(2009-2014) National Livestock Development Programme for Environmental Rehabilitation
Summary — MARNDR's national programme for developing smallholder livestock within agro-ecological systems in order to rehabilitate the environment, covering 2009-2014 and dated July 2009. The earliest of the ministry's animal-production sub-sector programmes.
Full Description
Produced from the October 2008 exercise in which MARNDR convened some fifty livestock, veterinary and agronomy professionals - from the Faculty of Agronomy and Veterinary Medicine, specialised NGOs, private operators and producer organisations - to draft policy for the animal production and fisheries sub-sectors across seven themes. This volume takes the fourth of those themes - smallholder livestock in agro-ecological systems as a route to environmental rehabilitation - and turns it into a programme for 2009-2014. It is dated July 2009, a year earlier than the aquaculture, fisheries and milk volumes, and frames livestock as an instrument of land and vegetation recovery rather than only of production, which distinguishes it from the other sub-sector programmes.
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MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE DES RESSOURCES
NATURELLES ET DU DÉVELOPPEMENT RURAL
MINISTÈ AGRIKILTI RESOUS NATIRÈL AK DEVLOPMAN RIRAL
République d’Haïti
Repiblik d Ayiti
Programme National de Développement de
l’Élevage pour la Réhabilitation de
l’Environnement
2009-2014
Juillet 2009
Avant-propos
En octobre 2008, le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR) voulant élaborer sa politique pour les sous-secteurs de la
Production Animale et de la pêche, a réuni une cinquantaine de professionnels et d’experts
dont des spécialistes en élevage, des agronomes et des vétérinaires, en provenance de la
Faculté d’Agronomie et de Médecine vétérinaire et des ONG spécialisées, ainsi que des
membres du secteur privé travaillant dans le secteur et des membres d'organisations de
producteurs. Le but était de produire des réflexions sur sept thématiques précises: 1) la
pêche et l'aquaculture ; 2) la production et la transformation du lait ; 3) l'aviculture et la
porciculture intensive ; 4) l'élevage paysan en systèmes agro-écologiques pour réhabiliter
l'environnement ; 5) l'apiculture : 6) la santé animale ; 7) l'innocuité et la sécurité sanitaire
des produits de l'élevage.
Les participants, offrant leur expertise et leurs expériences sur une base bénévole, se
sont répartis en plusieurs groupes de travail, et, { la suite d’échanges et de réflexions, ont
été en mesure de proposer des documents de politique et programme de développement
pour les différentes filières soumises à leur attention.
Ces documents ont été par la suite analysés et validés avec les différents acteurs de la
société lors de forums nationaux de validation qui se sont tenus de février à octobre 2009.
Après le séisme du 12 janvier 2010, ces programmes ont encore été révisés de
manière à les intégrer dans le Plan National d’Investissement Agricole et comme éléments
du Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement d’Haïti.
Au nom du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement
Rural, je remercie toutes les personnes qui ont participé à la rédaction du présent document
sur l’élevage et la réhabilitation de l’environnement.
Grâce à cet effort, tous les intéressés du secteur disposent désormais d’un document
de référence pour leurs actions.
Dr Michel CHANCY
Secrétaire d’Etat
à la Production Animale
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Résumé
Ce document constitue la base d’un programme pour le développement de l’élevage et la
protection de l’environnement dans les sept (7) bassins versants (BV) prioritaires : Mapou, Fond
Verrettes, Gonaives, Arcahaie, Port-au-Prince, Cayes et Légoane.
Ce programme se fixe deux (2) grands objectifs :
- Augmenter le revenu annuel et les conditions de 14 000 exploitations agricoles mettant en
valeur les sept (7) bassins versants ciblés
- Restaurer et sécuriser, pendant les 5 ans du programme, 28 000 carreaux de terre situés
dans les sept (7) bassins versants ciblés selon les techniques de l’agroforesterie.
Ce programme s’attend aux résultats suivants :
Résultat 1 : La situation des personnes vivant sur les exploitations agricoles, et en
particulier s’améliore :
14 000 exploitations agricoles de 7 bassins versants touchés ont leur revenu annuel
passé de 30 000 à 60 000 gourdes grâce aux activités agro sylvo-pastorales
entreprises ;
Les associations de jeunes, de femmes, de producteurs, organisations
traditionnelles, s’impliquant dans le programme pour défendre leurs intérêts sont
renforcées et mènent des démarches pour avoir accès aux autres services
nécessaires au développement de leur zone ;
La production animale nationale augmente.
Résultat 2 : Toutes les surfaces des exploitations impliquées dans le programme sont
aménagées pour conserver les sols et protéger la vie et les infrastructures des plaines :
Un plan d’aménagement de chaque bassin versant touché est élaboré avec la
participation des ASEC, CASEC, mairies et autres acteurs locaux ;
28 000 carreaux de terre situés dans 7 bassins versants (BV) touchés sont
aménagés et sécurisés ;
Pour atteindre ces résultats, une série d’activités portant sur les axes suivants seront
exécutées.
Négociation de contrat de partenariat d’intervention sur les bassins versants :
o Signature d’un contrat entre l’Etat (MARNDR) et les opérateurs (au moins 1
par bassin versant) et les exploitations agricoles sélectionnées dans un
premier temps;
o Signature de contrats entre les opérateurs, les organisations et les autorités
locales dans un second temps.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Sensibilisation de la population et des autorités locales et discussion sur le
programme ;
Production de cartes géographiques et de statistiques sur la situation des terres et
des personnes qui y travaillent, sur les pentes de 10 à 40% dans le bassin versant
visé ;
Renforcement organisationnel des bénéficiaires (légalisation, renforcement de leurs
capacités)
Sélection des exploitations agricoles bénéficiaires;
Sécurisation des terres pour ces exploitations agricoles (action sur les titres de
propriété, paiement de la première année du fermage pour 25% des exploitations) ;
Aménagement des terres (mise en place des parcelles fourragères, correction des
ravines) ;
Aménagements des infrastructures de stockage de l’eau (citernes, mares, lacs) ;
Mise en place d’unités d’élevage suivant le scenario envisagé par les EA concernées ;
Inventaire du nombre de tête d’animaux dans les BV;
Réalisation de campagne de vaccination dans les BV;
Traitement prodigué aux animaux malades
Suivi des composantes de revenu des exploitations agricoles (EA) touchées
(agriculture et élevage) ;
Suivi des superficies restaurées et sécurisées pour les EA touchées ;
Capitalisation des résultats obtenus sur les bassins versants.
S’étendant sur 5 ans, ce programme sera exécuté par le MARNDR avec la participation de
certains operateurs (ONG, Organisations) dans les BV prioritaires et coûtera 2.8 milliards.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Table des Matières
AVANT-PROPOS ........................................................................................................................................................2
RÉSUMÉ ........................................................................................................................................................................3
CONTEXTE ...................................................................................................................................................................6
VISION ...........................................................................................................................................................................8
OBJECTIF GÉNÉRAL.............................................................................................................................................. 10
OBJECTIFS SPÉCIFIQUES .................................................................................................................................... 10
RÉSULTATS .............................................................................................................................................................. 10
IMPACTS .................................................................................................................................................................... 10
AXES D’INTERVENTION ..................................................................................................................................... 11
MONTAGE INSTITUTIONNEL ........................................................................................................................... 13
STRATÉGIE DE MISE EN ŒUVRE.................................................................................................................... 13
CALENDRIER ........................................................................................................................................................... 17
BUDGET ..................................................................................................................................................................... 17
CADRE LOGIQUE .................................................................................................................................................... 18
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Contexte
Dans le contexte d’amélioration de la sécurité alimentaire en Haïti, de programme de lutte
contre la pauvreté et de génération de revenus pour le plus grand nombre, les activités
d’élevage familial paysan offrent de formidables opportunités pour à la fois :
o
o
o
o
générer des revenus additionnels pour une très grande partie de la
population haïtienne,
améliorer la disponibilité en produits alimentaires de haute valeur nutritive,
contribuer à la protection, la réhabilitation de l’environnement et
l’aménagement de certains bassins versants en vue de préserver les
infrastructures de production des plaines.
améliorer la balance commerciale du pays.
De ce fait, Le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement
Rural se propose de réaliser un vaste programme de développement de l’élevage paysan en
système agro-écologique, selon le potentiel et les caractéristiques agro-écologiques de
chaque bassin versant, en vue de contribuer à restaurer les principaux bassins versants
pour protéger les grandes zones irriguées et les villes du pays.
Par ailleurs, L’élevage paysan et l’agriculture sarclée pratiqués sur les bassins versants ont
des conséquences néfastes sur l’environnement, sur les infrastructures agricoles et
routières et sur la vie des populations. En effet, ces pratiques sont effectuées sur de très
petites parcelles situées dans des altitudes et des pentes dépassant les 60%. Les cyclones
Jeanne de 2004 et ceux de 2008 qui ont ravagé Gonaïves, Fonds Verrettes, Mapou etc.
montrent le niveau de dégradation des bassins versants et de déséquilibre écologique du
milieu. Ces mauvaises pratiques culturales liées au réchauffement de la planète menacent
l’existence même de l’île d’Haïti.
62,5% des Haïtiens vivent en zone rurale, et leur revenu de subsistance provient de
l’agriculture et de l’élevage { près de 45%. 1,5 million d’ha de terre sont consacrés {
l’agriculture et { l’élevage, mais les meilleures terres appartiennent aux propriétaires
absentéistes ou { l’Etat. Les statistiques donnent 1,4 million d’exploitations agricoles, ce qui
veut dire que la grande majorité des exploitants cultive de très petites surfaces dont la
majorité est située dans des sols pauvres et qui ne devraient pas être cultivés.
L’exploitation de ces terres se fait sous différents modes de tenure foncière: faire-valoir
direct, fermage, métayage (de moitié), situation qui ne favorisent pas certains
investissements sous forme de travail pour la protection de ces terres. De plus, la loi sur
l’héritage accentue encore le morcellement des terres cultivées et génère davantage de
conflits terriens.
La majorité des petites exploitations sont situées dans les mornes, qui représentent les ¾ de
la surface du pays. Chaque année, les hommes et les femmes qui y vivent cultivent, au cours
des saisons pluvieuses, des pois, du maïs, du sorgho, des arachides. Ils y élèvent des bœufs,
des chèvres, des moutons, des poules. Pour survivre, les paysans sont obligés de couper
des arbres pour augmenter la superficie cultivable et fabriquer du charbon de bois.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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L’élevage libre des animaux empêche la réussite de la plupart des programmes de
reboisement. La façon d’exploiter le sol dans ces zones de montagne (cultures sarclées et
brulis) provoque beaucoup d’érosion, ce qui fait diminuer de façon dramatique les
rendements. Les petits exploitants perdent le plus souvent leurs récoltes et sont obligés de
recommencer à cultiver les mêmes parcelles parce qu’ils n’ont pas d’autres alternatives que
de pratiquer l’agriculture en dépit des différents problèmes susmentionnés.
L’élevage confronte de nombreux problèmes:
- les bêtes manquent de nourriture et d’eau, particulièrement pendant
la saison sèche ; les précipitations et les vents violents frappent les
animaux qui n’ont pas d’abris où se réfugier ;
- la consanguinité fait baisser la productivité et la population du
cheptel ;
de nombreuses maladies frappent le cheptel et les soins sont trop
chers pour les paysans
- l’accompagnement technique et la formation des éleveurs sont
presque inexistants ; quant au crédit ce n’est même pas la peine d’en
parler tellement il en manque sauf les prêts usuraires
- les marchés où vendre les bêtes sont précaires et les infrastructures
de transformation inexistantes.
Dans ce contexte, il est très difficile pour les agriculteurs d’en dégager un revenu
permettant de faire vivre leur famille. Il leur est plus facile de couper des arbres qui servent
le plus souvent à faire du charbon pour alimenter le marché des grandes villes, ou à faire
fonctionner des boulangeries, des « dry cleaning » ou des ateliers de production de sirop de
canne. Le bois procure 70% de la chaleur consommée dans le pays.
Aujourd’hui, 85% des bassins versants du pays sont dégradés, c'est-à-dire que la couverture
arborée y est détruite. Les forêts ne représentent plus que 1,25% de la superficie totale du
pays (2,775 millions ha). Il est clair que les inondations, l’épuisement des terres et le
déboisement sont étroitement liés à la situation décrite plus haut.
Cette situation lamentable où une bonne partie de la population rurale n’a même pas 25
gourdes par jour pour vivre, explique toute cette migration vers les villes secondaires et la
capitale du pays, ou vers la République Dominicaine, ou d’autres îles de la Caraïbes ou les
Etats Unis d’Amérique (phénomène canter). Ainsi grossissent les bidonvilles et se dégrade
l’environnement urbain.
Comme prévu dans le DSNCRP, L’Etat mobilisera ses citoyens/ennes et les pays partenaires
d’Haïti sur la dégradation de l’environnement et l’agriculture pour qu’ils investissent une
bonne partie des moyens disponibles dans la résolution de cette problématique. Ce
document prévoit également qu’une attention soit donnée au développement du monde
rural.
Dans ce contexte, il faut identifier les opportunités économiques qui permettent de gérer
durablement l’environnement. Le secteur de l’élevage peut contribuer à un redressement de
la situation.
En effet, selon une recherche de la BID en 2005 :
le pays est auto-suffisant et exportateur en viande de chèvre 75 000 têtes de
chèvre par an
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Il exporte de la poule créole vers Saint Domingue
Il est presque auto-suffisant en viande bovine
Il pourrait produire toute la consommation de lait du pays
Enfin, il est exportateur d’un miel de très bonne qualité (chiffre BID).
Vision dégagée dans la politique agricole par rapport
au développement de l’élevage et de l’agro-écologie
- La croissance au service du développement durable
La stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté repose sur la création de
richesses, qui doivent profiter prioritairement aux populations les plus pauvres, et sur une
bonne gestion des ressources naturelles et environnementales. Dans cette stratégie de
développement durable, le secteur de l’agriculture et de la pêche est identifié comme le
premier vecteur de croissance. La stratégie de développement de l’élevage en système agroécologique, repose sur cinq principes directeurs, cohérents avec le DSNCRP :
1
la volonté de soutenir prioritairement la petite exploitation familiale sans pour
autant fermer la porte aux investissements plus importants,
2
la volonté d’accorder une attention particulière aux possibilités d’alliances
commerciales entre différentes catégories d’agents économiques,
3
la velléité de mettre l’accent sur la création de valeur ajoutée en milieu rural en
soutenant notoirement la transformation des produits,
4
le souci permanent de protéger et d’améliorer notre environnement en favorisant
des modes d’exploitation durables des ressources naturelles,
5
le souci à accorder à la création de revenus pour le plus grand nombre, notamment
pour des secteurs sociaux le plus souvent oubliés voire discriminés, comme les
jeunes, les femmes et les personnes handicapées.
Pour améliorer durablement la situation du monde rural, l’Etat mobilisera ses forces et ses
moyens de façon à:
- Commencer à investir dans les infrastructures, surtout les infrastructures
d’irrigation agricoles, les routes agricoles et les grands chemins, les retenues d’eau,
les captages de source, les lacs collinaires, les corrections de ravines, etc…pour créer
du travail pour un grand nombre de personnes exploitant de très petites parcelles
agricoles.
- Faire un zonage du pays, réviser et appliquer tous les articles du code rural
régissant la façon d’utiliser la terre, surtout les terres non cultivées des
propriétaires absentéistes et des propriétés indivises.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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-
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Mettre en place une politique
de sécurisation
foncière,
de crédit et
d’accompagnement technique sur les terres situées sur des pentes de 0 à 10%, de
façon { y intensifier l’agriculture.
Le Ministère de l’Environnement et le MARNDR s’entendront sur une meilleure
formule pour la création et la gestion de forêts et des zones de réserve situées sur
des pentes de plus de 40%,
Etablir un programme national d’énergies alternatives pour la cuisine, la
boulangerie et le pressing.
Enfin, établir un programme de mise en valeur des terres de 10 à 40% de pente.
C’est ce programme qui est décrit dans le présent document, considérant que toutes
interventions dans les plaines seront réduites { néant si rien n’est fait dans les montagnes.
Les actions du programme s’attacheront aussi { s’appuyer sur et { développer les
connaissances et les savoir-faire des paysans. Il s’appuiera aussi sur les richesses naturelles
du pays, les ressources génétiques locales, les différentes sortes de climat du pays, les pluies
abondantes qui sont souvent gaspillées, et enfin sur le mode de production naturel de la
majorité du pays, que nous pouvons qualifier de biologique.
En particulier, nous valoriserons la diversité des productions animales et végétales de ce
type de territoire. En effet, les activités d’élevage, font partie de la riche diversité des
exploitations paysannes. Si elles sont bien conduites, ces activités peuvent constituer une
alternative intéressante { certaines activités dégradantes de l’environnement, comme
certaines cultures sarclées. La production d’herbes et d’arbustes fourragers pour l’élevage
en général, en montagne contribuera à améliorer de façon générale la rentabilité des petites
exploitations agricoles familiales et à permettre leur recapitalisation.
Les productions animales sur des petites exploitations agricoles, si elles sont bien
encadrées peuvent être à la fois : rentables, compétitives, respectueuses de l’environnement
(écologiquement durable) et socialement plus justes.
Il s’agira donc d’améliorer le revenu du plus grand nombre, mais aussi la ration alimentaire,
en augmentant les quantités de protéines disponibles (viande, lait, œufs), tout en
contribuant à équilibrer la balance commerciale du pays. Aussi, ce programme de
développement de l’élevage s’appuiera sur des dispositifs comme le Programme National de
Cantines Scolaires, qui permet d’aider la nutrition des enfants et de créer des revenus. Et
ceci, conformément { la volonté du gouvernement de la République d’utiliser tous les
programmes d’aide alimentaire (cantines scolaires, de nutritions, etc.) comme levier pour
stimuler la production nationale agricole
Pour avoir une action efficace sur le pays, ce programme sera établi dans un premier temps
sur les 30 bassins versants les plus importants et sur des pentes comprises entre 10 et 40%.
Il s’échelonnera sur 5 ans et se réalisera dans les bassins versants suivants: Mapou,
Gonaïves, Fonds-Verrettes, Cabaret, Port au Prince, Le Cap, Les Cayes. Ces interventions
permettront d’élaborer et de diffuser des modèles de production durable adaptés et
reproductibles, { l’ avenir { tous les bassins versants du pays.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Objectifs, résultats et impacts
Objectif général : gérer durablement les ressources naturelles du pays et améliorer les
revenus du monde agricole, en développant un modèle d’exploitation familiale, basée sur
l’élevage et l’agroforesterie.
Objectifs spécifiques :
Augmenter le revenu annuel de 14 000 exploitations agricoles de 7 bassins versants
ciblés pour le faire passer de 30 000 à 60 000 gourdes par le développement des
activités de l’élevage ;
Restaurer et sécuriser, pendant 5 ans, 28 000 carreaux de terre situés dans 7
bassins versants ciblés selon les techniques de l’agroforesterie, c'est-à-dire en
combinant agriculture, herbes fourragères et plantation d’arbres.
Résultats :
Résultat 1 : La situation des personnes vivant sur les exploitations agricoles, et en
particulier leur revenu s’améliore.
14 000 exploitations agricoles de 7 bassins versants touchés ont leur revenu annuel
augmenté de 30 000 à 60 000 gourdes grâce aux activités agro sylvo-pastorales
entreprises ;
Les associations de jeunes, de femmes, de producteurs, organisations
traditionnelles, s’impliquant dans le programme pour défendre leurs intérêts sont
renforcées et mènent des démarches pour avoir accès aux autres services
nécessaires au développement de leur zone ;
La production animale nationale augmente.
Résultat 2 : Toutes les surfaces des exploitations impliquées dans le programme sont
aménagées pour conserver les sols et protéger la vie et les infrastructures des plaines.
a. Un plan d’aménagement de chaque bassin versant touché est élaboré avec la
participation des ASEC, CASEC, mairies et autres acteurs locaux ;
b. 28 000 carreaux de terre situés dans 7 bassins versants touchés sont
aménagés et sécurisés ;
c. Augmentation du couvert végétal national.
Impact :
14 000 exploitations impliquées dans le programme, soit au moins 70 000
personnes touchées directement.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Le revenu annuel de ces exploitations est doublé: il passe de 30 000 à 60 000
gourdes ;
Le couvert végétal de chaque bassin versant augmente ;
L’érosion des sols ralentit considérablement dans les bassins versants touchés.
Axes d’intervention du programme
Ce programme s’articulera autour des axes d’intervention suivants :
Négociation de contrat de partenariat d’intervention sur les bassins versants
Signature d’un contrat entre l’Etat (MARNDR) et les opérateurs (au moins 1 par
bassin versant) et les exploitations agricoles sélectionnées dans un premier temps;
Signature de contrats entre les opérateurs, les organisations et les autorités locales
dans un second temps.
Sensibilisation de la population et des autorités locales et discussion sur le
programme ;
Production de cartes géographiques et de statistiques sur la situation des terres et
des personnes qui y travaillent, sur les pentes de 10 à 40% dans le bassin versant
visé ;
Renforcement organisationnel des bénéficiaires (légalisation, renforcement de leurs
capacités)
Sélection des exploitations agricoles bénéficiaires;
Sécurisation des terres pour ces exploitations agricoles (action sur les titres de
propriété, paiement de la première année du fermage pour 25% des exploitations) ;
Aménagement des terres (mise en place des parcelles fourragères, correction des
ravines) ;
Aménagements des infrastructures de stockage de l’eau (citernes, mares, lacs) ;
Mise en place des unités d’élevage suivant le scenario envisagé par les EA
concernées ;
Inventaire du nombre de tête d’animaux dans les BV;
Réalisation de campagne de vaccination dans les BV;
Traitement prodigué aux animaux malades
Suivi des composantes de revenu des EA touchées (agriculture et élevage) ;
Suivi des superficies restaurées et sécurisées pour les EA touchées ;
Capitalisation des résultats obtenus sur les bassins versants.
Elevage de poules :
Formation sur les techniques d’élevage de pondeuses et sur la lombriculture ;
Construction de poulaillers, élevage de vers de terre, poussinière ;
Distribution de poules et d’aliments de transition.
Elevage bovin :
Mise en place d’un contrat de gardiennage entre l’exploitant, l’organisation et
l’opérateur ;
Formation sur les techniques d’élevage et de gestion de pâturages ;
Mise en place de culture d’herbes et d’arbres sur les courbes de ruissellement ;
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Distribution de vaches.
Elevage caprin :
Mise en place d’un contrat de gardiennage entre l’exploitant, l’organisation et
l’opérateur ;
Formation sur les techniques d’élevage ;
Mise en place de culture d’herbes et d’arbres sur les courbes de ruissellement ;
Construction de parcs
Distribution de chèvres.
Elevage porcin :
Construction de parcs bétonnés ;
Achat et distribution de cochons ;
Mise en place d’unités de production d’aliments pour cochons, { partir d’ingrédients
locaux.
Distribution de porcs
Petit commerce mis en place par les femmes:
Formation { la gestion d’un système de crédit solidaire ;
Alimentation d’un fonds de crédit à raison de 10 000 gourdes par femme ;
Formation sur le droit des femmes ;
Formation à la santé féminine (planning familial, MST, soins pendant les
grossesses).
-
Autres interventions connexes
Une alliance avec le secteur privé et communautaire permettra de résoudre certains
problèmes posés en amont et en aval :
- construction d’une unité de production d’alimentation animale { partir
d’ingrédients locaux, par bassin versant ;
- mise en place de pharmacies vétérinaires ;
- mise en place de laiteries/ fromageries dans les sept bassins versants ;
- Mise en place de boucheries/charcuteries pour transformer la viande ;
- Formation des éleveurs sur les techniques de conservation de la viande (fumage,
séchage et autres techniques naturelles) ;
- Mise en place de petites unités de tannerie ;
- Etablissement de pépinières locales ;
- Mise en place de parcelles de production de semences de plantes fourragères ;
- Unité de reproduction de poules, chèvres améliorées, lapins ;
- Atelier de production de matériels d’apiculture
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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Montage institutionnel
Le montage institutionnel de ce programme implique les acteurs suivants avec des rôles
spécifiques dans sa mise en œuvre. Ces acteurs sont au nombre de 4 :
Le MARNDR, les opérateurs (ONGs et organisations), les associations bénéficiaires et les
autorités locales.
Maitre d’œuvre du programme, le MARNDR fait appel aux opérateurs privés (ONGs et
organisations) pour orienter une partie de leurs investissements dans cette direction. Le
MARNDR signera des contrats de partenariat avec ces opérateurs portant sur l’exécution de
ce programme dans les bassins versants prioritaires. Il cofinance et assure la supervision de
ce programme à travers ses directions départementales.
Les opérateurs (ONGs et organisations) après avoir signé des contrats de partenariat avec le
MARNDR sur la mise en œuvre de ce programme dans un bassin versant, montent des
projets pour la recherche de fonds devant financer les actions et les implémentent avec
l’aide des associations de bénéficiaires et des autorités locales (mairies et CASEC).
Les associations de bénéficiaires représentent la population auprès des opérateurs
intervenant dans les bassins versants. Elles cosignent les contrats des bénéficiaires avec les
opérateurs et veuillent au respect de leurs clauses. Elles jouent également un rôle dans la
sensibilisation de leurs pairs autour de ce programme.
Les autorités locales (mairies, CASEC), situées dans les aires d’intervention du programme,
participent aux espaces de concertation mis en place autour de cette intervention pour
s’informer de leurs actions et d’en faciliter un environnement politique favorable.
Stratégie de mise en œuvre
Ce programme s’appuie sur l’Homme, les hommes et les femmes, en particulier les 3
catégories sociales marginalisées du monde rural, jeunes, femmes et handicapés et il
leur propose d’utiliser durablement et solidairement les ressources naturelles du pays,
de façon { progressivement restaurer l’environnement tout en améliorant leurs
conditions de vie. Il s’agit surtout de mobiliser des hommes et des femmes membres des
organisations traditionnelles comme les Lakous et toutes les formes communautaires
d’organisation du travail agricole et d’élevage repérés dans les bassins versants
concernés.
Le programme s’adressera aux exploitants ayant au moins deux carreaux de terre à cultiver.
Il visera tout d’abord { sécuriser l’accès { la terre, avec un bon contrat de fermage ou en
s’assurant que les titres de propriété sont valides. L’Etat mobilisera ses terres pour
permettre aux exploitants d’accéder { cette surface minimale. Un système de crédit mis en
œuvre par des opérateurs sous la supervision de l’Etat permettra aux paysans d’acheter du
foncier ou de le louer pour une période de plusieurs années avec possibilité de
renouvellement.
Sur ces deux carreaux, les exploitants développeront le poly-élevage en stabulation de
bœufs et la production de lait, de moutons et chèvres, de volailles et cochons. En fonction
des potentiels locaux, la production de lapins, de miel et de poisson pourra être envisagée.
Ils produiront des fourrages pour nourrir leur bétail et planteront des arbres fourragers,
fruitiers (avocatiers, caféiers, manguiers) et pour le gros œuvre (chênes, cèdres, acajous),
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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dans une logique d’agro-foresterie. Avant que les arbres ne soient productifs, ils pourront
produire de la banane ou de l’igname. Il s’agira d’inciter les paysans { ne pas pratiquer de
cultures sarclées de maïs, haricots ou sorgho, dont les impacts sur l’environnement sont
avérés catastrophiques.
Exploitation type visée par le programme:
Pour que l’exploitant obtienne { partir de l’élevage un revenu annuel de 60 000 gourdes, le
programme lui permettra d’investir environ 100 000 gourdes selon les 3 scénarios suivants
(Voir les calculs en annexes):
Scénario 1: dans les zones péri urbaines et sur les pentes complètement dénudées. Elevage
de 200 pondeuses ou élevage d’une dizaine de porcs
Scénario 2:
- 2 vaches pour la production de lait
- 10 chèvres à élever en parc;
- 1 porc élevé en parc ou
- 10 pondeuses rustiques pour la production d’œufs
- 1 poussinière pour sécuriser les poussins
- 1 Jardin agro- écologique autour de la maison
- Des parcelles d’herbes et des arbres fourragers pour l’alimentation des animaux
- Quelques activités de production additionnelle, selon les zones, comme l’élevage de
lapins, de poissons, d’abeilles
Scénario 3:
Elevage de vaches ou de chèvres selon le choix de l’exploitant plus les autres activités du
scénario 2.
La distribution des animaux se fera sous forme de crédit en nature sauf s’il s’agit d’un
élevage de pondeuses, ce qui veut dire que les éleveurs devront rembourser en nature,
selon des modalités précisées en annexe.
Le plan d’aménagement de chaque bassin versant sera élaboré avec la participation des
autorités locales (CASEC, mairies) après signature préalable d’un protocole d’accord avec le
MARNDR et les opérateurs concernés.
L’aménagement des parcelles sera discuté avec les exploitants, mais pour qu’il rentre dans
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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le programme, il devra accepter de mettre au moins la moitié de sa superficie en herbe et en
boisement. Les aménagements de sols seront réalisés par les organisations traditionnelles
qui organiseront des combites. Un partenariat entre le MARNDR, les opérateurs et les
organisations humanitaires sera développé, pour distribuer de la nourriture aux
travailleurs des combites intervenant dans les travaux d’aménagement des terres.
Le programme s’appuiera sur des personnes intégrées dans des structures
communautaires, ce qui facilitera la mise en place d’actions collectives de remise en état des
terres, de correction de ravines, de construction de seuils de retenue. Les exploitants seront
formés aux techniques de culture et de conservation des fourrages et à la gestion de leurs
parcelles aménagées.
La mise en œuvre du programme sera confiée { des organisations prestataires de service, au
minimum sept (une par bassin versant). Les opérateurs et le MARNDR mèneront une
campagne de sensibilisation sur ce programme, dans les zones concernées.
Les opérateurs feront l’inventaire des organisations actives sur leur territoire
d’intervention, et après concertation, ils signeront des accords de collaboration avec elles.
Le programme prévoit un accompagnement de ces organisations pour se structurer en
réseau et se légaliser.
Les cartes géographiques et les données statistiques sur le territoire (population, climat,
pluviométrie) seront rafraîchies.
Les exploitants seront sélectionnés sur la base de certains critères tels l’âge (plus de 18
ans), l’appartenance { une organisation traditionnelle ou { d’autres formes d’organisation
de travail agricole ou d’élevage. Ils signeront ensuite un contrat avec les organisations et les
opérateurs.
Ensuite, un travail consistant { repérer le type d’utilisation des terres et les surfaces
cultivées par les exploitants sera conduit, puis des actions seront menées pour que les
exploitants aient accès à au moins deux carreaux de terre et que cet accès soit sécurisé.
Le programme aura une provision destinée à payer la première année de loyer des terres
pour au moins 25% des exploitants. Cependant, cela n’empêchera pas le programme de
commencer avec les exploitants qui ont déj{ deux carreaux de terre { l’accès sécurisé.
Les Groupements « Sante Bèt» seront une pièce maîtresse dans la mise en œuvre du
programme. Leurs activités seront renforcées dans toutes les sections communales situées
sur les bassins versants concernés. Des contrats seront passés entre les GSB, les
organisations et les opérateurs pour prodiguer des soins vétérinaires, des conseils sur la
production animale, et donc sur la production de fourrage. Les soins vétérinaires et les
médicaments seront payés par les éleveurs, et l’Etat se chargera d’organiser et de financer
les grosses campagnes de vaccination. Les autorités locales (CASEC) seront incitées à
intégrer les GSB comme membres d’honneur. Le MARNDR mettra en place un programme
de formation des agents vétérinaires, pour recycler les agents en place et former de
nouveaux.
Le MARNDR et l’Université mettront en place un programme de recherche, en s’appuyant
sur certains centres du Ministère (Dondon, Savane-Zombie, Tuff, Limbé,…). Les recherches
s’appliqueront à inventorier et améliorer les connaissances traditionnelles sur la santé
animale, à conduire un programme de sélection pour la reproduction et la diffusion des
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
Page 15
bonnes races créole ; à réaliser une prospection sur la possibilité de commercialiser la
viande dans les régions intéressée par le mode de production biologique ; la production
d’aliments des poules, porcs et poissons { partir des ressources locales ; les espèces
fourragères pour les chèvres, lapins et bovins.
Pour stimuler la commercialisation et la production nationale, le programme encouragera
toutes les institutions de l’Etat concernées par la restauration (PNCS, La police, l’APENA, les
universités, les lycées, les ministères, etc.…) { s’approvisionner en produits locaux tels
viande, lait, miel et œufs.
Pour que ce programme réussisse, il faudra qu’il soit complété par un programme mis en
œuvre par les autres Ministères (Affaires Sociales, Travaux Publics, Education…) qui
s’adressera aux habitants des bassins versants qui ne sont pas directement impliqués,
comme les vieillards, ou les jeunes non intéressés par l’élevage.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
Page 16
Calendrier d’exécution
Activités
1. Négociation de contrat de partenariat avec le MARNDR
2. Sensibilisation sur le programme
3. Production de cartes géographiques et de données statistiques sur
les bassins versants (BV) ciblés
4. Renforcement organisationnel des bénéficiaires
5. Sélection des bénéficiaires du programme
6. Sécurisation foncière des EA des BV ciblés
7. Aménagement des terres des EA des BV
8. Aménagement des infrastructures de rétention d’eau
9. Mise en place des unités d’élevage
10.Mise en place d’un système de crédit solidaire au profit des
femmes commerçantes des EA
11. Suivi des composantes de revenu des EA touchées
12. Suivi des superficies sécurisées et restaurées
13. Capitalisation des résultats obtenus sur les BV
Années
I
II
√
III
IV
Budget et montage financier
Le programme coutera 2,8 milliards pour les sept (7) bassins versants pendant 5 ans. Le
programme sera financé entre autre par les fonds du Trésor Public et les bailleurs de fonds
partenaires du MARNDR.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
Page 17
V
Cadre logique du programme
Objectifs
Augmenter le revenu
annuel de 14 000
exploitations agricoles
de 7 bassins versants
ciblés pour le faire
passer de 30 000 à
60 000 gourdes par le
développement des
activités de l’élevage.
Résultats
14 000 exploitations
agricoles de 7 bassins
versants touchés ont leur
revenu annuel augmenté
de 30 000 à 60 000
gourdes
Les associations de
bénéficiaires touchées
dans les BV sont
renforcées.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
Activités
-Négociation de
contrat de
partenariat
d’intervention sur les
BV ;
-Sensibilisation de la
population et des
autorités locales sur
le programme.
-Sélection des
EA bénéficiaires ;
- Mise en place des
unités d’élevage ;
-Mise en place d’un
crédit solidaire
- Suivi des
composantes de
revenu des EA
touchées ;
-Activités de
renforcement des
organisations des
bénéficiaires dans les
BV
Indicateurs
-Nbre de contrat signé ;
-Nbre d’affiches et pancartes
placardé
-Nbre d’EA touché
-Nbre d’unités d’élevage mis en
place (nbre d’animaux acheté);
-Nbre de têtes d’animaux
vendus et prix des animaux ;
-Nbre de gallons de lait
vendu et prix;
-Quantité d’argent retiré de la
vente de produits agricoles
(bananes, ignames) et de sousproduits d’élevage (œufs,
peaux) ;
-Nbre d’animaux remboursés
-Nbre de crédit octroyé et profit
dégagé par client.
Hypothèse de risques
- Stabilité sociopolitique,
- Continuité dans les
actions de l’État
- collaboration des
partenaires techniques et
financiers du MARNDR
-Nbre d’organisations
partenaires légalisées ;
- Nbre d’organisations
renouvelant leur CE ;
-Nbre de cas de conflit résolu
par les organisations.
Collaboration des
Groupements d’acteurs,
des élus locaux et
d’autres partenaires
intervenant dans les
zones d’intervention
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La production animale
nationale augmente.
Restaurer et sécuriser,
pendant 5 ans, 28 000
carreaux de terre situés
dans 7 bassins versants
ciblés selon les
techniques de
l’agroforesterie.
Un plan d’aménagement de
chaque bassin versant
touché est élaboré.
28 000 carreaux de terre
situés dans 7 bassins
versants touchés sont
aménagés et sécurisés.
-Inventaire du
nombre de tête
d’animaux ;
-Réalisation de
campagne de
vaccination ;
-Traitement prodigué
aux animaux malades
Production de cartes
géographiques
-Nbre de campagne de
vaccination réalisée ;
-Nbre d’animaux recensés ;
-Nbre d’animaux vacciné et
soigné
Collaboration et intérêt
des partenaires et
d’autres acteurs pour
participer dans les
actions de santé animale
-Nbre de cartes produites
-Production de
statistiques sur la
situation des terres
et des personnes qui
y travaillent, sur les
pentes de 10 à 40%
dans les BV
- Sécurisation des
terres des EA.
-Aménagement des
terres des EA
- Suivi des superficies
restaurées et
sécurisées pour les
EA touchées
-Prise de vue avant et après
intervention des parcelles et
micro BV ;
-Nbre de parcelles des EA
mesurées au GPS avec leur
superficie ;
-Quantité de superficie
sécurisée (fermage et achat),
emblavée en sylvo-pastorale
pour le compte des EA des BV
-Nbre d’espèces forestières et
fruitières plantées et réussies.
Collaboration du CNIGS
et autre spécialiste en la
matière
- Stabilité sociopolitique,
- Continuité dans les
actions de l’État
- collaboration des
partenaires
Augmentation du couvert
végétal national.
Élevage et Réhabilitation de l’Environnement
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