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(2011-08) Bulletin of the ISPAN, No. 27: Laws, Decrees and the Safeguarding of Heritage

(2011-08) Bulletin of the ISPAN, No. 27: Laws, Decrees and the Safeguarding of Heritage

Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) 2011 12 pages
Summary — The legal framework for heritage protection in Haiti, from the first genuinely Haitian statute — the Loi Vincent, promulgated in 1940 by President Sténio Vincent on the protection of sites and monuments — through the classes of property it covers, including shores, ports and roadsteads, islands and islets, gates, walls, ditches, ramparts of fortified places and fortresses. The cover is a traditional house in the historic centre of Cap-Haïtien, in private hands.
Full Description
The legal framework for heritage protection in Haiti, from the first genuinely Haitian statute — the Loi Vincent, promulgated in 1940 by President Sténio Vincent on the protection of sites and monuments — through the classes of property it covers, including shores, ports and roadsteads, islands and islets, gates, walls, ditches, ramparts of fortified places and fortresses. The cover is a traditional house in the historic centre of Cap-Haïtien, in private hands. One issue of the Bulletin de l'ISPAN, the monthly bulletin of Haiti's Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, which ran from June 2009 to at least November 2011 and documented one monument, site or historic centre per issue.
Topics
CultureUrban Development
Geography
National
Time Coverage
2011 — 2011
Keywords
Bulletin de l'ISPAN, No 27, patrimoine national, ISPAN, monuments historiques, sites historiques, Lois, décrets et sauvegarde du patrimoine, 2011-08, series:ispan-bulletin
Entities
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
Full Document Text

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Tous les monuments de sciences et d'arts sont LA tèrent les premières interventions sur les monuments recommandés à la surveillance de tous les bons citoyens. 4 A0, historiques d'Haïti. Réparation et assainissement sont D'après l'abbé Grégoire (1750-1831), | r les termes adéquats pour caractériser ces interventions. juriste et révolutionnaire français pv À L'esthétique, le respect envers les techniques anciennes LE L LA de construction, le vieillissement des matériaux sont Depuis les débuts de la systématisation de la protec- - relégués au second plan ou carrément ne sont pris en tion des biens patrimoniaux par la Révolution française à, 4% compte. Le béton armé, nouvellement introduite dans (1789), et surtout à partir de la définition étonnement LS < EE ) le pays, est largement utilisé pour les travaux d'étan- moderne que donne l'Abbé Grégoire des monuments + & V5 chéité où comme matériaux de substitution de parties historiques, les dimensions légales de la préservation 1 “ts hi Te Dre. manquantes. Ces interventions ont eut le mérite de du patrimoine culturel constituent un des piliers fon- - À + to gr ralentir la dégradation de ces monuments historiques damentaux de la lutte pour la protection et la mise en + ' et les préserver d'une disparition imminente. valeur des biens à haute valeur culturelle. Convaincu de la force mobilisatrice de l'Histoire et Les premiers textes de loi, inspirés de la législation fran- de ses traces, Vincent lança une souscription nationale çaise en la matière sur la protection du patrimoine en ? M = © destinée à la collecte publique de fonds nécessaires à Haïti remontent au début du XXème siècle et, depuis, k TES à Gone ont peu changé en dépit de l'évolution internationale (Le 73 Z ‘Lois, décrets et sauvegarde du patrimoine. des concepts, la ratification de nombreuses conven- J Æ, : £ + De la classification des biens culturels tions internationales traitant du sujet et, surtout, faisant # — * De la Providence des Hommes au Pénitencier du fi des profondes mutations sociales engendrées par 2 Cap-Haïtien les brusques changement qu'accompagne l'intégration à Ml SBÈME Session dde CAREURESCO . jus à DNS n , fs ur . + Chroniques des monuments et sites historiques d'Haïti à la mondialisation. + Les dépendances d'une villa au centre historique de Jacmel Tu k s: on d'Haïti. endommagées par le séisme du 12 janvier 2010 ISPAN BULLETIN DE L'ISPAN est une publication mensuelle de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à AL. vulgariser la connaissance des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d'Haïti, à promouvoir à hs leur protection et leur mise en valeur Communiquez votre adresse électronique à ispan.bulletin@gmail.com pour sd recevoir régulièrement le BULLETIN DE L'ISPAN.VOs critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci. J A BULLETIN DE LCISPAN ° No 27 + ler août 2011 * la préservation de nos monuments historiques. Cette + et souvenirs historiques, des immeubles ou des objets campagne dura de 1931 à 1934, période au cours : . mobiliers, sites et monuments présentant un caractère de laquelle furent réhabilités en partie où totalement 4 Se. À archéologique, historique, artistique ou autre d'intérêt plusieurs monuments historiques. L'Esplanade de l'In- ‘#4 jf” F, public.» La publication de cette loi fut suivie par celle tendance et le Mur de la Terrasse de Port-au-Prince, |\ | den mi 710." d'un décret-loien 1941, publié sous la présidence d'Elie la Citadelle Henry ... sont nettoyés et réparés. Les GES "A 2 Lescot et portant notamment sur la protection des «ri- ruines de la chapelle du Palais de Sans-Souci à Milot ” chesses culturelles populaires». La législation en vigueur furent couvertes d'un dôme neuf. Celles du Palais de la > à cette époque consistait donc en deux lois (1927 et Belle-Rivière à la Petit-Rivière de l'Artibonite (Palais aux . ET mt 1940) et un décret-loi (1941) sus cités. 365-Portes), faute de document d'époque, font l'objet CR Lez à La loi du 23 avril 1940 prescrit que les immeubles d'une très libre interprétation et sont réaménagées . à F3 = visés à l'article 2 de la Loi du 26 juillet 1927 seront en espaces destinés à loger des bureaux de l'Admi- È E classés comme monuments historiques ainsi que les nistration publique. En 1932, la forteresse des Platons F4 b 5 immeubles désignés par l'Article | de la Loi du 26 juillet au-dessus de Dussis et le Fort Alexandre à Fermathe E Sténio Vincent. Président de la RéDubI e de 1930 à 1941 ” 1927. Cette Loi crée une Commission des Monuments subissent des interventions de consolidation (Voir BI-8, initiateur du None de auvegarde Historiques, définit les conditions de classement et de ler janvier 2010). du patrimoine national d'Haïti conservation des immeubles à valeur culturelle, prévoit Parallèlement, des travaux d'archéologie précolom- pas susceptibles d'appropriation privée, ni de prescrip- UN inventaire et la publication dans le Journal Officiel de bienne furent entrepris par des chercheurs haïtiens {ns La notion de propriété collective de ces biens et, la liste des biens classés, etc. Dans son préambule, les et un bureau national d'ethnologie est ouvert à Port- en occurrence, des «monuments historiques» et des considérations se divisent en deux groupes: le premier au-Prince. Ces travaux incitèrent le Gouvernement à «souvenirs historiques» est, dès le départ, reconnue relatif à la perte imminente du «Patrimoine sacré de la préparer une législation sur les monuments historiques &t fixée. Cette loi non encore abrogée par les dispo- Nation» ainsi qu'à l'urgente et l'impérieuse nécessité d'y et les sites et objets archéologiques, en vue de leur ditions légales ultérieures demeure encore en applica- remédier et le second relatif aux nécessités de dévelop- protection. Jusqu'à cette date, un seul texte : la loi du +i5n actuellement et est utilisée pour les opérations de PEment du tourisme. 26 juillet 1927 règlementant le service des domaines bornages des biens culturels immobiliers entrepris par Cette loi très complète tomba bien vite dans l'oubli servait de référence et procurait de manière sommaire le Service du Domaine de la Direction générale des : aucun inventaire ne fut exécuté, aucune liste ne fut dans ses dispositions une protection aux monuments et souvenirs historiques. En effet, ladite loi disposait que : LT S «Le Domaine public est inaliénable et imprescriptible.. À És he 2 ; Il se compose des chemins, etc. ..., des monuments et ji h F. L- souvenirs historiques et de toutes portions du terri- k - 7 toire qui ne sont pas susceptibles d'appropriation pri- SERRES, à <= « vée ni de prescription.» a —— LT Loi Borno = NE SE RER TR ES 2 " La première loi haïtienne faisant référence directement SE SR RES ——————— aux mesures de protection du patrimoine culturel im- à À «te 5 : © mobilier remonte à 1927. Cette loi destinée à caracté- : Œ # Z riser le domaine public de l'Etat, les biens immeubles le £ composant ainsi que le régime de protection qui leur 2 est applicable ne cite qu'accessoirement les «monu- 2 ments et les souvenirs historiques» parmi d'autres biens : . # - À =, ë «qui ne sont pas susceptibles d'appropriation privée, ni + Le moulin colonial de l'habitation Pivert (Saint-Marc) _ de prescription». Elle prévoit, en son Article 2 que le Actuellement abandonné, il fonctionnait encore dans les années 1990. domaine public est inaliénable et imprescriptible et 5e Impôts (DGI) sous requête formelle et selon les indica- publiée au Journal Officiel, la Commission des Monu- compose «de toutes choses qui, sans appartenir à per tions techniques de l'ISPAN. Les biens culturels immo- ments Historiques ne fut jamais formée... Néanmoins sonne, sont, par une jouissance en commun, affectées . _ q ; | : n q ' J . . . ! au service de la société en général. La composition de biliers ainsi bornés tombent automatiquement dans le la visite de certains monuments historiques a pris une . . . ec A domaine public de l'Etat et sont placés sous le contrôle place importante dans les programmes d'éducation ce domaine public est identifiée de manière non ex- is , , : : , | , . haustive. II s'agit de chemins, routes, rues, marchés et et la responsabilité de fait de l'ISPAN. nationale. Des sites comme Bréde où naquit Toussaint places publiques: de fleuves, rivières, lacs et étangs: des La loi Vincent Louverture, Vertières, site de l'ultime bataille pour | In- . En 1940, le président de la République Sténio Vincent dépendance (1803), le palais de la Belle-Rivière, le palais rivages, des ports et rades,îles ou lots, des portes, murs; romulgua la première vraie loi haïtienne - dite Loi de Sans-Souci et la Citadelle Henry reçoivent régulière- fossés, remparts de place de guerre et de forteresses, Vincent - sur a rotection des sites et monuments ment la visite d'écoliers / ° des ports, canaux, des monuments et souvenirs histo- , , P n ne | Lu ‘ À , . . . . historiques. Elle fixe les conditions de désignation, de Sous la présidence de Paul-Eugène Magloire, (1950 riques et de toutes portions du territoire qui ne sont classement et de tecti d + : _1956 L . J protection «des monuments, ruines ) le programme de préservation et de revalori T J H pe w., Fr af .. * £: É - Site, L »à "A = * Se, . r_d = 1 - E t | L à * 4 | PSS . , : Eu || ï . :: À 1 RE À ee £ 2 1 Æ | Fr LN RE a, = FOR à ns e È : N , en © =, qi ee ère Fa , Centre historique de la ville des Cayes (Sud d'Haïti). ° 2 ° BULLETIN DE LISPAN : No 2/ + ler août 2011 : sation continue sur la même foulée de la loi Vincent. «ét . 0 Les travaux de consolidation de la Citadelle Henry et =. 2.2 " ; du Palais de Sans-Souci, interrompus durant plus de dix L "+ LA \ FL F\\ J ans, seront rouverts. Le fort de l'Islet à Port-au-Prince . est transformé en accueil touristique. Le site historique PA . de Vertières est doté d'une statue monumentale agré- ide N mentée d'une promenade. Ces travaux sont confiés æ ,ù N ÿ principalement aux ingénieurs des Travaux publics. Les P\ , illusions de cette période post-occupation américaine - + ‘ay vont s'obscurcir rapidement. Les projets seront aban- " donnés et les dispositions légales oubliées. La loi de 1940 ne définit pas le monument historique. Ë Cependant elle a fixé tout en s'inspirant des lois fran- « A çaises de l'époque le mécanisme du classement de ces L 4 ' dits biens culturels. On entend par «classement», la LAS reconnaissance d'intérêt public qui concerne plus spéci- fiquement l'art et l'histoire attachés aux biens culturels. Il constitue de fait une servitude d'utilité publique. Ainsi l'objet classé reçoit par arrêté un statut juridique destiné à le protéger E Parmi les effets découlant de ce classement décrit dans æ : 7" LA © ps 1 la loi de 1940, est prévu que le bien classé est exempt ; - Le FI PR — Hé de paiement de droits au profit du trésor public, qu'il sf ; . g« ve PET sera publié dans le Journal Officiel et enfin cadastré … “ | . . . ; ns L à 7 Le comme biens du domaine public de l'Etat. \ R : , +. En outre, ladite loi dispose également que le bien privé, > ) » ( , présentant un intérêt archéologique, historique où ar- à : h ’ À * & tistique sera inscrit dans un registre de l'Administration { » un" / "+ : générale des Contributions. De plus, elle interdit d'en- D | 1 > M reprendre des travaux, sans autorisation du Consei | 4 treprendre des t torisation du Conseil f * 4 Fes à des Secrétaires d'Etat, (correspondant actuellement au n ' r À - Conseil des Ministres). GE. 5 Fe # LL4 | | } % Le classement d'office d'un bien culturel privé implique, Ÿ : « fa »:. avec un délai de trois mois à partir de la publication : | À > dans le Journal Officiel de la République, son intégration LL fe 4 au domaine public. Le Conseil des Secrétaires a l | si d blic. Le Conseil des Secrétaires d'Etat | Ca. Ca ; È T à LA 1 A ME fixe l'indemnité à laquelle a droit le propriétaire et en px à A | 9 eo cas de contestation il sera procédé à l'expropriation, : EE Î = pure et simple. Cette disposition qui voulait que tout ee ee - vo 5" Duc Ce - monument historique classé tombe dans le domaine le re nero > = ns ublic de l'Etat devait constituer la grande difficulté T CREME ee — . ai Es P LU 8 ESS NET è ; 3 _———. re à pour son application. : : _ . - Les problèmes politiques de la fin des années 1950 . : : * Le : : z “Ke & ; Pr, f | / Lol Le An Le: interrompirent brutalement le développement du tou- A SE ve {| 7 / y ° Ad ( risme et le mouvement de préservation et de mise "ER SA pa 4 L) . 1x en valeur du Patrimoine. Il fallut attendre le début des es DES CE DR J " Li ’ F F2 é années 1970 pour assister à un réveil du tourisme et à 9 4 52e À AIN AP | bt ai un regain d'intérêt pour le Patrimoine historique. TR : 5 1 U7 Y } VE 1, 1 4 En 1964, la Charte Internationale des Monuments et IEEE SERRES il ére { 1 + "10 de Sites Historiques de lICOMOS dite Charte de Venise de D". re , VE, , à”, Var. ; ” in est publiée. Elle définit le monument historique de la 44 PL. 4 à | , Pt A 4 manière suivante : «La notion de monument historique M ,- + * ni ? / comprend la création architecturale isolée aussi bien ST ; 2: * x PA À 1 M y Æ1 due le site urbain ou rural qui porte témoignage d'une CE. Au 4 N \ h 1 y civilisation particulière, d'une évolution significative ou RÉEL, AN? ‘ Le |! À EN 7 4 : n d'un événement historique. Elle s'étend non seulement Vans ER € L He 1 PR 4 { | aux grandes créations mais aussi aux œuvres modestes LE ‘ #2 LE ES ARR. Er ñ | M: À | 2 qui ont acquis avec le temps une signification cultu- JN ace 2 d 3 EL PA Lt relle.» 2. AS mx be . hs Re 1 uw | a Cette définition intègre d'emblée toute une série de < 12" x ET, Re DS | d us nouvelles catégories de biens culturels immobiliers. De 2 RE Pr dl ; VA 44 > AU 1N° fait, se trouvent ainsi intégré sous le vocable de monu- = AL LR SNS AS - My .. E À ment historique aussi bien la modeste case rurale que & 44 AT DT LIL oi AT, pi A ER - Pi “ . ” =. arr “… le grand monument tel la Citadelle Henry. LAN Ad ea EU PES NOV ST TES AT 7/1 En continuité du mouvement de restauration basé sur CR | ” er % L en ' 2. pe Pa à © Ÿ “, cd MES 0 ou ee , : à 2re 0 3 TRE : Dr De, SEE CALE. nr LE ds etes £ 2 1 4 une exploitation touristique et sous l'emprise du même LVL AZ à he = TE WT 1 RES € pi + 4 GE À pos à ù cadre légal naquit, en 1972, le Service National des 2 fl: FUME à FN cha 7+ A ES AU À) A y MN Sites et Monuments, organisme privé financé par l'Etat 5 EUR TL" - x ë Ds & L PARTS UE ai NS FX MAN cet chargé de la restauration de la mise en valeur du ë |: * PT FRA ” AT dE. 4 EE din Patrimoine de la République d'Haïti. U : RSS D RE EE Décret créant l’ISPAN + 1. Le moulin de l'habitation Guillon (Habitation Nonez) au Haut-de-Saint-Marc 4 ; : . Re | Lo à En mars 1979, par décret, le Service de Conservation 2. Les ruines de la résidence de Sudre Dartiguenave à l'Anse-à-Veau des M des Si £ , l'insti + Le moulin Price, un des tous premiers moulins à vapeur construit en 1818 dans les ateliers Jhon Lindsay & Co, es Monuments et des tes est trans orme en l'Instrtut à Liverpool (Angleterre). de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN). Cet institut a pour mission de dresser l'inventaire, d'interve- J A BULLETIN DE CISPAN ° No 27 + ler août 2011 * 8 à : 1 y, , à v F LA + e 4 | | _ LA _ 4 4 r | Lis Cr 2 E II à À ft FE ra ets. MEL ee PAU Le or c 2 Han. te 1.1 ; Pr in | 5 ° à À Z £ 2 / _ + ” 2 AP det PA © rt 5 + Les imposantes ruines de l'habitation caféière Lamothe aux Matheux qui aurait appartenu à Jean-Pierre Boyer, président de la République de 1818 à 1843. nir d'assurer la promotion, de proposer les biens cultu- légal de protection. Bien que le centre historique du pour les besoins de la vie sociale et spirituelle (objets de rels au classement. Cap-Haïtien ait été classé au Patrimoine National en culte religieux, signe distinctif de rang social, ornements, En créant cet institut scientifique et technique, l'Etat haï- 1995, il n'existe en Haïti aucun texte de lois définissant bijoux) et aussi les documents, les livres, les instruments tien, sous l'impulsion de l'architecte Albert Mangonès, ou faisant référence à la notion de centre historique. de musique, etc. fait le choix d'émanciper, la Conservation du Patrimoine La Convention du Patrimoine mondial + Monuments et sites historiques et archéologiques de sa tutelle traditionnelle au Secteur Tourisme, secteur En 1980, la République d'Haïti ratifie la Convention militaires, administratifs, religieux, résidentiels et autres, qui avait été à l'origine des premiers mouvements de concernant le Patrimoine naturel et culturel Mondial de significatifs d'une époque. restauration de monuments historiques quelques dé- l'UNESCO. Cette convention a force de loi en Haïti. Elle + de prendre les mesures juridiques, scientifiques, tech- cennies plutôt. Cependant ce décret fondant l'ISPAN précise et élargit le champ du patrimoine culturel par niques, administratives et financières adéquates pour se base encore sur la loi de 1940, sans tenir compte rapport à la Charte de Venise. On y distingue : l'identification, la protection, la conservation, la mise en des avancées de la Charte de Venise de 1964, et se + Les monuments : œuvres architecturales, de sculp- valeur et la réanimation de ce patrimoine: conforme au système de classement en vigueur ture où de peinture monumentales, éléments ou struc- Le classement légal des biens culturels incombe donc Parallèlement, l'ISPAN poursuivit, dès sa création en tures de caractère archéologique, inscriptions, grottes à l'Etat partie. 1979, le premier inventaire scientifique et objectif de et groupes d'éléments, qui ont une valeur universelle Le décret d’Avril Monuments historiques d'Haïti, projet initié un an plus exceptionnelle du point de vue de l'histoire, de l'art ou En 1987,une nouvelle constitution est votée. Elle stipule tôt par l'Office National du Tourisme et des Relations de la science, dans son article 215 : Publiques. * Les sites : œuvres de l'homme ou œuvre d'art : «Les richesses archéologiques, historiques, culturelles et Les travaux de l'inventaire devaient aboutir au classe- dessins, peintures, gravures, sculptures, estampes etc. folkloriques du Pays de même que les richesses archi- ment de 33 monuments et d'un centre historique, le tout document relatif aux arts de la scène (partition tecturales, témoin de la grandeur de notre passé, font Cap-Haïtien, par un arrêté présidentiel publié le 23 août musicale, arrangement, description, chorégraphie, docu- partie du Patrimoine National. En conséquence, les 1995. Une première dans l'histoire de la conservation ments de mise en scène, décors) ; monuments, les ruines, les sites des grands faits d'armes du Patrimoine en Haïti (Voir BI-8, ler janvier 2009). * Objets et ustensiles de la vie quotidienne du passé de nos ancêtres, les centres réputés de nos croyances Il est important de noter que seuls les biens appar (vêtements, meubles, poteries, outils, armes, monnaies africaines et tous les vestiges du passé sont placées sous tenant à l'Etat haïtien ont pu bénéficier de ce statut médailles, sceaux et timbres etc.) et tous ceux conçus la protection de l'Etat.» Un décret ne devait tarder à « h 1 er À D | pez , À * HN TE \ BL. L | û Z un en) W \ rs SJ — à CES ner eee + br « : Le EE 4 ; hd qu 1) 44 i La US gt nr 4 h ! ” “ —, id, % ira : D N ? < Le. -| + NS R | ONE STE Sous | \ _ [£ | : SERVICES 5 A EL eh : à L=S > - : 1H acts É | EN # L HAITI SEE LUS | | 1 NIET" à Ses ) (Ni _ } À «ER x 1 = or "aim ; f WW! | 112 Dé 2 stars Z En — BST | … Ë en — … = LES | 1H = s ni D à ä * Le centre historique du Cap-Haïtien (Nord d'Haïti), seul ensemble historique classé patrimoine national, attendant une législation adéquate de protection J A 4 ° BULLETIN DE CISPAN : No 2/ + ler août 2011 «déterminer pour chaque domaine les conditions spé- * KW Ur \ Les Er | wa eut À ciales de cette protection.» 3 { FHL) 2 (ADS 27: 42"; Ya En effet, le 12 mai 1989, le Gouvernement militaire diri- ne À + = = "At PAPE > ‘ gé par le général Prosper Avril promulgue un décret qui ER \ \, ai a à À “ U. 4° KA % crée un organisme autonome de consultation doté de ; 4 US À : Ce x h.:/ Pr: TRE la Personnalité morale, dénommé : Commission Natio- * L] , a Li 4 ÈC D ET: "Re ? ‘Ex nale du Patrimoine. Publié en plein dans une situation - . +” - : ay nl Li LL 1 2: politique des plus cahoteuses, ce décret montrait com- 1 ( En à æ : ri "JO À 3 MS: bien le patrimoine, depuis les travaux du premier inven- J à asie . taire scientifique réalisée par l'ISPAN dans les années £ : HA LT 1980 en appliquant la notion de monument historique T in À | de la charte de Venise, avait permis une large prise de L # conscience sur la diversité et l'importance de notre y patrimoine immobilier. à Ce décret profite, en marge de la création d'une nou- velle institution pour élargir le champ du patrimoine. Les valeurs culturelles retenues nous dit Lerebours, - étaient pour la plupart nouvelles, mentionnées pour la ( L première fois dans la législation haïtienne, ce qui en- traînait une couverture plus large et plus efficace du ü d | : : Patrimoine Culturel pris dans sa complexité et sa plus a t pe — £ _ & grande variété : g-SEEAS VS Û E Cette loi intègre des biens culturels tels : ni Le, A + Documents manuscrits ou imprimés, documents n historiques, photographiques, sonores, cinématogra- s mes E phiques, audiovisuels ; = LE à + Oeuvres d'art : dessins, peintures, gravures, sculp- -+ Bien culturel privé : la résidence Sambour - dite Le Manoir - à l'avenue Jhon-Brown à Port-au-Prince, tures, estampes etc. tout document relatif aux arts de endommagé par le séisme du 12 janvier. la scène (partition musicale, arrangement, description, garde ont été fixées deux ans plus tôt dans la charte En fait, le classement est la forme légale de reconnais- chorégraphie, documents de mise en scène, décors) ; des villes historiques de Washington de 1987, complé- sance d'un intérêt public pour les biens immobiliers + Objets et ustensiles de la vie quotidienne du passé ment naturel de la Charte de Venise, qui portait exclu- (constructions, espaces publics, espaces verts, sites (Vêtements, meubles, poteries, outils, armes, monnaies sivement sur le monuments historiques isolés. archéologiques, etc.) qui porte sur l'Art et l'Histoire médailles, sceaux et timbres etc.) et tous ceux conçus Le décret de 1989 reprend exactement les mêmes qui leur sont liés : il constitue «une servitude de droit pour les besoins de la vie sociale et spirituelle (objets de dispositions de la loi de 1940 concernant le classe- public, limitant administrativement le droit de propriété culte religieux, signe distinctif de rang social, ornements, ment des biens culturels et ses effets, à savoir les biens instituée par l'autorité publique dans un but d'utilité bijoux) et aussi les documents, les livres, les instruments culturels classés doivent nécessairement tomber dans le publique». Le classement correspondant à l'idée des de musique, etc. domaine public de l'Etat. Révolutionnaires français fixant le patrimoine culturel et + Monuments et sites historiques et archéologiques La Commission Nationale du Patrimoine ne fut jamais historique : «bien appartenant au peuple tout entier». militaires, administratifs, religieux, résidentiels et autres, mise sur pied. Après le séisme, dans le cadre de la reconstruction du significatifs d'une époque. Lel2-Janvier centre-ville de Port-au-Prince, lancée par le Ministère Cependant ce décret ignore la protection des biens Au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, déjà dé- de l'Economie et des Finances, l'ISPAN a entrepris une culturels immatériels. Il est vrai que cette notion de vastateur en lui-même pour nos biens culturels immo- vaste campagne d'apposition de scellés sur les bâti- patrimoine culturel immatériel n'est apparue, sur les biliers, l'absence de cadre légal fut très préjudiciable à ments présentant des caractéristiques extérieures les scènes de discussions internationales, que la même l'ensemble du patrimoine culturel et historique. rendant susceptibles d'être considérés comme bien année en contrepoint du patrimoine mondial tourné Avec le séisme, s'est posée avec grande urgence la culturel, soit à cause de leur ancienneté, soit par leur essentiellement vers les aspects matériels de la culture. question latente de toujours : Comment l'Etat peut-il in- architecture témoignant d'une évolution de la société Ce décret ignore également les ensembles historiques tervenir sur un bien culturel privé, dépourvu d'un statut haïtienne ou par leur valeur artistique propre. L'appo- (groupes de constructions isolées ou réunies, qui, en légal fixant la part de propriété collective - patrimoniale sition de scellés suggérait la prise en compte de leur raison de leur architecture, de leur unité, ou de leur - de ce dit bien ? Ou, plus précisément, l'Etat peut-il conservation face à la campagne de démolition sauvage intégration dans le paysage) définis par la Convention intégrer dans le domaine public l'ensemble de la collec- qui se profilait à l'horizon. Pas moins de 500 bâtiments du Patrimoine de 1980, dont les mécanismes de sauve- tion de biens culturels privés, meubles où immobiliers ? furent ainsi recensés et provisoirement sauvés dans le centre historique de Port-au-Prince (Voir BI-18, ler novembre 2010). 0 A Jacmel, cette même démarche avait été initiée quelques mois plus tôt, afin de contrecarrer les démoli- tions planifiées par les services publiques. 103 bâtiments furent recensés et les niveaux de dommages subis furent consignés bâtiment par bâtiment. La FOKAL, pour sa part, réalisa parallèlement, avec la collaboration de la World Monument Fund, un impor- tant inventaire participatif sur plus de 200 maisons k gingerbread des quartiers du Bois-Verna, de Pacot, Tur- ; geau, à Port-au-Prince (Voir BI-25, ler juin 2011). ” Mais ces actions devaient s'arrêter là. À cause de l'ab- ” 3 dt. dd x | sence de statut légal, il s'avère impossible pour l'Etat " > d'intervenir et les sources de financement, dûment 1 | identifiées, pouvant permettre une intervention de sau- | | «! vegarde, deviennent complètement inaccessibles. 8 n | = ! EE L E LC Toute action à mener par les autorités compétentes Z { 2" v 1 } ri | face à la dégradation de cet ensemble important et di- £ L versifié de biens culturels privés s'avère dès lors difficile 2 à envisager à date, voire impossible. 2 E A partir des rapports de l'ISPAN, l'UNESCO), informé ë de cette probiématique, a inscrit sur son programme ° + Résidence rurale à Limonade (Nord d'Haïti). «Culture, Moteur de la Reconstruction», présenté à des BULLETIN DE CISPAN ° No 27 + ler août 2011 * 5 bailleurs de fonds le 19 mai dernier (Voir BI-24, ler juin pagnés d'actions médiatiques importantes, et enfin la NOTES: 2011) un important projet de révision du cadre légale rédaction et publication d'une stratégie législative. l. In Forum Libre «La conservation du patrimoine artistique et cultu- de protection du patrimoine culturel d'Haïti. Ce projet chiffré à US $ 500 000 pour une durée de rar légitation haïtienne», Port-au-Prince, Haïti, 1995. 2. . k : . k k k 7 É . Par ailleurs, dans le chapitre Il du décret de 1989, il existe une Cette révision des politiques du patrimoine culturel bâti 15 mois devrait aboutir à la promulgation d'une loi iste des éléments compris dans le Patrimoine National qui n'a été a pour objectif de procurer à Haïti un cadre juridique et moderne sur l'ensemble du patrimoine culturel et des reprise ni dans la liste des biens culturels immobiliers susceptibles des textes législatifs modernes pour la protection et le mécanismes de classement juste et équilibré favorisant d'être classés, inscrits ou proposés pour dassement: ni dans celle développement du patrimoine culturel, conformément la sauvegarde et la mise en valeur de notre patrimoine. 5 biens culturels mobiliers susceptibles d'être classés. De plus, si . , . . . k . . le décret de 1989 innove avec la notion de Patrimoine National elle aux conventions de l'UNESCO dans le domaine de la Le temps paraïtra bien long à celui qui observe les 4e profondément attachée à la notion de Monument Historique culture. pertes quotidiennes que subit le patrimoine culturel {notion qui n'a pas encore, en droit haïtien, une définition clairement Elle définit une série de tâches qui se résument en une immobilier d'Haïti. Mais la démarche est nécessaire et établie). En effet, les biens culturels immobiliers seront classés comme compilation exhaustive et une analyse des textes législa- indispensable. monuments historiques et non comme Patrimoine National comme . «4 eu : Lu le suggèrerait le début du décret. En ce sens, on peut conclure que si ts appropriés pour Haïti, la consultation de spécialistes 9 CCC PTS 9 le décret de 1989 essaie dans ses deux premiers chapitres de tenir nationaux et internationaux, surtout des discussions Cenarticleéré rédigé avec coHaboration compte de la convention de l'UNESCO ratifiée par Haïti en 1980, techniques avec les divers acteurs nationaux, accom- TAN IRRRES HEUES RE ÉFIERE elle reprend en majeure partie les dispositions de la loi de 1940. De la classification Darren LUN OA TUE créant la Commission Nationale du Patrimoine des biens culturels Extrait : Chapitre Il du Moniteur No 55 du 20 juilet 1989) Chapitre III tenu par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux de réparation ou de modification quelconque, si le conseil De la classification des biens culturels. Administratif. des ministres n’a donné son consentement suite au rapport À) Des immeubles Ladite inscription sera notifiée au(x) propriétaire(s) ou conforme de la Commission Nationale du Patrimoine, Art 8.- a) Est considéré comme bien culturel : tout immeuble possesseur(s) et entraînera pour lui l'obligation de ne procé- Les travaux autorisés par le Conseil des Ministres doivent être qui présente un intérêt public au point de vue historique ou der à aucune modification de l’immeuble ou de la partie de exécutés suivant les normes qui ont été établies par lISPAN et artistique ou classé comme monument historique. limmeuble inscrite sans avoir six mois au préalable, avisé le sous la supervision de cette institution. b) Sont également considérés comme biens culturels les ministère compétent de leur intention et indiqué les travaux Le Conseil des ministres peut en outre autoriser l'exécution immeubles situés en Haïti qui appartiennent ou appartiendront qu’ils se proposent d’y faire effectuer. par les soins de l’ISPAN et aux frais de l'Etat avec le concours soit à l'Etat, soit aux communes ou toute autre personne Ce ministère ne pourra s’opposer auxdits travaux qu’en enga- éventuel de l'intéressé, des travaux de réparation ou d’entre- publique ou privée, établissement public, privé, ou d'utilité geant la procédure de classement, telle qu’elle est prévue par tien qui sont jugés indispensables à la conservation des monu- publique de même que ceux qui constituent ou constitueront le présent décret. ments classés qui n’appartiennent pas à l'Etat. des monuments préhistoriques ou archéologiques, les terrains Toutefois, si lesdits travaux avaient pour dessein ou pour effet Dans le cas où les intéressés auraient déclaré n’être pas en qui renferment ou renfermeraient des sites ou gisements pré- d’opérer le morcellement ou le dépeçage de l'édifice ou de la mesure de fournir ce concours, ils pourront solliciter de l'Etat historiques, des sources thermales, ceux qui constituent ou partie de l'édifice inscrit, dans le seul but de vendre en tota- une assistance pour l'obtention du crédit nécessaire et à des constitueront des sites ou monuments naturels à caractère lité ou en partie les matériaux ainsi détachés, le ministère de conditions préférentielles qui leur permettront d’exécuter ces artistique, des immeubles dont le classement est ou sera tutelle dispose d’un délai de cinq années pour faire procéder travaux selon les normes établies par l'ISPAN, conformément réclamé pour isoler, dégager ou assainir, ceux qui, aux termes au classement, et est autorisé, dans l'intervalle, d’ordonner de à ce même article. L’immeuble pourra être exproprié par une du présent article, demeurent et demeureront classés. surseoir aux travaux dont il s’agit. loi ou un décret si aucun accord n’a pu intervenir entre les Art 9.- La désignation des immeubles envisagés à l’article pré- Art 13.- Lorsqu'un immeuble appartenant à un particulier aura parties. cédent sera faite par décision du conseil des ministres sur le été classé d’office sans son consentement exprès, le classement Art 16.- Pour assurer l’exécution des travaux urgents de conso- rapport de la Commission Nationale du Patrimoine. pourra donner lieu au paiement d’une indemnité représenta- lidation dans les immeubles classés, le ministre de tutelle, dû- Une liste desdits immeubles ainsi classés sera publiée au tive du préjudice pouvant résulter pour le(s) propriétaire(s) de ment autorisé par le Conseil des ministres, à défaut d’accord journal officiel. En outre, il sera dressé, pour chacun d’eux, un l'application de la servitude de classement d'office amiable avec les propriétaires, pourra autoriser l’occupation extrait de ladite liste reproduisant tout ce qui le concerne; cet à charge par l'intéressé de prouver ce préjudice et d'établir temporaire de ces immeubles ou des immeubles voisins. extrait sera transcrit au bureau de la conservation des Hypo- avec précision les éléments propres à en favoriser l'estimation Un avis publié au journal officiel indiquera que cette occu- thèques de la situation de l'immeuble, par les soins de la Direc- en afgent, à être établie selon les lois en vigueur régissant la pation est ordonnée sans que sa durée puisse en aucun cas tion Générale des Impôts. Cette transcription ne donnera lieu matière (crf: mode d’estimation). excéder quinze (15) mois, et sans qu’elle puisse donner lieu à à aucune perception de droits au profit du trésor. Toute réclamation devra être produite à la Commission Natio- aucune autre indemnité à la charge de l'Etat que celle de verser Ces formalités remplies, ces immeubles seront cadastrés nale du Patrimoine dans les trois (3) mois qui suivent la publi- aux propriétaires, pendant toute la durée de l’occupation, le comme biens du domaine public et seront inscrits dans un cation de l'arrêté de classement au Moniteur. montant des loyers de l’immeuble en question. registre spécial que tiendra à cet effet la Cour Supérieure des Le Conseil des ministres, saisi de la susdite réclamation, en ap- Art 17.- Aucun immeuble classé ou proposé pour le classe- Comptes; ceux d’entre eux qui constituaient jusque-là des dé- préciera les motifs et s’il les estime fondés, désignera un expert ment ne peut faire l’objet d’une expropriation pour cause pendances du domaine privé de l'Etat ou des communes sont qui, serment légalement prêté à cet effet, fixera le montant d'utilité publique autrement que de la manière et pour les ou seront de droit transférés dans le domaine public et seront de l’indemnité à verser au (x) propriétaire(s) intéressé(s), s’il motifs prévus à l’article 13 du présent décret. de même cadastrés et enregistrés à ce titre. y a lieu. En cas de contetation à ce propos de la part de ce(s) Art 18.- Aucune construction neuve ne peut être adossée à Art 10.- Sont compris parmi les immeubles susceptibles d’être dernier(s), il sera procédé au nom de l’Etat et sur le rapport de un immeuble classé ou proposé pour le classement sans une classés d’office aux termes du présent décret, tout immeuble la Commission Nationale du Patrimoine compétent, approuvé autorisation du Conseil des ministres. ou terrain qui offre ou offrira de l'avis de la Commission Na- par le ministre de tutelle, à l’expropriation de l’immeuble classé Nul ne peut acquérir des droits par prescription ou autres sur tionale du Patrimoine les mêmes caractères que ceux désignés pour cause d'utilité publique. un immeuble classé. à l’article 8 du présent décret et qui appartiennent ou appat- Exceptionnellement, la procédure prévue par la loi du 5 sep- Les servitudes légales qui peuvent causer la dégradation des tiendront aux particuliers. Il en est de même de ceux dont le tembre 1979 ne sera pas d'application en l’espèce. Une loi ou monuments ne sont pas applicables aux immeubles classés. classement est ou sera jugé indispensable pour isoler, dégager un décret à l'initiative du Pouvoir Exécutif viendra réaliser l’ex- Aucune servitude ne peut être établie par convention sur un ou assainir un immeuble classé ou proposé pour le classement. propriation, fixer l’indemnité à accorder au(x) propriétaire(s) immeuble classé qu’avec l'agrément du Conseil des ministres. Art 11.- La proposition de classement des immeubles ou ter- selon avis de la commission et ordonner l’incorporation de Art 19.- Les effets du classement, tels qu’ils sont déterminés rains visés à l’article 8 ci-dessus fera l’objet d’une décision du l'immeuble exproprié au domaine public dans les formes pres- par les dispositions du présent décret, suivent l’immeuble en Conseil des ministres, prise sur le rapport de la Commission ctites au dernier alinéa de l’article 9 du présent décret. quelques mains qu’il passe. Nationale du Patrimoine. Art 14.- L’expropriation forcée des immeubles visés à l’article Art 20.- Aucune aliénation d’un immeuble classé ou d’un im- Une fois admise, elle sera notifiée au(x) propriétaire(s) ou 13 ci-dessus sera réalisée de la manière prescrite par l’article meuble simplement proposé pour le classement ou inscrit ne possesseur(s) et dès lors, elle produira tous les effets du clas- 9 du présent décret, préalablement à leur classement. Et à peut avoir lieu, à peine de nullité que par acte authentique. En sement; ces effets ne cesseront de s’appliquer que si le classe- compter du jour où l'Etat notifie au(x) propriétaire(s) d’un outre, son propriétaire en donnera préalablement avis aux mi- ment définitif n'intervient pas dans les quinze mois de cette immeuble non classé son intention d’en réaliser lexpropria- nistères concernés. L'Etat jouira d’office d’un délai de quinze notification. Le classement définitif sera prononcé par arrêté tion, tous les effets du classement s’appliquent de plein droit (15) mois à compter de la date de cette notification, pour en du Chef de l'Etat dont un extrait sera transcrit, sans frais pour à l'immeuble visé. Cependant, si la loi ou le décret consacrant faire l'acquisition de gré à gré, ou à défaut d’accord, en réaliser le trésor, comme il est prévu à l’article 9 du présent décret. ladite expropriation n'intervient pas dans les quinze lexpropriation s’il le juge utile. Passé ce délai, ledit immeuble Art 12.- Les édifices ou parties d’édifices publics ou pri- (15) mois de cette notification, ces effets cessent automa- pourra être aliéné par son propriétaire. vés qui, sans justifier une demande de classement immédiat tiquement. Art 21.- Le déclassement total ou partiel d’un immeuble est sont jugés susceptibles de présenter, à plus ou moins brève L’immeuble, objet de lexpropriation, est de droit classé prononcé par arrêté présidentiel, pris sur le rapport motivé échéance, un intérêt archéologique, historique ou artistique comme monument historique et un extrait de la loi ou du dé- de la Commission Nationale du Patrimoine, préalablement suffisant pour en rendre souhaitable la préservation, pout- cret d’expropriation sera transcrit comme il est prévu à l’article approuvé par le Conseil des ministres. ront, à toute époque, sur le rapport de la Commission Natio- 13 du présent décret. Mention de l'arrêté de déclassement sera faite en marge de nale, et par avis du ministère de tutelle, dûment autorisé par le Art 15.- L’immeuble classé ne pourra être détruit ou déplacé, la transcription à laquelle avait donné lieu le classement de Conseil des ministres, être inscrits dans un registre à cet effet même en partie, ni être l’objet d’un travail de restauration, l'immeuble envisagé. 6 + BULLETIN DE CISPAN ° No 2/ « ler août 2011 LL] Della Providence des Hommes L4 L L LL] L_] au Pénitencier du Cap-Haïtien Situé à limite nord du centre historique du Cap- été effectuées au cours de son histoire, particulière- Français, l'immense complexe du Pénitencier du ment durant l'occupation américaine de 1915. Cap-Haïtien est formé de groupe de bâtiments. . La prison civile du Cap-Français Le premier groupe, le plus important, est situé à < “ai el A l'Est de la Providence et situées à l'angle de la l'emplacement des anciennes bâtisses de la Maison . RE, rue de la Providence (actuellement rue 21) et celle de la Providence du Cap-Français, maison d'accueil 4 . du Pet-au-Diable (actuellement rue 21), les prisons réservé aux hommes, et le second groupe est formé - ‘ .: civiles du Cap-Français, furent construites à partir de des anciennes bâtisses de la prison civile du Cap- “ 1733. Elles sont formées de plusieurs corps de bâti- Français, construit en 1777. Ces deux groupes de c- Abe a | ments insérant des cours intérieures, «bien pavées bâtiments furent, à un certain moment, probable- & pa 7 x servent à faire prendre de l'air aux prisonniers le ment vers le milieu du XIXème siècle, rattachés l'un % g '7# matin et le soir» (: Moreau) à l'autre, et destinés à former le pénitencier du Cap- » 37 Vs . La répartition des espaces de la prison reflète les Haïtien qui fut jusqu'à sa désaffectation le principal L .d mœurs de l'époque : séparation entre sexes et entre lieu d'incarcération du Nord d'Haïti. les statuts sociaux. Ainsi «la distribution y est com- La Providence des Hommes L 14 l binée pour que les personnes libres soient séparées La partie correspondant à l'ancien hôpital du Cap- Eee =. des esclaves et pour que les femmes ne soient pas Français est aujourd'hui composée de halles ados- LR aconRe- “os | mêlées aux hommes». Se distingue nettement la sées à de hauts murs de clôture sur deux cotes Fr l : E | «Section réservée aux Hommes» (hommes libres), opposés et couvertes d'une toiture en appentis. Il 1 Û la «prison des femmes blanches, la section réservée s'agissait à l'origine d'une «petite habitation, où les - | —… aux nègres et, enfin, une réservée aux régresses», enfants, les vieillards, les infirmes, les incurables, et les 3 7 : «= les nègres et les négresses n'étant pas forcément hommes arrivant de France et se trouvant sans asile RE us _ Z des esclaves. Une dernière section complète l'en- et sans secours, seraient reçus». Cette maison avait ne 7 semble. Elle est constituée d'une double rangée été fondée en 1740 par Louis Turc de Castelveyre. J h = 7 t E de 11 cachots chacune, placés de part et d'autre Dès!741 elle prend le nom de Maison de la Pro- d 4 = NE E d'une longue cour centrale, destiné à emprisonner vidence. Selon Moreau de Saint-Méry, «en 1777, 2 + les criminels jugés dangereux et les récalcitrants. on entreprit de bâtir réellement la Providence des de l'ancien Déntencler dû Cup Han Ces cachots sont construits en maçonnerie épaisse hommes, qui était si peu de chose à cette époque. et solide. Leurs cellules faisant 2,10 m par 2,90 m L'édifice doit avoir 60 toises (116,94 ml) de façade de long sur 17 (4,71 mi) de large et l'autre de 28 Sont voutées et leur extrados recouvert de tuiles sur la rue de la Providence, à partir de la rue Savoie (27,15 ml) sur 18 (4.28 ml), qui ont été construits Jarsile plates scellées du mortier de chaux formant et s'étendant vers l'Ouest». Vers 1790, toujours Pa” Artaud, entrepreneur d'après marchés passés le {ne toiture déversant les eaux de pluie dans la cour selon Moreau de Saint-Méry, il n'y a cependant 10 mai et le 15 juillet 1782. C'est dans la totalité Centrale. que deux-tiers construit. Un corps avancé formant de Ces constructions, qui peuvent contenir 80 per Un puits couvert permettait de distribuer l'eau dans un grand vestibule sur toute la largeur du bâtiment, SOnnes et qui étaient achevées en 1782, qu'on 4 VU tout le complexe et alimentait une fontaine publique qui est de 36 pieds (9,97 ml), marque son milieu. A Jusqu'à 200 malades ou blessés durant la dernière tué à l'angle du bâtiments, à l'encoignure de rue l'extrémité orientale, est la chapelle qui a été sculp- 8uerTe, car durant deux ans la Providence avait Été de la Providence et de celle du Pet-au-Diable. Il dis- tée par M. Adde, artiste intelligent. A l'immense transformée en un hépital militaire, devenu indispen- &ibuait l'eau dans toutes les parties basses du bâti- corps de logis de la Providence, ont été ajoutés de sable.» Les locaux actuels ne respectent plus cette ent et alimentait une fontaine publique, située à nouveaux bâtiments l'un de 261 pieds (72,31 ml) disposition, de nombreuses transformations y ayant l'angle sud-est du complexe pénitencier au coin de — n ==. 4 “a w, ” à Em TtTE RS 7 - AU CCM AN E NOR NET PONTS QU Re LE é a LEO 8 N 4 #.\ LEE Ca ie F À A LS Der Pre MR À : À 4 sd \ L - QE “PONS ACSORET | | QE “OR er ARTE || | mr _ ” an 4 rod de. = ; Plens à E .! | + Li \ ar TETE < | nn De Te LE 1 = 58, à” 2 D. 1 , x _ Se « “à > =: Aer * L'ancien Pénitencier du Cap-Haïtien à l'angle des rue 21 (Rue de la Providence) et O (Rue du Pet-au-Diable) BULLETIN DE L'ISPAN ° No 27 * ler août 2011 * la rue du Pet-au-Diable (rue O) et la rue de la Pro- halles couvertes en appentis adossés aux murs « p FA vidence (rue 21). Un chanfrein creusé à l'angle du d'enceinte de part et d'autre de la cour centrale res- : bâtiment indique encore son emplacement. pectant les disposition des bâtiment antérieur de la | 1 $ me Pendant la guerre de 1778, la prison civile du Cap- Providence. Une salle de la halle sud était réservée sig Français accueillit de nombreux anglais fait prison- au culte de Notre-Dame de la Merci? voué à la «ré- L 4 | niers. demption des captifs». Une tradition qui remonte 1SN ; Fl Fr rs Centrale civile d'arrêt et de correction, outre ses probablement à la première chapelle construite par ct À: ts n À L cellules rangées autour de cour la prison disposait le sculpteur Adde. Un troisième local situé à l'extré- M D—  à Kæ% de tous les services annexes nécessaires à son bon mité ouest de la cour enserre l'ensemble. ' ; _ RMC 4 fonctionnement : une cuisine centrale, les appar La prison, elle, se transforma au fur et à mesure de | L a tements du geêlier cuisine, un espace de stockage, nouveaux besoins. Ces modifications furent impor- I = un guichet d'entrée et une chambre d'instruction où tante sous l'Occupation américaine (1915-1934), . _ Z «chambre criminelle où se font les actes d'instruc- par ajout d'un étage au-dessus de cellules, intégrant FR: " ù £ tion du premier juge, ce qui dispense de transférer de nouveaux matériaux tel le béton armé et la tôle M YEN 50 € La , = 2 les prisonniers.…..». métallique. En 1994, le complexe, alors occupé par M { ME , 3 Le Pénitencier du Cap-Haïtien l'armée haïtienne, fut pillé par la population et les lo- Le Le w ; £ Après l'Indépendance d'Haïti (1804), les deux com- caux vandalisés, particulièrement ceux de l'ancienne © ae Un CS. aff PAU plexes - la Prison civile du Cap et la Providence des prison civile du Cap-Français, où les ouvertures, les ” Causes 7 | Hommes - furent réunies pour former le pénitencier charpentes, les couvertures, le solivage des plan- | Ê fr The ÿ | ÿ du Cap-Haïtien. Du côté de l'ancienne Providence, chers ainsi que les installations électriques et sani- > à , = de nouveaux locaux furent construits : de longues taires ont été enlevés. d T5 LP £ a fà 28 cyn | LE CAF Ep 0 PP — — | . J'Y Es RES EL) =] 2 db di di 2 2 dl di dù 2h 5 Pia sr Prorn. reet os esse Coun pis éAcHurrs ce Ds PHLAUNE | CALLERIT | | ‘ 1 6 |! | CIVILS ET CHMIRLES in D ( T 5 f | T 1 { T Ï T T — Lu 0 0 : \ we pu CA Le 2 À Le s  p_\ . œ .) Coin s_| | Û Counprzarmusonk E “ EE = 2 à, I 2. # 4h — » | ÿ f 4 [LES + d Longs NÈCGHES 4 dt ë À 1 Coun | mes | Cu : P” d | MLANCHIEX . 4 : 4 rom l Liber sl ETES fl 7.1 1ArnEx UN] # 4 ” * Honenx | 2 | [ E é | ï un 2 an +. — a LA ST EX NMCTMEN EX ÿ “24 ——_———————— TS rs ré ” > vvyvy wo vy uv Vy ve y «9 y Lu - _—…—— î L V1 Ÿ 2 : 7 | —— — mmdi| | : + Lo r'd al... 42 | | %; : : a es J . 4 TIIIIIIITII] 7 / | Z ] Û d\ £ £ O C= | ‘ ei l _ — ë Ô 4 Ë < [T + |. L'entrée de l'ancien Pénirtencier du Cap sur la rue 21 m r an | °2 La cours des cachots de la prison Q 2 * 3. La rangée ouest des cachots casematés. 5 [ se "7 / « + 4, L'abri du puits colonial dont l'accès était placé, à l'origine, æ É ü L sur la cour des “prisons des femmes blanches”. à spams J 5 % 4 Aujourd’hui u rl d u « Suite à un rapport technique de l'ISPAN, le com- œ a BL. J plexe, propriété de l'Etat haïtien, fut inscrit sur la liste < L # “# du Patrimoine National par l'arrêté présidentiel du 2 — - 23 août 1995. Depuis, il est placé sous la garde de É se a À L LE. l'Institut qui y installa, après travaux de restauration, Z er, Gb ] + son bureau régional Nord dans les locaux dits de la < Di, Pate Dante Pate Ps ‘sb = - z «Providence». L'état de conservation de cette par- 5 ä = LI L tie de l'ensemble peut être considéré comme bon, È l'ISPAN assurant avec de faible moyen l'entretien = RUE O ou RUE DU PET-AU-DIABLE des lieux et de sa vaste cour Par contre, la partie Lo correspondant aux anciennes prisons civiles du Cap- + Les plans dressé en 1774 de la prison civile du Cap-Français Français n'est que ruines depuis le pillage de 1994 + Les relevés du bâtiment effectués en 1994 ! 8 + BULLETIN DE CISPAN * No 27 + ler août 2011 d, "I JKI Fu ET F2 De nr 2 dm 4 Æ TETE , ne RE 7 11 ' à LA 2 ES LR. ::# MN Le pe Se * J 7 LE D F Î > D: ie ; + | $ >. 7 M. F ' ] - D A — N | né be SO EL 15 1 18 08 QE : j (fl ‘ 1 - ] ol Ü ù pe A r | « ’ ht ee 7 e À] ii 2 - = r U : d J - un SE M F \ ÿ >, _ =, h ; LS PT PAGE = ne à. 2. 7 = : ne s Ê . + La cour centrale de l'ancien pénitencier du Cap-Haïtien. À gauche le bureau régional Nord de l'ISPAN laissant s'infiltrer les eaux de pluies dans ses épaisses d'opposant au régime. De nombreux jeunes accu- la restauration de la halle nord pour y loger l'école murailles et favorisant une végétation sauvage qui sés, à tort ou à raison, d'activités subversives com- de musique du Cap. Mais les travaux arrivés à une lentement mène à la destruction de l'ouvrage. La munistes y furent incarcérés avant d'être menés au phase très avancée furent stoppés net par arrêt cour des cachots conserve toujours son impres- champ de tir des Forces Armées d'Haïti, au bas du intempestif du financement, alors que tous les maté- sionnante austérité avec ses théories de cellules lu- fort Saint-Michel pour y être fusillé (Voir BI-23 + ler riaux de finition étaient déjà portés à pied d'oeuvre. gubres, accessibles par une étroite porte et ventilée avril 2011). .… par un soupirail dont les fortes grilles en barres de Patrimoine National métal ont, pour la plupart, été démantelées, Témoin de plus de 250 années d'histoire sociale et , * Localisation géo-spatiale Le puits colonial est dans un état de conservation politique de la ville du Cap, pour avoir été trans- de l’ancien Pen DD N jugé bon, quoique sa cavité ait été complètement formé par apport successifs® respectant une unité Latitude : 72°12'16.80" O obstruée. Il est le seul exemple de ce type, identifié de style architectural et pour avoir conservé une Altitude : 35m par le Service d'Inventaires de l'ISPAN, qui soit amé- valeur d'authenticité, la pénitencier du Cap-Haïtien (Sc. Googlearth » 2011) nagé d'une couverture de maçonnerie en forme d'échauguette. NOTES : + : se s |. En 1778, suite à la signature du Traité d'alliance franco-améri- Les nuisances menaçant le site sont principalement : Pl . ; oo . . on . : LA l F cain, la France déclara la guerre à l'Angleterre, en vue de soute- le voisinage immédiat de la ravine du Cap longeant \ Ÿ F h | | nir militairement l'Indépendance des Etats-Unis. la partie nord du mur d'enceinte. En plus de ses Li N ‘A A4 2. Le 23 septembre de chaque année à la demande de l'ISPAN, crues incontrôlées sapant de ses eaux les bases de T LA { fl une messe est célébrée à l'ancien pénitencier du Cap-Haïtien là muraille, son lit sert de décharge publique à tout = ne. { | ' L pe à l'intention des riverains, perpétuant une tradition, peut être | rti ' 8 L 1 { plusieurs fois séculaire. € quaruer. | , . z nt k 3. Fort-Dimanche : Pendant les 29 années de la dictature de La comparaison entre les relevés architecturaux & LE , 2h er François Duvalier puis de son fils Jean-Claude Duvalier, le Fort réalisés en 1997 et ceux retrouvés aux Archives = . Li LÉ + , Dimanche était le lieu où les tontons macoutes et l'armée em- Nationales d'Outre-Mer de France (ANOM) dans 2h ” EF D 1 prisonnaient, torturaient, exécutaient et inhumaient les ennemis la base Ulysse (voir BI-17, ler octobre 2010) per- es \ ! Au [en réels où présumés du régime. Ce sinistre lieu gagna le surnom Y . ( , , ) P - L _ à de Fà Lanmd (Fort-la-Mort) auprès de la population de Port- met de se faire une nette évaluation des transfor- + Une des cours intérieures de la prison prince mations subies au cours des ans par l'édifice. Des fut inscrit, après avis technique de l'ISPAN, sur la liste 4“Les apports valables de toutes les époques à l'édification d'un recherches archéologiques plus étendues réalisées Patrimoine National en 1995 (Voir BI-8, ler janvier monument doivent être respectés, l'unité de style n'étant pas un sur le bâtiment lui-même permettraient de décrire 2010). but à atteindre au cours d'une restauration. Lorsqu'un édifice et de dater avec plus de précisions ces modifications Espace exceptionnel dans la dense ville du Cap- comporte plusieurs étais superposés, le dégagement d'un état . . ue Le sous-jacent ne se justifie qu'exceptionnellement et à condition SUCCESSINES. | | | Haïtien, avec sa vaste cour intérieure’, sa localisation que les éléments enlevés ne présentent que peu d'intérêt, que Durant la dictature de François Duvalier Président en bordure du centre historique, son jardin planté la composition mise au jour constitue un témoignage de haute d'Haïti de 1957 à 1973, particulièrement durant la de manguiers géants, sa valeur historique et esthé- valeur historique, archéologique ou esthétique, et que son état période dure du début des années 1960, la section tique, le pénitencier a fait et continue de faire l'objet © Conservation soit jugé suffisant..." (Charte de Venise, 1964) . . . z ‘12 , z 5. L'ensemble enserre une vaste cour centrale plantée de man- des anciennes prisons coloniales fut transformée de nombreuses idées d'aménagement culturel et : arc one e te Cu . : un , ue guier aux dimensions imposantes. Il s'étale sur une propriété (à l'instar de la prison du Fort Dimanche? de Port- touristique. En 2006, financé par le Ministère de la rectangulaire d'environ 10.000 m2. Les locaux occupent une au-Prince) en haut lieu de répression et de torture Culture et de la Communication, l'ISPAN entrepris surface approximative de 3.328 m? et la cour environ 6330 m°. ANCIENNE PROVIDENCE DES HOMMES ANCIEN PENITENCIER DU CAP-FRANCAIS et TECE LE =. Q Le à en 1 CET. b HH = |" LRRLEEE.] ee 1 Es n- = - 4 < | = FE et © 1 | B PTILE 2 L | Tr DE l= bi 1 I COUR CENTRALE Es = | | UE 5 £ — : & , ï 0 a F4 Bureau de l'ISPAN \ = LL H ol annee Lai et it nel tel | \ ÿ 1! 1 \ E L 5 JET] \ g 8 = RUE 21 / DE LA PROVIDENCE + Plan général de l'ancien pénitencier du Cap-Haïtien, classé Patrimoine national en 1995 3 A BULLETIN DE L'ISPAN ° No 27 * ler août 2011 * @ D = 39ème session du CPM-UNESCO : = LI LA LI LI importantes décisions S'est tenue à Paris du 19 au 29 juin 2011, au siège delle Sans-Souci, Ramiers (PNH-CSSR), unique bien 15 + ler août 2010) et aux différentes missions que de l'UNESCO à Paris, la 35ème session du Comi- culturel de la République d'Haïti inscrit sur la liste du l'UNESCO à réalisé en Haïti de 2009 à 2011. té du Patrimoine Mondial (CPM-UNESCO). Au Patrimoine Mondial et a produit des décisions faisant Pour archives, le BULLETIN DE L'ISPAN soumet ci- cours de cette session le Comité a examiné l'état suite à celles de la 34ème assemblée générale du après à l'appréciation de ses abonné(e)s le texte des de conservation du Parc National Historique Cita- CPM, tenue il y a deux ans à Brasilia, Brésil (Voir Bl- dites décisions. Décisions adoptées par le Comité du Patrimoine Mondial lors de sa 35ème session (UNESCO, 2011) Décision 35 COM 7B.125 Parc national historique — Citadelle, Sans Souci, Ramiers (Haïti) (C 180) Patrimoine mondial 35COM LISPAN a demandé pour la Conférence des donateurs de l’aide pour la UNESCO création d’un bureau technique à la Citadelle Henry, mis en œuvre par Convention concernant la Protection du Patrimoine Culturel et Naturel deux techniciens, l’un siégeant à Milot et l’autre à Dondon, les deux po- Mondial pulations se situant aux extrémités nord et sud du Parc national. Comité du Patrimoine Mondial Le Centre du Patrimoine Mondial a organisé en septembre 2010 une Trente-cinquième session réunion technique de travail avec les experts qui ont accompagné la mis- Paris, Siège de l'UNESCO sion en juillet 2010, afin de préparer un document de travail conformé- 19-29 juin 2011 ment à la décision du Comité du Patrimoine Mondial en 2010, avec un accent spécial sur les actions à suivre pour mettre en œuvre le plan de Décision 35 COM 7B.125 conservation et de préparation aux risques. Le document technique final Ordre du jour : Etat de conservation de biens inscrits sur la Liste du qui servira de base pour le plan d’action est en train d’être finalisé. La patrimoine mondial Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle est en cours Nom du bien ciutlruel : Parc national historique — Citadelle, Sans Souci, d'élaboration et la documentation historique de la construction du bien C Ramiers (Haïti) (C 180) a été complétée avec de la documentation provenant de l'UNESCO, de PICOMOS International, ainsi que des archives cartographiques du Chà- Année d'inscription sur la Liste du patrimoine mondial : 1982 teau de Vincennes. Critères En ce qui concerne l’Inventaire rétrospectif du bien, le Ministère de la iv) (Gi) Culture et de la Communication a établi les limites officielles du Parc Paule) d'inseritée au le ILisse eu paisinine moral eu RÉAL 8 IN national par le biais de l’arrêté présidentiel de juillet 2010. Les limites du Décisions antérieures du Comité : 6 COM XIL.41; 7 COM X.36 ; 34 COM A ee cu 7B.110 Parc vont être définies et les travaux de recensement des types de propriété Assistance internationale : Montant total accordé au bien : 200 668 dollars dans les limites du site ainsi que dans les environs sont actuellement en EU pour des programmes de conservation et d’assistance d’urgence ; 49300 Cours. dollars EU pour une mission technique d’urgence après le tremblement de Des pourparlers ont été initiés avec des représentants de l’Union euro- terre du 12 janvier 2010. péenne, le Ministre des Travaux Publics, les représentants du Ministère Fonds extrabudgétaires de l'UNESCO : Montant total accordé au bien: de la planification et le Ministre du Tourisme, afin d’obtenir toute l’infor- 14.780 dollars EU pour la mission technique de juillet 2010, en partie finan- mation relative à la construction de la route nationale 003, dont le tracé cée par les Fonds-en-dépôt espagnols pour le patrimoine mondial initial avait été l’objet d’une demande d’arrêt par le Comité du Patrimoine Missions de suivi antérieures : : . + Septembre 2006 : visite technique du Bureau de l'UNESCO de la Mondial en 2010. Des routes alternatives ne traversant pas le Parc ont Havane: également été demandées. Pendant la réunion de travail avec le Ministère + Juillet 2010: mission technique d'experts; des Travaux Publics et son équipe, il a été confirmé que des études d’éva- + Mars 2011 : mission de préparation-Conférence des donateurs, CLT. luation technique et financière pour un trajet alternatif étaient en cours. Facteurs affectant le bien identifiés dans Les rapports précédents Dans ce sens, les représentants haïtiens ont confirmé que un projet tech- a) absence de plan de gestion; nique d'amélioration de la route nationale, parcourant actuellement le b) absence de plan de conservation; Parc pour relier Milot à Dondon, va être soumis au Centre de Patrimoine 5) défis curés par leu Mondial pour examen et révision. d) vandalisme; : . . ; . , €) activités sismiques; En ce qui concerne les projets de tourisme que l’on souhaite développer Das infeenenrss à la Citadelle, des pourparlers ont été amorcés avec la Banque Interamé- g) absence de plan de prévention des risques. ricaine de Développent (BID) à Port- au-Prince. Elle a été informée en détails des décisions, adoptées officiellement par le Comité du patrimoine Problèmes de conservation actuels mondial, demandant l'interruption du projet de tourisme de masse Dans le cadre de la préparation de la Conférence des donateurs pour la culture à la Citadelle jusqu’à ce que le plan de conservation et de gestion du site en Haïti, le Centre du Patrimoine Mondial a eu l’occasion de discuter au cours soit finalisé. La BID est l’un des investisseurs, aux côtés de la Compagnie de trois séances de travail avec les membres de l’Institut de Sauvegarde du Royal Caribbean et du Ministère du Tourisme, du programme d’interven- Patrimoine National d'Haïti (ISPAN). Les autorités nationales ont remis tions dont l'objectif est d’organiser des visites pour les touristes provenant l'information officielle sur l’état de conservation du bien du Patrimoine Mon- des croisières qui accostent à Labadie. LISPAN n’a accepté, ni de jouer dial : les projets en cours, les programmes sollicitant du financement, la liste le rôle de superviseur des travaux d’interventions prévues, ni de signer la des propositions d’action en termes de coopération bilatérale et multila- proposition de mise en œuvre. Le Ministère de la culture et de la com- térale, ainsi qu'une analyse détaillée des progrès accomplis depuis la dernière munication, responsable de la conservation du bien, n’a pas participé aux mission du mois de juillet 2010. négociations, parce que l’accord de la BID avec l'État haïtien ne l’inclut 10 + BULLETIN DE CISPAN * No 2/7 + ler août 2011 pas pour l'instant, parmi les signataires des programmes d’intervention. espagnole de coopération internationale pour le développement, de sa gé- L'Agence espagnole de coopération internationale et du développement néreuse contribution à la mise en œuvre des décisions du Comité du Patri- (AECID) a confirmé une subvention d’État à hauteur de 200.000 euros moine Mondial; pour le développement des plans de conservation, de gestion et de préven- 6. Prend note du rapport de mission élaboré par le Centre du Patrimoine tion des risques, pour faire progresser ce qui a été prévu dans la décision 34 Mondial; COM 7B.110 du Comité du patrimoine mondial. 7. Prend également note des progrès de la proposition d’une alternative à la route nationale 003 par le Ministère des travaux publics de Haïti et Conclusions réitère sa demande que le projet final, ainsi que les études d'impact environ- Le Centre du Patrimoine Mondial et les Organisations consultatives pro- nemental et les études d'impact sur le patrimoine soient soumises au Centre posent au Comité du Patrimoine Mondial de remercier lISPAN pour du Patrimoine Mondial et aux Organisations consultatives pour examen sa collaboration, notamment pour avoir maintenu une communication avant toute intervention; constante, malgré les circonstances difficiles dans le pays, et prennent note 8. Demande également à l'Etat partie de soumettre le projet technique de la détermination de l’'ISPAN dans la mise en œuvre des actions sollicitées d'amélioration de la route existante dans les limites du Parc, y compris le tra- par le Comité du Patrimoine Mondial. jet, les travaux d'ingénierie pour la canalisation du fleuve, le type de bitume Le Comité du patrimoine mondial, et la largeur de la route, conformément au paragraphe 172 des Orientations; 1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7B.Add, 9. Demande en outre à l’État partie de prendre toutes les mesures nécessaires 2. Rappelant la décision 34 COM 7B.110, adoptée à sa 34ème session (Bra- au niveau interministériel pour s'assurer qu'aucune exécution, travaux ou silia, 2010), installations destinés à la visite touristique ne soient développés avant leur 3. Prend acte des informations fournies par l’État partie concernant les dis- prise en compte dans le plan de conservation; positions prises pour mettre en œuvre les décisions du Comité du patri- 10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du Patri- moine mondial, reconnaît les efforts déployés par l’État partie pour assurer moine Mondial le projet de Déclaration rétrospective de Valeur Universelle la sauvegarde du bien et remercie l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine Exceptionnelle du bien et de prendre toutes les mesures nécessaires pour f- National d'Haïti (ISPAN) pour le travail entrepris et Le respect des décisions naliser officiellement l’étude cadastrale, ainsi que la définition des limites du Comité du Patrimoine Mondial; du Parc, de sa zone tampon et du cadre juridique pour sa protection; 4. Accueille favorablement l'initiative du Secteur de la culture de 11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du Patrimoine l'UNESCO d’avoir organisé la Conférence des donateurs pour la culture Mondial, d’ici le ler février 2012, un rapport actualisé sur l’état de conser- en Haïti du 19 avril 2011 et demande que les projets prévues pour le bien vation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le soient une des priorités du plan d’action qui va être développé; Comité du Patrimoine Mondial à sa 36ème session en 2012. 5. Remercie également le Gouvernement de l'Espagne et l'Agence )000000000000000000000000000000000000000000000000 00 Exemples de facteurs affectant Signes alarmants de l'absence de gestion et de zonage du Parc National Historique . . . Citadelle, Sans-Souci, Ramiers, classé Patrimoine Mondial (1982) : le Parc National Historique * 1,2 et 3: Les pentes déboisées autour de la Citadelle Henry en vue d'approvi- Citadelle, Sans- Souci, Ramiers sionner les meules de charbon de bois et faire place à l'agriculture sauvage. * 4. Le site du Palais de Sans-Souci, menacé par le dévelomppement urbain non contrôlé de la ville du Milot 5 E : ! 4 £ F4 : 7 4 , Deer Es NY EN : 2: 1] L * 3] [4 ae = — re « CM ; æ* P D SF - ° Da y * + r. a ge * *% + 3 = " De Ve A le ME er. = . 2 AE. LA | ë mn LATE ! % É ; ba. BULLETIN DE L'ISPAN ° No 27 + ler août 2011 * IA Chronique des monuments et sites historiques d'Haïti La FOKAL finance le BI Ont participé à cette réunion préliminaire sous la coordi- Le Président de la République à Sans-Souci Suite à une demande de financement de l'ISPAN visant au nation de Mme Nuria Sanz, responsable pour l'Amérique Dans le cadre de la Semaine Touristique tenue à travers financement d'u programme d'appui à la promotion du latine et la caraïbe popur le Centre du Patrimoine Mon- Haïti, du 25 au 31 juillet 201 1, le Président de la République, patrimoine national, la fondation Connaissance et Liberté dial, M. Stéfan Malebranhe, représentant du Ministre de la M. Michel Joseph Martelly s'est rendu en visite au Palais de a accepté de financer pour un montant de US $ 50.000,00. Culture et de la Communication, Me Jean-Ludovic Vandal, Sans-Souci le 26 juillet 201 1 où il a tenu un important dis- La Fondation Connaissance et Liberté, créée en 1995 etre- consultant, Daniel Elie, DG de l'ISPAN, Me Ariel Gonzalez, cours sur l'importance de la sauvegarde des biens culturels connue d'utilité publique depuis 2000, est une organisation MeVincent Negri et Me Javier Garcia Fernéndez ,tous trois du Parc National Historique Citadelle, Sans-Souci, Ramiers, non gouvernementale haïtienne soutenue principalement consultants pour l'UNESCO. A également assisté à ces réu- (PNH-CSSR) comme pôle important pour la relance de par l'Open Society Foundations. L'Open Society Founda- nions Mme Ekle Selter de l'UNESCO. l'industrie du tourisme dans le Nord d'Haïti. M. Martelly a, tions est un réseau de fondations et d'initiatives établies à MCC : assises culturelles entre autres, annoncé la réhabilitation des ruines de ce pa- travers le monde par le financier hongro-américain Georges Les Assises nationales de la Culture se sont déroulées du 28 lais construit de 1811 à 1815 par le roi Henry ler Compte Soros pour la promotion des valeurs démocratiques. au 30 juillet 201 1, au Karibe Convention Center à Pétion- tenu de la fragilité du palais, classé parmi les 12 monuments Le BULLETIN DE L'ISPAN (BI), principal organe de sen- Ville, autour d'une dynamique première, sortir de la rhéto- historiques les plus menacés au monde par le World Heri- sibilisation de l'Institut sera le principal bénéficiaire de rique pour arriver à l’action. Elles ont été réalisées sous les tage Fund (Voir BI-18, ler novembre 2010), cette louable cette subvention. Le BI pourra enfin entamer une évolu- auspices du projet Arcades, du Ministère de la Culture et de initiative tombe à point, d'autant plus que l'ISPAN projette tion sensible vers sa professionnalisation. Une équipe de la Communication et de l'Organisation Internationale de la d'aménager le site du Palais de Sans-Souci, qui s'étend sur 8 contractuels, composée de différents spécialistes de la Francophonie. ha, afin d'en améliorer l'accueil des visiteurs et d'en faire une comunication pourront ainsi être embauché et travailler à Plus d'une trentaine d'interventions portèrent sur un en- destination civique et culturelle de premier ordre. la publication du BI. semble de domaines des arts et de la culture, permettant Le PNH-CSSR, dans lequel se situent le Palais de Sans-Souci, Expositions, emissions radiophoniques, documentaires au public de mieux cerner les enjeux de la danse, des arts la Citadelle Henry et le site fortifié de Ramiers, a été classé vidéo, participation à des séminaires de formation, création plastiques, du cinéma et de l'audiovisuel, des nouvelles tech- Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 1982. d'un site internet sont également prévus dans l'utilisation nologies de la communications, de la musique traditionnelle, Le bureau régional Nord de PISPAN équipé de ces fonds. du patrimoine immatériel, de l'artisanat, du théâtre, du spec- Dasn le cadre de la modernistion de ses structures, la La distribution électronique du BI sera rationnalisée et une tacle vivant, de la presse et du secteur associatif. Direction générale de l'ISPAN a doté son bureau régional interaction avec nos 5 000 abonné(e)s réguliers est envi- Toutes ces discussions contribueront à la constitution d'un Nord d'équipements de bureau et de matériels informa- sagé, en un premier temps. projet d'aménagement culturel d'Haïti qui tiendra compte tiques qui lui permettront de mieux s'acquitter de sa tâche. La DG de l'ISPAN remercie la FOKAL pour cette géné- à la fois de la situation actuelle et du sphère d'évolution de Tous les meubles de bureaux et de réception ont été chan- reuse subvention. la chose culturelle et artistique qui pourra offrir une projec- gé, une salle de conférence aménagé, ordinateurs, scaneurs Réunion d’experts en législation d’Haïti tion à court, moyen et long terme: et “témoignant de la vo- et imprimante installé. Le programme d'informatisation des Les 1 l et 12 juillet 201 1 se sont tenus au siège de l'UNESCO lonté du peuple haïtien de s'approprier son destin culturel”, cartes et plans conservés aux archives de l'ISPAN-Nord se à Paris la première réunion d'experts sur la législation du Les principaux intervenants - pour la plupart des opé- pousuit de manière régulière, ainsi que l'informatisation de patrimoine en Haïti rentant dans le cadre du programme rateurs culturels, tous imbus de la complexité du milieu son centre de documentation. Culture, Moteur de la reconstruction d'Haïti (voir BI-25, ler culturel et artistique, avec ses éléments disponibles et ses Pour la rentrée, au mois d'octobre, cet important bureau mai 201 1) au Module | :Renforcement institutionnel, Projet potentialités mais sans espaces — ont été davantage pra- régional sera fin pret pour mener une série d'activités de 3 : Révision des politiques du patrimoine culturel bâti. Ce tiques. Leur souci d'une politique culturelle tient compte de sensibilisation et de promotion : exposition, conférences, programe est placé sous le haut patronnage de Mme Irina la nécessité pour les professions culturelles de s'organiser projections, etc. Bokova, DG de l'UNESCO et Mme Michaëlle Jean, ancienne en s'appuyant “sur la solide tradition associative d'Haïti” et Gouverneure du Canada, actuellement Envoyée spéciale de de la recherche de financement “pour mettre en oeuvre les l'UNESCO en Haïti. programmes ambitieux qui sont proposés”. Ces réunions préliminaires avaient pour objectif de mettre Il est à déplorer l'absence d'ateliers de discussion majeurs, Merci ! Azô, Adieu ! au point de la méthodologie à adopter et de définir les tel celui du patrimoine culturel bâti, du patrimoine imma- La DG de l'ISPAN à appris avec une profonde tristesse la termes de référence pour la mise à jour de la loi sur la tériel, de l'archéologie ou, encore, de la lecture publique. mort de Lenord Fortuné dit Azô (1965 - 2011), grand tam- protection du patrimoine culturel en Haïti. Ce projet de La DG de l'ISPAN et celle de la Direction Nationale du bourineur “devant l'Eternel”, homme affable et courtois. révision de la loi du patrimoine est budgété pour une va- Livre ont toutefois eurent l'occasion, lors des conférences Il est mort à la date qu'il aurait probablement souhaité mou- leur de 500 000 dollars américains, étalée sur une période préliminaires, de présenter les problématiques principales rir:le 16 juillet 2011, le jour de la célébration de la Vierge de 15 mois. Il sera financé en partie par le gouvernement de leur secteur respectif. du Mont-Carmel, à qui il vouait un attachement sincère et espagnol. D'après Jean Emmanuel Jacquet / Le Matin / 28/07/2011 fervent. Au delà du partage généreux de ses idées originales sur le “remembrement” de l'Homme haïtien par sa Culture, Azd fût dans ses actions comme dans sa pensée, un efficace défenseur du patrimoine culturel d'Haïti. Il a, en outre, toujours spontanément prété sa voix et ses « tambours pour accompagner les messages audio-visuels de 7 4 4 Fe VU promotion des monuments historiques édités par l'ISPAN. 4 ds "+ Merci ! Azd, Adieu ! L _ CN Ci DR E pe . , # . F4 ds 4% CR TUE EX #7 ET D 4 ML & » SIA Dis , ét. - LT , 4 - , fn 24 ch r N . TR PS LE LE m'=: À * », +. , { + < +: EE _f d , N 2 LaË pres + Ke. È ” , | ÿ H : <C + Vi LE 22 À DE e "1 : | y EÉ 1 À Di ES ee | “Am ” Ne ! se L Al -R SEX DE 7 < ES en LT. De)" POST. HONEESR de, TA S L [0 _É ee Re Br _ D, LS: … =: \ Sr 7 pen " <g me RER ES Ne Er + \ dv 4 “SA ie Se " XsE = Lou 9 SZ > = ÈS Le tambour d'Azd à la Citadelle Henry. Image tirée du long-métrage —. È =. SL 2 2 ORPRA «Haïti coeur battant» de Carl Lafontant (2004) r ee nn Age ns 2 PO er Le d- É y RC SEE TR ET . = < 1 de + Eu 5, . s TANT RS Fr 1,7 V Pare 2 + Le Président de la République, M. Michel joseph Martelly, au Palais de Sans-Souci, !2 + BULLETIN DE LISPAN + No 2/7 + ler août 2011