(2016-11) Post-Cyclone Matthew Needs Assessment: Agriculture Sector
Summary — The agriculture volume of the sector assessments behind Haiti's post-Matthew PDNA, prepared by MARNDR and its partners. It sets out the national context and the state of agriculture and food security in the affected zone, then values the cyclone's effects by department across crop production, livestock products, forest products including timber and charcoal, and fisheries, before setting out recovery needs. Rural population and farm-operator counts for the impact zone are given by department.
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Ministère de l'Agriculture,
des Ressources Naturelles et
du Développement Rural
(MARNDR)
ÉVALUATION
DES BESOINS
POST CYCLONE
dans le
secteur agricole
Novembre 2016
AVERTISSEMENT
L’évaluation des besoins du secteur de l’agriculture a été préparée
par le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR) et ses partenaires. Le rapport
final du secteur a été approuvé par le Ministère de l’Agriculture, des
Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) et est
publié en ligne tel quel, dans sa version non-éditée. Toute divergence
avec le rapport global (PDNA) est involontaire.
TABLES DES
MATIÈRES
Sigles et abréviations.......................................................................... v
Résumé. ................................................................................................................ vii
1 C
ontexte
1
1.1 Situation au niveau national. ............................................................................................1
1.2 L’agriculture dans la zone affectée................................................................................2
1.3 La sécurité alimentaire..........................................................................................................3
1.4 La vulnérabilité de la zone affectée..............................................................................4
2 E
ffets du cyclone
7
2.1 Production agricole. ...............................................................................................................8
2.2 Production animale. ...............................................................................................................9
2.3 Produits de la forêt...............................................................................................................10
2.4 Production de la pêche.....................................................................................................10
2.5 Les infrastructures et biens ............................................................................................11
2.6 Effets sur l’accès au service et disponibilité des intrants . ...........................12
2.7 Effets sur la gouvernance. ...............................................................................................12
2.8 Effets de l’ouragan sur la sécurité alimentaire . ..................................................12
2.9 Effets sur la vulnérabilité de la population affectée. .......................................13
3 P
rincipaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
15
3.1 Objectifs et stratégies.........................................................................................................15
3.2 Aspects transversaux : genre, gestion des risques,
environnement, emplois..................................................................................................15
3.3 Interventions à court terme (Novembre 2016 - Septembre 2017)........16
3.4 Interventions à moyen et long terme......................................................................17
4 I
5 P
6 D
7 P
8 S
9 M
mpact humain et social dans le secteur
19
riorités du secteur
21
éfis dans le secteur
23
olitiques sectorielles existantes et programmes majeurs
25
tratégie de mise en œuvre / plan d’action
27
éthodologie d’évaluation du secteur
37
9.1 Evaluation des dommages et des pertes. .............................................................37
9.1.1 Phase de mobilisation. ..........................................................................................37
9.1.2 Base méthodologique de l’évaluation. .......................................................37
9.1.3 Limites et contraintes de l’évaluation des
dommages et pertes..............................................................................................41
9.2 Elaboration du plan de relèvement pour le secteur agricole. ..................41
iii
TABLES DES Liste des tableaux
Population rurale et Exploitants agricoles
ILLUSTRATIONS
des zones d’impacts de Matthew. .................................................................................... 5
Tableau 1 :
Tableau 2 : Valeur des pertes en stock de la production agricoles
en US$ par département. ..........................................................................................................9
Tableau 3 : Pertes en US$ des produits d’origine animale par département. .........9
Tableau 4 : Valeur des pertes en US$ des produits de la forêt
(bois de charpente et charbon) par département. .....................................10
Tableau 5 : Valeur des dommages en US$ dans le sous-secteur de
la pêche par département..........................................................................................10
Tableau 6 : Valeur des dommages en US$ pour l’irrigation, pistes rurales et
marais salants par département. ............................................................................11
Tableau 7 : Valeur des dommages des bâtiments et équipements
par département. .............................................................................................................11
Tableau 8 : Récapitulatif des dommages et pertes du secteur agricole..................17
Tableau 9 : Plan d’action de relèvement novembre 2016 - octobre 2019. ...........25
Tableau 10: Ventilation court, moyen et long terme des coûts
du plan de relèvement. ................................................................................................30
Liste des figures
Figure 1 : Haïti : Zones agro-écologiques. .....................................................................................2
Figure 2 : Situation de la sécurité alimentaire du pays
pour la période août à septembre 2016..................................................................4
Figure 3 : degré d’affectation agricole des communes
par le cyclone Mathieu.. .....................................................................................................7
Figure 4 : Valeur des pertes en US$ de la production de
cultures annuelles par département..........................................................................8
Figure 5 : Valeur des pertes en US$ des cultures
multi annuelles par département................................................................................8
Figure 6 : Situation sécurité alimentaire
post Cyclone Matthew, EFSA rapide. ......................................................................13
iv
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
SIGLES ET
ABRÉVIATIONS
ANEM
Association Nationale des Exportateur de Mangues
BAC
Bureau Agricole Communal
BBB
Build Back Better
BID
Banque Interaméricaine de Développement
BM
Banque Mondiale
CNSA
Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire
DCP
Dispositif de Concentration de Poissons
DDA
Direction Départementale Agricole
EFSA
Emergency Food Security Assessment
FIDA
Fond International pour le Développement Agricole
FAO
Food and Agricultural Organization
HIMO
Haute Intensité de Main d’Œuvre
IHSI
Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique
IPC
Indice des Prix à la Consommation
MARNDR
Ministère Agriculture, Ressources Naturelles et
Développement Rural
MDE
Ministère de l’Environnement
NHC
National Hurricane Center
ONG
Organisation Non Gouvernementale
PDNA
Post Disaster Needs Assessment
PIB
Produit Intérieur Brut
PTF
Partenaires Techniques et Financiers
PIBA
Produit Intérieur Brut Agricole
PME
Petite et Moyenne Entreprise
PNIA
Plan National d’Investissement Agricole
UEP
Unité d’Etudes et de Programmation
PNUD
Programme des Nations Unies pour le Développement
PNSAN
Plan National de Sécurité alimentaire et Nutritionnel
PTRA
Programme Triennal d’Investissement Agricole
RGA
Recensement Général Agricole
UN
Nations Unies
v
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
RÉSUMÉ
Le secteur agricole haïtien, particulièrement vulnérable aux aléas climatiques, a
souffert de la rigueur de l’ouragan Matthew, classé catégorie 4 sur l’échelle SaphirSimson, avec des vents de l’ordre de 200 à 250 km/h, qui a touché le pays du 03
au 05 Octobre 2016. Les départements du Sud‘Est, du Sud, de la Grand’Anse et des
Nippes, la région Goavienne (Département de l’Ouest), le haut Artibonite et une
partie du Nord’ Ouest ont été touchés de point fouet.
Conjointement avec les principaux acteurs du secteur, notamment FAO, BM, BID, FIDA,
PNUD, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement
Rural (MARNDR) a conduit une évaluation des dommages et des pertes dans les
zones affectées précédemment citées. Environ 428,000 exploitants agricoles (plus
de 2 millions de personnes) ont été touchés et décapitalisés suite au passage de
l’ouragan. Les infrastructures de production de base, notamment les systèmes
d’irrigation, les unités de production/agro-transformation ont été sévèrement
affectés. Particulièrement, les écosystèmes agro-forestiers à base de caféiers ont été
endommagés. Les sous-secteurs pêche et élevage ont accusé de lourds dégâts ; les
installations de base ont été endommagées et des pertes élevées de matériel et
d’équipements de pêches ont été enregistrées.
L’évaluation sectorielle fait état des dommages et des pertes estimés à 38 milliards
de gourdes (583 millions de dollars américains) dûs au passage de l’ouragan; ce qui
représente environ 7% PIB ou 31% PIBA.
Les effets de l’ouragan ont handicapé les systèmes de production et fragilisé
les exploitations du secteur ; les petits agriculteurs et les petites agricultrices
sont particulièrement vulnérables et ont très peu de capacité pour relancer leur
exploitation.
Les interventions prioritaires de relèvement du secteur visent :
à court terme (Novembre 2016 – Septembre 2017), à rendre fonctionnelles
les infrastructures communautaires de production (systèmes irrigués) et
de communication (pistes rurales) et à recapitaliser les petits éleveurs, les
pécheurs et les intermédiaires commerciaux de la pêche, essentiellement
des femmes. Les actions doivent permettent de garantir les trois (3)
prochaines campagnes agricoles, et de fournir des revenus immédiats aux
populations. La stratégie des actions de court terme préconise l’approche
HIMO et des subventions importantes des intrants de base et des travaux
agricoles.
A moyen terme (Octobre 2017 – Septembre 2019), à renforcer les acquis
des interventions de court terme et à redynamiser la production agricole
dans les zones affectées pendant les trois (3) prochaines années.
A long terme (Apres Octobre 2019), à aborder des objectifs structurants
et durables dans le cadre de la planification du développement et de la
résilience du secteur.
Le plan de relèvement du secteur s’échelonne sur trois ans (2016-2019), il fait état
d’un budget prévisionnel de 343 millions de dollars américains, soit le montant 22.3
milliards de gourdes haïtiennes.
vii
Crédit photo : Minustah
1
CONTEXTE
1 Contexte
1.1 Situation au niveau national
L’agriculture haïtienne présente, en 2012, huit (8) zones agro-écologiques différentes
décrites dans la figure1, dominées par les systèmes agricoles de montagne humide
et agro-pastorale semi-humide. Elle joue un rôle fondamental dans l’économie
haïtienne ; sa contribution au PIB, selon la BRH, varie entre 24 % et 27 % de 2011
à 2015. Elle fournit en 2011 environ 45 % des emplois dans tout le pays et 63 % des
emplois en milieu rural (MARNDR, Bilan 2013-2014). Il s’agit d’un million de familles
paysannes qui pratiquent une agriculture essentiellement de subsistance sur des
superficies moyennes de moins d’un (1) ha1. L’élevage constitue une part importante
des activités de production des agriculteurs haïtiens ; il constitue environ 6.4 % du
PIBA et 1.5 du PIB2.
Le nombre de parcelles exploitées par des chefs d’exploitation de sexe féminin s’élève
à 407,000, soit 22% du total des parcelles recensées3. Le bétail est pris en charge à
78 % par les hommes et 22 % par les femmes4. Haïti exporte principalement du café,
du cacao, des huiles essentielles et surtout des mangues. Seulement pour l’année
2015, Haïti a exporté des mangues pour un montant de 19 millions US$5.
La production agricole en tonne, (MARNDR, ENEPA 2014/2015) est : canne à sucre
220 833, patate douce 157 986, igname 118 434, manioc 42 773, maïs 136 406, riz
155 032, haricots 83 755, pois Congo 54 184 et banane 328 651.
La pêche marine emploie directement 54 000 familles sur les 1 500 km de côte, ainsi
que 12 000 commerçants. De plus, le secteur emploie indirectement 7 000 « madan
sara6 ». Le volume des produits de la pêche est d’environ 17 220 tonnes par an (2012),
ce qui correspond à moins de 50% de la demande du pays (avec seulement 4%
provenant de la pisciculture) même si la consommation de ces produits par personne
1
Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique (2012), MARNDR.
2
IICA/ SYFAAH, Etude de caractérisation de la filière avicole en Haïti, 2012.
3
Recensement général de l’agriculture, Rapport, 2012, MARNDR.
4
Atlas agricoles du recensement général de l’agriculture 2008 / 2009, MARNDR,
5
ANEM (Association Nationale des Exportateurs de Mangues) consulte 27, 0tobre,
2016 www.mangohaiti.org
6
Acheteuses – vendeuses sur la plage, quelque fois aussi de transformatrices.
1
Contexte
est de seulement 4.8 kg / an, la plus petite des pays caribéens. Autour de 800 t par an
des produits de la pêche (surtout homard, poulpe et strombe géant) sont exportés
pour une valeur d’environ 10 million US$.
Caprins et bovins sont le bétail le plus courant dans le pays ; en 2014, le cheptel
caprin a été estimé à 1975000 et les bovins à 1470000 (FAOSTAT). Selon la même
source, on a recensé 1004000 têtes de porcin (en 2014), et 27 000 ruches (en 2013). Il
y a une production de volaille avec 9 000 000 de têtes.
Figure 1 Haïti : Zones agro-écologiques
1.2 L’agriculture dans la zone affectée
Les départements les plus directement affectés sont ceux plus ou moins proches
de ou situés sur la trajectoire de l’ouragan ; il s’agit des cinq départements de la
région sud (Sud’Est, Sud, Nippes, Grand ‘Anse et Nippes) et la partie occidentale du
département du Nord’Ouest.
Le département de l’Artibonite est la plus grande zone de production de céréales :
maïs (23%), riz (87%), sorgho (49%). Les productions de ces mêmes cultures pour
les trois (3) départements les plus affectés par l’ouragan, Nippes, Sud et Grand’Anse,
représentent respectivement 24%, 5% et 11%.
2
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
D’après les données de 2014 du MARNDR, les quatre départements du Sud, du
Sud-Est, de Nippes et de Grand’ Anse représentaient à eux seuls une superficie de
270,000 ha plantés principalement en maïs, riz, sorgho, haricots et pois Congo mais
aussi en café, cacao, mangues, et autres fruits. En 2016, grâce notamment à une
bonne pluviométrie, le MARNDR et la FAO prévoyaient dans ces zones un niveau de
production en moyenne 58% supérieur à celui de 2014.
Les femmes représentent respectivement 44 % de la main-d’œuvre familiale et
40 % des aides familiales, souvent mobilisées dans les grandes opérations (semis,
récolte…) de la campagne agricole de référence.
Enfin, au regard de l’élevage, le cheptel de ces quatre départements représentait 34%
des bovins, des porcs et des chèvres du pays, et 30% des poulets, canards, dindes et
pintades.
En dépit de l’importance de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans l’économie
haïtienne, le secteur souffre de sous-investissement chronique depuis des décennies.
Le budget de fonctionnement et d’investissement alloué au secteur est très faible.
Le difficile accès des agriculteurs, des éleveurs et des pêcheurs à des technologies
améliorées est dû à la faiblesse des services de protection zoo- et phytosanitaires,
l’insuffisance des infrastructures rurales (irrigation, routes agricoles, entretient,…),
l’insécurité du régime foncier, ainsi qu’une forte vulnérabilité aux catastrophes
naturelles résultant de l’état de la dégradation avancée des ressources naturelles.
Tous ces obstacles comptent parmi les principaux freins au développement de cette
région.
1.3 La sécurité alimentaire
La sécurité alimentaire demeure l’un des enjeux les plus importants pour le pays. Selon
la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), très active sur le terrain,
notamment appuyée par l’incitative Groupe de travail sur la Sécurité Alimentaire
et Nutritionnelle (GTSAN), 9 sur 10 départements géographiques se trouvaient en
situation de stress et classés jaunes pour la période de août à septembre 2016 (figure
2). Pour les zones affectées, les départements Grand Anse, Sud, Nippes, Nord’Ouest
ont été classés en insécurité alimentaire chronique modérée de niveau 3, la zone du
bas Nord’Ouest et une partie de l’Artibonite ont été classées en insécurité alimentaire
chronique sévère de niveau 4.
3
Contexte
Figure 2 Situation de la sécurité alimentaire du pays pour la période août à septembre 2016
1.4 La vulnérabilité de la zone affectée:
La région Sud du pays, de par sa position, présente une grande vulnérabilité face
aux aléas naturels en particulier climatiques ; elle est souvent frappée par des vents,
ouragans, tempêtes et cyclones. Cette vulnérabilité est liée au degré d’exposition des
menaces naturelles ainsi qu’aux aspects socio-économiques du pays. Par exemple le
taux de pauvreté, le chômage et l’insécurité alimentaire sont très sévères.
Sur la base des statistiques du Recensement Général de l’Agriculture (RGA) de
2008/2009, le tableau suivant présente une estimation des exploitations agricoles
dans les départements les plus affectés.
4
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
Tableau 1 : Population rurale et Exploitants agricoles des zones d’impacts de Matthew
No.
Département
Population
totale (1)
Population
rurale (2)
Ratio Population
rurale par population
rurale
Nombre d’Exploitant (4)
1
Sud’Est
632 601
536 147
85 %
86 409
2
Sud
774 976
598 491
77 %
129 442
3
Grand’Anse
468 301
357 813
76 %
65 523
4
Nippes
342 525
280 314
82 %
44 375
5
Ouest(Region Goavienne)
509 280
184 805
36 %
59 841
6
Nord’Ouest (Bas NO)**
245 590
222 051
90 %
31 658
7
Artibonite***
364 525
184 262
51 %
10 688
3 337 798
2 363 883
71 %
427 936
Total
Population Haïti en 2015 :10 911 819
* Communes : Léogane, Grand Goave, et Petit Goave
** Communes : Jean Rabel, Baie de Henne, Mole Saint Nicolas, Bombardopolis
*** Communes : Anse Rouge, Terre Neuve, Grande Saline, Saint Marc
(1),(2),(3) : Estimation de la population en 2015 par IHSI
(4) RGA, 2008/2009
Ces estimations démontrent que, potentiellement, 3.3 millions de personnes, soit
un taux 30,6% de la population haïtienne, ont été touchées par le passage de
l’ouragan Matthew.
De ce nombre, il faut compter 2.7 millions de personnes, soit 71% de la population
de ces départements affectés ou 22% de la population haïtienne, qui vit dans les
zones rurales.
Selon le RGA 2008/2009, il y aurait 428,000 exploitants agricoles (équivalent à autant
de familles, soient plus 2 millions de personnes) auraient été décapitalisés suite au
passage de l’ouragan Matthew dans sept (7) départements.
Tous les sous-secteurs ont été pratiquement exposés à la menace de Matthew.
Pour les filières végétales, c’était la pleine campagne d’Eté (soit 20% de la production
nationale agricole), sur les parcelles les cultures annuelles de la campagne de
printemps étaient encore présentes.
Etant pratiquement à la fin immédiate de la campagne de printemps (60% de la
production nationale agricole), il est évident qu’une bonne partie de la production
qui en résulte était toujours en stock.
Certaines espèces fruitières comme l’arbre véritable, l’avocat, etc. étaient en
pleine production.
Pour le sous-secteur de l’élevage, les pratiques de conduite du gros et menu bétail
sont majoritairement à la corde ou libre dans les champs. Dans le cas de l’aviculture,
il y a très peu d’infrastructures de production sécuritaires pour les troupeaux ; c’est la
même situation au niveau de la pêche et de l’aquaculture.
5
Crédit photo : Minustah
2
EFFETS DU CYCLONE
2 Effets du cyclone
Le passage de l’ouragan Matthew a affecté sept départements, dont cinq ont été
sévèrement touchés : le Sud, le Sud-Est, les Nippes, La Grande Anse et le Nord-Ouest.
Selon l’évaluation des pertes et des dommages du MARNDR, avec l’appui de la BM,
la BID et la FAO, les dégâts globaux dus au passage de l’ouragan Matthew sont de
l’ordre de 38 milliards de gourdes.
Figure 3 : degré d’affectation agricole des communes par le cyclone Matthew.
Source : MARNDR
7
Effets du cyclone
2.1 Production agricole
Les pertes dans la production agricole avec une valeur totale de 162 230 969 US$
viennent d’un côté des pertes de la production des cultures annuelles et
pluriannuelles avec une valeur de 148 342 334 US$ et de l’autre côté des stocks des
produits agricoles déjà récoltés détruits avec une valeur de 13 888 636 US$. Les pertes
de production des cultures annuelles sont estimées comme suit : 7 900 t pour des
céréales (riz, maïs, sorgho), 18 000 t pour les légumineuses (haricot et pois Congo),
29 200 t pour les racines et tubercules (igname, manioc, patate) et 61 000 t pour la
banane. La distribution par département est donnée dans la figure 4.
Figure 4 : Valeur des pertes en US$ de la production de cultures annuelles par département
SUD-EST (afectation 2)
NORD-OUEST (afectation 2)
GRAND’ANSE (afectation 1)
NIPPES (afectation 2)
SUD (afectation 1 et 2)
2 000 000
Maïs
Riz
Haricot
4 000 000
6 000 000
Sorgha
Pois Congo
8 000 000
Igname
10 000 000
12 000 000
14 000 000
Manioc
Patate douce
Banane
Les pertes de production pour les cultures pluriannuelles (mangue, avocat, agrumes,
arbre véritable, cacao, café, noix de coco, canne à Sucre) ont une valeur totale de 113
695 275 US$. Ceci prend en compte la production saisonnière au moment du passage
de l’ouragan, mais également toutes la production qui auraient été obtenues jusqu’au
temps nécessaire à l’entrée en phase de production des plantules remplaçantes pour
les arbres jetés. Une durée moyenne a été retenue pour les différentes espèces : 4
ans pour la mangue, la noix de Coco, l’arbre véritable et l’avocat ; 3 ans pour le café,
le cacao et les agrumes et 1 an pour la canne à sucre. La distribution des pertes par
département est donnée dans la figure 5.
Figure 5 : Valeur des pertes en US$ des cultures multi annuelles par département
SUD-EST (afectation 2)
NORD-OUEST (afectation 2)
GRAND’ANSE (afectation 1)
NIPPES (afectation 2)
SUD (afectation 1 et 2)
Mangue
8
AVocat
10 000 000 20 000 000 30 000 000 40 000 000 50 000 000 60 000 000 70 000 000
Citrus
Arbre veritable
Café
Cacao
Noix de Cocotiers
Canne à sucre
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
Outre les pertes de production dans les champs, une partie des produits des récoltes
antérieures a été détruite suite aux dommages sur les infrastructures de stockage.
Les estimations des stocks déduits ou détériorés font état de : 8 773 t de céréales,
7 595 t de légumineuses ; 6 387 t de racines et tubercules et 2 609 t de bananes. La
distribution par département est donnée dans le tableau 2 suivant.
Tableau 2 : Valeur des pertes en stock de la production agricoles en US$ par département
Cultures
SUD
NIPPES
GRAND’ANSE
NORD-OUEST
SUD-EST
Total
Mais
502 405
165 313
357 402
213 735
321 145
1 560 000
Riz
191 296
267 867
53 197
0
4 078
516 439
Haricot
932 945
592 702
1 835 218
371 272
662 659
4 394 794
Sorgho
688 590
207 722
0
27 443
131 199
1 054 955
Pois Congo
509 886
252 894
596 688
206 440
178 053
1 743 961
Igname
248 803
72 085
1 213 746
250 751
40 768
1 826 153
Manioc
149 485
89 543
500 981
62 237
104 352
906 599
Patate douce
10 976
8 907
27 711
27 619
10 767
85 981
Banane
147 394
86 197
275 989
140 378
112 642
762 600
2.2 Production animale:
Les dommages comptabilisés pour l’élevage ont une valeur totale de 70 121 783 US$,
provenant de la mort des nombreux animaux: 2 000 000 volailles, 374 000 caprins,
163 000 porcins, 102 000 bovins, 74 000 ovins et 23 000 équins.
Les pertes pour les produits d’origine animale ont une valeur totale de 9 471 403
US$, qui sont comptabilisés d’un côté par des pertes d’animaux, mais aussi par la
réduction de la production pour les animaux survivants. Les quantités perdues sont
estimées comme suit : 48 millions d’œufs ; 700 000 litres de lait et 260 tonnes de miel.
La distribution par département est donnée dans le tableau 3.
Tableau 3 : Pertes en US$ des produits d’origine animale par département
Département
Lait
Valeur
Œufs
Valeur
Miel
Valeur
l
US$
unités
US$
T
US$
2 189
1 052
2 054 960
316 148
19
124 377
Sud
462 295
222 257
9 981 296
1 535 584
40
265 562
Sud-Est
Grande-Anse
179 683
86 386
27 510 965
4 232 456
17
114 292
Nord-Ouest
1 541
741
3 047 738
468 883
19
127 738
Nippes
39 578
19 028
5 225 290
803 891
172
1 153 008
9
Effets du cyclone
2.3 Produits de la forêt
Pour les dommages des arbres déracinés, seulement les arbres des systèmes arborés
agricoles (arbres fruitiers) ont été pris en considération. La valeur des dommages se
monte à un total de 68 247 960 US$.
Les pertes proviennent des produits de la forêt avec un montant total de 134 573
401 US$ (bois de charpente, charbon) et sont liés au renversement d’un important
nombre d’arbres et arbustes dans les zones affectées et la diminution de la valeur de
leurs produits en conséquence. La distribution par département est donnée dans
le tableau 4.
Tableau 4 : Valeur des pertes en US$ des produits de la forêt (bois de charpente et charbon) par département
Produits forestiers
SUD
NIPPES
Systèmes arborés agricoles
11 069 297
Végétations arbustives
Peuplements forestiers
Bosquets
Arbres hors forêt
Total
GRANDE ANSE
NORD-OUEST
SUD-EST
4 943 926
20 232 057
1 771 973
1 794 056
26 042 734
15 098 889
21 799 644
13 049 122
4 744 196
4 040 313
975 515
4 933 908
230 016
209 945
358 204
172 266
441 604
29 805
60 361
1 128 750
190 753
849 190
189 657
217 218
42 639 299
21 381 349
48 256 403
15 270 574
7 025 778
2.4 Production de la pêche:
A cause du raz-de-marée, beaucoup de dommages ont été enregistrés pour le
sous-secteur de la pêche, avec une valeur totale de 9 024 377 US$, surtout par la
destruction des bateaux mais aussi la perte ou la destruction des engins de pêche et
autres outils, voir tableau 5.
Les pertes pour la pêche ont une valeur totale de 14 087 027 US$, qui provient de la
perte de production, spécifiée pour une durée estimée jusqu’au remplacement des
bateaux détruits.
Tableau 5 : Valeur des dommages en US$ dans le sous-secteur de la pêche par département
DEPARTEMENT
PECHE & AQUACULTURE
Sud-Est
1 782 154
Sud
2 960 619
Grand’anse
1 759 423
Nippes
1 755 590
Ouest (Reg.goav.)
1 846
Artibonite
Nord’ouest
TOTAL
10
764 744
9 024 377
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
2.5 Les infrastructures et biens :
A cause des fortes pluies et des inondations, environ 16 000 hectares de périmètres
d’irrigation (canaux remblayés, prises et autres ouvrages endommagés, etc.) et 55
km de berge des rivières ont été affectés avec une valeur total de 7 201 508 US$.
L’ouragan a aussi endommagé avec différents degrés 1230 km pistes, avec une
valeur totale de 12 493 558 US$ et environ 472 500 m2 de marais salants avec une
valeur totale de 12 932 885 US$. Voir les valeurs spécifiques par département dans
le tableau 6.
Tableau 6 : Valeur des dommages en US$ pour l’irrigation, pistes rurales et marais salants par département
DEPARTEMENT
IRRIGATION
ROUTES AGRICOLES
Sud-Est
1 273 462
1 413 462
Sud
3 278 846
1 191 346
171 077
5 698 846
Grand’Anse
MARAIS SALANTS
233 077
Nippes
875 662
1 534 615
Ouest (Reg.Goav.)
507 077
928 846
Artibonite
718 769
615 865
12 525 000
Nord’Ouest
376 615
1 110 577
174 808
7 201 508
12 493 558
12 932 885
TOTAL
D’importants dégâts ont été également enregistrés pour : des bâtiments et bureaux
administratifs (BAC, DDA), de formation ou de recherche du MARNDR avec une valeur
de 1 897 231 US$ ; des installations de diverses entreprises transformation pour
la pèche, agriculture et élevage (moulins, guldives, usines de vétiver, cassaverie,
abattoir avec une valeur de 1 835 923 US$ et de stockage avec une valeur de 54 077
US$. Non seulement les infrastructures sont endommagées mais aussi les matériels
et équipements, voir tableau 7.
Tableau 7 : Valeur des dommages des bâtiments et équipements par département
DEPARTEMENT
Sud-Est
BATIMENTS MARNDR
TRANSFORMATION
STRUCTURE DE
STOCKAGE
ELEVAGE
1 730 769
11 077
Sud
55 385
971 769
27 308
2 400 000
Grand’Anse
97 231
837 385
7 692
168 923
Nippes
13 846
1 846
Ouest (Reg.Goav.)
n/a
13 846
19 077
552 846
Artibonite
n/a
n/a
n/a
n/a
Nord’Ouest
n/a
n/a
n/a
n/a
1 897 231
1 835 923
54 077
3 121 769
TOTAL
11
Effets du cyclone
2.6 Effets sur l’accès au service et disponibilité
des intrants :
L’accès aux services et intrants a été partiellement affecté à cause des voies de transport
et communication coupées, qui sont cependant en train d’être rétablies dans tous
les endroits de nouveau. Les marchés ont repris timidement leur fonctionnement,
même s’il y a une sensible augmentation des prix pour quelques produits.
2.7 Effets sur la gouvernance :
Même s’il y a quelques bâtiments administratifs, de formation ou de la recherche
endommagés, les différentes structures ont pu continuer de fonctionner mais de
façon ralentie.
2.8 Effets de l’ouragan sur la sécurité alimentaire :
L’EFSA rapide effectuée après l’ouragan, nous a donné les suivantes catégories de
priorité et niveau d’impact sur la sécurité alimentaire, voir figure 6.
Priorité 1 (impact extrême) avec 806 000 personnes affectées, avec plus de 75% de
la population est sinistrée. Les moyens d’existence liés à l’agriculture, l’élevage et la
pêche sont presque entièrement détruits, que ce soient les parcelles de cultures, les
équipements agricoles, les stocks des agriculteurs ou des commerçants, le bétail ou
le matériel de pêche.
Priorité 2 (impact très élevé) avec 577 000 personnes affectées, avec 30% des
ménages sont sinistrés en moyenne. Cependant, l’impact sur les moyens d’existence
est en moyenne de 80% soit d’un ordre presque aussi élevé que la catégorie de
priorité 1.
Priorité 3 (impact élevé) avec 460 000 personnes affectées, moins de 25% des
ménages sont sinistrés dans ces communes. Toutefois, l’impact sur les moyens
d’existence est estimé entre 60 et 80%.
Priorité 4 (impact modéré) avec 88 000 personnes affectées, moins de 25% des
ménages sont sinistrés dans ces communes et l’impact sur les moyens d’existence
est de 20 à 60%.
12
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
Figure 6 : Situation sécurité alimentaire post Ouragan Matthew, EFSA rapide
2.9 Effets sur la vulnérabilité de la population
affectée:
Les populations des départements affectés sont définitivement plus exposées à
l’insécurité alimentaire, figure 6 ci-dessus.
Les producteurs ont perdu leurs revenus en raison des pertes occasionnées et les
familles feront face difficilement aux besoins sociaux de base, tels scolarité des
enfants, les soins de santé, la nourriture (les enfants en déplacement pour les activités
scolaires sont particulièrement concernés), etc.
La reprise des activités agricoles que ce soit dans l’agriculture, l’élevage ou la pêche
n’est pas automatique, les exploitations ayant été décapitalisées, pour la plupart
quasi-totalement.
La tendance au recours à des stratégies de survie et de compétition pour les
ressources augmente le niveau d’insécurité au sein de la population.
In fine, l’ampleur des dégâts causés par Matthew a entrainé la détérioration des
paramètres socio-économiques de base dans les zones affectées.
13
Effets du cyclone
Tableau 8 : Récapitulatif des dommages et pertes du secteur agricole
VALEUR (MILLIONS GOURDES)
CARACTERISTIQUES
DOMMAGES
DES PERTES ET
DOMMAGES
PUBLIC
PRIVE
PERTES
TOTAL
PUBLIC
TOTAL
PRIVE
TOTAL
PUBLIC
PRIVE
TOTAL
Cultures annuelles
0,00
2 252,06
2 252,06
0,00
2 252,06
2 252,06
Stoct de cereales
0,00
902,76
902,76
0,00
902,76
902,76
Cultures pluriannuelles
0,00
7 390,19
7 390,19
0,00
7 390,19
7 390,19
0,00
615,64
615,64
0,00
615,64
615,64
Pertes production
animale (pêche exclue)
4 557,92
4 557,92
0,00
0,00
4 557,92
4 557,92
Infrastructure d’elevage
202,92
202,92
0,00
0,00
202,92
202,92
Peche et aquaculture
586,58
586,58
915,66
0,00
1 502,24
1 502,24
119,34
119,34
0,00
0,00
119,34
119,34
3,52
3,52
0,00
0,00
3,52
3,52
468,10
468,10
0,00
0,00
468,10
468,10
8 747,27
0,00
8 747,27
8 747,27
4 436,12
0,00
0,00
4 436,12
4 436,12
812,08
0,00
812,08
0,00
812,08
840,64
0,00
0,00
840,64
840,64
123,32
0,00
123,32
0,00
123,32
3 109,75
3 109,75
0,00
4 936,12
4 936,12
935,40 36 974,82
37 910,22
Animaux (morts)
915,66
Installations de
transformation post
recolte
Structure de stockage
Irrigation
Bois (exploitation
0,00
forestière)
Reboisement (fruitiers/
4 436,12
forestiers jetés)
Routes (pistes) agricoles
812,08
Marais salants
Batiments (marndr)
840,64
123,32
Autres pertes et
1 826,36
1 826,36
935,40
13 041,48
13 976,88
0,00
23 933,34
23 933,34
14,39
200,64
215,03
0,00
368,21
368,21
dommages
TOTAL
8 747,27
Taux d’échange : 65 gdes/1$US
TOTAL USD MILLIONS
14
14,39
568,84
583,23
3
PRINCIPAUX OBJECTIFS
DE
RELÈVEMENT
ET de
3 Principaux
objectifs
BESOINS
DUet
SECTEUR
relèvement
besoins
du secteur
3.1 Objectifs et stratégies
Vu l’ampleur des dégâts, il convient d’envisager une réponse nationale et pas
seulement sur les zones affectées afin de mobiliser au maximum la capacité de
production du pays. Un tel objectif s’inscrit dans une démarche pragmatique et
intelligente d’articulation urgence/développement pour que les actions d’urgence
ne freinent pas les perspectives de développement mais au contraire les amorcent.
Les principaux besoins du secteur :
Réactiver les filières de produits agricoles, d’élevage et de la pêche ;
Relancer les activités de production des cultures pluriannuelles ;
Nettoyer et redynamiser les agrosystèmes de café et cacao affectés ;
Récupérer la production animale ;
Réactiver les activités de pêche ;
Remettre en état les infrastructures rurales ainsi que les bâtiments de
l’administration et de la recherche ;
Renforcer la gouvernance ;
Créer des emplois décents et renforcer les capacités professionnelles dans
l’agriculture, l’élevage, la pêche ;
3.2 Aspects transversaux : genre, gestion des
risques, environnement, emplois
La réponse à Matthew proposée exige la prise en compte systématique des aspects
transversaux du genre, de la gestion des risques et des désastres, de l’environnement.
Dans les milieux, les femmes sont particulièrement vulnérables et présentent un
niveau de risque plus élevé par rapport à la pauvreté. Une priorité est à accorder dans
la réponse à assurer de manière équitable les besoins spécifiques des agricultrices,
des exploitations et des PME dirigées par les femmes.
15
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
La gestion des risques et des désastres un aspect important dont la prise en compte
permettra de réduire le niveau d’exposition aux aléas des communautés et de
pérenniser les infrastructures communautaires. Ainsi, l’intégration des activités de
mitigation dans les endroits exposés, l’évaluation des risques et l’adoption de scénarii
de réduction des risques dans les interventions, la formation communautaire sont
autant d’approches sous tendant la conception du plan de réponse et qui guideront
sa mise en œuvre.
Sur le plan environnemental, une priorité sur les pratiques et les techniques
conversationnistes ou susceptibles de causer le moins de dégâts possible dans les
écosystèmes mais au contraire peuvent contribuer au renforcement de ces derniers.
Par ailleurs, à défaut des informations quantitatives dans les évaluations, on ne saurait
ignorer les effets négatifs de l’ouragan sur l’emploi dans le milieu rural avec l’arrêt des
activités des activités liées au secteur. La priorisation des activités de haute intensité
de main d’œuvre (HIMO) pour permettre d’engager une masse critique de personnes
a guidé la priorisation des interventions notamment dans :
Les infrastructures d’irrigation et les pistes agricoles ;
Les infrastructures de transformation, de unités de production, des
bâtiments publics ; etc.
Les marais salants.
Dans l’hypothèse que seulement 7% du budget du plan de relèvement soit affecté
au paiement de la main d’œuvre HIMO ou d’autres emplois journaliers, à raison de
300 gourdes par jour, le plan ainsi élaboré est en mesure de généré six (6) millions
d’hommes jour en trois (3) ans.
3.3 Interventions à court terme
(Novembre 2016 – Septembre 2017)
16
Pallier l’incapacité d’investissement de la majorité des producteurs en
finançant des travaux à haute intensité de main d’œuvre (curage des
canaux, protection des berges de rivières, etc.) pour la remise en eau des
périmètres, en subventionnant les travaux de préparation des sols et l’accès
aux intrants, principalement les semences vivrières et maraîchères pour
les prochaines campagnes agricoles. L’injection de numéraires dans les
exploitations agricoles va aider à freiner la décapitalisation des producteurs
agricoles. Une emphase particulière sera mise sur les cultures de cycle
court comme l’épinard, le gombo, le pois Congo non photo périodique,
la patate douce, le pois de souche et le haricot et le nettoyage des
agrosystèmes caféiers et cacaotiers. Ces dispositions doivent être effectives
dès la campagne d’hiver 2016 qui démarre dans quelques jours et devront
également s’étendre à la campagne de printemps 2017 sur l’ensemble du
territoire.
Les zones affectées ne pourront pas apporter, comme auparavant, leur part
à la disponibilité alimentaire du pays. Pour cela, le MARNDR doit faciliter
l’intensification des périmètres irrigués en état dans l’Artibonite (Vallée
Artibonite, petits périmètres sur l’axe Liancourt/La Chapelle, Laverdure,
Plaine des Gonaïves), dans le Nord (St Raphaël...), du Nord Est (Jassa....),
dans le Centre (Dufally, Bohoc, Poulie, Desvarieux...), Ouest (Plaine de Cul
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
de Sac...). L’intensification agricole sur ces périmètres durant la campagne
agricole d’hiver et de printemps devra garantir une meilleure disponibilité
alimentaire. Rappelons que ces deux campagnes agricoles représentent
environ 85% de la production alimentaire nationale.
Accompagner les paysans dans la gestion du stock d’arbres (abattus par
Matthew) qui jonchent leurs exploitations. Ce stock constitue l’une des rares
ressources disponibles présentement dans les exploitations dévastées; un
appui en matériels et outillages (tronçonneuse, scie électrique mobile.)
leur sera accordé pour leur permettre de fabriquer des produits à forte
valeur ajoutée (madriers, planches, poteaux, lattes) ; les morceaux à faible
valeur seront utilisés dans la production du charbon de bois.
Travailler avec les PTF, pour mieux diriger les actions aussi bien dans les
zones affectées pour les complémentarités dans les actions sur le terrain,
selon les orientations du MARNDR.
3.4 Interventions à moyen et long terme
Les actions du MARNDR porteront sur :
A moyen terme (Octobre 2017 – Septembre 2019)
a. La réhabilitation des infrastructures endommagées aux fins de
renforcer la capacité productive du pays ;
b. L’amélioration de la résilience des écosystèmes aux fins de réduire la
vulnérabilité du territoire par :
La promotion de systèmes de production moins destructeurs de notre
environnement ;
le développement de forêts énergétiques et de forêts communales,
programme de protection des points d’eau, promotion de vergers,
création de zones réservées, renforcement de l’application des
principes de protection de l’environnement, création de zones
d’exploitation contrôlées, etc.….
c. La sécurité alimentaire et nutritionnelle par la mise en place d’un
Programme de stocks alimentaires stratégiques pouvant garantir
aux producteurs des marchés et des prix pour leurs productions.
Ce programme devra servir de leviers pour l’amélioration de la
production alimentaire nationale, garantir des prix sans grandes
variations toute l’année et faire des stocks d’aliments qui serviront
aussi bien en cas de crise alimentaire lors des catastrophes naturelles
et pénuries alimentaires dans certains points du pays.
d. Amélioration des filières de denrées alimentaires de base de la
population (céréales, légumes, fruits, viande, produits de la mer et
aquaculture)
e. Crédit pour favoriser les investissements privés dans le secteur.
17
A long terme (Octobre 2019 - …)
Il faudra reconstituer la capacité d’investissement dans le secteur agricole à travers
des mesures incitatives pour faciliter les investissements telles la mise en place de
fonds de garantie, la réduction des taux d’intérêt, le développement d’un programme
d’assurance récolte /équipements, développement de filière agricole où le pays a
des avantages (fruits, légumes, produits de la mer) etc.
4
IMPACT HUMAIN ET SOCIAL
DANS
LE SECTEUR
4 Impact humain et social
dans le secteur
Tous les effets décrits auparavant ont eu un impact énorme direct sur la population
rurale. En effet, très souvent, la population a perdu tout ou partie de ses récoltes
de production d’été de cultures annuelles et multi-annuelles, ce qui contribue à
l’aggravation de l’insécurité alimentaire, à la réduction des revenus issus des ventes
de l’excédent des récoltes et à augmenter leur endettement en raison de la difficulté
à rembourser les dettes contractées pour la campagne agricole.
Parallèlement la réduction des produits a un effet indirect sur les quantités
disponibles à la vente ou à la transformation et en conséquence sur les chaines de
valeur correspondantes (viande, lait, œufs, produits de la pêche, etc.).
Une partie importante des bien productifs (animaux, arbres fruitiers, outils,
équipements, etc.) ayant été détruits ou endommagés, les ménages se trouvent dans
un état de dénuement presque total et contraints à engager de nouveaux crédits
afin de les remplacer ou de les réparer. Les ménages les plus vulnérables pourraient
être forcés de chercher d’autres sources de revenus en dehors de l’agriculture ou de
prendre le chemin de la migration vers les villes afin d’y chercher un emploi ou des
activités dans le secteur informel.
Au même moment il y aura aussi un impact sur la scolarité des enfants, car les
parents n’ont pas les moyennes pour les frais de la scolarité ou des matériels et
uniformes scolaire.
19
Crédit photo : PNUD
5
PRIORITÉS DU SECTEUR
5 Priorités du secteur
Il s’agit de manière générale de permettre aux exploitants affectés de disposer dans
un délai court de moyens de subsistance pour satisfaire certains de leurs besoins les
plus urgents. De manière spécifique, ces priorités sont :
1.
la récupération rapide des infrastructures de communication (pistes rurales)
et de production (périmètres irrigués), le recouvrement des installations et
des matériels d’élevages de pêche ;
2.
le nettoyage et la réhabilitation des agrosystèmes caféiers et cacaotiers
affectées ;
3.
la disponibilité immédiate des intrants subventionnés ;
4.
la création de revenu rapide à travers des HIMO dans la mise en œuvre
du point 1 ;
5.
les réflexions sur la résilience du secteur aux chocs climatiques à initier, à
consolider et à décliner dans un cadre d’action dans une perspective de
moyen et long terme.
Les actions en lien avec ces priorités devront prendre en compte les besoins
spécifiques des petits et moyens producteurs, ainsi que ceux propres aux grands
producteurs en vue d’une meilleure contribution de chacun de ces groupes à la
reprise et au développement économique du secteur.
Il convient de faciliter les procédures d’importation et d’appels d’offres publics pour
les intrants et autres matériels nécessaires au relèvement.
Parallèlement, il est urgent aussi pour le MARNDR de s’assurer d’un certain contrôle
de la gestion globale des activités intenses post Matthew afin de limiter les risques
d’introduction dans le pays d’agents pathogènes et/ou d’intrants non recommandés
ou non-adaptés.
21
Crédit photo : Minustah
6
DÉFIS DANS LE SECTEUR
6 Défis dans le secteur
La sécheresse et le dérèglement climatique enregistrés en 2015 ont fait de cette
année la pire à être enregistrée depuis plusieurs années. La performance du secteur
agricole a diminué de 3.3% par rapport à la précédente (IHSI, 2015).
La culture du sorgho est confrontée depuis 2015 à une infestation d’envergure par
le puceron jaune, Melanaphis sacchari, qui est déjà présent en divers points du pays.
Certains défis plus structurels caractérisent le secteur, notamment :
Faible capacité financière et technique pour la mise en œuvre du plan de
relèvement du MARND ;
Difficile accès aux populations affectées ;
Très faible niveau de développement des systèmes de production avec des
rendements souvent déplorables déjà avant l’ouragan ;
Morcellement du foncier dans le milieu rural avec le partage égalitaire
réduisant la productivité des parcelles agricoles ;
Faible accompagnement des exploitations agricoles par les instances
préposées ;
Faible coordination des actions des intervenants dans le milieu rural (aussi
bien les acteurs étatiques que les non étatiques).
Le passage de Matthew a ainsi aggravé les conditions socio-économiques et
l’environnement agro-écologique des producteurs agricoles.
23
Crédit photo : PNUD
7
POLITIQUES
SECTORIELLES EXISTANTES ET
7 Politiques sectorielles
PROGRAMMES
MAJEURS
existantes et programmes
majeurs
Le MARNDR dispose de plusieurs documents définissant la politique sectorielle :
La politique de développement agricole 2010 – 2025 ;
Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) pour la période de 2010 à
2016 (en cours de révision), constituant le document cadre de planification
opérationnelle des interventions du secteur agricole jusqu’à ce jour; il a
en effet servi de repères dans les orientations des activités de plusieurs
intervenants du secteur agricole ;
Plan de relance de la filière café 2016-2026 ;
Plan national de vulgarisation agricole ;
Plan national d’irrigation ;
Programme triennal de développement (PTRA) 2013 – 2016 qui
opérationnalise le PNIA sur une base tri-annuelle (en cours de révision) ;
Plan National de Sécurité alimentaire et Nutritionnelle (PNSAN), avec la
vision de satisfaire de manière durable, quantitativement et qualitativement,
les besoins alimentaires et nutritionnels de la population haïtienne ;
Stratégie de transition de subvention des intrants, à travers laquelle l’Etat
expérimente deux approches de subvention, l’une orientée sur l’offre et
l’autre sur la demande dans la perspective d’une politique nationale sur les
intrants agricoles.
25
Crédit photo : PNUD
8
STRATÉGIE DE MISE
EN
ŒUVRE /dePLAN
D’Aœuvre
CTION/
8 Stratégie
mise en
plan d’action
1.
Toutes les activités de relèvement, en particulier la réhabilitation de
certaines infrastructures (irrigation, berge des rivières, piste agricoles et
marais salants) doivent se faire avec la main d’œuvre locale afin de créer des
sources de revenus temporaires, (haute intensité de main d’œuvre – HIMO).
2.
Dans le cas des réhabilitations d’infrastructures l’approche « reconstruire en
mieux » doit être suivie afin de contribuer au renforcement de la résilience
face à de futures catastrophes.
3.
Le plan de relèvement doit remettre la population affectée au niveau
d’avant le désastre et construire des synergies avec le plan trisannuel de
développement du MARNDR (2017-2019).
4.
Les soutiens à la population doivent donner préférence aux ménages
dirigés par des femmes, aux familles ayant un membre en incapacité ou
ayant un grand nombre d’enfants ou autres ménages très vulnérables.
5.
Un support spécial doit être prêté aux exploitants dont les cultures
d’exportation ont été endommagées et aux entreprises agricoles qui
emploient une grande quantité de main d’œuvre, pour relancer l’économie
du pays et assurer l’emploi de la main d’œuvre journalière.
6.
Mettre en place des systèmes de production plus résilients, c’est-à-dire
capables de résister aux phénomènes adverses tout en permettant une
reprise plus rapide des activités agricoles.
7.
Cordonner les activités de coopération internationale afin de dégager des
synergies durables et des interventions concertées sur le terrain.
8.
Utiliser une approche pragmatique afin que les actions de relèvement
ne freinent pas les perspectives de développement mais au contraire les
renforcent.
9.
Dans le même temps des actions d’intensification de la production seront
conduites au niveau des zones agricoles à haute potentialité pouvant être
redistribués vers les régions plus touchées.
10. Faciliter l’accès au crédit des moyens et grands exploitants et des acteurs
des différentes filières de la manière suivante : le gouvernement payant
27
Stratégie de mise en œuvre / plan d’action
1/3 de l’investissement et les acteurs 2/3 comme crédit à des conditions
favorables (taux d’intérêt réduit et longue durée de remboursement).
11. Obtenir des réductions ou la suppression des taxes d’importation sur les
matériaux nécessaires aux activités de relèvement.
12. Interdir de distribuer des filets de petit maillon / fin
13. Le remplacement des bois fouillés n’est pas recommandé, car les ressources
de pêche dans la côte sont déjà surexploitées, avant de faire une étude
plus approfondie.
14. La coordination et concertation entre les différents acteurs (PTF, ONG,
agences UN, structures de l’état, PME, et autres acteurs)
28
Provision de subventions aux moyens et
grands exploitants
Réparation des canaux d’irrigation, berges des
rivières et autres structures des périmètres
irrigués CT MT
Fourniture d’intrants aux paysans qui ont
perdu leur récolte pour les deux saisons
suivantes (hiver, printemps) : semences
améliorées, fertilisant, outils, etc. CT
Activités
Relancer les
activités de
production
des cultures
pluriannuelles
SOUS TOTAL
24 636 192
1 647 000
Nettoyage des agrosystèmes caféiers et
cacaotiers et Traitement des arbres déracinés
pour obtention des produits du bois
(charpente, charbon, etc.) CT
512 400
4 489 600
Distribution des plantules de variétés
améliorées d’arbres fruitiers, de caféiers et de
cacaoyers CT
Formation en gestion des pépinières CMT
Mise en place de pépinières communautaires
avec de fruitiers des caféiers et des cacaoyers
48 408 384
3 660 000
610 000
Formation en méthodes améliorées de
stockage de semences et de grain MT
Mise en place des systèmes de production de
semences pilote au niveau communautaire
MLT
73 891
6 588 000
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Départemental
Village
Surface de périmètre irrigue
Quantité de produits
subventionnés
Quantité récoltée pour chaque
culture
Suggestion Indicateur
de résultat
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Nombre d’outils distribué
Montant des produits
(charpente, charbon, etc.)
obtenus
Superficie des parcelles de
caféiers/cacaoyers nettoyée
Nombre de plantules de Nombre d’arbres ayant pu
fruitiers distribués
s’établir
Nombre de paysans qui ont
Nombre de paysans qui
appliqué les méthodes de
ont suivi la formation
gestion des pépinières
MARNDR &
Partenaires
Quantité de plantules
produites spécifié par type
Nombre de pépinières
communautaires établies
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Nombre de paysans qui ont
Nombre de paysans qui
appliqué les méthodes de
ont suivi la formation
stockage améliorées
Nombre de systèmes
de production de
Quantité de semence produite
semences communau- spécifiée par culture
taires établis
MARNDR &
Partenaires
Nombre de structures en
fonctionnement
Activité financée par le crédit
Nombre de structures
réhabilitées
Montant du crédit
déboursé
Nombre de paysans qui
Nombre de paysans qui
ont appliqué les pratiques
ont suivi la formation
culturales améliorées
Kilométrage de canaux
d’irrigation réhabilités
Montant de la subvention déboursée
Surface plantée pour
chaque culture
Indicateur de Progrès
MARNDR &
Partenaires
MARNDR
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Village,
départemental
9 840 141
610 000
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Partie
responsable
Initiatives
(gouv national / existantes
local /autre)
Départemental
Village
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
3 050 000
23 976 353
Coût total $US
Remplacement des structures de stockage
perdues au niveau paysan MT
Formation aux pratiques culturales améliorées
Relancer les
et plus résilientes aux désastres MT
activités de
production des
cultures annuelles Faciliter l’accès au microcrédit des moyens et
grands exploitants MT
Besoins de
relèvement
Tableau 9 : Plan d’action de relèvement novembre 2016 – octobre 2019
dans le secteur agricole
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
29
18 300 000
14 640 000
3 904 000
3 123 200
1 159 000
Fourniture de coupons pour fourrage
/ concentré pour renforcer la santé des
animaux qui ont survécu à l’ouragan CMT
Campagne de vaccination du bétail contre le
charbon (bovin, caprin ou ovin), Newcastle
(volaille) et la PPC (porcs) CT
Promotion des parcelles de production de
fourrage pour le bétail MT
Provision des ruches et matériels /
équipement perdu CT
Formation en gestion et en production
moderne de miel MT
3 904 000
Appui à l’accès au crédit CT
SOUS TOTAL
976 000
Formation aux aspects d’hygiène pendant le
stockage et la vente MT
24 713 909
1 769 000
Formation en sécurité pour les activités en
mer MT
5 734 000
12 330 909
Remplacement des biens (bateaux, DCP,
moteurs, filets, nasses, glacières, etc.) perdus à
cause de l’ouragan Matthew CMT
136 940 604
95 814 404
31 285 192
Coût total $US
Reconstitution du capital bétail / volaille
perdu CMT
Activités
Assurer l’accès aux intrants de pêche (glace,
Réactiver les
essence, etc.) par coupons CT
activités de pèche
SOUS TOTAL
Réhabilitation
de la production
animale
SOUS TOTAL
Besoins de
relèvement
Tableau 9 : Plan d’action de relèvement novembre 2016 – octobre 2019 (Suite)
Stratégie de mise en œuvre / plan d’action
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Village
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
MARNDR,
Activité financée par le crédit
Montant du crédit
déboursé
Nombre de pécheurs qui ont
appliqué les méthodes de
sécurité
Nombre de pêcheurs qui
ont appliqué les méthodes
d’hygiène et stockage amélioré
Nombre de pécheurs
qui ont suivi la
formation
Nombre de pécheurs
qui ont suivi la
formation
Quantité d’intrants mis à
Quantité de poisons produits
disposition
Quantité de poisons produits
Nombre d’apiculteurs
qui ont suivi la
formation
MARNDR &
Partenaires
Quantité de matériaux
et biens de pêche
remplacé ou réhabilité
Nombre d’apiculteurs qui
ont appliqué les méthodes
de gestion et production
moderne
Quantité de ruches et
équipement distribué
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Production obtenue
Quantité d’intrants de
fourrage distribué
MARNDR &
Partenaires
Quantité de fourrage produit
Quantités de produits achetés
avec les coupons spécifiés par
type
Nombre d’animaux qui ont
commencé à donner des
produits
Suggestion Indicateur
de résultat
Nombre d’animaux
vaccinés par espèce
Nombre de coupons
distribués
Nombre d’animaux
distribués par espèce
Indicateur de Progrès
MARNDR &
Partenaires
MARNDR, FAO,
autres acteurs
MARNDR &
Partenaires
Partie
responsable
Initiatives
(gouv national / existantes
local /autre)
30
1 903 200
12 810 000
Formation en gestion plus efficace et
durable des unités de production ou de
transformation MT
Renforcer la filière et la commercialisation des
produits agricoles, fruitiers, et de pêche et de
l’élevage MT
Réhabilitation des bâtiments de
l’administration, formation et de la recherche
dommage MLT
8 906 000
Faciliter l’accès au crédit par des taux d’intérêt
favorables et de longue durée (5 ans) MT
SOUS TOTAL
Réhabilitation des pistes agricoles MLT
47 719 708
Village
Village
17 671 494
17 071 198
Départemental
Départemental
Village
Village
Départemental
Départemental
Départemental
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
10 384 640
2 592 376
39 787 390
9 394 000
6 774 190
Coût total $US
Provision des équipements et matériels
perdus en raison de l’ouragan CT
Réhabilitation ou reconstruction
des infrastructures de production ou
transformation des différentes filières
endommagées ou détruites MT
Activités
Remis en état les
infrastructures
Provision d’équipements et matériels perdus
ruraux, et des
MLT
bâtiments de
l’administration et Réhabilitation des bassins de marais salants
CT
de la recherche
SOUS TOTAL
Renforcement
des filières des
produits pour
l’agriculture
(intrants, etc.)
Besoins de
relèvement
Tableau 9 : Plan d’action de relèvement novembre 2016 – octobre 2019 (Suite)
dans le secteur agricole
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
Nombre de structures qui ont
repris leurs activités
Suggestion Indicateur
de résultat
Nombre de bassins
salants réhabilités
Kilométrage de pistes
agricoles réhabilitées
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Nombre des acteurs utilisant
les pistes
Nombre de structures qui ont
repris leurs activités
Quantité d’équipement Nombre de structures qui ont
et matériels distribué
repris leurs activités
MARNDR &
Partenaires
Nombre de structures qui ont
repris leurs activités
Nombre d’acteurs qui ont
appliqué les méthodes
apprises
Nombre d’acteurs qui ont
appliqué les méthodes de
gestion plus efficaces
Activité financée par le crédit
Nombre de structures
reconstruites ou
réhabilitées
Nombre d’acteurs qui
ont suivi les diffèrent
types de formation
Nombre d’acteurs qui
ont suivi la formation
Montant du crédit
déboursé
Quantité d’équipement Nombre de structures qui ont
et matériels distribué
repris leurs activités
Nombre de structures
reconstruites ou
réhabilitées
Indicateur de Progrès
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
MARNDR
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Partie
responsable
Initiatives
(gouv national / existantes
local /autre)
31
24 400
Etablir une cellule de suivi et évaluation pour
le plan de relèvement au niveau national CT
TOTAL
SOUS TOTAL
Réduire la
vulnérabilité et
les risques de
catastrophes
SOUS TOTAL
2 220 400
5 978 000
5 246 000
Actualiser le plan de contingence
aux catastrophes au niveau central et
départemental et formation des personnels
correspondant
Mise place d’un système de Gestion des
risques dans le secteur agricole dans les
départements à fort risque de catastrophes
MLT
Mise en œuvre des campagnes de
sensibilisation de réduction des risques en
milieu rural MLT
342 909 587
13 444 400
0
610 000
183 000
Mise en œuvre des activités temporaires de
génération de revenus pour la population
rurale plus vulnérable en lien avec les autres
activités de ce plan de relèvement CMT
Formation des cadres du MARND en
évaluation des besoins et réponse aux
catastrophes
366 000
36 600
Coût total $US
Etablir une cellule pour la mise en œuvre du
plan de relèvement au niveau national et
départemental CT
Activités
Renforcement de
la gouvernance
Formation des cadres du MARND et autres
acteurs en gestion, mise en œuvre et suivi et
évaluation du plan de relèvement CMT
Besoins de
relèvement
Tableau 9 : Plan d’action de relèvement novembre 2016 – octobre 2019 (Suite)
Stratégie de mise en œuvre / plan d’action
village
Central /
départemental
Central /
départemental
Central
Central
Central
Central
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
MARNDR &
Partenaires
Nombre des
participants à la
formation
Nombre de cartes
établis
Nombre des plans
établis et gens formés
Nombre de cadres qui
ont suivi la formation
Nombre de cadres qui
ont suivi les différents
types de formation
MARNDR &
Partenaires
Nombre de gens qui ont
appliquées les choses appris
Plan de réponse établi et prêt à
être utilisé
Nombre de fonctionnaires
qui appliqué les méthodes
apprises
Fonctionnement de la cellule
Cellule pour la mise
en œuvre du plan de
relèvement établie
MARNDR &
Partenaires,
Suggestion Indicateur
de résultat
Fonctionnement de la cellule
Indicateur de Progrès
Cellule pour la mise
en œuvre du plan de
relèvement établie
MA MARNDR
& Partenaires
RNDR, FAO,
Partie
responsable
Initiatives
(gouv national / existantes
local /autre)
32
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
Tableau 10 : Ventilation court, moyen et long terme des coûts du plan de relèvement
BESOINS
USD
MILLIONS
COURT TERME
(12 MOIS)
MOYEN TERME
(24 MOIS)
LONG TERME
(24 MOIS ET +)
PLAN D’ACTION DE RELEVEMENT
342,91
88,72
198,82
55,37
48,41
16,38
29,59
2,46
23,98
12,38
11,62
Relancer les activités de
production des cultures annuelles
Intrants
Subventions aux moyens et grands
producteurs
3,05
3,05
Réparation irrigation
9,84
Formation pour résilience
0,61
0,61
Accès au microcrédit
6,59
6,59
Remplacement structures stockage
0,07
0,07
0,61
0,61
3,66
1,20
2,46
0,00
Formation améliorer méthodes de
stockage (semences et grain)
Systèmes pilote de production de
semences au niveau communautaire
4,00
5,84
Relancer les activités de
production des cultures
31,29
15,66
15,63
4,49
1,49
3,00
0,51
0,20
0,31
24,64
12,32
12,32
1,65
1,65
136,94
36,06
80,87
20,00
95,81
20,00
55,81
20,00
18,30
5,30
13,00
Vaccination du bétail et volaille
14,64
7,64
7,00
Promotion de production de fourrage
3,90
pluriannuelles
Pépinières fruitières, caféiers et
cacaoyers communautaires
Formation gestion des pépinières
Distribution de plantules fruitières,
caféiers et cacaoyers améliorées
Nettoyage de systèmes caféiers et
cacaotiers et Traitement des arbres
déracinés
Réhabilitation de la production
animale
Reconstitution du bétail / volailles
Voucher pour fourrage / aliments
concentrés
Provision de ruches, matériels et
équipement
Formation en gestion et production
de miel
Réactivation de la pêche
Remplacement des biens (bateaux,
moteurs, DCP, etc.)
3,12
3,90
3,12
1,16
1,16
24,71
6,63
18,08
12,33
4,33
8,00
0,00
33
Stratégie de mise en œuvre / plan d’action
BESOINS
USD
MILLIONS
COURT TERME
(12 MOIS)
MOYEN TERME
(24 MOIS)
Appui a l’accès au crédit
3,90
Assurer l’accès aux intrants
5,73
Formation en sécurités a la mer
1,77
1,77
Formation en hygiène du stockage
0,98
0,98
LONG TERME
(24 MOIS ET +)
3,90
2,30
3,43
Renforcement des filières des
produits pour l’agriculture
39,79
9,39
30,39
0,00
(intrants, etc.)
Réhabilitation ou reconstruction des
infrastructures de production ou
6,77
6,77
transformation
Provision des équipements et
matériels
Faciliter l’accès au crédit favorable
(intérêts et durée (5 ans)
Formation en gestion efficace et
durable
Renforcement des filières de
commercialisation
Remis en état des infrastructures
ruraux et bâtiments de
l’administration et de la recherche
9,39
9,39
8,91
8,91
1,90
1,90
12,81
12,81
23,95
19,46
2,59
1,20
1,39
10,38
3,38
7,00
47,72
4,30
Réhabilitation des bâtiments de
l’administration, formation, et
recherche
Provision des équipements et
matériels
Réhabilitation des bassins des marais
salant
17,67
4,30
Réhabilitation des pistes agricoles
17,07
Renforcement de la gouvernance
0,61
0,30
0,04
0,04
0,02
0,02
0,37
0,24
13,37
6,00
11,07
0,31
0,00
Etablir cellule pour la mise en œuvre
du plan de relèvement (niveau central
et départemental)
Etablir cellule de suivie et évaluation
du plan de relèvement (niveau
national)
Formation des cadres du MARND et
autres agents de gestion
Formation des cadres du MARND en
évaluation des besoins et réponse aux
désastres
34
0,18
0,13
0,18
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
BESOINS
Réduire la vulnérabilité et risque
aux désastres
USD
MILLIONS
COURT TERME
(12 MOIS)
MOYEN TERME
(24 MOIS)
LONG TERME
(24 MOIS ET +)
13,44
0,00
0,00
13,45
Implémentation des activités
temporaires pour génération de
revenue de la population rurale plus
vulnérable
Etablir un plan de réponse au
niveau central et départemental, et
2,22
2,22
5,98
5,98
5,25
5,25
formation
Mise place d’un système de Gestion
des risques dans le secteur agricole
dans les départements à fort
Campagnes de conscientisation de
réduction des risques au milieu rural
35
Crédit photo : PNUD
9
Méthodologie
d’évaluation
secteur
9 Méthodologiedu
d’évaluation
du secteur
9.1 Evaluation des dommages et des pertes
9.1.1
Phase de mobilisation
Dès le 03 Octobre 2016, début des premiers impacts de l’ouragan sur le pays, une
cellule d’urgence a été mise en place par les autorités du MARNDR afin de suivre le
développement du cyclone et ses incidences.
Le 06 octobre, une rencontre d’information a eu lieu avec la participation des
principaux partenaires sectoriels, les ONG, en particulier les membres du Groupe
de Travail sur la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (GTSAN), conduite par la
Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA).
La Cellule d’urgence, à partir de cette mobilisation, a été techniquement
renforcée avec l’appui de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), de
la Banque Mondiale (BM), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et
l’Agriculture (FAO).
9.1.2
Base méthodologique de l’évaluation
L’évaluation rapide des pertes et des dommages pilotée par le MARNDR, avec l’appui
technique des experts, a été réalisée sur la base d’une méthodologie consensuelle
partagée et focalisée sur les estimations des pertes et des dommages dans le secteur
agricole.
Les principaux éléments de la méthodologie comprennent :
a.
Coordination entre différents acteurs
b.
Plusieurs organisations évoluant dans le secteur ont exprimé leurs intérêts
et se sont impliquées que ce soit dans l’élaboration de la méthodologie
et des outils, mais également dans la collecte, le traitement des données
ainsi que leur validation. Plusieurs séances de travail ont été organisées par
la Cellule d’urgence avec les Directions Techniques du MARNDR, dont la
CNSA et les PTF.
37
Méthodologie d’évaluation du secteur
c.
La concentration sur les dommages et les pertes
d.
L’acception des dommages est la destruction partielle ou totale des biens
matériels, y compris les bâtiments, machineries et équipements, les routes
et infrastructures hydro-agricoles, etc. Les dommages se produisent
pendant la catastrophe ou immédiatement après.
e.
Pour ce qui est des pertes, elles concernent les productions en cours dans
les unités de production (fermes, exploitation, entreprises, etc.) et les stocks
(récoltes, intrants, produits, etc.).
f.
La collecte des données primaires
Plusieurs techniques de collecte des informations ont été mises à profit :
Focus group basé sur un questionnaire d’évaluation rapide avec des
informateurs clefs (Autorités locales, Notables, personnel ONG sur le
terrain, membres de la Protection Civile, leaders des organisations
communautaires,…) ;
Visites d’exploration et de reconnaissance par transect ;
Communication via appel téléphonique, whatsapp.
Du samedi 08 au vendredi 14 Octobre 2016, le Ministère a déployé une mission
de trente six (36) personnes dont vingt huit (28) cadres en renfort aux Directions
agricoles dans :
le Sud’Est,
le Sud,
la Grand’Anse,
les Nippes,
l’Ouest (Région Goavienne)
et le Nord-Ouest.
Les données ramenées du terrain ont été traitées de manières participatives
impliquant les différentes entités techniques du MARNDR et les experts de la FAO, de
la BM et de la BID plus habitués aux méthodes et techniques d’estimation des dégâts
en situation d’urgence.
a.
Collectes des données secondaires
Principales sources de données :
Base de données du Résultat de l’Enquête Nationale de Production Agricole
(ENPA) 2014-2015.
Prévisions de performance de l’année agricole 2015-2016, en particulier
celle de la campagne de printemps de 2016;
Estimation de la production 2015-2016 ;
L’enquête EFSA Octobre 2016 par CNSA, PAM et FAO.
Critères de valorisation des données secondaires
38
Saisonnalité de la production à travers le poids de la campagne d’automne
2016 dans la production annuelle 2016;
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
Pourcentage de cultures sur pied (cultures annuelles);
Taux de pertes/volume ou quantité perdue ;
Couts moyens unitaires basés sur les prix courants.
b.
Paramètres d’estimation des pertes des productions et des stocks
Estimations des pertes des productions
o
Cultures annuelles
production 2015-2016
poids de la campagne d’automne 2016
pourcentage de cultures sur pied
taux de pertes/volume
Lorsque les pertes sont déjà indiquées en volume, elles sont directement utilisées
dans l’estimation des coûts relatifs.
o
o
Cultures pluriannuelles
base de données des Résultats de l’Enquête Nationale de
Production Agricole (ENPA) 2014-2015;
prévisions de performance de l’année agricole 2015-2016,
en particulier celle de la campagne de printemps de 2016;
estimation de la production 2015-2016;
taux de déboisement par espèce ;
pourcentage de cultures débout (après Matthew);
nombre d’années pour rétablir la production (cultures
pluriannuelles);
proportion en Production;
taux d’affectation de l’arbre.
Production de bois
base d’occupation de l’espace du CNIGS =>
superficies des :
systèmes arborés agricoles
végétations arbustives
peuplements forestiers
bosquets
arbres hors forêt
densité par catégorie
estimation de la couverture arborée réelle
valeur unitaire du couvert/ha
valeur du couvert réel avant cyclone
pourcentage de pertes post Matthew
39
Méthodologie d’évaluation du secteur
o
o
produits d’élevage (Lait, œuf, Miel)
base de données : Résultats de l’Enquête Nationale de
Production Agricole (ENPA) 2014-2015;
perte de cheptel (%)
réduction de la production (%)
Pêche
Perte d’équipement et de matériel de pêche
nombre de jours de pêche
valeur du manque à gagner par jour
Estimation des stocks détruits
L’estimation a été faite pour les cultures annuelles. Les paramètres pris en compte :
production 2015-2016 ; Texte explicatif concernant l’année
de référence
poids de la campagne d’automne 2016 ;
pourcentage de cultures sur pied ;
affectation estimée par DDA.
Les dommages enregistrés concernent :
les animaux morts ;
les dégâts sur les infrastructures : Pêche, Irrigation, Pistes
agricoles, Aquaculture, Marais salant, Transformation,
Stockage, Elevage, Bâtiment MARNDR, etc.
Dommage Forestier (Perte de bois)
Les paramètres d’estimation :
quantification des infrastructures affectées (ou animaux
morts);
niveau du dommage : <50%, 50 % <x<70%, 100%.
c.
Processus de validation des données :
Etablissement de groupes thématiques
40
production végétale;
production animale;
pêche et Aquaculture;
agroforesterie et produits dérivés;
infrastructures agricoles.
Croisement avec les rapports des DDA
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur agricole
9.1.3
Limites et contraintes de l’évaluation des
dommages et pertes
a.
Inaccessibilité de certaines zones au moment de l’évaluation (à préciser à
partir des rapports de mission) ;
b.
Contrainte temps -à évaluation rapide, donc pas le moyen d’aller en
profondeur ;
c.
Non disponibilité des données des dommages et des pertes désagrégées
par sexe, par commune ;
d.
L’affectation de taux (à mettre) global des dommages et des pertes pour
les cultures secondaires (maraichers, etc.) et autres infrastructures.
9.2 Elaboration du plan de relèvement pour le
secteur agricole
Le groupe de travail pour l´évaluation des besoins et l’élaboration du plan de
relèvement sectoriel comprennent les institutions telles le MARNDR (incluant la
CNSA), PNUD, FAO, FIDA. Le plan de travail élaboré par le groupe comprenait les
étapes suivantes :
Etat des lieux des informations disponibles
Chaque institution a ainsi apporté sa contribution. Les informations de base mises
sur la table ont fait état de : Base de données évaluation (MARNDR), EMSA-Rapide
(CNSA), Etude de marché (qui doit être prête 07 Novembre.), Carte de risques (PNUD).
Indentification et collecte des données manquantes
Certaines informations, notamment dans les secteurs d’activités d’exploitation
des marais salants et les installations de production avicoles, ont été complétées
par le Ministère de l’Agriculture. Ce qui a légèrement les données du DALA
préalablement élaborée.
Identification des besoins et interventions
Une séance de travail dans ce sens a été organisée avec les cadres du Ministère
de l’Agriculture en vue de recueillir les inputs complémentaires nécessaires à
l’élaboration du plan de relèvement.
Cette partie du PDNA sectorielle a été conclue par une proposition de plan de
réponse en trois (3) temps (court, moyen et long terme) largement discuté et
finalement adopté.
41
Ministère de l'Agriculture,
des Ressources Naturelles et
du Développement Rural
(MARNDR)
© MARNDR, 2016