(2009-10) Bulletin of the ISPAN, No. 5: The Fortifications of Marchand-Dessalines, Concluded
Summary — Inventory notes closing the Marchand-Dessalines survey: six fortified works on an approximate north-south line, all but fort La Source sited on the summits commanding the upper town.
Full Description
Inventory notes closing the Marchand-Dessalines survey: six fortified works on an approximate north-south line, all but fort La Source sited on the summits commanding the upper town. One issue of the Bulletin de l'ISPAN, the monthly bulletin of Haiti's Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, which ran from June 2009 to at least November 2011 and documented one monument, site or historic centre per issue.
Full Document Text
Extracted text from the original document for search indexing.
Photo : ISPAN 2008
numéro 5, 1er octobre 2009
BULLETIN DE L’ISPAN
Les fortifications
de Marchand-Dessalines (suite et fin)
Notes d’inventaire
La ligne défensive de Marchand-Dessalines
est composée de six ouvrages fortifiés placés
selon une droite d’orientation approximative
Nord-Sud.Toutes ces fortifications, le fort La
Source excepté, se situent au sommet des
montagnes environnant la ville et dominent
la partie haute de la vallée de l’Artibonite.
Elles établissent entre elles une parfaite
communication visuelle.
Les caractéristiques typologiques de ces
ouvrages s’inspirent tous du système de
fortification bastionnée de Vauban, avec des
adaptations originales dues aux exigences
de la topographie. Ils sont tous faits de forte
maçonnerie de moellons et de pierres de
taille aux arêtes des bastions, aux ouvertures
des bouches à feu (embrasures à canon ou
meurtrières) et aux autres ouvertures;
Le fort Culbuté ou fort La Source,
de toute évidence, a été construit afin de
défendre l’entrée Est de la ville de Marchand
dont l’avancé des montagnes sur la plaine
obstrue la vision et pourrait ainsi favoriser
une attaque par des troupes ennemies.
Il protège également les sources d’eau
alimentant la ville.
Le plan du fort La Source est celui d’un
bastion unique de forme classique : deux
faces et deux flancs symétriques enserrés
par une gorge. Il semblerait que cet ouvrage
utilisait les pentes abruptes de la montagne
à laquelle il est adossé comme fermeture.
Construit en maçonnerie de moellons liés
au mortier de chaux, ce bastion est formé
d’un terre-plein enserrant une large cour. Sur
la face interne du flanc Est, est adossée une
poudrière. A l’extérieur du fort, un bassin,
nommé Bassin-Félicité, est alimenté par les
sources avoisinantes.
Le fort Culbuté a subi une première
restauration en 2000, réalisée par
l’architecte Harold Gaspard pour le compte
du Ministère de la Culture. Cette opération
• Vue intérieure du fort Innocent
a pu sauver le monument historique d’une
disparition imminente. En effet, construit
dans une zone marécageuse, la dégradation
de la maçonnerie était fort avancée avant
cette intervention. Cette restauration a
respecté scrupuleusement les prescrit des
normes internationales qui veulent que
toute opération de restauration s’arrête là
où commence l’hypothèse....
En 2007, le fort a subi une seconde
intervention au niveau de la poudrière
exclusivement. Elle fût entreprise sur
l’initiative des riverains. Cette opération
consista en l’assèchement du sol intérieur de
la poudrière et la “stylisation” de sa façade.
En 2008, l’ISPAN, dans le cadre des
Sommaire
• Les fortifications de Marchand-Dessalines
(suite et fin)
• Le Palais de la Belle-Rivière
• La chronique des monuments historiques
BULLETIN DE L’ISPAN est une publication de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à informer
le public sur l’actualité de la protection et la mise en valeur des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de
la République d’Haïti. Communiquez votre adresse électronique à ispan.bulletin@gmail.com pour recevoir
régulièrement le BULLETIN DE L’ISPAN. Vos critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 5 • 1er octobre 2009 • 1
casemate voûtée, à l’abri des tirs ennemis,
est logée dans le bastion Sud-Ouest. Sa
voûte s’est effondrée et un canon en
fonte repose sur le sol presqu’enfoui sous
les décombres. L’accès au fort est placé à
l’Est (coté opposé à la ville) et est contrôlé
par un sas percé de meurtrières. Placé sur
éminence surplombant de très proche la
ville, le fort Décidé offre au visiteur une vue
particulièrement saisissante sur MarchandDessalines et la vaste vallée de l’Artibonite.
Le fort couvre une superficie d’environ 800
mètres carrés.
Le fort Innocent, outre sa fonction
militaire, servait également, selon ce que
rapporte la tradition orale, de résidence
secondaire à Innocent Dessalines, le fils
de l’Empereur, d’où l’origine du nom de la
fortification. Quoique réalisé en de solides
murailles, le fort Innocent est actuellement
en très mauvais état de conservation. Tout
porte à croire qu’il ait été pendant longtemps
la proie d’actes sévères de vandalisme.
Le fort Innocent est constitué d’un mur
d’enceinte polygonal s’élevant hors terre sur
une hauteur d’environ 6 m en moyenne et
de 10 m par endroit. En son centre s’élèvent
encore les ruines d’une bâtisse aux puissants
murs, épais d’environ 1,50 m et percés
d’arcades régulières. L’extrémité Sud de
l’ouvrage se termine par une terrasse semicirculaire à partir de laquelle on a une vue
panoramique sur la ville de Marchand et la
vallée de l’Artibonite.
Le fort Madame est le plus important
par ses dimensions de toutes les fortifications
de Marchand-Dessalines. Il occupe une
superficie brute de 2.200 mètres carrés. Son
plan est celui d’un quadrilatère irrégulier
épousant, le sommet de la montagne sur
laquelle elle est placée. Il possède 4 bastions
d’angle de forme également irrégulière.
Son mur d’enceinte est constitué d’une
simple muraille percée d’embrasures et de
meurtrières. Plusieurs pans de cette muraille
se sont écroulés au fil du temps. Sur la place
d’armes, coté Est, subsiste encore les ruines
d’une poudrière.
Le fort Doko, semblable au fort Décidé,
possède un plan carré dégageant une cour
centrale de 13 m par 13 m. Il est également
flanqué de quatre bastions rigoureusement
identiques. Il est formé d’un mur d’enceinte
s’élevant sur environ cinq à six mètres
de hauteur. Il est percé de nombreuses
meurtrières et de six embrasures à canon
réparties symétriquement sur les quatre
courtines. Son entrée est située sur la façade
Nord. Trois canons en fonte jonchent à
même le sol hors les murs, côté Ouest. Avec
ses 350 mètres carrés, il est le plus petit des
fortifications de Marchand-Dessalines.
Le fort Fin-du-Monde, placé à la
plus haute altitude du réseau, complète au
Nord le système. Son plan est pentagonal
et irrégulier afin de pouvoir mieux tirer
parti du sommet de la montagne où il est
situé. Il possède cinq bastions d’angle de
forme irrégulière. Ces murailles enserrent
une place d’armes sur laquelle sont logées
une poudrière aux murs latéraux épais de
1,35 m et des casernes de garnison dont
il ne subsiste que les fondations. L’allure
volontairement trapue de cette machine
de guerre lui confère une rare puissance.
Le fort Fin-du-Monde couvre une superficie
d’environ 1000 mètres carrés.
L’histoire a retenu le nom de l’ingénieur
Zénon, le constructeur de ces fortifications.
Il fût aidé dans leur exécution par Lavelanet,
un officier d’artillerie. Mais, selon l’historien
Thomas Madiou, c’est au GouverneurGénéral Jean-Jacques Dessalines, lui-même,
que nous devons la conception des plans
des fortifications de Marchand-Dessalines.
•••
• De h. en b. et de h. en b. : le Fort Culbuté, le fort
Doko, et le Fort Fin-du-Monde.
Photographies : ISPAN 2009
Plans : ISPAN 2009
aménagements préliminaires du Parc National
Historique de Marchand-Dessalines, a repris
les travaux de restauration et des fouilles
archéologiques qui permirent une meilleure
compréhension du site. Une intervention au
niveau de la poudrière permit la restitution
de la façade défigurée par les interventions
de 2007. Tenant compte de l’utilisation
religieuse du site, le parquet de la poudrière
fut aménagé ainsi qu’un espace extérieur
pour les cérémonies voudoues qui s’y
tiennent régulièrement, chaque jeudi.
Le fort Décidé, vu en plan, représente
un carré de 18 m par 18 m environ,
flanqué de quatre bastions d’angle. Elle est
faite de maçonnerie de pierres calcaires
blanches, caractéristiques de la zone. Sur
sa place d’armes, on trouve un réservoir
destiné à l’origine, à stocker l’eau de pluie
recueillie des toitures, aujourd’hui disparues.
Une poudrière encore en bon état de
conservation longe la courtine Nord. Une
De h. en b. : le Fort Culbuté, le fort Décidé, le Fort
Doko, le Fort Innocent, le Fort Madame et le Fort Findu-Monde, à la même echelle.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 5 • 1er octobre 2009 • 2
Photographie : ISPAN 2009
Le Palais de la Belle-Rivière
dit “Ka Wa”
ment du monument historique, assurer sa
protection contre les intempéries et de le
transmettre aux générations futures, avec les
moyens et les connaissances techniques de
l’époque, un formidable témoin de la vision
d’Henry Christophe.
Quelques années plus tard, le palais de la
Belle-Rivière abrita une école communale
de cycle primaire et logea différents bureaux
de l’Etat et de la Municipalité. Le palais abrita
également le bureau local des Volontaires de
la Sécurité Nationale (V.S.N.), ce qui lui valut
son «déchouquage» en 1986.
Par arrêté présidentiel en date du 23 août
1995, le Palais de la Belle-Rivière fût classé
Patrimoine National après présentation d’un
avis technique favorable de l’ISPAN.
Le palais de la Belle-Rivière présente un
plan rectangulaire de 68 m de long sur 11
m de large. A sa façade Ouest est adossée
une vaste rotonde large de 12 mètres de
diamètre. La façade Est, arrière, se singularise
en son axe par une avancée surmontée d’un
fronton de béton armé, ajouté lors de l’intervention de 1932. Les murs du palais sont
en maçonnerie de pierres et de briques
d’argile liées par un mortier de chaux.
Actuellement, le palais, quoique placé de
fait sous le contrôle de la Mairie du bourg,
est, par faute de moyens financiers, dans un
état de d’abandon quasi complet. Bon nombre de tôles manque à la couverture. Certaines pièces sont à ciel ouvert. Des pans de
murs sont sérieusement attaqués par l’humidité et l’infiltration des eaux de pluie. Les
ouvertures sont en général dépourvues de
volets. Et lorsqu’elles en sont pourvues, elles
• La façade pricipale du Palais de la Belle-Rivière
• Vue intérieure du Palais
Photographie : ISPAN 2009
Communément appelé Palais aux TroisCent-Soixante-Cinq-Portes en raison de ses
nombreuses ouvertures, le Palais de la BelleRivière fut construit en 1820 par Louis Dupeyrac pour servir de résidence à Henri 1er,
alors roi d’Haïti. «Placé sur une hauteur dominant le bourg de la Petite-Rivière, il devait
avoir une vue imprenable sur la Plaine de
l’Artibonite depuis Verrettes au Sud-Est jusqu’à la baie des Gonaïves au Nord-Ouest”
Encore en chantier lors de la chute du
royaume du Nord en 1820, la construction,
qui devait probablement recevoir un étage,
resta inachevée.
Le Palais de la Belle-Rivière - voisinage
avec le fleuve Artibonite oblige - est le second palais en importance construit par
Christophe après celui de Sans-Souci à Milot. Il s’agissait pour celui-ci de consolider son
pouvoir dans la vaste et riche région agricole
de l’Artibonite, limitrophe à la République
de Pétion.
Lors de la première campagne de sauvegarde de nos monuments historique, lancée
sous le gouvernement de Sténio Vincent,
d’importants travaux de restauration furent
entrepris au Palais de la Belle-Rivière, en
1932. À cette occasion, il fut décidé de doter
le rez-de-chaussée du palais d’une couverture en tôle ondulée soutenue par une charpente en bois. La structure du palais, alors en
ruine, fut consolidée, ses murs revêtus d’un
enduis de ciment et ses nombreuses ouvertures dotées de volets en bois.
Si cette intervention n’a pas été conforme
aux règles de l’art de la restauration, elle
a permis néanmoins de freiner le délabre-
sont défoncées ou branlantes. Ce constat
de l’état de conservation du palais a été
établi au mois de mars 2008, lors d’une visite d’inspection de monuments historiques
réalisée par l’ISPAN.
Depuis 2007, un collectif composé d’écrivains et d’artistes bien connus - le SOS Patrimoine - auquel se sont associés l’ISPAN et
la Mairie de la Petite-Rivière, tente de réaliser une campagne de levée de fonds en vue
de la restauration complète du palais. Cette
association dont font partie Syto Cavé, Jean
Avin François, Wooly Saint-Louis, Tamara
Suffrin, Euphèle Milcé, Emmelie Prophète et
bien d’autres, organisent chaque année au
mois de juillet le festival culturel réunissant
présentations théâtrales, chants, danses, récitals de poésie, conférences, débats, etc.
Le palais de la Belle-Rivière demeure, en
dépit de toutes ses avatars et vicissitudes, la
fierté des Rivartibonitiens, qui le nomment
affectueusement «Ka Wa*».
* Chez le Roi.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 5 • 1er octobre 2009 • 3
Chronique
des monuments et sites historiques d’Haïti
a reçu un lot d’uniformes flambant neuf qui leur
permettra de mieux s’acquitter de leur tâche
tant difficile qu’indispensable. Ce maillot de
couleur rouge, très visible au loin, aidera à leur
identification et porte clairement le logotype
du Patrimoine mondial surmontant le sigle de
l’ISPAN, l’ensemble brodé en bleu roi.
Ces maillots ont été fabriqués selon les
spécifications de l’Institut par la firme Haytian
Intl qui les lui a courtoisement offerts. La
DG de l’ISPAN remercie vivement M. Albert
Handal, PDG de cette firme, qui a toujours
soutenu les initiatives de l’Institut.
ment au cahier des charges établi par l’ISPAN
et en prenant soin d’intégrer les associations
et élus locaux.
Document : ARTE
Visites de monuments historiques
aux Matheux
La récente découverte de ruines
d’habitations caféières coloniales dans les
Matheux ne cesse d’attirer des visiteurs. Pas
une fin de semaine ne passe sans que plusieurs
caravannes de véhicules tout-terrain ne partent
à l’assaut des puissants contreforts escarpées
de ses montagnes. Bon nombre d’officiels du
Gouvernement répondant à l’invitation de la
DG de l’ISPAN ont fait l’excursion. Après la
visite, le 5 septembre dernier, du Président de
la République, ce fût le tour du Ministre du
Tourisme, de l’historien Claude Moïse, le 12,
de la Première Ministre et du Ministre de la
Culture, le 24, de se ressourcer dans ces pages
encore inconnues de notre histoire, d’admirer
la détermination qui se dégage des épais murs
du fort Drouet et de se recueillir devant les
logements d’esclaves de l’habitation Dion, rares
témoins concrets et éloquents des conditions
de servitude à la fin du XVIIIe siècle.
• L’affiche du film Moloch Tropical
Photo : ISPAN 2008
• Les gardiens (en maillot rouge) du Parc National
Historique posant devant une redoute de Ramiers
• Excusionnistes à l’assaut du fort Drouet
Par ailleurs, l’ISPAN a fait circuler dans
les écoles et les associations de jeunes des
communes de l’Arcahaie et de Cabaret un
feuillet illustré présentant les monuments
historiques des Matheux et les invitant à les
visiter tout les donnant toute une liste de
recommandations et de consignes à observer
afin de conserver leur intégrité.
L’uniforme du personnel du Parc
National Historique
Le personnel de soutien du Parc National
Historique Citadelle, Sans-Souci, Ramiers
(gardiens, jardiniers, techniciens de surface, …)
La Citadelle Henry à Toronto
Le film du réalisateur haïtien Raoul Peck, Moloch Tropical, a été sélectionné pour participer
au Festival International du Film de Toronto, qui
s’est tenu au Canada du 10 au 19 septembre
dernier. Il s’agit de la 34e édition de ce festival,
l’un des plus importants d’Amérique du Nord.
Pour Moloch Tropical, il s’agit de la première
mondiale, présentée dans la section « Special
Presentations », le 12 septembre, le samedi
d’ouverture, en prime time.
Le film a été intégralement tourné dans le
Nord d’Haïti, en langue française, créole, et anglaise, et a pour décor unique le monument le
plus impressionnant et emblématique d’Haïti,
la Citadelle Henry, classé patrimoine Mondial
par l’UNESCO en 1982.
En Haïti, le projet a reçu l’appui du Ministère
de la Culture et de la Communication, du Ministère du Tourisme ainsi que de l’Institut National de Sauvegarde du Patrimoine (ISPAN).
Le tournage avait duré cinq semaines, durant les mois d’avril et de mai 2009. Assistés
par les techniciens de l’ISPAN, les équipes de
décoration et de régie étaient sur place depuis
début février pour préparer les lieux et mettre
en place une logistique complexe, soucieux de
respecter ce site exceptionnel et conformé-
Manuel officiel d’identification de
monuments historiques
La Direction générale de l’ISPAN a
adopté, le 25 septembre dernier, un manuel
d’identification des biens immobiliers à valeur
culturelle comme texte officiel de référence
de l’Institut. Ce manuel pour objet d’assurer
une continuité et une stabilité dans la création
d’une banque de données exhaustives sur
les biens immobiliers à valeur culturelle de
la République d’Haïti et contribuer ainsi à la
planification de leur sauvegarde et de leur mise
en valeur.
La méthode adoptée pour la réalisation
de ce document a permis une participation
effective des techniciens de l’ISPAN, tant au
niveau de l’expérimentation que celui de
l’élaboration et de la correction du texte qui
permit sa finalisation. Il introduit, en fait, la Fiche
d’Identification informatisée de l’Institut.
À partir du 15 octobre prochain, le Service
de l’Inventaire procédera à la mise à jour de
l’identification des bâtiments anciens du centre
historique de Jacmel.
Les fiches d’identification des MH seront
réunies en des catalogues qui seront déposés
au différentes municipalités, aux différent
ministères concernés et seront également
accessibles aux enseignants, aux étudiants, a la
Presse et au public, en général.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 5 • 1er octobre 2009 • 4