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République d’Haïti
BUREAU DES MINES ET DE L’É NERGIE
NOTICE EXPLICATIVE
DE LA CARTE DU POTENTIEL MINIER
ET ÉNERGÉTIQUE D'HAÏTI
Mars 2018
2
NOTICE EXPLICATIVE
DE LA CARTE DU POTENTIEL MINIER
ET ÉNERGÉTIQUE D’HAÏTI
Source de la documentation : Bureau des Mines et de l’Énergie (BME)
Crédits :
Ont participé à l’élaboration de ce document :
Claude Preptit
Samuel Généa
Louis Honoré Pierre
Saint-Louis Mildor
Jean-Robert Altidor
Bétonus Pierre
Hermin Jean-Louis
Contact :
Adresse BME : Delmas 31-33, rue Jacques 1
er
, no 11, Delmas, Haïti, HT 6120
Téléphone : 22 27 66 40
email : degenerale@bme.gouv.ht
La Notice et la Carte peuvent être consultées ou téléchargées sur le site internet
du BME : www.bme.gouv.ht
3
Sommaire
Préface………………………………………………………………... 4
Avant-propos……………………………………… ..…………….…5
Ressources métalliques…………………………………… ……...…7
Ressources non métalliques……………………………… …….….13
Ressources énergétiques fossiles..………… …………… ……...….24
Ressources thermales………………………………… …….…..…..25
Ressources énergétiques renouvelables…………… .………...…..26
4
Préface
En ma qualité de Ministre des Travaux Publics, Transports et
Communications (TPTC), j’ai l’insigne honneur et le privilège de
présenter aux pouvoirs publics, aux institutions étatiques, aux
organisations de la société civile, aux investisseurs et aux Collectivités
territoriales, la version officielle de la Carte et de la Notice explicative du
potentiel minier et énergétique d’Haïti, élaborées par le Bureau des
Mines et de l’Energie (BME) dont j’assure la présidence du Conseil
d’Administration.
Ce potentiel prometteur va permettre au Gouvernement de la
République d’adopter une stratégie de développement visant à faire du
secteur minier haïtien un catalyseur susceptible d’impulser le développe-
ment socio-économique du pays et d’amorcer positivement le virage vers
l’industrialisation. A cet effet, une approche intégrée et globale de la
gestion de toutes les étapes de développement de ce secteur s’avère
nécessaire.
La valorisation du potentiel inventorié nécessite la mise en place
de politiques publiques et de programmes appelés à accroître la valeur
ajoutée générée par les exploitations, aussi bien au niveau national qu’au
niveau régional ou local. Elle favorisera la contribution du secteur au
développement durable du pays sur le plan social, économique et
environnemental, notamment dans les communautés et régions abritant
les sites d’exploitation.
Véritable outil de planification territoriale et de prise de décision,
je crois fermement que ces documents vont permettre aux Gouverne-
ments de faire des choix de développement durable au bénéfice de la
nation toute entière.
5
Avant-propos
Durant les cinquante dernières années, les secteurs mines et
énergie ont connu deux (2) grandes périodes. L’une entre 1939 et 1972
ayant rapport principalement aux travaux de recherche des énergies
fossiles et l’autre entre 1972 et 1992 se rapportant aux deux secteurs.
La première période a été marquée par la prospection
d’hydrocarbures et du charbon minéral (lignite) sur le territoire national.
Les travaux ont été effectués notamment à la Plaine du Cul de Sac, à l’ile
de la Gonâve, à Camp-Perrin et à Maïssade. Ils ont été réalisés à partir
du financement des compagnies privées internationales. La seconde
période fut caractérisée par le rôle de premier plan joué par l’Etat Haïtien
dans la recherche géologique et l’exploration minière en y investissant un
fort pourcentage de ses ressources budgétaires. Ont été mises à
contribution celles allouées par les agences de coopération multilatérale et
bilatérale dans le cadre de leur politique de mise en valeur des ressources
minérales dans les pays en voie de développement, comme probable
moteur de développement économique et social.
Dans ce cadre-là, l’État haïtien a bénéficié de l’assistance
technique et financière du Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD), mais également de l’Organisation des États
Américains (OEA), du Fonds Auto Renouvelable des Nations Unies
(FARNU), du Fonds d’Aide et de Coopération (FAC) du Gouvernement
français, de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement
Industriel (ONUDI), de la Bundesanstalt für Geowissenschaften und
Rohstoffe (BGR) du Gouvernement allemand, de la Banque
Interaméricaine de Développement (BID), de Pétro-Canada, de
l’Organisation Latino-Américaine de l’Énergie (OLADE), de la Faculté
des Sciences de l’Université d’État d’Haïti (UEH), des Universités de
Paris VI, d’Antilles Guyane, de Florida International University (FIU),
etc.
A cet effet, l’Autorité minière et énergétique nationale,
représentée respectivement par l’Institut National des Ressources
Minérales (INAREM, 1975-1978), le Département des Mines et des
6
Ressources Énergétiques (DMRE, 1978-1983), le Ministère des Mines et
des Ressources Énergétiques (MMRE, 1983-1986) et le Bureau des
Mines et de l’Énergie (BME, 1986 à date), s’est toujours structurée et
organisée pour répondre aux besoins que nécessitaient les longs et
coûteux travaux d’exploration et d’évaluation des ressources minérales et
énergétiques du pays.
Le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME) se félicite
aujourd’hui de la publication des résultats de ces coûteuses et longues
années de recherche en procédant à la vulgarisation d’une carte du
potentiel minier et énergétique de la République d’Haïti à l’échelle du
1/300 000, accompagnée d’une notice explicative destinée à fournir des
informations essentielles sur ce potentiel méconnu.
7
LE POTENTIEL MINIER ET ÉNERGÉTIQUE D'HAÏTI
Le sous-sol de la République d’Haïti recèle un important
potentiel en ressources minérales et énergétiques qui est peu
connu, peu exploité et peu utilisé. La transformation de ce
potentiel en richesse réelle passe d’abord par une prise de
conscience de ce dont le pays dispose réellement et ensuite par
une ferme volonté de mettre en valeur ces biens virtuels au
bénéfice des citoyens avec un souci constant de développement
durable, de préservation de l’environnement et de défense des
intérêts supérieurs de la nation. L’information, la participation et
la transparence devront jouer un rôle de premier plan dans ce
processus d’appropriation des ressources nationales par les
citoyens haïtiens. Tel est l’objectif de cette publication.
Dans le cadre de cette notice explicative, le potentiel
minier et énergétique haïtien est classé en ressources métalliques,
non métalliques, énergétiques et thermales. Les ressources pour
lesquelles les masses minérales ont été évaluées et sont
susceptibles d’être exploitées sont appelées Gisements, tandis que
celles pour lesquelles des traces ont été observées et qui n’ont pas
encore fait l’objet d’une évaluation technico-économique sont
dénommées Indices.
RESSOURCES MÉTALLIQUES
A date, l'or est retrouvé uniquement dans le
Massif du Nord d'Haïti. Il a d’abord fait
l'objet d'exploitation par les Indiens, puis, à l'époque coloniale, par
les Espagnols. Aujourd'hui, l’exploitation artisanale de l'or
alluvionnaire (orpaillage), dans les ravines et rivières, les terrasses
et glacis du Nord-Est, notamment à Vallières, Mont Organisé,
Carice, Bois de Laurence, Grande Savane, Acul des Pins, Grand
Bassin, Capotille, etc. est pratiquée par les paysans des régions
concernées.
Or
8
Parmi les potentialités métalliques mises en évidence dans le
Massif du Nord, citons les gîtes polymétalliques les plus
importants :
Le Gisement auro-argentifère de Grand Bois situé à 3 km au Sud-
Est de Camp-Coq et à 11km au Sud de Lim bé dans le
Département du Nord. Ce gisement occupe une superficie de 10
ha et ses réserves sont estimées à 4.73 millions de tonnes de
minerai titrant 2.23 grammes d’or par tonne et 14.9 grammes
d’argent par tonne, soit l’équivalent de 340 mille onces d’or (1
once (oz) = 31.103g).
Le Gisement auro-argentifère de Morne Bossa situé à environ 12
km au Sud-Est du Cap-Haïtien, à proximité du hameau de
Cadouche, dans la commune de Quartier Morin, Département du
Nord. Il s’étend sur une superficie de 2.5 ha et les réserves sont
évaluées à 2.2 millions de tonnes de minerai à une teneur
moyenne de 1.84 gramme d’or par tonne et 15 grammes d’argent
par tonne de minerai, ce qui représente environ 135 mille onces
d’or.
Le Gisement d'or de Faille B situé à une dizaine de km au Sud-Est
de Trou du Nord, dans le département du Nord-Est. La zone
minéralisée s’étend sur environ 6 km
2, les réserves sont estimées à
environ 1.1 million de tonnes à 2.4 grammes d’or par tonne soit
l’équivalent de 85 mille onces d’or.
Il faut enfin signaler, entre autres, la présence d'indices d'or en
place à Grande Savane, Bois de Laurence, La Miel et Mont
Organisé, dans le Département du Nord-Est.
Le cuivre haïtien a été exploité entre 1964 et
1971 par la compagnie minière SEDREN à
Mémé (région de Terre Neuve), près des
Gonaïves. Il s'agit donc d'une substance bien connue en Haïti. Le
Gisement de Mémé est situé à 16 km au Nord-Ouest des Gonaïves
et à 6 km au Sud de Terre Neuve, dans la localité de Mémé,
Cuivre
9
Département de l’Artibonite. Les réserves du gisement ont été
estimées par la SEDREN dans les années 60 à 3.5 millions de
tonnes avec une teneur de 2% de cuivre. Après l’exploitation de
1.5 million de tonnes par la SEDREN entre 1964 et 1971, il reste
encore dans la mine environ 2 millions de tonnes de minerai à
exploiter avec une teneur de 2 grammes d'or par tonne en plus des
2 % de cuivre. Des réserves géologiques additionnelles de
6 millions de tonnes sont signalées dans les localités de Casséus,
Brésillac et Boucan Grandeur situées au Nord-Ouest de Mémé.
D’autres gisements de cuivre ont été mis en évidence dans le
massif du Nord, notamment :
Le Gisement de cuivre de Douvray situé à environ 6 km au Sud-
Est de Terrier-Rouge, dans le Département du Nord-Est. Il est du
type « porphyre cuprifère ». D’une superficie de 0.8 km
2, les
réserves sont évaluées à plus de 86 millions de tonnes de minerai
avec une teneur de 0.53% de cuivre.
Le Gisement de cuivre de Blondin situé à 1 200 m à l’Est du
gisement de Douvray. Il est de même type gîtologique que celui
de Douvray avec des réserves estimées à 50 millions de tonnes de
minerai et une teneur de 0.5% de cuivre.
Le Gisement de cuivre de Vallières dans le Département du Nord-
Est. Il est aussi de type “porphyre cuprifère” et occupe une
superficie de 0.2 km
2 avec des réserves estimées à 50 millions de
tonnes de minerai et une teneur de 0.5% de cuivre.
Il est à souligner qu’il existe également dans les Départements du
Nord-Ouest (Jean Rabel/Vert de Gris, Anse à Foleur/La
Mine/Colombo/Rivière des Barres), du Nord-Est (Grand
Bassin/Dos Rada, Mont Organisé/Manman Noël), de l’Artibonite
(Treuil, Terre Neuve/Fouchard, Brésillac, Boucan Grandeur), du
Plateau Central (La Miel), plusieurs Indices de cuivre associés à
l’or et à l’argent qui nécessiteraient des études géologiques et
10
gîtologiques systématiques en vue de calculer leurs réserves et
teneurs, ainsi que leur rentabilité économique.
A propos de l’Indice de Jean Rabel, il est localisé à Vert de Gris
près de la terminaison de la pointe Ouest de la presqu'île du
Nord-Ouest. Il s’agit d’un gîte porphyrique à Cuivre, Molybdène,
Argent et Or, lié aux intrusions acides laramiennes. D’après les
récentes études de géophysique et de géochimie réalisées sur ce
site, les résultats augurent de la transformation de cet Indice
polymétallique en un important Gisement économiquement
exploitable.
L'aluminium est présent dans les roches
haïtiennes sous forme de bauxite ou latérite. Il a fait l’objet d’une
exploitation minière à Paillant près de Miragôane de 1957 à 1982.
Le Gisement de bauxite a été localisé sur le plateau de
Rochelois, distant d'une quinzaine de km, au Sud-ouest de
Miragoâne. Ce plateau est divisé en plusieurs régions : Paillant,
Berquin, Pascal-Icart, Desmarets, Crescent, Sainte Croix,
Chassereau, Maçon et Mussote, soit une superficie de 600 ha
environ. Pendant la période d’exploitation par la Reynolds
Haitian Mines (RHM), environ 14 millions de tonnes de bauxite
ont été extraites avec des teneurs de silice (SiO2) comprises entre 2
et 3 %. En dépit du fait que la RHM qui exploitait le site l'ait
abandonné en 1982, des réserves de 2.5 millions de tonnes
contenant 51.1% d'alumine et 2.93% de silice sont encore
disponibles.
En se basant sur les dernières estimations des réserves résiduelles
de certaines régions du plateau de Roche1ois, les gîtes bauxitiques
de Miragoâne ne présenteraient pas aujourd'hui un objectif
minier, tant en raison de l’exiguïté des réserves que de leur
contenu élevé en silice (SiO2) et modeste en alumine (Al2O3). Il est
à souligner que la teneur en silice (SiO2) est une pénalité dans
Aluminium
11
l'extraction de l'aluminium de la bauxite : plus la teneur en SiO2
est faible, mieux cela vaut.
Toutefois, il serait nécessaire d’envisager l’exploitation de la
bauxite haïtienne à des fins non métalliques utilisable dans
l’industrie du ciment (fabrication des ciments alumineux).
Des Indices de bauxite pour lesquels des études additionnelles
devraient être réalisées existent dans plusieurs régions du pays.
Leurs tonnages et teneurs sont résumés dans le tableau ci-
dessous.
Localisation Tonnage
(tonnes)
Al
2
O
3 (%)
SiO
2 (%)
Plateau de Rochelois
12 kms au sud de
Miragoâne
10 millions
48.0
3.4
Beaumont
Entre les Cayes et
Jérémie
1 million
48.0
2.4
Savane Zombi
Thiotte
8 millions
48.0
6.8
Gonaïves
Fond Dambi
1.5 million
49.3
1.36
Tableau 1. Zones à potentiel bauxitique en Haïti
Des Indices de bauxite sont également répertoriés à La Montagne
et à Cap Rouge dans la région de Jacmel ainsi qu’à Savane
Bourrique dans la commune de Thiotte.
L'argent n'est pas identifié seul mais est
présent dans les Gisements d'or d'Haïti
précités (Grand Bois et Morne Bossa). Cependant, des indices ont
été signalés dans les localités de Vert de Gris, à Jean-Rabel, et à
Saint Michel de l’Attalaye.
Argent
12
Quelques Indices de nickel ont été repérés
dans le Nord-est d'Haïti au Morne à Cabri
entre Trou-du Nord et Perches, dans la
presqu'île du Sud au niveau de Kenscoff, Trouin et Les Irois.
L’iridium est un métal lourd, blanc gris, allié à
l’or, l’osmium et surtout au platine avec lequel on l’extrait. Il est
utilisé dans les alliages à haute résistance et peut supporter de
hautes températures. La présence de l’iridium dans certaines
parties de l’écorce terrestre est justifiée aujourd’hui par une
hypothèse qui fait état d’une collision d’un énorme astéroïde avec
la Terre provoquant le dégagement dans l’atmosphère terrestre
d’une grande quantité d’iridium et de débris constituant un écran
entre la Terre et le Soleil qui aurait obscurci l’atmosphère terrestre
pendant plusieurs années, entraînant ainsi l’extinction de
nombreuses espèces végétales et animales dont les dinosaures. Le
cratère résultant de l’impact de cette collision serait situé dans la
péninsule du Yucatan situé entre le golfe du Mexique et la mer
des Caraïbes. Ce phénomène se serait produit il y a 65 millions
d’années, ce qui constituerait la fin du Crétacé appartenant à l’ère
Secondaire et le début de l’ère Tertiaire.
En Haïti, cette limite est marquée par la présence d’un dépôt
argileux très mince issu de la poussière provoquée par l’impact de
cet astéroïde et dont les traces se retrouvent dans la formation
géologique dénommée « Formation de Beloc » située à 5 km
environ au Sud de la localité de Beloc, sur la route de Jacmel. La
couche limite ciblée affleure à mi pente à environ 700 m d’altitude
en dessous du niveau de la route dans la partie haute de la ravine
Galette près de sa source. Il s’agit d’une couche d’épaisseur
variable entre 10 et 40 cm, de couleur brun jaunâtre lorsqu’il est
sec et brun vert lorsqu’il est mouillé. L’iridium présent à Beloc se
retrouve sous forme de traces revêtant à date un intérêt
géologique et scientifique mondial. Les traces d’iridium
Nickel
Iridium
13
identifiées en Haïti n’ont pas de valeur économique du point de
vue minier.
RESSOURCES NON MÉTALLIQUES
Ce sont de loin les ressources minérales les plus abondantes dans
le sous-sol haïtien. Ces produits sont largement utilisés dans la vie
économique nationale, notamment dans l'industrie et le commerce
des agrégats. Cependant, beaucoup reste à faire pour que le
potentiel de ces substances non métalliques soit réellement mis en
valeur.
Le ciment ou liant hydraulique utilisé
couramment en construction est une poudre
grise fine fabriquée par cuisson à haute
température d’un mélange de calcaire et d’argile. Ces matières
premières ont été identifiées à Fond Mombin, près de Source
Matelas, et ont servi à la Société «Le Ciment d'Haïti, S.A.M. »
pour produire, entre 1952 et 1992, du Ciment Portland Artificiel
(CPA), utilisé sur le marché local dans la construction civile. La
Société « Le Ciment d’Haïti S.A.M » fut remplacé en 2001 par «La
Cimenterie Nationale, S.E.M » (CINA).
En Haïti, les principaux matériaux entrant dans la fabrication du
ciment sont : le calcaire, l’argile, le gypse et la pouzzolane.
Le calcaire est une roche sédimentaire très
abondante en Haïti en raison du fait que la couverture géologique
d’Haïti est composée à 75 % de formations sédimentaires.
Le gypse est un sulfate de calcium hydraté
essentiellement utilisé pour la fabrication du plâtre et du ciment.
Les Indices connus en Haïti affleurent à Fond Parisien, en bordure
du lac Azueï, à Maïssade dans la localité de Potosuel, à Saint Marc
Ciment
Calcaire
gypse
Gypse
14
sur une colline située à 300 m au Nord de l’étang Bois Neuf situé à
15 km environ au Sud de Saint Marc; les analyses réalisées sur ce
matériau montrent des teneurs en gypse comprises entre 19 et 98
%. D’autres Indices ont été signalés dans la Chaîne des Matheux.
Tableau 2. Zones à potentiel cimentier en Haïti
Localisation Matières premières Potentiel
(à évaluer)
Qualité
Fond Parisien
En bordure de l’Étang
saumâtre, Nan Plaisir
Cap-Haïtien
Dondon et Port-Margot
Calcaires crayeux et
argiles
Calcaires et argiles
Suffisant pour
une cimenterie
Important
Bonne
Bonne
Gros Morne
Pilate et Vallée des Trois-
Rivières
Port-de-Paix
Chansolme
Jacmel
Rivière La Gosseline,
Trouin/Source Gabriel
Cayes
Camp-Perrin, Port-Salut
Gonaïves
Morne La Pierre
Hinche
Mirebalais, Péligre,
Thomonde
Fond Mombin
Lafiteau
Calcaires et argiles
Calcaires et argiles
Calcaires et argiles
Calcaires et argiles
Calcaires et argiles
Calcaires et argiles
Calcaires et argiles
Important
Plusieurs
millions de m
3
Important
Important
Important
(évalué par des
forages)
Important
Important
Bonne
Bonne
Bonne
Bonne
Bonne
Bonne
Bonne
15
Ce sont des cendres volcaniques utilisées
comme ajout dans la fabrication du ciment hydraulique. Elles
permettent de diminuer le coût du clinker (produit de la cuisson
du calcaire et de l’argile) sans affecter la qualité du ciment. Il est
aussi possible de produire du ciment pouzzolanique dans lequel
son pourcentage est important. Un tel ciment peut être utilisé
pour les travaux de maçonnerie qui ne nécessitent pas de grande
résistance. Il existe deux sites en Haïti où la pouzzolane a été
identifiée :
Le Gisement de La Vigie localisé près de Saut-d'Eau/Morne
Madame Michel, à 15 kilomètres au Nord-Est de Cabaret.
L’Indice de Ka Elie situé à 10 kilomètres au Nord de Thomazeau
avec des réserves importantes non encore confirmées.
Le carbonate de calcium (CaCO3) est utilisé
dans l’industrie comme charge minérale ou
couchage, dépendamment de sa pureté et
de sa blancheur. Le produit d'Haïti est l'un
des plus purs et des plus blancs de la Caraïbe. Il a été étudié en
détail mais n'a pas encore fait l'objet d'exploitation industrielle. A
noter toutefois qu'il est utilisé en petite quantité par des industries
locales, notamment dans la fabrication de peinture, mais aussi
malheureusement comme granulats pour la construction. Le
carbonate de calcium pur peut, en dehors de la peinture, être
utilisé dans la fabrication des PVC et de la pâte à papier, dans
l'industrie pharmaceutique, dans la lutte contre la pollution, dans
l'élevage, etc. Les Gisements de carbonate de calcium pur
reconnus en Haïti sont les suivants :
Le Gisement de Calebassier/Chalon près de Miragoane
possédant des réserves prouvées de plus 20 millions de tonnes à
haute pureté (98% de CaCO3) et à haut degré de blancheur (92%).
Carbonate de
calcium pur
Pouzzolane
16
Marbre et
calcaire
marbrier
Le Gisement de Paillant situé à une dizaine de kilomètres au Sud
de Miragoâne contenant des réserves estimées à plus 140 millions
de tonnes et un taux de pureté et de blancheur égal à celui de
Calebassier.
Des Indices de carbonate de calcium pur sont observés à Beloc
(Jacmel), à carrefour du Dufort (Léogane) et au Morne La Pierre
(Gonaïves).
Les granulats ou agrégats, comprenant les
sables, les graviers et les cailloux, sont utilisés
dans la construction. Le marché des agrégats est extrêmement
actif en Haïti. La plupart des carrières de granulats sont exploitées
sur les flancs des montagnes qui sont constituées de calcaires
mylonitisés, c’est à-dire broyés naturellement par des failles
localisées un peu partout sur le territoire haïtien.
Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, ces carrières sont
exploitées au Morne l’Hôpital (Laboule, Désiré, etc.), Morne à
cabri, Sources Puantes, Découverte, Saint Christophe, Fond
Parisien, Carrefour Dufort, etc. Cependant, l’exploitation de ces
carrières sont conduites de manière anarchique dans l’irrespect
total des normes en vigueur, ce qui impacte négativement
l’environnement.
En dehors des calcaires broyés de montagnes, les granulats et
roches des rivières font l’objet également d’exploitation,
particulièrement comme remblais, matériaux routiers et de
fabrication de bétons à haute résistance. Ces matériaux
alluvionnaires sont exploités, notamment dans la Rivière Grise, la
Rivière Momance, la Ravine du Sud, la Grande Rivière du Nord,
la Rivière du Limbé, etc.
Le marbre provient d’un métamorphisme de
contact dérivé d’une roche calcaire, alors que
toute roche calcaire qui peut accepter un poli
constitue un calcaire marbrier. Plusieurs
Granulats
17
Gisements de calcaires marbriers ont été identifiés et évalués en
Haïti, particulièrement dans les Départements de l’Artibonite et
du Sud où des expériences d’exploitation ont été tentées. Le
tableau 3 ci-dessous indique les différents sites identifiés.
Tableau 3. Zones à potentiel marbrier en Haïti
(*) Ces gisements ont été exploités pendant une période très courte par des sociétés haïtiennes :
INMARSHA et SOFANEC.
Il est à souligner qu’une production annuelle de 1 000 m
3
de blocs correspondant à 3 500 m
2
de carreaux est considérée comme une exploitation industrielle. De plus, les sous-produits
de l’industrie marbrière (résidus de blocs, blocs roulés des rivières, etc.) peuvent être
utilisés pour fabriquer des produits utilitaires artisanaux (lampes, presses papiers,
cendriers, urnes funéraires, statues, etc.).
La palette des calcaires marbriers d’Haïti
NOM DU
GISEMENT LOCALISATION NATURE
RESERVES
(m
3
)
Darang
18 km au NW des
Gonaïves
Calcaire
250.000
Provence
15 km au Sud des
Gonaïves
Calcaire
350.000
Ravine à Couleuvres
17 km au SE des
Gonaïves
Calcaire
90.000
Barcadère
26 km au NW des
Gonaïves
Calcaire
(*) 100.000
Périsse
15 km au SE des
Gonaïves
Calcaire
(*) 200.000
Camp Perrin
14 km au Nord de
Camp Perrin
Calcaire
160.000
Grand Bassin
44 km à l’Est de Cap-
Haïtien
Granite
(Granodiorite) 20.000
Gonaïves/La Pierre
Miragoane brêche Camp-Perrin Gonaïves/La Pierre
18
1. Brêche de Jacmel ; 2. Jacmel rose foncé ;
3. Darang/Terre Neuve beige ; 4. Fauché crème ;
5. Camp-Perrin marron foncé ; 6. Camp-Perrin clair
1 2 3 4
5
6
7
7. Camp-Perrin
panaché
8, 9, 10.
Gonaïves/La
Pierre brêche
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
11. Gonaïves/Périsse noir
12. Changieux beige
13. Camp-Perrin rosé
14. Gonaïves/Périsse doré
15. Camp-Perrin gris
16. Gonaïves/La Pierre
17. Grand Bassin granodiorite
11 12
14
19
Plusieurs Indices de calcaires marbriers non encore évalués sont
observés sur l’ensemble du territoire national.
Les argiles sont des matériaux utilisés
traditionnellement en Haïti dans l'artisanat
(poterie, carreaux, etc.). Ils n'ont pas fait l'objet de beaucoup de
travaux d’exploration. Les caractéristiques des argiles d'Haïti les
habilitent dans la fabrication des produits en terre cuite et de grès
imperméables mais elles ne conviennent pas à l'industrie de
céramique à pâte fine.
Les principaux sites à potentiel argileux dont certains sont
exploités artisanalement sont indiqués dans les tableaux 4, 5 et 6
ci-dessous.
Gisements/Ateliers
Localisation
Argiles
sédimentaires
tertiaires
Teneur
en
sable
> 63
(%)
Teneur
en
calcite
(%)
Capacité
d’absorption
de bleu de
méthylène
(mg/g)
Hinche/Thomassique Argiles brun
jaune
5.1
4
45
Hinche (atelier Kosmika) Argiles brun vert
à graviers
5.8
7
28
Arcahaie, Nord de
Carrefour saint Médard
Argiles brun
clair
4.6
18
75
Thomonde/Mirebalais Argiles vert
sombre
1.1
14
47
L’Asile/Moinçon/Plaine
aux Pins
Argiles
marneuses vert
clair
9.0
9-27
187-224
Camp-Perrin/La Prise Argiles gris vert 3.1 40 105
Cayes/Bourjolly Marnes blanches 11.3 73 28
Tableau 4. Zones à potentiel argileux d’Haïti
Argiles
20
Gisements/Ateliers
Localisation
Argiles
alluviales
récentes
Teneur
en
sable
> 63
(%)
Teneur
en
calcite
(%)
Capacité
d’absorption
de bleu de
méthylène
(mg/g)
La Baudry entre
Arcahaie et Cabaret
Argiles gris et
jaune verdâtre
0.9
22
86
Cap-Haïtien/Laury Argiles brun
jaune à noir
14.9
3
56
Fort-Liberté Argiles brun
clair
12
2 82
Savane de clay 1 Argiles récentes 51.5
-
52
Savane de clay 2 Argiles récentes 13.5
-
105
Tableau 5. Zones à potentiel argileux d’Haïti
Gisements/Ateliers
Localisation
Argiles
d’altération
Teneur
en
sable
> 63
(%)
Teneur
en
calcite
(%)
Capacité
d’absorption
de bleu de
méthylène
(mg/g)
Plaine aux Pins au Sud-
Ouest de Baradères
(COFFI)
Argiles rouges 4.5
-
112
Plaine aux Pins au Sud-
Ouest de Baradères
(COFFI)
Argiles blanc
verdâtre
8.5 -
120
Plaine Martin entre
Camp-Perrin et Jérémie
Argiles rouges 0.2
- 90
Plaisance Argiles rouges 34.6
-
14
Tableau 6. Zones à potentiel argileux d’Haïti
Plusieurs Indices d’argiles sont observables sur le territoire
national. Il n’est pas exclu de retrouver en Haïti des argiles nobles
de type kaolinite, utilisables dans la fabrication de céramiques.
21
En Haïti, le sable siliceux provient
principalement de la décomposition de massifs de granodiorites
localisés dans les Départements du Nord et du Nord-Est. Il s’agit
de roches composées essentiellement de quartz ou silice (SiO2) (5-
15 %), feldspath (50-60%) et minéraux ferro-magnésiens. Ces
minéraux sont transportés par érosion vers les embouchures de
rivières et se déposent pour former des sédiments exploitables ou
non.
Le sable siliceux est utilisé en fonderie, en électronique, en
verrerie, etc.
En Haïti, des Indices de sable siliceux sont localisés dans les zones
telles que :
Département Localité Pourcentage
moyen en SiO2
(%)
Nord-est Baie de Mancenille 85.38
Nord-est Rivière Canari 91.47
Nord-est Rivière Marion 91.92
Nord-est Rivière Belair 91
Nord-est Rivière Massacre 90
Nord Grande Rivière du
Nord (au niveau de
Latanerie)
78.36
Nord Bord de mer de
Limonade
87.22
La chaux est un produit obtenu par
calcination à 900°C d’un calcaire. Les calcaires purs (95 % de
CaCO3) permettent d’obtenir de la chaux grasse et les calcaires
argileux contenant 15 à 20% d’argile produisent de la chaux
hydraulique. Les chaux sont principalement utilisées dans la
Sable siliceux
Calcaire à
chaux
22
construction, les travaux publics, la métallurgie, l’industrie du
verre, le raffinage du sucre, le traitement des eaux et en
agriculture (amendement des sols et insecticides). Les principaux
sites qui ont fait l’objet de reconnaissance en Haïti sont localisés
dans :
- La zone Sud, entre Port-au-Prince et Petite
Rivière de Nippes ;
- La zone Est, entre Port-au-Prince et fond
Parisien ;
- La zone Nord, entre Port-au-Prince et Cap-
Haïtien.
Les sites retenus ont été les suivants :
Carénage situé à 3 km au Nord-Est de carrefour Desruisseaux ;
Paillant situé sur un vaste plateau au Sud-Ouest de Miragoane ;
Carrefour Reynolds – Petite Rivière de Nippes, notamment à
Bezin, Ti Anse, Marbial, Madian, Dupuy et Petite Rivière de
Nippes ;
Ganthier situé entre Port-au-Prince et Fonds Parisien.
Milot, Quartier Morin et Dondon localisés dans le Département
du Nord.
Terrier-Rouge et Fort Liberté, dans le département du Nord-est.
Des Indices assez intéressants de calcaires
crayeux sont observés à La Gonave, à Fond-des-Blancs, sur la
route de Jacmel, sur la route de Paillant et à Jérémie. Ils n’ont pas
encore été évalués. Ce matériau peut être utilisé pour fabriquer
de la craie utilisable dans le milieu scolaire.
Dans les grottes des différents Départements
d’Haïti, on trouve des dépôts de guano (accumulation
d’excréments et de restes de chauves-souris) connus pour leur
valeur fertilisante en agriculture. Les échantillons prélevés des
Phosphate
Craie
23
dépôts identifiés à date, analysés en Haïti et aux Etats-Unis,
montrent la richesse en azote et acide phosphorique de ces
guanos. Ces derniers constituent un véritable engrais naturel
comme l’indique le tableau 7 ci-dessous.
Localisation Azote (%) Acide phosphorique (%)
Cerca La source 0-3.68 11.3-13.90
Los Posos 5.74 11.4
Saltadère 5.74 9.08
St Michel de l’Attalaye 5.02 10.21
Tableau 7. Zones à potentiel de guano en Haïti
A titre de comparaison, les guanos du Chili ont des teneurs en
azote comprises entre 5 et 7 % et des teneurs en acide
phosphorique situées entre 15 et 22 %. D’après les études
économiques réalisées à date en Haïti sur le potentiel en guano, il
est recommandé de l’utiliser uniquement pour le marché local car
les réserves ne seront pas suffisantes pour l’exportation.
Contrairement au sel gemme formé
géologiquement dans les dômes, le sel de cuisine ou chlorure de
sodium est produit par évaporation de l’eau de mer dans des
espaces appelés marais salants. Cette méthodologie n’est pas
différente en Haïti, mais celle utilisée se fait de manière artisanale.
Les principaux sites salicoles répertoriés en Haïti sont les suivants:
Communes
Départements
Grande Saline Artibonite
Gonaïves Artibonite
Anse-Rouge Artibonite
Baie de Henne Nord-ouest
Caracol Nord-est
Terrier-Rouge (Jaksyl) Nord-est
Fort-Liberté Nord-est
Aquin (Etang Duverger) Sud
La Gonave (Anse à Galet) Ouest
Sel
24
Belle-Anse (Lagon des
Huitres)
Sud-est
RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES FOSSILES
Le lignite haïtien est connu depuis longtemps
et a fait l'objet de nombreuses études en vue
de sa mise en valeur.
Le Gisement de lignite de Maïssade est situé à 11 kilomètres au
Nord-Ouest de Maïssade et possède des réserves de 8.700.000
tonnes à 1900 kcal/kg de pouvoir calorifique. Avec ces réserves, le
lignite de Maïssade peut assurer la génération de 40 mégawatts
d'électricité pendant 17 ans. Cependant, les extensions du
gisement ne sont pas encore bien connues et les réserves
pourraient être beaucoup plus importantes.
En dehors de ce Gisement, des Indices de lignite ont été identifiés
à l'Asile et à Camp-Perrin, dans la partie occidentale de la
presqu'île du Sud. Des études complémentaires sont nécessaires
pour évaluer ces Indices dont des analyses préliminaires
indiquent un pouvoir calorifique supérieur à celui de Maïssade.
En Haïti, entre 1945 et 1977, 11 forages
pétroliers dont 8 à terre et 3 en mer ont été
réalisés dans la Plaine du Cul-de-Sac, la Plaine de l'Artibonite, le
Plateau Central et l'île de la Gonâve. Les résultats obtenus relatifs
à ces recherches très limitées ne permettent pas encore de
confirmer ou d’infirmer la présence d’hydrocarbures en Haïti.
Certains prospects (Indices) ont été identifiés et devront être
précisés par des travaux futurs, notamment à l’île de la Gonave,
au banc de Rochelois (Miragoâne), au Plateau Central et à la
Plaine du Cul-de-Sac.
Lignite
Pétrole
25
Un sable bitumineux (ou bitume) est un
mélange de pétrole brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. En
d’autres mots, c’est un sable enrobé d’une couche d’eau sur
laquelle se dépose la pellicule de bitume. Plus celle-ci est épaisse,
meilleurs sont les sables bitumineux en termes de quantité de
pétrole extractible. Des Indices de pélites sableuses à laminations
très fines imbibées de matières bitumineuses amorphes ont été
localisés à Nan Poucine et à Massanga au Pic Macaya dans le
Département de la Grande-Anse.
RESSOURCES THERMALES
Haïti dispose d'un potentiel sous-exploité de sources thermales.
Ces sources de basse enthalpie peuvent convenir à des fins
thérapeutiques. Les principales sources thermales sont les
suivantes :
Les Sources chaudes de Los Posos, localisées à 6 kilomètres au
Sud-Est de Cerca-la-Source. Ces eaux qui contiennent une
minéralisation totale de 1g/litre ont une teneur très basse en
lithium, bore et strontium et présentent des températures
d'émergence comprises entre 31.5
o
C et 42.7
o
C.
Les Sources puantes dans la Plaine du Cul-de-Sac sont un
mélange complexe d'eaux météoriques et d'eau de mer qui, après
infiltration, remontent à la surface avec des températures allant de
30
o
C à 40
o
C. Sa présence se manifeste par du soufre sous forme
de H2S. Elles ont un débit 30 litres/s.
Les Eaux de Boynes situées à l'Ouest de Terre Neuve, faiblement
minéralisées, 0.4 g/litre et présentant un débit de 80
litres/minutes et une température moyenne de 50
o
C.
Sable bitumineux
Les Sources thermales
26
Le groupe des sources d’Anse d’Hainault ou de Jérémie ou de
Dame-Marie, faiblement minéralisé (0.51g/litre) et présentant un
débit de 30 litres par minute environ (en 1979) et une température
de 40
o
C.
Les principales sources d’énergies renouvelables utilisées en Haïti
sont : l’éolienne, le solaire, l’hydro énergie et la bioénergie.
Éolien Le potentiel éolien d’Haïti est localisé dans quatre
régions : l’Ouest, le Sud-Ouest, le Sud-Est et le
Nord-Ouest. Selon une étude de WorldWatch
Institute, la vitesse moyenne des vents les plus
importants varie entre 7 et 9 m/s à une altitude de
80 m. Une étude réalisée en 2008 par la firme belge
3E en collaboration avec le BME confirme
l’existence d’un potentiel de l’ordre de 50 MW
dans la périphérie du Lac Azuëi (Plaine du Cul
de Sac).
Solaire Le potentiel solaire haïtien a été étudié par
WorldWatch Institute qui indique une
irradiation solaire globale variant de 5 à 7
kWh/m
2/jour dans la majeure partie du pays
et qui atteint jusqu’à 8 kWh/m
2/jour dans
certaines régions.
Hydroénergie Le potentiel développé en hydroénergie est, à
date, de l’ordre de 60 MW sur un potentiel
non développé évalué à 154 MW. 85% des sites
étudiés et évalués en Haïti peuvent être utilisés
pour implanter de grosses centrales de 22 à 45
MW et 15% de micro centrales de 0.10 à 2.6
MW.
RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES RENOUVELABLES
27
Bioénergie Dans le domaine de la bioénergie, on note
principalement : le bois énergie, les déchets urbains et les
biocarburants.
Bois-énergie
Le bois-énergie est une source d’énergie
renouvelable. Cependant, il est mal
exploité et donc entraine un déficit de
potentiel. Selon les rapports, les ressources
en forêt primaire ne recouvriraient que 2%
de la superficie totale du pays, alors que
les couverts forestiers haïtiens seraient de
l’ordre de plus de 30% de la superficie totale du pays.
Déchets urbains
Le potentiel énergétique des déchets solides
urbains dans la zone métropolitaine (Port-
au-Prince) est évaluée à 730.000 tonnes/an, et
pour les huit autres grandes agglomérations
(Cap-Haïtien, Gonaïves, Les Cayes, Saint-Marc, Verrettes,
Jérémie, Port-de-Paix, Limbé) à 191.000 tonnes/an et pour les
régions rurales et les petites villes à 766.000 tonnes/an.
Ces déchets peuvent être utilisés comme source d'énergie, soit
directement par combustion, soit indirectement par
transformation chimique.
Biocarburants
Les biocarburants sont liquides, ils sont
issus de la transformation des matières
végétales (maïs, canne à sucre, jatropha,
sorgho sucré, etc.). Le potentiel en bio-
carburants n’est pas encore chiffré.
28
Cependant des études de caractérisation du potentiel sont en
cours.
29
30
Bureau des Mines et de l’Energie
Carte de localisation des carrières d’Haïti
Matériaux alluvionnaires de rivière
Carrière de montagne calcaire
31
Bureau des Mines et de l’Energie
Zones d’intérêt potentiel pétrolier
en Haïti
32
33
Carte de vitesse moyenne
des vents en Haïti à 80 m
d’altitude (source 3TIER)
34
Carte d’irradiation
horizontale moyenne totale en
Haïti (source 3 TIER)