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République
d’Haïti
Département
du
Nord‐Ouest
Commune
du
Môle
St
Nicolas
Plan
Communal
de
Développement
de
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
2010‐2015
Décembre
2009
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
2
SIGLES 4
INDEX
DES
CARTES 6
INDEX
DES
TABLEAUX 6
AVANT
PROPOS 7
INTRODUCTION 7
BREF
HISTORIQUE
DE
LA
COMMUNE 8
1 METHODOLOGIE 10
1.1 FORMATION
DU
CONSEIL
DE
DÉVELOPPEMENT
COMMUNAL 10
1.2 DIAGNOSTIC
TERRITORIAL
ET
SECTORIEL 10
1.3 ÉLABORATION
DES
STRATÉGIES
(HIÉRARCHISATION
DES
PRIORITÉS,
VISION,
OBJECTIFS,
PLANIFICATION) 12
1.4 VALIDATION 13
1.5 LIMITES
DE
LA
MÉTHODE 13
2 DIAGNOSTIC 14
2.1 ORGANISATION
ET
STRUCTURATION
DU
TERRITOIRE 14
2.1.1 LOCALISATION
DE
LA
COMMUNE
DU
MÔLE
ST
NICOLAS 14
2.1.2 DÉMOGRAPHIE
/RÉPARTITION
DE
LA
POPULATION
PAR
SEXE
ET
PAR
ÂGE 14
2.1.3 RÉPARTITION
SPATIALE
DE
LA
POPULATION 16
2.1.4 ORGANISATION
ADMINISTRATIVE 17
2.1.5 SITUATION
FONCIÈRE
DES
DOMAINES
DE
L’ETAT 18
2.2 FONCTIONNEMENT
DES
COLLECTIVITÉS
ET
SERVICES
DÉCONCENTRÉS
DU
MÔLE 19
2.2.1 ORGANIGRAMME
DE
LA
MAIRIE 19
2.2.2 LES
SERVICES
DÉCONCENTRÉS
DE
L’ÉTAT 23
2.3 LE
MILIEU
PHYSIQUE
ET
L’ENVIRONNEMENT 25
2.3.1 OCCUPATION
DU
SOL 25
2.3.2 ÉROSION 27
2.3.3 CLIMAT
ET
PLUVIOMÉTRIE 27
2.3.4 HYDROGRAPHIE
ET
HYDROLOGIE 27
2.3.5 CARACTÉRISTIQUES
AGRO
MORPHOLOGIQUES 29
2.3.6 ENVIRONNEMENT 29
2.4 MILIEU
SOCIAL
ET
SERVICES
SOCIAUX 30
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
3
2.4.1 L’ÉDUCATION 30
2.4.2 LA
SANTÉ 32
2.4.3 LES
MOUVEMENTS
MIGRATOIRES 33
2.4.4 EMPLOI 34
2.4.5 SPORT,
LOISIRS,
RELIGIONS
ET
CULTURE 35
2.4.6 DYNAMIQUE
ASSOCIATIVE 37
2.4.7 LES
SOURCES
D’ÉNERGIES
UTILISÉES
ET
POTENTIALITÉS 39
2.4.8 ADDUCTION
ET
ACCÈS
À
L’EAU
POTABLE 40
2.4.9 COMMUNICATION 41
2.5 LE
CONTEXTE
ÉCONOMIQUE
DE
LA
COMMUNE
DU
MÔLE
ST
NICOLAS 44
2.5.1 LA
PRODUCTION
VÉGÉTALE 44
2.5.2 L’ÉLEVAGE 48
2.5.3 LA
PÊCHE 49
2.5.4 LA
PRODUCTION
DE
CHARBON 50
2.5.5 LE
COMMERCE 51
2.5.6 EXPLOITATION
DE
MINES
ET
CARRIÈRES 52
2.5.7 TOURISME,
HÔTELLERIE
ET
RESTAURATION 52
3 PARTIE
III
:
PLANIFICATION 54
3.1 CHOIX
DES
PRIORITÉS,
VISION
ET
OBJECTIFS
DE
DÉVELOPPEMENT 54
3.2 LOGIQUES
DE
DÉVELOPPEMENT 58
3.3 ORIENTATIONS
STRATÉGIQUES
PAR
SECTEUR 61
3.4 PROGRAMMES
ET
PROJETS 66
3.5 MESURES
POLITIQUES 70
4 PARTIE
IV
:
MISE
EN
ŒUVRE
DU
PCD 72
4.1 ACTEURS
IMPLIQUÉS,
LEUR
PLACE
ET
RESPONSABILITÉS
DANS
LA
MISE
EN
ŒUVRE 72
4.2 LE
FINANCEMENT
DU
PCD 74
4.3 LA
MOBILISATION
ET
GESTION
DE
RESSOURCES 75
4.4 LE
DISPOSITIF
DE
SUIVI
DU
PCD 75
4.5 L’ÉVALUATION
DU
PCD 75
5 PARTIE
V
:
ANNEXE 76
5.1 FONCTIONNEMENT
DU
CDC 76
5.2 BIBLIOGRAPHIE 76
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
4
Sigles
AAA
:
Agro
Action
Allemande
ADEMA
:
Ansanm
pou
yon
Demen
Miyo
an
Ayiti
AJH
:
Association
des
Journalistes
Haïtiens
ANE
:
Acteur
Non
Étatique
ASEC
:
Assemblée
de
la
Section
Communale
BAC
:
Bureau
Agricole
Communal
BID
:
Banque
Interaméricaine
de
Développement
BME
:
Bureau
des
Mines
et
de
l’Énergie
CAD
:
Centre
d’Action
pour
le
Développement
CASEC
:
Conseil
d’Administration
de
la
Section
Communale
CAPOMAR
:
Caisse
Populaire
de
Mare‐Rouge
CCH
:
Child
Care
Haïti
CDC
:
Conseil
de
Développement
Communal
CEP
:
Certificat
d’Études
Primaires
CFPB
:
Contribution
Foncière
des
Propriétés
Bâties
(CFPB)
CNIGS
:
Centre
National
d’Information
Géo
Spatiale
CONATEL
:
Conseil
National
de
Télécommunication
CT
:
Collectivités
Territoriales
DCP
:
Dispositif
de
Concentration
de
Poissons
DGI
:
Direction
Générale
des
Impôts
EDH
:
Électricité
d’État
d’Haïti
EFACAP
:
École
Fondamentale
d’Application
et
de
Centre
d’Appui
Pédagogique
FAES
:
Fonds
d’Assistance
Économique
et
Sociale
FIFA
:
Fédération
Internationale
de
Foot
Ball
Amateur
FONKOZE
:
Fondasyon
Kole
Zepòl
GRAF
:
Groupe
de
Recherches
et
d’Actions
pour
Développement
du
Far
West
ID
:
Initiative
de
Développement
IFOS
:
Institut
de
Formation
du
Sud
IHSI
:
Institut
Haïtien
de
Statistique
et
d’Informatique
ISPAN
:
Institut
pour
la
Sauvegarde
du
Patrimoine
National
KOKADAMA
:
Koperativ
Agrikol
Kotfè
Dam
Mari
KORAL
:
Konbit
pou
Remanbre
Aksyon
Lakay
MAE
:
Ministère
des
Affaires
Etrangères
MJSAC
:
Ministère
de
la
Jeunesse
des
Sports
et
de
l’Action
Civique
MONEM
:
Mouvman
Nèg
Mawouj
MOPC
:
Mouvement
des
Paysans
Côtes‐de‐Fer
MPCE
:
Ministère
de
la
Planification
et
de
la
Coopération
Externe
(MPCE).
MSPP
:
Ministère
de
la
Santé
Publique
et
de
la
Population
NTIC
:
Nouvelles
Technologies
d’Information
et
de
Communication
ONG
:
Organisations
Non
Gouvernementales
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
5
OPKOF
:
Oganizasyon
Peyizan
Kotfè
OPS
:
Organisation
Prestataire
de
Services
PACOB
:
Programme
d’Appui
et
de
Crédit
aux
Organisations
du
Bas
Nord
Ouest
PADL
:
Programme
d’Appui
au
Développement
Local
PAM
:
Programme
Alimentaire
Mondiale
PCD
:
Plan
Communal
de
Développement
PNCS
:
Programme
National
de
Cantine
scolaire
RCC
:
Radio
Communautaire
de
Côtes‐de‐Fer
REFRAKA
:
Rezo
Fanm
Radyo
Kominotè
SAKS
:
Sosyete
Animasyon
ak
Kominikasyon
Sosyal
SEJSSC
:
Secrétairerie
d’État
à
La
Jeunesse
aux
Sports
et
à
l’Action
Civique
SEMANAH
:
Service
Maritime
et
de
Navigation
d’Haïti
SNEP
:
Service
National
d’Eau
Potable
TDR
:
Termes
de
Références
TK
:
Tèt
Kole
UCS
:
Unité
Communale
de
Santé
UE
:
Union
Européenne
UNICEF
:
Fonds
des
Nations
Unies
pour
l’Éducation
et
l’Enfance
UNOPS
:
United
Nations
Operating
Project
Service
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
6
Index
des
cartes
Figure
1
:
Iconographie
de
la
ville
du
Môle
durant
la
période
coloniale......................................................................9
Figure
2
:
Pyramide
des
âges.........................................................................................................................................15
Figure
3
:
Organigramme
de
la
Mairie
(2008)..............................................................................................................19
Figure
4
:
Occupation
des
sols
(niveau
1)
–
taux
par
type
d’occupation....................................................................26
Figure
5
:
Risques
d’érosion
par
section
communale
(en
ha
et
%).............................................................................27
Figure
6
:
Approvisionnement
en
eau
potable
(source
CNIGS)...................................................................................41
Figure
7
:
Vision
de
la
commune...................................................................................................................................57
Figure
8
:
Schéma
succinct
de
l’organisation
économique
du
territoire
du
Môle
selon
la
vision
du
PCD...............57
Figure
9
:
Arbre
à
problèmes
Tourisme.........................................................................................................................59
Figure
10
:
Arbre
à
problèmes
Pêche............................................................................................................................59
Figure
11
:
Arbre
à
problèmes
Élevage.........................................................................................................................60
Figure
12
:
Arbre
à
problèmes
Transport
maritime.....................................................................................................60
Figure
13
:
Arbre
à
problèmes
Ricin..............................................................................................................................61
Figure
14
:
Place
des
acteurs
dans
l’exécution
du
Plan
de
Développement..............................................................72
Figure
15
:
Place
des
acteurs
dans
le
financement
du
développement.....................................................................74
Index
des
tableaux
Tableau
1
:
Caractéristiques
de
la
population
môloise
(données
Inventaire
IHSI
2005)...........................................15
Tableau
2
:
Répartition
des
habitants
par
section
communale...................................................................................17
Tableau
3:
Répartition
des
habitations
de
la
Commune
par
Section
Communale....................................................18
Tableau
4:
Perception
des
employés
de
l’administration
communale......................................................................22
Tableau
5
:
Perception
des
employés
des
services
déconcentrés..............................................................................24
Tableau
6:
Occupation
des
sols
niveau
3
de
la
commune...........................................................................................25
Tableau
7:
Principales
Sources
du
Môle
St
Nicolas......................................................................................................28
Tableau
8
:
Perception
du
secteur
Environnement
par
les
habitants.........................................................................30
Tableau
9:
Perception
du
secteur
éducatif
par
les
habitants......................................................................................32
Tableau
10:
Perception
du
secteur
Santé
par
les
habitants........................................................................................33
Tableau
11
:
Professions
et
revenus..............................................................................................................................35
Tableau
12:
Perception
du
secteur
sportif
par
les
habitants......................................................................................36
Tableau
13:
Perception
de
l’organisation
de
la
société
par
les
habitants..................................................................38
Tableau
14:
Perception
du
secteur
énergétique
par
les
habitants.............................................................................40
Tableau
15:
Perception
du
secteur
eau
potable
par
les
habitants.............................................................................41
Tableau
16:
Quelques
distances
intercommunales.....................................................................................................42
Tableau
17:
Perception
du
secteur
des
médias/communication
par
les
habitants..................................................44
Tableau
18
:
Systèmes
d’irrigation
de
la
commune.....................................................................................................45
Tableau
19
:
Estimation
des
productions
agricoles
annuelles....................................................................................46
Tableau
20
:
Perception
de
la
filière
ricin
par
les
habitants........................................................................................47
Tableau
21:
Perception
du
secteur
agricole
par
les
habitants....................................................................................48
Tableau
22:
Cheptel
de
la
commune
et
valeur
monétaire..........................................................................................49
Tableau
23:
Perception
du
secteur
de
l’élevage
par
les
habitants.............................................................................49
Tableau
24:
Perception
du
secteur
de
la
pêche
par
les
habitants..............................................................................50
Tableau
25:
Perception
du
secteur
Tourisme
par
les
habitants..................................................................................53
Tableau
26:
Priorisation
des
Forces,
faiblesses
et
opportunités
par
section.............................................................55
Tableau
27:
Forces,
Faiblesses
et
Menaces
majeures
(atelier
CDC,
classées
par
ordre
de
priorité)........................56
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
7
Avant
Propos
Nous, Magistrats du Môle St Nicolas, Élus des Sections Communales et de la ville, Employés de
l’Administration Communale et des Services Déconcentrés, Représentants de la Société Civile dans le Conseil
de Développement Communal, garantissons que le Plan Communal de Développement ci-dessous présenté est
issu d’une dynamique participative communale et représente nos aspirations pour l’avenir de notre commune
gorgée de potentiels inexploités. Nous nous engageons à mettre tous nos moyens en œuvre et toute notre vigilance
pour le mettre en œuvre et le respecter pour le bien de la population.
C’est pourquoi nous faisons appel à vous, lecteurs, partenaires, amis du Môle, frères d’ici et d’ailleurs, en
ne doutant pas vous convaincre du bien fondé de notre démarche et en vous invitant à apporter votre pierre à
l’édifice, que ce soit à travers vos conseils, votre appui ou vos investissements.
C’est ainsi que nous comptons bien que notre devise soit sur toutes les lèvres, quand, demain, vous parlerez de
notre commune :
« Môle St Nicolas le Paradis du Nord Ouest ! »
Introduction
Haïti,
la
première
république
noire,
a
proclamé
son
indépendance
en
1804.
Depuis
et
jusqu’e
1987,
le
centre
de
décisions
s’est
organisé
autour
de
la
capitale
Port‐Au‐Prince
et
les
autorités
locales
agissent
sous
la
dictée
du
niveau
central,
sans
marge
de
négociation,
voire
d’autonomie.
Il
faut
attendre
le
reversement
du
régime
des
Duvalier
en
1987
pour
l’adoption
d’une
nouvelle
constitution
sous
l’impulsion
des
forces
de
la
mobilisation
populaire
et
de
la
société
civile.
Cette
constitution
a
été
novatrice,
au
niveau
mondial,
en
termes
de
création
d’espace
de
participation
citoyenne
dans
les
affaires
du
pays,
d’où
est
né
le
concept
de
démocratie
participative.
En
effet,
dès
son
préambule,
la
Constitution
est
proclamée
«
pour
instaurer
un
régime
gouvernemental
basé
sur
les
libertés
fondamentales
et
le
respect
des
droits
humains,
la
paix
sociale,
l’équité
économique,
la
concertation
et
la
participation
de
toute
la
population
aux
grandes
décisions
engageant
la
vie
nationale,
par
une
décentralisation
effective
».
La
décentralisation
est
donc
un
moyen
–
et
non
une
finalité,
à
mettre
en
œuvre
pour
le
Peuple
Haïtien.
La
première
loi
relative
au
fonctionnement
des
collectivités
territoriales
fut
votée
en
1996
(sur
les
sections
communales).
Celle‐ci
a
été
renforcée
par
les
cinq
décrets
sur
la
décentralisation
votés
en
2006
par
le
gouvernement
de
transition.
Ceux‐ci
ouvrent
les
champs
de
compétences
des
collectivités
territoriales
en
leur
transférant
des
responsabilités
et
une
autonomie
en
termes
de
conception
et
de
gestion
du
développement
dans
de
nombreux
domaines.
Elle
clarifie
également
les
limites
entre
les
différentes
institutions
publiques,
et
formalise
la
participation
citoyenne
aux
décisions
locales.
Ce
sont
ces
décrets
qui,
les
premiers,
offrent
à
chaque
commune
de
la
nation
de
se
doter
d’un
Plan
de
Développement
élaboré
de
façon
participative.
Bien
que
ces
décrets
soient
en
cours
de
révision,
l’esprit
général
qu’ils
insufflent,
favorable
à
une
délégation
des
pouvoirs,
est
déjà
acquis,
et
apparaît
également
dans
l’avant‐projet
de
loi
sur
l’aménagement
en
cours
de
préparation
au
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
8
Ministère
de
la
Planification.
L’administration
communale
a
donc
décidé
d’entrer
dans
cette
démarche
de
planification
participative
selon
la
loi
en
vigueur,
voulant
à
travers
celui‐ci
laisser
à
la
commune
une
trace
durable
et
une
voie
à
suivre,
au
lieu
de
concentrer
ses
moyens
tête
baissée
sur
la
réalisation
de
projets
à
court
terme.
Après
avoir
pris
conscience
de
l’importance
stratégique
du
Plan
de
Développement
et
décidé
d’élaborer
le
sien,
la
Mairie
du
Môle
St
Nicolas
a
fait
le
choix
de
demander
à
ADEMA
(Ansanm
pou
Yon
DEmen
Miyo
an
Ayiti)1
l’expertise
technique
pour
la
réalisation
de
son
Plan
Communal
de
Développement.
Ensemble,
et
sur
concertation
des
autres
élus
de
la
commune,
La
Mairie
et
ADEMA
ont
élaboré
un
projet
présenté
à
l’Union
Européenne
qui
comprend
l’élaboration
du
PCD,
sa
diffusion,
et
un
premier
cofinancement
sur
des
projets
prioritaires
du
PCD.
Bref
historique
de
la
commune
La
géographie
du
Môle
St
Nicolas
facilite
une
dynamique
de
développement
local
compte
tenu
des
nombreux
échanges
entre
sections
et
de
leur
proximité
;
il
faut
cependant
considérer
deux
systèmes
indépendants
centrés
sur
Mare
Rouge
et
sur
le
Môle
dont
les
logiques
sont
différentes.
La
commune
est
très
connue
pour
son
histoire
et
pour
son
tissu
associatif
solide.
Si
on
possède
de
peu
de
données
sur
l’histoire
des
sections
et
de
Mare
Rouge,
la
ville
du
Môle
St
Nicolas
au
contraire
est
citée
dans
de
nombreux
ouvrages,
étant
le
premier
point
de
débarquement
de
Christophe
Colomb
en
provenance
de
l’Espagne
en
1492.
L’histoire
de
la
ville
est
marquée
par
trois
grandes
périodes
:
i. La
période
indienne
initiée
par
l’arrivée
des
Ciboneys
entre
5000
et
3000
ans
av.
JC,
puis
celle
des
Arawaks
entre
l’an
0
et
300
de
notre
ère
et
enfin
celle
des
Caraïbes
entre
l’an
300
et
800.
Les
deux
premiers
peuples
étaient
pacifiques,
et
s’étaient
réfugiés
en
Haïti,
chassés
d’Amérique
Latine
par
d’autres
peuples
guerriers
étendant
leur
territoire,
tandis
que
les
Caraïbes
étaient
eux‐mêmes
un
peuple
guerrier.
L’île
était
toujours
occupée
par
des
Arawaks
et
des
Tainos
lorsque
Christophe
Colomb
y
débarqua
en
1492.
La
commune
du
Môle
St
Nicolas
était
placée
sous
le
règne
du
cacique
Guacanagary,
sur
le
territoire
de
Marien
qui
s’étendait
sur
tout
le
Nord
du
pays.
Comme
l’histoire
l’a
tristement
fait
savoir,
il
n’a
pas
fallu
20
ans
aux
Espagnols
pour
exterminer
ces
populations
raffinées
qui
nous
ont
laissés
de
nombreux
mots,
mets
et
jeux
témoignant
de
leur
mode
de
vie.
Les
grottes
de
la
1ère
section
du
Môle
offrent
un
aperçu
de
leurs
peintures
rupestres.
ii. La
période
coloniale
qui
a
commencé
avec
le
débarquement
de
Christophe
Colomb
le
6
décembre
1492
où
il
nomma
le
port
Môle
St
Nicolas,
du
nom
du
saint
du
calendrier
ce
jour‐là.
Cette
période
a
été
tumultueuse
pour
la
commune,
avec
les
attaques
et
la
chasse
des
flibustiers
anglais
de
l’île
de
La
Tortue
par
un
certain
Levasseur
sur
ordre
du
Roi
de
France
en
1641.
Après
avoir
repris
l’île
de
La
Tortue
en
1659,
les
Français
s’imposèrent
et
s’installèrent
dans
la
partie
Ouest
de
L’île
que
l’Espagne
dut
céder,
et
renforcèrent
leurs
établissements
au
Môle.
À
noter
que
le
Môle
a
été
surtout
utilisé
comme
port
de
relâche
de
navires.
Il
a
été
surnommé
le
Gibraltar
du
nouveau
monde
par
Raynal,
pour
sa
position
stratégique
dans
les
Caraïbes
et
la
qualité
de
son
mouillage.
Les
Français
y
construisirent
des
forts
importants
et
coûteux
pour
empêcher
que
1 ADEMA est une ONG nationale appuyée dans sa structuration par Initiative Développement (ID). Elle appuie les
communes de Jean Rabel et Bombardopolis depuis 2005 dans la planification territoriale, l’éducation citoyenne, et les
moyens et méthodes de mise en œuvre des stratégies communales
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
9
les
Anglais
ne
s’approchent
de
la
ville,
ce
qui
ne
les
empêcha
pas
finalement
de
céder
la
ville
à
ces
derniers
qui
y
poursuivirent
la
construction
de
forts
(27
dénombrés
aujourd’hui
autour
de
la
ville).
Figure
1
:
Iconographie
de
la
ville
du
Môle
durant
la
période
coloniale
iii. La
période
haïtienne
fut
relativement
tranquille
au
Môle.
L’armée
du
Roi
Christophe
a
choisi
le
Môle
comme
siège.
Des
batteries
furent
érigées
à
hauteur
de
Morne
Cabri
pour
contrôler/défendre
la
ville
du
Môle.
Étant
un
atout
de
par
sa
position
stratégique,
le
Môle
a
été
toujours
l’objet
de
convoitises.
C’est
en
1888
que
le
président
Salomon
a
offert
de
céder
le
Môle
aux
Américains
en
échange
de
leur
appui
à
la
cause
d’Haïti
face
aux
grandes
puissances
comme
la
France
et
la
Grande
Bretagne.
En
1891
cependant,
le
gouvernement
de
Florvil
Hyppolite
refuse
de
concéder
le
Môle
aux
Américains
pour
y
construire
une
base
militaire.
L’état
américain
s’intéressera
de
nouveau
au
Môle
sous
l’occupation
du
début
du
XXième
siècle,
projet
jusqu’à
présent
non
concrétisé.
Par
ailleurs,
durant
tout
le
XXième
siècle,
le
Môle
joue
un
rôle
prépondérant
dans
le
département
du
Nord
Ouest
:
étant
la
première
ville
à
disposer
d’un
télégraphe
et
des
communications
directes
avec
l’Europe,
c’est
depuis
le
Môle
que
partent
les
informations
vers
tout
le
département,
et
notamment
vers
Port
de
Paix.
Petit
à
petit,
avec
le
développement
du
transport
terrestre
et
la
prise
d’importance
de
la
capitale,
la
ville
a
perdu
de
son
éclat,
le
port
n’a
plus
été
utilisé,
les
douanes
sont
tombées
en
ruine,
et
la
ville
est
aujourd’hui
une
enclave,
petite
bourgade
à
faible
expansion
démographique.
L’avantage
qu’elle
y
trouve
est
une
population
sereine
(les
services
y
sont
suffisants
par
rapport
au
nombre
d’habitants,
contrairement
à
de
nombreuses
autres
villes),
et
de
nombreux
atouts
historiques
et
naturels
endormis
mais
toujours
présents.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
10
1 METHODOLOGIE
1.1 Formation
du
Conseil
de
Développement
Communal
Après
signature
de
l’accord
de
partenariat
entre
le
PADL
et
la
Mairie
du
Môle
St
Nicolas,
les
élus
et
techniciens
se
sont
réunis
pour
clarifier
les
objectifs
des
collectivités
du
Môle
à
travers
l’élaboration
de
leur
PCD,
puis
définie
une
démarche
pour
y
parvenir.
La
méthode
se
base
sur
les
orientations
données
par
le
Ministère
de
la
Planification
et
l’expérience
d’ADEMA
lors
de
l’élaboration
des
PCD
de
Jean
Rabel
et
Bombardopolis,
tout
en
tenant
compte
du
contexte
particulier
du
Môle
:
Existence
des
Plans
de
Développement
des
Sections
rédigés
par
le
FAES,
du
diagnostic
établi
par
le
CNIGS,
particularités
sociales,
économiques
et
politiques
telles
que
la
présence
de
deux
agglomérations
(Mare
Rouge
et
Môle).
Le
processus
a
été
mené
entièrement
par
le
Conseil
de
Développement
Communal.
Pour
monter
celui‐ci,
la
Mairie
a
réuni
une
série
d’acteurs
issus
des
diverses
entités
géographiques
et
secteurs
d’activité
de
la
commune.
Après
3
ateliers
de
réflexion
sur
les
objectifs
et
intérêts
du
PCD,
les
enjeux
et
contraintes
de
la
participation
à
une
telle
entreprise,
le
rôle
d’un
CDC,
et
des
rencontres
individuelles
avec
la
plupart
d’entre
eux,
elle
a
inscrit
les
volontaires
dans
le
CDC.
Ces
derniers
ont
suivi
une
formation
de
3
jours
animée
par
le
GAFE2
autour
du
jeu
NENCO3,
et
de
comment
les
acteurs
d’un
territoire
peuvent
définir
des
stratégies
de
développement,
à
condition
que
les
intérêts
de
chacun
soient
identifiés
:
là
où
nos
intérêts
sont
communs,
avançons
ensemble
!
Le
Conseil
de
Développement
a
ensuite
réalisé
plusieurs
séances
de
travail
pour
définir
son
règlement
intérieur,
ses
objectifs,
ses
rôles,
son
fonctionnement,
document
signé
par
chacun
de
ses
membres
(cf.
Annexe).
Il
comprend
:
- des
représentants
de
chaque
collectivité
- des
représentants
de
chaque
service
déconcentré
- des
représentants
de
différents
secteurs
(agriculture,
commerce,
éducation,
pêche,
sport
et
culture,
milieu
associatif,
médias)
de
différentes
tendances
religieuses,
des
différentes
localités.
- On
a
également
cherché
un
équilibre
entre
les
représentations
urbain/rural,
homme/femme/jeune.
Finalement,
le
CDC
s’est
réuni
pour
vérifier
l’équilibre
et
le
dynamisme
de
la
structure
ainsi
montée,
et
a
décidé
de
rajouter
deux
autres
leaders
de
la
commune
pour
leur
connaissance
historique
et
leur
sagesse
dans
la
résolution
de
conflits.
Ajoutons
également
que
chacun
des
secteurs
représentés
a
fourni
au
CDC
une
lettre
signée
par
l’ensemble
de
ses
membres
confirmant
le
choix
de
ses
représentants
titulaires
et
remplaçants.
1.2 Diagnostic
territorial
et
sectoriel
Le
diagnostic
a
été
établi
à
partir
de
deux
démarches
parallèles
:
i) la
revue
de
littérature,
notamment
à
partir
des
«
outils
d’informations
»
élaborés
par
le
CNIGS
en
2008,
comprenant
un
SIG4
détaillé
et
de
nombreuses
données
sur
les
potentialités
de
la
commune,
et
des
diagnostics
élaborés
pour
chaque
section
par
le
FAES
en
2007.
Celle‐ci
a
été
complétée
par
des
interviews
de
terrain
auprès
des
anciens,
des
ONG
et
des
services
étatiques
.
2 Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement
3 Négociation, Enjeux, Communication
4 Système d’information Géographique
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
11
ii) les
ateliers
de
diagnostic
participatif
qui
se
basent
sur
le
ressenti
de
la
population
vis‐à‐vis
de
la
situation
de
la
commune,
qui
se
sont
faits
à
partir
de
l’outil
FFOM5
Chaque
nouvel
atelier
a
bien
sûr
commencé
par
une
présentation
par
la
Mairie
de
sa
démarche,
et
une
réflexion
autour
du
développement
local
et
de
la
dynamique
communale,
avant
d’entrer
dans
la
phase
de
diagnostic
proprement
dite.
Étant
donné
les
nombreux
ateliers
participatifs
de
diagnostic
déjà
réalisés
par
le
FAES,
ADEMA
a
choisi
de
modifier
sa
technique
habituelle
qui
consiste
à
effectuer
des
ateliers
au
niveau
de
chaque
habitation
puis
des
sections
(et
ville)
et
de
la
commune.
La
totalité
des
ateliers
ont
été
menés
au
niveau
de
la
ville
(qui
n’avait
pas
été
touché
par
les
ateliers
FAES)
:
- 1
atelier
FFOM
par
groupe
(1
groupe
jeunes,
1
groupe
femmes,
2
groupes
hommes),
sur
chaque
domaine
- 1
atelier
de
mise
en
commune
des
résultats
des
groupes
- 1
atelier
de
priorisation
par
domaine
des
forces,
faiblesses
Les
18
domaines
traités
ont
été
les
suivants
:
Production:
Pêche,
Élevage,
Agriculture,
Finance/crédit
Échanges/tourisme
:
Transports,
Commerce,
Artisanat,
Tourisme,
Propreté/environnement
Société
:
Medias,
Sport,
Culture,
Organisation
sociale
Services
:
Eau
potable,
Éducation,
Santé,
Énergie,
Justice/sécurité
La
priorisation
s’est
donc
d’abord
faite,
en
atelier,
sur
chaque
domaine
:
quelle
est
la
–
ou
les‐
force(s)
,
pour
chaque
domaine,
sur
laquelle
le
territoire
peut
s’appuyer
pour
construire
son
développement,
celles
qui
le
différencient
des
autres
communes
?
Quelles
sont
les
faiblesses
les
plus
criantes
à
corriger
?
Le
deuxième
niveau
de
priorisation
s’est
fait
en
grand
groupe
dans
chaque
section
et
à
la
ville
:
on
rassemble
les
premières
forces
identifiées
sur
chaque
domaine,
puis
chacun
choisit
les
trois
premières
à
son
sens
;
le
dépouillement
des
votes
débouche
sur
les
2,
3
ou
4
forces
qui
se
dégagent
avec
un
plus
grand
nombre
de
voix
tous
domaines
confondus.
Elles
constituent
les
forces
majeures
du
territoire
(idem
pour
les
faiblesses
et
menaces,
mais
qui
sont
généralement
plus
nombreuses).
Le
plus
souvent
(mais
pas
toujours
!),
les
forces
se
rapportent
aux
secteurs
de
production
et
les
faiblesses
aux
secteurs
des
services.
Dans
les
sections
communales,
un
seul
atelier
a
été
réalisé
par
section,
qui
avait
pour
objectif
de
rappeler
les
résultats
issus
du
FAES,
retranscrits
dans
les
FFOM,
de
les
compléter
éventuellement
par
les
participants
qui
n’étaient
pas
présents
lors
de
ces
ateliers,
puis
d’effectuer
les
deux
niveaux
de
priorisation.
Enfin,
un
atelier
FFOM
a
été
mené
avec
les
fonctionnaires
des
services
déconcentrés
de
l’état
et
de
l’administration
communale,
afin
de
diagnostiquer
le
fonctionnement
des
différents
services,
et
un
autre
atelier
avec
les
représentants
des
ONG
afin
de
déterminer
aussi
leur
vision
de
leurs
actions
et
de
leurs
retombées
sur
le
développement
communal.
5 Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
12
Les
ateliers
suivants
se
sont
déroulés
au
niveau
communal
avec
les
membres
du
CDC,
et
ont
eu
trait
à
l’élaboration
de
la
stratégie
du
PCD.
La
phase
de
diagnostic
participatif
a
duré
un
mois
avec
310
participants.
Ses
avancements
ont
été
retranscrits
chaque
semaine
dans
une
émission
de
radio
élaborée
conjointement
par
la
Mairie
et
ADEMA
et
diffusée
sur
deux
radios
de
Mare
Rouge
et
Môle
St
Nicolas,
permettant
ainsi
aux
personnes
n’ayant
pas
pu
participer
aux
ateliers
d’exprimer
leurs
idées
vis‐à‐vis
du
processus.
Ces
émissions
de
radio
se
sont
poursuivies
durant
toutes
les
phases
de
planification
et
de
validation
du
Plan
décrites
ci‐dessous.
1.3 Élaboration
des
stratégies
(hiérarchisation
des
priorités,
vision,
objectifs,
planification)
La
phase
d’élaboration
des
stratégies
a
duré
2
mois
s’est
articulée
autour
des
ateliers
suivants
avec
les
membres
du
CDC
:
- un
atelier
sur
l’élaboration
de
la
vision
- un
atelier
sur
les
arbres
à
problèmes
autour
de
chacune
des
forces
majeures
à
développer
- un
atelier
sur
le
cadre
logique
de
l’action
Les
résultats
de
chaque
atelier
(en
commençant
le
bilan
des
FFOM
du
diagnostic)
ont
été
tapés
sur
ordinateur
et
corrigés
puis
validés
sur
powerpoint
au
début
de
chaque
atelier
suivant,
ce
qui
a
permis
de
mettre
en
commun
les
résultats
des
différents
groupes
de
travail
et
d’affiner
les
stratégies
proposées.
Cela
a
également
permis
à
l’équipe
d’ADEMA
de
vérifier
la
concordance
entre
PCD
et
DNSCRP,
et
entre
PCD
et
diagnostic
technique
à
chaque
phase,
afin
de
suggérer
les
éventuels
points
de
discorde
à
résoudre
lors
des
ateliers
suivants.
La
vision
a
été
formulée
à
partir
des
propositions
de
4
groupes
de
travail,
puis
traduite
en
français.
Elle
repose
sur
la
valorisation
des
forces
actuelles
de
la
commune,
et
veut
représenter
l’identité
de
la
commune
comme
veulent
la
construire
ses
habitants
dans
les
25
ans
à
venir.
Les
arbres
à
problèmes
avaient
pour
objectif
de
définir
les
causes
profondes
pour
lesquelles
les
potentiels
du
territoire
n’étaient
pas
valorisés
à
l’heure
actuelle.
Un
arbre
à
problème
a
été
monté
autour
de
chacune
des
forces
majeures
(autrement
des
dits
des
potentiels
de
la
commune).
Le
cadre
logique
des
actions
à
mener
en
a
donc
découlé,
les
actions
à
mener
s’attaquant
à
chacune
des
causes
profondes
du
problème,
et
les
résultats
à
atteindre
correspondant
au
premier
niveau
de
causes
détecté
pour
ce
même
problème.
Dans
les
secteurs
liés
aux
services,
les
faiblesses
majeures
constatées
correspondent
plus
une
somme
de
projets
à
mener
dans
des
lieux
précis
du
territoire,
qu’à
une
stratégie
globale,
et
le
cadre
logique
a
donc
été
monté
en
proposant
une
action
pour
chacune
de
ses
faiblesses.
Le
cadre
logique
a
été
charpenté
selon
les
recommandations
du
MPCE6,
selon
quatre
axes
:
Renforcement
de
la
production,
Accès
aux
services
sociaux,
Organisation
du
territoire,
et
Protection
des
ressources
naturelles.
Il
a
été
établi
pour
les
5
ans
à
venir.
6 Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
13
Enfin,
une
série
de
mesures
politiques
à
mettre
en
place
par
la
Mairie
accompagnent
le
Plan
;
elles
ont
été
proposées
par
les
participants
au
cours
des
différents
ateliers,
elles
ont
été
synthétisées
puis
choisies
et
approfondies
par
la
Mairie
qui
les
présente
en
fin
d’ouvrage.
1.4 Validation
Le
document
final
a
été
proposé
à
la
Mairie
pour
correction
et
validation,
puis
à
divers
cadres
issus
de
la
commune,
notamment
parmi
les
membres
de
la
forte
association
de
diaspora
qui
l’accompagne.
Il
a
aussi
été
proposé
à
des
cadres
des
ministères
à
Port‐Au‐Prince.
La
cérémonie
de
validation
a
été
organisée
par
le
CDC
le
12
février
2010
avec
environ
170
personnes
de
la
commune
et
une
délégation
départementale.
Les
stratégies
ont
été
présentées
par
secteur
par
un
panel
de
membres
du
CDC,
ainsi
que
le
processus
d’élaboration,
la
vision
et
le
rôle
du
CDC
;
les
maires
des
communes
avoisinantes
déjà
dotées
d’un
PDC
ont
présenté
leurs
expériences
dans
la
mise
en
œuvre
de
ce
type
d’outils,
et
les
membres
du
CDC
ont
prêté
serment
pour
assurer
le
respect
et
la
continuité
du
PDC
quelque
soit
l’administration
communale
en
place.
La
Mairie
en
a
profité
pour
valoriser
les
jeunes
talents
culturels
à
travers
des
intermèdes
musicaux,
théâtraux,
et
de
danse.
Un
arrêté
communal
fixant
le
document
et
le
rôle
du
CDC
a
été
signé
et
diffusé
le
mois
suivant.
Commence
alors
la
phase
de
communication
et
de
plaidoyer
autour
du
plan
!
1.5 Limites
de
la
méthode
Étant
données
les
nombreuses
données
recueillies
les
deux
années
précédentes
par
le
CNIGS
et
les
nombreux
ateliers
menés
par
le
FAES,
on
n’a
pas
jugé
opportun
de
retravailler
ces
phases
(notamment
pour
ne
pas
lasser
les
participants),
et
nous
nous
sommes
contentés
d’en
refaire
la
synthèse
avec
les
participants
avant
de
poursuivre
vers
la
stratégie
communale.
Cependant,
il
s’avère
qu’il
manque
un
certain
nombre
de
données
importantes
pour
un
portrait
judicieux
de
la
commune.
Par
ailleurs,
les
ateliers
non
réalisés
dans
les
habitations
sont
autant
d’occasions
ratées
pour
débattre
de
la
logique
du
développement
local
et
faire
naître
initiatives
et
dynamiques
positives.
La
Mairie
et
ses
partenaires
devront
maintenant
s’appuyer
leur
PCD
et
leur
propre
dynamique
pour
relancer
ces
ateliers
aux
quatre
coins
de
la
commune.
Citons
également
une
contrainte
que
le
processus
n’a
pas
su
contourner
et
que
contre
laquelle
les
acteurs
du
développement
de
la
commune
devront
s’allier
pour
parvenir
à
un
développement
sain
:
si
les
acteurs
des
sections
communales
ont
tous
répondu
à
l’appel
et
cru
en
cette
démarche
lancée
par
l’administration
communale
selon
ses
compétences
légales,
cela
n’a
pas
toujours
été
le
cas
en
ville
pour
diverses
raisons
de
clans
politiques.
Une
frange
de
la
population
a
donc
décidé
de
se
positionner
en
dehors
de
la
démarche,
sans
toutefois
jouer
un
rôle
d’opposition
présente
qui
puisse
apporter
des
critiques
constructives
pour
le
processus.
Nous
souhaitons
vivement
que
cette
frange
comprenne
son
intérêt
à
participer
à
ce
processus
et
ce
que
cela
pourra
apporter
à
la
commune.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
14
2
DIAGNOSTIC
2.1 Organisation
et
structuration
du
territoire
2.1.1 Localisation
de
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
La
commune
du
Môle
St
Nicolas,
chef‐lieu
de
l’arrondissement
du
Môle,
est
située
dans
la
partie
Ouest
du
département
du
Nord‐Ouest
à
74km
de
la
ville
de
Port
de
Paix
en
passant
par
Jean
Rabel
et
Mare
Rouge
et
à
70km
de
Port‐de‐Paix
en
passant
par
les
côtes
à
partir
de
Bord
de
Mer
de
Jean
Rabel.
La
commune
s’étend
sur
une
superficie
de
227
km².
Le
Môle
St
Nicolas
est
l’une
des
communes
côtières
du
département
du
Nord‐Ouest,
elle
compte
58,2km
de
côtes
localisées
dans
les
parties
Nord
et
Ouest
de
la
commune.
Carte
1
:
Position
de
la
commune
dans
le
pays
2.1.2 Démographie
/Répartition
de
la
population
par
sexe
et
par
âge
Le
IVème
RGPH7
réalisé
en
début
de
l’année
2003
par
l’IHSI8
a
révélé
que
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
héberge
24
787
habitants.
C’est
une
population
à
prédominance
rurale,
jeune,
également
répartie
entre
sexes,
peu
peuplée,
et
à
faible
taux
de
croissance
comme
le
montre
le
tableau
suivant
:
7 Recensement Général de la Population et de l’Habitat
8 Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
15
Caractéristiques
Môle
St
Nicolas
Département
Pays
Taux
de
population
rurale
90
%
77
%
58
%
Taux
population
<
15
ans
41
%
40
%
36
%
Nombre
d’hommes
pour
100
femmes
101
93
93
Densité
de
population
en
2005
109
hab
/
km2
269
hab/km2
324
hab/km2
Taux
de
croissance
entre
les
recensements
de
1982
et
2003
2,1
%
2,9
%
2,5
%
Nombre
estimé
de
personnes
par
ménage
5,2
5
4,7
Tableau
1
:
Caractéristiques
de
la
population
môloise
(données
Inventaire
IHSI
2005)
On
remarque
que
comparativement
aux
autres
communes
du
département,
et
malgré
la
présence
de
la
mer,
la
répartition
hommes/femmes
est
égalitaire,
on
en
déduit
que
les
départs
des
hommes
vers
les
grandes
villes
et
à
l’étranger
à
la
recherche
d’un
emploi
n’est
pas
un
phénomène
majeur.
La
détresse
économique
semble
donc
moins
accrue
que
dans
les
communes
avoisinantes.
Figure
2
:
Pyramide
des
âges
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
16
2.1.3 Répartition
spatiale
de
la
population
La
répartition
sur
le
territoire
est
très
inégale,
avec
deux
centre
urbains
principaux
:
la
ville
de
Môle,
situé
dans
la
1ère
section,
et
l’agglomération
de
Mare‐Rouge,
au
centre
de
la
2è
section
;
cette
dernière
revendique
souvent
un
statut
de
commune,
avec
un
environnement
géographique
et
économique
fort
différent
de
celui
de
la
ville
du
Môle,
et
une
population
estimée
à
environ
7
000
habitants,
soit
3
fois
plus
qu’au
Môle.
La
partie
orientale,
couverte
par
la
1ère
section
et
donnant
sur
le
Canal
du
Vent
est
quasiment
inhabitée
en
raison
d’un
environnement
difficile,
tandis
que
les
habitats
regroupés
se
retrouvent
le
long
des
routes
principales
(abord
des
routes
sortant
de
Mare
Rouge
et
route
de
Côtes
de
Fer)
:
localités
de
Dame
Marie
et
Rodolphe
notamment
sur
la
1ère
section.
Carte
2
:
Répartition
spatiale
des
habitants
sur
la
commune
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
17
Section
communale
Nombre
d’habitants
Superficie
(km²)
Densité
(hab/km²)
1e
Côtes‐de‐Fer
/
partie
rurale
9
910
161.4
(dont
ville)
79
(dont
ville)
Ville
(située
sur
la
1ère
section)
2
854
‐
‐
2e
Mare‐Rouge
14
734
33.3
443
3e
Damé
448*
37.0
12
*
Total
27
946
231
121
Tableau
2
:
Répartition
des
habitants
par
section
communale
(extrapolation
2009
d’après
recensement
2003
–
taux
de
croissance
moyen
2,1%,
1,9%
en
campagne
et
3,5%
en
ville
)10
2.1.4 Organisation
administrative
Le
Môle
St
Nicolas
a
été
élevé
au
rang
de
commune
en
1850.
Comme
la
plupart
des
communes
du
pays,
le
bourg
loge
tous
les
services
déconcentrés
de
l’état
(ALI11,
Bureau
des
Mines
et
de
l’Énergie,
État
Civil,
Tribunal,
Commissariat,
Bureau
Agricole
Communal)
et
l’administration
communale.
On
y
trouve
3
autres
institutions
publiques
;
le
Lycée
la
Découverte,
une
école
nationale
et
un
centre
de
santé
à
lits.
Cependant,
les
services
y
sont
peu
développés
pour
un
chef‐lieu
d’arrondissement
;
la
vice
délégation
n’est
pas
présente
dans
la
commune
(son
représentant
est
à
Jean
Rabel),
ni
l’antenne
principale
du
bureau
communal
(représentant
à
Bombardopolis).
Hormis
les
écoles
nationales
et
le
Lycée
Docima
Dorsainvil
de
Mare‐Rouge,
et
un
officier
d’Etat
Civil
à
Mare‐
Rouge,
les
sections
communales
n’ont
aucune
institution
de
services
déconcentrés
de
l’état,
malgré
le
fort
regroupement
de
population
au
niveau
de
Mare
Rouge.
Un
sous
commissariat
est
cependant
en
passe
d’y
être
installé
.
L’importance
démographique
et
économique
de
Mare
Rouge
est
une
particularité
de
la
commune,
qui
doit
être
prise
en
compte
dans
tout
processus
de
planification.
Nom
Côtes
de
Fer
Mare
Rouge
Damé
Nombre
d’habitations
9
9
7
Distance
du
centre
au
Môle
23
km
18
km
22
km
Noms
des
habitations
Rodolphe
Janvier
Dame
Marie
Folin
Camp
7e
Digotrie
Chapelle
Janvier
Lavaltière
Santrain
Cadieu
Bellevue
Temps
Perdu
Siwal
Desgommes
Surprendre
Vieux
Camp
Petite
Source
10 Notons que les chiffres ci-dessus sont liés à la délimitation des sections fournies par l’IHSI. Cependant ces délimitations
sont différentes de celles connues par les habitants, en particulier pour la 3è section Damé.La partie habitée de la section, le
long de la route menant à Baie-de-Henne, est d’après l’IHSI sur la commune de Jean Rabel. C’est pourquoi la quantité
d’habitants sur la 3ème section est très faible.
11 Agence Locale des Impôts
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
18
Propriétaire
Ramadoux
Bourra
Grand
Mare‐Rouge
Pecry
Nan
Gason
Ravine
Galette
Tableau
3:
Répartition
des
habitations
de
la
Commune
par
Section
Communale12
Carte
3
:
Carte
administrative
de
la
commune
2.1.5 Situation
foncière
des
domaines
de
l’Etat
Dans
un
pays
où
le
cadastre
est
peu
suivi
depuis
de
nombreuses
années
et
où
les
transactions
foncières
se
font
souvent
en
dehors
du
cadre
légal
(97
%
sur
la
commune
selon
une
estimation
CNIGS),
la
commune
du
Môle
possède
un
avantage
certain
:
la
pression
démographique
et
agricole
étant
faible
sur
une
grande
partie
du
territoire
correspondant
aux
zones
de
savane,
ces
territoires
restent
du
domaine
de
l’État,
ce
qui
est
communément
admis.
Ils
représentent
donc
un
espace
que
la
collectivité
peut
librement
organiser,
exploiter,
et
valoriser
selon
les
potentiels
qui
seront
décrits
dans
les
chapitres
suivants.
12 Comme dans la plupart des communes, il existe de nombreuses discussions sur la définition des habitations, plusieurs
localités étant localement considérées comme des habitations malgré leur non reconnaissance au niveau national
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
19
Par
ailleurs,
plusieurs
emplacements
de
la
ville
du
Môle
St
Nicolas
restent
du
domaine
public,
permettant
une
marge
de
manœuvre
de
la
collectivité
dans
la
mise
en
œuvre
de
son
schéma
d’aménagement
urbain
et
la
répartition
des
équipements
et
services
publics.
La
situation
est
par
contre
beaucoup
plus
difficile
sur
le
plateau
où
les
transactions
plus
nombreuses
ont
mené
à
un
domaine
entièrement
privé,
preuve
en
est
le
conseil
administration
de
la
section
communale
qui
a
dû
récemment
acheter
un
terrain
à
un
privé
pour
y
installer
ses
bureaux.
Au
niveau
du
privé,
environ
la
moitié
des
cessions
de
terrain
sont
des
ventes,
et
un
quart
des
héritages.
Le
prix
des
terrains
varie
extrêmement
en
fonction
de
l’attractivité
économique
de
ceux‐ci,
de
5
000
à
100
000
gdes
le
carreau.
Les
zones
les
plus
prisées
sont
les
terrains
de
l’agglomération
urbaine
de
Mare
Rouge,
les
terres
irriguées,
tandis
que
les
zones
de
savane
sèche
actuellement
inexploitées
sont
bien
sûr
celles
qui
s’acquièrent
à
meilleur
marché.
La
taille
moyenne
des
parcelles
varie
de
la
même
façon,
de
moins
de
0,5
carreaux
à
Mare
Rouge,
à
plus
de
4
carreaux
dans
les
zones
de
savane
sèche.
2.2 Fonctionnement
des
collectivités
et
services
déconcentrés
du
Môle
2.2.1 Organigramme
de
la
Mairie
Comme
dans
la
plupart
des
mairies
du
pays,
les
3
maires
sont
issus
de
3
zones
géographiques
différents
(ville,
1e
et
2ème
section),
ce
qui
leur
facilite
une
présence
sur
l’ensemble
du
territoire,
mais
rend
difficile
les
réunions
de
l’ensemble
du
cartel
et
ralentit
les
décisions.
On
observe
cependant
une
régularité
dans
leurs
réunions
mensuelles
supérieure
à
celle
de
nombreuses
mairies.
La
mairie
dispose
de
quatre
services
fonctionnant
chacun
avec
une
équipe
spécifique
composée
d’un
responsable
et
des
membres.
Il
s’agit
de
:
l’administration
générale
de
la
mairie,
du
service
de
la
voirie,
du
génie
municipal
et
de
la
fiscalité.
Figure
3
:
Organigramme
de
la
Mairie
(2008)
L’administration
générale
a
à
sa
charge
le
contrôle
du
bon
fonctionnement
des
services
municipaux.
Elle
veille
à
ce
que
tous
les
services
fonctionnent
normalement
et
à
exécuter
les
décisions
prises
par
le
Conseil
Municipal.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
20
Malgré
la
compétence,
l’assiduité
et
la
régularité
du
directeur
administratif
et
du
caissier
payeur,
la
mairie
fait
face
à
de
sérieuses
difficultés
dues
au
manque
de
cadres
qualifiés,
notamment
en
termes
de
gestion
de
projets,
et
au
manque
d’équipement.
Le
service
de
la
fiscalité
est
peu
opérationnel.
Les
recettes
fiscales
sont
très
maigres
comparées
aux
communes
avoisinantes,
évaluées
à
cinquante
mille
gourdes
annuelles
environ
(soit
2
gdes
par
habitant
en
moyenne
!).
Les
recettes
proviennent
de
la
Contribution
Foncière
des
Propriétés
Bâties
(CFPB),
de
la
patente,
des
permis
de
construire
et
de
la
vente
des
animaux
en
divagation.
Ce
dernier
est
le
principal
revenu,
sur
lequel
la
Mairie
a
fait
un
important
travail
au
niveau
de
la
ville
(affichage,
opérations
coup
de
poing).
Signalons
la
transparence
sur
la
perception
des
taxes,
entièrement
faite
par
l’ALI
contrairement
à
d’autres
mairies
qui
prélèvent
directement.
Les
sections
communales
ne
contribuent
pas
à
la
recette
fiscale
de
la
commune
:
les
taxes
recueillies
au
niveau
des
sections
restent
au
service
des
CASEC.
Les
collectivités
ne
bénéficient
pas
non
plus
des
taxes
liées
aux
concessions
du
marché
communal
de
Mare
Rouge,
le
plus
important
de
la
région,
géré
par
un
comité
privé.
Les
tentatives
de
régularisation
de
la
situation
n’ont
pas
abouti.
La
ville
de
Mare
Rouge
elle‐même
pourrait
fournir
un
important
apport
fiscal
en
termes
de
CFPB
et
permis
de
construire,
mais
l’absence
d’agent
de
l’ALI
sur
place
(malgré
les
démarches
de
la
Mairie,
prête
à
payer
l’agent
s’il
est
nommé
par
la
DGI),
et
l’absence
de
plan
de
relance
des
impôts
ne
permet
pas
d’exploiter
ce
potentiel
à
l’heure
actuelle.
A
signaler
que
certaines
décisions,
qui
devaient
être
prises
par
l’administration
communale
particulièrement
par
les
maires
pour
inciter
à
la
population
à
ses
taxes
et
redevances,
ne
sont
pas
prises
pour
des
raisons
qu’on
pourrait
dire
de
compassion.
Le
service
de
la
voirie
dispose
de
matériels
et
équipements
classiques
comme
un
pick
up
(récent),
des
pelles,
des
brouettes
et
des
poubelles
placées
dans
les
angles
de
la
ville
du
Môle
et
dans
l’agglomération
de
Mare‐
Rouge.
Le
nombre
restreint
du
personnel,
le
manque
de
matériels
sont
les
grandes
difficultés
auxquelles
la
mairie
fait
face
aujourd’hui
et
qui
empêche
le
bon
fonctionnement
du
service.
Il
n’a
a
pas
non
plus
de
site
de
décharge
pour
entreposer,
voire
recycler
les
déchets.
Malgré
ces
difficultés,
la
ville
du
Môle
est
une
ville
propre,
et
les
matériels
sont
gérés
de
façon
rationnelle.
Le
Service
génie
municipal
est
en
charge
de
la
délivrance
de
permis
de
construire,
de
la
réglementation
de
l’utilisation
de
l’espace
urbain,
de
l’exploitation
de
sable
sur
la
plage,
de
l’exécution
de
travaux
d’aménagement
urbain.
L’ingénieur
municipal
en
est
le
seul
employé.
Malgré
un
travail
de
communication
sur
l’exploitation
du
sable,
le
service
est
peu
opérationnel
:
nombreux
matériaux
entreposés
sur
la
voie
publique,
peu
de
maisons
construites
sous
permis.
L’analyse
FFOM
des
services
de
la
municipalité
réalisée
par
ses
employés
révèle
ce
qui
suit:
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
21
Fiscalité
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
Existence
des
lois
sur
la
fiscalité
communale
‐
Rigueur
de
la
mairie
:
toutes
les
taxes
sont
perçues
directement
par
la
DGI
‐
Service
non
opérationnel
par
faute
de
décision
municipale
‐
Les
sections
ne
contribuent
pas
à
la
recette
communale
(marché
et
permis
de
construire
à
Mare
Rouge)
‐
Personnel
réduit
‐
Absence
de
motivation
faite
par
la
Mairie
pour
inciter
la
population
à
payer
ses
taxes
‐
Recette
communale
faible
(environ
50
000
gdes
par
an)
‐
MICT
:
enquête
prévue
en
vue
d’une
meilleure
perception
‐
Projet
de
loi
sur
l’amélioration
de
la
mobilisation
des
taxes
‐
Collecte
CFPB
difficile
en
raison
de
l’habitat
dispersé
‐
Complexité
des
lois
sur
la
CFPB
et
les
permis
de
construire
‐
La
population
n’est
plus
habituée
à
payer
ses
taxes
Administration
communale
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
- Gestion
rationnelle
du
matériel
- Dynamisme
et
assiduité
du
directeur
et
du
caissier
payeur
- Équipements
mobiliers
et
matériel
de
bureau
en
quantité
raisonnable
- Accès
internet
- Énergie
solaire
‐
Moyens
financiers
insuffisants
pour
attirer
un
personnel
suffisamment
qualifié
‐
Absence
de
réceptionniste
‐
Absence
de
moyens
de
déplacements
(moto,
voiture)
‐
Salaires
faibles
‐
Formation
informatique
des
cadres
insuffisante
(manipulations
Excel)
‐
1
seul
ordinateur
pour
3
cadres
‐
Négligence
des
ménagères
due
principalement
aux
faibles
salaires
‐
AAA
:
dons
de
matériels
éventuels
en
fin
de
projets
‐
MICT
:
formation,
matériel,
encadrement
‐
ADEMA
:
formation,
matériel,
encadrement
‐
Motion
:
matériel,
moyens
de
déplacement
‐
Mauvaises
conditions
de
transport
et
durée
excessive
pour
se
rendre
à
Port
de
Paix
où
se
règlent
nombre
de
procédures
administratives
Plan
Communal
de
Développement
du
Môle
St
Nicolas
22
Service
voirie
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐Disponibilité
d’outils
(brouettes,
pelles,
râteaux,
etc.)
‐Poubelles
publiques
dans
les
centres
de
Mare
Rouge
et
de
la
ville
du
Môle
‐Disponibilité
d’un
pick
up
‐
Absence
de
camion
pour
ramasser
les
déchets
‐
Absence
de
site
de
décharge
contrôlée
‐
Équipe
de
nettoyage
trop
petite
‐
Personnel
peu
dynamique
‐
Absence
d’employés
sur
les
agglomérations
des
sections
(Mare
Rouge,
Rodolphe)
‐
Personnel
non
formé
à
la
manipulation
et
au
traitement
des
déchets
‐
Budget
insuffisant
pour
organiser
des
journées
de
grand
nettoyage
‐
Les
propriétaires
des
bêtes
prises
en
liberté
soudoient
le
capteur
pour
que
la
bête
ne
soit
pas
vendue
aux
enchères
‐
Faiblesse
du
conseil
dans
l’application
des
sanctions
liées
à
l’élevage
libre
‐
Absence
de
vision
intégrée
pour
résoudre
le
problème
de
l’élevage
libre
(projet
proposant
d’autres
solutions
aux
éleveurs)
‐
Sensibilité
du
conseil
face
aux
intérêts
personnels
des
personnes
en
infraction
au
détriment
de
l’intérêt
général
‐OXFAM
et
le
Ministère
de
la
Planification
pensent
investir
dans
un
centre
de
traitement
des
déchets
dans
la
commune
‐
Démarches
en
cours
pour
un
camion
benne
‐
Inconscience
de
la
population
face
aux
dangers
liés
aux
déchets
‐
La
gestion
des
déchets
n’est
pas
une
priorité
pour
les
bailleurs
‐
Les
autorités
locales
civiles
te
religieuses
ne
s’impliquent
pas
dans
le
contrôle
de
l’élevage
libre
‐
Les
difficultés
économiques
des
éleveurs
rendent
difficile
la
prise
de
sanctions
contre
l’élevage
‐
Incompréhension
de
la
population
face
aux
possibilités
d’élevage
libre
dans
les
zones
avoisinantes
improductives
Service
génie
municipal
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
Expériences
réussies
du
service
en
termes
d’application
de
décisions
contraignantes
(extraction
de
sable
sur
la
plage)
‐
Disponibilité
d’un
document
de
projet
pour
la
réhabilitation
du
marché
‐
Prise
de
décision
menant
à
quelques
avancées
dans
la
délivrance
de
permis
de
construire
‐
Centre
ville
bien
tracé
‐
Mairie
construite
‐
Bonne
qualité
du
sol
pour
les
constructions
‐
Disponibilité
d’espace
pour
la
construction
d’un
nouveau
marché
‐
Espace
pour
aménagement
de
place
publique
‐
Cimetière
clôturé
sans
danger
sanitaire
‐
Le
service
ne
taxe
pas
les
personnes
qui
encombrent
la
rue
avec
des
matériaux
de
construction
‐
Le
service
n’exige
pas
que
les
nouvelles
constructions
disposent
de
permis
‐
Absence
de
personnel
dans
le
service
‐
Les
nouveaux
quartiers
en
construction
non
lotis
‐
Absence
de
matériel
topographique
et
de
bureau
‐
Absence
de
moyens
de
déplacement
pour
le
suivi
des
constructions
‐
Marché
insalubre
‐
Place
publique
non
aménagée
‐
Absence
de
terrains
sportifs
‐
Plage
non
aménagée
‐
Rivière
non
curée
‐
Projet
d’adoquinage/
drainage
suite
au
diagnostic
CNIGS
‐USA
Marines
devrait
venir
réhabiliter
le
marché
‐
Ministère
sports
:
aménagement
de
terrain
‐
Projet
d’aménagement
de
la
plage
avec
ADEMA
‐La
population
n’a
pas
l’habitude
de
demander
un
permis
de
construire
‐
Alignement
non
respecté
pour
les
nouvelles
constructions
‐
Érosion
due
aux
eaux
de
ruissellement
issues
du
Morne
Calvaire
et
non
drainées
‐
Constructions
anarchiques
sur
Calvaire,
Cité
Lumière
‐
Inconscience
des
personnes
qui
exploitent
le
sable
sauvagement
Tableau
4:
Perception
des
employés
de
l’administration
communale
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communal
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
Plan
Communal
de
Développement
du
Môle
St
Nicolas
23
2.2.2 Les
services
déconcentrés
de
l’état
Les
services
déconcentrés
de
l’État
présents
dans
la
commune
sont
:
l’agence
locale
de
la
Direction
Générale
des
Impôts
(DGI),
le
tribunal
de
paix
et
de
l’état
civil,
le
commissariat
de
police,
l’Unité
Communale
de
Santé
(UCS,
annexe
du
bureau
de
Jean
Rabel),
le
Service
National
d’Eau
Potable
(SNEP),
le
Bureau
des
Mines
et
de
l’Énergie
(BME),
le
Service
Maritime
et
de
Navigation
d’Haïti
(SEMANAH),
le
Bureau
Agricole
Communal
(BAC,
annexe
du
bureau
d’arrondissement
situé
à
Jean
Rabel).
L’inspection
scolaire
est
représentée
par
un
seul
inspecteur
situé
à
Mare
Rouge.
Les
services
ayant
leur
siège
dans
le
centre
ville
ne
sont
pas
très
accessibles
aux
habitants
des
zones
rurales
et
de
l’agglomération
de
Mare
Rouge
(excepté
un
représentant
de
l’office
d’État
Civil
à
Mare
Rouge,
et
un
sous
commissariat
en
prévision).
Un
habitant
d’une
section
communale
rurale
qui
veut
bénéficier
de
ces
services
doit
se
déplacer
vers
la
ville
(malgré
l’absence
de
moyens
de
transport
en
commun),
ce
qu’il
fait
souvent
pour
accéder
aux
services
de
justice,
d’état
civil
et
de
police.
La
présence
de
ces
institutions
dans
la
ville
ne
garantit
pas
forcément
pour
ses
habitants
l’accès
à
des
services
de
qualité,
la
plupart
étant
en
manque
de
personnel
;
citons
le
cas
de
l’ALI,
dont
l’unique
responsable
passe
un
jour
par
semaine
à
Bombardopolis,
où
aucun
agent
n’est
jusqu’à
présent
nommé
pour
remplacer
le
précédent,
malgré
de
nombreuses
démarches.
Les
bureaux
déconcentrés
se
plaignent
également
d’être
logés
dans
des
bâtiments
privés,
et
surtout
du
manque
de
matériel
;
aucun
d’entre
eux
n’est
informatisé,
ce
qui
rend
extrêmement
difficiles
l’archivage
et
la
recherche
d’information,
situation
cependant
semblable
à
celle
des
communes
avoisinantes.
Voici
ci‐dessous
l’analyse
FFOM
des
services
déconcentrés
faite
par
leurs
employés
lors
des
ateliers
participatifs
:
Service
déconcentré
DGI
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
1
inspecteur
principal
dynamique
‐
1
coffre‐fort
‐
Disponibilité
de
récépissés
‐
Disponibilité
de
terrain
pour
construire
le
local
‐
Absence
de
secrétaire,
ménagère,
gardien,
agent
de
sécurité
‐
Manque
de
matériel
‐
La
DGI
n’est
pas
propriétaire
de
son
local
‐
Salaire
faible
de
l’inspecteur
‐
Absence
de
moyens
de
déplacement
‐
Faible
taux
de
perception
‐
Démarches
possibles
au
près
du
Ministère
des
finances
pour
la
construction
du
local
‐
Perte
des
récépissés
non
informatisés
Service
déconcentré
de
la
justice
:
Tribunal
de
Paix
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
Disponibilité
et
honnêteté
des
juges
‐
Disponibilité
de
terrains
pour
la
construction
d’un
tribunal
‐
Présence
d’une
moto
‐
Le
local
n’appartient
pas
au
tribunal
‐
Manque
de
matériel
de
bureau
‐
La
population
ne
sait
comment
défendre
ses
droits
‐
Les
CASEC
jouent
le
rôle
de
juge
dans
les
sections
‐
Les
juges
manquent
de
formation
‐
Absence
de
secrétaire
et
ménagère
‐
Nombre
de
greffiers
insuffisant
‐
Démarches
possibles
auprès
du
Ministère
de
la
Justice
pour
construction,
formation,
et
installation
de
tribunal
dans
les
sections
‐
Absence
de
tribunal
civil
dans
l’arrondissement
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
24
Service
déconcentré
:
État
civil
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
Présence
de
plusieurs
employés
:
officiers
d’état
civil,
clerc
et
secrétaire
‐
Disponibilité
de
registres
et
d’actes
de
décès
‐
Disponibilité
de
terrains
pour
la
construction
d’un
local
‐
Les
formulaires
ne
sont
pas
valides
à
Port‐Au‐
Prince
car
ils
sont
photocopiés
‐
Absence
de
nombreux
formulaires
:
actes
de
naissance,
de
mariage..
‐
Manque
de
matériel
‐
Le
service
n’est
pas
propriétaire
du
local
‐
Absence
de
gardien
et
de
ménagère
‐
Faibles
salaires
‐
Absence
de
formation
continue
pour
les
employés
‐
Système
non
informatisé
‐
Ministère
de
la
Justice
pour
informatiser
le
système
‐
Les
registres
ne
parviennent
pas
aux
archives
nationales
‐
Il
est
difficile
d’obtenir
un
extrait
d’archive
Service
déconcentré
:
SNEP
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
Réseau
de
distribution
d’eau
en
fonctionnement
‐
Existence
d’un
réservoir
en
aval
du
captage
‐
Espace
disponible
pour
construire
un
local
‐
Disponibilité
d’un
appareil
de
purification
de
l’eau
‐
Eau
du
réseau
non
traitée
‐
Faibles
salaires
de
l’équipe
‐
Manque
de
matériel
‐
Effectif
trop
faible
‐
Le
local
n’appartient
pas
au
SNEP
‐
Taux
de
recouvrement
des
redevances
des
employés
faible
‐
Absence
de
moyens
de
déplacement
‐
Capacité
du
réservoir
trop
faible
‐
SNEP
central
:
construction
d’un
second
réservoir
‐
Mauvaise
gestion
de
l’eau
par
les
abonnés
Service
déconcentré
:
UCS
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
Centre
de
santé
construit
‐
Personnel
disponible
24/24
‐
Disponibilité
de
médicaments
‐
Laboratoire
‐
Appareil
de
d’échographie
‐
Centre
équipé
en
énergie
‐
Ambulance
‐
Disponibilité
de
terrain
pour
construire
‐
Absence
d’infirmières
‐
Absence
de
technicien
échographe
‐
Ambulance
peu
disponible
(basée
à
Jean
Rabel)
‐
Absence
de
moyens
de
déplacement
(docteurs)
‐
Salaires
du
personnel
faible
‐
La
majorité
du
personnel
n’est
pas
nommée
‐
Absence
d’incinérateur
‐
Absence
de
programme
qui
combatte
les
vecteurs
de
maladie
‐
GHESKIO
(infirmières)
‐
Coopérations
cubaine,
vénézuélienne
et
haïtienne
‐
Absence
d’hôpital
sur
la
commune
Service
déconcentré
:
Police
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
‐
Dévouement
des
policiers
‐
Commissariat
en
construction
‐
Matériel
de
défense
:
armes
courtes,
munitions,
menottes
‐
Disponibilité
d’une
moto
‐
Présence
d’une
cuisinière
‐
Absence
de
voiture,
chaloupe
‐
Manque
de
matériel
(armes
longues,
pare‐balles,
gaz
lacrymogène,
lampes.)
‐
Effectif
trop
faible
‐
Manque
de
lits
‐
Absence
de
réfectoire
‐
Absence
de
formation
continue
‐
Salaires
trop
faibles
‐
Direction
générale
PNH
(démarches
pour
véhicule
et
effectifs)
‐
Recrutement
en
cours
de
policier
‐
Le
manque
de
moyens
empêche
les
policiers
de
gérer
toutes
les
situations
Tableau
5
:
Perception
des
employés
des
services
déconcentrés
(ateliers
FFOM
PADL
2009)
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
25
2.3 Le
milieu
physique
et
l’environnement
2.3.1 Occupation
du
sol
La
commune
du
Môle
St
Nicolas
est
majoritairement
couverte
par
une
végétation
arbustive
(1ère
section
principalement)
et
des
cultures
vivrières
sur
le
plateau
et
les
pentes
du
Sud.
L’habitat,
dispersé
sur
tout
le
plateau,
quasiment
nul
sur
la
partie
occidentale
de
la
commune,
se
concentre
sur
les
deux
agglomérations
de
la
ville
du
Môle
et
de
Mare‐Rouge
On
observe
également
un
regroupement
de
population
important
au
niveau
des
chefs
lieux
des
sections,
Temps
perdu
à
Damé,
Rodolphe
et
Dame‐Marie
à
Côtes‐de‐Fer.
La
surface
cultivée
est
faible
par
rapport
à
la
moyenne
nationale,
le
climat
sec
et
le
sol
rocailleux
du
nord
de
la
commune
étant
peu
adaptée
à
l’agriculture
;
cependant
cette
surface
pourrait
être
exploitée
autrement,
ces
terres
sont
aujourd’hui
vierges,
et
représentent
une
surface
étonnante
(16
000
ha)
comparée
à
l’occupation
des
sols
moyenne
du
pays
dans
lequel
on
a
toujours
l’impression
qu’on
manque
d’espace,
que
ce
soit
pour
l’habitat
où
les
cultures.
Notons
également
une
enclave
verte
sur
la
zone
de
Lavaltière,
où
la
forte
présence
d’eau
permet
une
bonne
irrigation
et
des
cultures
différentes
des
autres
terres
de
la
section.
Type
Description
Superficie
hectares
en
(ha)
Pourcentage
(%)
Pourcentage
par
grand
type
(%)
Zones
habitées
99,3
0,4
Voies
de
communication
32,1
0,1
Territoires
artificiels
Autres
territoires
artificialisés
12,0
0,1
0,63
Cultures
agricoles
avec
ou
sans
très
peu
de
couvert
arboré
3
501,7
15,5
Système
arboré
agricole
596,4
2,6
Autres
occupation
du
sol
avec
présence
de
cultures
agricoles
1
267,1
5,6
Zones
agricoles
Cultures
agricoles
dispersées
sans
ou
avec
très
peu
de
couvert
arboré
836,4
3,7
27,37
Végétations
herbacées
1
595,3
7,0
Végétation
arbustives
11
908,6
52,6
Rack
bois
1
526,9
6,7
Bosquets
ou
peuplement
de
feuillis
402,9
1,8
Végétation
naturelle
Végétations
clairsemées
667,5
3,0
71,08
Sols
nus
et/affleurement
rocher
198,4
0,9
Lits
des
ravins
et/ou
affleurement
rocheux
7,9
0,0
Bord
de
mer,
plages
et/ou
dunes
0,9
0,0
Autres
Zones
humides
1,0
0,0
0,9
Total
22
654,5
100,0
100,0
Tableau
6:
Occupation
des
sols
niveau
3
de
la
commune
Source
:
Centre
National
de
l’Information
Géo
spatiale,
(CNIGS),
Enquêtes,
Avril
2008
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
26
Figure
4
:
Occupation
des
sols
(niveau
1)
–
taux
par
type
d’occupation
Carte
4
:
Occupation
des
sols
niveau
1
de
la
commune
du
Môle
(données
CNIGS)
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
27
2.3.2 Érosion
Les
risques
d’érosion
enregistrés
dans
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
sont
importants,
en
raison
de
la
configuration
topographique
et
du
mode
d’occupation
du
sol,
principalement
au
Sud,
sur
la
3ème
section,
qui
présente
des
pentes
élevées
et
des
cultures
saisonnières
sur
des
sols
instables.
Ils
sont
moindres
sur
la
1ère
section
(sol
rocheux,
et
végétation
naturelle)
et
la
2ème
section
(plateau,
peu
de
pentes).
La
zone
de
Lavaltière
(ouest
de
la
2ème
section)
est
présente
également
des
sols
fortement
érodés.
Figure
5
:
Risques
d’érosion
par
section
communale
(en
ha
et
%)
Source
:
Centre
National
de
l’Information
Géo
spatiale,
(CNIGS),
Enquêtes,
Avril
2008
2.3.3 Climat
et
pluviométrie
On
constate
une
forte
variation
de
la
pluviométrie
d’un
bout
à
l’autre
de
la
commune,
qui
est
sous
l’influence
des
alizés
au
Nord,
sur
l’Océan
Atlantique,
et
des
vents
venant
du
Sud
(Mer
des
Caraïbes).
Sur
le
plateau
de
Mare‐Rouge
qui
bénéficie
des
deux
influences,
la
pluviométrie
varie
entre
1
000
et
1
200
mm
de
pluie
en
moyenne
par
an
tandis
que
la
partie
côtière
(1ère
section)
et
les
pentes
de
Damé
(au
Sud)
reçoivent
400
à
600
mm
de
pluie
par
an.
On
observe
deux
périodes
pluvieuses
comme
dans
le
reste
du
département,
en
avril‐mai,
et
en
octobre‐
novembre.
Cependant,
les
périodes
pluvieuses
sont
plus
longues
sur
le
plateau
mieux
arrosé
(mars
à
mai,
et
septembre
à
décembre).
2.3.4 Hydrographie
et
hydrologie
Les
sources
et
rivières
La
commune
du
Môle
St
Nicolas
a
très
peu
de
ressources
hydriques.
La
commune
compte
deux
rivières
:
i) la
rivière
La
Gorge
qui
prend
sa
source
à
Bombardopolis
et
débouche
aux
abords
de
la
ville
du
Môle
(d’où
provient
le
réseau
d’eau
potable
de
la
ville)
ii) la
Rivière
de
Lema
qui
prend
sa
source
à
Lema
(2ème
section),
et
traverse
Damé
vers
le
Sud.
Selon
le
CNIGS,
33
sources
coulent
en
permanence
(sur
le
versant
Côtes
de
Fer
principalement)
et
2
autres
de
façon
périodique.
Leurs
débits
sont
cependant
faibles
(0,2L/s
à
8
L/s).,
A
noter
que
les
communautés
ont
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
28
recensé
un
nombre
de
sources
importantes
par
rapport
aux
nombres
recensés
par
le
CNIGS.
Aussi
des
informations
tirées
des
documents
de
diagnostics
participatifs
du
FAES
révèlent
ce
qui
suit:
i)
les
habitants
de
la
3e
section
de
Damé
ont
recensé
9
sources,
8
étangs
et
3
rivières
ii)
Les
habitants
de
Côte
de
Fer
ont
répertorié
2
rivières
:
la
Rivière
de
Côte
de
Fer
et
la
Rivière
La
Gorge
qui
passe
à
proximité
de
la
ville
du
Môle
pour
finir
sa
course
dans
la
mer,
un
étang
à
Ramadou
et
7
étangs.
La
section
de
Mare‐Rouge
est
la
moins
lotie
en
ressources
hydriques.
On
y
compte
seulement
3
sources,
sans
étang
ni
lacs.
L’écoulement
des
pluies
creuse
également
de
nombreuses
ravines
sèches
en
dehors
des
pluies,
qui
évoluent
constamment
avec
l’érosion,
et
causent
des
dégâts
considérables.
Tel
est
le
cas
de
la
ravine
Jean
Pierre
Kann
à
Mare‐rouge
qui
a
fortement
endommagé
le
système
d’irrigation
de
Lavaltière.
Section
Localité
Nom
de
la
source
Débit
(L/s)
État
actuel
Boura
Source
Boura
7.5
Ramadou
Source
Ramadou
8
Digotri
Source
Digotri
3.5
Dame
Marie
Source
Dame
Marie
1
Jean
Macoute
Source
Latisous
0.3
Chilotte
Source
Chilotte
3.8
Captée
avec
système
d’adduction
Marinwèl
Sous
Marinwèl
2
Maréus
Sous
Maréus
2
Semi
Source
Semi
2
Rodolphe
Source
Rodolphe
6
Semi
Source
Lidya
2
Propriétaire
Source
Propriétaire
2
Latanier
Source
Latanier
2.9
Dame
Marie
Source
Pavillon
siwèl
‐
Fond
Pomme
Source
Nan
Twou
2.5
Captée
sans
système
d’adduction
Noel
Source
Noel
0.2
Chabeau
Source
Chabeau
0.3
Preval
Source
Preval
0.2
Ti
Banc
Source
Raz
Momplez
0.2
1e
Section
Côte‐de‐Fer
Ti
banc
Source
Vye
Rat
‐
Non
captée
Total
20
46.4
Joblin
Source
Tèt
Sous
3
Maille
Source
Tete
Maille
5
2e
Section
Mare‐Rouge
Provot
Source
Provot
2.5
Captée
sans
système
d’adduction
Total
3
10.5
Tanpi
Source
Jacques
0.25
Nan
Rene
Source
Nan
Rene
3
Captée
sans
adduction
Pechaud
Source
Pechaud
‐
Pieldo
Source
Gouimbert
1
3e
Section
Damé
Degom
Source
la
Rivière
Degom
2.3
Non
captée
Total
5
6.55
Grand
total
63.45
Tableau
7:
Principales
Sources
du
Môle
St
Nicolas
Source
:
Centre
National
de
l’Information
Géo
Spatiale,
CNIGS,
Enquêtes
Avril
2008
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
29
Les
eaux
souterraines
Il
existe
peu
de
données
sur
la
profondeur
et
la
qualité
des
nappes
souterraines
sur
la
commune.
Toutefois,
d’anciens
puits
où
l’eau
est
pompée
par
énergie
éolienne
à
Mare‐Rouge,
Santrain
et
Temps
Perdu
(3ème
section)
montrent
que
la
nappe
est
exploitable
sur
le
plateau.
Selon
les
habitants
des
communautés
précitées,
ces
puits
ont
été
creusés
dans
les
années
80
et
étaient
destinés
à
l’usage
des
écoles,
et
du
centre
de
santé
dans
le
cas
de
Santrain.
L’eau
pompée
à
Santrain
(seul
système
encore
en
fonctionnement‐)
est
potable.
Cependant,
la
nappe
se
situe
à
100m
de
fond
à
Mare
Rouge
(70m
à
Santrain),
ce
qui
rend
son
pompage
coûteux
en
énergie.
2.3.5 Caractéristiques
agro
morphologiques
Plusieurs
types
de
sols
sont
identifiés
sur
la
commune,
principalement
en
fonction
de
l’altitude.
On
trouve
un
sol
rocailleux
de
type
calcaire
dans
les
zones
proches
de
la
côte
(0
à
100
mètres
d’altitude).
Cette
partie
du
territoire
est
recouverte
de
broussailles,
d’arbustes,
de
cactus
et
de
bayahondes
(Prosopis
juliflora).
De
100
à
400
mètres,
le
sol
est
couvert
de
Tallis
et
d’arbustes.
Le
sol
y
est
légèrement
rocheux.
Les
cultures
prédominantes
sont
le
ricin,
l’arachide,
la
patate
douce,
le
manioc.
Dans
la
partie
haute
de
la
commune
située
entre
400
et
700
mètres
d’altitude,
la
majeure
partie
du
sol
est
de
couleur
rouge
(nature
ferralitique)
et
le
reste
de
la
section
est
brun
ou
gris.
Dans
cette
zone,
la
couverture
végétale
est
constituée
en
grande
partie
d’arbres
forestiers
locaux
(chêne,
acajou,
diverses
variétés
de
palmier)
et
importés
(eucalyptus,
bwa
kapab)
et
d’arbres
fruitiers
(avocatiers,
orangers
et
manguiers).
2.3.6 Environnement
Très
peu
de
données
sont
disponibles
en
termes
d’environnement.
Le
constat
est
comme
ailleurs
une
exploitation
abusive
des
arbres
menant
au
ravinement,
à
l’appauvrissement
des
sols,
à
la
diminution
de
la
biodiversité….
Par
ailleurs,
les
villes
de
Mare
Rouge
et
du
Môle,
les
habitats
concentrés
de
Damé
et
de
Rodolphe,
n’ont
pas
mis
en
place
de
système
de
gestion
des
déchets
:
aucun
lieu
de
décharge
publique
n’est
identifié.
Des
poubelles
sont
installées
dans
les
rues
du
centre
de
Mare
rouge
et
du
Môle,
et
la
Mairie
vient
d’acquérir
un
4x4
avec
lequel
elle
effectue
le
ramassage
des
déchets
de
la
voie
publique.
Le
problème
des
déchets
est
très
visible
sur
la
côte
du
Môle,
où
les
fonds
marins
sont
jonchés
de
déchets
(fer
en
particulier),
et
dans
les
rues
de
Mare
Rouge,
où
la
concentration
urbaine
et
l’économie
marchande
apportent
un
volume
de
déchets
important.
Une
faible
connaissance
des
effets
des
déchets
(notamment
plastiques)
débouche
sur
une
dispersion
de
ces
déchets
sur
tout
le
territoire,
comme
dans
d’autres
communes.
Cependant,
la
ville
du
Môle
révèle
une
propreté
notoire
par
rapport
aux
autres
villes.
Les
carrières
sont
exploitées
de
façon
anarchique
comme
dans
les
autres
communes,
mais
un
danger
particulier
touche
les
environs
de
la
ville
du
Môle
:
l’exploitation
du
sable
des
plages
(malgré
un
début
de
contrôle
par
la
collectivité
depuis
2008)
modifie
la
configuration
et
nuit
à
l’écosystème
maritime.
L’exploitation
des
carrières
de
sable
pour
leur
exportation
par
une
entreprise
étrangère
prend
également
des
dimensions
qui
méritent
une
étude
d’impact
environnemental.
On
note
enfin
la
dégradation
de
l’environnement
marin,
due
à
de
multiples
phénomènes
(érosion,
coupe
des
mangroves,
pêche
non
contrôlée,
déchets),
et
la
diminution
des
ressources
halieutiques
en
conséquence,
qui
révèlent
pourtant
jusqu’à
présent
un
fort
potentiel
économique.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
30
Les
ateliers
participatifs
ont
été
l’occasion
pour
les
participants
de
présenter
leur
vision
de
la
situation
environnementale,
et
de
souligner
leurs
préoccupations
pour
le
déboisement
bien
sûr
mais
aussi
la
dégradation
de
l’environnement
marin
et
ses
conséquences
sur
la
faune.
Tableau
8
:
Perception
du
secteur
Environnement
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.4 Milieu
social
et
services
sociaux
2.4.1 L’éducation
L’offre
globale
de
l’éducation
dans
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
paraît
satisfaisante
:
La
commune
compte
61
écoles
primaires,
11
écoles
secondaires
et
2
écoles
professionnelles13.
Le
taux
de
scolarisation
y
dépasse
la
moyenne
nationale,
et
plusieurs
écoles
ont
des
résultats
aux
examens
parmi
les
premiers
du
département
(lycée
du
Môle,
écoles
privées
de
Mare
Rouge)
;
les
professeurs
y
sont
aussi
mieux
payés,
les
écoles
étant
plus
chères.
De
nombreux
établissements
et
équipements
éducatifs
sont
cependant
en
mauvais
état.
Les
écoles
nationales
construites
à
la
fin
des
années
90
sont
aujourd’hui
en
déshérence,
l’entretien
n’y
étant
pas
fait.
La
population
est
très
sensible
au
fait
que
le
Lycée
Docima
Dorsainvil
de
Mare‐Rouge
soit
logé
dans
un
bâtiment
privé
(chez
l’ex‐directeur
du
lycée),
tandis
que
le
lycée
La
Découverte
du
Môle
partage
ses
locaux
avec
l’école
nationale.
Les
bancs
à
pupitres
et
les
bureaux
distribués
par
le
Ministère
de
l’Education
en
2003
sont
déjà
en
mauvais
état
et
ne
sont
souvent
pas
réparés.
Les
établissements
privés
de
renom
comme
le
collège
La
Fraternité
et
le
collège
Bethesda
de
Mare‐Rouge,
le
collège
Faith
Baptist
de
la
ville
du
Môle
sont
mieux
équipés
que
les
établissements
publics,
ce
qui
pousse
nombreux
parents
aisés
à
confier
leurs
enfants
à
ces
établissements.
13 IHSI : Inventaires des ressources et potentialités d’Haïti, 2005
Environnement
et
propreté
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Les
rues
du
centre
ville
ont
des
poubelles,
et
quelques
à
Mare
Rouge
* Nettoyage
régulier
des
rues
de
la
ville
par
la
mairie
* Cimetière
de
la
ville
clôturé
et
sans
danger
sanitaire
* Déboisement
dû
à
un
manque
de
sensibilisation
et
de
proposition
d’alternatives
au
charbon
de
la
part
des
CT
* Absence
de
décision
ferme
de
la
Mairie
concernant
la
propreté
et
l’élevage
libre
* Mare
Rouge
est
peu
nettoyée
* Exploitation
anarchique
des
carrières
sans
contrôle
des
collectivités
* Les
quartiers
en
amont
de
la
ville
ne
sont
pas
drainés
* Absence
de
plan
et
d’équipement
communal
pour
la
gestion
des
déchets
:
camion,
site
* Méconnaissance
des
effets
néfastes
du
plastique
/
des
déchets
dans
la
population
cause
de
décharge
sauvage
dans
la
mer,
la
rivière
* Le
littoral
n’est
pas
protégé
/
exploitation
du
sable,
déchets
* Cimetière
de
Mare
Rouge
non
adéquats
* Compétence
légale
de
la
Mairie
pour
l’éducation
à
la
gestion
des
déchets
* Présence
BME
* FAES/conservation
sols
* Absence
d’agent
étatique
pour
le
contrôle
du
déboisement
* Les
difficultés
économiques
poussent
les
habitants
à
faire
du
charbon
pour
survivre
* Le
gouvernement
transitoire
a
signé
un
contrat
d’exploitation
des
mines
par
MATRACO
sans
contrôle
de
l’exploitation
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
31
L’idée
lancée
par
le
Ministère
d’un
cycle
fondamental
atteignant
la
9è
AF
n’est
pas
encore
effective,
et
la
plupart
des
établissements
s’arrêtent
à
la
6è
AF,
et
la
1ère
section
communale,
malgré
son
fort
regroupement
de
population
autour
de
Rodolphe/Dame
Marie
ne
possède
aucune
école
atteignant
la
9è
AF.
Les
enfants
doivent
donc
passer
leur
semaine
dans
les
villes
de
Mare
Rouge
ou
Môle,
dans
des
conditions
psychologiques
pas
toujours
adéquates,
pour
terminer
leur
cycle
fondamental
puis
continuer
vers
le
secondaire.
Après
le
baccalauréat,
ceux
qui
en
ont
les
possibilités
se
dirigent
vers
Gonaïves
et
Port‐Au‐Prince
pour
l’université.
A
côté
des
bons
résultats
de
quelques
établissements
cités
plus
haut,
les
écoles
ont
des
résultats
dans
la
moyenne
nationale
voire
inférieurs
:
le
taux
de
réussite
aux
examens
officiels
de
l’année
08‐09
est
de
54%
en
9e
AF,
17%
pour
le
Bac
I
et
26%
pour
le
Bac
II.
On
dénombre
en
effet
de
nombreuses
écoles
dites
«
borlettes
»,
petites
écoles
privées
ou
toutes
les
classes
sont
logées
ensemble
sous
une
tonnelle
ou
dans
une
pièce
de
maison
privée.
Les
parents
s’y
dirigent
pour
leur
proximité
et
leur
faible
coût,
mais
elles
ne
possèdent
pas
les
conditions
requises
pour
offrir
un
bon
enseignement.
C’est
pourquoi
l’administration
communale
suggère
aux
structures
accompagnant
l’éducation
d’appuyer
les
écoles
proposant
des
conditions
d’enseignement
raisonnables
afin
que
de
plus
nombreux
enfants
puissent
en
bénéficier,
au
lieu
de
disperser
l’appui
(notamment
les
cantines
qui
jouent
un
grand
rôle
dans
le
choix
des
écoles
par
les
parents)
vers
des
écoles
qui
n’ont
pas
une
réelle
capacité
d’encadrer
les
enfants.
Les
dispositifs
locaux
de
gestion
et
de
contrôle
du
système
de
l’éducation
dans
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
sont
constitués
de
deux
branches
:
- le
service
de
l’inspection
du
district
de
Jean‐Rabel,
sur
lequel
deux
inspecteurs
sont
affectés
à
la
commune.
Un
inspecteur
est
responsable
de
la
supervision
et
du
contrôle
des
écoles
de
la
ville
du
Môle,
de
Côtes‐de‐Fer
et
de
Mare‐Rouge,
tandis
que
les
écoles
de
la
3e
section
Damé
sont
annexées
aux
écoles
de
la
commune
de
Baie‐de‐Henne
et
sont
sous
la
responsabilité
du
2ième
inspecteur.
- un
dispositif
participatif
constitué
d’un
comité
de
parents
d’élèves
et
de
notables
qui
contribuent
dans
certaines
écoles
aux
décisions
qui
les
concernent,
à
l’entretien
et
à
l’animation
de
l’école.
Bien
que
le
Ministère
prône
ces
structures
dans
toutes
les
écoles,
elles
sont
souvent
inexistantes
ou
inactives,
excepté
dans
les
écoles
communautaires
et
celles
appuyées
sur
le
long
terme
par
des
structures
type
ADEMA.
En
termes
d’appui
justement,
quelques
ONG
et
missions
fournissent
des
services
aux
écoles
sur
le
plateau,
un
apport
faible
par
rapport
à
celui
fourni
dans
les
communes
avoisinantes
:
Le
programme
d’éducation
d’ADEMA
(anciennement
d’ID)
intervient
dans
la
formation
des
maîtres,
le
suivi
pédagogique
et
un
appui
en
matériels
dans
deux
écoles
à
Mare‐Rouge
(Union
des
frères
et
La
Foi
Santrain)
et
une
à
Damé
(Saint
Jean
Bosco),
écoles
faisant
partie
de
l’EFACAP
de
Jean
Rabel.
La
commune
du
Môle
en
elle‐même
n’a
pas
d’EFACAP
propre,
ce
qui
limite
la
qualité
de
l’enseignement
proposé
et
l’appui
du
Ministère
de
l’Education.
Compassion
International
fournit
un
appui
financier
et
pédagogique
à
certaines
écoles
de
confession
baptiste
à
travers
un
système
de
parrainage.
Pain
pour
le
monde
finance
les
activités
du
centre
professionnel
de
Mare‐Rouge.
Cependant,
aucune
école
de
la
1ère
section
ni
de
la
ville
du
Môle
ne
reçoit
d’appui
actuellement.
La
formation
professionnelle
est
peu
présente
dans
la
commune,
avec
seulement
deux
écoles
professionnelles
:
l’une
à
Mare‐Rouge
offre
des
formations
en
électricité‐plomberie,
maçonnerie,
art
ménager,
ferronnerie.
Dans
les
années
1998‐2001,
le
Centre
professionnel
de
Mare‐Rouge
formait
également
des
techniciens
agricoles.
Il
fonctionne
aujourd’hui
au
ralenti
et
avec
restriction
dans
les
disciplines
enseignées
pour
causes
de
financement
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
32
et
faible
attractivité
pour
les
élèves.
Le
centre
de
formation
du
Môle
St
Nicolas
quant
à
lui
(Ceprotech)
offre
des
cours
d’informatique
et
de
couture.
Retrouvons
ci
dessous
le
FFOM
élaboré
par
les
participants
lors
des
ateliers
participatifs.
Education
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Le
nombre
d’écoles
est
suffisant
* 2
écoles
professionnell
es
* Volonté
des
professeurs
pour
se
former
* Association
de
professeurs
à
Mare
Rouge
* Manque
de
professeurs
qualifiés/normaliens
–
le
recyclage
est
encore
moins
présent
pour
le
secondaire
* Absence
de
conscience
professionnelle
chez
certains
maîtres
(relations
sexuelles
entre
maîtres
et
élèves)
* Les
lycées
n’ont
pas
de
locaux
appropriés
* Salaires
des
professeurs
trop
faibles
* Peu
de
mobiliers,
matériel
didactique,
bibliothèque
et
absence
de
laboratoire
dans
les
écoles
* Les
écoles
privées
ne
sont
pas
subventionnées
* Trop
peu
d’écoles
nationalisées
* Absence
d’eau
potable
dans
les
écoles
du
plateau
* Les
parents
n’encadrent
pas
assez
l’apprentissage
des
leçons
* Écoles
professionnelles
peu
fonctionnelles
* Peu
de
licences
de
fonctionnement
* Peu
de
cantines
* MENFP
* 2
écoles
en
cours
de
nationalisation
* Unicef
* Missions
* Pression
des
bailleurs
internationaux
pour
l’EPT
* PNCS,
PAM
* Absence
de
visites
d’inspection
de
l’État,
notamment
pour
le
secondaire
* Difficultés
économiques
des
parents
pour
acheter
les
matériels
Tableau
9:
Perception
du
secteur
éducatif
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.4.2 La
Santé
Au
niveau
des
infrastructures
et
équipements
sanitaires,
la
commune
ne
dispose
pas
d’hôpital
mais
de
trois
centres
de
santé
à
lits
et
de
trois
dispensaires
répartis
dans
les
sections
et
les
deux
agglomérations.
Les
équipements
ne
sont
pas
en
très
bon
état,
ni
en
nombre
suffisant.
Les
habitants
signalent
souvent
le
manque
de
matériels
cruciaux
comme
réfrigérateurs
pour
les
vaccins,
et
intrants
de
laboratoire
pour
les
analyses.
Les
habitants
doivent
se
déplacer
vers
les
hôpitaux
de
Bombardopolis
et
Jean
Rabel
pour
toute
analyse
ou
problème
de
santé
grave.
Le
personnel
de
la
médecine
dite
moderne
est
constitué
de
2
médecins,
7
infirmières,
4
auxiliaires
et
5
techniciens
de
laboratoire.
Bon
nombre
de
matrones
et
d’agents
de
santé
intègrent
le
système
Étant
donné
la
difficulté
des
transports
vers
les
centres
d’accouchement,
la
formation
et
l’équipement
des
matrones
est
essentielle
pour
limiter
les
complications
lors
des
accouchements.
A
noter
aussi
que
la
présence
des
coopérants
cubains
et
tchécoslovaques
dans
les
centres
de
santé
de
Mare‐Rouge
et
du
Môle
est
un
plus
pour
le
système,
mais
ne
devrait
être
que
transitoire
avant
la
nomination
d’un
personnel
définitif
:
ils
permettent
que
différents
spécialistes
passent
dans
les
structures
de
santé,
mais
ces
opportunités
sont
toujours
éphémères.
Comme
dans
les
autres
communes,
la
médecine
feuille
est
une
partie
importante
du
système
de
santé,
et
on
ne
peut
que
recommander
plus
de
collaboration
entre
les
systèmes
traditionnel
et
moderne.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
33
Les
établissements
sanitaires
offrent
des
services
divers.
Les
plus
courants
sont
:
les
consultations
générales,
le
planning
familial,
le
dépistage
et
la
prise
en
charge
de
la
tuberculose
et
du
VIH/SIDA.
Un
service
de
soins
prénatals,
d’accouchement
et
de
pédiatrie
fonctionne
dans
les
centres
de
santé
de
Mare‐Rouge
et
du
Môle
St
Nicolas,
mais
ils
ne
disposent
pas
de
moyens
pour
effectuer
des
césariennes
dans
des
conditions
adéquates.
Les
soins
bucco‐dentaires
sont
assurés
au
centre
de
santé
de
Mare‐Rouge
par
un
dentiste
venant
de
Jean‐Rabel
deux
jours
par
semaine.
Pour
les
soins
de
santé
demandant
une
intervention
élevée,
les
patients
sont
référés
à
l’hôpital
notre
Dame
de
la
paix
de
Jean‐Rabel,
à
l’hôpital
Immaculée
de
Port‐de‐Paix
et
à
l’hôpital
des
Gonaïves.
Santé
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Existence
de
2
Centres
de
Santé
à
Lits,
3
dispensaires
* Médecins
dans
les
centres
urbains
* Matériel
de
synographie
et
de
dépistage
* Nombreux
agents
de
santé
et
matrones
* Bon
accueil
des
patients
en
ville
* Clinique
tuberculose
1e
section
* Laboratoire
à
Mare
Rouge
* Certains
services
de
base
ne
sont
pas
disponibles
par
faute
de
matériel
(frigidaire,
laboratoire)
et
de
spécialistes
(dentiste..
)
* Faible
fréquentation
des
dispensaires
de
1e
et
3e
section
* Les
conditions
ne
sont
pas
réunies
pour
des
accouchements
sans
risque
(pas
de
césarienne,
etc.
)
* Faible
encadrement
du
personnel
de
santé
* Toutes
les
familles
n’ont
pas
de
latrines
* Sensibilisation
sur
la
santé
insuffisante
(MST,
grossesses
précoces.)
* Faible
disponibilité
de
médicaments
(1e
section)
* Équipements
insuffisants
(incinérateurs,
clôtures)
* MSPP
fournit
des
médicaments
avec
l’aide
de
la
BID
* Coopérants
slovaques
travaillant
au
centre
de
santé
* CARE
travaille
sur
la
tuberculose,
le
VIH
et
la
formation
des
jeunes
* Ambulance
de
Jean
Rabel
* Absence
d’hôpital
dans
la
commune
/
Éloignement
de
l’hôpital
de
référence
–
mortalité
sur
la
route
* Les
maladies
MST
se
répandent
* Nombreux
moustiques
* Manque
d’encadrement
du
MSPP
(1e
section)
Tableau
10:
Perception
du
secteur
Santé
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.4.3 Les
mouvements
migratoires
La
migration
au
niveau
de
la
commune
du
Môle
s’opère
de
trois
manières
différentes
et
est
due
à
plusieurs
facteurs.
Ces
facteurs
sont
d’ordre
social,
économique
et
politique.
La
migration
liée
au
facteur
social
concerne
les
habitants
qui
quittent
leurs
lieux
d’origine
en
quête
de
services
sociaux
de
base
dans
les
zones
plus
ou
moins
agglomérées,
mais
aussi
d’une
autre
image
sociale
et
d’échanges
sociaux
multipliés
et
diversifiés.
Cette
migration
est
plus
interne
c’est‐à‐dire
que
des
habitants
des
sections
communales
migrent
vers
la
ville
du
Môle
et
vers
Mare‐Rouge.
On
constate
que
la
migration
vers
la
communauté
de
Mare‐Rouge
est
beaucoup
plus
importante
que
celle
vers
la
ville
du
Môle.
On
note
également
une
forte
population
composée
majoritairement
de
jeunes
qui
quittent
la
commune
pour
s’installer
dans
des
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
34
villes
telles
Port‐au‐Prince,
Port‐de‐Paix
et
Gonaîves
pour
des
raisons
de
formation
de
niveau
secondaire
et
universitaire.
La
migration
liée
au
facteur
économique
s’opère
vers
d’autres
villes
du
pays
et
aussi
vers
l’étranger.
Cette
catégorie
de
migrants
se
divise
en
migrants
légaux,
issus
de
la
classe
supérieure
de
la
commune,
et
illégaux,
qui
trouveront
souvent
du
travail
dans
la
construction
ou
dans
le
tertiaire.
Entre
les
années
70
et
90,
une
grande
partie
de
la
population
est
ainsi
partie
vers
la
Floride
aux
Etats‐Unis
et
les
Bahamas
dans
des
conditions
difficiles
(boat
people),
d’autant
plus
dans
notre
région
en
raison
de
la
proximité
de
la
mer
et
des
Etats‐Unis.
Ces
vagues
de
migration
apportent
des
capitaux
dans
les
familles,
et
nombreux
sont
les
enfants
et
jeunes
dont
les
scolarités
sont
payées
par
un
proche
de
la
diaspora.
Ceux‐ci
effectuent
également
des
constructions
imposantes
dans
la
zone,
et
répondent
aux
parents
ayant
des
besoins
de
capitaux
(enterrements,
mariages,
constitution
de
fonds
de
roulement
dans
les
commerces
notamment).
Cependant,
si
cette
migration
apporte
des
capitaux,
elle
est
aussi
une
sorte
de
fuite
des
cerveaux,
et
on
regrette
que
ces
personnes
n’utilisent
d’avantage
leurs
capitaux
pour
investir
dans
des
activités
économiques
de
production
dans
la
commune.
L’émigration
pour
des
causes
politiques
a
été
pratiquée
durant
la
dictature
de
Duvalier,
puis
vers
les
années
91‐
94
durant
la
période
du
coup
d’état
qui
a
renversé
Jean
Bertrand
Aristide.
Ce
type
d’émigration
est
moins
enregistré
dans
la
commune.
On
constate
que
quelque
soit
la
cause
de
l’émigration,
les
migrants
maintiennent
des
relations
avec
leurs
proches
de
la
commune
et
contribuent
fortement
dans
leur
économie.
Les
émigrés
à
l’étranger
ne
reviennent
plus
s’installer
au
pays
avant
la
retraite,
d’autant
plus
que
leur
situation
économique
et
leur
formation
est
intéressante.
Nombre
d’eux
d’entre
eux
passent
annuellement
dans
la
commune.
Cependant,
les
illégaux
sont
souvent
rapatriés,
avant
de
tenter
à
nouveau
leur
chance.
On
note
également
le
retour
de
plusieurs
déportés.
2.4.4 Emploi
Le
secteur
de
l’emploi
formel
a
un
effectif
infime
par
rapport
à
la
population
totale
:
le
secteur
éducatif
occupe
la
première
place
de
loin
en
termes
d’emploi
(7,5%
de
la
population
active),
suivi
des
services
de
l’État,
des
servantes
et
employés
des
boutiques,
et
enfin
des
employés
d’ONG.
On
peut
estimer
le
pourcentage
d’emploi
formel
à
environ
10%
de
la
population
active
!
La
majorité
des
revenus
des
familles
(hors
production
agricole
directe)
provient
donc
de
l’emploi
informel.
Il
est
constitué
de
commerçants
de
détail
(37,5%
de
la
population
active),
d’artisans
(métiers
de
la
construction
notamment),
d’ouvriers
agricoles
principalement.
Ce
manque
d’emploi
formel
(lié
à
l’absence
d’entreprises
et
industries
de
transformation
ou
production)
est
cruel
pour
la
commune
:
aucune
sécurité
financière
pour
les
familles
–
ce
qui
conduit
à
des
logiques
de
survie
individuelle
nuisibles
et
à
l’individu
et
à
la
société
;
absence
d’espoir
professionnel
dans
la
commune
suite
aux
études.
Notons
aussi
que
seules
quatre
professions
fournissent
des
revenus
moyens
supérieurs
au
salaire
mensuel
minimum
en
vigueur
en
Haïti.
Cependant,
il
existe
aussi
une
grande
disparité
au
sein
d’une
même
profession
(commerce
notamment),
où
de
nombreux
revenus
faibles
cachent
dans
les
statistiques
une
minorité
de
revenus
largement
supérieurs.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
35
Profession
%
de
la
population
Salaire
moyen
annuel
Salaire
moyen
mensuel
Profession
%
de
la
population
Salaire
moyen
annuel
Salaire
moyen
mensuel
commerce
38
22
800
1
900
infirmière
<
0,5
96
000
8
000
vendeur
de
journée
10
7
900
658
orfèvre
<
0,5
78
000
6
500
maçon
8
25
900
2
158
marin
<
0,5
75
000
6
250
professeur
7,5
39
700
3
308
mécanicien
1
54
700
4
558
pêche
4
18
900
1
575
professeur
7,5
39
700
3
308
couture
4
5
900
492
ferronnerie
<
1
38
000
3
167
ébensise
3
27
600
2
300
employé
sécurité
<
1
35
000
2
917
hougan
2
10
000
833
chauffeur
<
1
30
800
2
567
artisan
2
15
200
1
267
ébeniste
3
27
600
2
300
mécanicien
1
54
700
4
558
employé
caisse
<
0,5
26
000
2
167
charpente
1
5
000
417
maçon
8
25
900
2
158
pasteur
<
1
11
100
925
commerce
38
22
800
1
900
servante
<
1
10
400
867
pêche
4
18
900
1
575
ferronnerie
<
1
38
000
3
167
artisan
2
15
200
1
267
employé
sécurité
<
1
35
000
2
917
pensionnaire
<
0,5
12
000
1
000
chauffeur
<
1
30
800
2
567
pasteur
<
1
11
100
925
marin
<
0,5
75
000
6
250
employé
<
0,5
10
500
875
employé
<
0,5
10
500
875
servante
<
1
10
400
867
infirmière
<
0,5
96
000
8
000
hougan
2
10
000
833
orfèvre
<
0,5
78
000
6
500
vendeur
de
journée
10
7
900
658
employé
caisse
<
0,5
26
000
2
167
couture
4
5
900
492
pensionnaire
<
0,5
12
000
1
000
usurier
<
0,5
5
000
417
usurier
<
0,5
5
000
417
charpente
1
5
000
417
vétérinaire
<
0,5
3
600
300
vétérinaire
<
0,5
3
600
300
rente
maison
<
0,5
3
500
292
rente
maison
<
0,5
3
500
292
cordonnier
<
0,5
2
600
217
cordonnier
<
0,5
2
600
217
technicien
<
0,5
1
200
100
technicien
<
0,5
1
200
100
Tableau
11
:
Professions
et
revenus
Source
:
enquêtes
CNIGS
2008
–
A
gauche
classement
par
%
de
la
population,
à
droite
par
revenu
généré.
2.4.5
Sport,
Loisirs,
Religions
et
culture
Le
sport
dans
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
est
peu
pratique,
et
tourné
principalement
autour
du
football.
Des
championnats
de
vacances
et
interscolaires
sont
souvent
organisés
dans
la
commune
particulièrement
à
Côtes‐
de‐Fer,
Mare‐Rouge
et
la
ville
du
Môle.
Aujourd’hui,
la
commune
compte
plusieurs
équipes
de
football
mais
leur
niveau
ne
leur
permet
de
participer
à
des
compétions
nationales.
Dans
les
années
1997‐99,
le
Ministère
de
la
Jeunesse
et
des
Sports
a
organisé
des
compétitions
nationales
des
catégories
U13
et
U15
qui
ont
permis
à
de
jeunes
joueurs
de
la
commune
de
faire
partie
de
la
sélection
départementale.
Ces
activités
ont
repris
cette
année.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
36
Les
installations
et
équipements
sportifs
de
la
commune
sont
précaires.
Chaque
section
communale
dispose
d’au
moins
un
terrain
de
Football
qui,
dans
la
grande
majorité
des
cas,
ne
respectent
pas
les
normes
minimales
(dimensions
trop
petites,
terrains
en
pente,
affleurements
rocheux)
;
on
dénote
ensuite
quelques
paniers
de
basket.
Il
n’existe
pas
non
plus
d’école
de
sport
à
proprement
parler,
ni
de
personnes
formées
à
l’enseignement
sportif.
Les
jeunes
présentent
un
faible
intérêt
pour
d’autres
disciplines
comme
le
basket
et
le
volley
ball,
bien
que
certains
établissements
scolaires
comme
le
collège
La
Fraternité
de
Mare‐Rouge
et
de
l’école
Faith
Baptist
du
Môle
tentent
de
les
initier
à
ces
sports.
Les
autres
établissements
ne
dispensent
pas
de
cours
de
sports
comme
le
voudraient
les
programmes
du
Ministère
de
l’Éducation.
Les
arts
martiaux
ne
sont
pas
pratiqués
dans
la
commune
non
plus,
mais
on
dénote
récemment
la
volonté
de
la
fédération
nationale
d’inciter
à
la
pratique
de
ces
sports
et
de
déceler
les
jeunes
talents.
Enfin,
on
note
l’existence
d’une
course
de
voiliers
au
moment
de
la
fête
patronale.
La
quasi
absence
d’activités
et
d’équipements
sportifs
(totale
pour
les
filles,
le
football
restant
très
masculin
malgré
la
percée
de
quelques
équipes
féminines)
est
un
manque
à
pallier
souvent
sous
estimé
dans
les
études
traitant
du
développement
et
de
ses
priorités,
étant
donné
les
compétences
bien
connues
que
peuvent
développer
le
sport
en
termes
d’esprit
d’équipe,
de
combativité,
de
concentration
pour
ne
citer
que
ceux‐là.
Sport
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Présence
d’équipes
de
football,
basket
ball
et
volley
ball
* La
sélection
de
football
dispose
d’uniformes
en
quantité
* Des
courses
de
voiliers
sont
organisées
annuellement
* 5
terrains
de
football
et
1
parc
de
jeu
* Présence
d’une
ligue
de
football
à
Mare
Rouge
* Les
équipes
de
foot,
basket
et
volley
ne
sont
pas
encadrées
(équipement,
appui
financier)
* Les
terrains
de
sport
ne
sont
pas
aménagés
* Absence
de
moniteur
pour
les
sections
* Violence
des
fanatiques
* Le
football
féminin
n’est
pas
développé
* Motion
peut
appuyer
les
équipes
* Kololab
/
AC
Construction
* Ministère
des
Sports
* Les
Députés
ont
l’habitude
de
supporter
les
joueurs
* Le
ministère
des
Sports
n’est
pas
représenté
Tableau
12:
Perception
du
secteur
sportif
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
En
termes
de
loisirs,
on
compte
un
nombre
important
de
DJ,
de
gaguères,
et
de
troupes
de
théâtre
en
été.
Il
faut
signaler
aussi
la
présence
de
centres
socioculturels,
de
bibliothèques
et
de
fanfares
dans
la
ville
du
Môle
et
à
Mare‐Rouge.
Un
groupe
de
musique
racine
originaire
de
la
commune
évolue
avec
succès
à
Port‐au‐Prince,
mais
ne
se
produit
pas
sur
place
;
cette
dernière
année,
les
jeunes
formations
rap
se
sont
multipliées
parmi
la
jeunesse,
mais
sans
production
publique,
ou
rare.
Certaines
organisations
de
jeunes
et
établissements
scolaires
organisent
l’été
des
journées
récréatives
sur
la
plage
de
Raisinier
de
la
ville
du
Môle
St
Nicolas
et
dans
les
16 Ste-Anne est reconnue mystérieuse par les adeptes de la religion catholique et par des vodouisants. Généralement les
pèlerins qui ont de moyens suffisants pour supporter le coût du transport vont à Anse-à-Foleur et ceux qui ne le peuvent, ou
sont reconnaissants envers la Ste-Anne de Mare-Rouge en raison d’une demande agréée restent à Mare-Rouge pour lui
adresser des demandes de toutes sortes.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
37
habitations
de
Côtes‐de‐Fer
comme
Bourra,
Dame‐Marie
et
Rodolphe.
Mais
les
activités
culturelles
sont
en
diminution
ces
dernières
années,
et
la
faible
diversité
des
activités
ne
permet
pas
une
réelle
ouverture
culturelle.
Là
encore,
on
regrette
l’absence
de
professeurs
de
musique,
de
théâtre,
de
danse…
Il
n’existe
pas
non
plus
de
salles
de
spectacles
appropriées
(sonorisation,
chaises,
lumière…).
Par
contre,
plusieurs
espaces
permettent
de
recevoir
des
événements
festifs,
mais
ne
sont
pas
équipés.
Ainsi,
toute
activité
coût
cher
(il
faut
chaque
fois
louer
tous
les
équipement
et
l’énergie
correspondante)
ce
qui
explique
que
peu
soient
réalisées.
Les
mois
de
Juillet
et
de
Décembre
sont
les
plus
dynamiques
de
la
commune
compte
tenu
des
fêtes
patronales.
Le
6
décembre
est
la
date
de
la
fête
patronale
de
la
ville
du
Môle
St
Nicolas
(et
l’anniversaire
du
débarquement
de
Christophe
Colomb
au
Môle)
et
celle
de
Mare‐Rouge
le
26
juillet.
Des
pèlerins
de
partout
viennent
s’incliner
devant
Ste‐Anne16
à
Mare‐Rouge
durant
les
fêtes
patronales
tandis
qu’au
Môle
St
Nicolas
la
fête
patronale
est
marquée
par
un
festival
musical
important
qui
attire
des
milliers
de
personnes
à
la
recherche
de
détente
et
des
politiciens
qui
en
profitent
pour
marquer
leur
présence.
La
fête
de
Côtes
de
Fer,
en
février,
est
moins
attractive
jusqu’à
présent.
Au
niveau
de
la
religion,
deux
grands
courants
religieux
sont
présents
dans
la
commune
:
le
christianisme
avec
presque
toutes
ses
dominations
religieuses
venant
de
l’occident,
et
le
vaudou,
syncrétisme
de
cultures
africaines,
amérindiennes
et
européennes
;
comme
ailleurs,
les
catholiques
sont
souvent
également
vaudous,
tandis
que
les
protestants
s’en
défendent.
Cependant,
la
commune
n’est
pas
réputée
pour
ses
hougans
comme
l’est
par
exemple
la
commune
voisine
de
Bombardopolis.
Les
vodouisants
se
sont
pourtant
organisés
à
Côtes‐de‐
Fer.
Dans
la
section
communale
de
Mare‐Rouge
par
exemple,
on
dénombre
25
églises
protestantes,
15
péristyles,
2
églises
catholiques
et
1
église
adventiste
tandis
qu’à
Côtes‐de‐Fer,
le
nombre
de
péristyles
est
de
33
contre
25
églises
protestantes,
1
église
catholique
et
9
chapelles.
2.4.6 Dynamique
associative
Le
réseau
associatif
de
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
est
riche,
notamment
sur
Côtes
de
Fer
et
Mare
Rouge.
Il
est
constitué
d’un
nombre
important
d’associations
et
d’organisations
comme
MONEM
de
Mare‐Rouge,
OPKOF,
MOPC
et
KOKADAMA
(une
coopérative)
de
Côtes‐de‐Fer
reconnus
pour
leur
place
dans
la
dynamique
de
développement
de
la
commune
et
leur
solidité
à
travers
les
années.
Ainsi
une
structure
organisationnelle
de
Mare‐Rouge,
le
Comité
Local
existait
bien
avant
1986,
et
gérait
des
biens
communautaires
comme
le
marché,
le
parc
communal,
le
centre
social
communément
appelé
MONEM
en
raison
de
sa
proximité
au
local
de
MONEM.
L’organisation
Tèt
Kole
(TK)
fut
créée
dans
les
années
76
sous
l’initiative
du
père
Jean‐Mary
Vincent.
Les
formes
associatives
traditionnelles
dans
lesquelles
les
paysans
se
regroupent
pour
travailler
la
terre
portent
le
nom
de
«
Konbit
»,
de
«
Plonm
»,
de
«
Kwadi
»
et
de
«
Eskwad
»
dépendamment
de
l’endroit
(habitations,
localités)
où
l’on
se
trouve
dans
la
commune,
et
subsistent
jusqu’à
présent
;
l’organisation
Tèt
Kole
s’est
appuyée
avec
succès
sur
ces
formes
d’organisation.
Les
organisations
et
associations
se
regroupent
par
catégorie
et
par
secteur
d’activité.
On
y
trouve
de
nombreuses
organisations
et
associations
de
jeunes
et
de
femmes
d’une
part
et
d’autre
part
des
organisations
de
paysans,
d’éleveurs,
de
marchands
et
d’enseignants.
Un
autre
type
d’organisation
à
vocation
purement
économique
regroupe
les
coopératives
qui
sont
d’une
importance
capitale
pour
l’économie
de
la
commune.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
38
Cependant,
avouons
que
la
majorité
des
associations
sont
floues,
ne
définissant
un
intérêt
commun
ni
par
rapport
à
une
zone
d’intervention,
ni
à
un
domaine
d’activité
;
elles
sont
souvent
opportunistes,
et
liées
à
la
présence
de
financeurs
éventuels
dans
la
commune
nombre
se
montent
même
à
l’occasion
d’un
projet
d’ONG).
Sans
identité
forte,
elle
se
résume
souvent
à
un
membre
principal
habitué
à
la
démarche
projet.
Il
va
du
ressort
de
la
commune
de
suivre
les
activités
des
organisations
qui
évoluent
sur
son
territoire
et
de
détecter
celles
qui
sont
solides
et
utiles
à
la
communauté
de
celles
qui
peuvent
apporter
conflits
et
gaspillage.
Quant
aux
Organisation
Non
Gouvernementale
(ONG),
elles
sont
nombreuses
à
intervenir
sur
les
sections,
particulièrement
sur
Mare
Rouge,
mais
quasi
absente
de
la
ville
du
Môle.
Citons
Care,
Child
Care
Haïti
(CCH),
le
Groupe
de
Recherches
et
d’Actions
pour
Développement
du
Far
West
(GRAF),
Agro
Action
Allemande
(AAA),
le
Centre
d’Action
pour
le
Développement
(CAD),
Konbit
pou
Ranfosman
Aksyon
lakay
(KORAL)
et
Ansanm
pou
yon
Demen
Miyo
an
Ayiti
(ADEMA).
Leur
particularité
est
que
trois
d’entre
elles
sont
des
organisations
locales
du
Nord
Ouest
(GRAF,
la
plus
ancienne,
puis
ADEMA
et
KORAL),
chose
inusitée
dans
les
communes
avoisinantes.
Elles
interviennent
dans
divers
domaines:
santé
(appui
au
PVVIH
par
CAD),
micro
crédit,
agriculture,
éducation
et
développement
local.
On
note
l’appui
aux
cultures
irriguées
d’Agro
Action
sur
Lavaltière
et
la
1ère
section,
celui
du
GRAF
à
la
structuration
des
organisations
et
au
secteur
du
crédit
(bien
que
ses
activités
soient
très
ralenties
ces
dernières
années),
relayées
aujourd’hui
par
KORAL.
GRAF
a
également
apporté
captages,
études
techniques
et
lancement
de
la
filière
ricin.
Les
actions
des
ONG
intervenant
dans
la
commune
sont
financées
en
grande
partie
par
l’aide
bilatérale
et
multilatérale.
Les
ONG
et
projets
peuvent
représenter
une
grande
opportunité
pour
les
collectivités
territoriales
qui
doivent
profiter
de
leur
présence
pour
renforcer
leurs
capacités
et
développer
des
partenariats,
tout
en
s’assurant
de
la
cohérence
de
leurs
actions
et
des
résultats
obtenus.
Tableau
13:
Perception
de
l’organisation
de
la
société
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
Organisation
de
la
société
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Il
y
a
des
organisations
qui
forment
des
caisses
solidaires
(contribution
des
membres)
* Volonté
des
habitants
pour
s’associer
afin
d’augmenter
leurs
forces
pour
améliorer
leurs
conditions
de
vie
* Leadership
féminin
dans
la
1e
section
* Secteur
vodouisant
organisé
dans
la
1e
section
* Nombreux
conflits
politiques
qui
empêchent
la
société
d’avancer
en
ville
et
3e
section
* Faible
transparence
dans
la
gestion
financière
et
administrative
des
organisations
qui
entraîne
un
manque
de
confiance
interne
et
externe
* Plusieurs
organisations
fonctionnent
sans
avoir
un
souci
ou
une
vision
commune
* Plusieurs
organisations
sont
fondées
sur
des
opportunités
(profitent
des
campagnes
politiques
notamment)
* Manque
de
cohésion
entre
les
organisations
* Manque
de
formation
des
membres
/
beaucoup
ne
connaissent
pas
le
rôle
d’une
organisation
* Les
groupes
jeunes
et
femmes
ne
sont
pas
encadrés
Justice
et
Paix
et
IFES
ont
l’habitude
de
dispenser
des
formations
sur
les
droits
de
l’homme
* Les
médias
fournissent
de
fausses
informations
sur
les
activités
* Flux
des
jeunes
vers
les
villes,
1è
section
notamment
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
39
2.4.7 Les
sources
d’énergies
utilisées
et
potentialités
Une
minorité
de
ménages
ont
accès
à
l’électricité
(2%
en
milieu
rural
qui
compte
plus
de
90%
de
la
population
communale
et
22%
en
milieu
urbain).
Elle
est
fournie
par
des
génératrices
ou
des
panneaux
photovoltaïques
(panneaux
solaires),
on
trouve
aussi
dans
la
ville
une
installation
éolienne.
La
frange
de
la
population
la
plus
pauvre
utilise
le
kérosène
pour
alimenter
les
lampes
pour
l’éclairage
de
leurs
maisons,
ou
bien
les
bougies.
L’éclairage
des
principales
rues
de
la
ville
du
Môle
se
fait
par
une
génératrice
diesel
entièrement
alimentée
par
l’association
de
diaspora
Motion
(jusqu’à
présent
sans
interruption)
et
celles
de
Mare‐Rouge
par
des
lampadaires
également
fournis
par
la
diaspora.
La
localité
de
Dame
Marie
dispose
aussi
de
son
réseau
de
lumières
de
rue,toujours
fourni
par
la
diaspora.
L’éclairage
est
donc
la
première
priorité
de
la
diaspora
toutes
tendances
confondues
en
termes
d’appui
au
développement
de
leur
commune.
Les
éclairages
ne
couvrent
cependant
pas
toutes
les
rues
des
agglomérations,
et
se
pose
la
question
de
l’entretien
:
qui
changera
les
batteries
des
lampadaires
à
Mare
Rouge
?
Que
se
passera‐t‐il
si
la
diaspora
de
la
ville
du
Môle
ne
peut
plus
alimenter
la
génératrice
pour
une
raison
ou
une
autre
?
Étant
donné
la
priorité
accordée
à
l’accès
à
l’énergie
dans
les
deux
villes,
se
pose
également
le
problème
de
l’accès
au
courant
dans
les
maisons
:
comment
profiter
du
potentiel
solaire
et
éolien
manifeste
(la
presqu’île
du
Môle
fait
partie
des
zones
pilotes
ciblées
par
le
Bureau
des
Mines
et
de
l’Énergie)
?
Non
seulement
pour
offrir
une
énergie
renouvelable
mais
aussi
et
surtout
pour
limiter
les
coûts
d’entretien
et
de
gestion
(les
services
de
redevances
existants
sur
la
commune,
c’est‐à‐dire
le
SNEP
actuellement,
montre
un
très
faible
taux
de
recouvrement).
Par
ailleurs,
l’accès
à
l’énergie
est
aussi
le
premier
pas
d’un
développement
économique
facilité
:
produits
manufacturés
de
meilleure
qualité
et
augmentation
de
la
production,
etc.
C’est
aussi
le
premier
pas
vers
la
participation
des
femmes
dans
le
développement
socio‐économique,
et
non
plus
uniquement
dans
les
tâches
de
reproduction
du
foyer,
en
leur
donnant
accès
à
des
machines
facilitant
les
tâches
du
foyer
et
économes
en
temps
(machine
à
laver,
fer
à
repasser,
etc).
Le
bois
et
le
charbon
de
bois
constituent
les
principales
sources
d’énergie
utilisées
dans
les
ménages
pour
la
cuisson
des
aliments
et
pour
faire
fonctionner
les
boulangeries.
Le
kérosène
et
le
propane
sont
utilisés
par
une
part
insigne
de
la
population
pour
la
cuisson
des
aliments.
En
2004,
la
Child
Care
Haïti
a
institué
à
Mare‐Rouge
un
projet
d’expérimentation
de
réchauds
à
kérosène
comme
alternative
à
l’utilisation
de
charbon
de
bois
dans
les
ménages,
mais
les
10
familles
sélectionnées
n’ont
pas
continué
l’utilisation,
étant
donné
le
coût
du
kérosène
par
rapport
au
charbon.
Les
réchauds
améliorés
(permettant
une
moindre
dépense
d’énergie)
ne
sont
pas
non
plus
utilisés
sur
la
zone.
Les
Le
gaz
propane
est
utilisé
pour
alimenter
les
quelques
réfrigérateurs,
mais
avec
un
coût
rédhibitoire
et
un
froid
peu
constant,
cependant
la
ville
de
Mare
Rouge
a
une
disponibilité
constante
de
bombonnes.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
40
Courant
et
Énergie
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Présence
de
3
génératrices
25,
60
et
200
kW
dont
2
non
en
fonctionnement
* Présence
de
lampadaires
solaires
sur
Mare
Rouge
* Conditions
naturelles
favorables
à
l’énergie
solaire
ou
éolienne
* Le
système
électrique
ne
répond
pas
aux
normes
pour
fournir
de
l’énergie
aux
habitants
* Les
groupes
électrogènes
présents
ne
sont
pas
adaptés
à
la
zone
(220
V,
mazout..
)
* Il
n’y
a
pas
de
gestion
rationnelle
de
l’énergie
(ampoules
basse
énergie,
vente
d’énergie)
permettant
de
rendre
le
système
indépendant
* Les
maisons
ne
sont
pas
alimentées
par
le
système
et
les
quartiers
éloignés
n’ont
pas
d’éclairage
de
rue
* Manque
d’implication
des
CT
dans
la
gestion
des
lampadaires
* Devis
du
CNIGS
disponible
pour
un
système
d’énergie
solaire
* Préparation
d’un
document
projet
sur
le
réseau
par
Électriciens
sans
Frontières
* Négociations
possibles
avec
EDH
pour
échanger
les
génératrices
* Forte
contribution
de
la
diaspora
et
enfants
de
la
commune
* Môle
zone
pilote
pour
l’énergie
éolienne
après
étude
BME
* Dépendance
du
système
à
la
régularité
des
dons
de
la
diaspora
(Mare
Rouge,
ville)
* EDH
n’intervient
pas
au
Môle
Tableau
14:
Perception
du
secteur
énergétique
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.4.8 Adduction
et
accès
à
l’eau
potable
L’accès
à
l’eau
et
à
l’eau
potable
dans
la
commune
est
inégal
en
fonction
du
lieu
d’habitation.
La
majorité
de
la
population
s’approvisionne
dans
les
fontaines
publiques,
les
rivières
ou
ravines,
dans
les
sources
captées
ou
non.
Ce
système
est
vecteur
de
maladies
liées
à
l’eau
comme
dans
le
reste
du
pays
:
de
nombreux
captages
ne
sont
pas
protégés
et
lavandières,
bêtes
et
sceaux
d’eau
potable
se
croisent
sur
le
même
lieu.
La
ville
du
Môle
dispose
d’un
réseau
d’adduction
à
grand
débit
géré
par
l’antenne
locale
du
SNEP
et
issu
du
captage
de
la
Gorge.
Le
réseau
pourrait
être
élargi
pour
couvrir
les
nouveaux
quartiers,
réorganisé
pour
desservir
indépendamment
les
différents
quartiers,
et
le
système
de
redevance
relancé
pour
satisfaire
aux
besoins
d’entretien
du
système.
Mare
Rouge
quant
à
elle,
l’agglomération
la
plus
peuplée
de
la
commune,
ne
détient
aucun
système
d’adduction
d’eau
potable,
une
bonne
partie
des
familles
dispose
de
citernes
qui
recueille
les
eaux
de
pluie
pour
les
usages
courants.
La
ville
étant
sur
le
plateau,
une
adduction
demande
le
pompage
depuis
une
source
d’altitude
inférieure
et
donc
un
système
de
redevance
bien
géré
pour
assurer
le
maintien
du
service.
Malgré
plusieurs
études
techniques,
aucun
projet
n’est
encore
en
cours.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
41
Figure
6
:
Approvisionnement
en
eau
potable
(source
CNIGS)
Eau
potable
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Existence
d’un
réseau
de
distribution
d’eau
en
ville
* Nombreux
captages
sur
Haut
1e
section,
Lavaltière
* Eau
non
potable
/non
traitée
* Absence
de
système
d’adduction
à
Mare
Ruge
* Captages
non
entretenus/absence
de
technicien
* Habitations
éloignées
des
sources
sur
le
plateau
* Tous
les
quartiers
ne
sont
pas
reliés
au
réseau
(Calvaire,
Carénage,
Route
de
Jean
Rabel)
* Plusieurs
sources
non
captées
* Absence
d’éducation
à
la
gestion
de
l’eau
menant
à
des
gaspillages
dans
certains
quartiers
* Absence
de
matériel
de
plomberie
au
SNEP
* Les
abonnés
au
réseau
ne
paient
pas
régulièrement
* Le
réseau
n’est
pas
équipé
de
vannes
qui
permettraient
de
ne
pas
pénaliser
toute
la
ville
quand
un
tuyau
est
en
panne
* SNEP
(traitement
de
l’eau
au
niveau
du
réservoir)
* FAES
(projet
pour
2ème
réservoir)
* Nappe
proche
et
sources
disponibles
pour
améliorer
la
couverture
Maladies
liées
à
l’eau
non
potable
Tableau
15:
Perception
du
secteur
eau
potable
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.4.9 Communication
2.4.9.1 Le
transport
Malgré
la
difficulté
du
transport
routier
entre
le
Môle
et
le
reste
du
pays
(qui
fait
souvent
croire
aux
Port‐au‐
Princiens
que
le
Môle
est
le
bout
du
monde),
la
commune
bénéficie
de
grands
avantages
par
rapport
aux
communes
avoisinantes
en
termes
de
transport
maritime
et
aérien.
Le
transport
terrestre
est
en
effet
très
difficile
compte
tenu
l’état
critique
des
routes
de
montagne
reliant
le
Môle
aux
grandes
villes
du
pays
comme
Port‐au‐Prince
et
Port‐de‐Paix
le
chef
lieu
du
département
du
Nord
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
42
Ouest.
Toutes
les
voies
d’accès
terrestres
sont
en
terre
battue
(quelques
passages
en
béton,
sur
l’axe
Mare
Rouge‐Môle),
traversées
par
des
ravines
dont
les
traversées
en
saison
pluvieuse
sont
dangereuses
(nombreux
accidents).
On
regrette
notamment
la
longueur
(3h
aller)
et
la
difficulté
du
trajet
Môle‐Port
de
Paix
(peu
de
transports
en
public,
mauvaises
routes),
étant
donné
le
nombre
de
services
centralisés
à
Port
de
Paix
auxquels
les
habitants
du
Môle
ont
peu
accès.
Cette
difficulté
étant
d’autant
plus
prioritaire
à
régler,
que
le
Môle
est
le
chef
lieu
de
son
arrondissement
et
devrait
donc
avoir
des
rapports
privilégiés
avec
le
chef
lieu
du
département.
À
partir
des
Gonaïves,
on
rejoint
le
Môle
en
passant
par
Anse
Rouge,
puis
au
choix
Mare
Rouge
ou
bien
Baie‐de‐
Henne/Bombardopolis.
Le
deuxième
circuit
est
le
plus
utilisé
par
les
habitants
de
la
commune,
et
présente
un
intérêt
touristique
certain
:
belle
vue
maritime
des
Gonaïves
jusqu’à
Baie‐de‐Henne
et
passage
par
les
plages
de
Petit
Paradis
et
de
Petite‐Anse.
À
l’intérieur
de
la
commune,
le
transport
est
assuré
par
des
motos
taxi,
dont
le
coût
varie
entre
50
et
250
gourdes
suivant
la
destination.
Il
faut
compter
500
G
pour
atteindre
les
communes
voisines,
soit
l’équivalent
du
prix
en
bus
pour
atteindre
Port
au
Prince
!
Ville
Môle
/
Mare
Rouge
Ville
Môle
/
Bombardopolis
Ville
Môle
/
Jean
Rabel
Ville
Môle
/
Port
de
Paix
Ville
Môle
/
Gonaïves
par
Bbd
Mare
Rouge
/
Gonaïves
Ville
Môle
/
Port
au
Prince
22
km
17
km
32
km
76
km
179
km
162
km
334
km
Tableau
16:
Quelques
distances
intercommunales
Le
transport
maritime
est
assuré
par
des
voiliers
pour
des
échanges
commerciaux
avec
les
villes
de
GonaÎves,
St
Marc,
Léogane,
Port
au
Prince,
Arcahaie.
Ce
transport
est
utilisé
en
raison
de
son
coût
moins
élevé
que
les
camions,
et
apporte
charbon
de
bois,
et
malaguèt
(
une
épice
produite
au
Môle)
vers
ces
villes,
tandis
qu’ils
reviennent
avec
des
produits
de
consommation
courante
(importés
pour
la
plupart),
du
clairin
et
des
matériaux
de
construction.
Ce
type
de
transport
est
sous‐utilisé
par
rapport
à
son
potentiel
:
la
production
agricole
communale
ne
l’utilise
pas
du
tout
;
les
voiliers,
surchargés
(pas
de
contrôle
du
chargement
par
SEMANAH
sur
place,
malgré
la
présence
d’un
agent),
sont
en
mauvais
état,
prennent
l’eau,
la
durée
des
voyages
est
incertaine.
Cependant,
la
baie
du
Môle
présente
un
avantage
certain
pour
le
commerce
maritime
étant
donné
sa
protection
naturelle
contre
les
vents
et
la
nature
de
ses
fonds
permettant
un
accostage.
Il
existe
un
quai
de
débarquement
sur
la
zone
de
Carénage,
construit
par
la
société
Matraco
qui
l’utilisait
pour
exporter
des
matériaux
de
construction
vers
les
États
Unis
(activité
en
veilleuse
actuellement
pour
des
raisons
d’autorisation
légale).
En
termes
de
transport
de
passagers,
les
Môlois
n’utilisent
pas
les
voies
maritimes,
trop
lentes
ou
incertaines.
On
note
parfois
l’entrée
dans
la
baie
de
quelques
yachts
étrangers
ou
venus
de
Port
au
Prince
;
rappelons
que
le
Môle
est
un
port
ouvert,
avantage
conservé
de
l’époque
où
elle
était
un
port
important
du
département.
Les
démarches
légales
pour
relancer
le
trafic
maritime
en
seraient
d’autant
plus
facilitées.
Môle
St
Nicolas
est
enfin
accessible
par
voie
aérienne
grâce
à
sa
piste
d’atterrissage
en
état
acceptable
(1km
de
long,
près
de
la
route
côtière)19,
mais
ne
disposant
d’aucun
équipement,
personnel
ni
bureau.
Des
petits
avions
19 Données recueillies dans le document réalisé par le CNIGS
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
43
(5
à
25
places,
2
compagnies
et
avions
privées)
assurent
le
trajet
depuis
et
vers
Port‐au‐Prince
à
la
demande,
et
on
constate
finalement
des
voyages
assez
fréquents,
quasi
hebdomadaires.
La
période
de
la
fête
patronale
de
la
Ville
du
Môle
St
Nicolas
est
la
période
de
pointe
pour
le
transport
aérien.
Les
prix
des
transports
équivalent
aux
prix
des
trajets
réguliers
Port
au
Prince
/
Port
de
Paix,
si
l’avion
est
plein.
La
relance
de
ces
vols
réguliers
–
en
parallèle
de
la
mise
en
place
d’infrastructures
d’accueil‐
est
un
enjeu
capital
pour
le
développement
du
tourisme.
2.4.9.2 Les
medias
(internet,
radio,
télévision)
Les
habitants
du
Môle
aiment
la
radio,
puisque
l’on
trouve
dans
la
commune
neuf
stations
de
radio
!
Il
s’agit
de
trois
stations
à
Mare‐Rouge
:
Bois
Caïman,
Promotion
FM
et
Mare‐Rouge
inter,
de
cinq
stations
dans
la
ville
du
Môle
;
Idéal
FM,
Môle
FM,
Radio
Zenith,
Radio
Stars
et
Pladem,
et
d’une
station
à
Côtes‐de‐Fer
:
Radio
communautaire
de
Côtes‐de‐Fer
(RCC).
L’expérience
de
la
Radio
Bois
Caïman
a
commencé
dans
les
années
1990,
et
est
reconnue
comme
la
première
radio
communautaire
du
Pays
et
première
radio
de
la
région
du
Bas
Nord
Ouest,
pour
son
dynamisme,
la
qualité
et
la
diversité
de
sa
programmation.
Elle
rediffuse
notamment
la
radio
Port
au
Princienne
RadioVision
2000.
Elle
a
été
créée
sous
l’impulsion
des
organisations
de
base
de
la
commune
et
fait
partie
du
réseau
de
radios
communautaires
Sosyete
Animasyon
ak
Kominikasyon
Sosyal
(SAKS).
Ces
radios
sont
un
des
lieux
de
débat
sur
les
affaires
courantes
et
politiques
de
la
commune
les
plus
usités,
et
leur
nombre
permet
une
diversité
de
tendances
intéressante.
Cependant,
elles
manquent
de
moyens
(peu
de
publicités
qui
pourraient
financer
leurs
coûts
de
fonctionnement),
ce
qui
décourage
de
nombreux
animateurs
et
réduit
les
heures
d’émission.
On
dénombre
aussi
dans
la
commune
huit
cybers
cafés
dont
Cinq
à
Mare‐Rouge
et
trois
à
la
ville
du
Môle,
mais
finalement
un
accès
à
internet
assez
limité
:
Les
cybers
café
offrent
beaucoup
plus
de
services
d’appels
internationaux
que
de
navigation.
Le
coût
des
systèmes
internet
(par
satellite
uniquement),
l’absence
de
technicien
sur
la
zone,
et
la
limitation
des
téléchargements
sont
autant
de
raisons
externes
qui
empêchent
leur
développement.
Enfin,
la
ville
possède
une
chaîne
de
télévision
(Télé
Môle)
qui
émet
principalement
le
soir
et
les
week
end,
sur
une
initiative
de
la
diaspora
associée
à
une
équipe
locale.
Elle
diffuse
des
films
mais
parfois
aussi
des
émissions
liées
à
la
vie
locale.
Notons
que
la
diaspora
a
fourni
des
téléviseurs
publics
qui
sont
installés
dans
les
rues
de
la
ville
le
week
end
pour
permettre
à
un
plus
large
public
de
bénéficier
des
émissions.
2.4.9.3 Le
réseau
téléphonique
Grâce
aux
réseaux
téléphoniques
de
Digicel
installés
depuis
plus
de
deux
ans,
la
population
des
agglomérations
de
Mare
Rouge
et
du
Môle
a
accès
au
téléphone
;
cependant,
l’accès
est
beaucoup
plus
difficile
dans
les
sections,
et
la
1ère
section
notamment
revendique
depuis
l’installation
d’une
autre
antenne
qui
pourrait
toucher
à
la
fois
la
côte
du
Môle
à
Jean
Rabel
et
l’île
de
la
Tortue
en
face.
Malgré
le
coût
élevé
de
l’utilisation
du
téléphone
mobile,
la
grande
majorité
de
la
population
en
possède
un.
Ainsi,
93%
de
la
population
de
la
ville
dispose
d’un
téléphone
contre
63,1%
en
milieu
rural.
En
effet,
le
téléphone
est
aussi
le
moyen
le
plus
facile
d’être
en
contact
avec
les
membres
de
la
famille
à
Port
au
Prince
ou
à
l’étranger,
et
donc
avec
les
sources
de
capitaux.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
44
Medias
et
communication
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* 9
radios,
une
chaîne
de
télévision
* Qualité
des
émissions
éducatives
et
bonne
couverture
de
Bois
Caïman
* Il
y
a
plusieurs
cybers
café
* Les
radios
de
la
ville
n’ont
pas
de
partenaires
qui
les
appuient
* Les
émetteurs
sont
trop
faibles
pour
couvrir
toute
la
commune
* Journalistes
et
animateurs
sont
peu
formés,
ce
qui
amène
à
des
émissions
mal
formulées
ou
subjectives
* Les
radios
sont
confrontées
à
des
problèmes
d’énergie
* Les
émissions
sont
souvent
interrompues
pour
cause
de
panne
des
appareils
* La
programmation
des
radios
n’est
pas
très
riche
* Pas
de
relais
sur
la
1ère
section
* CONATEL
dispense
des
licences
aux
radios
* Démarches
possibles
auprès
de
l’AJH
pour
formation
* SAKS
et
REFRAKA
forment
* Peu
de
sponsors
diffusent
des
spots
/
les
radios
sont
peu
financées
* 1ère
section
peu
couverte
par
le
réseau
téléphonique
Tableau
17:
Perception
du
secteur
des
médias/communication
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.5 Le
contexte
économique
de
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
L’économie
de
la
commune
est
essentiellement
agricole
(les
2/3
des
familles
pratiquent
élevage
et/ou
production
végétale),
et
différente
sur
les
trois
zones
déjà
définies
:
les
côtes
(pêche
essentiellement,
charbon),
le
plateau
(commerce
et
cultures
vivrières)
et
les
zones
sèches
(élevage,
charbon,
ricin).
Les
productions
fruitière
et
d’arachide
(pistache)
occupent
également
une
place
non
négligeable.
Par
ailleurs,
Mare
Rouge
est
une
zone
commerciale
centrale
pour
tout
l’arrondissement
(40
%
des
familles
y
sont
commerçantes).
2.5.1 La
production
végétale
Malgré
les
différences
de
climat
entre
le
plateau
arrosé,
et
les
zones
plus
sèches,
on
peut
parler
en
moyenne
de
deux
saisons
de
plantation
(mars/avril
et
septembre/octobre),
et
deux
saisons
de
récolte
(juillet/août
et
novembre/décembre).
La
production
végétale
est
concentrée
sur
les
zones
humides
du
plateau
et
de
la
1ère
section
(Nord‐Est),
ainsi
que
sur
les
enclaves
irriguées.
Ces
enclaves
sont
particulièrement
utiles
à
la
production
maraîchère,
trop
faible
par
rapport
aux
besoins
nutritionnels
de
la
commune.
On
remarquera
dans
le
tableau
de
la
page
des
productions
agricoles
que
la
production
maraîchère
apporte
des
revenus
fort
intéressants
par
rapport
aux
cultures
plus
répandues.
On
trouve
ci‐dessous
la
description
des
systèmes
d’irrigation
qui
existent
actuellement.
Notons
qu’outre
l’amélioration
du
fonctionnement
de
systèmes
existants,
d’autres
systèmes
d’irrigation
pourraient
être
développés,
à
partir
de
la
source
Joblin
par
exemple
(2è
section).
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
45
Lieu
Surface
irriguée
(carreaux)
Nombre
d’exploitants
Remarque
La
Gorge
76
Construit
par
Care
et
Caritas
;
Un
bord
à
aménager
Digoterie
65
Env.150
Construit
en
2002
(GRAF),
gravement
endommagé
par
Jeanne
en
2004
Lavaltière
63
Env.
800
Construit
en
1978
(Fonds
Agricole),
réhabilité
Care.
Forte
déperdition
d’eau
(canaux
non
maçonnés)
et
gestion
conflictuelle
Bourra
7
Ramadou,
Nan
Trou
Petits
périmètres.
Tableau
18
:
Systèmes
d’irrigation
de
la
commune
La
production
agricole
végétale
représente
environ
19
millions
de
gourdes
par
an
selon
les
enquêtes
du
CNIGS
;
on
trouve
plusieurs
systèmes
agricoles,
dépendamment
des
caractéristiques
de
chaque
zone
:
culture
vivrière
sur
le
plateau
(haricot,
maïs..),
systèmes
agroforestiers
sur
les
pentes
humides,
notamment
de
la
1ère
section
(vivres‐majoritairement
patate
douce
et
manioc,
fruits,
café),
culture
maraîchères
et
bananes
sur
les
systèmes
irrigués,
ricin
et
pistache
dans
les
zones
sèches.
On
remarque
dans
le
tableau
ci‐dessous
que
certaines
filières
à
fort
revenu
sont
peu
exploitées
:
fruits,
légumes,
produits
laitiers.
La
production
fruitière
notamment
est
à
étudier
:
la
commune
exporte
ses
fruits
vers
les
autres
communes
(balance
excédentaire)
mais
une
partie
des
fruits
reste
invendue,
et
représente
un
manque
à
gagner
important
:
l’absence
de
moyens
de
transport
adéquats
(transport
en
vrac
dans
les
camions,
sans
cagettes
de
protection)
causent
de
nombreuses
pertes
et
défraîchit
les
fruits.
Les
revendeuses
ne
sont
donc
pas
intéressées
pour
les
acheter
et
les
revendre
dans
les
grandes
villes,
et
préfèrent
faire
leur
commerce
sur
des
valeurs
plus
robustes
(charbon).
Ce
problème
de
transport
–
tout
comme
la
productivité
des
arbres
et
la
qualité
des
espèces‐
est
à
résoudre
sur
le
modèle
de
ce
qui
se
fait
déjà
avec
la
mangue
francisque
sur
la
commune
de
Jean
Rabel.
La
culture
maraîchère
quant
à
elle
n’est
pas
une
filière
traditionnelle
dans
la
région,
et
son
faible
développement
est
donc
lié
à
plusieurs
paramètres
:
absence
de
semences
sur
la
zone,
faible
connaissance
des
techniques
de
semis,
d’entretien
et
de
protection
phytosanitaire.
La
commune
important
des
légumes
des
autres
communes
pour
se
nourrir,
il
semble
intéressant
d’encourager
cette
culture
dans
les
zones
irriguées
et
sur
le
plateau
humide
pour
favoriser
une
augmentation
des
revenus
de
quelques
producteurs
et
une
autosuffisance
alimentaire,
sans
toutefois
que
le
contexte
de
la
commune
soit
favorable
à
un
développement
massif
de
celle‐ci.
Les
produits
laitiers
vaudraient
à
être
développés
sur
le
modèle
du
réseau
Lètagogo,
présent
sur
tout
le
territoire
national
excepté
le
Nord
Ouest
;
en
effet,
la
consommation
de
produits
laitiers
importés
est
importante
sur
la
commune
et
pourrait
avantageusement
être
remplacée
par
du
lait
produit
sur
place.
Informer
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
46
sur
ce
type
de
développement
pourrait
inciter
les
producteurs
à
se
lancer
dans
la
démarche,
en
profitant
des
avantages
du
territoire
décrit
dans
le
chapitre
suivant
pour
le
développement
de
l’élevage.
Au
niveau
des
productions
de
céréales
(maïs
en
grande
majorité)
et
haricot
qui
sont
les
plus
répandus
aujourd’hui
(avec
la
culture
des
vivres),
elles
fournissent
un
rendement
faible
en
raison
du
manque
d’outillage
notamment,
alors
que
le
plateau
arrosé
de
Mare
Rouge
fournit
un
terroir
productif
que
des
machines
agricoles
pourraient
valoriser
rentablement.
Produit
%
ménages
le
cultivant
Production
annuelle
brute
(gdes)
Production
annuelle
/ménage
Produit
%
ménages
le
cultivant
Production
annuelle
brute
(gdes)
Production
annuelle
/ménage
produits
laitiers
0,1
19
000
4
961
café
0,9
88
000
2
553
café
0,9
88
000
2
553
céréales
17,6
2
235
600
3
317
légumes
0,5
173
500
9
060
ricin
1,5
230
300
4
009
ricin
1,5
230
300
4
009
oléagineux
8,9
1
379
800
4
048
oléagineux
8,9
1
379
800
4
048
vivres
33,8
5
710
100
4
411
fruits
8,1
2
105
600
6
787
produits
laitiers
0,1
19
000
4
961
céréales
17,6
2
235
600
3
317
fruits
8,1
2
105
600
6
787
vivres
33,8
5
710
100
4
411
haricot
28,6
7
467
200
6
817
haricot
28,6
7
467
200
6
817
légumes
0,5
173
500
9
060
Tableau
19
:
Estimation
des
productions
agricoles
annuelles
(à
partir
des
données
CNIGS
;
à
gauche
classement
par
production
annuelle
pour
la
commune,
à
droite
classement
par
production
annuelle
par
ménage)
De
nombreuses
études
techniques
(CNIGS,
BAC,
GRAF)
ont
signalé
le
potentiel
économique
du
ricin
sur
le
terroir
du
Môle
St
Nicolas,
bien
que
celui‐ci
soit
aujourd’hui
peu
répandu
en
raison
du
faible
prix
de
vente
dans
la
commune
et
de
la
longueur
de
la
période
de
maturation
qui
décourage
les
agriculteurs
ayant
besoin
de
rentrées
économiques
plus
rapprochées.
Plante
à
forte
valeur
ajoutée
une
fois
transformée,
elle
manque
d’un
réseau
de
commercialisation
dans
les
grandes
villes
(voir
à
l’étranger).
Après
les
phases
d’expérimentation
menées
les
années
précédentes
sur
la
transformation
(2
presses
existent
sur
la
commune),
il
faudrait
s’attacher
à
développer
les
coopératives
et
la
recherche
de
réseau
de
clientèle,
c’est‐à‐dire
s’attaquer
à
la
filière
dans
son
ensemble.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
47
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Présence
du
plus
important
marché
construit
du
BNO
* Nombreuses
institutions
octroyant
des
crédits
(CECM,
CAPOMAR,
GRAF,
ADMO)
* Transport
de
marchandises
par
voie
maritime,
peu
coûteux
* Usines
de
transformation
du
ricin
sur
1e
et
3e
section
* 1e
section
productrice
*
* Manque
d’investisseurs
* Le
système
à
intérêt
fixe/
dégressif
n’est
pas
à
l’avantage
des
emprunteurs
* Le
crédit
n’est
souvent
pas
rentable/
les
clients
vendent
leurs
biens
pour
rembourser
* Les
crédits
sont
parfois
octroyés
par
favoritisme
et
non
sur
dossier
* Les
crédits
sont
surtout
liés
au
commerce,
mais
non
adaptés
à
d’autres
activités
(construction,
élevage,
agriculture,
etc.)
* Absence
de
formation
à
la
gestion
de
stocks
et
fonds
de
roulement,
au
marketing
* Absence
de
contrôle
des
prix
et
de
la
concurrence
* Les
commerçants
vendent
tous
le
même
produit
* Marchés
de
production
peu
développés
* Promotion
du
ricin
insuffisante
* Fonkoze,
ID,
Grann
Lizon
* CAD
octroie
des
crédits
aux
personnes
PV‐
VIH
* Projet
de
transformation
de
fruits
avec
FAES/1e
section
* CAPOMAR
prévoit
des
formations
* Le
montant
des
prêts
octroyés
est
faible
pour
un
réel
investissement
* Intérêts
trop
hauts
pour
les
commerçantes
de
détail
qui
ne
réalisent
pas
assez
de
bénéfices
pour
rembourser
* Le
transport
maritime
présente
des
risques
(marchandises
perdues
lors
des
tempêtes)
* Les
frais
de
transport
rendent
les
marchandises
chères
* Produits
importés
diminuent
la
valeur
des
produits
locaux
Tableau
20
:
Perception
de
la
filière
ricin
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
Enfin,
signalons
que
les
cultivateurs
se
plaignent
souvent
du
manque
d’accès
au
crédit
agricole
et
du
manque
d’encadrement
technique
:
les
institutions
de
crédit
se
concentrent
sur
le
crédit
au
petit
commerce,
et
le
Bureau
Agricole
Communal
(BAC)
de
Jean‐Rabel
est
peu
présent
de
par
son
manque
de
moyens
humains
et
techniques.
Ce
manque
d’accès
au
crédit
est
lié
également
à
un
problème
de
gestion
des
récoltes
(problème
courant
dans
les
autres
communes
également)
:
les
récoltes
sont
immédiatement
vendues,
à
la
fois
en
raison
des
besoins
immédiats
de
liquidités
des
agriculteurs,
et
du
manque
d’infrastructures
de
stockage
adéquates.
L’afflux
apporte
donc
des
prix
très
faibles,
tandis
qu’au
moment
des
semis,
les
prix
augmentent
très
fortement
puisque
aucun
stockage
n’a
été
réalisé.
Les
agriculteurs
subissent
ces
différences
de
prix
et
ont
finalement
des
bénéfices
nets
des
récoltes
très
faibles.
Il
serait
intéressant
de
s’attaquer
à
ce
problème
de
façon
intégrée
et
globale,
en
tenant
compte
de
l’échec
de
nombreuses
initiatives
en
ce
sens
qui
consistait
à
apporter
simplement
des
silos
de
conservation
dans
les
organisations
agricoles.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
48
Agriculture
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Disponibilité
d’eau
pour
des
systèmes
irrigués
sur
la
1ère
* Nombreux
arbres
fruitiers
:
citrus,
avocat
* Fertilité
des
terres
sur
le
plateau
* Plusieurs
systèmes
irrigués
à
la
gorge,
Lavaltière,
Ravine
Galette
* Quelques
cultures
maraîchères
* Appui
du
GRAF
* La
pistache
résiste
bien
au
climat
* Transformation
du
ricin
* Absence
d’encadrement
des
agriculteurs
par
le
BAC
en
termes
de
conseil
et
formation
* Absence
de
boutique
agricole
* Inexistence
d’infrastructures
de
stockage
améliorées
* Eau
pas
toujours
disponible
sur
le
plateau
* Élevage
libre
non
contrôlé
par
les
CT
* Pas
de
transformation
de
fruits
* Absence
de
matériel
permettant
d’améliorer
la
rentabilité
* Faible
disponibilité
de
semences
* Absence
de
crédit
agricole
* Variété
de
mangues
peu
rentable
* Les
projets
d’aide
à
l’agriculture
sont
mal
répartis
* Le
Ministère
de
l’Agriculture
intervient
plus
souvent
* Étude
disponible
pour
l’aménagement
de
lacs
collinaires
* AAA
* Perte
des
récoltes
lors
des
inondations
et
forts
vents
* Irrégularité
et
insuffisance
de
pluie
* Difficultés
économiques
des
agriculteurs
les
poussant
à
vendre
toute
la
récolte
au
lieu
de
stocker
* Difficultés
de
transport
des
produits
qui
pourrissent
* Érosion
lessivant
les
terres
* Présence
de
ravageurs
des
cultures
Tableau
21:
Perception
du
secteur
agricole
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.5.2 L’élevage
L’élevage
est
la
deuxième
activité
économique
de
la
commune.
Il
est
pratiqué
par
67%
de
la
population,
mais
seules
quelques
personnes
en
font
une
activité
à
part
entière
:
l’élevage
reste,
comme
dans
le
reste
du
pays,
l’épargne
de
la
famille
qui
permettra
de
faire
face
aux
coups
durs
et
aux
dépenses
lourdes
(entrée
à
l’école,
etc.).
Dans
les
zones
arides
et
semi
arides
non
cultivées
de
la
commune,
l’élevage
se
fait
à
la
corde
ou
libre
durant
les
périodes
de
sécheresse.
La
totalité
du
cheptel
de
la
commune
représente
une
valeur
monétaire
d’environ
47
millions
de
gourdes.
Le
tableau
ci‐dessous
présente
la
répartition
de
ce
cheptel,
et
confirme
que
l’élevage
de
chèvres
est
le
plus
répandu
et
le
plus
rentable,
car
plus
facilement
commercialisable
que
les
gros
bétails
à
la
valeur
monétaire
plus
importante.
Le
secteur,
malgré
sa
place
prépondérante
dans
l’économie
de
la
commune,
fait
face
à
de
grandes
difficultés
qui
empêchent
son
développement
:
les
chèvres
et
moutons
sont
victimes
de
nombreuses
attaques
des
chiens
sauvages,
les
bêtes
sont
dépendantes
du
climat
(faible
utilisation
du
fourrage
et
de
l’abreuvage),
la
reproduction
n’est
pas
contrôlée
et
donc
peu
optimale,
comportant
de
nombreux
croisements
menant
à
la
dégénérescence
des
races.
Cependant,
les
grands
espaces
de
savane
libre
de
la
commune
(presqu’île,
savane
môle,
etc.)
représente
un
potentiel
énorme
pour
développer
le
secteur,
moyennant
une
stimulation
à
la
production
de
fourrage
et
à
la
création
d’espaces
réservés
à
l’élevage.
La
preuve
en
est
la
présence
de
nombreux
éleveurs
qui
viennent
de
façon
saisonnière
des
communes
de
Bombardopolis
et
Baie
de
Henne
pour
profiter
des
espaces
de
savane
du
Môle.
Actuellement,
le
seul
investissement
fait
en
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
49
élevage
est
l’achat
de
la
bête
;
il
s’agirait
donc
de
convaincre
quelques
éleveurs,
chiffres
à
l’appui,
des
bénéfices
qui
peuvent
être
tirés
en
investissant
également
dans
le
soin
des
bêtes
(alimentation,
abreuvage,
soins
vétérinaires,
contrôle
de
la
reproduction,
clôture).
Remarquons
aussi
que
le
Bureau
Agricole
Communal
dispose
d’un
agronome
vétérinaire
nommé
récemment,
dont
le
secteur
élevage
pourrait
avantageusement
profiter
en
termes
de
formation
et
d’appui
à
l’organisation
du
secteur.
Animal
%
familles
en
possédant
Nbre
bêtes
moyen
/ménage
Nbre
bêtes
total
Valeur
unitaire
(gdes)
Valeur
cheptel
total
Valeur
/ménage
pintade
1
4
134
200
26
789
716
pigeon
1
11
304
65
19
768
740
poule
46
7
16
178
160
2
588
519
1
053
dinde
3
4
622
300
186
647
1
164
mouton
13
3
1
966
1
310
2
576
017
3
707
cheval
5
1
331
3
500
1
159
865
4
340
ane
22
1
1
531
3
770
5
772
436
4
826
porc
15
2
1
275
3
235
4
123
921
5
144
chèvre
48
5
12
469
1
575
19
638
385
7
655
bœuf
14
2
1
392
5
388
7
499
223
10
022
mulet
5
1
294
13
000
3
821
675
14
300
Tableau
22:
Cheptel
de
la
commune
et
valeur
monétaire
(données
CNIGS,
classées
par
valeur
monétaire
capitalisée
par
ménage)
Élevage
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Quantité
de
bétail
importante
* Disponibilité
de
savanes
adaptées
à
l’élevage
sur
le
bas
de
la
1ère
et
2ème
sections
* Interventions
de
GRAF
et
KORAL
* Fréquentes
maladies
du
bétail
/
manque
d’information
et
médicaments/agents
désœuvrés
* Absence
d’institution
encadrant
l’élevage
* Les
chiens
sauvages
mangent
les
chèvres
* Abreuvement
et
nourriture
non
régulier
en
période
de
sécheresse
/
pas
de
production
de
fourrage
* Indisponibilité
de
races
améliorées/
reproduction
consanguine
* Ministère
Agriculture
* Forte
demande
* Les
chiens
sauvages
mangent
les
chèvres
* Campagnes
de
vaccination
non
régulières
* Les
cyclones
tuent
une
partie
du
bétail
Tableau
23:
Perception
du
secteur
de
l’élevage
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.5.3 La
pêche
La
pêche
est
pratiquée
dans
la
commune
par
60%
de
la
population
des
six
villages
de
pêcheurs
identifiés
:
Carénage,
la
Presqu’île,
Rivière
de
Côtes‐de‐Fer,
La
Grenade,
Cap‐à‐Foux,
et
Tamarin
qui
s’étalent
sur
51
km
de
côtes.
Les
mois
de
juillet
et
août,
la
pêche
est
plus
active
(plus
de
poissons
liés
aux
migrations
saisonnières).
Elle
représente
environ
3,8
millions
de
bénéfices
annuels.
Notons
une
pêche
de
fruits
de
mer
:
lambis,
langoustes
(homard
local),
importante
par
rapport
aux
communes
avoisinantes.
Les
poissons
sont
vendus
frais
sur
le
marché
local,
séchés
sur
ceux
de
Mare‐Rouge
et
de
Jean‐Rabel,
Gonaîves
et
Port‐au‐Prince,
mais
en
période
de
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
50
bonne
pêche,
la
commercialisation
est
trop
faible
par
rapport
aux
prises.
Il
s’agirait
de
développer
le
système
de
réfrigération
afin
de
vendre
du
poisson
frais
dans
les
autres
communes.
Les
pêcheurs
sont
peu
équipés
en
matériels
et
équipements,
ce
qui
les
empêche
de
pratiquer
une
pêche
en
haute
mer.
Les
matériels
utilisés
sont
:
la
touffe,
les
filets,
les
lignes,
les
fusils,
les
nasses.
La
pêche
se
fait
à
la
nage
ou
bien
sur
des
canots
de
15
à
25
pieds
de
long
et
des
«
bois
fouillés22
».
Il
faut
signaler
que
plusieurs
coopératives
de
pêche
de
la
ville
du
Môle
et
de
Carénage
ont
reçu
d’UNOPS
un
appui
en
matériels
et
en
formation
il
y
a
une
dizaine
d’années
(canots,
locaux,
congélateurs…).
Très
peu
de
traces
de
ces
matériels
existent
aujourd’hui
;
les
pêcheurs
y
voient
la
conséquence
de
plusieurs
problèmes
:
des
coopératives
menées
par
des
personnes
n’ayant
pas
d’intérêt
économique
dans
la
pêche,
des
équipements
aux
coûts
de
fonctionnement
trop
élevés,
aucune
participation
financière
des
pêcheurs
qui
ait
pu
les
inciter
à
protéger
le
matériel
malgré
les
difficultés.
Le
FAES
a
également
disposé
un
DCP
récemment
(dans
le
cadre
d’un
projet
du
plan
de
développement
de
la
1ère
section
communale),
mais
aucun
accompagnement
n’existe
actuellement
auprès
des
pêcheurs
pour
savoir
l’utiliser
et
l’entretenir.
On
constate
par
rapport
à
d’autres
communes
une
très
forte
sensibilité
de
l’ensemble
de
la
population
côtière
autour
des
pratiques
qui
menacent
les
ressources
halieutiques
:
l’ensablement
dû
à
l’érosion,
l’abattage
des
mangroves
et
la
pêche
«
bat
dlo23
»
sont
des
pratiques
qu’elle
voudra
voir
contrôlées
par
le
représentant
du
Ministère
de
l’Agriculture.
Pêche
(ville
et
Bas
Côtes
de
Fer)
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Fortes
ressources
halieutiques
* La
plupart
des
familles
de
la
côte
pratiquent
la
pêche,
de
façon
traditionnelle
* Les
pêcheurs
attrapent
des
poissons
trop
petits
ou
en
gestation
(mailles
des
filets
petites)
* Absence
de
formation
des
pêcheurs
aux
nouvelles
techniques
* Absence
de
bateau
de
pêche
à
moteur
* Les
matériels
des
pêcheurs
sont
inadaptés
* Absence
de
moyens
de
réfrigération
des
pêches
par
manque
d’énergie
* Les
dons
sont
mal
gérés
/
manque
de
participation
financière
des
bénéficiaires
* Dysfonctionnement
des
coopératives
* FAES
va
installer
3
DCP
* Démarches
en
cours
auprès
de
la
Minustah
pour
obtenir
2
bateaux
de
pêche
à
moteur
* Motion
* La
demande
est
supérieure
à
l’offre
* Absence
d’agent
de
pêche
de
l’Etat
qui
contrôle
et
poursuivent
les
pêcheurs
qui
ne
respectent
pas
la
législation
* La
pêche
«
Bat
dlo
»
détruit
les
ressources
halieutiques
* Destruction
des
mangroves
où
se
reproduisent
les
poissons
pour
faire
du
charbon
et
colorer
les
filets
Tableau
24:
Perception
du
secteur
de
la
pêche
par
les
habitants
Source
:
Atelier
participatif
de
synthèse
communale
organisé
par
le
PADL,
Avril
2009
2.5.4 La
production
de
charbon
Une
activité
génératrice
de
revenus
est
identifiée
et
pratiquée
par
un
pourcentage
important
de
la
population
:
la
production
et
commercialisation
du
charbon
de
bois.
Cette
activité
est
importante
économiquement
pour
de
la
commune,
car
l’une
des
seules
«
exportations
»
de
la
commune
constituant
une
source
de
revenu
pour
14
%
22 Canots construits à partir des morceaux de bois, le plus souvent de bois de gommier. Ce type de canot ne peut apporter
qu’une personne et sont très risqués.
23 Pratique de pêche qui consiste à capturer tous les poissons quelque soient leurs tailles
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
51
de
la
population,
46
000
sacs
annuels,
et
11
millions
de
bénéfices24.
La
plus
forte
concentration
de
la
fabrication
de
charbon
se
trouve
dans
les
zones
semi
arides
de
la
partie
sud
de
la
commune
et
dans
la
section
communale
de
Damé.
Le
charbon
se
vend
sur
les
marchés
de
Port‐au‐Prince
pour
le
transport
assuré
par
des
voiliers
pour
la
zone
côtière,
et
à
Arcahaie
pour
les
transport
assuré
par
des
camions
depuis
les
zones
de
production
des
sections
communales.
Généralement
les
producteurs
de
charbon
de
bois
sont
originaires
de
la
commune
tandis
que
les
commerçants
sont
issus
de
différentes
communes
de
la
région.
A
noter
que
face
à
l’ampleur
de
cette
activité,
quelques
paysans
plantent
des
arbres
à
destination
de
charbon,
mais
cette
initiative
est
rare,
et
l’activité
est
donc
cause
d’un
fort
déboisement
dans
des
zones
qui
devraient
être
protégées.
Des
zones
de
plantations
de
bois
à
croissance
rapide
et
fort
potentiel
calorifique
seraient
donc
une
initiative
intéressante
pour
protéger
l’environnement
et
les
terres
de
la
commune
dans
le
cadre
de
l’élaboration
du
schéma
d’aménagement.
2.5.5 Le
commerce
Mare
Rouge
est
un
important
centre
commercial.
Les
activités
de
commerce
se
tournent
autour
des
activités
d’exportation
de
produits
agricoles,
de
fruits,
de
bétail
et
de
volailles
vers
les
villes
des
Gonaïves,
de
Port‐de‐
Paix,
de
charbon
vers
toutes
les
grandes
villes.
Mais
la
plus
grande
partie
du
commerce
est
malheureusement
liée
à
l’importation
de
produits
de
consommation
courante
(huile,
riz,
produits
manufacturés)
venant
des
marchés
de
Port‐au‐Prince,
des
Gonaïves
et
de
Port‐de‐Paix.
Le
commerce
est
pratiquement
une
activité
féminine
dans
la
commune
(comme
ailleurs
dans
le
pays).
Le
marché
de
Mare‐Rouge
est
le
plus
grand
centre
commercial
de
l’arrondissement
avec
ses
400
places,
d’ailleurs
insuffisantes
pour
le
nombre
de
marchands.
Il
fonctionne
trois
jours
par
semaine
(mardi,
jeudi,
dimanche).
Certains
marchands
préfèrent
d’aller
au
marché
de
Bombardopolis
les
Jeudi
au
lieu
de
rester
à
Mare‐
Rouge.
On
note
un
très
grand
nombre
de
dépôts
de
marchandises
liés
à
ce
marché
(68).
Les
marchés
de
la
ville
du
Môle
et
celui
de
Rodolphe
(Côtes‐de‐Fer)
quand
à
eux
sont
très
locaux
et
peu
fournis.
De
nombreuses
institutions
de
micro
finances
comme
la
Caisse
Populaire
de
Mare‐Rouge
(COPOMAR),
la
Caisse
populaire
de
la
ville
du
Môle
et
des
programmes
de
miro
crédits
comme
le
GRAF,
IFOS,
FONKOZE,
PACOB
octroient
des
prêts
en
majorité
aux
commerçants.
CAPOMAR
par
exemple
pratique
un
taux
d’intérêt
dégressif
de
30%
l’an.
Pour
avoir
accès
au
prêt
de
la
CAPOMAR,
l’intéressé
doit
être
membre
depuis
au
moins
trois
mois
et
disposer
de
33%
du
montant
sollicité
(20‐25%
pour
les
prêts
suivants).
CAPOMAR
exige
de
ses
clients
un
versement
mensuel.
Chaque
institution
de
micro‐crédit
a
une
philosophie
et
un
mode
de
calcul
spécifique,
mais
dans
l’ensemble
les
taux
reviennent
au
même.
Les
bénéficiaires
des
crédits
se
plaignent
souvent
des
contraintes
fortes
liées
à
ces
crédits
:
taux
élevés
et
échéances
de
remboursement
courtes,
ce
qui
est
vrai,
mais
les
structures
de
crédit
peuvent
difficilement
faire
mieux
pour
garder
la
marge
qui
les
fait
fonctionner.
En
réalité,
les
montants
octroyés
sont
faibles
et
ne
permettent
pas
de
réel
investissement
productif.
Il
s’agit
en
général
d’acheter
un
stock
de
produits
à
revendre
;
les
bénéfices
nets
des
petites
marchandes
sont
trop
faibles
pour
rembourser
des
intérêts
(faibles
ventes
car
très
nombreuses
vendeuses
et
faible
marge).
Par
ailleurs,
les
personnes
ne
savent
pas
toujours
gérer
au
mieux
le
prêt,
et
elles
sont
souvent
obligées
de
décapitaliser
pour
rembourser
les
intérêts
(vendre
biens
et
terres).
Dans
ce
cas,
le
micro‐crédit
crée
de
la
pauvreté
plus
que
de
la
richesse.
24 Source CNIGS
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
52
2.5.6 Exploitation
de
mines
et
carrières
Cette
activité
est
plus
courante
dans
le
plateau
de
Mare‐Rouge
(Pecry,
Bellevue,
Nan
vye
Kay…)
et
de
Damé
(Surprendre)
et
est
à
la
desserte
des
habitants
du
plateau.
Les
roches
dur
sont
exploitées
dans
la
zone
Joblin
tout
au
long
de
la
route
qui
même
à
la
Ville
du
Môle
St
Nicolas.
Elle
n’est
soumise
à
aucun
contrôle
des
autorités
locales
et
ne
paie
aucune
redevance.
Il
faut
signaler
la
présence
d’une
compagnie
américaine
la
MATRACO
S.A
qui
exporte
sable
et
gravier
vers
les
États‐Unis.
Cette
dernière
a
un
contrat
avec
l’état
haïtien
au
niveau
central
de
50
ans,
mais
l’exploitation
est
actuellement
mise
en
veilleuse.
Les
bénéfices
accordés
à
la
Mairie
dans
le
cadre
de
ce
contrat
sont
peu
clairs
et
pour
l’instant
non
visibles,
tandis
qu’il
n’existe
ni
étude
d’impact
ni
contrôle
sur
les
conséquences
de
cette
exploitation.
Signalons
aussi
l’arrivée
récente
de
prospecteurs
sur
la
commune
de
Damé
qui
prennent
des
mesures
sur
les
potentielles
mines
de
cuivre
et
d’or.
2.5.7 Tourisme,
hôtellerie
et
restauration
Le
secteur
du
tourisme
a
été
et
est
toujours
considéré
dans
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
comme
un
potentiel
secteur
créateur
de
richesses
et
protecteur
du
patrimoine
;
sites
historiques,
curiosités
naturelles,
plages
paradisiaques,
particularités
culinaires,
ambiance
de
la
ville
sont
autant
d’atouts.
On
répertorie
la
Poudrière,
le
Vieux
Quartier,
le
fort
Georges,
la
batterie
de
Vallière,
le
fort
St
Charles
parmi
les
fortifications
françaises
tournées
vers
la
mer
;
mais
la
commune
dispose
aussi
de
forts
de
l’occupation
anglaise
de
la
fin
du
18ième
siècle
(le
fort
de
Ralliement)
et
de
fortifications
de
montagne
de
la
période
haïtienne
de
1810
(fort
à
Cabrit).
La
ville
du
Môle
comprend
également
des
sites
historiques
intéressants
comme
le
cimetière
colonial
et
l’ancienne
église
St
Nicolas,
ainsi
que
de
nombreuses
architectures
datant
des
colonisations
françaises
puis
anglaises.
En
termes
d’hébergement,
on
compte
l’auberge
Resto
Callm
(3
chambres)
et
l’hôtel
Toussaint
Louverture
(22
chambres)
à
la
ville
du
Môle.
A
Mare‐Rouge,
l’auberge
Anne‐Marie
peut
accueillir
12
personnes
et
l’auberge
de
Santrain
seize.
Toutefois
il
faut
signaler
la
construction
en
cours
près
de
la
plage
de
l’hôtel
«
Paradis
du
Môle
»
(44
chambres)
et
du
bar
Boukan
Guinguette
avec
ses
5
bungalows.
Le
bât
blesse
en
termes
de
restauration
:
la
plupart
des
groupes
qui
viennent
de
tout
le
département
se
détendre
sur
les
plages
du
Môle
viennent
par
conséquent
avec
leurs
cuisinières
et
leurs
ingrédients
.
Malgré
la
grande
tradition
culinaire,
il
est
très
difficile
de
trouver
un
plat
au
Môle
sans
réservation
;
les
récents
investissements
publics
et
privés
tendent
à
résoudre
ce
problème.
Les
autres
contraintes
à
résoudre
en
termes
de
développement
touristique
sont
le
problème
du
transport
(développement
du
trafic
aérien
et
maritime)
et
l’absence
de
promotion
de
l’image
du
Môle.
Il
n’existe
pas
non
plus
de
personnes
formées
aux
métiers
du
tourisme,
par
exemple
qui
puissent
servir
de
guides
touristiques.
Le
Plan
National
de
Tourisme
datant
des
années
90
propose
le
Môle
comme
un
site
phare,
tout
en
conseillant
des
investissements
légers
respectueux
du
patrimoine
historique
et
naturel.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
53
Tourisme
Forces
Faiblesses
Opportunités
Menaces
* Plages
de
rêve
* Nombreux
monuments
historiques,
* Baie
protégée
pour
l’accueil
de
voiliers
* Climat
agréable
* Nombreux
fruits
de
mer
et
bonnes
cuisinières
* Présence
d’un
hôtel
et
un
guest
* Présence
de
peintres
* Grottes
et
chutes
d’eau
* Piste
d’aviation
praticable
* Sites
historiques
sont
en
mauvais
état
* Plages
non
aménagées
* Absence
de
promotion
touristique
* Manque
d’infrastructures
attirantes
pour
les
touristes
:
restaurants
à
plein
temps,
hôtel)
* Place
publique
non
aménagée
* Absence
de
loisirs
culturels
* Projet
de
restauration
des
monuments
par
L’Etat
(ISPAN,
primature)
* Promotion
possible
auprès
du
Ministère
du
tourisme
* Appui
de
Motion
* Investisseurs
privés
intéressés
à
la
zone
* Les
sites
historiques
sont
en
train
de
disparaître
* Les
plages
perdent
leur
valeur
avec
l’exploitation
du
sable
* Les
touristes
ne
fréquentent
pas
la
zone
Tableau
25:
Perception
du
secteur
Tourisme
par
les
habitants
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
54
3 PARTIE
III
:
PLANIFICATION
3.1 Choix
des
priorités,
Vision
et
objectifs
de
développement
Il
s’agit
dans
cette
partie
du
document
de
mettre
en
évidence
la
vision
des
autorités
et
des
habitants
du
développement
de
leur
commune
sur
une
période
de
vingt
ans.
Pour
que
cette
vision
se
concrétise,
des
plans
de
développement
quinquennaux
définissent
un
objectif
général,
des
objectifs
spécifiques
et
des
résultats
à
atteindre.
Pour
définir
les
objectifs,
on
s’est
concentrés
sur
les
secteurs
relevant
des
compétences
de
la
collectivité
communale
telles
qu’elles
sont
définies
dans
les
décrets
sur
la
décentralisation
de
2006.
Les
activités
du
Plan
de
Développement
ont
donc
été
ciblées
pour
correspondre
à
ces
compétences,
c’est‐à‐dire
que
ne
sont
prises
en
compte
que
les
activités
sur
lesquelles
la
collectivité
a
un
pouvoir
d’action.
Certains
projets
qui
ne
révèlent
pas
de
la
compétence
de
la
mairie
seront
pris
en
compte
et
la
mairie
se
donnera
pour
tâche
de
démarcher
auprès
de
l’État
central
pour
leurs
réalisations.
À
partir
du
diagnostic
de
la
commune,
le
CDC
a
établi
une
synthèse
des
forces
faiblesses,
opportunités
et
menaces
qui
constituent
une
photographie
de
la
commune,
puis
les
a
classés
par
ordre
de
priorité,
tous
secteurs
confondus
;
les
priorités
ont
été
définies
en
assemblée
soit
par
vote,
soit
par
consensus.
Ce
classement
a
été
fait
au
niveau
de
chaque
section
(voir
résultat
tableau
24),
puis
une
deuxième
priorisation
a
été
faite
pour
la
commune
en
général.
Les
forces
choisies
devaient
alors
avoir
une
portée
communale.
Le
résultat
est
le
suivant
:
‐
Les
Forces
majeures,
c’est‐à‐dire
celles
sur
lesquelles
la
commune
peut
s’appuyer
comme
leviers
du
développement.
Elles
ont
en
général
à
voir
avec
les
secteurs
économiques.
‐
Les
Faiblesses
majeures,
qui
seront
à
corriger
pour
le
bien
être
de
la
population
et
la
stabilité
de
la
société.
Elles
ont
en
général
à
voir
avec
les
services
à
la
personne
‐
Les
Menaces
majeures,
c’est‐à‐dire
celles
qui
menacent
la
commune
mais
sur
lesquelles
elle
n’a
pas
pouvoir
d’action,
elle
devra
donc
prendre
les
mesures
pour
les
contourner.
Le
CDC
a
ensuite
établi
la
Vision,
c’est‐à‐dire
l’identité
de
la
commune,
ce
qui
fait
sa
force
et
la
représente,
la
façon
de
la
décrire,
après
20
ans
de
développement.
Cette
vision
se
base
sur
l’exploitation
des
potentiels
de
la
commune,
c’est‐à‐dire
de
ces
forces
majeures.
Elle
prend
aussi
en
compte
la
correction
de
ses
faiblesses.
On
trouvera
ci‐dessous
ces
trois
éléments
:
- la
synthèse
des
FFOM
de
la
commune
par
section
- les
FFOM
majeures
- La
Vision
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
55
Lieu
Forces
à
valoriser
Faiblesses
à
corriger
ou
combler
Menaces
à
contourner
1ere
section
• Disponibilité
de
nombreuses
sources
pouvant
irriguer
les
terres
• Existence
de
zones
boisées
sur
Haut
Côtes
de
Fer,
arbres
fruitiers
• Larges
espaces
de
savane
sur
le
Bas
Côtes
de
Fer
pour
l’élevage
• Potentiel
pour
la
culture
et
commercialisation
du
ricin
• Ressources
halieutiques
abondantes
• Mauvais
état
de
la
route
principale
• Intrants
agricoles
chers
ou
non
disponibles
/
pas
de
boutique
• Absence
de
lycée
• Marché
peu
développé
malgré
la
bonne
productivité
de
la
section
(pas
de
promotion,
jour
principal
mal
défini,
infrastructures
mal
placées)
• L’eau
de
boisson
n’est
pas
traitée
• Absence
de
pharmacie
vétérinaire
• Absence
de
personnel
spécialisé
au
dispensaire
(laborantin,
infirmière)
• Absence
de
signal
téléphonique
sur
une
grande
partie
de
la
section
•
Irrégularité
des
pluies
• Attaque
des
chiens
errants
• Difficulté
d’accès
des
malades
aux
centres
de
référence
du
à
l’état
des
routes
• Absence
d’agent
étatique
pour
le
contrôle
du
déboisement
• Etat
quasi
absent
dans
le
suivi
des
écoles
2e
Section
• Mare
Rouge
a
une
position
centrale
pour
organiser
le
commerce
des
centres
de
production
vers
les
villes
et
vice
et
versa
(65
%)
• La
section
possède
des
arbres
fruitiers
(20
%)
• Des
savanes
sont
disponibles
pour
l’élevage
(15
%)
• Absence
de
réseau
d’eau
potable
(35
%)
• Manque
d’éclairage
des
rues
/absence
de
réseau
électrique
(19
%)
• Les
professeurs
manquent
de
qualification
/
formation
(13
%)
• Les
routes
sont
en
mauvais
état
(12
%)
• L’eau
n’est
pas
toujours
disponible
pour
arroser
les
jardins
• Le
cimetière
est
mal
situé
et
non
clôturé
• Absence
de
moyens
de
transport
des
malades
vers
l’hôpital
de
J
Rabel
• Les
organisations
de
base
sont
faiblement
structurées
• Les
structures
de
loisirs
sont
en
mauvais
état
structurées
• Les
structures
de
loisirs
sont
en
mauvais
état
• Les
chiens
sauvages
attaquent
le
bétail
• De
nombreux
produits
pourrissent
sur
place
ou
en
cours
de
route
étant
donné
les
mauvaises
conditions
de
transport
• Les
parents
manquent
de
moyens
pour
acheter
les
matériels
scolaires
voire
pour
envoyer
les
enfants
à
l’école
• Les
produits
importés
envahissent
le
marché
au
détriment
des
produits
locaux
3e
Section
• L’élevage
est
la
banque
de
la
majorité
des
familles
–
61%
• Certaines
localités
sont
encore
couvertes
d’arbres
fruitiers
(avocatiers,
orangers)
–
27
%
• Les
écoles
privées
manquent
de
moyens
–
50
%
• Les
routes
en
mauvais
état
rendent
les
transports
de
marchandises
rares
et
coûteux
–
35
%
• De
nombreuses
organisations
locales
attendent
passivement
des
interventions
externes
–
13
%
• Les
chiens
sauvages
tuent
les
chèvres
• Transport
des
malades
vers
les
centres
de
référence
difficile
et
occasionnant
des
décès
• Le
besoin
d’argent
liquide
pousse
les
cultivateurs
à
vendre
la
totalité
de
leur
récolte
à
bas
prix
dans
l’immédiat
• De
nombreux
crédits
sont
faits
à
perte
–
les
clients
ne
remboursent
pas
ou
vendent
leurs
biens
pour
rembourser
Ville
• Le
territoire
possède
de
nombreux
atouts
pour
attirer
le
tourisme
–
67
%
• Les
ressources
halieutiques
sont
abondantes
–
23
%
• Les
voiliers
permettent
un
transport
de
marchandises
à
bas
coût
–
5
%
• Le
système
électrique
ne
répond
pas
aux
normes
pour
une
distribution
rationnelle
de
l’énergie
–
30
%
• Nombreux
conflits
politiques
qui
bloquent
le
développement–
28
%
• Les
routes
d’accès
sont
en
mauvais
état,
rendant
les
transports
de
passagers
difficiles
et
coûteux
–
16
%
• Les
actes
d’État
Civil
délivrés
ne
sont
pas
valides
à
la
capitale
–
9
%
• L’Etat
ne
fait
pas
appliquer
la
législation
en
vigueur
concernant
la
pêche–
28
%
• Déboisement
–
26%
• Les
sites
historiques
sont
en
voie
de
disparition
–
14
%
• Absence
d’hôpital
sur
la
commune
–
14
%
Tableau
26:
Priorisation
des
Forces,
faiblesses
et
opportunités
par
section
(atelier
–
les
%
correspondent
au
nombre
de
voix
si
vote)
Forces
à
valoriser
• 1.
Le
territoire
possède
de
nombreux
atouts
qui
peuvent
attirer
le
tourisme
• 2.
L’élevage
est
la
banque
de
la
majorité
des
familles
• 3.
Potentiel
de
développement
du
ricin
• 4.
Ressources
halieutiques
abondantes
• 5.
Les
voiliers
permettent
un
transport
de
marchandises
à
bas
coût
• Mare
Rouge
a
une
position
centrale
pour
organiser
le
commerce
des
centres
de
production
vers
les
villes
• Certaines
localités
sont
encore
couvertes
d’arbres
fruitiers
(avocatiers,
orangers)
Faiblesses
à
corriger
• 1.
Les
routes
sont
en
mauvais
état
• 2.
Les
rues
ne
sont
pas
toutes
éclairées
/absence
de
réseau
électrique
aux
normes
• 3.
L’eau
de
boisson
n’est
pas
traitée
/
Absence
de
réseau
d’eau
potable
à
Mare
Rouge
• 4.
Absence
de
pharmacie
vétérinaire
• 5.
Les
actes
d’État
Civil
enregistrés
sur
place
ne
sont
pas
valides
à
la
capitale
• 6.
Absence
de
moyens
de
transport
des
malades
vers
l’hôpital
de
J
Rabel
• 7.
Les
organisations
de
base
sont
faiblement
structurées
et
manquent
d’éducation
citoyenne
• 8.
Les
structures
de
loisirs
sont
en
mauvais
état
• 9.
Marché
1e
section
peu
développé
malgré
la
bonne
productivité
de
la
section
(pas
de
promotion,
jour
principal
mal
défini,
infrastructures
mal
placées)
• 10.
Les
écoles
de
la
1ère
section
ne
dépassent
le
niveau
CEP
• Les
nombreux
conflits
politiques
internes
bloquent
le
développement
de
la
ville
• Intrants
agricoles
chers
ou
non
disponibles
/
pas
de
boutique
• Personnel
spécialisé
réduit
et
à
temps
partiel
au
dispensaire
de
la
1ère
section
(laborantin,
infirmière)
• Les
professeurs
manquent
de
qualification
/
formation
• L’eau
n’est
pas
toujours
disponible
pour
arroser
les
jardins
• Le
cimetière
de
Mare
Rouge
est
mal
situé
et
non
clôturé
• Les
salaires
des
professeurs
sont
trop
bas
• De
nombreuses
organisations
locales
attendent
passivement
des
interventions
externes
Menaces
à
contourner
• 1.
Les
sites
historiques
sont
en
voie
de
disparition
• 2.
Déboisement
et
Absence
d’agent
étatique
pour
son
contrôle
• 3.
De
nombreux
crédits
sont
faits
à
perte
–
les
clients
ne
remboursent
pas
ou
vendent
leurs
biens
pour
rembourser
• 4.
Absence
de
signal
téléphonique
sur
une
grande
partie
de
la
1ère
section
• 5.
L’Etat
ne
fait
pas
appliquer
la
législation
en
vigueur
concernant
la
pêche
(taille
des
poissons,
etc.)
• 6.
Les
parents
manquent
de
moyens
pour
acheter
les
matériels
scolaires
voire
pour
envoyer
les
enfants
à
l’école
• Attaque
des
chiens
errants
• Absence
d’hôpital
sur
la
commune
• L’Etat
est
quasi
absent
de
la
supervision
des
écoles
• Mauvaises
conditions
de
transport
causant
un
gaspillage
des
produits
et
une
mortalité
des
malades
en
transfert
• Les
produits
importés
envahissent
le
marché
au
détriment
des
produits
locaux
• Le
besoin
d’argent
liquide
pousse
les
cultivateurs
à
vendre
la
totalité
de
leur
récolte
à
bas
prix
dans
l’immédiat
• Irrégularité
des
pluies
Tableau
27:
Forces,
Faiblesses
et
Menaces
majeures
(atelier
CDC,
classées
par
ordre
de
priorité)
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
57
«
En
2030,
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
est
une
référence
en
matière
de
tourisme
authentique,
on
y
pratique
une
pêche
rationnelle
et
abondante,
et
de
bons
équipements
de
transport
facilitent
l’écoulement
des
produits
agricoles
issus
des
sections
communales.
La
société
du
Môle
impose
une
justice
établie
sur
le
respect
mutuel
qui
permet
à
tous
d’avoir
accès
aux
services
sociaux
de
base
».
Figure
7
:
Vision
de
la
commune
Par
conséquent,
le
Môle
veut
profiter
de
la
variété
des
potentiels
de
son
territoire
pour
un
développement
intégré
:
chaque
zone
(côtes,
pentes
boisées,
savane,plateau,
site
historique)
a
un
potentiel
économique
différent
(pêche,
fruits,
élevage,
cultures
vivrières,
tourisme)
qui
sera
valorisé
spécifiquement
pendant
qu’un
effort
est
fait
sur
le
désenclavement
en
améliorant
les
conditions
de
transport
maritime.
La
présence
des
deux
noyaux
urbains,
Mare
Rouge
(central
pour
la
production
agricole)
et
la
ville
du
Môle
(centrale
pour
la
pêche
et
le
tourisme)
facilitera
l’organisation
du
territoire
et
de
la
commercialisation.
Enfin,
l’idée
de
rassemblement
de
la
société
autour
de
valeurs
communes,
notamment
l’égalité
de
chance
dans
l’accès
aux
services
(égalité
entre
habitants
des
zones
rurales
et
urbaines,
égalité
entre
populations
des
différentes
classes
sociales)
a
été
une
volonté
forte
exprimée
par
le
CDC
et
les
autorités
locales
pour
orienter
le
fonctionnement
des
services
publics.
La
vision
de
développement
de
la
commune
peut
donc
être
liée
à
un
schéma
d’aménagement,
qui
sera
le
prochain
outil
de
planification,
associé
au
plan
de
développement,
monté
par
la
commune.
Dans
un
premier
temps,
on
trouvera
ci‐dessous
un
schéma
succinct
qui
reprend
la
territorialisation
du
développement
économique
souhaité
du
Môle.
Figure
8
:
Schéma
succinct
de
l’organisation
économique
du
territoire
du
Môle
selon
la
vision
du
PCD
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
58
3.2 Logiques
de
développement
La
vision
est
un
idéal
à
atteindre,
un
rêve
qui
doit
devenir
une
réalité.
Pour
y
arriver,
une
stratégie
clairement
définie
qui
donne
les
orientations
de
développement
est
nécessaire.
Pour
cela,
les
membres
du
CDC
ont
analysé
les
différents
secteurs
porteurs
de
la
commune
(les
forces
majeures)
en
décryptant
les
causes
profondes
qui
font
que
ces
secteurs
ne
sont
pas
encore
développés.
Cette
analyse
se
fait
à
partir
de
l’outil
«
Arbre
à
problèmes
»
;
pour
chacun
des
secteurs
concernés,
la
logique
de
développement
s’est
basée
sur
cette
analyse,
c’est‐à‐dire
que
les
activités
ont
été
définies
pour
remédier
à
chacune
des
causes
profondes
(racines)
définies.
Les
résultats
à
atteindre
quant
à
eux
correspondent
au
premier
niveau
des
racines
de
l’arbre.
Le
diagnostic
et
la
planification
sont
liés
entre
eux.
Les
arbres
à
problèmes
montrent
clairement
cette
liaison
et
en
même
temps
donnent
des
pistes
de
solution
en
agissant
sur
les
causes
des
problèmes
identifiés.
On
présente
ci‐dessous
les
arbres
à
problèmes
réalisés.
Pour
chacun
d’eux,
les
racines
encadrées
en
marron
sont
les
racines
profondes
des
problèmes
auxquelles
doit
s’attaquer
le
plan
de
développement.
En
italique,
on
trouve
des
racines
qui
ne
dépendent
pas
du
champ
d’action
des
collectivités,
c’est‐à‐dire
sur
lesquelles
elles
n’ont
pas
de
possibilité
d’action.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
59
Figure
9
:
Arbre
à
problèmes
Tourisme
Figure
10
:
Arbre
à
problèmes
Pêche
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
60
Figure
11
:
Arbre
à
problèmes
Élevage
Figure
12
:
Arbre
à
problèmes
Transport
maritime
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
61
Figure
13
:
Arbre
à
problèmes
Ricin
3.3 Orientations
stratégiques
par
secteur
À
partir
des
arbres
à
problèmes
qui
hiérarchisent
les
problèmes
identifiés
lors
du
diagnostic,
des
orientations
stratégiques
ont
été
définies
pour
chaque
secteur,
afin
de
s’attaquer
aux
causes
profondes
de
ces
problèmes.
Les
voici,
par
secteur.
Orientations
déduites
pour
le
secteur
Tourisme
Les
atouts
de
la
ville
du
Môle
pour
développer
le
tourisme
ne
sont
plus
à
démontrer,
cependant
les
infrastructures
d’accueil
sont
aujourd’hui
très
réduites.
Il
s’agira
donc
d’une
part
d’encourager
l’installation
de
ces
infrastructures
publiques
et
privées
(hôtels,
restaurants,
activités
culturelles
et
de
loisirs,
facilités
d’accès
par
voies
aériennes,
maritimes
et
terrestres),
notamment
en
poursuivant
les
démarches
avec
les
nombreux
investisseurs
publics
et
privés,
nationaux
et
internationaux,
qui
se
sont
déjà
manifestés.
Par
ailleurs,
on
s’attachera
à
diffuser
une
image
positive
et
sécuritaire
de
la
commune
à
travers
les
réseaux
pouvant
toucher
les
différents
types
de
clientèles
(classes
aisées
de
Port‐Au‐Prince,
habitants
du
département,
propriétaires
de
yachts).
Enfin,
l’administration
communale
s’attachera
à
préparer
la
population
à
l’accueil
du
tourisme,
à
travers
notamment
son
programme
d’éducation
citoyenne
(que
recherchent
les
touristes
?
Pourquoi
leur
réserver
un
bon
accueil
et
comment
?...).
Elle
orchestrera
également
la
mise
en
place
d’un
syndicat
des
métiers
du
tourisme
:
y
seront
inscrits,
sous
contrôle
du
CDC,
tous
les
professionnels
liés
au
tourisme
(pêcheurs,
services,
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
62
etc.)
qui
respectent
des
critères
d’hospitalité
et
de
qualité
des
services.
Les
prix
des
services
seront
fixés
au
sein
du
syndicat,
et
les
touristes
seront
orientés
vers
chacun
des
professionnels
à
tour
de
rôle
dans
un
souci
d’équité.
Enfin,
des
jeunes
seront
formés
aux
métiers
du
tourisme
(guides,
animateurs…),
et
la
SEMANAH
reprendra
ses
activités
pour
permettre
aux
bateaux
de
plaisance
de
faire
escale
dans
la
baie
en
toute
légalité
et
sécurité.
Orientations
déduites
pour
le
secteur
pêche
La
commune
s’est
montrée
particulièrement
préoccupée
par
le
problème
de
la
protection
des
ressources
halieutiques,
mises
en
danger
par
la
coupe
des
mangroves
ou
encore
la
pêche
des
poissons
jeunes
ou
en
phase
de
reproduction.
La
réglementation
de
la
pêche
et
l’interdiction
de
la
coupe
des
mangroves
sont
les
mesures
à
prendre.
Le
Conseil
Municipal
et
le
représentant
du
BAC
reprendront
les
démarches
auprès
des
autorités
centrales
pour
nommer
un
nouveau
contrôleur
des
pêches,
qui
diffusera
la
réglementation
et
contrôlera
son
application.
Un
autre
aspect
sera
abordé
dans
le
plan
:
l’organisation
des
pêcheurs.
Le
diagnostic
révèle
que
l’aide
d’UNOPS
reçue
par
les
organisations
de
pêcheurs
avait
été
mal
gérée
parce
que
la
plupart
des
responsables
des
organisations
n’étaient
pas
pêcheurs,
que
les
matériels
n’étaient
pas
adaptés
(trop
coûteux
en
fonctionnement),
qu’aucune
contribution
n’avait
été
demandée
aux
pêcheurs.
Il
s’agira
maintenant
d’impulser
une
dynamique
qui
encourage
les
pêcheurs
à
s’organiser
en
coopérative
en
comprenant
en
quoi
l’intérêt
individuel
peut
être
favorisé
par
la
mise
en
commun
des
ressources
et
efforts.
Il
ne
s’agira
plus
de
travailler
avec
plusieurs
organisations
opportunistes
qui
se
disputent
des
projets,
mais
d’enclencher
une
dynamique
globale
pour
toute
la
communauté
de
pêcheurs,
soutenue
par
les
services
publics
locaux,
qui
comprend
un
accompagnement
sur
la
durée
pour
ce
secteur.
Comme
dans
tous
les
projets
économiques
du
PCD,
une
contribution
financière
sera
exigée
pour
l’acquisition
des
matériels
de
pêche
et
de
conservation,
comme
l’ont
demandé
les
pêcheurs
présents
aux
ateliers.
Ces
matériels
seront
choisis
afin
de
proposer
des
coûts
de
fonctionnement
et
d’entretien
soutenables
par
les
pêcheurs
(énergie
solaire,
faible
consommation
des
moteurs…)
Le
dispositif
d’accompagnement
s’appuiera
sur
les
modes
de
gestion
traditionnels
des
pêcheurs.
Enfin,
on
s’attachera
à
valoriser
le
Dispositif
de
Concentration
de
Poissons
installé
par
le
FAES,
en
assurant
un
processus
de
gestion
et
d’exploitation
de
ce
dernier
approprié.
Orientations
déduites
pour
le
secteur
Élevage
Le
diagnostic
a
révélé
que
la
commune
a
de
très
fortes
potentialités
en
matière
d’élevage
(grandes
étendues
de
savane
où
viennent
déjà
s’installer
des
éleveurs
depuis
les
communes
avoisinantes).
L’élevage
considéré
comme
l’épargne
du
paysan
pourrait
devenir
une
véritable
activité
génératrice
de
revenu.
Il
s’agit
de
profiter
des
espaces
disponibles
et
appropriés
pour
encourager
d’une
part
la
production
de
fourrage,
d’autre
part
le
regroupement
du
bétail
dans
des
espaces
aménagés
pour
l’abreuvage
et
le
soin
des
animaux.
Le
zonage
et
la
disponibilité
de
fourrage
permettront
également
de
limiter
les
dégâts
de
l’élevage
libre
sur
les
cultures
et
la
vulnérabilité
du
bétail
aux
chiens
sauvages.
Dans
un
premier
temps,
la
commune
se
propose
une
expérience
pilote
qui
servirait
d’exemple
aux
nouveaux
investisseurs,
sur
la
presqu’île
du
Môle,
où
elle
se
propose
de
mettre
ses
terres
à
disponibilité
d’éleveurs
sous
contrat
prêts
à
investir
dans
l’élevage
de
troupeaux,
c’est‐à‐dire
à
considérer
l’élevage
comme
une
activité
économique
réelle,
plus
qu’une
épargne.
Cette
dynamique
commence
déjà
spontanément
autour
de
Mare
Rouge.
Les
questions
de
production
de
fourrage,
d’abreuvage,
de
soins
vétérinaires,
de
contrôle
des
reproductions
seront
prises
en
compte
dans
cette
expérience.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
63
Par
ailleurs,
le
BAC
profitera
de
la
présence
de
l’agronome
vétérinaire
récemment
nommé
sur
l’arrondissement
pour
accompagner
et
former
les
Gwoup
Sante
Bèt
(GSB)
dans
le
cadre
du
soin
du
«
bétail‐épargne
»
des
familles
sur
tout
le
territoire.
Ils
resteront
les
principales
structures
qui
s’occuperont
de
l’information
et
de
l’encadrement
des
éleveurs
en
termes
de
soins
des
animaux,
grâce
à
leur
répartition
dans
toutes
les
sections.
On
s’attachera
particulièrement
aux
moyens
d’inciter
les
GSB
à
mettre
leurs
connaissances
au
service
des
éleveurs.
Orientations
déduites
pour
le
secteur
Transport
Deux
priorités
seront
ciblées
par
le
PCD
en
termes
de
transport
:
‐
faciliter
le
transport
interne
à
la
commune,
des
sections,
productrices
agricoles,
vers
les
centres
marchands
de
Mare
Rouge
et
de
la
ville
du
Môle
;
en
effet,
le
mauvais
état
des
routes
(notamment
de
la
route
qui
traverse
la
1ère
section)
décourage
les
transporteurs
de
marchandises
en
raison
des
forts
risques
de
panne
et
des
coûts
engendrés.
Faciliter
le
transport
veut
dire
améliorer
l’état
des
routes
(notamment
en
bétonnant
les
parties
les
plus
cahoteuses),
mais
aussi
réfléchir
aux
conditions
de
transport
des
produits,
le
transport
en
vrac
habituel
occasionnant
de
fortes
pertes
par
rapport
au
transport
en
cagettes,
de
faible
investissement.
‐
développer
et
régulariser
le
transport
maritime
;
tout
comme
pour
le
transport
routier,
ce
sont
essentiellement
les
sacs
de
charbon
qui
quittent
actuellement
la
commune
pour
être
vendus
dans
les
grandes
villes
du
pays.
Le
transport
maritime
peut
être
facilement
développé,
en
proposant
des
bateaux
à
moteur
de
faible
consommation
et
de
meilleure
composition
;
pour
un
transport
fiable,
il
faut
résoudre
le
problème
de
la
variabilité
de
la
durée
des
transports
à
la
voile
mais
aussi
celui
des
bâtiments
qui
prennent
l’eau
facilement,
gaspillant
les
marchandises.
La
commune
se
propose
de
réaliser
une
étude
économique
sur
la
rentabilité
des
investissements
dans
ce
type
de
bateaux
qu’elle
proposera
aux
propriétaires
de
bateaux
avant
de
les
inciter
à
s’y
lancer.
Par
ailleurs,
la
commune
effectuera
les
démarches
nécessaires
auprès
de
la
SEMANAH
pour
relancer
le
fonctionnement
de
son
bureau
local,
afin
de
contrôler
les
chargements
et
éviter
les
bateaux
surchargés,
mais
aussi
pour
informer
les
marins
des
conditions
météorologiques.
Ainsi,
en
combinant
facilité
d’accès
au
port
depuis
les
zones
productrices,
et
amélioration
des
conditions
de
transport
maritime,
la
commune
pense
profiter
de
l’opportunité
que
représente
sa
large
baie
d’accès
facile
et
protégé
et
le
faible
coût
du
transport
maritime
face
à
celui
du
transport
routier.
Orientations
déduites
pour
le
secteur
production
végétale
En
termes
de
production
végétale,
les
actions
seront
ciblées
par
zone
en
fonction
de
leurs
potentialités.
Les
principales
cultures
encouragées
seront
:
‐
le
ricin
dans
les
zones
semi‐arides
(pour
sa
plue
value,
sa
résistance,
et
les
équipements
de
transformation
déjà
existants).
Il
faudra
s’attacher
à
la
création
de
réseaux
de
commercialisation
des
produits
dérivés
en
particulier,
mais
aussi
de
proposer
un
système
de
cultures
associées
adaptées
qui
permettent
au
cultivateur
d’obtenir
des
revenus
pendant
la
longue
période
de
maturation
du
ricin.
Le
GRAF
est
déjà
en
réflexion
sur
ce
projet.
‐
Les
légumes,
dans
les
zones
irriguées
comme
Lavaltière,
Digotrie,
Bourra,
Nan
Trou.
D’autres
zones
irrigables
sont
envisageables,
et
le
rendement
de
l’irrigation
dans
les
zones
existantes
peut
être
amélioré
(maçonnerie
des
canaux,
structuration
des
associations
d’irrigants).
L’objectif,
outre
l’augmentation
des
revenus
des
agriculteurs,
est
de
favoriser
une
alimentation
saine
et
équilibrée,
les
légumes
étant
rares
et
chers
sur
la
zone
car
ils
viennent
souvent
de
l’autre
bout
du
département.
‐
Les
fruits,
sur
les
pentes
boisées
et
arrosées
de
la
1ère
et
de
la
3ème
section.
La
production
y
étant
relativement
importante,
on
s’attachera
à
l’amélioration
des
espèces
(greffage)
et
à
la
commercialisation
(cf
secteur
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
64
Transport).
On
y
apportera
une
importance
particulière,
dans
le
sens
où
ces
zones
représentent
les
poumons
verts
de
la
commune.
‐
les
céréales
sur
le
plateau,
dans
le
but
d’augmenter
l’autosuffisance
alimentaire
de
la
commune.
Ces
cultures
seront
encouragées
à
travers
le
développement
du
stockage
des
semences,
afin
de
diminuer
la
forte
variation
des
prix
des
grains
en
période
de
semis
et
récolte.
Ces
structures
de
stockage
seront
des
structures
à
gestion
privée
(afin
que
les
propriétaires
y
gagnent
un
intérêt
économique
suffisant
pour
en
assurer
le
bon
fonctionnement),
mais
sous
contrôle
public.
Cette
mesure
réduira
le
risque
qu’encourent
les
agriculteurs
en
contractant
les
habituels
usuriers.
Une
réflexion
pour
définir
le
mode
d’organisation
approprié
devra
être
engagée
par
tous
les
acteurs
du
secteur
agricole.
‐
Les
agriculteurs
du
Môle
souhaitent
également
encourager
la
culture
de
pistache,
qu’ils
apprécient
pour
la
régularité
des
récoltes,
c’est‐à‐dire
le
faible
risque
de
perte
malgré
une
plus
value
assez
faible.
Orientation
pour
le
secteur
Énergie
Les
fortes
potentialités
en
énergie
éolienne
diagnostiquées
sur
la
côte
par
le
BME25
ne
sont
pas
encore
exploitées.
Pour
assurer
un
meilleur
service
en
électricité
de
rue,
les
collectivités
territoriales
se
proposent
de
s’impliquer
dans
la
gestion
et
l’entretien
des
dispositifs
déjà
existants
dans
les
agglomérations
(lampadaires
de
Mare
Rouge),
tout
en
les
complétant.
Par
ailleurs,
elles
élaboreront
un
plan
d’électrification
(dimensionnement,
choix
des
sources
d’énergie)
pour
la
ville
du
Môle
qui
tiendra
compte
des
équipements
existants
mais
s’orientera
vers
une
gestion
durable
du
courant
grâce
à
la
mise
en
place
d’une
redevance
(le
système
est
aujourd’hui
entièrement
soutenu
par
la
diaspora
à
travers
Motion).
Rappelons
que
l’électrification
apparaît
dans
les
premières
revendications
des
populations
urbaines
des
deux
villes
de
Mare
Rouge
et
du
Môle
en
termes
de
service,
que
ce
soit
pour
la
lumière
ou
pour
le
développement
des
activités
économiques.
Orientations
au
niveau
de
la
protection
de
l’environnement
Le
diagnostic
révèle
que
plus
de
27%
du
territoire
communal
est
soumis
à
un
risque
d’érosion
élevée
à
grave.
Il
s’agit
dans
ce
contexte
d’intervenir
dans
ces
zones
par
des
actions
de
conservation
de
sols
et
de
reboisement.
Des
mesures
de
contrôles
des
zones
d’exploitation
des
arbres
doivent
être
mises
en
place
tout
en
proposant
des
alternatives
aux
fabricants
de
charbon
et
fournisseurs
de
bois.
La
commune
propose
une
réflexion
intercommunale
sur
ce
sujet,
avec
tout
l’arrondissement
du
Bas
Nord
Ouest
qui
se
trouve
dans
la
même
situation.
L’élaboration
du
schéma
d’aménagement
et
la
définition
des
zones
à
protéger
sera
un
point
clé
dans
la
prise
de
décision
des
élus.
Les
paysans
qui
choisissent
de
reboiser
leur
parcelle
avec
des
espèces
à
croissance
rapide
pour
faire
une
exploitation
rationnelle
du
bois
devront
bénéficier
d’un
programme
de
formation
et
de
subvention,
en
fonction
de
la
superficie
des
parcelles
reboisées
et
de
leur
rendement,
afin
d’encourager
ce
système.
Par
ailleurs,
des
mesures
de
protection
des
mangroves
(cf
secteur
pêche)
et
de
contrôle
de
l’exploitation
du
sous‐sol
seront
mises
en
place
par
le
BAC
et
la
Mairie
:
suivi
des
quantités
exploitées,
paiement
des
autorisations
et
patentes.
25 Bureau des Mines et de l’Energie
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
65
Au
niveau
de
l’investissement
et
du
crédit
Les
institutions
de
micro
finances
et
les
programmes
de
micro‐crédit,
pour
répondre
à
leur
mission,
devront
étudier
les
schémas
possibles
pour
accorder
des
prêts
aux
producteurs
au
lieu
de
rester
limités
aux
commerçants.
Une
telle
mesure
permettrait
de
créer
de
la
richesse,
de
l’emploi,
en
développant
la
production.
Par
ailleurs,
les
nombreuses
institutions
travaillant
dans
ce
domaine
(notamment
sur
Mare
Rouge)
seront
conviées
par
le
CDC
à
une
réflexion
globale
sur
leur
action,
afin
de
combattre
les
nombreuses
dérives
constatées
qui
mènent
parfois
plus
à
l’appauvrissement
des
commerçants
qu’à
leur
indépendance
économique
(prêt
dans
une
institution
pour
en
rembourser
une
autre,
décapitalisation
pour
rembourser
les
intérêts…).
L’institution
de
micro‐crédit
devrait
en
effet
ne
pas
se
limiter
au
crédit,
mais
accompagner
également
les
commerçants
dans
l’élaboration
de
leurs
projets
d’activité
afin
de
s’assurer
de
leur
rentabilité,
ainsi
que
dans
leur
gestion.
Orientations
pour
le
secteur
santé
Certains
services
sociaux
de
base
ne
sont
pas
disponibles
dans
la
commune
par
manque
de
matériels
importants
tels
que
réfrigérateur,
laboratoire,
et
par
manque
de
spécialistes
dans
les
domaines
de
la
pédiatrie,
de
la
gynécologie
et
de
l’odontologie.
Le
maintien
et
le
renforcement
des
coopérations
tchécoslovaque
cubaine
devront
être
assurés
pour
pallier
à
ces
problèmes.
Les
projets
devront
toujours
être
élaborés
de
façon
intégrée
afin
de
prévoir
à
la
fois
matériel
et
personnel
sachant
l’utiliser.
Pour
cela,
ces
projets
doivent
s’inscrire
sous
l’égide
du
Ministère
de
la
Santé
afin
que
les
personnels
soient
nommés
et/ou
formés.
La
commune
ne
disposant
pas
d’hôpital,
elle
devra
disposer
de
sa
propre
ambulance
pour
assurer
le
transport
des
malades
et
femmes
enceintes
vers
Jean
Rabel
et
Bombardopolis
(celle
de
l’UCS
n’étant
jamais
disponible).
Ajoutons
que
la
commune
et
ses
habitants
accordent
une
attention
particulière
à
la
santé
des
femmes
enceintes
et
aux
soins
lors
de
l’accouchement,
déplorant
les
nombreuses
complications
actuelles.
Tout
projet
de
santé
devra
s’attaquer
à
cet
aspect.
La
commune
souhaite
également
renforcer
auprès
de
la
jeunesse
les
initiatives
actuelles
permettant
une
sexualité
sans
risque
:
prévention
Sida
et
accompagnement
des
séropositifs,
information
et
dialogue
sur
la
planification
familiale.
Enfin,
pour
garantir
un
service
de
proximité,
les
agents
de
santé
et
les
matrones
devront
continuer
à
bénéficier
de
formation
et
de
matériel
adéquats
afin
de
pouvoir
assurer
les
soins
de
base
dans
chaque
localité.
Orientations
pour
le
secteur
Éducation
Le
souci
est
aujourd’hui
d’améliorer
la
qualité
de
l’éducation
avec
des
professeurs
qualifiés
et
compétents.
Pour
y
arriver,
il
sera
nécessaire
d’augmenter
la
présence
de
l’inspection
scolaire
sur
la
commune,
en
premier
lieu
pour
le
suivi
pédagogique
des
écoles
nationales.
Une
politique
de
relèvement
du
niveau
de
l’éducation
doit
être
mise
en
place
par
le
contrôle
des
institutions
offrant
des
services
éducatifs
:
Les
institutions
publiques,
privées
et
communautaires
offrant
une
éducation
de
qualité
doivent
être
ciblées,
encouragées
(subvention,
cantine,
équipement)
et
accompagnées
(formation
des
maîtres).
Ainsi,
ce
sont
elles
qui
attireront
les
élèves
qui
délaisseront
peu
à
peu
les
écoles
dites
borlette,
souvent
choisies
pour
leurs
coûts
de
scolarisation
moins
élevées.
En
particulier,
l’administration
communale,
en
collaboration
avec
l’inspection
scolaire,
devra
soigneusement
faire
le
choix
des
écoles
bénéficiant
de
cantine
en
fonction
de
la
qualité
de
l’enseignement
et
de
la
volonté
de
l’équipe
enseignante,
quelque
soit
l’institution.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
66
La
formation
des
maîtres
est
très
importante.
Les
acteurs
de
l’éducation
avec
l’appui
des
autorités
locales
devront
négocier
auprès
d’ADEMA
pour
que
des
écoles
chaque
section
et
de
la
ville
bénéficient
de
formation.
Enfin,
les
acteurs
de
l’éducation
seront
convoqués
par
le
CDC
afin
de
répondre
ensemble
à
la
forte
revendication
de
la
population
pour
que
chaque
section
dispose
d’au
moins
un
établissement
atteignant
la
9è
AF
(fin
du
cycle
fondamental),
ce
qui
n’est
pas
le
cas
actuellement
pour
la
1ère
section.
Au
niveau
de
la
formation
professionnelle,
les
écoles
professionnelles
de
la
ville
du
Môle
et
de
Mare
Rouge
doivent
engager
une
réflexion
pour
associer
le
choix
des
disciplines
enseignées
et
le
mode
d’enseignement
aux
débouchés
sur
le
monde
du
travail.
Les
formations
sont
actuellement
trop
irrégulières
sur
les
deux
villes
pour
intéresser
les
élèves.
Orientation
pour
le
secteur
Eau
potable
L’accès
à
l’eau
potable
est
très
différent
d’une
zone
à
une
autre.
La
priorité
va
à
la
population
de
l’agglomération
de
Mare
Rouge,
qui,
sur
le
plateau,
dispose
difficilement
d’eau,
que
ce
soit
pour
un
usage
ménager
ou
pour
la
boisson.
La
construction
de
citernes
familiales
reste
une
solution
à
court
et
à
moyen
terme,
toutefois
il
faudra
utiliser
les
études
déjà
réalisées
pour
un
système
d’adduction
par
pompage
et
vérifier
sa
soutenabilité
actuelle
pour
négocier
avec
des
bailleurs
prêts
à
le
mettre
en
place.
Au
niveau
de
la
ville
du
Môle,
les
habitants
des
quartiers
de
Haut
Calvaire,
de
Carénage
et
de
route
de
Jean
Rabel
devront
bénéficier
du
service
d’eau
potable,
grâce
à
une
meilleure
répartition
de
l’eau
(aucune
vanne
ne
permettant
de
contrôler
l’envoi
de
l’eau
par
quartier
actuellement).
La
Mairie
pourra
s’associer
au
SNEP
pour
lancer
une
campagne
de
sensibilisation
sur
le
paiement
de
la
redevance
et
ses
usages,
afin
que
le
service
soit
en
mesure
d’effectuer
les
aménagements
nécessaires
sur
le
système.
Enfin,
les
captages
existants
dans
les
zones
de
Côtes‐de‐Fer
et
de
Damé
devront
être
réhabilités,
suite
aux
dégâts
causés
par
divers
cyclones
;
ils
devront
aussi
être
protégés
en
amont
pour
éviter
toute
pollution
et
assèchement.
3.4 Programmes
et
projets
Le
tableau
synoptique
ci‐dessous
reprend
le
modèle
préconisé
par
le
MPCE
en
quatre
axes
pour
définir
les
projets
identifiés
pour
chaque
secteur
pour
les
5
ans
à
venir.
Pour
les
secteurs
économiques,
comme
indiqué
précédemment,
les
projets
ont
été
déterminés
principalement
pour
remédier
aux
causes
profondes
repérées
dans
les
arbres
à
problèmes.
Pour
les
secteurs
liés
aux
services,
le
CDC
s’est
attaché
aux
principales
revendications
exprimées
par
les
habitants
lors
des
ateliers.
Les
mesures
politiques
qui
seront
prises
par
l’administration
communale
ne
font
pas
partie
du
tableau
des
projets
et
sont
détaillées
dans
le
chapitre
suivant,
toujours
selon
le
modèle
proposé
par
le
MPCE.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
67
Tableau
synoptique
des
programmes
et
projets
du
PCD
Programmes
Projets
Zones
d’influence
Résultats
attendus
Commune
Urbain
Rural
Objectif
général
Améliorer
les
conditions
de
vie
de
la
population
du
Môle
St
Nicolas
en
s’appuyant
sur
des
collectivités
territoriales
dynamiques
pour
encourager
et
structurer
l’investissement
local,
national
et
international
vers
le
développement
du
tourisme,
de
la
pêche,
et
des
filières
tout
en
mettant
en
place
des
services
sociaux
accessibles
à
tous.
Programme
1
:
Création
de
richesses
locales
à
travers
la
valorisation
des
potentiels
de
production
de
la
commune
Projet
1
Exploitation
durable
du
potentiel
maritime
en
matière
de
pêche
Ville
Carénage,
Côtes
de
la
1è
section
R1.
Des
techniques
de
pêche
et
de
conservation
modernes
aux
coûts
de
fonctionnement
acceptables
augmentent
les
revenus
R2.
La
filière
s’organise
au
sein
d’une
coopérative
pour
réduire
les
coûts
d’exploitation
et
faciliter
la
commercialisation
R3.
La
reproduction
des
poissons
et
fruits
de
mer
est
garantie
à
travers
une
pêche
respectueuse
des
ressources
naturelles
Zones
arides,
1e
et
3e
section
R1.
Des
débouchés
sont
créés
pour
le
ricin
transformé
sur
place
R2.
La
production
de
ricin
est
associée
à
d’autres
cultures
qui
offrent
un
revenu
étalé
sur
la
durée
de
sa
maturation
Pentes;
1è,
3è
section
R3.
La
production
fruitière
est
valorisée
grâce
à
un
système
de
transport
et
commercialisation
adéquat
Projet
2
Valorisation
du
potentiel
agricole
à
travers
des
filières
adaptées
au
tout
en
favorisant
une
alimentation
saine
basée
sur
les
produits
locaux
Plateau,
zones
irriguées
R4.
L’accès
aux
semences
est
facilité
grâce
à
un
système
de
boutique‐stockage
qui
régule
les
prix
en
période
de
semis
R5.
Le
rendement
des
parcelles
agricoles
a
augmenté
Projet
3
Augmentation
de
l’épargne
des
familles
par
l’appui
à
un
élevage
productif
Zones
sèches
R1.
La
valeur
du
bétail,
mieux
nourri,
a
augmenté
grâce
au
développement
de
zones
de
production
de
fourrage
R2.
La
mortalité
caprine
diminue
grâce
à
des
soins
plus
réguliers
R3.
La
reproduction
du
bétail
est
contrôlée
et
favorisée
par
le
croisement
des
races
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
68
Programme
2
:
Amélioration
de
l’accès
aux
services
sociaux
de
base
Projet
1
Augmentation
de
la
qualité
de
l’éducation
fondamentale
et
secondaire
dans
la
commune
X
MR
(lycée)
Action
spécifique
sur
1ère
section
pour
3ème
cycle
R1.
Les
écoles
respectant
les
conditions
d’apprentissage
sont
accompagnées
dans
l’acquisition
d’équipements
et
matériels
adéquats
pour
une
éducation
de
qualité
R2.
Les
enfants
sont
mieux
disposés
à
l’apprentissage,
notamment
grâce
à
un
large
programme
de
cantines
R3.
L’offre
d’éducation
privée
est
contrôlée
R4.
Chaque
section
offre
au
moins
un
établissement
de
3ème
cycle
Projet
2
Facilitation
de
l’accès
à
l’eau
potable
dans
les
zones
d’habitats
regroupés
Môle,
Carén
age,
MR
Damé,
Janvier,
Pecry
R1.
Le
temps
de
collecte
d’eau
potable
est
diminué
en
zone
rurale
R2.
La
ville
de
Mare
Rouge
dispose
d’un
système
d’adduction
d’eau
potable
R3.
Le
système
d’adduction
de
la
ville
du
Môle
est
réhabilité
pour
une
meilleure
distribution
entre
quartiers
Projet
3
Facilitation
de
l’accès
à
des
soins
de
santé
de
qualité
X
R1.
Les
conditions
d’hygiène
améliorées
diminuent
les
fléaux
qui
y
sont
liés
(Typhoïde,
malaria,
parasitose
intestinale
etc)
R2.
La
mortalité
lors
des
accouchements
a
diminué
R3.
Le
système
de
communication
et
transport
est
amélioré
pour
faciliter
le
transport
des
malades
vers
les
hôpitaux
de
référence
R3.
La
jeunesse
maîtrise
sa
sexualité
en
connaissance
de
cause
Projet
4
Amélioration
de
l’accès
aux
services
liés
à
la
justice
Môle,
Mare
Rouge
R1.
Les
actes
d’état
civil
sont
archivés
et
informatisés,
facilitant
les
démarches
administratives
des
habitants
R2.
La
ville
de
Mare‐Rouge
dispose
de
service
de
justice
Projet
5
Amélioration
de
l’accès
à
l’énergie
dans
les
villes
Môle,
Mare
Rouge
R1.
Le
réseau
électrique
de
la
ville
du
Môle
et
son
mode
de
gestion
permettent
un
accès
durable
à
l’énergie
R2.
Toutes
les
rues
de
Mare‐Rouge
sont
éclairées
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
69
Programme
3
:
Préservation
et
valorisation
des
ressources
naturelles
et
du
patrimoine
Projet
1
Mise
en
valeur
les
ressources
historiques
et
naturelles
de
la
commune
à
travers
un
tourisme
respectueux
de
l’identité
du
Môle
Ville
Môle
R1.
La
ville
du
Môle
dispose
d’infrastructures
propres
à
accueillir
un
tourisme
national
et
international
R2.
Les
habitants
du
Môle
réservent
aux
touristes
un
accueil
agréable
R3.
L’image
du
Môle
et
un
accès
facilité
incitent
de
nombreux
touristes
à
le
visiter
Projet
2
Traitement
des
zones
à
risques
d’érosion
Pentes
et
ravines
R1.
30%
des
zones
ciblées
par
le
schéma
d’aménagement
sont
reboisées
et
protégées
Programme
4
:
Organisation
et
aménagement
du
territoire
communal
Projet
1
Amélioration
des
conditions
de
transport
terrestre
et
maritime
pour
l’écoulement
des
produits
locaux
X
Port
Môle
Route
Côtes
de
Fer
R1.
La
commune
possède
des
bateaux
fiables
pour
le
transport
des
marchandises
R2.
Le
transport
maritime
est
contrôlé
et
encadré
pour
limiter
les
risques
et
l’usure
des
bateaux
R3.
Les
routes
desservant
les
sections,
réhabilitées,
limitent
les
pertes
et
les
coûts
de
transport
vers
les
centres
commerciaux
Projet
2
Aménagement
des
espaces
publics
pour
développer
les
talents
sportifs
et
culturels
Ville
Môle,
Mare
Rouge
Rodolphe,
Damé
R1.
Les
jeunes
ont
accès
à
plusieurs
espaces
adaptées
à
diverses
activités
culturelles
et
sportives
R2.
Les
talents
artistiques
et
sportifs
se
dévoilent
grâce
à
des
échanges
stimulants
Projet
3
Mise
en
place
d’une
gestion
harmonieuse
de
l’urbanisation
et
des
activités
X
Môle,
MR
(adres
sage)
R1.
Un
schéma
d’aménagement
est
réalisé
en
concertation
avec
les
différents
acteurs
et
sa
mise
en
application
coordonnée
R2.
Les
agglomérations
sont
adressées
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
70
3.5 Mesures
politiques
Pour
assurer
la
durabilité
des
actions
qui
seront
menées
dans
le
Plan
de
Développement,
celles‐ci
doivent
se
dérouler
dans
un
cadre
institutionnel
fort
et
organisé.
Ainsi,
une
série
de
mesures
politiques
s’imposent
en
parallèle
des
actions
de
développement
sociales
et
économiques.
Le
Conseil
Communal
s’engage
donc
à
:
1. Encourager
l’investissement
dans
la
commune
La
création
de
richesses
et
l’accès
à
l’emploi
seront
garantis
grâce
aux
investissements.
Le
Conseil
Municipal
prenant
acte
de
la
situation
actuelle
de
la
commune
veut
mettre
en
valeur
le
potentiel
de
la
commune
pour
attirer
les
investisseurs
locaux,
nationaux
et
internationaux.
Le
Conseil
s’engage
à
faire
du
lobbying
pour
la
commune
en
utilisant
le
Plan
Communal
de
Développement
et
l’étude
réalisée
par
le
Centre
National
d’Information
Géo
Spatial
(CNIGS).
C’est
un
travail
de
fond,
car
il
s’agit
de
changer
l’image
de
la
commune,
d’une
image
misérabiliste
d’une
commune
reculée,
maltraitée,
pauvre,
aride,
vers
une
image
attirante
d’une
terre
vierge
pleine
de
potentiels
à
exploiter.
Pour
cela,
la
commune
compte
sur
l’association
de
Diaspora
Motion
(une
bonne
partie
des
haïtiens
à
l’étranger
contribuent
grandement
à
diffuser
une
image
négative
de
leur
pays
d’origine),
sur
le
contrôle
et
la
mise
à
jour
des
deux
sites
internet
de
la
commune,
sur
l’affichage
et
la
presse
au
niveau
national.
Le
Conseil
Communal
poursuivra
également
son
travail
de
pourparlers
avec
les
différents
investisseurs
intéressés
afin
de
les
mettre
en
confiance
sur
la
viabilité
de
leurs
investissements,
tout
en
s’assurant
que
ceux‐ci
sont
faits
dans
le
respect
du
territoire
et
de
sa
population.
2. Coordonner
les
actions
des
organisations,
ONG,
missions
et
projets
Diverses
ONG
sont
présentes
dans
la
commune
mais
leurs
actions
sont
peu
visibles
à
long
terme.
Il
s’agit
notamment
d’un
manque
de
coordination,
de
synergie
entre
leurs
actions.
Les
projets
sont
réalisés
directement
avec
les
organisations
locales
et
ne
rentrent
pas
dans
un
cadre
global
d’action.
Cela
porte
de
nombreuses
conséquences
négatives
:
chacun
veut
créer
son
organisation
pour
être
en
contact
direct
avec
l’ONG
et
bénéficier
de
quelques
miettes,
des
divisions
se
créent
entre
organisations
locales,
et
au
sein
de
celles‐ci,
nombre
d’organisations
n’ont
ni
d’identité
ni
d’expertise,
mais
cherchent
à
correspondre
à
ce
que
recherche
l’ONG
(opportunisme).
Ainsi,
il
sera
maintenant
impératif
pour
tout
intervenant
de
s’adresser
à
l’administration
communale
avant
d’exécuter
et
même
d’élaborer
un
projet.
Les
objectifs
sont
:
‐
d’encourager
l’expertise
des
organisations
locales
(au
lieu
d’organisations
qui
touchent
à
tous
les
domaines,
sans
réel
engouement
ni
expertise
dans
un
domaine)
‐
de
s’assurer
que
les
organisations
qui
bénéficieront
des
projets
ont
une
structure
minimum
et
une
réelle
volonté
d’action
‐
de
s’assurer
que
les
actions
des
intervenants
sont
coordonnées
entre
elles
et
vont
dans
le
sens
du
Plan
Communal
de
Développement
La
coordination
sera
également
assurée
lors
de
la
tenue
régulière
des
Tables
de
Concertation
Communales
proposées
par
le
Ministère
de
la
Planification,
réunions
organisées
par
le
Conseil
de
Développement
Communal.
Un
système
de
suivi
des
actions
des
différentes
organisations
sera
mis
en
place
à
l’aide
du
CDC.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
71
3. Étendre
les
services
déconcentrés
à
l’agglomération
de
Mare‐Rouge
La
concentration
de
population
à
Mare
Rouge
(population
urbaine
estimée
à
8
000
hab)
justifie
la
présence
de
services
déconcentrés,
d’autant
plus
que
les
transports
vers
la
ville
du
Môle
sont
rares
et
chers...
Il
s’agit
dans
ce
cas
d’entreprendre
de
sérieuses
démarches
auprès
des
autorités
centrales
et
des
agences
locales
pour
y
arriver,
sur
la
même
lancée
que
l’installation
du
sous
commissariat
de
Mare
Rouge
tout
récemment.
Cette
mesure
est
d’autant
plus
avantageuse
pour
le
conseil
qu’elle
permettra
d’augmenter
la
recette
fiscale
de
la
commune,
et
de
recentrer
les
rôles
de
la
Mairie
et
des
CASEC,
aujourd’hui
trop
territorialisés.
Les
priorités
iront
au
tribunal
de
paix
(en
cours),
à
la
DGI
(en
cours),
à
l’État
civil
(un
officier
déjà
présent).
4. Entrer
dans
une
logique
d’aménagement
du
territoire
L’agglomération
de
Mare‐Rouge
avance
sur
des
espaces
agricoles
productifs
tandis
que
l’extension
de
la
ville
du
Môle
se
fait
de
manière
anarchique
sur
les
mornes
avoisinants,
augmentant
les
risques
d’inondation
et
de
glissement
de
terrain
tout
en
gâchant
la
régularité
de
l’urbanisme
de
la
ville
historique.
Le
Conseil
Municipal
s’engage
à
travers
l’élaboration
participative
du
schéma
d’aménagement
à
organiser
le
développement
harmonieux
sur
le
territoire
des
constructions,
des
équipements,
des
services,
des
activités
agricoles
et
économiques
:
chaque
chose
à
sa
place
!
Il
s’engage
également
à
mettre
en
œuvre
les
mesures
nécessaires
à
sa
bonne
application,
tant
en
termes
de
contrôle
des
constructions,
de
mise
en
place
des
équipements,
de
protection
des
zones
réservées.
5. Favoriser
une
dynamique
positive
à
travers
l’éducation
citoyenne
et
la
communication
Le
manque
de
diffusion
des
principes
de
fonctionnement
de
l’État
haïtien
décentralisé,
les
fausses
idées
sur
le
rôle
des
élus
et
la
politique,
la
tendance
à
l’assistanat,
les
séquelles
laissées
par
le
fonctionnement
type
tonton
macoute,
sont
autant
de
freins
au
développement.
Ils
occasionnent
de
graves
conflits
politiques
et
de
clans
qui
bloquent
des
décisions
positives
des
acteurs
de
la
commune.
C’est
à
travers
l’éducation
citoyenne
que
le
Conseil
Communal
va
communiquer
avec
les
habitants,
dialoguer
avec
les
acteurs
et
faire
en
sorte
que
chaque
acteur
connaisse
son
rôle
et
la
contribution
que
la
commune
attend
de
lui
pour
avancer.
Pour
que
ce
dialogue
porte
ses
fruits,
le
Conseil
va
mettre
en
place
avec
l’appui
de
ses
partenaires
un
programme
d’éducation
citoyenne
qui
tienne
compte
des
spécificités
de
chaque
catégorie
sociale
et
de
chaque
tranche
d’âge.
Il
s’attachera
particulièrement
à
travailler
avec
les
médias
afin
de
s’assurer
que
ceux‐ci
véhiculent
des
informations
vérifiées
et
sont
conscients
de
leur
rôle
essentiel
dans
le
dialogue
communal.
En
ce
qui
concerne
le
dialogue
avec
les
partenaires,
le
conseil
profitera
des
Tables
Rondes
de
Concertation
Communal
institué
par
le
Ministère
de
la
Planification
et
de
la
Coopération
Externe
(MPCE).
C’est
un
espace
de
discussion,
de
recherche
d’actions
concertées
et
de
recadrage
des
pratiques
d’acteurs
au
service
du
développement
de
la
commune.
Les
décisions
importantes
prises
lors
de
ces
tables
rondes
seront
communiquées
à
la
population
par
voie
presse
et
par
radio.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
72
4 PARTIE
IV
:
MISE
EN
ŒUVRE
DU
PCD
4.1
Acteurs
impliqués,
leur
place
et
responsabilités
dans
la
mise
en
œuvre
L’élaboration
du
Plan
Communal
de
Développement
de
la
commune
du
Môle
St
Nicolas
peut
être
considérée
comme
un
déclic,
une
prise
de
conscience
et
un
engagement
des
acteurs
locaux
à
reconsidérer
leurs
pratiques.
Cette
démarche
est
importante
pour
orienter
des
actions
de
développement
dans
le
but
de
donner
une
réponse
concrète
aux
préoccupations
et
aux
aspirations
de
la
population.
Cela
implique
dans
un
premier
temps
le
respect
de
cette
décision
concertée
par
les
autorités
locales,
les
acteurs
de
développement
et
les
habitants‐
usagers,
et
dans
un
deuxième
temps
une
volonté
d’aboutir
aux
objectifs
qui
ont
été
fixés
grâce
à
la
réalisation
d’actions
concrètes.
Deux
catégories
d’acteurs
sont
identifiées
dans
la
mise
en
œuvre
de
Plan
Communal
de
Développement,
qui
ont
chacun
un
rôle
spécifique
à
jouer.
Il
s’agit
:
‐
des
acteurs
publics
ou
étatiques
:
l’état
central
(gouvernement,
ministères),
les
services
déconcentrés,
les
collectivités
territoriales,
‐
des
acteurs
non
étatiques
:
les
ONG
nationales
et
internationales,
les
organisations
de
base,
les
comités
de
quartier,
les
syndicats
et
les
habitants‐usagers,
la
diaspora,
les
investisseurs
privés.
A
rappeler
que
la
démarche
participative
adoptée
dans
le
cadre
de
l’élaboration
du
PCD
propose
la
rationalité,
la
citoyenneté
et
la
justice
sociale
tant
dans
la
phase
d’élaboration
que
dans
la
phase
d’exécution.
C’est
pour
cela
que
l’avenir
du
PCD
dépend
du
Conseil
de
Développement
Communal
(CDC),
l’organe
de
concertation
entre
acteurs.
Le
CDC
aura
un
rôle
de
garant
du
PCD.
À
ce
titre
il
a
pour
devoir
de
s’assurer
que
les
collectivités
respectent
le
PCD,
de
diffuser
le
PCD,
de
veiller
à
sa
mise
en
application,
de
chercher
des
partenaires
pour
l’exécution.
Figure
14
:
Place
des
acteurs
dans
l’exécution
du
Plan
de
Développement
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
73
Acteurs
Rôle/Place
Responsabilités
Gouvernement,
ministères
Légitimité
de
la
politique
de
développement
national
Faciliter
aux
collectivités
territoriales
et/ou
locales
l’accès
à
des
moyens
financiers
Inscrire
le
plan
communal
de
développement
dans
le
plan
national
Définir
un
cadre
global
d’intervention
des
acteurs
non
étatiques
Veiller
à
ce
que
les
grandes
orientations
nationales
soient
respectées
en
exécutant
le
plan
Elus
locaux
(CM,
CASEC,
ESAC,
AM)
Détenteurs
de
la
légitimité
politique
au
niveau
territorial,
représentants
des
habitants‐
usagers,
garant
des
services
La
maîtrise
d’ouvrage
Négocier
avec
l’état
central
sur
les
actions
relevant
de
ses
compétences
Créer
des
conditions
favorables
à
l’accueil
des
investissements
publics
et/ou
privés
Identifier
les
partenaires
financiers
et
techniques
et
chercher
à
connaître
leur
politique
en
vue
de
déterminer
en
quoi
ils
peuvent
contribuer
au
développement
de
la
commune
Négocier
des
prêts
et
signer
des
accords
pour
financer
les
projets
du
plan
Contrôler
l’action
des
ONG
et
veiller
à
ce
que
ces
actions
soient
en
adéquations
aux
prescrits
du
PCD
Vendre
l’image
de
la
commune
Faire
la
liaison
entre
les
différents
acteurs
concernés
par
le
développement
de
la
commune
(médiation,
arbitrage)
Bailleurs
de
fonds
Appui
financier
Financer
les
investissements
lourds
dans
la
mise
en
place
des
services
sociaux
prévus
dans
le
PCD
Appuyer
le
lancement
des
activités
économiques
Accorder
des
projets
aux
acteurs
dont
la
capacité
de
gestion
est
confirmée
et
s’assurer
de
leur
bonne
réalisation
ONG
Appui
technique,
aide
à
la
décision
Accompagner
les
élus
dans
leurs
fonctions
sans
se
substituer
à
leur
place
Faciliter
le
rapprochement
des
élus
et
d’autres
acteurs
Renforcer
la
capacité
des
élus
à
mobiliser
de
fonds
Faire
du
PCD
le
leitmotiv
de
leurs
actions
Investisseurs,
acteurs
privés
Développement
économique
du
territoire,
production
et
emploi
Apporter
et
gérer
les
fonds
nécessaires
au
développement
des
activités
économiques
(pêche,
tourisme,
agriculture,
élevage)
Organisations
de
base
Défense
des
droits
des
différents
groupes
de
la
société,
mobilisation
et
sensibilisation
de
la
population
Mobiliser
la
population
à
la
défense
du
PCD
Participer
aux
différents
niveaux
de
décision
Sensibiliser
la
population
sur
les
enjeux
du
développement
de
leur
communauté
Organiser
la
participation
des
habitants‐usagers
Habitants‐usagers
Usager
de
services
publics
La
maîtrise
d’usage
Répondre
à
l’appel
des
élus
et
des
organisations
de
base
Protéger
les
installations
et
équipements
mis
en
place
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
74
4.2 Le
financement
du
PCD
On
identifie
quatre
sources
principales
de
financement:
1‐ Les
ressources
publiques
:
dans
le
budget
de
la
République,
il
est
prévu
un
montant
de
8
millions
de
gourdes
annuels
pour
chaque
mairie
du
pays
dans
le
cadre
de
leur
budget
d’investissement;
ces
budgets
sont
en
augmentation.
En
plus
de
ce
montant,
des
démarches
doivent
être
entreprises
auprès
des
différents
ministères
pour
financer
les
différents
projets.
Les
autorités
locales
bénéficient
déjà
du
fait
que
le
gouvernement
ait
intégré
le
Môle
comme
une
zone
prioritaire
d’intervention
sur
le
plan
touristique.
2‐ Les
ressources
issues
de
la
fiscalité
locale
:
les
fonds
provenant
des
recettes
locales
doivent
être
utilisés
au
profit
du
PCD,
afin
de
financer
le
fonctionnement
et
l’entretien
des
équipements
mis
en
place.
L’administration
communale
et
l’ALI
lanceront
un
plan
de
relance
de
la
fiscalité
comprenant
une
campagne
de
sensibilisation.
3‐ Les
ressources
privées
:
ces
ressources
proviendront
des
bailleurs
de
fonds
privés,
de
la
diaspora,
des
dons,
des
investisseurs
privés
locaux
et
étrangers
(businessmen…).
Pour
encourager
ces
ressources,
l’administration
communale
à
entreprendre
des
démarches
de
lobbying
en
communiquant
autour
du
PCD,
en
prouvant
la
viabilité
et
la
sécurité
des
investissements.
Elle
doit
montrer
que
la
commune
prend
la
route
du
développement
avec
la
participation
des
acteurs
clés
et
donner
une
image
positive
et
dynamique.
4‐ Les
prêts
:
la
loi
donne
aussi
aux
collectivités
territoriales
le
droit
d’octroi
de
prêt
dans
des
institutions
publiques
ou
privées
à
condition
que
la
collectivité
soit
en
mesure
de
rembourser.
Cela
peut
se
faire
dans
le
cadre
d’activités
rentables,
mais
la
Mairie
devra
par
contre
être
particulièrement
vigilante
dans
la
prévision
budgétaire
du
remboursement
et
dans
la
mise
en
place
des
mesures
nécessaires
à
celui‐ci.
Figure
15
:
Place
des
acteurs
dans
le
financement
du
développement
(en
haut
:
le
financement
des
investissements
lourds
du
PCD,
en
bas
le
financement
de
l’entretien
et
fonctionnement
des
équipements;
par
exemple,
en
haut
on
peut
financer
la
construction
d’une
école,
en
bas
le
paiement
des
maîtres)
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
75
4.3 La
mobilisation
et
gestion
de
ressources
Chaque
acteur
mobilise
et
gère
ses
ressources
mais
réalise
des
projets
issus
du
PCD
:
aujourd’hui,
chaque
acteur,
chaque
organisation
a
sa
propre
stratégie
et
agit
indépendamment
des
autres.
Maintenant,
avec
le
PCD,
le
Conseil
Communal
trouve
enfin
l’opportunité
de
donner
une
cohérence
à
ces
actions.
Il
doit
s’assurer
que
toutes
les
institutions
qui
exécutent
un
projet
sur
le
territoire
soient
au
courant
du
PCD
et
prêtes
à
réviser
leurs
interventions
pour
les
adapter
aux
nouvelles
préoccupations
dégagées
dans
le
PCD.
Sous
l’égide
du
CDC,
l’institution
en
question
choisira
les
domaines,
les
partenaires
et
les
zones
dans
lesquels
elle
veut
travailler,
les
projets
pour
lesquels
elle
mobilisera
de
ressources.
L’appui
du
CDC
et
du
Conseil
Municipal
est
important
pour
faciliter
la
recherche
de
financement.
Le
CDC
n’interviendra
pas
directement
dans
la
gestion
des
fonds
mais
exigera
des
rapports
d’activités.
4.4 Le
dispositif
de
suivi
du
PCD
Le
Conseil
de
Développement
Communal
sera
l’organe
responsable
du
suivi
du
PCD.
Il
s’assure
que
les
échéances
d’exécution
des
activités
soient
respectées
et
que
les
responsables
remplissent
leurs
fonctions.
Le
Conseil
Municipal,
comme
président
du
CDC,
s’assurera
que
le
CDC
fonctionne
comme
prévu
:
rencontres
périodiques,
participation
des
membres
aux
différentes
rencontres,
diffusion
de
l’information.
Une
fiche
de
suivi
des
actions
sera
élaborée
par
le
CDC
qui
lui
permettra
de
surveiller
le
processus
de
la
mise
en
œuvre
du
PCD
et
sa
cohérence.
Par
ailleurs,
le
CDC
sera
garant
de
la
continuité
du
processus
après
des
élections
locales
et
l’arrivée
de
nouveaux
élus.
Un
dispositif
de
capitalisation
pourra
être
mis
en
place
par
le
CDC
pour
retracer
l’histoire
de
vie
de
l’expérience.
Ce
dispositif
permettra
à
la
commune
et
d’autres
communes
de
bénéficier
des
expériences
positives
et
d’identifier
les
points
de
vigilance.
4.5 L’évaluation
du
PCD
L’évaluation
du
PCD
se
fera
chaque
année.
Le
CDC
se
réunira
avec
les
partenaires
pour
regarder
l’état
d’avancement
de
la
mise
en
œuvre
du
PCD
à
partir
du
plan
d’investissement
et
du
tableau
synoptique
des
programmes
et
projets.
Le
CDC
formulera
des
recommandations
pour
corriger
les
erreurs
commises
et
planifier
l’année
suivante.
L’aspect
de
la
répartition
des
projets
par
zone
géographique
et
par
priorité
sera
un
indicateur
d’évaluation.
La
planification
pour
l’année
qui
suit
celle
de
l’évaluation
devra
prendre
en
compte
toutes
les
recommandations
du
CDC.
Les
bilans
et
recommandations
seront
diffusées
par
voie
de
presse
à
la
population,
et
par
écrit
à
tous
les
partenaires.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
76
5 PARTIE
V
:
ANNEXE
5.1 Fonctionnement
du
CDC
Cf
Règlement
intérieur
page
suivante
5.2 Bibliographie
Diagnostic
participatif
de
la
section
communale
de
Côtes‐de‐Fer,
FAES,
2006
Diagnostic
participatif
de
la
section
communale
de
Mare‐Rouge,
FAES,
2007
Diagnostic
participatif
de
la
section
communale
de
Damé,
FAES,
2007
Description
topographique,
physique,
civile,
politique,
et
historique
de
la
partie
française
de
St
Domingue,
Moreau
de
St
Mery,
1797
Document
National
de
Stratégie
pour
la
Croissance
et
la
Réduction
de
la
Pauvreté,
Gouvernement
haïtien,
2008
Etude
sur
les
secteurs
porteurs
de
développement
des
communes
du
Bas
Nord
Ouest,
GRAF,
1999
Histoire
d’Haïti,
Thomas
Madiou
Institut
haïtien
de
Statistique
et
d’Informatique
:
Inventaires
des
ressources
et
potentialités
d’Haïti,
2005
Outils
d’information
de
la
commune
du
Môle
St
Nicolas,
CNIGS,
2008
Plan
Développement
Local
de
la
commune
de
Kenskoff,
2008
IV
Recensement
Général
de
la
Population
et
de
l’Habitat,
2003
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
77
LAKOMIN
MOL
SEN
NIKOLA
KONSÈY
DEVLOPMAN
KOMIN
NAN
RÈGLEMAN
ENTERYÈ
Lè
nou
gade
konstitisyon
1987
la.
Lè
nou
gade
dekrè
2
jen
2006
sou
fason
desantralizasyon
an
dwe
fèt
ak
ki
jan
kolektivite
yo
dwe
òganize
yo
epi
rive
fonksyone
nan
peyi
Dayiti.
Lè
nou
gade
dekrè
2
jen
2006
sou
fason
kolektivite
yo
rele
lakomin
nan
dwe
òganize
li
epi
fonksyone.
Lè
nou
wè
li
nesesè
pou
lakomin
Mol
Sen
Nikola
konstwi
yon
chimen
devlopman
ki
pwòp
ak
li
menm.
Lè
nou
wè
nesesite
pou
nou
travay
mete
kanpe
yon
plan
devlopman
pou
lakomin.
Lè
nou
konstate
fondasyon
Konsèy
Devlopman
Kominal
Mol
Sen
Nikola
(KDK‐M).
Lè
nou
konsidere
ijans
ki
genyen
pou
KDK‐M
ka
djanm
epi
poul’
fonksyone
nòmalman.
Lè
nou
konsidere
ijans
ki
genyen
pou
misyon
KDK‐M
klè
kou
dlo
kòk
ak
pou
yo
di
konbyen
moun
ki
dwe
ladanl’
ak
wòl
chak
moun
ki
ladanl’
genyen
pou
yo
jwe.
Lè
nou
konsidere
li
nesesè
pou
gen
bonjan
règleman
ki
tabli
pou
konsèy
la
jwe
wòl
li
pi
byen.
Lè
nou
konsidere
se
sèl
manm
KDK‐M
yo
ki
kapab
mete
anplas
règleman
sa
yo.
Nou
menm,
manm
konsèy
Devlopman
Komin
Omol
Sen
Nikola
a,
nou
deside
konsa.
TIT
I‐
NON
AK
OBJEKTIF
Atik
Premye‐
Gen
yon
“Arete
Kominal”
ki
mete
kanpe
nan
dat
twa
(3)
avril
de
mil
nèf
(2009),
yon
enstans
ki
rele
“Konsèy
Devlopman
Komin
Omol”
(KDK‐M)
pou
lakomin
Mol
Sen
Nikola.
Atik
2‐
KDK‐M
se
yon
enstans
ki
rasanble
ansanm
zotobre
nan
Lameri
ak
seksyon
yo,
reprezantan
biwo
leta
yo
ki
nan
komin
nan
ak
reprezantan
notab
yo,
reprezantan
moun
kap
viv
nan
seksyon
kominal
yo
ak
nan
vil
la,
manm
asosyasyon
ak
òganizasyon,
reprezantan
òganizasyon
ki
pa
nan
gouvènman
(ONG)
yo.
Atik
3‐
KDK‐M
pa
yon
bagay
politik.
Atik
4‐
KDK‐M
gen
pou
objektif:
1‐ Ede
kanpe
yon
devlopman
dirab,
sa
vle
di
poze
aksyon
ki
pèmèt
demen
vin
miyò
2‐ Pèmèt
nou
fè
yon
bon
jesyon
ak
Plan
Devlopman
Kominal
la
3‐ Pèmèt
nou
gen
yon
komin
ki
gran
moun
tèt
li
TIT
II‐
:
MANM
YO
Atik
5‐
KDK‐M
gen
senkant
(50)
moun
ladanl’.
Atik
6‐
Men
ki
sektè
ki
gen
dwa
anndan
KDK‐M:
1‐ Lameri
2‐ KASEK
chak
seksyon
3‐ ASEK
chak
seksyon
ak
Delege
vil
4‐ Biwo
Leta
ki
nan
komin
nan
5‐ Asosyasyon
osinon
tout
òganizasyon
ki
gen
manm
yo
nan
tout
komin
nan
tankou
asosyasyon
fanm
yo
ak
asosyasyon
jèn
yo.
6‐ Notab
ak
pèsonaj
kap
viv
nan
komin
nan
7‐ Medya
yo
8‐ Òganizasyon
yo
ki
pa
nan
Gouvènman
(ONG)
Atik
7‐
Chak
manm
ki
nan
KDK‐M
se
sektè
ki
voyel’
la
ki
chwazi
li
pou
li
reprezante
li.
Atik
8‐
Apre
eleksyon
nan
komin
nan
ak
nan
seksyon
yo,
chak
katel
voye
yon
reprezantan
nan
KDK‐M
pou
ranplase
ansyen
eli
yo.
Atik
9‐
Gen
de
(2)
manm
ki
reprezante
Lameri
dapre
lalwa
2006.
Se
Majistra
Prensipal
la
ak
Direktè
Jeneral
la.
Atik
10‐
Yon
moun
ka
pèdi
dwa
manm
li
konsa
:
a) Lè
w
bay
demisyon
w.
b) Lè
lajistis
kondane
w.
c) Lè
w
mouri
Atik
11
–
Pou
yon
moun
nan
KDK‐M,
men
kalite
li
dwe
genyen
:
1. Fòk
li
onèt,
serye,
ak
jwi
estim
moun
nan
kominote
a
2. Li
dwe
genyen
sans
reskonsabilite
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
78
3. Li
dwe
genyen
kapasite
pou
kolabore
ak
yon
ekip
4. Li
dwe
genyen
vizyon
pou
devlopman
5. Fòk
li
disponib
Atik
12‐
Men
obligasyon
manm
KDK‐M
yo
:
1. Respekte
e
fè
respekte
règleman
KDK‐M
2. Travay
pou
PDK
vanse
3. Patisipe
nan
tout
rankont
KDK‐M
4. Konsilte
KDK‐M
pou
tout
desizyon
enstitisyon
l’
pran
ki
gen
rapò
ak
PDK
5. Pa
dwe
sèvi
ak
non
KDK‐M
pou
fè
kanpay
elektoral
6. Pa
bay
opinyon
politik
nan
reyinyon
KDK‐M
yo
7. Bay
enstans
kote
li
sòti
a
tout
enfòmasyon
ki
gen
rapò
ak
PDK
8. Bay
KDK‐M
tout
enfòmasyon
ki
konsène
enstans
kote
li
sòti
9. Yon
manm
ki
poze
yon
aksyon
san
pi
fò
lòt
manm
pa
okouran
se
zafè
pal
li
fè
TIT
III
–
:
MANDA
KDK‐M
GENYEN
Atik
13‐
Men
ki
wòl
KDK‐M
genyen
nan
devlopman
komin
nan
:
1. K
pou
Kanpe
:
‐
Mete
kanpe
PDK
a.
‐
Patisipe
nan
desizyon
ki
gen
rapò
ak
PDK
yo.
2. K
pou
Kominike
:
‐
Fè
pwomosyon
pou
PDK
a.
‐
Fè
kominikasyon
sou
aktivite
kap
fèt
yo.
3. K
pou
Kontinwite
:
‐
Asire
kontinwite
travay
PDK
a,
sitou
aprè
eleksyon
nan
komin
nan.
4. K
pou
Konstwi
:
‐
Chache
patnè
ak
finansman
pou
aktivite
PDK
yo.
‐
Negosye
ak
patnè
yo/aktè
yo.
5. K
pou
Kominote
:
‐
Akonpaye
Kolektivite
yo
nan
mobilize
resous
lokal
yo
pou
PDK
bati
sou
baz
kominote
a.
6. K
pou
Kad
:
‐
Mete
kanpe
yon
kad,
bon
jan
prensip
ak
kontra
sou
ki
jan
pou
pwojè
yo
dwe
jere
nan
komin
nan.
7. K
pou
Kontwol
:
‐
Siveye
ak
mande
kont
bò
kote
otorite
yo.
‐
Kontwole
aktivite
PDK
yo.
‐
Fè
bilan
ou
evaliyasyon
sou
kouman
PDK
ap
vanse
chak
lane.
TIT
IV
:
SA
KI
KONSÈNE
KOMITE
DIREKTÈ
Atik
14‐
Komite
ki
dirije
KDK‐M
rele
«
Komite
Direktè».
Atik
15‐
Komite
Direktè
a
konpoze
ak
nèf
(9)
moun.
Se
yon
Prezidan,
yon
Vis
Prezidan,
yon
sekretè,
yon
sekretè
adjwen,
yon
Trezorye,
2
Delege
ak
2
Konseye.
Atik
16‐
Manda
manm
komite
a
dire
4
lane.
Nenpot
manm
ki
bay
bon
sèvis
gen
dwa
gen
plizyè
manda.
Atik
17‐
Lè
eleksyon
fèt,
nou
dwe
veye
pou
Komite
Direktè
a
genyen
tout
seksyon
ak
vil
la
ki
reprezante
ladan
li.
Atik
18‐
Si
manm
KDK‐M
yo
ta
konstate
Komite
Direktè
a
pa
byen
mache,
yon
gwoup
15
moun
pou
pipiti
ka
ekri
Komite
a
pou
li
konvoke
yon
Asanble
Jeneral
prese
prese
pou
Komite
a
bay
esplikasyon.
Asanble
a
ka
rive
modifye
Komite
a
si
nesesè.
Atik
19‐
Si
yon
manm
nan
komite
direktè
a
ta
kite
oubyen
mouri,
n’ap
ranplase
li
pa
eleksyon
pou
rès
manda
komite
a.
Atik
20‐
Se
Majistra
Prensipal
komin
nan
osinon
si
li
gen
kontraryete
youn
nan
Majistra
an
apre
yo
ki
Prezidan
Komite
Direktè
a.
Li
dwe
dirije
tout
reyinyon
yo
epi
tou
li
dwe
siveye
pou
desizyon
ki
pran
yo
aplike.
Atik
21‐
Vis
prezidan
dwe
sòti
pami
manm
KDK‐M
yo.
Atik
22‐
Sekretè
gen
chaj
pou
ekri
lèt
envitasyon
pou
tout
moun
lè
reyinyon
yo
epi
pou
resèvwa
lèt
pou
KDK‐M.
Li
gen
kòm
reskonsabilite
pou
li
ekri
pwosèvèbal
reyinyon
yo
epi
pou
li
fè
tout
manm
KDK‐M
jwenn
yo.
Li
dwe
kenbe
rejis
prezans
yo
ak
jere
achiv
KDK‐M
nan
Lameri.
Lè
sekretè
a
absan,
sekretè
adjwen
an
ranplase
li
nan
tout
tach
li
yo.
Atik
23‐
Se
Trezorye
a
ki
resevwa
lajan
yo
epi
tou
ki
fè
tout
depans
ki
nesesè
sou
òdonans
Konsèy
la.
Li
bay
kontrandi
depans
ak
antre
lajan
yo
ak
tout
resi
valab
yo
ak
Konsèy
la.
Li
mete
resi
yo
nan
achiv
onivo
sekretè
a.
Plan Communal de Développement du Môle St Nicolas
79
Atik
24‐
Konseye
yo
dwe
jwe
wòl
abit
lè
gen
kont
nan
mitan
manm
KDK‐M
yo.
Lè
gen
pwoblèm
sa
yo
yo
kapab
mande
pou
konsèy
la
fè
yon
reyinyon
espesyal.
Atik
25‐
Delege
yo
gen
wòl
pou
yo
reprezante
KDK‐M
nan
rankont
ak
patnè
yo
apre
desizyon
Konsèy
la.
Delege
yo
ale
avèk
yon
manda
ki
sòti
nan
Konsèy
la.
Yo
retounen
vin
bay
kontrandi
sou
sak
te
pase.
Yo
gen
wòl
tou
pou
yo
fè
swivi
demach
administratif
pou
KDK‐M.
Atik
26‐
Tout
desizyon
kap
sòti
nan
mitan
Komite
a
fèt
pou
li
se
yon
desizyon
kote
majorite
moun
dakò
avèk
li
epi
se
yon
vòt
pou
ki
fèt.
TIT
V
:
SA
KI
KONSÈNE
REYINYON
AK
AMANDMAN
Atik
27‐
KDK‐M
ak
komite
direktè
a
ap
fè
tout
reyinyon
yo
nan
lokal
Lameri.
Atik
28‐
Komite
direktè
a
ap
reyini
dezyèm
vandredi
chak
twa
mwa
a
1è
nan
apremidi.
Atik
29‐
Konvokasyon
òdinè
ak
estrayòdinè
yo
dwe
fèt
pa
prezidan
an.
Nan
ka
fòs
majè,
Komite
direktè
a
ka
reyini
sou
konvokasyon
3
moun
pou
pipiti.
Atik
30‐
Lè
yon
nouvo
majistra
monte,
vis
prezidan
gen
reskonsabilite
pou
li
konvoke
premye
reyinyon
KDK‐M
avèk
nouvo
eli
yo.
Si
vis
prezidan
te
yon
eli
tou,
se
sekretè
a
ki
gen
reskonsabilite
sa
a.
Atik
31‐
Komite
direktè
a
dwe
reyini
tout
manm
KDK‐M
pou
pipiti
2
fwa
lan
nan
mwa
jen
ak
desanm.
Atik
32‐
Asanble
Jeneral
KDK‐M
ka
pran
desizyon
lè
mwatye
manm
yo
+
1
reyini.
TIT
VI
:
LOT
DESIZYON
Atik
33‐
KDK‐M
gen
dwa
mete
kanpe
yon
komisyon
kap
reflechi
sou
yon
sektè
ki
priyorite
nan
komin
nan.
TIT
VII
:
DENYE
DESIZYON
Atik
34‐
Règleman
Enteryè
sa
a
ap
kòmanse
aplike
lè
tout
manm
KDK‐M
va
siyen
li.
Atik
35‐
KDK‐M
ka
amande
Règleman
Enteryè
a
si
majorite
manm
andedan
KDK‐M
mande
sa.