(2009-08) Bulletin of the ISPAN, No. 3: The Fortifications of Marchand-Dessalines, Part One
Summary — The first of two issues on the defensive line Dessalines built around his capital, opening with fort Décidé and placing the works in the revolutionary sequence that ran from the night ceremony of 1791 to independence.
Full Description
The first of two issues on the defensive line Dessalines built around his capital, opening with fort Décidé and placing the works in the revolutionary sequence that ran from the night ceremony of 1791 to independence. One issue of the Bulletin de l'ISPAN, the monthly bulletin of Haiti's Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, which ran from June 2009 to at least November 2011 and documented one monument, site or historic centre per issue.
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Photo : ISPAN 2008
numéro 3, 1er août 2009
BULLETIN DE L’ISPAN
• Le fort Décidé à Marchand-Dessalines
Les fortifications
de Marchand-Dessalines (1e partie)
Pendant que se poursuit sur le sol de
la France révolutionnaire le débat autour
de la déclaration des Droits de l’Homme,
l’appel à la liberté retentit partout à travers
les plantations de Saint-Domingue. À l’issue
d’une cérémonie secrète qui se tient dans
la nuit du 14 au 15 août 1791, au lieu-dit
Bois-Caïman, non loin du Cap-Français,
des chefs esclaves rebelles déclenchent la
semaine suivante un soulèvement général.
La plaine sucrière du Cap est mise à sac,
les plantations incendiées, les habitations
détruites et des centaines de planteurs tués.
L’insurrection se généralise. L’histoire de
Saint-Domingue prend un cours nouveau,
dont les conséquences se manifestent audelà des frontières.
Un ancien esclave, Toussaint Louverture,
émerge de la tourmente et devient le
chef suprême de la révolution de SaintDomingue et du mouvement de libération
des esclaves. Promu commandant en chef de
l’armée de Saint-Domingue à la suite de la
prise de Mirebalais sur les Anglais, ToussaintLouverture gravit de façon fulgurante
les échelons de la hiérarchie militaire et
parvient à assurer le poste de GouverneurGénéral de Saint-Domingue, qu’il ne tarde
pas à doter d’une constitution en 1801 qui
émancipe celle-ci de la Métropole.
Général de division de l’Armée française,
il entre en conflit avec Napoléon Bonaparte.
Celui-ci dépêche vers Saint-Domingue une
expédition militaire commandée par son
propre beau-frère, le Capitaine-Général
Leclerc, afin de rétablir l’Ordre colonial.
Le corps expéditionnaire arrive à SaintDomingue au mois de février 1802. Les
fortifications côtières tombent les unes après
les autres, L’Armée française contrôle pour
un temps le territoire de Saint-Domingue.
Capturé au cours d’une trêve, Toussaint-
Louverture est arrêté, déporté en France
puis incarcéré au Fort de Joux, le 20 août
1802, où il meurt le 7 avril 1803.
Après l’effacement deToussaint de la scène
politique, l’armée indigène se regroupe et
reprend la lutte sous l’autorité de Jean-Jacques
Dessalines auquel se joignent Alexandre
Pétion et Henry Christophe. Utilisant une
stratégie voisine de la guérilla, évitant les
batailles rangées, usant d’embuscades, de
pièges et de leurres, se divisant en petites
unités armées, intervenant de manière
apparemment sauvage mais conservant
un solide commandement central, l’armée
indigène reconquiert progressivement le
Sommaire
• Les fortifications de Marchand-Dessalines.
(1e partie)
• Les canons du duc de Malborough.
• La chronique des monuments historiques.
BULLETIN DE L’ISPAN est une publication de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à informer
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BULLETIN DE L’ISPAN • No 3 • 1er août 2009 • 1
territoire. Les villes tombent les unes après
les autres. L’armée française, acculée au
Cap-Français, est vaincue le 18 novembre
1803 à la bataille de Vertières. Ses derniers
contingents quittent pour toujours les rives
de l’île le 30 novembre 1803.
Le 1er Janvier 1084, l’indépendance du
territoire est proclamée aux Gonaïves.
Depuis, cette terre porte le nom que lui
avait donné les Taïnos, ses premiers habitants
: Haïti.
Cette date marque une nouvelle
orientation du concept de défense dans
l’histoire du pays.
Autour de la stratégie consistant à
éloigner, en cas d’un retour en force des
Français, toute la population de la côte, une
série de mesures préparatoires à la guerre
fut prise. La première Constitution du
nouvel Etat, en effet, prescrit qu’ “au moindre
signal d’alarme, les villes disparaissent et la
Nation est debout”. Une nouvelle capitale
- Marchand-Dessalines - est construite à
l’intérieur des terres, en arrière de la vaste
vallée de l’Artibonite, à l’habitation Laville, au
pied des montagnes des Cahos.
Jean-Jacques Dessalines, nommé au titre de
Gouverneur-Géneral d’Haïti, fait publier une
ordonnance le 9 avril 1804, qui stipule que :
“Les généraux divisionnaires, commandant les
départements, ordonneront aux généraux de
brigade d’élever des fortifications au sommet
des plus hautes montagnes de l’intérieur, et
les généraux de brigade feront, de temps en
temps, des rapports sur les progrès de leurs
travaux”. (signé) : DESSALINES
Dans le Nord, le général François
Cappoix acheva dans la même année le
fort Trois-Pavillons près de Port-de-Paix et
construisit le fort du Ralliement dans les
Photo : ISPAN 2008
• Le front bastionné Sud du fort Doko à Marchand-Dessalines
mornes au-dessus du Môle-Saint-Nicolas. Le
général Henry Christophe, Commandant du
département militaire du Nord, entreprit la
construction du fort Rivière et du fort Neuf,
au-dessus du bourg de la Grande-Rivière,
du fort Dahomey au-dessus de Camp-Coq,
près du Limbé, sur le pic de la Souffrière et
le Fort des Bayonnais au-dessus d’Ennery
et contôlant la Passe-Reine, du fort SansQuartier, du fort Brave, du fort Jalousière
(dit le Redoutable ?) dans les mornes de
Marmelade, de la citadelle La Ferrière (la
Citadelle Henry) et de quatre redoutes sur
le morne des Ramiers. Dans les hauteurs
de Saint-Marc fut construit le fort Béké.
Dans les Mattheux. surplombant la plaine
de l’Arcahaie, on plaça les forts Delpèche et
Drouet. Dans l’Ouest, le général Alexandre
Pétion fit exécuter les forts Jacques et
Alexandre sur les hauteurs du Grand-Fond
FORT FIN-DU-MONDE
FORT DOKO
FORT INNOCENT
La ville actuelle de Marchand-Dessalines
Marchand-Dessalines
FORT MADAME
La ville de Marchand en 1804
FORT CULBUTE
• Le réseau de fortifications érigé après l’Indépendance d’Haïti en 1804
• Disposition des fortifications autour de la ville de Marchand
BULLETIN DE L’ISPAN • No 3 • 1er août 2009 • 2
Carte : ISPAN 2009
Carte : ISPAN 2009
FORT DECIDE
près de Port-au-Prince. Pour protéger la
côte Nord de la presqu’île du Sud, le général
Cangé plaça le fort Campan au-dessus
de la ville de Léogane, et qui fût achevé
par le général Yayou. Les militaires haïtiens
placèrent également le fort Garit au-dessus
du Petit-Goâve, le fort Desbois au-dessus
de l’Anse-à-Veau et le fort Marfranc non
loin de Jérémie. Surplombant les accès aux
maquis du morne Macaya, en arrière de la
plaine des Cayes, le général Fabre-Nicolas
Geffrard fit élever la forteresse des Platons.
Le général Magloire Ambroise fit construire
le fort Ogé au morne Cap-Rouge dominant
la rade et la ville de Jacmel.
Pour compléter ce réseau et assurer la
protection du centre de commandement
de l’Armée, Dessalines fit ériger et supervisa
Le canon
du Duc de Malborough
D’après Marc Neuville - Daniel Elie / ISPAN
à occuper une partie de la colonie de SaintDomingue à la faveur des troubles révolutionnaires, en 1794, ont mis bas les armes au
Môle Saint-Nicolas en 1798.
Ces canons anglais sont, sans doute, les
trophées conquis lors des combats menés
par le général Toussaint-Louverture contre
l’occupant anglais. Parmis ces trésors inestimables se trouvent quatre canons anglais
rarrissimes qui arment en partie la face nord
de la Citadelle, au dernier niveau de la batterie du Pont-Levis.
Le plus ancien de ces canons a été fondu
aux alentours de 1719, sous le règne du roi
George 1er (1714-1727). Il porte les grandes armes éclatées d’Angleterre réunissant
les fleurs de lys françaises, les léopards anglais, la harpe irlandaise et les chevaux du
Hanovre, patrie d’origine du souverain. Sur la
volée se détachent les armes couronnées du
“Master-Gerenal of Ordnance” chargé des
fabrications d’armement. Il s’agit en fait de Sir
John Churchill, premier duc de Malborough
(1650-1722), qui a tenu ce poste de 1702 à
1712 et de 1714 à 1722. Ces armes, ceintes
du collier de l’Ordre de la Jarretière dont
Marborough en fût distingué, sont portées
par un aigle bicéphale également couronné
et portant la devise “Fiel Pero Desdichado”.
Il semble que ce canon soit le seul connu à
porter de telles armes.
Sir John Churchill, brillant militaire et
homme politique britannique s’illustra dans
de nombreuses victoires remportées contre
l’Espagne, la France et la Belgique. Ces victoires de Malborough permirent à l’Angleterre
de se saisir de Terre-Neuve (Canada) française devenue anglaise par le traité d’Utrecht
(1713), et initièrent le démantèlement des
colonies françaises en Amérique du Nord. À
ce titre, il fut l’un des fondateurs de l’Empire
britannique.
Le Premier Duc de Marlborough est à
l’origine de la ronde enfantine bien connue
“Malbrou s’en va t’en guerre” qui fut popularisée à la cour de Louis XIV à la naissance
du Dauphin de France. Il est également l’ancêtre direct de Sir Winston Churchill (1874
- 1965), historien, écrivain et homme d’Etat
britannique qui dirigea le Royaume-Uni durant de la Deuxième Guerre Mondiale.
Singulier destin d’une bouche à feu.
Sc. : Wikipedia
Photos : ISPAN 2009
Mis à part les qualités physiques exceptionnelles de la Citadelle Henry en tant
qu’ouvrage militaire, le formidable trésor
que renferme la forteresse est sans nul doute son artillerie.
A la mort du roi Henry 1er en 1820, le
programme d’armement de la Citadelle
n’était pas achevé, comme on est à même
de le constater aujourd’hui : certaines batteries semblent n’avoir jamais accueilli de
canons.
L’armement de la Citadelle repose sur
un parc d’artillerie de plus de cent soixante
pièces avec une majorité utilisant des boulets de 24 livres et dont la masse est en
moyenne de deux tonnes et demi. Certaines des pièces en bronze venues de France,
de Grande-Bretagne, de Napples et d’Espagne sont de véritables chefs-d’œuvre de
l’art militaire et de la technologie du XVIIIe
siècle. Une dizaine d’entre elles, fait unique
au monde, sont encore en place sur leurs
affûts d’origine en bois massif.
La présence de très belles pièces anglaises
à la Citadelle Henry ne doit pas non plus
étonner. Les Britanniques, qui avaient réussi
directement la construction de six ouvrages
de guerre autour de Marchand-Dessalines,
la nouvelle capitale : le fort Décidé, le fort
Innocent, le fort Madame, le fort Doko
et le fort Fin-du-Monde. Il compléta la
défense de sa capitale par la construction du
fort Culbuté au pied des mornes afin de
contrôler et, surtout, protéger les sources
d’eau alimentant la ville.
(À suivre)
• Le canon de la Citadelle Henry orné des armes de Jhon Churchill
• Les Grandes Armes d’Angleterre
• Portrait de John Churchill,
BULLETIN DE L’ISPAN • No 3 • 1er août 2009 • 3
Chronique
des monuments et sites historiques d’Haïti
Un logiciel d’identification
Pour la relance des activités d’identification
et d’inventaire des monuments historiques
(MH) de la République d’Haïti, l’ISPAN a fait
l’acquisition d’un nouveau logiciel de gestion
de bases de données, plus puissant et surtout
plus adapté à ce genre de tâche : le FileMaker
Pro, version 10, fonctionnant sous Mac Operating System (MacOS 10).
Ce logiciel permettra d’effectuer la mise à
jour rapide des fiches d’identification des MH
et les mettre automatiquement à la disposition
des municipalités, en particulier.
Ces fiches d’identification, en fournissant
des informations de base tel que la localisation,
la description et l’historique du MH, constitue,
outre son caractère didactique, un outil incontournable pour la planification et la gestion des
biens immobiliers culturels et historiques.
En se réferant à la définition internationale
des MH fixée par la Charte internationale
des Monuments historiques (Charte de Venise,1964), près d’un millier de MH ont été
identifiés à date par le Service de l’Inventaire
de l’ISPAN. Une liste qui s’aggrandit de jour en
jour. Cette charte stipule, en effet, que la notion de monument historique comprend toute
création architecturale isolée aussi bien que
le site urbain ou rural qui porte témoignage
d’une civilisation particulière, d’une évolution
significative ou d’un événement historique. Elle
s’étend non seulement aux grandes créations
mais aussi aux oeuvres modestes qui ont acquis avec le temps une signification culturelle.
Cette fiche d’identification, dont nous reproduisont ci-après le prototype, sera officialisé par l’Institut. La mise à jour de l’identification
des bâtiments anciens du centre historique Jacmel constitura le premier champ d’application
de cette nouvelle fiche.
Vers un double jumellage
La Mairie de Milot et la Direction générale
de l’ISPAN ont reçu le mardi 7 juillet 2009 la
visite du maite de Pontarlier, M. Patrick Genre
accompagné de M. Pichot, chef de Projet Châteaux de Joux - Toussaint Louverture.
Cette visite avait pour objectif d’établir les
premiers contacts en vue d’un double jumellage entre la ville de Pontarlier et le bourg
de Milot, d’une part, et entre le fort de Joux,
propriété de la ville de Pontarlier, et le Parc
National Historique, Citadelle, Sans-Souci, Ramiers, d’autre part.
Dans un texte resté inédit et non daté,
retrouvé dans les archives de l’ISPAN, l’architecte Albert Mangonès, posait déjà les bases conceptuelles d’un tel jumelage entre ces
deux MH : «On peut se demander par quels
jeux du hasard et des nécessités ces deux
places fortes, qui n’avaient en commun, au
départ, que d’avoir chacune été conçue pour
des guerres bien différentes dans le temps et
l’espace, se sont retrouvées réduites, une fois
éteints à jamais les grondements des canons
archaïques, à n’être plus pour nous que deux
monuments funéraires à la mémoire de deux
personnalités les plus marquantes et les plus
énigmatiques de l’histoire d’Haïti.» (A. Mangonès).
La délégation de Pontarlier a été reçue à
Milot par le maire du bourg, M. Paul Telfort et
au Parc National Historique, par MM. Daniel
Elie et Mario Brunache, respectivement DG et
Directeur régional Nord de l’ISPAN.
• La Citadelle Henry dans le Nord (Haïti)
FICHE D’IDENTIFICATION DES BIENS IMMOBILIERS A VALEUR HISTORIQUE ET CULTURELLE
IDENTIFICATION
Nom officiel
Nom usuel
Autre nom
LOCALISATION
Département
Commune
Section communale
Quartier ou lieu dit
Rue
Numéro civique
Latitude
Longitude
Altitude
DESCRIPTION
CatégorIe
Type
Nombre de niveaux
Principaux matériaux
Matériaux de couverture
Etat de conservation
Elément architectural typologique
Observations
HISTORIQUE
Siècle
Année de construction
Nom du constructeur
Propriétaire actuel
Utilisation d'origine
Utilisation actuelle
Historique
Classement
Photo d'identification
PALAIS DE SANS-SOUCI
PALAIS DE SANS-SOUCI
-
• Le Fort de Joux, situé dans le Doubs (France)
NORD
MILOT
BONNET-A-L’EVEQUE
-
ARCHITECTURE CIVILE
PALAIS
SS+R+1
Maçonnerie de moellons - Maçonnerie de briques
Ruines partiellement stabilisée
Escalier monumental - Arcades - Frontons -
Localisation cartographique
19
1811 - 1813
Chéri Warloock (Tradition orale)
Etat haïtien
Résidence royale - Siège de gouvernement
Aucune
Entourée de massifs montagneux couvert d’une végétation luxuriante, le palais et ses dépendances,
groupés en amphithéâtre, rassemblaient dans une élégante composition monumentale la résidence
royale, c’est-à-dire le Palais proprement dit, la résidence du Prince héritier, les écuries, les casernes,
situé au sud des jardins arrières du Palais, des geôles, un arsenal, divers ateliers d’entretien, un hôpital
et les édifices administratifs, tels l’Hôtel de la Monnaie, le Grand Conseil d’Etat, la bibliothèque, etc.
Le palais est un édifice rectangulaire de cinquante-et-un mètres de long par vingt-cinq mètres de
large, jouxtant une vaste esplanade où, à l’ombre d’un cayemitier. Achevé en 1813, pillé à la mort du
roi en 1820, le Palais délaissé fut détruit en partie par le tremblement de terre de 1842, puis
graduellement transformé en des ruines encore majestueuses.
Patrimoine mondial (1982)
Patrimoine national (1995)
PALAIS DE SANS-SOUCI
Numéro Photo
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National
Angle des rues Chériez et Martin Luther King
HT1160 Port-au-Prince
Haïti
Téléphones : 22.45.31.18, 22.45.32.11, 22.44.28.01
Date
Fiche remplie par
Code
• Prototype de la fiche officielle d’identification de MH de l’ISPAN
Jérémie, un patrimoine en péril
Suite à la mission de Jérérie, réalisée au mois
de juin dernier, l’Institut a initié une campagne
de sensibilisation visant à démarrer un programme de sauvegarde de cette importante
part de notre patrimoine historique et culturel
national. Une première expositon de photographies du centre historique de la ville sera
présentée au public à l’occasion de la fête patronnale, la Saint-Louis, le 29 août prochain.
Des mécènes se sont déjà manifestés pour appuyer financièrement cet important début.
La réalisation de cette exposition photographique, composée d’une quarantaine de planches en quadrichromie, comptera sur la collaboration de la Mairie de Jérémie et du centre
culturel Numa-Drouin. Prévue pour être facilement transportable, cette exposition fera le
tour des principales villes de la Gande-Anse.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 3 • 1er août 2009 • 4