
des (figure
sécheresses
extrêmes
(figure
20).
Compte les
tenu
d'unefuturs
telle de la
projection,
les
des
extrêmes
20). Compte
tenu d'une
telle
projection,
impacts
sécheresse
ne
peuvent
être de
anticipés
pour ne
l'ensemble
de la
population.
impacts
futurs
la que
sécheresse
peuvent
être
anticipés que pour l'ensemble de la population.
94
Figure 20. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements secs sévères et extrêmes détectés en
fonction de la densité de population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir
Figure 20. Lades
figure
montre
le déficit hydrique
des événements
secs
sévères
et période
extrêmesfuture
détectés
en fonction
modèles
climatiques
corrigésmensuel
RCP4.5 total
(en haut)
et RCP8.5 (en
bas)
pour la
de 2021
à 2050.de la
densité de population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés
RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050.
En raison des conditions sèches prévues pour l'avenir, seuls des impacts spécifiques de graves
excédents
peuvent
êtreprévues
distingués,
exemple
le nordspécifiques
du pays avec
une densité
de
En
raison desd'eau
conditions
sèches
pour par
l'avenir,
seuls dans
des impacts
de graves
excédents
d'eau
peuventde
être
distingués,
exemple dans
le nord
du pays
une densité
de ont
population
plus de
population
plus de
500 par
habitants/km².
Les
autres
zonesavec
touchées
du pays
une de
population
500
habitants/km².
Les
autres
zones
touchées
du
pays
ont
une
population
inférieure
à
ce
seuil
de 500
inférieure à ce seuil de 500 habitants.
habitants.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
95
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 21. La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements pluvieux sévères détectés en fonction de la
densité
population
supérieure
à 500 habitants/km²
par pixel
pour l'ensemble
du pays
à partir des
Figure 21. La
figure de
montre
le surplus
d'eau mensuel
total des événements
pluvieux
sévères détectés
en fonction
de lamodèles
densité de
climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050.
population supérieure à 500 habitants/km² par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en
haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050.
2.4.2
LES ZONES DE RECHARGE VULNÉRABLES
2.4.2 LES ZONES DE RECHARGE VULNÉRABLES
En raison des conditions de sécheresse prévues sous la forme de sécheresses sévères et
extrêmes
quiconditions
pourraientde sécheresse
éventuellement
couvrir
l'ensemble
du territoire
toutes
En
raison des
prévues
sous la
forme de
sécheressesnational
sévèresetetdonc
extrêmes
qui
pourraient
éventuellement
couvrir être
l'ensemble
du par
territoire
et donc
toutes
les zones
les
zones de
recharge pourraient
affectées
unenational
moindre
recharge
(Figure
22). de recharge
pourraient être affectées par une moindre recharge (Figure 22).
96
Figure 22. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère et extrême détectés
par rapport aux zones de recharge et de protection par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles
Figure 22. La
figure montre
le déficit
hydrique
mensuel
total des
sécheresse
sévère
et extrême
climatiques
corrigés
RCP4.5
(en haut)
et RCP8.5
(enévénements
bas) pour ladepériode
future
de 2021
à 2050.détectés par rapport
aux zones de recharge et de protection par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en
haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050.
Les conditions plus humides prévues pour le futur dans le nord du pays pourraient permettre de
maintenir
ou d'augmenter
la recharge
(Figure
23).du pays pourraient permettre de maintenir
Les
conditions
plus humides prévues
pour actuelle
le futur dans
le nord
ou d'augmenter la recharge actuelle (Figure 23).
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
97
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 23. La figure montre le surplus d'eau mensuel total des événements humides sévères détectés par rapport à la
Figure 23. La figure
montre
surplus d'eau
mensuel
total
des l'ensemble
événementsdu pays
humides
sévèresdes
détectés
par rapport
à lacorrigés
recharge et
recharge et
auxlezones
protégées
par pixel
pour
à partir
modèles
climatiques
RCP4.5 (en
RCP8.5
(en bas)dupour
périodedes
future
de 2021 à
2050 corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en
aux zones protégées
parhaut)
pixeletpour
l'ensemble
payslaà partir
modèles
climatiques
bas) pour la période future de 2021 à 2050
2.4.3
PUITS/FORAGES ET SOURCES VULNÉRABLES
2.4.3 PUITS/FORAGES ET SOURCES VULNÉRABLES
La figure 24 montre l'emplacement des puits, sources et sources d'eau enregistrés par rapport
Laaufigure
24hydrique
montre l'emplacement
desles
puits,
sourcesRCP4.5
et sources
d'eau
enregistrés
par précédemment,
rapport au déficit
déficit
futur prévu par
scénarios
et 8.5.
Comme
indiqué
hydrique futur prévu par les scénarios RCP4.5 et 8.5. Comme indiqué précédemment, l'ensemble du pays
l'ensemble du pays devrait subir les effets de sécheresses graves et/ou extrêmes. À l'inverse
devrait subir les effets de sécheresses graves et/ou extrêmes. À l'inverse (figure 25), ce n'est que dans le nord
25),les
cepuits
n'estet
que
le nord
du pays
que les puits et
les sources
pourraient
éventuellement
du(figure
pays que
lesdans
sources
pourraient
éventuellement
bénéficier
de conditions
plus
humides.
bénéficier de conditions plus humides.
98
Figure 24. La figure montre le déficit hydrique mensuel total des événements de sécheresse sévère et extrême détectés
Figure 24. Lapar
figure
montre
déficitsources
hydriquetmensuel
des
événements de
sécheresse
sévère
et extrême
détectés
pardes
rapport
rapport
auxlepuits,
sourcestotal
d'eau
géoréférencés
par pixel
pour
l'ensemble
du pays
à partir
aux puits, sources
et sources
d'eau
géoréférencés
parhaut)
pixel et
pour
l'ensemble
dupour
payslaà partir
modèles
climatiques
modèles
climatiques
corrigés
RCP4.5 (en
RCP8.5
(en bas)
périodedes
future
de 2021 à
2050. corrigés
RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future de 2021 à 2050.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
99
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 25. La figure montre le surplus d'eau mensuel total provenant des événements pluvieux sévères détectés par
Figure
25. La figure montre le surplus d'eau mensuel total provenant des événements pluvieux sévères détectés par rapport aux
rapport aux puits, sources et sources d'eau géoréférencés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des
puits, sources et sources d'eau géoréférencés par pixel pour l'ensemble du pays à partir des modèles climatiques corrigés RCP4.5
modèles climatiques corrigés RCP4.5 (en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050.
(en haut) et RCP8.5 (en bas) pour la période future 2021 à 2050.
2.5.
CONCLUSIONS
2.5
CONCLUSIONS
SECTION 2 SECTION 2
C
ette analyse hydrométéorologique historique et future utilise principalement des données
Cette analyse hydrométéorologique historique et future utilise principalement des données globales ajustées
globaleslocales
ajustées
aux avec
conditions
locales
possibles
avec des stations
dedumesure
des
aux conditions
possibles
des stations
de mesure
des précipitations
dans le sud
pays (section
précipitations
dans le
sud du pays
(section
modèles
climatiques
globaux
sont pour
ensuite
3.3.1).
Les modèles
climatiques
globaux
sont 3.3.1).
ensuiteLes
ajustés
aux données
sources
corrigées
les
précipitations
et
les
températures.
Les
modèles
climatiques
sont
nécessaires
pour
développer
des
ajustés aux données sources corrigées pour les précipitations et les températures. Les modèles
projections futures.
climatiques sont nécessaires pour développer des projections futures.
En
il yil ay un
contraste
dans
la disponibilité
physique
de l'eau
en Haïti
plus :de
pluie
dans le
Engénéral,
général,
a un
contraste
dans
la disponibilité
physique
de l'eau
en :Haïti
plus
de tombe
pluie tombe
sud-ouest du pays par rapport à l'extrême plus sec dans le nord-ouest du pays (Figure 8). Ces zones coïncident
dans le sud-ouest du pays par rapport à l'extrême plus sec dans le nord-ouest du pays (Figure 8).
avec le schéma spatial de la demande en eau d'évaporation (Figure 9). Il y a potentiellement plus d'eau qui
Ces zones
coïncident
schéma
de zonation
la demande
en eau
d'évaporation
(Figure
9). Il y
s'évapore
dans
le nord duavec
pays le
que
dans le spatial
sud. Cette
se reflète
dans
l'aridité et le bilan
climatique
a potentiellement
plus
d'eau
qui s'évapore
dansque
le nord
que potentiel
dans le sud.
Cette
zonation
du
pays (Figure 10). Le
nord
est plus
sujet à l'aridité
le sudduetpays
le déficit
en eau
de surface
est
plus
marqué
dans
le
nord
(Figure
11).
De
plus,
le
climat
du
pays
est
caractérisé
par
une
saisonnalité
marquée
se reflète dans l'aridité et le bilan climatique du pays (Figure 10). Le nord est plus sujet à l'aridité
avec des mois secs d'environ 6 mois de novembre à juin. Une saison sèche aussi prolongée augmente la
probabilité d'une pénurie d'eau.
100
Une analyse de l'érosion potentielle à l'aide de l'équation RUSLE a délimité une zone dans le centre et le sud-
que le sud et le déficit potentiel en eau de surface est plus marqué dans le nord (Figure 11). De
plus, le climat du pays est caractérisé par une saisonnalité marquée avec des mois secs d'environ
6 mois de novembre à juin. Une saison sèche aussi prolongée augmente la probabilité d'une
pénurie d'eau.
Une analyse de l'érosion potentielle à l'aide de l'équation RUSLE a délimité une zone dans le
centre et le sudest du pays comme étant la plus sujette à l'érosion et au transport subséquent de
matériaux dans et à travers le réseau de drainage de surface (Figure 19). Une projection future de
l'érosion potentielle ne change pas la configuration spatiale, mais augmenterait le taux d'érosion
en raison de précipitations plus intenses et donc plus érosives.
Les projections futures ( jusqu'en 2050) du climat en Haïti indiquent généralement une tendance à
des conditions plus sèches avec moins de précipitations, mais des températures et une demande
d'évaporation plus élevées (Figures 8, 9 et 10). Cela exacerbe le potentiel d'aridité et de pénurie
d'eau de surface dans les zones les plus sèches (figure 11).
L'analyse des événements secs et humides futurs indique qu'il pourrait y avoir un plus grand
nombre d'événements secs par mois à l'avenir et en même temps une diminution des événements
mensuels plus humides. Les épisodes de sécheresse et les déficits hydriques qu'ils peuvent
provoquer peuvent se produire dans tout le pays, mais certaines régions sont plus exposées (par
exemple le nord-ouest) que d'autres (le sudouest). Les futurs événements pluvieux devraient se
produire beaucoup plus ponctuellement, comme dans le centre-nord du pays.
En mettant en relation les projections des futurs événements secs et humides avec la densité
de population (Figures 20 et 21), les zones de recharge (Figures 22 et 23) et l'infrastructure de
l'eau (par exemple, les puits, les sources dans les Figures 24 et 25), il est possible d'identifier par
cartographie les zones avec plus de personnes exposées à être impactées par de tels phénomènes.
Il faut souligner que l'ensemble du pays est exposé à subir des événements plus secs à l'avenir,
ce qui peut potentiellement avoir des impacts socioéconomiques pour la population en raison
d'une moindre recharge des aquifères et d'une moindre disponibilité des eaux de surface.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
101
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
2.6.
CARTOGRAPHIE DETAILLÉE
Carte 15. Precipitation moyenne historique
Carte 15. Precipitation moyenne historique
79
Carte 16. Precipitation moyenne future (2021-2050)
Carte 16. Precipitation moyenne future (2021-2050)
102
80
Carte 17. Aridité moyenne historique (índice RCP 45)
Carte 17. Aridité moyenne historique (índice RCP 45)
81
Carte 18. Aridité moyenne future (índice RCP 45)
Carte 18. Aridité moyenne future (índice RCP 45)
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
82
103
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Carte 19. RUSLE Perte de sol (ESDAC, 2012)
Carte 19. RUSLE Perte de sol (ESDAC, 2012)
83
Carte 20. RUSLE Perte de sol future (ESDAC, 2012)
Carte 20. RUSLE Perte de sol future (ESDAC, 2012)
84
104
Carte 21. Bilan hydrique moyenne historique à long terme (GCM RCP 45)
Carte 21. Bilan hydrique moyenne historique à long terme (GCM RCP 45)
85
Carte 22. Bilan hydrique moyenne future à long terme (GCM RCP 45)
Carte 22. Bilan hydrique moyenne future à long terme (GCM RCP 45)
86
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
105
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
3
106
MESURES D´ADAPTATION
3.1.
E
POLITIQUE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES (PNCC)
n Haïti, au cours des dernières décennies, il y a eu une augmentation de la fréquence et
de l´intensité des événements extrêmes comme les sécheresses et les ouragans. En se
basant sur la communication nationale initiale (CNI) et la deuxième communication nationale
(DCN) sur les changements climatiques et d´autres études sectorielles sur la problématique
des changements climatiques, ces modifications ont déjà eu des impacts sur les secteurs
stratégiques pour l´économie du pays (PNCC, 2019) :
♦♦ L´agriculture a connu une baisse de productivité accompagnée d´un processus accéléré
de décapitalisation des ménages agricoles
♦♦ Les zones côtières sont confrontées à des processus accélérés d´érosion et d´épisodes
d´inondations plus fréquentes qui endommagent les rares infrastructures touristiques
et sanitaires du pays causant ainsi des pertes économiques considérables
♦♦ L´énergie n´échappe pas aux secteurs touchés par le phénomène. En effet, les
modifications enregistrées dans les régimes thermiques du pays, notamment
l´augmentation des journées très chaudes, ont contribué à influencer la demande
énergétique et à mettre plus de pressions sur un secteur qui peine déjà à satisfaire les
besoins en énergie d´un grand nombre d´Haïtiens.
♦♦ La santé de la population est menacée par l´émergence de nouveaux vecteurs de
maladies qui viennent se greffer à la longue liste de facteurs structurels auxquels se
trouve confronté ce secteur.
♦♦ Les ressources en eau deviennent parfois assez rares dans certaines régions du pays
allant jusqu´à provoquer des confits entre les multiples utilisateurs de la ressource.
La grande dépendance ou la grande sensibilité des secteurs vitaux du pays au climat combinée
à sa faible capacité de réponse, caractérisée notamment par un déficit de gouvernance, la
manque de structures et d´infrastructures et de coordination entre les différentes institutions,
en fait l´un des états du monde les plus vulnérables aux changements climatiques. Son niveau
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
107
La grande dépendance ou la grande sensibilité des secteurs vitaux du pays au climat combinée à sa faible
capacitéProgramme
de réponse,
caractérisée
notamment
par un déficit de gouvernance, la manque de structures et
des Nations
Unies pour le Développement
/ PNUD
d´infrastructures et de coordination entre les différentes institutions, en fait l´un des états du monde les plus
vulnérables aux changements climatiques. Son niveau de vulnérabilité est tellement élevé que d´aucuns
de vulnérabilité est tellement élevé que d´aucuns pensent qu´elle constitue une menace pour la
pensent qu´elle constitue une menace pour la stabilité socio-politique de la région. (PNCC, 2019)
stabilité socio-politique de la région. (PNCC, 2019)
C’est,
ce contexte,
document
la Politique
Nationale
decontre
lutte les
contre les
C’est, dans
ce dans
contexte,
qu’un qu’un
document
sur la sur
Politique
Nationale
de lutte
Changements
Climatiques
(PNCC) a été
élaboré en
2019. aCette
politiqueen
repose
un socle
constitué
desur
quatre
Changements
Climatiques
(PNCC)
été élaboré
2019.sur
Cette
politique
repose
un grands
piliers : le
renforcement
institutionnel,
l’amélioration
de la gouvernance,
financement
climatique
socle constitué
de quatre
grands piliers :
le renforcement
institutionnel, le
l’amélioration
de la
́
endogène
et l’efficacité
dans les actions
de lutte
contreetles
changements
climatiques.
Ces contre
quatre grands
gouvernance,
le financement
climatique
endogène
l’efficacité
dans les
actions de lutte
piliers sont
assortis d’unclimatiques.
ensembleCes
de quatre
mesures
transversales
et sectorielles
de nature
à favoriser la
les changements
grands
piliers sont assortis
d’un ensemble
de mesures
matérialisation
de la vision susmentionnée et des objectifs poursuivis. (PNCC 2019).
transversales et sectorielles de nature à favoriser la matérialisation de la vision susmentionnée et
des objectifs poursuivis. (PNCC 2019).
Figure 26. Les quatre grands piliers de la Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques (PNCC)
Figure 26. Les quatre grands piliers de la Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques (PNCC)
La politique nationale de lutte contre les changements climatiques entend dégager une vision
claire reflétant les réalités et les aspirations du pays dans le domaine de la lutte contre les
changements climatiques et présenter un cadre programmatique de plus en plus souhaité par les
mécanismes financiers de la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques) et de l´Accord de Paris, notamment le Fonds Vert pour le Climat (FVC). (PNCC, 2019)
Le CPDN d´Haïti comprend les principales actions qu´elle compte entreprendre pour contribuer
aux efforts mondiaux de lutte contre les changements climatiques, comme les projets touchant
l´adaptation aux changements climatiques dans les secteurs de l´agriculture, des zones côtières,
des ressources en eau, de l´opérationnalisation de la Direction de Lutte contre les changements
climatiques et l´élaboration de documents comme le PANA et le PSRC (Programme Stratégique
pour une Résilience Climatique). (PNCC, 2019)
La politique nationale de lutte contre les changements climatiques entend dégager une vision
claire reflétant les réalités et les aspirations du pays dans le domaine de la lutte contre les
changements climatiques et présenter un cadre programmatique de plus en plus souhaité par
les mécanismes financiers de la CCNUCC et de l´accord de Paris, notamment les FEM et les FVC
(Fonds Vert pour le Climat). (PNCC, 2019)
108
87
3.1.1 VISION ET OBJECTIFS DE LA PNCC
La vision est d´arriver, d´ici 2030, á mettre Haïti sur la voie d´une croissance verte
par l´existence de secteurs socio-économiques clés moins sensibles au changements
climatiques, dotés d´une grande capacité de réponses aux conditions climatiques
défavorables et tournés vers l´adoption de technologies sobres en carbone, notamment
les énergies renouvelables, qui ne compromettent nullement leur compétitivité, mais qui
favorisent plutôt la création de richesses, de nouveaux emplois et métiers. (PNCC, 2019)
D´autre part, L´objectif principal de la PNCC est de contribuer à l´amélioration du bien-être
des Haïtiens par un processus de développement socio-économique inclusif, climatointelligent et axé sur la promotion et l´utilisation de sources d´énergies renouvelables
disponibles dans le pays.
Et les objectifs spécifiques sont :
♦♦ Réduire considérablement les dommages liés aux risques climatiques dans les différents
secteurs stratégiques du pays.
♦♦ Diminuer ou éviter, d´au moins 5% par rapport à un scénario tendanciel, les émissions
de gaz à effet de serre dans les secteurs de l´énergie et de l´agriculture, foresterie et
affectation des terres (AFAT).
♦♦ Améliorer les capacités des acteurs publics et privés dans le domaine de la lutte contre
les changements climatiques.
♦♦ Faciliter une meilleure intégration des questions liées aux changements climatiques
dans le processus de planification, de budgétisation et de mise en oeuvre aux niveaux
national, régional et territorial.
♦♦ Créer des conditions propices á la production de richesses et á la diversification des
activités économiques permettant d´augmenter le PIB par rapport à un scénario « statuquo ».
♦♦ Faciliter la mobilisation des ressources financières pour faire face aux changements
climatiques.
♦♦ Favoriser une meilleure coordination interinstitutionnelle.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
109
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 27. Objectifs de la PNCC
3.1.2
Figure 27. Objectifs de la PNCC
MISE EN OEUVRE DE LA PNCC
3.1.2 MISE
EN en
ŒUVRE
LA PNCC
La mise
oeuvreDE
de cette
politique requiert non seulement un modèle de gouvernance approprié,
mais aussi un système de suivi-évaluation partagé, un processus transparent et régulier de
La misereddition
en œuvre
de cettet politique
requiert
nondeseulement
modèleetde
gouvernance
de compte
une mobilisation
accrue
ressources un
financières
humaines.
Compteapproprié,
aussi untenu
système
de suivi-évaluation
processus
transparent
etàrégulier
reddition de co
de sa nature,
cette politique partagé,
ne saurait un
aborder
les actions
spécifiques
exécuter.de
Celles-ci
et une mobilisation
ressources qui
financières
et humaines.
tenu de national
sa nature,
feront l’objet accrue
de plansde
opérationnels
seront développés,
suiteCompte
à l’endossement
de cette poli
ne saurait
aborder
lesCette
actions
spécifiques
à exécuter.
Celles-ci
feront l’objet
detenu
plans
opérationnels qui se
cette
politique.
politique
sera sujette
à des révisions
périodiques
compte
de l’évolution
développés,
suite ànationales
l’endossement
cetteà l’échelle
politique.
Cette politique
sera
sujette
des priorités
et de lanational
situation de
globale
internationale.
(PNCC,
2019).
Dans à des révi
périodiques
compte
de l’évolution
des priorités
et de
la situation
globale
à l’éc
ce contexte,
Lestenu
stratégies,
plans, programmes
et projetsnationales
s´inscrivant dans
le cadre
de la mise
en
internationale.
(PNCC,
Dans ceprendre
contexte,
Les stratégies,
plans,
programmes
et projets s´inscrivant
oeuvre du
PNCC2019).
d´Haïti doivent
en compte
les principes
suivants
:
le cadre de la mise en œuvre du PNCC d´Haïti doivent prendre en compte les principes suivants :
La décentralisation
La participation et la concertation
La transversalité et l´approche holistique
La transparence, l´imputabilité et la redevabilité
L´équité
La responsabilité
commune mais différenciée
110
La précaution
♦♦ La décentralisation
♦♦ La participation et la concertation
♦♦ La transversalité et l´approche holistique
♦♦ La transparence, l´imputabilité et la redevabilité
♦♦ L´équité
♦♦ La responsabilité commune mais différenciée
♦♦ La précaution
Figure 28. Cadre de la mise en œuvre du PNCC d´Haïti
Figure 28. Cadre de la mise en oeuvre du PNCC d´Haïti
En plus, sur la mise en oeuvre el le financement de la PNCC, La Direction de Lutte contre les
, sur la mise
en œuvre
el le (DCC)
financement
la les
PNCC,
Laconcernés
Direction
Luttelocal,
contre le
Changements
Climatiques
collaborerade
avec
acteurs
auxde
niveaux
territorial,
national, régional
et international
pour améliorer
le cadre
de gouvernance
liée aux natio
ques (DCC)
collaborera
avec les
acteurs concernés
aux
niveaux
local, territorial,
changements climatiques. Elle assurera :
tional pour améliorer le cadre de gouvernance liée aux changements climatiques. Elle
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
111
La coordination des stratégies et des plans d´action et de leur mise en œuvre.
La coordination
desUnies
stratégies
et des/ PNUD
plans d´action et de leur mise en œuvre.
Programme des Nations
pour le Développement
Avec d´autres entités concernées et compétentes en la matière, le renforcement d
♦♦ La coordination
stratégies
et des plans
d´action
mise en
oeuvre.
institutionnelles
aux des
niveaux
local,
territorial
etet de leur
national
pour
entreprendre de
d´adaptation
et d´autres
d´atténuation
appropriées
et
efficaces.
♦♦ Avec
entités concernées
et
compétentes
en la matière, le renforcement des
institutionnelles
niveaux local,
et national pourclimatiques
entreprendre et sur
La mise en capacités
place d´un
Conseil aux
consultatif
surterritorial
les changements
initiatives d´adaptation et d´atténuation appropriées et efficaces.
appropriées des
d´adaptation
et d´atténuation.
♦♦ La mise en place d´un Conseil consultatif sur les changements climatiques et sur les
mesures appropriées d´adaptation et d´atténuation.
Figure 29. Cadre de gouvernance liée aux changements climatiques
Figure 29. Cadre de gouvernance liée aux changements climatiques
La coordination de la mise en oeuvre de cette politique sera assurée par le MDE à travers la DCC
en étroite collaboration avec le comité de pilotage dont le mandat et les attributions seront à
préciser par le Comité National sur les Changements Climatiques (CNCC) qui sera mis en place.
Cette structure sera constituée des représentants des ministères sectoriels, des collectivités
territoriales, de la société civile et du secteur privé.
112
résentants des ministères sectoriels, des collectivités territoriales, de la société civile et du secteur p
Comité de Pilotage de la PNCC est constitué de plusieurs parties prenantes. Il donne des conseils et fo
sistance nécessaire pour le bon déroulement de la mise en œuvre de la PNCC et facilite l´accès
Le Comité de Pilotage de la PNCC est constitué de plusieurs parties prenantes. Il donne des
ormations en cours en Haïti ou la région.
conseils et fournit l´assistance nécessaire pour le bon déroulement de la mise en oeuvre de la
PNCC et facilite l´accès aux informations en cours en Haïti ou la région.
cellule de coordination de la PNCC est constituée d´un coordonnateur national et d´un Assi
de coordination
de la PNCC
d´un coordonnateur
et d´un
Assistant
ministratif La
et cellule
financier.
Cette équipe
assureestlaconstituée
gestion quotidienne
de lanational
mise en
œuvre
de la politiqu
administratif
et
financier.
Cette
équipe
assure
la
gestion
quotidienne
de
la
mise
en
oeuvre
de la
a titulaire de la DCC assure le suivi régulier de l´exécution de l´implémentation de la PNCC.
politique. Le ou la titulaire de la DCC assure le suivi régulier de l´exécution de l´implémentation
de la PNCC.
Figure 30. Schéma de gouvernance liée aux changements climatiques
Figure 30. Schéma de gouvernance liée aux changements climatiques
Les principales sources et instruments financiers à utiliser seront détaillés dans les PNA et MAAN
principales
sources et instruments financiers à utiliser seront détaillés dans les PNA et MAA
et comprendront les éléments suivants :
mprendront les éléments suivants :
♦♦ Les plans d´investissement nationaux et sectoriels et les budgets, car les préoccupations
liées aux changements
climatiques
sont intégrées
exploitéescar
au les
moyen
de divers
Les plans d´investissement
nationaux
et sectoriels
et lesetbudgets,
préoccupations
liée
plans
d´investissement.
changements climatiques sont intégrées et exploitées au moyen de divers plans d´investisseme
Les
investissements
du secteur
privé,
notamment
enmatière
matière
d´énergie,
d´agriculture
♦♦
Les investissements
du secteur
privé,
notamment en
d´énergie,
d´agriculture,
de industriel
développement
industriel
et dede
transfert de
technologies.
développement
et de
transfert
technologies.
Le soutien
multilatéral
et bilatéral
des partenaires
techniques
et financiers
♦♦
Le soutien multilatéral
et bilatéral
des partenaires
techniques
et financiers(PTFs).
(PTFs).
Le soutien des différents fonds internationaux pour le climat.
♦♦ Le soutien des différents fonds internationaux pour le climat.
Les mécanismes fondés ou non fondés sur le marché pour les actions liées au climat, tels qu
♦♦ Les
fondés ou
non fondés
sur le marchéde
pour
les actions
au climat,au titre
mécanismes
demécanismes
développement
propre,
le programmes
partage
desliées
avantages
tels que les mécanismes de développement propre, le programmes de partage des
REDD+.
avantages au titre de la REDD+.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
113
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Figure 31. Principales sources et instruments financiers
Figure 31. Principales sources et instruments financiers
3.2.
CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU
NATIONAL (CPDN)
ION PRÉVUE
DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL (CP
Le CPDN fixe les orientations sur lesquelles reposeront les actions de l’Etat haïtien au cours des
quinze prochaines années pour s’adapter aux changements climatiques et réduire de 31% ses
émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) par rapport à un scénario tendanciel, d’ici à 2030. En
plus, le CPDN lie la lutte contre le réchauffement climatique à l’objectif de pays émergent de 2015
à 2030 fixé dans le PSDH, articulant le CPDN autour de quelques enjeux prioritaires :
entations sur lesquelles reposeront les actions de l’Etat haïtien a
pour s’adapter aux changements climatiques et réduire de 31% ses
par rapport
à un scénario tendanciel, d’ici à 2030. En plus, le CPDN
114
tique à l’objectif de pays émergent de 2015 à 2030 fixé dans le PSDH
♦♦ la gestion intégrée des ressources en eau et des bassins versants ;
♦♦ la gestion intégrée des zones côtières et la réhabilitation des infrastructures ;
♦♦ la préservation et le renforcement de la sécurité́ alimentaire notamment par le
développement de
♦♦ la bioéconomie ;
♦♦ la transition énergétique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles ;
♦♦ l’information, l'éducation et la sensibilisation.
Figure 32. Enjeux du CPDN
Figure 32. Enjeux du CPDN
i-dessous montre le résumé de la contribution d´Haïti pour les gaz CO2, CH4, N
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
115 de référe
nelle de réduire de 5% les émissions
de GES par rapport au scénario
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Le tableau ci-dessous montre le résumé de la contribution d´Haïti pour les gaz CO2, CH4, N2O,
avec la cible inconditionnelle de réduire de 5% les émissions de GES par rapport au scénario
de référence, et la cible conditionnelle de réduire de 26% les émissions de GES par rapport
au scénario de référence. Les engagements pris dans la CPDN représentent un besoin en
financement global de 25.387 milliards USD. Selon le dernier inventaire des GES réalisé1, Haïti
n’a émis que 7,832 Mt d’eqCO2 en l’an 2000. La population était de 8.578 millions d’habitants et
le PIB de 3357.89 millions de dollars US. Entre 1995 et 2000, les émissions haïtiennes de GES ont
crû de 20% soit un rythme de 3.1% par an. Sur cette période, la population et le PIB ont augmenté
respectivement de 1.9% et de 4%.
Tableau 29 Tableau résumé de la contribution d´Haïti
TABLEAU RÉSUMÉ DE LA CONTRIBUTION D´HAÏTI
Périmètre
Territoire national
Année de référence
2000
Période de mise en oeuvre
2016-2030
Type de contribution
Conditionnelle et inconditionnelle
Secteurs pris en compte
Atténuation Énergie, AFAT (Agriculture, Foresterie et
Affectation des terres), Déchets Adaptation Agriculture et
sécurité alimentaire, Zones côtières, Ressources en eau,
Habitat et aménagement du territoire, Santé, Education,
Finances publiques.
Gaz concernés
CO2, CH4, N2O
Cible inconditionnelle
Réduire de 5% les émissions de GES par rapport au scénario
de référence
Cible conditionnelle
Réduire de 26% les émissions de GES par rapport au
scénario de référence
Besoins en financement pour la mise en
oeuvre
25.387 milliards USD (Atténuation: 8.773 milliards USD et
Adaptation: 16.614 milliards USD)
3.2.1
PRIORITÉS ET OBJECTIFS D´ADAPTATION
Les priorités du pays sont similaires aux enjeux prioritaires. Ainsi, en matière d'adaptation aux
changements
climatiques, elles sont :
♦♦ La gestion intégrée des ressources en eau et des bassins versants ;
♦♦ La gestion intégrée des zones côtières et la réhabilitation des infrastructures ;
♦♦ La préservation et le renforcement de la sécurité alimentaire ;
♦♦ L'information, l'éducation et la sensibilisation.
116
L'information, l'éducation et la sensibilisation.
Figure
Priorités
du aux
paysCCen matière d´adaptation aux CC
Figure 33. Priorités du pays
en 33.
matière
d´adaptation
Aux termes de cette contribution, Haïti s’engage de 2015 à 2030 à:
x termes de cette contribution, Haïti s’engage de 2015 à 2030 à:
♦♦ Intégrer dans les stratégies sectorielles de développement les effets des changements
climatiques ;
Intégrer dans les stratégies sectorielles de développement les effets des changements climatiq
♦♦ les
Aménager
les 15 bassins
stratégiques
vulnérablesaux
aux événements
Aménager
15 bassins
versantsversants
stratégiques
les les
plusplus
vulnérables
événements climat
climatiques
extrêmes
suivant le schémadu
d'aménagement
extrêmes suivant
le schéma
d'aménagement
territoire ; du territoire ;
Protéger
lesProtéger
zones côtières
auxface
impacts
des changements
climatiques
; ;
♦♦
les zonesface
côtières
aux impacts
des changements
climatiques
Développer la bio-économie, l'agriculture climato-intelligente et biologique.
♦♦ Développer la bio-économie, l'agriculture climato-intelligente et biologique.
3.2.2
PROCESUS DE PLANIFICATION
.2 PROCESUS
PLANIFICATION
PourDE
la mise
en oeuvre de sa CPDN, le pays entend définir au cours de la période 2016-2020:
♦♦ Sa Politique Nationale sur les Changements Climatiques ;
ur la mise en œuvre de sa CPDN, le pays entend définir au cours de la période 2016-2020:
♦♦ Son Plan National d’Adaptation (PNA) ;
Sa Politique
Nationale
sur les Changements
Climatiques
;
♦♦ Son
Plan de réponse
aux pertes et dommages
climatiques
;
Son Plan
National d’Adaptation (PNA) ;
♦♦ Ses Plans d’aménagement du territoire par région ;
Son Plan de réponse aux pertes et dommages climatiques ;
♦♦ Sa Politique Nationale Forestière.
Ses Plans d’aménagement du territoire par région ;
Sa Politique Nationale Forestière.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
117
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Il est à noter que seule la Politique Nationale de lutte contre le changement climatique a été
réalisée au cours de la période indiquée. Il est donc nécessaire de commencer à définir le reste
des points le plus tôt possible afin de ne pas compromettre la mise en oeuvre du CPDN.
Par ailleurs, pour cette période, le pays vise à:
♦♦ Réviser son cadre institutionnel et légal par rapport aux objectifs de la contribution ;
♦♦ Mettre en place le système MRV et les Mesures d’Atténuation Appropriées au niveau
National (MAAN).
3.2.3
CONTRIBUTION EN MATIÈRE D´ADAPTATION
Compte tenu des différents impacts observés et anticipés, des mesures ont été prises pour
augmenter la résilience du pays aux impacts des phénomènes extrêmes liés au climat. Ainsi,
en 2006, Haïti a élaboré son Plan d’Action National d’Adaptation (PANA) et met en oeuvre un
ensemble d’activités découlant du PANA et son Programme Pilote sur la Résilience Climatique
(PPRC). De même des efforts d’aménagement du territoire sont en cours pour diminuer la
vulnérabilité du pays. Les mesures n’ont néanmoins pas l’ampleur et l’intensité nécessaires pour
répondre aux besoins nés des changements en cours notamment en matière de démographie et
d’écosystèmes.
Les différentes actions prioritaires identifiées dans le Plan d’ Action National d’ Adaptation (PANA)
ne sont pas toutes mises en oeuvre à cause d’un manque de financement et de la faible capacité
des institutions publiques. L’accès difficile au financement et aux ressources technologiques
appropriées, l’inexistence de cadre réglementaire et législatif en matière d’adaptation au
changement climatique constituent autant d'obstacles à la réalisation des activités prévues. En
ce sens, le pays a besoin d’un renforcement de capacité
technique et institutionnel et d’un soutien technologique et financier pour franchir ces barrières.
3.3.
MÉTHODOLOGIE POUR LA SÉLECTION ET LA
DESCRIPTION DES MESURES D'ADAPTATION
Un processus d'analyse systématique des informations disponibles sur les mesures d'adaptation
au changement climatique liées aux ressources en eau a été suivi, en considérant qu'il est possible
de les mettre en oeuvre dans le contexte haïtien. En conséquence, un ensemble de fiches de
synthèse a été généré pour chaque mesure. Le processus est présenté dans la figure x.
118
Figure 34 Processus méthodologique pour l'identification des mesures d'adaptation au changement climatique liées aux
ressources en eau.
Processus méthodologique pour l'identification des mesures d'adaptation au changement climatique li
en eau.
3.4.
FICHES D'INFORMATION POUR CHAQUE MESURE
D'ADAPTATION APPLICABLE DANS LE CONTEXTE
HAÏTIEN POUR CHAQUE MESURE D'ADAPTATION APPLIC
HES D'INFORMATION
Les fiches de chaque mesure d'adaptation ont été organisées en fonction des concepts et des
E CONTEXTE
HAÏTIEN
critères décrits dans le tableau 30.
de chaque mesure d'adaptation ont été organisées en fonction des concepts et des critères
bleau 30.
. Modèles de fiches techniques pour les mesures d'adaptation au changement climatique liées aux ressources e
e
la
on
mesure
Biodiversité, agriculture, eau, tourisme, multisectoriel
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
119
Environnemental/structurel:
les mesures physico-environnementales comprennent
des so
techniques, technologiques, d'ingénierie, basées sur les écosystèmes ou les services.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 30 Modèles de fiches techniques pour les mesures d'adaptation au changement
climatique liées aux ressources en eau
Nom de la mesure
d'adaptation
Secteur
Type
Biodiversité, agriculture, eau, tourisme, multisectoriel
Environnemental/structurel: les mesures physico-environnementales
comprennent des solutions techniques, technologiques, d'ingénierie,
basées sur les écosystèmes ou les services. "Cette catégorie met en
évidence les options d'adaptation qui sont discrètes, avec des produits
et des résultats clairs et bien définis dans la portée, l'espace et le temps."
Exemples : pépinières pour produire des plantules à partir d’espèces
adaptées à la sécheresse. Socioéconomique: éducation, information
et solutions comportementales. Il peut s'agir de la sensibilisation aux
risques et de son intégration dans l'éducation et la formation, des services
climatiques, des systèmes d'alerte précoce, de la communication par les
médias, etc. Institutionnel: combine des solutions basées sur la législation,
les politiques publiques ou l'économie. Parmi les exemples de mesures
institutionnelles figurent les incitations financières, notamment les taxes et
les subventions ou les assurances, les plans de prévention des risques, les
plans nationaux d'adaptation au changement climatique, etc. Ces mesures
peuvent être appliquées à différents niveaux : national, régional ou local.
Objectif
Ce que la mesure d'adaptation cherche à atteindre en termes d'apport en
ressources biophysiques et socio-économiques pour le producteur sur son
exploitation ou collectivement (communauté/bassin).
Co-bénéfice
Capacité d'une mesure d'adaptation à produire des bénéfices quel que
soit le niveau du changement climatique futur et même en l'absence
de changement climatique. Les bénéfices sont ici compris en termes
économiques, qu'ils soient tangibles (par exemple, les dommages évités) ou
intangibles (par exemple, une meilleure prise de conscience de l'érosion
dans la société).
Description/
considérations
Bénéfices immédiats
Inclut les éléments basiques qui composent la mesure d’adaptation, comme
les cadrages pour leur implémentation.
La mesure est efficace par rapport à la méthode de gestion pour laquelle
elle est mise en oeuvre dès sa mise en place, c'est-à-dire qu'il n'y a pas
de délai entre la mise en oeuvre de la mesure et les bénéfices qui y sont
associés
Coûts (mise en oeuvre et Coûts générés par la mise en oeuvre d'une mesure. Le coût total réel de la
mise en oeuvre d'une mesure est intrinsèquement lié au contexte local, ce
maintenance)
qui signifie que la prise en compte de ce critère lors du travail au niveau
local sera cruciale
120
Régions
hydrographiques idéales
d'application
3.4.1
MESURES D'ADAPTATION ENVIRONNEMENTALE/STRUCTURELLE
Voici une série de mesures d'adaptation considérées comme environnementales et structurelles.
Cette catégorie cherche à identifier des mesures complètes et complémentaires où l'approche
de l'infrastructure verte est promue, mais en reconnaissant que certaines mesures structurelles
(infrastructure grise) doivent encore être combinées pour répondre à une grande variété de
conditions qui peuvent être rencontrées dans le pays.
Tableau 31
Fiche 1
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
COLLECTE DES EAUX DE RUISSELLEMENT
Co-bénéfice
La récolte des eaux de ruissellement sans imperméabilisation du sol
contribue à l'infiltration et à la recharge en eau, et associée aux pratiques
d'irrigation, notamment dans les jardins familiaux, contribue à la sécurité
alimentaire.
Description/
considérations
Il s'agit d'ouvrages formés par une zone de ruissellement ou de captage
rattachée à un réservoir qui est soit imperméabilisé (auquel cas il ne
contribue pas à la recharge des aquifères), soit construit sur des sols de
préférence argileux qui retiennent l'eau.
Bénéfices immédiats
Disponibilité de l'eau pour la production de l’agriculture, élevage et le
ménage.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Un mètre cube manuel (construit avec de la main d'oeuvre locale) peut
coûter entre 4 et 6 dollars si l'ouvrage est imperméabilisé naturellement.
Régions hydrographiques
idéales d'application
Zones d´haute pluviométrie avec de sols moyennement imperméables.
Eau, agriculture
Environnemental/structurel
Assurer la disponibilité de l'eau pendant la saison sèche en collectant
et en stockant l'eau pendant la saison des pluies, en appliquant des
techniques de collecte des eaux de ruissellement ou de toit. La sécurité
hydrique et alimentaire des producteurs sur leurs fermes est recherchée.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
121
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 32 Fiche 2
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
COLLECTE DE L'EAU DE PLUIE DANS LES FOYERS
Co-bénéfice
Contribue à compléter la source d'eau du ménage pour les activités
domestiques, pour la consommation (avec chloration) et pour l'irrigation
des vergers et jardins proches de l'habitation.
Description/
considérations
Cette mesure se compose d'une zone de captage, qui est généralement
le toit de la maison, d'un système de tuyaux de transport et d'un site
d'accumulation (réservoir enterré ou semi-enterré).
Eau, agriculture
Environnemental/structurel
Assurer la disponibilité de l'eau pendant la saison sèche en collectant
et en stockant l'eau pendant la saison des pluies, en appliquant des
techniques de collecte des eaux de toit. La sécurité hydrique et
alimentaire au niveau des ménages autour des maisons et des jardins
gérés principalement par les femmes est recherchée.
En Haïti, les gens sont familiers avec la technique et en connaissent le
potentiel, c'est une stratégie largement répandue dans le pays, il y a des
matériaux pour l'installation des tuyaux de collecte à un coût raisonnable
et à proximité, mais le plus gros coût représente le stockage, soit avec
un réservoir en plastique ou avec une citerne sur place. Sur la base de
l'expérience existante, il a été noté que les problèmes de faible efficacité
de collecte peuvent souvent être rencontrés en raison d'une mauvaise
pose des tuyaux, lorsqu'il y a une citerne sur site (généralement enterrée
ou semi-enterrée), les fuites ne sont pas connues et il peut y avoir une
mauvaise étanchéité au fond de ces citernes.
Parmi les bonnes pratiques associées à cette mesure de modernisation,
il est recommandé d'intégrer à la conception de la collecte un système
permettant d'éliminer les premières eaux du toit, car cela contribuera à
améliorer la qualité de l'eau.
Il existe un potentiel important pour l'intégration de cette mesure de
modernisation dans les bâtiments publics existants dotés de grandes
surfaces de toit et où la demande est élevée, principalement les écoles.
Bénéfices immédiats
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Disponibilité de l'eau pour l'usage domestique.
Régions hydrographiques
idéales d'application
Il peut être mis en oeuvre dans tout le pays, mais plus les précipitations
sont faibles, plus le rapport coût-efficacité est faible.
122
Exemple de référence : un puits de type citerne maçonné de 2x3 m et
d'un volume de 9 m3 coûte 80 USD et le système de tuyauterie pour le
transport vers le puits coûte 50 USD.
Tableau 33
Fiche 3
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
STRUCTURES DE RÉDUCTION DE L'ÉROSION (FOSSÉS D'INFILTRATION,
TERRASSES)
Co-bénéfice
S'agissant d'ouvrages imperméabilisés, ils contribuent également à
l'infiltration des eaux retenues dans les fossés et barrières. Elle peut être
combinée avec le maintien de la végétation qui fournit des nutriments au
sol.
Description/
L'expérience dans le pays a montré que les agriculteurs n'ont
généralement pas réussi à maintenir ces structures. Une fois construits
dans le cadre d'un projet, ils sont considérés comme des structures qui
réduisent leur surface de plantation et non comme un investissement
à long terme pour assurer la fertilité du sol. En raison de leur
vulnérabilité, ces agriculteurs ne pensent qu'à la prochaine récolte et
non aux avantages à long terme des fossés et des terrasses. Il est donc
recommandé de combiner cette mesure d'adaptation avec d'autres
mesures complémentaires telles que celle décrite dans la fiche x "
Systèmes agro-sylvopastoraux ".
considérations
Eau, agriculture
Environnemental/structurel
Assurer la rétention des sols sur les parcelles agricoles et dans le bassin
versant en général, afin de réduire l'érosion des sols causée par l'eau.
Bénéfices immédiats
Rétention du sol dans les parcelles et le bassin versant, moins d'apport de
sédiments en aval du bassin versant.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Sur un hectare où l'on cultive du maïs et des haricots avec une pente de
12%, environ 500 mètres linéaires de fossés d'infiltration sont nécessaires.
Les activités de tracé des courbes, de creusement des tranchées, de
construction et de nettoyage ont un coût estimé à 65 dollars par hectare
(référence Amérique Centrale, 2012).
Régions hydrographiques Les zones agricoles dont la pente est supérieure à 5 %
idéales d'application
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
123
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 34 Fiche 4
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
AMÉLIORATION DE L'EFFICACITÉ DE L'IRRIGATION
Co-bénéfice
En plus de l'amélioration de l'efficacité proposée avec l'irrigation
goutte à goutte, il convient de mentionner qu'il existe encore des
canaux d'irrigation enterrés dans le pays. Ainsi, afin de promouvoir
des solutions collectives tirant parti de ces structures, une première
étape serait l'imperméabilisation de ces canaux. Dans les canaux déjà
imperméabilisés, l'étape suivante serait l'installation de tuyaux en PEHD.
Dans les cas où le transport vers les parcelles agricoles est déjà effectué
par des tuyaux, l'étape suivante consiste à mettre en place une irrigation
par rampage ou par aspersion (deuxième système le plus efficace après
le goutte-à-goutte). Dans le cas du pompage solaire, lorsque le pompage
fonctionne et que l'irrigation est possible, c'est aussi le moment où
l'évaporation est la plus forte. Il est également recommandé de remplacer
les systèmes de pompage existants par des générateurs électriques
par des systèmes de pompage solaires ou éoliens dans les systèmes
d'approvisionnement en eau lorsque ce changement est techniquement
et économiquement réalisable.
Description/
considérations
L'amélioration proposée est l'utilisation de l'irrigation au goutte-à-goutte
qui permet des rendements plus élevés, des économies d'eau, d'engrais et
d'énergie. Il fournit de l'eau et des engrais directement à la zone racinaire
de la culture, en bonne quantité et au bon moment, afin que chaque
plante reçoive exactement ce dont elle a besoin, au moment où elle en a
besoin pour se développer de manière optimale. L'eau et les nutriments
sont acheminés vers le champ par un système de tuyaux appelés lignes
de goutte à goutte.
Bénéfices immédiats
Une irrigation efficace grâce à des systèmes de goutte à goutte permet
de réduire le gaspillage d'eau.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
La disponibilité de l'eau aux moments critiques pour assurer la
production et les rendements pour les ventes et la génération de
revenus. Associée à la collecte des eaux de ruissellement, elle améliore
l'accessibilité de l'eau.
Régions hydrographiques
idéales d'application
600 dollars par 100 m2, estimés par des entreprises spécialisées, cela
peut varier en fonction de facteurs tels que la qualité des matériaux, la
durée des travaux, les dimensions du site et la taille du jardin.
124
Eau, agriculture
Environnemental/structurel
Assurer une production et des rendements adéquats pour les cultures de
rente (riz et légumes).
Tableau 35 Fiche 5
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
CHANGEMENT PROGRESSIF DE L'UTILISATION DES SOLS
Agriculture
Environnemental/structurel Socio-économique
Objectif
L'objectif est d'améliorer la protection des sols en augmentant la
couverture arborée par la plantation d'arbres fruitiers sur les parcelles de
légumes et tubercules, etc.
Co-bénéfice
La diversification de la production agricole, qui permet à l'agriculteur
d'être plus résilient en cas de parasites, de sécheresse, etc.
Il repose sur le principe qu'un agriculteur n'abandonnera pas ses terres
agricoles pour qu’elles soient reboisées.
Cette amélioration du couvert peut se faire soit en plantant de nouveaux
arbres, soit en améliorant la production des arbres existants par greffage.
Description/
considérations
Dans le cas du greffage, l'amélioration de la production de ces arbres
évitera la tentation de les couper pour augmenter la production de
légumes.
La plantation de vergers peut être accompagnée d'autres structures de
protection telles que des fossés d'infiltration. Dans ce cas, l'arbre sera
planté à l'intérieur du fossé, qui à son tour protégera l'arbre.
Si l'agriculteur refuse de planter des fruitiers avec des légumes, etc.
à l'intérieur de la parcelle, une autre option consiste à planter sur le
périmètre de la parcelle.
Bénéfices immédiats
Dans le cas du greffage, le bénéfice à court terme, 2 ans, est sur la
production et à moyen terme en termes d'amélioration de la couverture.
Dans le cas d'une plantation, le bénéfice est progressif au fur et à mesure
que l'arbre grandit. S'ils sont combinés avec des fossés d'infiltration,
le bénéfice est immédiat, mais le coût, en termes d'effort de la part de
l'agriculteur, est plus important.
Le coût d'achat d'un arbre dans une pépinière est très variable,
cependant, étant donné que le MDE a déjà des pépinières, il serait
pratique de produire ces arbres dans ces pépinières, donc le coût serait
35-50 HTG.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
On estime que le cadre minimal de plantation pour que la mesure soit
pertinente et que les agriculteurs acceptent l'introduction d'arbres
fruitiers devrait être de 1 pied par 50 m2.
En cas de plantation sur le périmètre de la parcelle, la distance entre les
arbres fruitiers dépendra de l'espèce, mais on peut estimer une moyenne
de 5 mètres entre les arbres.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
125
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Les zones les plus appropriées sont les zones d'influence socio-
Régions hydrographiques économique des parcs nationaux (pas à l'intérieur du parc) où les
légumes et tubercules sont cultivés (par exemple Forêt des Pins 1-2 ou PN
idéales d'application
Macaya).
Tableau 36 Fiche 6
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
L'AMÉLIORATION DE LA RENTABILITÉ DANS LES ZONES DE PLAINE
AVEC DES SYSTÈMES À FORTE PLUVIOMÉTRIE/IRRIGATION
Co-bénéfice
Description/
considérations
Restauration de la biodiversité et des sols dégradés
Bénéfices immédiats
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Il n'y a pas de bénéfices immédiats, mais seulement à long terme.
Régions hydrographiques
idéales d'application
Plateau Central et zones montagneuses
Tableau 37
Agriculture
Socioéconomique Environnemental/structurel
L'objectif d'une telle mesure est à long terme et se concentre sur
l'amélioration de la rentabilité dans les zones propices à l'agriculture.
Grâce à différentes techniques, les cultures situées dans des zones
inadaptées, comme les parcelles situées sur des terrains en pente ou
dans des zones montagneuses avec des communications difficiles, seront
indirectement rendues moins compétitives. Cela forcera, à long terme,
l'abandon de ces terres.
Il n'est pas possible de faire une estimation réaliste du coût de cette
mesure car le type d'actions concrètes associées à cette mesure est très
variable selon la zone et le point de départ.
Fiche 7
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
REFORESTATION
Co-bénéfice
L'augmentation de la surface forestière présente des avantages à de
nombreux niveaux : biodiversité, régulation du cycle de l'eau, réduction
des inondations, amélioration de la qualité de l'air, etc.
126
Biodiversité
Environnemental/structurel
L’objectif est la réduction du ruissellement et la perte de sol des zones les
plus sensibles et dégradées à l’intérieur des aires protégées
Description/
considérations
À l'exception des zones climatiques subhumides et semi-arides du
sud-est et du nord-ouest du pays, dans les autres zones, les conditions
climatiques (températures élevées et fortes précipitations) sont optimales
pour la croissance des plantes. Cela dit, dans de nombreux cas, il est plus
efficace de laisser une zone se régénérer naturellement que d'investir
dans une reforestation artificielle. Toutefois, pour que la zone se régénère
naturellement, il faut que celui qui l'exploite actuellement et qui empêche
sa régénération accepte ou soit contraint de changer d'affectation, ce qui
est en pratique très peu probable.
Les faits indiquent que les stratégies au niveau national n'ont pas
été très efficaces, en partie en raison de la rareté des ressources par
rapport à l'ampleur du défi et de l'absence d'un mécanisme de suivi ;
au final, elles deviennent des activités ad hoc sans aucun système de
suivi. Il est proposé que ce "plan national" se concentre sur les zones les
plus sensibles (nécessitant une protection urgente) au sein des zones
protégées, des endroits où la régénération naturelle ne peut attendre
et où une structure de gestion et de surveillance existe déjà (ou existera
potentiellement). Les fonds doivent être cohérents avec la portée de
l'intervention. Lorsque des bassins dotés d'un comité de gestion existent,
ils doivent également être inclus dans cette stratégie nationale.
Il est également nécessaire de mentionner qu'en plus de la plantation
directe de jeunes plants, il existe d'autres techniques de reboisement
telles que la dispersion des graines.
Bénéfices immédiats
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Il n'y a pas de bénéfices immédiats, seulement à moyen terme.
Le coût d'un reboisement à haute densité (environ 1 250 arb/ha) dépend
beaucoup du coût des semences, mais approximativement, avec des
semences accessibles et des plants produits dans une pépinière publique,
le coût peut être d'environ 150 000 HTG.
Dans le cas de la dispersion des graines, le coût dépendra largement
de l'espèce ou des espèces sélectionnées et du coût de la collecte des
graines.
Régions hydrographiques Aires Protégées
idéales d'application
3.4.2
MESURES D'ADAPTATION INSTITUTIONNELLES
Le groupe suivant de fiches résumant les mesures d'adaptation au changement climatique
correspond aux mesures institutionnelles, dont le cadre d'action aura des implications à l'échelle
du pays, et qui sont essentielles non seulement pour compléter les mesures environnementales/
structurelles, mais aussi pour les renforcer en créant l'environnement favorable à leur mise en
oeuvre.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
127
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 38 Fiche 8
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
ÉLABORATION ET MISE EN OEUVRE DE LA RÉGLEMENTATION :
REDEVANCES DE CONSOMMATION ET D'UTILISATION DE L'EAU
Co-bénéfice
La réglementation des redevances sur l'eau sensibilise et réduit la
consommation d'eau et/ou augmente l'efficacité de l'utilisation de l'eau.
Description/
considérations
Elle implique la définition d'un ensemble de bases techniques et
juridiques permettant de collecter des fonds provenant de l'utilisation
de l'eau par ses différents utilisateurs et des utilisations connexes.
Les catégories de paiement des concessionnaires d'eau doivent être
stratifiées en fonction du volume d'utilisation.
Bénéfices immédiats
Les ressources monétaires provenant de la redevance sont disponibles
pour investir dans la gestion des bassins versants et la durabilité
institutionnelle de la gestion de l'eau. Des mécanismes administratifs sont
développés pour la gestion des fonds de redevances.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Le coût d'un instrument réglementaire structuré administrativement
comprendra le temps et la volonté politique des décideurs, des conseillers
techniques et des espaces de discussion pour la formulation des
règlements. Les fonds de coopération peuvent être utilisés pour élaborer
une proposition de base qui sera discutée et approuvée par les organes
politico-administratifs correspondants au niveau national.
Eau
Institutionnel
Garantir des ressources financières pour investir dans la gestion des
bassins versants avec des solutions basées sur la nature, ainsi que pour
soutenir le cadre institutionnel de la gestion de l'eau dans le pays. La
redevance de mise en valeur des eaux implique généralement que
toute personne physique ou morale, publique ou privée, y compris
les institutions gouvernementales qui utilisent l'eau par le biais de
concessions, doit payer la redevance. Aux fins d'un meilleur contrôle
dans l'attribution des concessions et dans la gestion de la collecte, qui
variera en fonction de l'utilisation de l'eau, cette dernière étant classée
en types d'utilisation tels que : humaine, industrielle, commerciale, agroindustrielle, agricole, élevage, tourisme, aquaculture, entre autres.
Régions hydrographiques Tout le pays.
idéales d'application
128
Tableau 39 Fiche 9
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
ÉLABORATION ET MISE EN OEUVRE DE LA RÉGLEMENTATION : DÉBIT
ENVIRONNEMENTAL
Co-bénéfice
Avec la réglementation qui applique une redevance à l'utilisation de l'eau,
la sensibilisation est accrue et la consommation d'eau est réduite et/ou
l'efficacité de son utilisation est augmentée.
Description/
considérations
Il s'agit de définir un ensemble de bases techniques et juridiques pour
gérer durablement les flux environnementaux. Il est important de fournir
des ressources pour inciter à la récupération de ces flux et pour assurer
le suivi et la durabilité de la conformité.
Bénéfices immédiats
Il existe un outil qui oblige à respecter le débit environnemental
correspondant à la masse d'eau de surface respective comme condition
pour l'octroi et le renouvellement des permis ou des concessions pour
l'utilisation privée des eaux de surface dans le domaine public, conservant
ainsi les ressources en eau pour les écosystèmes et le bien-être humain. Il
existe des ressources provenant des pénalités pour le non-respect du flux
environnemental des concessionnaires d'eau.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Eau et biodiversité
Institutionnel
Garantir les débits d'eau, la synchronisation et la qualité de l'eau
nécessaires au maintien des écosystèmes d'eau douce et estuariens ainsi
qu'aux moyens de subsistance et au bien-être des populations tributaires
des écosystèmes.
Le coût d'un instrument réglementaire structuré administrativement
comprendra le temps et la volonté politique des décideurs, des conseillers
techniques et des espaces de discussion pour la formulation des
règlements. Les fonds de coopération peuvent être utilisés pour élaborer
une proposition de base qui sera discutée et approuvée par les organes
politico-administratifs correspondants au niveau national.
Régions hydrographiques Tout le pays.
idéales d'application
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
129
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 40 Fiche 10
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
GESTION DE L'EAU NON FACTURÉE.
Eau
Socioéconomique Institutionnel
Objectif
L'objectif est de réduire les eaux non perçues afin de dégager des fonds
pour soutenir les activités d'entretien du réseau d'eau potable.
Co-bénéfice
Certains opérateurs, bien que l'eau atteigne les ménages, ne sont pas en
mesure de facturer toute l'eau en raison de faiblesses dans leur système
de contrôle et de surveillance.
Description/
considérations
Dans certaines villes, il est alarmant de constater la quantité d'eau perdue
à cause de fuites dans les rues, parce que les gens coupent les tuyaux
pour se procurer de l'eau ou parce que les tuyaux sont trop peu profonds
et que la dégradation de la rue a amené les véhicules à endommager les
tuyaux. La DINEPA devrait avoir une stratégie à cet égard et, si nécessaire,
remplacer les vieux tuyaux en acier et en PVC par des tuyaux en PEHD
plus flexibles qui ne se dégradent pas au soleil, bien qu'ils soient plus
chers.
Bénéfices immédiats
On pourrait également envisager l'introduction de compteurs et de
paiements en fonction de la consommation réelle afin d'améliorer
l'efficacité des ménages, car actuellement, une grande partie du paiement
de l'eau se fait sur la base d'un "forfait" mensuel et non en fonction de la
quantité réelle consommée.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Les fuites dans les villes provoquent la formation de flaques d'eau
récurrentes dans les rues et sur les routes, qui, avec le passage des
véhicules, endommagent la surface de la route et provoquent des dolines.
Régions hydrographiques Augmentation de l'eau disponible pour les ménages.
idéales d'application
Tableau 41
Fiche 11
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
Co-bénéfice
130
RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES OPÉRATEURS ET DES CC
Eau
Institutionnel
Renforcement institutionnel des opérateurs en matière de CC
La sensibilisation à l'utilisation et à la gestion durables de l'eau permet
d'intensifier et de multiplier les mesures d'adaptation.
Description
Intégrer une démarche d'adaptation au changement climatique chez les
opérateurs de l'eau et de l'assainissement (CTE de la DINEPA et autres
opérateurs privés). Mesurer l'empreinte carbone et disposer d'indicateurs
liés à la production de GES et à l'efficacité énergétique.
Bénéfices immédiats
Réduction de la production de GES et amélioration de l'efficacité
énergétique.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Aucun coût associé pertinent.
Régions hydrographiques
idéales d'application
Par exemple, dans le cas de la DINEPA, l'Observatoire National de l'Eau
Potable et de l'Assainissement (ONEPA) existe déjà et peut assurer ce suivi
et la mise en oeuvre des mesures.
Tableau 42 Fiche 12
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
Objectif
SENSIBILISATION/INFORMATION POUR LA PRISE DE DÉCISION
Co-bénéfice
Le changement de comportement associé à une meilleure connaissance
des CC aura un impact positif à tous les niveaux : de la réduction de la
production de déchets à la réduction de la consommation d'énergie, en
passant par la réduction des pertes d'eau au niveau des ménages, etc.
Description
Il est important que les citoyens soient informés du problème de la
pénurie d'eau et de l'impact du changement climatique sur les RH,
si le problème n'est pas compris, les citoyens ne seront pas enclins
à participer à sa solution. Une stratégie de communication et de
sensibilisation à grande échelle et continue doit être mise en place.
Général
Socioéconomique
Créer une conscience collective du problème auquel l'humanité est
confrontée et de ses implications à court, moyen et long terme.
Créer une base de données publique unique contenant des informations
sur le débit des sources, la variation des lacs et le nombre et la typologie
des forages.
Intégrer les nouvelles stations dans le réseau de stations automatiques de
l'UHM et publier les données.
Bénéfices immédiats
Les avantages ne sont pas immédiats, mais à moyen et long terme. Les
changements de comportement prennent du temps.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Pour garantir un véritable changement de comportement, la durée ne
devrait pas être inférieure à 5 ans. On peut estimer un coût de 1 MUSD
par an.
Régions hydrographiques
idéales d'application
Tout le pays.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
131
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Tableau 43 Fiche 13
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
CADRE LÉGISLATIF POUR LES COMITÉS DE BASSIN
Eau, biodiversité, Agriculture.
Socioéconomique
Institutionnel
Environnemental/structurel
Objectif
Développer la législation/les règlements nécessaires pour fournir
aux plans de gestion des bassins versants et à leurs comités le cadre
législatif permettant leur mise en oeuvre et leur fonctionnement
efficaces.
Co-bénéfice
Description/considérations Il existe actuellement un guide pour l'élaboration d'un plan de gestion
de district hydrographique qui prévoit la création de ces structures,
mais il n'existe pas de réglementation supérieure qui les reconnaisse
officiellement et qui définisse leurs compétences et leurs fonctions.
Bénéfices immédiats
La population participera à la gestion des bassins, ce qui entraînera une
réduction des conflits et augmentera la durabilité des interventions
futures prévues dans les plans de bassin.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
Aucun coût pertinent.
Régions hydrographiques
idéales d'application
Tout le pays.
132
Tableau 44 Fiche 14
NOM DE LA MESURE
D'ADAPTATION
Secteur
Type
LA GESTION DE LA QUALITÉ DE L'EAU
Eau, Agriculture.
Socioéconomique
Institutionnel
Environnemental/structurel
Objectif
Co-bénéfice
Description
Améliorer la qualité de l'eau
Amélioration des conditions sanitaires et de santé.
Voici une série de mesures visant à améliorer la qualité de l'eau :
1. Établir et mettre en oeuvre dans le pays une réglementation sur les
effluents agricoles, industriels, hospitaliers, etc.
2. Contrôler l'utilisation abusive de produits chimiques industriels dans
l'agriculture.
3. Mettre en place des systèmes de collecte et de traitement des
déchets dans les villes, étant donné que les rivières sont actuellement
utilisées comme décharges.
4. Développer des systèmes efficaces de gestion des eaux usées, car
il y a beaucoup d'infiltration d'eaux usées dans les aquifères ou de
déversement dans les rivières et les mers.
5. Protection du périmètre des sources utilisées pour la consommation
humaine.
Bénéfices immédiats
Parmi les mesures énumérées ci-dessus, les seules qui présentent
des avantages immédiats sont la protection des zones humides et
l'établissement et la mise en oeuvre de réglementations dans le pays
concernant les effluents agricoles, industriels, hospitaliers, etc.
Coûts (mise en oeuvre et
maintenance)
• Les mesures 1 et 2 n'ont pas de coûts pertinents.
• Les mesures 3 et 5 nécessitent des études détaillées pour faire une
estimation, étant donné que nous parlons d'interventions de millions de
dollars US.
• La mesure 4 pourrait avoir un coût approximatif par ressort d'environ
10 000 USD.
Régions hydrographiques
idéales d'application
Tout le pays.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
133
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
4
134
INSTITUTIONNALITÉ, RÔLES ET
RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE DE
RESSOURCES EN EAU
4. INSTITUTIONNALITÉ, RÔLES ET RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE DE
RESSOURCES EN EAU
4.1. INSTITUTIONS HAÏTIENNES IMPLIQUÉES DANS LA
GESTION
DES RESSOURCES
EN EAU
4.1 INSTITUTIONS
HAÏTIENNES
IMPLIQUÉES DANS
LA GESTION DES RESSOURCES
EN EAU
fin de décrire les institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau,
A
nous
les les
avons
classées
en trois
niveaux de
selon
leur degré
de responsabilité.
au
Afin de
décrire
institutions
haïtiennes
impliquées
la gestion
des ressources
en eau, nous Ainsi,
les avons
niveau
institutions
qui sont directement
impliquées
dansregroupé
la gestion
classées1,ennous
troisavons
niveauxregroupé
selon leurles
degré
de responsabilité.
Ainsi, au niveau
1, nous avons
les
institutions
qui
sont
directement
impliquées
dans
la
gestion
des
ressources
en
eau
et
aux
niveaux
2
et
3,
nous
des ressources en eau et aux niveaux 2 et 3, nous avons inclus les institutions qui sont
avons inclus les institutions qui sont indirectement impliquées dans la gestion des ressources en eau.
indirectement impliquées dans la gestion des ressources en eau.
Figure 35. Institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau
Figure 35. Institutions haïtiennes impliquées de la gestion des ressources en eau
4.1.1 LES ACTEURS CLÉS DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU. NIVEAU 1
4.1.1
LES ACTEURS CLÉS DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU.
Au niveau 1, il faut souligner que l'Institut National des Ressources en Eau (INAHRY) et le Ministère de
NIVEAU 1
l'Environnement (MDE) sont les institutions les plus compétentes en matière de gestion des ressources en
eau. En
outre,
l'INAHRY et
le MDE
récemment
définides
leurs
compétences.
Ainsi, le
décret et
créant
l'INAHRY
Au
niveau
1, il faut
souligner
queont
l'Institut
National
Ressources
en Eau
(INAHRY)
le Ministère
a
été
publié
le
8
mars
2021,
et
le
décret
organisant
la
MDE
a
été
publié
le
16
août
2020.
Ainsi,
une
de l'Environnement (MDE) sont les institutions les plus compétentes en matière de gestionpartie
des
importante des compétences dans le domaine de la gestion des ressources en eau a été récemment définie.
ressources en eau. En outre, l'INAHRY et le MDE ont récemment défini leurs compétences. Ainsi,
le
décret
créant l'INAHRY
étéRESSOURCES
publié le 8 EN
mars
et le décret organisant la MDE a été publié
4.1.1.1
L'INSTITUT
NATIONALaDES
EAU2021,
(INAHRY)
le 16 août 2020. Ainsi, une partie importante des compétences dans le domaine de la gestion des
Le décret créant
l'INAHRY
été publié ledéfinie.
8 mars 2021 en tant qu'institution autonome sous la supervision
ressources
en eau
a étéarécemment
du MDE, avec pour objectif de gérer le domaine public de l'eau (article 11) et d'assurer la mise en œuvre
de la politique nationale de gestion de l'eau en Haïti (article 80).
Le décret fixe 27 attributions (article 89) de l'INHARY en matière de gestion des ressources en eau, qui sont
décrites dans le tableau ci-dessous :
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
135
Tableau 45. Attributions de l ´INHARY
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
4.1.1.1
L'INSTITUT NATIONAL DES RESSOURCES EN EAU (INAHRY)
Le décret créant l'INAHRY a été publié le 8 mars 2021 en tant qu'institution autonome sous la
supervision du MDE, avec pour objectif de gérer le domaine public de l'eau (article 11) et d'assurer
la mise en oeuvre de la politique nationale de gestion de l'eau en Haïti (article 80).
Le décret fixe 27 attributions (article 89) de l'INHARY en matière de gestion des ressources en
eau, qui sont décrites dans le tableau ci-dessous :
Tableau 45. Attributions de l ´INHARY
ATTRIBUTION DE L´INHARY
1
Mettre en oeuvre la politique du gouvernement en matière de gestion des eaux, des
aménagements et ouvrages hydrauliques, et assurer le suivi
2
Assurer la régulation du secteur de l´eau
3
Fixer les règles relatives à la gestion des eaux, notamment des eaux usées
4
Veiller à la protection, la conservation et l´utilisation rationnelle des ressources hydriques
5
Veiller à l´application des lois et règlements régissant le secteur de l´eau dans des conditions
objectives, transparentes et non discriminatoires
6
Garantir l´exercice d´une concurrence saine et loyale dans le secteur de l´eau
7
Garantir la disponibilité et l´accessibilité de la ressource à l´ensemble de la population
8
Promouvoir le développement efficace du secteur de l´eau en veillant à son équilibre économique
et financier
9
Octroyer les licences relatives aux activités de production, de transport, de distribution et de
commercialisation de l´eau
10
Contrôler l´application des tarifs de l´eau par les entreprises concernées
11
Élaborer les contrats et les cahiers des charges types utilisés par les titulaires de licence
12
Prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la continuité, la qualité et la sécurité du
service public de l´eau
13
Veiller au respect des obligations d´informations dans l´intérêt du secteur de l´eau et dans le
respect du droit de la concurrence.
14
Assurer l´évaluation des ressources en eau, la planification et la gestion des eaux, le contrôle et la
protection de la qualité des ressources en eau et la recherche-développement dans les domaines
du climat et de l´eau
15
Mettre en place l´Observatoire national de l´Eau
16
Publier périodiquement une revue sur les ressources hydriques
17
Tenir périodiquement des colloques et des conférences sur les ressources hydriques
18
Veiller á la préservation des intérêts des consommateurs et assurer la protection de leurs droits
pour ce qui concerne le prix, la fourniture et la qualité de l´eau.
19
Valider les études portant sur les ouvrages hydrauliques
20
Assurer la conformité des études hydrauliques avec les normes et règlements établis en la matière
136
10
11
12
Contrôler l´application des tarifs de l´eau par les entreprises concernées
Élaborer les contrats et les cahiers des charges types utilisés par les titulaires de licence
Prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la continuité, la qualité et la sécurité du service public de l´eau
Veiller au respect des obligations d´informations dans l´intérêt du secteur de l´eau et dans le respect du droit de la
13
concurrence.
Assurer
l´évaluation
ressourcespour
en eau,
la planification
et la gestion
eaux, le contrôle
etles
la protection
de la qualité
Effectuer
des des
inspections
s´assurer
du respect
de la des
règlementation
sur
ressources
14 21
des ressources en eau et la recherche-développement dans les domaines du climat et de l´eau
hydriques
15 Mettre en place l´Observatoire national de l´Eau
Prendre
toutes une
mesures
nécessaires
pour faire
appliquer les prescriptions légales et
16 22Publier
périodiquement
revue sur les
ressources
hydriques
17 Tenirèglementaires
périodiquement des
et deshydriques
conférences sur les ressources hydriques
descolloques
ressources
Veiller á la préservation des intérêts des consommateurs et assurer la protection de leurs droits pour ce qui concerne le prix,
18 23
Élaborer tous avant-projets ou projets de norme légale ou réglementaire sur la gestion des
la fourniture et la qualité de l´eau.
ressources
et ouvrages
les soumettre
au Ministère chargé de l´Environnement pour les suites
19 Valider
les études hydriques
portant sur les
hydrauliques
appropriées
20 Assurer la
conformité des études hydrauliques avec les normes et règlements établis en la matière
21 24Effectuer
des
inspections
pour s´assurer
du respectdans
de la le
règlementation
les ressources hydriques
Promouvoir
et appuyer
les recherches
domaine desur
l´eau
22 Prendre toutes mesures nécessaires pour faire appliquer les prescriptions légales et règlementaires des ressources hydriques
25Élaborer
Étudier
des ou
projets
hydrauliques
surou
l´environnement
tous l´impact
avant-projets
projets
de norme légale
réglementaire sur la gestion des ressources hydriques et les
23
soumettre
au
Ministère
chargé
de
l´Environnement
pour
les
suites
appropriées
26
Assurer le contrôle général des eaux de la République,
l´établissement de stations d´hydrologie
24 Promouvoir
et
appuyer
les
recherches
dans
le
domaine
de
l´eau
et leur fonctionnement et le contrôle des crues, l´entretien et l´amélioration des lits des fleuves,
25 Étudier l´impact des projets hydrauliques sur l´environnement
rivières et cours d´eau de la République
Assurer le contrôle général des eaux de la République, l´établissement de stations d´hydrologie et leur fonctionnement et le
26
27 contrôle
Exercer
toutes
autres et
attributions
prévues
par la
loi et
les et
règlements
des crues,
l´entretien
l´amélioration des
lits des
fleuves,
rivières
cours d´eau de la République
27 Exercer toutes autres attributions prévues par la loi et les règlements
L'organisation d'INAHRY est présentée dans la figure ci-dessous. À la tête d'INHARY se trouve un
conseil d'administration composé du ministre chargé de l'environnement en tant que président,
L'organisation
d'INAHRY
est présentée
dansvice-président,
la figure ci-dessous.
À la
tête
d'INHARY
se trouve
un conseil
du ministre de
l'agriculture
en tant que
puis en
tant
que
membres
du ministre
des
d'administration composé du ministre chargé de l'environnement en tant que président, du ministre de
travaux publics,
duque
ministre
des collectivités
ministredu
deministre
la planification
et dupublics,
ministre
l'agriculture
en tant
vice-président,
puis en locales,
tant quedu
membres
des travaux
du
du
commerce.
La
principale
responsabilité
du
conseil
d'administration
est
de
définir
la
politique
ministre des collectivités locales, du ministre de la planification et du ministre du commerce. La principale
responsabilité
du conseil
est de définir
la politique
d'INHARY, de
générale d'INHARY,
ded'administration
déterminer l'orientation
de ses
activitésgénérale
et de superviser
leurdéterminer
mise en
l'orientation de ses activités et de superviser leur mise en œuvre.
oeuvre.
Figure 36. L'organisation d'INAHRY
Figure 36. L'organisation d'INAHRY
La direction générale est l'organe chargé de mettre en œuvre les plans et stratégies approuvés par le conseil
d'administration. La direction générale est dirigée par un fonctionnaire de carrière portant le titre de
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
137
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
La direction générale est l'organe chargé de mettre en oeuvre les plans et stratégies approuvés
par le conseil d'administration. La direction générale est dirigée par un fonctionnaire de carrière
portant le titre de directeur général qui assure le fonctionnement de l'INHARY et exerce une
autorité hiérarchique sur l'ensemble du personnel.
La direction générale est responsable des directions centrales composées d'au moins quatre
directions : la direction administrative et financière, la direction des opérations et des ressources
en eau, la direction de la recherche et de l'innovation et la direction juridique et du contrôle. Au
sein de ces directions, des services peuvent être créés et, à leur tour, au sein de ces services,
des sections peuvent être créées. Le directeur général et les quatre directeurs forment le conseil
d'administration. En outre, les quatre directions régionales (Nord, Centre, Ouest et Sud) et les dix
directions départementales dépendent de la direction générale.
À ce jour, l'INAHRY n'est pas fonctionnel ; cependant, lorsqu'il assumera l'ensemble de ses
compétences et pouvoirs, il deviendra l'institution clé dans la gestion des ressources en eau
d'Haïti, en gérant le domaine public hydrique naturel et artificiel et en assurant la mise en oeuvre
de la politique nationale de gestion de l'eau. Il sera donc nécessaire d'assurer une bonne
collaboration avec les autres institutions directement impliquées dans la gestion des ressources
en eau, notamment le MDE, la DINEPA, l'EDH et le MARNDR, sans quoi la gestion des ressources
en eau sera déficiente et incomplète.
4.1.1.2 LE MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT (MDE)
Le 16 août 2020, un décret organisant le ministère de l'Environnement a été publié, qui
énonce comme mission (art. 2): garantir des mesures régaliennes propices à la protection de
l’environnement, la conservation de la biodiversité́, la lutte contre les changements climatiques
et un meilleur cadre de vie au profit du bien-être de la population.
En plus, le Décret (art. 3), dans le cadre de sa mission, le Ministère a pour attributions, entre
autres, de:
• S’assurer de la gestion durable des ressources en eau et freiner leur utilisation non contrôlée ;
• S’assurer de la gestion intégrée des montagnes et des bassins hydrographiques, et contribuer
à la protection de la population contre les risques et désastres naturels.
Dans ce cadre, le MDE, en plus d'être l'institution qui supervise l'INHARY, est l'un des acteurs clés
de la gestion
des ressources à travers les directions suivantes (voir figure 36) :
• Direction du changement climatique
• Direction de la gestion intégrée des montagnes et des bassins versants
138
• Direction de la gestion intégrée des zones côtières et marines
• Direction des forêts et des énergies renouvelables
• Direction du cadre de vie et de l'assainissement
• Direction de la biodiversité
• Direction de l'éducation à l'environnement
En plus, dans l’accomplissement de sa mission et l’exercice de ses attributions (art. 6), le Ministère
peut recourir aux structures transversales de coordination et de consultation suivantes:
a) Le Comité national des changements climatiques (CNCC) ;
b) Le Conseil national de l’aménagement du territoire, de l’environnement et des changements
climatiques (CONATEC), qui remplace le Conseil national pour l'aménagement du territoire
et l'environnement (CONATE) ;
c) Les Commissions techniques interministérielles sur l’environnement et les changements
climatiques (COTIMEC), qui remplacent les Commissions techniques interministérielles de
haut niveau sur l'environnement (COTIME) ;
Le Comité national des changements climatiques est chargé de l’orientation générale des
politiques publiques en matière de changement climatique. Il est présidé par le Premier Ministre.
Il est une plateforme regroupant des ministères, des institutions d’enseignement supérieur, des
partenaires internationaux, des représentants des organisations écologiques et autres institutions
de la société civile et des groupes thématiques sur les changements climatiques.
Le Conseil national de l’aménagement du territoire, de l’environnement et des changements
climatiques regroupe des représentants du gouvernement central concernés, des représentants
des instances de gouvernance locale et de la société civile. L'une de ses principales fonctions
est de prendre en compte les intérêts des différents acteurs institutionnels dans le processus
d’élaboration et de mise en oeuvre de politiques, de plans et de programmes se rapportant à
l’environnement et aux changements climatiques.
Les Commissions techniques interministérielles sur l’environnement et les changements
climatiques regroupent les responsables des Unités techniques environnementales et climatiques
sectorielles. L’une des principales fonctions desdites Commissions est d’assurer la cohérence
dans l’action de l’Administration publique centrale en matière de gestion de l’environnement et
de lutte contre les changements climatiques.
Les Unités techniques environnementales et climatiques sectorielles servent d’interface avec le
Ministère pour des politiques, programmes, plans, opérations, normes et activités se rapportant
aux domaines de l’environnement et des changements climatiques.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
139
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
4.1.1.3 AUTRES INSTITUTIONS PRINCIPALES
Au niveau 1 également, mais avec un rôle un peu moins pertinent dans la gestion des ressources
en eau, se trouve la Direction nationale de l'eau potable et de l'assainissement (DINEPA), qui est
une agence d'État autonome à caractère administratif, dont la mission est de mettre en oeuvre
la politique de l'État dans le secteur de l'eau potable et de l'assainissement autour de trois axes :
le développement du secteur de l'eau potable et de l'assainissement, la régulation du secteur et
le contrôle des acteurs. La DINEPA est donc le plus important utilisateur des ressources en eau
d'Haïti, puisqu'elle est responsable de l'approvisionnement en eau potable de toute la population.
Le conseil d'administration de la DINEPA est présidé par le ministre du ministère des Travaux
publics, des Transports et des Communications (MTPTC).
À ce premier niveau se trouve également l’Électricité d’Haïti (EDH), qui est le fournisseur
national d'électricité et qui produit de l'électricité à partir de diverses centrales thermiques et
hydroélectriques installées dans tout le pays. L’EDH est donc l'un des principaux utilisateurs des
ressources en eau d'Haïti en termes de production hydroélectrique. Le conseil d'administration
de l'EDH est présidé par le ministre du ministère des travaux publics, des transports et des
communications (MTPTC).
La mission principale de l'Unité Hydrométéorologique d'Haïti est d'élaborer et de mettre en oeuvre
la politique définie par le gouvernement dans les domaines de l'hydrologie, de la météorologie
et de la climatologie et d'agir en tant qu'expert pour les responsabilités légales de l'État. Entre
autres structures, il régit le Centre national de météorologie (CNM) et le Service national des
ressources en eau (SNRE). L'UHM est donc responsable à la fois de la gestion des informations
météorologiques et des informations liées aux ressources en eau, en particulier les débits des
rivières et des sources. Il est intéressant de noter l'importance du rôle de l'UHM dans toutes les
questions liées à la gestion des risques de catastrophes hydrométéorologiques. L'UHM est une
institution autonome placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture, des ressources naturelles
et du développement rural (MARNDR).
Ce niveau 1 de gestion des ressources en eau comprend également le MARNDR avec la Direction
des Infrastructures Agricoles et la Direction de la Pêche et de l'Aquaculture. La première direction
est importante car elle s'occupe des infrastructures hydro-agricoles, des périmètres d'irrigation
aux ouvrages de rétention d'eau tels que les barrages et les retenues collinaires. La deuxième
direction est chargée de la gestion de la pêche, tant marine que continentale, et est donc
directement impliquée dans la gestion des ressources en eau.
140
4.1.2
AUTRES INSTITUTIONS IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES
RESSOURCES EN EAU. NIVEAUX 2 ET 3
Les niveaux 2 et 3 comprennent le reste des institutions haïtiennes qui sont indirectement
impliquées dans la gestion des ressources en eau. Ainsi, le niveau 2, en plus de certaines des
directions du MDE déjà mentionnées au point précédent, comprend les institutions suivantes :
• Agence nationale des aires protégées (ANAP). Dont la mission est de protéger la biodiversité
et de gérer le système national des zones protégées. Nombre de ces zones protégées ont l'eau
comme l'un des principaux éléments de protection.
♦♦ La Direction des Ressources Forestières et des Sols du MANRDR. Les ressources
forestières et le sol sont des éléments constitutifs du cycle hydrologique.
♦♦ La direction de l'aménagement du territoire, du développement local et régional du
MPCE. La gestion des terres est l'un des outils les plus importants pour la gestion des
ressources en eau. Dans ce cadre, l'une des missions du MPCE est de coordonner
la mise en oeuvre des décisions gouvernementales, notamment en ce qui concerne
l'application du schéma national d'aménagement du territoire à tous les niveaux de
planification.
♦♦ Le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT). Il est présidé par le
Premier ministre et a été créé par un décret du 19 mars 2009, dont l'une des attributions
est la suivante: coordonner et d'harmoniser les actions du Gouvernement en matière
d'aménagement du territoire, de gestion des bassins-versants, de gestion de l'eau,
d'urbanisme, d’équipement (art. 4);
♦♦ La Direction de Promotion de la Santé et de Protection de l’Environnement du MSPP
a pour mission de promouvoir des politiques publiques, des stratégies et des actions
sociales axées sur la santé de manière à créer un environnement physique, socioéconomique et politique propice au développement d’une vie saine. Dans ce contexte,
qu'il s'agisse de l'eau potable ou de l'eau dans l'environnement naturel, l'eau est un
élément clé à protéger ;
♦♦ La Direction des Travaux Publics du Ministère des Travaux Publics Transports et
Communications (MTPTC). Le MTPTC est l'organisme central ayant pour missions de
concevoir, définir et concrétiser la Politique du Pouvoir Exécutif dans les domaines
Travaux Publics, Transports, Communications, Eau Potable, Énergie et dans tous les
autres domaines définis par la loi. L’une de ces attributions est assurer l'étude, la
planification, l'exécution, l'entretien, le contrôle, la supervision et l'évaluation de toutes
les infrastructures physiques relatives aux systèmes d'alimentation en eau potable
♦♦ Le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME) est un organisme autonome créé en 1986
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
141
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
fonctionnant sous tutelle du Ministre des Travaux Publics Transports et Communications
(MTPTC). Sa mission principale est de promouvoir la recherche et l'exploitation des
ressources minérales et énergétiques d'Haïti ainsi que les techniques appropriées y
relative. En outre, il est l'organisme compétent pour la recherche géologique en Haïti
et est donc un organisme clé dans la recherche hydrogéologique. À un niveau de
compétences inférieur, mais également important, se trouvent les organes et institutions
de niveau 3 :
♦♦ Le ministère du commerce et de l'industrie (MCI). Dans le tableau des responsabilités
d'INHARY, on peut voir que les responsabilités 9 et 10 concernent la commercialisation
et la tarification de l'eau.
♦♦ Le ministère de l'économie et des finances (MEF). C'est le ministère chargé de
coordonner les travaux d'élaboration du budget général de la République et de veiller
à son exécution.
♦♦ Le Bureau National des Évaluations Environnementales (BNEE). Le BENN est sous le
contrôle du MDE. Un des attributions est assurer de la prise en compte des préoccupations
environnementales dans l’élaboration des politiques, plans, programmes et projets.
♦♦ Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT).
4.3.
CARTE CONCEPTUELLE DES ACTEURS PAR RAPPORT
À LA GESTION DE LA RESSOURCE HYDRIQUE ET LE
CHANGEMENT CLIMATIQUE
En Haïti, il y a un ensemble d'acteurs de différents secteurs et avec différents niveaux d'influence
dans le processus de gestion des ressources en eau qui considèrent l'inclusion de mesures
d'adaptation au changement climatique. Dans une analyse préliminaire, il a été possible d'identifier
9 institutions/départements publics au sein des institutions qui sont classées comme acteurs
clés, car sans leur participation active et leur capacité de décision, il est impossible d'avancer
vers l'intégration de l'adaptation au changement climatique comme mesure fondamentale
dans la gestion intégrée des ressources en eau du pays. À ce même niveau d'acteurs clés se
trouvent également les banques de développement, les ONG internationales du secteur de
l'environnement et les associations d'agriculteurs et d'irrigants, ces dernières correspondant au
secteur de la société civile.
Au deuxième niveau se trouvent les principales parties prenantes, qui sont directement touchées
par la gestion des ressources en eau et les stratégies d'adaptation au changement climatique,
soit en tant que bénéficiaires, soit en tant que personnes affectées par ce processus. Dans
ce groupe, 12 parties prenantes ont été identifiées, dont quatre sont issues du secteur privé,
142
quatre sont des institutions publiques et trois sont des acteurs de la société civile. Enfin, nous
avons identifié un ensemble de parties prenantes secondaires qui, selon nous, participeront
aux initiatives de gestion des ressources et d'adaptation au changement climatique de manière
indirecte ou temporaire. Ce groupe comprend 17 acteurs dont 5 sont issus du secteur privé, 8
sont des institutions publiques et 5 sont issus de la société civile (Figure 37).
Il est important de mentionner que cet exercice préliminaire de cartographie des parties prenantes
sera validé et complété par les actions participatives envisagées dans cette consultation.
Figure 37. Carte des acteurs liés à la gestion des ressources hydriques pour l’adaptation au changement climatique en Haïti
Figure 37. Carte des acteurs liés à la gestion des ressources hydriques pour l’adaptation au changement climatique en
Haïti
110
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
143
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
5
144
PROPOSITION D´UN MODÈLE DE
CADRE DE CONCERTATION
E
n Haïti, depuis mars
2021,
les basesDE
pour
la création
modèle de concertation pour la
5. PROPOSITION
D´UN
MODÈLE
CADRE
DE d'un
CONCERTATION
gestion de l'eau sont déjà en place, avec la création de l'INARHY, comme expliqué dans la
En Haïti,
depuis
mars 2021,
les il
bases
pour la
création d'un
modèle
de les
concertation
la gestion
l'eau
section
4.1.1.1.
Cependant,
est
nécessaire
d'inclure
toutes
parties pour
prenantes
de de
manière
sontordonnée
déjà en place,
avec
la création
l'INARHY,
comme
expliqué
la sectionen
4.1.1.1.
Cependant,àil ces
est
et de
s'assurer
quedeles
décisions
prises
sur lesdans
ressources
eau permettent
nécessaire d'inclure toutes les parties prenantes de manière ordonnée et de s'assurer que les décisions prises
parties d'être informées et de contribuer de manière consensuelle et à travers des mécanismes
sur les ressources en eau permettent à ces parties d'être informées et de contribuer de manière consensuelle
de communication
établis.
Cette gestion
conjointe
est fondamentale
car il a été prouvé
en
et à travers
des mécanismes
de communication
établis.
Cette gestion
conjointe est fondamentale
car il a été
Amérique
latine et
dans
Caraïbes
qu'ilqu'il
estest
impossible
pour
pouvoir
prouvé en
Amérique
latine
et les
dans les
Caraïbes
impossible
pourune
uneseule
seuleinstitution
institution de
de pouvoir
gérergérer
seuleseule
les ressources
en eau. Une
gestion
partagée, participative
et synergiqueet
estsynergique
nécessaire
les ressources
en eau.
Uneconjointe,
gestion conjointe,
partagée, participative
entre les différentes parties prenantes, toujours sous la direction d'un organe national de gouvernance tel
est nécessaire entre les différentes parties prenantes, toujours sous la direction d'un organe
que l'INARHY.
national de gouvernance tel que l'INARHY.
La structure
du modèle
de concertation
est dérivée
de la structure
existante existante
d'INARHY,d'INARHY,
mais en soulignant
La structure
du modèle
de concertation
est dérivée
de la structure
mais en
les deux éléments clés qui doivent encore être développés, élargissant ainsi la portée, les attributions, la
soulignant les deux éléments clés qui doivent encore être développés, élargissant ainsi la portée,
mission et la vision qu'INARHY devrait avoir. (Figure 38)
les attributions, la mission et la vision qu'INARHY devrait avoir. (Figure 38)
FigureFigure
38. Les
manquants
à prendre
en compte
dans dans
le cadre
de lade
structure
INARHY
pour pour
une meilleure
gestion des
38.éléments
Les éléments
manquants
à prendre
en compte
le cadre
la structure
INARHY
une meilleure
ressources en eau.
gestion des ressources en eau.
5.1. PHASES OU PROCESSUS DU MODÈLE DE CONCERTATION
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
145
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
5.1.
PHASES OU PROCESSUS DU MODÈLE DE CONCERTATION
a) Dans ce processus de concertation, le modèle de gestion et la structure de l'INARHY doivent
servir de base pour construire un modèle de concertation fonctionnel qui garantisse une gestion
conjointe, collaborative, participative et synergique entre tous les acteurs de la ressource en
eau et des ressources naturelles qui soutiennent les bassins hydrographiques en tant qu'unités
de planification obligatoires pour la durabilité de ces ressources. Les processus ou phases
recommandés à mettre en oeuvre sont les suivants :
b) Identification, validation et mise à jour de l'ensemble des parties prenantes intéressées
et affectées par le processus de gestion des ressources en eau intégrant l'adaptation au
changement climatique comme axe de travail. Cette première étape implique un appel large
et national pour définir les aspects fondamentaux, les rôles et les formes de participation
des parties prenantes (coordonné par INARHY et les gouvernements locaux).
c) Garantir des conseils techniques spécialisés pour guider le processus. Pour cela, les
ressources de base doivent être gérées avec les organisations coopérantes et les
institutions nationales afin de clarifier les informations et de créer la base d'une prise
de décision éclairée. Ces conseils doivent être fournis parallèlement à la collecte et à
l'analyse des informations fournies par l'équipe consultative, l'INARHY, les municipalités,
le monde universitaire, entre autres. Cette consultation est une contribution fondamentale
à la macro-analyse initiale).
d) Élaborer un plan national de gestion des ressources en eau: une série d'ateliers est
nécessaire pour développer les composantes de ce plan (coordonné par INARHY). Le plan
doit être socialisé et approuvé, publié et largement diffusé. Il est essentiel de veiller à ce que
des organismes tels que les comités de gestion interinstitutionnels et les gouvernements
locaux soient impliqués dans le processus de planification).
e) Agenda territorial commun : un guide pour l'action sur la plateforme un agenda commun
ou plan de cogestion est la base de la concertation d'une vision territoriale collective. Cet
agenda n'est pas un instrument de planification officiel, mais un outil flexible qui reflète les
accords générés entre les organisations participantes dans un arrangement de cogestion.
L'agenda est basé sur les contributions de chacune des organisations à la réalisation
d'objectifs territoriaux plus élevés, et vise une plus grande efficacité, équité et légitimité
des arrangements, actions et pratiques. Cet agenda doit prendre en compte les intérêts
des différents groupes et promouvoir l'équité et l'inclusion de tous les types d'acteurs,
en particulier ceux tels que les femmes et les jeunes qui peuvent être des agents du
changement en raison de leur influence sur la socialisation des générations futures.
f) Mettre en place des mécanismes de concertation : des plateformes pour rechercher la
146
convergence et la complémentarité. Dans ces espaces, les conflits latents sont exprimés et
des solutions sont recherchées. Dans les plateformes formelles et informelles, les groupes
d'intérêt et les acteurs locaux sont mis en relation pour construire une vision territoriale
et un agenda commun. Au niveau local, différentes structures locales peuvent assumer
ces fonctions, tandis qu'au niveau d'une municipalité, d'un sous-bassin ou d'une autre
unité territoriale plus importante, la mise en place de ces mécanismes nécessite un certain
degré de formalisation (ordonnance municipale ou statut juridique).
g) Créer les conditions d'une participation équitable et représentative de tous les acteurs hommes, femmes et jeunes ; groupes ethniques ; groupes pauvres, riches et marginalisés.
Cette étape est essentielle pour la crédibilité et l'efficacité de ces espaces, et favorise la
motivation et la responsabilisation des acteurs.
h) Identifier et mettre en oeuvre des mécanismes de financement. Pour que la plateforme
de concertation réussisse à mettre en oeuvre l'agenda territorial commun, des conditions
de financement minimales doivent être mises en place. Il peut s'agir d'un financement
décentralisé et autonome, ou de contributions de chaque acteur institutionnel. Une bonne
forme de financement est la création d'un fonds commun initial par le biais de politiques
locales ou nationales afin de garantir la durabilité des processus.
i) Définir les règles du jeu dans les domaines de la consultation et des processus de gestion.
Ces règles doivent être très claires, notamment pour l'utilisation et le renforcement du
fonds. C'est une condition nécessaire à la gouvernance.
j) Systématiser les expériences générées dans le processus de concertation. Ce processus
permettra de documenter et de partager les leçons apprises et, ce faisant, de continuer à
promouvoir l'autonomisation et la motivation nécessaires au leadership des acteurs clés
qui seront responsables du suivi et de la durabilité des processus décrits ci-dessus.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
147
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
5.2.
STRUCTURE DU MODÈLE DE CONCERTATION (s'il existe
5.2. STRUCTURE DU MODÈLE DE CONCERTATION (s'il existe déjà une loi dans le
déjà une loi dans le pays qui propose une telle structure de
pays qui propose une telle structure de concertation, elle doit être utilisée)
concertation, elle doit être utilisée)
5.3. HOJA DE RUTA PARA LA PUESTA EN MARCHA DEL MODELO DE CONCERTACIÓN
Figure 39. Figure 39.
Structure
dede
base
d'un
pourlalagestion
gestionintégrée
intégrée
des
ressources
en eau.
Structure
base
d'unmodèle
modèlede
deconcertation
concertation pour
des
ressources
en eau.
Lafigure
figure3939
propose
un modèle
qui cherche
à promouvoir
la consultation
sur ladegestion
l'eau
La
propose
un modèle
qui cherche
à promouvoir
la consultation
sur la gestion
l'eau ende
Haïti.
Il
est
surIlaest
figure
de sur
l'INHARY
tantde
qu'organe
directeur
qui doit
assurer la
création et
le doit
fonctionnement
enbasé
Haïti.
basé
la en
figure
l'INHARY
en tant
qu'organe
directeur
qui
assurer la
de
ces
structures
au
niveau
décentralisé
dans
le
pays,
ainsi
que
garantir
l'intégration
au
niveau
national.
création et le fonctionnement de ces structures au niveau décentralisé dans le pays, ainsi que
garantir
l'intégration
au niveau
Pour
remplir
cette fonction,
il est national.
nécessaire d'élaborer et/ou d'adapter une série d'instruments visant à
rendre
opérationnel
lui-même.
Pour remplir
cettel'exercice
fonction,deil concertation
est nécessaire
d'élaborer et/ou d'adapter une série d'instruments
visant
à rendresont
opérationnel
l'exercice de concertation lui-même.
Ces
instruments
:
Ces instruments sont :
Création de plateformes de concertation, ou d'espaces d'échange, de recherche de consensus et de
• Création
de informée.
plateformes de concertation, ou d'espaces d'échange, de recherche de
participation
consensus
Les règlements
y compris
son rôle en tant qu'organe directeur de la gouvernance des
et ded'INHARY,
participation
informée.
ressources en eau dans le pays.
• Les
règlements
d'INHARY,
y des
compris
son rôle
Politique
nationale de
gestion
ressources
en en
eautant qu'organe directeur de la gouvernance
des
Plan national
deen
gestion
ressources
ressources
eau des
dans le
pays. en eau. Les résultats de cette consultation constituent un
apport fondamental pour soutenir le besoin de planification au niveau national, car ils contribuent à
• Politique
de des
gestion
des ressources
eauCe n'est qu'en connaissant ou en sachant
l'analyse nationale
et à la gestion
informations
relatives àen
l'eau.
ce qui est disponible, les projections et les prévisions concernant les ressources en eau dans le pays,
• Plan national de gestion des ressources en eau. Les résultats de cette consultation
qu'il sera possible de mener une planification à long terme avec une portée globale.
constituent
apport fondamental
pour
soutenir le besoin de planification au niveau
Plan nationalun
d'adaptation
au changement
climatique
Plans de co-gestion pour les bassins versants et sous-bassins prioritaires (>100 km 2)
148Construction d'un programme de travail commun avec l'intégration et l'ajout des différents
programmes de travail des institutions publiques, ainsi que des ONG, de la coopération
national, car ils contribuent à l'analyse et à la gestion des informations relatives à l'eau.
Ce n'est qu'en connaissant ou en sachant ce qui est disponible, les projections et les
prévisions concernant les ressources en eau dans le pays, qu'il sera possible de mener
une planification à long terme avec une portée globale.
• Plan national d'adaptation au changement climatique
• Plans de co-gestion pour les bassins versants et sous-bassins prioritaires (>100 km2)
• Construction d'un programme de travail commun avec l'intégration et l'ajout des différents
programmes de travail des institutions publiques, ainsi que des ONG, de la coopération
internationale, etc.
• Plans de ferme
Tous ces instruments permettront de mettre en marche les étapes de la construction d'un modèle
de concertation harmonisé avec les besoins et les réalités du pays.
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
149
Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
BIBLIOGRAPHIE
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Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
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Programme des Nations Unies pour le Développement / PNUD
Le PNUD est le principal organisme des Nations Unies qui lutte contre l’injustice de la pauvreté, les
inégalités et le changement climatique. Travaillant avec un vaste réseau d’experts et de partenaires
dans 170 pays, nous aidons les pays à développer des solutions intégrées et durables pour les
peuples et la planète.
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