(2010-11) Centre-Artibonite Loop: Regional Territorial Plan (Haiti Tomorrow series)
Summary — CIAT's regional development plan for the Centre-Artibonite Loop, the inland corridor linking Gonaïves, Saint-Marc, Mirebalais, Hinche and Cap-Haïtien. Part of the Haiti Tomorrow series, it proposes to reorganise the region around a road network that puts every town within half an hour of a service centre, and sets out project sheets for fifteen communes.
Key Findings
- The plan is built around a road network standard: every settlement in the loop within half an hour of a service centre.
- Fifteen communes receive individual project sheets, making this an operational document rather than a vision statement.
- It is the only regional-scale plan in this library covering the Centre and Artibonite departments.
- Land ownership and settlement patterns are treated as a planning constraint in their own right, not as a footnote to infrastructure.
Full Description
This CIAT plan applies the Haiti Tomorrow territorial framework to the Centre-Artibonite Loop, the inland region running from Gonaïves and Saint-Marc through Mirebalais, Hinche and Pignon up to Cap-Haïtien and the Dominican border crossings at Belladère and Ouanaminthe. The plan is organised in four parts. THE ROAD treats the loop itself as the structuring investment: a network of towns in which no settlement is more than half an hour from a service centre, with a typology of roads to build and a section on how the network would be managed and paid for. THE TERRITORY covers environmental vulnerability, the organisation of settlement, agricultural production structure, irrigation and drinking water, energy access, and the modernisation of the farm economy alongside processing industry. THE PEOPLE covers settlement patterns and land ownership, hygiene and waste management, health networks, education and vocational training, and the exchange and social hubs that give a town its function. THE PROJECTS is the operational half: individual project sheets for Mirebalais, Thomonde, Hinche, Pignon, Maïssade, Saint-Raphaël, Saint-Michel de l'Attalaye, Marchand-Dessalines, Petite Rivière de l'Artibonite, Verrettes, La Chapelle, Boucan Carré, Lascahobas and Saut d'Eau, followed by an investment programme and a governance section. It is one of the few Haitian planning documents that works at the regional scale rather than the commune or the country, and the only one in this library covering the Centre and Artibonite departments.
Full Document Text
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CAP HAÏTIEN
LIMBE
FORT LIBERTE
DAJABON
OUANAMINTHE
DONDON
ENNERY
GONAÏVES
SAINT
RAPHAEL
SAINT
MICHEL
PIGNON
L’ESTERE
RESTAURACION
DESDUNES
MARCHAND
DESSALINES
PONT
SONDE
MAISSADE
HINCHE
SAINT MARC
PETITE
RIVIERE
THOMASSIQUE
BOUCAN
CARRÉ
DESARMES
THOMONDE
BELLADERE
LA CHAPELLE
MIREBALAIS
LASCAHOBAS
SAUT D’EAU
ELIAS
PINA
PORT AU PRINCE
HAITI DEMAIN
BOUCLE CENTRE-ARTIBONITE
OBJECTIFS ET STRATEGIES TERRITORIALES POUR LA RECONSTRUCTION
REPUBLIQUE D'HAITI
CIAT
Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire
NOVEMBRE 2010
Le dossier Boucle Centre-Artibonite projette dans le
temps un espace conçu comme un tout organique,
construit autour d’une ossature routière imaginée
de façon à structurer en profondeur un territoire.
Il présente un projet concret d’aménagement
du territoire conçu pour accueillir un projet
économique, l’un induisant l’autre, l’un entraînant
l’autre. C’est un modèle de structuration pour le
territoire haïtien. Mise en œuvre la boucle CentreArtibonite constitue un référentiel pour Haïti,
demain.
HAITI DEMAIN
BOUCLE CENTRE-ARTIBONITE
SOMMAIRE
INTRODUCTION
p. 5
1. LA ROUTE
p. 7
- Les villes en réseau
- La ville à une demi-heure
- Les types de route à développer
- Actions engagées / actions à mener
- Gestion et économie de la route
2. LE TERRITOIRE
p. 21
- Une région symbole
- La vulnérabilité environnementale
- L’organisation du territoire
- La structure de la production agricole
- L’irrigation et l’eau potable
- La production et l’accès à l’énergie
- La modernisation de l’économie agricole et
le développement des industries de transformation
3. LES HOMMES
p. 37
- Le peuplement et la propriété du sol
- La route à deux vitesses
- L’hygiène et la gestion des déchets
- Les réseaux de santé
- L’éducation et la formation professionnelle
- Les pôles d’échange et les pôles de vie sociale
4. LES PROJETS
p. 53
- Le développement communal
- Mirebalais
- Thomonde
- Hinche
- Pignon
- Maïssade
- Saint-Raphaël
- Saint-Michel de l’Attalaye
- Marchand-Dessalines
- Petite Rivière de l’Artibonite
- Verrettes
- La Chapelle
- Boucan Carré
- Lascahobas
- Saut d’Eau
- Le programme d’investissements
- La gouvernance
ROUTE DE MIREBALAIS À THOMONDE
2
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
3
INTRODUCTION
La République d’Haïti est caractérisée par une
grande diversité éco-climatique tant par sa position
géographique que par ses caractéristiques propres,
notamment son relief accidenté et une longue façade
maritime (plus de 1 000 km pour une superficie
totale de 28 000 km2). Ces caractéristiques en font
la fragilité naturelle : elle est située dans une zone
de grande activité sismique, elle est sur la trajectoire
des cyclones, les risques d’inondation y sont aussi
importants que les risques de sécheresse. Cette
fragilité naturelle est renforcée par une fragilité
socio-économique qui se manifeste par une faible
capacité d’organisation du territoire et la difficulté
sinon l’impossibilité à mettre en place des réponses
proportionnées aux risques.
Les dernières années ont été marquées par une
aggravation dramatique de la vulnérabilité physique
et humaine du pays. En mai 2004, quelques heures
de pluies exceptionnelles font disparaitre le bourg de
Fonds Verrettes et le village de Mapou. En septembre
2004, le cyclone Jeanne fait plus de 5 000 morts, la
plupart dans la ville des Gonaïves. Les cyclones Fay,
Gustav, Hanna et Ike, ont fait en 2008 moins de
victimes mais les dégâts sur les infrastructures et les
maisons ont été considérables.
Le message de la nature est clair : les zones côtières,
en particulier les villes à forte concentration de
population, en aval de bassins versants dégradés,
sont en danger.
Les sécheresses sont moins spectaculaires mais
dix sécheresses majeures ont été enregistrées entre
1968 et 2000, affectant plus d’un million et demi
de personnes. Le changement climatique est une
préoccupation dans le monde entier.
Pour Haïti, selon les spécialistes, ce changement
climatique prendra entre autres la forme d’une
augmentation appréciable du volume des
précipitations – et donc des risques accrus pour
4
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
l’ensemble des villes côtières ou au débouché des
vallées des grands cours d’eau.
Le séisme du 12 janvier 2010 est venu nous rappeler
douloureusement que les Antilles sont une zone
d’intense activité sismique et que les parties du
territoire les plus menacées sont le Sud traversé par la
faille Enriquillo et le Nord par la faille Septentrionale.
Entre les côtes menacées d’inondation, le Sud
périodiquement ravagé par les cyclones, la péninsule
Sud et le grand Nord menacés par les tremblements
de terre, la région Centre et Artibonite constitue une
zone favorable à privilégier pour les investissements
publics dans les dix prochaines années à condition
de créer de nouvelles logiques territoriales.
Il est aujourd’hui impératif de changer les logiques
d’organisation et de structuration du territoire
haïtien. Il faut coupler la réflexion sur le territoire
avec la nécessité de faire de la décentralisation une
réalité, un mode de prise en charge du territoire.
Après un premier dossier « Haïti demain » qui offrait
une réflexion globale sur l’ensemble du territoire, le
dossier Boucle Centre-Artibonite projette dans le
temps un espace conçu comme un tout organique,
construit autour d’une ossature routière imaginée
de façon à structurer en profondeur un territoire.
Rencontres avec les populations concernées, débats
avec les autorités politiques et la société civile ont
permis de corriger les choix des techniciens et
d’intégrer à la conception de la boucle les idées et
les vœux de ceux qui feront vivre la boucle.
Le dossier Boucle Centre-Artibonite présente un
projet concret d’aménagement du territoire conçu
pour accueillir un projet économique, l’un induisant
l’autre, l’un entraînant l’autre. C’est un modèle de
structuration pour le territoire haïtien. Mise en
œuvre la boucle Centre-Artibonite constitue un
référentiel pour Haïti, demain.
INTRODUCTION
5
1.
LA ROUTE
Haïti a vécu pendant tout le XXème siècle
l’expérience sans cesse renouvelée de routes
construites à coups de millions de dollars
qui augmentent la dette extérieure du pays
sans entraîner de développement régional ou
national.
La boucle Centre-Artibonite est conçue pour
sortir du raisonnement linéaire de la route
productrice en elle-même de développement
et de modernisation pour y substituer la
route comme colonne vertébrale d’un projet
économique et social à organiser.
La boucle Centre-Artibonite a été conçue
comme une entité territoriale structurée
par une route qui met en relation de
façon organique deux espaces différenciés
par l’histoire (l’Artibonite française et le
Centre espagnol), suivant chacun sa propre
logique : l’Artibonite avec ses décennies
d’investissements dans les infrastructures
agricoles et tournée vers les villes des Gonaïves
et Saint-Marc, le Centre replié sur lui-même
avec la République Dominicaine comme
interlocuteur plus proche que Port-auPrince.
Compléter le réseau existant de routes liant
les 14 communes de la boucle entre elles
permettra de dépasser les blocages de l’histoire, de créer un nouvel espace économique
et humain, et de proposer un référentiel
grandeur nature pour l’aménagement du
territoire haïtien.
6
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LA ROUTE
7
La route des métropoles
et la boucle Centre-Artibonite
Port De Paix
Môle
Saint Nicolas
Cap Haitien
Fort Liberte
Limbe
Dajabon
Ouanaminthe
Dondon
Ennery
Gonaïves
SAINT MICHEL DE
L’ATTALAYE
SAINT RAPHAEL
PIGNON
Restauracion
Lestère
Desdunes
MARCHAND
DESSALINES
Pont Sondé
Saint Marc
MAISSADE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
HINCHE
Thomassique
THOMONDE
DESARMES
(VERRETTES)
BOUCAN CARRE
MIREBALAIS
SAUT D’EAU
LASCAHOBAS
Jeremie
Leogâne
PORT AU PRINCE
Petit Goâve
Miragoâne
Elias Piña
REPUBLIQUE DOMINICAINE
Belladere
LA CHAPELLE
Jimani
Grand Goâve
Jacmel
Les Cayes
0
8
10
50km
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LA ROUTE
9
Cap Haïtien
Limbe
LES VILLES EN RESEAU
Fort Liberte
OUANAMINTHE
Dondon
GONAÏVES
Ennery
Dans l’histoire récente, ces territoires de l’Artibonite
ont fait la fierté d’Haïti quand cette vallée sèche a été
transformée en riche plaine rizicole entre 1930 et 1986.
Les grands espaces du Plateau Central, peu peuplé et peu
urbanisé, ont toujours eu valeur, aux yeux des Haïtiens,
de territoires vierges à fort potentiel. La destruction
d’une forêt secondaire de pins au cours du XIXème et
du début du XXème siècle a permis le développement
d’une agriculture paysanne vivrière dont les revenus
faisaient vivre une population rurale peu nombreuse. Ils
ont perdu progressivement leur rôle économique au prix
d’une régression du pays tout entier avec le déclin d’une
agriculture ouverte aux marchés mondiaux et n’arrivant
plus à renouveler la fertilité des sols.
SAINT
RAPHAEL
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
PIGNON
L’estere
Desdunes
MARCHAND
DESSALINES
MAISSADE
Pont Sonde
Liancourt
SAINT MARC
HINCHE
Sauf Mirebalais, Petite-Rivière et Verrettes, tous les
bourgs et villes qui forment aujourd’hui l’espace que
nous appelons la boucle Centre-Artibonite sont nés après
l’indépendance d’Haïti en 1804. Ils se sont construits sur
le modèle colonial en damier, même si ce damier tend
à disparaître dans la confusion des constructions sans
cadre directeur.
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
Thomassique
VERRETTES
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRE
Elias
Pina
LA CHAPELLE
LASCAHOBAS
SAUT D’EAU
0
10
MIREBALAIS
Des bourgs ruraux vivant de leur arrière pays à des villes solidaires
constituées en réseaux : une évolution nécessaire pour construire une
alternative à la concentration humaine dans les grandes métropoles.
BELLADERE
Dans un temps différent, ces territoires peuvent
reprendre la place qui est la leur en s’appuyant sur des
valeurs existantes. Il faut pour cela créer les conditions
permettant de mettre en œuvre un réseau de solidarité et
de partage basé sur la complémentarité des villes et des
productions agricoles, sur la création et la gestion d’un
réseau de mobilité performant et sur la mutualisation des
services et des équipements.
Ce chantier peut devenir le véritable outil de
développement régional d’Haïti et donner une direction
complémentaire aux efforts de reconstruction de
Port-au-Prince après le drame du séisme.
20 km
LIMITES ADMINISTRATIVES
La ville circulaire est un modèle de développement
territorial qui associe un réseau de villes à un territoire
agricole. En faisant la comparaison avec la « Randstad »
hollandaise ou la « Citta continuata » toscane, l’idée
n’est pas de chercher une référence dans les modèles de
développement européen, mais de mettre en évidence des
similitudes d’échelle et de dispositifs urbains. De grands
territoires agricoles, des villes organisées en anneaux et
une ouverture sur la mer par des villes portuaires sont les
valeurs fortes de ces régions économiques.
180 km de périmètre aux Pays-Bas pour 7,5 millions
d’habitants, 350 km en Toscane pour 3,6 millions
d’habitants et 240 km en Haïti pour un potentiel de 2
millions d’habitants donnent les échelles de comparaison
entre les modèles similaires qui tirent leur culture et
leur potentiel de leurs spécificités géographiques. Sans
chercher d’autres analogies, l’idée développée pour Haïti
consiste à imaginer une alternative économique et urbaine
à la prolifération anarchique des grandes métropoles.
Ce « réseau urbain » bien organisé et connecté aux villes
portuaires de Saint-Marc et des Gonaïves à l’ouest, du
Cap-Haïtien au nord, à Port-au-Prince au sud, et à la
République Dominicaine à l’est peut devenir un véritable
outil de développement :
- En construisant un cadre propice aux investissements
économiques et plus particulièrement au développement
d’activités agro-alimentaires complémentaires de la
production agricole ;
- En rationalisant et favorisant les débouchés rapides de
la production agricole ;
- En offrant aux habitants un milieu de vie et un niveau
d’équipement suffisant situé dans un juste équilibre
entre le monde rural et un monde urbain fournissant des
services et des emplois.
LA CONSTITUTION DU TERRITOIRE
La boucle Centre-Artibonite, regroupe 14 communes situées sur 3 départements : l’Artibonite, le Centre et le Nord. Les centres urbains de
dix de ces communes jalonnent la boucle ; quatre communes, Boucan Carré, Lascahobas et Saut-d’Eau ouverte sur Mirebalais, et Maïssade
à mi-chemin entre Hinche et Saint-Michel de l’Attalaye, occupent l’intérieur du territoire. 1,2 million d’habitants vivent dans cet espace de
4 643 km², pour une densité moyenne de 2,6 habitants à l’hectare.
L’extrême dispersion de la population essentiellement agricole est la caractéristique sociale de cet ensemble. Cette situation est la conséquence
directe de la distribution des terres entre les soubresauts de la révolution française et les politiques agraires du pays indépendant entre la
fin du 18ème siècle et le premier quart du 19ème siècle. Seulement 23% de la population (222 000 habitants) vivent dans des « centres
urbains » c’est-à-dire les « sections urbaines » de chacune des communes avec une densité moyenne de 70 habitants à l’hectare.
Ces centres ne représentent pas pour autant ce que l’on peut attendre d’une ville. Les fonctions de base, l’eau, l’électricité et encore plus les
conditions minimum d’assainissement ne sont pas assurées partout et les équipements et les services sont embryonnaires et peu structurés.
C’est tout l’enjeu d’un projet basé sur une triple logique :
- La création d’un lien routier fiable et efficace, créant entre les villes une communauté de pratiques,
- L’amélioration des services dans chacune des cités concernées,
- La mise en œuvre, en s’appuyant sur la situation actuelle, d’un réseau d’équipements mutualisés conçus à l’échelle de la boucle entière.
10
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
CENTRE ARTIBONITE - HAÏTI
2 millions d’habitants
240 km
RANDSTAD - PAYS BAS
7.5 millions d’habitants
180 km
LA ROUTE
TOSCANE - ITALIE
3.6 millions d’habitants
350 km
11
CAP HAÏTIEN
LA VILLE A UNE DEMI-HEURE
LIMBE
FORT LIBERTE
Un territoire « séquencé » pour maîtriser le temps, faciliter
la circulation des denrées et des personnes et répartir
efficacement les équipements collectifs.
DAJABON
OUANAMINTHE
DONDON
ENNERY
SAINT
RAPHAEL
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
GONAÏVES
PIGNON
L’ESTERE
REPUBLIQUE DOMINICAINE
RESTAURACION
DESDUNES
MARCHAND
DESSALINES
PONT
SONDE
MAISSADE
HINCHE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
SAINT MARC
THOMASSIQUE
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRÉ
BELLADERE
LA CHAPELLE
MIREBALAIS
SAUT D’EAU
LASCAHOBAS
ELIAS
PINA
Dix centres urbains à égale distance
Des réseaux, des parcours et des pôles
Les dix centres urbains qui composent la boucle sont
répartis de façon presque uniforme, en nuançant
le propos pour les deux tronçons de liaison entre
Mirebalais et Thomonde et de Saint-Michel de l’Attalaye
à Marchand-Dessalines qui ont des caractéristiques
plus montagneuses et sont moins habités. Il en est de
même de Maïssade et de Boucan Carré à l’intérieur de
la boucle.
La route en Haïti a de nombreuses fonctions : lieu de
déplacement, espace public, espace commercial. De plus,
le transport des personnes est presque toujours associé
au transport de marchandises sans souci d’efficacité ou
de maîtrise du temps.
La distance moyenne entre ces pôles est de 24 km, une
distance qui se rapproche de la logique de disposition
historique des « chefs-lieux » que l’on devait pouvoir
atteindre en une journée de cheval. Ici en appliquant la
vitesse conventionnelle de 50 km/h de moyenne pour
les voies goudronnées modernes, telles qu’elles sont
conçues en Haïti, chaque ville est potentiellement reliée
à la suivante dans un temps d’une demi-heure.
Des transports collectifs structurants
20 km
PORT AU PRINCE
RESEAU DE TRANSPORT
Ligne PAP-CH par Plateau Central (RN3)
Ligne Saint Marc-Cap Haïtien
Ligne Artibonite-Republique Dominicaine
Boucle Centre-Artibonite
Ce réseau ne devrait pas pour autant être conçu comme
un réseau circulaire. Il semble plus intéressant d’intégrer
dans le système de transport les liaisons avec les
métropoles côtières (Cap-Haïtien, Les Gonaïves, SaintMarc, Port-au-Prince) ainsi que vers Belladère et Elias
Pina (en République Dominicaine).
Il peut sembler paradoxal d’introduire des échelles de
temps dans un territoire où la notion même de temps
semble abolie depuis longtemps mais c’est pourtant la
première donnée à prendre en compte pour bâtir les
hypothèses de structuration économique et sociale du
territoire.
Trois parcours « tangentiels », des Gonaïves et de SaintMarc vers Belladère, de Saint-Marc vers le Cap Haïtien
et de Port-au-Prince vers le Cap-Haïtien desserviraient
ainsi l’ensemble de la boucle.
C’est la notion de « ville à une demi-heure » qui servira
de guide à l’organisation des services de base, les
équipements de premier rang (hôpitaux majeurs ou
universités) étant répartis selon d’autres critères de
localisation sans être situés à plus d’une heure et demie
de distance de tout point situé sur la boucle.
Ce mode de structuration sera complété par un réseau
performant de « rabattement » par les routes agricoles
qui pénètrent plus profondément dans le territoire. Ces
voies radiales et non plus circulaires détermineront la
position de points de connexion situés dans les villes
centres ou entre ces dernières.
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Par sa constitution, la boucle est le lieu idéal pour la
mise en œuvre d’un réseau « séquencé » de transports
collectifs. Toutes les heures ou toutes les demi-heures,
un bus pourrait ainsi partir de chacune des villes en
introduisant ici de nouvelles pratiques et là de nouvelles
habitudes.
Le développement du réseau routier va modifier
considérablement les temps de déplacement entre des
pôles urbains aussi proches que mal reliés et ce simple fait
va fortement transformer la relation entre les habitants
de ces cités.
Des villes solidaires
12
Dans une évolution économique introduisant des
activités de transformation et où les emplois secondaires,
tertiaires et de services vont s’ajouter aux emplois
agricoles et commerciaux, la rationalisation de l’espace
routier et une dissociation des modes de déplacement va
devenir une nécessité.
Ces parcours créent trois points majeurs de connexion :
Mirebalais, Saint-Raphaël et Petite Rivière de l’Artibonite.
Ce rôle particulier dans la boucle devra être pris en compte
pour anticiper un développement économique et un
afflux de population plus important que dans les autres
villes-étapes. Il faudra donc y mettre des équipements et
y organiser une expansion urbaine plus rapide.
La boucle
Périmètre
Population potentielle
Parcours
Etapes
240 km
2 millions d’habitants
50 km/h
10 villes à 26 km / 30 min
en moyenne
Jonctions stratégiques
10
Un maillage fin de route agricole
LA ROUTE
13
A l’échelle nationale, le réseau routier interurbain haïtien
est classé en trois niveaux :
- le réseau structurant, formé par les routes nationales
qui relient les chefs-lieux des dix départements et qui
constituent les itinéraires nationaux principaux. Ce
réseau doit pouvoir être parcouru à vitesse raisonnable
(de l’ordre de 60 à 80 km/h), avec un maximum de
sécurité et de confort.
- le réseau secondaire, assurant la desserte de centres
urbains importants et les liaisons entre les routes
nationales. Une grande partie de ce réseau n’est pas
revêtue.
- le réseau tertiaire, constitué par les dessertes locales
qui jouent un rôle économique et social important,
notamment dans le domaine de l’agriculture. Ce réseau
est formé de routes non revêtues et ne dispose quasiment
pas de franchissement des cours d’eau.
A l’intérieur de la boucle Centre-Artibonite, les trois
niveaux de routes ont été identifiés et feront l’objet
d’aménagements spécifiques à chaque type.
Route de 7 m de large revêtue avec fossés et franchissements et chemins
piétons et animaux des deux côtés,
d’un seul côté ou pas du tout suivant qu’on est en plateau, en plaine ou à flanc
de montagne
LES TYPES DE ROUTE À DÉVELOPPER
Des routes hiérarchisées et fiables adaptées aux situations
urbaines comme à la circulation des denrées agricoles forment
un réseau propice au développement social et économique.
LE RESEAU STRUCTURANT :
Le tracé de la boucle
Le rôle majeur de la boucle elle-même dans la mise
en cohérence du territoire justifie qu’elle soit classée
en totalité dans le réseau structurant.
Route de 6 m de large revêtue avec fossés et franchissements
UNE VOIE SECONDAIRE :
La diagonale Ennery / Thomassique
La diagonale Ennery/Thomassique qui constitue
un accès direct à la République Dominicaine et un
axe de desserte important des territoires agricoles
du Plateau Central, peut être considérée comme une
liaison secondaire et traitée comme telle. Il en est de
même des accès à Boucan-Carré et à Saut-d’Eau.
Route de 5,5 m de large non revêtue avec fossés et franchissements
LE RESEAU TERTIAIRE :
Les routes agricoles
Ce sont les routes agricoles qui permettent à la
population dispersée à travers les territoires de la
boucle et aux produits agricoles de rejoindre les
petits centres ruraux, les bourgs et les villes.
Ce réseau est très dense : plus de 1500 km de routes
non revêtues et de pistes avec 180 franchissements
de rivières utilisés à pied et perturbés en saison des
pluies. Un linéaire de routes agricoles a été identifié
et fera l’objet des interventions.
14
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LA ROUTE
15
BANQUE MONDIALE
CAP HAÏTIEN
LIMBE
FORT LIBERTE
ACTIONS ENGAGÉES / ACTIONS À MENER
OUANAMINTHE
FED 2013
DONDON
MARMELADE
GONAÏVES
SAINT
RAPHAEL
ENNERY
La situation actuelle de l’axe Port-au-Prince / CapHaïtien via Hinche (RN3) se présente comme suit :
- Le tronçon entre Port-au-Prince et Mirebalais est déjà
en service ;
- La section Mirebalais / Hinche / Pignon / SaintRaphaël sera une route neuve avec une plateforme de 9m ;
- La section Saint-Raphaël / Cap-Haïtien sera également
achevée en 2013 et prendra en compte la déviation
nécessaire pour éviter le passage dans l’aire du Parc
National Historique Citadelle / Sans-Souci / Ramiers
classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les travaux engagés sur cet axe permettront d’améliorer
spectaculairement le réseau primaire à l’horizon 2013.
Vers l’est, la route de Mirebalais vers Belladère et la
République Dominicaine sera réalisée en 2013.
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
PIGNON
L’ESTERE
DESDUNES
AFD 2013
MARCHAND
DESSALINES
MAISSADE
SAINT MARC
HINCHE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
PONT
SONDE
Dans l’axe est/ouest, la route existante entre Mirebalais
et Pont Sondé est de qualité satisfaisante mais nécessite
un entretien périodique.
LIANCOURT
THOMASSIQUE
VERRETTES
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRE
FED 2011
FER
ELIAS
PINA
LA CHAPELLE
LASCAHOBAS
MIREBALAIS
Route en travaux
BELLADERE
SAUT D’EAU
FED 2014
Route a rénover
Route a financer
Route en projet
FED 2010
Route réalisée
0
10
20km
En revanche, au nord et à l’ouest du Plateau Central, la
partie de la boucle qui relie Saint-Raphaël, Saint-Michel
de l’Attalaye, Marchand-Dessalines et Petite Rivière de
l’Artibonite, est actuellement une route non revêtue avec
peu d’ouvrages de franchissements.
Sur le réseau secondaire, les travaux entre MarchandDessalines et L’Estère sont en cours et seront terminés en
2011. La route entre Saut d’Eau et Cabaret est quasiment
achevée, hormis quelques ouvrages de franchissement.
Enfin, parmi les liaisons prévues dans le schéma routier,
certaines sont actuellement dans un état médiocre : la
route de Saint-Michel à Ennery, qui se prolonge ensuite
par la RN1 vers Gonaïves, est une simple piste avec de
nombreux passages à gué. Il en est de même pour les
itinéraires Hinche / Thomassique / Pedro Santana et
Pignon / Ouanaminthe.
Achever la boucle et le réseau structurant
Le classement de la boucle en réseau primaire a une
incidence limitée en termes de financement, car, compte
tenu des travaux neufs déjà programmés, seulement 80
km (soit un tiers de la boucle) restent à financer. Il s’agit
du tronçon reliant Saint-Raphaël à Petite Rivière de
l’Artibonite, en passant par Saint-Michel et MarchandDessalines. Ce programme de travaux comportera
un ouvrage d’art important permettant de franchir
l’Artibonite au niveau de Petite Rivière et de rejoindre la
route Pont Sondé – Mirebalais.
Le montant d’investissement des tronçons manquants
est estimé à 74,5 millions $US.
Relier la boucle aux villes proches et à la
République Dominicaine
Les projets restant à étudier concernent le renforcement
des liaisons vers l’est (Hinche-Pedro Santana, estimée
à 26 millions $US et Pignon-Ouanaminthe, estimée à
44 millions $US), ainsi que la jonction entre Hinche –
Maïssade – Saint-Michel de l’Attalaye (30 millions $US),
qui joue un rôle structurant pour le territoire situé à
l’intérieur de la boucle.
Améliorer le réseau des routes agricoles
La proposition d’un réseau de 800 km de routes
agricoles en bon état peut paraître ambitieuse par
rapport à la situation actuelle. Cependant, eu égard au
développement économique attendu et à la répartition
de la population sur le territoire, cet objectif ne semble
pas disproportionné. Bon nombre de pistes agricoles
sont aujourd’hui en mauvais état et les franchissements
de rivières impraticables après de fortes pluies coupent
régulièrement la plupart de ces routes en saison des
pluies.
La concrétisation de ce réseau impliquera des travaux
lourds pour environ 520 km de pistes et une remise à
niveau de 280 km déjà identifiés dans le classement du
MTPTC. Le coût de ces travaux sur le réseau secondaire
peut être estimé à 360 millions $US.
2/ Relier la boucle aux villes proches et à la République Dominicaine
1/ Le réseau structurant de la boucle Centre-Artibonite
Section
Distance
Financement
Mirebalais / Thomonde
Thomonde / Hinche
Hinche / Pignon
Pignon / Saint-Raphaël
Saint-Raphaël / Saint-Michel de l’Attalaye
Saint-Michel de l’Attalaye / Marchand-Dessalines
Marchand-Dessalines / Petite Rivière de
l’Artibonite
Petite Rivière de l’Artibonite / Désarmes
Désarmes / La Chapelle
La Chapelle / Mirebalais
TOTAL
35,3 km
20,6 km
29,5 km
16,0 km
21,6 km
38,9 km
20,2 km
Fonds Européen de Développement
Fonds Européen de Développement
Agence Française de Développement
Agence Française de Développement
15 300 000 $US à financer
38 000 000 $US à financer
21 200 000 $US à financer
21,6 km
13,5 km
27,6 km
244,8 km
Fonds d’Entretien Routier
Fonds d’Entretien Routier
Fonds d’Entretien Routier
74 500 000 $US à financer
16
La boucle Centre-Artibonite est un ruban de
240 km. De nombreux projets routiers engagés
depuis plusieurs années permettent d’affirmer que
la boucle peut devenir très vite une réalité.
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Mise en
service
2011
2011
2013
2013
Jonction
Distance
Financement
Mirebalais / République Dominicaine via
Lascahobas
Saint-Raphaël / Cap Haïtien via Barrière Batant
22,8 km
42,0 km
30,2 km
16,6 km
60,9 km
12,0 km
32,5 km
25,7 km
16,0 km
9,9 km
43,0 km
18,1 km
25,9 km
Centre National de l’Equipement
Fonds Européen de Développement
Fonds Européen de Développement
Banque Mondiale
Fonds Européen de Développement
Agence Française de Développement
Centre National de l’Equipement
25 900 000 $US à financer
Mirebalais / Port-au-Prince
Marchand-Dessalines / L’Estère
Saut-d’Eau / Cabaret
Hinche / République Dominicaine via
Thomassique
Pignon / Ouanaminthe via La Victoire, Mont
Organisé et Baptiste
Saint-Michel de l’Attalaye / Ennery
Mise en
service
2013
2014
2012
2013
2010
2011
2010
44 000 000 $US à financer
A financer
LA ROUTE
17
GESTION ET ÉCONOMIE DE LA ROUTE
Dans la reconstruction d’Haïti, la route est un secteur économique
à part entière et non une action isolée venant de l’extérieur.
L’entretien routier, un problème national
Dans le contexte haïtien actuel, il faut donc concevoir un
dispositif réaliste en matière d’entretien routier.
Sur le territoire haïtien, les effets de la pluviométrie
tropicale sont aggravés par les pentes importantes et
la déforestation. Ces écoulements engendrent diverses
formes d’érosion qui fragilisent les infrastructures, sans
parler du risque de destruction des routes et des pistes
lié à la forte augmentation du débit des rivières. De
plus, l’absence d’ouvrages de franchissement rend les
itinéraires très aléatoires en saison des pluies.
Les tâches d’entretien routier peuvent être classées en
deux catégories :
- le cantonnage, activité à haute intensité de main d’œuvre
nécessitant peu de matériel et concernant essentiellement
les dépendances de la route : accotements, fossés et
ouvrages de drainage, talus...
- les travaux nécessitant des moyens mécaniques
(reprofilage des chaussées, traitement des nids de poule
et fissures…)
Pour ces raisons, le réseau routier est en général très
dégradé, ce qui est bien sûr préjudiciable en termes de
qualité de service, mais interroge aussi sur la pertinence
de continuer à construire des infrastructures dont la
durée de vie s’avère très courte faute d’un entretien
approprié.
Malgré la création en 2003 du Fonds d’Entretien Routier
(FER), une véritable politique d’entretien routier n’a
jamais pu être mise en œuvre, le paradoxe étant que les
crédits collectés ne parviennent pas à être consommés.
Il nous semble que la priorité est de mettre en place
un entretien courant et préventif des routes, alors
qu’actuellement l’entretien curatif et la réparation lourde
constituent la pratique usuelle.
Le projet de boucle Centre-Artibonite ne peut se
concevoir sans un dispositif d’entretien routier réellement
efficace. En effet, au-delà de la réalisation de tronçons
neufs, la bonne desserte de l’ensemble de ce territoire
implique que les routes agricoles, constituées de pistes
non revêtues, soient dans un état général satisfaisant.
La route, une source d’activité économique
La route, tant pour sa construction que son entretien,
favorise la création d’emplois qui bénéficie en principe
au tissu d’entreprises existant.
Pour cette raison, mais aussi à cause des échecs de régies
mises en place dans différents pays, les bailleurs de fonds
préfèrent développer le secteur privé. De plus, le recours
à des entreprises permet de clarifier les fonctions de
maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre et d’exécution des
travaux. Enfin, un secteur privé performant permet une
plus grande souplesse d’intervention.
Cependant, la situation actuelle en Haïti est caractérisée
par un manque d’entreprises de travaux publics
qualifiées. Les entreprises de taille nationale sont peu
nombreuses, il existe quelques dizaines d’entreprises de
petite ou moyenne taille travaillant pour l’entretien ou la
réhabilitation, mais celles-ci sont mal structurées. Enfin,
pour des travaux manuels, il existe des micro-entreprises
travaillant avec un nombre restreint de personnel peu
formé et très peu de matériel.
18
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Ces tâches peuvent être exécutées par différents acteurs :
- le cantonnage peut être réalisé soit en régie, soit par
des organisations communautaires de base (OCB) ou
par des petites entreprises en lien avec les CASECs et
les mairies ;
- l’entretien périodique nécessitant du matériel peut être
réalisé en régie (via des centres d’entretien et un parc de
matériel) ou par des entreprises en lien avec les mairies ;
- les grosses réparations sont confiées à des grandes
entreprises routières en lien avec le MTPTC.
Pour des travaux à haute intensité de main d’œuvre
(HIMO) comme le cantonnage, les Organisations
Communautaires de Base constituent une alternative
crédible. Ces associations de riverains peuvent assumer
des tâches d’entretien courant et peuvent être facilement
mobilisées en Haïti dans la mesure où ce dispositif
HIMO est créateur d’emplois et générateur de revenus
pour les riverains de la route.
De plus, en faisant participer les riverains à des travaux
d’intérêt général, il responsabilise ces derniers aux
problèmes d’entretien et d’exploitation de la route.
Cependant, le recours aux OCB ne doit pas se faire au
détriment de la qualité des prestations, et un minimum de
formation et de permanence des équipes est nécessaire.
Pour les travaux mécanisés, l’absence d’un secteur privé
réellement structuré pose la question de conserver
un minimum de moyens au niveau de l’Etat ou des
collectivités.
Compte tenu des aléas climatiques, cette option peut en
outre s’avérer utile pour réparer au plus tôt les dégâts dus
à des causes imprévisibles, ou pour des travaux d’urgence.
Pour qu’un tel dispositif fonctionne, un minimum de
matériel doit être disponible dans des centres d’entretien
répartis sur la boucle. Il n’est sans doute pas souhaitable
de dimensionner ce dispositif pour entretenir tout le
réseau (structurant, secondaire et tertiaire), et l’objectif
visé est d’assurer un niveau minimum de service.
Dans cette logique et en tenant compte de la densité
du réseau routier (chaussées revêtues et non revêtues),
on pourrait imaginer d’implanter 5 centres d’entretien
à Mirebalais, Hinche, Saint Raphaël, Saint Michel de
l’Attalaye et Petite Rivière de l’Artibonite.
L’émergence d’un véritable secteur privé
de travaux publics
Il est souhaitable qu’un tissu d’entreprises puisse voir
le jour en Haïti, et vienne renforcer la capacité de
construction et d’entretien du réseau routier. Pour cela,
plusieurs conditions sont nécessaires:
- les entreprises doivent pouvoir anticiper leur activité sur
plusieurs années pour investir et embaucher. Ce besoin
de visibilité nécessite de la part des maîtres d’ouvrage
publics une programmation fiable des travaux neufs et
des travaux d’entretien.
- l’activité de travaux publics nécessite une certaine
solidité financière, que ce soit pour l’acquisition ou la
location des matériels, ou pour obtenir les garanties
financières demandées par le maître d’ouvrage. Le secteur
bancaire a donc un rôle majeur dans le développement
de ce secteur.
- enfin, il est impératif de prévoir un dispositif de
formation si l’on veut constituer un secteur disposant
d’un vrai professionnalisme. Cette dimension est
indispensable pour assurer la qualité des réalisations et
l’efficacité de l’entretien routier. Il est à noter qu’une
partie de la formation des personnels pourra être assurée
sur les chantiers eux-mêmes.
Le coût d’un entretien routier assurant la
pérennité des investissements
Pour garantir la pérennité des investissements, il est
important de prendre en compte le coût d’entretien dès
leur programmation.
Le document de « Stratégie Nationale d’Entretien
Routier », établi par le MTPTC en 2008, retient un coût
annuel de 7 500 à 10 000 $US par an pour l’entretien
courant d’un km de route.
Sur cette base, l’entretien annuel du réseau structurant
de la région Centre-Artibonite peut être estimé à 1,9 M$,
et celui du réseau secondaire à 7,5 M$ pour 800 km de
routes agricoles.
L’équipement de ces centres pourrait permettre d’assurer
l’entretien périodique de 200 km de routes (chargeur,
niveleuse, compacteur, camions).
LA ROUTE
19
2.
LE TERRITOIRE
Le territoire de la boucle est avant tout une
succession de terroirs agricoles déployant des
systèmes agraires divers caractérisés par leur
faible rentabilité.
La forêt primaire dominée par le pin a disparu
il y a une cinquantaine d’années, de même
que le café qui n’existe presque plus sur des
terroirs autrefois célèbres pour leur qualité,
la chaîne des Matheux notamment.
La transformation de ce paysage structuré par
l’agriculture passera par la modernisation des
pratiques agricoles, la valorisation sur place
des produits agricoles et la création d’un
secteur non-agricole de l’économie.
20
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LE TERRITOIRE
21
CAP HAÏTIEN
LIMBE
FORT LIBERTE
UNE RÉGION SYMBOLE
OUANAMINTHE
Lieu des luttes de l’indépendance et
de la construction du pays, le Centre et
l’Artibonite concentrent des patrimoines
naturels, historiques et culturels supports
pour une économie touristique complétant
le développement côtier.
PARC NATIONAL HISTORIQUE
DE LA CITADELLE
SOUVENANCE
DONDON
FORT DES BAYONNAIS
GONAÏVES
SAINT
RAPHAEL
ENNERY
MASSIF DU NORD
PLACE DE
L’INDÉPENDANCE
Patrimoine naturel et sites remarquables
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
BASSIN LAURENT
L’ESTERE
DESDUNES
Le bassin versant de l’Artibonite offre une grande diversité
de paysages et de milieux : du Plateau Central à la vallée
de l’Artibonite, des mornes aux plaines, des savanes aux
rizières. Certains sites naturels sont particulièrement
remarquables et méritent d’être protégés, mis en valeur
et aménagés : Bassin Zim à Hinche, Bassin Laurent à
Saint-Michel de l’Attalaye, la cascade de Saut d’Eau, les
abords du lac de Péligre...
PIGNON
FORT
FORT DÉCIDÉ
MARCHAND
DESSALINES
SOUKRI
CORDILLERE
CENTRALE
BASSIN ZIM
MAISSADE
FORT
HINCHE
CRÊTE À PIERROT
PONT
SONDE
SAINT MARC
Patrimoine historique
PETITE RIVIERE DE L’ARTIBONITE
LIANCOURT
PALAIS DES 365 PORTES
FORT
La boucle est à cheval sur deux territoires dont le passé
est sensiblement différent : à l’ouest, le département de
l’Artibonite faisait partie de la colonie française de Saint
Domingue tandis que la partie est, dans le département
du Centre, était colonie espagnole et est devenu territoire
haïtien au début du 19ème siècle.
THOMASSIQUE
VERRETTES
MONTAGNES NOIRES
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRE
LAC DE PELIGRE
ELIAS
PINA
COTE DES ARCADINS
VILLE MODERNE (1948)
LA CHAPELLE
CAFÉIÈRE DE DION
SAUT D’EAU
La Boucle
BELLADERE
MIREBALAIS
LASCAHOBAS
CASCADE DE SAUT D’EAU
Sites historiques
Sites naturels
Cette politique a laissé des traces importantes à Milot/
Dondon (citadelle Henry, seul site haïtien classé au
patrimoine mondial de l’UNESCO), forts de SaintMarc, des Bayonnais, de Marchand Dessalines et de la
chaîne des Matheux. De plus, c’est aux Gonaïves que
l’Indépendance a été proclamée le 1er janvier 1804. La
partie est de la boucle attire par des réalisations plus
récentes : urbanisation de Belladère (1948-1950), barrage
de Péligre (1956).
Sites religieux
0
10
C’est dans l’ouest et au nord de la boucle que se
sont déroulées les grandes batailles qui ont mené à
l’indépendance d’Haïti : Ravine à Couleuvre (février
1802), Crête à Pierrot (mars 1802), Vertière (novembre
1803). Après l’indépendance, des fortifications ont été
construites pour que la jeune nation haïtienne soit en
mesure de faire face à toute invasion étrangère.
20km
PATRIMOINES
Le Palais des 365 Portes à Petite Rivière de l’Artibonite
mérite un projet de réhabilitation et pourrait accueillir
une médiathèque et des expositions.
Chute de Bassin Zim
Palais des 365 portes
Entrée de la Citadelle Henry
Patrimoine culturel
La boucle est un riche terroir religieux où les sanctuaires
de Souvenance (Gonaïves) et Soucri (Pont Sondé)
sont symboliques des grands « lacous » de la vallée
de l’Artibonite et attirent chaque année une foule
considérable.
De même, la fête de Notre Dame du Mont Carmel à Saut
d’Eau (16 juillet) et la fête de Saint-Jacques à Plaine du
Nord (25 juillet) ont donné naissance à un pèlerinage qui
part de Ti Tanyen pour se terminer à Plaine du Nord ;
22
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Fête Mont-Carmel à Saut d’Eau
il est fréquenté par hougans, mambos, hounsis venant
de l’ensemble du pays. Une partie du patrimoine naturel
(Bassin Zim) et du patrimoine historique (Citadelle
Henry) a connu une réinterprétation religieuse et fait
l’objet de rituels assez intenses.
Il est nécessaire de créer une capacité d’accueil (chambres
d’hôtes, gîtes ruraux, petits hôtels) dans la boucle pour
attirer une clientèle qui donne encore la préférence au
tourisme de plage – même si le réseau routier permettra
aux touristes de la Côte des Arcadins et à ceux qui
passent par l’escale de croisière de Labadie de rajouter
une dimension culturelle à leur séjour.
LA ROUTE
23
CAP HAÏTIEN
FORT LIBERTE
LA VULNÉRABILITÉ ENVIRONNEMENTALE
L’action sur les bassins versants est un acte essentiel de la restauration
environnementale du pays. C’est une finalité en elle-même et dans le cas de
la boucle Centre Artibonite une action de confortation d’un projet global.
BASSIN DE LA GRANDE RIVIÈRE DU NORD
BASSIN DE LA QUINTE
Des montagnes dénudées
SAINT
RAPHAEL
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
C’est au centre de la boucle, dans la chaîne des
Montagnes Noires que se trouve la ligne de partage des
eaux qui divise la boucle en deux bassins versants : celui
de l’Estère d’un côté, celui de l’Artibonite de l’autre. Les
Montagnes Noires et les Matheux ont leur versant sud
très sec et colonisé par les cactus et les bayahondes. Le
versant nord est plus humide, plus peuplé et utilisé pour
la polyculture vivrière.
PIGNON
BASSIN DE L’ESTÈRE
MARCHAND
DESSALINES
MAISSADE
HINCHE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
BASSIN DE L’ARTIBONITE /
PLATEAU CENTRAL
VERRETTES
Quand on sait que ces espaces sont quasi totalement
déboisés, qu’ils sont pâturés presque toute l’année et
qu’on y produit encore du charbon de bois, on peut
comprendre les différents types d’érosion qui mettent en
péril aussi bien l’avenir de ces populations de montagne
que les riches plaines irrigués de l’aval. Ce sont ces
utilisations abusives qui créent pour les villes densément
peuplées de l’aval un danger mortel.
Crédit photo : SOS Enfants sans Frontières et Zanmi Lasanté Paris
Pérenniser les actions dans la boucle
THOMONDE
Les actions dites de Défense / Restauration des Sols ont
été jusqu’ici peu efficaces en Haïti. En proposant une
stratégie nouvelle, pour accompagner la création d’une
économie nouvelle, on arrivera à une meilleure maîtrise
de l’eau dans la boucle.
DESARMES
LA CHAPELLE
BOUCAN CARRE
MIREBALAIS
Zone de traitement
prioritaire des bassins versant
0
10
Nous proposons :
- une protection de la forêt sèche des versants sous le
vent des montagnes de la boucle ;
- la mise en défens systématique, de l’amont vers l’aval,
de l’ensemble des ravines du réseau hydrographique
[voir photos] ;
- la construction systématique d’ouvrages de retenue
d’eau en accompagnement des routes, drainages et
chemins agricoles
Crédit photo : SOS Enfants sans Frontières et Zanmi Lasanté Paris
20km
Bassins versants
Bassin versant de l’Estère
Bassin versant de l’Artibonite et du
Plateau Central
Réalisation d’un seuil en gabions à Boucan Richard, Gros-Morne - Crédit photo : SOS Enfants sans Frontières et Zanmi Lasanté Paris
24
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LE TERRITOIRE
25
L’ORGANISATION DU TERRITOIRE
Comme dans la plupart des autres régions du pays, la boucle Centre-Artibonite est
caractérisée par un habitat rural dispersé, un habitat linéaire le long des routes et des
concentrations à caractère urbain.
En partant de cette réalité physique et sociale fragmentée le projet propose de construire
les liens facilitant les pratiques quotidiennes et permettant la modernisation du territoire.
UN HABITAT RURAL DISPERSE
DES POINTS DE RASSEMBLEMENT
DES CENTRALITES URBAINES :
LES BOURGS
UN RESEAU METROPOLITAIN :
LA BOUCLE CENTRE-ARTIBONITE
Le monde rural haïtien est dominé par le minifundium
(très petites parcelles paysannes), qui, du fait du partage
égalitaire, n’ont pas cessé de se morceler au fil des
générations. L’habitat a suivi le morcellement du foncier
créant des nuages de points habités répondant à des
logiques simples : sites exondés, proximité d’un point
d’approvisionnement en eau, etc.
Avec le temps et la croissance démographique, des pôles
d’activités sont nés dans les sections communales (poste
militaire, église ou chapelle, route, moulin, marché, école,
etc.), donnant naissance à des zones de concentration
de population que l’IHSI a appelé des « localités » et
qui ne sont pas prises en compte par l’administration
territoriale.
Ce sont ces villes et bourgs qui constituent les étapes
de circuits commerciaux plus ou moins structurés qui
dessinent le réseau des échanges et des services pour une
population dite « urbanisée » à 32,5% dans l’Artibonite
et 16,3% dans le Centre.
Ce sont ces villes et bourgs qui constituent le point de
départ vers d’autres régions et vers la capitale.
C’est dans cette campagne marquée le plus souvent par des
haies de délimitation des parcelles et un embocagement
autour des maisons que se fait la production agricole.
C’est le premier niveau des échanges et des transformations
agricoles.
Les bourgs et villes, chefs-lieux de communes, constitués
avant ou après l’indépendance, sont des points de
convergence pour les populations venant de la campagne,
en quête de services à la tête desquels on retrouve l’école,
l’eau et l’électricité. C’est le lieu d’échange par excellence,
les productions locales tendant partout à être supplantées
par les importations : farine de blé, riz importé, textiles
d’occasion, etc.
Leur poids démographique s’est alourdi avec les années,
même si la boucle n’a pas connu la spectaculaire
augmentation de la proportion d’urbains qu’à connu
l’Ouest du pays.
26
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LE TERRITOIRE
27
CAP HAÏTIEN
LES ZONES AGRICOLES ET LES
POINTS DE REGROUPEMENTS
LIMBE
FORT LIBERTE
LA STRUCTURE DE LA PRODUCTION AGRICOLE
OUANAMINTHE
DONDON
MARMELADE
SAINT
RAPHAEL
ENNERY
GONAÏVES
CAFE
AGRUMES
Ce territoire ne peut être décrit comme un espace
traversé en son centre par une chaîne de montagne qui
va de Saint-Michel de l’Attalaye à Thomonde / Boucan
Carré – les Montagnes Noires avec à l’ouest une plaine
ouverte sur la mer, la vallée de l’Artibonite et à l’est le
Plateau Central. Cette géographie détermine trois grands
agro-systèmes :
CULTURES MARAICHERES
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
PIGNON
L’ESTERE
DESDUNES
CANNE A SUCRE
MARCHAND
DESSALINES
ELEVAGE
MAISSADE
SAINT MARC
LIANCOURT
- Un système dominé par la riziculture et le maraîchage,
de Marchand-Dessalines et Petite Rivière de l’Artibonite
jusqu’à Mirebalais ;
CAFE
RIZ
PONT
SONDE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
HINCHE
CAFE
FOURRAGE
VERRETTES
- Un système dominé par la canne et les cultures de zones
sèches comme le sorgho, le manioc et le pois d’Angole ;
- Un système de polyculture vivrière de montagne dominé
par les tubercules (patate) et le maïs ou le sorgho.
THOMASSIQUE
POLYCULTURE
VIVRIERE
La banane est partout présente, dans les espaces irrigués
comme dans les fonds frais du Plateau Central et des
Montagnes Noires.
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRE
ELIAS
PINA
CAFE
LA CHAPELLE
BELLADERE
MIREBALAIS
Centralité urbaine et
Principaux marchés
SAUT D’EAU
CACAO
LASCAHOBAS
Principaux points de collecte
MANGUE AVOCATS FRUITIERS
Agriculture irriguée
0
10
Cette agriculture, déployée sur des parcelles très petites,
très peu mécanisée (un peu de culture attelée autour
de Hinche), utilisant peu d’intrants (quelques engrais
azotés dans la vallée de l’Artibonite) a connu ou connaît
quelques poches de production très particulières : citron
vert (limettes) et oranges amères (bigarades) au sud de
Saint-Raphaël pour la maison Lapostole (Cointreau),
vétiver entre Saint-Michel de l’Attalaye et Maïssade
(huiles essentielles).
Une agriculture en mutation
20km
Les nouvelles opportunités liées à l’agriculture dans
la partie de la boucle située sur le Plateau Central,
semblent être d’un côté la mangue francisque achetée
par les exportateurs de Port-au-Prince, le tamarin,
le pois d’Angole et les avocats partant vers le marché
dominicain.
LES ROUTES AGRICOLES
SAINT
RAPHAEL
GONAIVES
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
PIGNON
La canne qui existe depuis plusieurs siècles sur le plateau
prend un essor nouveau avec la multiplication des moulins
à canne et des unités de transformation produisant un
sucre populaire (le rapadou), du sirop (pour les guildives
du Plateau et de la plaine de Léogane) et du clairin
(alcool populaire). Au coeur de cette production dérivée
de la canne se trouvent les communes de Saint-Michel de
l’Attalaye et de Pignon.
MARCHAND
DESSALINES
MAISSADE
SAINT MARC
HINCHE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
THOMONDE
BOUCAN CARRE
LE CHAPELLE
MIREBALAIS
0
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
10
Des pistes d’intensification et
de modernisation
La modernisation de l’agriculture passera par les axes
suivants :
- Exploration des voies possibles d’irrigation par
pompage (béliers hydrauliques, norias) à partir des cours
d’eau encaissés du Plateau Central ;
- Agrandissement des vergers de mangues, avocats, fruits
divers (tamarin, goyave), amélioration des conditions de
transport et création de centres de tri, de conditionnement
et/ou de transformation ;
- Amélioration des unités de transformation de la canne
(utilisation de la bagasse, amélioration du rendement
thermique, introduction de nouvelles chaudières pour
remplacer les chaudières coloniales, etc.) ;
- Appui à la culture attelée (charrues, charrettes) ;
- Appui à l’amélioration de la conduite de l’élevage
(une complémentarité est à trouver avec l’Artibonite
et ses abondants déchets utilisables pour l’alimentation
animale) ;
- Création de distilleries productrices de rhum ou d’alcool
pharmaceutique ;
- Renforcement du pôle technologique de Pignon
(fabrication / réparation de moulins, fabrication /
réparation de cuves, etc.) ;
- Appui à la création, au maintien ou à la modernisation
des unités de transformation du riz ;
- La boucle principale et les routes agricoles croisent un
très grand nombre de ravines. Chaque franchissement
est un lieu de stockage potentiel de quantités importantes
d’eau permettant de multiplier la valeur ajoutée des terres
agricoles en aval du barrage par 50 ! Ces ouvrages seront
calculés pour résister à des immersions temporaires.
La détérioration du système d’irrigation de la vallée de
l’Artibonite et des structures de gestion de ce système, de
même que la concurrence du riz importé des Etats-Unis,
tendent à diminuer les surfaces emblavées en riz au profit
de cultures maraîchères dont le marché reste porteur :
aubergine, échalotes, tomates.
DESARMES
28
Un ensemble d’agrosystèmes de grande qualité ont fait
dans l’histoire la richesse du pays.
C’est ce territoire à multiples facettes qui pourra être
intensifié et modernisé par le projet.
20km
LE TERRITOIRE
29
Accès à l’eau potable en milieu rural
L’IRRIGATION ET L’EAU POTABLE
L’eau source de richesse ou danger physique et sanitaire.
La maîtrise de tous les échelons de l’irrigation et de la
distribution de l’eau potable est une condition nécessaire
du développement.
En Haïti, l’eau est à la fois une opportunité, une fragilité,
et une menace. Le pays est bien arrosé (1400 mm en
moyenne) mais seulement 10 % de l’eau de ruissellement
est utilisée (90% en irrigation, 10 % pour les usages
domestiques).
Le plus grand bassin d’irrigation est la région de
l’Artibonite avec environ 25 000 ha. Dans le secteur
de la boucle, l’eau utilisée pour les besoins humains est
essentiellement une eau de surface très vulnérable. Le
projet de route du développement oblige à créer une
multitude d’ouvrages de franchissement permettant à la
fois de stocker, d’écrêter, de turbiner.
Régulation et irrigation
Canaux d’irrigation du Bas Artibonite
Le bassin versant de l’Artibonite (9 500 km2 au total,
6 800 en Haïti et 2 700 en République Dominicaine) joue
un rôle de premier ordre dans le cycle de l’eau de l’île
d’Hispaniola. Avec une moyenne de 2000mm de pluie
par an sur le haut des mornes, de 1800mm de pluie sur le
haut bassin et de 1500mm en aval de Péligre, la ressource
en eau est abondante et perpétuellement renouvelée.
L’Artibonite est le fleuve le plus important d’Haïti avec
un débit moyen annuel estimé entre 85 et 101 m3/s à
Péligre.
En revanche, l’abondance des pluies et la violence des
orages couplées à la faiblesse du couvert végétal (la forêt
de pins qui couvrait les rives de l’Artibonite jusqu’au
début du 20ème siècle ne subsiste plus qu’à l’état de
traces) entraînent ruissellement et érosion et provoquent
des épisodes de crues et d’inondations, en particulier
dans la basse vallée de l’Artibonite.
Retenir l’eau en amont
Lac réservoir de Péligre
Lac collinaire à Pandiassou
Pour limiter les phénomènes de crues en aval, il convient
de retenir l’eau, le plus en amont possible : mise en
œuvre de petits périmètres irrigués (PPI), construction
d’impluviums, de micro-retenues maçonnées et de
citernes près des habitations, aménagement de microbarrages dans les ravines, aménagement de lacs
collinaires. Ces points de rétention permettront en
outre de réguler la ressource et d’en améliorer l’accès.
Ils permettront de développer l’irrigation et d’augmenter
ainsi les rendements agricoles.
Rehausser le barrage de Péligre
Le barrage de Péligre initialement construit pour
constituer un réservoir d’eau et faciliter l’irrigation des
terrains en aval a vu sa capacité se réduire fortement ces
dernières années du fait de la sédimentation progressive
du lac. Le rehaussement du barrage de 3m permettra de
restaurer sa capacité de stockage.
30
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Développer les retenues collinaires et
l’irrigation sur le Plateau Central
Les lacs collinaires construits à partir de la fin des années
70 sur le Plateau Central ont permis la mise en valeur des
terrains adjacents pour du maraîchage en saison sèche
et amélioré les conditions de vie des paysans situés à
proximité. Il faut appuyer aujourd’hui la gestion sociale
de ces équipements.
Les travaux de réhabilitation des routes agricoles et de
modernisation de la route Saint-Raphaël – Saint-Michel
de l’Attalaye – Marchand Dessalines pourraient être
l’occasion de tels projets en profitant de la présence
des engins de terrassement nécessaires à la réalisation
dans les règles de l’art des digues de retenues collinaires
conçues comme un accompagnement à la construction
de routes.
Entretenir et développer les systèmes
d’irrigation
Les canaux d’irrigation du Bas Artibonite nécessitent
un entretien régulier. Il faut réunir avec les institutions
responsables (ODVA, Ministère de l’Agriculture) les
moyens humains et matériels de cet entretien.
D’autres systèmes d’irrigation peuvent être développés
pour augmenter les surfaces de terres irriguées et
accroître les rendements agricoles.
Conforter et développer les réseaux
urbains
Pour améliorer l’accessibilité à l’eau potable et répondre
aux enjeux d’hygiène, la Direction Nationale de l’Eau
Potable et de l’Assainissement (DINEPA) a inscrit
parmi ses priorités dix projets d’eau et d’assainissement
dans les villes de la boucle : Mirebalais, Thomonde,
Hinche, Pignon, Saint Raphaël, Saint Michel, Marchand
Dessalines, Petite Rivière, Verrettes, La Chapelle.
Ces projets visent à sécuriser les réseaux existants et à
les développer.
Les actions en matière de gestion des déchets solides
permettront en outre d’améliorer la qualité des eaux.
Répondre aux besoins en milieu rural
En complément des projets de réseau urbain d’eau
potable et d’assainissement, la DINEPA s’est attaquée au
problème de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement
en milieu rural. Le département de l’Artibonite a été
choisi pour développer un projet pilote.
LE TERRITOIRE
31
CAP HAÏTIEN
LIMBE
LA PRODUCTION ET L’ACCÈS À L’ÉNERGIE
FORT LIBERTE
OUANAMINTHE
MARMELADE
GONAÏVES
ENNERY
DONDON
SAINT
RAPHAEL
RESEAU HAUT
ARTIBONITE
15MW
Actuellement, on trouve dans la boucle les installations
suivantes :
- Barrage de Péligre (54MW théorique mais irrégulier en
saison sèche) ;
- Micro-centrales d’Onde Verte (0,6MW), de Drouet (0,5MW
fonctionnel sur 2MW installés) et de Délugé (1,8MW) ;
- Centrales thermiques des Gonaïves (15MW), de
Saint-Marc (2MW) ;
- Groupes électrogènes (Hinche, Pignon, Saint-Michel…) ;
- Installations solaires individuelles.
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
2,5 MW
L’ESTERE
PIGNON
MARCHAND
DESSALINES
DESDUNES
2 MW
RESEAU BAS
ARTIBONITE
DROUET
2 MW
PONT
SONDE
SAINT MARC
LIANCOURT
HINCHE
MAISSADE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
23KV
RESEAU PLATEAU
CENTRAL
THOMONDE
VERRETTES
1,8MW
13,8KV
DESARMES
23KV
BOUCAN CARRE
54MW
MIREBALAIS
LASCAHOBAS
0,6MW
PRODUCTIONS PROJETEES
15MW Hydro-électricité
0
ONDE VERTE
SAUT D’EAU
Thermique
115KV
DISTRIBUTION
Réseau projeté
Réseau à créer
10
13,8KV
PAP
20km
RÉSEAU ÉLECTRICITÉ
Barrage de Péligre
PELIGRE
32MW ARTIBONITE 4C
LE CHAPELLE
15MW
La politique énergétique de la boucle se déclinerait à
trois nivaux :
- La confortation du réseau primaire autour des barrages
Péligre et Artibonite 4C ;
- La recherche de solutions durables pour les réseaux
secondaires ;
- Le développement de points d’accès à l’énergie dans
chaque petite communauté.
23KV
THOMASSIQUE
DELUGE
L’accès à l’énergie est la seconde condition nécessaire du développement.
Le potentiel de la boucle est très important, la question maintenant
consiste à établir des priorités et à maîtriser toutes les formes de
production adaptée à chaque situation locale.
Éclairage photo voltaïque sur le Plateau Central
ELIAS
PINA
BELLADERE
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Réseau Haut Artibonite
Le projet de développement d’une centrale thermique
à Saint-Michel de l’Attalaye au profit des communes de
St-Michel, de St-Raphaël, de Pignon, de Dondon, de
Marmelade et d’Ennery pourrait aussi s’accompagner
d’une usine de valorisation énergétique de la bagasse et
de la mise en valeur du potentiel hydro-électrique des
rivières voisines.
La mise en valeur des 25 000 ha de Savane Diane autour
d’un projet intégré agricole-industriel-énergétique
permettrait le développement d’une production
énergétique susceptible de répondre aux besoins de la
transformation agricole et des populations locales.
Exploiter le potentiel hydro-électrique
pour le réseau primaire
Utiliser les énergies renouvelables pour un apport
communautaire ponctuel autour des bâtiments
à usage collectif et des unités de transformation
agricole
Réseau Plateau Central
Micro-centrales hydro-électriques
Rechercher des solutions durables pour
les réseaux secondaires
- Voûte à Minguet sur le Bouyaha,
- Granan sur le Guape,
- Roche Rameau sur le Platana,
- Bassin Laurent sur l’Attalaye.
Avec 1 à 2MW par centrale, ces projets bénéficieraient à
120 000 personnes.
Le projet de barrage Artibonite 4C en aval de Péligre est
envisagé depuis 1983. 47m de chute offrirait un potentiel
de 32MW. Mise en réseau avec Péligre, l’énergie produite
serait distribuée essentiellement vers PAP mais aussi
localement : le réseau primaire desservira Thomonde,
Hinche, Thomassique (ligne 23kV) et Boucan Carré
(piquage 13,8kV). Un branchement vers Mirebalais
et Lascahobas permettrait en outre de réserver la
production de la centrale d’Onde Verte à Belladère. Au
total 420 000 habitants soit 20% de la population de la
boucle bénéficieraient du projet.
Réseau Bas Artibonite
Les communes du Bas Artibonite sont branchées au
réseau constitué des centrales thermiques des Gonaïves
et de Saint-Marc et les centrales hydro-électriques de
Drouet et de Délugé. La rénovation complète des
équipements électromécaniques des centrales Drouet (un
seul des quatre groupes est actuellement fonctionnel),
Délugé et Onde Verte rétablirait un service normal pour
76 000 usagers et permettrait de limiter le recours aux
énergies fossiles.
L’installation d’une centrale au barrage alimentant la
prise d’eau du canal d’irrigation de Caneau mérite d’être
étudiée. La chute brute avoisine seulement 4m mais un
débit d’équipement de 28 m3/s fournirait 1MW, appoint
adapté à 20 000 usagers.
32
Des turbines au fil de l’eau installées sur l’Artibonite en
aval de Pont Sondé pourraient fournir 12 à 15MW et
limiter la dépendance énergétique.
La boucle Centre-Artibonite croise plusieurs sites
pouvant se prêter à la réalisation de micro-barrages
permettant de produire une électricité « locale » bon
marché. L’échec des micro-centrales réalisées dans
les années 80 essentiellement causé par l’absence de
maintenance ne doit pas conduire à l’abandon de cette
technique.
Des projets hydro-électriques d’ampleur plus modeste
mais non négligeable pour des dessertes locales ont
été identifiés depuis 1980 mais leur puissance reste à
déterminer :
Energie solaire
Dans les sections communales éloignées du réseau
primaire, l’énergie solaire offre aux populations des
points d’accès à l’énergie. Les « maisons communales »
pourront viser l’autonomie énergétique avec 28 panneaux
photovoltaïques en toiture et un groupe électrogène
en secours. Des lampadaires solaires et des points
de recharge pour téléphones portables constitueront
des relais au coeur des sections communales et aux
croisements des routes agricoles. Ils constitueront des
lieux de sociabilité et le premier niveau de regroupement
et d’accès aux services.
LE TERRITOIRE
33
CAP HAÏTIEN
LIMBE
FORT LIBERTE
OUANAMINTHE
LA MODERNISATION DE L’AGRICULTURE
ET LE DEVELOPPEMENT DES INDUSTRIES
DE TRANSFORMATION
DONDON
ENNERY
GONAÏVES
Une première priorité :
valoriser la production agricole
SAINT
RAPHAEL
L’existence d’infrastructures de qualité est une condition
essentielle pour que l’ambition de développement
puisse se concrétiser, mais elle n’est pas suffisante : un
réseau routier performant n’est qu’un outil permettant
d’amplifier le potentiel économique, à condition que les
bases soient saines.
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
L’ESTERE
PIGNON
MARCHAND
DESSALINES
DESDUNES
Ainsi, pour la région Centre-Artibonite, parallèlement à la
question des infrastructures, se pose celle du rendement
de la production agricole. Dans un premier temps, sans
attendre l’amélioration des conditions de transport, il
est déjà possible de réduire le pourcentage de pertes
des produits agricoles par un meilleur conditionnement
dès la zone de production. A titre d’exemple, le taux de
pertes actuel pour les mangues, estimé à 50%, est énorme
et le gain que l’on peut escompter grâce à un meilleur
conditionnement est sans proportion avec le coût de
celui-ci. L’entretien des réseaux d’irrigation existants
et la création de nouveaux systèmes sont également
nécessaires à une plus grande rentabilité.
MAISSADE
PONT
SONDE
SAINT MARC
LIANCOURT
HINCHE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
THOMASSIQUE
VERRETTES
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRE
ELIAS
PINA
LE CHAPELLE
LASCAHOBAS
SAUT D’EAU
Port
MIREBALAIS
BELLADERE
Créer des conditions attractives pour les
entreprises
Aéroport
Secteurs de développement
économique
0
10
D’autres outils de modernisation peuvent être mis en
place : introduction des balances dans les marchés, système de collecte des données statistiques sur les volumes
de productions… Une politique foncière encourageant
le remembrement des exploitations agricoles faciliterait
la réalisation de certains travaux agricoles.
20km
La création d’emplois, une nécessité absolue pour fixer les populations
La création d’emplois est une priorité absolue. Il s’agit
d’aller au-delà d’une réponse de court terme consistant à
recourir à des chantiers HIMO, et le projet d’aménagement
de la région Centre Artibonite doit créer les conditions
matérielles du développement économique, par les
infrastructures de transport et la mise à disposition de
terrains accueillant des entreprises.
34
Cette modernisation du secteur agricole ne peut
s’imaginer sans la disponibilité pour les agriculteurs
d’un crédit bon marché qui permette l’accès aux outils,
aux intrants et compense les effets destructeurs de
l’ouverture du marché haïtien aux produits agricoles
venant de l’étranger.
Le développement économique de ce territoire s’appuiera
en premier lieu sur son potentiel actuel, à savoir les
productions agricoles qu’il s’agit de mieux valoriser. Les
routes existantes ou en travaux vers trois des plus grandes
villes d’Haïti, qui sont également les ports principaux,
constituent également un atout majeur, Saint-Marc en
particulier, débouché naturel de la boucle sur la mer et
pour lequel de nombreux projets sont à l’étude. Enfin,
le potentiel d’échanges avec la République Dominicaine,
qui reste encore peu exploité à ce jour, pourra se révéler
avec l’amélioration des liaisons routières.
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Moderniser l’agriculture signifie aussi diminuer le
nombre d’emplois dans ce secteur. Le développement
économique du territoire passera nécessairement par
l’implantation d’autres types d’activités économiques.
Pour cela, la région Centre-Artibonite doit réunir d’autres
conditions :
- une disponibilité foncière pour accueillir des activités
nouvelles ;
- la présence d’une main d’œuvre qualifiée.
Peuvent s’y ajouter des modalités juridiques et financières
favorisant l’investissement, telles que la création de zones
franches.
Sur le plan spatial, le projet de la région Centre-Artibonite
identifie des emplacements dans chacune des villes de
la boucle pour des zones à vocation économique. Ainsi,
plus de 350 ha de zones économiques pourront être
créés le long de la boucle, permettant l’implantation
d’activités, que viendront compléter les filières de
valorisation des productions agricoles. L’ensemble de
ces zones représente un potentiel de 70 000 à 80 000
emplois pour des industries de transformation ou des
manufactures.
La création par les collectivités locales de sites dédiés,
conjuguée à un cadre juridique approprié, permettra
de déclencher une dynamique auprès des investisseurs
privés. Les villes de la boucle constitueront ainsi le
support d’initiatives économiques, catalyseurs de la
croissance et de la création d’emplois.
Toutefois, même avec une forte volonté politique, les
conditions du décollage économique des zones franches
sont difficiles à définir précisément. La production des
zones franches correspond en effet à des produits arrivés
à maturité, dont les modes de production sont totalement
standardisés et soumis à une intense concurrence, qui
favorise leur transfert vers des pays à bas coût de main
d’œuvre. Pour Haïti et la région Centre-Artibonite, en
utilisant les facilités données par la loi Hope, on peut
anticiper le développement des activités manufacturières,
avec principalement l’assemblage textile et l’agroindustrie.
Vers le développement
Le développement d’industries de transformation
constitue une première étape. L’enjeu sera ensuite
d’évoluer vers plus de valeur ajoutée en attirant les
secteurs reposant sur une technologie plus avancée et une
main d’œuvre peu onéreuse (produits pharmaceutiques,
composants électroniques), ainsi que des activités de
service.
La région Centre-Artibonite devra exploiter l’avantage
de ses liaisons directes vers les grands ports du pays et
la République Dominicaine, et se donner les moyens
d’utiliser une main d’œuvre disponible, compétente,
et polyvalente, aussi bien dans des secteurs d’activités
peu qualifiants que dans d’autres plus techniques. Par
lui-même, le développement économique peut induire
des effets d’apprentissage et d’accroissement du capital
humain, mais ceux-ci devront être amplifiés par une
politique de formation professionnelle.
Sur le plan urbain enfin, l’émergence d’une activité
économique dans les villes de la boucle aura une
incidence sur la demande de logements à proximité
des pôles d’emplois. En conséquence, un déplacement
de population vers les villes de la boucle est à prévoir,
et un gros effort de développement et de structuration
des villes et des bourgs de la boucle est à organiser.
L’enjeu pour le territoire sera, une fois le développement
économique enclenché, de conserver l’équilibre urbain/
rural recherché par son système de villes en réseau.
LES HOMMES
35
3.
LES HOMMES
La création du réseau de routes qui fait la
colonne vertébrale de la boucle CentreArtibonite n’est pas une fin en soi. L’objectif
premier du réseau routier proposé est de
construire un réseau urbain structuré. Ce
territoire aménagé et équipé pourra alors
donner naissance à une économie modernisée
capable de faire vivre 2 millions d’habitants.
La boucle offre un nouvel équilibre entre
densité de population, mode de vie et réalités
économiques.
Les villes peuvent devenir une véritable
alternative entre de grandes concentrations
urbaines déshumanisantes et un habitat
dispersé qui garde loin des services une
population rurale démunie.
La boucle doit offrir aux populations en
demande de ville les services indispensables
à leur bien-être et les infrastructures sans
lesquelles aucun projet économique ne peut
être élaboré.
36
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LES HOMMES
37
CAP HAÏTIEN
LIMBE
FORT LIBERTE
LE PEUPLEMENT ET LA PROPRIÉTÉ DU SOL
OUANAMINTHE
DONDON
MARMELADE
GONAÏVES
SAINT
RAPHAEL
ENNERY
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
PIGNON
L’ESTERE
MARCHAND
DESSALINES
DESDUNES
MAISSADE
PONT
SONDE
SAINT MARC
LIANCOURT
HINCHE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
THOMASSIQUE
VERRETTES
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRE
ELIAS
PINA
LA CHAPELLE
LASCAHOBAS
- de 1 hab / ha
SAUT D’EAU
MIREBALAIS
1 à 2.5 hab / ha
2.5 à 5 hab / ha
5 à 20 hab / ha
70 hab / ha (20 à 130)
0
10
20km
DENSITÉ DE POPULATION
Habitat linéaire sur la route de Désarmes à La Chapelle
BELLADERE
La boucle de l’Artibonite accueille aujourd’hui 1.2 millions
d’habitants. La moitié environ de cette population, soit
500 000 personnes, est concentrée dans la partie de la
boucle située dans le département de l’Artibonite. La
détérioration du contexte de la production agricole
pousse vers les villes des populations en quête de services,
principalement d’écoles. Ces mouvements de population
(doublement de la population urbaine en 20 ans) a pour
conséquence un mal-développement des villes et bourgs
dont l’organisation est laissée à l’initiative privée et n’est
pas relayée par l’administration tandis que la campagne
est mitée par un habitat dispersé qui crée ses propres
pôles de regroupement autour des marchés et le long des
routes. Les zones agricoles sont fortement peuplées (1,5
à 3 habitants à l’hectare) et les zones urbanisées font 70
habitants à l’hectare en moyenne pour 110 à 120 habitants
dans les villes côtières. La route La Chapelle Pont-Sondé
se présente comme une urbanisation presque continue
concentrant 30 à 50 habitants à l’hectare.
Il est nécessaire de prendre en charge aussi bien la
population agricole que celle qui part s’entasser dans
ces bourgs et villes de la boucle sans moyens décents
d’existence.
L’Artibonite et le Plateau Central, intégrés à des moments
différents au territoire haïtien, présentent néanmoins des
traits communs quant à la propriété foncière :
- Une dispersion de l’habitat rural qui s’explique en
grande partie par le fait que les paysans construisent là
où ils ont une certaine sécurité foncière, en général sur
des terres familiales ou des terres achetées au gré des
disponibilités du marché foncier ;
- Un minifundium très accentué dans les parties
irriguées et donc plus intensivement exploitées : autour
de Dessalines et Petite Rivière, sur la rive gauche de
l’Artibonite, dans le périmètre irrigué de Saint-Raphaël ;
- Des parcelles plus grandes dans le Plateau Central
dominé par la culture de la canne et l’élevage extensif ;
- Des petites parcelles paysannes dans les montagnes au
nord et à l’ouest de la boucle.
Ces parcelles sont souvent en indivision familiale, les
générations s’étant succédées sur la terre sans procéder
à des partages formels. Cette indivision familiale est à
l’origine des conflits parfois violents qui sont nés du
partage de l’indivision quand l’Artibonite a été mise en
valeur par l’irrigation à partir de la première moitié du
19e siècle.
donc encore de larges pans de terres du domaine privé
de l’Etat – même si elles ne sont pas bien connues
de l’administration et que l’on ne pourra en mesurer
l’importance qu’au fur et à mesure que l’on construira
une bonne connaissance du foncier dans cette partie de
la boucle.
Dans l’Artibonite, les conflits nés de la mise en valeur de
la vallée ont poussé l’exécutif à intervenir directement
dans les questions foncières et à créer des « statuts
d’exception » qui, jusqu’à la réforme agraire de 19961998 ont compliqué la situation des exploitants et des
propriétaires par des saisies, des séquestres, des « mises
sous contrôle ». La propriété privée et la propriété
domaniale se confondent aujourd’hui et cette confusion
est au cœur des conflits et des mauvaises performances
de l’administration dans l’Artibonite.
Lever les blocages fonciers
Structurer la ville demande une capacité d’anticipation
– des plans directeurs –, une bonne connaissance du
foncier – un cadastre – et une capacité de libérer de façon
ordonnée du foncier pour la création de lotissements sur
des terrains viabilisés capables d’accueillir les nouveaux
habitants. Les interventions foncières sont donc
inséparables d’une politique urbaine dont les objectifs
sont explicités et inscrites dans un calendrier. La création
de réserves foncières publiques pour la construction des
équipements collectifs, les appuis financiers et les normes
de construction sont autant d’outils indispensables à la
modernisation des villes de la boucle.
De même, la modernisation de l’agriculture que l’on
imagine pour la boucle ne peut se faire sans une politique
de remembrement avec comme objectif majeur la
création d’exploitations agricoles de taille suffisante pour
faire des exploitants agricoles de vrais entrepreneurs avec
une vraie capacité de négociation.
Une réforme de la fiscalité foncière est également
nécessaire pour prendre en compte non seulement la
propriété bâtie, comme c’est le cas actuellement, mais
également la nue-propriété.
La gestion du foncier agricole et foncier urbain supposent
l’existence de Plans d’Occupation de Sols et des outils
élémentaires d’aménagement du territoire qui doivent
être créés par la législation haïtienne.
Territoire considéré
Le domaine privé de l’Etat
Une grande confusion règne à propos des terres du
domaine privé de l’Etat. Du fait du rattachement plus
récent du Centre à la République d’Haïti, les distributions
de terres des années 1810/1820 qui fondent la petite
propriété paysanne dans le reste du pays n’y ont pas
eu lieu – et ce sont des distributions plus sporadiques
qui se sont faites ultérieurement, parallèlement à une
appropriation privée née tant de la colonisation agricole
progressive de ces espaces par les Haïtiens quel des
transactions foncières avec les propriétaires espagnols
puis dominicains qui fondent la propriété. On retrouve
38
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Centre ville des métropoles (hors boucle)
(Saint-Marc, Gonaïves)
Centre ville des chefs-lieux d’arrondissement
(ex. Mirebalais)
Centre ville des villes relais
(ex. Saint-Raphaël)
Quartier urbain périurbain
(ex. urbanisation linéaire entre Désarmes et La Chapelle)
Zone agricole relativement peuplée
(ex. zone rurale de l’Artibonite)
Zone agricole peu peuplée
(ex. zone rurale du Centre)
Densité moyenne
(habitants/ha)
110 à 200
70 à 130
50 à 90
30 à 50
1,6 à 3
1 à 1,6
Population actuelle : 1,2 Millions d’habitants
Population attendue : 2 Millions d’habitants
LES HOMMES
39
LA ROUTE A DEUX VITESSES
La route espace social et économique
de référence dans l’imaginaire haïtien
La route en Haïti est l’espace social de référence. La vitesse va changer
ce statut et devenir génératrice de risques. La route à deux vitesses est
la réponse urbaine à cette contradiction.
La route en Haïti est le lieu de tous les échanges. Dans les
villes, le bord de route est approprié par les marchands
ambulants et dans les zones périurbaines, c’est le mauvais
état des chaussées qui sert de régulateur de vitesse.
Même pour les voies goudronnées, les usages restent
ceux de la piste en terre ravinée par les usagers et les
intempéries. Certains axes récents échappent en partie
à cette situation, comme les liaisons PAP-Saint Marc ou
PAP-Mirebalais. Dans ces situations, la vitesse accentue
bien sûr le danger et change la relation avec les usagers
traditionnels de la route.
Dans la plupart des cas, la traversée des villes n’a
pas suivi les nouveaux aménagements routiers. Les
traversées de Cabaret ou Saint-Marc encombrés par les
marchés montrent cette situation. La réalisation d’un
contournement de Mirebalais est une tentative pour
traiter cette question. Chaque fois que la géographie
le permet, les contournements des centres devront
être effectués. C’est aussi l’occasion de structurer des
zones de développement urbain et d’installer des pôles
d’échanges, bien équipés et situés en marge de la route.
Les questions urbaines ne traitent pas pour autant la
question d’un nouveau rapport à la vitesse introduit par
les nouveaux réseaux.
La création d’une bande asphaltée de 7m sur une
plateforme de 9m présente deux faiblesses:
- D’une part, elle ne traite pas ou elle traite mal les
questions hydrauliques ce qui entraine une dégradation
rapide des ouvrages dans toutes les zones sensibles.
40
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Route lente
Route passante
Route lente
Route passante
- D’autre part, elle ne respecte pas la vie sociale établie
de part et d’autre de la route, exprimée de façon continue
par le « chemin des écoliers ».
Dans d’autres situations, de larges plateformes
empierrées remplissent tous les rôles liées à la vie sociale
et la circulation. C’est le cas, par exemple de la nouvelle
route qui relie la RN1 à Saut-d’eau.
En associant deux modèles, on pourrait imaginer les
voies asphaltées de 7m sur des plateformes larges (20 à
25m) en traitant simultanément trois questions :
- La route passante (50km/h),
- La protection hydraulique,
- Et la route « lente » destinée aux piétons, aux vélos et
aux ânes.
Ce dispositif n’a pas besoin d’être continu et peut
être réalisé en fonction de chaque situation urbaine,
péri-urbaine ou rurale. Pour chaque tronçon routier,
les études préalables de tracé devraient préciser cette
question « urbaine ».
Ce dispositif ouvre la voie à une réflexion plus large sur
les équipements collectifs qui vont rythmer et structurer
les parcours urbains. Les pôles d’échanges et les lieux
de vie seront les équipements de base associés au projet
routier, mais conçus aussi comme des points structurants
des pôles urbains.
LES HOMMES
41
42
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LES HOMMES
43
CAP HAÏTIEN
LIMBE
FORT LIBERTE
L’HYGIÈNE ET LES DÉCHETS
OUANAMINTHE
DONDON
MARMELADE
ENNERY
GONAÏVES
Le manque d’hygiène est responsable de bon nombre
de maladies diarrhéiques qui constituent la première
cause de mortalité infantile en Haïti. Depuis l’apparition
du choléra dans le pays en octobre 2010, la question de
l’hygiène est au cœur de la politique de santé publique.
Le fait que l’épidémie ait commencé au cœur même de
la boucle, à Grand Boucan (commune de Mirebalais)
et Grande Saline interpelle. Il est aujourd’hui impératif
d’avoir une politique forte dans le domaine avec pour
objectif une latrine pour chaque maison. La question de
l’eau potable est également lancée tout le long du fleuve
Artibonite.
SAINT
RAPHAEL
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
L’ESTERE
PIGNON
MARCHAND
DESSALINES
DESDUNES
SAINT MARC
HINCHE
Installer dans chaque secteur géographique
de la boucle un site de traitement
LASCAHOBAS
La stratégie générale de gestion des déchets solides sur la
boucle Centre-Artibonite se doit de rester :
- Ambitieuse car c’est la mise en œuvre d’une prise de
conscience collective au regard de l’environnement, de
la santé humaine et animale, et de l’énergie.
- Et réaliste afin que l’ensemble de la population puisse
adhérer à ces ambitions. Il est indispensable que chaque
habitant voie réellement l’impact de la politique de
gestion des déchets solides ; et cette vitrine passe dans
un premier temps par la notion de propreté d’un lieu
partagé par tous sur une section communale ou en ville :
le marché. Ce lieu de vie est le lieu à embellir afin que
tous aspirent à cette « propreté ».
Quatre unités de traitement / stockage seront ainsi
implantés sur la boucle, un sur chacun des secteurs
géographiques définis autour de :
- Mirebalais ;
- Hinche ;
- Saint-Michel de l’Attalaye ;
- Petite-Rivière (site de Marin).
PETITE RIVIERE DE L’ARTIBONITE
LIANCOURT
THOMASSIQUE
VERRETTES
THOMONDE
DESARMES
BOUCAN CARRE
ELIAS
PINA
LE CHAPELLE
MIREBALAIS
Secteurs de gestion
BELLADERE
SAUT D’EAU
Tisser un système de gestion hiérarchisé
pour donner à tous un accès aux services
Centre d’enfouissement
La prestation de nettoiement, regroupement, collecte,
transit et de traitement est la toile d’araignée à tisser et
à étendre à l’ensemble de la population concernée étape
par étape et dans un calendrier à définir.
Points de collecte
Centre de formation à la
gestion des déchets
0
10
20km
Cette toile possède son maillage principal qui est
représenté par les routes principales et secondaires de
la boucle Centre-Artibonite. Ce lien entre les différents
secteurs géographiques est le fil qui permet de réaliser
cette ambition de gestion des déchets ménagers sur
chacun de ces secteurs de gestion.
ORGANISATION DE LA GESTION DES DÉCHETS SOCIALES
Rive du fleuve Artibonite à Mirebalais
Rivière Guayamouc à Hinche
Campagne de sensibilisation aux déchets
Nettoyer et collecter cœurs de ville et
marchés en priorité
La première étape consiste à mettre en place une
Gestion des Déchets Ménagers en ville afin d’apporter
le service de nettoiement et de collecte à la population
« urbaine ».
Le point centralisateur de la collecte des déchets
solides est le marché, lieu d’échange, de discussion et
de consommation de produits organiques. Des points
secondaires seront implantés par la suite sur d’autres
quartiers de la ville et sur les autres marchés du secteur
concerné, en cohérence avec les capacités de circulation
des véhicules de collecte et de l’existence de lien routier.
44
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
La seconde étape consistera en l’extension du service
aux populations rurales selon les moyens et les circuits
envisageables. Des centres de compostage seront déployés
à proximité des pôles de vie sociale dans chaque section
communale de la boucle. Les habitants qui y apporteront
leurs déchets organiques pourront recevoir du compost
en échange.
L’action de sensibilisation sur l’hygiène sera accompagnée
du déploiement visible d’une véritable politique de
gestion des déchets solides et des excrétas.
MAISSADE
PONT
SONDE
Les marchés seront nettoyés de manière journalière afin
de créer le regroupement des déchets solides et leur
évacuation en combinant une approche « sanitaire » et
une entrée « déchets ».
Chaque secteur sera organisé autour d’un centre de
traitement, site efficace et compréhensible par tous :
installation de stockage qui sert d’exutoire aux déchets
produits. Le lien est symbolisé par le trajet entre le
point de regroupement principal ou secondaire et le site
d’enfouissement.
Organiser le transport entre centres de
collecte et centres de traitement
Le transport entre points de regroupements et unités de
traitement / stockage dépend des liens routiers ; cette
donnée impose donc l’implantation non seulement des
exutoires mais aussi des points de départ des déchets et
ceci pour chacun des secteurs et communes concernés.
Les véhicules de transfert des déchets solides devront
aussi optimiser la quantité transportée en fonction de la
consommation en carburant du véhicule. Ces véhicules
devront être adaptés à l’état des routes.
La gestion des déchets solides sur la boucle de l’Artibonite
s’inscrira en outre dans un plan national en en constituant
un maillon important.
C’est également un axe de création d’emploi de
tous niveaux (du manœuvre au responsable de site
d’enfouissement) qui nécessite le développement de
formations professionnelles adaptées.
Cette ambition nécessite des coûts d’investissement
(matériels, plateformes, installation de stockage…) et
d’exploitation (personnel, entretien des véhicules, gestion
des sites, consommation des véhicules…) importants.
Elle nécessite de mettre en œuvre une filière globale de
gestion et traitement des déchets solides et une méthode
de financement durable.
LE TERRITOIRE
45
LES RÉSEAUX DE SANTÉ
OUANAMINTHE
DONDON
ENNERY
GONAÏVES
HOPITAL
LA PROVIDENCE
L’accès aux soins et l’organisation de la prévention sont une question
centrale dans des territoires fragmentés. Trois niveaux d’équipements
sont nécessaires pour répondre aux attentes de la population.
SAINT
RAPHAEL
HOPITAL COMMUNAUTAIRE
Renforcer les trois niveaux d’accès aux soins :
- Antennes médicales de proximité situées au plus près
des populations, à proximité des lieux de vie et d’échanges
(marchés, maisons communales…) ;
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
HOPITAL BIENFAISANCE
MARCHAND
DESSALINES
L’ESTERE
DESDUNES
- Dispensaires et centres de santé dans les différentes
sections communales ;
PIGNON
- Hôpitaux implantés sur la boucle et accessibles en une
demi-heure ;
HOPITAL CLAIRE HEUREUSE
HOPITAL Ste. THERESE
En confortant les infrastructures existantes, en
consolidant le maillage et en favorisant la formation du
personnel de santé.
THOMASSIQUE
Renforcer les établissements hospitaliers
et les mettre en réseau
HINCHE
MAISSADE
PONT
SONDE
SAINT MARC
PETITE RIVIERE DE L’ARTIBONITE
LIANCOURT
HOPITAL ALBERT SCHWEITWER
HOPITAL St. NICOLAS
VERRETTES
THOMONDE
DESARMES
HOPITAL CAL DE CANGE
BOUCAN CARRE
ELIAS
PINA
LE CHAPELLE
LASCAHOBAS
SAUT D’EAU
MIREBALAIS
HOPITAL COMMUNAUTAIRE
projet
existant
0
10
20km
COUVERTURE HOSPITALIÈRE
Hôpital Bienfaisance de Pignon
Hôpital Sainte-Thérèse de Hinche
BELLADERE
Les différents établissements hospitaliers présents
sur la boucle devront être renforcés pour s’adapter
à l’élargissement de leur aire de chalandise tout en
améliorant leur capacité d’accueil et la qualité des soins
offerts.
Ce réseau d’excellence s’articulera
établissements déjà présents :
autour
des
- L’hôpital communautaire de Mirebalais, qui fait
aujourd’hui l’objet d’un projet de développement
d’hôpital universitaire, déjà en travaux ;
- L’hôpital de Cange et le réseau des établissements
Zanmi Lasanté associés ;
- L’hôpital Sainte-Thérèse à Hinche ;
- L’hôpital Bienfaisance de Pignon ;
- L’hôpital communautaire de Saint-Michel de l’Attalaye
à renforcer pour le doter des services de chirurgie ;
- L’hôpital Claire Heureuse de Marchand Dessalines ;
- L’hôpital Albert Schweitzer à Deschapelles.
Développer un réseau de dispensaires
autour de chaque hôpital de référence
La mise en réseau des dispensaires et centres de santé
autour des hôpitaux de référence doit permettre un accès
plus large au soin de santé et une diffusion plus efficace
des compétences.
Le réseau Zanmi Lasanté est un exemple à développer
et reproduire. La mise en réseau des dispensaires autour
d’un hôpital de référence favorise les échanges entre
dispensaires et personnels médicales, améliore la qualité
des soins, offre des opportunités de spécialisation.
46
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Développer des antennes médicales de
proximité
La situation sanitaire des femmes est un sujet de
préoccupation majeure. Le taux de mortalité en couches
(630 décès pour 100 000 naissances) et le taux de mortalité
infantile (57 décès avant l’âge d’un an pour 1000 enfants
nés) restent les plus élevés de la région. Réduire ces taux
nécessite de développer des centres de santé de proximité
dans toutes les sections communales.
Ces lieux d’accueil et d’information pourraient utilement
se localiser près des marchés, lieux où se concentre une
forte présence féminine. Ces centres pourraient être
animés par des matrones et des infirmières spécialisées
dans la prise en charge des femmes enceintes, la maternité
et de la pédiatrie. Ils pourraient être en charge d’actions
de sensibilisation à l’hygiène et aux soins infantiles et
accueillir les personnes en difficulté et leur prodiguer les
soins d’urgence avant de les orienter, quand les cas le
nécessitent vers les dispensaires ou les hôpitaux mieux
équipés.
Sensibilisation, information, orientation, notamment en
matière de contraception, telles seraient les missions de
ces centres créés à l’intention des femmes et des enfants
et implantés au plus près des communautés rurales.
Développer la formation aux métiers de la
santé
Il n’est pas de système de santé durable sans un système
solide de formation. Ce système de formation doit
couvrir tous les métiers de la santé : matrones, auxiliaires,
infirmiers/infirmières, médecins, spécialistes, techniciens
de laboratoire, radiologues…
Formation initiale et formation continue doivent être
développées parallèlement sur le modèle des hôpitaux
universitaires.
L’hôpital Bienfaisance de Pignon est déjà équipé de
salles d’opération connectées en visioconférence à des
amphithéâtres et pourrait être renforcé dans ses missions
universitaires de formation.
L’hôpital en construction à Mirebalais constituera
également un centre de formation essentiel pour la
région.
La formation continue devrait être développée de manière
à bénéficier de la mise en réseau des antennes de santé,
des dispensaires et des hôpitaux. Chaque personnel de
santé devrait ainsi pourvoir bénéficier d’une semaine de
formation par semestre.
LES HOMMES
47
L’ÉDUCATION ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE
DONDON
UPAG
La jeunesse est la richesse du pays.
L’éducation est la condition nécessaire
pour combattre la pauvreté.
La structuration des réseaux d’éducation
est un axe prioritaire de l’effort de
reconstruction.
OUANAMINTHE
SAINT
RAPHAEL
GONAÏVES
ENNERY
EFACAP
SAINT
MICHEL DE
L’ATTALAYE
EFACAP
L’ESTERE
MARCHAND
DESSALINES
DESDUNES
Le système éducatif haïtien est structuré en deux grands
niveaux : l’école fondamentale dont le cursus est sanctionné
par deux examens, le CEP et le Brevet, et le secondaire qui
se termine avec les examens du Bac I et II.
PIGNON
PRO
Le système souffre de la faiblesse normative et de contrôle
du ministère, de l’hétérogénéité des programmes, de
la qualité approximative des enseignements et des
enseignants et de la disparité des âges dans une même
salle de classe (différence d’âge pouvant aller jusqu’à dix
ans au sein d’une même cohorte).
HINCHE
MAISSADE
EFACAP
SAINT MARC
PONT
SONDE
PETITE RIVIERE
DE L’ARTIBONITE
LIANCOURT
EFACAP
UNAP
PRO
École fondamentale
THOMASSIQUE
VERRETTES
Le Plateau Central et l’Artibonite sont connus comme
des départements où le niveau de l’enseignement est
faible, ainsi que le taux de scolarisation.
THOMONDE
DESARMES
UNI
BOUCAN CARRE
ELIAS
PINA
LE CHAPELLE
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
UPAG Université publique
UNAP Université autonome
PRO Formations professionnelles
UNI Projet d’université
CYCLE ETUDES FONDAMENTALES
EFACAP Ecole Fondamentale d’Application et Centre
d’Appui Pédagogique
Reseau d’écoles associés et de
classes satellites
20km
0
10
LASCAHOBAS
MIREBALAIS
SAUT D’EAU
BELLADERE
EFACAP
EFACAP
L’extrême dispersion de la population rurale influe
fortement sur l’âge d’entrée à l’école des enfants et le
taux de scolarisation. On constate ainsi un décalage de
deux à trois ans entre les villes et les campagnes : les
élèves doivent en effet attendre d’être suffisamment
grands pour pouvoir se rendre à l’école, quand celle-ci se
trouve à plus de cinq kilomètres de leur domicile.
La scolarisation universelle est un objectif pour lequel
des ressources devront être mobilisées.
PRO
Réseau d’écoles associées et classes satellites
Pour remédier au problème de la qualité de l’éducation,
le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation
Professionnelle a développé dans son Plan National
d’Education et de Formation (PNEF 1997) le système
des EFACAP (Ecole Fondamentale d’Application,
Centre d’Appui Pédagogique). Mis en œuvre dans
quatre départements dont le Centre, il a pour objectif
d’améliorer la formation des maîtres et d’augmenter la
qualité de l’enseignement. Les EFACAP couplent au
sein d’un même campus les activités d’enseignement et
de formation des professeurs.
Il est nécessaire aujourd’hui de conforter le système des
EFACAP en étendant le maillage aux départements du
Nord et de l’Artibonite, en dotant notamment SaintRaphaël, Saint-Michel de l’Attalaye et Petite Rivière de
l’Artibonite d’écoles pilotes et en y rattachant un réseau
d’écoles associées et de classes satellites.
Les EFACAP, mises en réseau, assureront leur rôle
d’animation des écoles tant publiques que privées, et
relaieront l’information jusque dans les classes satellites
(1er cycle, de 6 à 9 ans), implantées dans les sections
communales au plus près des enfants.
48
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
Secondaire
Le « nouveau » secondaire n’a toujours pas été conçu ni
mis en œuvre depuis la réforme de l’éducation de 1997.
Des lycées d’excellence devront être implantés dans
chaque ville de la boucle.
Formation professionnelle et
enseignement supérieur
Pour lutter contre le chômage des jeunes et l’importance
des mouvements internes vers les grands centres urbains
(Port-au-Prince, Cap Haïtien, Gonaïves), il faut certes
offrir localement des opportunités de développement
mais également une diversité de formations professionnelles en connexion avec la réalité des besoins des
populations et les opportunités du territoire.
Plusieurs projets sont d’ores et déjà en préparation :
- Métiers de la santé (projet du Ministère de la Santé
publique et de la Population à Mirebalais) ;
- Métiers de l’eau, de l’assainissement et des déchets
solides (projet de la DINEPA et du GDS à Mirebalais).
D’autres thématiques méritent d’être développées :
- Agro-alimentaire et agro-industrie, à Hinche autour
du pôle universitaire et de l’EMDH (Ecole Moyenne
d’Agriculture de Hinche), et à Saint-Michel en cohérence
avec le projet de développement agricole de Savane
Diane ;
- Filière construction et métiers de la route, à Saint-Michel de l’Attalaye en cohérence avec le projet de Centre
Régional de l’Equipement ;
- Pôle « informatique et communication » dans le Bas
Artibonite ;
- Ecoles de langues pour faciliter les échanges internationaux, particulièrement avec la République Dominicaine.
LES HOMMES
49
LES PÔLES D’ECHANGE
ET LES PÔLES DE VIE SOCIALE
PÔLE D’ÉCHANGE
Développé dans chacune des 10 villes étapes de la boucle
pour faciliter et favoriser les échanges.
GARE ROUTIÈRE
Disposés selon le séquençage de la boucle (la ville à une demi-heure) des lieux
publics matérialisent les fonctions d’échange et de pôles de la vie sociale. Ils sont
administrés comme des « domaines » intégrant plusieurs fonctions publiques ou
privées. Ils installent sur le terrain la présence de l’état et des collectivités locales.
Les pôles d’échange
STATION SERVICE
PLACE DU MARCHÉ
EQUIPEMENT
PÔLE DE VIE
Développé sur l’ensemble du territoire de la Boucle
Centre - Artibonite pour structurer la vie sociale au sein
de chacune des 58 sections communales et pour y créer
un lieu de rassemblement et d’accueil en cas de crise.
EQUIPEMENT SCOLAIRE
CENTRE SANTÉ
POLE MULTIMEDIA
PLATEAU SPORTIF
ACCÈS PRINCIPAL
Ils seront associés au réseau de transports collectifs
et à « l’inter-modalité » avec les moyens de transports
traditionnels faisant du cabotage et pénétrant plus
profondément dans le pays par les routes agricoles.
De petites gares routières normalisées feront la jonction
avec la route en séparant les bus rapides desservant
les grands axes, des transports locaux peu développés
actuellement, mais qui vont apparaître avec le nouveau
réseau routier. Cette situation permet une meilleure
organisation de ces modes traditionnels.
Les pôles de vie sociale
A cette fonction de base, on pourrait associer de
nouveaux marchés mieux structurés et garantissant la
sécurité et un équipement sanitaire géré comme une
hôtellerie sociale. Cette politique de « marchés » devra
être vue de façon globale pour permettre dans un même
temps la mise à niveau des grands marchés traditionnels
qui existent déjà sur la boucle ou dans les secteurs de
liaison comme ceux de L’Estère et de Pont Sondé. La
valorisation des espaces publics dans les pôles urbains
commence à devenir un enjeu. Les programmes de pose
d’adoquins sur les places et les voiries en est la première
manifestation. C’est une solution pour améliorer la
qualité des espaces mais sans préparation des lieux et
sans véritables stratégies de pose et d’entretien, autres
que de remplacer l’enrobé, ces aménagements risquent
d’aboutir rapidement à un état de délabrement qui
semble toucher tout ce qui est « commun » en Haïti.
Une autre question est aussi régulièrement posée dans
les sections communales : l’absence de lieu de centralité
et de vie sociale principalement pour la nombreuse
population adolescente de l’île. Dans chaque section
communale, on pourrait ainsi créer de petits « domaines »
de 3 ou 4 hectares associant le sport, les loisirs, la culture
et la santé pensée en termes de prévention à destination
de la population jeune. Cet « agglomérat » de fonctions
devrait intégrer un ensemble de lieux permanents : un
terrain de football, un gymnase, des plateaux sportifs
annexes d’une petite médiathèque conçue comme un
pôle de nouvelles technologies et comme un point de
communications et de sécurité. Cet ensemble deviendrait
en cas de crise climatique le point de référence de la ville
tout en étant vécu au quotidien comme un lieu de sport,
d’évènements festifs et de communication avec le pays
et l’étranger.
Dans les villes, les espaces de référence en termes de
qualité et de maintenance sont les écoles, les tribunaux
et les églises. C’est une question de valorisation de la
fonction et c’est surtout une question de gestion pour
des lieux ouverts au public et non abandonnés à tous
comme semblent l’être la plupart des marchés.
D’autres fonctions scolaires comme l’éducation permanente, sanitaires comme un dispensaire de prévention
ou sociales comme une maison des associations, ou
une maison des Femmes pourraient être associés au
programme en fonction de la situation locale. Des
séchoirs communs et des greniers à grain pourraient
aussi y être développés.
Dans ce contexte compliqué, il faudrait associer la création
de nouveaux lieux publics au statut du « domaine » : des
lieux organisés et gérés par une autorité dans lesquels
une population est accueillie pour y exercer une activité
donnée. Ces lieux devraient être des espaces de référence
en matière de sécurité, de propreté et d’équipement
(énergie, fonctions sanitaires, moyens de communication
etc…).
BLOC SANITAIRE
Ces « pôles » peuvent être de tailles différentes et avoir
plusieurs fonctions tout en restant relié à la route.
A ces équipements publics pourra être associé un
équipement privé comme par exemple les petits pôles
commerciaux disposés en U autour d’une station service.
50
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
C’est peut être aussi l’endroit pour disposer un réseau de
postes de police associés aux villes comme à la route.
Ces 10 pôles d’échange constituent les points de repère
d’un réseau routier fiable et structuré. Ils ne sont pas
« réservés » à la boucle de l’Artibonite et peuvent
utilement jalonner les grands axes du pays.
Leur fréquence, leur modalité et leur bonne gestion
est le gage de la lisibilité et de la réussite, à l’image des
installations de services autoroutiers.
Si ces pôles sont associés à la centralité et à la
densité urbaine, ils pourraient aussi être les « têtes de
réseau » d’autres lieux disposés au cœur des sections
communales.
La première question sera de créer ces lieux, mais le
vrai problème tient dans leur gestion. Dans le cadre de
la décentralisation, les collectivités territoriales seront
dotées des moyens nécessaires. Dès aujourd’hui, les
collectivités territoriales peuvent s’appuyer sur les
actions de coopération décentralisées et les ONG
pour développer des projets locaux sur la base d’un
programme commun.
LES HOMMES
51
4.
LES PROJETS
La boucle du Centre et de l’Artibonite est
conçue comme un projet global et cohérent
d’aménagement du territoire adapté à une
situation particulière.
Ces projets couvrent l’ensemble des champs
d’intervention capables de structurer le
territoire et de permettre la modernisation
de l’économie d’un territoire agricole.
Ils se déclinent ensuite par thèmes et par
communes à des échelles maîtrisables et
opérationnelles.
NB :
Les schémas de principe sont proposés à titre d’illustration.
La localisation précise des équipements et zones de développement
devra faire l’objet d’études de faisabilité et de concertation avec les
populations locales.
52
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
LES PROJETS
53
LE DÉVELOPPEMENT COMMUNAL
Zone urbaine dense
Zone urbaine diffuse
Route agricole
Partie de la boucle qui reste à financer
EXISTANT PROJET
Gare de bus
Marché
Nouvelle «unité» urbaine
Déchets
THOMASSIQUE
Université
OUANAMINTHE
RESTAURATION
Commerces et stations services
CAP HAÏTIEN
ENNERY
Factories et transformations
U
U
Hôpital
Énergie
H
H
RIVIÈRE CANOT
EL
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A
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NT
I
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23 KM
ON
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PIG
E
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AB
EN
BU
RIVIÈRE BOUYAHA
Médiathèque et
nouvelles technologies
RE
DÈ
LA
L
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16 KM
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D
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L
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TH
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N
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HI
28 KM
17 KM
CANGE
MAÏSSADE
36 KM
35 KM
LAC DE PÉLIGRE
PÉLIGRE
BOUCAN CARRÉ
ARTIBONITE
E
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54
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
U
SAUT D'EAU
H
SAINT - MARC
GONAÏVES
U
H
L
BA
H
LES PROJETS
LASCAHOBAS
IS
R
24 KM
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
BO
U
JO
17 KM
PORT - AU - PRINCE
DAN S
H
RC LINE
A
M SA
S
DE
21 KM
FLEUVE ARTIBONITE
19 KM
55
MIREBALAIS
ON
FLE
TE
UV
NI
EA
BO
TI
AR
RT
IB
VE
EU
VERS THOMONDE
VERS PÉLIGRE
ITE
FL
VERS BOUCAN CARRÉ
CENTRE VILLE
VERS PETITE RIVIÈRE
VERS SAINT-MARC
MARCHÉ
PÔLE
D’ÉCHANGE
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
40 ha
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
23 ha
PÔLE DE
SERVICES
Cimetière
VERS BELLADÈRE
VERS RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
Cette commune d’abord consacrée à l’élevage et ensuite
à la culture de l’Indigo, du coton et du café occupe une
place stratégique dans le projet Centre-Artibonite. Elle
constitue un carrefour majeur entre l’axe Port-au-Prince
– Cap Haïtien et la liaison Saint-Marc – Belladère et fait
le lien entre Saut d’Eau, Boucan Carré et Lascahobas.
La route vers Port-au-Prince a été ouverte en 2010 et
le contournement Sud/Est est en cours de réalisation.
Deux zones de développement peuvent être mises en
œuvre vers Saint-Marc et surtout au carrefour des routes
menant vers Thomonde et Lascahobas / Belladère.
C’est à cet endroit que peut être connecté une voie de
désenclavement de Boucan Carré (axe avec un pont sur
la rivière Artibonite).
Ville carrefour, elle sera dotée d’un important pôle
d’échange permettant de faciliter les transports vers
Port-au-Prince, Cap Haïtien, Saint-Marc et Belladère et
la République Dominicaine, ainsi que les déplacements
locaux vers Boucan Carré, Saut d’Eau et les différentes
sections communales.
Ville relai, son pôle d’échange offrira un nouvel espace
dédié au marché, un pôle d’équipements publics et une
station service.
VEGETAL / BATI EXISTANT
Mirebalais accueille par ailleurs des équipements
d’importance régionale avec l’EFACAP, la construction
du nouvel hôpital communautaire, le projet d’école des
métiers de la santé, le projet d’école des métiers de l’eau
et de l’assainissement, et l’implantation d’un centre de
traitement des déchets.
200m
VERS PORT-AU-PRINCE
En outre, chacune des 4 sections communales, ainsi que
la ville de Mirebalais, seront dotées d’un pôle de services
rassemblant un stade, un pôle multimédia avec accès à
l’énergie et aux technologies de l’information et de la
communication, un équipement scolaire et un centre de
santé.
- DÉPARTEMENT DU CENTRE
Equipements proposés pour la commune de Mirebalais
56
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
5
$4 325 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
63
$13 860 000
À financer et à
phaser
Total
$22 495 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- 89 000 habitants
- 330 kilomètres carrés
- Section urbaine : 16 000 habitants
- Densité globale : 2,7 h./hectare
- Densité du centre : 74,1 h./hectare
LES PROJETS
57
VERS HINCHE
THOMONDE
Thomonde marque l’entrée du plateau central après le
barrage de Péligre et le site de l’hôpital de Cange C’est
une commune agricole dont l’économie repose sur
la culture des fruits, du tabac, du café et de la canne à
sucre.
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
8 ha
CIMETIÈRE
PÔLE
D’ÉCHANGE
CENTRE VILLE
Elle se présente comme une ville route très allongée
longeant la rivière Thomonde. Elle tire son charme de
son caractère rural et de sa faible densité. Deux zones
de développement peuvent être envisagées à l’Est sur la
route de Mirebalais et à l’ouest en direction de Hinche.
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite, elle sera dotée
d’un pôle d’échange rassemblant transports régionaux
(ligne Port-au-Prince – Cap Haïtien), transports locaux
(liaisons avec les différentes sections communales et les
communes limitrophes), marché, pôle d’équipements
publics et station service.
H
HOPITAL
PÔLE DE
SERVICES
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
7 ha
300m
VEGETAL / BATI EXISTANT
VERS MIREBALAIS
- DÉPARTEMENT DU CENTRE
Equipements proposés pour la commune de Thomonde
58
La ville et les 4 sections communales de Thomonde
seront dotées d’un pôle de services rassemblant un
stade, un pôle multimédia avec accès à l’énergie et aux
technologies de l’information et de la communication,
un équipement scolaire et un centre de santé.
Le projet de barrage hydro-électrique Artibonite 4C
et la construction d’un réseau électrique vers Hinche,
Thomassique et la République Dominicaine offriront
un accès facilité à l’énergie électrique en ville. Dans les
sections communales, ce sont les pôles de service qui
offriront cet accès à l’énergie.
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
4
$3 460 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
15
$3 300 000
À financer et à
phaser
Total
$11 070 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- 56 000 habitants
- 360 kilomètres carrés
- Section urbaine : 9 000 habitants
- Densité globale : 1,6 h./hectare
- Densité du centre : 16,6 h./hectare
LES PROJETS
59
VERS PIGNON
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
55 ha
HINCHE
Hinche est une importante commune, chef lieu de
département du centre. La ville disputée entre Haïti et la
République Dominicaine a été déclarée Haïtienne par les
accords de 1929 et le Traité de 1936.
PÔLE
D’ÉCHANGE
VERS THOMASSIQUE
CENTRE VILLE
La ville fédère le grand plateau d’agriculture et d’élevage
du centre. Au-delà de la route de Port-au-Prince /
Cap Haïtien, elle est aussi reliée à Thomassique vers
la République Dominicaine et à Maïssade vers SaintMichel de l’Atalaye. Au nord de la rivière Guayamouc
vers Pignon, une grande zone de développement peut
être mise en œuvre pour y créer des industries de
transformation agro-alimentaire.
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite au carrefour
de la Nationale 3 et de la route Saint-Michel –
Maïssade – Hinche – Thomassique – Cerca-la-Source –
République Dominicaine, elle sera dotée d’un pôle
d’échange rassemblant transports régionaux (ligne Portau-Prince – Cap Haïtien), transports locaux (liaisons
avec Maïssade, Thomassique, Cerca La Source et la
République Dominicaine, et avec les différentes sections
communales), marché, pôle d’équipements publics et
station service.
La ville et chacune des 4 sections communales de
Hinche seront également dotées d’un pôle de services
rassemblant un stade, un pôle multimédia avec accès à
l’énergie et aux technologies de l’information et de la
communication, un équipement scolaire et un centre de
santé.
VEGETAL / BATI EXISTANT
Le projet de barrage hydro-électrique Artibonite 4C
et la construction d’un réseau électrique vers Hinche,
Thomassique et la République Dominicaine offriront
un accès facilité à l’énergie électrique en ville. Dans les
sections communales, ce sont les pôles de service qui
offriront cet accès à l’énergie.
AÉROPORT
Hinche accueille par ailleurs des équipements
d’importance régionale avec l’EFACAP, l’hôpital SainteThérèse, un pôle de formations professionnelles et
l’implantation d’un centre de traitement des déchets.
200m
VERS THOMONDE
- DÉPARTEMENT DU CENTRE
Equipements proposés pour la commune de Hinche
60
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
6
$5 190 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
55
$12 100 000
À financer et à
phaser
Total
$21 600 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- 110 000 habitants
- 588 kilomètres carrés
- Section urbaine : 32 000 habitants
- Densité globale : 1,9 h./hectare
- Densité du centre : 81,6 h./hectare
LES PROJETS
61
MAÏSSADE
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
4 ha
Située au cœur de la boucle Centre-Artibonite, Maïssade
est au centre du plateau, sur la route de Hinche à SaintMichel.
CENTRE VILLE
VERS SAINT-MICHEL
DE L’ATTALAYE
L’économie locale repose sur la culture de la canne
à sucre, du café, du coton et des fruits. On y pratique
l’élevage et la récolte du miel. La création de nouveaux
lacs collinaires permettra la mise en valeur des terres et
leur exploitation tout au long de l’année.
Une petite zone de développement sur la route de SaintMichel peut être mise en œuvre pour installer le pôle
d’échange et de services nécessaire.
Les 3 sections communales de Maïssade seront également
dotées d’un pôle de services rassemblant un stade, un
pôle multimédia avec accès à l’énergie et aux technologies
de l’information et de la communication, un équipement
scolaire et un centre de santé.
VEGETAL / BATI EXISTANT
CIMETIÈRE
200m
VERS HINCHE
- DÉPARTEMENT DU CENTRE
Equipements proposés pour la commune de Maïssade
62
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
5
$4 325 000
À financer
Total
$8 635 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- 53 000 habitants
- 288 kilomètres carrés
- Section urbaine : 11 000 habitants
- Densité globale : 1,8 h./hectare
- Densité du centre : 23,4 h./hectare
LES PROJETS
63
VERS SAINT-RAPHAËL
VERS OUNAMINTHE
PIGNON
CENTRE VILLE
PÔLE DE
SERVICES
PÔLE
D’ECHANGE
Pignon marque l’entrée du département du nord sur
la route nationale 3. Située au cœur d’une région de
production de canne à sucre, la ville est réputée pour
ses guildives. C’est à Pignon que se trouve le seul atelier
de mécanique agricole en appui à la transformation de
la canne, à la culture attelée et à l’entretien des pompes
à eau.
Cimetière
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
19 ha
Au nord de la ville, une zone de développement peut
être mise en œuvre aux abords de la route de SaintRaphaël pour y créer des industries de transformation
agro-alimentaire.
MARCHÉ
ER
VI
RI
OU
EB
H
A
H
YA
HÔPITAL
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite, elle sera dotée
d’un pôle d’échange rassemblant transports régionaux
(ligne Port-au-Prince – Cap Haïtien), transports locaux
(liaison avec Ouanaminthe et la République Dominicaine,
et avec les différentes sections communales), marché,
pôle d’équipements publics et station service.
La ville et chacune des 2 sections communales de
Pignon seront également dotées d’un pôle de services
rassemblant un stade, un pôle multimédia avec accès à
l’énergie et aux technologies de l’information et de la
communication, un équipement scolaire et un centre de
santé.
VEGETAL / BATI EXISTANT
L’hôpital Bienfaisance de Pignon, dont la réputation
dépasse les frontières du département, devra être
renforcé suite à l’extension de son aire d’attraction avec
l’amélioration des routes.
ME
RO
D
RO
AÉ
200m
VERS HINCHE
- DÉPARTEMENT DU NORD
Equipements proposés pour la commune de Pignon
64
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
3
$2 595 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
19
$4 180 000
À financer et à
phaser
Total
$11 085 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- 40 000 habitants
- 140 kilomètres carrés
- Section urbaine : 12 000 habitants
- Densité globale : 2,8 h./hectare
- Densité du centre : 130,4 h./hectare
LES PROJETS
65
SAINT-RAPHAËL
VERS CAP HAÏTIEN
RI
VI
CENTRE VILLE
Saint-Raphaël doit sa réputation de grenier du Nord
à la richesse de la région agricole qui l’entoure. Les
productions sont variées (légumes, carotte, riz, oignon,
piment…) et l’amélioration des routes facilitera les
débouchés des produits.
A l’ouest de la ville, une zone de développement peut être
mise en œuvre pour y créer des industries de transformation
agro-alimentaire.
Située au carrefour de la nationale 3 et de la route de
Saint-Michel de l’Attalaye et de l’Artibonite, son marché
est un lieu d’échange réputé.
ER
EB
OU
YA
H
A
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite, elle sera dotée
d’un pôle d’échange rassemblant transports régionaux
(ligne Port-au-Prince – Cap Haïtien et ligne Saint
Marc – Cap Haïtien), transports locaux (liaison avec
les différentes sections communales et les différents
secteurs agricoles), marché d’importance régionale, pôle
d’équipements publics et station service.
MARCHÉ
CIMETIÈRE
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
11 ha
PÔLE DE
SERVICES
La ville et chacune des 4 sections communales de
Pignon seront également dotées d’un pôle de services
rassemblant un stade, un pôle multimédia avec accès à
l’énergie et aux technologies de l’information et de la
communication, un équipement scolaire et un centre de
santé.
PÔLE
D’ECHANGE
VEGETAL / BATI EXISTANT
PONT À RÉALISER
projet RN3
VERS PIGNON
A
H
YA
OU
B
RE
IE
RIV
AL
CAN
VERS SAINT-MICHEL
DE L’ATTALAYE
200m
- DÉPARTEMENT DU NORD
Equipements proposés pour la commune de Saint Raphaël
66
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
5
$4 325 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
11
$2 420 000
À financer et à
phaser
Total
$11 055 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- 49 000 habitants
- 184 kilomètres carrés
- Section urbaine : 13 000 habitants
- Densité globale : 2,7 h./hectare
- Densité du centre : 72,4 h./hectare
LES PROJETS
67
VERS ENNERY
SAINT-MICHEL DE L’ATTALAYE
CENTRE VILLE
Saint-Michel de l’Atalaye est un carrefour important
situé à la rencontre des départements de l’Artibonite, du
Centre et du Nord. Elle est au cœur d’un réseau en étoile
qui la lie à Ennery, à Marmelade, à Dondon, à SaintRaphaël, à Maïssade et à Marchand Dessalines.
VERS SAINT-RAPHAËL
Marché
La création d’une route de contournement permettra de
développer une grande zone de développement au sudest de la ville.
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite au cœur d’un
vaste plateau agricole, elle sera dotée d’un pôle d’échange
rassemblant transports régionaux (ligne Saint-Marc –
Cap Haïtien), transports locaux (liaisons avec Ennery,
Marmelade, Dondon, Maïssade et les huit sections
communales), marché, pôle d’équipements publics et
station service.
Cimetière
La ville et chacune des 8 sections communales de SaintMichel seront également dotées d’un pôle de services
rassemblant un stade, un pôle multimédia avec accès à
l’énergie et aux technologies de l’information et de la
communication, un équipement scolaire et un centre de
santé.
VEGETAL / BATI EXISTANT
Un projet de centrale thermique devrait faciliter
l’accès à l’énergie électrique en ville. Dans les sections
communales, ce sont les pôles de service qui offriront
cet accès à l’énergie.
PÔLE
D’ECHANGE
PÔLE DE
SERVICES
Saint-Michel accueille par ailleurs des équipements
d’importance régionale avec un projet d’EFACAP, un
projet d’hôpital, la montée en puissance d’un centre
régional de l’équipement, un pôle de formations
professionnelles et l’implantation d’un centre de
traitement des déchets.
VERS MAÏSSADE
En outre, les terrains de Savane Diane pourraient être
mis en valeur dans un grand projet agricole, industriel et
énergétique.
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
30 ha
200m
VERS MARCHAND DESSALINES
Equipements proposés pour la commune de Saint Michel de l'Attalaye
68
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
9
$7 785 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
30
$6 600 000
À financer et à
phaser
Total
$18 695 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- DÉPARTEMENT DE L’ARTIBONITE
- 140 000 habitants
- 613 kilomètres carrés
- Section urbaine : 31 000 habitants
- Densité globale : 2,2 h./hectare
- Densité du centre : 109,4 h./hectare
LES PROJETS
69
MARCHAND DESSALINES
Marchand Dessalines est située à l’aplomb des Montagnes
Noires dans la partie occidentale du bassin du fleuve
Artibonite. L’économie de la ville est principalement
basée sur l’agriculture (café, riz, maïs, petit-mil, haricots,
pois congo, fruitiers et légume) et l’élevage (bovin, équin,
caprin, avicole et apicole).
VERS L’ESTERE
La ville est marquée par le rôle qu’elle a joué dans l’histoire
d’Haïti : théâtre de batailles à l’époque de l’indépendance,
capitale de l’Empire de Jacques 1er, elle est entourée de
forts classés Patrimoine National.
CENTRE VILLE
VERS SAINT-MICHEL
PÔLE
D’ÉCHANGE
CIMETIÈRE
PÔLE DE
SERVICES
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
3 ha
Au carrefour des routes entre L’Estère, Petite Rivière
de l’Artibonite et Saint-Michel de l’Atalaye, une zone de
développement peut être mise en œuvre pour y localiser
des factories.
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite, elle sera dotée
d’un pôle d’échange rassemblant transports régionaux
(ligne Saint Marc – Cap Haïtien et ligne Gonaïves –
Belladère et la République Dominicaine), transports
locaux (liaison avec les différentes sections communales
et les différents secteurs agricoles), marché, pôle
d’équipements publics et station service.
VEGETAL / BATI EXISTANT
La ville et chacune des 6 sections communales de
Marchand Dessalines seront également dotées d’un pôle
de services rassemblant un stade, un pôle multimédia
avec accès à l’énergie et aux technologies de l’information
et de la communication, un équipement scolaire et un
centre de santé.
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
25 ha
200m
VERS PETITE RIVIÈRE
Equipements proposés pour la commune de Marchand Dessalines
70
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
7
$6 055 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
28
$6 160 000
À financer et à
phaser
Total
$16 525 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- DÉPARTEMENT DE L’ARTIBONITE
- 165 000 habitants
- 474 kilomètres carrés
- Section urbaine : 26 000 habitants
- Densité globale : 3,5 h./hectare
- Densité du centre : 118,1 h./hectare
LES PROJETS
71
PETITE RIVIÈRE DE L’ARTIBONITE
VERS MARCHAND DESSALINES
Petite Rivière de l’Artibonite est un carrefour important
du Bas Artibonite. Elle porte également les marques du
rôle qu’elle a joué au moment de l’indépendance et son
patrimoine (Fort de la Crête-à-Pierrot et Palais des 365
Portes) nécessite d’être entretenu et réhabilité.
La création d’un pont sur l’Artibonite et d’une liaison
directe à la route de Saint-Marc à Mirebalais offrira
l’opportunité de développer une grande zone de
développement sur la rive gauche de l’Artibonite.
CIMETIÈRE
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite au centre du
système d’irrigation et des rizicultures du Bas Artibonite,
elle sera dotée d’un pôle d’échange rassemblant transports
régionaux (ligne Saint-Marc – Cap Haïtien et ligne
Gonaïves – Belladère et la République Dominicaine),
transports locaux (liaisons avec les sections communales),
marché, pôle d’équipements publics et station service.
H
HÔPITAL
La ville et chacune des 6 sections communales de Petite
Rivière seront également dotées d’un pôle de services
rassemblant un stade, un pôle multimédia avec accès à
l’énergie et aux technologies de l’information et de la
communication, un équipement scolaire et un centre de
santé.
PÔLE DE
SERVICES
VERS PONT
SONDÉ
PÔLE
D’ÉCHANGE
VEGETAL / BATI EXISTANT
Petite Rivière accueille par ailleurs des équipements
d’importance régionale avec un projet d’EFACAP, un
pôle de formations professionnelles et l’implantation
d’un centre de traitement des déchets à Marin.
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
73 ha
VERS DESARMES
500m
Equipements proposés pour la commune de Petite Rivière de l'Artibonite
72
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
8
$6 920 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
73
$16 060 000
À financer et à
phaser
Total
$27 290 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- DÉPARTEMENT DE L’ARTIBONITE
- 155 000 habitants
- 506 kilomètres carrés
- Section urbaine : 35 000 habitants
- Densité globale : 3,1 h./hectare
- Densité du centre : 113,3 h./hectare
LES PROJETS
73
VERS PETITE RIVIÈRE
VERRETTES
QUARTIER DE DESARMES
Quartier de Verrettes, Desarmes est localisé le long de la
route de Saint-Marc à Pont Sondé, sur la rive gauche du
fleuve Artibonite.
L’économie locale repose sur la culture du citron vert,
du café et du riz
Au sud du quartier, une zone de développement peut
être mise en œuvre pour étendre la ville.
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite, elle sera dotée
d’un pôle d’échange rassemblant transports régionaux
(ligne Saint Marc – République Dominicaine et ligne
Gonaïves – République Dominicaine), transports locaux
(liaison avec les différentes sections communales et les
différents secteurs agricoles), marché, pôle d’équipements
publics et station service.
Le quartier de Desarmes ainsi que la ville et les autres
quartiers et sections communales de Verrettes seront
également dotées d’un pôle de services rassemblant un
stade, un pôle multimédia avec accès à l’énergie et aux
technologies de l’information et de la communication,
un équipement scolaire et un centre de santé.
H
HÔPITAL
CIMETIÈRE
VEGETAL / BATI EXISTANT
PÔLE
D’ÉCHANGE
PÔLE DE
SERVICES
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
57 ha
200m
VERS LA CHAPELLE
Equipements proposés pour la commune de Verrettes
74
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
9
$7 785 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
57
$12 540 000
À financer et à
phaser
Total
$24 635 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- DÉPARTEMENT DE L’ARTIBONITE,
COMMUNE DE VERRETTES
- 131 000 habitants (commune de Verrettes)
- 9 514 habitants (quartier de Desarmes)
- 356 kilomètres carrés (commune de Verrettes)
- 2,5 kilomètres carrés (quartier de Desarmes)
- Section urbaine : 38 000 habitants
(Verrettes, Liancourt, Desarmes)
- Densité globale : 3,7 h./hectare
- Densité de Desarmes : 37,0 h./hectare
LES PROJETS
75
VERS DESARMES
LA CHAPELLE
La Chapelle est localisée sur le territoire vallonné de
la rive gauche du fleuve Artibonite. L’économie locale
repose essentiellement sur la production de légumes.
Une zone de développement peut être mise en œuvre
pour étendre la ville en créant un second quartier à l’est
du centre actuel, sur la route de Mirebalais.
Ville relai de la boucle Centre-Artibonite, elle sera dotée
d’un pôle d’échange rassemblant transports régionaux
(ligne Saint Marc – République Dominicaine et ligne
Gonaïves – République Dominicaine), transports locaux
(liaison avec les différentes sections communales et les
différents secteurs agricoles), marché, pôle d’équipements
publics et station service.
CENTRE VILLE
La ville ainsi que les 2 sections communales de La
Chapelle seront également dotées d’un pôle de services
rassemblant un stade, un pôle multimédia avec accès à
l’énergie et aux technologies de l’information et de la
communication, un équipement scolaire et un centre de
santé.
PÔLE
D’ÉCHANGE
CIMETIÈRE
PÔLE DE
SERVICES
MARCHÉ
VEGETAL / BATI EXISTANT
VERS MIREBALAIS
L
NA
CA
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
31 ha
200m
- DÉPARTEMENT DE L’ARTIBONITE
Equipements proposés pour la commune de La Chapelle
76
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
3
$2 595 000
À financer
Viabilisation et plateformes zones
d'activités économiques
$220 000
31
$6 820 000
À financer et à
phaser
Total
$13 725 000
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
- 28 000 habitants
- 143 kilomètres carrés
- Section urbaine : 5 000 habitants
- Densité globale : 2,0 h./hectare
- Densité du centre : 18,7 h./hectare
LES PROJETS
77
BOUCAN CARRÉ
- DÉPARTEMENT DU CENTRE
Boucan Carré est situé entre les Montagnes Noires et le
Fleuve Artibonite.
- 51 000 habitants
- 353 kilomètres carrés
- Section urbaine : 3 000 habitants
- Densité globale : 1,4 h./hectare
- Densité du centre : 7,1 h./hectare
Une petite zone de développement peut être mise en
œuvre sur la route de Mirebalais pour y créer un pôle
d’échange et de services, transports locaux (liaison avec
les différentes sections communales et les différents
secteurs agricoles), marché, pôle d’équipements publics
et station service.
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
3 ha
Les 3 sections communales de Boucan Carré seront
également dotées d’un pôle de services rassemblant un
stade, un pôle multimédia avec accès à l’énergie et aux
technologies de l’information et de la communication,
un équipement scolaire et un centre de santé.
VERS MIREBALAIS
Equipements proposés pour la commune de Boucan Carré
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
5
$4 325 000
À financer
Total
$8 635 000
PÔLE
D’ÉCHANGE
400m
LASCAHOBAS
- DÉPARTEMENT DU CENTRE
Située sur la route de Mirebalais à Belladère, Lascahobas
pourrait accueillir une petite zone de développement
autour d’un pôle d’échange et de services qui réunirait
marché, gare routière et équipement public.
PÔLE
D’ÉCHANGE
Chacune des 3 sections communales serait également
doté d’un pôle de vie sociale avec stade, médiathèque,
équipement scolaire et centre de santé.
- 61 000 habitants
- 225 kilomètres carrés
- Section urbaine : 8 100 habitants
- Densité globale : 2,7 h./hectare
- Densité du centre : 95,8 h./hectare
Equipements proposés pour la commune de Lascahobas
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
5 ha
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
4
$3 460 000
À financer
Total
$7 770 000
200m
SAUT D’EAU
- DÉPARTEMENT DU CENTRE
- 38 000 habitants
- 179 kilomètres carrés
- Section urbaine : 4 100 habitants
- Densité globale : 2,1 h./hectare
- Densité du centre : 19,2 h./hectare
La commune de Saut d’Eau est réputée pour sa cascade
et la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel qui attire un
nombre impressionnant de visiteurs.
Une zone de développement avec marché et gare routière
permettrait d’améliorer l’accueil des pèlerins.
La création d’un pôle de vie sociale dans chacune des
4 sections communales permettra de rapprocher les
services des populations.
Equipements proposés pour la commune de Saut d'Eau
ZONE DE
DÉVELOPPEMENT
3 ha
200m
78
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
PÔLE
D’ÉCHANGE
Coût unitaire
Nombre
Montant
Financement
Pôle d'échanges
$4 310 000
1
$4 310 000
À financer
Pôles de service (un par section
communale)
$865 000
5
$4 325 000
À financer
Total
$8 635 000
LES PROJETS
79
BAS PLATEAU CENTRAL
(MIREBALAIS)
Réhabilitation de 100 km de pistes agricoles
Maîtrise d’ouvrage
Investissement
MTPTC
$
40 000 000,00
Aménagement de zone franche (viabilisation et
MTPTC / Coll. locales $
plateforme de 63 ha)
Collecte des déchets sur le secteur de Mirebalais
Collectivités locales
$
(9 points de collecte)
Centre de traitement des déchets de Mirebalais
Collectivités locales
$
Hôpital communautaire de Mirebalais
Zami LaSante
PM
Renforcement de l'EFACAP de Mirebalais
MEN
PM
Pôles d’échange / Pôles de services
HAUT PLATEAU CENTRAL
(HINCHE)
Réhabilitation de 300 km de pistes agricoles
Aménagement de zone franche (viabilisation et
plateforme de 89 ha)
Collecte des déchets sur le secteur de secteur de
Hinche (6 points)
13 860 000,00
250 000,00
1 250 000,00
Collectivités locales
$
40 580 000,00
Maîtrise d’ouvrage
Investissement
MTPTC
$
120 000 000,00
MTPTC / Coll. locales $
19 580 000,00
Collectivités locales
$
300 000,00
Centre de traitement des déchets de Hinche
Collectivités locales
$
1 250 000,00
Renforcement de l'Hôpital de Cange
Zami LaSante
PM
MSPP
PM
PFH
PM
Renforcement de l'EFACAP de Hinche
MEN
PM
Lac collinaire et irrigation (ex. lac de 20ha)
Communauté locale
$
320 000,00
Pôles d’échange / Pôles de services
Collectivités locales
$
25 905 000,00
Renforcement de l'Hôpital Sainte-Thérèse de
Hinche
Renforcement de l'Hôpital Bienfaisance de
Pignon
HAUT ARTIBONITE
(ST-MICHEL)
Réhabilitation de 250 km de pistes agricoles
Aménagement de zone franche (viabilisation et
plateforme de 41 ha)
Collecte des déchets sur le secteur de secteur de
Saint-Michel (4 points)
Centre de traitement des déchets de SaintMichel de l'Attalaye
Hôpital communautaire de Saint-Michel de
l'Attalaye
Maîtrise d’ouvrage
Investissement
MTPTC
$
100 000 000,00
MTPTC / Coll. locales $
9 020 000,00
$
250 000,00
Collectivités locales
$
2 000 000,00
MSPP
PM
Développement d'un EFACAP à Saint-Michel
MEN
PM
Lac collinaire et irrigation (ex. lac de 20ha)
Communauté locale
$
320 000,00
Projet de centrale biomasse à Savane Diane
Agro-industrie
$
65 000 000,00
Unités industrielles de transformation de la
canne à sucre
Amélioration du rendement thermique des
petites unités
Agro-industrie /
Energie
$
85 000 000,00
Energie
$
8 000 000,00
Pôles d’échange / Pôles de services
Collectivités locales
$
27 635 000,00
Maîtrise d’ouvrage
Investissement
Réhabilitation de 150 km de pistes agricoles
MTPTC
$
60 000 000,00
Aménagement de zone franche (viabilisation et
plateforme de 189 ha)
MTPTC / Coll. locales
$
41 580 000,00
Collecte des déchets sur le secteur de secteur de
Petite Rivière (7 points)
Collectivités locales
$
450 000,00
Centre de traitement des déchets de Marin
(Petite Rivière)
Collectivités locales
$
1 000 000,00
Renforcement de l'Hôpital Claire Heureuse de
Marchand Dessalines
MSPP
PM
Renforcement de l'Hôpital Albert Schweitzer de
HAS
Deschapelles
PM
Développement d'un EFACAP à Petite Rivière
MEN
PM
Pôles d’échange / Pôles de services
Collectivités locales
$
80
LE PROGRAMME D’INVESTISSEMENTS
Outre la réhabilitation du réseau routier
secondaire, nous proposons dans les
différents secteurs de la région CentreArtibonite la mise en place d’une
gestion des déchets, qui s’inscrit dans
le prolongement des actions menées en
matière d’hygiène par la DINEPA qui
développe pour chacune des 10 villes
de la boucle des projets prioritaires pour
améliorer l’accès à l’eau potable et à
l’assainissement.
EQUIPEMENTS A L’ECHELLE DE LA BOUCLE
CENTRE-ARTIBONITE
Dans chaque secteur, il conviendra
également de définir des actions en
matière de Défense et de Restauration
des Sols, pour lequel un budget de 10 M$
doit permettre d’obtenir des résultats sur
les bassins versants prioritaires.
INFRASTRUCTURES
ROUTIÈRES
La réalisation du réseau structurant sous
maîtrise d’ouvrage du MTPTC est une condition
préalable au développement de la région.
Compte tenu des projets déjà engagés, le coût
des tronçons nécessaires à l’achèvement de la
boucle est estimé à 74,5 M$.
La route secondaire allant de Saint-Michel à la
République Dominicaine via Maïssade, Hinche
et Thomassique, est estimée à 55,6 M$.
Les quatre secteurs seront également
renforcés au niveau des équipements de
santé et d’éducation.
Collectivités locales
BAS ARTIBONITE
(PETITE RIVIERE)
INVESTISSEMENTS PAR
SECTEUR GEOGRAPHIQUE
33 690 000,00
En matière d’équipements urbains, nous
proposons pour chacune des 14 villes de
la boucle de développer un pôle d’échange
doté des équipements suivants :
Marché, Gare routière, Station service,
Equipement multimédia.
Dans les 58 sections communales des
14 communes directement attachées au
projet de la boucle Centre-Artibonite,
nous proposons l’implantation d’un
pôle de vie sociale articulé autour des
équipements suivants :
Plateau sportif (stade et bloc sanitaire),
Equipement scolaire (6 salles de classes
de 40 m2 + terrain de 300 m2), Centre de
santé (3 pièces de 40 m2), Alimentation
électrique des relais communal isolé
(28 panneaux photovoltaïques).
ENERGIE
Hormis le grand projet Artibonite 4C, l’ensemble
des actions proposées restent à financer :
44 M$ d’investissements pour les nouvelles
micro-centrales et environ 5 M$ pour réhabiliter
les centrales existantes.
Il est à noter que la filière de valorisation de la
biomasse (déchets de la canne à sucre) permettra
également de produire de l’énergie à l’usage des
agro-industries.
Enfin, certaines actions seront de nature à
favoriser le développement économique :
- la viabilisation et la réalisation des
plateformes de zones franches ;
- les projets d’irrigation (les tableaux
mentionnent le coût pour un lac collinaire,
mais ce type d’ouvrage devra être réalisé
autant que possible dans la région).
Pour concrétiser l’ensemble de ces
actions, des budgets devront être investis
pour le développement du crédit agricole
(20 M$) et la mise en place d’un cadastre,
notamment dans les parties urbaines
(14 M$).
Nota : PM = pour mémoire.
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
ROUTES
Investissement
Financement
RN3 Hinche - Cap Haïtien (Barrière Battant)
PM
FED / AFD
Las Cahobas - Belladère - République
Dominicaine
PM
FED
Saint-Raphaël - Saint-Michel
$ 15 300 000,00
À financer
Saint-Michel - Marchand-Dessalines
$ 38 000 000,00
À financer
Marchand-Dessalines - Petite Rivière
$ 21 200 000,00
À financer
Marchand-Dessalines - L'Estère
PM
FER
Pont Sondé - Mirebalais
PM
FER
Saint-Michel - Maïssade - Hinche
$ 29 700 000,00
À financer
Hinche - Thomassique - République
Dominicaine
$ 25 900 000,00
À financer
Saut d'Eau - Lafito
PM
CNE
Centre Régional de l'Equipement
PM
ENERGIE
Investissement
Financement
$ 20 000 000,00
BID
$ 180 000 000,00
Brésil + autres
à trouver
Réhabilitation de la centrale de Drouet
$
2 300 000,00
À financer
Réhabilitation de la centrale de Délugé
$
1 900 000,00
À financer
Réhabilitation de la centrale d'Onde Verte
$
1 000 000,00
À financer
$
4 000 000,00
À financer
$
460 000,00
À financer
Réhaussement de la digue du barrage de
Péligre
Barrage Artibonite 4C (ConceptionRéalisation-Exploitation-Maintenance)
Construction d'une centrale sur la prise d'eau
du barrage Caneau
Raccordement des centrales au réseau
(par centrale)
Déploiement du réseau
PM
À financer
Projet de micro-centrale à Voûte à Minguet,
Bouyaha
$ 10 000 000,00
À financer
Projet de micro-centrale à Granan, Guape
$ 10 000 000,00
À financer
$ 10 000 000,00
À financer
$ 10 000 000,00
À financer
Projet de micro-centrale à Roche Rameau,
Platana
Projet de micro-centrale à Bassin Laurent,
Attalaye
FORMATION, CULTURE,
PATRIMOINE
Le tableau ci-contre reprend les projets déjà
retenus par le Gouvernement en matière
d’équipements dédiés à la formation, ainsi que
deux actions de mise en valeur du patrimoine
naturel et historique de la région. Le chiffrage
de ces projets n’a pas été réalisé dans le cadre de
cette étude, puisqu’il est assuré directement par
les porteurs de projets.
FORMATION, CULTURE, PATRIMOINE
Centre de formation professionnelle sur les métiers de la
santé (Mirebalais)
Centre de formation professionnelle sur les métiers de
l'eau (Mirebalais)
Centre de formation professionnelle sur la filière
construction (Hinche)
Centre de formation professionnelle en agronomie
(Saint-Michel)
Rénovation du Palais des 365 Portes, Petite Rivière de
l'Artibonite
Bornage du Parc National Historique de la Citadelle,
Patrimoine mondial de l'humanité (UNESCO)
LES PROJETS
Maître d’ouvrage
MSPP
DINEPA
MTPTC - Entreprises de
BTP
MARNDR
ISPAN
ISPAN
81
LA GOUVERNANCE
La boucle réunit, dans une logique d’aménagement,
des espaces qui sont légalement et administrativement
dans d’autres logiques : les 14 communes et 58
sections communales de la boucle sont situées dans
trois départements (le Nord, l’Artibonite et le Centre)
et sept arrondissements. Certaines communes appelées
à jouer un rôle majeur (Petite Rivière de l’Artibonite
et Saint-Michel de l’Attalaye) ne sont pas les chefslieux de leur arrondissement. L’intercommunalité est
l’outil le plus approprié pour donner de la cohérence
aux actions de mise en place et de gestion de la boucle.
Quatre pôles ont été définis : Mirebalais, SaintMichel de l’Attalaye, Petite Rivière de l’Artibonite et
Hinche. Ces quatre pôles auront un rôle de leaders
dans l’opération.
La mise en place de la boucle demandera une volonté
politique forte qui viendra d’abord de l’Etat central
et qui se traduira concrètement par de nécessaires
arbitrages au niveau du budget. Il faut imaginer
les dispositifs fiscaux qui permettront d’assurer
les coûts récurrents des infrastructures : entretien
routier, entretien des bâtiments, fonctionnement des
équipements, fonctionnaires supplémentaires.
Déconcentration et décentralisation seront les maîtres
mots. Il y a des fonctionnaires de l’État central à
redéployer pour faire marcher les équipements et
la boucle peut être vue comme le banc d’essai de
la fonction publique territoriale. Les collectivités
territoriales devront monter en puissance pour définir
les nouvelles règles du jeu, notamment en ce qui a
trait aux normes d’aménagement de l’espace urbain
et rural et au respect de ces normes.
Il faudra enfin redessiner la carte administrative de la
boucle dans le souci constant d’efficacité, d’équilibre
et de durabilité de ces limites pour que les espaces à
administrer ne soient plus à géométrie variable. La
maîtrise du territoire passe aussi par la maîtrise du
foncier : cadastrer au moins les espaces urbanisés
et leurs environs immédiats est indispensable pour
orienter l’évolution des bourgs et villes.
Tout doit être mis en œuvre pour faciliter l’entrepreneur
local et attirer les capitaux venant des autres régions
du pays ou de l’étranger.
GLOSSAIRE
AFD : Agence Française de Développement
BID : Banque Interaméricaine de Développement
DINEPA : Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement
EFACAP : Ecole Fondamentale d’Application / Centre d’Appui Pédagogique
EMDH : Ecole Moyenne d’Agriculture de Hinche
FED : Fonds Européen de Développement
FER : Fonds d’Entretien Routier
GDS : Gestion des Déchets Solides
HIMO : Haute Intensité de Main d’Œuvre
MSPP : Ministère de la Santé Publique et de la Population
MTPTC : Ministère des Travaux Publics, Transports et Communication
OCB : Organisation Communautaire de Base
PNEF : Programme National de l’Education et de Formation
PNH : Parc National Historique
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement
UNAP : Université Autonome de Port-au-Prince
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture
UPAG : Université Publique de l’Artibonite aux Gonaïves
Dossier réalisé par :
avec l’appui de :
Bernard Reichen
Architecte-Urbaniste
Reichen et Robert & Associés
SETEC
Bureau d’ingénierie
Alfred Peter
Paysagiste
Dossier financé
par la Banque Mondiale
82
C IAT - HAÏTI DEMAI N - B OUCLE CENTRE ARTI B ONI TE
REPUBLIQUE D'HAITI
Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire