Pwoteksyon basen vèsan lak Peligre ak enèjizasyon kolektivite lokal yo
Rezime — Nòt teknik kout sou pwoteksyon basen vèsan lak Peligre, ki chifre chaj sediman ki ap plen baraj la epi diminye potansyèl idroelektrik li.
Deskripsyon Konple
Nòt sèt paj Joel Ducasse sa a trete pwoteksyon basen vèsan lak Peligre ansanm ak enèjizasyon kolektivite lokal yo. Kadraj li chifre: basen vèsan Latibonit anwo lak Peligre kouvri 4,200 km², li trè erode, epi li pote an mwayèn ant 1,200 ak 1,400 m³ alivyon pa km², sa ki koresponn ak apeprè 5 milyon m³ pa ane. Li montre aksyon ranp vetivè sou pèt sòl ak dlo.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Protection BV Lac Péligre et Énergisation Collectivités locales
Le BV de l'Artibonite en amont du Lac de Peligre couvre 4,200 Km2. Il est très érodé, et charrie en
moyenne entre 1,200 à 1,400 m3 d'alluvions au Km2, ce qui correspond à un apport de 5 millions de
M3 par an selon le conseiller technique du Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire
(CIAT). Évacuer ce volume qui réduit énormément le potentiel hydroélectrique du barrage
commanderait d'en retirer un camion benne de 10 M3 de capacité toutes les 30 secondes, ce qui est une
impossibilité matérielle.
Il s'agit donc de diminuer sensiblement les nouveaux apports, et ENSUITE, de voir aux possibilités de
dragage du Lac, pour restaurer sa capacité en terme de génération d'énergie, et d'irrigation.
L'intervention appropriée retenue est une exploitation raisonnée capable de diminuer significativement
l'érosion, d'accroître l'infiltration de l'eau tellurique, par la pratique d'une d'agro foresterie soutenable.
La contribution potentielle du vétiver
Il est documenté que des haies vives de vétiver en travers de pentes montagneuses peuvent:
1. Aider à la rétention des sols et à l’infiltration de l’eau.
2. Aider à la restauration de la fertilité (des sols) en puisant dans les feuilles et leur repousses.
3. Augmenter les rendements agricoles des cultures de subsistance telles que le sorgho et le
haricot et les rendre soutenables.
4. Établir les conditions pour la mise en place de cultures pérennes de haut rapport (fruitières ou
forestières), ou des cultures annuelles de rapport, comme le maraîchage et les épices.
5. Fournir de la biomasse pouvant être utilisée dans la production d’électricité après pelletisation,
ce qui peut promouvoir la petite transformation en vue de la réduction des pertes post récolte et
améliorer le quotidien des communautés rurales. 1
Le vétiver à des fleurs stériles, et ne comporte pas de racines traçantes, et de ce fait, n'est pas invasif. Il
résiste à la sécheresse, aux inondations, à la submersion temporaire et aux incendies.
Le diagramme suivant représente les effets des rampes de vétiver sur la conservation de sol, sur
l’infiltration de l’eau, l’augmentation de la disponibilité d’eau dans les bassins versants, la diminution
de la destruction des infrastructures en plaine et le remplissage des aquifères.
1 Les pertes après récolte sont estimées à 30% pour les céréales, entre 40 et 60% pour les racines et tubercules, et jusqu’à
70% pour les fruits périssables dans les zones enclavées, où, par exemple, à Maïssade (Plateau Central), jusqu’à 85% de la
production d’avocats n’est même pas récoltée.
Fig 3 – L’action des rampes de vétiver sur les pertes de sol et d’eau dans un bassin versant
FORMAT DURABLE POUR LA CULTURE DE BASSINS VERSANTS
INTEGRANT DES RAMPES DE VÉTIVER
Fig 10 –Production d’énergie de biomasse provenant des rampes de vétiver
Fig 11 – Cultures de subsistance et de rapport intercalées entre des rampes de vétiver
Fig 12 – Arbres fruitiers pérennes entre des rampes de vétiver dont les feuilles seront récoltées
comme biocombustibles.
Selon les conclusions et recommandations de l'étude de Oxfam Québec – CRC Sogema que nous citons
ci après:
Nous proposons que le test de protection du BV de Péligre envisagé sur 1,000 Ha, dans la Commune de
Belladère, dans le BV de l'affluent Onde Verte (206.8 Km2 et 4.9% de la superficie) et sur Lascahobas
93.7 Km2 et 2,2% de la superficie, pour un total de 4,200.7 Km2, non compté la superficie du Lac de
Péligre en vue de valider le potentiel d'utilisation massive du vétiver à cette fin.
Selon notre expérience construite dans les BV d'Ennery, des Matheux, ainsi que dans des travaux de
protection de berge sur la rivière La Quinte aux Gonaives, Il est possible de réaliser une protection
évolutive de 1,000 Ha à partir d'un budget de $ 2,400/Ha, tout inclus, avec une implantation de un Km
linéaire de vétiver à l Ha, soit des bandes espacées de 10 mètres.
Il s'agirait de lier cette implantation avec l'exploitation des haies à des fins énergétiques, pour
l'électrification rurale à l'échelle villageoise, en misant sur une extraction de 3 TM/Ha/an de paille
sèche, représentant un potentiel de génération de 3 Mwh/Ha, ou d'un MW 8 heures par jour à l'année
sur la superficie envisagée, pouvant être répartie sur dix villages2, à raison de 100 KW par village de
500 personnes, à produire par gasification. L'équipement pour l'électrification de chaque village
coûterait au total environ $ 400,000, y compris pour la génération de chaleur et de réfrigération, et la
production de charbon pour utilisation comme fertilisant (biochar), ou pour compaction comme
combustible.
Cette intervention pilote pourrait aussi être liée avec l'extension du Nopal sur 100 Ha, pour la
sécurisation des troupeaux de ruminants pendant la saison sèche.
Annexes
2 Énergisation de pôles de vie des sections communales