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(2011-09) Bulletin of the ISPAN, No. 28: The Citadelle Henry: A Monument That Set Him Upright

(2011-09) Bulletin of the ISPAN, No. 28: The Citadelle Henry: A Monument That Set Him Upright

Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) 2011 20 pages
Summary — The longest issue of the run, on the Citadelle Henry on the Bonnet-à-l'Évêque ridge: its geo-spatial data, recorded at 836 metres, and its outlying batteries work by work, including the Ramiers battery wrongly called the hospital, a 24-by-12-metre outer powder magazine south of the fortress at the foot of the Princesses battery.
Full Description
The longest issue of the run, on the Citadelle Henry on the Bonnet-à-l'Évêque ridge: its geo-spatial data, recorded at 836 metres, and its outlying batteries work by work, including the Ramiers battery wrongly called the hospital, a 24-by-12-metre outer powder magazine south of the fortress at the foot of the Princesses battery. One issue of the Bulletin de l'ISPAN, the monthly bulletin of Haiti's Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, which ran from June 2009 to at least November 2011 and documented one monument, site or historic centre per issue.
Topics
CultureUrban Development
Geography
Nord Department
Time Coverage
2011 — 2011
Keywords
Bulletin de l'ISPAN, No 28, patrimoine national, ISPAN, monuments historiques, sites historiques, La Citadelle Henry : « un monument qui le mît debout », 2011-09, series:ispan-bulletin
Entities
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
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Z. | E 7 F ï ns | F nm _ Ces ” : | Es 7 PE à = | NN” F=-) _ - Le 4 LÈ = — nt rd * £ 7 : - . S h ee > SC CO PR > 8: 0 Re - À pe . << ur È er, ES p"< É. l y y. ne” : (a 4 à“. f Fa j ae | D \ à 2 4 à. pa | # à — Z f < 2 £ ce + La Citadelle Henry sur la chaîne du Bonnet-à-l'Evêque, dans le Nord d'Haïti LL] La-Citadelle Henry : = CT n rt LE , un monument qui le mît debout” suennosuispan, No 27 20 pe Premier janvier 1804 : une ère nouvelle se lève sur / . . A l'issue d'une terrible guerre, haute en faits d'armes l'île de la Caraïbe. Dès les premières heures de l'aube, « mémorables, en dépit de la disproportion des forces la brise qu'apporte le soleil lentement libère les nuées 1 et des moyens en présence, malgré la perte de leur prisonnières des gorges humides et obscures des si T , chef Toussaint-Louverture, déporté en France, l'Ar mornes. En. h ! mée indigène de Saint-Domingue, formée de recrues La population tout entière se dirige vers les Gonaïves, ; tirées de la classe des anciens esclaves, sort victo- petite agglomération marginale de saliniers, pour par- è rieuse à la suite de la bataille décisive de Vertières, le ticiper à la cérémonie officielle proclamant la rupture Z 18 novembre 1803. Peu de jours après, les débris du définitive de la colonie de Saint-Domingue avec sa  "M Corps expéditionnaire français quittent pour toujours métropole, la France. les rivages de l'ancienne colonie. Jean-Jacques Dessalines, commandant en chef de Une victoire inédite, impensable l'armée victorieuse, accompagné de ses généraux, C'est une victoire qui accable tant le vaincu que le proclame l'Indépendance devant une foule en liesse. vainqueur Le vaincu se déculpabilise, invectivant le Pour bien souligner l'événement et son irréversibilité, mauvais sort, les ravageuses épidémies tropicales, il rebaptise le territoire du nom que lui donnèrent "fe lincompétence des chefs. Le vainqueur ne parvient jadis les Taïnos, ses premiers habitants : Haïti. LOS bas à croire à l'incroyable, à l'irréalisable. L'attente d'un Deux ans plus tôt, Napoléon Bonaparte, Premier ARE y ca retour en force vengeur des Français est à craindre et Consul de France, lança vers l'île rebelle une armée ge SAS 2 entrave tout effort de construction du nouvel état. puissante, forte de 25.000 hommes, équipée des ? ot Pour parer à toute éventualité, un train de mesures : , £ - ve meilleures armes et forte de l'expérience des cam- L LR pagnes napoléoniennes d'Egypte, qui traversa l'océan <= ë Sommaire Atlantique, dans le dessein de mater «une jacquerie “+ Co À z * La Citadelle Henry : “Un monument qui le mît d'esclaves» de la plus turbulente de ses dépendances ; FU TS { debout”. américaines et d'y rétablir à tout prix la paix, au risque È é | « nn Port-au-Prince, recommandations. d'exterminer complètement la population de la colo- ES D » ; 2 | * La Cathédrale du Cap vandalisée. nie. Une paix romaine... : RU UNRA À 2 | + Chroniques des monuments et sites historiques — à ‘ ° d'Haïti. + La Citadelle Henry ISPAN BULLETIN DE LCISPAN est une publication mensuelle de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à [ _ :] Q , ù : ‘ à ! ! 4 ! , COR : | V4) | vulgariser la connaissance des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d'Haïti, à promouvoir leur | À 1 protection et leur mise en valeur Communiquez votre adresse électronique à info@bulletindelispan.ht pour recevoir Rs régulièrement le BULLETIN DE L'ISPAN.VSs critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci. J BULLETIN DE L'ISPAN °* No 28 + ler septembre 2011 + { BORA pre à | N— — far” es l'Indépendance, va convenir au jeune Etat défendant ER Cas. ‘ JU. + 3 + ; n 2 — un territoire acquis au prix de luttes sanglantes. En ERAUT et. :: NNTUET : Re, 72 : plus de leur rêle de contrôle des voies de communi- ep 171" 9 Dire, % VAI { ES + - 2 : 5 } - IOPROMGAE, ‘TR = 2. sTtogfe,. SE cations, des passes, et d'asiles sûrs, ces places fortes LE Qh LAURE, -Qice nait » 1 EU . Fe fs — : À ; : Fu : -S 8 R. + AT 4. 4 T7 4. LS? RE - à Las FA devaient être d'exceptionnelles vigies pouvant domi- ( a 7 ? à lie è RS à DS | ES 2 : e ner une très large partie du territoire. Mes AR, 5e É 2 . 3 € ; Fe Tirant leçon de toutes les expériences précédentes de l'ENS fix v LE d. à U . 3 2 4 +0 + i ) HAE Es % 7 4 LE " : " : de défense de ce territoire, Haïti va produire, en ce “he RE Re Las ee Ë 14 CD LR : EE début de siècle, une série de fortifications jusque là + cie Æ ut OS HA à Le # ÉD | à ! s inédite dans les Amériques, correspondant aux exi- k > k NT : sel 2% Au 1 A AS " = gences de défense d'une Nation. Pas moins d'une à le : re F8 :l *% AE! fe 1 AIS WEST 5 trentaine d'ouvrages de défense seront érigés durant Lr + Le ET ARR N'" À: Fa rs LA DOS D j les premières années qui suivirent l'Indépendance. SUR D : +} ce di LA a Le AS ! La Citadelle Henry est une pièce hors-norme, tant y fi we is a, ; À À Er LE LP SNES D par ses suprenantes dimensions que par la force de ‘ Ne A, © lens di PA 44 ’ : ee 4 , D ñ À de \: d A L: +]! + Les son symbolisme, de ce prodigieux réseau d'ouvrages cale die 2, "+ ÊN 5e 4 à 1 “ : nu , MENT r ; : ‘ : militaires. } ” ee” TL : “Un monument qui le mit debout” : 2e q 1 AE 44 me ahes e X . y QUE! f … Pa 2 al x F4 La Citadelle Henry est une œuvre cyclopéenne, K : { PTT A F 0 #4 LE ca cé “ 4 rhur "14 ny . : KN || f Le TES À, PL > | . qualifiée par Georges Duval, Architecte en chef des 1%, N\ \ fUX 4/. p A7 A RER, | VA L ee. monuments historiques de France, d'‘‘une des plus NE AN! "AE, V 1, A AP A ML: 3 « à. extraordinaires forteresses de notre temps” (1980). Ÿ Xe TN WIN 1/ WS CA LA 5e + QUE A æ Le Dépassant le cadre fonctionnel strict d'un ouvrage EN A 47 | NS f) PA / AILAS. N [* U OT LL Aer, « militaire de défense pour se transformer en un lt, : », 2 | 4 + A x a . ‘ Durs à ‘ ‘ E ne 8 Dh \N) RE & \ N\® — D monument intentionnel, dédié à la victoire de 1803, a ERA Li Dége) MY Lee RÉ A st | 1: = > is ci cette forteresse prodigieuse fut l'œuvre d'Henry 8 CS ON rs ee CONS, à Christophe, commandant du département du nord 3 * Première gravure de la Citadelle Henry tirée de «Le Pays des Nègres» d'Edgard Laselve (1881) d'Haïti en 1804, élu président en 1806, puis couronné £ roi en 1811. 2 est immédiatement pris. Le mot d'ordre est d'éloi- Dessalines instruit les généraux divisionnaires et les ‘A ce peuple qu'on voulut à genoux, il fallait un e : À mn : : 4 act 44: : " M : À 2 gner la population des côtes et “au moindre signal commandants de départements militaires de l'édi- monument qui le mît debout” a fait remarquer très & d'alarme, les villes disparaissent et la Nation est fication d'ouvrages fortifiés aux sommets de mon- justement Aimé Césaire dans sa Tragédie du Roi ° debout”. Le siège du commandement de l'Armée tagnes surplombant les voies de pénétration menant Christophe. est transporté à l'intérieur des terres, à Marchand- à l'intérieur du territoire. Cette stratégie, basée sur Celui qui n'a pas entrepris de monter vers la Citadelle Dessalines, la nouvelle capitale (Voir le BI-3, ler août une particulière connaissance du terrain, issue de là Henry, ne peut comprendre le sentiment qui envahit 2009 et le BI-5, ler octobre 2009). Le 16 avril 1804, pratique de la guérilla menée lors des guerres de les Voyageurs s'engageant sur les pentes escarpées = dominées par la silhouette menaçante de la fabuleuse construction qui couronne la barre rocheuse du Bon- net-à-l'Evêque. Le voyageur est vite transporté hors du temps pré- sent en suivant une piste maçonnée de pierres et de mortier, franchissant les obstacles. C'est un véritable . parcours initiatique que le voyageur doit accomplir + TL TU ; We Hs au milieu d'un riche terroir tropical en suivant les Ta | c: | ; + cd Le d Les frs ax - — | méandres de cette piste, faite, défaite et refaite qui Cao À D USE ES ‘ef + a Rs : semble l'enjeu d un combat titanesque opposant des HRMET PPT SE RE RE ki 4 7 puissances invisibles à l'homme acharné à dompter Es À Le ù BRIE MN Ru. 5 fe Le TER à +; TES | son milieu. _ | | Ed Fra Di er nl lri es ol + nl: ! cs. | 4 7 [Titres ? À VE: 2 Lorsqu'il doit faire une halte à Choiseul, alors qu'il est HU 40. ls: Fe ET ox 2 EN RE æF ie , dominé par cette fortification gigantesque et qu'il doit tre Le Dre Re AXE FT be. 5 + er Cf ;, MORE se résoudre à gravir les dernières et les plus rudes : LE DE EN RE RTC Re 1 E M 2 pentes à pied ou à cheval, comme un pèlerin, il prend à LAS Le Po SQL EU RE . nu , , D Re” PRÉ ESUE : F2 r Ê> L conscience qu'il pénètre dans un monde démesuré ph © 2 he Poe He AD VER. où la volonté d'un homme, Henry Christophe, a re- HS É EE ” Pr JR ME | mn: 17 ŒuU': modelé le paysage pour lui donner un caractère quasi e & - Paysage P q n MOT AT AS ARRET ss; À ke 12m mythique. "Une montagne sur la montagne”, constate CE He ee RE OR TN TEE LS ll _ } LE l'écrivain cubain Alejo Carpentier dans son roman PERE ES, *27 ER è: LA Ph: historique Le Royaume de ce monde. « r#d 1 Pad te RSA , £ res 1 LL. à , N 2 : > 2 OCT TL PRES - j KE) Lu #7 Lorsque enfin s'achève la rude montée qui coupe < DR ar en, À F4 ÿ° È RE #. le souffle des plus vaillants, on se heurte à l'éperon r£ UE Norte RS: DE « qui soutient et précède, comme une étrave, la bat- | A" À LE 13 x re ke PAG mi. terie Coidavid dont la silhouette massive, haute de 0 PÉORIER ES CAR 27 ee 7 =, ‘7 L° quarante-cinq mètres, est à la mesure, ou plutôt à la n RU "A F =“ De. es pe 2 : : a BrfF LE MATE ; A SX PA k démesure du gigantesque ensemble architectural que a a: ETe à nn “ds Et ‘À F constitue la Citadelle Henry. À : ; G 23 bre Fu bé Son plan s'étalant sur un hectare et ses batteries, z a REA À ä ses magasins, ses casernements, ses poudrières, ses £ Ÿ Re 2 < Vs fi # citernes, ses galeries, ses escaliers s'étageant sur cinq 5 Zz pa “8 # 24 - niveaux, forment des paysages réels qui évoquent les ü 5 ATEN à. =, 1 : dessins imaginaires gravés par Le Piranèse. à 5 Da es PR "4 ET. è " Celui qui n'a pas découvert ces longues batteries où e & ER èrd Lire Es, 2 ET 1 s'alignent, depuis deux siècles, ces cortèges de canons è . + La Batterie Royale de la Citadelle Henry en 1958, . 3 2 ° BULLETIN DE CISPAN * No 28 + ler septembre 2011 Le . il 4 . KT . : 4 | dv. E à = L4 s 2 - , 4 _ i ,* ” +3 z nu, M ” : | d EA _" E ’ Pete | . + . “ , : 2 : ÿ #4, * La Citadelle Henry, précédée du Bastion Coidavid , son principal élément d'identification placés immobiles devant les embrasures, celui qui rasses à la noirceur profonde des salles humides, une Puis vient le site du Bois-Caiman où eut lieu en 1791 n'a pas été surpris par la violence de l'orage tropical incontestable poésie qui envoûte peu à peu le visiteur la célèbre cérémonie voué au culte vodou au cours nourrissant des cataractes dont les flots jaillissent des tout d'abord éberlué par le lieu, son orgueilleuse soli- de laquelle les esclaves jurèrent de vivre libre ou de terrasses pour ruisseler dans les cours, celui qui n'a tude, sa position imprenable, presque inaccessible et mourir cérémonie précédant le soulèvement général pas vu la nuit des nappes de brouillard flotter dans les la vue incomparable qui s'étend de la grande arête des esclaves qui embrasa les champs de cannes de la galeries profondes de la Citadelle n'a pas pu ressentir rocheuse au sud, jusqu'aux vallées sinueuses courant partie nord de la riche colonie de Saint-Domingue. l'étonnant pouvoir d'attraction de cette entreprise vers l'océan au nord, avec le miroitement du soleil Au Nord, dominée par un puissant rocher auquel elle colossale et pourtant inachevée. dans la baie de l'Acul. s'adosse, la ville du Cap-Haïtien - l'ancien Cap-Fran- Celui qui n'a pas effleuré de ses doigts la rocelle ocre Comme pour mieux souligner sa victoire sur le passé çais - longtemps capitale de la Colonie de Saint-Do- rouge et humide des murs de la Citadelle Henry, colonial et la rupture définitive avec l'esclavage, la mingue où se jouèrent les violentes luttes politiques, humé la mousse verte, glissant lentement sur le lait de Citadelle Henry, du sommet du pic Laferrière domine décisives de la révolution haïtienne qui menèrent à chaux appliqué sur ses parois suintantes, celui qui n'a de nombreux sites témoins de l'Abominable et du l'indépendance: pas vu la “lumière d'aquarium, glauque, verdâtre, de Sublime: A l'entrée de cette ville, Vertières où eut lieu l'ultime la couleur des fougères qui se touchaient au-dessus L'île de la Tortue, au loin à l'Ouest, a écouté les balbu- bataille du 18 Novembre 1803 qui mit fin à la guerre du vide, [qui] descendait dans une vapeur humide du tiements de la colonisation française de cette partie de l'Indépendance et où le général Rochambeau haut des meurtrières et des soupiraux"”" n'a pu saisir de l'île et de rudes batailles entre pirates français et signa, le 10 décembre 1803, la reddition du corps le calme serein et froid de ce gardien, ce Sphinx nous colons espagnols pour se la partager; expéditionnaire français; questionnant de ses énigmes sentencieuses. La tranquille baie de l'Acul, où lors de son premier Plus à l'Est, on aperçoit le site de la Navidad, au Bord- Il se dégage de ces pierres brutes mêlées de briques voyage, en 1492, Christophe Colomb fit une des- de-Mer de Limonade, première construction de brûlées, de cet enchevêtrement de bâtiments plus cente pour entreprendre les toutes premières pros- défense militaire construite par Christophe Colomb ou moins imbriqués les uns dans les autres, de cet pections pour trouver de l'or dans des contrées qu'il et signifiant la prise de possession de l'île et le site incessant passage de la lumière éclatante des ter croyait être l'Inde. du village taïno de Guacanagaric qui fut témoin des + Vue panoramique des batteries de la Reine, du Prince Royal et de la Marie-Louise au lever du soleil e . _ ù s « Ld " ; ? Q 1 0 r ‘ VE ï è Je Vos BA NÉ , n . Tr «OU L ECO |, DE 6 FR :! » \ 7 _… - St ” " ” 1 1 — o- —"T — - LR = », . . TE - 2 _ = £ = és 5: 1 « - premiers contacts et aussi les premiers affrontements bastions d'angle - qui sont reliées entre elles, par entre les colonisateurs européens et les populations des courtines étagées, pour former un quadrilatère autochtones des Amériques; irrégulier enserrant une vaste place d'armes. Ces Le site de la Villa de Puerto-Réal, le premier établis- courtines et ces bastions d'angle, que nous nom- sement construit en Amérique par les Espagnols, où mons toutes des batteries, abritent des bouches à feu accostèrent les premiers navires négriers amenant les logées dans des chambres de tir placées en enfilade. tout premiers esclaves capturés en Afrique; Les bastions d'angle présentent une typologie origi- A l'Est, la baie de Fort-Dauphin, par où pénétra la nale : Ils se referment tous sur un puits central qui, flotte de l'Expédition répressive de Napoléon Bona- fonctionnant comme des cheminées, devant assurer parte en février 1802 et également la ville de Fort- l'aération des casemates, facilitant ainsi l'évacuation - Liberté ou fut déclarée la première indépendance des fumées et des gaz produits lors de tirs. s LD 24 "Al d'Haïti le 28 novembre 1803; Ainsi, le plan de la Citadelle Henry se décompose A Le, LU PSE, C RS Au-dessus des montagnes vers l'Est, l'œil averti peut en huit parties : la Batterie Coidavid qui s'articule à £ En en | " Le ra déceler les silhouettes à peine perceptibles du fort l'ensemble de la forteresse par une tour dénommée La : % De." Rivière et du fort Neuf, constructions sœurs de la la Rotonde, la Batterie Royale dominant la vallée de < Ua _R Re « 2 Citadelle Henry, faisant partie du système de fortifi- Brostage, la Batterie des Princesses, la Batterie de la RSY 7 #. L* 4 & cations érigé dès 1804 pour la défense du territoire Reine, orientée plein sud et donnant face au site forti- | H k nouvellement indépendant. Et bien d'autres encore fié de Ramiers, la Batterie du Prince-Royal, la Batterie nn PR Située à 28 kilomètres au Sud-Est du Cap-Haïtien, la du Grand-Boucan et, enfin, la Batterie du Pont-Levis. 2. . TR APE: - , Citadelle Henry s'élève sur le pic Laferrière, à 836 F 27" Ds tra re CAT : mètres d'altitude, Henry Christophe lorsqu'il était . L. La Batterie Marie-Louise. fs. : ne Bt SA J SA AT , officier de l'armée indigène eut à développer des * 2. La Batterie des Princesses et la Batterie Royale. Au fond, le MS F P Vs 1% 27 # connaissances particulières de la région où il allait site fortifié de Ramiers. Ç ; D pl +'Es F. poser les fondations de sa forteresse. Pendant les + 3,4 et 5 : Les chambres de tir casematées des batteries de “re. né ! Fr tourmentes révolutionnaires et durant la guerre de la Citadelle Henry j : . ap 1M ”. - 1802, il y avait établi divers camps militaires à Robil- a APR" _ o 3 $ re lard, à l'entrée de la gorge du Boucan, sur l'habitation a +" L ” Milot, au Dondon et à la Grande-Rivière. Même qu'il 2 ” n'avait pas attendu l'ordonnance du 9 avril 1804 pour ’ Æ gt. F commencer l'édification de la forteresse. L'historien D #7, 7 : haïtien Thomas Madiou nous rapporte que ‘dès le : # Ke y F2 , mois de janvier 1804, Christophe avait fait commen- + a Le é rh e” pi cer la construction de la Citadelle Henry , sous la LU > € à direction d'un officier du génie Henry Barré, homme : a 7 2 Es ; de couleur...” Avec Barré, Christophe imagina cet "… de” 2 : ouvrage militaire selon un plan inconnu jusque-là Fi 27 * É xs dans le monde. Dans l'art de la fortification, la Cita- ‘ Ps +. di * s delle Henry occupe, en effet, une place tout à fait ori- PA > > M # F " ipà ginale dans la mesure où elle réussit la synthèse entre TO 4,71 LC PAR sue 546 les doctrines des deux grands maîtres de la fortifica- | r: TR — re à £- >} dy nés tion : le marquis Jean-Sebastien Lepestre de Vauban, 7 CN .# F1] fe 5 7 maréchal de France, et Montalembert. De l'école de S ; Ce Fa L F : Vauban, elle hérite essentiellement son tracé en plan à à £ ; : PE 2: pourvu de bastions placés aux angles de l'édifice qui à Z ’ à ILES T-SS fer permettent aux différentes parties du bâtiment de 2 A ’ EM Pr, ; # se protéger mutuellement les flancs. Du marquis de £ è Lai re AËE y eo Montalembert, elle a retenu les principes de la fortifi- & £ ; ET en. cation verticale et la concentration de la puissance de à Ô D ee . feu répartie sur plusieurs étages. à C0 2 Couvrant une superficie d'environ un hectare, la Ci- 2 2 L 7e # tadelle Henry est composée de quatre tours - des È È 2. / _ À nu < . F 4 #; S ' M ] z 4 S î _ 1 « dé à L. } en . | | D à | = 8 LE 3 2 4 ° BULLETIN DE CISPAN * No 28 + ler septembre 2011 € "art nl . ce CES 4 7 Lu, ED ACL - ù s HN ——— > vyr Sn . ee , 104 A BUY 1! | ET à +2 T.'iEef 7 AE TRE D D > AT ÈS Her AE de: Le ET à CE SRE TE 2 EE EE dl à | CE LES Vu La pa 4 — - joe ne F4 = = SPAS » =», Mer tone ec PT - UT Le té © À 7° 7 AS . NA EE et CL. ver À | 21 Le 23 æ : re ie ce À eur ant re Re AT re _ — L &- = [es - LS" RTE ” Pare nr, LRRS à vu a. + E 124 LE = = Tu | t à ä#. LEE RS à SPORE SET sn Le Te DATRISR EEE L ru 2e Er cs nÉ Le Va 11 #. ï RE DELSA Tue 2 de Drame EME ASE PORTER SEE : A - « 227 : : tes TER LE I l'in CPS y . + È L 2," L. Dep. à # ; 6 2 û gp» : PER DS REPAS ANR Ar Dr Cie LE Pt ER ae andre m'-CK TMS TX MORE: Re L NT D ee RE Re Re ROME PE Ja ei) À Y, FA ÿ “ | | "y 20 2 J k. ” 3 SA s = PS Æ F3 RS ge Ed + "ei n Tes r.” à pu 4 DAT, à . a { ROSE RAD Re Et: ET | Le 2-2 LE: < e2 —« Er À Me LC ” UN LR s ‘RE MR LR RATE eo ETES à Be NE 2.24 4 | nn. . _. 6, : Te mx LA 2} see 2: 2 LS. TES D ANI-FETMRTAS RSR SET ne ns à Pne È | Fa —_—— , 4 PORN CR. J HE * TT LS 2e PERLE RE nl SE RAR sf. : DT LENS A Li + #° # HE F rt =: Ts LAS PTS Ps. m2 ’ SR AJ: + a ul 11 et is : EE DR ROSE ’ RANCE 2 ) > tt #,,01 La4 » . Co « : RUE LT ol + FRERES +8 | | V4 ; NES os RCE TAPIE c'ÆL Ha ne CAR ENT DES LA 40 D = T A] Ve OR A3 delle, tiers a. F4 28e NT Me à ec” , LA “ A / ib-, CRE CPR 1 € AE LS tu "re D Me . ! (Te | 7, P* roy nee “2 A et Per . 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LE Le * in Lie +. * [ n + À afp >» TE PT = ” x = * ’ - AT, 0 \ jf 2 r 3 BULLETIN DE LISPAN ° No 28 + ler septembre 2011 + 5 | La Batterie Coidavid De ces tours bastionnées, la plus imposante est sans conteste la Batterie Coidavid, du nom de famille de l'épouse du Roi, Marie-Louise Coi- david, et principal élément d'identification de la Citadelle. D'une beauté saisissante, elle confère à l'édifice une sorte de majesté qui est autant une manifestation de puissance qu'un élément défen- sif, Sa structure est consolidée par un gigantesque contrefort qui évoque la proue d'un navire et s'articule par une rotonde au reste de l'ouvrage. Par ailleurs, cet ‘éperon” assure aussi un rôle de butée aux murs vertigineux, hauts de 45 mètres, et de 5 mètres 5. d'épaisseur à la base, qui le surplombent. Le bastion Coidavid montre que le maître d'œuvre a su tirer parti de la position, permettant de surveiller toutes les approches ennemies côtés nord-ouest et nord-est. L'artillerie de la Coidavid consiste en des batteries de canons posés sur affûts articulés sur une plate- forme de roulement, permettant ainsi l'obtention de divers angles de tir C'est au rez-de-chaussée de cette tour qu'habituellement l'on pénètre dans la fortification, par une lourde porte en acajou massif clouté . 2 La Rotonde La batterie Coidavid s'articule au reste de l'ensemble par un bastion circulaire sur- nommé La Rotonde s'élevant sur une vingtaine de mètres de hauteur L'ana- 3 lyse des traces de la mise en œuvre de cette tour prouve qu'en un pre- mier temps elle devait « terminer » 4. la Citadelle. La Coidavid a été par la suite adossée à celle-ci. 3 La Batterie Royale Cette longue courtine étagée reliant la Ro- tonde à la Batterie des Princesses est for- mée, à son niveau inférieur, d'une enfilade de dix chambres de tir voûtées. L'impres- sionnante collection de bouches à feu qu'abrite ce niveau lui a valu le surnom de ‘Galerie des Canons”. Son armement est essentiellement composé de canons de bronze posés sur leur affût d'origine, chaque pièce placée devant son embrasure. Batterie Marie-Louise Cette batterie possède la particularité d'éva- cuer les fumées produites lors des tirs par des Batterie du Grand-Boucan bouches d'aération placées dans la voûte de la chambre de tir Orientée plein Est, elle donne face SN La à la vallée de Brostage qu'elle contrôle. l'étage supé- Poudrière extérieure (inachevée) SS & = an = rieur de cette batterie est une terrasse couverte d'une NS de SS D impressionnante charpente en bois massif recouverte | | a LS 22 = 1) ee de tuiles rouges, placées en 1984 lors des travaux Batterie du Prince-Royal UTTII = r7 Dr de restauration. Cette terrasse est protégée des tirs \ JE TNT J// me J (TD ennemis par Un parapet derrière lequel S'abritent des Batterie de Ramiers 44 = EU CO Ce / 4 canons de fonte également placés en rangée. _ | a+ JL} 1H La a \\ La Batterie des Princesses Batterie de la Reine —_ î = \\ 4 Cette tour placée à l'angle Sud-Ouest de la forteresse = Le à = = Mr | Ê \\ 4 domine puissamment la vallée de Brostage, la passe du ; br, — 1 (a Dondon, qu'elle contrôle de ses feux, et le site fortifié Poudrière extérieure, dite l'Hôpital à 7 En DT 1 a — EN de Ramiers. Elle s'étage sur trois niveaux de chambres [= | FF nr ATX EL AE de tir et se termine par une terrasse couverte à l'ori- D EE |} x La tn f\ gine par une toiture très pentue, formée d'un appen- LT Ve =— : *L tis en bois, recouvert de tuiles d'argile rouge, qui a a RC aujourd'hui disparu. - = .° + Plan-masse ST ( = Quartier des Officiers _ La Citadelle Henry st op et ses batteries a, 6 + BULLETIN DE CISPAN * No 28 + ler septembre 2011 faux DEA nn. 5 La Batterie de la Reine D | D. | EE Face au site fortifié de Ramiers, orienté plein Sud 4 1m Pb.) _ et reliant la Batterie des Princesses à celle du Prince … * UN ? 4 Royal, la Batterie de la Reine est lourdement pourvue «| à "7 , de canons, protégeant l'entrée principale de la forte- STE + Te So resse. Elle partage avec la Batterie du Prince Royal, les A 4 escaliers permettant d'accéder à la place d'Armes par : l'entrée sud de la forteresse. Elle s'étage sur quatre a niveaux. Le dernier étage était encore en chantier a lors de la mort du roi en 1820. Le remblayage des ü extrados de voûtes n'étant pas achevé, on peut voir à les murs en arc de cercle s'entrecroisant et servant ë d'assises au rail circulaire qui devait permettre la rota- € tion des affüts. 3 6 La Batterie du Prince Royal & Quasiment identique à la Batterie des Princesses , elle £ donne face au site de Ramiers et contrôle la passe = du Grand-Boucan. Elle s'élève sur quatre niveaux. Ina- chevé, son dernier niveau devait recevoir une dernière batterie de canons comme en témoignent les murets circulaires servant d'assise à l'articulation des affüts de * Vue frontale nord canon pour le pointage des tirs. Au rez-de-chaussée de cette batterie se trouvait l'accès d'origine à la Cita- delle Henry. 7 La Batterie Marie-Louise Immense corps parallélépipédique, la Batterie Marie- Louise - du prénom de la reine - s'étage sur quatre niveaux construits au-dessus d'un réservoir d'eau de pluie. Les proportions impressionnantes de ce corps de bâtiment (56 m x 13 m en moyenne et 24 m de hauteur par rapport à la cour centrale) et la hau- teur vertigineuse dominant la plaine du Grand- Boucan ont alimenté maintes légendes renforçant le mythe du roi Henry. Elle surplombe majestueusement vers l'Ouest la place d'Armes. L'arme- ment de cette batterie ne fut pas réalisé. On accède à son sommet par un escalier repo- sant sur une voûte en berceau rampant. L'audace de la portée qu'il tra- verse lui a valu d'être dénom- mé, à tort, ‘escalier suspendu” par la tradition. 8 La Batterie du Grand-Boucan La Batterie du Grand-Boucan tient son nom de la puissante dépression qui jouxte la forteresse le long de son flanc ouest. Cette batterie s'étend sur quatre + Vue de PEst niveaux, chacun constitué de neuf chambres de tir Son plan concave permet à ses embrasures de balayer l'accès à la ravine Lo du Grand-Boucan et de Poudrière intérieure . la Porte-Saint-Jacques, haut lieu sacré du vo- | dou haïtien. La Batterie du Batterie du Pont-Levis sd | Grand-Boucan enserre avec celle du Pont-Levis, la poudrière intérieure, placée en contrebas. Palais du Gouverneur ; 9 La Batterie du Pont-Levis dé £ Elle tire son nom du pont-levis permettant l'accès à la É ; ) fortification. Par cette batterie, on accédait à la cour La Rotonde privée du Palais du Gouverneur de la Citadelle par un . eu \ jeu d'escalier en maçonnerie et de plancher en bois actuellement en ruine. L2 S = Batterie Coidavid > CR \ _ + Vue du Nord-Ouest BULLETIN DE L'ISPAN + No 28 + ler septembre 2011 + fl“ MASSE et TA PAR EX STE Da s> 22 = AL. 12 ER ee 2 ne LR "- LS SAT, ns RSS UE QT nes MT ; ee Re - Ü DES ES RER LL. RER te ee À ot 1.2 ERP NBON Sr ENE ER . rs: NE EE RRQ æ D À en € ATOS RS La: : \ )" pa. 4 7: ÈN LUN "4 A UT: VAT À [A ne. < AY K de Le 1 FUI ERSTE À W Je a VASTES, + : \N +! “. as. à Ar V5 d- PRIT ne - SES" 4”! x LEP Pie A | ‘ / LA ‘ ! TES ww Sa "4 A à 1 À del - | rm SR EN, 4" Ve L'R *% dr. À bi À nn — où € F. À : ë à À € ‘ Lo "1 1 M, $ 6 je _ EULC r : ET: EN Po, | À F d L L LE à LE Ÿ “ k À LS Ÿ L * 2. | ne +") EN TONY « L hu + 2% " : Er . : ” AE" e tac 4% ? t K ? à : x ” ‘ ‘ EL "LR k. . , : £ nc L à MT F » : Le + 1 us ELEN L 2 x Le | V Con (7 PAQUUE MERS a ù RSR BRU RE Da AE SABRE SEE tte: EU Les eu? S# à ’ | NS” << [3| Na v.> v » D + D : à, sl RME #S Près ? Li A . « À 1% e : x ne" E2 et à LE, . L Li = 6 RE ? j 4 : ot hs RATE, j "È % FO » *} L : De A ARE Re ie Ÿ 7 , ” EE À tr ri NE = " ; Lun AU nt. CCR VIRE OS... > - Gien ARTS AUS PR TT Pen ne 28 RS ee AN : { tôt = ANS va ne) RUES LEE | KE | D ER NT or à à "à #7 Pr. ” LR A Fe Es es {l Le Deer Tee Er ex ti ser X ur, td : rs NE - £ ie. ®2 ACTE me, à TE ren 4 . “ - x», L'ILE EDR CS ER RE | D De : eee PES 77 2 Le = Le 'a fous: (ge ' D Te A à A + 4 DES MAT ee ST : - P | bd LL IN CRU es , PURES RC OR = _ - SR mer: NET E. Ce BA dE) DA TT LENLSS CE EE : var RPC LT) ET pcs AQME Cle LAN A0 427 PR ORNE EE dre Ke M : noi » ee ” un 1 ét D Yan dei + 2 LE RAT Le “ET : CE péotres Ÿ ETS. < fe Bee D : - = AE 2 + PA : KA CS à re Ÿ # RE à LL RER 0! 4 \ } at TEE Tube JE: L « CR D arr RTE Sa (4 # à Le MSA Si k ns + Re, Fa 4 1 «+ NEC RTE DRE Usa 1À $ ’ SUV NP TRES NE als 7 SE OPA RMS | De | INR © EX M 7 | H a AN TRE PO GREEN. v 1 : | 6 D : Re : ? : ee CI = DT RENE | Sr “2x RE < - $ 16 Ep Ve 2.71 PET DTA KA E , n - A Wei > Les a: Po LS 1 E- DU é | us “« Ê \ Pme, 1” AT - £ & TT à: 15 D / - Le #6 “ . ” Éd H TUE n'S ” C D à NT np be pm Enr où À Le Ne, > AC F2 C1 4 Pa “ La ER | 2 # A CCE CPAS à He, À H ' Le $ 11 de. + x ! PA ll AT. = rs . x. «1 fl 4 = PRIT. 8 ! pee. a ue er. Ê End . “ (02 7 à x on TA © EDS LT dt 1 j 5 à Pop. Pr #, LE er DRE #< 140 “= = GE Eee hi | CARE a" n € re RE EP ET de i% | =, Le / . 4 st. €" _ 8 | | | Een « s 2 = , — pi è | 21 : ec J se | o Late Le à | M: nr RER ENNEME -: CRE. a — ms «| 3 FE " 73: FES 4 MER ” "5 % = L À 7 dis A = HiZ M PLX, = Éd h: | AN Ar er DE 2 T paid <= Le = # Crpes . -. à _ 2 Fit vhl Le” à 2. ÿ | Le " | Ur HER HN: 11 ; te ve & cu | D ne — AL Lee 2: Se EDR - — ré UZ f: 2.0! [NT Étpie dt ne = Fe : | "1-4 +. LAVE T ne Fe [= NET | LT" - * Ÿ + : LA —_ : sais si, 3 LA + " — w' lee 2 ) Dr tes V4 A | - Es = . Le «2 z 4-2 ré; 29 ar 4 M. > Le ge RE COLE M 5520 L'œue PES ele A * > + . Pad — D pe pr ns “7e si Le FE fx RER — a: à à , +, | [ME = 73 + Ce 7 E Le DEAN à a A. "hi, + 30 ff 4 De, M'ENCRNANN : x : ” D x 4 PRE TR ESSONNE \ p FA ‘ Le ." SR nas D on RARE ue à, « Cl NS LÉ SALES … » s : £ 1 to « L £ A TAC T ER de 0 à Lx + | CONS" à! ; h "er IC: br + cut E Les batteries de la Citadelle Henry , LT ur we - 19 4 ". >, N2 = à . A É PAUVRE: |: 11 74 NE Fete AT KE "2 |. La Batterie Coidavid et son éperon el LUS x 4) KE a fe 4, ST) 2. La cour centrale de la batterie Coidavid $ V5, re :-e | p*2 il “4 # æ £ à + 3. La “cheminée” de la batterie Coidavid APE " | ‘ : . 1 eE), . x . AE de >. p| + À La gp 2 4. La Galerie des Canons à la Batterie Royale LATE 22 ‘Ur ve ! EE Pr Tr _ 5. La Rotonde Fe ES a tu; F ’ Mr } = 6. La galerie haute de la Batterie Royale et, au fond, la Re F » t ss PA l [= Batterie des Princesses LE 4 _ : 7251 =". 1888 7.La Batterie Marie-Louise 1 4 ft Bu | a \ 8. La Batterie du Pont-Levis : 1 = i ( ‘ , à | $ é 1 4 “a E * 9. La Batterie du Grand-Boucan, enserrant la : Le M: md | Poudrière intérieure tr ’ ! a RE ES - 10. La Batterie du Pont-Levis (vue extérieure) AFEU # PE d r FE) | 11 Le front bastionné sud de la Citadelle Henry, au 4 = PT ar CN De Ù | présentant, de g. à d., la Batterie du Prince-Royal, la V D à . D En À + Batterie de Ramiers et la Batterie des Princesses, 1" | Tr : + , 27 Er nr +#) . ” donnant toutes sur le site fortifié de Ramiers. se L > Le fn : ? Le un à < A Æ . D de lo ru) 4 —— "-e = | TA, ” ut PER LEE EE ——— = = Lie + L D. 7 MAS + à . È à J À 1h 4 14 * > RURALE * , = à \ : re AN à en PTE rar, ” ï ne. SRE A u RAT PUTA * M 72 WF. & re s ” = de + RS LE ic à * : Ze : a: + | | - D 5.4 - rs ns is ", > A LA ca ‘ 1 Sr | 9 ERA Pa Le ENS ? ,! . ae Rae 48 se = \ AU RAC MTÉr | Fi ÉMRRE TE PS CAT \d=- %, | : à . À À: « CAMES ra int = ON Sie Î è EE 2 D or +4 : D RENAN SSCATENEr, ji ARE: “ é à: | x * MY Le “2 È . ss Sr « HAINE T ele de 0 =: ; D. = 0. TRS S ne AT a + | NO UEN + + 3 en g Si 1e = «a cmmrn tar ae OR ‘ nn : . : CE 1 = oi y Lt D = = fn et : , ST | NAS Se Se 7 +4 TE s - Es Le à | . | B. — LES me? “ (OR. et AA 1 # SA: Û 1 Bu, n: . sù 16: . er r: L 22e MA 61 : - 27, LE - Val LCA IE Ë RE cree | n 09 À — La ; S an. tn TE ae at F- d 2,53 ? 1 k MTÉCE + MST € E TELE 0 | Ch Dr * sn :: D L PP: EU, =. —— To : ré: ss ; > 7e 4 : LP F7 De UE 7 F. . i N : LES | | $: # 5 SR air . 1 Hess # née dt. L Dr , À L'ETAT r : 2 li: { PL. M # 4 . pt PE = 4 PR 04 " Le | à pe 4 * Fons Alt 1] = ARE ete 23 « : .- RS | / è 7,3 #- | eva. * L "1 cn T " ”. LS RE: "+ : “. a MES .:0,, ! : DE o SAR.” RE. s- La { L = r a. —. a ss € AR F4 L LL - —_…—. en Æ Pa . s Ë cé PS) ee 2 ne, # 7 : à LE Eur AVE : \ \ 7. = z EL È EAST A 1 | Vi f ; à V'ONNSC ES | ‘| Le y À : à Jr Fe a. CR vis : à 3 az 2 > - ne " PR : NW 1 1 LA “# [A | : 2 D 2 J ; da! j | 3, es Frs à | Te "x | $ A } + | EU | ST | PP” G mn - «1 . “ é M 4 “ 3 21: F " à 4 * DOS es ES 32 .- es : g D Rouet LT le us +. PR bete Sr I G EE - Les bâtiments annexes 1818. Les logements du personnel domestique est est vouté et était prévu pour contenir toute la réserve La forteresse est complétée par des constructions constitué d'un chalet couvert de tuiles rouges, adossé de poudre de la forteresse. La poudrière intérieure utilitaires et des logements de fonction. à la terrasse de la Batterie Royale et précédé d'une explosa en août 1818 occasionnant la mort du beau- 1 Le Palais du Gouverneur de la Citadelle modeste véranda conférant à l'ensemble une archi- frère du Roi, le Prince Noël, frère de Marie-Louise. et ses dépendances tecture délicate, contrastant de manière surprenante L'incendie qui s'ensuivit aurait duré près de quatre AU niveau inférieur de la place d'armes, protégée avec les forts volumes de maçonnerie de la forte- jours. Les réserves d'eau de la forteresse furent com- par la Batterie du Pont-Levis, se dressent les ruines resse. plètement épuisées. Les dommages que causa cet ac- encore imposantes du Palais du Gouverneur de la Ci- 2 Le Palais du Gouverneur (Façade sud) cident furent cependant limités grâce au parfait com- tadelle Henry. Reprenant les éléments architecturaux 3 La Poudrière intérieure portement de la construction, car ses concepteurs du Palais de Sans-Souci, cette résidence a un plan rec- En contrebas de la place d'armes et enserrée par la avaient prévu une pareille éventualité. Armés de puis- tangulaire avec en son centre une salle ronde, dite la Batterie du Grand-Boucan se trouve la poudrière sant contreforts, seulement les deux murs pignons de Salle de Billard, couverte d'une coupole, qui devait intérieure logée sur une petite cour qui paraît trop la poudrière se détachèrent du corps central, laissant servir de salon. Elle est équipée d'un âtre. l'étage étroite. Construits en forte maçonnerie de moellons échapper à travers les fissures de puissantes flammes supérieur, construit en bois, fut soufflé et incendié et de briques, ses murs latéraux sont renforcés de qui atteignirent de leurs mèches l'étage du Palais du lors de l'explosion de la poudrière intérieure en août contreforts épais. Son magasin des barils de poudre Gouverneur J 10 + BULLETIN DE LISPAN °* No 28 + ler septembre 2011 4 E. 4 + | \ ET. EE TZ D RS z À < # rite RS + RE = er : « PSE #. mms . 2 | | RE, | | à me ù 2 . à, > En. è US 2 = a 1-2 | … d. : | NME ER ') LU : # Rec y 4 | à L 4 : 12 SO LŒit | | MES ee RETRO ds | à AT Sn Ve ere gi F re À ee s PA ! " F% é ea 12 2 Al LEE intel e RMS RÉ: È _— F4 RE 1 TAPER 07 MP YU Dr, Car } PRE CRE PCR EEE ERA = . R, ’ L L'or RE ee . : e > 5: #. £ <.. « Et, * - - RE Su, Es Es To , à LE AI V7 Le x 24 : & . r 7, &. ACTA. 2 DE bye = . LT 1 1208 er PRET ES RER Et VE + { Fay ; A é Pour A ER 277 PER Léo PEAR : Cr à", | Av y le 1" 4 Le Quartier des Officiers elle est constituée d'une plateforme de tir taillée dans briques liée par un mortier de chaux. Elle renferme Adossé à la terrasse de la Batterie Royale, avec qui il le sol calcaire et s'abritant derrière d'un parapet. Elle une impressionnante salle voûtée qui témoigne du partage la toiture, ce bâtiment abritait les logements est équipée de cinq mortiers en fonte de calibre pla- souci d'Henry Christophe de doter la forteresse et les bureaux des militaires hauts gradés en charge cés sur leur affûts d'origine, également en fonte. Leurs d'une large autonomie défensive. à la forteresse. Une étroite galerie longe sa façade feux sont dirigés vers les fortifications de Ramiers, 8 La Poudrière extérieure principale donnant sur la place d'Armes. Le Quartier la vallée de Brostage et la Ravine du Grand-Boucan. Immédiatement après l'incendie de la poudrière in- des Officiers loge actuellement un petit musée dédié Ces véritables mastodontesde 5 tonnes avaient une térieure, il fut décidé d'en construire une nouvelle, à l'artillerie de la citadelle Henry. Son sous-sol, par portée de tir pouvant atteindre les 4 000 mètres cette fois-ci placée à l'extérieur de la forteresse au lequel on accède, par un étroit escalier aux obscures 6 Les dépendances du Palais du Gouver- bied de la Batterie Marie-Louise. Elle n'était pas ache- geôles de la forteresse, simplement aérées par de neur vée à la mort du roi survenue en 1820. soupiraux grillagés. 7 L'“Hôpital” 5 La Batterie de Ramiers Appelée à tort “Hôpital, cette poudrière exté- ? Localisation géo-spatiale de la Citadelle Henry : Cette unique batterie extérieure de la Citadelle Hen- rieure située au Sud de la forteresse, au pied de la ! ans con D ry était destinée à renforcer la protection sud de la Batterie des Princesses, mesure 24 m par 12 m et | Altitude :836 m forteresse. Placée au pied de la Batterie de la Reine, est construite en forte maçonnerie de pierres et de (Sc. Googlearth + 201 1) J BULLETIN DE L'ISPAN ° No 28 + ler septembre 2011 + 1 Le monument qui le mit debout Henry ler, roi par la grâce de Dieu On comprend mal le rôle de la Citadelle si l'on s'en auraient érigé un arc de triomphe ? L'ajout tardif de Ses falents confirmés de chef de cuisine l'armèrent pour tient strictement aux impératifs de défense, alors la tour Coidavid répondrait-elle à des exigences de } guerre. Plus particulièrement, ce premier métier lui qu'elle à été également et peut-être même principa- composition architecturale plus qu'à un souci de ren- enseigna l'art de combiner tous les moyens de transport, de lement conçue comme une manifestation de la puis forcer la capacité défensive de la forteresse ? Une ,yjtaillement et de logement des troupes: la hgistique. Ces sance royale, certes, mais aussi comme le symbole quête de proportion au paysage tourmenté a-t-elle : - : ie . n , ; . aptitudes lui permirent de mener avec efficacité la guerre de la victoire du peuple haïtien contre l'esclavage et accompagné la conception de l'œuvre? . . op ; : . 4 \ comme aucun guerrier, de concevoir et de réaliser des chan- l'oppression. La concentration exagérée de bouches à feu en un biens disant à . Lrritoi En effet, on ne peut ignorer l'impact des antago- lieu unique est, sans aucun doute, imprudente, du 7748847 #sques e : QIBANISEN TIR TENTE 9e. nismes et rivalités profondes qui, à partir de 1806, point de vue stratégique. l'accumulation de 50.000 Comme la majorité des hommes de son époque sur cette après la mort de Jean-Jacques Dessalines, opposèrent boulets, bombes, et autres projectiles dans un lieu Pa/ñe du monde, les origines d'Henry Christophe sont peu les unes aux autres les diverses personnalités de unique doit surprendre. connues, laissant ainsi mis à part quelques minces certi- premier plan de la scène politique, ni les motivations La stature verticale de la Citadelle n'est-elle pas en des, libre cours à la légende et aux récits mythiques. De profondes qui ont pu influencer Christophe dans la contradiction avec tout principe stratégique depuis 5 biographie officielle, nous apprenons qu'il naît à l'ile de conception du complexe fortifié Citadelle-Ramiers. l'invention des bouches à feu? Alors que toutes les la Grenade (alors colonie anglaise des sles du Vent», aux Compte tenu des lectures archéologiques opérées fortifications tendaient à s'enterrer afin d'offrir moins Dites Antilles») le G octobre 1767 (encore que cette date sur la maçonnerie de la forteresse, il est certain que la de prises aux feux ennemis, la Citadelle Henry seule, nest pas certaine), de parents probablement libres. Le tem- Citadelle Henry n'avait pas cette importance et cette invente des courtines et des bastions étagés. ; . . TS . « : ! : . N . bérament mutin du jeune garcon l'aurait fait confier par son silhouette altière dans les premiers projets de 1804. Toutes les pièces de bronze mises en place à la Cita- | saine dl re de cabotace ‘afin de mañri Ce n'est qu'à partir de la scission de 1807, l'état du delle Henry et aux fortins de Ramiers proviennent de pêre a un cap are . PAPITE QE CNOIARE afin de 7e 7 Nord étant dirigé par Henry Christophe, que tout l'Armée de l'Expédition Leclerc. Elles sont soigneuse- “#7 ratire IRSOUISE afin de la rendre plus souple”. Ce lui fut permis pour donner à ses projets une dimen- ment mis en scène particulièrement dans la “Gale- Æ/aine l'aurait à son tour confié à un nommé Badéche, sion qui commence à échapper aux stricts besoins rie des Canons” de la Batterie Royale. La Citadelle propriétaire d'une habitation sucrière à Saint-Domingue, de la défense du nouvel état. À partir du moment aurait-elle été conçue comme un écrin pour ranger g#i l'aurait amené à la colonie. Ce cultivateur, propriétaire où Henry Christophe, président, puis roi, a exercé des objets précieux, tels ces trophées de guerre ? également d'un hôtel au Cap-Français l'aurait initié à l'art son pouvoir sur la partie Nord du pays, ses projets La Citadelle Henry est la seule fortification de la col- yfinaire et en aurait fait un mattre-quene. architecturaux ont pris une dimension monumentale lection des ouvrages édifiés dès 1804 à atteindre, et En 1779, âgé de douze ans, on retrouve ses traces comme qui conjuguait au souci de la défense du territoire. de on ces dimensions, échappant complètement à la tambour, selon les uns, ou, selon d'autres sources, comme , | STAIEBIE PrEconsee. . porte-étendard au Corps de Chasseurs-Royaux du vice- A un peuple que l'on voulut à genou La Citadelle Henry, hors de toutes proportions - ou . ; . . . So, A . amiral Charles-Henry, conte d'Estaing, devant rejoindre Il lui fallut un monument qui le mft debout. plutôt, se proportionnant au paysage - ne respecte Gilbert du Mori x de La À qu été Aimé Césaire, poète guadeloupéen pas les moyens financiers, matériels, technologiques #oert 1 Offer; marquis . gfayette engagé a coté et les ressources humaines à disposition. D'où la vio- des Insurgés dans la guerre d'Indépendance des Etats- Du latin monumentum et de monere qui signifie aver lence qui a dû accompagner sa mise en œuvre et Unis d'Amérique. Ainsi Christophe participa au siège de tir rappeler ce qui interpelle la mémoire, le monu- qui est rapportée par la tradition tant écrite qu'orale. Savannab où, toujours selon la tradition orale, il aurait été ment est un artefact élaboré par une communauté La Citadelle Henry se présente tel «un lourd cuirassé Ægèrement blessé. ou un chef pour se remémorer où remémorer à de pierre» dominant avec puissance tout le paysage De retour à la colonie, Christophe exerce les métiers les plus d'autres générations des personnes, des événements, … environnant.Vigie, certes! Mais, également annulation Zwers cependant toujours liés à la gestion des hommes et rites, ou croyances. Il fait vibrer le passé de manière suprême du négrier !” s'écrie Aimé Césaire. des biens. I fut tour à tour vendeur de bestiaux; maître- à maintenir ou créer des valeurs communautaires. Le 11 s'agissait d'affirmer du même coup par des en- DE DNS » . ; . . OT boucher puis inspecteur des cultures. C'est à ce poste qu'il monument rassure en conjurant le temps. Le monu- treprises grandioses qui prouveraient à la face du - / ons . - : : NUS . . fut vraisemblablement remarqué par l'armée coloniale qui ment est intentionnel. monde, et surtout à l'ancienne puissance coloniale, lonrél . dès 1793 Lef de bricudl 1 La Citadelle Henry serait-elle un monument à la Vic- la capacité du nouvel état noir libérateur d'esclaves, à enrôla puis en fil, dès 770 dde brigade et un ins- toire de 1803 ? Comme d'autres en d'autres lieux réaliser des œuvres pharaoniques. tracteur de troupes. En 1798, il est promu au grade de co- lonel avec la responsabilité de commander l'arrondissement 200000000000 000000000000000000000000 0000 militaire du Cap-Français ainsi que celui de Fort-Liberté. DCC000000000000000000000000000000000000e .Àc post, ses talents d'organisateur furent largement mis * Allongée sur la ligne de crête de la chaîne du Bonnet-à-l'Evêque, la Citadelle Henry,“la montagne sur la montagne”, : a RE, RE Le TX 4 ne dl 20 mi Fr - 7” | nn s PV ST QU vo re jubee ——. En 4 Lie 2 #45 : MS Æe: a st NL + rè ZT a" je, L , : +: 5 s L af ni À 0-17 2 THE > ç ” n. LP ® > Se TT NS Mar t É Ce He . « sé RUE 1 : ca « pre Pa em TS “ dx 10e LL : { RS: PT 2 mn - " ce” er rs , = A PACE — ", : LS rw BR Lee TEE, - 2 LRU ee OR TN pret RE TE ti Z , E3iixz L - -+ : ed # " . — ÿ … 2 2j 4 + ’ Le 7 ur D, ae €” Ty “15° - SR RES + rs Ai “ rs | 8 re . “à ao > PF of A 2 . > s £ a , D sr 2 ee M) à : à profit : il porta ses soins et son attention à toutes les virent le jour sous son règne. Il accorda une grande priorité branches du service public, en restaurant et réorganisant les à l'enseignement technique, à tous les niveaux. Dans ve fortifications des villes placées sous son commandement tout via dessein, il n'hésita pas à faire appel à des professeurs et en disciplinant et instruisant les troupes. I] apporta la sécu- ; Ts techniciens anglais, français et américains. rité aux cultivateurs et fit renaître le commerce, périclitant hs Passionné de constructions, Henry Christophe restaura en ses temps troubles de la colonie. de. les anciennes habitations coloniales de la partie nord dont Après avoir mené une résistance farouche contre les troupes les grandes cases furent transformées en résidence royal, du corps expéditionnaire français de 1802, il passa à leur 4 1# construisit plusieurs palais : le palais de Belle-vue-par-Le- service et mena avec autant de détermination la guerre Roi de Limonade, le palais de la Belle-Rivière à la Petite- contre les insurgés indigènes. 1] ne rejoignit que plus tard Rvière de l’Artibonite, qu'il laissa inachevé, et le palais ces derniers, s'associant ainsi à la victoire finale qui mena à de Sans-Souci, le plus somptueux, construit à Miloi, au l'Indépendance d'Haïti en 1804. = bied des contreforts de la Chaîne du Bonnet-à-l'Evèque. Après l'expulsion des Français de l'ile, Christophe pour- a Curieux et avide de connaissances, Christophe prenait suivit sa carrière militaire au service du nouvel état haïtien plaisir à la conversation de gens d'esprit et se délectait des dirigé par Jean-Jacques Dessalines. Suite à l'assassinat de sil relations intellectuelles qu'il pouvait avoir avec eux. 1] eut celui-ci, en 1806, il fut élu le 17 février 1807 président de très nombreux échanges ébistolaires avec des intellec- à vie d'Haïti et général en chef des “forces de terre et des tnels européens dont Thomas Clarkson qui en fut le grand mers”, sous l'égide d'une constitution qui ne lui laissait pas a admirateur de son œuvre et de sa gestion et qui devint son “plus de pouvoir qu'à un caporal”. se retira dans la par- Le conseiller pour les questions diplomatiques. Christophe a tie nord du nouvel état avec les troupes qui lui étaient restées |: entretenu également des relations étroites avec Wilberforce fidèles. Le 2 juin 1811, il se fit couronner roi d'Haïti, sous Ÿ Clarkson qui joua pour lui le rôle d'ambassadeur de bonne le nom d'Henry Ter, titre qu'il gardera pendant neuf ans. 2 volonté auprès des grandes puissances européennes. Visionnaire, nationaliste et ambitieux, chef militaire | 2. La disproportion entre ces fortes ambitions et les faibles souvent emporté, au caracière impulsif, mégalomane, moyens à sa disposition entraîna le monarque dans un Christophe fut tout cela, mais également un organisateur (Sa . autoritarisme sans nuance qui le porta trop souvent à être exceptionnel qui sut s'entourer de conseillers hautement démesurément cruel particulièrement durant les dernières compétents. [/ projeta la création d'un royaume calqué sur années de son règne. Ces excès furent de plus en plus mal les modèles européens - les seuls qu'il connaissait - mais se supportés par la population. Il se livra à des exactions, retrouva face à des enjeux de taille : reconstruire l'économie monopolisa l'industrie et établit un système agricole avec des de la partie septentrionale du pays, ravagée par la guerre, moyens de répression voisins de l'esclavage. «Tant à faire, protéger la fragile indépendance du pays, “éveiller à la ce en si peu de temps l» , s'inquiétait-il tragiquement. conscience nationale le plus grand nombre de citoyens grâce S Le 15 août 1820, Christophe fut victime d'une crise d'apo- à l'instruction” et en même temps mener la guerre contre les plexie qui le laissa paralysé du côté droit. Un soulèvement sécessionnistes républicains de la partie sud du pays. À ne larda pas à se déclarer au sein du royaume. Malade et Son œuvre fut, cependant, considérable. En manifestant, : D rahi par sa garde, ül se suicida le 8 octobre 1820 d'une x Ane forte volonté politique, Christophe fit promulguer eo Ps balle au cœur. Son corps fut amené de nuit par ses proches Z tout un ensemble de codes organisant la vie civile, le trafic | et enterré à la Citadelle. Son fils cadet, Jacques-V'ictor- ë maritime, le commerce et l'agriculture. I fit construire des Henry, âgé de seize ans, fut assassiné quelques jours après. 2 hépitaux, mettre en place une assistance médicale gratuite, Sa femme et ses deux filles partirent quelques mois plus 5 établir des manufactures diverses, des usines d'armements tard pour l'Angleterre, puis ltalie où elles finirent pai- à et accorda une importance particulière à l'éducation de la siblement leurs vies. Leurs dépouilles reposent au Couvent © population. Plusieurs écoles militaires et professionnelles ç@ L des Capucins de Pise. + Henry ler, Roi d’Haïti (1811-1820) En , Se ge : L ® PAT 7 7 A Te . nr L © dE 7m , FE sgor £ * - $ > =, Rs LES RS à NE s h 2. @- +. FRA à ge: à CR nie A; PE RTS Vase 7 = free MU TE AR TS _e Ervof SD 2 M am DEN PS " ss d'a 278 vs" ae Cr Re EE AAES Te net” #7. en ,; J Li = 4 - 7. + ARR AE OS LL - L ve Le MAT Y. pe | RE Dee Lg DR: à, D TÉNMRNS, . tosr SE a LL + : SR Le chantier On admet généralement que la population de la Chaque pierre, chaque brique cuite dans la plaine, ae, RATE +4 PRET EU we F Colonie de Saint-Domingue, à la fin du XVillème chaque charge de sable, tout devait faire l'ascension MR NE at 5 ma Q A 4 siècle était d'environ 600 000 mille âmes dont 500 quotidienne du Bonnet-à-l'Evêque. Les chantiers se p PRE CRT oi F7 So 000 esclaves. Si on soustrait à ce chiffre approximatif trouvant au sommet des montagnes, par conséquent , L Ke mari ë tous les décédés, les exilés, les rapatriés, victimes des très nettement au-dessus de la ligne des sources AUTRE #2 ke 7 frondes et soulèvements successifs et de la guerre d'eau, le transport de ce précieux liquide a dû se faire HER CÉE RE FRS d'indépendance d'Haïti, on peut circonscrire autour par simple portage sur la tête dans des seaux ou à dos ESS As Dee STE PER IRS de 500 000 le nombre des habitants du nouvel état de bêtes jusqu'à l'achèvement des citernes et des sur- ME ge # MERE À ARS “ F 3 # en 1804, confirmé par le recensement qu'entreprit faces de captage d'eau de pluie pouvant les alimenter :5as . FEU ES 4 Site r°_* Res # Jean-Jacques Dessalines dès 1804. Après la partition Et même si le chemin utilisé à l'époque avait été conçu Lt de LA j Pre F 3 “ep de l'île en deux états, la population du Nord, contrôlé plus long et donc moins pentu que l'actuel, et si il fut 5 ARE à à SAUT À Pme" EX par Henry Christophe, ne devait pas excéder 250 entretenu pendant toute la durée de la construction 2 BE er Eye ar QU si 000, soit une masse potentielle de travailleurs d'envi- permettait-il les charrois avec des équipages attelés < ES Re RES PES RE CAT EE = ron 125 000 hommes. C'est dans cette masse relati- d'animaux de trait ? Ci ER Lee 5 AS À AT PRE ET À vement peu nombreuse qu'il a fallu trouver les très Il faut donc imaginé que tous ces transports se fai- £SS LT pi #)} FERNET NOPAPE Let nombreux travailleurs nécessaires à la réalisation de saient par des hommes, soit portant des charges à FA MERE a ASP Te gun Le f PM DNS la Citadelle Henry et des fortifications de Ramiers. individualisées ou des charges collectives, comme des Tout d'abord, il fallait produire les matériaux : extraire arbres plus ou moins équarris, soit encore attelés à 4 et tailler les pierres, extraire l'argile et cuire les briques des véhicules ad hoc ou glissant sur un cheminement et les tuiles, abattre et débiter les bois, fondre les de rouleaux passant inlassablement à l'avant de la bronzes, forger les ferrailles de toutes tailles. Pour tenir charge. ces emplois spécialisés, il fallait des ouvriers compé- C'est ainsi que l'on doit se représenter, sans grand tents et industrieux, des chefs de chantier énergiques risque d'erreur la lente montée des bouches à feu, et des ingénieurs et toutes disciplines. canons, mortiers et autres pierriers de tous calibres et Tous les postes pourvus, tous les ateliers ouverts, il les dizaines d'affûts en fonte que l'on retrouve alignés demeure le problème fascinant du transport de tous à l'entrée de la Citadelle Henry. les éléments constitutifs de la Citadelle Henry, de la Le nombre incalculable d'hommes et de femmes plaine vers la crête qui la domine de plus de 800 qui furent littéralement mobilisés pour cette entre- mètres. Et tout en gardant présent à l'esprit que les prise titanesque est impossible à chiffrer mais il ne ] . chantiers de la Citadelle Henry et des fortifications serait pas surprenant qu'il se situe entre 10 000 et . nr de Ramiers, mais aussi celui du Palais de Sans-Souci, 20 000 individus. À cela faut-il ajouter les questions 225. = ï ont été mené de front, il faut bien réaliser que tout de logement, des soins médicaux et de la nourriture 5 ar rl devait être mené par portage à pied d'œuvre, car le de cette population. Tous le Nord du pays a dû effec- , , == SET S site n'offrait sur place aucun matériau directement uti- tivement être mobilisé à l'érection de ces ouvrages. La LT LC. 79 EL lisable, mis à part la pierre et la chaux qu'on en tirait. tradition orale ne rapporte-t-elle pas, au Mêle Saint £ Le = “cote nono . globalité des matériaux doit être Nicolas, pourtant situé à l'extrême pointe ouest de pe SA placée dans le contexte topographique particuliè- cette partie du pays, à cent-cinquante kilomètre du — AS rement hostile du site dont le visage actuel ne doit pas site, l'existence d'une fabrique de cassave du temps ee à : beaucoup différer de ce qu'il était il y a deux siècles. de Christophe destinée à pourvoir l'alimentation des d 273 re A 0000000000000000ee ouvriers de la Citadelle Henry? ” - Z 7 Tr pen D. * Fret. , ë ee DNS Pic met s 3 ‘ x fl LS 2 4 1 Æ — J 4 PA ge r; 7 «. / es Fe J 0 » no x 4 7, , s 4 ed f 72 L k u £ LE. £ / r FT 2 | > KA ; ne ” f « 2 N . + = Lar 1 Y nc À 14 + BULLETIN DE L'ISPAN : No 28 + ler septembre 2011 AAC RATÉ" “us | Lee b 4 L2 k 1. à à. LE ACCES PT on, GR GA 7 : TEL nf 45 ê Œ jtm a RES 4 en 2 SEE % rh LE Be EMMA SESRSS LUE < L / d " ” une 4 - LRES EL 4 Tr - * ERA ADN SR y PS 0 à À à 92 UPPSE DENEN “que 2% 1 Pom er [4 ÿ RTL Es — 18 " * FAR Er OT AER ETES 2 Cros Val Et L \ me, À LE © . Lip PRE SES RE TA he À £' — RARE DZ , PUR HELP POP RUE ET OL RTE Des ec 2 - N eus __ te 44 - mi CES s F s EE À Pr. : D RE - + 24 ler + Æ se ; Fe _ , Z . NC 4 . PR 2 té L AY ne, 2 5 4 3 ” se ® Y > a PE = 3 Frura Le ” LS LT x: vu LT ” - + PL ou £ 76 À , NE 4 PI D 0 Z ++ rh Ke. g h = - mr 3h, 2. M FT es 2 _.— rs LA. À e | N'IVIENS ES C7 COLE ARE Es ” * Da 4 À A 2, BR LE PSE Dre mx € ERC'NN SE AMG a! e = M Eva 2 f FA 0 = LIi1E 1 re : EL. At. -1 PA à PAT ere LemTrrrrT Et D CHRISTOPHE : ; és Précisément, ce peuple doit se procurer, vouloir, réus- di 7, sir quelque chose d'impossible ! Contre le Sort, contre F l'Histoire, contre la Nature, ab ! ab ! l'insolite attentat - E de nos mains nues ! Porté par nos mains blessées, le défi insensé ! Sur cette montagne, la rare pierre d'angle, 4 le fondement ferme, le bloc éprouvé ! Assaut du ciel 5 : on reposoir du soleil, je ne sais, la première charge au F d- matin de la relève ! Regardez, Besse. Imaginez, sur EE i dx. celte pen commune plate-forme, tournée vers le nord ECS 175 ait 1 magnétique, cent trente pieds de haut, vingt d'épaisseur Cimr," =—-+ 4 les murs, chaux et cendre de bagasse, chaux et sang de à Fr es ul : Mes . . à #1] Il : = taureau, une citadelle ! Pas un palais. Pas un château Et) [SSSR LOL fort pour protéger mon bien-tenant. Je dis la Citadelle, ALT la liberté de tout un peuple. Bâtie par le peuple tout S> entier, hommes et femmes, enfants et vieillards, bâtie pour le peuple tout entier ! V/oyez, sa tête est dans les nuages, ses pieds creusent l'abême, ses bouches crachent la mitraille jusqu'an large des mers, jusqu'au fond des | : . , , . . } 1. L'un des fours-à-chaux ayant servi à la construction de la : vallées, c'est une ville, une forteresse, un lourd cuirassé Citadelle Henry ë de pierre. Inexpugnable, Besse, inexpugnable ! + 2. L'embrasure d'une chambre de tir de la Batterie des À — 4 Mais oui, ingénieur, à chaque peuple ses monuments ! Princesses À \E-i | | sed A Le au lt à il fallait + 3. Coupe longitudinale de la Citadelle Henry. \ : [2] ce penp . 4% 0 Von 4 BEOUX, / fa ar 1 70m + 4. Modénature de la corniche du Palais du Governeur de la | -vil ÿ - D ment qui le mêt debont. Le voici ! Surgie ! V'igie ! Citadelle Henry (Façade nord) 2 4 4 + 5. Vue aérienne rapprochée de la Citadelle. > À LEE - 3 4 Extrait de la Tragédie du Roi Christophe 6. Henry Christophe inspectant les travaux de la Citadelle , 1 JE ET trs PME Cite | Peinture de Louis Blaise (1983 D) A VE } , du y , + /.La maquette de la Citadelle en son état de conservation QE 57] = Henry ler s'adressant à l'ingénieur Martial Besse en 1980. avant les travaux de restauration 6 FF, Fin du premier acte 3 BULLETIN DE L'ISPAN °* No 28 + ler septembre 2011 + 15 La restauration MAÉ 1 F pu | net tustis-1 Paralysé par une hémiplégie, devant affronter une 25187 ENEUR LE FER PRES Las - insurrection populaire et se sentant abandonné par | AE ET er A we SOIR à “5 te ses troupes et ses officiers, Henry ler se donne la | RE - 7 HE é he LA R Le DE: Æ mort le 8 octobre 1820 en son Palais de Sans-Souci à/ + # Eu “+ Jeu Eur M oi 5 “: qu'il avait édifié à Milot. La résidence royale et la ABC LR. C Ne eue AR" te: À [Em Citadelle sont pillés, les charpentes et couvertures de [RSS ñ À 7. Fr, 54 È Ÿ ik > Pratt Mr 8 pe PR tuiles sont enlevées ainsi que les menuiseries, les vo- res ns Pay F4 GT. à 2 + ” es F Re US AE à lets extérieurs, les poutres et les solives. L'abandon de RES PR LE es +04 : CHER 2 à 4 Le ' À Vs ee US AURA la Citadelle Henry et du site de Ramiers déclenchent D” 2 de PV part je PAPE, FA .. “#4 mn Ve p < le mécanisme de la destruction qui se poursuivit dans ee TT EST | a. # FR CNE qui se p PE PE ROSE a AY : ANS - PSS DR l'indifférence et l'oubli des hommes. En 1842 un ter- =" Ten ad 544) ERRr 74 et ne St gi - J rible tremblement de terre détruit en grande partie ER, 4 AL a RP A Fee: - F À 3 le palais de Sans Souci, ébranle la Citadelle Henry et D EL 4 RE. TA + RS D. Q RE 7 & a $ Î + . ne . $ : En. / À, IR : ACTE endommage gravement la Batterie Coidavid. Puis pen- 5 = 227; TPE DT RE, A. ns ge dant plus de trois quarts de siècle, le martèlement 31.:,42%/ % + ET 476 Dr È Fe * = ads 4: NS incessant des eaux de pluie s'infiltrant à travers fis- S….+ À “i 0. - LL ÈS BR RE ben | . sures et lézardes, l'érosion lugubre du vent, l'assaut SR CUT DE OYSE 2 ms ds ; Dies CNE À LR silencieux de la végétation et les rapines des hommes, 6 Re" Fe vi Le FRA TA USE : sk. Fa. LES ES Dee Li] investissent inexorablement les enceintes désertées. bi! 4’ > 9° RE. : SE I à Lei dt © Se KE. En 1934, le gouvernement du Président Sténio RAS # L ÿ # MER er AL id aÀ NT La ee Se He a Vincent fait entreprendre des travaux de nettoyage * *ÆÆ4Ts + . RS sde DATA Ne Sen” SU 0" ide PEN" —. Lou , L + Le Palais du Gouverneur, le Quartier des Officiers et, au fond, la Batterie Coidavid dans les années 1930 des végétations et de mise à jour des murs et des vestiges de structure tant au palais de Sans-Souci qu'à mise en valeur du Palais Sans Souci et de la Citadelle direction de l'Architecte Albert Mangonès, initiateur la Citadelle Henry. Pour la première fois des relevés Henry du projet de restauration. L'ISPAN est, désormais, l'or- assez complets des plans de ces édifices sont dressés En 1977, L'UNESCO accepte de prendre en charge le ganisme officiel ayant à charge la coordination de la et on procède à la reconstruction de la chapelle circu- projet et d'organiser des levées de fond en faveur de politique de protection du Patrimoine National d'Haïti laire de Milot. En 1940 la première loi organique pour leur sauvegarde. Le projet ISPAN/PNUD/UNESCO ainsi que le programme de restauration du Palais de la protection des Sites et Monuments historiques est démarre le 7 octobre 1978. Avec un budget annuel Sans Souci, de la Citadelle Henry et du Site fortifié promulguée. d'opération mis à disposition par l'Etat haïtien, l'ac- des Ramiers. Mais de nouveau la vigilance se relâche, la dégradation tion entreprise à consisté à initier des interventions Mais, c'est à la Citadelle Henry que les travaux furent recommence, s'aggrave et il faut attendre les années d'urgence visant des mesures conservatoires (rele- les plus importants. Le projet réalisa au cours de ses 1952 à 1955 pour une nouvelle intervention officielle vés architectoniques, étaiements des parties les plus treize années d'existence (1977-1990), la mise hors de restauration. Des travaux partiels de consolidation menacées, etc.), la protection et la sauvegarde des d'eau complète de la forteresse. Dès les premières structurelle, de réfection de murs, de rejointoiement structures et des espaces architecturaux significatifs, observations des restaurateurs, l'évacuation des eaux de certaines façades, de colmatage de fissures et de le contrôle graduel de l'utilisation des lieux, la mise à pluviales des ruines de la Citadelle Henry s'est vite reprise des surfaces de terrasses sont entrepris à Sans jour des études techniques, des projections du calen- révélée , comme le problème essentiel à résoudre en Souci et à la Citadelle. l'engouement touristique pour drier d'exécution et du calcul des coûts. Et, enfin, on vue de leur conservation. En effet, le pillage et l'aban- la visite des monuments suscite une relative conti- procéda à la création une vaste zone de protection, don de la forteresse avaient essentiellement détruit nuité dans l'entretien, mais l'absence de la mise en le Parc National Historique, Citadelle , Sans-Souci, le système de collecte, de drainage et d'évacuation place d'une organisation permanente spécialement Ramiers, qui sera, plus tard, en 1982, classé Patrimoine des eaux de pluie, livrant le bâtiment à une constante consacrée à cette tâche laisse la voie libre à la pro- de l'Humanité par l'UNESCO. érosion et ses parties structurelles à d'importantes gression de la dégradation qui de nouveau et, très vite, En 1979 le gouvernement d'Haïti crée l'Institut de infiltrations mettant en péril leur stabilité et favorisant s'aggrave. Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) sous la la pousse d'une végétation sauvage et destructrice Ce n'est que sous le gouvernement du Président Jean Claude Duvalier qu'est envisagée une approche systé- matique de l'ensemble des problèmes de sauvegarde FPE DU des monuments, en accord avec les normes scienti- D txTS À re, 2 fiques internationales. En 1973 un projet conjoint du MFTAIL W'ANÉTINN cos É 4 4 * ras QE an | gouvernement d'Haïti et de l'OEA réalise la pré-étude ni À Jus de protection, de sauvegarde, de restauration appro- | ne If pa priée de l'ensemble monumental du Palais de Sans dun re 17 2 Souci, de la Citadelle Henry et du Site de Ramiers. - À, me L'étude fut dirigée par le Service de Conservation des LA & nr PA Fe Sites et Monuments Historiques d'Haïti, qui bénéficia » ne RE Le EE À de l'aide précieuse et de l'assistance technique de = 3 * S re re 164 l'OEA. nn — : "72 EE Ce travail préliminaire à permis de constituer en 1974 ee. NN = — 7 p//4 4 CPE SAS | le dossier cadre de l'état de désagrégation grave des LE. 118 F Æ < LAN W ls monuments, de présenter une documentation gra- DETAIL nt AXEL E- : a * phique méticuleuse, des relevés précis des structures sa un sum * PE 5 ES re ÿ : \ existantes, accompagnés de descriptions détaillées des LA (DOTINN DE La7 à “ HAE x dommages techniques et de l'analyse de leurs causes. h LS 3 : | On en a tiré la formulation de propositions d'ensemble _ &f NS, | d\ pour enrayer les progrès de la ruine, organiser une : Ê j \ ù Ù à action graduelle de restauration de ces monuments Da ame mue so munis nn « sai et projeter une gestion cohérente de l'utilisation de z Ernie ER UT ÉÈUX ". ces monuments historiques. En 1976, M. Léopold Sen- $ SRE nes A D ÿ Qi ve er ghor Président du Sénégal, après une visite officielle ‘| 2777777", = Ze mn + _ CN, Ébe-—— des monuments christophiens qu'il réalisa comme un £ ne | EME TNT re pèlerinage aux sources vives de la négritude, apporta 8] 22 4 À bec PE es une contribution de 60 000 dollars américains à la © = constitution d'un fonds consacré à la restauration et la + Isométrie sur le raccordement de la charpente de la Batterie Coidavid à la muraille de la Rotonde, dessinée par F. de Bazelaire 16 + BULLETIN DE L'ISPAN : No 28 + ler septembre 2011 4 . 2 les murs. Dans ces cas précis d'interventions, la Charte 2 æ de Venise, également conseille que «sur le plan des d L < À ; 2 reconstitutions conjecturales, tout travail de complé- - 3 es De =? lès W 0 ment reconnu indispensable pour raisons esthétiques +, AR Use ce, 2 - D LS + ou techniques relève de la composition architecturale Cu OUT NT FEVER AE et portera la marque de notre temps». : u Ï ri + En 1989, peu avant la fin du Projet la mission d'évalua- EE. gen 8 HA a 3 : tion du Programme des Nations-Unies pour le Déve- |- «SEP pe _s : : loppement (PNUD) conclut : \ UE | —. _ os «La Mission supporte sans restriction l'approche glo- Z | A | 11 bale et interdisciplinaire entreprise jusqu'à ce jour o | | » D, , f à dans le domaine de la préservation, de la restauration 5 MAL EE et de la mise en valeur de la Citadelle, du Palais de 3 “ Na Sans-Souci et du site fortifié de Ramiers dans le cadre Ë x FE + | du Parc National Historique et reconnaît la nécessité © À. de poursuivre cet effort sans relâche». 8 - + à 4 En 1990, la première phase de la restauration de la E 7." 1 : pu ? Citadelle Henry est terminée et la forteresse est mise o À À L 27 * pratiquement hors de danger de destruction. + Restauration de la Batterie Royale formée de simples lichens ou, voire, des arbres entiers. par la Charte internationale de Monuments histo- Par ailleurs, en l'absence de documents d'archives riques (Charte de Venise, 1964). Ainsi furent réalisés décrivant l'ouvrage dans son état d'origine, la majeure la reconstitution de l'impressionnante toiture couvrant partie des interventions de restauration reposèrent la terrasse de la Batterie Royale et les logements du Ÿ sur des observations archéologiques effectuées sur Quartier des Officiers. Dans ces derniers, le corps g N le bâtiment lui-même. Les traces évidentes observées de bâtiment complètement à l'abri des intempéries, > / r \ dans la muraille, les trous de boulins qui recevaient put être logé un petit musée dédié à l'artillerie de la [ ME à l'origine des poutres de planchers, l'observation Citadelle Henry De même, la Batterie Marie-Louise F— " \ scrupuleuse des canaux de drainage, les échantillons fut étanchée par la reprise des arases de ses murailles ÉE f \ de restes de matériaux encore figés dans les murs et par la réfection des extrados des voutes de son LE : ainsi que des débris de couverture retrouvés au sol, dernier niveau selon les techniques d'origine. De , permirent les reconstitution plus où moins fidèle Cependant, la Batterie des Princesses, par insuffisance : | des parties de la Citadelle et faciliter ainsi des amé- de traces-témoins n'a pas permis une reconstitution - nagements permettant l'évacuation de l'importante de sa toiture d'origine. Sa mise hors d'eau fut résolue #1 | quantité d'eaux de pluie que ce bâtiment couvrant par le coulage d'une dalle de béton assurant son assè- plus d'un hectare de terre capte régulièrement. Les chement complet. Cette solution fut également adop- SE - ——4 interventions de sauvegarde à la Citadelle Henry tée pour les travaux d'imperméabilisation du Palais du L Ÿ peuvent paraître d'inégales valeurs, cependant elles Gouverneur La tour du Bastion Coidavid reçut, elle, ” Ai EF À : demeurent un parfait compromis entre les objectifs une couverture «provisoire» faite de bacs d'alumi- 4 ) { À à hd fixés de mise hors d'eau et les reconstitutions s'arrê- nium reposant sur une puissante charpente en bois DE m7: 4 L're tant «là où commence l'hypothèse”, tel que prescrit d'angélique, dessinée selon des indices retrouvée dans Et | 1 4 2 à ; ———— ne M , ! « : 2 + Charpente de la toture “provisoire” de la Batterie Coidavid + Travaux d'étanchement de la Batterie Marie-Louise & à Le nt mr - # z Ù d ne Lee nm > Ë _ "à 5 ÿ : a - cf » E Es" ZE | "à . ni us cs É È À fi ” . — fn Z È = ren { d È pe É | ; L « nn. ÿ È ALT à Ê F : ®, e “ + A < k e Ep De * ts e SS À » LS ES < \ M : # k É - . Lao 2% SES EP & € . >. . & er. es 2 ES EL La nn. “4 a S RSS * n £ Le a . He ta rs = r Le. . = + Travaux de restauration du Quartier des Officiers + Le Palais du Gouverneur restauré + Palais du Gouverneur et Quartier des Officiers restaurés et de la Batterie Royale BULLETIN DE L'ISPAN °* No 28 + ler septembre 2011 + 12 ISPAN CENTRE HISTORIQUE DE PORT-AU-PRINCE | . . . Institut de Sauvegarde du Patrimoine National À Î Recommandations March 2 août 2011 CE Dans le cadre des débats engageant les futures interven- domine encore une fois l'architecture traditionnelle de la cohérente de développement économique et social et tions sur le centre-ville de Port-au-Prince, détruit par le classe moyenne de Port-au-Prince et conservant encore être prise en compte dans les plans d'aménagement et séisme du 12 janvier 2010, l'ISPAN estime de sa mission une forte cohésion sociale. d'urbanisme à tous les niveaux. de rappeler que cette agglomération, qui a pris naissance 4. Le secteur compris entre le boulevard Jean-Jacques 2. Les valeurs à préserver sont le caractère historique de en 1749, a produit au cours de sa genèse un ensemble Dessalines, la rue de l'Enterrement, la rue Paul-VI et la la ville et l'ensemble des éléments matériels et spirituels historique qui correspond à la définition proposée par la rue Pavée, enserrant des bâtiments aussi importants, qui en exprime l'image, en particulier : Convention de l'UNESCO concernant la protection du tant par leurs fonctions que par leur ancienneté, tels la a. la forme urbaine définie par la trame et le par patrimoine mondial, culturel et naturel (1972), document chapelle Saint-Louis de Gonzague, l'ancienne école pri- cellaire, ratifié par la République d'Haïti en 1980. maire des Frères de l'instruction chrétienne, tous deux b. les relations entre les divers espaces urbains: es- Par ensemble historique, s'entend tout groupement de construits en fer et fonte, l'Ecole Elie-Dubois, le ministère paces bâtis, espaces libres, espaces plantés, constructions constituant une agglomération qui, par des Affaires sociales (l'ancien parlement haïtien), etc. c. la forme et l'aspect des édifices (intérieur et exté- son homogénéité comme par son unité architecturale et 5. Le quartier développé au bas du Bel-Air autour de rieur), tels qu'ils sont définis par leur structure, vo- esthétique, présente par elle-même un intérêt historique, l'étroite rue Pétion constitue à elle seule une page d'his- lume, style, échelle, matériaux, couleur et décoration, archéologique, scientifique, technologique ou artistique. toire où se côtoient des petits bâtiments de notre patri- d. les relations de la ville avec son environnement Le centre historique de Port-au-Prince intègre largement moine architectural vernaculaire urbain, voisinant ceux naturel ou créé par l'homme, ce concept. d'apport plus moderne, et des lieux hautement sym- e. les vocations diverses de la ville acquises au cours Les récentes études réalisées par l'ISPAN sur ce centre boliques comme les ruines de l'ancienne Bibliothèque de son histoire. historique ont mis en évidence, outre ses valeurs de l'Amicale du lycée Pétion et celles imposantes de la Toute atteinte à ces valeurs compromettrait l'authenti- d'histoire indéniables, ses caractéristiques esthétiques, Cathédrale de Port-au-Prince cité de la ville historique. architecturales et urbanistiques ainsi que leur cohésion À cela, il faut encore ajouter les places publiques du 3.La participation et l'implication des habitants sociale. 403 bâtiments anciens, représentant un intérêt centre historique qui toutes, à l'exception des espaces de toute la ville sont indispensables au succès de architectural certain, ont été recensés lors d'un inven- de la Cité de l'Exposition du Bicentenaire et celles du la sauvegarde. Elles doivent donc être recherchées en taire réalisé au cours des mois d'octobre 2010 et mai Champ-de-Mars, datent de la fondation de la ville ; les toutes circonstances et favorisées par la nécessaire prise 2011 et devraient bénéficier, à des niveaux divers, de 15 kilomètres de galerie-trottoirs - fait exceptionnel de conscience de toutes les générations. Il ne faut ja- travaux de consolidation et de restauration ; nombre - espace urbain se présentant comme la principale ca- mais oublier que la sauvegarde des villes et quartiers de caractéristiques architecturales et esthétiques des ractéristique du vieux Port-au-Prince, le rythme et les historiques concerne en premier leurs habitants. bâtiments de ce centre historique ont été répertoriés et proportion de leurs colonnes, la vaste esplanade de la 4.Les interventions sur un quartier où une ville historique mis en exergue ; 5 secteurs remarquables par leur forte rue du Quai et, enfin, la simple et élégante composition doivent être menées avec prudence, méthode et rigueur, cohérence architecturale et urbaine ont été identifiés, urbaine formée par la rue Traversière et la rue Courbe, en évitant tout dogmatisme, mais en tenant compte des décrits et délimités ; marquant l'ancien tracé du littoral de Port-au-Prince. problèmes spécifiques à chaque cas particulier |. Le Champ-de-Mars - l'ancienne Savanne-du-Gou- L'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National estime Contre l'indifférence, contre l'exclusion, contre les inté- vernement -, vaste parc considéré comme le poumon que la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince rêts spéculatifs à courte vue, contre les notions trop de Port-au-Prince et témoin privilégié de plus de deux atteindra ses objectifs de fournir à sa population un répandues de dévalorisation de l'ancien ayant comme siècles d'histoire politique, liée aux différents sièges de cadre de vie meilleur seulement si cette reconstruc- corollaire le culte du nouveau, le plan de reconstruction gouvernement qui y ont été érigés. tion considère comme fondamentales et essentielles de Port-au-Prince ne devra pas perdre de vue la finalité 2. Le secteur commercial, compris entre la rue des Cé- les dimensions sociales, historiques et culturelles de sociale de l'aménagement de ce territoire et prendre sars, la rue Bonne-Foi, le boulevard Jean-Jacques Dessa- cet espace. A cette fin, nous rappelons les principes et conscience de la présence d'une communauté organi- lines et la rue du Quai, incluant la rue Courbe, qui est objectifs qui doivent guider la planification des centres sée. Cette communauté a le droit d'exister dans des sans conteste la marque identitaire du vieux Port-au- historiques tels que stipulés par la charte internationale conditions décentes, et le plan de reconstruction doit Prince colonial ayant en son centre le «land mark» du pour la sauvegarde des villes historiques, dite Charte de participer à l'épanouissement de celle-ci et faire du patri- Marché Hyppolite récemment restauré. Washington (1989) : moine culturel l'un des principaux facteurs de cohésion. 3. Le quartier du Morne-à-Tuf, développé autour de la 1. La sauvegarde des villes et quartiers historiques doit, place Sainte-Anne et le long de la rue du Centre-Sud où pour être efficace, faire partie intégrante d'une politique Notre histoire est notre force ! *. . ÿ ‘ SMEDE LA MARE DE PORT AUPANCE 7 e : | de À e vht. TL Jen xe d PU arr * ; LL, JP LSR RER à a À >. - À +. -. 1 ; 1 € Ci NN À » LL Se a%> FES s PE _ ALL WP >. Me se Re x ra ot nl) s Te 9 IVARIQ EME \ ET ON, oi era ê n h r 2: « ess D VA (OA CV us) 4 «{ > > + D ? 6 DA ET 20 5% Où e* LAON, A sa Ô FE F } .-Æ “ Ye AN A PACA L * a 2! È5. FA à BAM Ps At CE RSS PL ANQ ND LE | lt ds" : a en, LE a 26210 0e \ SP ce 5. À ël nat Tr DR: D\EpuyLe VER Ter \ NL De: E (1 jun s 7 k # 7%) 7 NT? NS \PLAT Ve <> PE ÉE LUE E Le où CARO OEAZCAAT > AE, | 2: ' : Le 4 fe 22 RP LE |, et 2 A0 à é À % Ÿ .1 Jos À } 4 Per: TASSE DE y SE eo). D vi “At È re, A Eu Es rs | 5 7” AN AXV Per Le ” é: GLS “a \s8 AE NET Co A 7. e 4% \ " deb WE EAN A TT ns AI E 4 Pat . AS & > OPA) dt C2 7 GE) 1 \ FCO. ds NON", Se SV EE ( N ” A7 | “A 2e : 2.1 'E ® ia PAP CEE BP Cf. LOCALISATION ENSEMBLE BORD-DE-MER °,} [ee + e N A 5 « «5 4 S LL . Li _ cit de 1 DÉ - 3 r FA. 4 is AREAS CT Lt © 4 —— + L'église Saint-Louis de Gonzague (1896) + Le secteur à sauvegarder du Bord-de-Mer généré par une composition urbaine simple et élégante, au centre historique de Port-au-Prince ayant en son centre le «land mark» du Marché Hyppolite récemment restauré. J 18 + BULLETIN DE CISPAN : No 28 + ler septembre 2011 ISPAN Institut de Sauvegarde du Patrimoine National V4 Note de presse Mardi 9 août 2011 #2 À ” : + IL r or Ë #4 D — A dé _ Gi LS z Æ——_— u a | . \ ro) + — si À Le L re PE ms + - 108 } k 3: = _— il LE | = 1 = : = | L _ su. sas ad : Le 2 . — \ | me nd me sr 2 Lee . CS OS : A ; = ps A La Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption du Cap-Haïtien profanée Après les actes de vandalisme perpétrés contre le Mo- consacrée le 6 mai 1944. De 1986 à 1987, l'ISPAN temps de dire non à cette barbarie qui s'installe insi- nument aux Héros de la Bataille de Vertières à l'entrée effectua la restauration de ses dômes et de leurs lan- dieusement dans notre société et qui cherche à effacer du Cap-Haïtien, au courant du mois de juin écroulé, terneaux qui furent recouverts de feuilles de cuivre. À à jamais tout ce qui est capable d'insuffler en nous de la c'est la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de cette occasion furent également réalisés d'importants fierté et de l'espoir en un avenir meilleur cette même ville qui a été profanée dans la nuit du 6 au travaux de ravalement des façades. La Direction de l'ISPAN croit qu'il est temps que chaque 7 août dernier par des inconnus. La Direction générale de l'ISPAN exhorte les autori- Haïtien se reconnaisse dans chacun de nos monuments La Direction générale de l'ISPAN proteste énergique- tés responsables d'ouvrir immédiatement, une enquête historiques dont nos Pères, à travers des siècles de lutte ment contre cette profanation d'un monument histo- permettant d'identifier et de traduire devant la justice et de détermination farouche, ont jalonné notre bonne rique et religieux de la plus haute importance et qui a les auteurs de cet acte avilissant et inacceptable qui ne terre d'Haïti. En les avilissant ou en les laissant avilir tant coûté au peuple haïtien. peut que déshonorer ceux qui l'ont orchestré et salir en nous taisant face aux vandales, c'est notre propre Ouvert au culte catholique le 26 juillet 1774, l'église l'image que nous donnons de notre pays et de nous- identité et notre propre mémoire que nous foulons. paroissiale du Cap fut renversée par le terrible séisme mêmes en tant que peuple. du 7 mai 1842. Après plus d'un siècle de travaux de Les actes répugnants et obscènes tels que celui-ci, visant Notre Histoire est notre force ! reconstruction et d'agrandissement, trop souvent inter. à désacraliser ce pour quoi des générations d'Haïtiens rompus, l'église, devenue cathédrale par la promotion ont sacrifié leur courage et leurs maigres ressources, La Direction générale de l'ISPAN de la paroisse du Cap-Haïtien en diocèse (1861), fut doivent être punis avec la plus grande rigueur ll est 9 août 2011 + fa. À = - d | . # "nn #? . . : AA me si … | A ve ns. ! n—— ” ù 2. .. EE —_—_— n. * DA. 1° NS 2 Eh : Dù cd de 4 Lane \e = A —— v Le, , À TL AT — | . " " . «< 2 | nn L 2 « AE man L L J BULLETIN DE CISPAN ° No 28 + ler septembre 2011 + 19 Chronique des monuments et sites historiques d’Haïti Le BI redistribué par PORCALC patrimoniale de la Caraïbe contribuerait à l'établissement de l'inventaire des biens immobiliers à haute valeur cultu- Le bureau régional pour l'Amérique latine et la Caraïbe d'une stratégie globale de renforcement préventif pour relle, M. Elie, a entre autre, fait ressortir les similarités et la diffuse, sous format portable document file (pdf) téléchar- des villes comme Jérémie et le Cap-Haïtien ou post-sis- complémentarité devant exister entre les inventaires du geable, le BI sur son site Portal de la Cultura de Amé- mique pour Port-au-Prince et Jacmel. patrimoine immatériel et du patrimoine matériel. En effet rica Latina y el Caribe (Adresse électronique : http:// Cette formation a été l'occasion de sensibiliser une le patrimoine matériel constitue souvent un creuset dans www.lacult.org/home/indice_new.php). trentaine de techniciens haïtiens de la construction sur lequel se perpétuent et se renouvellent des pratiques Dirigé par Hermann van Hooff, ce bureau satellite de l'extraordinaire richesse du patrimoine architectural de culturelles allant du savoir-faire lié à la transmission de l'UNESCO tient son siège à La Havane, Cuba et apporte notre pays mais aussi sur leur extrême vulnérabilité face génération en génération des techniques constructives un soutien spécialisé à Cuba, à la République Domini- aux tremblements de terre. Rappelons que Mme Patricia traditionnelles jusqu'à l'appropriation de monuments caine, à Haïti et à Aruba dans les domaines de l'éduca- Balandier a participé en 2009 à une première évaluation historiques dans le cadre de pratiques cultuelles liées tion, de la science, des sciences sociales, de la culture et des potentialités du centre historique de Jérémie et ses auxreligions. de la communication. richesses architecturales en collaboration avec l'archi- Ce programme a permis aux participants d'appréhender Ce nouveau canal de diffusion accroîtra fortement le tecte Chistophe Charlery. (voir BI No 26, | Juillet 2011) l'importance de l'inventaire pour : nombre de lecteurs du BI. Jacmel, Université d’été * permettre une meilleure visibilité du patrimoine im- Le BI change d’adresse Patrimoine immatériel, tourisme culturel et nouvelles matériel haïtien en l'identifiant et en le mettant en va- À partir du 25 août 201 1, le BI à changé d'adresse élec- technologies, c'est sur ce thème que l'Université d'été leur pour la société haïtienne et pour le monde entier; tronique : info@bulletindelispan.ht a eu lieu cette année à Jacmel du 7 au 14 août. Orga- * offrir une reconnaissance nationale et internationale Cette nouvelle adresse assurera une distribution plus nisée dans le cadre d'un partenariat avec le ministère du patrimoine immatériel haïtien ; efficace du BI et facilitera la mise en place de l'interac- de la Culture et de la Communication, l'Université d'État * former des spécialistes haïtiens dans le domaine du tivité entre ses abonnées et le service de la Promotion d'Haïti et l'Institut du patrimoine culturel de l'Université patrimoine culturel immatériel ; de l'ISPAN. Laval en prélude au lancement du projet d'inventaire * fournir des outils de développement culturel et tou- du patrimoine culturel immatériel d'Haïti. Elle a permis ristique aux communautés locales ; d'offrir une formation théorique et pratique sur le patri- * offrir des sujets de recherche aux chercheurs en | , ‘ moine culturel immatériel, sur sa mise en valeur touris- sciences sociales et humaines ; Le BI change d'adresse électronique : t . ne L nr … ique et sur l'usage des nouvelles technologies dans la créer une base de données multimédia pour faciliter info@bulletindelispan.ht gestion des inventaires, et des nouvelles façons de conce- l'enseignement en ligne de la culture haïtienne. . voir et de réaliser l'inventaire lui-même. Organisée conjointement par le programme de Maî- Ce programme a permis de sensibiliser les participants trise Interdisciplinaire en Sciences Sociales et Humaines aux enjeux actuels du patrimoine culturel immatériel, (MISSH) de l'Université d'État d'Haïti et l'Institut du patri- notamment à son inventaire (modèles et méthodes) et moine culturel (IPAC) de l'Université Laval, l'Université . . . à sa mise en valeur Parmi les conférenciers, ont parti- d'été a reçu le soutien financier de l'Envoyée spéciale de Patrimoine et séisme Le 29 Juillet 201 1 le Centre Numa-Drouin de Jérémie a organisé à la salle Danielle-Lustin du Fond d'Assistance Economique et Social (FAES) à Delmas une journée de formation animée par Mme Patricia Balandier, spé- cialiste en construction parasismique et destinée à des | architectes et ingénieurs haïtiens. Patricia Balandier est A 3 , l architecte de formation. Spécialisée en construction pa- ' lis Pa à l rasismique depuis 1996, elle est experte pour le cabinet . F % Caraïbe Risques Mitigation depuis juin 2007, après avoir ee VU 1 À Li . été au cabinet du Président du Conseil régional de Mar- AP = \ nm"? 4 tinique, en charge du développement de la prévention - ‘ "2 f Eten, fl \ du risque sismique. £ . do. v L | k | Responsable pédagogique de la classe de 3ème cycle € . ADR “an mel | Û ñ! ! | HA de Construction parasismique aux Antilles de l'Ecole . a ae ns np *h L : d'Architecture de Marseille - Luminy, de 1999 à 2009, AT Cire \ bre " à = elle à assuré une année de formations dans ce domaine ——— » = _ L + | à en Haïti d'août 2010 à août 2011 pour le compte du À = SL ( + z Ministère de l'Education Nationale et de la Formation A n 27 À mA += È Professionnelle. ë HE - Sa passion pour le patrimoine l'a amenée à travailler sur | : f " 2 un premier volet d'inventaire des techniques de construc- \ À at È tions historiques et traditionnelles de quatre pays des ca- + Professeurs et étudiants de l'IPIMH de l'Université d'été de Jacmel raïbes dans le but d'élaborer un guide de renforcement cipé ; Jean-Marie Théodat, ancien responsable du bureau l'UNESCO en Haïti, Madame Michaëlle Jean, du Bureau de ces structures pour leur permettre de mieux résister caraïbe de l'Agence universitaire de la francophonie Canadien d'Education Internationale (BCEI), de l'Agence aux secousses sismiques. Ce travail devrait être étendu (AUF); Laënnec Hurbon, directeur d'études au CNRS et Universitaire de la Francophonie (AUF), du Rectorat de aux autres pays et territoires de la région dont Haïti. La professeur à l'EHESS; Guy Maximilien, directeur du pro- l'Université d'État d'Haïti et du Rectorat de l'Université participation d'Haïti au second volet d'identification des gramme de maîtrise en histoire, mémoire et patrimoine Laval. Un certificat à été remis à chaque participant. techniques constructives des batiments anciens à valeur de l'Université d'État d'Haïti (UEH); Kesler Bien-Aimé de Pour plus d'informations, le Bl vous suggère la visite du : l'Université d'État d'Haïti Michelet Divers, directeur dé- site: www.ipimh.ulaval.ca/ L partemental du Sud-Est pour le ministère de la Culture a Q et de la Communication, Michaële Craan, responsable 9 de promotion culturelle et consultante pour le Bureau BULLETIN DE L'ISPAN No 28 : 3 du Tourisme du Sud-Est; Dithny Joan Raton, chargée ° Rédaction : Daniel Elie, Philippe Châtelain; 3 de mission, Plan Directeur du Tourisme (PDT Sud-Est): + Correction : Pascale René; | g € Joseph Ronald Dautruche de l'Université Laval, Laurier * Distribution : Service de la Promotion | ISPAN $ pe a . 4 Turgeon, titulaire de chaire de recherche au Canada en 5 1" € = 7” À patrimoine ethnologique et Directeur de l'Institut du Pa- £ 4 . trimoine Culturel (IPAC) de l'Université Laval et Daniel La publication de ce numéro ca dé Elie, Directeur de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine du BI a été réalisée grâce au FOKAL , ° . Journée de na construction para-sismique au FAES National (ISPAN). Dans son exposé sur la méthodologie SHPPOrnaneIer ge lAFONAE LS 20 + BULLETIN DE L'ISPAN : No 28 + ler septembre 2011