(2018) Quelques informations sur les Bassins Versants des Rivières Massacre et Marion - Extrémité de la frontière haïtiano/dominicaine Nord'Est d'Haïti
Resume — Rapport technique sur les bassins versants des rivières Massacre et Marion dans le Nord-Est d'Haïti, analysant leur géographie, hydrologie et défis environnementaux le long de la frontière haïtiano-dominicaine.
Constats Cles
- Le bassin versant de la rivière Massacre s'étend sur 382,7 km² avec un indice de Gravelius de 1,49, indiquant une forme très allongée.
- La déforestation et la dégradation des terres sont plus sévères du côté haïtien de la frontière que du côté dominicain.
- 28% des ménages du bassin Massacre sont impliqués dans la production de charbon de bois, utilisant principalement le bayahonde et le campêche.
- La croissance démographique dans les villes frontalières comme Ouanaminthe atteint 20% par an, créant une pression environnementale supplémentaire.
- La plupart des terres haïtiennes appartiennent officiellement à l'État mais manquent de systèmes cadastraux appropriés, menant à des accords fonciers informels.
Description Complete
Ce rapport technique fournit des informations complètes sur les bassins versants des rivières Massacre et Marion situés dans le département du Nord-Est d'Haïti le long de la frontière haïtiano-dominicaine. Le bassin versant de la rivière Massacre couvre 382,7 km² avec un indice de Gravelius de 1,49, indiquant une forme de bassin allongée, tandis que le bassin de Marion couvre 197 km². Le document détaille les réseaux hydrographiques, formations géologiques et défis environnementaux de ces régions frontalières.
Le rapport examine la composition géologique complexe des deux bassins versants, incluant des roches sédimentaires (marnes et sables, calcaires durs, flysch) et des roches magmatiques (andésite, rhyodacite, basaltes). Il aborde les problèmes environnementaux critiques notamment la déforestation, la dégradation des terres et l'érosion des sols qui affectent particulièrement le côté haïtien de la frontière. Le document souligne comment la déforestation mène à l'érosion hydrique rapide, la réduction de la capacité d'absorption d'eau, et l'alternance entre inondations et sécheresses.
D'importants défis socio-économiques sont documentés, incluant l'insécurité alimentaire dans les communautés haïtiennes et l'implication généralisée dans la production de charbon de bois, avec 28% des ménages du bassin Massacre engagés dans cette activité. Le rapport note la croissance démographique dans les villes frontalières comme Ouanaminthe, qui connaît une croissance annuelle de 20%. Les questions foncières sont aussi abordées, notant que la plupart des terres haïtiennes appartiennent officiellement à l'État mais manquent de systèmes cadastraux appropriés.
L'analyse hydrogéologique révèle des systèmes aquifères diversifiés incluant des aquifères alluviaux, calcaires karstiques et formations calcaires carbonatées avec des niveaux de productivité variables. Le document sert d'étude de base pour la planification de mitigation des risques de catastrophes dans ces bassins versants frontaliers vulnérables.