EN FR HT
Republic of Haiti
Document Library
2,296 documents 105,633 pages
Agro-Economic Diagnosis of the Commune of Lascahobas

Agro-Economic Diagnosis of the Commune of Lascahobas

United Nations Development Programme (UNDP), Groupe Trame SA 2020
Summary — The agro-economic component of the communal development plan for Lascahobas, by Roosevelt Saint-Dic for Groupe Trame SA under a UNDP tender, March 2020. Companion to the Belladère diagnosis.
Full Description
Prepared by Roosevelt Saint-Dic for Groupe Trame SA and dated March 2020, this report is the second of the pair commissioned under the UNDP tender to produce communal development plans for Belladère and Lascahobas. It covers the realities of the commune of Lascahobas and treats the agro-economic component of that commune's development plan: production, processing and marketing. Like its Belladère counterpart it is an input to a PCD rather than the adopted plan itself. The corpus already holds the MENFP commune school map for Lascahobas, so the two sit together in the geography view.
Topics
AgricultureRural DevelopmentEconomySocial ProtectionTrade
Geography
Centre Department
Keywords
Lascahobas, diagnostic agro-économique, Centre, PNUD, Groupe Trame, plan communal de développement, PCD, Roosevelt Saint-Dic, production, transformation, commercialisation, admin1:HT06, admin2:lascahobas
Full Document Text

Extracted text from the original document for search indexing.

PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT (PNUD) GROUPE TRAME SA DIAGNOSTIC AGRO-ECONOMIQUE DE LA COMMUNE DE LASCAHOBAS Roosevelt SAINT-DIC Mars 2020 RESUME EXECUTIF 1. Ce travail a été commandité par le groupe Trame S.A et se situe dans le cadre de l’appel d’Offre publié par le PNUD en vue de la réalisation de deux (2) plans Communaux ce Développement (PCD) pour les communes de Belladère et de Lascahobas. Ce rapport se réfère aux réalités de la commune de Lascahobas et traite du volet agro économique du plan de développement communal de la commune. L’objectif premier de ce travail consiste à réaliser une étude socio-économique en portant une attention particulière sur les questions à caractère agroéconomique de la commune (production agricole, transformation de produits locaux et/ou nationaux et leur commercialisation). 2. La commune de Lascahobas a une population de 45.873 habitants. Sa superficie est de 151.58 km2, ce qui donne une densité de population de 302 habitants au Km². Elle comporte 3 sections communes, à savoir : Petit-Fond, Jumpas et Lahoye. Le centre bourg se trouve dans la section de Petit-Fond. Elle est le chef-lieu de l’arrondissement de Lascahobas. La commune a connu un taux d’urbanisation acceptable et se décante de la plupart des communes du département du centre. 3. Comme toutes les communes rurales d’Haïti, selon IHSI, l’agriculture occupe la plus forte proportion (95%) de la population de Lascahobas. Une insignifiante portion occupe un poste dans les différents bureaux du centre-ville et le reste de la population s’adonne au commerce (2,7%). L’enquête réalisée dans ce travail révèle des chiffres différents, pas nécessairement obligatoire : 28% de la population ont l’agriculture comme activité principale, 43% s’occupent de leurs études, et 9% s’occupent principalement du petit commerce, Les principales cultures de la commune sont les bananes (plantain, figue et gòsbòt), le maïs, l’arachide, le pois congo, le manioc et le haricot. 4. Plus de 40% des exploitations agricoles de la commune de Lascahobas ont une (1) à deux (2) parcelles et 48% ont entre trois (3) à quatre (4) parcelles. Les exploitations agricoles ont une taille respectable : taille moyenne de 1,34 Cx (1,72 Ha). La grande propriété est rare au niveau de la commune. Toutefois, on peut rencontrer quelques « grands dons » possédant plus de cinq carreaux d’un seul tenant. 5. Au niveau de la commune de Lascahobas, le mode de faire-valoir direct est prédominant et plus de 70 % des terres agricoles sont exploitées par des agriculteurs propriétaires (achat ou héritage). Ensuite vient l’affermage (25%) qui lui-même est suivi du métayage dans une proportion encore plus réduite (1%). Généralement, il n’existe presque pas de conflits terriens entre les exploitants agricoles, mise à part des disputes au niveau des lisières et bornes, des litiges sur les terres héritées lorsqu’il s’agit de vendre une portion de terre dont le partage entre les héritiers n’a pas été déjà fait. Le recours aux autorités judiciaires est rare. Ceci découle de la cherté des frais notariaux pour les héritiers. 6. Les activités agricoles de la commune de Lascahobas débutent principalement aux mois de mars et d’avril (début de la saison) pour toutes les espèces cultivées et se terminent aux mois de janvier et février avec la récolte du pois congo et du haricot. 7. La grande majorité (94%) des agriculteurs de la commune de Lascahobas ont la pratique d’acheter la main-d’œuvre externe sur les exploitations. Certains en achètent régulièrement (79%) depuis la préparation de sol jusqu’à la récolte. D’autres en achètent lorsque la période de pic arrive, moment crucial de l’année où l’on paie d’avance pour pouvoir bénéficier des services de travailleurs agricoles. Dans ces moments de rareté la main-d’œuvre est relativement chère. Cette rareté a des conséquences très négatives sur le fonctionnement des exploitations agricoles (retard dans les opérations culturales, baisse de rendements et de production), qui affectent négativement les revenus des exploitants. En moyenne, pour une journée de huit (8) heures, la main-d’œuvre coûte 327 gourdes. Durant l’année, le prix varie de 297 gourdes (février) à 364 (gourdes (décembre). 8. Les rendements moyens des cultures apparaissent faibles. Néanmoins, les rendements maxima obtenus montrent que les potentialités existent et qu’il est possible d’augmenter significativement les rendements dans la mesure où les conditions de production s’améliorent. 9. Parmi les principales cultures de la commune, de la banane génère les revenus les plus élevés. Le maïs et le pois congo sont les moins performantes du point de vue économique. La culture du haricot est relativement rentable, mais, lorsqu’il est cultivé sous la pluie, quelques semaines de sécheresse suffisent pour faire à une campagne de production. 10. Le Département du Centre est réputé pour l’élevage ; la commune de Lascahobas ne fait pas exception à cette règle. Ainsi, la majorité des exploitants agricoles (76%) pratiquent l’élevage à petite échelle. En valeur, sur une exploitation, les animaux comptent pour des actifs de plusieurs dizaines de gourdes (52. 000 gourdes en moyenne). 11. Parmi les exploitants agricoles enquêtés, un pourcentage significatif (31%)a une source de financement externe pour réaliser leurs activités agricoles au cours des 12 derniers mois> Les plusieurs institutions financières présentent dans la commune sont: COOPELAS, MCN, ACME. Située non loin de la ville de Mirebalais, la succursale de la SOGESOL desserve aussi quelques exploitants de Lascahobas. En ce qui a trait aux taux d’intérêt, ils varient suivant l’institution financière. En moyenne il est de 3% par mois soit 36 % par l’an pour la COOPECLAS, 3.5 % par mois pour la SOGESOL soit 42 % l’an. La durée des prêts varie aussi avec la durée du cycle cultural et est de trois (3) à 18 mois. Pour obtenir un prêt, il faut attendre environ un (1) mois après avoir fait la demande. Les institutions financières exigent différents types de garanties : engagement d’un avaliseur, titre de propriété (montant élevé), biens mobiliers (MCN), signature d’un témoin, etc. 12. Sur les 12 derniers mois, 33% des exploitants interviewés ou un membre de leur ménage ont reçu un ou plusieurs transferts venus de l’extérieur du ménage. Le montant moyen global reçu par l’ensemble des enquêtés 22.000 gourdes; pour ceux qui reçoivent ces transferts le montant moyen est de 67.000 gourdes sur l’année, tandis que de l’étranger, la moyenne est de 80.000 gourdes L’argent de ces transferts est utilisé pour l’alimentation (39%), la construction (22%), et les frais de scolarité (21%). Le pourcentage alloué à l’agriculture est faible (6%). 13. Plus de 70% des exploitants subissent régulièrement des effets la sécheresse : baisse de production et pertes de récolte. 14. Pour les 12 derniers mois, 70% des enquêtés de Lascahobas ont eu à faire face à une situation de pénurie alimentaire pour les membres de leurs ménages. Les mois de février, mars et avril sont les mois où l’insécurité alimentaire est la plus présente. Ses causes, selon les interviewés sont la sécheresse, les pluies irrégulières, les prix élevés des produits alimentaires et des intrants agricoles. 15. D’une manière générale, les producteurs agricoles de Lascahobas ne transforment pas leurs produits après récolte. Néanmoins, certains produits, de par leurs caractéristiques, sont stockés. Il s’agit du pois congo, maïs, du haricot et de l’arachide. Les moyens de stockage, principalement les “Kay/kolonbye” et sacs sont rudimentaires, Les taux de pertes au stockage sont élevés : environ 95% des producteurs qui stockent perdent entre 1-15% de l’un ou l’autre de leurs produits. La durée de stockage des produits varie selon le produit : de quelques jours pour l’arachide jusqu’à un an pour le haricot, pour le maïs ou le tabac. 16. Au niveau de la commune de Lascahobas, les unités de transformation de produits agricoles sont des moulins de céréales (maïs, riz et sorgho) ; des moulins d’arachide décortiquée (mamba) ; des ateliers de transformation de manioc (Cassaverie). Ce sont des petites unités appartenant à des agents économiques privés dont les moyens financiers sont généralement faibles (niveau d’investissement). Certaines sont à caractère communautaire et sont financées par des ONG ou des institutions publiques. Les ateliers à caractère communautaire sont financés avec des fonds externes, tandis que les ateliers à propriété individuelle sont financés exclusivement avec des fonds propres. Les investissements peuvent aller de quelques milliers de gourdes à plus d’un million. Pour les unités à statut individuel, le niveau d’investissement peut atteindre les 600,000 gourdes. Ils sont également caractérisés par le faible taux d’utilisation de la capacité installée (50% en moyenne) ; ce sont donc des unités conçues sans tenir compte des quantités de matières premières (MP) disponibles. L’offre de services est la modalité d’approvisionnement en matières premières (MP) essentielle de ces unités qui n’ont pas, en principe, une stratégie propre, dynamique et agressive. 17. Les ateliers de transformation de produits agricoles de Lascahobas font face à des problèmes majeurs présentés au tableau ci-dessous. Produit Problèmes majeurs Arachide décortiquée Concurrrence avec autres moulins plus efficients dans le Centre Ville de Lascahobas Pas de pièces de rechanges disponibles Manque de Fonds de Roulement pour achat de Matières Premières Arachide non décortiquée Indisponibilité de pièces de rechange/obligation d'aller à PaP ou en République Dominicaine, et coûts élevés pour en acquérir Opérateurs peu qualifiés Matières Premières en quantité insuffisante Maïs et Autres grains Indisponibilité de pièces de rechange/obligation d'aller à PaP Peu de mécaniciens qualifiés Manque de Matières Premières Manioc Matières Premières insuffisantes, Manque de Fonds de Roulement Opérateurs peu qualifiés Autres (canne à sucre, chadèque) Manque de Matières Premières Manque de Fonds de Roulement Matières Premières de mauvaise qualité A la lumière des informations fournies par ce tableau, on comprend pourquoi le taux d’utilisation des capacités installées sont faibles: manque de matières premières et problèmes liés à la disponibilité des pièces de rechange lorsqu’il y a des pannes. On doit enfin souligner que les ateliers privés, lorsqu’ils veulent emprunter, doivent faire face à des conditions difficiles: maturité de six (6) mois; taux annuel entre 30 et 36%. 18. La commercialisation des produits agricoles est l’apanage de petites commerçantes ayant un fonds de roulement (FDR) assez faible évalué autour de 42.500 gourdes en moyenne ; rarement, ce fonds arrive à atteindre 100.000 gourdes. Près de 40% ont moins de 30.000 gourdes de Fonds de Roulement. Ces commerçantes ne vendent pas un produit spécifique ; les produits commercialisés dépendent des mois de l’année et de la disponibilité des produits agricoles (saisonnalité). Le stockage des produits (arachide, maïs, pois congo, haricot, tabac, etc.) est fait sur une durée relativement courte allant de quelques jours (racines et tubercules) à deux (2) mois (grains et céréales). Elles ont une capacité de stockage allant de trois (3) à 70 sacs, pour une moyenne de 11 sacs de 40 marmites (moins de 2 TM). 19. Les commerçantes financent leurs activités à partir de trois (3) sources prinncipales: fonds propres et institutions financières (46%), fonds propres exclusiveemnt (38%), et emprunt d’amis (11%). Rares sont celles qui uilisent l’argent emprunté des usuriers et ceci pour une période ne depassant pas un (1) mois. Auprès des IMF, elles paient en moyenne 3,2% par mois, soit 38% l’an. Les taux mensuels variant 1,1 (13,2% l’an) et 5% (60% l’an). C’est une institution locale (PALMIS) qui offre le taux le plus faible. 20. Leurs relations avec leurs fournisseurs peuvent être définies sur des bases d’amitié, de relations parentales ou de clientèle; souvent, elles n’ont aucune relation avec leurs fournisseurs. Ce qui est clair c’est qu’elles paient toujours au comptant, sauf dans de rares cas. C’est le même type de relations qu’ils ont avec leurs propres acheteurs qui sont des consommateurs finals (39%), des détaillants plus petits (16%) et des grossistes venant de Port-au-Prince (45%). Les marges que les commerçantes enregistrent sur leurs transactions varient énormément : elles vont de 5% à plus de 100%. La moyenne est de 23%. 21. Les problèmes auxquels les commerçantes font face sont présentés au tableau ci-dessous. Produit Problèmes majeurs Arachide Pertes dûes aux ravageurs au dépôt Difficultés pour trouvser du financement et coût élevé de l’argent Concurrence des produicts importés de la République Dominicaine MP de mauvaise qualité (Gousses fausses/non remplies); forte concurrence entre les acheteurs en période de récolte, baisse de prix, pertes de 20%) Manque de MP Coût élevé transport Ecoulementj lent en période de récolte; Non remboursement lorsqu'on vend à crédit; Demande dans les marchés locaux et régionaux inférieure à l'offre d'arachide en période de récolte Banane Prix élevé des produits Manque de FDR Ecoulement lent; frais de dépôt: 100 HTG/jour Haricot Prix élevé des produits Manque de FDR Pertes dûes aux ravageurs au dépôt Manque de MP Insécurité à PaP Pas d'infrastructures de stockage Maïs Manque de FDR Coût élevé MP Coût élevé transport Légumes Mauvaise qualité depuis la ferme Produit périssable, obligation de vendre rapidement, baisse des marges, liquidation dans certains cas Pas d'électricité pour la conservation des produits Pas de transformation Pois Congo Coût élevé transport Pas d'infrastructures de stockage et de séchage Insécurité à Pap Tabac Forte concurrence, tout le monde vend en même temps après stockage, d'où baisse de prix, d'autant que l'offre est supérieure à la demande locale; Instabilité des prix, difficile de prendre un crédit; peu de transformation : en poudre par de petits ateliers Tabac acheté de RD de mauvaise qualité, très léger, se vend mal, et peut occasionner des pertes à la vente Forte concurrence entre les acheteurs au moment de la récolte Coût transport élevé Viande Manque de FDR et intérêt trop élevé Problème de conservation - Pas d'électricité Prix élevé des animaux, d'où difficulté d'écoulement des produits Trois (3) problèmes les plus courants: manque de Fonds de Roulement (FDR) et taux d’intérêt élevés, manque de production, pas d’infrastructures de stockage. 22. Au cours de l’année, les prix des produits agricoles varient considérablement. Les plus fortes variations, entre prix plancher et prix plafond, concernent le manioc (300%) et la banane plantain (156%) et le maïs (127%). Les plus faibles variations concernent le pois congo (31%), l’arachide (38%) et le haricot (34%). Ces deux (2) dernières cultures ont plus d’une récolte par année. 23. Les enquêtés font partie des organisations formelles promues dans le pays depuis déjà plusieurs décennies. Toutefois, ce sont essentiellement des associations à caractère général qui n’ont pas toujours des activités en rapport avec la production agricole. A contrario, pour réaliser leurs opérations culturales, les exploitants agricoles s’organisent en asosye, coumbite, eskwad, kolezèpòl, kòve, etc… Ils sont 23% à faire partie de ces structures. Certains des enquêtés (25%) font partie de stuctures coopératives. 24. Les agro-transformateurs de même que les commerçantes ne se sont pas organisés sur des bases formelles. En fait aaucun des agro-transformateurs interviwés ne fait partie d’une organisation en tant que telle. Sauf, de manière informelle, une minorité (20%) arrive à s’entendre pour faire face à la réalité. Ci-après, ces points de rencontre: échanges de pièces de rechange entre les opérateurs, échanges d'outils et autres intrants. Il faut souligner que 20% des 18 ateliers enquêtés sont des unités associatives. La situation n’est pas différente pour les commerçantes. De manière informelle, elles arrivent à: Faire des achats groupés: 10%, s’entendre sur les prix d’achat et de vente: 5%, s’entendre pour ne pas perdre des opportunités de vente s’il y a une absence. 25. Des recommandations sont énoncées: a. Des mesures pour intensifier l’agriculture: i. Mettre en place des structures appropriées en vue d’accompagner techniquement les producteurs; ii. Rechercher des variétés et/ou des cultivars à rendement élevé et résistants à la sécheresse; iii. Étendre la superficie irriguée dans la section communale de Jumpas, localités de Nan Rat, Bas Jumpas, Quimpe et Bas Poulie; iv. Renforcer les organisations paysannes existantes (formelles et traditionnelles) dans une perspective économique avec comme objectif, entre autres, d’assurer l’approvisionnement des membres en intrants de qualité à prix abordables; v. Augmenter la superficie des aires de séchage des grains et des légumineuses, en particulier l’arachide; vi. Construire des citernes familiales, des impluviums et des lacs collinaires pour l’approvisionnement en eau des ménages, l’abreuvage des animaux, la pratique de cultures maraîchères et l’élevage de poissons; vii. Promouvoir la mise en place d’un système de garantie en faveur des producteurs, des agro-transformateurs et des commerçantes. b. Des mesures pour mieux organizer la commercialisation des produits agricoles: i. Renforcer les organisations existantes des femmes et promouvoir l’émergence d’organisations de commerçantes de produits agricoles; ii. Rechercher de nouveaux moyens de stockage adaptés, efficaces et à prix abordables; iii. Rechercher de nouvelles techniques d’emballage des principaux produits commercialisés par les femmes; iv. Renforcer les mutuelles de solidarité dans lesquelles les femmes sont majoritaires; v. Former des petites commerçantes en technique de conservation des produits périssables; vi. Promouvoir la mise en place d’un système de garantie en faveur des producteurs, des agro-transformateurs et des commerçantes. c. Des mesures pour rendre les ateliers de transformation de produits agricoles plus efficaces: i. Promouvoir l’émergence d’organisations d’agro-transformateurs de produits agricoles; ii. Développer un mécanisme d’acquisition de pièces de rechange à la satisfaction des propriétaires d’ateliers; iii. Doter les ateliers de transformation d’aires de séchage adéquates; iv. Former les propriétaires d’ateliers, les opérateurs d’ateliers et des jeunes en mécanique de base appliquée à des broyeurs et des moteurs de traction appropriés au broyage; v. Promouvoir la mise en place d’un système de garantie en faveur des producteurs, des agro-transformateurs et des commerçantes. TABLE DES MATIERES RESUME EXECUTIF 2 LISTE DES TABLEAUX 12 LISTE DES SIGLES 14 LISTE DES FIGURES 15 I. METHODOLGIE 16 1.1 Contexte 16 1.2 Objectif 16 1.3 Approche Méthodologique 17 1.3.1 Démarche générale 17 1.3.2 L’enquête exploitation 17 1.3.3 Enquête agro transformateurs et commerçants (es) de produits agricoles 18 1.3.4 Enquête de groupes 20 1.3.5 Guides d’entretien 20 II. LE CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE GLOBAL 21 2.1 Démographie de Lascahobas 21 2.2 Répartition géographique de la population Lascahobassienne 21 2.3 Répartition de l’échantillon étudié en fonction de l’âge des Lascahobassiens 23 2.4 Niveau d’étude de la population de Lascahobas et de ses sections communales 23 2.5 Quelques atouts et contraintes de la Commune de Lascahobas 24 III. ECONOMIE DE LA PRODUCTION AGRICOLE 25 3.1 Principales occupations de la population de la Commune de Lascahobas 25 3.2 Principales cultures dans la Commune de Lascahobas 28 3.3 Nombre de parcelles constitutives des EA et répartition des EA selon le nombre de parcelles 29 3.5 Taille, typologie des exploitations agricoles (EA) de la Commune de Lascahobas 29 3.6 Tenure des terres 30 3.7 Conflits terriens, manifestations et causes 31 3.8 Calendriers culturaux 33 3.9 La question de la main-d’œuvre agricole 34 3.9.1 Utilisation de la main-d’oeuvre externe et rareté 34 3.9.2 Prix de la main-d’oeuvre 35 3.10 Rendements et rentabilité des cultures Lascahobas 36 3.11 L’élevage dans la commune de Lascahobas 39 3.12 Financement des activités agricoles dans la Commune de Lascahobas 40 3.12.1 Financement externe et institutions de crédit 40 3.12.2 Conditions de crédit et taux d’intérêt 41 3.13 Transferts de fonds 42 3.14 Fréquences des inondations et des sécheresses 43 3.14 Insécurité alimentaire 44 IV. STOCKAGE, TRANSFORMATION DE PRODUITS AGRICOLES, COMMERCIALISATION ET PRIX 46 4.1 Utilisation des produits après récolte, opérations post récolte et stockage dans la Commune de Lascahobas 46 4.2 Transformation de produits agricoles à Lascahobas 51 4.3 Commercialisation de produits agricoles dans la Commune de Lascahobas 54 4.3.1 Caractérisation des activités commerciales agricoles 54 4.3.2 Marges et circuits de commercialisation 56 4.4 Variations de prix des principaux produits agricoles dans la Commune de Lascahobas 61 V. ORGANISATION DES OPERATEURS 64 5.1 Les Producteurs 64 5.2 Les agro-transformateurs et les commerçantes 65 VI. RECOMMANDATIONS 66 BIBLIOGRAPHIE 67 ANNEXE 68 Liste d’associations retenues 68 Liste d’Agro-Transformateurs 70 Liste des Associations: Interviews de Groupes 71 Liste des Commerçantes 73 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Agro-Transformateurs et Produits Transformés 19 Tableau 2 : Commerçantes et Produits commercialisés 19 Tableau 3: Population et Densité Démographique du Département du Centre et de ses Communes 21 Tableau 4: Répartition de Population Lascahobassienne: Territoriale, Sexe, tranche d’Age 22 Tableau 5: Répartition de l’échantillon en fonction de l’âge des Lascahobassiens 23 Tableau 6: Niveau d’Etude de la Population de la Commune d’Lascahobas et de la Commune de Lascahobas 23 Tableau 7: Quelques Atouts et Contraintes de la Commune de Lascahobas 24 Tableau 8 : Occupations Principales des Chefs des Exploitations Agricoles (EA) de la Commune de Lascahobas (Selon le RGA) 26 Tableau 9 : Occupations principales de l’échantillon étudié 27 Tableau 10 : Principales Cultures de la Commune de Lascahobas 28 Tableau 11 : Répartition des Exploitations Agricoles Selon Nombre de Parcelles à Lascahobas 29 Tableau 12 : Superficie en Carreaux des parcelles 29 Tableau 13 : Répartition des Exploitations Agricoles Selon leur Taille 30 Tableau 14: Mode de tenure des parcelles enquêtées 30 Tableau 15: Existence de conflits terriens é Lascahobas 31 Tableau 16: Manifestations des conflits terriens 32 Tableau 17: Causes des conflits terriens 33 Tableau 18 : Calendrier Cultural de la Commune de Lascahobas 33 Tableau 19 : Nécessité de la main d’œuvre en période de pointe 34 Tableau 20: Rareté de Main-d’Oeuvre Agricole dans la Commune de Lascahobas 34 Tableau 21: Conséquences de la rareté de main-d’oeuvre 35 Tableau 22: Variations mensuelles du prix de la MO 35 Tableau 23: Rendements au Carreau de Quelques Cultures 37 Tableau 24: Rentabilité des Six (6) Principales Cultures Pratiquées dans la Commune de Lascahobas (HTGG/carreau) 38 Tableau 25: Possession ou non de bétail 39 Tableau 26: Importance de l’Elevage sur les Exploitations Agricoles de la Commune de Lascahobas 39 Tableau 27: Valeur des animaux sur les exploitations agricoles 40 Tableau 28: Financement Externe ou Non 40 Tableau 29: Délai d’Attente pour Obtenir un Prêt 41 Tableau 30: Types de Garanties Exigées 42 Tableau 31 : Origine des transferts reçus par les ménages 42 Tableau 32 : Utilisations des transferts reçus par les ménages 43 Tableau 33 : Fréquences des inondations et des sécheresses sur les parcelles 43 Tableau 34 : Conséquences des sécheresses annuelles sur les cultures 44 Tableau 35 : Mois de plus grande sécurité alimentaire 44 Tableau 36 : Causes de l’insécurité alimentaire 45 Tableau 37: Utilisation des produits après récolte 47 Tableau 38 : Moyens de stockage 49 Tableau 39 : Stockage et taux de pertes 50 Tableau 40 : Durée de stockage en mois 50 Tableau 41 : Importance des investissements dans les ateliers de transformation dans la Commune de Lascahobas 52 Tableau 42: Problèmes Majeurs des Ateliers de Transformation 53 Tableau 43: Typologie des Commerçantes en Fonction de leur FDR 54 Tableau 44: Principaux Produits Commercialisés 55 Tableau 45: Sources de Financement des Commerçantes 55 Tableau 46 : Marge brute en HTG des commerçantes de la Commune de Lascahobas 57 Tableau 47 : Problèmes majeurs des Commerçantes 60 Tableau 48 : Prix des Produits Agricoles au Cours d’une Année (HTG/Unité) 62 Tableau 49 : Présence des Chefs de Ménages dans les Associations Traditionnelles 64 Tableau 50 : Type d’Associations Traditionnelles 64 Tableau 51: Présence de Chefs de Ménages dans les Coopératives 65 LISTE DES SIGLES ACME : Action pour la Coopération avec la Micro Entreprise CASEC : Conseil d’Administration de la Section Communale COPECLAS : Coopérative d’Epargne et de Crédit de Lascahobas EA Exploitations Agricoles FDR : Fonds de Roulement FONKOZE : Fondasyon Kole Kèpòl IHSI : Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique MCN : Micro Crédit National MO : Main-d’œuvre MP : Matières Premières PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement RGA : Recensement Général de l’Agriculture SOGESOL : Société Générale de Solidarité LISTE DES FIGURES Figure 1: Importance de chaque mode de tenure 31 Figure 2: Illustration des principales manifestations des conflits terriens 32 Figure 3: Variations mensuelles du prix de la MO 36 Figure 4: Regroupement des commerçantes en Fonction du FDR 54 Figure 5: Sources de financement des commerçantes 56 Figure 6: Circuits de commercialisation du haricot et du pois congo 58 Figure 7: Axe de commercialisation du haricot et du pois congo 59 Figure 8: Variations de prix de Produits Agricoles au Cours d’une Année 63 I. METHODOLGIE 1.1 Contexte Ce travail se situe dans le cadre de l’Appel d’Offre publié par le PNUD et gagné par le Groupe Trame en vue de réaliser deux (2) Plans Communaux de Développement (PCD) pour les communes de Belladère et de Lascahobas. Le présent rapport concerne la commune de Lascahobas. Il traite le volet agroéconomique du PCD de cette commune. 1.2 Objectif L’objectif poursuivi est la réalisation d’une étude socio-économique en insistant particulièrement sur les volets agroéconomiques. Les données collectées sont à la base de type « Enquête Ménage Agricole ». L’enquête a couvert les aspects suivants : • Le statut socio-économique des ménages: situation matrimoniale, occupation principale, tenure des terres, parcellement des terres, biens possédés, composition de la famille, niveau d’éducation, main d’œuvre utilisée, … • La production agricole: système de cultures, quantité et coût des intrants utilisés, quantités vendues des différentes activités à caractère agricole, valeur des ventes, coût des opérations culturales, composition du bétail, …. • Les mécanismes intermédiaires tels que: accès au financement externe, participation à des organisations paysannes, sources externes de revenus, sécurité alimentaire, ... Les données collectées sont traitées et analysées de façonn à établir clairement la situation socio-économique des producteurs agricoles de la commune. Elle s’est étendue aussi bien à la transformation et la commercialisation des produits agricoles qui sont des activités complémentaires au processus de production agricole à proprement parler, qu’à la recherche des opinions des dirigeants et dirigeantes d’associations sur les problèmes de production agricoles et sur le devenir de leur secteur. 1.3 Approche Méthodologique 1.3.1 Démarche générale Une double démarche: • une revue des textes publiés ou non sur le département du Centre (Bas Plateau) en général et sur la commune de Lascahobas en particulier, • une collecte de données primaires sur le terrain en vue de mieux cerner les caractéristiques socio-économiques de Lascahobas. La collecte des données primaires a été réalisée en trois (3) phases: une phase d’enquête exploitation, une d’enquête agro transformateurs et commerçants (es) de produits agricoles et une de rencontres de groupes avec des dirigeant (e)s d’associations. 1.3.2 L’enquête exploitation L’enquête exploitation a été menée auprès de 207 producteurs chefs de ménage (hommes et femmes). Le choix final des ménages s’est fait de manière raisonnée à partir des associations paysannes dont les listes ont été communiquées par le Bureau Agricole Communal (BAC) de Lascahobas, la Mairie et certains organismes de développement opérant dans la commune. Plus, d’une quarantaine d’associations d’hommes et de femmes ont été choisies dans des habitations les plus représentatives du point de vue agricole: périmètres irrigués, lits majeurs des rivières, montagnes humides, plateaux secs. A l’intérieur de chaque association retenue 4-5 agriculteurs et agricultrices ont été interviewés: grands, moyens et petits tout en tenant compte des zones agroécologiques dont ils proviennent. Voir liste des associations retenues en annexe. 1.3.2.1. Méthode Dans le cadre de la réalisation de ce travail, la méthodologie suit les prescrits suivants et se définit au travers: • Des activités, réalisées suivant un ordre chronologique bien défini : de la formation à l’enquête de terrain. • Des outils électroniques ou tablettes facilitant non seulement la saisie en économisant du temps dans le remplissage des questionnaires, mais aussi le contrôle de qualité. • Des outils techniques qui sont des formes préétablies pour entre autres le contrôle, le suivi et la mesure de l’état d’avancement de l’enquête dans ses différentes phases. Ce sont: ◦ la liste des associations retenues ; ◦ le Guide d’entretien version manuscrite sous support papier: Pour parer à toute éventualité pouvant être due à une défectuosité de la tablette électronique, chaque enquêteur avait à sa disposition au moins un quand il va sur le terrain. • Une supervision stricte des activités à chaque étape du processus (collecte des données, saisie des données). Cette supervision implique l’organisation de réunions quotidiennes des enquêteurs et du Superviseur pour la correction des données collectées; et aussi des rencontres de planification avec les guides régulièrement avant le début des activités journalières. • Le support de guides locaux à moto (recommandés par les CASEC) pour chaque enquêteur. Chaque guide a été recruté pour la réalisation de l’Enquête avec la condition qu’il est conducteur de motocyclette (taxi moto) qu’il devait utiliser pour emmener son Enquêteur vers les associations ciblées. 1.3.2.2 Contrôle de qualité Le Superviseur a eu à travailler quotidiennement pour vérifier question après question la qualité des données recueillies. Ce travail a permis de voir, de déceler certaines erreurs d’ordre technique, des fautes de saisie et autres et d’en apporter les corrections qui s’imposaient sur le terrain même, avant le transfert des données sur la plateforme virtuelle. 1.3.3 Enquête agro transformateurs et commerçants (es) de produits agricoles Il n’a pas été possible de définir de manière rigoureuse les populations des « agro-transformateurs », et des commerçant(e)s pour chaque commune. On ne disposait d’aucune base de données qui aurait permis sélectionner un certain nombre de ces opérateurs. Pour chacun de se groupe, chaque enquêteur a dû en conduisant les interviews avec les producteurs de leur demander quels sont les agro-transformateurs et commerçantes qu’ils connaissent dans leurs localités respectives. C’est ainsi qu’on a pu identifier et enquêter 18 agro-transformateurs et 26 commerçantes dont les listes se trouvent en annexe. Dans le cas des agro-transformateurs, le tableau 1 permet de voir leur répartition par produit transformé. Tableau 1 : Agro-Transformateurs et Produits Transformés Produits Transformés Nombre d’Agro-Transformateurs Pourcentage Maïs : Maïs moulu et AK100 8 44,44 Arachide : Décorticage et fabrication de mamba 6 33,33 Chadèque en confitures, manioc en cassave, canne à sucre en sirop, maïs, banane et riz en farine 4 22,22 Total 18 100 Source: Elaboration propre Sur les huit (8) transformant du maïs, un seul produit de l’AK-100; il en de même pour le beurre d’arachide (mamba).  En ce qui concerne les commerçantes, le tableau 2 montre quels types de produits elles commercialisent. Tableau 2 : Commerçantes et Produits commercialisés Produits Commercialisés Nombre de Commerçant(e)s Impliqué(e)s Pourcentage Maïs  12 46,1 Arachide 10 38,5 Banane 8 30.75 Haricot  8 30,75 Pois Congo 8 30.75 Viande et animaux vivants 3 11,5 Légumes 3 11,5 Total - Source: Elaboration propre N.B Le total dépasse 26 parce qu’une commerçante commercialise plus d’un produit. 1.3.4 Enquête de groupes Des interviews de groupes ont été réalisées avec leurs dirigeants : une douzaine de groupes et une soixantaine de dirigeant (e)s. L’objectif était de discuter de manière ouverte avec ces dirigeants d’associations des problématiques générales de leurs communautés en vue d’appréhender leur vision d’ensemble pour l’avenir de celles-ci. C’était aussi l’occasion de tester avec eux certaines recommandations (vision, objectifs, orientations et stratégie du PCD), que l’équipe aura à formuler. Voir Liste d’associations en annexe. 1.3.5 Guides d’entretien Enfin, pour chaque groupe enquêté, on a eu un guide d’entretien : un pour les producteurs agricoles, un pour les agro-transformateurs, un pour les commerçants et un pour les dirigeants d’associations. II. LE CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE GLOBAL 2.1 Démographie de Lascahobas La commune d’Lascahobas n’a pas une population très importante en comparaison avec les autres communes du Département du Centre. Par contre, elle est la plus densément peuplée avec ses 302 habitants au Km². C’est d’ailleurs la plus petite commune en termes de superficie, hormis Baptiste qui est un cas particulier. Le Département du Centre a une densité de population de seulement 214. Voir tableau ci-après. Tableau 3: Population et Densité Démographique du Département du Centre et de ses Communes Commune Superficie en Km2 2015 Population Densité Hinche 588 120 867 205 Maïssade 288 58 942 204 Thomonde 360 61 880 172 Cerca Carvajal 157 23 254 149 Mirebalais 331 97 755 295 Saut d'Eau 179 39 069 218 Boucan Carré 354 56 028 158 Lascahobas 152 45 873 302 Belladère 297 86 612 292 (Quartier de Baptiste) (1,22) (2,783) (2,281) Savanette 175 36 200 207 Cerca La Source 345 56 532 164 Thomassique 262 63 224 241 TOTAL 3 487 746 236 214 Source: IHSI (2015) 2.2 Répartition géographique de la population Lascahobassienne En Haïti, 52% de la population vivent en milieu urbain (IHSI, 2015). Dans le Centre, ce chiffre descend à 20%. Pour la commune de Lascahobas qui intéresse ce travail, ce pourcentage se situe à 23%; Lascahobas est légèrement plus urbanisé que le Département du Centre. Voir tableau 4. Tableau 4: Répartition de Population Lascahobassienne: Territoriale, Sexe, tranche d’Age Lieu Milieu Total Masculin Féminin 18 ans et + Haïti - 10 911 819 5 408 465 5 503 354 6 296 351 Ville Urbain 5 247 704 2 546 055 2 701 649 3 020 481 Quartier Urbain 419 982 209 302 210 680 228 781 Sections communales Rural 5 244 133 2 653 108 2 591 025 3 047 089 Département Centre - 746 236 381 191 365 045 424 988 Ville Urbain 143 452 71 299 72 153 85 185 Quartier Urbain 8 036 4 044 3 992 4 574 Sections communales Rural 594 748 305 848 288 900 335 229 Commune de Lascahobas - 45 873 23 088 22 785 26 353 Ville Urbain 10 401 5 027 5 374 6 348 Sections communales Rural 35 472 18 061 17 411 20 005 Source: IHSI (2015) La répartition de la population du Centre entre hommes et femmes semble être différente de celle de la République: 49% de femmes dans le département versus 50,4% pour le pays. Dans le cas de la commune de Lascahobas, c’est plutôt 50/50. En milieu urbain, il y a parité entre hommes et femmes dans le département ; par contre, en milieu rural, il y a moins de femmes, 48,6%. Dans la commune de Lascahobas, c’est la même répartition. L’importance numérique de la population de jeunes de moins de 18 ans et 42% dans le pays; dans leur importance est similaire, 43%. Pour Lascahobas, on a le même pourcentage. En milieu urbain, le pourcentage de jeunes de moins de 18 ans, dans le département (31%) et dans la commune de Lascahobas (39%), est inférieur à ce qu’il est dans le pays. 2.3 Répartition de l’échantillon étudié en fonction de l’âge des Lascahobassiens Le tableau 5 donne la répartition de l’échantillon des chefs d’exploitation interviewés Tableau 5: Répartition de l’échantillon en fonction de l’âge des Lascahobassiens Source: Elaboration propre On remarque la jeunesse de la population, 45,2% ont moins de 23 ans, ce qui est cohérent avec les chiffres de l’IHSI, mais encore plus élevé. 2.4 Niveau d’étude de la population de Lascahobas et de ses sections communales Les informations présentées au tableau 6 sont relatives à l’ensemble de la commune de Lascahobas et de ses trois (3) sections communales : Jumpas, Petit-Fond et Lahoye1. Tableau 6: Niveau d’Etude de la Population de la Commune d’Lascahobas et de la Commune de Lascahobas Lieu Lire/Ecrire Primaire Secondaire Professionnel Universitaire Aucun Commune d'Lascahobas 16% 17% 10% 0,8% 0,4% 56% 1ère Sect. Jumpas % % % 0% 0% 42% 2ème Sect. Petit-Fond % % % % 0% 20% 3ème Sect. Lahoye % % % 0% 0,26% 58% Sources: RGA (2009) et Elaboration propre 2.5 Quelques atouts et contraintes de la Commune de Lascahobas La Commune de Lascahobas présente des atouts et des contraintes qu’on résume au tableau 7. Tableau 7: Quelques Atouts et Contraintes de la Commune de Lascahobas Atouts Contraintes Une population jeune à plus de 50% Perspectives d’emplois faibles; manque de formation technique Mise en valeur soutenue des terres cultivables Difficultés d’accéder à des intrants agricoles en quantité et en qualité Présence de près d’une dizaine d’institutions financières (COPECLAS, FONKOZE, ACME, MCN, SOGESOL...) Taux d’intérêt élevés pratiqués par les IMF Présence d’un important réseau de mutuelles de solidarité Taux d’intérêt aussi élevé que pour les IMP Présence de nombreux ateliers de transformation privés et communautaires (mais, arachide) Majorité des ateliers de transformation travaillent en dessous de leur capacité installée par manque de matières premières Présence de nombreuses associations paysannes et de très nombreuses associations d’entraide et d’échange de travail Coût élevé de la main d’œuvre agricole, et rareté en période de pointe Possibilité d’intensification agricole Saison sèche très marquée d’une durée de près de 5 mois Possibilité d’augmenter la superficie irriguée Manque d’accompagnement technique Proche d’un important marché régional, Croix Fer Moyens de stockage inefficients Accès facile à trois (3) villes importantes du pays (Port-au-Prince, Mirebalais, Belladère) et avec la frontière de la République Dominicaine (RD) Routes de desserte mal entretenues et en mauvais état en période pluvieuse Existence d’un réseau de transport (bus, camionnettes et motocyclettes) très dense Difficultés de nourrir et d’abreuver le bétail en saison sèche Une diaspora très proche de sa communauté d’origine Insécurité alimentaire durant au moins 6 mois de l’année Difficultés de nourrir le bétail en saison sèche Source: Elaboration propre III. ECONOMIE DE LA PRODUCTION AGRICOLE 3.1 Principales occupations de la population de la Commune de Lascahobas Cette question est abordée via deux (2) sources des données: celle du Recensement Général Agricole (RGA, 2009) et celle de la présente étude. La première source concerne la commune d’Lascahobas et l’ensemble des sections communales où se localise la Commune de Lascahobas. La deuxième se focalise essentiellement sur des exploitants évoluant dans la Commune de Lascahobas. Aussi, certains chiffres seront différents, différence due principalement à l’absence de la catégorie « Etudiant » dans la quête du RGA. Voir tableaux 8 et 9. Tableau 8 : Occupations Principales des Chefs des Exploitations Agricoles (EA) de la Commune de Lascahobas (Selon le RGA) Lieu Agriculture Pêche Elevage Bâtiments et travaux publics Administration Mines et carrières Transformation Commerce Services Artisanat Commune de Lascahobas 95% 1% 0,075% % % % % 2,7% % % 1ère Sect. Jumpas % % % % % % % % % % 2ème Sect. Petit-Fond % % % % % % % % % % 3ème Sect. Lahoye % % % % % % % % % % Sources: RGA (2009) et Elaboration propre Sans surprise, l’agriculture est la principale activité de la commune de Lascahobas, occupant 95% de la population; vient ensuite le commerce avec moins de 3%. Tableau 9 : Occupations principales de l’échantillon étudié  Occupation Effectifs Pourcentage Travail agricole dans l’exploitation du ménage (agriculture et/ou élevage) 288 28,5 Aux Etudes 429 42,5 Petit commerce / commerce de détails (inclus vente/de repas/nourriture) 94 9,3 Pas de travail / sans emploi 35 3,5 Artisanat/petits métiers (ébéniste, couturier, mécanicien, cordonnier, charpentier 10 1 Construction/maçonnerie 6 0,6 Travail domestique 21 2,1 Travail salarié dans une autre exploitation agricole 4 0,4 Transport/Taxi Moto 12 1,2 Profession libérale (enseignant, médecin, informaticien…) 17 1,7 Travail dans l’administration publique 2 0,2 Personne Agée / Handicapé 2 0,2 Total 9202 91,2 Manquante 89 8,8 Grand Total 1.009 100 Source: Elaboration propre On remarque l’importance du nombre de ceux qui font des études dans l’échantillon. Ceci est normal puisqu’il s’agit d’une population jeune à plus de 50%, pourcentage très semblable à celui de l’échantillon à l’étude. Il faut noter également que ces chiffres concernent l’ensemble du ménage et pas seulement les chefs de ménage, contrairement aux chiffres du tableau précédent. 3.2 Principales cultures dans la Commune de Lascahobas Il n’a pas été possible d’apprécier l’importance des cultures en termes de superficie qu’elles occupent. Cette importance est plutôt évaluée à partir du nombre de fois que les répondants qualifient telle culture ou telle autre de principale. Cette approche a permis d’élaborer le tableau 10. Tableau 10 : Principales Cultures de la Commune de Lascahobas de l’Echantillon Etudié Culture Effectifs Pourcentage Pois Congo 143 19,6 Banane (plantain, Fig, Gòsbòt) 114 15,66 Arachide 111 15,2 Maïs 87 12 Manioc 66 9,1 Haricot 65 8,9 Légumes 44 6,04 Tabac 42 5,8 Tubercules 24 3,3 Autres (patate douce, canne à sucre, pois inconnu, …) 32 4,4 Total 728 100% Source: Elaboration propre Ce tableau laisse supposer que le Pois Congo (Cajanus cajan) est la première culture de la commune. Toutefois, l’arachide (Arachis hypogaea) avec deux (2) cultures par an doit occuper la première place en termes de superficie cultivée au cours d’une année. Dans le cas du haricot (Phaseolus vulgaris), là où les conditions agroécologiques le permettent (disponibilité de l’eau et temperature), c’est également deux (2) plantations qu’on réalise par année. 3.3 Nombre de parcelles constitutives des EA et répartition des EA selon le nombre de parcelles La répartition des exploitations agricoles selon le nombre de parcelles est présentée au tableau 11. Tableau 11 : Répartition des Exploitations Agricoles Selon Nombre de Parcelles à Lascahobas Nombre de parcelles Effectifs Pourcentage 1 à 2 90 43,48 3 à 4 99 47,83 Plus de 4 18 8,70 Total 207 100 Source: Elaboration propre Près de 45% des exploitants ont entre une (1) à deux (2) parcelles dans la Commune de Lascahobas, et plus de 90% ont moins de cinq (5) parcelles. En moyenne, une exploitation a 2,86 parcelles. Le nombre maximum de parcelles que compte une exploitation est de 9. En terme de superficie, les parcelles sont très petites. Le tableau 12 donne des chiffres. Tableau 12 : Superficie en Carreaux des parcelles Minimum Maximum Moyenne 0,01 4,50 0,46 Source: Elaboration propre 3.5 Taille, typologie des exploitations agricoles (EA) de la Commune de Lascahobas Les exploitations agricoles sont petites. Leur taille moyenne est de 1,34 Cx (1,72 Ha). Les plus petites sont de loin plus nombreuses: 43% ont moins d’un Cx, et 85% n’ont pas plus de deux (2) carreaux. Le tableau 13 permet de voir la répartition des EA en fonction de la superficie. Tableau 13 : Répartition des Exploitations Agricoles Selon leur Taille Taille Nombre Pourcentage Moins d'un Cx 90 43 1-2 Cx 86 42 2,01-4 Cx 25 12 Plus de 4 Cx 6 3 Total 207 100 Source: Elaboration propre 3.6 Tenure des terres Les modes de faire valoir directs sont prédominants: 72,5% des parcelles, achetées ou héritées, sont exploités à titre de propriétaire. On remarque comment le métayage est faible, seulement 1% des parcelles. Par ailleurs, le fait que plus de 25% des parcelles sont héritées peut laisser supposer qu’il existe une situation pouvant générer d’éventuels conflits. Le tableau 14 présente les chiffres. Tableau 14: Mode de tenure des parcelles enquêtées Mode de Tenure Effectifs Pourcentage Achat 269 45,9 Héritage 156 26,6 Fermage 144 24,6 Métayage / de moitié 6 1,0 Autres 11 1,88 Total 586 100.0 Source: Elaboration Propre Une analyse effectuée en vue de dégager une relation entre mode de tenure des parcelles et leur taille montre qu’il n’en est rien: il n’y a pas de relation entre ces deux (2) variables. Le graphique 1 permet de mieux visualiser l’importance de chaque mode de tenure. Figure 1: Importance de chaque mode de tenure 3.7 Conflits terriens, manifestations et causes C’est courant pour les producteurs agricoles d’assister à des situations conflictuelles dans leurs zones respectives. Ils plus de 25% à l’affirmer. Voir tableau 15. Tableau 15: Existence de conflits terriens é Lascahobas Existence de conflits terriens Effectifs Pourcentage Non 150 72.5 Oui 57 27.5 Total 207 100.0 Source: Elaboration Propre Les conflits se manifestations de façons diverses et variées. Ils peuvent être violents et arriver jusqu’au meutre. Le tableau 16 et la figure 2 présentent les principales manifestations de ces conflits. Tableau 16: Manifestations des conflits terriens Manifestations Effectifs Pourcentage Appel à la Justice 24 42,1 Violence 15 26,3 Disputes/injures 13 22,8 Autres 5 8,8 Total 57 100 Source: Elaboration Propre Figure 2: Illustration des principales manifestations des conflits terriens Les causes ne sont pas toujours claires et ne sont pas toujours exprimées. Le tableau 17 permet une appreciation. Tableau 17: Causes des conflits terriens Cause Effectifs Pourcentage Indivision 4 36 Elevage libre 2 18 Mauvaise délimitation 2 18 Autres 3 27 Total 11 100 Source: Elaboration Propre 3.8 Calendriers culturaux Ci-après sont présentés les calendriers culturaux des principales cultures de la Commune de Lascahobas. Tableau 18 : Calendrier Cultural de la Commune de Lascahobas Culture J F M A M J Jl A S O N D Arachide     P P   R R P       R Banane     P/R P/R R R R R R R R R Haricot   R P/R     R   P     R/P P Manioc R R P P               R Pois congo R   P P               R Maïs     P P   R R           Source: Elaboration propre On remarque: • les mois de mars et d’avril sont mois cruciaux pour les producteurs, mois des plantations de toutes les espèces; • les deux (2) cycles de production de l’arachide et du haricot; • les cycles de production longs de la banane et du Pois Congo; les variétés cultivées pour ce dernier sont photopériodiques; la récolte de la banane, toutes variétée confondues s’étalant sur plusieurs mois. 3.9 La question de la main-d’œuvre agricole 3.9.1 Utilisation de la main-d’oeuvre externe et rareté Dans la Commune de Lascahobas presque la totalité (98%) des agriculteurs interviewés savent utiliser de la main d’œuvre externe à l’exploitation. Voir tableau 19. Tableau 19 : Nécessité de la main d’œuvre en période de pointe Source: Elaboration propre Ils en achètent pratiquement toute l’année. Mais, c’est à partir de février, pour les préparations des sols, que la demande commence à augmenter pour atteindre son pic au cours des mois de mars, d’avril et de mai (preparation de sols, plantations, sarclages, …). Les mois de juin et de juillet ont un niveau similaire au mois de février. Chaque année des producteurs (46%) font face à une rareté de main-d’oeuvre. Le tableau 20 en atteste. Tableau 20: Rareté de Main-d’Oeuvre Agricole dans la Commune de Lascahobas Rareté de MO Effectifs Pourcentage Régulièrement 95 45.9 Parfois 48 23.2 Rarement 11 5.3 Jamais 53 25.6 Total 207 100.0 Source: Elaboration propre Ces raretés régulières de main-d’oeuvre ont de facheuses conséqunces sur les exploitations agricoles et sur la production, comme on peut le voir au tableau 21. Tableau 21: Conséquences de la rareté de main-d’oeuvre Conséquence Effectifs Pourcentage Retard dans les opérations culturales 55 36 Augmentation Prix de la MO 49 32 Travail seul/appui de la MO familiale 19 12 Paiement en avance 10 6 Utilisation MO venant d’autres zones 7 5 Autres 14 9 Total 154 100 Source: Elaboration propre Les augmentations de prix, les surplus de travail et les retards dans les opérations culturales entrainant immanquablement une baisse de rendements, n’ont d’autres conséquences qu’une baisse de revenus pour les producteurs. 3.9.2 Prix de la main-d’oeuvre Toutefois, les données collectées ne reflètent pas cette réalité comme on le voit au tableau 22 et au graphique 1. Tableau 22: Variations mensuelles du prix de la MO Figure 3: Variations mensuelles du prix de la MO Les mois de mars, avril et mai, période de réalisation des opérations agricoles les plus gourmandes en MO, sont les mois où les prix sont au plus bas, ce qui est passablement contradictoire avec la réalité agricole. Il est possible qu’au cours de ces (3) mois, l’offre de main-d’oeuvre est aussi plus élevée, tandis qu’en décembre et janvier, elle est plus faible alors qu’on est en pleine période “stressante” de récolte, en plus qu’il s’agit du moment des fêtes de fin d’année. 3.10 Rendements et rentabilité des cultures Lascahobas Les données recueillies au cours de l’enquête ont permis d’estimer les rendements de principales cultures. Les moyennes obtenues apparaissent faibles. Toutefois, il est intéressant de constater les minima et les maxima pour apprécier le travail à faire et aussi les potentialités existantes. Voir tableau ci-après. Tableau 23: Rendements au Carreau de Quelques Cultures Culture Minimum Maximum Moyenne Banane/Régime 24 2.280 776 Maïs/Kg 62 4.500 480 Haricot/Kg 62 1.375 450 Pois Congo/Kg0,47 0 1.160 250 Arachide/Marmite 100 6.300 1.034 Manioc/Charge 3 220 35 Tabac/Krèy 10 300 60 Elaboration propre Relativement à la rentabilité de ces cultures, le Tableau 24 fait une synthèse des comptes d’exploitation. Tableau 24: Rentabilité des Six (6) Principales Cultures Pratiquées dans la Commune de Lascahobas (HTGG/carreau) Item Banane Plantain Manioc Tabac Haricot Arachide Maïs Pois Congo Superficie en Carreau 0,50 0,37 0,84 0,44 0,58 0,44 0,47 Préparation sol 3245 1792 3976 2912 5317 2652 2894 Semences 7827 639 4030 4994 12489 311 482 Semis/Plantation 1873 495 2779 1748 2451 460 889 Fertilisation (Achat engrais et main d’œuvre) 305 0 55 219 186 10 29 Traitement phytosanitaire (Achat produits et main d’œuvre) 133 0 1017 231 107 27 1 Sarclages 3108 1646 5218 2307 4628 1442 2150 Arrosages 117 0 1319 102 254 0 0 Récolte 237 77 8073 833 7421 469 660 Autres 1642 402 4645 1347 3041 252 598 Transport 1242 107 621 132 371 121 120 Dépenses Totales 19729 5159 31733 14825 36264 5743 7823 Produit Brut (PB) 145762 20969 103466 32156 67451 9287 11157 Marge Brute (MB) 126033 15811 71734 17331 31187 3544 3333 MB/Dépenses Totales 6,4 3,1 2,3 1,2 0,9 0,6 0,4 MB/PB 0,865 0,754 0,693 0,539 0,462 0,382 0,299 MB au Carreau 252.066 42.732 85.397 39.390 53.770 8.055 7.092 Source: Elaboration Propre Si on devait faire un classement par ordre de performance financière, sans surprise, la banane vient en tête en valeur absolue pour la marge dégagée par unité de surface et en valeur relative, marge sur dépenses totales. Le tabac et le manioc occupent la deuxième position l’un en valeur relative et l’autre en valeur absolue respectivement. Dans le cas du manioc, c’est d’autant plus remarquable que cette culture ne bénéficie d’aucune fertilisation et aucun traitement phytosanitaire. Il est à remarquer les cas de l’arachide et du pois congo, première culture de la commune, qui affichent des performances assez médiocres par rapport au peloton de tête. 3.11 L’élevage dans la commune de Lascahobas Dans la Commune de Lascahobas, la grande majorité des exploitants agricoles sont aussi des éleveurs. Ils sont 76% (Tableau 25) dans ce cas. Tableau 25: Possession ou non de bétail Possession ou non de bétail Effectifs Pourcentage Oui 158 76,3 Non 49 23,7 Total 207 100,0 Source: Elaboration propre Le tableau ci-après montre l’importance numérique des animaux sur les exploitations. Tableau 26: Importance de l’Elevage sur les Exploitations Agricoles de la Commune de Lascahobas Espèce Adultes Jeunes Petits Total Bovin 0,82 0,24 0,11 1,17 Caprins 0,92 0,29 0,26 1,47 Coq de Combat 0,06 0 0 0,06 Équins (chevaux, ânes, mulets) 0,21 0,02 0 0,23 Ovins 0,01 0,07 2,4 2,48 Porcins 0,20 0,28 7,2 7,68 Volailles 1,31 0,51 0,45 2,04 Source: Elaboration propre En valeur, les animaux représentent des actifs de plusieurs dizaines de milliers de gourdes sur les exploitations. Le tableau 27 en atteste. Tableau 27: Valeur des animaux sur les exploitations agricoles Espèce Adultes Jeunes Petits Total Bovin 31.947 5.043 1.312 38.302 Caprin 4.830 955 350 6.135 Coq de Combat 200 14 0 214 Équins (chevaux, ânes, mulets) 3766 178 3.944 Ovin 6 26 2 34 Porcin 1.647 1.046 95 2.788 Volailles 765 300 62 1.127 Total 43161 7562 1821 52.544 Source: Elaboration propre On rencontre trois (3) types de conduite des animaux dans la Commune de Lascahobas: à la corde, en pâturage et en liberté. Cette dernière mode de conduite est une contrainte à l’intensification agricole. C’est d’ailleurs l’une des causes des pertes de récolte Les animaux souffrent des maux de toutes sortes. Les plus fréquents sont le charbon et la diarrhée. 3.12 Financement des activités agricoles dans la Commune de Lascahobas 3.12.1 Financement externe et institutions de crédit La majorité des exploitants enquêtés ne bénéficient d’aucune source de financement externe pour leurs activités agricoles. Sur 207 interviewés 69% n’ont utilisé aucune source de financement externe au cours des 12 derniers mois. Voir tableau 28. Tableau 28: Financement Externe ou Non Financement Externe Effectifs Pourcentage Non 142 68.6 Oui 65 31.4 Total 207 100.0 Source: Elaboration propre Les institutions financières présentes dans la commune offrant du crédit sont les suivantes: ACME, COPECLAS, Coopérative BECAP, FONKOZE, MCN, SOGESOL, PALMIS, MUTUELLE (Mutuelle de Solidarité, TIPA. COPECLAS, FONKOZE et ACME sont les plus actives, puisque respectivement 23%, 19%, 15% des interviwés reconnaissent qu’ils ont eu à bénéficier de leurs services au cours des 12 derniers mois. 3.12.2 Conditions de crédit et taux d’intérêt Les taux d’intérêt sont élévés. Le taux minimum mensuel, variant de 0,3 à 5% (5% pour les Mutuelles), est en moyenne de 2,5%. Ce qui donne 21% par an. Le taux maximum mensuel, pouvant atteindre 5% (60% l’an), est en moyenne de 3,2% par mois, soit 38,4% par an. Il faut souligner que les taux mensuels maximum des IMF (Mutuelle comprise) sont très proches de ceux des usuriers, 4,6% et 5% respectivement. Ce sont les cooperatives dont COPECLAS qui ont les taux maximum les moins élévés, soit entre 2 à 2,3% par mois. Ce sont des prêts de très court terme, entre trois (3) et 12 mois. Sauf, lorsqu’il s’agit de prêts immobiliers pouvant s’étaler sur trois (3) ans. Leur maturité moyenne est de sept (7) mois. Il n’y a donc pas de prêt d’investissement pour l’agriculture. C’est probablement ce qui explique que les délais d’attente, avant d’obtenir un prêt, sont relativement courts: 76% des bénéficiaires attendent moins d’un mois avant d’obtenir un prêt. Voir tableau ci-après. Tableau 29: Délai d’Attente pour Obtenir un Prêt Délai d'attente Effectifs Pourcentage Moins d'un mois 56 76 1-3 mois 12 16 Plus de 3 mois 6 8 Total 74 100 Source: Elaboration propre Les institutions financières exigent différents de garanties comme on le voit au tableau 31. Selon 60% des bénéficiaires c’est l’appui d’un avaliseur qui la garantie la plus couramment demandée. Seul le MCN accepte de prendre en garantie des biens mobiliers. Les autres forms de garanties peuvent être: un témoin, une activité commerciale en cours, être membre de l’institution ou n’importe quell papier important, Tableau 30: Types de Garanties Exigées Institution Financière Type de Garantie Avaliseur Titre de propriété Biens mobiliers (véhicule, moto, bétail...) Autres Réponses de Bénéficiaiares % ligne Réponses de Bénéficiaiares % ligne Réponses de Bénéficiaiares % ligne Réponses de Bénéficiaiares % ligne ACME 9 81.8% 1 9.1% 0 .0% 1 9.1% Bank Solidarité 3 100.0% 0 .0% 0 .0% 0 .0% COOPECLAS 10 55.6% 7 38.9% 0 .0% 1 5.6% Coopérative BECAP 1 100.0% 0 .0% 0 .0% 0 .0% FONKOZE 8 72.7% 1 9.1% 0 .0% 2 18.2% MCN 2 66.7% 0 .0% 1 33.3% 0 .0% Mutuelles 0 .0% 0 .0% 0 .0% 4 100.0% PALMIS 1 100.0% 0 .0% 0 .0% 0 .0% Usurier 0 .0% 1 50.0% 0 .0% 1 50.0% SOGESOL 1 25.0% 3 75.0% 0 .0% 0 .0% Total 35 60.3% 13 22.4% 1 1.7% 9 15.5% Source: Elaboration propre 3.13 Transferts de fonds Au cours des 12 derniers mois, 33% des interviewés ou un membre de leurs ménages ont reçu un ou plusieurs transferts venus de l’extérieur du ménage. Le tableau 31 donne les origines des transferts. Tableau 31 : Origine des transferts reçus par les ménages Origine Effectifs Pourcentage Amis à l’étranger 15 22.1 Amis en Haïti 5 7.4 Famille à l’étranger 40 58.8 Famille en Haïti 6 8.8 Autres 2 2.9 Total 68 100.0 Source: Elaboration propre Le montant moyen global reçu par l’ensemble des enquêtés 22.000 gourdes; pour ceux qui reçoivent ces transferts le montant moyen est de 67.000 gourdes sur l’année, tandis que de l’étranger, la moyenne est de 80.000 gourdes. Le tableau 32 indique la répartition des transferts entre différentes utilisations. Tableau 32 : Utilisations des transferts reçus par les ménages Utilisation Montant en HTG Pourcentage Alimentation 1.798.125 39 Construction 1.007.600 22 Ecole 956.500 21 Travaux agricoles 272.525 6 Santé 133.000 3 Location de maison d’habitation 9.375 0,2 Location de terres agricoles 9.375 0,2 Autre type de dépenses 414.175 9 Total 4.600.675 100 Source: Elaboration propre On remarque le pourcentage élevé consacré à l’alimentation. 3.14 Fréquences des inondations et des sécheresses Les chiffres du tableau 33 sont édifiants: les terres de la Commune de Lascahobas sont rarement inondées, alors que 40% sont affectées par la sécheresse régulièrement. Tableau 33 : Fréquences des inondations et des sécheresses sur les parcelles Fréquence Inondations   Sécheresse Effectifs Pourcentage   Effectifs Pourcentage Jamais 440 76,5   113 19,3 Rarement 10 1,7   53 9 Parfois 31 5,3   184 31,4 Régulièrement 97 16,6   236 40,3 Total 586 100   586 100 Source: Elaboration propre Le tableau 34 montre les conséquences des sécheresses annuelles sur les cultures selon les exploitants. Tableau 34 : Conséquences des sécheresses annuelles sur les cultures Conséquences Effectif N % colonne Baisse de la production 152 25,9 Diminution du rendement 321 54,8 N/A 113 19,3 Total 586 100 Source: Elaboration propre 3.14 Insécurité alimentaire Soixante dix pour cent (70%) des enquêtés de la Commune de Lascahobas disent qu’au cours des 12 derniers, ils ont eu à confronter une situation de manque de nourriture pour les membres de leurs familles. Les mois où l’insécurité alimentaire semblent être la plus préoccupante sont Janvier, Février et Mars. (Tableau 35) Tableau 35 : Mois de plus grande sécurité alimentaire Mois Nombre de réponses Pourcentage Janvier 102 25,4 Février 109 27,1 Mars 60 14,9 Avril 31 7,7 Mai 28 7,0 Juin 21 5,2 Juillet 6 1,5 Août 4 1,0 Septembre 9 2,2 Octobre 9 2,2 Novembre 9 2,2 Décembre 14 3,5 Total 402 100 Source: Elaboration propre Les causes les plus importantes de l’insécurité alimentaire apparaissent au tableau 36. Tableau 36 : Causes de l’insécurité alimentaire Cause Effectif Pourcentage Sécheresse et pluies irrégulières 193 53,2 Prix élevés des produits alimentaires et des intrants agricoles 70 19,3 Inondation /problème de drainage 31 8,5 Pestes, ravageurs et maladies des cultures 4 1,1 Vol de ressources productives 4 1,1 Pertes de production à cause des animaux/élevage en liberté 4 1,1 Autres causes à préciser 57 15,7 Total 363 100 Source: Elaboration propre IV. STOCKAGE, TRANSFORMATION DE PRODUITS AGRICOLES, COMMERCIALISATION ET PRIX 4.1 Utilisation des produits après récolte, opérations post récolte et stockage dans la Commune de Lascahobas Le tableau 37 permet de voir que la grande majorité des répondants ne transforment pas après la récolte. Il permet aussi de constater aussi que l’autoconsommation, immédiatement après récolte, n’est pas la pratique la plus courante, sauf pour les légumes et quelques tubercules (patate douce et manioc). Leurs systèmes de production les incitent davantage à stocker après la récolte. Tableau 37: Utilisation des produits après récolte Produit Condionnement/Séchage Transformation Stockage Vente Auto-consommation Total Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Arachide 19 21 0 0 41 46 29 32 1 1,1 90 100 Banane plantain 0 0 0 0 0 0 43 88 6 12,2 49 100 Figue Banane 0 0 0 0 0 0 11 100 0 0 11 100 Gombos 0 0 0 0 0 0 7 78 2 22,2 9 100 Haricot 23 26 0 0 39 44 21 24 5 5,7 88 100 Maïs 28 38 0 0 36 49 10 14 0 0 74 100 Manioc 0 0 0 0 1 3 24 80 5 16,7 30 100 Patate douce 0 0 0 0 0 0 3 75 1 25 4 100 Piment 0 0 0 0 0 0 9 100 0 0 9 100 Pois congo 24 23 1 1,2 52 50 24 23 2 1,9 103 100 Riz 1 14 1 16,7 5 71 0 0 0 0 7 100 Tomate 0 0 0 0 0 0 6 75 2 25 8 100 Tabac 24 67 0 0 7 19 5 14 0 0 36 100 Malanga 0 00 0 0 1 13 7 88 0 0 8 100 Poivron 0 0 0 0 0 0 2 100 0 0. 2 100 Total 119 26.9 2 0.5 182 41.4 201 46.6 24 5.7 528 100 Source: Elaboration propre Pour les grains (maїs et riz) et les légumineuses (arachide, haricot et pois congo), trois (3) opérations post récolte classiques sont effectuées : le séchage, le stockage et la transformation dans certains cas (riz). Les séchages se font directement au soleil: à même le sol, sur des aires bétonnées (glacis) et des bâches en plastique (prélat). Les produits les plus stockés sont le maïs et les légumineuses (arachide, haricot et pois congo). Les moyens de stockage, rudimentaires, sont présentés au tableau 38. Tableau 38 : Moyens de stockage Produit Moyens de stockage Gouane Doum Kay/Kolonbye Sac Silo Autre à preciser Total Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Effectif N % ligne Arachide 0 0 1 2,2 5 10,9 33 71,7 0 0 7 15,2 46 100 Haricot 0 0 2 4,2 11 22,9 34 70,8 1 2,1 0 0 48 100 Maïs 9 20 0 0 9 20 16 35.6 0 0 11 24,4 45 100 Manioc 0 0 0 0 1 50 1 50 0 0 0 0 2 100 Pois congo 0 0 1 1,7 11 18,3 48 80 0 0 0 0 60 100 Riz 0 0 1 20 1 20 3 60 0 0 0 0 5 100 Tabac 0 0 0 0 2 25 0 0 0 . 0 6 75 8 100 Malanga 0 0 0 0 1 100 0 0 0 0 0 0 1 100 Sorgho 0 0 0 0 1 50 1 50 0 0 0 0 2 100 Total 9 4,1 5 2,3 42 19,4 136 62,7 1 . 24 11,1 217 100 Source: Elaboration propre Les deux (2) moyens de stockage les plus courants sont les sacs et les “Kay/Kolonbye”: entre 70% et 80% des exploitants qui stockent de l’arachide, du haricot ou du pois congo utilisent des sacs. Les taux de pertes au stockages sont élevés: environ 95% des producteurs perdent entre 1-15% de l’un ou l’autre de leurs produits en stock. Voir tableau 39 Tableau 39 : Stockage et taux de pertes Produit Pertes (en %) suite au stockage 1-15% 16-30% Zéro (0) Total Effectif N % colonne Effectif N % colonne Effectif N % colonne Effectif N % colonne Arachide 36 21,1 3 100 0 0 39 21,8 Haricot 37 21,6 0 0 1 20 38 21,2 Maïs 36 21,1 0 0 0 0 36 20,1 Manioc 0 0 0 0 1 20 1 0,6 Pois congo 51 29,8 0 0 0 0 51 28,5 Riz 5 2,9 0 0 0 .0 5 2,8 Tabac 5 2,9 0 0 2 40 7 30,9 Malanga 1 0,6 0 0 0 0 1 0,6 Sorgho 0 0 0 0 1 20, 1 0,6 Total 171 100 3 100 5 100 179 100 Source: Elaboration propre La durée du stockage après récolte va de quelques jours à un an (Tableau 40). C’est le tabac et le pois congo qui peuvent passer le plus de temps en stockage. Il faut remarquer la durée que le malanga peut passer en stockage, une durée de trois (3) mois. C’est remarquable pour un tubercule. Tableau 40 : Durée de stockage en mois Produit Durée (en jours) de stockage Minimum Maximum Moyenne Arachide 3 182 67 Haricot 3 365 104 Maïs 5 365 112 Manioc 2 2 2 Pois congo 4 365 94 Riz 6 240 78 Tabac 24 365 148 Malanga 90 90 90 Sorgho 120 120 120 Source: Elaboration propre 4.2 Transformation de produits agricoles à Lascahobas Dans la Commune de Lascahobas, en matière de transformation agricole, on y trouve : • des ateliers à céréales: moulin à maïs, à maïs et Sorgho, moulin à maïs, Sorgho et riz; • des ateliers d’arachide: arachide non décortiquée, et arachide décortiquée pour la production du beurre d’arachide (mamba); • des ateliers à manioc: atelier de production de cassava et d’atelier de production de farine (manioc, riz, maïs et banane); • des ateliers de production de rapadou à partir de la canne à sucre; • des ateliers de production de confitures à partir du chadèque. Ce sont en général de petites unités appurtenant à des individus (hommes ou femmes) avec peu d’investissements; certaines sont à caractère communautaire financées par des ONG ou par des institutions publiques. Les ateliers à caractère communautaire sont financés avec des fonds externes, tandis que les ateliers à propriété individuelle sont financés exclusivement avec des fonds propres. Les investissements peuvent aller de quelques milliers de gourdes à plus d’un million. Le tableau 41 présente des informations détaillées sur ces ateliers. Tableau 41 : Importance des investissements dans les ateliers de transformation dans la Commune de Lascahobas Produit Propriété Financement Niveau d'invetissement HTG Modalités d'approvisionnement Taux d'utilisation capacité installée (en %) Arachide décortiquée Individuelle/Femmes Fonds Propres essentiellement Coop: peu 2.000- 60.000 Offre de Services essentiellement 12,5 à 50 Arachide non décortiquée Individuelle/Hommes Fonds Prpores Coop et IMF 225.000 à 585.000 Offre de Services 50 à 70 Maïs et Autres grains Individuel/Hommes Communautaire Fonds Propres ONG (5/8) 680.000 à 1.547.500 Offre de Services 25-75 Manioc Communautairie ONG 18.000 à 175.000 Achat essentiellement 2 Autres Individuel/Homme et Femme Fonds Propres 80.000 à 125.000 Offre de services Achat N/D Source: Elaboration propre On remarque • les montants élevés (jusqu’à 1,5 million) engagés par les ONG dans les ateliers de transformation du maïs communautaires; • le faible taux d’utilisation de la capacité installée: moins de 50% en moyenne; ce sont donc des unités conçues sans tenir compte des quantités de matières premières (MP) disponibles; • les plus petites unités mobilisant peu d’investissements appartiennent aux femmes; • l’offre de services est la modalité d’approvisionnement en MP essentielle de ces unités qui n’ont pas, en principe, une stratégie propre, dynamique et aggressive. Le tableau 42 fait ressortir les problèmes majeurs auxquels font face les ateliers de transformation de produits agricoles de Lascahobas. Tableau 42: Problèmes Majeurs des Ateliers de Transformation Produit Problèmes majeurs Arachide décortiquée Concurrrence avec autres moulins plus efficients dans le Centre Ville de Lascahobas Pas de pièces de rechanges disponibles Manque de Fonds de Roulement pour achat de Matières Premières Arachide non décortiquée Indisponibilité de pièces de rechange/obligation d'aller à PaP ou en République Dominicaine, et coûts élevés pour en acquérir Opérateurs peu qualifiés Matières Premières en quantité insuffisante Maïs et Autres grains Indisponibilité de pièces de rechange/obligation d'aller à PaP Peu de mécaniciens qualifiés Manque de Matières Premières Manioc Matières Premières insuffisantes, Manque de Fonds de Roulement Opérateurs peu qualifiés Autres (canne à sucre, chadèque) Manque de Matières Premières Manque de Fonds de Roulement Matières Premières de mauvaise qualité Source: Elaboration propre A la lumière des informations fournies par ce tableau, on comprend pourquoi le taux d’utilisation des capacités installées sont faibles: manque de matières premières et problèmes liés à la disponibilité des pièces de rechange lorsqu’il y a des pannes. On doit enfin souligner que les ateliers privés, lorsqu’ils veulent emprunter, doivent faire face à des conditions difficiles: • maturité de six (6) mois; • taux annuel entre 30 et 36%. 4.3 Commercialisation de produits agricoles dans la Commune de Lascahobas 4.3.1 Caractérisation des activités commerciales agricoles Pour appréhender la problématique dc la commercialisation des produits agricoles de la Commune de Lascahobas, 26 opérateurs (trices) ont été interviewé (e)s. Ce sont de petites commerçantes ayant un fonds de roulement assez faible évalué autour de 42.000 gourdes en moyenne; rarement, le fonds de roulement arrive à atteindre 100.000 gourdes. Le tableau 43 fait une typologie des commerçantes en function de l’importance du Fonds de Roulement (FDR). Tableau 43: Typologie des Commerçantes en Fonction de leur FDR Importance du FDR Effectif Pourcentage Moins de 10.000 HTG 6 23,1 10.001-30.000 4 15,4 30.001-100.000 14 53,8 Plus 100.000 2 7,7 Total 26 100  Source: Elaboration Propre Près de 40% ont moins de 30.000 gourdes de Fonds de Roulement. La figure 4 le montre clairement. Figure 4: Regroupement des commerçantes en Fonction du FDR Ces commerçantes n’ont pas de specialisation en ce qui concerne les produits commercialisés. Leurs activités sont fonction des cycles de production et des disponibilités. On le montre au tableau 44. Tableau 44: Principaux Produits Commercialisés Produit Effectif Pourcentage Maïs 12 46,2 Arachide 10 38,5 Banane 8 30,8 Pois Congo 8 30,8 Haricot 8 30,8 Légumes 3 11,5 Bétail et viande 3 11,5 Tabac 3 11,5 Autres 2 7,7 Source: Elaboration propre La majorité (65%) des commerçantes stockent de l’arachide, du maïs, du pois congo et du haricot, durant une courte période allant de quelques jours à deux (2) mois. Elles ont une capacité de stockage allant de trois (3) à 70 sacs, pour une moyenne de 11 sacs de 40 marmites (moins de 2 TM). Les commerçantes financent leurs activités à partir de trois (3) sources prinncipales: fonds propres, institutions financières et emprunt fimilial, La répartition se trouve au tableau 45. Tableau 45: Sources de Financement des Commerçantes Sources de Financement Effectif Pourcentage Fonds Propres et financement externe 12 46.2 Fonds Propres exclusivement 10 38.5 Prêt familial 3 11.5 Achat à crédit 1 3.8 Total 26 100 Source: Elaboration propre Le financement externe vient de FONKOZE, d’ACME, de COPECLAS et des Mutuelles. Elles paient en moyenne 3,2/mois, 38% l’an. Les taux mensuels variant entre 1,1 (13,2% l’an) et 5% (60% l’an). C’est une institution locale (PALMIS) qui offre le taux le plus faible. Figure 5: Sources de financement des commerçantes Leurs relations avec leurs fournisseurs peuvent être définies sur des bases d’amitié, de relations parentales ou de clientèle; souvent, elles n’ont aucune relation avec leurs fournisseurs. Ce qui est clair c’est qu’elles paient toujours au comptant, sauf dans de rares cas. C’est le même type de relations qu’ils ont avec leurs propres acheteurs qui sont des consommateurs finals (39%), des détaillants plus petits (16%) et des grossistes venant de Port-au-Prince (45%). 4.3.2 Marges et circuits de commercialisation 4.3.2.1 Marges Les marges que les commerçantes enregistrent sur leurs trasactions varient énormément: elles vont de 5% à 100%. La moyenne est de 23%. Le tableau 46 affiche les marges sur dépenses totales pour les principaux produits commercialisés. Tableau 46 : Marge brute en HTG des commerçantes de la Commune de Lascahobas Produit Marge/Dépenses totales (%) Banane 45 Pois Congo 28 Maïs 24 Arachide décortiquée 24 Légumes 15 Viande 15 Tabac 14 Arachide non décortiquée 11 Haricot 10 Source: Elaboration propre 4.3.2.2 Circuits de commercialisation Pour mieux comprendre la commercialisation des axes et des circuits de commercialisation pour les principaux produits agricoles sont schématisés. L’axe et les circuits du haricot et du [pois congo sont présentés ici. Les autres sont en annexe. Figure 6: Circuits de commercialisation du haricot et du pois congo Figure 7: Axe de commercialisation du haricot et du pois congo 4.3.2.3 Problèmes majeurs des commerçantes Les commerçantes font face à un ensemble de problèmes synthétisés au tableau 47. Tableau 47 : Problèmes majeurs des Commerçantes Produit Problèmes majeurs Arachide Pertes dûes aux ravageurs au dépôt Difficultés pour trouvser du financement et coût élevé de l’argent Concurrence des produicts importés de la République Dominicaine MP de mauvaise qualité (Gousses fausses/non remplies); forte concurrence entre les acheteurs en période de récolte, baisse de prix, pertes de 20%) Manque de MP Coût élevé transport Ecoulementj lent en période de récolte; Non remboursement lorsqu'on vend à crédit; Demande dans les marchés locaux et régionaux inférieure à l'offre d'arachide en période de récolte Banane Prix élevé des produits Manque de FDR Ecoulement lent; frais de dépôt: 100 HTG/jour Haricot Prix élevé des produits Manque de FDR Pertes dûes aux ravageurs au dépôt Manque de MP Insécurité à PaP Pas d'infrastructures de stockage Maïs Manque de FDR Coût élevé MP Coût élevé transport Légumes Mauvaise qualité depuis la ferme Produit périssable, obligation de vendre rapidement, baisse des marges, liquidation dans certains cas Pas d'électricité pour la conservation des produits Pas de transformation Pois Congo Coût élevé transport Pas d'infrastructures de stockage et de séchage Insécurité à Pap Tabac Forte concurrence, tout le monde vend en même temps après stockage, d'où baisse de prix, d'autant que l'offre est supérieure à la demande locale; Instabilité des prix, difficile de prendre un crédit; peu de transformation : en poudre par de petits ateliers Tabac acheté de RD de mauvaise qualité, très léger, se vend mal, et peut occasionner des pertes à la vente Forte concurrence entre les acheteurs au moment de la récolte Coût transport élevé Viande Manque de FDR et intérêt trop élevé Problème de conservation - Pas d'électricité Prix élevé des animaux, d'où difficulté d'écoulement des produits Trois (3) problèmes les plus courants: manque de Fonds de Roulement (FDR) et taux d’intérêt élevés, manque de production, pas d’infrastructures de stockage. 4.4 Variations de prix des principaux produits agricoles dans la Commune de Lascahobas Les produits ayant les plus fortes variations au cours de l’année sont • le manioc: plus 300% entre le prix plafond et le prix plancher, • la banane plantain: 156%, • le maïs: 127%, • et le riz paddy: 100%. Ceux ayant les variations les plus faibles sont • le pois congo: 31%, • le haricot: 34%, • l’arachide: 38% • et le tabac (48%). Le tableau 48 et la figure 7 en attestent. Tableau 48 : Prix des Produits Agricoles au Cours d’une Année (HTG/Unité) Mois Krèy3 Barik4 Barik Gros sac Barik Barik Douzaine Barik Tabac Riz Paddy Pois Congo Manioc Maïs Haricot Banane Plantain Arachide Janvier 2000   11040 1500 3520 18160   26000 Février   5000 10760 1625 4920 18000   22000 Mars 2135 5000 11400 2000 8000 17780 4536 21800 Avril 2086   8680 3750   17760 3516 22880 Mai 2685   9560   8000 17000 3960 24000 Juin 2690 3240 10600 800 5880 16880 3936 20680 Juillet 2630 3240 11000 1000 4440 14000 4164 18840 Août 2930 3240 10440 967 4400 16720 4224 19120 Septembre 2750 3000 10080 1022 4800 16400 4236 19200 Octobre 1970   9880 1340 4560 16000 4488 21000 Novembre 2375   9960 1375 4320 16000 6204 19720 Décembre   6000 8920 2850 4560 18720 9000 24880 Taux de variation (%) 48 100 31 368 127 34 156 38 Source: Elaboration propre Figure 8: Variations de prix de Produits Agricoles au Cours d’une Année Commune de Lascahobas Source: Tableau 48 Le graphique montre que les variations de prix pour le pois congo, le haricot, l’arachide et le tabac, sont plus maitrisables au cours l’année. Ce qui s’explique très bien pour le haricot et l’arachide, cultures de plus d’une récolte par année. Tandis que pour le manioc et la banane plantain, produits périssables, et sensible à la sécheresse dans le cas de la banane, les prix peuvent s’envoler d’un mois à un autre. V. ORGANISATION DES OPERATEURS 5.1 Les Producteurs En vue d’entrer en contact avec les interviewés, on a dû utiliser le canal des associations. Toutefois, ce sont essentiellement des associations à caractère général qui n’ont pas toujours des activités en rapport avec la production agricole. Pour mieux comprendre cette problématique, on a cherché à savoir la présence des producteurs chefs de ménages dans les associations traditionnelles. Les tableaux 49 à 51 renseignent. Tableau 49 : Présence des Chefs de Ménages dans les Associations Traditionnelles Source: Elaboration propre Un pourcentage non négligeable (25%) de chefs de ménages sont membres des associations dites traditionnelles. Tableau 50 : Type d’Associations Traditionnelles Tableau 51: Présence de Chefs de Ménages dans les Coopératives Membre de Coopérative Effectifs Pourcentage Non 156 75,4 Oui 51 24,6 Total 207 100.0 Source: Elaboration propre 5.2 Les agro-transformateurs et les commerçantes Aucun des agro-transformateurs interviwés ne fait partie d’une organisation en tant que telle. Sauf, de manière informelle, une minorité (20%) arrive à s’entendre pour faire face à la réalité. Ci-après, ces points de rencontre: • Echanges de pièces de rechange entre les opérateurs, • Echanges d'outils et autres intrants. Il faut souligner que 20% des 18 ateliers enquêtés sont des unités associatives. La situation n’est pas différente pour les commerçantes. De manière informelle, elles arrivent à: • Faire des achats groupés: 10%, • S’entendre sur les prix d’achat et de vente: 5%, • S’entendre pour ne pas perdre des opportunités de vente s’il y a une absence. BIBLIOGRAPHIE IHSI. 2015. Population totale, population de 18 ans et plus. Ménages et densités estimés en 2015. IHSI. MARNDR, 2009. Recensement Général de l’Agriculture. 2009. MARNDR. ANNEXES Liste d’associations retenues Organisation Sigle Localité Responsable/tel Selil ann Pwodui pou Bodwen SANPB BODWEN/WANPA KARSON BENITH Organisation des Paysans Bois Cabrit pour le Développement Durable OPBCDD BOIS CABRIT RIDA WILIAMS 43570461 Oganizasyon Fanm Devwe Dekovil/Pelig OFDDP DECOVIL/ PELIG DESERNE MILOUSE 47295329/48689754/37662322 Organisation des Paysans Progressistes Decoville/Peligre OPAPRODEV DECO-VILLE/ PELIGRE   Oganizasyon Peyizan Koray OPK KORAY/ WANPA JANINE SIMON 41899712   AFKOL La Colline Widmaelle Murat 4109-7744 Asosyasyon Peyizan pou Devlopman Laskawobas ASOPEDEL Lacoline/ kadiko Coffy Frisnor 40123218/ 49493578   AJPL Lacolline Walnes Pierre Louis 3360-4198 Oganizasyon Peyizan pou Devlopman Lakolin OJDL Lacolline Ricardy Carietane 32715276; Richardson Santiague 3698 8099; Jeams Billandy Pierre Toussaint 4603 8911 Developement of Lahoye DOL LAHOYE RENAUT NOEL 40120628 Organisation des Paysans pour le Développement de Mabatiman OPDM Ma Batiman/ Petit Fond Brisma Nathan 32 52 91 62 44547472/44747299 Organisation pour le Developpement de Marceline OPDEM MARCELINE MARIN EMILE 43991057 Groupman Oganizasyon Mòn Michel GODH MON MICHEL/ PETIT FOND JEAN EMMANUEL 38249925/32529149 Association des Femmes Unies de Poulie AFUP Poulie (Haut Pouly) Carole St Nael 3791-5466; Mme lafaille 37857432 Association Paysan Goyale APG Pouly Esdras Simon 3231-0988 Association Planteur de Pouly APP Pouly Windel Augustin 33842315 Association des Techniciens Agricoles pour le Developpement Economique Durable ATADED Pouly Mector Borgella 32086308 Mouvement Femme Tollé Bas Pouly MFTB Pouly Judimelle Pierre 33662033 Association Femme Goyale, Bas PoulyI AFG Pouly I Judette Semeha 32028033 Organisation pour le Mouvement Paysan Pouli Lascahobas OMPPL Pouly II Calixte Richard/Calixte Fanel, 4009-2156/3311-6813 Asosyasyon Plantè pou Devlopman Laskawaobas APDAL QUIMPE   Oganizasyon Devlopman Sosyoekonomik ak Transfòmasyon Agrikòl Laskawobas ODESTRAL VERDUN 38327995/42665492 Oganizasyon Peyizan Wòch Milat OPW Wòch MilatPeti Fon ADONICE 36573619 Association des Femmes de l’Eglise Baptiste de Lascahobas. AFCBL Centre Ville  Anisette Modeline (Trésorière), 4067 1783/3167 2623   UPSB Bodrun/Saco (Juampa) Nicole Joseph -4333-7237   APDAJUB Bois pin Pierre Severe 4232-3647   OJPK Capable Fenold Cenatus   MFPF Cfou corossol Micheline Prospère   AJPL/OJPL Gongory Marie Maude Charles   FODAL Gros Moulin Gerard Amazan 4177-5301   APPF Loncy Edner Desvarennes 33444-3116   MFL Loncy Dieumathe Morange 4231-3055   MOFAT Loncy Elda Guerrier 4756-5105   UPPF Loncy Masnet Guerrier 3656-5574/4287-2851   OPRODEJ Lospinos Kettelie Joseph   AFM Morene Monique Bellefleur 4398-5470   OFPM Morene Solange Charles 4302-8276   OPM Morene Chantale Loezin/Daniel BOSSAR   LJEPDEL Quimpe Lesly Alexandre   MPPK Quimpe Raymond Antoine 4122-0630   APPR Roche pable Antoine Murlot 3312-5642   ADML Pouly Alderis Elistene   OPG Mare rouge Estain Joseph Liste d’Agro-Transformateurs Liste des Associations: Interviews de Groupes Association Personnes rencontrées/Tél Rassemblement Planteurs Petit Fond (RAPPF) Desvarennes Edner:33443116; Résima Raphael; Milouse Bernard; Ferdinand Dumont) Union des Paysans Sacco/Bodrun (UPSB) Nicole Joseph: 43337237; Baldé Genèse; Pierre feguens; Antoine Adeline; Noel Adeline; Charles Samuel Association des Techniciens Agricoles pour le Développement Durable (ATADED) Nector Borgella:32086308; Pierre Lukenson; Féquière Guillard; Charles Nadège; Baldé Wilky; Myrtil Frantz; Union Paysans Petit Fond (UPPF) Masnet guerrier:42872851; Lubérus Daniel; Ferdinand Dumont; Lubérus Germilus; Dort Raphael Association Planteurs Pour le Dévelppement Agricole Juampas Boispin (APDAJU Pierre Sévère: 42323647; Marie-Yolène Chouloute; Jean-Claude Chouloute; Morinois timeau; Okel Plaisir. MPPK Antoine Raymond:41220630; Sélaïce Antoine, Yvrose Démeille, Fritz Antoine, Estephen Antoine Association des Jeunes Progresistes de Lascahobas (AJPL) Walnès Pierre-louis: 33604198; Marcellus Anel; Douiyon Jean-Louis, Estimphile Dieuseul; Coopérative Epargne Crédit de Lascahobas (COPECLAS) Nourrissan DG Coppeclas 3699 5231 Asosyasyon Fanm Gwayal (AFG) Semeda Judelle; 3202 8038 Yvette Cabonet Simon Babylove Jn Noël Dielira Eliana LouisJean Josiane Baptiste Asosyasyon Peyizan Plantè Ròch Pab (APPR) Anisette Modeline (Trésorière), 4067 1783/3167 2623 Léon Joseph, 3684 4493 Mme Vernéus Clérilia Antoine Yvrose, 4071 2046 Antoine Murelot (Coordonnateur), 3312 5642 Association des Femmes de l’Eglise Baptiste de Lascahobas (AFEBL) Yolande Castel Laracouente, 3776 2307 Angelina Monchère, 3337 9489 Adrienne Romand 3488 9529 Enice Désir 3353 8877 Véronique Georges, 3323 8129 Louisemène Florvil, 3605 83 13 Oganizasyon fanm Devwe Dekovil Palig (OFDDP) Déserné Milouze, 3766 2327 Adam Elitane, 3389 1180 St Louis Mislène, 3832 5163 Joseph Marlène, 4229 1836 Paulaine Fontaine, 3875 4137 Déserné Ketly, 4305 1729 Liste des Commerçantes