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Plan devlopman seksyon kominal Haut Maribaroux

Plan devlopman seksyon kominal Haut Maribaroux

Gouvènman Ayiti, Section communale de Haut Maribaroux, Fonds d'Assistance Économique et Sociale (FAES) 2007 83 paj
Rezime — Plan devlopman seksyon kominal Haut Maribaroux, nan Nòdès, out 2007, ki prepare ak apui FAES ak metòd akselere rechèch patisipatif.
Deskripsyon Konple
Ak dat out 2007 epi sou seksyon kominal Haut Maribaroux nan depatman Nòdès, plan sa a soti dirèkteman nan dyagnostik patisipatif mwa anvan an. Remèsiman li yo bay apui enstitisyonèl la: Direksyon Jeneral ak Biwo Rejyonal Nò/Nòdès Fon Asistans Ekonomik ak Sosyal, ak fasilitatè ki te fòme ekip la nan zouti MARP yo. Planifye nan echèl seksyon kominal la fè l espesyal.
Sije
AgrikiltiDevlopman RiralGouvènansPwoteksyon SosyalEnfrastrikti
Jewografi
Depatman Nòdès
Mo Kle
Haut Maribaroux, section communale, Ouanaminthe, plan de développement, FAES, MARP, Méthode Accélérée de Recherche Participative, Nord-Est, admin1:HT04, admin2:ouanaminthe
Teks Konple Dokiman an

Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.

REPUBLIQUE D’HAITI DEPARTEMENT DU NORD’EST SECTTION COMMUNALE HAUT MARIBROUX PLAN DE DEVELOPPEMENT Août 2007 1 REMERCIEMENTS « Dire merci c’est reconnaître l’apport de l’autre ». Cette étude ne serait pas possible sans le précieux concours de la Direction Générale et du Bureau Régional Nord/Nord Est du Fond d’Assistance Economique et Sociale (FAES). Nous leur disons merci. Nous tenons aussi à remercier les facilitateurs : Ing-Agr Patrick Nicolas, Ing-Agr Edouard, IngAgr Noël Dario qui nous ont aidé à bien appréhender, maitriser et appliquer les outils de la Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP). Nos remerciements s’en vont aussi à l’endroit des autorités municipales et locales de la commune de Ouanaminthe pour leur hospitalité. Nos remerciements s’en vont aux délégués : Du bloc I : Jose Océant, André Guerrier Du bloc II : Thelusmond Jean-Baptiste et Sylphar Sainphat Du bloc III : Raphaël Siméon et Jodel Nelson. Pour leur apport considérable dans la planification des rencontres et leur accompagnement sur le terrain. Et les personnes dont les noms suivent sont toutes aussi remerciées pour leur participation dans le DP : Bien-aimé Yolande, Joseph Herne, Bernard Pierre, Michel Pierre Paul, Raphaël Vilné, Jean Jocelyn, Raphaël Renaud, Baptiste Evens, Jean Chrislin, Diomaitre Redeney, Joasard Gérard, Selmours Danise, Joasard Gerson, Antoine Rolain, Fidèle Amoclès, Benel Thermidor, Exavier Viléon, Michel Wilner, Victor Fredelyn, Joseph Christian,Guerrier André, Denis Saint-Pierre, Tanis Saintanio, Philomé Desmangles, Josaphat Cléomène, Gambert Obed, Pierre Louis Jacques, Guerrier Manick, Ema Wandy, Pierre Jacqueline, Etienne Audrigue, Charles Joseph, Claudel saintjuste, Madame Fenelus Joanem, Jeanide Augustin, Joseph Rose-Laure, Dubuter Devouloir, Jean Espéra, Saint-Juste Henry-Claude, Louissaint Elva (dekouvri), Libéral Estivelt, Joseph Jodany, Decimus Roselin, Raphaël Amos, Tomémé Vernex, Vincent Wilner, Nelson Lukson, Ménard Claudius, Auguste Molear, Gasner Louis, Jules Magdala, Nelson Claudel, Pierre Louis, Dorsainvil Minel, François Willinx, Pierre Milouse, Joseph Arome, Philomène Raphaël, Philius Saintilbert, Haulane Saintilbert. Et enfin, aux cuisinières et toutes autres personnes qui ont contribué d’une façon ou d’une autre pour la réussite de l’étude. 2 CHAPITRE I MISE EN CONTEXTE La constitution haïtienne de 1987 prône la décentralisation et la déconcentration des institutions gouvernementales. Cependant, les prescrits de la Constitution restent presque sans effet puisque les bases sur lesquelles devrait reposer ce concept de décentralisation ne sont pas encore jetées. Ces derniers temps on parle de plus en plus de la création d’un état unitaire décentralisé. Pour y arriver, la participation de toutes les couches de la vie communautaire s’avère utile et même importante. Il est évident que les membres des collectivités, des différentes habitations et d’autres institutions s’approprient des différentes décisions prises puisque ces collectivités constituent des piliers pour le développement de leur zone. En fonction de ce paradoxe, le Gouvernement haïtien par l’entremise du Fond d’assistance Economique et Sociale (FAES) a mis en œuvre le « Programme d’Appui aux Initiatives Productives en Milieu Rural » (PAIP) dont l’objectif consiste à lutter contre l’extrême pauvreté des couches vivant dans les milieux ruraux les plus défavorisés. Actuellement ce programme couvre trois départements du pays : Haut Plateau Central, Nord-Ouest et le Nord’Est. Dans la Composante I de ce Programme, il est prévu d’encadrer les communautés des sections communales dans la réalisation des plans de Développement des Sections Communales conformément à ce processus de décentralisation. Ainsi, Haut Maribaroux, une section communale de Ouanaminthe a été retenue pour avoir son Plan de Développement qui reflète ses propres aspirations. A cet effet, une équipe de facilitateurs a été désignée afin d’inciter la population à mieux s’impliquer dans les affaires qui leur incombent. Avec l’encadrement de cette équipe multidisciplinaire et en étroite collaboration avec des représentants des Organisations Communautaires de Base (OCB), ce document a été élaboré et servira de guide et de stimulant pour attirer l’attention de tous les secteurs intéressés dans le domaine du Développement tels : l’Etat haïtien, le secteur privé, les ONGs, les bailleurs de fonds nationaux et internationaux, pour ne citer que ceux là. 3 CHAPITRE II LES OBJECTIFS La réalisation de ce travail s’inscrit dans le cadre de la poursuite des objectifs suivants : 2.1 OBJECTIF GENERAL Promouvoir le développement humain et durable à l’échelle local, communale, régionale et nationale. 2.2 OBJECTIFS SPECIFIQUES 2.2.1-Mettre à la disposition de la communauté un outil lui permettant de mieux gérer son développement et son avenir. 2.2.2 Mettre à la disposition des élus locaux et des décideurs un guide qui leur permet de canaliser les ressources destinées au développement de la section. 2.2.3 Développer l’esprit et l’exercice de planification participative au niveau communautaire. 2.2.4 Permettre l’appropriation par la communauté d’un nombre de Projets d’Investissement Communautaires (PIC), prêts à être financés par les bailleurs de fonds intéressés. 4 CHAPITRE III 3-1 RAPPEL DES GRANDES ORIENTATIONS DE DEVELOPPEMENT AU NIVEAU NATIONALE ET DEPARTEMENTAL Le développement de la section communale de Haut-Maribaroux ne peut pas se faire en dehors du Plan National de Développement qui a été mis sur pied au cours des années 2001-2006 par le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) chargé d’élaborer ce plan qui passera nécessairement par les sections communales, les communes, les départements pour arriver au niveau National. Haut-Maribaroux qui est une section de la commune de Ouanaminthe dans le département du Nord Est n’est pas exclue de ce plan et d’autre part a été sélectionnée pour bénéficier de l’appui du FAES pour élaborer son Plan de Développement. Selon les besoins du Département, les stratégies utilisées s’articulent autour de cinq axes jugés prioritaires :      Institutionnel Economique Environnemental Social (services sociaux de base) Infrastructure Chacun de ces axes sus-cités contribuera au renforcement et au développement communautaire suivant une synergie entre les acteurs tant au niveau de la section communale, de la commune, du département qu’au niveau National. 3-2 EXPERIENCES PASSEES DE DEVELOPPEMENT A HAUT-MARIBAROUX Les représentants des Organisations Communautaires de Base (OCB) de Haut Maribaroux présents dans les ateliers au cours de la phase du Diagnostic ont exprime leur insatisfaction face à certains organismes de développement qui ont l’habitude de mettre en œuvre des activités de développement au niveau de cette section. Ils auraient même exprime une certaine réticence a l’égard de certains d’entre eux. Cependant, les observations faites sur le terrain et les données collectées lors des interviews semi- structurés ont révélé l’existence des actions posées dans le temps par certains de ces organismes au niveau de cette section communale. On peut citer entre autres : -la cassaverie de Dilaire, -la pompe à eau, -le Bureau d’Administration Section Communale, -le moulin de riz, -la construction des habitats et des latrines etc. Chacune de ces activités a été financée par un organisme différent. 5 Cassaverie de Haut-Dilaire Centre de loisirs de Riviere Sable 6 Chapitre IV METHODOLOGIE La Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP) est la méthodologie utilisée pour élaborer le Plan de Développement de la Section Communale de Haut-Maribaroux. Des délégués ont été choisis au cours des rencontres par les représentants des différentes collectivités de la zone subdivisée en trois blocs. Les délégués avaient pour rôle de motiver la population de chaque habitation à envoyer leurs représentants dans les ateliers de réflexion dans le cadre de la mise en œuvre du processus d’élaboration du Plan de Développement de cette section communale. Plusieurs ateliers de travail avaient eu lieu et dans lesquels des représentants des Organisations Communautaires de Base (OCB) à travers les différents leaders, des membres des collectivités territoriales (CASEC, ASEC) se réunissaient pour faire le diagnostic des problèmes/contraintes, des atouts et des potentialités de Haut-Maribaroux. Dans un premier temps, les participants ont présenté les résultats du diagnostic qui consistait à l’identification des atouts, des problèmes et des contraintes qui existent dans les différents blocs. Une séance de validation a été réalisée au niveau de la section afin de permettre aux délégués d’avoir une approche synthétique et de faire les ajustements nécessaires. Cette première étape une fois terminée, les participants ont travaillé sur les différents besoins de la zone, la mise en relation entre les problèmes et les solutions. Les différents projets identifiés sont conçus comme les solutions à ces différents problèmes. La communauté a ensuite priorisé ces projets. Ces ateliers de travail ont été très animés, les membres de la communauté, après avoir identifié ces projets, les ont présentés ensuite à la population pour être validés. La validation de ce plan une fois terminée, un comité de pilotage de 17 membres a été institué. La mission de ce comité de développement de section communale communément appelle PDSC est de faire la promotion du plan de développement de la section communale, de rechercher du financement auprès des bailleurs de Fonds locaux, nationaux et internationaux, d’assurer l’exécution et le suivi de ce Plan. La majorité des membres du comité est issue des Organisations Communautaires de Base (OCB) qui ont une certaine expérience dans le domaine de développement communautaire. Il est à noter que parfois certains représentants avaient certains différends surtout dans le choix des projets, le vote à main levée était le moyen utilisé pour les classer et les prioriser. Il était aussi difficile de retrouver des informations au niveau des sources primaires et des sources secondaires vu que des études approfondies n’ont jamais eu lieu dans ces domaines. 7 CHAPITRE V Justification du Plan de Développement de la Section Communale (PDSC) De Haut-Maribaroux Le Plan de Développement de la Section Communale de Haut-Maribaroux est un outil de Planification et de gestion du Développement local qui servira à l’élaboration du Plan de Développement Communal (PDC), du Plan Départemental et du Plan de Développement National (PDN). Il s’agit d’un document de référence qui servira de guide dans l’exécution des actions que chaque secteur aura à entreprendre pour assurer l’utilisation rationnelle des ressources limitées mises à la disposition des sections communales et de faciliter la mise en oeuvre du Plan de Développement Communal (PDC). Tout cela dans une perspective de développement national intégré et de gestion par objectif de la section communale en ce qui a trait au bien être de la collectivité et au développement durable. Ce Plan de Développement de Haut-Maribaroux permettrait dans un premier temps de réduire la duplication des interventions, de créer une synergie au sein des acteurs en vue de faciliter l’harmonisation et la cohérence des projets jugés prioritaires par les représentants de la communauté. Dans un second temps, ce plan permettrait d’appréhender de manière concertée les problèmes suscités par les interrelations entre les sections communales et les communes dans l’objectif de porter des solutions conjointes et cohérentes afin d’optimiser l’utilisation des ressources limitées des Sections communales. ] 8 CHAPITRE VI PRESENTATION DE LA SECTION COMMUNALE DE HAUT-MARIBAROUX 6-1. LOCALISATION GEOGRAPHIQUE La commune de Ouanaminthe comprend cinq sections communales : Acul des Pins, Savane au lait, Savanne Longue, Gens de Nantes et Haut-Maribaroux. Cette dernière a une superficie de 56.14 Km2. C’est une zone frontalière qui est composée de vingt habitations. Cette section communale partage les limites suivantes avec les zones avoisinantes :  Au Nord Bas Maribaroux (ferrier)  Au Sud Acul des pins et Savanne au lait  A l’Ouest Dumas  A l’Est la rivière Massacre (Pitobert) 9 6-2. DEMOGRAPHIE Haut-Maribaroux compte 10.074 habitants repartis sur une superficie de 56.14 Km2 qui accuse une densité de 179 Habitants par Km2 (4e recensement général de la Population et de l’Habitat, 2003). Elle contient un nombre important d’habitations dont les plus importantes sont : Dilaire, Pitobert, Gaiac, Planto, Rivière Canari, Rivière sable, Ti laurier, Corail, Robineau, Mamoulé, Du haut, Talas, Gaston, La matrie, Le chat, Ouvra, Depe, Cougeolle, Gérard etc.… Certaines zones jadis habitées : Sens, Sorzeill, Maquimara, la Grappe, Jacot, Pera, sont maintenant dépourvues d’habitants. 6-3. SITUATION AGRO-ECOLOGIQUE 6-3-1. PLUVIOMETRIE Du point de vue agro-écologique, la section communale de Haut-Maribaroux se situe dans la zone humide, avec une pluviométrie moyenne annuelle de 1800 mm de pluie (Sources : BAC de Ouanaminthe). 6-3-2. TEMPERATURE La section communale de Haut-Maribaroux, comme les autres collectivités de la commune de Ouanaminthe, accuse une température moyenne annuelle de 27°C. Aux mois de Juillet et d’Aout, on observe une augmentation de la température qui varie jusqu'à 30° C. A partir des mois de décembre, janvier et février, la température diminue jusqu'à 26° C. (Sources : BAC de Ouanaminthe). A cause de l’absence de station météorologique dans la section communale de Haut-Maribaroux, on a présenté la situation des communes avoisinantes qui ont connu les mêmes réalités météorologiques. 6-3.4 TYPE DE SOLS Selon la carte de risque d’érosion des sols, Haut-Maribaroux est l’une des rares sections communales la plus protégée du département du Nord-Est. Ses sols, pour la plupart de texture argilo limoneuse ou argilo-sablonneuse, ont permis aux agriculteurs de diversifier les cultures. 10 11 6-4. RESSOURCES HYDROLOGIES Plusieurs cours d’eau traversent la section de Haut-Maribaroux. Ce sont : la Rivière Massacre, la Rivière Jassa, la Rivière Canari, la Rivière Sable, la rivière communément appelée ti Rivière. Cette section est aussi parsemée de plusieurs lagons, véritables réservoirs d’eau à la surface du sol. La réserve des nappes phréatiques y est très abondante. Le niveau piezometrique est très rapproché à la surface du sol. 6-4-1. Eau potable Gestion sociale de l’eau A Haut Maribaroux les gens puisent l’eau destinée à la consommation dans des puits, des sources, des pompes et même dans les rivières. Il y a quatre points d’eau qu’ils utilisent le plus pour la consommation. Ces points se trouvent a : - Gaya. C’est un puits artésien de 70 pieds de profondeur creusé en 2003 par une organisation Humanitaire dénommée « Solidarité Frontalière ». Le prêtre de l’église Catholique de Ouanaminthe d’alors avait fait don d’une pompe. Pour assurer l’entretien et la survie de ce point d’eau, un comité de trois membres dont deux (2) hommes et une (1) femme a été constitué. Les bénéficiaires participent par une contribution d’une gourde par boquite d’eau. contribution servira à l’entretien de la pompe en cas d’un éventuel cas de dommage. Cette - Dilaire. Plan International avait octroyé un financement à une organisation locale dénommée Association pour le Développement de Haut Maribaroux (ADH) pour établir un point d’eau afin de pallier au problème d’eau existant dans cette habitation. Un comité rotatif de trois membres assure sa gestion. Des frais de cinq (5) gourdes par semaine sont réclamés par famille. - Corail du Haut- Il y a un comité d’eau, mais les bénéficiaires ne donnent aucune contribution. Ce comité est établi pour assurer seulement l’entretien de ces points d’eau. Selon les participants aux ateliers dans le cadre de la réalisation du Diagnostic, on observe une baisse considérable du débit de l’eau par rapport à autrefois. Aujourd’hui, le niveau de l’eau de ces puits est très bas et la qualité de cette eau est douteuse. Cela est du a l’abattage systématique des arbres. 6-5. COUVERTURE VEGETALE Selon les observations faites et les déclarations des habitants de la section communale de HautMaribaroux, il n’existe pas vraiment une importante couverture végétale. Cela est dû à l’abattage systématique des espèces fruitières et forestières utilisées pour la construction, le bois de chauffage et l’artisanat. Les concentrations d’arbres se localisent surtout au niveau des terres privées de certains paysans. Les terres du domaine public de l’Etat sont pour la plupart dépourvus d’arbres ou contenant de brindilles de bayharondes. On y trouve aussi des arbres fruitiers tels que : le manguier, l’arbre à pins, le quenepier, l’avocatier, le chadequier, etc.… 12 CHAPITRE VII SERVICES SOCIAUX DE BASE 7.1 SANTE Haut Maribaroux ne possède pas d’infrastructures sanitaires importantes gérées par la représentation départementale du MSPP. Deux cliniques privées qui se trouvent à Gayac, habitation qui se situe dans la périphérie de la ville de Ouanaminthe, offrent les services sanitaires à la communauté. . Il y a six points fixes proposés à des tâches de consultation pré- natale, vaccination, éducation sanitaire. Ces points fixes sont la plupart logés dans des édifices publics (bureau CASEC, Ecole Nationale, des Eglises, des Tonnelles et quelques fois sous des arbres, des maisons privées). Il y aussi quatre postes de rassemblement sous la responsabilité d’un agent de santé ou se réalisent des séances de vaccination une fois par mois. On compte aussi une vingtaine de matronnes dont 13 d’entre eux sont formés par le CDS et le MSPP, les autres n’ont pas reçu de formation dans la matière. (Réf : CDS Ouanaminthe) 7-2 OFFRE DE SOINS DE SANTE Les services des soins de santé de base tels que : Médecine générale, services gynécologiques, pédiatrie et infirmeries ne sont pas offerts a la population de Haut-Maribaroux. Cependant, ces services sont assurés par des auxiliaires médicales, des agents de santé, des matronnes, des médecins traditionnels, des charlatans et des hougans. Il est à noter que le centre médico- social de Ouanaminthe est la référence pour tous les cas sérieux identifiés. Dans certains cas, et ce qui est très fréquent, les malades sont obligés de parcourir de longues distances pour se rendre dans des centres hospitaliers hors de la section communale. Les maladies les plus fréquentes au niveau de la zone sont : la typhoïde, la malaria, le sarampion, la rougeole, la grippe, la teigne, le kwashiorkor, le fibrome, la tuberculose, la grattelle, la diarrhée, l’hypertension, le tétanos, l’herpès, la conjonctivite, l’hernie. Selon les représentants des différentes habitations qui ont participé aux ateliers de travail, ces maladies apparaissent pendant des périodes bien spécifiques de l’année. Le tableau suivant donne les maladies et les périodes de leur apparition. 13 Calendrier des maladies Maladies/mois J F Typhoïde Malaria Sarampion Rougeole Grippe Teigne Kwashiorkor Fibrome Tuberculose Grattelle Diarrhée Hypertension Tétanos Herpes Conjonctivite Hernie X X X X X X X X - M A M J X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X XX X X X X X X X X X X J A S O N D X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X Réf : Sources locales Analyse du tableau. - Les maladies liées aux infections apparaissent souvent quelques semaines après la saison pluvieuse et les inondations. - Les maladies liées à la malnutrition et à la sous nutrition apparaissent le plus souvent pendant les périodes de plantation, pendant et après la réouverture des classes. Ce qui fait ressortir les liens de cause à effet entre l’environnement, les activités économiques et la santé. 14 Chapitre VIII HYGIENE PUBLIQUE 81. LATRINISATION A Haut-Maribaroux la plupart des gens défèquent à même le sol, d’autres creusent des trous et les recouvrent après usage, d’autres encore utilisent des trous à ciel ouvert. Cependant, on peut rencontrer certaines maisons qui sont pourvues de toilettes rustiques. 8-2. ORDURES/DECHETS 8-2-3. Dépotoir a rivière sable Il n’y a pas de service de collecte et de traitement d’ordures et de déchets à Haut-Maribaroux. Les déchets et les produits plastiques qui sont éparpillés un peu partout sont emportés par le vent et l’eau de pluie et sont déposés dans des endroits spécifiques en particulier à« Ti Rivière, Ti Laurier et à Rivière Sable ». La mairie de Ouanaminthe utilise comme dépotoir des endroits inappropriés tels que Rivière sable et Morne Kolo. EAU STAGNANTE Il n’y a pas un système de drainage à Haut-Maribaroux. Des eaux stagnent un peut partout au niveau de la zone. Cela entraîne la prolifération des mouches et des moustiques, vecteurs de la malaria, la pollution de l’air etc. 8-2-4 DISPONIBILITE EN EAU Pompe à Rivière Sable A Haut-Maribaroux, les gens puisent leur eau dans divers endroits : rivières, lagons, puits, pompes, sources, ravines. Ces eaux sont pour la plupart non potables. Point besoin d’être un technicien qualifié pour prouver la non potabilité de l’eau, car une simple observation à l’œil nu permettra de voire les changements immédiats qui s’y opèrent. Il suffit seulement de la mettre dans un verre ou un gobelet après quelques heures ou bien elle décolore, elle perd sa saveur initiale ou bien on constate la présence de larves. 8-2-5. TRAITEMENT DE L’EAU Comme procédé, pour arriver à purifier les eaux destinées a la consommation, les gens avaient l’habitude de les faire bouillir l’eau, d’y mettre du chlorure de sodium, du JIF, ou de l’exposer au soleil dans un gallon etc.… 15 8-3. EDUCATION 8-3-1. INFRASTRUCTURES LOCALES : La constitution de 1987 prône l’éducation pour tous. Cependant l’état physique des établissements scolaires, le manque de matériels pédagogiques, le manque de formation et le bas niveau scolaire de certains professeurs montrent que les habitants de la section communale de Haut Maribaroux ne jouissent pas complètement de cette prérogative. A l’exception de certaines écoles congréganistes et protestantes qui possèdent plus ou moins une structure qui répond aux normes pédagogiques, les autres fonctionnent pour la plupart sous des arbres, des tonnelles, des maisonnettes construites en palissade, à l’intérieur des églises. Lorsque ces dernières reçoivent des missionnaires et quand il y a des journées de jeûne et de prière, ces écoles se trouvent dans l’impossibilité de fonctionner. Le tableau suivant donne une idée de l’état physique des écoles, de l’existence de terrains de jeux et des conditions d’hygiène publique à Haut Maribaroux : Nom Lieu Ecole Nationale Dilaire Ecole baptiste Martin Luther Dilaire Dilaire Collège Moderne Eben – Ezer Dilaire Dilaire Etat physique Nbre de dee Loisirs Hygiène Clôture salles de de Publique classes Bloc, tôles 8 Terrain Toilette, Oui de Pompe à eau Football Bloc, tôles 8 Toilette Non Tôles, palissade 4 Non Bloc, tôles A l’int. d’une Eglise bloc , tôle) 8 6 Centre d’étude Ouvra Palissades, tôles6 Communautaire de Ouvra Ecole Jérusalem Ti Laurier Bloc, tôles 6 Collège Saint Esprit Dilaire Bloc, tôles 7 Jean Calvin Ti Laurier Bloc, toile 10 Henry Christophe Rivière Canari Bloc, tôles 9 Toussaint Louverture Pitobert Bloc, tôle 18 Nouveau Collège Ti Laurier Bloc, tôles 9 Adventiste Union Chrétienne des Bloc, tôle 8 Haïtiens Nationale Ti Laurier Bloc, tôles 5 - Toilette Toilette Non Cactus Terrain Toilette, eau Barbelé - Toilette Toilette Toilette Toilette Toilette Toilette Non Non Oui Non Oui Non - Toilette Non Terrain Toilette Non 16 Nationale CECRO Rosalvo Bobo CFCP Lamatrie Ouvra Gaiac Ti Laurier Bloc, tôle 6 Palissades, tôle 5 Bloc, tôles 10 Bloc - Terrain - Toilette Toilette Toilette - Non Non Oui - Réf : Atelier de travail, BDS (Ouanaminthe) Analyse du tableau Sur un total de 18 écoles recensées à Haut Maribaroux: - 4 d’entre elles disposent de terrains de jeux, soit 22% - 16 ont des toilettes rustiques, soit 88% - 2 ont de disponibilité en eau, soit 11% - 6 sont clôturées, soit 33%. Il est à noter que trois de ces écoles disposent d’une cantine scolaire et leur financement est assuré par Programme Alimentaire Mondiale (PAM). D’une manière générale, il n’a pas de comité de parents au niveau de ces écoles. Le Bureau du District Scolaire de Ouanaminthe avait l’habitude d’organiser des championnats sportifs et des concours de génies interscolaires. 8-4. Niveau d’inscription des élèves : La section communale de Haut Maribaroux compte 21 écoles réparties dans les différentes habitations. Elles sont pour la plupart de niveau du 1er, 2e et du 3e cycle. Il y a seulement deux écoles secondaires. Les institutions scolaires rencontrées à Haut Maribaroux sont des écoles protestantes, congréganistes, nationales et privées. Les écoles congréganistes sont très réputées pour leur discipline et donnent presque toujours de résultats plus satisfaisants que les autres écoles. Cela s’explique par le fait que ces écoles recrutent les meilleurs professeurs, les meilleurs élèves et disposent d’un cadre et des matériels pédagogiques qui répondent aux normes et aux exigences nationales et même internationales. Selon les informations disponibles au niveau du Bureau du District Scolaire (BDS) de Ouanaminthe, le nombre d’enfants scolarisables, c’est-à-dire des enfants âgés de 3-5 ans et qui sont prêts à fréquenter les bancs de l’école, s’élève à 1,786 dont 803 garçonnets et 983 fillettes. Ceux qui fréquentent déjà l’école qui sont considérés comme des enfants scolarisés sont au nombre de 5,271 dont 1,205 sont des filles et 1176 sont des garçons. N.B. Le BDS ne dispose pas d’informations sur certains établissements scolaires à Haut Maribaroux. Donc les informations ci-dessus concernent les établissements qui fournissent tous les renseignements exigés par le Ministère de l’Education Nationale. (Réf : BDS de Ouanaminthe). 17 8-5. Ratio Etudiants/Enseignants/salle de classe Le système éducatif à Haut- Maribaroux ne répond pas aux normes et principes établis par le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP). Les contraintes suivantes sont identifiées qui diminuent la qualité des services éducatifs offerts et conséquemment le rendement scolaire. Ce sont :     La forte concentration des élèves dans les salles de classe, La mauvaise aération des salles de classe, La multiplicité de l’usage des salles (plus d’une classe dans une même salle) La carence de professeurs (un seul professeur pour plus d’une classe) Le tableau ci-dessous donne les informations précises sur les écoles, le nombre de professeurs, le nombre d’élèves et le nombre de salle de classe. Tableau descriptif des écoles, des professeurs, des élèves et des salles de classes Noms des écoles Lieu Effectif Garçons Filles Saint Esprit Eben-Ezer Jean Calvin Henry Christophe Toussaint Louverture Collège Moderne College adventiste Union Chrétienne des Haïtiens Martin Luther Collège Baptiste N nationale Dilaire Dilaire Ti Laurier Rivière Canari Pitobert 216 334 475 351 110 136 - 116 198 - Professeurs Hommes Filles Nbre de salles de classes 7 5 2 7 8 6 2 8 10 9 1 10 9 9 0 9 821 - - 16 12 4 18 Dilaire 535 300 235 8 7 1 8 Ti Laurier 280 - - 9 5 4 - - 322 - - 8 4 4 - Dilaire 200 105 95 6 4 2 - Dilaire 367 210 154 9 5 4 9 Lamatrie 250 - - 6 4 2 6 18 Rosalvo Bobo CECRO Jérusalem Total = 14 Gaiac 398 - - 10 5 5 - Ouvra Ti Laurier - 312 410 5271 97 218 1176 215 192 1205 5 6 117 3 78 2 33 5 6 86 (Sources : BDS (Ouanaminthe) Analyse du tableau. A Haut Maribaroux toutes les écoles sont mixtes. Le Bureau du District Scolaire (BDS) de Ouanaminthe était dans l’impossibilité de fournir des informations relatives au nombre de filles et de garçons inscrits dans certains établissements. Cela nous empêche de faire une analyse globale correcte sur l’aspect genre et éducation a partir de données formelles, voire officielles venant des instances gouvernementales. Cependant d’après les informations partielles dont dispose le BDS, on a pu remarquer qu’il y a plus de fillettes que de garçonnets qui fréquentent les écoles à Haut Maribaroux. Tandis que pour les professeurs, le nombre d’hommes est nettement supérieur à celui des femmes, car sur 117 professeurs 71 sont des hommes et 33, des femmes. Niveau d’instruction des professeurs Le niveau scolaire moyen des professeurs à Haut Maribaroux est la troisième secondaire. Cependant, on peut aussi rencontrer au niveau des écoles congréganistes et certaines écoles privées des professeurs qui ont terminé leurs études secondaires et sont des normaliens. Les professeurs qui enseignent au niveau des écoles à Haut Maribaroux viennent d’un peu partout. Certains viennent de Ouanaminthe, d’autres de Fort Liberté, de Ferrier, pour le reste, ce sont les riverains de la zone. Les professeurs du 1er et du 2e cycle fondamental fournissent 6 heures de travail par jour. Le nombre d’heures de travail fournies par ceux du 3e cycle et du secondaire varie entre 6 à 8 heures par jour. Le salaire moyen net d’un professeur d’une école Nationale est de 4.597 gourdes par mois. Celui d’un professeur d’une école privée varie de 2.500 à 3.000 gourdes et celui d’un professeur du secondaire varie de 3.000 à 5.000 gourdes. Le prix d’écolage annuel en gourdes varie d’une école à une autre et d’un cycle à un autre. Le tableau qui suit en donne une idée. Tableau relatif au salaire moyen en gourdes d’un professeur à Haut Maribaroux Types d’école Ecole privée Ecole Congréganiste Ecole Nationale Préscolaire 2.250- 3.000 2.500 - Primaire 3.150- 3.500 4.000- 5.000 100 Secondaire 4.000- 4.500 4.000- 5.000 200 (Sources : BDS Ouanaminthe) 19 8-7. Subvention d’écoles Il y a plusieurs organismes qui supportent le secteur éducatif à Haut Maribaroux. Les plus importants sont : Plan Haïti qui finance 500 gourdes pour les élèves du premier cycle, 600 gourdes pour ceux du 2e cycle et 750 gourdes pour ceux qui sont en 3e cycle Fondamental. Fond Parrainage qui finance 850 gourdes pour les élèves de la 1ere à la 4e AF, Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui donne de la nourriture aux écoles qui sont affiliées à son Programme 8-8. Problèmes majeurs rencontrés dans le secteur de l’éducation. Le secteur Educatif à Haut-Maribaroux est en train de faire face à de nombreuses difficultés. Les plus fréquentes et les plus importantes sont les suivantes :  L’insuffisance du nombre d’écoles nationales,  Les élèves ne peuvent pas poursuivre leurs études après le certificat de fin d’études primaires.  Le manque de salles de classes  La carence de professeurs qualifiés  Le manque de matériels didactiques  L’absence de cantines scolaires  Le manque d’écoles secondaires  L’inexistence d’écoles professionnelles  Le mauvais état physique et le délabrement des locaux  La forte concentration des élèves dans les salles de classes  Le manque de qualification de certains professeurs  La démission de certains parents  Le manque de recyclage pour les professeurs  La mauvaise rémunération des professeurs  L’insolvabilité et le chômage des parents  Le manque de communication entre direction et parents  La dévalorisation des écoles nationales par certains directeurs par rapport à leurs écoles privées. 8-9. OPPORTUNITES- CLEFS En dépit des problèmes pré-cités, la section communale de Haut-Maribaroux dispose des opportunités qui pourraient lui permettre de pallier à certains de ces problèmes. De ces opportunités on peut mentionner : 1- La présence de certains organismes tels que : Le PAM, Le PLAN INTERNATIONAL, et le CARITAS. 2- La zone dispose de terrain 20 3- La zone dispose des techniciens en construction (maçons, ébénistes, plombiers, ferrailleurs, charpentiers) 4- La zone dispose des matériaux tels que : sable, gravier, eau, roche etc.… pouvant servir à la construction. 5- La zone dispose des hommes disposés et disponibles voulant donner leur participation dans un cas éventuel d’un projet éducatif quelconque. 8-10. LOISIRS ET SPORT En matière de loisir et de sports, la section communale Haut-Maribaroux est traitée en parent pauvre par les autorités établies et les organismes qui interviennent dans ce secteur. Il existe seulement un centre de loisirs en construction à Rivière sable, habitation située à proximité de la ville de Ouanaminthe. Le soir presque toute la communauté reste chez elle, à part certaines personnes qui vont parfois à l’église et d’autres qui se rendent dans des cérémonies vodouesques. Pendant la période estivale, les jeunes organisent des séances théâtrales, des championnats de foot ball, de dominos. Les églises protestantes organisent des croisades. Durant les week end, certaines personnes vont de distraire des combats de coq dans des gaguères. Centre loisirs de Rivière sable 21 CHAPITRE IX PROBLEMES ET CONTRAINTES 9-1. Les problèmes La section communale de Haut-Maribaroux fait face à toute une série de problèmes: 1- La rareté de l’offre de services sanitaires de base. 2- Le taux élevé de mortalité infantile 3- l’insuffisance numérique des centres de santé 4- La carence de l’eau potable. 5- Le manque de latrines familiales et communautaires. 6- La pollution de l’eau et de l’air 7- Le manque d’écoles secondaires et professionnelles 8- La démission de certains parents 9- La mauvaise rémunération des professeurs 10-Le mauvais état physique de l’habitat 11- Les mauvais résultats scolaires des élèves 12- Le faible rendement agricole 13- Le gaspillage des fruits et produits récoltés qui restent au jardin 14- Le fort taux de déperdition scolaire 9-2. Les causes 1- La migration 2- La malnutrition des enfants. 3- L’éloignement des Centres de santé qui offrent les services prénataux 4- Le manque de dispensaires 5- Les épidémies 6- l’insalubrité 7- Le manque de latrines 8- La démission de l’Etat en matière de santé 9- L’absence de canaux de drainage et d’évacuation 10- Le manque de professeurs 11- Le manque de matériels didactiques 12- L’absence de cantines scolaires 13- La mauvaise gestion des déchets 14- Le faible pouvoir d’achat des parents 15- Le manque de formation des parents 16- L’absence d’une politique d’eau potable et d’assainissement de l’Etat 17- Le mauvais état physique et le délabrement des locaux 18- Le surpeuplement des salles de classes 19- L’absence d’une grille de salaire au niveau des écoles privées. 20- Le manque de formation des professeurs 21- Le manque de prise en charge de l’Etat et du secteur privé 22 22- L’insolvabilité et chômage des parents 23- Le manque de loisirs dans les écoles 24- L’absence de bibliothèque Le tableau ci-dessous est un résumé de ces différents problèmes et de leurs causes. Problèmes Causes La rareté de l’offre des services Le manque de centre de santé, prise en charge sanitaires de base. insuffisante par le ministère concerné Le taux élevé de mortalité infantile La malnutrition, éloignement des centres de santé pour les femmes enceintes L’absence d’une politique d’assainissement et de gestion de l’eau potable La carence de l’eau potable. 5et Le manque de latrines familiales et communautaires. Le manque de formation en matière d’assainissement La pollution de l’eau et de l’air L’insalubrité, le manque de latrines, la mauvaise gestion des déchets Le manque d’écoles secondaires et professionnelles Le manque de prise en charge du secteur par l’Etat et le secteur privé La démission de certains parents Le faible pouvoir d’achat des parents, migration, Le manque de formation des parents L’insolvabilité des parents, l’absence d’une grille de salaire au niveau des écoles privées 67- 89La mauvaise professeurs rémunération des Le haut taux de déperdition des élèves Les mauvais résultats scolaires des élèves Le faible rendement agricole et la faible capacité d’investissement de la population Le gaspillage des fruits et produits récoltés qui restent au jardin Le manque de communication entre direction et parents, l’absence de cantines scolaires, l’insolvabilité et le chômage des parents, le manque de loisirs dans les écoles Le surpeuplement des salles de classes, la mauvaise formation des professeurs, le mauvais état physique et le délabrement des locaux, le manque de matériels didactiques, l’insuffisance numérique des des professeurs, le surpeuplement des salles de classes, le manque de bibliothèques La non disponibilité de capitaux, le manque de crédit agricole, le manque de semences améliorées, la carence de fertilisants, le mauvais système de cultures, l’absence de canaux de drainages et canaux d’évacuation des eaux Le mauvais état des routes, absence de services de transport public 23 Pour pallier à ces problèmes, les mesures suivantes doivent être envisagées en termes de solutions : Tableau des problèmes et des solutions envisagées. Problèmes Le manque de services sanitaires de base Les taux élevés de mortalité infantile Solutions Disponibilité des services sanitaires de base La rareté de l’offre des services sanitaires de base. Construction de centres de santé et leur prise en charge par les instances compétentes La carence de l’eau potable. L’application d’une politique d’assainissement et de gestion de l’eau potable 5- Politique de production nationale, formation nutritionnelle des mères, mise en place des services de santé appropriés pour les femmes enceintes, formation des femmes en age de procréer et Le manque de latrines familiales et L’implémentation d’un programme de formation en communautaires. matière d’assainissement 6La pollution de l’eau et de l’air Bonne gestion de l’environnement, construction de latrines familiales et communautaires, la bonne gestion des déchets Le manque d’écoles secondaires et professionnelles La prise en charge du secteur par l’Etat et le secteur privé La démission de certains parents Augmentation du pouvoir d’achat des parents, la réduction de la migration, la bonne formation des parents Augmentation de la solvabilité des parents, établissement d’une grille de salaire au niveau des écoles privées La bonne communication entre direction et parents, la mise en place de cantines scolaires, la solvabilité des parents, la création des espaces de loisirs dans les écoles 7- 89La mauvaise professeurs rémunération des Le haut taux de déperdition des élèves Les mauvais résultats scolaires des élèves Le respect des normes éducatives dans les établissements scolaires, le recyclage des professeurs, la construction réhabilitation des infrastructures scolaires, le manque de matériels didactiques, 24 Le faible rendement agricole et la faible capacité d’investissement dans le secteur Le gaspillage des fruits et produits récoltés qui restent au jardin Le mauvais état physique de l’habitat La faible capacité d’investissement de la population l’insuffisance numérique des professeurs, le surpeuplement des salles de classes, le manque de bibliothèques La disponibilité de capitaux, de crédit agricole, de semences améliorées, de fertilisants, la mise en place d’un système de cultures, la construction de canaux de drainages et canaux d’évacuation des eaux La réhabilitation des routes, l’offre de services de transport public La mise en place d’une politique d’amélioration de l’habitat L’accessibilité de capitaux et de crédit Dix de ces différents problèmes sus cités ont été analysés par la population au moyen d’outils appelés « Arbres à Problèmes et Arbres à Objectifs ». Ce sont : les problèmes liées à l’eau potable, la santé, les logements sociaux, les latrines, l’éducation, la motorisation agricole, les intrants agricoles, l’aménagement des routes, l’attelage des bœufs, l’inondation par la rivière. L’arbre à problèmes démontre les causes, les problèmes et les conséquences, tandis que l’arbre à objectifs : les moyens, les solutions et les résultats. Les figures suivantes en sont des résumés : 25 9-3. Arbres à Problèmes. 9-3-1. Eau potable. 26 9-3-2. Santé 27 9-3-3. Logements sociaux. 28 9-3-4. Latrines familiales. 29 9-3-5. Education. 30 9-3-6. Agriculture. 31 9-3-7. Inondation 32 9-3-8. Route 33 9-4. Arbre a Objectif. 9-4-1- Eau potable. 34 9-4-2. Santé 35 9-4-3. Logements sociaux. 36 9-4-4. Latrines familiales. 37 9-4-5. Education 38 9-4-6. Agriculture 39 9-4-7. Inondation 40 9-4-8. Route 41 9-5. Les secteurs-clés à Haut Maribaroux. Pour aboutir au développement socio-économique de Haut Maribaroux, il faudrait intervenir dans tous les secteurs qui composent la vie sociale, religieuse, économique de cette section communale. A l’intérieur de ces secteurs, des atouts importants pour le développement de la zone sont identifiés. Les uns plus importants que les autres. Des opportunités aussi sont perceptibles. Ce qui devrait assurer la potentialité en matière de développement de la zone, c’est une bonne exploitation de ces atouts et de ces opportunités. Cependant, les membres de cette communauté fait aussi face à des contraintes énormes. Le tableau suivant est une synthèse des potentialités, atouts, opportunités et contraintes des secteurs:  Commerce  Religion  Culture et loisirs  Justice et sécurité  Santé  Education  Artisanat  Agriculture  Elevage  Eau  Assainissement Tableau mettant en relation les potentialités, les atouts, les opportunités et les contraintes de certains secteurs clés à Haut Maribaroux. Potentialités Atouts Opportunités Contraintes Nombre Matières premières Existence de Artisans peu Artisanat important trouvées sur place marchés qualifiés d’artisans Diversité des Nombre important Expérience et capaManque de Organisation organisations d’organisations cité de ces formation organisations et d’encadrement Présence de plusieurs Religion sectes religieuses Dense Présence de grands et Facilité d’échanges Commerce Commerce population de petits informel, commerçants envahissement du marché local par les produits étrangers, chômage Communication Zone de plaine Construction de la Bonne couverture Zone 42 route reliant Haïtien Ouanaminthe Cap des inondable à Compagnies de téléphonies mobiles Ressources Beaucoup d’établisse Présence d’organisa Manque de Education humaines ments scolaires, tions travaillant formation disponibles Beaucoup d’enfants dans Pour les prof, scolarisables ce domaine mauvais état physique des établissements, exiguïté des salles de classes, manque de Matériels didactiques Ressources Disponibilité Présence Manque de Santé humaines d’espace d’organismes centre de disponibles pour la construction oeuvrant dans ce Santé d’infrastructures secteur sanitaires Fertilité des sols Terres, eaux Construction d’un Elevage libre, Agriculture disponibles système d’irrigation outillage sur la rivière Jassa rudimentaire, migration Existence de Eleveurs présents, Introduction de Manque de Elevage consommateurs, terres disponibles races de bétails matériels agents améliorées pour les vétérinaires vétérinaires Présence Pas de Justice et Ressources humaines d’organistes tribunaux, pas sécurité disponibles de droits humains Sous commissariat de Disponibilité de l’eau Prise de conscience Insalubrité, Environnement Existence plusieurs de la population pollution Espèces Bon réseau Fréquence de pluie Existence de Déboisement, Eau hydrographique plus rivières, sources, érosion ou moins régulière Lagons, nappes Amour du Acculturation Culture et Valorisation des Centre de loisirs produits locaux divertissement de la Loisirs par les membres comde la munauté communauté 43 CHAPITRE X 10-1 INTERVENTIONS Pour atteindre les objectifs préalablement cités et pour résoudre les problèmes que confronte la population de Haut-Maribaroux, il s’avère urgent et important de prendre des mesures appropriées en vue de :                       Encadrer techniquement les producteurs. Promouvoir le développement de la culture attelée, pour pallier le problème de l’outillage archaïque Augmenter la productivité Mettre en place un système de crédit Ouvrir des boutiques d’intrants agricoles Créer des débouchés commerciaux pour les produits locaux Equiper les écoles en matériels et mobiliers nécessaires Réparer et réaménager les infrastructures scolaires Former et recycler les professeurs Construire et équiper les dispensaires Contrôler la dégradation de l’environnement Augmenter la couverture végétale Protéger et aménager les bassins versants Construire et réhabiliter les tronçons de routes importantes reliant les différentes localités Créer des centres de loisirs Améliorer les races bovine et caprine Produire des fourrages pour les animaux Créer un dépotoir pour les déchets Curer et creuser les canaux d’évacuation Construire des latrines familiales et communautaires Forer des puits artésiens profonds Appuyer et renforcer les organisations communautaires de base (OCB) 10-2. LISTE DES BESOINS          Mécanisation agricole Electrification Route Ecole Habitat Banque de crédit Centre de Santé Curage la rivière Irrigation 44                       Boutique Agricole Eau potable Races bovine et caprine améliores Coopérative agricole Latrine familiale Marché communautaire Loisir Environnement saint Curage canaux Cantine scolaire Moulin décorticage de riz et de maïs Attelage Reboisement Protection des bassins versant Conservation de sol Construction de silos Centre de nutrition Alternative pour la substitution de charbon de bois Réhabilitation et construction d’Ecole Recyclage et formation des Enseignants Abattoir Radio communautaire 10-3. LISTE DES PROJETS Suite à l’application des outils « Arbre à problèmes et arbre à objectifs », on a identifié toute une panoplie de projets qui sont des solutions aux multiples problèmes que confrontent les habitants de cette section communale. Ce sont :                 Projet d’électrification de Haut-Maribaroux Amélioration du cheptel caprin et bovin a Haut-Maribaroux Projet de cantine scolaire Projet appui logistique à des écoles à Haut-Maribaroux Projet de construction d’école à rivière sable Formation et recyclage des enseignants Construction d’un parc de jeux à Dilaire Mécanisation agricole Attelage Boutique intrants agricoles Banque de crédit agricole Construction d’un système irrigation Réhabilitation et ouverture de tronçons de route Canalisation et curage de canaux Adduction d’eau potable Traitement des eaux polluées 45                   Projet de construction de latrines familiales Collecte et ramassage des déchets Traitement des ordures Construction d’habitats Drainage et curage des rivières Sable et Canari Protection des berges, des rivières Sable, Canari, Djassa et Massacre. Implantation de moulin de décorticage de riz et de maïs à Du haut, Planto, Corail, Rivière Sable, Appui à la production de fourrages à rivière sable Construction d’un marché public à Carrefour le Mercier (Dilaire) Construction de trois silos : Dilaire, Ti laurier, Rivier Canari Projet alternatif à la substitution du charbon de bois à Bassin Grand Chemin, Gaïac, Ti Laurier, Mamoulé Projet d’élevage de caprins de race améliorée pour les associations de femmes Projet de production de poulets de chair et de pondeuse à Gaïac, Tallas, Du haut Projet de construction d’un abattoir à Dilaire Projet de transformation des viandes caprine bovine Projet de production et de transformation de lait Transformation de l’arachide Production de tylapia à Planto, Tallas, Robineau 10-4. PRIORISATION DES PROJETS La priorisation des projets a été faite de manière démocratique dans les ateliers de travail où presque toutes les couches sociales de Haut Maribaroux étaient représentées pour donner leur adhésion aux projets. Elles s’étaient mises d’accord sur le choix de 10 projets dont 5 à caractère social et 5 à caractère économique. Les documents de ces projets d’investissement Communautaire (PIC) devraient être préparés et remis aux autorités locales et au Comité de Développement de la Section Communale (CDSC) qui devrait être mis en place pendant le processus de planification participative comme l’a demandé le FAES. Les projets retenus à cet effet sont les suivants : 10-4-1. Projets Economiques : Projets Zone Mécanisation Agricole Implantation d’une boutique d’intrants agricoles Attelage de boeufs Désensablement, drainage et protection des berges de la Rivière Djassa Réhabilitation de deux tronçons de route Haut Maribaroux Haut Maribaroux Haut Maribaroux Rivière Djassa Pitobert à Borne 10 et Tallas à Dilaire 46 10-4-2. Projets Sociaux Projets Zone Construction de 300 logements sociaux Construction d’un centre de Santé Construction d’un complexe éducatif Construction de 300 latrines familiales Forage de cinq puits artésiens Haut Maribaroux Dilaire Rivière Sable Haut Maribaroux Haut Maribaroux 47 CHAPITRE XI APPUI INSTITUTIONNEL POUR L’EXECUTION DE CE PLAN Le Plan de Développement de la Section Communale de Haut-Maribaroux (PDSCHM) pour être exécuté doit trouver l’appui de toutes les organisations ou institutions qui interviennent dans le domaine de développement communautaire. Leur apport s’avère important pour la réalisation des objectifs de ce plan, car les ressources économiques et financières de la zone sont limitées et la localité ne dispose que de certaines ressources humaines et matérielles. Bien que ce plan ait été élaboré grâce aux précieux concours du Fond Assistances Economique et Social (FAES), on ne peut pas lui laisser à lui tout seul la responsabilité de financer les projets identifiés et priorisés par la communauté lors de l’élaboration de ce plan. La communauté de Haut-Maribaroux qui est le premier bénéficiaire doit aussi s’impliquer dans la recherche de fonds nécessaires et doit donner sa participation à tous les niveaux et dans la mesure de ses possibilités tout cela en fonction des atouts, ressources et potentialités répertoriés. C’est dans ce contexte qu’un comité de pilotage communément appelé Comité de Développement de la Section Communale (CDSC) a été mis en place avec comme objectif de faire le marketing de ce plan en vue de canaliser des fonds vers cette entité territoriale. 11-1. STRATEGIES DE REALISATION DU PLAN Pour concrétiser les objectifs formulés lors des ateliers de travail réalisés pendant la phase d’élaboration Processus Participatif, il est important que ce soit d’une part les gens de la localité qui prennent les rênes du développement et du suivi de ce plan et d’autre part les autres entités de développement. Ainsi, un comité de Pilotage appelé « Comite de Développement de la Section Communale de Haut Maribaroux » (CDSCHM) a été mis sur pied dans le but d’appuyer les collectivités dans la mise en application de ce plan. Ce comité comprend 17 personnes issues de différents secteurs comme le démontre le tableau ci-dessous : Noms Prénoms Institutions Désamours Gary CASEC Selmours Mathieu CASEC Xavier Bocimus CASEC Raphaël Renaud ASEC Jean Baptiste Thelusmond ASEC Raphaël Philomène ASEC Josaphat Cléomène Bloc Gaiac Saint Juste Henry Claude Bloc Gaiac Bien Aime Yolande Bloc Dilaire Joazard Gérard Bloc Dilaire Pierre Louis Bloc Tallas Libéral Estivelt Bloc Tallas Louissaint Elva Secteur Religieux Jérôme Millerand Secteur santé Joseph Etienne Secteur Agriculture Decimus Roslin Secteur Education Nelson Claudel Secteur Organisé 48 11-2 ROLE DU COMITE DE DEVELOPPEMENT DE LA SECTION COMMUNALE Ce comité a pour rôle de :  Assurer en commun accord avec les élus locaux qui représentent cette collectivité la mise en œuvre du Plan de Développement de Haut Maribaroux  Participer à la recherche de financement pour les différents projets insérés dans le Plan  Assurer en commun accord avec les collectivités le suivi et l’évaluation des projets  Participer à la mise à jour ou l’actualisation du plan. 49 Chapitre XII MESURES URGENTES À PRENDRE Compte tenu de la situation globale du pays et de certaines estimations faites par certains organismes de développement nationaux et internationaux, on pourrait même dire qu’il y a péril dans la demeure. -Selon le Fond des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ( FAO), Haïti est, avec l’Afghanistan et la Somalie, l’un des trois pays du monde possédant le plus grand déficit calorifique journalier par habitant. La pauvreté concerne presque tous les secteurs de la société haïtienne soit sous la forme de pauvreté pure, soit sous la forme d’une vulnérabilité ou d’une pauvreté humaine croissante. - Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), plus de 24% du territoire Haïtien est sujet à des risques d’érosion grave. Les maladies liées à la dégradation de l’environnement sont les principales causes de décès d’enfants de moins de 5 ans. Haïti possède plus de 65% d’analphabètes parce que les établissements scolaires sont trop éloignés. Des mesures urgentes et appropriées doivent être entreprises :  Dans le domaine de la production agricole et animale, il faut une politique de production nationale, il faut aussi une politique de promotion de cette production dans le but d’augmenter le capital financier, de réduire le taux de chômage dans le milieu et de baisser les taux d’importation de produits alimentaires.  Dans le domaine de l’environnement, il faut diminuer le niveau de la dégradation et assurer la durabilité des ressources environnementales endogènes.  Protéger les zones non-urbanisables, inciter la population à respecter les plaines destinées à la production alimentaire.  Améliorer les conditions d’hygiène publique, de la santé, de l’éducation dans le cadre des services de base en vue de parvenir à l’amélioration des conditions de vie de la population. C’est un impératif d’intervenir surtout dans ces axes dont on ne pourrait se passer dans le cadre du développement réel de toute communauté. 12-1. Durée des projets La durée des projets varie en fonction de leur nature et de leur domaine d’intervention respectif. Après la phase d’exécution, une évaluation sera nécessaire pour vérifier si les objectifs des projets 50 auront été atteints. Les résultats obtenus dans le cadre de cette évaluation détermineront l’étalage de ces projets sur une plus longue durée. 12-2. PROJETS ET BUDGET Les dix projets priorisés par la population de Haut Maribaroux seront dotés d’un budget dont les ressources humaines et financières seront collectées auprès des bailleurs de fonds, des organisations étatiques, des ONG, des entités privées, des institutions de la communauté internationale etc. . Le montant total du budget prévu pour une année s’élève à une hauteur de cinq cent dix millions, cinq cent vingt mille, deux cents soixante quinze gourdes et quatre vingt treize centimes (510.520.275,93). Ce montant est reparti en tranche trimestrielle égale. Le tableau de synthèse 1 et présenté ci après pour une période de 1 an donne une idée sur la répartition du montant total du budget (510.520.275,93). Il est à noter que les projets économiques sont en tête de liste avec un pourcentage de 77,02 % du budget total, et le reste, soit 22,98 % est alloué aux projets sociaux. Tableau de synthèse Ventilation du montant Ensemble 100% 510.520.275,93 1- Introduction de la motorisation à 1, 36% 6.943.928,00 Haut Maribaroux 2- Introduction a l’attelage de bœuf 1,32% 6.742.105,00 à Haut Maribaroux 3- Construction de deux tronçons de 71,12% 363.059.073,00 route reliant l’habitation Pitobert à Borne 10 et de Tallas à Dilaire 4- Curage du lit et de protection des 1,94% 9.900.083,00 berges de la rivière Jassa 5Implantation d’une boutique 1,21% 6.186.054,00 d’intrants agricoles à Haut Maribaroux, 6- Construction de 300 logements 13,17% 67.247.396,00 sociaux à Haut Maribaroux 7Construction d’un complexe 0,82% 4.169.865,00 éducatif à Haut Maribaroux 8- Construction d’un centre de santé 1,42% 7.262.687,93 avec lits à Haut Maribaroux 9- Construction de 500 latrines 7.45% 38.014.328,00 familiales a Haut Maribaroux 10- Forage de cinq artésiens à Haut 0,19% 994.756,00 Maribaroux Projets 51 12-3. Fiche des projets priorises A partir de l’ « Arbre à problèmes et l’Arbre à solutions », la population a identifié toute une liste de projets. Parmi ces projets dix d’entre eux ont été jugés prioritaires. Les tableaux suivants donnent une idée de ces projets, de leur coût estimatif ainsi que celui de la participation locale et de la participation externe. Tableau des projets prioritaires, du coût estimatif, de la participation locale et de la participation externe. Tableau 1 Projet Justification Objectif général Objectifs spécifiques Résultats attendus Principales activités C CONSTRUCTION D’UN CENTRE DE SANTE A DILAIRE La section communale Haut-Maribaroux ne dispose pas d’infrastructures sanitaires pour desservir la population, en cas d’urgence, les habitants de la section se sont obligés de parcourir de Kms à la recherche de soins sanitaires. Offrir les soins sanitaires appropriés aux habitants de cette section communale -Doter la section communale Haut-Maribaroux d’un centre de santé en état de fonctionnement, -Développer un programme d’éducation sanitaire à l’intention de la communauté en général et des groupes cibles en particulier, -Former les ménages sur la santé reproductive -Réduire de ¾ le taux de mortalité maternelle -Réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de plus de 2/3 d’ici 2015. -Augmenter de 80% le nombre de mères qui pratiquent l’allaitement maternel d’ici 2010. -Contribuer à la protection et au développement normal de l’enfant, à la santé reproductive des femmes en âge de procréer, aux personnes les plus vulnérables : Les femmes enceintes, les vieillards, les enfants de moins de 5 ans. - Un Centre de santé avec Lits est construit et fonctionne normalement - Les cas de mortalité causé par de long parcours ont diminué - Un programme d’éducation sanitaire à l’intention de la communauté en général et des groupes cibles en particulier est développé - 80% des ménages ont reçu une formation sur la santé reproductive - Le taux de mortalité maternelle est réduit de ¾. - 75% des accouchements sont effectués dans le centre. - Plus de 2/3 des enfants sont vaccinés d’ici 2015. - Les cliniques mobiles pré et post natal ont augmenté. - Plus de 80% des nouveaux nés sont allaités exclusivement au sein pendant les six premiers mois. - Mobilisation et sensibilisation de la population - Construction d’un centre de santé avec lits en état de fonctionnement 52 Budget estimatif Participation locale Montant sollicité Tableau 2 Projet Justification Objectif général -Achat et acquisition des matériels et équipements du centre. -Réalisation de séances de formation pour plus de 80% des ménages sur la santé reproductive -Formation des mères - Accouchement au lit - Réalisation de cliniques mobiles pré et post natale - Exécution de campagne de vaccination 20.394.013,24 20.270.670,77 123.342,47 Construction de 300 logements sociaux à Haut Maribaroux La majorité des habitats de Haut-Maribaroux est construite en terre et palissade, ce qui donne une mauvaise image à la section et qui rend les maisons moins solides. D’autre part, Haut Maribaroux est situé sur une route internationale dans la zone frontalière qui attire beaucoup d’investisseurs et de touristes. Donc ce projet a été conçu pour améliorer la qualité de vie des bénéficiaires et l’aspect de l’architecture de la zone. Rec Reconstruire 300 logements sociaux dans 12 mois à Haut-Maribaroux. Objectifs spécifiques -Reconstruire 100 logements chaque 4 mois. -Mettre à la disposition des familles des logements sûrs. -Améliorer le mode, la structure et l’architecture des habitats à HautMaribaroux Résultats attendus -100 logements sont construits chaque 4 mois. -300 familles vivent dans un logement sûr. - Le style, la structure et l’architecture des habitats sont améliorés. Principales activités -Reconstruction de 300 logements sociaux -Achat et acquisition des matériaux -Reconstruction des habitats -Inauguration des habitats -Remise des clés -Exécution de nouveau plan d’urbanisme 67.242.396,00 11.149.284,00 56.093.112,00 Budget estimatif Participation locale Montant sollicité 53 Tableau 3 Projet Justification Objectif général Objectifs spécifiques Implantation d’une boutique d’intrants agricoles à Haut Maribaroux La maximisation du rendement satisfaisant d’une culture dépend d’un processus de production dans lequel des activités de natures différentes se réalisent. Une bonne récolte est en ce sens le fruit d’un bon choix technique et d’une logique de plantation adéquate. Par analyse du système de production dans la section communale de Haut Maribaroux, il est facile de comprendre que la récolte n’est jamais garantie, le rendement n’est jamais optimal. Cela s’explique par le fait que l’exploitant est dépourvu de tout moyen technique pouvant influencer de manière positive le travail qu’il accomplit sur sa parcelle. Le paysan prépare difficilement sa parcelle, il utilise des semences dont la qualité est douteuse, il n’arrive pas à lutter contre les pestes et tout cela aggravé par le problème d’absence de système d’irrigation contribue à fragiliser la production. Si au moins l’exploitant aurait trouvé des intrants de qualité à sa disposition dans la section, il aurait pu diminuer les risques de perdre ses récoltes, en faisant face mieux à certaines contraintes qui sont de nature à abaisser le rendement des cultures. Maximiser la productivité des exploitations agricoles 1- Permettre aux exploitants d’avoir accès aux intrants agricoles pour mieux cultiver leur terre 2- Réduire les risques de perte des cultures dus au problème d’intrants 3- Réduire la dépendance alimentaire de la section aux importations dominicaines 4- Combattre la sous nutrition et la malnutrition Résultats attendus -Une boutique d’intrants agricole est mis en place et fonctionne selon les normes modernes de gestion - La boutique d’intrants est fonctionnelle et est gérée par un comité -Les exploitants utilisent à bon escient les intrants Principales activités -Construction d’un local pour loger la boutique d’intrants - Acquisition des intrants - constitution et structuration d’un comité de gestion - Formation des membres du comité - Formations d’agents - Motivation et sensibilisation des exploitants 6.186.054 333.250,00 5.852.804,00 Budget estimatif Participation locale Montant sollicité 54 Tableau 4 Projet Justification Objectif général Objectifs spécifiques Résultats attendus Introduction de l’attelage de bœuf à Haut Maribaroux L’incapacité de l’exploitant agricole haïtien à augmenter son revenu à la parcelle est le résultat d’une mauvaise combinaison des facteurs de production, en l’occurrence la terre, le travail, et le capital. Le lopin de terre que possède la grande majorité des paysans ne leur garantit pas une amélioration de leur niveau économique. N’ayant pas les moyens financiers, le paysan est dans l’impossibilité de faire des investissements pour se doter des moyens matériels et techniques, ou pour augmenter sa force de travail dans le cadre de l’augmentation de sa productivité. A Haut Maribaroux, section communale de Ouanaminthe où l’agriculture est l’activité de premier rang, ces problèmes existent et persistent aussi. L’agriculteur est contraint d’exploiter une superficie réduite en fonction de ses moyens limités. Cependant, parmi tant de facteurs limitant le paysan dans son travail agricole, le handicap majeur qu’il retrouve dans cette zone est l’absence de force de travail ; ceci s’explique par la fuite de la main d’œuvre vers la République Dominicaine et sa cherté. Vu le faible moyen de la grande majorité des exploitants agricoles, il est pratiquement impossible de pouvoir préparer une grande parcelle pour augmenter sa production. De ce fait, le blocage de l’augmentation des revenus agricoles se trouve à l’origine de l’activité depuis la préparation des sols surtout dans un milieu où l’absence de la mécanisation agricole se fait sentir. Etant donné que le riz inondé est une culture de haut rang de la zone avec la présence des lagons ; étant donné que les parcelles exploitées sont de superficie moyenne inférieure à un carreau, un effort d’accompagnement des exploitants au niveau de la préparation des sols serait un apport considérable qui leur permettrait d’augmenter leur efficience. Donner aux exploitants de la zone de Haut Maribaroux le moyen matériel leur permettant d’augmenter leur productivité 1- Aider les exploitants de Haut Maribaroux à augmenter la superficie de la parcelle cultivée 3- Diminuer la dépendance alimentaire aux importations dominicaines 3- Conserver la force de travail des cultivateurs 4- Contourner le problème de l’exode de travailleurs agricoles 5- Diminuer la malnutrition et la sous nutrition 6- Augmenter les revenus des cultivateurs - Le labourage superficiel est accessible aux agriculteurs de la zone - Le calendrier cultural est plus ou moins respecté - Les exploitants ont à leur disposition dans la section tout le matériel et accessoires par l’introduction de la culture attelée -Les bouviers et les exploitants sont formés aux techniques de l’attelage de bœuf - La production et le revenu des exploitants augmentent par 55 Principales activités Budget estimatif Participation locale Montant sollicité Tableau 5 Projet Justification Objectif général Objectifs spécifiques l’amélioration des techniques de travail et l’augmentation du nombre de parcelles cultivées. - Implantation d’un nouveau système de labourage dans la zone - Identification des différentes exploitations qui utiliseront l’attelage de bœufs - Acquisition des matériels - Formation d’un comité de gestion des matériels - Achat et dressage des bœufs - Recrutement de bouviers - Formation des bouviers et des exploitants 4.451.732,50 32.270,00 4.419.462,50 Introduction de la motorisation agricole dans la zone de Haut Maribaroux, première section communale de la commune de Ouanaminthe La section communale de Haut Maribaroux est essentiellement agricole en termes d’activités génératrices de revenus dans la zone. Elle compte plus de 1,500 hectares de terres emblavées de cultures diverses adaptées aux conditions agro climatiques de la région. Malgré cette opportunité les exploitants n’arrivent pas à améliorer leur situation économique. Le blocage réside surtout dans l’inefficacité du système de production. Jusqu'à présent tous les travaux sont effectués à la main depuis la préparation du sol jusqu'à la récolte. Cependant la main d’œuvre étant si rare et si chère, l’exploitant ne peut pas se payer le luxe de l’utiliser tout le temps. Les paysans qui travaillent un hectare et plus sont les plus touchés par ce problème car la préparation du sol coûte énormément cher. Il devient de ce fait difficile de générer des revenus importants dans cette activité pour couvrir les dépenses de la famille. Si l’opération de préparation de sol considérée comme la base du processus de production n’est pas bien assurée, aucun résultat satisfaisant ne peut pas être obtenu. Ceci est l’un des facteurs expliquant les faibles rendements des cultures à la parcelle. Pour sortir de cet état, des efforts divers méritent d’être consentis et la mécanisation agricole est jugée indispensable L’objectif général assigné à ce projet est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire par l’augmentation de la productivité des exploitations. 1- Aider les exploitants de Haut Maribaroux à augmenter la superficie de la parcelle cultivée 3- Diminuer la dépendance alimentaire aux importations dominicaines 3- Conserver la force de travail des cultivateurs 56 Résultats attendus Principales activités Budget estimatif Participation locale Montant sollicité Tableau 6 Projet Justification 4- Contourner le problème de l’exode de travailleurs agricoles 5- Diminuer la malnutrition et la sous nutrition 6- Augmenter les revenus des cultivateurs 7- Faciliter l’accès des exploitations aux services de la motorisation agricole - Les exploitants ont à leur disposition le matériel nécessaire pour labourer leur terre - Les exploitants labourent facilement leur terre. - Un comité de gestion de l’activité est structuré et fonctionnel. - Sensibilisation/motivation de la population - Evaluation de la quantité de terre nécessitant le service d’un tracteur à moteur. - Acquisition du tracteur - Recrutement d’opérateurs pour le tracteur - Formation des opérateurs - Constitution d’un comité de gestion du tracteur - Formation et structuration du comité de gestion 5.777.020,75 96.400,00 5.680.620,75 FORAGE DE CINQ PUITS ARTESIENS A HAUT MARIBAROUX A Haut-Maribaroux, les gens puisent leur eau dans divers endroits : rivières, lagons, puits, pompes, sources, ravines. La qualité de ces eaux est douteuse. Point besoin d’être un technicien pour prouver la pollution de l’eau, car un seul coup d’œil permettra de voire les changements immédiats qui s’y opèrent. Il suffit seulement de la mettre dans un verre ou un gobelet après quelques heures ou bien elle décolore, elle perd sa saveur initiale ou bien on constate la présence de larves. Bref, les gens consomment de l’eau non potable. Les gens ont l’habitude de faire bouillir l’eau, y mettre du chlorure de sodium, du giff, du chlore, y l’exposer au soleil dans un gallon etc.… comme procédé pour tenter de rendre potable les eaux. Un projet de forage de puits artésiens est une solution durable à ces problèmes cruciaux qui peuvent causer des dégâts importants à la situation sanitaires des bénéficiaires. Objectif général Mettre à la disposition de la population de Haut Maribaroux de l’eau potable de façon à réduire les risques de maladies liées à la consommation de l’eau non potable. Objectifs spécifiques 1- Forer cinq puits artésiens à Haut Maribaroux 2- Fournir 150 boquites d’eau par jour/ pompe à la population 3- Diminuer le nombre de cas de maladies liées à la consommation de 57 Résultats attendus Principales activités l’eau polluée 4- Réduire la distance à parcourir à la recherche de l’eau. - L’eau potable est disponible dans la zone - Cinq puits artésiens sont forés à Ti Laurier, Tallas, Gaiac, Du Haut, Dilaire dans deux mois et deux semaines -150 boquites d’eau sont fournis par pompe/ jour - Le nombre de cas d’infections liées à la consommation de l’eau de mauvaise qualité est diminué - Les cinq points d’eau sont accessibles à toute la population en fonction de leur localisation - Sensibilisation et mobilisation de la population - Forage des puits - Achat des pompes - Installation des pompes - Installation du Comite de gestion des pompes - Motivation de la population Budget estimatif Participation locale Montant sollicité 994.756,00 974.731,00 20.025,00 Tableau 7 Projet Justification CONSTRUCTION DE 500 LATRINES FAMILIALES A HAUT-MARIBAROUX Objectif général Objectifs spécifiques Les problèmes les plus courants liés à l’hygiène publique à Haut Maribaroux sont : la déposition des déchets dans des endroits non appropriés, la pollution de la zone, les eaux stagnantes, la défécation à même le sol. Selon les participants aux ateliers de travail lors du Diagnostic Participatif, des agents de santé de la zone et selon les données du CDS de Ouanaminthe, la défécation à même le sol est la cause directe de la pollution de l’eau qu’utilise la population. Puisque la majorité des habitants de Haut Maribaroux n’ont pas de latrines et que par conséquent ils défèquent à mène le sol, d’autres creusent des trous superficiels et les recouvrent après usage, d’autres encore utilisent des trous à ciel ouvert, cela entraîne qu’à chaque pluie et après le passage des vents, les eaux sont polluées et causent des infections, de la diarrhée, de la grattelle, des maux de ventre et d’autres maladies au sein de la population. Les femmes et les enfants sont les plus touchés par ces maladies. Toute action qui vise la construction des latrines familiales pour les groupes les plus affectés apportera une nette amélioration à ces problèmes. Améliorer les conditions sanitaires des habitants de la section communale - Diminuer de 30% le nombre de cas de maladies liées à la pollution 58 Résultats attendus Principales activités Budget estimatif Participation locale Montant sollicité Tableau 8 Projet Justification deux ans après l’exécution du projet. - Améliorer les conditions hygiéniques des familles bénéficiaires - Améliorer les conditions environnementales immédiates de l’habitat - Les cas de maladies liées à la pollution diminuent de 30% - 500 familles reçoivent une formation sur l’usage des latrines et les problèmes que peuvent causer la défécation à même le sol. -100 latrines sont construites chaque mois. - Le milieu environnemental devient moins pollué et plus fréquenté - Mobilisation et sensibilisation de la population sur les problèmes de la pollution - Recensement des familles bénéficiaires - Formation au profit des 500 familles bénéficiaires sur le bon usage des latrines - Identification des sites d’implantation - Construction de 100 latrines/mois - Motivation de la population 22.283.170,00 1.592.940,00 20.690.230,00 Projet de curage du lit et de protection des berges de la rivière Djassa Le déboisement est un phénomène qui prend de l’ampleur sur tout le territoire haïtien. Comme l’une des conséquences directes de ce phénomène, l’érosion met à nu les sols des montagnes et des plaines connues dans le temps pour leur potentialité du point de vue de couvert végétal. La coupe anarchique de bois dans tous les versants de montagne du pays, accompagnée d’une faiblesse dans l’application de la législation existante dans le domaine de la foresterie, concourt à réduire la couverture forestière du pays à moins de 2% (ONUDI, 2000). Cet état catastrophique ne fait que s’aggraver puisque les mesures de redressement de la situation sont encore loin de compenser les dégâts. Située en aval de plusieurs montagnes des sections avoisinantes : Acul des Pins et Savanne au lait, il est alarmant de voir les différents bassins versants en train de se dégrader et sans aucun effort durable de protection. Cette situation est à l’origine de multiples inondations, de l’ensablement et de l’élargissement des lits des rivières, enregistrés chaque année. La rivière Djassa qui traverse la section communale de Haut Maribaroux en est un exemple vivant. Vu l’état de nudité du bassin versant qui l’alimente, cette rivière qui est régulièrement en crue représente une menace accrue pour les habitants de la zone. La rivière est si ensablée que les eaux qui ruissellent laissent aisément le lit pour inonder les terres 59 Objectif général Objectifs spécifiques Résultats attendus Principales activités Budget estimatif Participation locale Montant sollicité qui deviennent par la suite des lagons. Ces épisodes d’inondations sont de nature à réduire l’espace cultivable, et à détruire les plantations existantes tout en menaçant aussi la vie des riverains, puisque environ 300 carreaux de terres sont déjà inondés. Si aucune intervention n’est envisagée pour résoudre ces problèmes, les parcelles de terre ne cesseront d’être inondées et deviendront des lagons non cultivables ; la population serait encore plus exposée et plus vulnérable aux éventuels catastrophes pouvant venir des crues de la rivière Djassa. Protéger les exploitations, les animaux et les habitants de la section qui sont régulièrement frappés par les dégâts causés par les crues de cette rivière -Curer le tronçon de lit de la rivière Djassa traversant la section communale de Haut Maribaroux ; -Traiter les berges de cette rivière -Préparer la population riveraine aux méthodes de gestion des risques naturelles -Le bétail, les parcelles des exploitants et les riverains sont protégés des crues de la rivière Djassa - Le lit de la rivière est curé et désensablé sur 2.5 Kilomètres, précisément dans les endroits où la rive est commune à la section de Haut Maribaroux c'est-à-dire de l’ancien Pont Jassa à Lagon Tremblée -Des techniques de correction et de protection de berges sont mises en œuvre. - La population riveraine est formée aux techniques d’intervention en cas d’inondations -Mobilisation et sensibilisation de la population - Identification du tronçon de berges à protéger - Constitution des équipes de riverains et d’exploitants pour aménager les berges - Curage de la rivière - Mise en place des structures mécaniques pour la protection des berges - Mise en place des structures biologiques - Formation de la population 17.058.337,00 1.218.700,00 15.839.637,00 60 Tableau 9 Projet Justification Objectif général Objectifs spécifiques Résultats attendus Principales activités CONSTRUCTION D’UN COMPLEXE EDUCATIF À RIVIERE SABLE Selon les participants aux ateliers de travail réalisés lors du Diagnostic Participatif, le mauvais résultat de certains élèves enregistré dans certaines écoles est dû à l’éloignement des établissements scolaires par rapport à leur résidence. Ceci oblige les enfants à marcher plus de deux heures de temps pour atteindre leur établissement scolaire. En plus de cela, viennent s’ajouter d’autres causes secondaires: - Absence de cantine scolaire - Manque de formation et d’expérimentation des professeurs - Manque de matériels scolaires - Manque de mobiliers - Mauvais état physique des établissements scolaires - Pas d’électricité - Baisse du pouvoir d’achat des parents - Mauvais état des routes vicinales. Augmenter le rendement scolaire des élèves - Permettre à tous les enfants, garçons et filles d’achever leur cycle d’études fondamentales. - Dispenser un enseignement de base de qualité afin d’aider à réduire les clivages entre les écoles rurales et les écoles urbaines entre les écoles de riches et les écoles des pauvres - Former et recycler les enseignants - Assurer la qualité de l’enseignement et le suivi du curriculum dans les écoles - Elaborer une stratégie axée sur la compréhension et non sur la rétention - Améliorer les conditions d’accueil - Equiper le complexe en matériels logistiques et mobiliers - Offrir un enseignement qui oriente les jeunes à l’acquisition d’une profession - Doter Haut Maribaroux d’un centre éducatif et professionnel en état de fonctionnement. - Haut Maribaroux dispose d’un Centre éducatif et Professionnel en état de fonctionnement - 35 élèves terminent leurs études du 3ème cycle fondamental chaque année - 450 élèves/professionnels reçoivent une éducation/formation qui n’a rien à envier aux établissements dits de renom. - 50 professeurs formés et recyclés pendant les trois premières années - 35 élèves ont réussi aux examens officiels - 450 élèves sont restés à l’école - 13 salles de classes construites - Le complexe éducatif est doté de matériels et de mobiliers - Sensibilisation des parents 61 Budget estimatif Participation locale Montant sollicité Tableau 10 Projet Justification Objectif général Objectif spécifique - Construction du Complexe éducatif - Installation des structures de jeux et de loisirs - Motivation des élèves - Structuration du centre - Application du programme de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) - Réalisation des séances de formation et de recyclage des professeurs - Application du programme du MENFP - Sensibilisation des élèves par les parents - Mise en place de cantines scolaires - Construction des salles de classes qui respectent les normes établies - Achat et acquisition des matériels et logistiques - Formation professionnelle des jeunes 13.751.270,40 755.800,00 12.995.470,40 Construction de deux tronçons de route reliant l’habitation de Pitobert à Borne 10 et Tallas à Dilaire La section communale de haut Maribaroux est réputée dans la commune pour sa production agricole. Malgré les difficultés que confronte le système de production, les paysans arrivent à avoir une certaine maîtrise qui leur permet de produire un peu de tout ce dont la famille a besoin pour survivre. Les agriculteurs ont toujours du mal à atteindre les marchés avec leurs produits. Cette situation est à l’origine d’une perte post récolte importante pour les produits périssables. L’absence de route mettant en communication les différentes localités est un handicap majeur qui prive la population des services de base pouvant leur permettre d’améliorer leurs conditions de vie. Alors que cette zone est limitrophe en certains endroits à la route nationale, la grande partie se trouve enclavée. Vu l’importance de la communication routière dans le processus de développement, il s’avère nécessaire d’intensifier la circulation des habitants de la section communale de haut Maribaroux. Augmenter et faciliter les possibilités d’échange entre la section communale de Haut Maribaroux et les zones avoisinantes. Diminuer les pertes post récolte dans les deux zones bénéficiaires du projet en augmentant et facilitant les possibilités d’échanges entre les zones après l’exécution du projet 62 Résultats attendus Principales activités Budget estimatif Participation locale Montant sollicité -La communication entre les différentes habitations et les autres zones avoisinantes devient possible -3.5 kilomètres de route reliant Pitobert à Borne 10 et 4.5 kilomètres reliant Talas à Dilaire sont réhabilités et/ou construits - Sensibilisation/Mobilisation de la population - Etudes topographiques des deux tronçons de routes - Travaux d’éclairci des aires de passage de la route - Construction des deux tronçons de route 217.037.660,00 285.000,00 216.752.660,00 12-4. Suivi et exécution des activités du Plan Le Comité de Développement de la Section Communale de Haut Maribaroux de concert avec les représentations des ministères sectoriels et les autorités locales assureront le suivi et l’exécution rigoureux du plan de développement. Les résultats des évaluations des activités par secteur permettront une évaluation globale périodique du processus de développement dans le but d’effectuer les correctifs nécessaires à la bonne marche du processus. 12-5. Résultats attendus Les résultats enregistrés après l’exécution de ces projets seront au bénéfice de toutes les catégories sociales touchées par les actions incluses dans ce plan et favorables à l’ensemble de la collectivité. Il est attendu que la réalisation des objectifs fixés dans le cadre de ces projets issus du plan de développement provoquera un changement dans les attitudes, les comportements, les croyances et les traditions qui constitueraient des obstacles au développement de la section communale de Haut Maribaroux. Les projets enregistreront dans leurs actifs des effets positifs significatifs au niveau des variables de l’économique et du social. Ils faciliteront la satisfaction de certains besoins prioritaires des agglomérations concernés à Haut Maribaroux 63 Tableau récapitulatif des projets Projets Coût total Participation Montant sollicité locale Economiques Implantation d’une boutique d’intrants 6.186.054,00 333.250,00 5.852.804,00 32.270,00 4.419.462,50 96.400,00 5.680.620,75 1.218.700,00 15.839.637,00 285.000,00 216.752.660,00 1.965.620,00 248.545.184,25 123.342,47 20.270.670,77 Construction de 300 logements sociaux 67.247.396,00 à Haut Maribaroux 994.756,00 Forage de cinq puits artésiens à Haut Maribaroux 11.154.284,00 56.093.112,00 20.025,00 974.731,00 Construction de 500 latrines familiales 22.283.170,00 1.592.940,00 20.690.230,00 Construction d’un complexe Educatif à 13.751.270,40 Rivière Sable 755.800,00 12.995.470,40 Sous total 2 124.670.605,64 13.646.391,47 111.024.214,17 Grand Total 375.181.409,89 15.612.011,47 359.569.398,42 agricoles à Haut Maribaroux Introduction de l’attelage de bœuf à 4.451.732,50 Haut Maribaroux Introduction de la motorisation agricole 5.777.020,75 dans la zone de Haut Maribaroux Projet de curage du lit et de protection 17.058.337,00 des berges de la rivière Jassa Construction de deux tronçons de route 217.037.660,00 reliant l’habitation Pitobert à Borne 10 et Tallas à Dilaire Sous total 1 250.510.804.25 Sociaux Construction d’un centre de santé à 20.394.013,24 Dilaire à Haut Maribaroux 64 Chapitre XIII CEREMONIE DE VALIDATION DU PLAN La cérémonie a eu lieu le vendredi 3 Août 2007 au Local du Bureau du Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC) de Haut Maribaroux. Elle a débuté à 10 heures AM par une prière faite par le coordonnateur du CASEC, Monsieur Désamours Gary. Apres cela, l’assistance a entonné l’hymne national d’Haïti : Pou Ayiti Peyi zanset yo. Plusieurs personnalités ont été invitées à cette cérémonie, parmi lesquelles on peut mentionner : les représentants des Eglises, des hougans, des représentants du secteur santé, du secteur éducation, du secteur agricole ect. Le coordonnateur du Conseil d’Administration de la Section Communale de Haut Maribaroux , Monsieur Désamours Gary a exprimé son appréciation pour les travaux réalisés par l’équipe de l’OPS qui a encadré la communauté dans l’élaboration de ce plan a profité de cette occasion coup pour adresser ses remerciements et ses félicitations à la direction du FAES pour son apport positif à la réalisation de ces ateliers de travail. Il s’est engagé a entre tenir d’étroites relations entre les membres de son cartel et le Bureau régional Nord/Nord Est du FAES. Il allait jusqu'à demander au Directeur du FAES de lui réserver un petit coin à l’inté rieur du BRNE afin d’être plus prêt du FAES. C’était sous les applaudissements du public qu’il faisait place aux représentants des blocs pour qu’ils puissent présenter à l’assemblée les résultats des travaux réalisés lors des ateliers. La première intervention a été faite par monsieur Pierre LOUIS, l’un des participants des ateliers de travail. Il a énuméré toute une liste de besoins de la population de Haut Maribaroux identifiés lors du Diagnostic Participatif (DP). Parmi ces besoins nous retenons :             Mécanisation agricole Electricité Route Ecole Logements sociaux Banque de crédit Centre de Santé Curage de la rivière Irrigation Boutique Agricole Eau potable Amélioration des races bovine et caprine 65                    Radio communautaire Coopérative agricole Latrines familiales Marché communautaire Loisir Gestion de l’environnement Curage de canaux Cantine scolaire Moulin de décorticage de riz et de maïs Attelage Reboisement Protection des bassins versants Conservation de sol Construction de silos Centre de nutrition Alternative pour la substitution du charbon de bois Réhabilitation et construction d’écoles Recyclage et formation des Enseignants Abattoir Après cette première présentation, se sont succédé respectivement Saint Juste Henry Claude, Bienaimé Yolande, Gérard Joazard, Cléomène Josaphat, Philomène Raphaël et Libéral Estivelt dans la présentation des résultats obtenus lors de l’application des outils appelés « Arbre à Problèmes et Arbre à objectifs » comme le démontre les images suivantes : Monsieur Saint Juste Henry Claude dans la présentation de l’arbre à problèmes Mme Cléomène Josaphat dans la présentation de l’Arbre à problèmes 66 Monsieur Gérard Joazard dans la présentation de l’arbre à objectif Mme Yolande Bien-Aimé dans sa présentation Après la présentation de ces différents intervenants, ce fut le moment le plus intense, le plus riche en émotions : le moment ou les membres de la communauté allaient réaliser les élections en vue de valider le travail réalisé par ces filles et fils de Haut Maribaroux. Plusieurs personnages ont pris la parole d’une part pour féliciter ces représentants et d’autre part pour exprimer leurs souhaits de voir réaliser ces différents objectifs visés par ce plan. Les représentants de presque tous les secteurs de Haut Maribaroux se sont exprimés sur chaque projet. Apres avoir démontré leur maitrise des informations contenues dans le Plan de développement, ils ont voté à main levée tous les projets priorisés. Ce fut alors l’occasion de réaliser les élections en vue de former le Comite de Développement de la Section Communale (CDSC). Après une campagne très animée menée par les candidats représentants des différents secteurs, le Comite de Développement de la Section Communale de Haut Maribaroux (CDSCHM) fut constitué, présenté et validé par la communauté toute entière. Ce comité qui comprend 17 membres est formé de la manière suivante :  3 membres du Conseil d’Administration de la Section Communale de Haut Maribaroux  3 membres de l’Assemblée de la Section Communale de Haut Maribaroux  2 représentants de chaque bloc  1 représentant du secteur religieux  1 représentant du secteur éducatif  1 représentant du secteur agricole  1 représentant du secteur sanitaire  1 représentant du secteur organisé Mis à part les membres des collectivités et les représentants des trois blocs, tous les autres membres ont été choisis par vote à main levée. 67 Le tableau suivant donne une idée des membres du CDSCHM. Noms Désamours Selmours Xavier Raphaël Jean Baptiste Raphaël Josaphat Saint Juste Bien Aime Joazard Pierre Libéral Louissaint Jérôme Joseph Decimus Nelson Prénoms Gary Mathieu Bocimus Renaud Thelusmond Philomène Cléomène Henry Claude Yolande Gérard Louis Estivelt Elva Millerand Etienne Roslin Claudel Institutions CASEC CASEC CASEC ASEC ASEC ASEC Bloc Gaiac Bloc Gaiac Bloc Dilaire Bloc Dilaire Bloc Tallas Bloc Tallas Secteur Religieux Secteur sante Secteur Agriculture Secteur Education Secteur Organise Puis ce fut le tour du Directeur du Bureau Régional Nord/Nord Est du FAES, Monsieur CADET Esdras de prendre la parole pour adresser ses mots de remerciements et de félicitations à l’équipe pluridisciplinaire pour l’encadrement de qualité qu’elle a donné à cette communauté. Il a tenu aussi à encourager la population de Haut Maribaroux pour son courage, sa grande vision et son sens de patriotisme, car plusieurs d’entre eux ont abandonné leurs activités routinières pour venir prendre part aux différents ateliers de travail. Il a exprimé le souhait de voir continuer cette motivation et ce dévouement dans le cadre de la recherche de financement pour concrétiser le rêve de développement de cette section communale. Il a rassuré la communauté de Haut Maribaroux que le FAES continuera à les accompagner dans le processus de développement de cette zone en particulier et du pays en général. 68 Le Directeur a enfin encouragé la population à maintenir les relations avec le FAES via le BRNE par le biais des membres du CDSC et des élus locaux. Membres du Comité de Développement de la Section Communale de Haut Maribaroux 69 70 Chapitre XIV Conclusion Dans un contexte où l’on parle de développement durable, de planification participative et où une riche nomenclature est utilisée par les professionnels du développement, les planificateurs, les politiciens, les décideurs, les intervenants, les bailleurs de fonds, les hommes d’Etat, les habitants de la section communale de Haut Maribaroux viennent de faire une expérience tout a fait nouvelle. Cette communauté a réussi à dépasser les divergences et les clivages religieux, sociaux, générationnels, politiques pour se réunir pendants un mois, contrairement aux traditions du passé, dans l’unique objectif de préparer son propre plan de développement. Ils ont été si enthousiasmes par cette expérience nouvelle, qu’ils ont exprimé leur souhait de voir un jour le développement du pays d’une manière général et celui de Haut Maribaroux en particulier. Tout en remerciant le FAES pour son support dans le cadre de ce travail, la communauté a lancé un appel à tous les secteurs afin qu’ils puissent œuvrer à la concrétisation de ce rêve grandiose. 71 Annexes. Liste des cartes 1- Carte du Découpage Administrative du Département du Nord Est 72 2- Carte de Risques d’Erosion de sol du Département du Nord Est 73 3- Carte de l’Occupation de sol du Département du Nord Est 74 4- Carte des Potentialités de sol du Département du Nord Est 75 5- Carte de la Densité de l’Habitat par Section Communale du Département du Nord Est 76 6- Carte du Relief du Département du Nord Est 77 Liste des sigles et des noms utilisés -OFKG : Oganizasyon Fanm Komèsan Gaya -KPWM : Kòdinasyon Plantè Wo Maribawou -MDT : Oganizasyon pou Devlopman Tilorye -GAPAKA : GAson PA KAnpe -MFVT : Mouvman Fanm Vanyan Tilorye -ODH : Organisation pour le Développement de Haut Maribaroux -KDPL : Komite pou Devlopman Pwodwi Lakay -TKFWD ; Tèt Kole Fanm Wo Dilè -AFW : Asosiyasyon Fanm Wobino -ASEWM : Asosiyasyon Elvè Wo Maribawou -GEDWA : Gwoupman Elvè pou Devlopman Wanament -ADH : Association pour le Développement de Haut Maribaroux -MDD : Mouvman pou Devlopman Diwo -CUJD : Club Union des Jeunes de Du haut -RPK : Rasanbleman Peyizan Koray -RPDH : Rasanbleman Pou Devlopman Haut Maribaroux -MPDH : Mouvement des Paysans pour le Développement de Haut Maribaroux - HPI : Heifer Project International -FAES : Fonds d’Assistance Economique et Social - BID : Banque Interaméricaine de Développement -KPW : Komite Peyizan Wobino -MOPAW : Mouvman Peyizan Agrikòl Wanament -CJAD : Club des Jeunes pour le Développement de Du haut -COJEPH : Coalition des Jeunes Progressistes de Haut Maribaroux -GPM : Mouvman Peyizan Mamoule -GPL : Gwoupman Peyzan Lamatri -Justice et Paix -Solidarité Frontalière -TKK : Tèt Kole Koujòl -TKFD : Tèt Kole Fanm Dilè - FONDS PARRAINAGE -FONKOZE -VETERIMED -APB : Asosiyasyon Peyizan Basen Gran Chemen -GIDH : Groupe d’Intervention pour le Développement de Haut Maribaroux -Plan d’Haïti -Caritas -Feeding my Sheep - PAM ; Programme Alimentaire Mondiale 78 Liste des tableaux Tableaux des maladies et des périodes…………………………………………………………….13 Tableau de présentation des écoles à Haut Maribaroux…………………………………………...16 Tableau descriptif des écoles, des professeurs, des élèves et des salles de classe…..……………..18 Tableau descriptif du salaire moyen d’un professeur à Haut Maribaroux…………………………19 Tableau des différents problèmes et de leurs causes………………………………………………22 Tableau des problèmes et des solutions envisagées………………………………………………..23 Tableau des potentialités, des atouts, des opportunités et des contraintes de certains Secteurs clés à Haut Maribaroux………………………………………………………………….41 Tableau des noms des membres du CDSCHM…………………………………………………….45 Tableau de synthèse des projets……………………………………………………………………48 Tableaux des projets prioritaires, du coût estimatif, de la participation locale Et de la participation externe………………………………………………………………………48 Tableau récapitulatif des actions priorisées avec leur coût estimatif………………………………59 79 Bibliographie 1) Ensèk nan Jaden nou, Edward Russell. Misyon Batis Konsevatris, Fermate Haïti, 1993 2) Gestion de Projets, Me Abel NGOCK Mollah. Faculté de droit, des sciences économiques et de Gestion du Cap-Haïtien, Mars 2000 3) Manuel Pratique de conservation des sols d’Haïti, Guitho Régis, 1999 4) Agriculture et paysans du Nord et du Nord Est, Etudes agro économiques de 11 petites régions, 1982 5) Constitution de la République d’Haïti, 29 Mars 1987 6) Une vision commune du Développement humain et durable, Gouvernement d’Haïti et les nations Unies en Haïti, Juin 2004 7) L’Eau qui vient du ciel, les arbres et nous, Jean Robert Julien et Lucie Repper, Décembre 2001 8) Carte de la Pauvreté d’Haïti, Haïti 2004 9) Comprendre une économie rurale-Guide pratique de recherches, Institut Panaméricain pour le Développement, Harmattan 1981 10) Agriculture tropicale en milieu paysan africain-terre et vie,Dupriez H. etDe Leener P., 1983 80 Table des matières Sujets Page Remerciements………………………………………………………………………………………2 Chapitre I………………………………………………..…………………………………………3 Mise en contexte…………………………………………………………………………………….3 Chapitre II……………………………………………………………………………..…………...4 Objectifs……………………………………………………………………………………………..4 2-1- Objectif Général………………………………………………………………………………4 2-2- Objectifs Spécifiques…………………………………………………………………………4 Chapitre III……………………………………………….………………………………………..5 3-1- Rappel des grandes orientations de Développement à Haut Maribaroux…………………...5 3-2- Expériences passées de Développement de Haut Maribaroux………………………………..5 Chapitre IV………………………………………………………………...……………………….7 Méthodologie………………………………………………………………………………………..7 Chapitre V………………………………..………………………………………………………...8 Justification du Plan de Développement de la Section Communale (PDSC) de Haut Maribaroux...8 Chapitre VI……………………………………...………………………………………………….9 Présentation de la Section Communale de Haut Maribaroux……………………………………….9 6-1- Localisation géographique……………………………………………………………………9 6-2- Démographie ……………..…………………………………………………………………10 6-3- Situation agro écologique……………………………………………………………………10 6-3-1- pluviométrie…………………………………………………………………………….10 6-3-2- Température…………………………………………………………………………….10 6-3-3- Types de sols……………………………………………………………………………10 6-4- Ressources hydrologiques…………………………………………………………………...12 6-4-1- Eau potable…………………………………………………………………………......12 6-5- Couverture végétale………………………………………………………………………....12 Chapitre VII…………………..…………………………………………………………………..13 Services sociaux de base...…………………………………………………………………………13 7-1- Santé…………………………………………………………………………………………13 7-2- Offres de soins de santé …………….……………………………………………………….13 Chapitre VIII……………………………….…………………………………………………….15 Hygiène publique…………………………………………………………………………………..15 8-1- Latrinisation………………………………………………………………………………....15 8-2- Ordures/déchets……………………………………………………………………………...15 8-2-1. Eau stagnante……………………………………………………………………………15 8-2-2. Disponibilité en eau………………………………………………………………….......15 8-2-3. Traitement de l’eau……………………………………………………………………...15 8-3. Education……………………………………………………………………………………..16 81 8-3-1. Infrastructures locales…………………………………………………………………….16 8-4- Niveau d’inscription des élèves……………………………………………………….……...17 8-5- Ratio étudiants/enseignants/salle de classe…………………………………………………...18 8-6- Niveau d’instruction des professeurs……..…………………………………………………..19 8-7- Subvention des écoles…………...……………………………………………………………20 8-8- Problèmes majeurs rencontrés dans le secteur de l’éducation…..……………………………20 8-9- Opportunités clés……………………………………………………………………………...20 8-10- Loisirs/sport……..…………………………………………………………………………..21 Chapitre IX…………………………………………………………...…………………………..22 Problèmes et contraintes…………………………………………………………………………...22 9-1- Les problèmes……………………………………………………………………………….22 9-2- Les cause……………………………………………………………………………………22 9-3- Arbres à Problèmes………………………………………………………………………….26 9-3-1- Eau potable……………………………………………………………………………...26 9-3-2- Santé…………………………………………………………………………………….27 9-3-3- Logements sociaux……………………………………………………………………...28 9-3-4- Latrines familiales……………………………………………………………………….29 9-3-5- Education………………………………………………………………………………..30 9-3-6- Agriculture………………………………………………………………………………31 9-3-7- Inondation……………………………………………………………………………….32 9-3-8- Route…………………………………………………………………………………….33 9-4- Arbres à Objectifs…………………………………………………………………………….34 9-4-1- Eau potable……………………………………………………………………………...34 9-4-2- Santé…………………………………………………………………………………….35 9-4-3- Logements sociaux……………………………………………………………………...36 9-4-4- Latrines familiales……………………………………………………………………….37 9-4-5- Education………………………………………………………………………………..38 9-4-6- Agriculture………………………………………………………………………………39 9-4-7- Inondation……………………………………………………………………………….40 9-4-8- Route…………………………………………………………………………………….41 9-5- Les secteurs clés à Haut Maribaroux…………………………………………………………42 Chapitre X………………………………………………………..……………………………….44 10-1- Interventions…………………………………………………………………………………44 10-2- Liste des besoins…………………………………………………………………………….44 10-3- Liste des projets……………………………………………………………………………...45 10-4- Priorisation des projets………………………………………………………………………46 10-4-1- Projets économiques…………………………………………………………………..46 10-4-2- Projets sociaux………………………………………………………………………...47 Chapitre XI…………………………………………………………………..…………………...48 Appui institutionnel pour l’exécution du plan……………………………………………………..48 11-1- Stratégies de réalisation du plan…………………………………………………….………48 11-2- Rôle du comité de développement de la Section Communale …...…………………………49 82 Chapitre XII……………………………..……………………………………………………….50 Mesures urgentes a prendre………………………………………………………………………..50 12-1- Durée des projets…………………………………………………………………………….50 12-2- Projets et budgets……………………………………………………………………………51 12-3- Fiches des projets priorisés …………………………………………………………………52 12-4- Suivi et exécution des activités du plan……………………………………………………..63 12-5- Résultats attendus……………………………………………………………………………63 Chapitre XIII………………………………………………………………….………………….65 Cérémonie de la validation du plan………………………………………………………………..65 Chapitre XIV…………..…………………………………………………………………………71 Conclusion………………………………………………………………………............................71 Annexes……………………………………………………………………………………………72 Liste des cartes……………………………………………………………………………………..72 Liste des sigles et des noms utilisés………………………………………………………………..78 Liste des tableaux…………………………………………………………………………………..79 Bibliographie………………………………………………………………………………...…….80 83