Development Plan for the Haut Maribaroux Communal Section
Summary — The development plan for the Haut Maribaroux communal section in the Nord-Est, August 2007, prepared with FAES support using accelerated participatory research methods.
Full Description
Dated August 2007 and covering the Haut Maribaroux communal section in the Nord-Est department, this plan follows directly from the participatory diagnosis of the previous month. Its acknowledgements record the institutional support behind it: the Directorate General and the Nord/Nord-Est regional bureau of the Fonds d'Assistance Économique et Sociale, and named facilitators who trained the team in the tools of the Méthode Accélérée de Recherche Participative. Planning at the communal-section rather than commune level makes it unusual in the territorial planning material: it is a sub-commune instrument, and it is the only plan in the corpus at that scale for the Nord-Est.
Full Document Text
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REPUBLIQUE D’HAITI
DEPARTEMENT DU NORD’EST
SECTTION COMMUNALE HAUT MARIBROUX
PLAN DE DEVELOPPEMENT
Août 2007
1
REMERCIEMENTS
« Dire merci c’est reconnaître l’apport de l’autre ».
Cette étude ne serait pas possible sans le précieux concours de la Direction Générale et du Bureau
Régional Nord/Nord Est du Fond d’Assistance Economique et Sociale (FAES). Nous leur disons
merci.
Nous tenons aussi à remercier les facilitateurs : Ing-Agr Patrick Nicolas, Ing-Agr Edouard, IngAgr Noël Dario qui nous ont aidé à bien appréhender, maitriser et appliquer les outils de la
Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP).
Nos remerciements s’en vont aussi à l’endroit des autorités municipales et locales de la commune
de Ouanaminthe pour leur hospitalité.
Nos remerciements s’en vont aux délégués :
Du bloc I : Jose Océant, André Guerrier
Du bloc II : Thelusmond Jean-Baptiste et Sylphar Sainphat
Du bloc III : Raphaël Siméon et Jodel Nelson.
Pour leur apport considérable dans la planification des rencontres et leur accompagnement sur le
terrain. Et les personnes dont les noms suivent sont toutes aussi remerciées pour leur participation
dans le DP :
Bien-aimé Yolande, Joseph Herne, Bernard Pierre, Michel Pierre Paul, Raphaël Vilné, Jean
Jocelyn, Raphaël Renaud, Baptiste Evens, Jean Chrislin, Diomaitre Redeney, Joasard Gérard,
Selmours Danise, Joasard Gerson, Antoine Rolain, Fidèle Amoclès, Benel Thermidor, Exavier
Viléon, Michel Wilner, Victor Fredelyn, Joseph Christian,Guerrier André, Denis Saint-Pierre,
Tanis Saintanio, Philomé Desmangles, Josaphat Cléomène, Gambert Obed, Pierre Louis Jacques,
Guerrier Manick, Ema Wandy, Pierre Jacqueline, Etienne Audrigue, Charles Joseph, Claudel saintjuste, Madame Fenelus Joanem, Jeanide Augustin, Joseph Rose-Laure, Dubuter Devouloir, Jean
Espéra, Saint-Juste Henry-Claude, Louissaint Elva (dekouvri), Libéral Estivelt, Joseph Jodany,
Decimus Roselin, Raphaël Amos, Tomémé Vernex, Vincent Wilner, Nelson Lukson, Ménard
Claudius, Auguste Molear, Gasner Louis, Jules Magdala, Nelson Claudel, Pierre Louis, Dorsainvil
Minel, François Willinx, Pierre Milouse, Joseph Arome, Philomène Raphaël, Philius Saintilbert,
Haulane Saintilbert.
Et enfin, aux cuisinières et toutes autres personnes qui ont contribué d’une façon ou d’une autre
pour la réussite de l’étude.
2
CHAPITRE I
MISE EN CONTEXTE
La constitution haïtienne de 1987 prône la décentralisation et la déconcentration des institutions
gouvernementales. Cependant, les prescrits de la Constitution restent presque sans effet puisque
les bases sur lesquelles devrait reposer ce concept de décentralisation ne sont pas encore jetées.
Ces derniers temps on parle de plus en plus de la création d’un état unitaire décentralisé.
Pour y arriver, la participation de toutes les couches de la vie communautaire s’avère utile et même
importante. Il est évident que les membres des collectivités, des différentes habitations et d’autres
institutions s’approprient des différentes décisions prises puisque ces collectivités constituent des
piliers pour le développement de leur zone.
En fonction de ce paradoxe, le Gouvernement haïtien par l’entremise du Fond d’assistance
Economique et Sociale (FAES) a mis en œuvre le « Programme d’Appui aux Initiatives
Productives en Milieu Rural » (PAIP) dont l’objectif consiste à lutter contre l’extrême pauvreté
des couches vivant dans les milieux ruraux les plus défavorisés. Actuellement ce programme
couvre trois départements du pays : Haut Plateau Central, Nord-Ouest et le Nord’Est.
Dans la Composante I de ce Programme, il est prévu d’encadrer les communautés des sections
communales dans la réalisation des plans de Développement des Sections Communales
conformément à ce processus de décentralisation. Ainsi, Haut Maribaroux, une section
communale de Ouanaminthe a été retenue pour avoir son Plan de Développement qui reflète ses
propres aspirations.
A cet effet, une équipe de facilitateurs a été désignée afin d’inciter la population à mieux
s’impliquer dans les affaires qui leur incombent. Avec l’encadrement de cette équipe
multidisciplinaire et en étroite collaboration avec des représentants des Organisations
Communautaires de Base (OCB), ce document a été élaboré et servira de guide et de stimulant
pour attirer l’attention de tous les secteurs intéressés dans le domaine du Développement
tels : l’Etat haïtien, le secteur privé, les ONGs, les bailleurs de fonds nationaux et internationaux,
pour ne citer que ceux là.
3
CHAPITRE II
LES OBJECTIFS
La réalisation de ce travail s’inscrit dans le cadre de la poursuite des objectifs suivants :
2.1 OBJECTIF GENERAL
Promouvoir le développement humain et durable à l’échelle local, communale, régionale et
nationale.
2.2 OBJECTIFS SPECIFIQUES
2.2.1-Mettre à la disposition de la communauté un outil lui permettant de mieux gérer son
développement et son avenir.
2.2.2 Mettre à la disposition des élus locaux et des décideurs un guide qui leur permet de canaliser
les ressources destinées au développement de la section.
2.2.3 Développer l’esprit et l’exercice de planification participative au niveau communautaire.
2.2.4 Permettre l’appropriation par la communauté d’un nombre de Projets d’Investissement
Communautaires (PIC), prêts à être financés par les bailleurs de fonds intéressés.
4
CHAPITRE III
3-1
RAPPEL DES GRANDES ORIENTATIONS DE DEVELOPPEMENT
AU NIVEAU NATIONALE ET DEPARTEMENTAL
Le développement de la section communale de Haut-Maribaroux ne peut pas se faire en dehors du
Plan National de Développement qui a été mis sur pied au cours des années 2001-2006 par le
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) chargé d’élaborer ce plan qui
passera nécessairement par les sections communales, les communes, les départements pour arriver
au niveau National. Haut-Maribaroux qui est une section de la commune de Ouanaminthe dans le
département du Nord Est n’est pas exclue de ce plan et d’autre part a été sélectionnée pour
bénéficier de l’appui du FAES pour élaborer son Plan de Développement.
Selon les besoins du Département, les stratégies utilisées s’articulent autour de cinq axes jugés
prioritaires :
Institutionnel
Economique
Environnemental
Social (services sociaux de base)
Infrastructure
Chacun de ces axes sus-cités contribuera au renforcement et au développement communautaire
suivant une synergie entre les acteurs tant au niveau de la section communale, de la commune, du
département qu’au niveau National.
3-2
EXPERIENCES PASSEES DE DEVELOPPEMENT A HAUT-MARIBAROUX
Les représentants des
Organisations Communautaires de Base (OCB) de Haut
Maribaroux présents dans les ateliers au cours de la phase du Diagnostic ont exprime leur
insatisfaction face à certains organismes de développement qui ont l’habitude de mettre en œuvre
des activités de développement au niveau de cette section. Ils auraient même exprime une
certaine réticence a l’égard de certains d’entre eux. Cependant, les observations faites sur le
terrain et les données collectées lors des interviews semi- structurés ont révélé l’existence des
actions posées dans le temps par certains de ces organismes au niveau de cette section
communale. On peut citer entre autres :
-la cassaverie de Dilaire,
-la pompe à eau,
-le Bureau d’Administration Section Communale,
-le moulin de riz,
-la construction des habitats et des latrines etc.
Chacune de ces activités a été financée par un organisme différent.
5
Cassaverie de Haut-Dilaire
Centre de loisirs de Riviere
Sable
6
Chapitre IV
METHODOLOGIE
La Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP) est la méthodologie utilisée pour
élaborer le Plan de Développement de la Section Communale de Haut-Maribaroux. Des délégués
ont été choisis au cours des rencontres par les représentants des différentes collectivités de la zone
subdivisée en trois blocs. Les délégués avaient pour rôle de motiver la population de chaque
habitation à envoyer leurs représentants dans les ateliers de réflexion dans le cadre de la mise en
œuvre du processus d’élaboration du Plan de Développement de cette section communale.
Plusieurs ateliers de travail avaient eu lieu et dans lesquels des représentants des Organisations
Communautaires de Base (OCB) à travers les différents leaders, des membres des collectivités
territoriales (CASEC, ASEC) se réunissaient pour faire le diagnostic des problèmes/contraintes,
des atouts et des potentialités de Haut-Maribaroux.
Dans un premier temps, les participants ont présenté les résultats du diagnostic qui consistait à
l’identification des atouts, des problèmes et des contraintes qui existent dans les différents blocs.
Une séance de validation a été réalisée au niveau de la section afin de permettre aux délégués
d’avoir une approche synthétique et de faire les ajustements nécessaires. Cette première étape une
fois terminée, les participants ont travaillé sur les différents besoins de la zone, la mise en relation
entre les problèmes et les solutions. Les différents projets identifiés sont conçus comme les
solutions à ces différents problèmes. La communauté a ensuite priorisé ces projets.
Ces ateliers de travail ont été très animés, les membres de la communauté, après avoir identifié
ces projets, les ont présentés ensuite à la population pour être validés.
La validation de ce plan une fois terminée, un comité de pilotage de 17 membres a été institué. La
mission de ce comité de développement de section communale communément appelle PDSC est
de faire la promotion du plan de développement de la section communale, de rechercher du
financement auprès des bailleurs de Fonds locaux, nationaux et internationaux, d’assurer
l’exécution et le suivi de ce Plan. La majorité des membres du comité est issue des Organisations
Communautaires de Base (OCB) qui ont une certaine expérience dans le domaine de
développement communautaire.
Il est à noter que parfois certains représentants avaient certains différends surtout dans le choix des
projets, le vote à main levée était le moyen utilisé pour les classer et les prioriser.
Il était aussi difficile de retrouver des informations au niveau des sources primaires et des sources
secondaires vu que des études approfondies n’ont jamais eu lieu dans ces domaines.
7
CHAPITRE V
Justification du Plan de Développement de la Section Communale (PDSC)
De Haut-Maribaroux
Le Plan de Développement de la Section Communale de Haut-Maribaroux est un outil de
Planification et de gestion du Développement local qui servira à l’élaboration du Plan de
Développement Communal (PDC), du Plan Départemental et du Plan de Développement National
(PDN). Il s’agit d’un document de référence qui servira de guide dans l’exécution des actions que
chaque secteur aura à entreprendre pour assurer l’utilisation rationnelle des ressources limitées
mises à la disposition des sections communales et de faciliter la mise en oeuvre du Plan de
Développement Communal (PDC). Tout cela dans une perspective de développement national
intégré et de gestion par objectif de la section communale en ce qui a trait au bien être de la
collectivité et au développement durable.
Ce Plan de Développement de Haut-Maribaroux permettrait dans un premier temps de réduire la
duplication des interventions, de créer une synergie au sein des acteurs en vue de faciliter
l’harmonisation et la cohérence des projets jugés prioritaires par les représentants de la
communauté. Dans un second temps, ce plan permettrait d’appréhender de manière concertée les
problèmes suscités par les interrelations entre les sections communales et les communes dans
l’objectif de porter des solutions conjointes et cohérentes afin d’optimiser l’utilisation des
ressources limitées des Sections communales.
]
8
CHAPITRE VI
PRESENTATION DE LA SECTION COMMUNALE
DE HAUT-MARIBAROUX
6-1.
LOCALISATION GEOGRAPHIQUE
La commune de Ouanaminthe comprend cinq sections communales : Acul des Pins, Savane au lait,
Savanne Longue, Gens de Nantes et Haut-Maribaroux. Cette dernière a une superficie de 56.14
Km2. C’est une zone frontalière qui est composée de vingt habitations. Cette section communale
partage les limites suivantes avec les zones avoisinantes :
Au Nord Bas Maribaroux (ferrier)
Au Sud Acul des pins et Savanne au lait
A l’Ouest Dumas
A l’Est la rivière Massacre (Pitobert)
9
6-2. DEMOGRAPHIE
Haut-Maribaroux compte 10.074 habitants repartis sur une superficie de 56.14 Km2 qui accuse une
densité de 179 Habitants par Km2 (4e recensement général de la Population et de l’Habitat, 2003).
Elle contient un nombre important d’habitations dont les plus importantes sont : Dilaire, Pitobert,
Gaiac, Planto, Rivière Canari, Rivière sable, Ti laurier, Corail, Robineau, Mamoulé, Du haut,
Talas, Gaston, La matrie, Le chat, Ouvra, Depe, Cougeolle, Gérard etc.…
Certaines zones jadis habitées : Sens, Sorzeill, Maquimara, la Grappe, Jacot, Pera, sont maintenant
dépourvues d’habitants.
6-3.
SITUATION AGRO-ECOLOGIQUE
6-3-1. PLUVIOMETRIE
Du point de vue agro-écologique, la section communale de Haut-Maribaroux se situe dans la zone
humide, avec une pluviométrie moyenne annuelle de 1800 mm de pluie (Sources : BAC de
Ouanaminthe).
6-3-2. TEMPERATURE
La section communale de Haut-Maribaroux, comme les autres collectivités de la commune de
Ouanaminthe, accuse une température moyenne annuelle de 27°C. Aux mois de Juillet et d’Aout,
on observe une augmentation de la température qui varie jusqu'à 30° C. A partir des mois de
décembre, janvier et février, la température diminue jusqu'à 26° C.
(Sources : BAC de Ouanaminthe).
A cause de l’absence de station météorologique dans la section communale de Haut-Maribaroux,
on a présenté la situation des communes avoisinantes qui ont connu les mêmes réalités
météorologiques.
6-3.4
TYPE DE SOLS
Selon la carte de risque d’érosion des sols, Haut-Maribaroux est l’une des rares sections
communales la plus protégée du département du Nord-Est. Ses sols, pour la plupart de texture
argilo limoneuse ou argilo-sablonneuse, ont permis aux agriculteurs de diversifier les cultures.
10
11
6-4.
RESSOURCES HYDROLOGIES
Plusieurs cours d’eau traversent la section de Haut-Maribaroux. Ce sont : la Rivière Massacre, la
Rivière Jassa, la Rivière Canari, la Rivière Sable, la rivière communément appelée ti Rivière. Cette
section est aussi parsemée de plusieurs lagons, véritables réservoirs d’eau à la surface du sol. La
réserve des nappes phréatiques y est très abondante. Le niveau piezometrique est très rapproché à la
surface du sol.
6-4-1. Eau potable
Gestion sociale de l’eau
A Haut Maribaroux les gens puisent l’eau destinée à la consommation dans des puits, des sources,
des pompes et même dans les rivières. Il y a quatre points d’eau qu’ils utilisent le plus pour la
consommation. Ces points se trouvent a :
- Gaya. C’est un puits artésien de 70 pieds de profondeur creusé en 2003 par une organisation
Humanitaire dénommée « Solidarité Frontalière ».
Le prêtre de l’église Catholique de
Ouanaminthe d’alors avait fait don d’une pompe. Pour assurer l’entretien et la survie de ce point
d’eau, un comité de trois membres dont deux (2) hommes et une (1) femme a été constitué.
Les bénéficiaires participent par une contribution d’une gourde par boquite d’eau.
contribution servira à l’entretien de la pompe en cas d’un éventuel cas de dommage.
Cette
- Dilaire. Plan International avait octroyé un financement à une organisation locale dénommée
Association pour le Développement de Haut Maribaroux (ADH) pour établir un point d’eau afin de
pallier au problème d’eau existant dans cette habitation. Un comité rotatif de trois membres assure
sa gestion. Des frais de cinq (5) gourdes par semaine sont réclamés par famille.
- Corail du Haut- Il y a un comité d’eau, mais les bénéficiaires ne donnent aucune contribution.
Ce comité est établi pour assurer seulement l’entretien de ces points d’eau.
Selon les participants aux ateliers dans le cadre de la réalisation du Diagnostic, on observe une
baisse considérable du débit de l’eau par rapport à autrefois. Aujourd’hui, le niveau de l’eau de ces
puits est très bas et la qualité de cette eau est douteuse. Cela est du a l’abattage systématique des
arbres.
6-5.
COUVERTURE VEGETALE
Selon les observations faites et les déclarations des habitants de la section communale de HautMaribaroux, il n’existe pas vraiment une importante couverture végétale. Cela est dû à l’abattage
systématique des espèces fruitières et forestières utilisées pour la construction, le bois de
chauffage et l’artisanat. Les concentrations d’arbres se localisent surtout au niveau des terres
privées de certains paysans. Les terres du domaine public de l’Etat sont pour la plupart dépourvus
d’arbres ou contenant de brindilles de bayharondes. On y trouve aussi des arbres fruitiers tels que :
le manguier, l’arbre à pins, le quenepier, l’avocatier, le chadequier, etc.…
12
CHAPITRE VII
SERVICES SOCIAUX DE BASE
7.1 SANTE
Haut Maribaroux ne possède pas d’infrastructures sanitaires importantes gérées par la
représentation départementale du MSPP. Deux cliniques privées qui se trouvent à Gayac, habitation
qui se situe dans la périphérie de la ville de Ouanaminthe, offrent les services sanitaires à la
communauté. . Il y a six points fixes proposés à des tâches de consultation pré- natale,
vaccination, éducation sanitaire. Ces points fixes sont la plupart logés dans des édifices publics
(bureau CASEC, Ecole Nationale, des Eglises, des Tonnelles et quelques fois sous des arbres, des
maisons privées). Il y aussi quatre postes de rassemblement sous la responsabilité d’un agent de
santé ou se réalisent des séances de vaccination une fois par mois. On compte aussi une vingtaine
de matronnes dont 13 d’entre eux sont formés par le CDS et le MSPP, les autres n’ont pas reçu de
formation dans la matière.
(Réf : CDS Ouanaminthe)
7-2
OFFRE DE SOINS DE SANTE
Les services des soins de santé de base tels que : Médecine générale, services gynécologiques,
pédiatrie et infirmeries ne sont pas offerts a la population de Haut-Maribaroux.
Cependant, ces services sont assurés par des auxiliaires médicales, des agents de santé, des
matronnes, des médecins traditionnels, des charlatans et des hougans. Il est à noter que le centre
médico- social de Ouanaminthe est la référence pour tous les cas sérieux identifiés. Dans certains
cas, et ce qui est très fréquent, les malades sont obligés de parcourir de longues distances pour se
rendre dans des centres hospitaliers hors de la section communale.
Les maladies les plus fréquentes au niveau de la zone sont : la typhoïde, la malaria, le sarampion, la
rougeole, la grippe, la teigne, le kwashiorkor, le fibrome, la tuberculose, la grattelle, la diarrhée,
l’hypertension, le tétanos, l’herpès, la conjonctivite, l’hernie. Selon les représentants des différentes
habitations qui ont participé aux ateliers de travail, ces maladies apparaissent pendant des périodes
bien spécifiques de l’année. Le tableau suivant donne les maladies et les périodes de leur
apparition.
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Calendrier des maladies
Maladies/mois J
F
Typhoïde
Malaria
Sarampion
Rougeole
Grippe
Teigne
Kwashiorkor
Fibrome
Tuberculose
Grattelle
Diarrhée
Hypertension
Tétanos
Herpes
Conjonctivite
Hernie
X
X
X
X
X
X
X
X
-
M
A
M
J
X
X
X
X
X
X
X
X
X
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X
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X
X
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X
X
X
XX X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
J
A
S
O
N
D
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
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X
X
X
X
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X
X
X
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X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Réf : Sources locales
Analyse du tableau.
- Les maladies liées aux infections apparaissent souvent quelques semaines après la saison pluvieuse
et les inondations.
- Les maladies liées à la malnutrition et à la sous nutrition apparaissent le plus souvent pendant les
périodes de plantation, pendant et après la réouverture des classes.
Ce qui fait ressortir les liens de cause à effet entre l’environnement, les activités économiques et la
santé.
14
Chapitre VIII
HYGIENE PUBLIQUE
81. LATRINISATION
A Haut-Maribaroux la plupart des gens défèquent à même le sol, d’autres creusent des trous et les
recouvrent après usage, d’autres encore utilisent des trous à ciel ouvert. Cependant, on peut
rencontrer certaines maisons qui sont pourvues de toilettes rustiques.
8-2. ORDURES/DECHETS
8-2-3.
Dépotoir a rivière sable
Il n’y a pas de service de collecte et de traitement
d’ordures et de déchets à Haut-Maribaroux. Les déchets
et les produits plastiques qui sont éparpillés un peu
partout sont emportés par le vent et l’eau de pluie
et sont déposés dans des endroits spécifiques en
particulier à« Ti Rivière, Ti Laurier et à Rivière Sable ».
La mairie de Ouanaminthe utilise comme dépotoir des
endroits inappropriés tels que Rivière sable et Morne Kolo.
EAU STAGNANTE
Il n’y a pas un système de drainage à Haut-Maribaroux. Des eaux stagnent un peut partout au
niveau de la zone. Cela entraîne la prolifération des mouches et des moustiques, vecteurs de la
malaria, la pollution de l’air etc.
8-2-4 DISPONIBILITE EN EAU
Pompe à Rivière Sable
A Haut-Maribaroux, les gens puisent leur eau dans divers endroits : rivières, lagons, puits,
pompes, sources, ravines. Ces eaux sont pour la plupart non
potables.
Point besoin d’être un technicien qualifié pour prouver la
non potabilité de l’eau, car une simple observation à l’œil nu
permettra de voire les changements immédiats qui
s’y opèrent. Il suffit seulement de la mettre dans un
verre ou un gobelet après quelques heures ou bien
elle décolore, elle perd sa saveur initiale ou bien on
constate la présence de larves.
8-2-5. TRAITEMENT DE L’EAU
Comme procédé, pour arriver à purifier les eaux destinées a la consommation, les gens avaient
l’habitude de les faire bouillir l’eau, d’y mettre du chlorure de sodium, du JIF, ou de l’exposer au
soleil dans un gallon etc.…
15
8-3.
EDUCATION
8-3-1. INFRASTRUCTURES LOCALES :
La constitution de 1987 prône l’éducation pour tous. Cependant l’état physique des établissements
scolaires, le manque de matériels pédagogiques, le manque de formation et le bas niveau scolaire
de certains professeurs montrent que les habitants de la section communale de Haut Maribaroux ne
jouissent pas complètement de cette prérogative. A l’exception de certaines écoles congréganistes
et protestantes qui possèdent plus ou moins une structure qui répond aux normes pédagogiques, les
autres fonctionnent pour la plupart sous des arbres, des tonnelles, des maisonnettes construites en
palissade, à l’intérieur des églises. Lorsque ces dernières reçoivent des missionnaires et quand il y
a des journées de jeûne et de prière, ces écoles se trouvent dans l’impossibilité de fonctionner.
Le tableau suivant donne une idée de l’état physique des écoles, de l’existence de terrains de jeux
et des conditions d’hygiène publique à Haut Maribaroux :
Nom
Lieu
Ecole Nationale
Dilaire
Ecole baptiste
Martin Luther
Dilaire
Dilaire
Collège Moderne
Eben – Ezer
Dilaire
Dilaire
Etat physique Nbre de dee
Loisirs
Hygiène
Clôture
salles de de
Publique
classes
Bloc, tôles
8
Terrain
Toilette,
Oui
de
Pompe à eau
Football
Bloc, tôles
8
Toilette Non
Tôles, palissade 4
Non
Bloc, tôles
A l’int. d’une
Eglise
bloc
, tôle)
8
6
Centre d’étude
Ouvra
Palissades, tôles6
Communautaire de
Ouvra
Ecole Jérusalem
Ti Laurier
Bloc, tôles
6
Collège Saint Esprit Dilaire
Bloc, tôles
7
Jean Calvin
Ti Laurier
Bloc, toile
10
Henry Christophe
Rivière Canari Bloc, tôles
9
Toussaint Louverture Pitobert
Bloc, tôle
18
Nouveau Collège
Ti Laurier
Bloc, tôles
9
Adventiste
Union Chrétienne des Bloc, tôle
8
Haïtiens
Nationale
Ti Laurier
Bloc, tôles
5
-
Toilette
Toilette
Non
Cactus
Terrain
Toilette, eau Barbelé
-
Toilette
Toilette
Toilette
Toilette
Toilette
Toilette
Non
Non
Oui
Non
Oui
Non
-
Toilette
Non
Terrain
Toilette
Non
16
Nationale
CECRO
Rosalvo Bobo
CFCP
Lamatrie
Ouvra
Gaiac
Ti Laurier
Bloc, tôle
6
Palissades, tôle 5
Bloc, tôles
10
Bloc
-
Terrain
-
Toilette
Toilette
Toilette
-
Non
Non
Oui
-
Réf : Atelier de travail, BDS (Ouanaminthe)
Analyse du tableau
Sur un total de 18 écoles recensées à Haut Maribaroux:
- 4 d’entre elles disposent de terrains de jeux, soit 22%
- 16 ont des toilettes rustiques, soit 88%
- 2 ont de disponibilité en eau, soit 11%
- 6 sont clôturées, soit 33%.
Il est à noter que trois de ces écoles disposent d’une cantine scolaire et leur financement est assuré
par Programme Alimentaire Mondiale (PAM). D’une manière générale, il n’a pas de comité de
parents au niveau de ces écoles. Le Bureau du District Scolaire de Ouanaminthe avait l’habitude
d’organiser des championnats sportifs et des concours de génies interscolaires.
8-4. Niveau d’inscription des élèves :
La section communale de Haut Maribaroux compte 21 écoles réparties dans les différentes
habitations. Elles sont pour la plupart de niveau du 1er, 2e et du 3e cycle. Il y a seulement deux
écoles secondaires.
Les institutions scolaires rencontrées à Haut Maribaroux sont des écoles protestantes,
congréganistes, nationales et privées.
Les écoles congréganistes sont très réputées pour leur discipline et donnent presque toujours de
résultats plus satisfaisants que les autres écoles. Cela s’explique par le fait que ces écoles recrutent
les meilleurs professeurs, les meilleurs élèves et disposent d’un cadre et des matériels
pédagogiques qui répondent aux normes et aux exigences nationales et même internationales.
Selon les informations disponibles au niveau du Bureau du District Scolaire (BDS) de
Ouanaminthe, le nombre d’enfants scolarisables, c’est-à-dire des enfants âgés de 3-5 ans et qui sont
prêts à fréquenter les bancs de l’école, s’élève à 1,786 dont 803 garçonnets et 983 fillettes. Ceux
qui fréquentent déjà l’école qui sont considérés comme des enfants scolarisés sont au nombre de
5,271 dont 1,205 sont des filles et 1176 sont des garçons.
N.B. Le BDS ne dispose pas d’informations sur certains établissements scolaires à Haut
Maribaroux. Donc les informations ci-dessus concernent les établissements qui fournissent tous les
renseignements exigés par le Ministère de l’Education Nationale.
(Réf : BDS de Ouanaminthe).
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8-5. Ratio Etudiants/Enseignants/salle de classe
Le système éducatif à Haut- Maribaroux ne répond pas aux normes et principes établis par le
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP). Les contraintes
suivantes sont identifiées qui diminuent la qualité des services éducatifs offerts et conséquemment
le rendement scolaire. Ce sont :
La forte concentration des élèves dans les salles de classe,
La mauvaise aération des salles de classe,
La multiplicité de l’usage des salles (plus d’une classe dans une même salle)
La carence de professeurs (un seul professeur pour plus d’une classe)
Le tableau ci-dessous donne les informations précises sur les écoles, le nombre de professeurs, le
nombre d’élèves et le nombre de salle de classe.
Tableau descriptif des écoles, des professeurs, des élèves et des salles de classes
Noms des
écoles
Lieu
Effectif Garçons Filles
Saint Esprit
Eben-Ezer
Jean Calvin
Henry
Christophe
Toussaint
Louverture
Collège
Moderne
College
adventiste
Union
Chrétienne
des Haïtiens
Martin
Luther
Collège
Baptiste
N nationale
Dilaire
Dilaire
Ti Laurier
Rivière
Canari
Pitobert
216
334
475
351
110
136
-
116
198
-
Professeurs Hommes Filles Nbre
de
salles
de
classes
7
5
2
7
8
6
2
8
10
9
1
10
9
9
0
9
821
-
-
16
12
4
18
Dilaire
535
300
235
8
7
1
8
Ti Laurier
280
-
-
9
5
4
-
-
322
-
-
8
4
4
-
Dilaire
200
105
95
6
4
2
-
Dilaire
367
210
154
9
5
4
9
Lamatrie
250
-
-
6
4
2
6
18
Rosalvo
Bobo
CECRO
Jérusalem
Total = 14
Gaiac
398
-
-
10
5
5
-
Ouvra
Ti Laurier
-
312
410
5271
97
218
1176
215
192
1205
5
6
117
3
78
2
33
5
6
86
(Sources : BDS (Ouanaminthe)
Analyse du tableau.
A Haut Maribaroux toutes les écoles sont mixtes. Le Bureau du District Scolaire (BDS) de
Ouanaminthe était dans l’impossibilité de fournir des informations relatives au nombre de filles et
de garçons inscrits dans certains établissements. Cela nous empêche de faire une analyse globale
correcte sur l’aspect genre et éducation a partir de données formelles, voire officielles venant des
instances gouvernementales.
Cependant d’après les informations partielles dont dispose le BDS, on a pu remarquer qu’il y a plus
de fillettes que de garçonnets qui fréquentent les écoles à Haut Maribaroux. Tandis que pour les
professeurs, le nombre d’hommes est nettement supérieur à celui des femmes, car sur 117
professeurs 71 sont des hommes et 33, des femmes.
Niveau d’instruction des professeurs
Le niveau scolaire moyen des professeurs à Haut Maribaroux est la troisième secondaire.
Cependant, on peut aussi rencontrer au niveau des écoles congréganistes et certaines écoles privées
des professeurs qui ont terminé leurs études secondaires et sont des normaliens. Les professeurs qui
enseignent au niveau des écoles à Haut Maribaroux viennent d’un peu partout. Certains viennent de
Ouanaminthe, d’autres de Fort Liberté, de Ferrier, pour le reste, ce sont les riverains de la zone.
Les professeurs du 1er et du 2e cycle fondamental fournissent 6 heures de travail par jour. Le
nombre d’heures de travail fournies par ceux du 3e cycle et du secondaire varie entre 6 à 8 heures
par jour. Le salaire moyen net d’un professeur d’une école Nationale est de 4.597 gourdes par mois.
Celui d’un professeur d’une école privée varie de 2.500 à 3.000 gourdes et celui d’un professeur du
secondaire varie de 3.000 à 5.000 gourdes. Le prix d’écolage annuel en gourdes varie d’une école à
une autre et d’un cycle à un autre. Le tableau qui suit en donne une idée.
Tableau relatif au salaire moyen en gourdes d’un professeur à Haut Maribaroux
Types d’école
Ecole privée
Ecole Congréganiste
Ecole Nationale
Préscolaire
2.250- 3.000
2.500
-
Primaire
3.150- 3.500
4.000- 5.000
100
Secondaire
4.000- 4.500
4.000- 5.000
200
(Sources : BDS Ouanaminthe)
19
8-7. Subvention d’écoles
Il y a plusieurs organismes qui supportent le secteur éducatif à Haut Maribaroux. Les plus
importants sont :
Plan Haïti qui finance 500 gourdes pour les élèves du premier cycle, 600 gourdes pour ceux du 2e
cycle et 750 gourdes pour ceux qui sont en 3e cycle Fondamental.
Fond Parrainage qui finance 850 gourdes pour les élèves de la 1ere à la 4e AF,
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui donne de la nourriture aux écoles qui sont
affiliées à son Programme
8-8. Problèmes majeurs rencontrés dans le secteur de l’éducation.
Le secteur Educatif à Haut-Maribaroux est en train de faire face à de nombreuses difficultés. Les
plus fréquentes et les plus importantes sont les suivantes :
L’insuffisance du nombre d’écoles nationales,
Les élèves ne peuvent pas poursuivre leurs études après le certificat de fin d’études primaires.
Le manque de salles de classes
La carence de professeurs qualifiés
Le manque de matériels didactiques
L’absence de cantines scolaires
Le manque d’écoles secondaires
L’inexistence d’écoles professionnelles
Le mauvais état physique et le délabrement des locaux
La forte concentration des élèves dans les salles de classes
Le manque de qualification de certains professeurs
La démission de certains parents
Le manque de recyclage pour les professeurs
La mauvaise rémunération des professeurs
L’insolvabilité et le chômage des parents
Le manque de communication entre direction et parents
La dévalorisation des écoles nationales par certains directeurs par rapport à leurs écoles
privées.
8-9.
OPPORTUNITES- CLEFS
En dépit des problèmes pré-cités, la section communale de Haut-Maribaroux dispose des
opportunités qui pourraient lui permettre de pallier à certains de ces problèmes. De ces opportunités
on peut mentionner :
1- La présence de certains organismes tels que : Le PAM, Le PLAN INTERNATIONAL, et le
CARITAS.
2- La zone dispose de terrain
20
3- La zone dispose des techniciens en construction (maçons, ébénistes, plombiers, ferrailleurs,
charpentiers)
4- La zone dispose des matériaux tels que : sable, gravier, eau, roche etc.… pouvant servir à la
construction.
5- La zone dispose des hommes disposés et disponibles voulant donner leur participation dans un
cas éventuel d’un projet éducatif quelconque.
8-10. LOISIRS ET SPORT
En matière de loisir et de sports, la section communale Haut-Maribaroux est traitée en parent
pauvre par les autorités établies et les organismes qui interviennent dans ce secteur. Il existe
seulement un centre de loisirs en construction à Rivière sable, habitation située à proximité de la
ville de Ouanaminthe. Le soir presque toute la communauté reste chez elle, à part certaines
personnes qui vont parfois à l’église et d’autres qui se rendent dans des cérémonies vodouesques.
Pendant la période estivale, les jeunes organisent des séances théâtrales, des championnats de foot
ball, de dominos. Les églises protestantes organisent des croisades. Durant les week end, certaines
personnes vont de distraire des combats de coq dans des gaguères.
Centre loisirs de Rivière sable
21
CHAPITRE IX
PROBLEMES ET CONTRAINTES
9-1. Les problèmes
La section communale de Haut-Maribaroux fait face à toute une série de problèmes:
1- La rareté de l’offre de services sanitaires de base.
2- Le taux élevé de mortalité infantile
3- l’insuffisance numérique des centres de santé
4- La carence de l’eau potable.
5- Le manque de latrines familiales et communautaires.
6- La pollution de l’eau et de l’air
7- Le manque d’écoles secondaires et professionnelles
8- La démission de certains parents
9- La mauvaise rémunération des professeurs
10-Le mauvais état physique de l’habitat
11- Les mauvais résultats scolaires des élèves
12- Le faible rendement agricole
13- Le gaspillage des fruits et produits récoltés qui restent au jardin
14- Le fort taux de déperdition scolaire
9-2. Les causes
1- La migration
2- La malnutrition des enfants.
3- L’éloignement des Centres de santé qui offrent les services prénataux
4- Le manque de dispensaires
5- Les épidémies
6- l’insalubrité
7- Le manque de latrines
8- La démission de l’Etat en matière de santé
9- L’absence de canaux de drainage et d’évacuation
10- Le manque de professeurs
11- Le manque de matériels didactiques
12- L’absence de cantines scolaires
13- La mauvaise gestion des déchets
14- Le faible pouvoir d’achat des parents
15- Le manque de formation des parents
16- L’absence d’une politique d’eau potable et d’assainissement de l’Etat
17- Le mauvais état physique et le délabrement des locaux
18- Le surpeuplement des salles de classes
19- L’absence d’une grille de salaire au niveau des écoles privées.
20- Le manque de formation des professeurs
21- Le manque de prise en charge de l’Etat et du secteur privé
22
22- L’insolvabilité et chômage des parents
23- Le manque de loisirs dans les écoles
24- L’absence de bibliothèque
Le tableau ci-dessous est un résumé de ces différents problèmes et de leurs causes.
Problèmes
Causes
La rareté de l’offre des services
Le manque de centre de santé, prise en charge
sanitaires de base.
insuffisante par le ministère concerné
Le taux élevé de mortalité infantile
La malnutrition, éloignement des centres de santé
pour les femmes enceintes
L’absence d’une politique d’assainissement et de
gestion de l’eau potable
La carence de l’eau potable.
5et
Le manque de latrines familiales et
communautaires.
Le manque de formation en
matière d’assainissement
La pollution de l’eau et de l’air
L’insalubrité, le manque de latrines, la mauvaise
gestion des déchets
Le manque d’écoles secondaires et
professionnelles
Le manque de prise en charge du secteur par l’Etat
et le secteur privé
La démission de certains parents
Le faible pouvoir d’achat des parents, migration,
Le manque de formation des parents
L’insolvabilité des parents, l’absence d’une grille
de salaire au niveau des écoles privées
67-
89La
mauvaise
professeurs
rémunération
des
Le haut taux de déperdition des élèves
Les mauvais résultats scolaires des
élèves
Le faible rendement agricole et la faible
capacité
d’investissement
de
la
population
Le gaspillage des fruits et produits
récoltés qui restent au jardin
Le manque de communication entre direction et
parents, l’absence de cantines scolaires,
l’insolvabilité et le chômage des parents,
le manque de loisirs dans les écoles
Le surpeuplement des salles de classes, la
mauvaise formation des professeurs, le mauvais
état physique et le délabrement des locaux, le
manque de matériels didactiques, l’insuffisance
numérique des des professeurs, le surpeuplement
des salles de classes, le manque de bibliothèques
La non disponibilité de capitaux, le manque de
crédit agricole, le manque de semences
améliorées, la carence de fertilisants, le mauvais
système de cultures, l’absence de canaux de
drainages et canaux d’évacuation des eaux
Le mauvais état des routes, absence de services de
transport public
23
Pour pallier à ces problèmes, les mesures suivantes doivent être envisagées en termes de
solutions :
Tableau des problèmes et des solutions envisagées.
Problèmes
Le manque de services sanitaires de
base
Les taux élevés de mortalité infantile
Solutions
Disponibilité des services sanitaires de base
La rareté de l’offre des services
sanitaires de base.
Construction de centres de santé et leur prise
en charge par les instances compétentes
La carence de l’eau potable.
L’application d’une politique d’assainissement et de
gestion de l’eau potable
5-
Politique de production nationale, formation
nutritionnelle des mères, mise en place des
services de santé appropriés pour les femmes enceintes,
formation des femmes en age de procréer
et
Le manque de latrines familiales et L’implémentation d’un programme de formation en
communautaires.
matière d’assainissement
6La pollution de l’eau et de l’air
Bonne gestion de l’environnement, construction de
latrines familiales et communautaires, la bonne
gestion des déchets
Le manque d’écoles secondaires et
professionnelles
La prise en charge du secteur par l’Etat et le secteur
privé
La démission de certains parents
Augmentation du pouvoir d’achat des parents, la
réduction de la migration, la bonne formation des
parents
Augmentation de la solvabilité des parents,
établissement d’une grille de salaire au niveau des
écoles privées
La bonne communication entre direction et
parents, la mise en place de cantines scolaires,
la solvabilité des parents,
la création des espaces de loisirs dans les écoles
7-
89La mauvaise
professeurs
rémunération
des
Le haut taux de déperdition des élèves
Les mauvais résultats scolaires des
élèves
Le respect des normes éducatives dans les
établissements scolaires, le recyclage des professeurs,
la construction réhabilitation des infrastructures
scolaires, le manque de matériels didactiques,
24
Le faible rendement agricole et la
faible capacité d’investissement dans
le secteur
Le gaspillage des fruits et produits
récoltés qui restent au jardin
Le mauvais état physique de l’habitat
La faible capacité d’investissement de
la population
l’insuffisance numérique des professeurs, le
surpeuplement des salles de classes, le manque de
bibliothèques
La disponibilité de capitaux, de crédit agricole, de
semences améliorées, de fertilisants, la mise en place
d’un système de cultures, la construction de canaux de
drainages et canaux d’évacuation des eaux
La réhabilitation des routes, l’offre de services de
transport public
La mise en place d’une politique d’amélioration de
l’habitat
L’accessibilité de capitaux et de crédit
Dix de ces différents problèmes sus cités ont été analysés par la population au moyen d’outils
appelés « Arbres à Problèmes et Arbres à Objectifs ». Ce sont : les problèmes liées à l’eau
potable, la santé, les logements sociaux, les latrines, l’éducation, la motorisation agricole, les
intrants agricoles, l’aménagement des routes, l’attelage des bœufs, l’inondation par la rivière.
L’arbre à problèmes démontre les causes, les problèmes et les conséquences, tandis que l’arbre à
objectifs : les moyens, les solutions et les résultats.
Les figures suivantes en sont des résumés :
25
9-3. Arbres à Problèmes.
9-3-1. Eau potable.
26
9-3-2. Santé
27
9-3-3. Logements sociaux.
28
9-3-4. Latrines familiales.
29
9-3-5. Education.
30
9-3-6. Agriculture.
31
9-3-7. Inondation
32
9-3-8. Route
33
9-4.
Arbre a Objectif.
9-4-1- Eau potable.
34
9-4-2. Santé
35
9-4-3. Logements sociaux.
36
9-4-4. Latrines familiales.
37
9-4-5. Education
38
9-4-6. Agriculture
39
9-4-7. Inondation
40
9-4-8. Route
41
9-5.
Les secteurs-clés à Haut Maribaroux.
Pour aboutir au développement socio-économique de Haut Maribaroux, il faudrait intervenir dans
tous les secteurs qui composent la vie sociale, religieuse, économique de cette section communale.
A l’intérieur de ces secteurs, des atouts importants pour le développement de la zone sont
identifiés. Les uns plus importants que les autres. Des opportunités aussi sont perceptibles. Ce qui
devrait assurer la potentialité en matière de développement de la zone, c’est une bonne exploitation
de ces atouts et de ces opportunités. Cependant, les membres de cette communauté fait aussi face
à des contraintes énormes.
Le tableau suivant est une synthèse des potentialités, atouts, opportunités et contraintes des
secteurs:
Commerce
Religion
Culture et loisirs
Justice et sécurité
Santé
Education
Artisanat
Agriculture
Elevage
Eau
Assainissement
Tableau mettant en relation les potentialités, les atouts, les opportunités et les contraintes de
certains secteurs clés à Haut Maribaroux.
Potentialités
Atouts
Opportunités
Contraintes
Nombre
Matières premières
Existence de
Artisans peu
Artisanat
important
trouvées sur place
marchés
qualifiés
d’artisans
Diversité des
Nombre important Expérience et capaManque de
Organisation
organisations
d’organisations
cité de ces
formation
organisations
et
d’encadrement
Présence
de
plusieurs
Religion
sectes religieuses
Dense
Présence
de grands et Facilité d’échanges
Commerce
Commerce
population
de petits
informel,
commerçants
envahissement
du marché
local par les
produits
étrangers,
chômage
Communication Zone de plaine Construction de la Bonne couverture Zone
42
route reliant
Haïtien
Ouanaminthe
Cap des
inondable
à Compagnies
de
téléphonies
mobiles
Ressources
Beaucoup d’établisse Présence d’organisa Manque
de
Education
humaines
ments scolaires,
tions
travaillant formation
disponibles
Beaucoup d’enfants dans
Pour les prof,
scolarisables
ce domaine
mauvais état
physique
des
établissements,
exiguïté
des
salles de
classes,
manque de
Matériels
didactiques
Ressources
Disponibilité
Présence
Manque
de
Santé
humaines
d’espace
d’organismes
centre de
disponibles
pour la construction oeuvrant dans ce
Santé
d’infrastructures
secteur
sanitaires
Fertilité des sols Terres,
eaux Construction d’un
Elevage libre,
Agriculture
disponibles
système d’irrigation outillage
sur la rivière Jassa rudimentaire,
migration
Existence
de Eleveurs
présents, Introduction
de Manque
de
Elevage
consommateurs, terres disponibles
races de bétails
matériels
agents
améliorées
pour
les
vétérinaires
vétérinaires
Présence
Pas
de
Justice
et Ressources
humaines
d’organistes
tribunaux, pas
sécurité
disponibles
de droits humains
Sous
commissariat
de Disponibilité de l’eau Prise de conscience Insalubrité,
Environnement Existence
plusieurs
de la population
pollution
Espèces
Bon
réseau Fréquence de pluie Existence
de Déboisement,
Eau
hydrographique plus
rivières, sources,
érosion
ou moins régulière
Lagons, nappes
Amour
du Acculturation
Culture
et Valorisation des Centre de loisirs
produits locaux
divertissement de la
Loisirs
par les membres
comde
la
munauté
communauté
43
CHAPITRE X
10-1
INTERVENTIONS
Pour atteindre les objectifs préalablement cités et pour résoudre les problèmes que confronte la
population de Haut-Maribaroux, il s’avère urgent et important de prendre des mesures appropriées
en vue de :
Encadrer techniquement les producteurs.
Promouvoir le développement de la culture attelée, pour pallier le problème de
l’outillage archaïque
Augmenter la productivité
Mettre en place un système de crédit
Ouvrir des boutiques d’intrants agricoles
Créer des débouchés commerciaux pour les produits locaux
Equiper les écoles en matériels et mobiliers nécessaires
Réparer et réaménager les infrastructures scolaires
Former et recycler les professeurs
Construire et équiper les dispensaires
Contrôler la dégradation de l’environnement
Augmenter la couverture végétale
Protéger et aménager les bassins versants
Construire et réhabiliter les tronçons de routes importantes reliant les différentes
localités
Créer des centres de loisirs
Améliorer les races bovine et caprine
Produire des fourrages pour les animaux
Créer un dépotoir pour les déchets
Curer et creuser les canaux d’évacuation
Construire des latrines familiales et communautaires
Forer des puits artésiens profonds
Appuyer et renforcer les organisations communautaires de base (OCB)
10-2. LISTE DES BESOINS
Mécanisation agricole
Electrification
Route
Ecole
Habitat
Banque de crédit
Centre de Santé
Curage la rivière
Irrigation
44
Boutique Agricole
Eau potable
Races bovine et caprine améliores
Coopérative agricole
Latrine familiale
Marché communautaire
Loisir
Environnement saint
Curage canaux
Cantine scolaire
Moulin décorticage de riz et de maïs
Attelage
Reboisement
Protection des bassins versant
Conservation de sol
Construction de silos
Centre de nutrition
Alternative pour la substitution de charbon de bois
Réhabilitation et construction d’Ecole
Recyclage et formation des Enseignants
Abattoir
Radio communautaire
10-3. LISTE DES PROJETS
Suite à l’application des outils « Arbre à problèmes et arbre à objectifs », on a identifié toute une panoplie
de projets qui sont des solutions aux multiples problèmes que confrontent les habitants de cette section
communale. Ce sont :
Projet d’électrification de Haut-Maribaroux
Amélioration du cheptel caprin et bovin a Haut-Maribaroux
Projet de cantine scolaire
Projet appui logistique à des écoles à Haut-Maribaroux
Projet de construction d’école à rivière sable
Formation et recyclage des enseignants
Construction d’un parc de jeux à Dilaire
Mécanisation agricole
Attelage
Boutique intrants agricoles
Banque de crédit agricole
Construction d’un système irrigation
Réhabilitation et ouverture de tronçons de route
Canalisation et curage de canaux
Adduction d’eau potable
Traitement des eaux polluées
45
Projet de construction de latrines familiales
Collecte et ramassage des déchets
Traitement des ordures
Construction d’habitats
Drainage et curage des rivières Sable et Canari
Protection des berges, des rivières Sable, Canari, Djassa et Massacre.
Implantation de moulin de décorticage de riz et de maïs à Du haut, Planto, Corail, Rivière
Sable,
Appui à la production de fourrages à rivière sable
Construction d’un marché public à Carrefour le Mercier (Dilaire)
Construction de trois silos : Dilaire, Ti laurier, Rivier Canari
Projet alternatif à la substitution du charbon de bois à Bassin Grand Chemin, Gaïac, Ti
Laurier, Mamoulé
Projet d’élevage de caprins de race améliorée pour les associations de femmes
Projet de production de poulets de chair et de pondeuse à Gaïac, Tallas, Du haut
Projet de construction d’un abattoir à Dilaire
Projet de transformation des viandes caprine bovine
Projet de production et de transformation de lait
Transformation de l’arachide
Production de tylapia à Planto, Tallas, Robineau
10-4. PRIORISATION DES PROJETS
La priorisation des projets a été faite de manière démocratique dans les ateliers de travail où
presque toutes les couches sociales de Haut Maribaroux étaient représentées pour donner leur
adhésion aux projets. Elles s’étaient mises d’accord sur le choix de 10 projets dont 5 à caractère
social et 5 à caractère économique. Les documents de ces projets d’investissement Communautaire
(PIC) devraient être préparés et remis aux autorités locales et au Comité de Développement de la
Section Communale (CDSC) qui devrait être mis en place pendant le processus de planification
participative comme l’a demandé le FAES. Les projets retenus à cet effet sont les suivants :
10-4-1. Projets Economiques :
Projets
Zone
Mécanisation Agricole
Implantation d’une boutique d’intrants agricoles
Attelage de boeufs
Désensablement, drainage et protection des berges
de la Rivière Djassa
Réhabilitation de deux tronçons de route
Haut Maribaroux
Haut Maribaroux
Haut Maribaroux
Rivière Djassa
Pitobert à Borne 10 et Tallas à Dilaire
46
10-4-2. Projets Sociaux
Projets
Zone
Construction de 300 logements sociaux
Construction d’un centre de Santé
Construction d’un complexe éducatif
Construction de 300 latrines familiales
Forage de cinq puits artésiens
Haut Maribaroux
Dilaire
Rivière Sable
Haut Maribaroux
Haut Maribaroux
47
CHAPITRE XI
APPUI INSTITUTIONNEL POUR L’EXECUTION DE CE PLAN
Le Plan de Développement de la Section Communale de Haut-Maribaroux (PDSCHM) pour être
exécuté doit trouver l’appui de toutes les organisations ou institutions qui interviennent dans le
domaine de développement communautaire. Leur apport s’avère important pour la réalisation des
objectifs de ce plan, car les ressources économiques et financières de la zone sont limitées et la
localité ne dispose que de certaines ressources humaines et matérielles. Bien que ce plan ait été
élaboré grâce aux précieux concours du Fond Assistances Economique et Social (FAES), on ne
peut pas lui laisser à lui tout seul la responsabilité de financer les projets identifiés et priorisés par
la communauté lors de l’élaboration de ce plan. La communauté de Haut-Maribaroux qui est le
premier bénéficiaire doit aussi s’impliquer dans la recherche de fonds nécessaires et doit donner
sa participation à tous les niveaux et dans la mesure de ses possibilités tout cela en fonction des
atouts, ressources et potentialités répertoriés. C’est dans ce contexte qu’un comité de pilotage
communément appelé Comité de Développement de la Section Communale (CDSC) a été mis en
place avec comme objectif de faire le marketing de ce plan en vue de canaliser des fonds vers cette
entité territoriale.
11-1. STRATEGIES DE REALISATION DU PLAN
Pour concrétiser les objectifs formulés lors des ateliers de travail réalisés pendant la phase
d’élaboration Processus Participatif, il est important que ce soit d’une part les gens de la localité
qui prennent les rênes du développement et du suivi de ce plan et d’autre part les autres entités de
développement. Ainsi, un comité de Pilotage appelé « Comite de Développement de la Section
Communale de Haut Maribaroux » (CDSCHM) a été mis sur pied dans le but d’appuyer les
collectivités dans la mise en application de ce plan. Ce comité comprend 17 personnes issues de
différents secteurs comme le démontre le tableau ci-dessous :
Noms
Prénoms
Institutions
Désamours
Gary
CASEC
Selmours
Mathieu
CASEC
Xavier
Bocimus
CASEC
Raphaël
Renaud
ASEC
Jean Baptiste
Thelusmond
ASEC
Raphaël
Philomène
ASEC
Josaphat
Cléomène
Bloc Gaiac
Saint Juste
Henry Claude
Bloc Gaiac
Bien Aime
Yolande
Bloc Dilaire
Joazard
Gérard
Bloc Dilaire
Pierre
Louis
Bloc Tallas
Libéral
Estivelt
Bloc Tallas
Louissaint
Elva
Secteur Religieux
Jérôme
Millerand
Secteur santé
Joseph
Etienne
Secteur Agriculture
Decimus
Roslin
Secteur Education
Nelson
Claudel
Secteur Organisé
48
11-2 ROLE DU COMITE DE DEVELOPPEMENT DE LA SECTION COMMUNALE
Ce comité a pour rôle de :
Assurer en commun accord avec les élus locaux qui représentent cette collectivité la mise
en œuvre du Plan de Développement de Haut Maribaroux
Participer à la recherche de financement pour les différents projets insérés dans le Plan
Assurer en commun accord avec les collectivités le suivi et l’évaluation des projets
Participer à la mise à jour ou l’actualisation du plan.
49
Chapitre XII
MESURES URGENTES À PRENDRE
Compte tenu de la situation globale du pays et de certaines estimations faites par certains
organismes de développement nationaux et internationaux, on pourrait même dire qu’il y a péril
dans la demeure.
-Selon le Fond des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ( FAO), Haïti est, avec
l’Afghanistan et la Somalie, l’un des trois pays du monde possédant le plus grand déficit
calorifique journalier par habitant. La pauvreté concerne presque tous les secteurs de la société
haïtienne soit sous la forme de pauvreté pure, soit sous la forme d’une vulnérabilité ou d’une
pauvreté humaine croissante.
- Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), plus de 24% du
territoire Haïtien est sujet à des risques d’érosion grave. Les maladies liées à la dégradation de
l’environnement sont les principales causes de décès d’enfants de moins de 5 ans.
Haïti possède plus de 65% d’analphabètes parce que les établissements scolaires sont trop
éloignés.
Des mesures urgentes et appropriées doivent être entreprises :
Dans le domaine de la production agricole et animale, il faut une politique de production
nationale, il faut aussi une politique de promotion de cette production dans le but
d’augmenter le capital financier, de réduire le taux de chômage dans le milieu et de baisser
les taux d’importation de produits alimentaires.
Dans le domaine de l’environnement, il faut diminuer le niveau de la dégradation et
assurer la durabilité des ressources environnementales endogènes.
Protéger les zones non-urbanisables, inciter la population à respecter les plaines destinées
à la production alimentaire.
Améliorer les conditions d’hygiène publique, de la santé, de l’éducation dans le cadre des
services de base en vue de parvenir à l’amélioration des conditions de vie de la population.
C’est un impératif d’intervenir surtout dans ces axes dont on ne pourrait se passer dans le cadre du
développement réel de toute communauté.
12-1. Durée des projets
La durée des projets varie en fonction de leur nature et de leur domaine d’intervention respectif.
Après la phase d’exécution, une évaluation sera nécessaire pour vérifier si les objectifs des projets
50
auront été atteints. Les résultats obtenus dans le cadre de cette évaluation détermineront l’étalage
de ces projets sur une plus longue durée.
12-2. PROJETS ET BUDGET
Les dix projets priorisés par la population de Haut Maribaroux seront dotés d’un budget dont les
ressources humaines et financières seront collectées auprès des bailleurs de fonds, des
organisations étatiques, des ONG, des entités privées, des institutions de la communauté
internationale etc.
.
Le montant total du budget prévu pour une année s’élève à une hauteur de cinq cent dix millions,
cinq cent vingt mille, deux cents soixante quinze gourdes et quatre vingt treize centimes
(510.520.275,93). Ce montant est reparti en tranche trimestrielle égale.
Le tableau de synthèse 1 et présenté ci après pour une période de 1 an donne une idée sur la
répartition du montant total du budget (510.520.275,93).
Il est à noter que les projets économiques sont en tête de liste avec un pourcentage de 77,02 % du
budget total, et le reste, soit 22,98 % est alloué aux projets sociaux.
Tableau de synthèse
Ventilation du montant
Ensemble
100%
510.520.275,93
1- Introduction de la motorisation à 1, 36%
6.943.928,00
Haut Maribaroux
2- Introduction a l’attelage de bœuf 1,32%
6.742.105,00
à Haut Maribaroux
3- Construction de deux tronçons de 71,12%
363.059.073,00
route reliant l’habitation Pitobert à
Borne 10 et de Tallas à Dilaire
4- Curage du lit et de protection des 1,94%
9.900.083,00
berges de la rivière Jassa
5Implantation d’une boutique 1,21%
6.186.054,00
d’intrants
agricoles
à
Haut
Maribaroux,
6- Construction de 300 logements 13,17%
67.247.396,00
sociaux à Haut Maribaroux
7Construction d’un complexe 0,82%
4.169.865,00
éducatif à Haut Maribaroux
8- Construction d’un centre de santé 1,42%
7.262.687,93
avec lits à Haut Maribaroux
9- Construction de 500 latrines 7.45%
38.014.328,00
familiales a Haut Maribaroux
10- Forage de cinq artésiens à Haut 0,19%
994.756,00
Maribaroux
Projets
51
12-3. Fiche des projets priorises
A partir de l’ « Arbre à problèmes et l’Arbre à solutions », la population a identifié toute une liste
de projets. Parmi ces projets dix d’entre eux ont été jugés prioritaires. Les tableaux suivants
donnent une idée de ces projets, de leur coût estimatif ainsi que celui de la participation locale et de
la participation externe.
Tableau des projets prioritaires, du coût estimatif, de la participation locale et de la participation
externe.
Tableau 1
Projet
Justification
Objectif général
Objectifs spécifiques
Résultats attendus
Principales activités
C CONSTRUCTION D’UN CENTRE DE SANTE A DILAIRE
La section communale Haut-Maribaroux ne dispose pas d’infrastructures
sanitaires pour desservir la population, en cas d’urgence, les habitants de
la section se sont obligés de parcourir de Kms à la recherche de soins
sanitaires.
Offrir les soins sanitaires appropriés aux habitants de cette section
communale
-Doter la section communale Haut-Maribaroux d’un centre de santé en
état de fonctionnement,
-Développer un programme d’éducation sanitaire à l’intention de la
communauté en général et des groupes cibles en particulier,
-Former les ménages sur la santé reproductive
-Réduire de ¾ le taux de mortalité maternelle
-Réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de plus de 2/3
d’ici 2015.
-Augmenter de 80% le nombre de mères qui pratiquent l’allaitement
maternel d’ici 2010.
-Contribuer à la protection et au développement normal de l’enfant, à la
santé reproductive des femmes en âge de procréer, aux personnes les
plus vulnérables : Les femmes enceintes, les vieillards, les enfants de
moins de 5 ans.
- Un Centre de santé avec Lits est construit et fonctionne normalement
- Les cas de mortalité causé par de long parcours ont diminué
- Un programme d’éducation sanitaire à l’intention de la communauté en
général et des groupes cibles en particulier est développé
- 80% des ménages ont reçu une formation sur la santé reproductive
- Le taux de mortalité maternelle est réduit de ¾.
- 75% des accouchements sont effectués dans le centre.
- Plus de 2/3 des enfants sont vaccinés d’ici 2015.
- Les cliniques mobiles pré et post natal ont augmenté.
- Plus de 80% des nouveaux nés sont allaités exclusivement au sein
pendant les six premiers mois.
- Mobilisation et sensibilisation de la population
- Construction d’un centre de santé avec lits en état de fonctionnement
52
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
Tableau 2
Projet
Justification
Objectif général
-Achat et acquisition des matériels et équipements du centre.
-Réalisation de séances de formation pour plus de 80% des ménages sur
la santé reproductive
-Formation des mères
- Accouchement au lit
- Réalisation de cliniques mobiles pré et post natale
- Exécution de campagne de vaccination
20.394.013,24
20.270.670,77
123.342,47
Construction de 300 logements sociaux à Haut Maribaroux
La majorité des habitats de Haut-Maribaroux est construite en terre et
palissade, ce qui donne une mauvaise image à la section et qui rend les
maisons moins solides. D’autre part, Haut Maribaroux est situé sur une
route internationale dans la zone frontalière qui attire beaucoup
d’investisseurs et de touristes. Donc ce projet a été conçu pour améliorer
la qualité de vie des bénéficiaires et l’aspect de l’architecture de la
zone.
Rec Reconstruire 300 logements sociaux dans 12 mois à Haut-Maribaroux.
Objectifs spécifiques
-Reconstruire 100 logements chaque 4 mois.
-Mettre à la disposition des familles des logements sûrs.
-Améliorer le mode, la structure et l’architecture des habitats à HautMaribaroux
Résultats attendus
-100 logements sont construits chaque 4 mois.
-300 familles vivent dans un logement sûr.
- Le style, la structure et l’architecture des habitats sont améliorés.
Principales activités
-Reconstruction de 300 logements sociaux
-Achat et acquisition des matériaux
-Reconstruction des habitats
-Inauguration des habitats
-Remise des clés
-Exécution de nouveau plan d’urbanisme
67.242.396,00
11.149.284,00
56.093.112,00
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
53
Tableau 3
Projet
Justification
Objectif général
Objectifs spécifiques
Implantation d’une boutique d’intrants agricoles à Haut Maribaroux
La maximisation du rendement satisfaisant d’une culture dépend d’un
processus de production dans lequel des activités de natures différentes
se réalisent. Une bonne récolte est en ce sens le fruit d’un bon choix
technique et d’une logique de plantation adéquate.
Par analyse du système de production dans la section communale de
Haut Maribaroux, il est facile de comprendre que la récolte n’est jamais
garantie, le rendement n’est jamais optimal. Cela s’explique par le fait
que l’exploitant est dépourvu de tout moyen technique pouvant
influencer de manière positive le travail qu’il accomplit sur sa parcelle.
Le paysan prépare difficilement sa parcelle, il utilise des semences dont
la qualité est douteuse, il n’arrive pas à lutter contre les pestes et tout
cela aggravé par le problème d’absence de système d’irrigation
contribue à fragiliser la production.
Si au moins l’exploitant aurait trouvé des intrants de qualité à sa
disposition dans la section, il aurait pu diminuer les risques de perdre ses
récoltes, en faisant face mieux à certaines contraintes qui sont de nature à
abaisser le rendement des cultures.
Maximiser la productivité des exploitations agricoles
1- Permettre aux exploitants d’avoir accès aux intrants agricoles pour
mieux cultiver leur terre
2- Réduire les risques de perte des cultures dus au problème d’intrants
3- Réduire la dépendance alimentaire de la section aux importations
dominicaines
4- Combattre la sous nutrition et la malnutrition
Résultats attendus
-Une boutique d’intrants agricole est mis en place et fonctionne selon les
normes modernes de gestion
- La boutique d’intrants est fonctionnelle et est gérée par un comité
-Les exploitants utilisent à bon escient les intrants
Principales activités
-Construction d’un local pour loger la boutique d’intrants
- Acquisition des intrants
- constitution et structuration d’un comité de gestion
- Formation des membres du comité
- Formations d’agents
- Motivation et sensibilisation des exploitants
6.186.054
333.250,00
5.852.804,00
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
54
Tableau 4
Projet
Justification
Objectif général
Objectifs spécifiques
Résultats attendus
Introduction de l’attelage de bœuf à Haut Maribaroux
L’incapacité de l’exploitant agricole haïtien à augmenter son revenu à la
parcelle est le résultat d’une mauvaise combinaison des facteurs de
production, en l’occurrence la terre, le travail, et le capital. Le lopin de
terre que possède la grande majorité des paysans ne leur garantit pas une
amélioration de leur niveau économique. N’ayant pas les moyens
financiers, le paysan est dans l’impossibilité de faire des investissements
pour se doter des moyens matériels et techniques, ou pour augmenter sa
force de travail dans le cadre de l’augmentation de sa productivité.
A Haut Maribaroux, section communale de Ouanaminthe où
l’agriculture est l’activité de premier rang, ces problèmes existent et
persistent aussi. L’agriculteur est contraint d’exploiter une superficie
réduite en fonction de ses moyens limités. Cependant, parmi tant de
facteurs limitant le paysan dans son travail agricole, le handicap majeur
qu’il retrouve dans cette zone est l’absence de force de travail ; ceci
s’explique par la fuite de la main d’œuvre vers la République
Dominicaine et sa cherté. Vu le faible moyen de la grande majorité des
exploitants agricoles, il est pratiquement impossible de pouvoir préparer
une grande parcelle pour augmenter sa production. De ce fait, le blocage
de l’augmentation des revenus agricoles se trouve à l’origine de l’activité
depuis la préparation des sols surtout dans un milieu où l’absence de la
mécanisation agricole se fait sentir.
Etant donné que le riz inondé est une culture de haut rang de la zone
avec la présence des lagons ; étant donné que les parcelles exploitées
sont de superficie moyenne inférieure à un carreau, un effort
d’accompagnement des exploitants au niveau de la préparation des sols
serait un apport considérable qui leur permettrait d’augmenter leur
efficience.
Donner aux exploitants de la zone de Haut Maribaroux le moyen
matériel leur permettant d’augmenter leur productivité
1- Aider les exploitants de Haut Maribaroux à augmenter la superficie de
la parcelle cultivée
3- Diminuer la dépendance alimentaire aux importations dominicaines
3- Conserver la force de travail des cultivateurs
4- Contourner le problème de l’exode de travailleurs agricoles
5- Diminuer la malnutrition et la sous nutrition
6- Augmenter les revenus des cultivateurs
- Le labourage superficiel est accessible aux agriculteurs de la zone
- Le calendrier cultural est plus ou moins respecté
- Les exploitants ont à leur disposition dans la section tout le matériel et
accessoires par l’introduction de la culture attelée
-Les bouviers et les exploitants sont formés aux techniques de l’attelage
de
bœuf
- La production et le revenu des exploitants augmentent par
55
Principales activités
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
Tableau 5
Projet
Justification
Objectif général
Objectifs spécifiques
l’amélioration des techniques de travail et l’augmentation du nombre de
parcelles cultivées.
- Implantation d’un nouveau système de labourage dans la zone
- Identification des différentes exploitations qui utiliseront l’attelage de
bœufs
- Acquisition des matériels
- Formation d’un comité de gestion des matériels
- Achat et dressage des bœufs
- Recrutement de bouviers
- Formation des bouviers et des exploitants
4.451.732,50
32.270,00
4.419.462,50
Introduction de la motorisation agricole dans la zone de Haut
Maribaroux, première section communale de la commune de
Ouanaminthe
La section communale de Haut Maribaroux est essentiellement agricole
en termes d’activités génératrices de revenus dans la zone. Elle compte
plus de 1,500 hectares de terres emblavées de cultures diverses adaptées
aux conditions agro climatiques de la région. Malgré cette opportunité
les exploitants n’arrivent pas à améliorer leur situation économique. Le
blocage réside surtout dans l’inefficacité du système de production.
Jusqu'à présent tous les travaux sont effectués à la main depuis la
préparation du sol jusqu'à la récolte. Cependant la main d’œuvre étant si
rare et si chère, l’exploitant ne peut pas se payer le luxe de l’utiliser tout
le temps. Les paysans qui travaillent un hectare et plus sont les plus
touchés par ce problème car la préparation du sol coûte énormément
cher. Il devient de ce fait difficile de générer des revenus importants
dans cette activité pour couvrir les dépenses de la famille.
Si l’opération de préparation de sol considérée comme la base du
processus de production n’est pas bien assurée, aucun résultat satisfaisant
ne peut pas être obtenu. Ceci est l’un des facteurs expliquant les faibles
rendements des cultures à la parcelle.
Pour sortir de cet état, des efforts divers méritent d’être consentis et la
mécanisation agricole est jugée indispensable
L’objectif général assigné à ce projet est de contribuer à l’amélioration
de la sécurité alimentaire par l’augmentation de la productivité des
exploitations.
1- Aider les exploitants de Haut Maribaroux à augmenter la superficie de
la parcelle cultivée
3- Diminuer la dépendance alimentaire aux importations dominicaines
3- Conserver la force de travail des cultivateurs
56
Résultats attendus
Principales activités
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
Tableau 6
Projet
Justification
4- Contourner le problème de l’exode de travailleurs agricoles
5- Diminuer la malnutrition et la sous nutrition
6- Augmenter les revenus des cultivateurs
7- Faciliter l’accès des exploitations aux services de la motorisation
agricole
- Les exploitants ont à leur disposition le matériel nécessaire pour
labourer leur terre
- Les exploitants labourent facilement leur terre.
- Un comité de gestion de l’activité est structuré et fonctionnel.
- Sensibilisation/motivation de la population
- Evaluation de la quantité de terre nécessitant le service d’un tracteur à
moteur.
- Acquisition du tracteur - Recrutement d’opérateurs pour le tracteur
- Formation des opérateurs
- Constitution d’un comité de gestion du tracteur
- Formation et structuration du comité de gestion
5.777.020,75
96.400,00
5.680.620,75
FORAGE DE CINQ PUITS ARTESIENS A HAUT MARIBAROUX
A Haut-Maribaroux, les gens puisent leur eau dans divers endroits :
rivières, lagons, puits, pompes, sources, ravines. La qualité de ces eaux
est douteuse. Point besoin d’être un technicien pour prouver la pollution
de l’eau, car un seul coup d’œil permettra de voire les changements
immédiats qui s’y opèrent. Il suffit seulement de la mettre dans un verre
ou un gobelet après quelques heures ou bien elle décolore, elle perd sa
saveur initiale ou bien on constate la présence de larves. Bref, les gens
consomment de l’eau non potable.
Les gens ont l’habitude de faire bouillir l’eau, y mettre du chlorure de
sodium, du giff, du chlore, y l’exposer au soleil dans un gallon etc.…
comme procédé pour tenter de rendre potable les eaux. Un projet de
forage de puits artésiens est une solution durable à ces problèmes
cruciaux qui peuvent causer des dégâts importants à la situation
sanitaires des bénéficiaires.
Objectif général
Mettre à la disposition de la population de Haut Maribaroux de l’eau
potable de façon à réduire les risques de maladies liées à la
consommation de l’eau non potable.
Objectifs spécifiques
1- Forer cinq puits artésiens à Haut Maribaroux
2- Fournir 150 boquites d’eau par jour/ pompe à la population
3- Diminuer le nombre de cas de maladies liées à la consommation de
57
Résultats attendus
Principales activités
l’eau polluée
4- Réduire la distance à parcourir à la recherche de l’eau.
- L’eau potable est disponible dans la zone
- Cinq puits artésiens sont forés à Ti Laurier, Tallas, Gaiac, Du Haut,
Dilaire dans deux mois et deux semaines
-150 boquites d’eau sont fournis par pompe/ jour
- Le nombre de cas d’infections liées à la consommation de l’eau de
mauvaise qualité est diminué
- Les cinq points d’eau sont accessibles à toute la population en fonction
de leur localisation
- Sensibilisation et mobilisation de la population
- Forage des puits
- Achat des pompes
- Installation des pompes
- Installation du Comite de gestion des pompes
- Motivation de la population
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
994.756,00
974.731,00
20.025,00
Tableau 7
Projet
Justification
CONSTRUCTION DE 500 LATRINES FAMILIALES A HAUT-MARIBAROUX
Objectif général
Objectifs spécifiques
Les problèmes les plus courants liés à l’hygiène publique à Haut
Maribaroux sont : la déposition des déchets dans des endroits non
appropriés, la pollution de la zone, les eaux stagnantes, la défécation
à même le sol. Selon les participants aux ateliers de travail lors du
Diagnostic Participatif, des agents de santé de la zone et selon les
données du CDS de Ouanaminthe, la défécation à même le sol est la
cause directe de la pollution de l’eau qu’utilise la population.
Puisque la majorité des habitants de Haut Maribaroux n’ont pas de
latrines et que par conséquent ils défèquent à mène le sol, d’autres
creusent des trous superficiels et les recouvrent après usage, d’autres
encore utilisent des trous à ciel ouvert, cela entraîne qu’à chaque
pluie et après le passage des vents, les eaux sont polluées et causent
des infections, de la diarrhée, de la grattelle, des maux de ventre et
d’autres maladies au sein de la population. Les femmes et les
enfants sont les plus touchés par ces maladies. Toute action qui vise
la construction des latrines familiales pour les groupes les plus
affectés apportera une nette amélioration à ces problèmes.
Améliorer les conditions sanitaires des habitants de la section
communale
- Diminuer de 30% le nombre de cas de maladies liées à la pollution
58
Résultats attendus
Principales activités
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
Tableau 8
Projet
Justification
deux ans après l’exécution du projet.
- Améliorer les conditions hygiéniques des familles bénéficiaires
- Améliorer les conditions environnementales immédiates de l’habitat
- Les cas de maladies liées à la pollution diminuent de 30%
- 500 familles reçoivent une formation sur l’usage des latrines et les
problèmes que peuvent causer la défécation à même le sol.
-100 latrines sont construites chaque mois.
- Le milieu environnemental devient moins pollué et plus fréquenté
- Mobilisation et sensibilisation de la population sur les problèmes de la
pollution
- Recensement des familles bénéficiaires
- Formation au profit des 500 familles bénéficiaires sur le bon usage des
latrines
- Identification des sites d’implantation
- Construction de 100 latrines/mois
- Motivation de la population
22.283.170,00
1.592.940,00
20.690.230,00
Projet de curage du lit et de protection des berges de la rivière Djassa
Le déboisement est un phénomène qui prend de l’ampleur sur tout le
territoire haïtien. Comme l’une des conséquences directes de ce
phénomène, l’érosion met à nu les sols des montagnes et des plaines
connues dans le temps pour leur potentialité du point de vue de couvert
végétal. La coupe anarchique de bois dans tous les versants de montagne
du pays, accompagnée d’une faiblesse dans l’application de la législation
existante dans le domaine de la foresterie, concourt à réduire la
couverture forestière du pays à moins de 2% (ONUDI, 2000). Cet état
catastrophique ne fait que s’aggraver puisque les mesures de
redressement de la situation sont encore loin de compenser les dégâts.
Située en aval de plusieurs montagnes des sections avoisinantes : Acul
des Pins et Savanne au lait, il est alarmant de voir les différents bassins
versants en train de se dégrader et sans aucun effort durable de
protection. Cette situation est à l’origine de multiples inondations, de
l’ensablement et de l’élargissement des lits des rivières, enregistrés
chaque année.
La rivière Djassa qui traverse la section communale de Haut Maribaroux
en est un exemple vivant. Vu l’état de nudité du bassin versant qui
l’alimente, cette rivière qui est régulièrement en crue représente une
menace accrue pour les habitants de la zone. La rivière est si ensablée
que les eaux qui ruissellent laissent aisément le lit pour inonder les terres
59
Objectif général
Objectifs spécifiques
Résultats attendus
Principales activités
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
qui deviennent par la suite des lagons. Ces épisodes d’inondations sont
de nature à réduire l’espace cultivable, et à détruire les plantations
existantes tout en menaçant aussi la vie des riverains, puisque environ
300 carreaux de terres sont déjà inondés.
Si aucune intervention n’est envisagée pour résoudre ces problèmes, les
parcelles de terre ne cesseront d’être inondées et deviendront des lagons
non cultivables ; la population serait encore plus exposée et plus
vulnérable aux éventuels catastrophes pouvant venir des crues de la
rivière Djassa.
Protéger les exploitations, les animaux et les habitants de la section qui
sont régulièrement frappés par les dégâts causés par les crues de cette
rivière
-Curer le tronçon de lit de la rivière Djassa traversant la section
communale de Haut Maribaroux ;
-Traiter les berges de cette rivière
-Préparer la population riveraine aux méthodes de gestion des risques
naturelles
-Le bétail, les parcelles des exploitants et les riverains sont protégés des
crues de la rivière Djassa
- Le lit de la rivière est curé et désensablé sur 2.5 Kilomètres,
précisément dans les endroits où la rive est commune à la section de
Haut Maribaroux c'est-à-dire de l’ancien Pont Jassa à Lagon Tremblée
-Des techniques de correction et de protection de berges sont mises en
œuvre.
- La population riveraine est formée aux techniques d’intervention en cas
d’inondations
-Mobilisation et sensibilisation de la population
- Identification du tronçon de berges à protéger
- Constitution des équipes de riverains et d’exploitants pour aménager les
berges
- Curage de la rivière
- Mise en place des structures mécaniques pour la protection des berges
- Mise en place des structures biologiques
- Formation de la population
17.058.337,00
1.218.700,00
15.839.637,00
60
Tableau 9
Projet
Justification
Objectif général
Objectifs spécifiques
Résultats attendus
Principales activités
CONSTRUCTION D’UN COMPLEXE EDUCATIF À RIVIERE SABLE
Selon les participants aux ateliers de travail réalisés lors du Diagnostic
Participatif, le mauvais résultat de certains élèves enregistré dans
certaines écoles est dû à l’éloignement des établissements scolaires par
rapport à leur résidence. Ceci oblige les enfants à marcher plus de deux
heures de temps pour atteindre leur établissement scolaire. En plus de
cela, viennent s’ajouter d’autres causes secondaires:
- Absence de cantine scolaire
- Manque de formation et d’expérimentation des professeurs
- Manque de matériels scolaires
- Manque de mobiliers
- Mauvais état physique des établissements scolaires
- Pas d’électricité
- Baisse du pouvoir d’achat des parents
- Mauvais état des routes vicinales.
Augmenter le rendement scolaire des élèves
- Permettre à tous les enfants, garçons et filles d’achever leur cycle
d’études fondamentales.
- Dispenser un enseignement de base de qualité afin d’aider à réduire les
clivages entre les écoles rurales et les écoles urbaines entre les écoles
de riches et les écoles des pauvres
- Former et recycler les enseignants
- Assurer la qualité de l’enseignement et le suivi du curriculum dans les
écoles
- Elaborer une stratégie axée sur la compréhension et non sur la rétention
- Améliorer les conditions d’accueil
- Equiper le complexe en matériels logistiques et mobiliers
- Offrir un enseignement qui oriente les jeunes à l’acquisition d’une
profession
- Doter Haut Maribaroux d’un centre éducatif et professionnel en état de
fonctionnement.
- Haut Maribaroux dispose d’un Centre éducatif et Professionnel en état
de fonctionnement
- 35 élèves terminent leurs études du 3ème cycle fondamental chaque
année
- 450 élèves/professionnels reçoivent une éducation/formation qui n’a
rien à envier aux établissements dits de renom.
- 50 professeurs formés et recyclés pendant les trois premières années
- 35 élèves ont réussi aux examens officiels
- 450 élèves sont restés à l’école
- 13 salles de classes construites
- Le complexe éducatif est doté de matériels et de mobiliers
- Sensibilisation des parents
61
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
Tableau 10
Projet
Justification
Objectif général
Objectif spécifique
- Construction du Complexe éducatif
- Installation des structures de jeux et de loisirs
- Motivation des élèves
- Structuration du centre
- Application du programme de l’Education Nationale et de la Formation
Professionnelle (MENFP)
- Réalisation des séances de formation et de recyclage des professeurs
- Application du programme du MENFP
- Sensibilisation des élèves par les parents
- Mise en place de cantines scolaires
- Construction des salles de classes qui respectent les normes établies
- Achat et acquisition des matériels et logistiques
- Formation professionnelle des jeunes
13.751.270,40
755.800,00
12.995.470,40
Construction de deux tronçons de route reliant l’habitation de
Pitobert à Borne 10 et Tallas à Dilaire
La section communale de haut Maribaroux est réputée dans la
commune pour sa production agricole. Malgré les difficultés que
confronte le système de production, les paysans arrivent à avoir une
certaine maîtrise qui leur permet de produire un peu de tout ce dont
la famille a besoin pour survivre. Les agriculteurs ont toujours du
mal à atteindre les marchés avec leurs produits.
Cette situation est à l’origine d’une perte post récolte importante
pour les produits périssables. L’absence de route mettant en
communication les différentes localités est un handicap majeur qui
prive la population des services de base pouvant leur permettre
d’améliorer leurs conditions de vie. Alors que cette zone est
limitrophe en certains endroits à la route nationale, la grande partie
se trouve enclavée. Vu l’importance de la communication routière
dans le processus de développement, il s’avère nécessaire
d’intensifier la circulation des habitants de la section communale de
haut Maribaroux.
Augmenter et faciliter les possibilités d’échange entre la section
communale de Haut Maribaroux et les zones avoisinantes.
Diminuer les pertes post récolte dans les deux zones bénéficiaires du
projet en augmentant et facilitant les possibilités d’échanges entre les
zones après l’exécution du projet
62
Résultats attendus
Principales activités
Budget estimatif
Participation locale
Montant sollicité
-La communication entre les différentes habitations et les autres zones
avoisinantes devient possible
-3.5 kilomètres de route reliant Pitobert à Borne 10 et 4.5 kilomètres
reliant Talas à Dilaire sont réhabilités et/ou construits
- Sensibilisation/Mobilisation de la population
- Etudes topographiques des deux tronçons de routes
- Travaux d’éclairci des aires de passage de la route
- Construction des deux tronçons de route
217.037.660,00
285.000,00
216.752.660,00
12-4. Suivi et exécution des activités du Plan
Le Comité de Développement de la Section Communale de Haut Maribaroux de concert avec les
représentations des ministères sectoriels et les autorités locales assureront le suivi et l’exécution
rigoureux du plan de développement. Les résultats des évaluations des activités par secteur
permettront une évaluation globale périodique du processus de développement dans le but
d’effectuer les correctifs nécessaires à la bonne marche du processus.
12-5. Résultats attendus
Les résultats enregistrés après l’exécution de ces projets seront au bénéfice de toutes les catégories
sociales touchées par les actions incluses dans ce plan et favorables à l’ensemble de la collectivité.
Il est attendu que la réalisation des objectifs fixés dans le cadre de ces projets issus du plan de
développement provoquera un changement dans les attitudes, les comportements, les croyances et
les traditions qui constitueraient des obstacles au développement de la section communale de Haut
Maribaroux.
Les projets enregistreront dans leurs actifs des effets positifs significatifs au niveau des variables
de l’économique et du social. Ils faciliteront la satisfaction de certains besoins prioritaires des
agglomérations concernés à Haut Maribaroux
63
Tableau récapitulatif des projets
Projets
Coût total
Participation
Montant sollicité
locale
Economiques
Implantation d’une boutique d’intrants 6.186.054,00
333.250,00
5.852.804,00
32.270,00
4.419.462,50
96.400,00
5.680.620,75
1.218.700,00
15.839.637,00
285.000,00
216.752.660,00
1.965.620,00
248.545.184,25
123.342,47
20.270.670,77
Construction de 300 logements sociaux 67.247.396,00
à Haut Maribaroux
994.756,00
Forage de cinq puits artésiens à Haut
Maribaroux
11.154.284,00
56.093.112,00
20.025,00
974.731,00
Construction de 500 latrines familiales 22.283.170,00
1.592.940,00
20.690.230,00
Construction d’un complexe Educatif à 13.751.270,40
Rivière Sable
755.800,00
12.995.470,40
Sous total 2
124.670.605,64
13.646.391,47
111.024.214,17
Grand Total
375.181.409,89
15.612.011,47
359.569.398,42
agricoles à Haut Maribaroux
Introduction de l’attelage de bœuf à 4.451.732,50
Haut Maribaroux
Introduction de la motorisation agricole 5.777.020,75
dans la zone de Haut Maribaroux
Projet de curage du lit et de protection 17.058.337,00
des berges de la rivière Jassa
Construction de deux tronçons de route 217.037.660,00
reliant l’habitation Pitobert à Borne 10
et Tallas à Dilaire
Sous total 1
250.510.804.25
Sociaux
Construction d’un centre de santé à 20.394.013,24
Dilaire
à Haut Maribaroux
64
Chapitre XIII
CEREMONIE DE VALIDATION DU PLAN
La cérémonie a eu lieu le vendredi 3 Août 2007 au Local du Bureau du Conseil d’Administration
de la Section Communale (CASEC) de Haut Maribaroux. Elle a débuté à 10 heures AM par une
prière faite par le coordonnateur du CASEC, Monsieur Désamours Gary. Apres cela, l’assistance
a entonné l’hymne national d’Haïti : Pou Ayiti Peyi zanset yo.
Plusieurs personnalités ont été invitées à cette cérémonie, parmi lesquelles on peut mentionner : les
représentants des Eglises, des hougans, des représentants du secteur santé, du secteur éducation, du
secteur agricole ect.
Le coordonnateur du Conseil
d’Administration de la Section Communale de
Haut Maribaroux , Monsieur Désamours Gary
a exprimé son appréciation pour les travaux
réalisés par l’équipe de l’OPS qui a encadré la
communauté dans l’élaboration de ce plan a
profité de cette occasion coup pour adresser ses
remerciements et ses félicitations à la direction
du FAES pour son apport positif à la réalisation
de ces ateliers de travail. Il s’est engagé a entre
tenir d’étroites relations entre les membres de
son cartel et le Bureau régional Nord/Nord Est
du FAES. Il allait jusqu'à demander au Directeur
du FAES de lui réserver un petit coin à l’inté
rieur du BRNE afin d’être plus prêt du FAES.
C’était sous les applaudissements du public qu’il faisait place aux représentants des blocs pour
qu’ils puissent présenter à l’assemblée les résultats des travaux réalisés lors des ateliers.
La première intervention a été faite par monsieur Pierre LOUIS, l’un des participants des ateliers
de travail. Il a énuméré toute une liste de besoins de la population de Haut Maribaroux identifiés
lors du Diagnostic Participatif (DP). Parmi ces besoins nous retenons :
Mécanisation agricole
Electricité
Route
Ecole
Logements sociaux
Banque de crédit
Centre de Santé
Curage de la rivière
Irrigation
Boutique Agricole
Eau potable
Amélioration des races bovine et caprine
65
Radio communautaire
Coopérative agricole
Latrines familiales
Marché communautaire
Loisir
Gestion de l’environnement
Curage de canaux
Cantine scolaire
Moulin de décorticage de riz et de maïs
Attelage
Reboisement
Protection des bassins versants
Conservation de sol
Construction de silos
Centre de nutrition
Alternative pour la substitution du charbon de bois
Réhabilitation et construction d’écoles
Recyclage et formation des Enseignants
Abattoir
Après cette première présentation, se sont succédé respectivement Saint Juste Henry Claude, Bienaimé Yolande, Gérard Joazard, Cléomène Josaphat, Philomène Raphaël et Libéral Estivelt dans la
présentation des résultats obtenus lors de l’application des outils appelés « Arbre à Problèmes et
Arbre à objectifs » comme le démontre les images suivantes :
Monsieur Saint Juste Henry Claude dans la
présentation de
l’arbre à problèmes
Mme Cléomène Josaphat dans la présentation de l’Arbre à
problèmes
66
Monsieur Gérard Joazard dans la présentation de l’arbre à
objectif
Mme Yolande Bien-Aimé dans sa présentation
Après la présentation de ces différents intervenants, ce fut le moment le plus intense, le plus riche
en émotions : le moment ou les membres de la communauté allaient réaliser les élections en vue de
valider le travail réalisé par ces filles et fils de Haut Maribaroux. Plusieurs personnages ont pris la
parole d’une part pour féliciter ces représentants et d’autre part pour exprimer leurs souhaits de
voir réaliser ces différents objectifs visés par ce plan. Les représentants de presque tous les
secteurs de Haut Maribaroux se sont exprimés sur chaque projet. Apres avoir démontré leur
maitrise des informations contenues dans le Plan de développement, ils ont voté à main levée tous
les projets priorisés. Ce fut alors l’occasion de réaliser les élections en vue de former le Comite de
Développement de la Section Communale (CDSC).
Après une campagne très animée menée par les candidats représentants des différents secteurs, le
Comite de Développement de la Section Communale de Haut Maribaroux (CDSCHM) fut
constitué, présenté et validé par la communauté toute entière. Ce comité qui comprend 17
membres est formé de la manière suivante :
3 membres du Conseil d’Administration de la Section Communale de Haut Maribaroux
3 membres de l’Assemblée de la Section Communale de Haut Maribaroux
2 représentants de chaque bloc
1 représentant du secteur religieux
1 représentant du secteur éducatif
1 représentant du secteur agricole
1 représentant du secteur sanitaire
1 représentant du secteur organisé
Mis à part les membres des collectivités et les représentants des trois blocs, tous les autres
membres ont été choisis par vote à main levée.
67
Le tableau suivant donne une idée des membres du CDSCHM.
Noms
Désamours
Selmours
Xavier
Raphaël
Jean Baptiste
Raphaël
Josaphat
Saint Juste
Bien Aime
Joazard
Pierre
Libéral
Louissaint
Jérôme
Joseph
Decimus
Nelson
Prénoms
Gary
Mathieu
Bocimus
Renaud
Thelusmond
Philomène
Cléomène
Henry Claude
Yolande
Gérard
Louis
Estivelt
Elva
Millerand
Etienne
Roslin
Claudel
Institutions
CASEC
CASEC
CASEC
ASEC
ASEC
ASEC
Bloc Gaiac
Bloc Gaiac
Bloc Dilaire
Bloc Dilaire
Bloc Tallas
Bloc Tallas
Secteur Religieux
Secteur sante
Secteur Agriculture
Secteur Education
Secteur Organise
Puis ce fut le tour du Directeur du Bureau Régional Nord/Nord Est du FAES, Monsieur CADET
Esdras de prendre la parole pour adresser ses mots de remerciements et de félicitations à l’équipe
pluridisciplinaire pour l’encadrement de qualité qu’elle a donné à cette communauté. Il a tenu
aussi à encourager la population de Haut Maribaroux pour son courage, sa grande vision et son
sens de patriotisme, car plusieurs d’entre eux ont abandonné leurs activités routinières pour venir
prendre part aux différents ateliers de travail. Il a exprimé le souhait de voir continuer cette
motivation et ce dévouement dans le cadre de la recherche de financement pour concrétiser le rêve
de développement de cette section communale. Il a rassuré la communauté de Haut Maribaroux
que le FAES continuera à les accompagner dans le processus de développement de cette zone en
particulier et du pays en général.
68
Le Directeur a enfin encouragé la population à maintenir les relations avec le FAES via le BRNE
par le biais des membres du CDSC et des élus locaux.
Membres du Comité de Développement de la Section Communale de Haut Maribaroux
69
70
Chapitre XIV
Conclusion
Dans un contexte où l’on parle de développement durable, de planification participative et où une
riche nomenclature est utilisée par les professionnels du développement, les planificateurs, les
politiciens, les décideurs, les intervenants, les bailleurs de fonds, les hommes d’Etat, les habitants
de la section communale de Haut Maribaroux viennent de faire une expérience tout a fait
nouvelle. Cette communauté a réussi à dépasser les divergences et les clivages religieux, sociaux,
générationnels, politiques pour se réunir pendants un mois, contrairement aux traditions du passé,
dans l’unique objectif de préparer son propre plan de développement. Ils ont été si enthousiasmes
par cette expérience nouvelle, qu’ils ont exprimé leur souhait de voir un jour le développement du
pays d’une manière général et celui de Haut Maribaroux en particulier. Tout en remerciant le
FAES pour son support dans le cadre de ce travail, la communauté a lancé un appel à tous les
secteurs afin qu’ils puissent œuvrer à la concrétisation de ce rêve grandiose.
71
Annexes.
Liste des cartes
1- Carte du Découpage Administrative du Département du Nord Est
72
2- Carte de Risques d’Erosion de sol du Département du Nord Est
73
3- Carte de l’Occupation de sol du Département du Nord Est
74
4- Carte des Potentialités de sol du Département du Nord Est
75
5- Carte de la Densité de l’Habitat par Section Communale du Département du Nord Est
76
6- Carte du Relief du Département du Nord Est
77
Liste des sigles et des noms utilisés
-OFKG : Oganizasyon Fanm Komèsan Gaya
-KPWM : Kòdinasyon Plantè Wo Maribawou
-MDT : Oganizasyon pou Devlopman Tilorye
-GAPAKA : GAson PA KAnpe
-MFVT : Mouvman Fanm Vanyan Tilorye
-ODH : Organisation pour le Développement de Haut Maribaroux
-KDPL : Komite pou Devlopman Pwodwi Lakay
-TKFWD ; Tèt Kole Fanm Wo Dilè
-AFW : Asosiyasyon Fanm Wobino
-ASEWM : Asosiyasyon Elvè Wo Maribawou
-GEDWA : Gwoupman Elvè pou Devlopman Wanament
-ADH : Association pour le Développement de Haut Maribaroux
-MDD : Mouvman pou Devlopman Diwo
-CUJD : Club Union des Jeunes de Du haut
-RPK : Rasanbleman Peyizan Koray
-RPDH : Rasanbleman Pou Devlopman Haut Maribaroux
-MPDH : Mouvement des Paysans pour le Développement de Haut Maribaroux
- HPI : Heifer Project International
-FAES : Fonds d’Assistance Economique et Social
- BID : Banque Interaméricaine de Développement
-KPW : Komite Peyizan Wobino
-MOPAW : Mouvman Peyizan Agrikòl Wanament
-CJAD : Club des Jeunes pour le Développement de Du haut
-COJEPH : Coalition des Jeunes Progressistes de Haut Maribaroux
-GPM : Mouvman Peyizan Mamoule
-GPL : Gwoupman Peyzan Lamatri
-Justice et Paix
-Solidarité Frontalière
-TKK : Tèt Kole Koujòl
-TKFD : Tèt Kole Fanm Dilè
- FONDS PARRAINAGE
-FONKOZE
-VETERIMED
-APB : Asosiyasyon Peyizan Basen Gran Chemen
-GIDH : Groupe d’Intervention pour le Développement de Haut Maribaroux
-Plan d’Haïti
-Caritas
-Feeding my Sheep
- PAM ; Programme Alimentaire Mondiale
78
Liste des tableaux
Tableaux des maladies et des périodes…………………………………………………………….13
Tableau de présentation des écoles à Haut Maribaroux…………………………………………...16
Tableau descriptif des écoles, des professeurs, des élèves et des salles de classe…..……………..18
Tableau descriptif du salaire moyen d’un professeur à Haut Maribaroux…………………………19
Tableau des différents problèmes et de leurs causes………………………………………………22
Tableau des problèmes et des solutions envisagées………………………………………………..23
Tableau des potentialités, des atouts, des opportunités et des contraintes de certains
Secteurs clés à Haut Maribaroux………………………………………………………………….41
Tableau des noms des membres du CDSCHM…………………………………………………….45
Tableau de synthèse des projets……………………………………………………………………48
Tableaux des projets prioritaires, du coût estimatif, de la participation locale
Et de la participation externe………………………………………………………………………48
Tableau récapitulatif des actions priorisées avec leur coût estimatif………………………………59
79
Bibliographie
1) Ensèk nan Jaden nou, Edward Russell. Misyon Batis Konsevatris, Fermate Haïti, 1993
2) Gestion de Projets, Me Abel NGOCK Mollah. Faculté de droit, des sciences économiques
et de Gestion du Cap-Haïtien, Mars 2000
3) Manuel Pratique de conservation des sols d’Haïti, Guitho Régis, 1999
4) Agriculture et paysans du Nord et du Nord Est, Etudes agro économiques de 11 petites
régions, 1982
5) Constitution de la République d’Haïti, 29 Mars 1987
6) Une vision commune du Développement humain et durable, Gouvernement d’Haïti et les
nations Unies en Haïti, Juin 2004
7) L’Eau qui vient du ciel, les arbres et nous, Jean Robert Julien et Lucie Repper, Décembre
2001
8) Carte de la Pauvreté d’Haïti, Haïti 2004
9) Comprendre une économie rurale-Guide pratique de recherches, Institut Panaméricain pour
le Développement, Harmattan 1981
10) Agriculture tropicale en milieu paysan africain-terre et vie,Dupriez H. etDe Leener P.,
1983
80
Table des matières
Sujets
Page
Remerciements………………………………………………………………………………………2
Chapitre I………………………………………………..…………………………………………3
Mise en contexte…………………………………………………………………………………….3
Chapitre II……………………………………………………………………………..…………...4
Objectifs……………………………………………………………………………………………..4
2-1- Objectif Général………………………………………………………………………………4
2-2- Objectifs Spécifiques…………………………………………………………………………4
Chapitre III……………………………………………….………………………………………..5
3-1- Rappel des grandes orientations de Développement à Haut Maribaroux…………………...5
3-2- Expériences passées de Développement de Haut Maribaroux………………………………..5
Chapitre IV………………………………………………………………...……………………….7
Méthodologie………………………………………………………………………………………..7
Chapitre V………………………………..………………………………………………………...8
Justification du Plan de Développement de la Section Communale (PDSC) de Haut Maribaroux...8
Chapitre VI……………………………………...………………………………………………….9
Présentation de la Section Communale de Haut Maribaroux……………………………………….9
6-1- Localisation géographique……………………………………………………………………9
6-2- Démographie ……………..…………………………………………………………………10
6-3- Situation agro écologique……………………………………………………………………10
6-3-1- pluviométrie…………………………………………………………………………….10
6-3-2- Température…………………………………………………………………………….10
6-3-3- Types de sols……………………………………………………………………………10
6-4- Ressources hydrologiques…………………………………………………………………...12
6-4-1- Eau potable…………………………………………………………………………......12
6-5- Couverture végétale………………………………………………………………………....12
Chapitre VII…………………..…………………………………………………………………..13
Services sociaux de base...…………………………………………………………………………13
7-1- Santé…………………………………………………………………………………………13
7-2- Offres de soins de santé …………….……………………………………………………….13
Chapitre VIII……………………………….…………………………………………………….15
Hygiène publique…………………………………………………………………………………..15
8-1- Latrinisation………………………………………………………………………………....15
8-2- Ordures/déchets……………………………………………………………………………...15
8-2-1. Eau stagnante……………………………………………………………………………15
8-2-2. Disponibilité en eau………………………………………………………………….......15
8-2-3. Traitement de l’eau……………………………………………………………………...15
8-3. Education……………………………………………………………………………………..16
81
8-3-1. Infrastructures locales…………………………………………………………………….16
8-4- Niveau d’inscription des élèves……………………………………………………….……...17
8-5- Ratio étudiants/enseignants/salle de classe…………………………………………………...18
8-6- Niveau d’instruction des professeurs……..…………………………………………………..19
8-7- Subvention des écoles…………...……………………………………………………………20
8-8- Problèmes majeurs rencontrés dans le secteur de l’éducation…..……………………………20
8-9- Opportunités clés……………………………………………………………………………...20
8-10- Loisirs/sport……..…………………………………………………………………………..21
Chapitre IX…………………………………………………………...…………………………..22
Problèmes et contraintes…………………………………………………………………………...22
9-1- Les problèmes……………………………………………………………………………….22
9-2- Les cause……………………………………………………………………………………22
9-3- Arbres à Problèmes………………………………………………………………………….26
9-3-1- Eau potable……………………………………………………………………………...26
9-3-2- Santé…………………………………………………………………………………….27
9-3-3- Logements sociaux……………………………………………………………………...28
9-3-4- Latrines familiales……………………………………………………………………….29
9-3-5- Education………………………………………………………………………………..30
9-3-6- Agriculture………………………………………………………………………………31
9-3-7- Inondation……………………………………………………………………………….32
9-3-8- Route…………………………………………………………………………………….33
9-4- Arbres à Objectifs…………………………………………………………………………….34
9-4-1- Eau potable……………………………………………………………………………...34
9-4-2- Santé…………………………………………………………………………………….35
9-4-3- Logements sociaux……………………………………………………………………...36
9-4-4- Latrines familiales……………………………………………………………………….37
9-4-5- Education………………………………………………………………………………..38
9-4-6- Agriculture………………………………………………………………………………39
9-4-7- Inondation……………………………………………………………………………….40
9-4-8- Route…………………………………………………………………………………….41
9-5- Les secteurs clés à Haut Maribaroux…………………………………………………………42
Chapitre X………………………………………………………..……………………………….44
10-1- Interventions…………………………………………………………………………………44
10-2- Liste des besoins…………………………………………………………………………….44
10-3- Liste des projets……………………………………………………………………………...45
10-4- Priorisation des projets………………………………………………………………………46
10-4-1- Projets économiques…………………………………………………………………..46
10-4-2- Projets sociaux………………………………………………………………………...47
Chapitre XI…………………………………………………………………..…………………...48
Appui institutionnel pour l’exécution du plan……………………………………………………..48
11-1- Stratégies de réalisation du plan…………………………………………………….………48
11-2- Rôle du comité de développement de la Section Communale …...…………………………49
82
Chapitre XII……………………………..……………………………………………………….50
Mesures urgentes a prendre………………………………………………………………………..50
12-1- Durée des projets…………………………………………………………………………….50
12-2- Projets et budgets……………………………………………………………………………51
12-3- Fiches des projets priorisés …………………………………………………………………52
12-4- Suivi et exécution des activités du plan……………………………………………………..63
12-5- Résultats attendus……………………………………………………………………………63
Chapitre XIII………………………………………………………………….………………….65
Cérémonie de la validation du plan………………………………………………………………..65
Chapitre XIV…………..…………………………………………………………………………71
Conclusion………………………………………………………………………............................71
Annexes……………………………………………………………………………………………72
Liste des cartes……………………………………………………………………………………..72
Liste des sigles et des noms utilisés………………………………………………………………..78
Liste des tableaux…………………………………………………………………………………..79
Bibliographie………………………………………………………………………………...…….80
83