(2016-05) Grand Sud Regional Coordination Table, May 2016: Collected Presentations
Summary — The full 228-page proceedings of the Grand Sud regional coordination table held at the Auberge du Rayon Vert in Port-Salut on 26 May 2016, opening with a first series of presentations on the biosphere reserve. Several individual papers from this session are held separately.
Key Findings
- The complete 228-page proceedings of the Grand Sud Table Verte of 26 May 2016, at Port-Salut.
- Presentations are grouped in series, opening with the biosphere reserve.
- Four papers from the session are held individually in this collection; the compendium preserves the whole meeting.
- Held five months before Hurricane Matthew destroyed much of the region it covers.
Full Description
The Table Verte was the CIAT's regional coordination mechanism, bringing government bodies, donors and operators around one table for a region, and this is the complete record of the Grand Sud session of 26 May 2016. At 228 pages it is a compendium rather than a paper: the presentations are collected in series, beginning with the biosphere reserve, and running through the environmental and territorial agenda of the southern peninsula. Four papers from this same session are held individually in this collection because they stand on their own, on waste and urbanisation, the national solid waste policy, the failure of collection in Les Cayes, and recycling as employment. The compendium's value is as the whole meeting rather than the highlights: it shows what a Haitian regional coordination table actually discussed, in what order, and with whom, five months before Hurricane Matthew destroyed much of the region it covers.
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I- Première série de présentations: réserve
biosphère
26 mai 2016
Auberge du Rayon Vert, Port-Salut
RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
POTENTIALITES POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE D’HAITI
REPUBLIQUE D’HAITI
MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT
Dieufort DESLORGES, M.Sc, Spécialiste en réduction des risques et en gestion des écosystèmes
QU’EST-CE QU’UNE RESERVE DE BIOSPHERE
Espace national reconnu par l’UNESCO,
une réserve de biosphère assure trois
fonctions :
Conservation (Réduire la perte de
biodiversité) ;
Développement (Améliorer les
moyens de subsistance des populations.
Favoriser les conditions sociales,
économiques et culturelles essentielles à
la viabilité du développement durable) ;
Support logistique ou production du
savoir (Fournir des moyens pour les
projets de démonstration et de
formation, de recherche et de
surveillance continue sur des problèmes
locaux, régionaux, nationaux et
mondiaux de conservation et de
développement durable).
Une réserve de biosphère contribue
ainsi aux 17 Objectifs de
développement durable (ODD).
QU’EST-CE QU’UNE RESERVE DE BIOSPHERE
Le Programme sur l’Homme et la
biosphère (MAB) : programme
scientifique intergouvernemental visant
à améliorer les relations entre les
habitants de la planète et leur
environnement naturel au niveau
mondial.
Les réserves de biosphère :
zones comprenant des
écosystèmes terrestres, marins
et côtiers. Chaque réserve
favorise des solutions conciliant
la conservation de la
biodiversité et son utilisation
durable. Elles sont des lieux
spéciaux comprendre et gérer
les changements et les
interactions entre systèmes
sociaux et écologiques, y
compris la prévention des
conflits et la gestion de la
biodiversité..
669 réserves de biosphère –
dont 16 transfrontalièresréparties dans 120 pays.
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
La réserve de biosphère La Hotte
occupe une superficie totale de
435,193.540 ha pour une population de
d’environ 855 mille habitants. La RB est
répartie sur 30 communes de trois
départements :
Nippes : Baradères, Grand
Boucan, Petit Trou de Nippes
Grand’Anse :Corail,
Beaumont, Roseaux, Pestel,
Jérémie, Abricots, Bonbon,
Moron, Les Irois
Sud : Aquin, Cavaillon, Saint
Louis du Sud, Chardonnières,
Tiburon, Les Anglais, Coteaux,
Roche-à-Bateau, Port-à-Piment,
Les Cayes, Camp Perrin,
Maniche, Ile à Vache, Torbeck,
Chantal, Port-Salut, Arniquet,
Saint Jean du Sud
Reconnue par l’UNESCO le 18
mars 2016
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
L'aire (les aires) centrale(s)
comprend(comprennent) un
écosystème strictement protégé qui
contribue à la conservation des
paysages, des écosystèmes, des
espèces et de la variation génétique.
Zone centrale
de 13 unités
ayant le statut
d'aires protégées:
Trois étangs, Ile à
Vache, Oliviers –
Zanglais, Grosse
Caye – Aquin,
Plaine la
Cahouane, Fonds
des Cayes, Pointe
Abacou, Grotte
Marie Jeanne,
Macaya, Deux
Mamelles, Grand
Bois, Anse d'Azur,
Complexe
BarradèresCayemittes.
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
Autour des aires centrales se trouve une zone tampon qui comprend
deux unités (l'une relie le réseau d'aires marines protégées du Sud et l'autre
relie sept zones centrales du nord au sud du massif de la Hotte.
La zone tampon est utilisée pour des activités compatibles avec des pratiques
écologiquement viables susceptibles de renforcer la recherche, le suivi, la formation
et l’éducation scientifiques.
Une aire de
transition entoure
toute les zones
centrales et les zones
tampons.
La zone de
transition est la
partie de la réserve
où sont autorisées
davantage d’activités,
ce qui permet un
développement
économique et
humain socioculturellement et
écologiquement
durable.
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
ECOSYSTEMES VARIES
Massif de La Hotte: variation topographique,
variation altitudinale et mouvements
atmosphériques.
Pic Macaya
1. Plateau continental
2. Côtes, mangroves, récifs coralliens, herbiers
de phanérogames
3. Plages, salines, lagons côtiers
4. Étangs
5. Rivières et cascades
6. Grottes, canyon (Casse-Cou)
7. Forêts (forêt nuage ou forêt nébuleuse, forêt
humide de latifoliées, forêt humide de pinèdes,
forêt karstique, végétation sèche)
8. Agroforesterie
9. Cultures (Café, cacao, denrées, etc.)
10. Villes
Terre froide
Terre chaude
Mer
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
SITES REMARQUABLES
Cascade de Saut Mathurine (Camp-Perrin, Sud)
Système d'irrigation d'Avezac (Camp-Perrin, Sud)
Etangs Lachaux et Kokoye (Camp-Perrin, Sud)
Grotte Marie-Jeanne (Port-à-Piment, Sud)
Grotte Kounoubwa (Camp-Perrin, Sud)
Paysages de Beaumont, de Corail,
de Pestel (Grande-Anse), des
Baradères et de Grand-Boucan
(Nippes)
Plages de Anse d'Azur et Anse
Duclair, de Corail et des Iles
Cayemites (Grande-Anse) ; plages
d'Aquin, de Saint-Louis du Sud, d'Îleà-Vache, de Port-Salut, de Gelée
(Sud)
Ile à Vache (Sud)
Pic Macaya (Sud, Grande-Anse)
Citadelle des Platons (Camp
Perrin), Camp-Gérard (Cayes, Sud) ;
Fort Marfranc (Grande-Anse)
La rivière de Cavaillon (Sud)
500 Marches de la Médaille
Miraculeuse (Coteaux)
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
PATRIMOINES CULTURELS (MATÉRIEL ET IMMATÉRIEL)
Musique, danses, rara et fêtes champêtres,
festivals
Sites coloniaux, historiques et religieux
bâtis
Artisanat, médecine traditionnelle, cuisine
Croyances et pratiques religieuses
(Syncrétisme religieux)
Architecture de villes
Architecture de montagnes
Sites de marrons
Rôle historique dans les luttes de l’histoire
d’Haïti
Connaissances et usages des ressources
naturelles
Langues, contes et légendes...
La citadelle des Platons ou Fort Geffrard, datant des
premières années de l’indépendance, surplombant la plaine
des Cayes et les accès aux maquis du morne Macaya
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
AUTRES POTENTIALITES
Sites remarquables
Besoins de développement
¤ Besoins de conservation
¤ Cadre d'implémentation d'un système de
gouvernance environnemental participatif
¤ Services écosystémiques
¤ Biodiversité
PERSPECTIVES
La réserve de biosphère correspond à une vision de la conservation du
patrimoine d'Haïti et du développement durable.
Il s'agira de créer un cadre stratégique permettant l'implantation
d'activités de développement durable au profit des communautés locales.
Cela suppose que :
1- l'être humain est au centre de la conservation ;
2- les actions sont faites par et pour les communautés locales ;
3- la participation et l'appropriation locales sont nécessaires au
succès de la conservation.
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
PERSPECTIVES
L'appui des plus hautes autorités
d’Haïti et la priorité donnée à des
secteurs stratégiques comme
l'éducation, l'état de droit (gouvernance)
et l'environnement ;
Le renforcement des mécanismes
participatifs de gestion de la RB ;
Elaboration du Plan d’actions et de
gestion.
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
DEFIS
1. Limitation des ressources disponibles ;
2. La gestion du Système national des aires protégées (SNAP) ;
3. Législation nationale en rapport avec la question de la réserve de biosphère
et avec la conservation des ressources naturelles en général ;
4. Faiblesse des collectivités territoriales ;
5. Complexité institutionnelle :
1. Autorités publiques ;
2. Société civile ;
6. La participation des autorités locales et la coordination des acteurs ;
7. La participation des communautés.
LA RESERVE DE BIOSPHERE LA HOTTE
On peut lever le défi du
développement durable
MÈSI
II- Deuxième série de présentations: les aires
marines protégées du Grand Sud
26 mai 2016
Auberge du Rayon Vert, Port-Salut
Les Aires Marines Protégées du Grand Sud
Situation et Perspective
“
Collaboration:
MDE, ANAP, CIAT, RC, SAH, PNUE,
BID, PNUD, Géo-Nature Expert
Table Régionale de Coordination pour le Grand Sud - 26 Mai 2016
Plan de Présentation
1. Agence National des Aires Protégées
Du niveau national au niveau régional
2. Aires Marines Protégées du Département du Sud
De leur Déclaration à leur Opérationnalisation
3. Aires Marines Protégées de la Grande Anse
De leur Identification à leur Opérationnalisation
1. Agence Nationale des Aires Protégées
Mission
• Gérer et coordonner le Système National des Aires
protégées;
• Coordonner la préparation et la mise en œuvre du
Plan national de Gestion des Aires protégées;
• Protéger la diversité biologique in situ et ex situ;
• Elaborer et approuver les plans d'aménagement des aires
protégées des catégories relevant de sa juridiction et
suivre leur implantation;
• Etudier les espèces animales et végétales des catégories
d’aires protégées relevant de sa juridiction et réaliser des
inventaires de flore et de faune;
• Préserver les aires protégées sous son administration ainsi
que celles sous cogestion;
• Elaborer des règlements d'accès aux aires protégées sous
sa juridiction et aux ressources biogénétiques et en
autoriser l’accès;
• Intégrer, de manière responsable, les populations et
les collectivités territoriales dans la gestion des aires
protégées sous sa juridiction.
Vision
• Structurer l’ANAP en la dotant d’outils et de
mécanismes de gestion fiables et efficaces
• La prise en charge effective des APS existantes et
l’augmentation du couvert du territoire sous
protection (terrestre et marines confondues)
• Faire des APs terrestres et marines du pays des
territoires d’innovation et d’excellence pour
préserver la biodiversité tout en offrant des
alternatives de développement durable aux
populations qui en dépendent
Initiative en cours
• Délimitation et bornage des aires protégées
– 18 Aires protégées déclarées
(9 AMPs au Sud, 2 en cours à la GA)
– 4 Aires protégées bornées (pas d’AMPs encore)
• Elaboration de manuels et plans de gestion
(méthodologie de formulation de plan de gestion, manuel
de signalétique)
• Mise en place et Formation d’équipe de gestion
(Macaya, AMPs Sud)
• Education Environnementale&Renforcement de la
surveillance environnementale
• Récupération des espaces dégradés et
développement de filières durables
Défis & Opportunités
• Cadre Légal et institutionnel et définition d’une
nomenclature
(ex. pas de catégories Haïtienne de gestion).
• Expertise & Ressources humaines et matérielles
(ex. pas de curriculum en science/gestion marine)
• Pas d’existence d’un plan de gestion officiel pour
chaque AP et Prise en charge réelle des APs
(seulement Macaya a un plan de gestion)
• Sources et Modeles de financement durable
• Présence régionale de l’ANAP– pour le Grand Sud
2. Aires Marines Protégées du Département du Sud
Décret août 2013 pour la déclaration des 9 premières aires
marines protégées du pays (Département du Sud)
Aire Protégée noyau 1: Parc National Ile à Vache avec une aire centrale de 105
km2 et deux zones satellites de 0,7 et 0,5 km2
Son objectif principal est de protéger la biodiversité naturelle conjointement
avec les structures écologiques sous-jacentes tout en soutenant les processus
écologiques et en promouvant l'éducation et les loisirs.
Aire Protégée noyau 3: Aires protégées de gestion des habitats / espècesde
Oliviers / Zanglaisavec 50 km2
Son objectif principal est de conserver et de restaurer les espèces et les
habitats et satisfaire les besoins d'espèces particulières
Aire Protégée noyau 2: Aires protégées de gestion des habitats / espècesde
Gros Caye et zones humides d’Aquin avec 48 km2
Son objectif principal est de conserver et de restaurer les espèces et les
habitats et satisfaire les besoins d'espèces particulières
Aire Protégée noyau 4: Aires protégées de gestion des habitats / espècesde
Fonds de Torbeckavec 25 km2
Son objectif principal est de conserver et de restaurer les espèces et les
habitats et satisfaire les besoins d'espèces particulières
Aire Protégée noyau 5: Aires protégées de gestion des habitats / espècesde
Pointe Abacouavec 25 km2
Son objectif principal est de conserver et de restaurer les espèces et les
habitats et satisfaire les besoins d'espèces particulières
Aire Protégée noyau 6: Paysage Naturel Protégé de Port Salut 96 km2
Son objectif principal est de protéger et de maintenir d’importants paysages
terrestres ou marins et la conservation de la nature associée ainsi que d'autres
valeurs créées par les interactions humaines
Élément Naturel Exceptionnel Grotte Marie-Jeanne de Port a Piment
(4,7km de galerie explorée)
Son objectif principal est de protéger des éléments naturels
exceptionnels spécifiques ainsi que la biodiversité et les habitats
associés.
Aire protégée de gestion Habitats/ espècesLa Plaine Cahouane avec
une superficie de 29.5 km2
Aire protégée de gestion Habitats/ espècesLa Plaine Cahouane avec
une superficie de 29.5 km2
1. Plaine Est de la
zone humide de la
Cahouane avec 3.4
km2
2. Plaine Ouest de la
zone humide de la
Cahouane avec 0.1
km2
3. Fond marin de la
Cahouane avec
4.7km2.
4. Zone tampon
Son objectif principal est de conserver et de restaurer les espèces et les
habitats et satisfaire les besoins d'espèces particulières
Opérationnalisations des AMPs Sud
Avec une équipe qui se jette
à l’eau
Une des premières équipes
marines du pays (en
formation continue)
Education Bleue
Les écoliers apprennent les récifs
coralliens, leur importance et les
différents organismes marins
Les écoliers apprennent
l’océan, son importance, et
des notions de natation de
base
On demande aux écoliers de fournir
des exemples concrets de ce qu’ils
ont appris en donnant des exemples
locaux et en fournissant des solutions
aux problèmes que confronte leur
localité
AMPs de Port Salut/Pointe Abacou
• Développement d’un plan de gestion
• Développement des activités en économie verte
dans la zone tampon (vétiver, noix de cajou,
pêche, mangue, etc.)
• Mise en place d’un système de gestion de la
pêche
• Gestion des micro-bassins versants
(renforcement des ravines avec le bambou) et
aménagement antiérosif des terroirs de vétiver
• Restauration des écosystèmes clés (mangroves,
littoral/plage)
Pépinière des espèces côtières de Carpentier
Plantation des mangroves au bord de la rivière Trouillac en 2014
Mangroves plantés au bord de la rivière Trouillacen 2016
AMPs de Ile à Vache et La Cahouane
• Développement des plans de gestion
• Développement des activités en économie verte
(filières de ricin, miel, charbon, pêche, etc.)
• Mise en place d’un système de gestion de la
pêche
• Restauration des écosystèmes clés
(réhabilitation des mangroves et reboisement
des zones tampons autour)
• Construction d’un centre de visiteurs pour
promouvoir le tourisme
Grotte Marie Jeanne
• Élément exceptionnel de conservation du Parc
Macaya
• Développement du Centre d’Accueil avec
l’ensemble des partenaires (MdT, MDE, UGPMacaya, BID, KPP, PNUE)
• Restauration de l’écologie de la zone
• Développement des services touristiques pour
la Grotte
AMPs d’Aquin & Saint Louis du Sud
-Elaboration du plan de gestion et l’installation d’une équipe de gestion (RIAT Sud).
I. Plan de Gestion des AMPs pour le premier trimestre 2017 en coélaboration avec les communautés locales
II. Installation de l’équipe fin 2016
-Valorisation des atouts touristiques des AMPs(RIAT Sud)
I. Valorisation des forts
II. Valorisation des écosystèmes
-Appui à la structuration de la pêche (Pêche Sud)
I. Mise en œuvre du programme de recherche du futur plan de gestion (suivi
des stocks de poissons)
II. Développement de nouvelles techniques de pêche.
-ANAP/BID Définition d’un projet GEF « interface activités humaines et préservation
de la Biodiversité »
I. Intégration et renforcement des communautés locales pour la mise en
œuvre du plan de gestion
II. Restauration et préservation des écosystèmes marins et côtiers
III. Augmentation de la capacité de stockage du CO2
3. Aires Marines Protégées de la Grande Anse
Les deux meilleures zones de coraux d’Haïti sont dans la
Grande Anse
1. De Jérémie à Abricots (Anse d’Azur)/5183,5 ha
2. De Petit-Trou de Nippes à Roseaux (Baraderes
&Cayemites)/81573,2 ha
Caractéristiques
• 60% de coraux vivants
• Gros poissons
• La plus haute biodiversité marine en Haïti
• Fort potentiel économique et touristique
Proposition de Délimitation des 2 aires de la Grande Anse
3. Aires Marines Protégées de la Grande Anse
Anse d'Azur-Abricot
Meilleur récif en Haïti, les
poissons et les coraux
abondants, 20 km long
Baraderes - Cayemites
Récif de Grand
Boucan
Herbes de tortue
Récif de Cayemites
Mangroves
Lagon Bleu (B&C)–
Site touristique potentiel
Les récifs du Grand Sud sont une source
de larves pour les espèces en voie de
disparition pour l’Ouest des Caraïbes:
•
•
•
•
•
Acropora cervicornis
Acropora palmata
Mycetophyllia ferox
Dendrogyra cylindrus
Montastraea annularis
AMP de Baraderes-Cayemites
• Augmentation de la couverture de : mangroves sur 2,500.00 ha, Récifs
coralliens 1,500.00 ha, Herbes marines: 7,000.00 ha
• Réductions du niveau d’exploitation non durable des pêcheries (normes,
législation etc.)
• Diversification/ Développement des stratégies de survivance
• Développement d’outils de gestion des zones de conservation (ligne de base,
plan de gestion des APs etc.)
• Renforcement des capacités locales pour la conservation de la biodiversité
• Mécanismes financiers pour soutenir la gestion des aires protégées (Actions
concrètes : taxes aéroportuaires, paiement services environnementaux, appuyer ANAP pour trouver d’autres financements)
MERCI
MesiAnpil
3. Aires Marines Protégées de la Grande Anse
Thank You
III- Troisième série de présentations: la
problématique des déchets
26 mai 2016
Auberge du Rayon Vert, Port-Salut
III.1- La problématique des déchets dans la
ville des Cayes
Point de situation
• Incapacité de la mairie pour la collecte des
déchets (un seul camion et 2 motocyclettes)
• Une Ville de 74 000 habitants
• Absence de la DINEPA
• mixité (usine de transformation en zones
résidentielles)
Distance du site de décharge par
rapport a la ville des CAYES
Les déchets sur le littoral
Provenance :
• zones avoisinantes
(Ile-à-vache, SaintJean, etc.)
• canaux de drainage
(en période de pluie
les déchets de
Demion retournent
sur le littoral)
• Décharge directe
Dans les coins de rues
Provenance: ordures ménagères et commerce.
En décomposition après 24 heures
Dans des canaux de drainage
Provenance: ordures ménagères et commerce.
En décomposition après 24 heures
Dans les marchés publics
Provenance: utilisateurs des marchés
et de l’accumulation autour des marchés
Cas du marché relais
« Solution » temporaire pour palier la distance du site de Démion
(à 7 km, impraticable surtout lors de pluie)
Photo du marché relais
Conditions du site de Démion
• Site non délimité, à l’état sauvage
• Déchets non triés, peu traités
• Prolifération de rats, mouches et vermines
• Vecteurs de nombreuses maladies
Conséquences
• Mise en péril du potentiel touristique
• Danger pour la sante publique
• Inondation des rues
• Pollution des nappes phréatiques
• ECT
Stratégie de la mairie à court terme
• Equiper le service de la voirie des matériels
camions; motocyclettes; etc.. en quantité
suffisante
• Interdire de jeter les déchets: au marché relais ,
dans les rues, les canaux et sur le littoral
• Contraindre chaque maison et chaque magasin à
avoir des drums pour stocker les déchets
• Mette en place le tri sélectif : 1 drum pour les
matières organiques / 1 drum pour les déchets
non souillés
Stratégie à moyen terme
• Affichage des horaires
de ramassage pour
chaque rue
• Sensibilisation dans les
écoles
• Médias et moyens
communautaires
• Structurer Démion
• Trouver un nouveau site
• Équipement du Génie
Municipal en matériel
de travail
• Financement de
l’entretien du matériel
• Poubelles et bennes
publiques avec tri
sélectif
Stratégie à long terme
• Aménager un nouveau site dans une zone
adéquate (hydrogéologie)
• Analyse quantitative et qualitative des déchets
produits, y compris pour les communes
avoisinantes (étude de l’intercommunalité)
• Recherche de partenariat avec le secteur privé
pour valoriser les déchets
• Transporter les déchets de Démion au
nouveau site, fermeture et réhabilitation
Merci
III.2- Déchets et urbanisation
Comment concilier déchets et
développement durable ?
Situation urbaine
• Extension non contrôlée de la ville
• Augmentation du nombre de logements (la
construction d’un logement produit en
moyenne 2,435 t de déchets)
• Bidonvilles (exode rural)
• Constructions sur les systèmes de drainage
• Occupation anarchique du littoral
4 grandes classes de déchets
1.
Déchets ménagers, marchés
3.
– Organiques
– Résidus secs : paille de vétiver,
paille de riz, cœur de maïs,
bagasse, branchages, etc…
– Plastiques
– Verres, tissus, métaux, papier
– Résidus humides : fruits et
légumes humides, déjections
animales
– Eaux grises
4.
2.
Excrétas
– Feces
– Urines
Déchets agricoles verts
Déchets industriels et
médicaux
–
Huiles, hydrocarb. et chimie,
métaux lourds, hôpitaux
–
Automobile, pièces, pneus
–
BTP : ciment, gravats,
Quel recyclage possible ?
1.
Déchets ménagers, marchés
– Organiques
Méthanisation et engrais
– Plastiques
– Verres, tissus, métaux, papier
Contenants, export
– Eaux grises
Pédoépuration : épandage à
faible profondeur pour le jardin
(arbres fruitiers,…)
2.
Excrétas
– Feces
– Urines
Compostage puis engrais
3.
Déchets agricoles verts
– Résidus secs : paille de vétiver,
paille de riz, cœur de maïs,
bagasse, branchages, etc…
Paillage, pellets et gazéification
– Résidus humides : fruits et
légumes humides, déjections
animales
Méthanisation et engrais
4.
Déchets industriels et
médicaux
–
–
–
Huiles, hydrocarb. et chimie,
métaux lourds, hôpitaux
Cas par cas
Automobile, pièces, pneus
Casse auto, remblais
BTP : ciment, gravats,
Remblais
Déchets ménagers
• Service de collecte dans les ménages insuffisant
• Difficultés d’accès a certains quartiers pour la
collecte. Routes et corridors étroits et en mauvais
états.
Conséquences:
• déchets ménagers déposés au coin des rues, dans
les systèmes de drainage
• circulation piétonne et automobile difficile
• écoulement des eaux impossible
Excrétas
• Constructions sans toilettes (latrines) dan certains
quartiers
• Toilettes insuffisantes ou inaccessibles dans
d’autres quartiers.
• Vidanges non contrôlés par des “ bayacou”.
• Centre de traitement et camion de vidange de la
DINEPA non opérationnels
Conséquences:
• Latrines de mer (pollution du littoral)
• Défécation au sol (pollution de la nappe
phréatique, cholera, typhoïde) etc.…
Déchets agricoles verts
• Surtout dans les marchés publics (équipements
urbains)
• Entassés anarchiquement sans tri, ni traitement
Conséquences:
• Difficultés d’accès et de circulation dans les
marchés publics.
• Conditions sanitaires précaires .
Déchets industriels et médicaux
• Usines situées en plein cœur urbain
• Déchets industriels et hospitaliers stockés,
transportés et déchargés sans aucune norme
sanitaire. (de la même manière que les déchets
ménagers).
Conséquences:
• Pollution de l’atmosphère urbain (carbone provenant
des cheminés des usines)
• Pollution des voies publiques par les déchets
tombés des camions
LES SOLUTIONS QUI NOUS
SEMBLENT ADAPTÉES
Déchets solides : le tri sélectif
Déchets liquides : alternative à l’égout
L’alternative au tout à l’égout
Charge polluante des eaux usées
Volume des eaux usées
Volume total : 55 000 L
par an (par famille)
Tri sélectif des eaux usées
Eaux grises : Pédo épuration
(plusieurs méthodes)
Aérateur d’aquarium
(épuration anaérobie)
Fosses à eaux grises
(épuration anaérobie)
Tranchée végétale
filtrante (étanche)
Etang de
finissage
(étanche)
Eaux vannes : filières de traitement
Valorisation en zone péri-urbaine
Valorisation à l’échelle d’une ville
Exemple de centre d’imprégnation
Objectif : rétablissement des cycles du
carbone et de l’azote
Conclusion
• Déchets solides : tri sélectif le plus en amont
possible et VALORISATION.
• Déchets liquides : tri sélectif le plus en amont
possible et VALORISATION
• Retenir des filières de valorisation
• Mutualisation à plusieurs du stockage des
déchets (enfouissement contrôlé, valorisation)
• Mise en œuvre d’une réglementation
communale
Merci pour votre attention
III.3- Recyclage et emplois verts
Recyclage : question de méthode
Matière première
• La biomasse : déchets
végétaux, animaux
• Les végétaux secs /
humides
• Le plastique, le tissus
• Les métaux, le bois, le
verre
• L’électronique
• Les huiles
• Les pièces détachées
Zones de collecte
• Les marchés
• Les ménages
• L’agriculture
• L’industrie
• Le tourisme
• L’automobile
Segmentation des déchets
Valoriser la matière
première organique
Enrichissement de la terre
• Épandage des eaux
grises
• Production du compost
à partir des excrétas
• Production d’énergie et
de compost à partir des
déchets agricoles et les
déchets industriels
verts (vétiver,…)
Processus :
• Irrigation individuelle et
collective
• Centres de compostage
• Déchets humides :
Méthaniseurs / engrais
• Déchets secs :
Pelletiseurs /
Gazéificateur / biochar
Épandage des eaux grises
Centres de compostage
Ex. : centre de Soil à Limonade
Cycle : 6 mois
300 HTG/sac
Méthanisation
8 m³ - 628 $
Pelletiser / Gazéification
Biochar
50 kW
Gazéificateur des bougons de maïs à
Tuffet
près
de
Camp
Perrin
Production : 10 kW, 12 à 18h par jour
100 abonnés – 4 tarifs
120 W – 400 HTG/mois
200 W – 1000 HTG/mois
300 W – 1500 HTG/mois
Achat du bougon de maïs (le sac
de 44 lb) :
- 50 HTG livré à l’usine
- 10 HTG au lieu de production
Pas de pénurie
Biochar
Vaisselle jetable biodégradable
1200 Pcs/h
110 kW
Recyclage du plastique
Que peut-on fabriquer avec du PET recyclable ?
Que peut-on fabriquer avec du HDPE recyclable ?
Recyclage plastique ECSSA
Aujourd’hui
• Ramassage de 5 M tonnes /
an (sur 30) soit 16 %,
capacité 10 M tonnes
• 1 M bouteilles plast./j
• 75 centres de collecte
• Ligne industrielle:
compacteuse 2500 tonnes,
trieurs, débourbeurs,
assécheur, déchiqueteuse,…
• Exportation à 100%
• Sensible aux prix du pétrole
Demain
• Arrêt des opérations ou
• Développement pour
produire localement
Possibilités (foam, PE/PP/
PET/EPS/papier)
• Planches coffrage 2x4
• Cadres photos etc…
• Poubelles plastique
• Cuvettes, etc…
• Diesel :
Déchets = 6 M lb/ mois
599 k Gal/m = 5% du diesel
consommé en Haïti
Incidence sur le tourisme
Réglementation s’opposant au
recyclage
• La transformation des
• Décrets sur la
huiles en biodiesel est
production d’énergie :
interdite : amende de 4
nécessite une licence
millions de gourdes déjà
délivrée par l’ANARSE,
émise
qui n’existe pas encore
→Aucun investissement
(7 M$) transformant les
déchets plastiques en
diesel ne pourra se
réaliser. Permettrait de
régler 99% du pb.
→L’électrification rurale
est menacée
Recyclage plastiques chez ECSSA
Casse automobile
Conclusion
• La valorisation des déchets est faisable et
rentable
• Le secteur privé est en attente du signal de
départ
• La réglementation doit être toilettée :
MEF et MTPTC
MERCI POUR VOTTRE ATTENTION
III.4- Politique nationale des déchets
POLITIQUE NATIONALE
DES DÉCHETS SOLIDES EN HAÏTI
TABLE REGIONALE DE COORDINATION POUR LE GRAND SUD
Port-Salut, 26 mai 2016
Joaneson LACOUR, PhD
«Solid waste management is an evolving
program in which planners try one
strategy, and, if they are unsuccessful,
change and try another».
Laura WEBER,
Director of Solid Waste Management,
St. Regis Mohawk Tribe
117
PLANIFICATION DU SYSTÈME DE GDS
Principe de politique publique
Prévenir
Privé
Planifier
Public
Organiser
Diriger
Contrôler
118
DOCUMENT-CADRE DE LA POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Principales composantes
1. Propositions techniques et réglementaires pour une
restructuration progressive du système national de gestion
intégrée des déchets solides en Haïti.
2. Proposition d’avant-projet de loi sur la gestion des déchets
solides fixant le statut et fournissant le cadre général pour le
secteur.
3. Propositions pour communiquer, concerter et éduquer avec
efficacité autour de la mise en œuvre du plan stratégique
national de GDS.
119
PLANIFICATION DE LA POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Objectif principal
Définir des outils et procédures nécessaires pour répondre à
la complexité des besoins, de la concurrence et des
responsabilités, à partir de l'opérationnalisation d'un nouveau
paradigme de développement d'une économie circulaire, de
gestion intégrée et de valorisation des déchets solides au
niveau national.
120
ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC PRÉALABLE DU SYSTÈME GDS
Gisements des déchets solides de 3 villes-régions
Ville-région
Population
(habitants)
Production per
capita
(kg/habitant/jour)
Gisements
(tonnes/jour)
Gisements
(tonnes/an)
Port-au-Prince
3 500 000
0,7
2 450
900 000
Cap-Haitien
442 000
0.5
221
80 700
Cayes
71 200
0,5
36
7 800
121
ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC PRÉALABLE DU SYSTÈME GDS
Gisements des déchets solides de 3 villes-régions
Port-au-Prince (Lacour, 2011):
Fraction fermentescible: 30-70%.
Pourcentage
8%
3%
6%
Fermentescible
Plastique
9%
Papier/Carton
Verre
9%
Métal
Autres
65%
Cap-Haïtien (Philippe, 2009):
Fraction fermentescible : 60%
122
ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC PRÉALABLE DU SYSTÈME GDS
Effort de la collecte à Port-au-Prince (2015)
Collecte privée
10-20 opérateurs privés: 25%
4 opérateurs privés : 20%
Taux de collecte = 7% des gisements
Collecte publique
Opérateurs publics: 75%
SMCRS: 71% (1900 m3 ou 665 tonnes/jour)
Taux de collecte = 30% des gisements
123
ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC PRÉALABLE DU SYSTÈME GDS
Economie de collecte (2015)
Cap-Haïtien
Coût de la collecte publique: 450 HTG/tonne (US$ 7,5/tonne).
Coût de la collecte publique par ménage : 405 HTG/an.
Collecte publique 4 fois moindre que la privée (150 HTG/mois).
Port-au-Prince
Coût de la collecte publique(SMCRS): 710 HTG/tonne.
Coût de la collecte publique par ménage : 100 HTG/mois.
Collecte publique 5 fois moindre que la privée (500 HTG/mois).
124
ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC PRÉALABLE DU SYSTÈME GDS
Situation du recyclage (2015)
• Filières à fort potentiel de développement.
• Multiplicité d’acteurs.
• Diversification et spécification de filières (produits,
procédés, étapes).
• Concentration des principaux acteurs à Port-au-Prince.
• Filière plastique en difficulté ou en quête de
réorientation.
• Nécessité de régulation.
125
ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC PRÉALABLE DU SYSTÈME GDS
Situation de la mise en décharge (2015)
• Difficultés de gestion : aménagement, infrastructures, équipements,
financement, etc.: (Truitier).
• Absence d’un site d’enfouissement (Cap-Haïtien).
• Site de décharge à proximité des de cours d’eau (Cayes).
• Décharges sauvages (tous les sites).
• Poldérisation (tous les sites).
• Pratiques à risques (tous les sites).
126
ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC PRÉALABLE DU SYSTÈME GDS
Synthèse des observation et analyses
Chaos institutionnel, réflexes d’ajustement informel et déficit de cohérence
et de concertation entre les acteurs/actions, en absence d’une instance de
régulation et de contrôle.
Déficit de données-outils (fiables) d’aide à la décision et absence de
protocole pour générer ces données, en matière de GDS.
Pratiques de gestion et d’élimination des déchets (enfouissement des
déchets spéciaux, brûlage à l'air libre, poldérisation en mer, etc.)
présentant des risques importants pour l'environnement et santé publique.
Quelques initiatives de recyclage et valorisation de déchets, en mal de
référents normatifs, de structuration et de développement.
Évaluation des besoins et propositions locales de plan de GDS au niveau
des villes-régions, avec prises compte des communes sous influence. 127
NOUVELLE PROPOSITION DE POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Institutionnalisation d’une DNGDS
128
NOUVELLE PROPOSITION DE POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Principes directeurs
Restructuration progressive.
Capitalisation sur l’existant.
Coordination des actions.
Intégration des opérations.
Prévention.
Réduction des externalités négatives.
Création d’opportunités de création de richesse et d’emplois (économie circulaire).
Mutualisation des ressources (économie d’échelle, intercommunalité).
Approche pilote (PPGDS).
Éducation, communication et concertation (incitation et coercition).
129
NOUVELLE PROPOSITION DE POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Moyens à mobiliser
Besoin
Période
Montant prévisionnel
(US$)
Collecte
1 an
15 330 000
Opérations de traitement
1 an
10 000 000
Infrastructures et projets
5 ans
100 000 000
Frais de gestion
1 an
5 000 000
Total
1 an
50 330 000
Total
5 ans
251 650 000
Fonctionnement
Investissement
Activité
Mise à disposition progressive (approche pilote).
Augmentation/révision en fonction des opportunités et disponibilités.
130
NOUVELLE PROPOSITION DE POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Mécanismes de financement
Principe
Validation d'une nouvelle vision de politique publique.
GDS parmi les priorités nationales (missions souveraines de l'État).
Création et
institution de
nouvelles taxes
(impôts, droits
d'accises, etc.).
Réaffectation et
retenu de champs
de taxation.
Renforcement de
la mobilisation
fiscale.
Emprunts
(et dons).
Recettes divers du
programme pilote
(valorisation, pénalités,
services, etc.).
131
NOUVELLE PROPOSITION DE POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Sources potentielles de financement (2015-2016)
Source de financement
Allocation SMCRS
Prévision
budgétaire
(HTG)
Retenu
(%)
Montant
prévisionnel
(US$)
391 964 928
100
6 500 000
1 715 223 977
10
2 850 000
Mobilisation fiscale
-
-
2 850 000
Impôts sur le revenu
16 096 184 852
2
5 000 000
Taxes sur chiffres d'affaires
15 797 468 914
2,5
6 500 000
Droits d'accises (emballages plastiques)
-
-
1 000 000
Impôts sur transactions internationales
22 219 805 566
2
7 200 000
Impôts sur la propriété
Valorisation, pénalités et services
10 000 000
Autres champs de taxations
-
-
-
Emprunts (et dons)
-
-
-
Total
132
41 900 000
NOUVELLE PROPOSITION DE POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Premières conclusions et recommandations
Renforcer la concertation entre acteurs et la régulation du
système de GDS.
Opérationnaliser les grands principes de politique publique et
de GDS vers la mise en œuvre d’un nouveau paradigme.
Élaborer et valider les normes et protocoles pour différentes
opérations de traitement de diverses catégories de déchets.
Instaurer une dynamique de communication/concertation
continue autour de la GDS.
133
NOUVELLE PROPOSITION DE POLITIQUE NATIONALE DE GDS
Pistes d’intervention pour un programme pilote
Production de données (géo-localisées) sur les gisements de déchets solides (principes
Pollueur-payeur et d'Équité).
Acquisition et installation de dispositifs de pesée des déchets à l'entrée des sites de
valorisation et d'élimination (évaluation automatisée des apports unitaires sur la base de la
masse, normes SI).
Acquisition, mise à disposition, concession de matériels et équipements de pré-collecte,
collecte, transport et traitement des déchets (municipalité, intercommunalité,
départementalisation ou autres modalités sont à définir).
Mise en place d'un centre de services de réparation et d'entretien de ces matériels et
équipements.
Aménagement et gestion de sites de transfert et de tri (valorisation et systématisation de la
pré-collecte).
Mise en œuvre et (co-)gestion d'installations de valorisation et d'élimination des déchets
(PPP, coopération, concession, autorisation, etc.).
Mise en œuvre d'un plan de communication et d'éducation pour informer des nouvelles
dispositions (incitation et coercition).
134
Mèsi!
E-mail: joaneson.lacour@gmail.com
Tél.: +509-3444-1512
http://www.plateforme-re-sources.org
IV- Quatrième série de présentations: les aires
terrestres protégées
27 mai 2016
Auberge du Rayon Vert, Port-Salut
IV.1- Parc National Naturel Macaya
TABLE VERTE DE CONCERTATION
SUD-GRAND’ANSE
Programme de Protection Durable des Terres des Hauts
Bassins Versants du Sud ’Ouest d’Haïti
GRT/FM-11803-HA & GRT/HR-13930-HA
Direction UGP-Macaya
Port-Salut, 27 mai 2016
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Titre du programme
:
Programme de Gestion Durable des Terres des
Fiche
Signalétique
Du Projet Macaya
Hauts Bassins Versants du Sud’Ouest d’Haïti
Durée du projet
:
60 mois
Date du démarrage de l’intervention
:
Octobre 2012
Date de Fin du Programme
:
Mai 2017 (GEF)/ Septembre 2017 (FRH)
Budget total
:
USD 12,436,364.00
Contribution du GEF
:
USD 3,436,364.00
Contribution de la Norvège (FRH)
:
USD 9,000,000.00
Contribution l’Etat Haïtien
:
USD
Secteurs d’intervention
:
Environnement/Biodiversité
29/01/2016
400,000.00
Programme de Gestion Durable des Terres des
Hauts Bassins Versants du Sud'Ouest d'Haïti
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Parc National Naturel Macaya
• Localisation :Massif de la Hotte,
à cheval sur départements: Sud
et Grand’Anse;
• Créé : Décret 4 Avril 1983,
arrêtés présidentiels mars 2013
et août 2014;
• Superficie : 13,436 hectares;
• Réserve de la Biosphère,
UNESCO (mars 2016)
Parc Macaya: Château d’eau/ 8 BV
Parc Macaya: Riche en Diversité Biologique
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Parc Macaya
Trois Grands axes d’intervention :
➢Etablissement du Parc (Zone Centrale)
➢Amélioration de l'attractivité du territoire de la zone tampon selon une
gestion durable (Zone Tampon)
➢Aménagement de bassins versants (Zone Transversale)
Parc Macaya
Parc Macaya
➢Etablissement du Parc (Zone Centrale)
PLANIFICATION
RESULTATS ATTEINTS
RESPONSABLE (S)
Bornage de 132 km (Parc Macaya et Grande
Colline)
68 km borné
CIAT
Réhabilitation et mise en fonction des
centres d’hébergement et de formation de
Formon
Remise
définitive
des
bâtiments, UGP Macaya
équipements et matériels achetés.
Installation prochaine de l’équipe
technique
Elaboration du Plan de Gestion du Parc
Macaya
Plan validé par le MDE et en vigueur
depuis octobre 2015
Etablissement d’un système de surveillance
31 agents de surveillance recrutés, formés UGP Macaya / DISE
et équipés. (1ère phase du déploiement);
50 à déployer pour la 2eme phase.
Etablissement d’un système de Suivi
scientifique établi
Support au bureau de la SAH à Formon /
Numérisation des herbiers / Elaboration
de modules de formation et organisation
de 4 ateliers / Expédition scientifiques
pour inventorier des espèces de la faune
PNUE
Société Audubon Haïti
(SAH)
PLANIFICATION
RESULTATS ATTEINTS
Responsable/Remarque
s
Elaboration d’un Plan de valorisation éco- Lancement du recrutement d’une firme UGP
Macaya
touristique avec signalétique et sentiers et pour élaborer un plan de valorisation Consultants / Firmes
formation de guides
écotouristique du Parc.
Appui à la finalisation du document de
signalétique de l’ANAP pour les aires
protégées
Suivi carbone
Mise en place de parcelles temporaires et
collecte de données
CATIE
et
Parc Macaya
➢Amélioration de l'attractivité du territoire de la zone tampon selon une
gestion durable (Zone Tampon)
PLANIFICATION
RESULTATS ATTEINTS
RESPONSABLE/REMARQUES
Greffage d’arbres en champ
(7,500 prévus)
11,508 arbres
ORE
Transplantation de plantules
(1,088,000 prévus)
1,150,585 plantules soit 2,701.05 ORE/FMD/FNGA
hectares de superficie reboisée
Formation de producteurs
(1 participant = 1 producteur)
(1,150 prévus )
2,170 producteurs formés
ORE/FMD/FNGA
Traitement de ravines
10,950 mètres linéaires traités
FMD/FNGA
Appui aux écoles
(23 prévus)
38 écoles appuyées
FMD/FNGA
Formation de professeurs
(59 prévus)
59 professeurs formés
FMD/FNGA
Formation de sensibilisateurs environnementaux
(26 prévus)
26 sensibilisateurs environnementaux FMD/FNGA
formés
Construction impluviums
(3 prévus)
3 impluviums construits
FNGA
Programme de sensibilisation environnementale
30% du budget consommé.
DDE Sud et DDE Grand ’Anse
Parc Macaya
➢Aménagement de bassins versants (Zone Transversale)
PLANIFICATION
RESULTATS ATTEINTS
RESPONSABLE/REMARQUES
Aménagement de bassins - 22 km de routes réparées de façon temporaire avec UGP Macaya avec firmes de
versants
l’aide du CNE
construction GRETCO et AEJ- Etude technique sur 4 pistes rurales dans la zone de CODS Construction
Macaya.
-Signature de contrat avec deux firmes pour la
réhabilitation de la piste Canon-Formon de 18 km de
pistes et la construction de 13 bassins de stockage
d’eau de pluie.
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Programmes du Plan de Gestion
SURVEILLANCE,
PROTECTION ET
LUTTE CONTRE
LES INCENDIES
ADMINISTRATION
LUTTE
CONTRE LES
CATASTROP
HES
COMMUNICAT
ION,
EDUCATION ET
SENSIBILISATI
ON
GESTION
DE
RESSOUR
CES
FORESTIE
RES
LOISIRS ET
VALORISATION
DE
RESSOURCES
NATURELLES
CONSERVATION
D'ESPECES ET
MONUMENTS
GEOMORPHOLOGIQU
Es
RECHERC
HE,
MONITOR
ING ET
EVALUATI
ON
DEVELOPPEMENT
SOCIOECONOMIQ
UE INTEGRE
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Gestion du Parc
MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT
(MDE)
||
AGENCE NATIONALE DES AIRES PROTÉGÉES
(ANAP)
||
UNITE DE GESTION DU PROGRAMME MACAYA
(UGP MACAYA)
Parc Macaya
Structures de Gestion et de Gouvernance
• Conseil de Direction
• Les Services Scientifiques et TK
• Les Agents de Surveillance Env.
• La cellule de Passation des Marchés
• Personnel de Soutien
• ACSE (27/50)
Organe
Stratégique/d’Arbitrage
• MDE
• Bailleurs
• BID
• CIAT
• ANAP
• UGP
• Mairies
• DDS/DDGA
• Partenaires
Unité de Gestion du Programme/
Bureau du PNN-Macaya
Structure de
planification et
d’opérationnalisation
Organe d’orientation et
de prise de décision
Comité de
Pilotage
Assemblée Générale du
Parc Macaya (39 45
dont 6 OCB???)
Conseil de Gestion (9 11)
• Conseil de Direction PNNM: 1
• Mairies/CASEC: 4
• CCIS/CCIGA: 2
• Partenaires Stratégiques: 2
• Représentants OCB: 2 ???
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Financement GEF=FEM
• No. Projet : HA-X1002 (GEF)
• No de contrat: GRT/FM-11803-HA
• Signé : 05 Novembre 2009
• Éligibilité : 31 Octobre 2012
• Clôture : 05 Mai 2017
• Montant approuvé : US$ 3,436,364.00
• Montant décaissé par la BID : US$ 3,015,014.75
• % Décaissé : 87.74 %
• Montant engagé : US$ 404,421
• % Engagé : 12 %
• Projection initiale de décaissement 2016 : US$ 571,239
• Décaissements à date : US$ 153,384.10
Financement FRH / Coopération Norvégienne
• No. Projet : HA-G1023 (FRH)
• No de contrat: GRT/HR-13930-HA
• Montant approuvé : US$ 9,000,000
• Montant décaissé par la BID: US$ 2,379,057.67
• % Décaissé : 26.43 %
• Signé : 27 Septembre 2013
• Éligibilité : 26 Juin 2014
• Clôture : 11 octobre 2017
• Montant engagé : US$ 3,077,383.09
• % Engagé : 34.2 %
• Projection initiale de décaissement 2016 : US$ 4,124,920
• Décaissements à date : US$ 0.00
ACTIVITES EN COURS ET A VENIR D’ICI A DECEMBRE 2016
ACTEURS POUR MISE EN OEUVRE
Réhabilitation de Pistes rurales (18km) et 13 Bassins de
Stockage
GRETCO & AEJ-CODS Construction
Supervision des travaux de construction
EPTISA/IBC
Suivi Carbone ( Parcelles Temporaires et Permanentes)
CATIE
Réalisation de la cartographie participative 3D du Parc
Consultant
Recherche et Suivi Scientifique /Enquêtes Sociodémographique
Société Audubon Haïti (SAH)
ACTIVITES EN COURS ET A VENIR D’ICI A DECEMBRE 2016 ACTEURS POUR MISE EN OEUVRE
Bornage de 64 km Parc Macaya/Grande Colline
CIAT
Renouvellement du contrat des 3 partenaires stratégiques ORE/ FMD et FNGA
Rapport Audit du programme
Experts Conseils et Associés
Identification d’actions prioritaires avec les Communautés Mairies/ OCB/ Consultants
Renforcement et déploiuement des Agents du Corps de
Surveillance environnementale
UGP-Macaya/DISE
ACTIVITES EN COURS ET A VENIR D’ICI A DECEMBRE 2016 ACTEURS POUR MISE EN OEUVRE
Elaboration Plan de valorisation écotouristique
Consultant
Plan d’affaires et étude de commercialisation de filières
pour le Bureau du Parc
Consultant
Aménagement complémentaire du Centre de formation
de Formon
Formation continue des associations de guide en
« guidage de montagne »
Consultant
Consultant
ACTIVITES EN COURS ET A VENIR D’ICI A DECEMBRE 2016
Construction de tours de surveillance/observation pour
lutte contre incendies
ACTEURS POUR MISE EN
OEUVRE
Consultant
Construction de sentiers et toilettes écologiques
Consultant
Consultant pour Evaluation ¾ - préparation d’un projet
avec les fonds BID
Fabrication des supports de signalétique du Parc
Consultant
Consultant
Financement MACAYA GRAND SUD -- PNUE & DDE SUD
• Montant du financement : USD
570,000
Appui au paiement de 2 cadres Techniques de l’UGP
Macaya
• Montant approuvé pour Aire de
Macaya :
USD 322,000 (56%)
- Responsable du Service Conservation
- Assistant – Chargé de Développement
Filières vertes
• Éligibilité : Janvier 2016
• Clôture : Décembre 2017
de
Elaboration et mise en place d’un plan de
prévention et de lutte contre les incendies dans le
Parc.
Pépinière pour le reboisement de l’aire de la Grotte
Marie-Jeanne (objet de conservation du Parc
Macaya)
• Décaissements
à
date
:
US$ 153,384.10
Financement MACAYA GRAND SUD – PNUE & UNOPS
• Montant du financement
approuvé pour Aire de
Macaya :
USD 310,000
- Inventaire des espèces de la flore
du Parc Macaya en voie de
disparition
( restauration des zones rouges)
• Éligibilité : Janvier 2016
• Clôture : Décembre 2017
- Construction
d’un
Centre
d’interprétation
( valorisation écotouristique)
Sommaire
1. Présentation Fiche signalétique du Programme
2. Zone d’Intervention
3. Axes d’intervention et Principales Réalisations/Parties concernées
4. Lien avec les Programmes du Plan de Gestion
5. Structures de gestion et de gouvernance (Programme vs Plan Gestion)
6. Activités en cours et à venir
7. Challenges
Nécessité
d’accompagner
les
communautés
dans leurs
activités
sociales
(éducation,
Eau/Assainisse
ment, santé…)
Ressources
financières pour
implémenter les
programmes du
Plan de gestion
Nécessité de déplacer
certaines
communautés vivant
dans le Parc pour
pouvoir restaurer
certains bassins
versants très dégradés
DEFIS
Nécessité de
l’élaboration d’un
Plan de
Développement de
la zone tampon du
Parc Macaya.
MERCI
IV.1- Parc National Naturel Grand Bois
L’Initiative Aire Protégée
Privée
Grand Bois
Qui sommes nous?
La Société Audubon Haïti (SAH) est une fondation à but
non lucratif établie depuis juillet 2003.
Mission de la SAH
Œuvrer à la réhabilitation de l'environnement haïtien et
conserver les écosystèmes non dégradés, par le biais de la
conservation de la vie sauvage en général, et celle des
oiseaux en particulier dans une perspective de création de
richesse.
Nos contributions à la connaissance de la
biodiversité
• Publications
•
•
•
•
•
•
A la découverte des oiseaux d’Haïti
Les oiseaux d’Haïti et de la République Dominicaine
Ti Zwazo Kotew a Prale
Les KBAs d’Haïti
La Biodiversité de Macaya
Participation à des publications collectives
• Travaux de recherche
•
•
•
•
•
•
Reptiles
Grenouilles
Mollusques
Oiseaux
Orchidaceae
Plantes supérieures
• Socioéconomique
• Base de données
Nos contributions à la protection de la
biodiversité en Haïti
• Identification d’aires protégées potentielles (Zico, KBA, AP, etc.)
• Délimitation d’aires protégées
• Identification des menaces
• Identification et mise en oeuvre d’activités de conservation avec les
communautés
• Processus de planification d’actions
• Réseautage (universités, ONG, OCB, gouvernement, etc.)
• Sensibilisation
• Formation
• Mobilisation de ressources
Nos contributions à la protection de la
biodiversité en Haïti
FONDS NATIONAL D'AFFECTATION SPÉCIALE POUR L'ENVIRONNEMENT ET
LA BIODIVERSITÉ
Créé pour protéger l'environnement et de la biodiversité d'Haïti pour
les générations futures. Notre activité principale est d'identifier les
points chauds de biodiversité d'Haïti, l'acquisition de terrains pour
créer des Aires Protégées et d'établir des mesures de protection à long
terme.
Activités
- Recherche sur la biodiversité
- Financement d’actions de conservation
- Acquisition de terrains pour création d’aires
protégées privées
- Education environnementale
- Publications scientifiques
Conseil d’administration
M. PHILIPPE BAYARD
Président,
DR. S. BLAIR HEDGES
Membre
DR. WES SECHRES
Membre
M. DANIEL GERARD ROUZIER
Membre
M. THEODORE E. ACHILLE
Contrôleur financier
L’initiative Grand Bois
• Les espèces endémiques rares d’Haïti survivent dans les endroits
difficile d’accès;
• Il est difficile de trouver un hectare de forêt compacte où l’homme
haïtien n’a pas encore mis les pieds;
• La situation foncière dans l’ensemble du pays n’est pas claire;
• Les capacités de l’état à mettre en oeuvre les décisions de gestion du
territoire sont limitées;
• Les menaces sur les habitats des espèces sont en évolution en dépit des
efforts;
• Qui doit, qui peut financer la rehabilitation et la conservation?
• Où trouver les ressources necessaires?
Position géographique et accessibilité
Ouest de Macaya, Massif de la Hotte à
cheval entre Tiburon et les Irois
Grand Bois, une biodiversité
particulière
• Continuité de la Biodiversité de Macaya
• Forêt humide latifoliée de montagne
• La plus grande population de Magnolia ekmanii
• Autres plantes endémiques
• Espèces redécouvertes considéreés en danger
d’extinction
• Présence de Calecon rouge
• Grenouilles et Reptiles endémiques
• Espèces nouvelles pour la sciences
Occupation de l’espace
• Parcelles cultivées (haricots, patate, maïs, igname)
• Eboulis
• Zones en friche
• Parcelles forestières en bonne condition de conservation
• Ruisseaux
• Parcelles forestières dégradées
• Terres privées en faire valoir indirecte pendant des
générations
Caractéristiques socioéconomiques
• 118 familles
• 6000 habitants avec 42 ans comme âge
moyen
• Environ 70 analphabètes (2 années de
scolarité)
• 50% des logements en paille dont 9 sur 10
sont en terre battue
• Huttes pour saison de culture
• Habitat principal le long de la rivière Tiburon
• Pas de centre de santé ni adduction d’eau
• Ecole à +2h de marche
• 0,14 USD/jour
• Agriculture, elevage et production de
planche et charbon
Les 4 grands défis à relever
• Réduire (Stopper) la
déforestation
• Augmenter le niveau de
revenu des habitants
• Mettre en place une nouvelle
AP
• Accessibilité
Objectif pour les années à venir
Conserver une des dernières reliques de forêt
latifoliée de côte d’Haïti en mettant en œuvre une
dynamique de mitigation des menaces à travers une
augmentation des connaissances scientifiques, la
restauration de l’autorité de l’état et la diminution
de la pauvreté extrême dans la zone
Les objectifs opérationnels pour 2016-2018
• Clarifier la situation foncière afin de faire un choix stratégique
par rapport à la création de l’aire protégée de Grand Bois ;
• Mettre en place un cadre institutionnel et communautaire
permettant l’implantation de l’aire protégée ;
• Augmenter les connaissances scientifiques sur les dynamiques
écosystémiques;
• Diminuer la fréquence d’utilisation des pratiques agricoles
destructrices de la forêt dans la région ;
• Mettre en place une dynamique communautaire autour de la
question de la réduction des coupes et de la production de
charbon ;
• Mobiliser des ressources permettant de diminuer l’extrême
pauvreté dans la zone.
Résultats escomptés
• Les autorités départementales, les collectivités territoriales sont
conscientes de l’importance de conserver la forêt de Grand Bois
et sont impliquées dans les actions ;
• La communauté de Grand Bois est informée et participe dans la
dynamique de création de l’aire protégée et manifeste un
comportement adéquat par rapport à la protection de la forêt ;
• La pauvreté extrême est allégée dans région de Grand Bois par de
mise en place d’actions permettant l’augmentation du niveau de
revenu de la population.
A court terme
• Finaliser l’acquisition des terres (258 hectares/370 officiellement
déclarés)
• Proceder à l’arpentage
• Continuer les recherches sur la biodiversité
• Réaliser une étude sociodémographique
• Construire une base qui servirait pour la formation et l’éducation
communautaire
• Elaborer un plan de travail avec la communauté
• Elaborer un plan de récupération progressive
• Mettre en place le comité de support à l’initiative (conseil de gestion)
V- Cinquième série de présentations: la plage
de Port-Salut
27 mai 2016
Auberge du Rayon Vert, Port-Salut
La Plage de Port Salut
Pressions & Solutions
-Plan d’ Aménagement de la Plage-
Présentation Table Régionale de Coordination – 27 mai, Port Salut
Programme des Nations Unies pour l’Environnement
Atouts et Situation géographique de la Plage De Port Salut
La plage de Port-Salut est à un des hauts lieux
touristiques de Haïti. La ville présente des
atouts :
Touristiques,
Culturel et social,
Economique,
Naturel.
Introduction sur le processus
1. Mission courte d’exploration de quelques jours en T1 2014 d’un
expert (Coastal Systems International) constatant l’érosion
inquiétante de la plage
2. Des termes de références pour un appel d’offre ont alors
été développés en T4 2014 et consultés avec le Gouvernement
et la BID
3. Un comité de sélection des meilleures offres fut constitué pour
choisir ensemble la firme privée qui répondra au mieux aux TDRs.
(MTIC, MFE-UTE, BID, CIAT, Norvege, PNUE)
4. Un comité de suivi du développement du plan fut constitué a
Port au Prince (MTIC, MFE-UTE, BID, CIAT, MDE, Norvege, PNUE)
5. CREOCEAN/Génie Conseil fut le consortium sélectionné:
- Formuler un Plan pré-opérationnel pour la restauration de la plage
(solutions proposées, méthodologie retenue, planification avant travaux,
coûts..)
-Définir les cahiers des charges de l'appel d'offres pour l'exécution des
travaux retenus sur la base du plan pré-opérationnel
6. Attribution du Marché en T1 2015 et finalisation du travail en
T4 2015
www.grandsudhaiti.ht (section mer)
8 mois de travail avec différentes missions de terrain et de
consultation au niveau de Port au Prince et de Port Salut
Port Salut il y a
Aujourd’hui
10 ans
- 15 m
Analyse hydrodynamique
- hydrosédimentaire
197
02/07/2014
Nom de l'etude / presentation
197
Pourquoi cette érosion?
Les usages et pressions anthropiques
199
Etat des activités anthropiques
• Plusieurs usages de la plage :
Construction sur dunes (routes, restaurants, facilités
touristiques, système de drainage)
Seine de plage (Pêche)
Extraction de sable pour la construction et la
réalisation d’aménagements privés
Circulation d’engins motorisés
Végétations invasives
200
Impacts anthropiques
Le bâti
201
Impacts anthropiques
Réseau eaux pluviales
Pas de réseaux eaux pluviales.
Eaux pluviales évacuées gravitairement au niveau des exutoires
Accentue l’érosion de la plage
202
Impacts anthropiques
Les prélèvements de sable
Impossible de quantifier les volumes de
sable prélevés
les volumes en jeu relativement important
203
Seine de plage
Seine de plage
Destruction des fonds producteurs de
sable
Impacts anthropiques
Gestion des déchets
Amélioration de l’entretien de la plage mais reste problématique
Présence de macro-déchets sur la plage
Gestion des déchets et nettoyage de la plage par les commerces riverains
(restaurateurs et les hôteliers) : Gestion individuelle
Mode de gestion des déchets et du nettoyage de la plage insuffisant.
Seules les zones faisant face à une structure touristique sont entretenues.
204
Impacts anthropiques
Gestion des eaux usées
Pas de réseaux eaux usées.
Rejetées dans le milieu naturel, puis par gravité dans les ravines qui débouchent en
mer
Risques sanitaires importants : Bactérien, Viral, Parasitaire
Quid des sanitaires présents sur la plage?
205
Impacts anthropiques
Culture du vétiver
Déforestation pour la culture du vétiver
Erosion des sols => apport de sédiments dans les ravines
206
Impacts anthropiques
Circulation des engins motorisés sur la plage
Aucune restriction d’accès
Représente une menace pour le site
Altération et destruction de la végétation qui sert à fixer les sédiments sableux
Risques non maitrisés de pollution : Perte d’essence, d’huile, etc.
207
Pressions Naturelles
208
Impact naturel
209
CONCLUSION:
- La plage n’a pas de système de gestion
- La plage de Port Salut n'est plus un système naturel
- La plage a perdu sa capacité d'auto régénération
Solutions Proposés pour réduire les pressions et
restaurer la plage
211
Les mesures de confortement:
1. Rechargement de sable
2. Epis
3. Structures en mer
Rechargement de sables pour reconstituer une plage attractive et capable de supporter
les assauts de la mer
Paramètres: 120k m3; zone de détente / qualité de 15 m; approvisionnement en mer
Structures Sous-marines pour protéger:
- La zone fragilisé (sans capacité de auto régénération naturelle dans le long terme)
- L’investissement de rechargement de sable
Récifs artificiels pour la production halieutique
Deux Epis pour:
- Stabiliser le tombolo – l’aider a se reconstruire
- Protéger l’investissement de refoulement de sable dans le Sud de la plage
- Limiter les contaminations venant de la ravine et les apports terrigènes au Sud
Epi de la Ravine
Epi du Tombolo
=> Dans le cadre de la gestion municipale
des déchets (plan en cours)
Priorités des Actions et Coûts
Prochaines Etapes Proposées
1. D’un Comite de suivi à un Comite de Gestion conduit par le
Gouvernement pour décisions unies et exécution du Plan
2. Au besoin/en parallèle…certaines analyses complémentaires
techniques pour approfondir des détails (sources de sable, etc)
Merci
Toute les informations sont consultables:
www.grandsudhaiti.ht (section mer)