(2009-04) Counter-Expertise Mission on the Rising Level of the Étang de Miragoâne
Summary — A joint Haiti-France technical mission, 23 March to 2 April 2009, sent to re-examine why the water level of the Étang de Miragoâne was rising. The team combined professional divers with a chief bridges-and-roads engineer, which indicates the question was as much about a physical outflow as about hydrology.
Key Findings
- A second-opinion mission, 23 March to 2 April 2009, on why Haiti's largest freshwater lake was rising.
- The team combined professional divers with a chief Ponts et Chaussées engineer, pointing at a submerged structural cause such as the outflow.
- A clean case of a slow-onset hazard that displaces people without a single disaster event.
Full Description
The Étang de Miragoâne is Haiti's largest freshwater lake, and a sustained rise in its level threatens the settlements and farmland around its shore. This dossier is the report of a counter-expertise mission, meaning a second opinion commissioned to test an earlier explanation, conducted between 23 March and 2 April 2009 under the Republic of Haiti with the French Embassy in Haiti. Its composition is the interesting part: an underwater and professional-diving expert from Martinique, two members of the Haitian firm Eccomar including its president, and a chief engineer of the Ponts et Chaussées corps. A team assembled that way is looking for something submerged and structural, most plausibly the condition of the lake's outflow, rather than modelling rainfall. For a territorial library the case is a clean example of a slow-onset hazard that displaces people without any single disaster event, and of the state commissioning independent technical review before acting.
Full Document Text
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République d’Haïti
A m b a s s a d e
de
France
en
Haïti
Mission de contre-expertise
concernant l’élévation du niveau
de l’Etang de Miragoâne
du 23 mars au 2 avril 2009
Le présent dossier a été préparé par :
Alain Rauwel
expert subaquatique – Plongée professionnelle - Martinique - France
Robert Stryhanyn
Président Société Eccomar – Haïti
Bruno Herlin
Société Eccomar - Haïti
Jean-Michel Maurin
Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées – MTPTC - Haïti
Commandé par
la Primature de la République d'Haïti
Financé par
le Service de Coopération et d'action culturelle
Ambassade de France
HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
1 CONTEXTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 DÉFINITION DE LA MISSION. . . . . . . . . . . . . 5
3 HISTORIQUE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4 RECUEIL D'INFORMATION
AUPRÈS DES POPULATIONS ET AUTORITÉS . . . . . . . . 9
5 RÉSULTAT DES INVESTIGATIONS . . . . . . . . . 11
5.1 ZONE D’INFILTRATION. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.2 ZONE DE RÉSURGENCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.3 SYNTHÈSE DES OBSERVATIONS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.4 CONSÉQUENCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
6 PROPOSITIONS D'ACTIONS
À MENER À COURT ET MOYEN TERME . . . . . . . . . 17
6.1 CHANTIERS PRIORITAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
6.2 RÉALISATION D’UNE PASSERELLE PIÉTONNE . . . . . . . . . . . 19
6.3 DISPOSITIF DE POMPAGE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
6.4 PRÉCONISATION D’ORGANISATION POUR L’AVENIR. . . . . 20
7 ESTIMATIONS FINANCIÈRES . . . . . . . . . . . . 23
7.1 COÛT DES CHANTIERS PRIORITAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
7.2 COÛT DE RÉALISATION D’UNE PASSERELLE PIÉTONNE . . . 24
7.3 COÛT DE RÉALISATION D’UN DISPOSITIF DE POMPAGE . . 24
7.4 FINANCEMENT DE L’OGANISATION
PRÉCONISÉE POUR L’AVENIR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
ANNEXES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
SOMMAIRE
Pour faciliter la lecture du rapport, ouvrir les cartes situées en fin de dossier, 3ème de couverture
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
1
HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
ÎLE DE LA TORTUE
N
O C É A N AT L A N T I Q U E
PORT-DE-PAIX
NORD-OUEST
CAP-HAÏTIEN
FORT-LIBERTÉ
NORD
ARTIBONITE
HINCHE
CENTRE
R É P U B L I Q U E
Lac
de Peligré
ÎLE DE LA GONAVE
MER DES CARAÏBES
JÉRÉMIE
GRANDE CAYÉMITE
PORT-AU
PRINCE
GRANDE ANSE
Etang
Saumâtre
MIRAGOÂNE
NIPPES
OUEST
Etang
SUD - EST
SUD
JACMEL
LES CAYES
ÎLE-À-VACHE
MER DES CARAÏBES
0
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
2
10
20
30
40
D O M I N I C A I N E
NORD-EST
GONAÏVES
50 km
HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
1. LE CONTEXTE
Situé dans le département des Nippes, d'une superficie de 10 km2, l'Etang de Miragoane a vu son
niveau monter lentement depuis deux ans environ. Ce phénomène a pris des proportions
alarmantes en septembre 2008 en raison de le pluviométrie exceptionnelle due aux effets
conjugués de plusieurs cyclones.
A cette période, la route nationale 2 qui longe l'Etang s'est trouvée submergée sous plus d'un
mètre d'eau et sur une centaine de mètres rendant impossible la circulation dans les deux sens
vers les départements du Sud et de la Grande Anse.
Depuis cette date, une déviation a été réalisée mais la route nationale 2 est toujours coupée sous
les eaux et le niveau du lac n'a que faiblement baissé.
Le MTPTC a effectué plusieurs missions de reconnaissance, notamment le 9 septembre 2008
avec les observations et conclusions suivantes :
• Les points d’écoulements principaux sont au nombre de 3. La mission a permis de les
localiser avec précision. Il a été constaté peu ou presque pas d’activité en ces points ainsi
que l’accumulation de débris de toute sorte ce qui semble indiquer que ces exutoires
naturels se trouvent obstrués. La nature des éléments qui constituent les bouchons n’a pas
pu être déterminée avec exactitude car les orifices en question se trouvent en certains points
à 5 ou 8 mètres sous l’eau.
• Travaux à réaliser : Un nettoyage manuel des orifices devra s’effectuer qui devra faire
intervenir des plongeurs expérimentés assistés de dispositifs leur permettant de travailler
sous l’eau (compresseurs, pompes à air etc.).
Par ailleurs dans le cadre des interventions post-désastre, l'USAID a sollicité l'appui du DOD
(Department of Defense) des Etats-Unis qui a dépéché une mission de plongeurs et ingénieurs
militaires pour effectuer un diagnostic et proposer des solutions face à ce problème. Cette
mission s'est rendue sur les lieux et a remis un rapport en date du 17 novembre 2008. On peut
lire dans ce document qu'à cette époque, la superficie du lac est évaluée à 25 km2 et le volume
à évacuer pour arriver au niveau de l'ouvrage sur la RN2 à 10Mds de gallons (38Millions de m3).
Suivent les éléments d'observation et les préconisations suivantes :
• A court terme, abandonner l'idée d'enlever les débris et la végétation encombrant les trois
ou quatre exutoires potentiels et prévenir l'érosion au droit de la nouvelle déviation par des
mesures de confortement des pentes appropriées
• A plus long terme : construire entre l'Etang et la mer un système de protection d'inondation
fermé (close culvert flood protection system) d'un coût estimatif de 42,5 M$US ou un canal
ouvert d'un coût estimé de 51,3 M$US. Les délais comprenant les études et les travaux sont,
pour les deux dispositifs évalué à 38 à 54 mois.
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Aujourd'hui, tant les populations concernées que les autorités haïtiennes souhaitent que la
circulation puisse être rétablie sur la Nationale 2.
Or le coût et les délais annoncés dans le rapport du DOD ne peuvent répondre à cette attente
dans un avenir acceptable.
2. DÉFINITION DE LA MISSION
Comme indiqué précédemment (sans être entré dans les argumentaires techniques) les experts
qui se sont penchés sur ce problème depuis six mois sont arrivés à des préconisations très
différentes. Le MTPTC a conclu à une solution réaliste mais n'a pu à ce jour la préciser faute de
spécialiste de l'exploration et des travaux subaquatiques. Le DOD a mobilisé d'importants
moyens d'investigation mais sa proposition technique ne peut être raisonnablement envisagée à
court terme.
La Primature de la République d'Haïti, a donc sollicité l'intervention d'un plongeur professionnel
avec pour objectifs d'établir :
• un rapport d'observation actualisé du niveau de l'Etang et des problèmes rencontrés
• l'étude de faisabilité d'une solution permettant de ramener à moindre coût et si possible
avant la prochaine saison cyclonique, le niveau du lac sous la cote de l'ouvrage construit sur
la RN2.
• Si une telle solution est envisageable, le rapport présentera une estimation de son coût, de
sa durée, des moyens à mobiliser et assorti de recommandations techniques pour son bon
déroulement.
• Toutes recommandations permettant à plus long terme une gestion optimisée de cette
problématique
La présente mission d'une durée de 10 jours (23 mars au 2 avril 2009) a été réalisée par Alain
Rauwel, plongeur professionnel établi en Martinique possédant une longue expérience
internationale des investigations et des travaux subaquatiques (barrages, installations portuaires,
ouvrages d'assainissement).
A la demande de la Primature, la mission a été financée par le Service de Coopération et d'Action
Culturelle de l'Ambassade de France.
La mission a bénéficié du support technique gracieux de la Société Eccomar (présence
permanente de Bruno Herlin et contribution du directeur Robert Stryhanyn) et de l'appui de JeanMichel Maurin, Conseiller Technique au MTPTC.
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3. HISTORIQUE
Il est intéressant de noter un certain nombre d'informations retraçant l'histoire des interventions
concernant le lac et ses abords :
Dans un passé lointain la ville de Miragoâne était localisée dans la zone de l'Etang actuel. La
montée des eaux a amené les populations à se déplacer vers la position actuelle de la ville (on
notera que le carrefour Desruisseaux à l'entrée de la commune est à la cote 60m alors que les
plus hautes eaux du lac sont à la cote 20m). (source historique)
1928 : Un article du journal Haïti Sun de 1960 rapporte que le niveau de l'Etang avait déjà monté
en 1928. le citoyen américain Camil Mitchel qui connaissait bien la zone avait organisé
avec la population locale une opération de nettoyage à la main de la végétation sur la zone
de Godet. Il avait complété cette intervention par un dynamitage ciblé de trois entrées de
cavernes.
1947 : sous la Présidence de M. Dumarsais Estimé, un dispositif d'irrigation au Nord du lac est
installé. Il en reste aujourd'hui quelques vestiges sur la rive Nord à proximité de la RN2.
1960 : Une opération de nettoyage et dynamitage est organisée par une équipe de militaires
américains après une nouvelle montée des eaux de l'étang.
1978 : dans le cadre de la construction de l'actuelle RN2 un dallot est mis en place au point bas
aujourd'hui submergé. Ce dallot met en communication l'Etang principal et le bras Nord
où se trouvent les exutoires (quartier Godet). Par ailleurs à l'autre point bas (route proche
de la cote 20 m) entre les Quartiers Quipérié et Fond Douze, la RN est surélevée de 2 m
1991 : rapport PNUD et étude hydraulique de débit
2007 : A partir de cette année là, on constate une lente montée du niveau du lac qui se rapproche
du niveau de la route.
2008 : Entre Août et Septembre, quatre cyclones frappent le pays en un mois et les pluies très
importantes provoquent une montée brutale du niveau de l'Etang. La RN2 est se trouve
sous 1,50m d'eau au niveau du dallot. La circulation est coupée enclavant pendant plus
d'un mois tout le grand Sud.
2008 : En septembre, Organisation d'une mission de diagnostic par le MTPTC.
2008 : En Novembre, venue d'une mission du Department ot Defense des Etas Unis sur requête
de l'USAID.
2008 : En fin d’année, réalisation en urgence d'une déviation de 4,4 Km contournant le bras Nord
de l'Etang.
2009 : Au mois de Mars de cette année, une mission de contre-expertise sollicitée par la
Primature et financée par l'Ambassade de France.
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4. RECUEIL D’INFORMATION AUPRÈS DES POPULATIONS ET AUTORITÉS
L'Etang est le support principal des activités du secteur (pêche, cultures, lavage des vêtements,
toilette, baignade, fourniture d'eau à la population et abreuvoir du bétail). Comprendre la
problématique du niveau du lac passe donc nécessairement par la compréhension des pratiques
de ses différents usagers.
La mission s'est donc attachée à avoir des échanges approfondis avec l'ensemble des acteurs.
Elle a également eu de nombreux contacts avec les autorités (Délégué Départemental des
Nippes, Directeur Départemental des TPTC des Nippes). Elle tient à mentionner de façon
particulière l'implication personnelle de Monsieur Franceau Joseph, maire de Miragoâne qui lui a
assuré un soutien constant en organisant notamment les rencontres avec la communauté des
pêcheurs de Godet et des agriculteurs de Dufour (CASEC de DRIPP) et en participant à une
grande partie des investigations sur le terrain.
Au cours des différentes rencontres avec les riverains de l'Etang, il a été rapporté que le niveau
des eaux peut descendre très bas en période sèche. En ces occasions les habitants de la zone,
afin de maintenir leurs activités, ont été amenés à créer des obstructions des principaux exutoires
au niveau du bras Nord et au niveau du dallot de la RN2. Ils ont ainsi envoyé dans ces zones
d'infiltration des ballots de tissu, sacs lestés de roches, etc.
Au vu des premières observations en surface il a par ailleurs été constaté aux abords immédiats
de l'Etang des fagots de bois fraichement coupés et des amoncellements de roches récemment
éboulés. Interrogés à ce sujet, les habitants ont expliqué qu'il existait effectivement une activité
informelle d'abattage de bois (pour faire du charbon de bois) et d'extraction de roche pour la
constrution (la roche est fracturée au moyen de pneus chauffés, tombe dans le lac et les éléments
transportables sont embarqués par pirogue « bois fouillé »).
S'agissant des points privilégiés d'infiltration, les témoignages recueillis confirment les dires des
différents observateurs depuis des décennies et même des siècles (cf. extrait d'un ouvrage
historique très documenté). Ces points sont au nombre de quatre (dont deux sont très proches
et de ce fait regroupés dans certains rapports). Ils se situent sur la paroi Nord du bras de l'Etang
situé au Nord de la RN2 à proximité du lieu-dit Godet. Les riverains attestent de façon constante
qu'aux abords de certaines cavernes (3 et 4 notamment) des tourbillons pouvaient être observés
et que l'on entendait distinctement le bruit de l'eau s'infiltrant dans le morne.
Au regard des attentes des différents groupes rencontrés, il est à noter que le niveau actuel du
lac ne convient à personne. Les principales victimes sont les agriculteurs dont les terrains ont
parfois été intégralement submergés.
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5. RÉSULTAT DES INVESTIGATIONS
5.1 ZONE D'INFILTRATION
Le chapitre précédent livre un certain nombre de résultats de l'observation en surface aux abords
immédiats de l'Etang.
Ajoutons que les rives du lac sont le lieu où les lavandières se retrouvent pour faire la lessive, où
les habitants viennent chercher de l'eau et où le bétail vient boire, etc. Lorsque ces activités se
passent à proximité des points privilégiés d'infiltration elles contribuent à leur colmatage (vieux
vêtements, petits éboulis, etc).
Des phénomènes naturels complètent et agravent le processus. Ainsi, des plantes diverses
(herbes, roseaux) se détachent parfois de la berge et constituent de véritables îlots végétaux. Les
vents et courants dominants dans la zone de Godet poussent ces îlots vers la zone d'infiltration,
en particuliers vers les cavernes. Au contact de la paroi, ils constituent en surface d'importants
obstacles à l'écoulement. Immobilisés, ces agrégats végétaux pourrissent et coulent lentement
avec une tendance naturelle à colmater les failles résiduelles.
Enfin, la paroi dominant la zone d'infiltration est abrupte et très instable. Elle est le lieu d'éboulis
importants qui se manifestent probablement à l'occasion de forte pluies ou de séismes. Certains
des gros blocs plongent directement dans l'Etang d'autres restent en surface. Les éléments plus
fins en revanche, sont entraînés par ravinement vers le fond de l'Etang.
Ces constats sont confirmés par les investigations subaquatiques : lors des différentes plongées
effectuées principalement dans la zone d'infiltration, les conséquences des activités et pratiques
décrites précédemment trouvent leur traduction concrète : le colmatage presque total des quatre
cavernes principales (aucun courant) et une obstruction diffuse au bon écoulement sur tout le
linéaire concerné.
Le plongeur a ainsi pu visualiser l'ensemble des débris évoqués ci-dessus : blocs de pierre
parfois imposants, arbres récemment tombés au fond du lac avec leur socle rocheux, ballots de
vêtements, sacs lestés, tissus, mousse de vieux matelas, plantes en décomposition, feuilles, etc.
Il les a photographiés in situ et en a remonté certains en surface.
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5.2 ZONE DE RÉSURGENCE
La mission s'est alors intéressée aux zones de résurgence des eaux d'infiltration entre l'Etang et
la mer.
Elles sont nombreuses et diffuses dans toute la zone menant au lieu-dit Carénage. On observe
ainsi plusieurs points d'eau, lavoirs, mares alimentés par de multiples sources. L'observation de
la carte géohydrologique explique bien le phénomène : le terrain situé au Nord de Godet jusqu'à
la mer est un « aquifère karstique » avec « sources à débit élevé ». Toutefois les aménagements
effectués par les populations aux installations de prise d'eau sont le signe d'une adaptation à un
moindre débit.
Ce phénomène se retrouve au niveau du rivage de la mer dont le linéaire compris entre les lieuxdits Carénage et Trou Mouton constitue une zone diffuse de résurgence avec plusieurs exutoires
principaux où le débit reste très conséquent.
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5.3 SYNTHÈSE DES OBSERVATIONS SUR LE RÉGIME D'ÉCOULEMENT
On peut résumer de façon simple l'ensemble de ces observations : ce qui se passe à l'aval devrait
se passer à l'amont avec une circulation de l'eau dans les failles de la roche dont le débit varie
suivant que l'on est en présence de petites fissures (centimétriques) ou de fractures plus
importantes (de l'ordre de quelques décimètres). Mais, comme on l'a vu, cet écoulement est
fortement pertubé et parfois totalement empêché au niveau de la zone d'infiltration par des débris
divers dus principalement à l'activité humaine.
Ainsi le niveau du lac monte lentement depuis deux ans environ même avec de faibles
précipitations. L'évaporation et l'infiltration résiduelle ne suffisent donc plus à assurer l'équilibre
avec les arrivées provenant de l'ensemble du bassin versant (160 km2). Avec des conditions très
défavorables comme pendant la période cyclonique 2008 cette situation prend des proportions
catastrophiques : la surface du lac a plus que doublé pour atteindre aujourd'hui 25 km2 contre
12 km2 environ il y a moins de trois ans. Selon nos estimations recoupées avec d'autres
techniciens consultés, le « trop plein » de l'Etang se chiffre aujourd'hui autour de 40 Millions de
m3 avec une hauteur d'eau indésirable de 1,50 m environ. Notons enfin que pendant la période
sèche entre septembre 2008 et mars 2009 le niveau du lac n'est descendu que de quarante
centimètres environ.
5.4 CONSÉQUENCES
Le phénomène ainsi décrit à des conséquences très pénalisantes pour les populations. Il a déjà
été fait mention de l'insatisfaction et parfois de la détresse des habitants de tout le bassin versant
dont la ressouce principale est notablement réduite voire totalement anéantie.
A une autre échelle (celle du pays), la montée des eaux se traduit par une forte perturbation de la
circulation sur la RN2. Celle-ci se trouve depuis six mois sous 1,50m d'eau sur deux cents mètres
environ. Après une période de plusieurs semaines où le trafic routier a été totalement coupé
(enclavant de fait tout le grand Sud du pays (départements des Nippes, du Sud, et de la Grande
Anse), il est maintenant rétabli dans des conditions difficiles grâce à la déviation de 4,4 km
réalisée en urgence fin 2008. Le franchissement de la partie immergée continue par ailleurs de
s'effectuer au moyen d'embarcations effectuant la navette de façon incontrôlée sans aucune
prise en compte de la sécurité des personnes et des biens transportés.
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COMMUNE DE MIRAGOÂNE
2m
ATANSYON
AN NOU PWOTEGE LETAN AN
1,5 m
PA KOUPE PYEBWA O
PA PRAN ROCH YO
SE MAGISTRA KI MANDE SA
1m
0,5 m
0
1m
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6. PROPOSITIONS D’ACTIONS À MENER À COURT ET MOYEN TERME
6.1 CHANTIERS PRIORITAIRES
6.1.1 Mesures de prévention immédiates
Phase 0 : Interventions préalables
Sans attendre le début de la phase prioritaire il est préconisé de :
• mettre en place, par exemple au droit de la RN2, une échelle permettant de suivre de façon
régulière le niveau de l'Etang. Une échelle sommaire a déjà été installée par la mission.
Il conviendra de la remplacer par une autre plus adaptée.
• Installer sur les chemins d'accès à la zone de Godet des panneaux interdisant de couper du
bois et d'exploiter les roches aux abords de l'Etang. Le principe de ce procédé de prévention
a déjà été utilisé avec succès en d'autres endroits du pays (par exemple sur le rivage de la
mer à Grand-Goâve aux abords d'un équipement dédié aux pêcheurs). Le Maire de
Miragoâne a adhéré immédiatement à l'idée et doit sans délai s'occuper de la fabrication et
de la mise en place des panneaux. Un exemple de message lui a été proposé.
6.1.2 Nettoyage de la zone d'infiltration
Phase 1 : Nettoyage général
La priorité numéro 1 est de retrouver rapidement un écoulement satisfaisant du lac au niveau de
la zone d'infiltration Nord. Privé ce cet exutoire naturel, l'Etang continuera sinon, de voir son
niveau monter lentement ou brutalement suivant le régime des précipitations, entrainant la
submersion de nouvelles terres.
Il est proposé de mettre en place un dispositif simple de nettoyage complet de la zone
d'infiltration avec une attention particulière aux exutoires principaux.
Deux équipes d'ouvriers (3 personnes et un chef d'équipe) placées sur un radeau de facture
rustique ramènent à l'aide de crocs et rateaux les différents débris se trouvant à la surface du lac
puis ceux situés en profondeur. Les débris sont entassés sur un radeau identique placé à leur
portée.
Le radeau avec les déchets est régulièrement hâlé sur la rive à l'aide d'un dispositif de va et vient
en cordage. Là, les déchets sont mis à terre et régulièrement (une fois par jour environ), ils sont
transportés en décharge.
Une deuxième étape consiste à envoyer dans les fissures et fractures de la roche de l'air
comprimé à l'aide d'un compresseur équipé d'un tube de six mètres de long environ. L'air insufflé
dans les parois crée un mouvement ascendant faisant remonter à la surface les débris (plus fins)
non retirés lors de la première phase. Ils sont alors ramasés depuis le radeau à l'aide d'un tamis
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et finalement évacués en décharge.
Des travaux d'aspiration à la suceuse actionnée par plongeur professionnel complèteront cette
phase de nettoyage.
L'ensemble du dispositif est piloté par un conducteur de travaux professionnel en charge du bon
déroulement du chantier.
Il est prévu par ailleurs l'intervention ponctuelle d'un plongeur professionnel pour apporter au
chantier l'expertise spécifiquement subaquatique.
En fin de chantier un traceur (fluorescéine par exemple) sera envoyé dans les zones principales
d'infiltration afin de mieux connaître les écoulements préférentiels entre le lac et les zones de
résurgence.
Phase 2 : Protection et entretien des cavernes et abords
Une fois le nettoyage terminé, il est proposé de prendre plusieurs mesures pour éviter à l'avenir
que le même phénomène ne se reproduise :
• Protection de l'entrée des cavernes : afin de limiter l'arrivée d'embacles au niveau des points
principaux d'infiltration des grilles adaptées seront installées
• Entretien des cavernes et des berges : l'action curative (phase 1) doit être prolongée par une
action préventive consistant à effectuer régulièrement le travail de nettoyage. Dans ce but,
le matériel utilisé pour la phase 1 sera laissé sur place.
• Pose d'un dispositif de régulation au droit des points d'aspiration : comme on l'a vu, en
période de sécheresse prolongée, les habitants ont tendance à prendre des initiatives visant
à colmater les points d'infiltration pour limiter la baisse de niveau de l'Etang. Les obstacles
à l'écoulement placés dans ces conditions sont l'une des causes de la montée des eaux en
période pluvieuse et ils sont difficiles à retirer. Pour atteindre le même objectif sans
s'exposer aux conséquences néfastes de ces actions spontanées, il est proposé de poser
au droit des points principaux d'infiltration des dispositifs de régulation (vannes-seuils) de
conception et de gestion simples.
• Curage des caniveaux de la RN2 depuis le carrefour Desruisseaux : l'ensembles des détritus
encombrant ces caniveaux se retrouvent à un moment ou un autre dans le lac où les
courants les amènent inévitablement dans la zone d'infiltration. Pour éviter cette situation,
un curage régulier de ces caniveaux (notamment avant les séquences pluvieuses) est donc
nécessaire. Les déchets ainsi collectés doivent être systématiquement envoyés en décharge
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
6.2 RÉALISATION D’UNE PASSERELLE PIÉTONNE
En tout état de cause, la vidange du « trop plein » du lac ne se fera pas en quelques semaines
d'autant que la saison pluvieuse approche.
En attendant la mise hors d'eau de la route, la réalisation d'une passerelle uniquement réservée
aux piétons est préconisée. Les populations pourraient ainsi effectuer la traversée du tronçon
immergé à sec, dans des conditions de confort et de sécurité nettement améliorées.
Il est ainsi proposé de construire et d'installer au droit de la RN2 une structure en échaffaudage
métallique et platelage bois.
Elle sera mise en place parallèlement à la route (pour ne pas géner la future remise en service).
6.3 DISPOSITIF DE POMPAGE (option)
La mission s'est penchée sur la faisabilité d'un système d'évacuation artificiel des eaux du lac
permettant d'accélérer la « vidange » de celui-ci.
Pour rester dans un cadre financièrement réaliste, cette réflexion a porté sur la mise en place
d'une conduite entre le lac et la mer.
Les différentes reconnaissances sur l'ensemble du bassin versant et notamment à proximité de
Godet ont amené à exclure toute solution gravitaire. En effet le niveau du lac s'établit aujourd'hui
autour de la cote 20 m. Or, tous les tracés possibles conduisent à franchir un ou plusieurs mornes
avant d'atteindre un lieu d'écoulement gravitaire vers la mer. La cote minimale des points hauts
se situe autour de 100 m et le dénivelé s'établit donc autour de 80 m. Tout système de siphon est
de ce fait illusoire (le dénivelé maximum raisonnable étant de quinze à vingt mètres).
On doit donc nécessairement s'orienter vers un dispositif de canalisation forcée : une pompe est
installée sur la rive de l'Etang et une prise d'eau mise en place. Suivant le tracé précis de la
canalisation et des études hydrauliques plus fine une ou deux pompes suppémentaires sont
nécessaires entre la prise d'eau et le point haut du profil en long. Une fois le point haut franchi,
l'écoulement peut s'effectuer de façon gravitaire le long d'une ravine existante. L'ensemble du
dispositif peut être doublé ou triplé avec un débit et un coût proportionnels.
Les calculs ont été effectués en prenant un dispositif de base évacuant 1 000 m3/h. Dans les
conditions actuelles la vidange du trop plein du lac (hors précipitations exceptionnelles) est
évaluée à 18 mois à deux ans. Le disposif décrit permettrait de gagner six mois par rapport à
cette échéance.
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
A ce niveau la mission souhaite avancer les commentaires suivants :
• il convient en tout état de cause d'attendre de constater le débit obtenu après l'opération
décrite au § 6 . 1
• le coût principal du système est son fonctionnement (maintenance et surtout carburant)
• le principe même de consentir des dépenses significatives pour rejeter de l'eau douce à la
mer est peu compatible avec la notion de développement durable (la plupart des pays de la
planète investissent au contraire pour conserver et valoriser l'eau
6.4 PRÉCONICATIONS D’ORGANISATION POUR L’AVENIR
Dans le contexte actuel l'eau se présente pour les riverains du lac comme un danger alors que
tous conviennent que c'est leur richesse. De fait dans le monde entier tous les efforts tendent à
préserver l'eau et à l'utiliser au mieux grâce à des barrages, canaux d'irrigation, prise d'eau
protégées, etc.
A Miragoâne l'objectif doit consister à mettre en place de façon partagée un usage optimisé de
cette ressource.
Les paramètres en jeu sont :
• l'activité de pêche
• l'activité agricole
• la continuité de la circulation sur la RN2
• l'existence de pratiques menaçant l'environnement
A terme pourrait s'ajouter :
• le développement de l'écotourisme
De façon concrète (mais un peu simplificatrice) le problème peut être posé en terme de niveau
optimal de l'étang. En première approximation la synthèse des avis recueillis situe celui-ci autour
de un mètre sous le niveau du dallot de la RN2.
Cette hypothèse est celle retenue pour les actions à court terme. Elle conduit aux propositions
évoquées ci-dessus qui seront de toutes façons pertinentes quelque soit l'option finalement
retenue. En effet, la maîtrise des arrivées d'eau étant impossible, il convient de mettre en place
un disposif permettant de gérer les sorties. Il faut donc retrouver et maintenir la capacité
d'infiltration de la zone de Godet et être en mesure de la réguler par des systèmes adaptés.
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
Il convient de préciser que les cycles de périodes sèches et de périodes humides (sur l'année et
sur le temps long) amènent des variations du niveau de l'étang. La question qui se pose alors est
celle de l'amplitude admissible : quel niveau minimum et quel niveau maximum ? On constate en
effet que si l'on sort des niveaux admis par les populations celles-ci prennent des initiatives en
fonctions de leurs besoins spécifiques et immédiats qui peuvent être contraires à l'intérêt global
et à long terme.
Comme on l'imagine, la problématique est complexe et ne peut être résolue que par une solution
de compromis : un usage de la ressource partagé par l'ensemble des acteurs.
Pour y parvenir, la mission suggère la mise en place d'un Comité de gestion et de mise en valeur
de l'Etang de Miragoâne. Celui-ci regrouperait l'ensemble des parties prenantes : l'Etat (à travers
les différents Ministères concernés), les collectivités territoriales (commune de Miragoâne,
commune de Petit-Goâve, Département des Nippes, Département de l'Ouest), les communautés
de base (Casec, Association de pêcheurs, Association d'agriculteurs, Association de riverains,
etc).
Ce Comité aurait pour première mission de faire un état des lieux complet de la situation (qualité
de l'eau, régime hydraulique observé après les travaux prioritaires, faune, flore), différents usages
actuels du lac, etc. Ce diagnostic serait mené sur l'ensemble du bassin versant. Il devrait dans
un deuxième temps produire un schéma de développement local proposant des axes
correspondant à des objectifs partagés par l'ensemble des acteurs.
La mission menée en mars 2009 ne disposait ni du temps ni des moyens pour poser des bases
plus complètes à cette proposition. Elle a pu néanmoins l'évoquer lors de rencontres avec
plusieurs responsables au niveau local et central. Tous y voient une formule harmonieuse de «
sortie par le haut » de la situation difficile vécue depuis plusieurs mois.
On se limitera donc ici à suggérer :
• la réalisation d'une étude de développement local comprenant un état des lieux, un cadre de
gestion et un plan de mise en valeur de la zone de l'Etang.
• un volet « mise en valeur agricole » de l'étude devra reposer sans la pression de l'urgence la
question de la hauteur moyenne optimale du lac. Une hauteur supérieure à celle retenue
dans ce rapport mériterait d'être débattue. Elle permettrait de développer des périmètres
irrigués et de proposer des terrains moins exposés aux agriculteurs dont les terres sont
régulièrement submergées. La question du tronçon de la RN2 aujourd'hui inondé pourrait
être réglée par un réhaussement de 2m sur 200 à 300 mètres comme cela a été fait à l'autre
point bas.
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
• un volet « mise en valeur de la faune et de la flore » pourrait proposer des mesures à court
et moyen terme pour retrouver une biodiversité aujourd'hui mise à mal. L'activité de pêche
serait traitée dans ce volet
• un volet « mise en valeur touristique » pourrait poser les bases d'une activité d'écotourisme
actuellemnt totalement inexistante alors que les lieux présentent de formidables potentialités
• L'estimation financière présentée au chapitre 7 se limite à la rédaction des termes de
référence d'une telle étude
• la recherche de partenaires techniques et financiers. Dans ce cadre, une coopération
décentralisée thématique pourrait être mise en place avec une collectivité locale étrangère
riveraine d'un lac.
Des partenaires essentiels comme les Ministères de l'Agriculture et de l'Environnement seront
bien évidemment associés étroitement à ce travail, tant au niveau central qu'au niveau local (la
mission n'a malheureusement pas pu réaliser ces contacts dans le temps qui lui était imparti).
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
7. ESTIMATIONS FINANCIÈRES
7.1 COÛT DES CHANTIERS PRIORITAIRES
POSTE DE DEPENSE
COUT (en $ us)
PHASE 0 : INTERVENTIONS PREALABLES
OBSERVATIONS ET DELAIS
En cours d'exécution
Installation des panneaux d'information pour
la population, surveillance de la zone
et suivi de l'application des consignes
p.m. Prise en charge
mairie de Miragoâne
Installation échelle de niveau d'eau.
p.m. Echelle provisoire
posée par la mission
Relevé hebdomadaire
Coût de la phase 0
p.m.
PHASE 1 : NETTOYAGE GENERAL
Délai deux mois
Nettoyage des cavernes et des berges
Bras Nord de l'Etang
Quartier Godet
85 000 Deux mois de travaux.
Main d'oeuvre locale avec
encadrement professionnel
Mission plongeur professionnel
15 000 Supervision des travaux
spécifiquement subaquatiques
Coût de la phase 1
100 000
PHASE 2 : PROTECTION ET ENTRETIEN
DES CAVERNES ET ABORDS
Délai un an
Protection de l'entrée des cavernes
25 000 Pose de grillage adapté
après nettoyage
Entretien des cavernes et des berges
25 000 Coût annuel
Pose d'un dispositif de régulation
au droit des points d'aspiration
30 000 En option (conditionnée par
le résultat du nettoyage)
Curage des caniveaux de la RN 2
depuis le carrefour Desruisseaux.
Mise en décharge des détritus
12 000 Coût annuel
Coût total de la phase 2
92 000
COUT TOTAL DES CHANTIERS
PRIORITAIRES
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
192 000
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
7.2 COÛT DE RÉALISATION D'UNE PASSERELLE PIÉTONNE
POSTE
COUT (en $us)
OBSERVATIONS
Fourniture
et pose d'une passerelle piétonne
200 000 Structure en échaffaudage
métallique et platelage bois.
Longueur 200 m. L argeur 1,20m
Total
200 000
7.3 COÛT DE RÉALISATION D'UN DISPOSITIF DE POMPAGE
POSTE
COUT (en $us)
OBSERVATIONS
Achat et installation des pompes et
canalisations
400 000
Fonctionnement : carburant et entretien
960 000 Coût annuel
à raison de 80 000 $US par mois
Total
1 360 000
7.4 FINANCEMENT DE L'ORGANISATION PRÉCONISÉE POUR L'AVENIR
POSTE
COUT (en $us)
Rédaction des termes de référence de l'étude
diagnostic et proposition de gestion
et mise en valeur de l'Etang de Miragoâne
(y compris volet institutionnel :
statuts du Comité)
15 000
TOTAL
15 000
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
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OBSERVATIONS
HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
ANNEXES
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
DÉROULEMENT DE LA MISSION
Comme indiqué dans le corps du rapport, la mission s'est déroulée dans d'excellentes conditions
grâce à l'implication des différents acteurs rencontrés à Port au Prince et sur le terrain (Primature,
MTPTC, Délégation Départementale des Nippes, Mairie de Miragoâne, populations riveraines de
l'Etang, Ambassade de France, AFD, BID). Plus précisément la chronologie est la suivante :
23 mars 2009 :
• arrivée Port-au Prince
• dîner en présence de Robert Stryhanyn (Directeur ECCOMAR), Bruno Herlin (Société
ECCOMAR), Estelle Mercier (A.F.D), Jérémy Fraissinet (S.C.A.C et MTPTC), Jean-Michel
Maurin (MTPTC)
24 mars 2009 :
• Ambassade de France : formalités liées à la mission – Rencontre d'Alain Sauval, chef du
SCAC et de Jean-Pierre Guégan, Consul
• CNIGS : sélection de cartes de la zone de Miragoâne
• Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) : brève présentation
aux principaux cadres du Ministère
• Route RN2 jusqu'à Miragoâne. Repérage des lieux
25 mars 2009 :
• Direction Départementale des Nippes (MTPTC) : réunion avec Wilson Augustin, Directeur
• Visite de terrain : examen des berges Quartier Godet puis chemin entre l'Etang et quartier
Carénage jusqu'au bord de mer avec Franceau Joseph, Maire de Miragoâne
• Plongée aux abords des cavernes 1, 2, 3, 4
26 mars 2009 :
• Réunion avec les pêcheurs en présence de M. le Maire
• DDN (MTPTC) : Réunion avec Wilson Augustin
• Tournée sur l'Etang
• Rencontre avec le CASEC de DRIPP : agriculteurs du Quartier Dufour en présence de M.le
Maire
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
27 mars 2009 :
• Délégation Départementales des Nippes : réunion avec Jamyl Vincent, Délégué
Départemental
• visite des points de résurgence accessibles depuis la mer (Trou Mouton)
• parcours à pied de plusieurs variantes de tracé d'une éventuelle canalisation
28 mars 2009 :
• Nouvelle inspection terrestre et subaquatique dans la zone de Godet en Présence de Robert
Stryhanyn et de M.le Maire – Photos en plongée – Précisions pour le chantier de nettoyage
29 mars 2009 :
• Calage des diférentes phases d'action proposée – Estimations financières
• Rencontre avec Gérald Jean-Baptiste (Directeur National de l'Eau Potable et de
l'Assainissement – MTPTC) : premier bilan de la phase terrain
30 mars 2009 :
• Direction Nationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement (DINEPA) : réunion avec Gérald
Jean-Baptiste (Directeur) et Erik Balthazar (Primature – Cabinet) – Rapport oral de la mission
avec principales illustrations
• Agence Française de Développement : réunion avec Geneviève Javaloyes (Directrice) et
Ernest Barbot (Directeur Adjoint) : Rapport oral de la mission avec principales illustrations
• MTPTC : réunion avec Viviane Saint-Dic (Directrice de Cabinet) et Yvan Pinchinat (cabinet) :
Rapport oral de la mission avec principales illustrations
• MTPTC : travail de carthographie avec M.Hypolite
• MTPTTC : réception par Monsieur le Ministre en son bureau – Rapport de la mission et
échange sur les solutions envisagées
31 mars 2009 :
• Rédaction du rapport
• Unité Technique d'Exécution (UTE du MEF) : réunion avec Michael de Landsheer (Directeur):
Rapport de la mission – Echange technique)
Mission de contre-expertise - 23 mars au 2 avril 2009
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HAÏTI - ÉLÉVATION DU NIVEAU DE L’ÉTANG DE MIRAGOÂNE
1er avril 2009 :
• Unité Centrale d'Exécution (UCE du MTPTC) – Rencontre de Garry Jean (Directeur)
• AFD : Echange avec la Directrice sur les solutions proposées et leur financement
• Ambassade de France : Réception par Monsieur l'Ambassadeur Christian Connan en sa
résidence, en présence de Philippe Dewez (Directeur de la Banque Interaméricaine de
Développement en Haïti) et de Geneviève Javaloyes : Echange global sur le mission et sur
les financements possibles des chantiers proposés
2 avril 2009 :
• SCAC : Formalités
• Retour Fort de France
PERSONNES RENCONTRÉES
PRENOM NOM
ORGANISME
FONCTION
Joseph Franceau
Mairie de Miragoâne
Maire
Estelle Mercier
AFD
Attachée
Jérémy Fraissinet
MTPTC
Conseiller
Alain Sauval
SCAC
Jean-Pierre Guégan
Consulat
Consul
Wilson Augustin
MTPTC
DD Nippes
Jamyl Vincent
Min Intérieur
Délégué Dtal Nippes
Gérald Jean-Baptiste
MTPTC
Directeur DINEPA
Erick Balthazar
Primature
Conseiller cab
Geneviève Javaloyes
AFD
Directrice
Ernest Barbot
AFD
Directeur adjoint
Viviane Saint-Dic
MTPTC
Dir Cab
Yvan Pinchinat
MTPTC
Conseiller cab
Jacques Gabriel
MTPTC
Ministre
Michael de Landsheer
UTE du MEF
Directeur
Garry Jean
MTPTC
Directeur UCE
Christian Connan
Ambassade de France
Ambassadeur
Philippe Dewez
BID
Représentant en Haïti
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Quartiers : Godet
et
Carenage
ORTHOPHOTOPLANS
Zone d’écoulement
gravitaire
Zone d’infiltration
et 4 cavernes
Pour faciliter la lecture du rapport, ouvrir cette page
QUARTIER GODET : 4 CAVERNES COLMATÉES ET ZONE D’INFILTRATION