(2013-01) Historic Centre of Port-au-Prince: Annotated and Illustrated Regulatory Handbook
Summary — The zoning and building rulebook for the historic centre of Port-au-Prince, issued by the CIAT in January 2013 with a letter from the Mayor. It sets the area of application, then the intentions, permitted and prohibited uses, block interiors and building placement for each zone, beginning with the Bord-de-Mer commercial zone.
Key Findings
- This is a zone-level regulatory instrument for downtown Port-au-Prince, issued three years after the 2010 earthquake.
- Each zone carries stated intentions, permitted and prohibited uses, block-interior treatment and building placement rules.
- The commercial Bord-de-Mer zone is treated first in the sequence.
- The handbook is deliberately annotated and illustrated so non-specialists rebuilding downtown can actually apply it.
Full Description
Three years after the January 2010 earthquake destroyed much of downtown Port-au-Prince, the reconstruction of the historic centre needed a rule that said what could be built where. This CIAT handbook is that rule, presented in an annotated and illustrated form so that owners, professionals and municipal staff can read it without specialist training. It opens with a letter from the Mayor, then sets out the general orientations and the precise area of application, and then works zone by zone. For each zone it states the intentions behind the rule, the uses that are authorised and those that are prohibited, how the interiors of blocks are to be treated, and how buildings are to be placed on their plots, with further requirements following. The commercial Bord-de-Mer zone leads the sequence. The choice to annotate and illustrate is substantive rather than cosmetic: a regulatory instrument for a rebuilding downtown only works if the people rebuilding can apply it, and Haiti's wider planning literature repeatedly identifies unreadable or absent urban documents as a cause of unregulated construction. This is one of the few zone-level regulatory instruments for a Haitian city in the public record.
Full Document Text
Extracted text from the original document for search indexing.
|1
Janvier 2013
CENTRE ANCIEN
DE LA VILLE DE
PORT-AU-PRINCE
CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
Comité lnterministeriel d’Aménagement du Territoire
CIAT
REPUBLIQUE D’HAITI
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
|2
CAHIER REGLEMENTAIRE ILLUSTRE ET ANNOTE
SOMMAIRE
Lettre du Maire
LE CAHIER REGLEMENTAIRE
LES ORIENTATIONS GENERALES
•
Aire d’application
PRINCIPES DIRECTEURS ET REGLEMENT
•
Exigences à chaque type de zones
A. Zone à vocation commerciale «Bord-de-Mer» [ZC]
A.1 : Intentions
A-2 : Usages autorisées et interdits
A-3 : Traitement des cœurs d’îlots
A-4 : Implantation des bâtiments
A-6 : Des cours arrière
A-7 : Des constructions et des critères architecturaux
B. Zone mixte résidentielle et commerciale, le «Morne-à-Tuf» [ZMRC]
B-1 : Intentions
B-2 : Traitement des voies piétonnes
B-3 : Usages autorisés et interdits
B-4 : Implantation des bâtiments
B-5 : Des constructions et des critères architecturaux
C. Zone Administrative [ZA]
C-1 : Intentions
C-2 : Usages autorisés et interdits
C-3 : Implantation des bâtiments
C-4 : Des constructions et des critères architecturaux
PROCEDURES
•
Autorisations requises
•
Autorité responsable de l’exécution du présent règlement
•
Rôles et pouvoirs de l’autorité
•
Comité de Pilotage
|3
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
CENTRE ANCIEN
DE LA VILLE DE
PORT-AU-PRINCE
|4
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
Commission Communale de Port-au-Prince
Local DIGICEL 6e Étage TURGEAU
(Angle Imp. Duverger Et Ave. Jean-Paul II)
Phones : 2227-6833 / 2227-6834
Secretariatmairiepap@yahoo.fr /secretariat.mairiepap@gmail.com
Le Conseil Municipal de Port-au-Prince vous renouvelle ses hommages et a l’honneur de vous communiquer sous le
couvert de la présente, le Cahier règlementaire annoté et illustré du Centre ancien de la ville de Port-au-Prince.
Ce règlement fait suite à la publication de l’arrêté présidentiel signé le 1er juin 2012 « définissant l’aire du centre
ancien de la ville de Port-au-Prince qui est soumis à une règlementation particulière visant à protéger son patrimoine
architectural, urbain et paysager. Cette règlementation définit les orientations structurantes qui s’imposent aux propriétaires ».
Le Conseil Municipal de Port-au-Prince aimerait attirer votre attention sur le contenu global de ce document, lequel
témoigne de son constant souci de veiller à préserver les caractéristiques architecturales du Centre-Ville de Port-auPrince et son originalité.
En préambule, le Règlement rappelle les limites du centre historique tel que définis par l’arrêté présidentiel. Ces limites aire d’application du Règlement - correspondent à celle de la ville en 1890, restée la même depuis sa fondation en 174950. Elle circonscrit par conséquent la ville coloniale, dont le tracé est un témoin des grands courant de l’urbanisme
européen du XVIIIème siècle transplantée en Amérique. Puis, il reprend, en les précisant, les dispositions de l’arrêté et
au sujet du Patrimoine il en rappelle les objectifs.
D’entrée de jeu, le Règlement divise cette aire d’application en trois « quartiers » distincts : le «Bord-de-Mer», le
«Morne-à-Tuf» et le quartier administratif, secteur inséré entre les deux premières et qui sera développé de part et
d’autre de la rue Champ-de-Mars.
Le “Bord-de-Mer” suit de près les limites du premier tracé de la ville en 1749 et correspond à la ville marchande du
Port-au-Prince colonial. Les limites du “Morne-à-Tuf ” circonscrivent l’essentiel de la Nouvelle Ville, dite “ville du
Roi”, implantée en 1750 au sud de la ville commerciale et qui, de fait, ne s’est développée que tardivement sous la
présidence de Florvil Hyppolite vers 1894-85.
Ces deux zones ont été amputées de manière à créer une troisième zone interstitielle, proposée pour la reconstruction des
bâtiments publics devant loger l’administration centrale de l’Etat, la “Cité administrative”.
Puis le Règlement poursuit pour chacune de ces zones l’énoncé de principes directeurs suivi des règlements proprement
dit. Il définit pour chaque zone des usages permis ou prohibés. Il se prononce avec précision la profondeur d’emprise
des bâtiments ainsi que leurs marges d’emprise latérales, les dimensions des cours arrière, de la largeur des trottoirs, des
galeries-trottoirs, le rythme de façades, les proportions du bâti traditionnel, etc.
Et, enfin, le Règlement prescrit également sur les critères architecturaux minima à respecter ainsi que les procédures à
suivre afin d’assurer la bonne marche de l’application de ce code de construction.
Il est certain que le Conseil Municipal de Port-au-Prince est pleinement désireux de répondre aux vœux, combien chers
de nous tous, de réhabiliter notre Capitale. Il est également conscient du danger que constituerait toute précipitation
dans l’exécution de ce projet.
Ce Règlement constitue la toute première tentative depuis le tremblement de terre de 2010 d’encadrer et de réguler la
construction afin d’aider le secteur privé à la reconstruction des quartiers dévastés.
Le Conseil Municipal de Port-au-Prince espère que ce document bénéficiera de votre meilleure attention et, vous prie,
chers co-citadins, d’agréer l’assurance de sa parfaite considération.
Port-au-Prince, le 21 mai 2013
La Mairie de Port-au-Prince
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
|5
|6
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
LES ORIENTATIONS GENERALES
Le centre ancien de la ville est un des secteurs de
Port-au-Prince qui a été le plus sévèrement touché
par le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Audelà du nombre de victimes et des édifices effondrés,
le cœur même de la Nation a été sérieusement fragilisé, affaiblissant ainsi l’administration publique, la
communauté d’affaires et la population qui l’habitent.
Motivé par la volonté de préserver ce territoire d’intérêt national d’une réhabilitation non planifiée, ce
règlement affirme la volonté de l’État d’assumer le
leadership de la reconstruction du centre-ville historique de la Capitale, en raison de son importance
stratégique pour l’identité, l’image et l’économie
d’Haïti.
Aire d’application
L’aire du Centre ancien de la ville de Port-au-Prince
est définie comme suit :
Partant de l’intersection de l’axe de la rue du Quai
et de l’axe de la rue des Remparts, la ligne suit l’axe
de la rue des Remparts en direction de l’est jusqu’à
rencontrer l’axe de la rue du Docteur-Aubry ;
Elle suit l’axe de la rue du Docteur-Aubry en direction du sud, jusqu’à l’axe de la rue Tiremasse ;
Elle suit l’axe de la rue Tiremasse en direction de l’est
jusqu’à l’axe de la rue Monseigneur-Guilloux ;
Aire d’application du Règlement :
le centre ancien de Port-au-Prince
Elle suit l’axe de la rue Monseigneur-Guilloux en
direction du sud jusqu’à l’axe de l’avenue Oswald
Durand ;
Elle suit l’axe de l’avenue Oswald Durand en direction de l’ouest jusqu’à l’axe de la rue du Magasin-del’Etat ;
Elle suit l’axe de la rue du Magasin de l’Etat en direction du nord jusqu’à sa jonction avec la rue du Quai
jusqu’à rencontrer l’axe de la rue des Remparts.
Note
La limite ainsi définie correspond à celle de la ville
en 1890, restée la même depuis sa fondation en
1749. Elle circonscrit la ville coloniale, témoin de
l’urbanisme européen du XVIIIe siècle transplantée
en Amérique. Elle se réfère pour cela à la Charte de
Washington (1987) des Villes Historiques.
LE REGLEMENT
Le territoire d’application du présent règlement est
divisé en zones aux fins de spécifier les exigences
particulières à chacune.
Le centre ancien de la ville de Port-au-Prince est
formé de trois quartiers distincts :
Le centre commercial, dénommé le «Bord-de-Mer»,
le premier quartier résidentiel de la ville, le «Morneà-Tuf», et le quartier administratif qui sera développé
de part et d’autre de la rue Champ-de-Mars (voir le
plan de zonage du centre ancien de Port-au-Prince,
en annexe). Cette composition historique de la ville
est la base des règles particulières suivantes.
Note
Zones et zonage et abréviation
Une zone urbaine est constituée par l’ensemble
des terrains faisant l’objet d’une même vocation et
soumis aux mêmes règles. Le zonage est un outil
Thèmes
Orientations
Respect du patrimoine
Privilégier la préservation et la restauration des bâtiments d’intérêt architectural et/ou à valeur patrimoniale ;
Permettre des dérogations aux exigences générales et spécifiques pour les bâtiments identifiés au répertoire de l’ISPAN ;
Respecter la trame orthogonale et la largeur des voies du centre ville ancien Respecter les relations existant entre les espaces bâtis,
les voies, les espaces publics et les espaces verts ;
Recréer les galeries-trottoirs, espaces remarquables, réhabiliter les bâtiments historiques, là où les règlements qui suivent
l’imposent.
Santé et sécurité publique S’assurer que chaque nouvelle construction est conforme aux normes nationales parasismique et anticyclonique ;
S’assurer que chaque nouvelle construction a un accès direct sur la voie publique ;
S’assurer que chaque nouvelle construction a un accès direct sur la voie publique ;
Fournir à l’intérieur des îlots (cœurs d’îlot) des accès aux véhicules d’urgence (police, incendie, protection civile) et de travaux
publics ;
Imposer un mur coupe-feu entre tous les bâtiments contigus
Assurer un accès sans obstacle, au moyen de rampes ou appareils élévateurs dans tous les bâtiments destinés à accueillir le public ;
Interdire les activités artisanales ou industrielles polluantes, le stockage de produits inflammables ou toxiques et de techniques
susceptibles de causer des nuisances sonores, olfactives ou polluantes au voisinage.
Environnement
Favoriser la récupération et la réutilisation des eaux de pluie en provenance de la toiture ;
Favoriser la réduction de la consommation d’eau et d’énergie ;
Favoriser le maintien de la perméabilité du sol et la réduction des eaux de ruissellement ;
Favoriser l’utilisation de brise-soleil afin de réduire le réchauffement du bâtiment ou des espaces extérieurs ;
Favoriser l’utilisation de matériaux locaux ;
Infrastructures publiques
Exiger le raccordement aux infrastructures publiques partout où elles sont disponibles là où elles ne sont pas disponibles, exiger
des installations et réseaux (eau, égout, électricité, télécommunications) conformes aux normes en vigueur
Stationnement
Aménager des aires de stationnement collectif à l’intérieur des blocs basés sur le ratio suivant :
Habitat : 0,5 place par unité de logement
Commerces et services : 1 place par 250 m2 de plancher
Institutionnel et collectif : 1 place par 500 m2 de plancher
Hôtel et hébergement : 1 place par 2,5 chambres
Salles de réunions et de congrès : 1 case par 250 m2 de plancher
Compatibilité des usages
Imposer des mesures de mitigation à tout usage susceptible de causer des nuisances sonores, olfactives ou polluantes.
•
•
•
Zone à vocation commerciale «Bord-de-Mer»,
sigle : [ZC]
Zone administrative « Cité Administrative »
sigle : [ZA]
Zone mixte résidentielle et commerciale, le
«Morne-à-Tuf», sigle : [ZMRC]
Constructions, ouvrages et travaux visés
Ce règlement s’applique à toute nouvelle construction faite à l’intérieur du territoire visé.
Les bâtiments existants bénéficient de droits acquis
à l’égard des normes contenues dans le présent règlement et peuvent conserver leur usage et leur forme.
Note
Le permis de construire est un document officiel
qui autorise la construction ou la rénovation d’un
bâtiment à usage d’habitation, industriel ou autre.
Il constitue un dossier administratif qui donne les
moyens à l’administration de vérifier qu’un projet
de construction respecte bien les règles d’urbanisme
en vigueur. Toutes les constructions nouvelles,
quelque soit leur nature, seront sujet à l’obtention
d’un permis de construire délivré par la Mairie de
Port-au-Prince.
Exigences d’application générale
Tout bâtiment à construire devra respecter les orientations suivantes dont l’interprétation est laissée à la
discrétion de l’Autorité responsable de l’application
du présent règlement. Ces règlements seront d’application quel que soit le plan d’aménagement définitif
qui sera adopté pour la commune de Port-au-Prince
ou pour la région métropolitaine de Port-au-Prince.
•••
|7
Tous travaux de réhabilitation ou d’extension requerront un permis de construire émis par l’autorité
compétente laquelle déterminera de l’applicabilité
des normes contenus dans le règlement.
Nonobstant le paragraphe qui précède, tout bâtiment existant desservant le public doit faire l’objet
d’une expertise parasismique et être rendu conforme
aux recommandations du MTPTCE.
Les édifices publics, rues et trottoirs, parcs, squares,
gares routières et marchés publics situés dans le
centre ancien de la ville sont soumis à des règles particulières.
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
de règlementation et de contrôle de l’utilisation du
sol. Le mot dérive de la pratique de diviser le territoire municipal en zones et d’attribuer à chacune
des usages permis. La pratique du zonage est issue
du constat que la cohabitation harmonieuse sur un
territoire des usages résidentiels, commerciaux et
industriels exige une ségrégation plus ou moins prononcée entre eux, ce qui entraîne qu’on leur alloue
une ou plusieurs zones exclusives ou mixtes.
Le zonage a théoriquement pour but de grouper
géographiquement les usages compatibles, mais
en pratique, il est souvent utilisé pour prévenir les
nouveaux développements qui pourraient nuire aux
résidents ou aux commerces existants et donc pour
protéger la valeur des propriétés et maintenir une
certaine homogénéité sociale.
Le territoire du centre ancien de Port-au-Prince est
découpé en zones. A chaque zone est attribuée une
vocation des sols particulière, exprimée par un sigle.
Le “Bord-de-Mer” suit de près les limites du premier tracé de la ville en 1749 et correspond à la ville
commerciale. Le “Morne-à-Tuf” correspond à la
nouvelle ville dite “ville du Roi” tracée en 1750 au
sud de la ville commerciale. Ces deux zones ont été
amputées de manière à créer une troisième zone intercalaire, proposée pour la reconstruction des bâtiments publics devant loger l’administration centrale
de l’Etat, la “Cité administrative”.
|8
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
PRINCIPES DIRECTEURS ET REGLEMENT
| Exigences à chaque type de zones
A. Zone à vocation commerciale «Bord-de-Mer»
[ZC]
A-1 : Intentions
• Réhabiliter les îlots de la ZC du centre ancien de
Port-au-Princce ;
• Préserver et mettre en valeur les formes patrimoniales identifiées dans la ZC du centre ancien
de Port-au-Prince ;
• Assurer la continuité du bâti en périphérie des
îlots ;
• Encourager le développement d’une typologie
architecturale adaptée.
• Favoriser le développement d’une vie de quartier en encourageant dans la ZC, la construction
de logements habitations des services communautaires de proximité ;
• Fournir du stationnement hors rue en fonction
des besoins de chaque usage et conformément
aux exigences d’application générale ;
• Entreprendre le curetage des cœurs d’îlots de la
ZC à des fins d’usages collectifs et, plus spéci-
Persistance du parcellaire d’origine
•
fiquement, de stationnement hors-rue de véhicules ;
Préserver et mettre en valeur les espaces remarquables dans la ZC du centre ancien de Port-auPrince (voir la carte de localisation des espaces
remarquables du centre ancien de Port-auPrince, en annexe).
Note
Le curetage, en urbanisme, consiste en une série d’opérations visant la réhabilitation d’une zone, d’un quartier
ou d’un îlot dans une ville. Le curetage des cœurs d’ilot
de la ZC «Bord-de-Mer» consistera essentiellement
en la création d’un espace non-aedificandi situé en son
centre, qui sera utilisé pour le stationnement des véhicules et l’aménagement d’espaces verts. L’accessibilité
du coeur d’ilot facilitera, en outre, les interventions des
véhicules d’urgence (police, pompier, ambulance, etc.)
Le curetage des coeur d’îlot de la ZC se base sur le
parcellaire d’origine de la ville, tracé en 1749. Comme
l’indique les cartes d’époque de la ville, les ilots étaient
subdivisés en parcelles tel qu’illustré par la figure cidessous. Les récentes photographies aériennes (Août
2012) révèlent la persistance de ce parcellaire modifiée
par des subdivisions successives des parcelles.
Emprise des coeurs d’îlot et accès
|9
plication a été publié en 2012. Son article 2 stipule :
Sont privatives les parties des terrains et bâtiments
réservées a l’usage exclusif d’un copropriétaire.
Sont communes, les parties des bâtiments et terrains affectés à l’usage et à l’utilité des tous les
copropriétaires ou de plusieurs d’entre eux, tels le
gros œuvre, le sol, les fondations, les cours, parcs et
jardins, les voies d’accès, les caves, les canalisation
y compris celles qui traversent les parties privatives,
les passages et corridors, les locaux des services
communs, les équipements et appareils communs.
Au rez-de-chaussée et aux étages des bâtiments, les
usages autorisés sont : commerces, services, usages
communautaires et institutionnels. Les logements
d’habitation sont interdits au rez-de-chaussée, exceptés les logements de fonction.
Les usages suivants sont interdits dans la ZC : activités artisanales ou activités industrielles polluantes ou
non, stockage de produits inflammables ou toxiques
et l’utilisation de techniques susceptibles de causer
des nuisances sonores, olfactives ou polluantes au
voisinage.
A-3 : Traitement des cœurs d’îlots
A-4 : Implantation des bâtiments
Marges d’emprise des bâtiments
A-3a : De l’emprise des cœurs d’îlot
Pour les îlots réguliers, l’emprise des cœurs d’îlot
est définie par une droite parallèle à la chaussée et
distante de celle-ci de 36,60 m pour les rues d’orientation est-ouest et de 30,60 m pour les rues d’orientation nord-sud (voir figure 2 : Type d’îlot zone commerciale [Bord de Mer]).
A-3b : De l’accès au cœur d’îlot
Sur les faces est et ouest des îlots de forme régulière
seront aménagées au moins deux voies non alignées
donnant accès au cœur desdits îlots au moyen d’une
allée ou d’une porte cochère ayant une largeur d’emprise 6 m au minimum ;
A-3c : Dispositions spéciales pour l’aménagement
des cœurs d’îlot
Les parties des parcelles constituant le cœur de l’îlot
continuent à appartenir à leur propriétaires et feront
l’objet d’un contrat de copropriété incluant la distribution d’aire de stationnement au prorata de propriétés imputés. L’accès au cœur d’îlot est une servitude collective ; cependant l’arrangement le moins
pénalisant pour les propriétaires touchés est l’accès
en porte cochère : le rez-de-chaussée est libéré et la
construction est permise à 4,5 m au dessus de l’accès.
A-4a : De la profondeur d’emprise des bâtiments
La profondeur des constructions sur les parcelles
n’excèdera pas 36,00 m, longueur prise à partir de
0,6 m de la chaussée, pour les bâtiments donnant sur
les rues d’orientation est-ouest et de 30,00 m pour les
bâtiments donnant sur les rues d’orientation nordsud ;
Dans les cas des îlots irréguliers, cette disposition
s’ajustera selon la forme dudit îlot ; dans le cas des
îlots de dimensions réduites, ces dispositions ne s’appliqueront pas.
Les propriétaires de l’îlot dédommagent les voies
d’accès aux propriétaires concernés par un pourcentage d’espace stationnement ou une autre formule
qui convient à tous les copropriétaires du cœur d’îlot.
Le permis de construire est délivré seulement quand
le projet d’immeuble respecte les servitudes et quand
l’arrangement pour les accès au cœur d’îlot est signé
par les copropriétaires.
Note
Emprise des bâtiments :
L’emprise des bâtiments est constituée de l’espace
résiduel après que l’on ait soustrait les marges de
recul avant et arrière, les marges latérales et la cour
arrière. Cet espace correspond alors à la localisation précise de l’implantation maximale permise sur
l’emplacement. La définition des marges sert donc à
l’implantation des bâtiments.
Les mesures de la profondeur d’emprise s’inspirent
des dimensions du parcellaire d’origine, comme il a
été fait mention plus haut.
Note
Cette disposition pour le traitement est rendue possible par la loi sur la copropriété dont le décret d’ap-
A-4b : Des marges d’emprise des bâtiments
La marge de recul avant des constructions sera de
0,60 m de la limite du caniveau jusqu’à R+2. La
Emprise maximale des bâtiments
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
A-2 : Usages autorisés et interdits
| 10
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
RUE
BATIMENT
Coupes transversale et longitudinale sur un ilot de la ZC “Bord-de-Mer”
PARKING
COEUR D’ILOT
PARKING
BATIMENT
RUE
Vueen plan d’un îlot reconstruit
Vue perspective schématique d’un îlot reconstruit
Note
Une marge de recul est une distance mesurée perpendiculairement à partir d’une ligne périmètrale
de terrain. Il peut s’agir d’une marge de recul avant,
latérale ou arrière,
Note
La cours arrière ou cœur d’ilot désigne la partie
interne d’un ilot urbain ou cœur d’ilot aménagé en
espace vert et ou partiellement en équipement. Il
est ainsi défini par les limites de l’espace bâtissable
prévu par le Cahier règlementaire.
•
La marge de recul avant est le retrait minimum
imposé à toute nouvelle construction par rapport à l’alignement de la voie. Toutefois, des
règlements d’urbanisme peuvent autoriser la
construction d’encorbellement (balcons, porteà-faux, ressauts, etc.) en façade. La marge de
recul avant peut également augmenter dans
les niveaux supérieurs du bâtiment. Elle s’applique également aux bâtiments situés à l’angle
de l’ilot.
• La marge de recul arrière est le retrait minimum imposé à toute nouvelle construction par
rapport à l’alignement de La marge de recul
arrière peut également augmenter dans les niveaux supérieurs du bâtiment.
• La marge de recul latérale est le retrait minimum imposé à toute nouvelle construction par
rapport à la limite séparative latérale de la propriété
La valeur des marges d’une construction sera indiquée dans les documents à soumettre pour l’obtention du permis de construire.
A-5 : Des cours arrière
A-5a : De l’aménagement des cours arrière
L’aménagement d’une cour arrière (cœur d’îlot) est
obligatoire pour tous les îlots sauf ceux de dimen-
A-5b : Des ratio des aires de stationnement
L’aménagement des aires de stationnement collectif à
l’intérieur des blocs se réfèrera aux ratios suivants :
•
•
•
•
•
Logements d’habitat : 0,5 place par unité de
logement
Commerces et services : 1 place par 250 m2
de plancher
Usage institutionnel et collectif : 1 place par
500 m2 de plancher ;
Hôtel et hébergement temporaire : 1 place
par 2,5 chambres ;
Salles de réunions et de congrès : 1 case par
250 m2 de plancher.
Note
La galerie-trottoir désigne un espace de circulation
couvert situé en périphérie et au rez-de-chaussée
de l’ilot. Il est obtenu par une cession de propriété
pour usage collectif. La propriété demeure intégrale
pour les niveaux supérieurs d’un bâtiment. Moreau
de Saint-Méri relate l’origine des galeries-trottoirs
de Port-au-Prince dans sa description de Saint-Domingue.
«Vues du dehors, les maisons ont d’autant moins d’apparence, que la plupart d’entr’elles ont sur la rue une galerie
que couvre leur toit, prolongé en appentis. Mais ces galeries, qui sont pavées ou carrelées, abritent contre un soleil
ardent, et elles dispensent de la nécessité de passer dans les
rues, qui sont des champs couverts d’une poussière épaisse
et des bourbiers a la moindre pluie ; car il n’y a plus de
vestiges du pavement de ces rues, fait en vertu d’ordonnances du 22 Novembre et du 28 Décembre I757· La jouissance serait complette si ces galeries étaient de niveau et
n’exposaient pas a des chutes, ou par leur inégalités ou par
leurs interruptions.» [Moreau de Saint-Méri]
A-6 : Des constructions et des critères architecturaux
A-6a : Des galeries-trottoirs
L’aménagement d’une galerie-trottoir est obligatoire.
Sa profondeur sera de 3.50 m en continuité avec la
profondeur des galeries-trottoirs voisines. Leur hauteur libre sous plafond sera de 4,00 m à 6,00 m ou
en continuité avec la hauteur libre sous plafond des
galeries-trottoirs voisines. La galerie-trottoir sera alignée à 0,6 m de la limite de la chaussée.
Les galeries-trottoirs de Port-au-Prince
La galerie-trottoir est une caractéristique de la ZC
du centre ancien de Port-au-Prince. Dès les débuts
de la ville, les riverains concédèrent aux piétons,
l’utilisation de leur galerie privée donnant directement sur la chaussée, séparé de celle-ci par une
rigole.
| 11
sions réduites (voir plan de localisation des îlots de la
ZC en annexe). Aucune construction n’est permise
sur les cours arrière. Les cours arrière sont réservées
à des usages publics, aux stationnements de véhicules. Les accès aux cours arrière seront aménagés
de manière à permettre l’accès aux véhicules et aux
équipements d’urgence.
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
marge de recul avant des constructions sera de 4,10
m de la limite du caniveau à partir de R+3. La marge
de recul arrière sera de 0,00 m ; le corps arrière du
bâtiment s’alignera sur la profondeur maximale de
la construction fixée. Les marges latérales seront de
0,00 m. La construction de murs coupe-feu latéraux
est obligatoire ;
| 12
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
•
A-6b : Des pentes des toitures
Les pentes de toiture permises se situent entre 0 %
et 15 %. En aucun cas les toitures ne seront visibles
de la rue.
•
•
Note
La pente des toitures correspond à la différence
d’élévation entre le point le plus haut de la toiture
et son point le plus bas divisé par la longueur de la
portée de la toiture.
Elle s’exprime en pourcentage (%).
A-6c : Des accès aux bâtiments
L’accès aux bâtiments publics sera réalisé sans obstacle, au moyen de rampes ou appareils élévateurs.
Note
La notion d’accessibilité sans obstacle permet de
rendre un bâtiment entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite de déplaçant en fauteuil
roulant, avec béquilles, etc. , au moyen de rampe ou
d’ascenseur.
A-6d : De la hauteur des bâtiments
La hauteur minimale de construction permise est de
R + 2.
Note
Dans le Règlement, la hauteur des bâtiments est
définie par le nombre total de niveaux, la hauteur
minimale libre sous plancher d’un niveau étant également définie. Le nombre d’étage – en l’occurrence,
la hauteur du bâtiment, sera désignée comme suit :
•
•
•
•
•
R : bâtiment possédant un niveau situé au
rez-de-chaussée
R+ 1 : bâtiment de 2 niveaux
R+2 : bâtiment de 3 niveaux
R-1 : bâtiment avec un rez-de-chaussée et un
sous-sol
Etc.
Niveaux des bâtiments
A-6e : De la hauteur libre sous plafond
La hauteur libre sous plafond des rez-de-chaussée
sera de 4 à 6 m. La hauteur libre sous plafond des
étages courants sera au minimum de 2,60 m.
Note
La hauteur libre sous plafond désigne la distance
verticale entre le parquet et le plafond d’un étage.
Les mezzanines seront considérées comme des
étages courants.
A-6f : Des normes nationales parasismiques et
anticycloniques
Toute nouvelle construction doit être conforme aux
normes nationales parasismiques et anticycloniques.
B. Zone mixte résidentielle et commerciale, le
«Morne-à-Tuf» • [ZMRC]
B-1 : Intentions
• Réhabiliter les îlots de la ZMRC du centre ancien de Port-au-Prince ;
• Préserver et mettre en valeur les formes patrimoniales identifiées dans la ZMRC du centre
ancien de Port-au-Prince ;
• Modifier le mode d’organisation spatiale existant tout respectant les usages locaux ;
• Assurer la continuité du bâti en périphérie des
îlots ;
• Encourager le développement d’une typologie
architecturale adaptée.
Favoriser les usages commerciaux et de services au rez-de-chaussée des bâtiments situés
au périmètre des îlots.
Encourager l’aménagement de logements d’habitation aux étages.
Préserver les espaces remarquables identifiés
dans la ZMRC (voir carte des espaces remarquables du centre ancien de Port-au-Prince, en
annexe).
B-2 : Traitement des voies piétonnes
Des voies piétonnes de 3,00 m de large seront aménagées suivant l’axe longitudinal de l’îlot. Ces voies
seront inscrites au domaine public de l’Etat.
Note
Le Règlement désigne par voie piétonne toute voie
réservée en priorité aux piétons et exceptionnellement aux véhicules automobiles de services. Sur la
voie piétonne, la circulation des véhicules automobile est restreinte par l’installation d’obstacles ou
des panneaux de signalisation.
B-3 : Usages autorisés et interdits
Les usages autorisés sont, au rez-de-chaussée comme
aux étages : usages mixtes, commerces, services,
usages sociocommunautaires, logements d’habitation.
Les usages suivants sont interdits dans la ZMRC
: activités artisanales, activités industrielles polluantes ou non, stockage de produits inflammables
ou toxiques et l’utilisation de techniques susceptibles
de causer des nuisances sonores, olfactives ou polluantes au voisinage.
B-4 : Implantation des bâtiments
B-4a : De la profondeur d’emprise des bâtiments
La profondeur d’emprise permise des bâtiments n’est
pas limitative.
B-4b : Des trottoirs
Note
Le Règlement désigne par trottoir tout espace réservé aux piétons et aux usagers se déplaçant sur
des véhicules à roulettes non motorisés de chaque
côté des rues ; Le trottoir est généralement séparé
de celles-ci par un caniveau ou bordure assurant sa
limite avec la partie vouée à la circulation des véhicules à moteur. Les trottoirs font partie du domaine
public de l’Etat.
B-4c : Des marges d’emprise des bâtiments
La marge de recul avant des constructions sera de
0,00 m du trottoir. La marge de recul arrière n’est
pas restrictive. Les marges latérales seront de 0,00
m. La construction de murs coupe-feu latéraux est
obligatoire ;
Le long du boulevard Jean-Jacques-Dessalines, la
marge de recul avant des constructions sera de 0,60
m de la limite du caniveau. La marge de recul arrière
sera de 0,00 m. La marge de recul avant de la surhauteur sera de 4,00 m au minimum à partir de 0,60
m du caniveau. Les marges latérales seront de 0,00
m. La construction de murs coupe-feu latéraux est
obligatoire, dans tous les cas de figure ;
Emprises, marges et vue axonométrique type de la ZMRC “Morne-à-Tuf
B-5 : Des constructions et des critères architecturaux
B-5a : Des critères généraux
Il est interdit de construire des escaliers d’accès aux
| 13
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
Des trottoirs seront aménagés sur une largeur de
3,00 m sur le pourtour des îlots, excepté le long du
boulevard Jean-Jacques Dessalines.
L’aménagement de galeries-trottoirs est obligatoire
le long du boulevard Jean-Jacques-Dessalines. La
profondeur de la galerie-trottoir du boulevard JeanJacques-Dessalines sera de 3,50 m en continuité
avec la profondeur des galeries-trottoirs voisines.
Leur hauteur libre sous plafond sera de 4,00 m à 6,00
m ou en continuité avec la hauteur libre sous plafond
des galeries-trottoirs voisines. La galerie-trottoir
sera alignée à 0,6 m de la limite de la chaussée.
| 14
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
bâtiments sur le trottoir. La construction de balcon
ou tout autre encorbellement de façade pour les bâtiments donnant sur rue est autorisée. Leur longueur
maximale de saillie est fixé à 1,00 m. Leur structure
sera légère et rapportée à la façade. La construction
de balcon ou tout autre encorbellement de façade
pour les bâtiments donnant sur les voies piétonnières
ou sur le boulevard Jean-Jacques Dessalines est
interdite.
B-5b : Des pentes des toitures
Les pentes de toiture permises se situent entre 0 %
et 15 %. En aucun cas, les toitures ne seront visibles
de la rue.
B-5c : Des accès aux bâtiments
L’accès aux bâtiments publics sera réalisé sans obstacle, au moyen de rampes ou appareils élévateurs ;
B-5d : De la hauteur des bâtiments
La hauteur minimale de construction permise, tant
sur la rue que sur la voie piétonne, est de R + 2.
B-5e : De la hauteur libre sous plafond
La hauteur minimale libre sous plafond au rez-dechaussée est fixée à 3,6 m. La hauteur minimale libre
sous plafond aux étages est fixée à 2,6 m.
transition harmonieuse avec les zones avoisinantes.
Les intentions qui suivent orienteront le plan d’ensemble.
C-1 : Intentions
• Réaménager les îlots de la nouvelle ZA du centre
ancien de Port-au-Prince ;
• Préserver et mettre en valeur les formes patrimoniales identifiées dans la ZA du centre ancien
de Port-au-Prince ;
• Opérer une hiérarchisation dans l’aménagement
des voies distinguant la rue du Champ-de-Mars
et la rue Monseigneur-Guilloux comme axes
principaux ;
• Encourager le développement d’une typologie
architecturale adaptée ;
• Assurer la continuité du bâti en périphérie des
îlots ;
• Entreprendre le curetage des cœurs d’îlots de la
ZA à des fins d’usages collectifs et, plus spécifiquement, de stationnement hors-rue de véhicules ;
• Fournir du stationnement hors rue en fonction
des besoins de chaque usage et conformément
aux exigences d’application générale ;
• Favoriser l’accès aux parcs de stationnement via
les rues latérales.
B-5e : Des normes nationales parasismiques et
anticycloniques
Toute nouvelle construction doit être conforme aux
normes nationales parasismiques et anticycloniques.
C. Zone Administrative • [ZA]
Un plan d’ensemble est nécessaire pour la zone
administrative comme délimitée dans la déclaration d’utilité publique du 29 mai 2012. Ce plan
d’ensemble devra incorporer tous les éléments du patrimoine qui s’appliquent à ce territoire. Les usages
autorisés incluent seulement les bâtiments institutionnels. Le plan d’ensemble veillera à assurer une
Dimensionnement des trottoirs de la ZA “Cité Administrative”
C-2 : Usages autorisés et interdits
Au rez-de-chaussée et aux étages des bâtiments, les
usages sont strictement réservés à l’administration
publique.
Les usages suivants sont interdits dans la ZA : activités artisanales, activités industrielles polluantes ou
non, stockage de produits inflammables ou toxiques
et l’utilisation de techniques susceptibles de causer
des nuisances au voisinage.
C-3 : Implantation des bâtiments
C-3a : Des trottoirs
Les trottoirs seront aménagés sur une largeur de
7,00 m, de part et d’autre, de la chaussée de la rue
du Champ-de-Mars et de 3,00 m, de part et d’autre,
des autres rues, excepté le long du boulevard JeanJacques-Dessalines. L’aménagement de galeriestrottoirs est obligatoire le long du boulevard JeanJacques-Dessalines,
La profondeur de la galerie-trottoir sera de 3.50 m
en continuité avec la profondeur des galeries-trottoirs voisines. Leur hauteur libre sous plafond sera
de 4,00 m à 6,00 m ou en continuité avec la hauteur
libre sous plafond des galeries-trottoirs voisines. La
galerie-trottoir sera alignée à 0,6 m de la limite de la
C-4g : Des normes nationales parasismiques et
anticycloniques
Toute nouvelle construction doit être conforme aux
normes nationales parasismiques et anticycloniques.
•••
PROCEDURES
Emprise des bâtiment de la ZA “Cité Administrative”
Réunion ; la profondeur permise des constructions
sera 30 m sur voies secondaire, à savoir la rue de
l’Enterrement, la rue du Centre et la rue du Magasin-de-l’Etat (voir plan de la ZA, en annexe).
C-3c : Des marges d’emprise des bâtiments
Le long de la rue du Champ-de-Mars, la marge de
recul avant obligatoire est fixée à 0,00 m sur 75% du
lot, avec une marge maximale de recul ponctuel de
12,00 m. La marge de recul avant obligatoire pour les
autres voies et est fixé à 4,00 m pour les usages institutionnels et à 0,00 m pour tous autres types d’usage.
La marge latérale maximale pour les bâtiments donnant sur la rue du Champ de Mars est fixée à 10 m
et celle des bâtiments donnant sur des autres rues à
0,00 m. Le long du boulevard Jean-Jacques-Dessalines, la marge de recul avant des constructions sera
de 0,60 m de la limite du caniveau. La marge de recul
arrière sera de 0,00 m. La marge de recul avant de la
sur-hauteur sera de 4,00 m au minimum à partir de
0,60 m du caniveau. Les marges latérales seront de
0,00 m. La construction de murs coupe-feu latéraux
est obligatoire, dans tous les cas de figure.
C-4 : Des constructions et des critères architecturaux
C-4a : Critères généraux
La hauteur minimale libre sous plafond au rez-dechaussée est fixée à 3,6 m. La hauteur minimale
libre sous plafond aux étages est fixée à 2,6 m. Il est
interdit de construire des escaliers d’accès aux bâtiments sur le trottoir. La construction de balcon ou
tout autre encorbellement de façade pour les bâtiments donnant sur rue est autorisée. Leur longueur
maximale de saillie est fixé à 1,00 m. Leur structure
sera légère et rapportée à la façade. La construction
de balcon ou tout autre encorbellement de façade
pour les bâtiments donnant sur le boulevard JeanJacques Dessalines est interdite.
C-4b : Des pentes des toitures
Les pentes de toiture permises se situent entre 0 %
et 15 %. En aucun cas, les toitures ne seront visibles
de la rue.
C-4c : Des accès aux bâtiments publics
L’accès aux bâtiments publics sera réalisé sans obstacle, au moyen de rampes ou appareils élévateurs.
C-4d : De la hauteur des bâtiments
La hauteur permise des bâtiments sera au minimum
de R+1.
C-4e : De la hauteur libre sous plafond
La hauteur minimale libre sous plafond au rez-dechaussée est fixée à 3,6 m. La hauteur minimale libre
sous plafond aux étages est fixée à 2,6 m.
Autorisations requises
Un permis de construire est requis préalablement à
toute intervention visée par le présent communiqué
suivant les dispositions des lois du 5 août 1937, du
17 août 1961, et du 6 juin 1963. Tout nouveau lotissement dans l’aire d’application est soumis aux prescriptions du décret du 6 janvier 1982 sur le permis
de lotir.
Autorité responsable de l’exécution du présent
règlement
La Mairie de Port-au-Prince sera tenue de faire respecter les dispositions du présent règlement conformément à la loi. Dans l’exercice de son mandat, elle
pourra compter sur l’appui technique du Service de
la planification urbaine du MTPTC, de l’ISPAN, du
CIAT et de l’UCLBP.
Rôles et pouvoirs de l’autorité
Aux fins de l’application du présent règlement, la
Mairie de Port-au-Prince, en consultation avec la
Direction des Travaux Publics du Ministère des Travaux Publics Transports, Communications et Energie ou ses représentants désignés :
• Veille à l’administration des mesures prévues
au présent règlement ;
• Délivre les autorisations pour l’exécution de
travaux ou d’activités en conformité avec le
présent règlement ;
• Ferme tout chantier et le cas échéant pro-
| 15
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
C-4f : Des cours arrière
Aucune construction n’est permise en arrière cour.
| 16
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
cèdent à la démolition des travaux trouvés en
violation au présent règlement ;
• Tient un registre des demandes complétées,
conformes et des autorisations émises.
En vertu du mandat qui lui est confié, l’autorité a
le pouvoir d’interpréter le sens et la portée des exigences d’application générale et les usages autorisés dans les divers types de zones. Afin d’éviter les
conflits d’usages, l’autorité peut statuer sur la compatibilité entre deux usages autorisés dans la même
zone en vue de les autoriser ou non.
Comité de Pilotage
Ce communiqué sera mis en exécution par la mairie
de Port au Prince en accord avec un comité de pilotage constitué par un représentant des institutions
suivantes : UCLBP, MTPTCE, MICTDN, Municipalité de Port-au-Prince, ISPAN, Secrétariat Technique du CIAT, et associations représentatives des
propriétaires du centre-ville.
Port-au-Prince, ce 29 mai 2012
Gabrielle Hyacinthe
Maire
Junior Gérald Estimé
Maire Adjoint
Jean Marie Descorbett
Maire-Adjoint
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
| 17
ANNEXES
• Plan de la ville de Port-au-Prince (1785), montrant le parcellaire • [ANSOM-France]
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
| 18
• Les espaces remarquables du centre ancien de Port-au-Prince
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
| 19
CENTRE ANCIEN DE LA VILLE DE PORT-AU-PRINCE • CAHIER REGLEMENTAIRE ANNOTE ET ILLUSTRE
Comité lnterministeriel d’Aménagement du Territoire
CIAT
REPUBLIQUE D’HAITI
Janvier 2013
| 20