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Protecting the Lake Péligre Watershed and Energising Local Government

Protecting the Lake Péligre Watershed and Energising Local Government

Joel Ducasse 2014 7 pages
Summary — A short technical note on protecting the Lake Péligre watershed, quantifying the sediment load that is silting up the dam and reducing its hydroelectric potential.
Full Description
This seven-page note by Joel Ducasse addresses the protection of the Lake Péligre watershed together with the energisation of local government. Its framing is quantitative: the Artibonite basin upstream of Lake Péligre covers 4,200 square kilometres, is severely eroded, and carries on average between 1,200 and 1,400 cubic metres of alluvium per square kilometre, which the note reports as around 5 million cubic metres a year on the figures of the CIAT technical adviser - a volume that substantially reduces the dam's hydroelectric potential. It illustrates the effect of vetiver contour ramps on soil and water loss. Short as it is, it makes the link between upstream soil conservation and downstream electricity generation explicit, which most of the watershed material here leaves implied.
Topics
EnvironmentEnergyDisaster Risk ReductionAgriculture
Geography
Centre Department
Keywords
lac Péligre, bassin versant, Artibonite, érosion, alluvions, envasement, hydroélectricité, barrage, vétiver, rampes de vétiver, CIAT, collectivités locales, Joel Ducasse, admin1:HT06
Full Document Text

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Protection BV Lac Péligre et Énergisation Collectivités locales Le BV de l'Artibonite en amont du Lac de Peligre couvre 4,200 Km2. Il est très érodé, et charrie en moyenne entre 1,200 à 1,400 m3 d'alluvions au Km2, ce qui correspond à un apport de 5 millions de M3 par an selon le conseiller technique du Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT). Évacuer ce volume qui réduit énormément le potentiel hydroélectrique du barrage commanderait d'en retirer un camion benne de 10 M3 de capacité toutes les 30 secondes, ce qui est une impossibilité matérielle. Il s'agit donc de diminuer sensiblement les nouveaux apports, et ENSUITE, de voir aux possibilités de dragage du Lac, pour restaurer sa capacité en terme de génération d'énergie, et d'irrigation. L'intervention appropriée retenue est une exploitation raisonnée capable de diminuer significativement l'érosion, d'accroître l'infiltration de l'eau tellurique, par la pratique d'une d'agro foresterie soutenable. La contribution potentielle du vétiver Il est documenté que des haies vives de vétiver en travers de pentes montagneuses peuvent: 1. Aider à la rétention des sols et à l’infiltration de l’eau. 2. Aider à la restauration de la fertilité (des sols) en puisant dans les feuilles et leur repousses. 3. Augmenter les rendements agricoles des cultures de subsistance telles que le sorgho et le haricot et les rendre soutenables. 4. Établir les conditions pour la mise en place de cultures pérennes de haut rapport (fruitières ou forestières), ou des cultures annuelles de rapport, comme le maraîchage et les épices. 5. Fournir de la biomasse pouvant être utilisée dans la production d’électricité après pelletisation, ce qui peut promouvoir la petite transformation en vue de la réduction des pertes post récolte et améliorer le quotidien des communautés rurales. 1 Le vétiver à des fleurs stériles, et ne comporte pas de racines traçantes, et de ce fait, n'est pas invasif. Il résiste à la sécheresse, aux inondations, à la submersion temporaire et aux incendies. Le diagramme suivant représente les effets des rampes de vétiver sur la conservation de sol, sur l’infiltration de l’eau, l’augmentation de la disponibilité d’eau dans les bassins versants, la diminution de la destruction des infrastructures en plaine et le remplissage des aquifères. 1 Les pertes après récolte sont estimées à 30% pour les céréales, entre 40 et 60% pour les racines et tubercules, et jusqu’à 70% pour les fruits périssables dans les zones enclavées, où, par exemple, à Maïssade (Plateau Central), jusqu’à 85% de la production d’avocats n’est même pas récoltée. Fig 3 – L’action des rampes de vétiver sur les pertes de sol et d’eau dans un bassin versant FORMAT DURABLE POUR LA CULTURE DE BASSINS VERSANTS INTEGRANT DES RAMPES DE VÉTIVER Fig 10 –Production d’énergie de biomasse provenant des rampes de vétiver Fig 11 – Cultures de subsistance et de rapport intercalées entre des rampes de vétiver Fig 12 – Arbres fruitiers pérennes entre des rampes de vétiver dont les feuilles seront récoltées comme biocombustibles. Selon les conclusions et recommandations de l'étude de Oxfam Québec – CRC Sogema que nous citons ci après: Nous proposons que le test de protection du BV de Péligre envisagé sur 1,000 Ha, dans la Commune de Belladère, dans le BV de l'affluent Onde Verte (206.8 Km2 et 4.9% de la superficie) et sur Lascahobas 93.7 Km2 et 2,2% de la superficie, pour un total de 4,200.7 Km2, non compté la superficie du Lac de Péligre en vue de valider le potentiel d'utilisation massive du vétiver à cette fin. Selon notre expérience construite dans les BV d'Ennery, des Matheux, ainsi que dans des travaux de protection de berge sur la rivière La Quinte aux Gonaives, Il est possible de réaliser une protection évolutive de 1,000 Ha à partir d'un budget de $ 2,400/Ha, tout inclus, avec une implantation de un Km linéaire de vétiver à l Ha, soit des bandes espacées de 10 mètres. Il s'agirait de lier cette implantation avec l'exploitation des haies à des fins énergétiques, pour l'électrification rurale à l'échelle villageoise, en misant sur une extraction de 3 TM/Ha/an de paille sèche, représentant un potentiel de génération de 3 Mwh/Ha, ou d'un MW 8 heures par jour à l'année sur la superficie envisagée, pouvant être répartie sur dix villages2, à raison de 100 KW par village de 500 personnes, à produire par gasification. L'équipement pour l'électrification de chaque village coûterait au total environ $ 400,000, y compris pour la génération de chaleur et de réfrigération, et la production de charbon pour utilisation comme fertilisant (biochar), ou pour compaction comme combustible. Cette intervention pilote pourrait aussi être liée avec l'extension du Nopal sur 100 Ha, pour la sécurisation des troupeaux de ruminants pendant la saison sèche. Annexes 2 Énergisation de pôles de vie des sections communales