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MINISTERE DE L’AGRICULTURE DES RESSOURCES NATURELLES ET DU
DEVELOPPEMENT RURAL
(MARNDR)
PROGRAMME DE MITIGATION DES DESASTRES NATURELLES
(PMDN)
Quelques informations sur les Bassins Versants des Rivières Massacre et Marion
Extrémité de la frontière haitiano/dominicaine Nord ’Est d’Haïti
AVRIL 2018
2
I-Département du Nord-est
Le département du Nord-est est l’un des dix départements
d’Haïti. Sa superficie est de 1.805 km2 et sa population
serait de 358 .277 habitants (selon le recensement par
estimation de 2009). Fort-Liberté est le chef-lieu de ce
département. Il est Situé au sud de l’océan Atlantique et à l’ouest de la République
dominicaine, le Nord-est fait partie des plaines du nord. (Encyclopédie Wikipédia
Page1)
Deux des bassins hydrographiques limitrophes de cette zone frontalière les plus
connus sont : le Bassin versant de la Riviere Massacre et celui de Marion. Ils sont
situées à l’extrême pointe nord’ est du territoire comme on peut l’observer sur la carte ci-
dessus. ( Encyclopédie Wikipédia)
Carte-1Indiquant la délimitation des bassins versants des Rivières Massacre et
Marion et leur réseaux hydrographiques
Cartographie de délimitation des bassins versants Marion et Massacre (Source SIG
10.1)
Bassin versant
Riviere Marion
Bassin
versantRiviere
Massacre
mmmmmmm
mmmmmmm
mmMmmmm
MmmmmMM
MMmmmMM
MM
3
NB. Le bassin versant Jassa (A=148,2 km
2
) est un sous bassin de la Riviere Massacre (A= 382,7
km
2
). (Source www. google.com)
I. Bassin versant de la Riviere Massacre
I-Bassin versant de la Riviere Massacre : superficie et forme
Le bassin versant de la Riviere Massacre s’étend sur une superficie de 382,7 km
2
,
de périmètre 115,9 km et d’indice de Gravélius de 1,49. Ce qui traduit bien un bassin
Versant de forme très allongé.
La rivière du Massacre, en espagnol río Massacre, est un cours d'eau formant le
tracé septentrional de la frontière entre Haïti et la République dominicaine, et un
petit fleuve côtier qui a son embouchure dans l’Océan Atlantique
Elle prend sa source dans la Cordillère Centrale au Pic de Gallo sous le nom de rivière
Dajabon. Elle coule ensuite vers la frontière avec Haïti et longe le département du Nord-
Est, avant de se jeter dans la mer des Caraïbes, à l'ouest de la ville dominicaine de Pepillo
Salcedo.( Encyclopédie Wikipédia page 1)
Géographie (Wikipédia encyclopédie page1)
Cette rivière reçoit plusieurs affluents, sur son versant haïtien, notamment les
eaux de la rivière Capotille, de la rivière Gens de Nantes et de la rivière Lamatry.
Elle prend sa source dans la Cordillère Centrale au Pic de Gallo sous le nom de rivière
Dajabon. Elle coule ensuite vers la frontière avec Haïti et
longe le département du Nord-Est, avant de se jeter dans la mer des Caraïbes, à l'ouest de
la ville dominicaine de Pepillo Salcedo.
Cette rivière reçoit plusieurs affluents, sur son versant haïtien, notamment les
eaux de la rivière de Capotille, de la rivière Gens de Nantes et de la rivière Lamatry
. Étymologie (Wikipédia Encyclopédie page1)
La rivière s'appelait premièrement Guatapana du temps des indiens avant l'arrivée de
Christophe Colomb. Elle fut aussi appelée « rivière Dajabon », du nom de la ville
dominicaine frontalière de Dajabón, séparée de la localité haïtienne de Ouanaminthe par
ladite rivière qui marque donc la frontière entre les deux pays à cet endroit.
4
L'édition de 1797 de la description de Saint-Domingue par Médéric Louis Élie Moreau de
Saint-Rémy mentionne l'hydronyme rivière Massacre à de nombreuses reprises. En effet,
la Rivière Massacre puise son nom du massacre des Boucaniers (français) par les
Espagnols à cet endroit en 1728
1
.
Cependant, selon une interprétation populaire la rivière a été nommée ainsi à la suite
du massacre des Haïtiens de 1937 commis le long du cours d'eau par l'armée
dominicaine, sur les ordres du dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, au cours
duquel 20 000 travailleurs saisonniers furent tués
a) Toponymie et site historique .(Wikipédia encyclopédie page 1)
La rivière s'appelait premièrement Guatapana du temps des indiens avant l'arrivée de
Christophe Colomb. Elle fut aussi appelée « rivière Dajabon », du nom de la ville
dominicaine frontalière de Dajabón, séparée de la localité haïtienne de Ouanaminthe par
ladite rivière qui marque donc la frontière entre les deux pays à cet endroit.
L'édition de 1797 de la description de Saint-Domingue par Médéric Louis Élie Moreau de
Saint-Rémy mentionne l'hydronyme rivière Massacre à de nombreuses reprises. En effet,
la Rivière Massacre puise son nom du massacre des Boucaniers (français) par les
Espagnols à cet endroit en 1728
1
Cependant, selon une interprétation populaire la rivière a été nommée ainsi à la suite
du massacre des Haïtiens de 1937 commis le long du cours d'eau par l'armée
dominicaine, sur les ordres du dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, au cours
duquel 20 000 travailleurs saisonniers furent tués.
b).Le réseau hydrographique du Bassin versant Rivière Massacre (Travaux
personnels)
L’affluent rive gauche du réseau hydrographique du bassin versant de la Riviere
Massacre se nomme Riviere Lamatry et se répartit en plusieurs vecteurs d’importance
très variée s’étendant sur une longueur de 37.231 mètres. Entre autres nous pouvons
citer : Riviere Zicap sur 4.512ml et Riviere Maboule sur 9.617ml. Au total, il est
divise en 34 vecteurs de longueur et de débit très variée qui se répartit dans l’ordre
suivant :
5
ü 22 vecteurs d’ordre 1 drainant les eaux partant de la ligne de partage des eaux
de pluie
ü 6 vecteurs d’ordre 2
ü 3 vecteurs d’ordre 3
ü 4 vecteurs d’ordre 4
ü Près de l’embouchure, on note un (1) vecteurs d’ordre 5
Le bassin versant de la Riviere Massacre est donc d’ordre 5
c) Géologie du bassin versant de la riviere Massacre et Marion. (Wikipédia
encyclopédie page 1)
La géologie du bassin versant de la Riviere Massacre située dans le département du Nord
’Est et dominée par celle du Massif du Nord où les roches ignées sont plus répandues que
les roches sédimentaires. Il correspond à un axe anticlinorial et à un bloc tectoniquement
surélevé. Cette situation privilégiée permet aux formations magmatiques calcoalcalines
d’affleurer largement et met en évidence une ceinture quasi continue des volcanites
acides le long du rebord Sud-Ouest du massif. Il s’ensuit que le massif du Nord recèle,
sur le plan prévisionnel, le potentiel métallifère le plus élevé d’Haïti et que tous les types
de gîtes.
(Travaux personnels sur Arc Gis 10.1)
De plus, la formation géologique du bassin versant est dérivée de deux types de roches
originales : sédimentaires et magmatiques
Les roches sédimentaires dont la lithosphère est liée par l’existence 5 formations
géologiques : marne et sable, calcaires durs, marnes et calcaires marneux, Flysch, grès
et calcaires ; alluvions et matériaux détritiques.
Les roches magmatiques dont la lithosphère est liée à l’existence de 5 formations :
l’Andésite et rhyodacite, diorites et tonalites, Basaltes volcano-sédimentaires et roches
ultrabasiques
Régime foncier (Haïti-Dominicaine Défis dans les zones frontalières
environnementaux PNUE/PNUD/WFP Pages 53 et 54).
La plus grande partie des terres haïtiennes appartient officiellement à l’État, mais
il n’y a pas de véritable système national de cadastre. N’ayant pas d’autre choix, de
nombreux paysans cultivent des terres qui appartiennent à l’État ou récoltent du bois
illégalement sur ces terres.
6
Dans la campagne haïtienne, les accords informels en matière de propriété
foncière sont plus fréquents que les titres officiels, qui sont manifestement plus coûteux
et moins souples. Le régime foncier va de l’accès direct en tant que propriétaire à l’accès
indirect par la location ou l’usufruit.
Déforestation des propriétés privées dans les zones frontalières (Haïti-
Dominicaine Défis dans les zones frontalières environnementaux
PNUE/PNUD/WFP Pages 60).
Une grande partie de la forêt située du côté dominicain de la zone frontalière est
privée. Un certain nombre de réglementations régissent les droits qu’ont les propriétaires
de couper des arbres et de défricher leurs terres. Cependant, ces pratiques ne font
manifestement l’objet d’aucun contrôle, tout au moins dans la zone frontalière. Tant les
Dominicains que les Haïtiens sont impliqués dans la déforestation, ce qui en fait donc
clairement un problème transfrontalier.
Le défrichage des terres forestières a souvent lieu lorsque des propriétaires
fonciers dominicains (en général absents) et des ouvriers agricoles haïtiens unissent leurs
efforts pour produire du charbon de bois ou pour cultiver ces terres dans le cadre d’un
accord de métayage ou de bail foncier. Ils coupent alors les arbres pour produire du
charbon de bois puis brûlent le terrain afin de le débarrasser des broussailles et de l’herbe
qui le recouvrent. Les terrains sont cultivés pendant 1 à 3 ans, puis temporairement
laissés à l’abandon, ce qui permet aux arbres de repousser un peu avant de répéter le -
cycle.
Dégradation des terres dans le bassin versant de la rivière Massacre
Le problème de la dégradation des terres touche l’ensemble du territoire, mais son
intensité varie considérablement d’un côté à l’autre de la frontière. Elle est généralement
bien plus importante et fréquente du côté haïtien, mais on trouve aussi des zones très
endommagées du côté dominicain.
C’est cependant dans les parties septentrionales et centrales de la zone frontalière
haïtienne qu’on peut observer la dégradation la plus importante. Cette dernière prend
différentes formes mais il s’agit le plus souvent de :
a) la disparition de la couche arable à cause de l’érosion;
b) l’appauvrissement des sols en nutriments et compactage; et
c) l’assèchement et l’élargissement du lit des cours d’eau. L’érosion des sols se
manifeste sous toutes ses formes: en nappes, en rigoles et en ravines.
7
La déforestation et la disparition de la végétation sont les premières étapes de la
dégradation environnementale : les arbres qui ont été coupés ne sont pas remplacés par la
végétation pérenne adaptée, et l’érosion hydrique fait rapidement des ravages. La
diminution de la capacité d’absorption de l’eau entraîne à la fois des crues soudaines, qui
transportent les sédiments et causent un élargissement des lits cours d’eau ainsi que
l’assèchement de ces mêmes cours d’eau entre les épisodes de crues (Haïti-Dominicaine
Défis environnementaux dans les zones frontalières PNUE/PNUD/WFP Page 54 )
.
Questions socio-économiques
La région frontalière attire des Haïtiens originaires d’autres parties du pays, qui
veulent profiter des opportunités d’emploi et de commerce qui sont plus nombreuses près
de la frontière ou du côté dominicain.151 C’est pourquoi les villages de la zone
frontalière haïtienne ont vu leur population augmenter au cours des dix dernières années,
et le taux d’urbanisation est élevé dans la région. La population de la ville de
Ouanaminthe, par exemple, a augmenté de 20 % par an.152 Les conséquences de ces
mouvements de population se font sentir de l’autre côté de la frontière du fait que les
Haïtiens arrivent en République dominicaine et s’installent sur des terres inoccupées.
L’étude de cas 1 souligne également la grande insécurité alimentaire du côté haïtien du
bassin versant de la rivière Massacre, insécurité qui constitue un important sujet
d’inquiétude pour de nombreux foyers haïtiens.
Production du charbon de bois dans les communautés haïtiennes des bassins
versants de la rivière Massacre
Dans le bassin versant de la Riviere Massacre, 28 % des ménages sont impliqués
dans la production du charbon de bois. Cinq des 20 communautés interrogées ont indiqué
qu’au moins 50 % des ménages participaient à la production de charbon de bois à un
moment ou l’autre de l’année (graphique 4). La plus grande partie du charbon de bois
produit dans la partie haïtienne de la rivière Massacre provient de la bayahonde
(Prosopis juliflora), une plante tropicale envahissante à croissance rapide qui peut
survivre dans des conditions difficiles et qui résiste à la sécheresse. Le campêche
(Haematoxylum campechianum, connu aussi sous le nom de « bois de sang ») est le
deuxième bois le plus utilisé. Les arbres fruitiers comme le caïmitier ou les manguiers
peuvent également être utilisés pour produire du charbon, mais les producteurs coupent
de préférence les arbres les plus vieux et les moins productifs de ces variétés.
8
(Haïti-Dominicaine Défis environnementaux dans les zones
frontalières/PNUE/PNUD/WFP Pages 62,63,64 )
Hydrogéologie générale BV (Massacre et Marion)
Sur le plan de l’hydrogéologie le bassin versant de la Riviere Massacre est
formée d’aquifères alluviaux a nappe libre, de calcaires Karstiques et de calcaires
carbonatées, fissurés et cloisonnés a productivité variée
Elle se compose également d’aquifères carbonatées a intercalations marneuses peu
productif. Aussi les formations cristallines se composent de zones alluviales très
productives et également formations sédimentaires de faible perméabilité. (Travaux
personnels)
III-Bassin versant de la Riviere Marion
Le Bassin versant de La Riviere Marion est localisée dans le Nord Est d’Haïti. Il s’étend
sur une superficie de 197 km2.
3.2- Le réseau hydrographique du bassin versant de Marion
Le réseau hydrographique comporte de nombreuses ramifications entres comporte 3
grande Rivières principales et permanentes : Riviere Cochon Gras sur 5.705 ml, Rivière
Malfety sur une longueur de 7.674 ml et Marion de 28617 ml. Ensuite, cinq(5) rivières
secondaires dont quatre(4) temporaires et une permanente : La riviere Prophète 7927ml,
Bois Mouton 4871ml, Rabit 2559 ml, Cochon Gras2 2788 ml et Boquette permanente de
6.876ml (Travaux personnels).
IV-Brève présentation du Bassin Versant de la Rivière Jassa sous bassin versant de
de la Riviere Massacre
1.-Localisation géographique et administrative
Sous bassin versant de la Rivière Massacre, la Riviere Jassa est situé dans le
Département du Nord ‘Est Il est encadré au nord et à l’Ouest par Ferrier à l’Est par la
frontière haïtiano-dominicaine / Provincia de Dajabon et au Sud par Savane Longue
2.- Superficie totale du bassin versant
Il s’étend sur une superficie totale de 148,20 km2 soit 14.820 hectares et un périmètre
de 62,81 kms.
Population : 105.000 habitants Arrondissement
9
3.-Communes circonscrites dans le bassin versant
Le bassin versant appartient aux trois communes frontalières : Vallières, Ouanaminthe, Mont
Organise. Il englobe la plupart des sections communales des hauteurs dont : Savane Longue,
Savane au Lait, Gens de Nantes, L’Acul des Pins, l’Oiseau et de celles de Ferrier et de Haut
Maribarou d’où est constitué une vaste plaine semi-humide ( Travaux personnels).
4.-Principales cultures selon l’étage agro-écologique
Dans les plaines inondées la culture du riz est dominante et dans les plaines humides à fort
potentiel agricoles, la banane, le maïs et la canne à sucre se pratiquent en culture pluviale.
En piedmont, la culture du manioc amère domine à 90% et se pratique en monoculture ou
en compagnonnage avec la patate douce, le vigna et l’arachide.
En montagne, le caféier et l’igname sont cultivés sous ombrage, tandis que le haricot, le
pois congo, le maïs, le manioc et le malanga sont plantés dans les clairières.
5.-Pluviométrie
La pluviométrie varie énormément selon l’étage agro écologique considéré, et va de 800 à
2000 millimètres.
Du littoral à la crête on note trois principales isohyètes qui traversent de part et d’autre le
bassin versant. Ce sont :
1.Isohyète 800 mm : Caracol →Terrier Rouge→ Fort Liberté→ Ferrier
2.Isohyète 1200-1600mm : Ouanaminthe→Capotille→Pêche→Sainte Suzanne.
3.Isohyète 1800-2000mm : Extrémité de Sainte Suzanne (Fond Bleu) → Vallière→
Mont Organisé, avec 2000mm dans les hauteurs de Vallière, le plus haut pic du
département culminant à plus de 1100 mètres (Rapport Commission Evaluation
Directions Départementales Nord et Nord ’Est pages 7,8,9 et 10 Juillet 2009 )
6.- L’hydrographie
Description globale du réseau.-
Le réseau hydrographique du bassin versant est très ramifié. De l’amont à
l’embouchure, on distingue :
§ Le cours d’eau principal : La Rivière Drasa ci-devant la Rivière Louisa et la
Rivière Jassa (sous bassin versant Riv. Massacre) = 22.91kms et ses
ramifications dont :
• 18 vecteurs d’ordre 1 totalisant une longueur de 59,12 kms
10
• 14 vecteurs d’ordre 2 totalisant une longueur de 24,95 kms
• 6 vecteurs d’ordre 3 totalisant une longueur de 10,26 kms
• 4 vecteurs d’ordre 4 totalisant une longueur de 8,61 kms
• 4 vecteurs d’ordre 5 totalisant une longueur de 8,74 kms
• 2 vecteurs d’ordre 6 totalisant une longueur de 3,64 kms
• 1 vecteur d’ordre 7 totalisant une longueur de 1.35 kms
Total ………………………………………………………. 139, 57 kms
Ce bassin versant est donc d’ordre 7 (Travaux personnels)
7.-Densité de drainage du bassin versant
Le réseau hydrographique traversant de part et d’autre le territoire du bassin versant
produit une densité de drainage très élevée soit : 0,95 km de ravine / kilomètre carré de
surface (Travaux personnels).
8.-Contexte géologique (Travaux personnels)
Le bassin versant de la Rivière Jassa (sous bassin versant riviere Massacre) est situé dans
les coteaux molassiques du Lauragais. Les molasses sont des terrains sédimentaires
déposés durant le Tertiaire, principalement du Stampien et de l'Aquitanien. Les
formations rencontrées sont les suivantes:
• le Stampien supérieur forme la masse des collines. Il présente des faciès à
dominantes argileuses. Localement, il existe quelques poches sableuses ou de
petits bancs gréseux ou calcaires.
• le Stampien inférieur forme la base des collines et affleure parfois en fond de vallée.
Il se distingue du précédent par la présence d'un banc calcaire blanc au sommet de
la formation.
• les formations de pente: ce sont des colluvions quaternaires constitués d'argiles
limoneuses issues de l'altération des formations précédentes qui se sont déposées
sur les pentes des coteaux du Lauragais notamment les versants longs exposés au
Nord ’Est, par des coulées boueuses essentiellement.
9.-Contexte hydrogéologique
11
Au sein des coteaux molassiques de Venerque, l'imperméabilité prédominante de ces
formations provoque des ruissellements rapides et importants. Ce phénomène peut avoir
un impact direct sur la stabilité des talus quand les ruissellements s'effectuent sur des
champs agricoles pentés qui surplombent ces talus.
10.-Contexte hydrologique (Travaux personnels)
La Rivière Jassa est un cours d'eau assez linéaire de 22,9 kms de longueur, qui prend sa
source à 1000 mètres d'altitude dans la chaine de Duvignal entre les communes de Mont
Organisé et Vallières. La superficie du bassin versant est d'environ 148,20 km
2
et s'étend
sur 2 communes, toutes situées dans le département du Nord ‘Est. Nous avons répertorié
ses principaux affluents qui sont : la Rivière Canan (kms), la Rivière Boudou (km).
L'exutoire est situé au niveau de la commune Ouanaminthe, où La Rivière Jassa rejoint
Lamatry.
Insécurité hydrique dans le bassin versant de la Rivière Massacre
Des enquêtes effectuées auprès des ménages vivant dans le bassin versant ont permis
d’observer le problème de pénurie d’eau. Dans le bassin versant, environ quatre
personnes sur dix ont manqué d’eau pour boire, se laver ou cuisiner au cours des 12
derniers mois. Cependant, si cette pénurie touche l’ensemble des sous-bassins versants de
la rivière Massacre, on observe des différences considérables dans le bassin versant de
Pedernales : les régions montagneuses sont beaucoup plus exposées à l’insécurité
hydrique, avec 75 pour cent des personnes interrogées qui ont indiqué qu’elles n’avaient
pas eu un accès suffisant à l’eau, alors que dans les deux autres écozones, seuls 20 à 30%
des ménages ont souffert des pénuries d’eau. Comme on peut le voir sur le graphique 6,
la pénurie d’eau concorde avec la saison sèche, qui dure de décembre à avril. Les
personnes interrogées dans le bassin versant de Pedernales ont beaucoup plus de
probabilité de manquer d’accès à l’eau entre janvier et mars que dans le bassin de la
rivière Massacre, ce qui signifie que les variations climatiques et la saison sèche ont des
répercussions plus importantes dans le sud-est d’Haïti. Graphique 6. Saisonnalité de
l’insécurité hydrique(Travaux personnels).
II.-Bassin versant versant de la Riviere Marion
12
Bassin versant de la Riviere Marion
Bassin versant de la Riviere Marion
Le bassin versant de la Riviere Marion est localisée dans le Nord Est d’Haïti. Il s’étend
sur une superficie de 197 km2. Il s’étend à la latitude de 19º 28´N et de longitude de
71º5´36´´ Ouest par rapport au massif du Nord et a et la latitude de 19º 40´ N et de
longitude de 71º51´ 00´´ par rapport à l’Océan Atlantique (Wikipédia Encyclopédie)
La Riviere Marion est un cours d’eau qui coule dans le Département du Nord ’Est d’Haïti
et un petit fleuve côtier qui a son embouchure dans la mer des Caraïbes et s’étendant le
long du port de Fort Liberté
Ce fleuve qui se jette dans l’océan Atlantique prend sa source dans le massif du Nord. Ce
fleuve à son embouchure dans l'océan Atlantique sur la commune de Fort-Liberté. Elle
rejoint la baie de Fort-Liberté dans laquelle elle se jette par le biais de plusieurs bras au
milieu d'une zone marécageuse constituée de mangrove (Travaux personnels).
Le réseau hydrographique du bassin versant de Marion
Le réseau hydrographique comporte de nombreuses ramifications entres autres 3 grande
Rivières principales et permanentes : Riviere Cochon Grass ‘étendant sur une longueur
de 5705 ml, la Riviere Malfety long de 7674 ml et la Riviere Marion s’étendant sur
28617 ml. Ensuite, cinq(5) rivières secondaires dont quatre(4) temporaires et une
BV Marion
BV Massacre
13
permanente : La riviere prophète 7927ml, bois mouton 4871ml, Rabit 2559 ml, cochon
gras 2788 ml et Boquette permanente et long de 6876ml (Wikipédia Encyclopédie)
Aspects physiques
A1.-Localisation du milieu physique
Le bassin versant de la Riviere Marion est localisé dans le Département du Nord
‘Est situé à l’extrême pointe orientale de la République d’Haïti, c’est une formation de
plaines sèches, humides et hydromorphes, de piedmonts vallonnés et de montagnes
dotées de plateaux. Il est localisé au Nord’ Est, à 293 kilomètres de Port-au-Prince, la
métropole d’Haïti et s’étend aux coordonnées géographiques à 19º,48 de latitude Nord
et 72º,50 de longitude Ouest.
Il est borné à l’Est par la République Dominicaine, au nord par l’Océan
Atlantique, au Sud par le Département du Centre et à l’ouest par le Département du
Nord.
Avec une superficie totale de 1622,93 km² le département du Nord’ Est
représenté après celui des Nippes, le plus petit des départements géographiques du pays,
en termes de superficie. (Travaux personnels).
A2.-Topographie (Relief et morphologie)
La formation périphérique délimitant la région appartient au groupe de relief
bien marqué, formant la longue ligne de crête délimitant un vaste territoire reparti
selon une topo séquence constituée de trois étages agro- écologiques qui sont :
§ Les zones basses s’étendant du littoral au piémont et
constituées essentiellement de :
-Plaines humides et en partie hydromorphes formées de terrasses
alluviales. La culture de prédilection est le riz.
-Plaines sèches et arides où les ressources en eau sont limitées. L’élevage
bovin et celui des caprins constituent la meilleure forme de mise en valeur
des terres.
- Plaines irrigables dotées de forte potentialité agricole. L’agriculture
pluviale avec la banane, la canne à sucre, et le mais domine.
§ La région de piedmont présentant un relief plus ou moins vallonné avec
des cultures arborées et des cultures fruitières.
14
§ La région d’altitude formée par la chaîne de Vallières culminant a plus de
1100 mètres d’altitude alignant les localités : Carice, Mont Organisé,
Savannette et la section communale de Bois Pou.
A3.-Hydrographie
Sur le plan hydrographique on note, quatre vecteurs principaux : La Rivière
Massacre, la Rivière Jassa, la Rivière Marion et la Rivière du Trou du Nord qui
constituent l’essentiel des ressources en eau de surface du département.
Quant aux eaux souterraines, une étude plus ou moins récente en eau souterraine
réalisée par le PNUD 1994, fait état de l’importance de cette ressource depuis le Cap
Haïtien jusqu'à Ferrier et montre au fur et à mesure que l’on descend vers la mer, le
débit de la nappe s’accroît considérablement. L’eau cependant abondante, n’est pas tout
à fait exploitable du point de vue de l’agriculture, en raison de sa forte salinité.
En raison des limitations en eau, il y a une dizaine d’années des lacs collinaires ont
été aménagés à des fins piscicoles et pour l’usage domestique. On en compte huit (8)
dans la commune de Terrier Rouge, cinq (5) à Caracol et deux(2) à Fort Liberté
A4.-Les Sols (Rapport Commission des DDA Nord/Nord’ Est juillet 2009 pages 9,10
)
En général, le département du Nord’ Est est pourvu de sols à hautes potentialités
agricoles. Cependant, la mise en valeur de ces terres impose une bonne gestion des
ressources en eau disponibles (essentiellement les eaux de surface) susceptibles de
conduire à une intensification de la production agricole.
Les récents découpages agro-écologiques du département font état d’un
potentiel irrigable de 12.000 hectares réparti sur les trois grandes plaines du
département :
La Plaine Maribaroux : 8.000 hectares
La plaine de Bayaha ou Duma : 3.000 hectares
La plaine du Trou du Nord : 1.000 hectares
A5.-Les facteurs climatiques et les saisons /la température. (Rapport
Commission des DDA Nord/Nord’ Est juillet 2009 Pages 9,10et 11)
15
Le climat du département du Nord’ Est est caractérisé par une température qui varie
de 25º à 34º degrés et une pluviométrie qui selon l’étage agro écologique considéré ,
va de 800 à 2000 millimètres.
Du littoral à la crête on note trois principales isohyètes qui traversent de part et
d’autre le territoire.
§ Isohyète 800 mms : Caracol →Terrier Rouge→ Fort Liberté→ Ferrier
§ Isohyète1200-1600mm : Ouanaminthe→Capotille→Pêche→Sainte Suzanne.
§ Isohyete1800-2000mm : Extrémité de Sainte Suzanne (Fond Bleu)→ Vallières→
Mont Organisé, avec 2000mm dans les hauteurs de Vallières, le plus haut pic du
département culminant à plus de 1100 mètres.
A6.-Les zones agro-écologiques (Rapport Commission des DDA Nord/Nord’ Est
juillet 2009 pages 9,10, 11)
Combinant les différents éléments de géomorphologie, de climat et d’utilisation de
l’espace, on note dans le Nord’ Est l’existence de 5 grandes principales zones agro
écologiques. Ce sont :
§ Les plaines humides formées par les alluvions des Rivières Marion, Jassa et les
affluents de la Rivière Massacre. Elles s’étendent sur des sols profonds, riches en
limon et présentant un potentiel agricole très élevé. Dans les aires hydromorphes
(Fort Liberté, Ferrier) la riziculture inondée constitue la forme la plus répandue de
mise en valeur de l’espace.
§ Les plaines sèches bénéficiant d’une pluviométrie relativement basse 800 à 1000
millimètres et où les ressources en eau (eaux de surface et eaux souterraines) sont
très limitées. L’élevage du gros et menu bétail constitue l’activité économique
de prédilection des habitants d’Ouanaminthe et de Trou du Nord.
§ Les zones de piedmont représentent une région intermédiaire et s’étendent entre
100 et 200 mètres d’altitude : Capotille, Haut Perche, Grand Bassin,
Ouanaminthe. La pluviométrie moins importante que dans les hauteurs varie de
1000 à 1100 mms.
§ Au niveau de cette zone, la déforestation et l’érosion sont très actives, comme
on peut l’observer à Capotille, Haut Perches, Ouanaminthe (Savane Longue)
etc…
16
§ Les montagnes semi humides s’élevant à plus de 400 mètres au-dessus du niveau de
la mer bénéficient d’une forte pluviométrie de 1250 mms : Sainte Suzanne,
Mombin Crochu.
§ La formation orographique atteignant plus de 700 mètres d’altitude et constituée
de montagnes humides est représentée par Vallières, Carice, Mont Organisé. La
pluviométrie moyenne annuelle atteint 2.000 mms. Les sols sont très fertiles et
ont un bon potentiel agricole.
A7.-L’Agriculture, l’élevage et les ressources naturelles (rapport commision des
DDA Nord/Nord ’Est juillet 2009 pages 15, 16)
L’agriculture, principale activité économique du département tout aussi bien que
l’élevage se pratique à travers les trois grands zonages agro- écologiques du territoire.
1.-Dans les plaines sèches, l’élevage des bovins, des équins et des caprins
constituent des activités de prédilection.
En ce qui concerne l’élevage des bovins, on a inventorié dans la Zone de Ferrier
une laiterie financée par le FENU dans le cadre d’un partenariat VETERIMED/
Groupement d’éleveurs. Il importe de noter que l’élevage des chevaux dans le Nord ’Est
est pratiqué de nos jours non seulement comme animaux de bat mais aussi, pour la
consommation depuis la vulgarisation du délicieux menu Viande de cheval par deux
prêtres belges à Terrier Rouge vers les années 80. L’élevage des volailles se fait à la
corde ou en liberté.
Dans les plaines inondées la culture du riz est dominante et dans les plaines
humides à fort potentiel agricoles, la banane, le mais et la canne à sucre se pratiquent en
culture pluviale.
En piedmont, la culture du manioc amère domine à 90% et est pratiquée en
monoculture ou en compagnonnage avec la patate douce, le vigna et l’arachide.
En montagne, le caféier et l’igname sont cultivés sous ombrage, tandis que le
haricot, le pois congo, le mais, le manioc et le malanga sont plantés dans les clairières.
Quant à la pêche marine, elle constitue un sous/secteur très délaissé pendant qu’elle
fait l’objet d’exploitation soutenue du coté dominicain. Exploitée de manière abusive
par des pêcheurs haïtiens dotés d’équipements non sélectifs, la pêche a toujours été
l’objet de violents conflits entre haïtiens et dominicains dus essentiellement à des
problèmes de délimitation des eaux territoriales et à la pêche destructrice du côté haïtien.
17
En plus de la pêche marine, il faut signaler dans le nord’ est, la production de sel de
cuisine à laquelle s’adonne bon nombre d’individus. La commune de Caracol et son
quartier Jadzy, situé sur le littoral sont réputés pour la production de sel. Impliqué dans
tout le processus, un projet financé par le PAM intervient dans ce sous-secteur, en vue de
l’amélioration de la qualité de sel produit, en agissant sur certaines variables telles :
bassin salicole, récolte, entretien etc…
Il convient de mentionner une production substantielle de miel surtout aux environs
d’Ouanaminthe
Aspects géographique du bassin versant de la Riviere Marion. (rapport commision
des DDA Nord/Nord ’Est juillet 2009 pages 15, 16)
Ce fleuve qui se jette dans l'océan Atlantique prend sa source dans le Massif du Nord et
du point de vue géographique, ce fleuve à son embouchure dans l'océan Atlantique sur la
commune de Fort-Liberté. Elle rejoint la baie de Fort-Liberté dans laquelle elle se jette
par le biais de plusieurs bras ou affluents au milieu d'une zone marécageuse constituée
de mangroves.
Le réseau hydrographique du Bassin versant Marion (travaux personnels)
L’affluent rive gauche du réseau hydrographique du bassin versant de la Riviere
Massacre se nomme Rivière Lamatry et se répartit en plusieurs vecteurs d’importance
très différentes s’étendant sur 37231 mètres de longueur. Entre autres nous pouvons
citer : Riviere Zicap (4512ml) Riviere Maboule (9617ml). Il est divise en 34 vecteurs
qui se répartit dans l’ordre suivant soit :
ü 21 vecteurs d’ordre 1 drainant les eaux partant de la ligne de partage des eaux
de pluie
ü Un peu plus en aval le réseau comporte 6 vecteurs d’ordre 6
L’aspect géologique du bassin versant de la riviere Marion.
La géologie du bassin versant de la Riviere Massacre située dans le département du Nord
’Est et dominée par celle du Massif du Nord où les roches ignées sont plus répandues que
les roches sédimentaires. Il correspond à un axe anticlinorial et à un bloc tectoniquement
surélevé. Cette situation privilégiée permet aux formations magmatiques calcoalcalines
d’affleurer largement et met en évidence une ceinture quasi continue des volcanites
acides le long du rebord Sud-Ouest du massif. Il s’ensuit que le massif du Nord recèle,
18
sur le plan prévisionnel, le potentiel métallifère le plus élevé d’Haïti et que tous les types
de gîtes. (Wikipédia encyclopédie page 1)
En revanche, la formation géologique du bassin versant est dérivée de deux types de
roches originales : sédimentaires et magmatiques
Les roches sédimentaires dont la lithosphère est liée par l’existence 5 formations qui
sont : marne et sable, calcaires durs, marnes et calcaires marneux, Flysch, grès et
calcaires ; alluvions et matériaux détritiques.
Les roches magmatiques dont la lithosphère est liée à l’existence de 5 formations qui
sont : l’Andésite et rhyodacite, diorites et tonalites, Basaltes volcano-sedimentaires et
roches ultrabasiques
Hydrogéologie générale BV Rivière (Marion)
Sur le plan de l’hydrogéologie le bassin versant de la Rivière Marion est formée
d’aquifères alluviaux à nappe libre, de calcaires Karstiques et de calcaires carbonatées,
fissurés et cloisonnés à productivité variée.
Elle se compose également d’aquifères carbonatées à intercalations marneuses peu
productif. Aussi les formations cristallines se composent de zones alluviales très
productives et également formations sédimentaires de faible perméabilité (Wikipédia
Encyclopédie page 2).
Informations sur le bassin versant de la Grande Riviere du Nord/ Amont du Bassin versant
( Etudes BV GRN Juin /juillet 2012, Paul Montrose et al PMDN)
Le bassin versant de la Grande Rivière du Nord, localisé dans le Nord d’Haïti
correspond bien au domaine où les précipitations moyennes annuelles varient entre
1800 à 2000 mms, concordant à celles d’un bassin versant à 85 % montagneux. Les
conditions climatiques y sont généralement marquées par des pluies intenses, générant
des crues, importantes et brutales inondant fréquemment les zones basses (Quartier Morin
, Limonade ….), en témoigne, son coefficient d’écoulement de 25,6 %. Aussi, la
dégradation en cours du couvert végétal alliée à l’érosion des sols survenue depuis plus
d’une décennie entraine probablement un accroissement des flux moyens annuels et une
plus grande irrégularité du régime d’écoulement. Fort de cette considération, chaque
année, ce sont des milliards de mètre cubes d’eau qui ruissellent et se perdent pour
l’essentiel, alors que l’eau constitue pour l’agriculture le premier facteur limitant.
19
Cet écueil entretenu depuis plusieurs décennies a freiné entre autres, le rythme
d’évolution des aménagements des terres, en partie, accentue la dégradation des
écosystèmes agro-sylvo-pastoraux et accroit chaque jour davantage la vulnérabilité
environnemental et socio-économique aux dangers naturels de la population vivant
dans le bassin versant et de celle qui évolue dans le secteur alluvial en particulier, les
communes de Limonade et de Quartier Morin.
Ainsi, soucieux du péril qui menace ces agglomérations humaines, leur vie et leur
bien, le Programme de Mitigation des Désastres Naturels ( PMDN) par la Gestion du
bassin versant et avec l’appui financier de la BID projette d’initier diverses actions
dont l’investissement dans des infrastructures de protection, ambitionnant donc de
limiter des flux torrentiels d’eau de ruissellement et la protection des infrastructures et
populations vulnérables aux inondations et glissement de terrain.
A l’arsenal de technologies disponibles à cet effet, il faut insister sur les micros
retenues, les seuils en maçonnerie, en gabions et en pierres sèches d’une façon générale.
Bien calculés et positionnés dans le bassin versant, ces ouvrages sont capables de
recueillir et stocker les eaux de pluies au niveau des dépressions, des creux des ravins et
des vallons. De tels aménagements , suivant les capacités d’infiltration et de stockage
qu’ils représentent et les modes de gestion auxquels ils seront soumis, pourront avoir
des conséquences fortes sur les régimes naturels d’écoulement et donc de modifier
profondément le comportement hydrologique ou de l’hydrogramme du bassin versant,
c’est à dire sa réponse aux précipitations vue sous des aspects variés tels que : les crues ,
les étiages ou les bilans en eau. Les impacts seront généralement forts à l’aval immédiat
de ces ouvrages. C’est dans cette optique de choix technologique et de conception
d’ouvrages de protection du bassin versant, que la présente mission de terrain a lieu du
2 au 26 mai dernier.
Le présent rapport compile donc les résultats de cette mission dont l’objectif
primordial était de réaliser une étude sur les ravines susceptibles d’être aménagées du
point de vue hydrologique, en vue de l’élaboration des dossiers techniques qui
permettront de lancer dans le plus bref délai, les travaux de construction de ces ouvrages
identifiés dans le Plan d’Aménagement du Bassin Versant ( GRN).
20
Titre 1.- Brève présentation du bassin versant de la Grande Rivière du Nord.
I. Localisation géographique et administrative
Le bassin versant de la Grande Rivière du Nord s’étend sur une superficie totale
de 640 km², et représente l'un des sept grands émissaires qui se découpent dans le
massif du nord. Il occupe 35% de la surface totale du Département du Nord et 40% de
celui du Nord-est couvrant respectivement les communes de Limonade, Grande
Rivière du nord, Milot, Quartier-Morin, Bahon et Ranquitte, Sainte-Suzanne et
Vallières.
La Grande Riviere du Nord débute sa longue trajectoire de 80,16 kilomètres à la
commune de Vallières à l’est à 1128 mm avant de traverser cette agglomération, puis
se profile successivement vers l’ouest et suivant l’axe sud/nord dans les communes de
Ranquitte et Bahon, Sainte Suzanne, Limonade et Caracol avec lesquelles, il entretient
des échanges hydrauliques complexes avant de se jeter dans l'océan atlantique au
niveau de Bord de Mer Limonade . La Rivière Trois La Passe, la Rivière, la Gouape, la
Rivière Marianne, la Rivière Saint Marlon sont quelques-uns de ses principaux affluents.
La portion de territoire, amont du bassin versant, un des points cibles de la
présente étude, s’étend sur une superficie approximative de 40 km2 et concerne le sous-
secteur de Vallières. Elle est limitée à l'est par le massif du nord, au sud par le bassin de
la Rivière La Gouape, au nord par le bassin versant de la Rivière Trou du Nord et à
l'ouest par la Rivière des Trois La Passe, se prolongeant sur le secteur aval du bassin
versant.
II. Caractéristiques physiques de l’amont du bassin versant
2.1.-Description du relief
Au pied du morne Salnave (1128msnm) qui représente le plus haut sommet du
relief environnant, le massif du Nord et les collines dominantes, il se constitue une
vaste dépression représentant le bassin versant amont de la GRN. Il est encadré au
nord-est par le prolongement du massif du Nord formé par le complexe orographique:
Morne Madeleine/ Delpêche/ Garrien/ Mayombee et Trois La Passe et sur le côté sud-est
par le complexe Lozier/ Madoquin/ Douté / Bois Rouge et à l'ouest, il se prolonge sur le
bassin aval.
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124
annuelles dans les zones de plaine c’est-à-dire à Limonade et à Quartier Morin (voir 1
figure 4-3). 2
3
4
Figure 4-3 : Variation de l’ETP moyenne mensuelle à Vallières, Grande 5
Rivière du Nord, Sainte Suzanne, Cap Haïtien et Limonade 6
Page suivante : 4.6- Relief et altitude du BV 7
Retour au menu : Contribution à la mise en place d’un plan d’aménagement du bassin 8
versant de la grande rivière du nord (Haïti) en vue d’une meilleure valorisation de la 9
ressource hydrique 10
11
12
13
4.7- Réseau hydrographique du BV 14
Comme l’indique son nom, la rivière principale du BV est la Grande Rivière du Nord qui fait 15
environ 80.02 km et qui a une pente moyenne de 13.86 m/km. Le réseau hydrographique est 16
donc composé de cette rivière et de ses principaux affluents. En fait, la grande rivière du nord 17
compte 8 principaux affluents (voir tableau 4-7) qui débouchent sur la rivière soit sur la rive 18
gauche ou soit sur la rive droite 19
20
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125
1
Carte 4-3 : Classe d’altitude du BV de la Grande Rivière du Nord 2
126
Sur le bassin versant, on dénombre environ 70 cours d’eau à 1
écoulement permanent qui sont utilisés soit pour l’agriculture, soit pour les usages 2
domestiques, soit pour l’élevage ou pour l’hydroélectricité. Ces cours d’eau sont 3
cependant inégalement répartis au sein du bassin versant. Une assez forte 4
concentration des cours d’eau est observée au niveau de la commune de Sainte 5
Suzanne. Celle-ci compte à elle seul plus de 50% du nombre total de ces cours 6
d’eau. La commune de Limonade est la moins pourvue en cours d’eau. A part la 7
Grande Rivière du Nord, elle ne compte qu’une seule rivière (Petite rivière). Dans 8
le tableau 4-3 est donnée la répartition des cours d’eau par commune. Tableau 4-3 9
: Réparti tion des cours d’eau par co10
So 11
Élaboration d’un plan d’aménagement d’un bassin versant stratégique.
Enquêtes socio-économiques 12
Données démographiques (IHSI) 13
Études hydrologiques 14
Élaboration du plan d’aménagement directeur 15
Il est peu réaliste de mettre en place un réel plan d’aménagement à l’échelle du bassin 16
versant stratégique. Une expertise trop limitée est prévue dans le cadre du projet et tout 17
au plus devront nous nous limiter à faire une analyse diagnostic de la situation et 18
proposer des lignes directrices pour la conduite d’une étude beaucoup plus fouillée 19
20
21
22
23
127
1
BIBLIOGRAPHIE Générale 2
Département du Nord-est. (Encyclopédie Wikipédia Page1). 3
Cartographie de délimitation des bassins versants Marion et Massacre (Source SIG 10.1) 4
Bassin versant de la riviere JASSA ; Superficie et forme (Source www. google.com) 5
Bassin versant de la Riviere Massacre : superficie et forme. (Encyclopédie Wikipédia page 6
1) 7
Géographie du bassin Massacre. (Encyclopédie Wikipédia page 1) 8
. Étymologie (Wikipédia Encyclopédie page1) 9
Toponymie et site historique. (Wikipédia encyclopédie page 1) 10
Le réseau hydrographique du Bassin versant Rivière Massacre (Travaux personnels) 11
Géologie du bassin versant de la riviere Massacre et Marion. (Wikipédia encyclopédie 12
page 1) ET (Travaux personnels sur Arc Gis 10.1) 13
14
Dégradation des terres dans le bassin versant de la rivière Massacre/Régime foncier 15
(Haïti-Dominicaine Défis dans les zones frontalières environnementaux 16
PNUE/PNUD/WFP Pages 53 et 54). 17
Déforestation des propriétés privées dans les zones frontalières (Haïti-Dominicaine 18
Défis dans les zones frontalières environnementaux PNUE/PNUD/WFP Pages 60). 19
20
Localisation du milieu physique (Travaux personnels). 21
22
Production du charbon de bois dans les communautés haïtiennes des bassins 23
versants de la rivière Massacre (Haïti-Dominicaine/ Défis environnementaux dans les 24
zones frontalières/PNUE/PNUD/WFP Pages 62, 63, 64) 25
Les Sols (Rapport Commission des DDA Nord/Nord ’Est juillet 2009 pages 9,10) 26
Hydrogéologie générale BV (Massacre et Marion) et (Travaux personnels). 27
.-L’Agriculture, l’élevage et les ressources naturelles (rapport commission des DDA 28
Nord/Nord’ Est juillet 2009 pages 15, 16) 29
- Le réseau hydrographique du bassin versant de Marion (travaux personnels). 30
128
Les facteurs climatiques et les saisons /la température. (Rapport Commission des DDA 1
Nord/Nord’ Est juillet 2009 Pages 9,10et 11) 2
Aspects géographique du bassin versant de la Riviere Marion. (rapport commission des 3
DDA Nord/Nord’ Est juillet 2009 pages 15, 16) 4
L’aspect géologique du bassin versant de la riviere Marion. . (Encyclopédie Wikipédia 5
page 1) 6
Hydrogéologie générale BV Rivière (Marion). (Encyclopédie Wikipédia page 2) 7
Informations sur le bassin versant de la Grande Riviere du Nord/ Amont du Bassin 8
versant (Études BV GRN Juin /juillet 2012, Paul Montrose et al PMDN) 9
Photo 2 : Réseau hydrographique de la riviere Porcelle et de ses affluents 10
(Google. earth) 11
Informations sur le Bassin versant de la Grande Riviere du Nord /Niveau moyen Sainte 12
Suzanne, rive droite (Études BV GRN Juin /juillet 2012, Paul Montrose et al PMDN) 13
Présentation des zones agro-écologiques. , (G. Damais mars 2007) 14
Informations supplémentaires sur Bassin versant de la Grande Riviere du Nord. (Sources 15
CNIGS, 2002). 16