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(2011-10) Bulletin de l'ISPAN, No 29: The Ramiers redoubts, the auxiliary defence works of the National History Park

(2011-10) Bulletin de l'ISPAN, No 29: The Ramiers redoubts, the auxiliary defence works of the National History Park

Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) 2011 8 pages
Summary — The Bulletin de l'ISPAN, No 29, of 1 October 2011. The issue covers The Ramiers redoubts, the auxiliary defence works of the National History Park. The Bulletin is the publication of Haiti's national heritage institute, which documents the country's built heritage monument by monument, its state of conservation and the work carried out on it. 8 pages.
Full Description
The Bulletin de l'ISPAN, No 29, of 1 October 2011. The issue covers The Ramiers redoubts, the auxiliary defence works of the National History Park. The Bulletin is the publication of Haiti's national heritage institute, which documents the country's built heritage monument by monument, its state of conservation and the work carried out on it. 8 pages.
Topics
Social ProtectionGovernance
Geography
National
Time Coverage
2011 — 2011
Keywords
ISPAN, patrimoine bâti, monuments historiques, Bulletin de l'ISPAN No 29, series:ispan-bulletin
Entities
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
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q— q— d O ge O HT Le “ © Le un LI Es (e] ‘Æ a. = Oo LR 2 LE | PE 4 + Lu À 4 PA F. Æx" sh, dr Ne ER q— ÆV rt me s. c > Se : PC Late ns 3 ssh SA Qù #4 . TETE SES NOT ARMIRSS TN Ne Ne CR AT NN Oo LÉO Se Re. 0 UE Ke NDS à . d v — CORAN LS Vos AUGMENTE n°! . EMA 1 d:; D PAPE LS HR : à ! DE C PRES REX MEDCE. VREES à « CR il L'OPRRTARE WE 4 Fe ME +. ont ATP ©. $ lt ee d'à LUE Late R FF Te Se CS "i De ee AR. Ÿ a * ? : 4 4 st a is 2” 7.25 NE ART "en Lx Dee ME NT x 4 - \ à 8 2 0 ant OR NS 4 Re 3% he. { j LS RCE Dé eHs a EE » LE VC eh Ti ee RE EX 2% J dr Va 87 Ka EN Et 1É Ve 2 a 4%, : \ LR... . . C à At) HZ PRERRRE * + 44 6] | NOCTURNE VS è LC + & pe ” , . + % Mo D + Le Es 23 r- Æ 4 PE, a 13:P-26r De - pe "PA. FACE CRE 7 + La Redoute No | du site fortifié des Ramiers. Au fond la silhouette de la Citadelle Henry LL] = = Les redoutes des Ramiers 4 = L4 ouvrages supplétifs de défense BULLETIN DE LISPAN, No 29,8 pages La ligne de crête de la chaine du Bonnet-à-l'Evêque un premier ouvrage de défense, une redoute ayant au Parc National Historique - Citadelle, Sans-Souci, la forme d'une pyramide tronquée. Arrivé au plateau, Ramiers est, certes, coiffée majestueusement, au le sentier longe une seconde redoute, identique à Nord, par l'imposante Citadelle Henry (voir le BI-28, la première. Elle commande l'entrée d'un ensemble ler septembre 2011). Toutefois, une fois parcourus de ruines en fort mauvais état de conservation mais les méandres interminables, faits de succession de gardant cependant encore leurs fastes passés. L'en- salles de tir de la forteresse, le visiteur curieux peut semble est complété, toujours vers le Sud, par deux découvrir en empruntant le sentier caillouteux par- D. Te à autres redoutes toujours construites sur un plan iden- tant de la sortie sud de la Batterie du Prince Royal, LE Lee tique au deux premières. les ruines d'une série de constructions additionnelles ei VE À quoi servait cet ensemble fortifié ? S'il se retourne s'étalant sur environ | km de distance. Le ; à nouveau vers la Citadelle Henry, pour redécouvrir Passée la Poudrière extérieure et la Batterie des Ra- es * la forteresse sous un angle totalement surprenant, le miers, l'unique ouvrage de défense extérieure dépen- 2 x nr visiteur commence à comprendre. dant directement de la Citadelle Henry, il rencontre ne Ouvrages supplétifs de défense une forte guérite, sentinelle qui assure la surveillance a Une fois choisi l'emplacement pour l'érection de la immédiate de la forteresse et d'où partait sans doute Se Citadelle Henry, avec toutes les conséquences et les l'alarme en cas d'avancée ennemie sur ce versant de AS servitudes que ce choix engageait, il est apparu à un la montagne. Puis le sentier bien vite devenu très AE, esprit averti, sans doute un ingénieur militaire où un pentu, dévale vers un ensellement de la ligne de crête KES APE officier ayant des «lumières sur le feu de l'artillerie», puis contourne une solide tour en maçonnerie pour- ; EG NENE F4 vue d'un jeu de puissants contreforts : les ruines du Li 4e AS d 5 . N : : à : SRE 26 ® Sommaire principal four à chaux qui a servi à la construction de KT TE z , ; Je Decitre _ la Citadelle Henry. LÉ PS es redoutes des Ramiers : ouvrages supplétifs Le sentier quitte le point le plus bas de l'abaissement, LE à 2 2e dénse, . . duquel on aperçoit plus la silhouette imposante de e Ces des monumentsieesites historiques la Citadelle, pour grimper rudement vers le plateau È dirait de Ramiers. A flanc de coteaux surgit, énigmatique, : : : " ° -+ Le site fortifié de Ramiers, vue de la Citadelle Henry ISPAN BULLETIN DE LCISPAN est une publication mensuelle de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à F V4 vulgariser la connaissance des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d'Haïti, à promouvoir leur | À hs protection et leur mise en valeur Communiquez votre adresse électronique à info@bulletindel’ispan.ht pour recevoir den" régulièrement le BULLETIN DE L'ISPAN.VSs critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci. J BULLETIN DE L'ISPAN ° No 29 * ler octobre 2011 * dr C7 _ _ : af" # . gp) Eu LP À s Mas”; - ' _. “7 ” : TJ à ' | 8 D. S " Z éd TR. y £ . a 4 + . s sd =. £ : . vu 5 "y l | Ÿ Po LÉ £ “ Nr GE fe] © r : "en. cs ” E . que sur son flanc sud la forteresse présentait un point faible Le plateau de Ramiers pouvait éventuellement offrir une voie d'accès discrète à des troupes enne- : ÿ £ mies jusqu'au pied de ses murailles. Ainsi fut donc al entreprise la construction de ces quatre redoutes . indépendantes couronnant le site des Ramiers, + à l'extrémité sud de la ligne de crête du Bonnet à y: tes l'Evêque. || est difficile de déterminer si ces construc- seat au : i ès |’ i LS A EEE # : tions furent entreprises dès l'ouverture du chantier D EE T5 2. 7 4 N principal de la Citadelle ou si c'est la réflexion ulté- Fe 4 A: as À rieure sur le point faible du système qui entraina ces V SIRET D ri ' + travaux annexes. Quoi qu'il en soit ces redoutes ont ” :dù LEE + M AR. ES MA été conçues pour se défendre sur leurs quatre faces, a. À flot 2/4 ar Tprat pes Se aménagées de fossés secs comme si on craignaït de LÉ Ris ONE 27 : = . sn : 2u2 : 8 } US v mr TETE - re les voir investir. Elles ont été conçues pour pouvoir se a AA 4) ; nu 2 rm > art Pr ‘ 3 AT pére SAAUN ; & PS ODE À ES protéger sur les quatre flancs mutuellement, bien que ur, | TAUCE AREA ELLE p RS” ET a ee, Eu leurs liaisons à vue ne soient pas parfaites. 2 ne ÉÉT V4 k mis A L'ÉLTRN ESe. 4 Fe e Au centre de ce petit plateau des Ramiers, ainsi pro- £ PTE ”, 4 LS ar Voie. N tégé par ces redoutes, se trouvent les ruines très abi- È ME A ne, 2 PT * + mées de ce qui aurait pu être une résidence impor- + La Redoute No 3 000000000000 000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000 * Les casernes * “Le Palais de La Reine” Le site fortifié des Ramiers * La Redoute No 4 + La Redoute No 3 + La Redoute No 2 * La Redoute No I , - Le four à chaux QE n SAONE N y" dé: FDA re: 2 + LA EE" Qu « ç : T' t NE - o. a Da à. Ve # > d [=] [=] [a : mn 5 Je « rite 0 rer 0 4 | o S . 2 - ca J 2 + BULLETIN DE CISPAN * No 29 * ler octobre 2011 k > ! à 1e s 2) - pe er À - 7e + ral mn : g s 2 er EN + v 3 AE È Ja Se * no “ à L PR TT L 4 PPT LA NT Ê rs Fi pr 4 6 NN Pal. + è set $ ou PES TS | a “ « se a L : Sal L + 13 tr D fi == Æ= h ee = +? 4 + CL "#5 : « . “ : Lis SIT \%.- _ Er . ns. ° * ee | € . . + a ice or dt CHR - ya a TR D Ce ue — .. À = x à Le _—, ” 7" 4 27 ee - : sv «> | ITS AU SES RE OT RO EL. A PRE ; FR nn TT FF . S Re. MATE : Hg c an | t . . | . fu 4 . " ” "A ” ee ” if - & # Por, y =" 3 “s ‘ 73 À pe” pe EM È Le > os y “ CAE . PRE r + ” [PS + s +. 4? D er - à _ " * né Mn” ” ro » dr : L de d ER et : . . et «! 1 #? RES ME ” _"s. LR à D” ” ut - bn, * 4 «+ … À SE _ : …. » à L + Vue panoramique du site fortifié des Ramiers. Au fond, les Redoutes 3 et 4 tante, peut-être même royale. On suppose que cette | résidence est venue s'inscrire dans un second temps à l'intérieur d'un périmètre déjà protégé. La tradition veut que ce grand rectangle de 17 m de large sur 45 r de long, ceinturé d'une haute clôture en maçonnerie, ’ ’ ait été le palais de la Reine, où aurait logé pour de #A courts séjours d'agrément, Marie-Louise Coidavid, np épouse du roi Henry ler Les traces d'enduit et la 4 - peinture ocre et brune appliquée aux murs prouvent : Sa 4 que la construction était achevée avant la chute du De E "St . 1 Li À royaume en 1820. = FA } En contrebas de cette résidence, face à la dépres- :.1@ : | "”] ë sion du Grand-Boucan et adossée à un impression- ROLE TL + 1 4 s à nant mur de soutènement de 7/0 mètres de long, * = QE Re pr à" £ b Z des pièces placées en enfilade s'étageant sur deux ; sm en DM} 4 Le | ë niveaux constituaient probablement des logements ÉTÉ LATE Fo SN PP f L , > ME PT, MARIE TES + ‘+, Da £ de troupes de réserve de la Citadelle Henry. L'on Lo Her, à dm 1208 don) : + 4 | ri sait que la Citadelle Henry, presque exclusivement … ESSESSSS RE ENT ts TE, ee eV dé DT tra. à composée de chambres de tir pour bouches à feu, Ss ‘ d or, à St: dx y SRE QE RTE Le re 9 était, mis à part les logements étroits de la Batterie L 4” CRCTE Pr ni RS RS EE PT Il FTRE Es + La Redoute No 4 000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000 + La guérite + La Citadelle Henry ven NA ï : * Fa ee DELL. 4 À - Û R ra « ' ” 24 ? . à NT . =N ee * pe : à de : 2 * Li 3 BULLETIN DE L'ISPAN ° No 29 »« ler octobre 2011 + 3 ; RE SC : : j un EEE “re -phalf | “ ne a _ Ê k L Le L si É j : LuUFeLE : . F Fa k | + à PE. ET f À LES de TR SFr : È “— ENT 2 ÿ dl F rÉ. sà A sr 1 Fr. 5 Een Ü = ; sr HE Ë M AT SET j Tr : : — pe + Fo. d SE Pré sn pie E j Le: # RM En pen an + PRE Pr |: RS ee . & a 7. As ac = Se. © FE r F. + La Caserne des Ramiers = = FT p— da : 1444 à L'or + F re TS 7” mama": 0: - VERS D Sr .#, Es THEN | SRB Ë ET se PA: Læ 2£" »° ere " #" ë É D tif Ce À ” t dé 4 DE Ca VER PIE de PAS LS OMR RRDE TT 2 A AS mie. 2 + £ =. se : É es L Er. Fat es se EY * Les ruines du “Palais de la Reine” à . . . D |üU000 Maur Cu Cfa ol Coidavid, fort peu équipée d'espaces de logement ler septembre 201 1). Les agressions du temps et des n * Ha] de troupes. || est donc probable que ces casernes hommes achevèrent de transformer ces construc- à dukle auke | constituèrent le principal lieu de cantonnement des tions en des vestiges encore cohérents, placés dans w, mou troupes de la forteresse. une ambiance toute romantique et jouissant d'un LS J . + Ce complexe a été fortement endommagé lors du panorama d'une beauté incomparable. terrible tremblement de terre de 1842 qui secoua Les redoutes de Ramiers ok KK toute la partie nord d'Haïti, détruisit la ville du Cap- La forme trapue et les épaisses murailles ont per 5 RAA Haïtien et ruina le Palais de Sans-Souci (voir le BI-28, mis aux quatre redoutes jumelles des Ramiers de 7 RE > mieux résister au séisme. Elles présentent la forme 2} d 4 ; : La A £ Æ.. F 4 d'une pyramide tronquée à base carrée, mesurant en à | | S — je FA —_ : moyenne 20 m de coté. Leur muraille d'enceinte, au 5 | ke" : | æf | fruit fort prononcé, est percée sur ces quatre faces Ë | De | mL: | P | une , se. de meurtrières permettant aux fusiliers postés sur ÿ D Le | un chemin de ronde de «fournir des feux de flan- r nu. ET Ele kb" a ue 2 5 . ———, a | | quement au profit des autres redoutes». Au milieu % Boutin À Cale \ | : s'élève un corps central fait de maçonnerie de moel- Ë PAS fan a Cousluaelres du, ë | lons de belle qualité. Son plan également carré est £ qulrutiune favrux 14 Ë s | subdivisé par des murs de refend en quatre espaces :;; È dl r ds : (a | dont l'une forme une citerne hors terre, destinée à a ; | recueillir l'eau de pluie et renforcer ainsi l'autonomie © £ | | de ces redoutes en cas de siège. Les murailles de ces + Croquis original de M f h | h n 2 _ LR = al citernes sont fortement renforcées par une seconde l'ensellement de la ligne de crête du B: £ PE LS paroi interne aux arrêtes arrondies afin de contre- . Ÿ —= : , A , R + Portail d'entrée (Redoute No 2) à carrer la pression de l'eau. Entourées d'un fossé sec, +. » _ e ; « NOTE 2 Lit. z l'E +. » v. DE — » Plan-type des redoutes (Redoute No 2) l'unique accès à l'intérieur des redoutes était assuré à 21 LE 19 VS 1 me Dr 4 #4 c ë : a : “ A nm” J'IRAI Ë x D TT À: ELLES E: pa _ KL. SA - à, à] LA | . Z (| < 2. » CM 4 Ê ee à = v_ 4 FR mn Êe 2 : ü : : PRE S =. A hi £ à 3e ns ë Es #6 :4 7 . © . SF + Section-type des redoutes, prise sur l'axe du portail d'entrée (Redoute No 2) è Î À _ Da? s A + PT, 00, P RL ; AN = ; ” 4 ° BULLETIN DE CISPAN * No 29 + ler octobre 2011 % LIT ES PT OAE CS Fer par un pont-levis en bois dont le mécanisme de le- ne peut être vue ni des étages élevés du front sud vage était incrusté dans un portail aux dimensions de la Citadelle, ni du plateau de Ramiers, lui-même. monumentales. La Redoute No | semble avoir été construite par Missions la suite, après l'érection de ses jumelles. Marc Neu- En s'appuyant tout aussi bien sur l'armement qui a pu ville, conservateur au Musée de l'Armée (France), être retrouvé à l'intérieur des redoutes de Ramiers dans une de ses missions réalisées sur le site en 1987, que sur leurs disposition sur le site et les lignes géné- remarquait : rales de leur silhouette, on peut avancer sans grand «Pour compléter et améliorer la défense de la Cita- risque de se tromper une hypothèse sur leurs mis- delle Henry par la présence des trois redoutes ini- sions. tiales (Les Redoutes No 2, 3 et 4. Voir le plan géné- FÉe * Mission de surveillance, d'abord assurée par des ral du site), il a paru nécessaire d'en construire une G BE L + guetteurs postés sur les hauts des redoutes. Réelles quatrième pour surveiller et prendre sous ses feux ss —-- à, vigies, leurs vues s'étendent sur tout le périmètre du le petit col qui sépare le site de la Citadelle Henry Si plateau des Ramiers et sur le flanc sud de la Citadelle de celui des Ramiers et qui se trouve en angle mort Henry. par rapport à chacune des positions — ainsi complète * Mission de défense ensuite, grâce aux pièces de pe- le système de défense du petit plateau des Ramiers, tit calibre qui les armaient : canons de 8 et de 4 livres assure pleinement son rôle de protection du flanc de boulet, obusiers de 6 pouces et mortiers de 8 sud de la Citadelle.» pouces. Cette gamme étendue de moyens, auxquels Une relative puissance de feu il faut ajouter des grenades et, à coup sûr, des armes l'armement des Ramiers, efficace contre un ennemi à feu portatives, peut-être même des fusils de rem- découvert, n'avait ni la portée suffisante ni même une part, permettaient aux défenseurs de fournir des feux puissance de destruction lui permettant de faire cou- sur les pentes menant au plateau, sur les approches rir un risque à la Citadelle Henry, si les redoutes tom- des redoutes et, ce qui était sans doute leur mission baient par malchance entre les mains d'un ennemi + La couverture de tir du site fortifié des Ramiers ; comparée à celle du front bastionné sud de la Citadelle Henry 2 à 1] LU : 125 buts > 4 , | , Le] ; Eee ee dé 2 à PA “la 5 F 7 É GRATIN". CS, RO } Q Fi $ è LP. " «> 5 ” à ES 1 f à, / F \ + La Citadelle Henry vue du fossé sec de la Redoute No | + Le portail d'accès de la Redoute No 2 : / # à! a | 3 2H = a larc Neuville expliquant la localisation de la Redoute No | devant contrôler z se La £ nnet-à-l'Evêque, prise entre la Citadelle Henry et le site fortifié de Ramiers £ lé » p s 1 m 7 Fur # D rue US * Le four à chaux et, en arrière plan, la Redoute No | S : ' - x VS A |Fé 4 S ne x à A: 8 ü « 4 De à Es + 4 À € , Le q Aa Ta + La Redoute No | + La Redoute No 3 Lee” . a essentielle, sur le versant s'élevant vers la face sud de très manœurvrier qui tenterait d'utiliser contre elle D. 8 la Citadelle Henry. l'armement conquis. Pt Ÿ Fe + 4 3 Mais la redoute qui retient le plus l'attention et qui De surcroit, l'armement lourd de la face sud de la 4 : Le …< atteste le mieux de la cohérence de l'ensemble est Citadelle Henry, auquel on avait adjoint la batterie ex- ne te pe, é £ la Redoute No | (Voir le plan général du site, p.2 et térieure, nommée, à juste titre, Batterie des Ramiers More. : ; es FT 2 3), placée de telle sorte qu'elle puisse interdire par (voir BI-28, ler septembre 2011), équipée d'obusiers LT + # ses feux l'accès au petit ensellement qui fragmente mastodontes, pointés plein sud, aurait pu, quant à lui, 4 Re ° la crête entre la Citadelle Henry et le plateau des prendre à partie les redoutes tombées aux mains 7 F4 “es - & Ramiers et dont le point le plus bas est placé dans d'un ennemi, les réduire au silence, voire les raser : 57 <= sax = un «angle mort». Elle contrôle ainsi une position qui complètement. os ARS - 4 BULLETIN DE L'ISPAN * No 29 * ler octobre 2011 * 8 n rt L'armement de chacune de ces quatre redoutes de- dans le corps central devait également bien recueillir / vait correspondre aux différentes missions assignées l'eau de pluie d'une toiture. Et si toiture il y avait eu, r ‘ d'A »- à l'ensemble défensif, à savoir la défense du site des elle aurait été probablement à quatre pentes. Y aurait pr Pn <ee vd. Ramiers, proprement dit, le flanquement mutuel des été ajouté, également, une charpente de lucarne à la E *E:’ . \s redoutes et la défense du front sud de la Citadelle capucine, couvrant le portail d'entrée. (voir les essais n.” NE Henry. de reconstitution par images de synthèse en page 7). | ; PATAREE | Armées de bouches à feu de petits calibres, elles pou- Des affuts des bouches à feux, il ne subsiste aucune | Lt gÿ : vaient seulement fournir des feux en tir direct et en partie en bois qui puisse permettre d'imaginer leurs = | 2h 3 tir courbe sur tous les flancs du site et sur les abords silhouettes d'origine. Par contre de très nombreuses _ Obiser trouvé lors de HER sud de la Citadelle, y compris les ravins, alors que ferrures, qui assemblaient ces pièces de bois, ont été tuées le 29 juillet 2008 à la citerne de la Redoute No 3 la défense rapprochée était assurée par des armes retrouvées, enfouis dans les débris et leur dégage- légères de fusiliers. ment devrait permettre une étude analytique qui Extrait du rapport du colonel Eur, Neuville, Il est difficile de reconstituer dans quelle condition conduirait à un essai de reconstitution. conservateur au Musée de l'Armée à Paris (France) les bouches à feu étaient mises en œuvre. Pour M. Une pensée militaire réfléchie sur sa mission aux Ramiers, du 7 novembre au 5 Neuville, ces pièces avaient été placées en batterie Nous avons donc à faire à Un ensemble défen- octobre 1987 . dou , sur les planchers en bois des terrasses qui couvraient sif très cohérent dans lequel les moyens ont été LE ! aan proprenent de ne ddonne le corps central des redoutes. Ces pièces d'artilleries, judicieusement adaptés aux missions qui lui ont été SAME SAUSIACTION de cégager queques tupes en- . . . : \ ' x . fouis dans les décombres et dont l'examen a permis selon lui, devaient tirer par-dessus un parapet et leurs confiées. Très cohérent également par le fait que les Eten enter een affuts mobiles permettaient leur déplacement en hypothèses les plus favorables pour l'ennemi ont été E . I . il » U, ue : Le n ce qui concerne les mortiers, il n’en a pas été direction de la cible. retenues pour faire l'objet de contre-mesures appro- oué eq de (eur déomene récvee Cependant, les techniciens de l'ISPAN ont avancé priées. être d’h ises) mais la présence d ; ‘ — | ; _ de ua | peut-être d’heureuses surprises) mais la présence de l'hypothèse de l'existence d'une toiture soutenue par Tout ceci dénote une pensée militaire réfléchie, qui bombes parmi les munitions épaisses dans leurs for- une charpente en bois couvrant le plancher en bois. tire parti au mieux d'une situation donnée. maso ier encart, En effet, il est difficile de Penser que cette partie des Les Coordonnées géospatiales du site fortifié des Ramiers : En août 2008, une équipe de l'ISPAN, lors d’une redoutes destinées à recevoir de l'artillerie aurait pu : Latitude : 19°3250 26” N visite d'inspection des Monuments historiques, a mis être laissée constamment exposée aux intempéries, + Longitude : 72°1440.29” O à jour au fond de la citerne de la Redoute No 3, par- dans une région où la pluviométrie et l'hygrométrie + Altitude : 848 m mi les gravas et débris qui s’y sont amoncelés depuis sont particulièrement élevées. Le réservoir placé (Sc. Googlearth © 2010) longtemps, un mortier de bronze, portant l'inscrip- tion LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE”. D’autres pièces à feu avaient été également mises à jour au cours de cette expédition. Nous reproduisons ci-après un extrait des notes de visite : D Note de visite Lieu : Ramiers Date : 29 juillet 2008 . Objet : Relevé des inscriptions et motifs des bouches £ à feu retrouvées : Redoute No 2 : 5 Canon en bronze : N Sur le tourillon : 1Vo.80. Z Canon de Bronze: S ° Sur Le tourillon de droite : Mo. 70 Ÿ + Sur Le tourillon de gauche : 2271 £ * Sur la culasse : Paris + un autre mot illisible à Obusier : E * Près de la gueule : Dictamo 2 * Sur le tourillon de gauche : Cobres de lima, Mexi- ° + La ligne de crête de la chaîne du Bonnet, la Citadelle Henry et la Redoute No | du site fortifié des Ramiers me ullon droit : P 740 . RARE F F. “4 EF F4 + 29 [ Il y a aussi le dessin d’une couronne au niveau de AGE ST RRNT Un la culasse. * re d= "Es ‘4 La A4 Redoute No 3 : ME à "ire CR ere Canon en bronze : RAR : ms LIT * Près de la gueule : L'nfatigable sur un ruban. à à é 2 TR : ' | * Sur la volée : Ecusson surmonté d’une couronne Re | ‘5 avec 3 fleurs de lys, motifs en relief. + | a" D p” | * Sur la platebande: Ecusson surmonté d’une cou- M à: du get 4 Le | ronne (différente de celle mentionnée plus haut) et Fe + Ie # { AU | de 3 fleurs de lys. { 9) LES Re à PRET à | Canon (pas de marques distinctives notées) À y ï ! hs Cr Nota : Possible présence d'un obusier sur le site, du . Qi: "Ur ka PAR fait des obus remarqués. 8 té eo ART . ? F0 4 à pee ah Pi: Redoute No 4 : > ET ee pe TT. F à: (FN Obusier : £ | + 4 ME er FRE. fes: + Sur Le tourillon de droite : No 17 2 4 PC : : eue L'AERER, 14 ° Sur Le tourillon de gauche : 684 à VE Lin (HT Re 4 dà él + Sur la gueule : Douay.]. Berenger 23 … (reste de mi WE 02 j ë # .°LFOR l'inscription illisible) à [h me Et MILITE ris Nota : Possible présence de canon(s) du fait des boulets 2 4 : 4 LE > VE F4 Tr] 14 divers trouvés. Il y avait aussi dans la citerne de tout È il 2 Fe RU Fr He sh ; petits boulets. Ceux-ci indiqueraient-ils la présence + Au premier plan la Batterie des Princesses de la Citadelle Henry: au fond, le site fortifié des Ramiers de petits canons de campagne ou de couleuvrines ? , (M. R. M. / ISPAN, 29 juillet 2009) 6 + BULLETIN DE L'ISPAN : No 29 + ler octobre 2011 Redoute des Ramiers, essai de reconstitution \ ram re v [Œ s | | BTS | Æ { n ù \ | à \ 1 f “ à, = | | _ | | FRS >» & \ | | — AS QUILIUET >» : \ ñ | it tt: | | # de, z | TE | ls AT, 3 ; >. \ } EL 2 | \ ‘il CALE 1 | < \ \ A pe nn o == ee | si ë | EE — \ L L É | | a | a [a] | - — ï | . = = 8 \l — ee æ -_É d = ê 8 £ Reconstitution par image de synthèse assistée par ordinateur d’une redoute-type du Musée de l'Armée (Paris, France) à celle des techniciens de l'ISPAN (2011). La pre- site fortifié des Ramiers. Ces hypothèses de reconstitution se basent sur les relevés mière suppose un plancher-terrasse en bois sur lequel serait installée l'artillerie placée architecturaux réalisés en 1980 par le Service de l’Inventaire de l'ISPAN avec la col- derrière un parapet. La seconde conserve le plancher mais équipe la redoute d’une toi- laboration de l'Ecole d'Architecture de l’Université de Porto-Rico (USA). Ces deux ture pyramidale, protégeant l’armement et le personnel de tir contre les intempéries, versions comparent l'hypothèse émise en 1987 par Marc Neuville, conservateur du imagine une couverture pour le portail d’entrée et supprime le parapet. * Parc National Historique Citadelle, Sans-Souci, Ramiers : vue générale du site fortifié des Ramiers et de la Citadelle Henry LR Bass + — nn — T4 à PF en 6 Est . Fe Ne Re 2” « ve nd Cas ai FT. pe W SR ne, D nu 4 ; « e ' p he Re, se: - — dE ne FES (er = ns” _ ar” TRE e + hat ets? : \ L - , } rs ww coelT ; DUT « LAS 3 … CO FA sé É « “ . 5 ’ 2 dl : ” . . * 1. 00se | & Ta : ln Î #70 LS, % ÿ Ê à à un (à © re Pme "2,78 Ë V /#° r < VS 4 È È + FOR Let o Æ LS 4 V”, & ÿ . «t 7 Chronique d ts et sites histori d'Haïti Michaëlle Jean passe à l’action Le même jour Mme Jean a rendu visite également aux Issu d'une famille modeste du Cap-Haïtien, Joseph Anté- Passant de la parole à l'acte, l'Envoyée Spécial de lakou vodou et aux sociétés rara de la plaine de Léogane nor Firmin effectua ses études secondaires au lycée de sa l'UNESCO pour Haïti Mme Michaëlle Jean, ancienne et visité plusieurs houmfè. Accueillie par des hougans, et ville natale et commenca à enseigner dès l'âge de 17 ans. Gouverneure du Canada, a effectué une visite de recon- mambos, accompagnés de leurs fidèles vêtus de blancs Passionné de politique, il fonda au Cap Häïtien le journal naissance de projets qui seront realisés dans le cadre et munis de leurs objets rituels. Mme Jean a assité à « Le messager du Nord ». Suite à des déconvenues poli- du programme “Culture, Moteur de la Reconstruction des cérémonies religieuses et aux prestations des bandes tiques, il s'exila à Saint-Thomas puis à Paris en 1885 où il d'Haïti” (voir Bl- 24, ler mai 2011), lancé le 19 avril der. de rara souhaitant la bienvenue à l'ex-Gouverneure du devint membre de la Société d'Anthropologie de Paris. nier à Paris au siège central de l'organisation internatio- Canada. Léogane a été l'une des villes les plus touchées En 1885, il publia «De l'égalité des races humaines», une nal. || s'agissait pour elle de «sentir» à nouveau le pays à par le violent séisme du 12 janvier 2010. réhabilitation de la grandeur historique de la race noire lumière de ce vaste programme. Le 5 septembre Mme Jean s'est rendue au Parc National en réaction à l'Essai sur l'inégalité des races humaines, En effet, L'UNESCO lors de cette rencontre de dona- Historique Citadelle, Sans-Souci, Ramiers (PNH-CSSR) de Gobineau (1854). Ministre du gouvernement du pré- teurs, a convié ses Etats membres, institutions, organisa- où elle fut reçue par le Maire de Milot, M. Paul Telfort sident d'Haïti Florvil Hyppolite en 1891, il résista aux tions multilatérales, banques de développement, secteur et le Maire de Dondon, M. Roc Bastien, ces deux com- pressions des Etats-Unis, qui voulaient installer une base privé et organisations de la société civile, à une Confé- munes se partageant l'aire du parc. Après une visite du militaire en Haïti, au Môle Saint-Nicolas. I! mourut au rence pour exposer l'importance de la Culture comme Palais de Sans-Souci, elle se rendit à la Citadelle Henry Cap-Haïtien le 19 septembre 1910. il { Le ] | 4 Le Lu e te . | [ 6° x EE € ‘ à ) 41 Û Lu À = \ + $ y b ” É à "LA. L # Ÿ … . Y M p, (* ÿ : | S = À 4 en, È « ) 22 « - » Fa Die ? LILPE \ F4 { il "1 IA, # a pe L { l'A 4 L è ACTE 1! à 2 a ds. = ; E AU - - b4 à “It 17 se < : : 2 26 A, + b VE : _ M ‘ : Vs © ii Le 27 ve D “en. © ù LE 1€ # La P LE : . he mr D Y: 8 © £ ÈnE DZ 2 IN 2 + Mme M. Jean, Envoyée spéciale de l'UNESCO en Haïti lors de la conférence donnée au bureau régional de l'ISPAN-Sud-Est Anténor Firmin (1850 - 1911) moteur de la reconstruction en Haïti et présenter les ou l'attendait le staff de l'ISPAN pour une visite tech- : L projets proposés au financement. Les actions présentées nique guidée exposant pour elle les graves problèmes - ? concernaient une quinzaine de projets couvrant cinq que confronte le PNH-CSSR. Cette visite se termina par À & en Ve à j : _ domaines : le patrimoine mondial (culturel et naturel), le une conférence magistrale de l'ISPAN sur le rôle capital sk . 2 | N An be. dE patrimoine immatériel, le patrimoine mobilier (musées, du Parc dans la problématique et les enjeux pour le dé- 1 . ns : ob * z archives et bibliothèques), les industries culturelles et les veloppement du Tourisme culturel dans le Nord d'Haïti. ET | RS à 4 £ politiques culturelles. Mme Jean, mission largement accomplie, a quitté le pays EE ne 2 Ces projets se regroupent autour de cinq piliers : le le 7 septembre 2011. £ ’ = | bar, LE renforcement institutionnel, une approche intégrée de là Centenaire de la mort d’Anténor Firmin mr | {may 14} 1- N : ne : " HE célébré Lie à culture à Port-au-Prince, la restauration de la mémoire et Le lundi 19 septembre, au Cap Haïtien a été célébrée la ONE . il _. l'encouragement de la créativité à Jacmel, la sauvegarde commémoration du 100ème anniversaire de la dispari- + 4 ee c 2 du patrimoine culturel immatériel d'Haïti à Léogane et la tion de l'écrivain et homme politique haïtien Joseph An- = protection du Patrimoine mondial dans le Nord d'Haïti. ténor Firmin, né en 1850 et auteur de «De l'égalité des * La maison où a résidé A. Firmin au Cap-Haïtien Avec un programme très chargé et minuté, Mme Jean races humaines» et de l'essai «M. Roosevelt, Président Note de rectification a visité tour à tour le centre historique de Jacmel, la des Etats-Unis et la République d'Haïti». Dans le BULLETIN DE LISPAN No 28, une erreur s'est campagne aux environs de Léogane, le Parc National Une messe solennelle à été célébrée à la Cathédrale du sournoisement dissimulée dans la citation à la page 12 : Historique Citadelle, Sans-Souci, Ramiers (inscrit sur la Cap-Haïtien et un buste en bronze, réalisé par le sculp- A un peuple que l'on voulut à genou Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1982), recontré teur haïtien Ludovic Booz a été dévoilé. Il a été installé Îl lui fallut un monument qui le môt debout. nn. ne Le . . x Aimé Césaire, poète guadeloupéen nombres de personnalités politiques, dont le Président sur une socle construit en deux jours à la place Montar- de la République Michel Joseph Martelly avec qui elle a cher du Cap par les techniciens de l'ISPAN. Lire plutôt : Aimé Césaire, poète martiniquais. eu deux entrevues, des notables, des directeurs de pro- Daniel Elie, Directeur de l'ISPAN, à la demande de la Un /apsus calami que nous pardonneront volontiers nos amis jets financés ou supportés par l'UNESCO. Société d'Histoire et du Patrimoine du Cap-Haïtien, martiniquais. A Jacmel, Mme Jean fut reçue, le 2 septembre, au bureau organisatrice de la commémoration de ce centenaire, a La Rédaction du BI. régional de l'ISPAN du Sud-Est où elle a prononcé une effectué une visite guidée de la maison sise à l'angle de , R A k SR: z se BULLETIN DE L'ISPAN No 29 : conférence sur le rêle de la Culture dans le développe- rues 20 et |, où a résidé Anténor Firmin. Cette résidence Dre ; er : 1 El: | ion d'Haïti Elle à éçal d f ! l'archi is Toddard Ph + Rédaction : Arielle Célestin, Daniel Elie ; ment et la reconstruction art! e a également rendu ut construite par architecte Capois oddar aeton, e Correction : Pascale René, Monique Rocourt. visite aux artisans de Jacmel si durement épouvés par le en 1874 et abrita, dès 1953, la collection du Musée his- ° Distribution : Service de la Promotion / ISPAN séisme du 12 janvier 201 1, visité le chantier-école de res- torique de la ville du Cap-Haïtien, jusqu'à son incendie tauration de la Vieille Prison où logera le Centre d'Inter- survenu en 1990. L'ISPAN à réalisé en 1995 une étude La publication de ce numéro prétation du Patrimoine de la Ville de Jacmel, un projet complète de la restauration de l'édifice qui attend en- du,Bla.étéréalisée grâce/au FOKAL, | 2 Le ; , PE support financier de la FOKAL | d mené conjointement par l'ISPAN, l'AECID et le MCC. core des fonds pour son exécution. J 8 + BULLETIN DE CISPAN : No 29 + ler octobre 201