Extracted text from the original document for search indexing.
HAÏTI
COURRIER
DIPLOMATIQUE
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
Bimensuel
Vo l. 2 , N o 23
Du 16 au 30 septembre 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
SOMMAIRE
3
Le Mot du Ministre
4
Le Président du Conseil Présidentiel de Transition, S.E.M. Laurent Saint-Cyr rencontre
la diaspora haïtienne à New York autour du thème : « Reconstruire l’Armée haïtienne et
renforcer la stabilité »
6
Le Président du Conseil Présidentiel de Transition, Son Excellence Monsieur Laurent
Saint-Cyr, s’entretient avec le Secrétaire général de l’OEA, Monsieur Albert Ramdin, en
marge de l’Assemblée générale des Nations unies
8
Discours de Son Excellence Monsieur Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste à l’occasion
du déjeuner de haut niveau sur le mécanisme de financement des crises alimentaires
dues aux chocs, organisé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO)
10
Union africaine : table ronde sur les réparations et le multilatéralisme
11
Réunion de la CELAC et de l’Union africaine
12
Réunion des petits États insulaires en développement (SIDS)
13
Le Président du Conseil Présidentiel de Transition, S.E.M. Laurent Saint-Cyr, felicite le
vote historique de l’ONU sur la Force de réppression des gangs (GSF)
14
Haïti salue l'adoption, par le conseil de sécurité de l’ONU, de la Résolution autorisant la
transformation de la MMAS en Force de répression des gangs
15
Haïti : le Conseil de sécurité se prononce pour la transformation de la Mission
multinationale d’appui à la sécurité en Force de répression des gangs
18
Résolution (S/2025/609) du Conseil de sécurité des Nations unies transformant la
Force multinationale d’appui à la sécurité en Force de répression des gangs (FRG)
LE MOT DU MINISTRE
C
hères lectrices, chers lecteurs,
La sécurité, dit-on souvent, est le
principal corollaire de la stabilité et du
progrès. Alors, on peut comprendre
pourquoi dans la conjoncture de notre pays, la
recherche de solutions adéquates au cuisant
et douloureux problème de l’insécurité est
au cœur de notre action diplomatique. Toutes
les occasions et opportunités sont mises
à profit pour discuter avec nos partenaires
internationaux et les convaincre de l’urgence
de soutenir le travail des forces publiques de
sécurité à travers un encadrement technique
et matériel.
Au cours de la dernière semaine du mois
de septembre, au siège de l’Organisation
des Nations unies à New York, comme c’est
d’ailleurs le cas chaque année, Haïti a encore
profité de ce grand rendez-vous pour partager cette préoccupation avec les États de la
planète. À travers différents mécanismes,
réunions, dialogues, causeries, rencontres
bilatérales, négociations, nos représentants
ont été sur divers fronts pour expliquer le sens
des actions gouvernementales dans la lutte
contre l’insécurité et présenter nos attentes
en matière de la coopération internationale.
Ce fut donc une intense série de plaidoyers qui
ont dans une certaine mesure contribué à l’adoption le 30 septembre de la résolution 2793 du
Conseil de Sécurité créant la Force de répression des gangs (FRG).
En plus de cette ouverture vers l’international, le Coordonnateur du Conseil Présidentiel de
Transition, Son Excellence Laurent Saint-Cyr, convaincu que la sécurité en Haïti c’est d’abord
l’affaire de tous les Haïtiens, a reçu en audience des représentants de la communauté haïtienne
vivant dans les Etats du Nord-Est des Etats-Unis d’Amérique. Dans une ambiance empreinte de
compréhension et de cordialité, les participants ont échangé sur la manière dont les filles et fils
de la patrie peuvent depuis l’extérieur contribuer activement aux efforts de rétablissement de
la sécurité.
Somme toute, le patriotisme et la bonne volonté derrière chaque intervention pendant cette
rencontre m’encouragent à vous inviter à lire ce nouveau numéro du Courrier diplomatique
avec optimisme et espoir.
Bonne lecture !
Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste
Ministre des Affaires étrangères et des Cultes
3
Courrier Diplomatique
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
21 SEPTEMBRE 2025
Le Président du Conseil Présidentiel de Transition, S.E.M.
Laurent Saint-Cyr, rencontre la diaspora haïtienne à New York
autour du thème : « Reconstruire l’Armée haïtienne et renforcer
la stabilité »
Le Président du Conseil Présidentiel de Transtion, Son Excellence Monsieur Laurent Saint-Cyr
L
e Président du Conseil Présidentiel de
Transition, Son Excellence Monsieur
Laurent Saint-Cyr, a rencontré des leaders et des membres de la communauté haïtienne de New York, au cours d’une
table ronde organisée par le Consulat général
d’Haïti à New York.
sécurité publique, ainsi que des représentants
influents de la communauté haïtienne de New
York. Elle s’est déroulée autour du thème :
« Reconstruire l’Armée haïtienne : sécurité et
Stabilité pour Haïti ».
À l’entame de la rencontre, le Président du
CPT s’est exprimé en ces termes : « Il m’est
Cette rencontre, axée sur trois enjeux apparu essentiel de vous rencontrer avant
majeurs, à savoir : la sécurité, les élections et même ma participation à la 80ème Session
l’immigration, a rassemblé autour du Président de l’Assemblée générale des Nations unies.
du CPT des responsables gouvernementaux, Je le fais par respect, parce que je suis
dont le Secrétaire d’État à la Sécurité publique, avant tout un serviteur de la Nation, mais
Monsieur Mario Andrésol, des experts en aussi pour témoigner de l’importance que
»»»» suite page 5
4
Courrier Diplomatique
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
»»»» suite de la page 4
Vue de la salle
j’accorde à l’implication pleine et entière de la
diaspora haïtienne pour le Conseil Présidentiel
de Transition. Alors que nous intensifions le
plaidoyer pour obtenir le soutien sans faille de
nos partenaires internationaux, je demeure
convaincu que c’est d’abord ensemble, avec
tous les fils et toutes les filles d’Haïti, que nous
devons chercher et trouver une solution durable
à la crise que traverse notre pays ».
Il a enchainé en réaffirmant son attachement
à la participation pleine et entière des haitiens
vivant à l'étranger à la vie politique et institutionnelle du pays. Il a aussi rappelé les
nombreux défis sécuritaires et institutionnels
auxquels Haïti fait face, tout en soulignant la
détermination du CPT et du Gouvernement
à tout mettre en œuvre pour assurer le
rétablissement de la sécurité et, par voie de
conséquence, faciliter l’organisation des élections qui est parmi les objectifs et priorités
stratégiques de la transition en cours, ainsi que
pour poser les base de la paix, de la stabilité et
du développement durable du pays au profit
Le Président du Conseil Présidentiel de Transtion, Son Excellence Monsieur Laurent
Saint-Cyr avec des représentants influents de la communauté haitienne
des générations présentes et futures.
Le Président du Conseil Présidentiel de Transtion, Son Excellence Monsieur
Laurent Saint-Cyr avec des représentants influents de la communauté haitienne
5
Courrier Diplomatique
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
LUNDI 22 SEPTEMBRE 2025
Le Président du Conseil Présidentiel de Transition, Son Excellence
Monsieur Laurent Saint-Cyr, s’entretient avec le Secrétaire général
de l’OEA, Monsieur Albert Ramdin, en marge de l’Assemblée
générale des Nations unies
Le Président du Conseil Présidentiel de Transtion, Son Excellence Monsieur Laurent Saint-Cyr et le Secrétaire général de l'OEA, Monsieur Albert Ramdin
L
e Président du Conseil Présidentiel de
Transition, S.E.M. Laurent Saint-Cyr, a
rencontré, le lundi 22 septembre 2025,
le Secrétaire général de l’Organisation
des États américains (OEA), Monsieur Albert
Ramdin, en marge des travaux de la 80ème
Session ordinaire de l’Assemblée générale
des Nations unies. Cette rencontre s’inscrit
dans le cadre des efforts continus du
Conseil Présidentiel de Transition visant à
mobiliser l’appui des partenaires régionaux
et internationaux pour accompagner Haïti
dans sa quête de stabilité, de sécurité et de
gouvernance démocratique.
Au cours de l’entretien, les deux officiels ont
échangé sur l’état d’avancement de la Feuille
de route pour Haïti, document stratégique
élaboré conjointement par le Gouvernement
haïtien et l’OEA, qui définit les grandes lignes
de la transition politique et institutionnelle,
fixe les contours du soutien régional et
international au pays en mettant l’accent sur
la stabilisation de la situation sécuritaire, le
consensus politique, le processus électoral,
la réponse humanitaire et le développement
durable.
Le Président Saint-Cyr a
fait état des
»»»» suite page 7
6
Courrier Diplomatique
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
»»»» suite de la page 6
derniers développements de la situation
sociopolitique, sécuritaire et humanitaire
en Haïti et des innombrables efforts du
pouvoir en place pour assurer la réalisation
des chantiers de la transition, tout en
mettant en avant les obstacles persistants
rencontrés, notamment ceux liés à l’escalade
de la violence des gangs ayant entrainé
des déplacements massifs de populations, la paralysie des activités socioéconomiques et culturelles et le dysfonctionnement des institutions tant publiques
que privées.
Le Président du CPT et le Secrétaire général de
l’OEA ont convenu de l’impérieuse nécessité
de mettre un frein à l’activité des groupes
criminels et de rétablir la sécurité publique,
préalables indispensables à toute avancée
sur le terrain politique et institutionnel. À cet
égard, les deux dirigeants ont exprimé l’espoir
que les discussions en cours au Conseil
de sécurité des Nations unies aboutissent
rapidement à des décisions concrètes,
capables de contribuer à apporter une réponse aux défis sécuritaires et humanitaires
auxquels le peuple haïtien est confronté.
Le Secrétaire général de l’OEA a réaffirmé la
volonté de l’Organisation hémisphérique de
continuer à accompagner Haïti, notamment
dans la préparation et l’organisation des
prochaines élections. Il a insisté sur la nécessité d’un processus électoral inclusif,
transparent et crédible, l’une des conditions
du retour à l’ordre constitutionnel et du
rétablissement de la confiance entre les citoyens et les pouvoirs publics.
Le Président Saint-Cyr a salué l’appui constant de l’OEA à Haïti et souligné l’importance
de renforcer davantage la coordination entre
les différents partenaires internationaux. Il
a réitéré la volonté du Conseil Présidentiel
de Transition de travailler sans relâche pour
faire avancer la Feuille de route, restaurer
l’ordre républicain et offrir au peuple haïtien
des perspectives de paix, de démocratie, de
prospérité et de développement durable.
7
Courrier Diplomatique
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
23 SEPTEMBRE 2025
Discours de Son Excellence Monsieur Jean-Victor Harvel JeanBaptiste à l’occasion du déjeuner de haut niveau sur le mécanisme
de financement des crises alimentaires dues aux chocs, organisé
par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO)
E
xcellences, Mesdames, Messieurs,
Chers collègues,
Je tiens à remercier le Directeur
général de l’Organisation des Nations
unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
(FAO), Monsieur QU Dongyu, de m’avoir invité
à ce déjeuner de travail sur le mécanisme
de financement des crises alimentaires.
C’est avec grand plaisir que je participe à
cette activité qui revêt une importance
majeure pour la République d’Haïti qui,
comme corollaire de la situation d’insécurité
à laquelle elle fait face depuis plusieurs
années, est en train de vivre l’une des pires
crises humanitaires de son histoire.
Nous sommes bien conscients du fait que
les chocs climatiques, économiques et
géopolitiques fragilisent nos sociétés et
plongent des millions de personnes dans
l’insécurité alimentaire. Nous sommes tous
aussi conscients de l’impérieuse nécessité
de nous donner les moyens idoines d’y
remédier le plus rapidement et le plus
durablement possible. Pour y parvenir, il
est plus que nécessaire de mettre en place
des outils et mécanismes efficaces et, en
même temps, de mobiliser les ressources
appropriées nous permettant d’anticiper Le Ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Son Excellence Monsieur Jeanles difficultés plutôt que de les ignorer, de Victor Harvel Jean-Baptiste
répondre aux besoins les plus urgents de Financing for Shock-Driven Food Crises
nos populations en temps et lieu, et surtout (FSFC), un dispositif qui permet de mobiliser
de renforcer leur résilience.
des ressources immédiates, de protéger
C’est tout le sens du mécanisme de les ménages vulnérables et de prévenir les
financement des crises alimentaires dues crises ou d’en empêcher l’aggravation.
aux chocs, connu sous son acronyme anglais
Pour un pays comme le mien, Haïti, qui est
»»»» suite page 9
8
Courrier Diplomatique
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
»»»» suite de la page 8
exposé aux catastrophes naturelles et
fait souvent face aux turbulences socioéconomiques et politiques, ce mécanisme
n’est pas un luxe, loin s’en faut. C’est un outil
essentiel qui doit nous permettre de faire face
à toutes les situations d’urgence et de voler
au secours, rapidement et efficacement,
des populations les plus vulnérables ou
les plus exposées aux conséquences des
aléas climatiques ou des crises de nature
anthropique.
Sa pleine réussite dépendra de nous tous.
Ensemble, engageons-nous à le soutenir,
l’entretenir et, par ce biais, à renforcer la
solidarité et assumer notre responsabilité
partagée face aux situations d’insécurité
alimentaire les plus chroniques.
Excellences, chers collègues,
En Haïti, chaque saison des pluies, chaque
ouragan, chaque séisme constitue une
menace existentielle pour la quasi-totalité
de la population. Nos paysans se lèvent
chaque matin avec l’angoisse que le fruit
de leur travail disparaisse en une journée
ou une nuit. Ce n’est pas une fiction, c’est
notre réalité quotidienne. Voilà pourquoi,
pour nous, le FSFC n’est pas un instrument
de plus, c’est plutôt un élément essentiel
de la résilience du pays et de la survie de
nos populations. Nous nous enorgueillissons
de la mise en place de ce mécanisme, pour
plusieurs raisons :
importants pour la survie de centaines de
milliers de familles en proie aux incidences
négatives des aléas climatiques et des
conjonctures sociopolitiques.
Troisièmement, le FSFC peut servir de pilier
d’une stratégie nationale de résilience, en
nous permettant d’assurer la protection des
infrastructures essentielles, de renforcer
nos systèmes d’alerte précoce et de diversifier nos sources d’énergie tout en garantissant la production agricole.
Quatrièmement, la science doit parler avant
la tragédie, pas après. Nous avons besoin de
systèmes d’alerte qui atteignent les villages
les plus isolés. Chaque heure gagnée avant
un choc, c’est une récolte sauvée, une vie
protégée.
J’ai le grand plaisir d’annoncer que la
République d'Haïti est tout à fait disposée
à être un pays pilote pour la mise en œuvre
du FSFC. Nous y apportons nos expériences,
souvent douloureuses certes, mais riches en
enseignements. Si ce mécanisme fonctionne
pour Haïti, il pourra fonctionner pour
d’autres nations connaissant des situations
similaires.
Mesdames, Messieurs,
Le FSFC n’est pas seulement un mécanisme
financier. C’est un choix politique : celui de
protéger l’humanité la plus vulnérable et de
prouver que la solidarité mondiale ne doit
Premièrement, il est grand temps de rompre pas attendre la prochaine tragédie pour se
avec la logique de l’assistance après la manifester.
catastrophe. Quand l’aide arrive, les enfants Haïti tend la main à ses partenaires publics et
ont déjà faim, les récoltes sont déjà détruites. privés pour assurer la mise en œuvre efficace
Anticiper, c’est sauver des vies et préserver de ce mécanisme innovant et prometteur.
la dignité des familles rurales.
Ensemble, faisons du FSFC une réalisation
Deuxièmement, nous avons besoin d’un concrète, et non une promesse de plus.
partenariat véritable avec le secteur privé.
L’assurance agricole, le financement mixte Je vous remercie.
et d’autres outils techniques demeurent très
9
Courrier Diplomatique
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
21 SEPTEMBRE 2025
Union africaine : table ronde sur les réparations et le multilatéralisme
L
a session de l’Union africaine sur les
réparations et le multilatéralisme, en
marge de la 80eme Assemblée générale
des Nations unies, a réuni des officiels
de gouvernements, des diplomates et des
ONG autour d’un plus grand rôle pour l’Afrique
dans le système international.
Les participants à cette réunion, pour la plupart
des ONG, se sont clairement prononcés pour
des réformes dans l’architecture du système
international, notamment l’ONU et les
institutions de Breton Woods. Ils applaudissent
la bonne tenue des pays africains au sein du
Conseil de Sécurité, qui montre que l’Afrique
est prête à plus de responsabilités sur la scène
internationale.
Les points suivants ont été soulevés :
Promotion du multilatéralisme
Les participants ont dressé un bilan positif
des 80 ans de l’ONU. Le monde a connu
une longue période sans guerre mondiale,
même s’il y a quelques conflits de part et
d’autre dans plusieurs endroits notamment
en Afrique. Même si certains pays militent
pour la fin du multilatéralisme au profit d’un
retour au nationalisme, il faut admettre que
le système a fonctionné. Ce qu’il manque,
c’est une représentation effective des
différents groupes qui composent le système
international. Il faut une égalité représentative
entre les nations et les peuples de manière à
garantir une gouvernance globale, la paix et
la sécurité, le développement de toutes les
nations. « Au niveau de l’Afrique, nous avons
l’expérience, les moyens et l’expertise pour
participer dans les discussions sur les affaires
du monde à notre profit », ont soutenu les
panélistes.
10
Réforme de l’ONU, en particulier du
Conseil de sécurité
Les participants disent pousser pour une
réforme qui permettrait à l’Afrique d’avoir
deux sièges permanents et cinq sièges
non permanents. L’Afrique, rappellent-ils,
représente 2/3 de la population mondiale,
1/3 des membres de l’ONU avec 54 sièges et
50 % des résolutions du Conseil de Sécurité
concernent le continent alors que ce sont
d’anciennes puissances coloniales (France,
Royaume-Uni et États-Unis) qui ont des sièges
permanents à l’ONU. Les participants ont
fait une évaluation de la présence des trois
membres du continent comme membre non
permanent du Conseil (A3) qui ont toujours
fait preuve de leur indépendance et servent
même de ponts entre les grandes puissances.
Ils notent que l’A3 s’allie uniquement avec
le représentant de la CARICOM pour ne pas
entrer dans le jeu de pouvoir des autres pays
du conseil. C’est un exemple de la bonne
conduite des États africains dans l’ONU qui
peut s’étendre à l’ensemble du système
international et qui peut être bénéfique pour
un Conseil de Sécurité élargi.
Réforme du système financier international
Les participants ont plaidé pour une réforme
du système financier international qui ne
prend pas en compte le poids de l’histoire et de
l’exploitation de l’Afrique dans les programmes
de prêts et les dettes des pays du continent.
L’Afrique est écrasée par le poids de la dette
et les conditions imposées par les institutions
financières internationales pour financer
des programmes de développement dans le
continent.
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
Courrier Diplomatique
22 SEPTEMBRE 2025
Réunion de la CELAC et de l’Union africaine
L
a session consacrée aux discussions
entre la CELAC et l’Union africaine a
permis aux chefs de délégation et des
diplomates de la CELAC et de l’Union
africaine de se rencontrer et de discuter.
Cette réunion a mis en évidence la volonté
commune de renforcer les liens historiques,
politiques et économiques entre les deux
continents. Les représentants ont réaffirmé
leur attachement au multilatéralisme, à la
coopération Sud-Sud et à la paix mondiale.
Haïti a également été évoqué comme symbole
de solidarité entre les deux régions. Enfin, les
participants ont exprimé leur appui à la tenue
d’un futur sommet de haut niveau CELAC–Union
africaine, destiné à concrétiser cette alliance
stratégique.
Les points suivants ont été soulevés :
Défis et potentiels des deux continents
Une histoire partagée qui doit se manifester
dans des projets concrets : agriculture,
technologie, tourisme, science. Nos deux
continents font face aux effets du changement
climatique. Nous faisons parfois face à des
conflits internes qui menacent notre paix et
notre développement. Il faut nous échanger,
apprendre à privilégier la résolution de conflits
dans le respect du droit et de la protection
humanitaire.
Position des membres de la CELAC
Les représentants de la CELAC qui ont pris la
parole ont mis l’accent sur la nécessité de
renforcer la collaboration entre CELAC et
UA. Cela permettrait de : i) renforcer le multilatéralisme; ii) renforcer la coopération sudsud; iii) évaluer les potentiels de coopération;
iv) développer le commerce, les échanges
scientifiques et universitaires; et v) encourager
les investissements responsables. »
Concernant Haïti, le délégué de l’Uruguay a tenu
des propos de remerciements au Kenya pour
l’aide apportée à la sécurité dans notre région
(en Haïti). Il a précisé que « c’est une crise qui
nous tient tous à cœur et c’est rassurant de voir
un pays africain s’impliquer de cette manière. »
Le multilatéralisme et la paix en péril
Le représentant du Venezuela dans ses propos
a dénoncé les activités militaires des ÉtatsUnis dans la Caraïbe, ce qu’il a dit considérer
comme une menace pour le multilatéralisme et
pour la paix dans la région et dans le monde.
Propos des membres de l’UA
Les membres des délégations de l’Union
africaine ont insisté sur le fait que les deux
régions ont de réels potentiels et que le Sud
global prend de plus en plus de poids dans le
multilatéralisme. Il a été convenu que la CELAC
et l’UA doivent protéger le multilatéralisme,
renforcer le respect du droit international et
promouvoir la justice climatique : ceux qui
ont pollué la planète doivent payer pour leurs
actes, pas nous qui en subissons les conséquences aujourd’hui.
11
Courrier Diplomatique
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
22 SEPTEMBRE 2025
Réunion des petits États insulaires en développement (SIDS)
représentants des SIDS ont convenu que la
lutte pour des débats responsables sur le climat
ne joue pas en faveur des petits États les plus
vulnérables aux changements climatiques. « La
preuve, ont-ils regretté, que la cause n’est pas
gagnée ».
Réforme de l’ONU
Les représentants ont insisté sur la nécessité
de réformer l’institution de manière à s’assurer
de la prise en compte des priorités des SIDS
dans les débats internationaux. Ils ont plaidé
pour le maintien de mécanisme comme la
Conférence des Parties (COP) qui sert de
plateforme pour les grands pollueurs ainsi que
les plus vulnérables de travailler ensemble sur
le climat.
Soutien à la République d’Haïti
E
n marge de la 80eme Assemblée générale
des Nations unies, des représentants de
l’Association des petits États insulaires
en développement (PIED – SIDS) se sont
rencontrés dans le cadre d’un déjeuner. Cette
rencontre présidée par le Ministre des Affaires
étrangères du Singapour, Son Excellence
Monsiuer Vivna Balakrishnan, a permis de
discuter d’un ensemble de questions d’intérêts
pour les membres des SIDS. Ils ont affiché leur
volonté de travailler ensemble comme « petites
îles, petits États » sur des problèmes communs,
notamment l’océan, leurs eaux territoriales,
objet de trafic ou de transit de produits illicites,
qu’ils n’ont pas la capacité de contrôler.
Les points suivants ont été soulevés :
Changements climatiques
En référence au discours prononcé par le
président des États-Unis, Donald Trump,
à l’Assemblée générale de l’ONU, les
12
Le Ministre des Affaires étrangères de SaintKitts & Nevis, S.E.M. Denzil Douglas, dans
son intervention, a invité les pays membres
a exprimé leur support à Haïti notamment à
l’approche du vote de la résolution sur l’envoi
d’une force spécialisée pour combattre les
gangs. Le Ministre de Singapour a souhaité
avoir plus d’information sur la situation et sur
le trafic d’armes dont on parle souvent dans
ce groupe. Le représentant d’Haïti a présenté
la situation sur le terrain : les difficultés de la
MMAS, le flux d’armes qui arrive illégalement, la
difficulté de contrôler le trafic – « un problème
que nous confrontons tous comme petits
états insulaires », ce qui peut changer avec
la nouvelle force. Le représentant d’Haïti a
conclu son intervention en invitant les autres
représentants à encourager tous les membres
du Conseil de Sécurité, en particulier la Chine et
la Russie, à aider à l’adoption de la résolution.
Les autres représentants qui ont pris la parole
ont tous témoigné à Haïti du support de leur
pays.
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
Courrier Diplomatique
30 SEPTEMBRE 2025
Le Président du Conseil Présidentiel de Transition, S.E.M. Laurent
Saint-Cyr, felicite le vote historique de l’ONU sur la Force de
réppression des gangs (FRG)
Le President du Conseil Présidentiel de Transition, Son Excellence Monsieur Laurent Saint-Cyr
L
e Président du Conseil Présidentiel de
Transition, Son Excellence Laurent SaintCyr, a salué le vote favorable du Conseil de
sécurité des Nations unies en faveur de
la résolution établissant une Force de réppression des gangs (FRG). Il a exprimé sa profonde
gratitude aux pays membres du Conseil qui
ont soutenu cette résolution et a adressé des
remerciements particuliers aux États-Unis et au
Panama, porteurs de cette initiative.
Le Président s'est réjoui de constater que les
plaidoyers menés auprès de nos partenaires
internationaux, notamment lors des rencontres
bilatérales en marge de la 80ème Session ordinaire
de l’Assemblée générale des Nations Unies, ont
trouvé un écho favorable. Le cri d'alarme lancé
à la tribune des Nations unies sur l'urgence
absolue de rétablir la sécurité en Haïti a donc
été entendu. Ce vote marque un tournant décisif
dans la lutte contre les groupes criminels armés
qui endeuillent nos familles, paralysent notre
économie et menacent l'avenir de notre Nation.
Le Président a réaffirmé son engagement,
aux côtés de ses collègues du CPT et du
Gouvernement, à œuvrer sans relâche pour
le rétablissement de la sécurité, l'exigence
première du peuple haïtien. Celle-ci demeure
aussi la condition indispensable pour assurer
la libre circulation des personnes et des biens,
permettre le retour des déplacés internes,
relancer les activités économiques, et surtout
organiser dans les meilleurs délais des élections
crédibles, inclusives et transparentes dans le
pays.
Le Président du CPT a lancé un appel solennel à
tous les États membres des Nations unies afin
qu'ils apportent un soutien sans faille à la mise
en œuvre rapide et efficace de cette force, pour
qu'elle devienne opérationnelle sans délai. Haïti,
de son côté, a réaffirmé sa ferme volonté de
travailler conjointement avec la communauté
internationale afin que cette initiative contribue
à restaurer la sécurité et à ouvrir la voie à un
avenir de démocratie, de stabilité et de prospérité pour le peuple haïtien.
13
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
Courrier Diplomatique
30 SEPTEMBRE 2025
Haïti salue l'adoption, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la
Résolution autorisant la transformation de la MMAS en Force de
répression des gangs
Monsieur António Guterres, ainsi qu'au
Conseil de sécurité de l'ONU, pour leur
soutien constant et leur confiance envers le
Gouvernement haïtien.
• Au Standing Group, incluant des pays tels
que le Salvador, le Guatemala, le Panama, la
Jamaïque et les Bahamas pour leur solidarité
et leur contribution constructive.
• Au Kenya, pour son accompagnement fidèle
et son engagement continu en faveur des
efforts de paix en Haïti.
• Aux pays membres de la CARICOM et de
l'OEA, pour leur soutien soutenu et leur engagement en faveur de la sécurité régionale.
• À la Fédération de Russie et à la Répue Premier ministre, Monsieur Alix Didier blique populaire de Chine, dont l'abstention a
Fils-Aimé, au nom du Gouvernement de permis l'adoption de cette résolution histola République d'Haïti, s'est félicité de rique, illustrant la responsabilité partagée de
l'adoption, par le Conseil de sécurité des la communauté internationale dans la reNations unies, de la résolution autorisant la cherche de solutions durables.
transformation de la Mission multinationale
d'appui à la sécurité (MMAS) en une force Le Gouvernement haïtien réaffirme son
de lutte contre les gangs armés, destinée soutien plein et entier à la transformation
à rétablir la sécurité et l'ordre public sur de la MMAS en une force pouvant compter
jusqu'à 5 500 personnels, incluant policiers et
l'ensemble du territoire national.
militaires, accompagnée de la mise en place
Cette décision constitue une avancée ma- d'un Bureau de soutien de l'ONU afin d'assurer
jeure dans le partenariat entre la République la coordination et l'efficacité opérationnelle
d'Haïti et la communauté internationale, et de la mission. Cette initiative représente un
confirme la solidarité constante de nos par- levier stratégique pour endiguer la violence
tenaires envers le peuple haïtien. Le Gouver- des gangs et protéger la population haïtienne.
nement de la République d'Haïti a tenu à exLa République d'Haïti a réitéré sa détermiprimer sa reconnaissance la plus profonde :
• Aux États-Unis d'Amérique, pour leur en- nation à coopérer pleinement avec cette
gagement indéfectible et leur rôle central dans force internationale et tous ses partenaires,
la conception et le soutien de cette initiative dans le respect absolu de sa souveraineté
nationale, afin de restaurer l'ordre, la sécurité
cruciale pour la sécurité nationale.
• Au Panama, pour son appui actif et sa coo- et la confiance dans les institutions de l'État,
pération exemplaire dans le cadre de la tran- tout en œuvrant à la construction d'un avenir
stable et prospère pour l'ensemble de la nation
sition de la MMAS vers une force renforcée.
• Au Secrétaire général des Nations unies, haïtienne.
L
14
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
Courrier Diplomatique
30 SEPTEMBRE 2025
Haïti : le Conseil de sécurité se prononce pour la transformation de
la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Force de répression des gangs
Vue de la salle lors du Conseil de sécurité des Nations unies
D
ans l’après-midi du 30 septembre
2025, le Conseil de sécurité ses Nations unies a voté une Résolution autorisant la transformation de la Mission
multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en
Haïti en une Force de répression des gangs (FRG)
pour une période initiale de 12 mois. Cette force,
dont les frais de personnel seront financés par
des contributions volontaires, disposera d’un
effectif total autorisé de 5 550 personnes, dont
5 500 agents en tenue et 50 civils.
afin de neutraliser, d’isoler et de dissuader les
bandes armées.
La FRG est également autorisée à assurer la
sécurité des infrastructures essentielles et des
lieux de transit; à compléter, améliorer et appuyer
les capacités opérationnelles de la PNH et des
Forces armées d’Haïti; à soutenir la PNH, les Forces
armées d’Haïti et les institutions nationales afin de
garantir des conditions de sécurité propices à la
tenue d’élections libres et équitables; à contribuer
à la création d’un environnement sûr permettant à
Par la résolution 2793 (2025) (S/RES/2793), qui la population d’accéder sans entrave, rapidement
a été adoptée par 12 voix pour et 3 abstentions et en toute sécurité à l’aide humanitaire; à aider la
(Chine, Fédération de Russie et Pakistan), PNH et les Forces armées d’Haïti à lutter contre le
le Conseil, agissant en vertu du Chapitre VII trafic et le détournement d’armes et de matériels
de la Charte des Nations unies, autorise la connexes; et à améliorer la gestion et le contrôle
Force de répression des gangs (FRG) à mener, par Haïti de ses frontières terrestres, maritimes
indépendamment ou en coopération avec la et aériennes et de ses ports.
Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti, « des opérations antigang ciblées » Porté par les États-Unis d’Amérique et le Panama,
le texte demande également au Secrétaire général
»»»» suite page 16
15
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
Courrier Diplomatique
»»»» suite de la page 15
de créer un Bureau d’appui des Nations unies en
Haïti (BANUH), dont la mission sera d’apporter un
soutien logistique à la FRG, au Bureau intégré des
Nations Unies en Haïti (BINUH), à la PNH et aux
Forces armées d’Haïti.
que sur le rétablissement de l’État de droit et
d’institutions stables « par les Haïtiens euxmêmes », tel qu’établi dans la résolution.
Un projet de résolution dangereux, selon la
Chine, la Russie et le Pakistan
« Le peuple haïtien ne pouvait plus attendre »
« Vivement préoccupée » par la crise en Haïti,
la Chine a pointé du doigt « l’ambiguïté du projet
Avant le vote du projet de Résolution, le Panama de résolution sur des points essentiels », tout
a estimé que la crise multidimensionnelle que comme la Russie qui l’a qualifié « d’aventure
traverse Haïti exige « l’attention déterminée » dangereuse et mal conçue », assortie de medu Conseil. « Vous n’êtes pas seuls », a lancé sures irréfléchies. « Notre abstention n’enlève
son représentant à l’adresse des Haïtiens, avant rien à notre soutien à Haïti », a néanmoins assuré
de souligner l’appui apporté au texte par une le Pakistan, regrettant qu’il n’ait pas été possible
cinquantaine de pays. Reprenant la parole après de parvenir à un consensus.
le vote, le délégué panaméen a formé le vœu que
Selon les délégués chinois et pakistanais, les
cette résolution permette de « rétablir la sécurité
porte-plumes auraient dû commencer par fournir
nécessaire à la tenue d’élections, à la relance
des explications sur les règles d’engagement, la
de l’économie et à la création de débouchés qui
composition de la force, l’application du principe
redonneront espoir à la population ».
de responsabilité et les modalités pour éviter les
« Le peuple haïtien ne pouvait plus attendre», victimes civiles. La FRG a ici « carte blanche »
a-t-il insisté en se félicitant du fait que le Conseil mais « il en va de la vie des Haïtiens », s’est
s’acquitte ici de son rôle en envoyant un message offusquée la Chine. « Ce déploiement à la hâte
très clair aux acteurs de la région et du monde. est-il dès lors une décision responsable ? »
Cette résolution montre que le Conseil « continue
Aux yeux du représentant chinois, la nouvelle
d’assumer ses responsabilités », a souligné le
force risque même d’alimenter les troubles,
Représentant du Royaume-Uni.
compte tenu du « vide au niveau de la gouver« L’ONU peut encore participer à la sécurité nance nationale », lequel « fait le lit des crises
internationale », a pour sa part salué le répétées en Haïti ». Il a ainsi rappelé que, ces
Représentant des États-Unis après le vote, se 30 dernières années, le Conseil a autorisé le
disant « fier » d’avoir soutenu cette résolution. déploiement de trois forces et l’envoi de sept
Selon lui, la violence des gangs, face à laquelle missions de la paix en Haïti, « toutes résultant
la MMAS n’avait pas les moyens de lutter, a mis en des crises multiples et en un ressentiment
en danger « l’existence même » de l’État haïtien envers l’ONU ».
et allait déclencher une crise migratoire dans
Tant que le processus politique n’aura pas
la région. « Le vote d’aujourd’hui rectifie cette
progressé, aucune aide externe ne pourra régler
situation ».
ces problèmes de fond, a ajouté le délégué
Après avoir remercié le Kenya pour son action chinois, pour qui « lutter contre la violence par la
et ses « sacrifices » à la tête de la MMAS, le violence » a peu de chance d’être couronné de
délégué américain a estimé que la nouvelle Force succès, d’autant plus que les gangs sont liés aux
de répression des gangs pourra aider Haïti à milieux d’affaires et que les flux d’armes dans la
renverser la tendance. Il a cependant fait valoir région ne se tarissent pas.
que toute solution durable ne pourra reposer
»»»» suite page 17
16
Courrier Diplomatique
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
»»»» suite de la page 16
Abondant dans le même sens, son homologue
russe s’est dit d’avis qu’il faut avant tout
s’attaquer aux causes profondes de la crise
haïtienne, notamment la circulation d’armes
illégales et la « longue histoire d’ingérence
étrangère ». La véritable solution passe, selon
lui, par le renforcement des capacités de l’État
haïtien afin qu’il puisse lui-même rétablir l’ordre,
revenir sur la voie constitutionnelle et engager un
développement socioéconomique durable.
Pour la Russie et le Pakistan, appuyés par
d’autres délégations sur ce point, l’échec
de la MMAS réside aussi dans le manque de
financement. Anticipant pour cette nouvelle
force un sort comparable à celui de la MMAS, le
délégué russe a dénoncé les engagements non
tenus par les bailleurs de fonds. De fait, a-t-il
averti, compter sur un afflux de financements
pour la FRG serait « naïf ». Le délégué pakistanais
a, pour sa part, appelé à clarifier la question de
la provenance des fonds dans les prochains
jours afin que la FRG soit équipée comme il se doit.
Un jalon important pour rétablir la sécurité si
les financements suivent
appuyé » les solutions figurant dans le texte. La
FRG devrait être un « jalon important » pour rétablir
la paix en Haïti, a résumé la Slovénie.
Cet effort doit toutefois s’accompagner d’un
engagement renouvelé de la communauté
internationale pour financer la Force, en plus
du rétablissement de l’autorité de l’État et
d’institutions stables, a poursuivi la France
appuyée par le Danemark. Au nom des États
membres de la Communauté des Caraïbes
(CARICOM), la Barbade a insisté à son tour sur la
nécessité d’assurer des ressources « durables
et prévisibles » à la FRG. Cela ouvrira la voie à des
élections, à la reconstruction des institutions et
au développement économique à long terme, a-telle assuré.
Invité à s’exprimer, le délégué d’Haïti a qualifié
l’adoption de la Résolution 2793 (2025) de
« tournant décisif » dans la lutte que son pays
mène contre la violence des gangs, l’un des
« défis les plus graves de son histoire déjà
mouvementée ». En dotant la MMAS d’un mandat
« renforcé, plus offensif, plus opérationnel », le
Conseil « donne à la communauté internationale
les moyens de répondre à la gravité de la
situation», a-t-il dit, avant de préciser que la
nouvelle Force aura pour objectif principal de
« neutraliser ces organisations terroristes,
désarmer leurs milices, démanteler leurs réseaux,
sécuriser les infrastructures vitales du pays
et créer les conditions d’un retour effectif de
l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ».
Les autres membres du Conseil se sont montrés
satisfaits par l’évolution prévue par la Résolution
2793 (2025). Tout en reconnaissant que le texte
adopté ne répond pas à toutes les attentes, le
Guyana, qui s’exprimait au nom des A3+ (Algérie,
Sierra Leone, Somalie et Guyana), a estimé qu’il
constitue une « base constructive » pour aller plus
loin et a exhorté la communauté internationale
à renforcer son soutien, notamment via des Remerciant tous les États membres qui ont procontributions au Fonds d’affectation spéciale.
mis de contribuer en troupes, en ressources ou
en expertise, il a émis le souhait que « d’autres
« Libérer un pays de gangs qui sèment la terreur
partenaires rejoindront cet effort collectif ».
et se servent du territoire haïtien pour leurs opéAvec cette résolution, « vous donnez de l’espoir
rations illégales, c’est bien de cela qu’il s’agit »,
non seulement aux Haïtiens vivant en Haïti, mais
a recentré le représentant de la France. Grâce à
aussi à ceux vivant à l'étranger, dont des cencette résolution, le Conseil fait un pas en avant
taines de milliers rêvent de rentrer chez eux,
pour rétablir la paix et la sécurité « à la demande
sitôt que des conditions de sécurité seront
du peuple haïtien », a-t-il relevé. Du même avis, la
rétablies », a conclu le délégué à l’adresse des
République de Corée a insisté sur le fait que cette
membres du Conseil.
résolution reflète les aspirations d’Haïti et de ses
partenaires régionaux, lesquels ont « fortement
17
Courrier Diplomatique
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
8 SEPTEMBRE 2025
Résolution (S/2025/609) du Conseil de sécurité des Nations unies
transformant la Force multinationale d’appui à la sécurité en Force
de répression des gangs (FRG)
R
appelant toutes ses résolutions
antérieures concernant Haïti, en
particulier ses résolutions
2653 (2022), 2699 (2023), 2751
(2024), 2752 (2024) et 2785 (2025),
Réaffirmant son ferme attachement à la
souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité
territoriale et à l’unité d’Haïti,
Soulignant que c’est au Gouvernement d’Haïti
qu’il incombe au premier chef d’assurer la
sécurité, de garantir la stabilité et le respect
de l’état de droit et des droits humains, de
protéger les civils sur l’ensemble du territoire
haïtien et de s’attaquer aux causes profondes
de l’instabilité, y compris en déployant des
efforts pour lutter contre la corruption endémique, entreprendre des réformes fondamentales des systèmes de gouvernance
haïtiens et lutter contre le flux d’armes illégales entrant dans le pays,
Se félicitant de la contribution que la Mission
multinationale d’appui à la sécurité (MMAS)
apporte à la paix et à la stabilité en Haïti, et
exprimant sa gratitude aux responsables
kenyans de la MMAS ainsi qu’aux donateurs
et aux pays fournisseurs de personnel qui ont
rendu possible et appuyé son déploiement
en Haïti en réponse à l’appel lancé par le
Secrétaire général et le Gouvernement d’Haïti,
après consultations avec Haïti et compte tenu
du fait que, dans sa résolution 2699 (2023), le
Conseil a autorisé qu’un appui soit apporté à
Haïti sur le plan de la sécurité, et se félicitant
que plusieurs États Membres aient proposé de
participer à la Mission, ainsi que des annonces
de contributions supplémentaires qui ont été
versées à l’appui des opérations de la Mission,
Louant toutes les personnes qui ont servi
avec honneur la MMAS, et rendant hommage
aux personnes qui ont donné leur vie dans
l’accomplissement du mandat de cette
mission,
Exprimant la vive inquiétude que lui inspire la
détérioration des conditions de sécurité et de
la crise humanitaire en Haïti, en particulier la
violence des gangs, les activités criminelles,
les déplacements massifs de civils, les
violations des droits humains et les atteintes
»»»» suite page 19
18
Courrier Diplomatique
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
»»»» suite de la page 18
à ces droits, le recrutement et l’utilisation
d’enfants, la violence sexuelle, qui touche
de manière disproportionnée les femmes
et les filles, la crise humanitaire et la crise
alimentaire et nutritionnelle aiguë, ainsi que les
restrictions imposées à l’accès humanitaire,
Condamnant fermement les violations
et atteintes commises sur la personne
d’enfants en Haïti, tout particulièrement, et
très préoccupé par leur gravité et leur nombre,
et exhortant tous les acteurs, en particulier
les gangs et les réseaux criminels, à faire
cesser immédiatement et à prévenir toutes
les violations et atteintes commises sur la
personne d’enfants, notamment les meurtres
et les atteintes à l’intégrité physique, le
recrutement et l’utilisation d’enfants, les viols
et les autres formes de violence sexuelle,
dont sont victimes en particulier les filles, les
attaques contre les écoles, les enlèvements
et les refus d’accès humanitaire, et à traiter
tous les enfants comme des victimes,
Secrétaire général selon laquelle, malgré
tous les efforts déployés par la MMAS, les
ressources allouées et les moyens mis à
sa disposition ne lui ont pas permis de faire
face à l’accroissement considérable de la
menace que représentent les gangs et que la
Mission a donc besoin d’un soutien logistique
durable, confirmant également la conclusion
du Secrétaire général selon laquelle il faudrait
également accroître et renforcer les effectifs
de la Mission et la doter de capacités militaires
et de matériel létal supplémentaires, et se
félicitant de la recommandation du Secrétaire
général tendant à ce que l’Organisation
apporte un soutien logistique et opérationnel
par l’intermédiaire d’un bureau d’appui des
Nations Unies,
Se félicitant de la lettre datée du 6 mars 2025,
adressée à sa Présidente par le Gouvernement
d’Haïti, dans laquelle ce dernier exprime son
plein appui à la proposition du Secrétaire
général et son espoir que les recommandations
recueilleront un large consensus parmi ses
Constatant avec une profonde inquiétude membres,
que les gangs comptent parmi leurs membres
une proportion importante d’enfants, Conscient du rôle important que joue
conséquence d’efforts systématiques de l’Organisation des États américains (OEA),
recrutement reposant notamment sur la organisation intergouvernementale régionale
coercition et la force, qui ciblent délibérément au sens du Chapitre VIII de la Charte des
les communautés les plus vulnérables, Nations Unies, en particulier les Articles 52
affirmant que le protocole de 2024 régissant et 53, qui prévoient le recours à des accords
le transfert entre l’Organisation des Nations régionaux pour le règlement pacifique des
Unies et le Gouvernement d’Haïti constitue différends et la promotion de la paix et de la
une étape importante pour assurer la sécurité internationales, et se félicitant que
protection des enfants détenus pour l’ONU et l’OEA œuvrent ensemble à trouver
association supposée avec des groupes des solutions aux problèmes communs et à
armés, et conscient de la nécessité de prévoir faire progresser la stabilité, le développement
des programmes de réintégration adaptés, un et la gouvernance démocratique dans les
soutien psychosocial et un accès à l’éducation Amériques, y compris en faveur de la sécurité
pour les enfants précédemment associés à et du renforcement des institutions d’Haïti,
des gangs,
Se félicitant de la résolution AG/RES 3039
(LV-O/25) de l’Assemblée générale de
Prenant note de la lettre datée du 24 février l’Organisation des États américains, adoptée
2025, que lui a adressée le Secrétaire général par consensus en juin 2025, et rappelant les
(S/2025/122), confirmant la conclusion du paragraphes 4 et 7, dans lesquels les États
»»»» suite page 20
19
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
Courrier Diplomatique
»»»» suite de la page 19
membres de l’OEA sont instamment invités
à soutenir la MMAS en Haïti, y compris en
lui apportant une aide coordonnée et une
assistance financière par l’intermédiaire du
Fonds d’affectation spéciale des Nations
Unies,
Prenant note de la Feuille de route dirigée
par Haïti pour la stabilité et la paix, qui a été
élaborée par l’OEA et constitue un cadre
complémentaire visant à soutenir les efforts
menés par Haïti et à renforcer la coordination
régionale et internationale, conformément au
rôle central que joue l’Organisation des Nations
Unies en matière de paix et de sécurité,
Constatant que la situation en Haïti continue de
menacer la paix et la sécurité internationales
et la stabilité dans la région,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte
des Nations Unies,
1. Autorise les États Membres à procéder à la
transition de la MMAS, qui a été autorisée dans
la résolution 2699 (2023) et dont le mandat a
été renouvelé par la résolution 2751 (2024),
à la Force de répression des gangs (FRG),
en étroite coopération et coordination avec
le Gouvernement d’Haïti, pour une période
initiale de douze mois à compter de l’adoption
de la présente résolution, étant entendu que
les dépenses de personnel seront financées
au moyen de contributions volontaires, et
autorise les États Membres participant
à la FRG, dans le strict respect du droit
international, y compris le droit international
des droits humains, le cas échéant, et de
la politique de diligence voulue de l’ONU en
matière de droits humains, et dans le plein
respect de la souveraineté, de l’intégrité
territoriale, de l’indépendance politique et de
l’unité d’Haïti :
a) À mener, de manière indépendante ou, s’il
y a lieu, de concert et en coopération avec
la PNH et les Forces armées d’Haïti, des
opérations antigang ciblées et fondées sur
le renseignement afin de neutraliser, d’isoler
et de dissuader les gangs qui continuent
de menacer la population civile, de porter
atteinte aux droits humains et d’affaiblir les
institutions haïtiennes ;
b)
À assurer la sécurité des infrastructures
essentielles et des lieux de transit tels que
l’aéroport, les ports, les moyens maritimes,
les écoles, les résidences protégées,
les orphelinats, les hôpitaux, les réseaux
électriques, les centres de détention et les
principaux points d’intersection, de concert et
en coordination avec la Police nationale d’Haïti
(PNH) et les Forces armées d’Haïti ;
c)
À compléter, améliorer et appuyer les
capacités opérationnelles de la PNH et des
forces armées d’Haïti, notamment renforcer
leurs capacités par la planification et la
conduite d’opérations communes d’appui à
la sécurité, alors que celles-ci s’emploient
à lutter contre les bandes et à améliorer
les conditions de sécurité dans le pays, où
règnent actuellement les enlèvements, les
violences sexuelles à l’encontre des femmes
et des filles, la traite des personnes et le
trafic de migrants, de stupéfiants, d’armes
et de munitions, les homicides, ainsi que le
recrutement et l’utilisation d’enfants par des
réseaux criminels ;
d) À soutenir la PNH, les Forces armées d’Haïti
et les institutions nationales afin de garantir
des conditions de sécurité propices à la tenue
d’élections libres et équitables, et contribuer à
la création d’un environnement sûr permettant
à la population qui la reçoit d’accéder sans
entrave, rapidement et en toute sécurité à
l’aide humanitaire, ainsi que des conditions
de sécurité propices à la fourniture d’un
appui aux efforts complémentaires d’Haïti et
d’autres acteurs visant à faciliter la sortie en
toute sécurité de ceux qui souhaitent quitter
volontairement les gangs, lesquels devraient
mettre particulièrement l’accent sur le
désengagement et l’orientation des enfants
vers des programmes de réadaptation et de
réintégration ;
»»»» suite page 21
20
Courrier Diplomatique
»»»» suite de la page 20
e) À aider la PNH et les Forces armées d’Haïti
à lutter contre le trafic et le détournement
d’armes et de matériels connexes, notamment
à saisir et collecter, enregistrer et éliminer les
armes, munitions et autres matériels illicites
en coordination avec la PNH et les Forces
armées d’Haïti, à tenir informé de ces saisies
et de la destruction des armes, munitions et
matériels connexes illicites le Comité des
sanctions créé en application de la résolution
2653 (2022), par l’intermédiaire de son
Groupe d’experts, et à améliorer la gestion et le
contrôle par Haïti de ses frontières terrestres,
maritimes et aériennes et de ses ports ;
f) À coordonner régulièrement les activités,
les plans et les résultats avec le BINUH et
l’équipe de pays des Nations Unies en Haïti afin
de garantir la complémentarité et la synergie
des interventions en faveur de la paix et de la
sécurité ;
2. Autorise les États Membres qui participent
à la FRG à prendre toutes les mesures
nécessaires à l’exécution de son mandat dans
le strict respect des règles d’engagement
et dans le strict respect de l’ensemble des
dispositions du droit international, notamment
du droit international des droits humains, selon
qu’il convient, et souligne que ces mesures
doivent être prises dans le plein respect de
la souveraineté, de l’intégrité territoriale, de
l’indépendance politique et de l’unité d’Haïti ;
3. Demande à la FRG de prendre pleinement en
compte, dans tous les aspects de son mandat
et lors de la planification et de la conduite
de toutes ses opérations, la question
transversale que constitue la protection de
l’enfance et des autres groupes vulnérables ;
4. Décide que l’effectif total autorisé de la FRG
sera de 5,550 personnes, dont 5,500 agents
en tenue (militaires et personnel de police) et
50 civils ;
5. Décide que, pour prévenir les pertes en vies
humaines, dans les limites de ses capacités
et de ses zones de déploiement, la FRG peut
adopter des mesures temporaires d’urgence
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
de portée limitée, assorties de délais,
proportionnelles et compatibles avec les
objectifs énoncés au paragraphe 1 ci-dessus,
pour aider la PNH à maintenir l’ordre public et
la sécurité publique, y compris en procédant
si nécessaire à des arrestations et à des
mises en détention, dans le strict respect
du droit international, notamment du droit
international des droits humains, en prenant
le cas échéant des mesures pour garantir,
lorsque les circonstances s’y prêtent et le
justifient, que les enfants appréhendés lors de
ces opérations soient confiés à des acteurs
de la protection de l’enfance et ne soient
pas détenus avec des adultes, en veillant à
ce que toutes les personnes ayant survécu
à des violences sexuelles soient orientées
vers des services de protection et de prise en
charge, et en coopérant étroitement avec le
système judiciaire haïtien, selon qu’il convient,
afin de garantir que les membres de gangs
appréhendés soient traités d’une manière
qui respecte l’état de droit et fixe une norme
exemplaire en matière de responsabilité,
et demande aux responsables de la FRG de
notifier ultérieurement la PNH et de le tenir
informé de toute mesure qui pourrait être
prise à ce titre ;
6. Souligne la conclusion du Secrétaire général,
dans la lettre qu’il a adressée à son Président
(S/2025/122), selon laquelle le bureau d’appui
des Nations Unies ne pourra réussir à favoriser
la mise en place de la mission multinationale
en Haïti qu’à condition que le leadership des
États Membres soit renforcé, et qu’un groupe
permanent de partenaires pourrait à cet effet
fournir une orientation stratégique à la Mission
et assurer le contrôle et la prise des décisions
politiques pertinentes, et prend acte de
l’engagement préexistant des États Membres
de la région et de l’actuel commandant de la
force kényane sous la forme d’importantes
contributions financières et en personnel à la
MMAS ;
7. Se félicite de la lettre datée du 27 août
»»»» suite page 22
21
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
Courrier Diplomatique
»»»» suite de la page 21
2025, émanant des Missions permanentes
des Bahamas, du Canada, d’El Salvador, des
États-Unis d’Amérique, du Guatemala, de la
Jamaïque et du Kenya au nom du Groupe
permanent de partenaires pour la FRG (le
« Groupe permanent ») (S/2025/537),
adressée à son Président par le Représentant
permanent d’Haïti auprès de l’Organisation des
Nations Unies, et se félicite du rôle du Groupe
permanent qui consiste à fournir à la FRG, en
consultation avec le Gouvernement d’Haïti,
une orientation stratégique de haut niveau et
à assurer le contrôle et la prise des décisions
politiques pertinentes, selon qu’il convient,
la prise de décision et le commandement
opérationnels au jour le jour restant du ressort
du commandant ou de la commandante de
la force ; le Groupe permanent aurait, entre
autres fonctions, pour mission :
a) d’obtenir des contributions financières
volontaires pour couvrir les dépenses de
personnel ;
b) de faciliter la constitution de la force ; c)
d’assurer la représentation et la coordination
stratégiques de la FRG ;
8. Prend note de l’intention du Groupe
permanent de partenaires de sélectionner la
personne qui sera chargée d’exercer le rôle
de représentant spécial pour la FRG afin d’en
assurer la représentation et la coordination
stratégiques, et prend note également
de l’intention du Groupe permanent de
partenaires de sélectionner le commandant
ou la commandante de la FRG, qui serait
responsable du commandement opérationnel
et de la prise des décisions opérationnelles au
jour le jour ;
9. Se félicite de la volonté renouvelée des
États Membres de contribuer à la stabilité
et à la sécurité en Haïti en fournissant du
personnel, du matériel et d’autres moyens à
la FRG sous la direction stratégique du Groupe
permanent ;
10. Prend note de l’évaluation du Secrétaire
général selon laquelle un bureau d’appui des
Nations Unies devrait apporter un soutien
logistique et opérationnel complet à la FRG,
et en raison du caractère unique de la Force,
demande au Secrétaire général de créer le
Bureau d’Appui des Nations Unies en Haïti
(BANUH) avec pour mission d’apporter un
soutien, principalement à la FRG, au BINUH, à
la PNH et aux Forces armées d’Haïti dans le
cadre de toutes opérations conjointes avec
la FRG, ainsi qu’un appui technique à l’OEA,
en vue d’assumer la pleine responsabilité de
l’appui logistique apporté à la FRG dans les six
mois suivant l’adoption, et que les domaines
de soutien incluront :
FRG
a) La fourniture de rations, de carburant
et d’eau, l’hébergement et toutes les
infrastructures nécessaires, y compris la
base principale de la FRG et toutes les bases
avancées, le soutien médical, la mobilité du
personnel et de l’équipement, y compris le
transport terrestre, l’aviation et la relève
des contingents, les communications
stratégiques, les technologies de l’information
et les systèmes d’information géographique
(SIG) ;
b) Le remboursement du Matériel Appartenant
aux Contingents (MAC) conformément au
système de remboursement des dépenses
afférentes
au
matériel
appartenant
aux contingents, aux taux standard et
conformément aux pratiques de l’Organisation,
y compris sur la base de lettres d’attribution,
étant entendu que le matériel qui fera l’objet
d’un remboursement sera limité au matériel
que l’Organisation des Nations Unies, les
responsables de la FRG, sous la direction du
représentant spécial de la FRG, et le pays
qui fournit des contingents considèrent
ensemble comme nécessaire, et sera soumis
à des examens périodiques effectués par le
BANUH afin de s’assurer que ce matériel est
pleinement opérationnel et adapté à ses fins ;
c)
Les centres d’opérations conjoints
et les systèmes d’information géographique
»»»» suite page 23
22
Courrier Diplomatique
»»»» suite de la page 22
(SIG), pour permettre des opérations ciblées
et fondées sur le renseignement et, dans la
mesure du possible sans nuire à l’appui aux
opérations courantes, le soutien à la PNH,
aux Forces armées d’Haïti et à la FRG, le cas
échéant, pour prendre des mesures visant à
atteindre les objectifs de l’embargo sur les
armes imposé par l’Organisation ;
d)
L’action menée par le représentant
spécial de la FRG pour assurer la coordination
entre les partenaires bilatéraux et
l’Organisation des Nations Unies et faire
en sorte que lui soit présenté, ainsi qu’aux
donateurs, un rapport trimestriel sur le fonds
d’affectation spéciale des Nations Unies pour
fournir un soutien financier à la FRG ;
BINUH
e) La fourniture, moyennant recouvrement
des coûts, de l’ensemble des services d’appui
généralement fournis aux missions pour
soutenir le BINUH dans l’exécution de son
mandat, tel que prorogé dans la résolution
2785 (2025), afin qu’il puisse s’en approprier
pleinement la responsabilité d’ici le 1er février
2026 ;
Police nationale d’Haïti et Forces armées
d’Haïti
f) Fourniture, à titre exceptionnel et
moyennant recouvrement des coûts, de
services d’évacuation sanitaire intra-théâtre
aux membres de la Police nationale d’Haïti et
des Forces armées d’Haïti lors des opérations
menées conjointement avec la FRG, dans le
cadre du concept stratégique d’ensemble
de la FRG, pour les blessures subies dans
l’exercice de leurs fonctions et dans les zones
d’opérations où un tel appui est fourni à la FRG;
OEA
g) Un soutien technique à l’OEA pour lui
permettre de fournir un ensemble de mesures
d’appui ciblé à la PNH lors d’opérations
conjointes avec la FRG, dans le cadre du
concept stratégique d’ensemble de la FRG,
notamment des rations alimentaires et de
l’eau, du carburant, des moyens de transport,
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
des tentes, des matériels défensifs et
des moyens de communication appropriés
pour assurer l’interopérabilité avec la FRG,
et réaffirme que l’appui direct au titre de
cette assistance sera financé au moyen
de contributions volontaires, provenant
notamment du projet SECURE-Haïti de l’OEA,
et demande au Représentant spécial de la FRG
de coordonner son action avec l’ONU et avec
le projet SECURE-Haïti de l’OEA aux fins du
déploiement de cet ensemble de mesures pour
s’assurer qu’il vient renforcer les opérations
conjointes entre la FRG et la PNH, notamment
grâce à la construction d’installations
opérationnelles et d’infrastructures de
sécurité à l’appui de la planification conjointe
et de la supervision des opérations par la FRG
et la PNH, et en constituant une base pour la
collecte, le stockage et le partage de données
opérationnelles sensibles et en veillant à
ce que ce soutien fourni par le BANUH soit
conforme à la politique de diligence voulue
en matière de droits humains énoncée par le
Secrétaire général ainsi qu’aux dispositions
des paragraphes 14 et 15 de la résolution
2124 (2013) ;
11. Souligne qu’il importe que le BANUH soit
en mesure de répondre promptement aux
exigences opérationnelles en Haïti, confirme
que la direction du BANUH devrait être basée
à Port-au-Prince, prie le Secrétaire général
d’assurer une coordination et une coopération
fortes entre tous les acteurs du système
des Nations Unies afin de garantir une action
cohérente et unifiée face à la crise multiforme
que connaît Haïti, demande que le BANUH
entretienne une relation étroite et soutenue
de collaboration, de coordination et de mise en
commun de l’information sur l’appui à la FRG,
selon qu’il convient, avec toutes les entités
des Nations Unies chargées des questions
politiques, humanitaires, financières et liées
au développement, ainsi qu’avec les autres
partenaires locaux et internationaux présents
en Haïti, selon qu’il conviendra, afin d’éviter
»»»» suite page 24
23
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
Courrier Diplomatique
»»»» suite de la page 23
les chevauchements et d’utiliser au mieux
les ressources existantes ; et fait valoir que
le Chef du BANUH devrait avoir des contrats
séparés quantifiables à la fois avec le Chef
du BINUH pour l’appui fourni au BINUH et
avec le Représentant spécial de la FRG, en
consultation avec le commandant de la force,
pour l’appui fourni à la FRG ;
12. Affirme que tout soutien apporté par le
BANUH à la FRG, à l’OEA et à la PNH doit être
pleinement conforme à la politique de diligence
voulue en matière de droits humains en cas
d’appui de l’ONU à des forces de sécurité non
onusiennes énoncée par le Secrétaire général;
13. Prie le Représentant spécial de la FRG, en
coordination avec le Gouvernement d’Haïti et
l’Organisation des Nations Unies, de le tenir
au courant des faits nouveaux et pertinents
et de communiquer des informations sur le
concept général d’opérations, une estimation
du montant des ressources à financer au
moyen de contributions volontaires, et un
plan de constitution des forces pour atteindre
l’effectif total autorisé de 5 500 agents en
tenue ;
14. Prie également le Représentant spécial
de la FRG d’actualiser le concept général
d’opérations de la Force et de mettre à jour les
besoins en effectifs, en consultation avec le
Groupe permanent de partenaires ;
15. Prie en outre le Représentant spécial de la
FRG, en consultation avec le Gouvernement
d’Haïti, de définir une stratégie et des
paramètres permettant de mesurer le
succès de la mission, ainsi que des objectifs
concrets assortis d’échéances et de critères
de référence en vue de parvenir à la situation
voulue, qui lui seront présentés au plus tard
neuf mois après l’adoption de la présente
résolution, et d’inclure des informations à ce
sujet dans les rapports périodiques qu’il lui
adresse ;
16. Rappelle le mécanisme de fonds d’affectation spéciale des Nations Unies créé
par la résolution 2699 (2023) pour faciliter
les contributions volontaires à la MMAS,
demande au Secrétaire général de prendre les
mesures nécessaires pour utiliser ce fonds
d’affectation spéciale afin de permettre la
bonne exécution du mandat de la FRG, et
demande instamment au Secrétaire général
de prendre toutes les mesures nécessaires
pour assurer la mise en œuvre efficace et
effective de ce fonds d’affectation spéciale ;
17. Rappelle que les règles d’engagement et
toute directive sur l’emploi de la force doivent
être établies par le Représentant spécial de la
FRG, en consultation avec le commandant de
la force et le Gouvernement d’Haïti, et qu’elles
doivent pleinement respecter la souveraineté
d’Haïti et être strictement conformes au droit
international, notamment au droit international
des droits humains, selon qu’il convient ;
18. Demande aux États Membres participant
à la FRG d’appliquer les normes les plus
élevées de transparence, de déontologie et
de discipline à leurs contingents affectés à la
FRG, de mettre en place un cadre réglementaire
solide, en s’appuyant sur le cadre réglementaire
créé dans le cadre de la MMAS pour prévenir
toute violation des droits humains ou atteinte
à ces droits en rapport avec la Mission,
enquêter, prendre des sanctions ou rendre
compte à ce sujet y compris la lutte contre
l’exploitation, les atteintes et le harcèlement
sexuels, en rapport avec la FRG, de mettre
en place un mécanisme de contrôle visant
à prévenir les violations des droits humains
et les atteintes à ces droits, en particulier
l’exploitation et les atteintes sexuelles,
de déployer des conseillères et conseillers
pour la protection de l’enfance et pour la
protection des femmes, et de veiller à ce que
la planification et la conduite des opérations
pendant le déploiement soient conformes
au droit international, y compris au droit
international des droits humains, selon qu’il
convient, dotés des mécanismes appropriés
pour détecter de tels incidents lorsqu’ils
se produisent et garantir une réponse sûre
»»»» suite page 25
24
Courrier Diplomatique
»»»» suite de la page 24
et axée sur les personnes rescapées et les
victimes dans les cas de tels comportements
impliquant leur personnel, notamment en
mettant en place des mécanismes de plainte
et d’orientation sécurisés et accessibles et en
menant des enquêtes rapides sur toutes les
allégations de faute, en amenant les auteurs
à répondre de leurs actes et en rapatriant les
unités lorsqu’il existe des preuves crédibles
de mauvaise conduite, y compris des preuves
crédibles que celles-ci ont commis des actes
d’exploitation et des atteintes sexuelles de
manière généralisée ou systémique ;
19. Demande aux États Membres participant à
la FRG de prendre les mesures de gestion des
eaux usées et de protection de l’environnement
qui s’imposent pour éviter l’apparition et la
propagation de maladies transmises par l’eau,
en coopération avec les autorités haïtiennes,
auxquelles il incombe également de prévenir
les maladies transmises par l’eau ;
20. Rappelle les dispositions du paragraphe
11 de la résolution 2699 (2023) et prie
le Secrétaire général d’épauler la FRG par
l’intermédiaire du Représentant spécial de la
Force en lui donnant des orientations et des
conseils pour la mise en place d’un dispositif
d’enquête sur toutes allégations de faute,
y compris les allégations d’exploitation et
d’agression sexuelles;
21. Demande aux États Membres et aux
organisations régionales de soutenir la FRG
en fournissant du personnel, demande aux
États Membres qui participent à la FRG
de prévoir des compétences spécialisées
et de dispenser des formations liées aux
opérations antigang, à la protection des civils,
en particulier la protection des enfants, à
la prévention des violences sexuelles et à
la lutte contre ces faits, à la mise en place
de mécanismes permettant de contrôler le
respect de la politique de diligence voulue
en matière de droits humains en cas d’appui
de l’ONU à des forces de sécurité non
onusiennes, et à l’État de droit, ainsi que des
compétences spécialisées en matière de
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
fonctions civiles, demande également aux
États Membres de fournir un soutien financier
pour couvrir les dépenses de personnel, la
formation et les autres dépenses nécessaires
pour le personnel de la FRG déterminées
par le Représentant spécial de la Force et
le commandant de la force en apportant un
soutien financier au Fonds d’affectation
spéciale de l’ONU, et encourage les États
Membres à fournir un soutien financier par
l’intermédiaire du projet SECURE-Haïti de
l’OEA pour apporter un appui à la PNH ;
22. Demande aux États Membres de fournir
au BANUH du personnel en tenue ainsi que du
personnel fourni par des gouvernements pour
l’aider à s’acquitter des tâches qui lui ont été
confiées, et prie les États Membres de fournir
des précisions sur leur déploiement ;
23. Demande à toutes les parties présentes en
Haïti de coopérer pleinement avec la FRG dans
l’exécution de son mandat et de respecter la
sécurité et la liberté de circulation de la Force;
24. Prie le Secrétaire général de lui rendre
compte dans le détail de l’application de la
présente résolution, y compris, mais sans
s’y limiter, des problèmes rencontrés par
la FRG et le BANUH dans l’exécution de
leur mandat, dans le cadre des rapports
périodiques qu’il lui présente sur Haïti, et prie
également le Secrétaire général d’élaborer, en
coordination avec les autorités haïtiennes,
des critères, indicateurs et échéances devant
être respectés par les autorités haïtiennes
afin d’accroître les capacités des forces de
sécurité d’Haïti et de renforcer la gestion et le
contrôle par Haïti de ses frontières terrestres,
maritimes et aériennes et de ses ports pour
lutter contre le trafic d’armes, de munitions
et de stupéfiants, dans le but de préparer le
transfert des tâches et des responsabilités au
Gouvernement d’Haïti, et de lui faire rapport à
ce sujet, dans les trois mois suivant l’adoption
de la présente résolution ;
25. Décide de rester saisi de la question.
25
Courrier Diplomatique
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
#1
HAITI
COURRIER
DIPLOMATIQUE
#2
Vo l . 2, N o 3
B im e ns ue l
Du 1 au 15 décembre 2024
Du 15 au 30 décembre 2024
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-prince, Haiti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-prince, Haiti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
er
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-prince, Haiti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 16 au
30 novembre 2024
Courrier Diplomatique du 1er au
15 decembre 2024
Courrier Diplomatique du 16 au
31 decembre 2024
OURRIER
HAITI CDIPLOMATIQUE
OURRIER
HAITI CDIPLOMATIQUE
OURRIER
HAITI CDIPLOMATIQUE
#5
MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES CULTES
Bi mensuel
Vol . 2, N o 5
Bimensuel
Vol. 2, N o 4
B imensuel
#6
MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES CULTES
MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES CULTES
#7
OURRIER
HAITI CDIPLOMATIQUE
MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES CULTES
Vol . 2, N o 2
Bimensuel
Vo l . 2 , N o 1
Du 15 au 30 novembre 2024
#4
#3
MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES CULTES
MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES CULTES
Bimensuel
OURRIER
HAITI CDIPLOMATIQUE
Vol. 2, N o 6
Du 1er au 15 janvier 2025
Du 16 au 31 janvier 2025
Du 1er au 15 fevrier 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-prince, Haiti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-prince, Haiti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-prince, Haiti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 1er au
15 janvier 2025
Courrier Diplomatique du 16 au
31 janvier 2025
Courrier Diplomatique du 1er au
15 fevrier 2025
OURRIER
HAÏTI CDIPLOMATIQUE
OURRIER
HAÏTI CDIPLOMATIQUE
OURRIER
HAITI CDIPLOMATIQUE
#8
#9
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES CULTES
B imensuel
Bi mensuel
B im e ns ue l
Vol. 2, N o 7
Vol . 2, N o 8
Du 16 au 28 février 2025
Du 1 au 15 Mars 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
er
Vo l . 2, N o 9
Du 16 au 31 Mars 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-prince, Haiti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 16 au
28 fevrier 2025
26
Courrier Diplomatique du 1er au
15 mars 2025
Courrier Diplomatique du 16 au
31 mars 2025
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
Courrier Diplomatique
COURRIER
HAÏTI
DIPLOMATIQUE
#10
COURRIER
HAÏTI
DIPLOMATIQUE
#11
Bi mensuel
Edition spéciale
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 1er au
15 avril 2025
#14
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
Vol. 2, N o 13
Du 1er au 15 mai 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 1er au
15 mai 2025
Vol. 2, N o 12
Du 16 au 30 avril 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Edition Spéciale
#16
Bi mensuel
Vol . 2, N o 11
Du 1er au 15 avril 2025
Bicentenaire de l’Ordonnance royale
du roi Charles X
B im ensuel
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
COURRIER
HAÏTI
DIPLOMATIQUE
#13
COURRIER
HAÏTI
DIPLOMATIQUE
#12
OURRIER
HAÏTI CDIPLOMATIQUE
Courrier Diplomatique du 16 au
30 avril 2025
#15
OURRIER
HAÏTI CDIPLOMATIQUE
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
Bi mensuel
Bi mensuel
Vol . 2, N o 14
Vol. 2, N o 15
Du 16 au 31 mai 2025
Du 1er au 15 juin 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 16 au
31 mai 2025
Courrier Diplomatique du 1er au
15 juin 2025
#17
#18
OURRIER
HAÏTI CDIPLOMATIQUE
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
B im e ns ue l
Vo l . 2, N o 18
Du 16 au 31 juillet 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 16 au
30 juin 2025
Courrier Diplomatique du 1er au
15 juillet 2025
Courrier Diplomatique du 16 au
30 juillet 2025
27
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
#19
Courrier Diplomatique
COURRIER
HAÏTI
DIPLOMATIQUE
#21
#20
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
B im e ns ue l
Vo l . 2, N o 21
Du 1er au 15 septembre 2025
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique du 1er au
15 août 2025
COURRIER
HAÏTI
DIPLOMATIQUE
#22
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DES CULTES
Edition spéciale
Haïti à la 80ème Session ordinaire de
l'Assemblée générale des Nations unies
5 A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Edition spéciale septembre 2025
28
Courrier Diplomatique du 16 au
31 août 2025
Courrier Diplomatique du 1er au
15 septembre 2025
Courrier Diplomatique
Du 16 au 30 septembre 2025 | Vol.2 N o 23
CONSULATS D'HAÏTI À L'ÉTRANGER
Barahona (Consulat d’Haïti)
Guadeloupe (Consulat d’Haïti)
Calle Carlos, Nassis, Numero 8, Barahona RD
Téléphone: 001(809)524 7353
Fax: (809)524-3929
Email: cons.barahona@diplomatie.ht
12, rue schoelcher, Point-à-Pitre, 97110,
Guadeloupe
Téléphone: (590)590 893580 / 590-913499
Fax: (590)590-893535
Email: cons.guadeloupe@diplomatie.ht
Boston (Consulat général d’Haïti)
333, Washington street ,suite 851, Boston, MA
02108, USA
Téléphone: (857) 449-0332
Email: cg.boston@diplomatie.ht
Chicago (Consulat général d’Haïti)
11 east Adam street, suite 1400, Chicago,
Illinois 60603, USA
Téléphone: (312)922-4004 / 922-4005 Fax:
(312)922-7122
Site Web: http://www.haitianconsulate.org
Email: cg.chicago@diplomatie.ht
Montréal (Consulat général d’Haïti)
300 rue Léo Pariseau, 11e Etage, suite
1100, Montréal, Québec, Canada H2X 4C1
Téléphone:514-499-1919
Fax: 514-499-1818
Site Web: http://consulat-haiti-montreal.org
Email: cg.montreal@diplomatie.ht
Curacao (Consulat général d’Haïti)
Grebbelinie Web No 18 , Willemstadt,
Curacao, N.A.
Téléphone: (5999)461-3434
Fax: (5999)465-8180
Email: cg.curacao@diplomatie.htt
Dajabon (Consulat d’Haïti)
Calle 27 de febrero, No 104, Dajabon,
Republica Dominicana
Téléphone: (809)579-8312 / 579-7415
Fax: (809)591-7415
Email: cons.dajabon@diplomatie.ht
Guyane (Consulat général d’Haïti)
12 Ave. Leopold Heder, 97300 cayenne,
Guyanne
Téléphone: (594)594-31-18-58 / 594-31-2065
Email: cg.guyanne@diplomatie.ht,
Miami (Consulat général d’Haïti)
259 S.W, 13 th street, Miami Florida,
33130, USA
Téléphone: (305)859-2309 / 851-5291
Fax: (305)854-7441 / 851-6132
Site Web: http://cgmiami.gouv.ht/
Email: cg.miami@diplomatie.ht
New-york (Consulat général d’Haïti)
555 Fifth Avenue, 3rd floor, New
York, NY, United States, New York
Téléphone: +1 212-697-9767
Fax: (212)681-6991
Site Web: https://cghaitiny.org
Email: cg.newyork@diplomatie.ht
Orlando (Consulat d’Haïti)
1616 east, Colonial drive, Orlando
Florida 32803
Téléphone: (407)897-3232 / 477-4148
Fax: (407)897-8163
Site Web:
wwwhaitianconsulateorlando.org
Facebook: haitianconsulateorlando
Email: cons.orlando@diplomatie.ht
29
Vol.2 N o 23 | Du 16 au 30 septembre 2025
Courrier Diplomatique
Paris (Consulat général d’Haïti)
Aruba (Consulat général d’Haïti)
35 Avenue de Villiers, 75017, Paris
Téléphone: (331)42.12.70.56 /42.12.70.57
Fax: (331)42.12.70.59
Email: cg.paris@diplomatie.ht
#1 Bilderdilkstraat Orangestad Aruba
Téléphone: (00297)585-9211 / 585-9221
Email: cg.aruba@diplomatie.ht
Suriname (Consulat général d’Haïti)
Santiago Rép. Dom.
(Consulat général d’Haïti)
Avenida Estrella, Sadhala # 6 , Santiago
de los Caballeros, R.D, Caballeros
Téléphone: (809)504-0651 / 724-8311
Fax: (809)582-5026
Email: cg.santiagosaintdomingue@
diplomatie.ht / cons.
santiagostdomingue@diplomatie.ht
Higuey (Consulat d’Haïti)
C/Gaston F, Deligne, No 50, Sector
Latorre, Higuey, Republique
Dominicaine Téléphone: (809)7460782 /554-9537 / 491-7376
Email: cons.higuey@diplomatie.ht
Lima a Postraat 21 Paramaribo
Suriname
Téléphone: (597)521-827 / 521-829
Email: cg.suriname@diplomatie.ht
Iles Turques et Caicos
(Consulat d’Haïti)
1229, Leeward Highway
Providenciales Turks and Caicos
Islands BWI
Téléphone: (331)649-4331
Email: cons.tci@diplomatie.ht
DAKHLA (ROYAUME DU MAROC)
(Consulat d’Haïti)
Email: cghaiti.dakhla@diplomatie.ht
Atlanta (Consulat général d’Haïti)
2911 Piedmont Rd NE, Suite F
Atlanta GA 30305
Téléphone: (404)778-53723 / 7481178 Fax: (404)748-1513
Email: cg.atlanta@diplomatie.ht
30
5A, Delmas 60, Musseau, Port-au-Prince, Haïti
Tel: 2813-1197 / 2813-1470 | Email:bulletin.mae@diplomatie.ht
Courrier Diplomatique
No. Dépôt Légal: 25-06-178
Bibliothèque Nationale d'Haïti
31