(2004-07) Interim Cooperation Framework 2004-2006: Summary Report
Summary — The Interim Cooperation Framework of July 2004, the transitional recovery and reform programme agreed between the Haitian government and its partners after the events of February 2004, prepared jointly with the United Nations, the World Bank, the Inter-American Development Bank and the European Commission. It is the reference document for the 2004-2006 transition and the frame against which subsequent donor programming was positioned.
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République d’Haïti
CADRE DE COOPERATION INTERIMAIRE
2004-2006
Rapport de Synthèse
Juillet 2004
Nations Unies
Commission Européenne
Banque Mondiale
Banque Inter-Américaine
de Développement
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Rapport de synthèse - CCI
ii
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Remerciements
La préparation du Cadre de Coopération Intérimaire (CCI) a été réalisé dans des
circonstances extrêmement difficiles compte tenu des contraintes de temps, de courts délais
impartis et le niveau des attentes des secteurs. Il a fallu mobiliser plus de 250 experts nationaux
et internationaux qui, grâce à leurs interventions à toutes les étapes, ont aidé à l’élaboration et la
production du document final, qu’ils en soient remerciés.
Le Gouvernement adresse ses remerciements aux cadres des différentes institutions
nationales qui ont oeuvré au sein des Groupes Thématiques et se sont montrés à la hauteur du
défi auquel ils avaient à faire face, aux partis politiques, au secteur privé, à la société civile, aux
organisations non gouvernementales qui ont rendu possible la réalisation d’un réel dialogue
politique avec les différents acteurs. Cette démarche a permis d’assurer la participation de tous
les secteurs à l’élaboration de ce document qui constitue une grande première en Haïti.
Le Gouvernement adresse aussi ses remerciements à la Banque Interaméricaine de
Développement, à la Banque Mondiale, à la Commission Européenne, au Système des Nations
Unies et au reste de la Communauté Internationale qui ont apporté une contribution appréciable
durant les diverses étapes qui ont abouti à la préparation du CCI.
La qualité des débats, l’enthousiasme suscité par la présentation du CCI, l’acceptation du
document au niveau de la plupart des secteurs et l’expression d’opinions divergentes par
d’autres, nous porte à croire que nous sommes dans la bonne direction et qu’une ère nouvelle est
en train d’éclore. La mise en œuvre, une fois enclenchée, nous nous devons de la soutenir et
consentir tous les sacrifices et tous les efforts nécessaires en vue de la mener à terme c’est-àdire, vers la relance économique et la prospérité.
Rapport de synthèse - CCI
iii
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Rapport de synthèse - CCI
iv
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Liste des Sigles et Acronymes
AAN
AMPAP
AND
APN
ARV
ASEC
BEC
BED
BRH
CAMEP
CARICOM
CASEC
CCI
CCMPSC
CCSP
CDB
CEP
CCICC
CLD
CNRA
CNSA
CSM
CSCCA
DAC
DAP
DCB
DDR
DEC
DEE
DH
DGI
DOTS
DSRP
DTP3
EDH
EFACAP
EPPLS
EPT
FAO
FDGCT
FDI
FMI
FNUAP
GDS
GPL
HIMO
HUEH
Autorité Aéroportuaire Nationale
Aire Métropolitaine de Port-au-Prince
Agence Nationale de Déchets
Autorité Portuaire Nationale
Anti Retroviral
Assemblée de la Section Communale
Bureau Electoral Communal
Bureau Electoral Départemental
Banque de la République d’Haïti
Centrale Autonome Métropolitaine d’Eau Potable
Caribbean Community and Common Market
Conseil d’Administration des Sections Communales
Cadre de Coopération Intérimaire
Comité Conjoint de Mise en Place et Suivi du CCI
Cellule de Coordination Stratégique de la Primature
Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique
Conseil Electoral Provisoire
Comité Intérimaire de Coordination du CCI
Convention des Nations Unies de Lutte contre la Désertification
Conseil National de Reforme Administrative
Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire
Conseil Supérieur de la Magistrature
Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
Demande d’Alimentation en Comptes Courants
Direction de l’Administration Pénitentiaire
Direction du Contrôle Budgétaire
Désarmement, Démobilisation et Réintégration
Direction d’Evaluation et de Contrôle
Direction des Etudes Economiques
Droits Humains
Direction Générale des Impôts
Directly Observed Therapy
Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté
Diphterie, Tétanos, Polio 3eme dose
Electricité d’Haïti
Ecoles Fondamentales d’Application et Centre d’Appui Pédagogique
Entreprise Publique de Promotion de Logements Sociaux
Education pour tous
Organisations des Nations Unie s pour l’Alimentation et l’Agriculture
Fonds de Gestion et de Développement des Collectivités Territoriales
Fonds de Développement Industriel
Fonds Monétaire International
Fonds des Nations Unies pour la Population
Gestion des Déchets Solides
Gaz de pétrole liquéfié
Hautes Intensités de Main d’Oeuvre (programmes)
Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti
Rapport de synthèse - CCI
v
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
IDH
IHSI
INFP
MARNDR
MAST
MEF
MEG
MENJS
MICT
MICTSN
MIF
MCFDF
MINUSTAH
MPCE
MPECE
MSPP
MTPTC
OEA
ONUSIDA
OP
OPC
OPS/OMS
PAE
PAM
PME
PAS
PIR
PJ
PME/PMI
PNEF
PNH
PNUD
POCHEP
PROMESS
PTME
RNH
SMCRS
SNEP
TB
TIC
TNH
TPI
UAMPSC
UCS
ULCC
UNCITRAL
UNESCO
UNICEF
URSEP
VCT
ZLEA
Indice de Développement Humain
Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique
Institut National de Formation Professionnelle
Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
Ministère des Affaires Sociales et du Travail
Ministère de l’Economie et des Finances
Médicament Essentiels Génériques
Ministère de l’Education, Jeunesse et Sports
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Sécurité Nationale
Force Multinationale Intérimaire
Ministère a la Condition Féminine et aux Droits de la Femme
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
Ministère de la Planification, de l’Environnement et de la Coopération Externe
Ministère de la Santé Publique et de la Population
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
Organisation des Etats Américains
Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA
Organisations Populaires
Office du Protecteur du Citoyen
Organisation Panaméricaine de la Santé/ Organisation Mondiale de la Santé
Plan d’Action pour l’Environnement
Programme Alimentaire Mondial
Petites et Moyennes Entreprises
Programme d’Action Stratégique
Programme intégré de Réponse aux Besoins Urgents des Populations Vulnérables
Police Judiciaire
Petites et Moyennes Entreprises / Petites et Moyennes Industries
Plan National d’Education et de Formation
Police Nationale d’Haïti
Programme des Nations Unies pour le Développement
Postes Communaux d’Hygiène et d’Eau Potable
Programme de Médicaments Essentiels
Programme de Transmission Mère-Enfant
Radio Nationale d’Haïti
Service Métropolitain de Collecte des Résidus Solides
Service National d’Eau Potable
Tuberculose
Technologie d’Information et de Communication
Télévision Nationale d’Haïti
Tribunal de Première Instance
Unité d’Appui de Mise en Place et Suivi du CCI
Unités Communales de Santé
Unité de Lutte Contre la Corruption
United Nations Commission on International Law
Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture
Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
Unité de Réforme du Secteur de l’Eau Potable
Services de conseils et tests sans obligation
Zones de Libres Echange des Amériques
Rapport de synthèse - CCI
vi
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Tables des Matières
I.
Carte d’Haïti
i
Remerciements
iii
Liste des Sigles et Acronymes
v
Résume Exécutif
ix
Introduction: Un héritage historique complexe mais porteur de changement
1
•
•
II.
Une instabilité politique chronique
Une situation socio-économique très fragile
Vers un nouveau partenariat avec la communauté internationale
•
•
5
Leçons apprises du passé de l’assistance à Haïti
Le processus de préparation du Cadre de Coopération Intérimaire (CCI)
III.
Les grandes lignes de la stratégie gouvernementale de transition
9
IV.
Le Cadre de Coopération Intérimaire
11
A. Axes stratégiques:
12
Axe 1 : Assurer une meilleure gouvernance politique et promouvoir le
12
dialogue national
1.1 Sécurité, police et démobilisation, désarmement et réintégration (DDR)
1.2 Justice, institution pénitentiaire et droits humains
1.3 Processus électoral
1.4 Dialogue national
Axe 2. Renforcer la gouvernance économique et contribuer au développement
institutionnel
2.1. Gouvernance économique
2.2. Renforcement des capacités institutionnelles
2.3. Aménagement du territoire, développement local et décentralisation
19
Axe 3. Favoriser la relance économique
23
3.1. Stabilité macroéconomique
3.2. Electricité
3.3. Développement du secteur privé et des petites et moyennes entreprises/petites
et moyennes industries
3.4. Création rapide d’emplois et micro-finance
3.5. Agriculture
3.6. Routes et transports
3.7. Protection et réhabilitation de l’environnement
Rapport de synthèse - CCI
vii
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Axe 4. Améliorer l’accès aux services de base
4.1. Aide humanitaire d’urgence et réhabilitation post-désastre
4.2. Eau et assainissement
4.3. Santé et nutrition
4.4. Education, jeunesse et sports
4.5. Culture, médias et communication
4.6. Sécurité alimentaire
4.7. Amélioration des bidonvilles
4.8. Gestion de déchets solides
4.9. Filets de sécurité et protection sociale
31
B.
Thématiques transversales
41
C.
Besoins de financements du CCI
43
D.
Mécanismes de coordination de l’aide et de suivi du CCI
47
ANNEXE I. Tableaux synthétiques des résultats du CCI : objectifs prioritaires
et indicateurs de performance
49
ANNEXE II. Liste des agences qui ont participé à la préparation et aux consultations du CCI
81
Rapport de synthèse - CCI
viii
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Resume Executif
1.
La République d’Haïti vient de célébrer le Bicentenaire de son indépendance. Son histoire
au cours de ces deux cents ans a été souvent douloureuse et parfois tragique. L’instabilité
politique a été récurrente sur les deux dernières décennies. La promulgation de la Constitution en
1987 et les élections de 1990 avaient fait naître de forts espoirs, interrompus par un Coup d’Etat
et un embargo international qui a asphyxié économiquement le pays. Apres le retour à l’ordre
constitutionnel en 1994 et une crise institutionnelle non résolue, les élections contestées de 2000
ont entraîné une réduction sensible de l’aide externe. Avec un Etat affaibli, les pratiques de
mauvaise gouvernance se sont multipliées ces dernières années.
2.
Le 29 février 2004, le Président Aristide démissionne et quitte le pays. Conformément à la
Constitution, M. Boniface Alexandre, Président de la Cour de Cassation, prête serment comme
Président intérimaire. Dans la soirée, le Conseil de Sécurité des Nations Unies vote la résolution
1529 autorisant le déploiement immédiat d’une Force Multinationale Intérimaire (MIF). A la
suite d’un processus de consultation, M. Latortue est désigné comme Premier Ministre
intérimaire et forme son gouvernement le 17 mars 2004. Le 30 avril 2004, le Conseil de Sécurité
des Nations Unies créé, par la résolution 1542, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation
en Haïti (MINUSTAH).
3.
La situation socio- économique d’Haïti est alarmante. Haïti se classe au 146ème rang pour
l’indice de développement humain (IDH). On estime que deux tiers des 8 millions d’haïtiens
vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. L’espérance de vie est de 53 ans, la mortalité infantile
est de 80 pour 1.000, la prévalence du VIH/SIDA atteint 5% de la population et le taux net de
scolarisation en primaire est de 68%. La crise politique, la mauvaise gouvernance et l’instabilité
économique ont fragilisé une population de plus en plus exposée à la précarité et à l’inadéquation
des mécanismes traditionnels de survie.
4.
Les résultats de la coopération sur les dix dernières années sont très en deçà des attentes.
Le Cadre de coopération intérimaire (CCI) repose sur les leçons apprises par le gouvernement et
par les bailleurs de fonds. Afin de rompre avec les pratiques du passé, le CCI s’inscrit ainsi dans
la volonté de concevoir l’appui de la communauté internationale à partir de l’identification
conjointe et réaliste des besoins et des programmes couvrant la période de transition (20042006). Le processus reflète la dynamique de partenariat entre le gouvernement et les bailleurs.
Malgré des délais très courts, le CCI a été l’objet d’une participation et consultation des
principaux acteurs de la société haïtienne. Le CCI doit aussi déclencher un partenariat plus large
la préparatio n d’un Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
5.
Le CCI a été dirigé par le gouvernement avec l’appui externe de vingt six agences bilatérales,
multilatérales ou du system des Nations Unis. Sous la coordination d’un Comité de Pilotage, dix
groupes thématiques se sont attachés à établir un état des lieux et des besoins prioritaires dans les
domaines suivants : 1) gouvernance politique et dialogue national avec deux sous- groupes : a)
sécurité, police et démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) et b) justice, institutions
pénitentiaires et droits humains 2) gouvernance économique et développement institutionnel 3)
création rapide d’emplois et filets de sécurité et protection sociale, 4) protection et réhabilitation
de l’environnement, 5) aménagement du territoire, développement local et décentralisation, 6)
Rapport de synthèse - CCI
ix
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
santé et nutrition, 7) éducation et culture, avec deux sous groupes : a) éducation, jeunesse et
sports et b) culture, média et communication, 8) agriculture et sécurité alimentaire, 9)
infrastructures avec quatre sous- groupes : a) routes et transports, b) énergie, c) eau et
assainissement, d) réhabilitation des bidonvilles et déchets solides, 10) développement du secteur
privé et PME/PMI. Le CCI a aussi pris en considération des théma tiques transversales et
intersectorielles comme la prévention de crises, les droits humains, l’approche de genre et le
VIH/SIDA. Lors du travail des groupes thématiques, des efforts spécifiques afin de trouver des
bénéfices rapides pour la population ont été réalisés dans quelques secteurs clés.
6.
Le CCI repose sur les grandes lignes de la stratégie gouvernementale de transition. Le
gouvernement de transition souhaite réconcilier la Nation avec elle-même en impliquant toutes
les composantes de la société et en favorisant un dialogue politique. Le gouvernement s’est
engagé à organiser des élections locales, législatives et présidentielles en 2005 et à restaurer la
stabilité macro-économique. Les priorités immédiates sont la restauration de la sécurité, le
rétablissement des services publics et la possibilité d’opportunités économiques pour les
populations les plus affectées par la crise. Les principales priorités du gouvernement peuvent être
articulées autour de quatre axes stratégiques : 1) Assurer une meilleure gouvernance politique et
promouvoir le dialogue national ; 2) Renforcer la gouvernance économique et contribuer au
développement institutionnel ; 3) Favoriser la relance économique ; 4) Améliorer l’accès aux
services de base. Ces engagements du gouverne ment haïtien doivent favoriser la poursuite des
Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) pour 2015.
7.
Axe 1. Assurer une meilleure gouvernance politique et promouvoir le dialogue national. Le
processus de transition, la tenue des élections et la reconstruction du pays sont menacées par le
climat d’insécurité. La stratégie de transition vise à renforcer les capacités nationales nécessaires
et à engager tous les secteurs de la société dans le processus de désarmement. Elle vise à
désarmer et démanteler les groupes armés et à assurer la réhabilitation et la réinsertion des
membres des ces groupes. La police nationale d’Haïti (PNH) a été fortement politisée et doit être
professionnalisée afin de combattre efficacement la corruption, l’impunité et les manquements
aux droits humains.
8.
Le pouvoir judiciaire a aussi été faiblement organisé et fortement dépendant du pouvoir exécutif
et l’accès au droit et à la justice reste difficile et aléatoire. Il est donc prévu de lutter contre
l’impunité, de favoriser l’indépendance judiciaire, de favoriser l’accès à la justice, de réhabiliter
les infrastructures physiques et de favoriser la formation et l’information juridique. Il est aussi
envisagé de promouvoir une justice de « première ligne » participative et d’encourager la
participation des femmes dans l’espace de décision. De même, le respect des droits humains et
des libertés fondamentales passe par la promotion d’un partenariat entre le gouvernement et les
organisations de droits humains. Concernant les établissements pénitentiaires il est prévu de
mettre en place de reformes visant à gérer plus rationnellement la population carcérale.
9.
La restauration de cet Etat de droit et des libertés fondamentales passe par de réels changements
de comportements. Une large partie de la population a été historiquement exclue du processus
politique. C’est ainsi que le pays a souffert de divisions qui ont largement hypothéqué les efforts
de développement. Le gouvernement de transition veut initier une vraie dynamique de
réconciliation et dialogue nationale qui permette d’apporter des solutions durables, consensuelles
Rapport de synthèse - CCI
x
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
pour la réduction des risques de conflits et de crises dans le pays. C’est ainsi que la transition
politique se fera par la tenue d’élections libres, crédibles et transparentes. Des élections
municipales, législatives et présidentielles vont se tenir en 2005 et la transition s’achèvera ainsi
par l’investiture du nouveau président élu. Avec l’appui de la communauté internationale et de la
MINUSTAH, le nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) devra établir le calendrier des
élections et les mesures nécessaires pour assurer la réussite des élections.
10.
Axe 2. Renforcer la gouvernance économique et contribuer au développement
institutionnel. Les faiblesses en matière de gouvernance économique ont constitué l’un des
freins les plus sérieux à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté en Haïti. La
stratégie de transition vise à rendre le processus budgétaire efficient, transparent et crédible. Elle
vise également à renforcer les mécanismes de passation de marchés publics et à assainir et
moderniser la gestion des entreprises publiques dans des secteurs clés. Le gouvernement a décidé
de mettre en place une Unité indépendante de Lutte contre la Corruption ce qui représente un
élément clé des reformes en matière de gouvernance économique.
11.
Le renforcement des capacités institutionnelles est également un aspect clef de la réussite du
CCI. Considérant la manque d’efficience de l’administration publique et la nécessité d’accroître
les capacités d’absorption de l’Etat, la stratégie de transition vise à augmenter sélectivement, et
en toute transparence, les ressources humaines pour l’administration publique et à les former
massivement. Elle vise également à améliorer substantiellement la rémunération et le système
d’incitations des fonctionnaires ainsi qu’à préparer une réforme de la fonction publique.
12.
La stratégie intérimaire vise à s’assurer que l’impact rapide des interventions se fasse avec une
certaine appropriation des communautés. Pour cela, il est prévu l’appui à la mise en place de
structures de participation décentralisées pour l’élaboration de programmes d’actions
stratégiques à l’échelle locale. Parallèlement, il faudra préparer la mise en place de mécanismes
de coordination de ces actions décentralisées. La stratégie de transition vise également
l’élaboration et la validation de politiques de décentralisation, d’aménagement du territoire et de
développement local pour soumission au prochain gouvernement.
13.
Axe 3. Favoriser la relance économique Afin de créer de l’emploi et de la richesse, la relance
économique doit pouvoir s’appuyer sur une stabilité macro-économique, sur la réhabilitation
d’infrastructures vitales, sur le développement du secteur privé et sur la dynamisation de
l’agriculture dans le respect et la protection de l’environnement. Le gouvernement de transition a
formulé en consultation avec les services du FMI un programme macroéconomique pour la
deuxième moitié de l’année fiscale (avril-septembre 2004. L’aboutissement des objectifs du
programme dépend largement de la discipline budgétaire et de la réduction de la pression sur la
politique monétaire. Le gouvernement compte augmenter les recettes fiscales, réduire les
dépenses discrétionnaires et améliorer la transparence dans le secteur public. Le gouvernement
s’est aussi engagé à développer un plan pour l’apurement des arriérés externes et pour assurer le
service régulier de sa dette.
14.
Faute d’investissements et d’entretiens, l’état des infrastructures, de la production et de la
distribution de l’électricité constitue une contrainte majeure à la relance économique. La
stratégie de transition vise à rétablir le service d’électricité d’ici septembre 2004, à améliorer la
Rapport de synthèse - CCI
xi
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
qualité de services et à assainir l’EDH. Il est envisagé un contrat de gestion à une entreprise pour
le moyen terme (5 ans) et la mise en place d’un plan d’investissement articulé sur le moyen
terme permettant d’augmenter l’accès à l’électricité de la population de 10% à 50% d’ici à 2013.
Pour les routes, il est prévu de mobiliser et mettre en œuvre les investissements nécessaires pour
s’assurer que les routes essentielles au développement du pays soient praticables en toutes
circonstances et, concomitamment, de mettre en place un cadre institutionnel et financier à même
de garantir la durabilité de ces investissements (Fonds d’entretien routier et renforcement
institutionnel). Pour la gestion des ports et aéroports il est prévu d’identifier et de réaliser
immédiatement les investissements indispensables ainsi que de préparer les réformes nécessaires
à leur modernisation.
15.
Le secteur privé haïtien est le principal pourvoyeur d’emplois productifs. La stratégie de
transition vise à relancer le secteur privé et les PME/PMI par la création d’un Fonds de
recapitalisation pour les entreprises victimes des évènements de février- mars 2004, d’un Fonds
de caution mutuelle pour les petites entreprises pour chacun des métiers de la petite industrie et
par l’injection de ressources financières dans le système de la micro finance. Des mesures
d’accompagnement et de facilitation seront proposées afin de favoriser une meilleure intégration
d’Haïti dans les marchés régionaux et internationaux. Compte tenu que la plupart de l’emploi en
Haïti est dans le secteur informel, il est essentiel de favoriser stratégiquement des travaux à haute
intensité de main d’œuvre. Il est ainsi prévu la création de 44.000 emplois temporaires
(personne- mois) d’ici septembre 2004 (dont 24.000 dans le cadre de projets/programmes en
cours) et d’environ 687.000 (dont environ 350.000 dans le cadre de projets/ programmes en
cours) dans les prochaines deux ans (dont 30% des femmes).
16.
En milieu rural, où vit 60% de la population, les deux tiers des actifs sont occupés dans la
production agricole. Le peu de technologie disponible et le faible niveau de capitalisation des
producteurs haïtiens font qu’on a largement dépassé la capacité de la terre à soutenir les
nécessités de revenu des familles, dans un contexte de forte pression démographique. Il est donc
prévu de contribuer à un relèvement rapide des exploitations agricoles et du monde rural et à une
intensification durable de la production agricole. Il est également envisagé d’assurer l’efficacité,
l’efficience et l’harmonisation des différentes interventions.
17.
La pérennité de ces efforts de relance économique est menacée par la dégradation avancée de
l’environnement. Les récentes inondations de mai 2004 nous rappellent qu’Haïti est un pays en
situation d’extrême vulnérabilité face aux aléas naturels, aggravée par la dégradation de
l’environnement, les taux très élevés de pauvreté et de vulnérabilité sociale de sa population et de
non maîtrise de l’espace rural et urbain. Il est envisagé de promouvoir activement la substitution
de bois et du charbon de bois, de lutter contre la dégradation des terres et des ressources
naturelles et de renforcer la gestion des risques et des désastres.
18.
Axe 4. Améliorer l’accès aux services de base. Un nombre important de la population est
exclue de l’accès aux services de base et reste ainsi fortement exposé aux risques. La
détérioration de la crise socio-économique et politique au début de l’année 2004 a rendu les
besoins d’aide humanitaire et de protection très urgents et l’accès aux services de base encore
plus rare. La stratégie de transition pour l’aide humanitaire et la réhabilitation post-désastre vise
à renforcer la capacité nationale et locale des autorités à mieux identifier les groupes vulnérables,
Rapport de synthèse - CCI
xii
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
à leur fournir de l’assistance et à assurer le suivi des conditions sociales ainsi qu’à identifier les
besoins humanitaires non couverts par les appels humanitaires existants.
19.
Les principaux indicateurs de santé en Haïti sont assez alarmants. La mortalité infantile, juvénile
et maternelle demeure très élevée, et l’accès à l’eau potable assez limité. La stratégie de
transition vise la relance du fonctionnement des principaux hôpitaux, l’extension du Paquet
minimum de services à 2.500.000 haïtiens en développant 15 unités communales de santé
(districts sanitaires), le renforcement de la capacité de gestion et de coordination du Ministère de
la Santé Publique et de la Population. De même, elle vise l’amélioration de l’accès aux soins de
la population -et des groupes vulnérables en particulier- et la relance des programmes
prioritaires : médicaments et intrants essentiels ; prévention et la prise en charge thérapeutique
des enfants et des femmes dénutris, des personnes atteintes du VIH/SIDA et de tuberculose et par
des activités de vaccination systématique des enfants de moins d’un an. Quant à l’eau potable et
l’assainissement, il est envisagé de renforcer la capacité de production en milieu urbain de
manière à pouvoir fournir, en moyenne, de l’eau quatre heures par jour, de renforcer les capacités
institutionnelles du secteur et d’améliorer les services fournis, particulièrement à des groupes
vulnérables en milieu urbain et rural.
20.
L’insécurité alimentaire se traduit par des taux de malnutrition élevés, notamment chez les
enfants de moins de cinq ans : 23% de ces enfants souffrent de malnutrition chronique, 5% de
malnutrition aiguë et 17% d’insuffisance pondérale. On estime à 400.000, le nombre de ménages
de paysans pauvres vivant dans les zones rurales sensibles à la sécheresse ou à d’autres aléas
climatiques. La stratégie intérimaire souhaite assurer l’harmonisation des interventions
intersectorielles et interinstitutionnelles en renforçant le cadre institutionnel et juridique de la
Coordination Nationale de la Sécurité alimentaire.
21.
Le système éducatif fait face à des énormes défis d’accès et de qualité. Le Ministère de
l’Education Nationale, Jeunesse et Sports manque des moyens pour exercer son rôle normatif et
régulateur et le niveau de concertation avec un secteur privé prédominant (80% de l’offre
scolaire) est peu satisfaisant. Une rareté de l’offre de scolarisation persiste, particulièrement dans
les zones pauvres et rurales (environ 500.000 enfants n’ont pas encore accès à l’éducation de
base) et la qualité et l’efficacité de l’éducation est très faible. La stratégie de transition vise à
court terme à organiser, encadrer et financer les fournitures scolaires et aides pour la rentrée
scolaire de septembre 2004. Elle cherche à mettre en place de mesures d’appui à la
gouvernance et à améliorer l’accès et les conditions de l’apprentissage ainsi que la qualité de
l’éducation. Pour la formation professionnelle, il est prévu de faciliter l’accès et d’augmenter la
pertinence et la qualité de la formation professionnelle et de renforcer la capacité de gouvernance
de l´Institut National de Formation Professionnelle. Pour le secteur universitaire, il est envisagé
de réhabiliter les universités et facultés endommagées lors de événements de 2004, d’améliorer
le statut des étudiants et de préparer une réforme de l’enseignement supérieur avec l’objectif
d’améliorer l’accès ainsi que la qualité des formations offertes.
22.
Dans le domaine de la culture, les médias et les communications, Haïti compte sur certains
acquis de taille. Il est envisagé de renforcer la capacité des institutions culturelles et des médias
publics et privés, en particulier dans la promotion d’une société pluraliste et démocratique. Il est
envisagé de sauvegarder, protéger et gérer le patrimoine culturel ainsi que de promouvoir la
Rapport de synthèse - CCI
xiii
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
richesse culture haïtienne. Il est prévu également de favoriser l’accès aux technologies de
l’information et de la communication au plus grand nombre et de développer et de valider une
politique nationale de l’information et de son cadre régulateur.
23.
L’amélioration des la situation des bidonvilles et de la gestion des déchets est aussi un secteur
d’intervention prioritaire. Le degré d’urbanisation de la population est passé de 25% en 1982 à
40% en 2003. L’urbanisation tardive s’est fait dans un cadre informel et spontané avec une forte
concentration sur l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. La stratégie de transition pour les
bidonvilles vise à améliorer physiquement certains bidonvilles dans l’Aire métropolitaine de
Port-au-Prince et dans les villes secondaires du pays, à préparer la formulation participative d’un
Programme national d’amélioration de l’habitat urbain et à renforcer institutionnellement les
ministères et mairies impliqués dans ce secteur. La stratégie de transition pour la gestion de
déchets vise d’assurer la collecte/ramassage effective et efficace des déchets solides dans l'aire
métropolitaine de Port-au-Prince et des principales communes secondaires ainsi qu’un un
traitement/élimination adéquat des déchets solides. Il est aussi envisagé de renforcer le cadre
légal, institutionnel et financier au niveau national et au niveau municipal.
24.
Dans le cadre du CCI, les filets de sécurité et protection sociale doivent permettre de répondre
aux besoins des groupes les plus vulnérables. L’analyse des besoins les plus prioritaires, ainsi
que des capacités actuelles et potentielles pour les satisfaire, suggère une stratégie qui combine
les différentes approches de la gestion du risque en se concentrant sur un nombre restreint de
risques et d’interventions. En même temps, il s’agit de mettre à profit les avantages comparatifs
des différents acteurs, en insistant d’un côté sur les responsabilités du gouvernement en termes
de politiques, de coordination, de supervision et d’évaluation, et de l’autre côté sur la capacité
opérationnelle du secteur privé et de la société civile.
25.
Les besoins globaux de financement pour la mise oeuvre du CCI sur la période juillet 2004–
septembre 2006 sont estimés à environ 1,37 milliards de $US. Les ressources internes
disponibles du budget national pour les activités du CCI se chiffre à environ 127 millions de
$US. De même, environ 315 millions de $US des ressources externes sont déjà disponibles pour
le financement de programmes et projets ayant fait l’objet des conventions signées entre les
bailleurs des fonds et le Gouvernement d’Haïti. Ce qui laisse un écart de 924 millions de $US à
financer. Sur ce montant, environ 145 millions de $US correspondent au financement requis pour
le reste de l’année fiscale en cours (juillet-septembre 2004), 426 millions de $US correspondent
à l’année fiscale 2004-05 et 353 millions de $US à l’année fiscale 2005-06. Bien que le
Gouvernement ait l’intention d’augmenter ses recettes et a alloué des ressources internes pour
financer les interventions envisagées dans le CCI, la plus grande partie de l’écart de financement
identifié va nécessiter l’assistance des bailleurs de fonds. La mise en œuvre réussie du CCI
demandera également un rythme soutenu de décaissements et un démarrage rapide des activités
de soutien au CCI pour pouvoir atteindre les objectifs identifiés.
26.
Le CCI prévoit la mise en place des mécanismes de coordination et suivi de l’aide .
L’élaboration du CCI a initié un dialogue et un travail conjoint avec les autorités du
gouvernement de transition et, au niveau des groupes thématiques, avec les ministères sectoriels
et les représentants de la société civile. Sous la responsabilité du gouvernement, le mécanisme de
dialogue et de coordination doit permettre de faciliter un dialogue participatif et inclusif de
Rapport de synthèse - CCI
xiv
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
l’ensemble de la société haïtienne autour du CCI et de mettre à disposition des fonds en
proportion avec la réelle capacité d’absorption et de réalisation du pays. Il doit également
permettre de favoriser l’harmonisation de la “demande” de financements et de “l’offre” de
ressources de la communauté internationale, incluant aussi les ONG. La coordination des
interventions entre les agences internationales, l’harmonisation des pratiques et l’effort
coordonné de renforcement des capacités institutionnelles de l’Etat constituent aussi des enjeux
de taille pour la mise ne œuvre du CCI. Finalement le mécanisme de coordination doit permettre
une transition entre la phase de stabilisation et une stratégie participative de réduction de la
pauvreté à plus long terme.
Rapport de synthèse - CCI
xv
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
I. Introduction : Un héritage historique complexe mais porteur
de changement
Une instabilité politique chronique
1. La République d’Haïti vient de célébrer son Bicentenaire d’Indépendance. Son histoire au
cours de ces deux cents ans a été souvent douloureuse et parfois tragique. L’instabilité
politique a été récurrente sur les deux dernières décennies. La chute du régime des Duvalier,
en 1986, au pouvoir pendant trente ans, la promulgation de la Constitution en 1987 et la forte
participation aux élections de 1990 avaient pourtant fait naître beaucoup d’espoirs.
Cependant le coup d’Etat de 1991 interrompait soudainement le processus. Le pays a alors
connu un embargo international très dur qui l’a asphyxié économiquement. En 1994, le
Conseil de Sécurité des Nations Unies a autorisé le déploiement d’une force multinationale
de 20.000 membres pour faciliter le retour à l’ordre constitutionnel. Cette mission sera suivie
d’autres missions des Nations Unies de 1994 à 2001.
2. Ces dix dernières années ont mis en exergue les difficultés pour la mise en œuvre du projet
de société prévu dans la Constitution haïtienne de 1987. En 1997, le parti au pouvoir, Lavalas
implose en deux formations politiques, qui vont dès lors s’affronter. Cette division a entraîné
une grave crise institutionnelle avec un Parlement bloqué (1997-1998) puis déclaré caduc
(1999 à sept 2000). Les principales lois d’orientation, dont le pays avait tant besoin, ne
pourront pas être votées et l’administration ne sera pas réformée. Le pays ne pourra pas se
doter d’un cadre juridique et institutionnel nécessaire pour la reconstruction ainsi que pour la
canalisation et la coordination de l’aide externe.
3. Les élections locales et parlementaires en 2000 ont donné lieu à un comptage de voix
favorisant les candidats du parti Fanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide. Ces élections ont
été largement contestées par l’opposition et la communauté internationale. L’opposition,
principalement regroupée dans la Convergence Démocratique, a refusé de participer à
l’élection présidentielle de novembre 2000. Aristide a été élu avec un taux de participation
très faible. Avec un Parlement contesté, les principaux bailleurs de fonds bilatéraux ont gelé,
réduit ou réorienté leur coopération. L’accumulation des arriérés et l’absence de Parlement
pour ratifier les prêts vont aussi geler l’aide des multilatéraux. L’Etat va s’affaiblir et le
recours à des pratiques de mauvaise gouvernance va se multiplier.
4. Le recours fréquent à des violences politiques par les Organisations Populaires (OP)
instrumentalisées, la primauté de l’intérêt personnel au dépend de celui du groupe, la
multiplication d’actes insurrectionnels, l’absence de culture du dialogue et du compromis
vont contribuer à une polarisation extrême des principaux acteurs de la crise malgré les
efforts de médiation incessants de l’OEA et de la CARICOM.
5. Ces deux dernières années ont vu une véritable renforcement de la société civile qui a su
mobiliser de nombreuses associations et organisations des principaux secteurs de la société
haïtienne. Le Groupe des 184 a lancé la réflexion sur l’élaboration d’un « nouveau contrat
social ». Fin 2003, des actes d’une rare barbarie sur le recteur d’une université ont aussi fait
Rapport de synthèse - CCI
1
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
descendre dans la rue de nombreux étudiants, jeunes et militants des mouvements sociaux.
La mobilisation s’est amplifiée, à la suite d’actes systématiques d’intimidations et de
menaces des Organisations Populaires.
6. Début février 2004, l’insurrection dans la ville des Gonaïves s’est transformée en conflit
armé et s’est très vite étendue à certaines villes secondaires du pays. Les insurgés ont
rapidement pris le contrôle d’une grande partie du Nord du pays. Le 29 février, face à la
généralisation de la contestation, le Président Aristide démissionne et quitte le pays.
Conformément à la Constitution, M. Boniface Alexandre, Président de la Cour de Cassation,
prête serment comme président intérimaire. Dans la soirée, le Conseil de Sécurité des
Nations Unies vote, à l’unanimité, la résolution 1529 autorisant le déploiement immédiat
d’une Force Multinationale Intérimaire (MIF). Pendant une dizaine de jours, le pays va
connaître une très grande instabilité. De nombreux biens publics ou privés vont être détruits
ou saccagés entraînant des dégâts considérables qui auront un impact important dans les
années à venir.
7. Un Conseil Tripartite, constitué d’un représentant du parti Fanmi Lavalas, un représentant de
la plate forme Convergence Démocratique et un représentant de la communauté
internationale, va désigner un Conseil des Sages qui est composé de sept personnalités
éminentes représentant les secteurs clés de la société haïtienne. A la suite d’un processus
participatif, ce Conseil des Sages désigne M. Latortue, comme Premier Ministre intérimaire,
qui forme son gouvernement le 17 mars 2004. Début avril, un pacte politique dénommé
« Consensus de transition politique » est conclu entre le gouvernement, le Conseil des Sages,
certaines organisations de la société civile et les principaux partis politiques, à l’exception
notable du parti Fanmi Lavalas qui a refusé de participer. Ce pacte définit globalement les
mesures à prendre pendant la période de transition dans les domaines de la sécurité, du
développement, de l’organisation des élections, des réformes judiciaires et d’un nouveau
dialogue national.
Brève chronologie des événements en Haïti
1986
Décembre 1990
30 septembre 1991
1991- 1994
1994 – 1995
1996 – 2001
2000
2001-2004
29 février 2004
17 mars 2004
Chute du régime des Duvalier après 30 ans au pouvoir
Victoire de Jean-Bertrand Aristide aux élections présidentielles
Coup d’Etat Militaire
Embargo international
Retour d’exil de Jean-Bertrand Aristide et fin du 1 er mandat
Présidence de René Préval
Elections locales et législatives (mai) et présidentielles (nov.)
2 e présidence de Jean-Bertrand Aristide
Démission et départ de Jean-Bertrand Aristide
Nomination du gouvernement intérimaire de transition
8. Le 30 avril 2004, le Conseil de Sécurité des Nations Unies approuve, à l’unanimité, une
nouvelle résolution (1542) établissant, à partir du 1er juin, la Mission des Nations Unies pour
la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) qui sera dirigée par un Représentant Spécial du
Secrétaire Général. Il est prévu que la MINUSTAH comprenne une composante militaire
(6.700 hommes) et une composante civile (1.622 hommes). Son mandat sera d’appuyer le
Rapport de synthèse - CCI
2
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
gouvernement de transition dans le rétablissement de la sécurité et de la stabilité propices au
bon déroulement du processus constitutionnel et politique en Haïti et en particulier,
l’organisation des élections, la professionnalisation de la police, la promotion et la défense
des droits humains et le dialogue et la réconciliation politiques.
Une situation socio-économique très fragile
9. Avec un PIB annuel par tête de 361 dollars US en 2003, Haïti est le pays le plus pauvre de
l’hémisphère ouest. Après avoir crû à un taux de 2,3% en termes réels pendant les années 70,
le PIB réel par tête a chuté à un rythme annuel moyen de 2,4% pendant les années 80 et a
poursuivi sa chute pendant les années 90 à un taux annuel moyen de 2,6%. La performance
de l’économie pendant la décennie des années 90 fut particulièrement affectée par la
libéralisation commerciale des années 80, le coup d’Etat militaire de 1991 et l’embargo
international qui s’ensuivit (1991-1994). La population haïtienne a été aussi très fragilisée
par les trois années d’embargo. Au cours de cette décennie, le secteur des industries de
textiles qui génère plus de trois quart des recettes d’exportations et crée une part significative
des emplois a beaucoup souffert, la collecte des recettes et le contrôle des dépenses publiques
ont été fortement affaiblis et l’entretien des infrastructures économiques et sociales a
quasiment été abandonné.
10. Après le retour à l’ordre constitutionnel en 1994, le gouvernement a adopté un Programme
d’Urgence et de Reconstruction Economique (PURE) qui a permis une certaine reprise
économique et une amélioration des indicateurs économiques pendant la période 1995-1998.
Malheureusement la reprise économique n’a pas résisté à la crise politique de 1997. Durant
cette époque, il faut constater la réduction de l’investissement privé et de l’aide externe (voir
graphique), ainsi que l’arrêt des réformes structurelles.
700
611
600
500
427
378
US$ Million
400
371
330
300
266
170
200
136
100
0
94/95
95/96
96/97
97/98
98/99
Aide externe en Haïti
(en millions de dollars US)
Rapport de synthèse - CCI
3
99/00
00/01
01/02
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
11. Néanmoins, les transferts privés, essentiellement constitués par les transferts des Haïtiens
vivant à l’étranger, ont plus que doublé – passant de 256 millions de dollars US en 1997 à
650 millions de dollars US en 2002, soit 19% du PIB – et ont limité partiellement l’impact
négatif de la crise économique en offrant un certain filet de sécurité aux couches plus
pauvres.
12. L'effet combiné de 2,6 milliards de dollars d’aide externe et d’une augmentation graduelle
des transferts de la diaspora, a permis une amélioration sensible de certains indicateurs
sociaux au cours des années 1994-2000, surtout le taux de scolarisation net, le taux
d’alphabétisation, la malnutrition infantile et l’accès à l’eau potable.
13. Apres 2000, les incertitudes politiques et l’insécurité ont continué à affecter l’investissement
et la croissance économique. Le PIB réel n’a pas du tout crû durant la période 2000-2003,
l’inflation fut en moyenne de 17% (compris l’augmentation des produits de base) et le déficit
budgétaire (ne tenant pas compte des dons) fut en moyenne de 3,1% du PIB. Ce déficit a été
financé principalement par les avances de la Banque centrale ainsi que par l’accumulation
d’arriérés vis-à-vis de créanciers internationaux. Malgré l’augmentation des transferts, la
situation socio-économique s’est détériorée : effondrement du système des coopératives
financières en 2000 (qui a affecté des milliers de personnes qui ont perdu leur épargne),
recul des exportations – en particulier des industries de l’assemblage textile – et de
l’investissement et affaiblissement des institutions publiques et de la gouvernance
économique. Ces dernières années ont aussi vu une marginalisation accrue de la majorité de
la population, un niveau de vulnérabilité très critique et l’inadéquation des mécanismes
traditionnels de survie. Cet état de paupérisation avancé et de décapitalisation aiguë a été
qualifié «d’urgence silencieuse» dans le document PIR (Programme intégré de réponse aux
populations vulnérables) des Nations Unies de mars 2003.
14. En 2003, la performance macroéconomique s’est améliorée en réponse aux mesures
entreprises dans le cadre du Staff Monitored Program (SMP). Néanmoins, ces mesures n’ont
pas pu être tenues durant la fin de l’année 2003 et le début de l’année 2004. Le premier
semestre de l’année budgétaire (octobre 03- mars 04) s’est soldé avec un déficit fiscal de
2.3% du PIB (ne tenant pas compte des dons) sous l’effet d’une expansion incontrôlée des
dépenses, d’un niveau très bas de réserves (17 millions de dollars US) et de l’accumulation
continue des arriérés. Les évènements de fé vrier-mars 2004 ont eu un fort impact sur les
infrastructures publiques et la propriété privée (avec des pertes estimées à 5,5% du PIB), le
marché de l’emploi, l’inflation, les recettes publiques et la production nationale (la chute de
la production cette année est estimée à 5% du PIB).
15. Aujourd'hui, les indicateurs sociaux sont alarmants : Haïti est le seul pays du continent
figurant sur la liste des pays les moins avancés et se classe au 146ème rang pour l’indice de
développement humain (IDH); peuplé de 8 millions d’habitants dont 60% vit en milieu rural;
cette population est constituée pour près de la moitié de jeunes de moins de 18 ans. Les
indicateurs de santé publique sont les pires de la région : l’espérance de vie est de 53 ans; la
mortalité infantile est de 80 pour 1.000; la mortalité maternelle est de 523 pour 100.000
naissances vivantes; 28% de la population seulement utilise des équipements sanitaires
appropriés; un quart des naissances seulement sont assistées par un personnel médical; la
Rapport de synthèse - CCI
4
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable; la prévalence du VIH/SIDA atteint 5%
de la population. Les indicateurs pour l’éducation sont mauvais : taux net de scolarisation en
primaire est de 68% avec une qualité de l’offre très faible; près de la moitié de la population
est analphabète.
16. La vulnérabilité de la population est très élevée, 65% de la population vit sous le seuil de
pauvreté monétaire. L’exposition à la précarité s’est accentuée particulièrement pour les
groupes vulnérables, femmes, enfants, vieillards démunis, personnes handicapées. Cette
situation a amené une partie importante des familles à tenter leur chance à l’étranger (30%
des ménages ont des parents proches vivant à l’étranger).
17. Enfin, Haïti, situé entre la Colombie et le continent nord-américain est particulièrement
vulnérable au commerce illicite de drogue (près de 10% de la cocaïne à destination des EtatsUnis transiterait par Haïti). La dégradation continue des conditions de vie et l’impunité
généralisée, ces dernières années, ont entraîné la multiplication des actes de violence et de
délinquance, en milieu ouvert mais aussi dans les familles. La course contre la précarité et
l’urgence a modifié les comportements des individus et des groupes. Le nombre de rapatriés,
fuyant la misère, s’est multiplié.
II. Vers un nouveau partenariat avec la communauté
internationale
Leçons apprises du passé de l’assistance à Haïti
18. Au cours des dix dernières années d’aide externe, plus de 2,5 milliards et demi de dollars ont
été investis par les différents bailleurs de fonds auxquels il faut ajouter près de quatre
milliards de dollars des transferts de la diaspora, principalement nord-américaine. La plupart
des domaines ont pu bénéficier de cet appui et notamment la santé, les infrastructures,
l’agriculture et la gouvernance. En octobre 2000, le Bilan Commun de Pays a réalisé un
diagnostic participatif de la situation haïtienne. Cependant, dans le contexte de crise, le Cadre
stratégique de développement n’a jamais vu le jour.
19. Il faut cependant constater que les résultats sont très en deçà des attentes et des besoins des
communautés. Les raisons de cette détérioration de la situation doivent être analysées pour
éviter les mêmes erreurs. La communauté internationale assume une partie de la
responsabilité de cet échec. Les bailleurs de fonds reconnaissent un manque d’articulation, de
cohérence et de vision stratégique dans leurs interventions. Les bailleurs ont souvent mis en
place des structures «projets» parallèles affaiblissant d’autant l’Etat, sans pour autant lui
donner les moyens de coordonner cette aide externe et de développer des capacités
d’absorption et d’exécution nationales.
20. La crise politique depuis 2000 a aussi amené les bailleurs de fonds à se retirer soudainement
de l’appui institutionnel. Les interventions structurantes se sont raréfiées. Peu de projets se
Rapport de synthèse - CCI
5
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
sont attaqués à l’amélioration de la gestion et de la gouvernance des institutions. Le recours
au secteur privé ou à la société civile a été presque toujours systématisé, participant à une
réelle décapitalisation de la fonction publique.
21. Par le blocage politique, les engagements des bailleurs de fonds n’ont été que partiellement
tenus. Le manque de continuité dans l’action des bailleurs ainsi que la crise politique au
niveau du Parlement, a fortement handicapé les politiques stratégiques et sectorielles du
gouvernement. Il est aujourd’hui admis que cette politique d’investissement massif puis de
retrait soudain est contre-productive et qu’il est important de maintenir une capacité
organisationnelle et institutionnelle de l’administration publique.
22. La difficile articulation entre urgence - réhabilitation et développement à long terme a été
aussi un défi à partir de 1994. Cette même difficulté se retrouve aujourd’hui dans le Cadre de
Coopération Intérimaire. Afin de ne pas provoquer l’asphyxie du système, il est aussi
essentiel de prendre en considération la capacité d’absorption des institutions qui peut être
surévaluée par les bailleurs eux- mêmes et qui ne pourra s’améliorer que graduellement.
23. Par ailleurs, les contraintes internes sont aussi nombreuses. Les précédents gouvernements
ont manqué de volonté politique et de moyens pour entreprendre les changements nécessaires
dans les secteurs clés de la société et notamment la justice, la police, la réforme
administrative et la décentralisation. Cette faiblesse de l’Etat de droit a entraîné corruption,
insécurité et impunité et a découragé les investissements productifs du secteur privé et, plus
largement, la mobilisation de tous les acteurs. Les caractéristiques de forte polarisation et de
dissension au sein de la structure haïtienne ont ainsi empêché tout consensus minimum.
24. Le secteur privé à but lucratif ou non lucratif occupe une place prépondérante dans les
secteurs vitaux, notamment la santé et l’éducation. Il faut noter, sur toute cette période, une
réelle défiance réciproque entre les secteurs privé et public et un manque de partenariat entre
ces deux entités, notamment dans le secteur des investissements productifs. Dès cette période
intérimaire, il doit revenir à l’Etat de fixer les priorités et de jouer un rôle de régulateur afin
d’optimiser l’efficacité et la cohérence de l’aide externe.
25. Ces constats ne doivent cependant pas faire oublier les réels succès acquis au cours de ces dix
dernières années : la participation locale est systématiquement recherchée par les projets, le
consensus est privilégié, le respect des droits humains est une référence partagée et la société
civile est désormais incontournable. Il faut aussi souligner comme acquis remarquable, la
participation de la presse dans le processus de construction démocratique et ce, malgré des
atteintes répétées contre la liberté d’expression. Enfin, il faut noter un large consensus sur les
constats avec, notamment, l’importance d’un partenariat privé-public, de l’appui
institutionnel et d’inscrire les actions dans la durée.
Le processus de préparation du Cadre de Coopération Intérimaire
26. Le CCI s’inspire des leçons apprises dans des exercices similaires d’ident ification des
besoins dans des pays post-conflit, tels que l’Afghanistan, l’Iraq, le Timor Oriental et le
Libéria. Les particularités de la crise haïtienne ont conduit à une certaine adaptation dans cet
Rapport de synthèse - CCI
6
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
exercice. Pour Haïti, ce processus unique a été précédé le 23 mars, à Washington, par une
réunion informelle des bailleurs de fonds, organisée par la Banque Mondiale, en charge de la
coordination des bailleurs de fonds. Le 22 avril, le gouvernement a lancé le processus à Portau-Prince au cours d’une rencontre gouvernement-bailleurs de fonds.
27. La structure de travail pour la formulation et la coordination du CCI repose sur trois piliers :
1) un Comité Interministériel, au niveau politique, composé de quatre Ministères clés sous la
coordination du Ministère de la Planification, de l’Environnement et de la Coopération
Externe; 2) un Comité de Pilotage, composé des représentants du gouvernement et des
bailleurs de fonds, chargé de l’encadrement technique des travaux et de la rédaction d’un
document final; 3) dix groupes thématiques, composés d’experts nationaux et internationaux
provenant du secteur public, privé, de la société civile et de la communauté internationale.
28. Les dix groupes thématiques ont travaillé sur : 1) gouvernance politique et dialogue national
avec deux sous-groupes : a) sécurité, police et DDR et b) justice, institutions pénitentiaires et
droits humains; 2) gouvernance économique et développement institutionnel; 3) création
rapide d’emplois et filets de sécurité et protection sociale; 4) protection et réhabilitation de
l’environnement; 5) aménagement du territoire, développement local et décentralisation; 6)
santé et nutrition; 7) éducation et culture, avec deux sous groupes : a) éducation, jeunesse et
sports et b) culture, média et communication; 8) agriculture et sécurité alimentaire; 9)
infrastructures avec quatre sous-groupes : a) routes et transports, b) électricité, c) eau et
assainissement, d) réhabilitation des bidonvilles et déchets solides; 10) développement du
secteur privé et des PME/PMI. Le CCI s’est attaché à prendre en considération des
thématiques transversales et intersectorielles comme la prévention de crises, les droits
humains, l’approche de genre et le VIH/SIDA.
29. Le CCI s’est aussi caractérisé par une forte implication de 26 agences bilatérales,
multilatérales et du système des Nations Unies. L’exercice a été conduit conjointement par le
gouvernement, la Banque Interaméricaine de Développement, la Banque Mondiale, la
Commission Européenne et le Système des Nations Unies. Les agences bilatérales ont été
invitées et se sont fortement impliquées dans le CCI. Plusieurs rencontres, de mise en
cohérence, ont aussi associé le CCI et les experts des Nations Unies en charge du
déploiement de la MINUSTAH et de la préparation du processus électoral. Près de 250
experts nationaux et internationaux ont travaillé à plein temps pendant trois semaines au
cours du mois de mai. Une rencontre bailleurs – gouvernement a été organisée le 15 juin pour
revoir le processus du CCI ainsi que préparer la Conférence des donateurs les 19-20 juillet.
30. La dimension nationale du processus a permis de définir les bases d’un nouveau partenariat
entre Haïti et la communauté internationale. Le gouvernement a piloté tout le processus avec
l’appui des bailleurs de fonds. Chaque groupe a été coordonné par des représentants des
institutions nationales, avec une forte implication du niveau ministériel dans la préparation et
la finalisation des rapports thématiques. Dans chaque groupe et sous-groupe, un point focal
de la communauté internationale appuyait le coordinateur national.
31. Le CCI se caractérise par son caractère inclusif et participatif. Malgré la brièveté des délais,
le CCI a fait l’objet d’un réel dialogue politique entre les différents acteurs. La société civile,
Rapport de synthèse - CCI
7
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
le secteur privé et les partis politiques ont été impliqués et consultés à plusieurs reprises dans
le processus. Cette participation s’est aussi manifestée au cours de trois ateliers régionaux,
aux Cayes, aux Gonaïves et au Cap Haïtien regroupant les acteurs de développement au
niveau départemental.
32. Il est important de noter le rythme accéléré du processus d’élaboration du CCI. A la demande
de la contrepartie haïtienne et des bailleurs de fonds, et compte tenu des « fenêtres
d’opportunité », les délais de préparation ont été écourtés afin d’assurer la préparation
technique des documents et les consultations en seulement six semaines afin de faciliter une
Conférence des bailleurs de fonds au cours du mois de juillet. Malgré ces délais très brefs, si
on le compare avec les autres exercices similaires, le CCI a pu se réaliser grâce à la forte
implication du gouvernement, qui a su libérer des cadres de haut niveau et à la forte réactivité
de la communauté internationale qui a mobilisé en peu de temps des experts compétents et
connaissants bien le pays.
33. Le constat partagé par tous est que la priorité doit être donnée au renforcement des capacités
nationales. L’affaiblissement de l’Etat ces 20 dernières années représente un « goulot
d’étranglement » incontournable pour la desserte des services publics, la consolidation
démocratique et la relance économique. Le CCI s’est donc attaché à évaluer les besoins de
renforcement de l’administration publique, à prévoir les ressources humaines additionnelles
et à lister les besoins de formation existantes.
34. L’exercice a demandé aussi une estimation réaliste des coûts sur le très court terme et le
moyen terme. Suivant le même format, chaque groupe thématique a établi ses besoins, les
disponibilités en financements externes ou en autofinancement ainsi que le gap à rechercher.
Certains groupes thématiques ont établi des scénarii en fonction des disponibilités de
financement.
35. L’exercice s’est aussi attaché à prévoir des résultats visibles et rapides afin de soutenir les
efforts du gouvernement de transition pour faire face aux urgences. A cet égard, un certain
nombre d’interventions rapides (avant septembre 2004) ont été prévues, notamment dans les
domaines de l’électricité, de la gestion des déchets, de la santé, de l’éducation, de la création
rapide d’emploi et de la sécurité. Certaines de ses activités ont une dimension humanitaire et
de réhabilitation.
36. Le CCI se caractérise aussi par le lien entre le court, le moyen et le long terme. Le CCI
couvre la période juillet 2004-septembre 2006. Cette période dépasse la date de remise du
pouvoir au nouveau Président, qui selon l’Accord de transition devra être investi, au plus
tard, en février 2006. Ce choix a été retenu pour permettre aux institutions nouvellement
élues d’avoir les moyens financiers et des programmes en cours lors de leurs six premiers
mois de gestion.
37. Ce gouvernement intérimaire, en étroite collaboration avec l’ensemble de la société, compte
présenter une proposition largement participative de Document Stratégique de Réduction de
la Pauvreté (DSRP) pour validation et finalisation au nouveau gouvernement qui sortira des
élections prévues en 2005. Le DSRP couvrira la période 2006-2009. Afin de garantir une
Rapport de synthèse - CCI
8
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
bonne cohérence des travaux du CCI et du DSRP, dont la préparation avait été initiée en
2003, les mécanismes de concertation prévus dans le DSRP ont été mis en contribution pour
le CCI. Le CCI servira aussi de base pour le DSRP.
III. Les grandes lignes de la stratégie gouvernementale de
transition
38. Le gouvernement de transition souhaite réconcilier la Nation avec elle- même en impliquant
toutes les composantes de la société et en favorisant un dialogue politique. Le gouvernement
s’est engagé à organiser des élections locales, législatives et présidentielles en 2005 et à
restaurer la stabilité macro-économique. Les priorités immédiates sont la restauration de la
sécurité, le rétablissement des services publics et la possibilité d’opportunités économiques
pour les populations les plus affectées par la crise.
39. A moyen terme, les principales priorités du gouvernement peuvent être articulées autour de
quatre axes stratégiques :
•
•
•
•
Assurer une meilleure gouvernance politique et promouvoir le dialogue national ;
Renforcer la gouvernance économique et contribuer au développement institutionnel ;
Favoriser la relance économique ;
Améliorer l’accès aux services de base.
Ces engagements du gouvernement haïtien doivent favoriser la poursuite des Objectifs de
Développement du Millénaire (ODM) pour 2015.
40. En matière de bonne gouvernance politique, le gouvernement s’est engagé à créer les
conditions optimales pour la tenue d’élections libres, honnêtes et démocratiques dans le
courant de l’année 2005 avec la participation de tous, sans exclusion. A cet effet, le CEP a
été nommé début mai et une mission de la Division de Affaires Politiques de Nations Unies a
établit avec le CEP les termes de la supervision des élections de 2005 par les Nations Unies.
41. Un effort particulier de post-crise devra être apporté dans la sécurité, la restauration d’un Etat
de droit et d’une véritable culture démocratique en Haïti. Avec l’aide de la MINUSTAH et le
concours de la communauté internationale, le gouvernement souhaite professionnaliser la
police, la renforcer par un recrutement conséquent, éloigner les éléments moins crédibles et
intégrer en son sein certains militaires démobilisés. La stabilité passera aussi par un
désarmement qui doit être opéré sans tarder. Le désarmement, la démobilisation et un effort
de réinsertion des groupes armés sont un préalable pour la sécurité et le succès des élections
de 2005.
42. La demande de justice des citoyens ne pourra être satisfaite que si une réforme sérieuse du
système judiciaire est entreprise afin de garantir la primauté du droit, lui garantissant une
réelle indépendance et une plus grande efficacité. La restauration de la confiance dans la
justice passe aussi par une lutte contre l’impunité et la poursuite et la traduction devant les
Rapport de synthèse - CCI
9
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
tribunaux, avec diligence, de tous les auteurs de crimes de sang et de délits financiers tout en
leurs assurent un procès équitable.
43. Haïti a été, dans le passé, mal et sous administré. La sortie de la crise et la reprise de la
croissance économique devront passer par une amélioration significative de l’efficacité dans
la gestion des affaires publiques. A long terme, cela nécessitera une refonte de la fonction
publique. Le gouvernement intérimaire entend poser les bases d’une telle réforme de la
fonction publique pendant la période de transition. Pendant ce temps, le gouvernement
intérimaire prendra des mesures concrètes pour renforcer les capacités institutionnelles par le
biais de la formation des cadres existants et l’apport de nouvelles ressources humaines aux
niveaux décisionnel, conceptuel et d´exécution notamment pour assurer une mise en œuvre
effective du CCI. Le renforcement des capacités institutionnelles se fera également par le
biais de l’assistance technique, par le recours à des cadres et à des organisations de la
diaspora haïtienne et l’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires, y compris
l’augmentation des salaires. Dans l’optique de l’amélioration de la gouvernance économique,
le gouvernement entend prendre des actions concrètes, pendant la période de transition pour
assurer une gestion rigoureuse du processus budgétaire, renforcer les contrôles financiers,
garantir l’efficacité et la transparence dans les passations des marchés publics, et assurer une
gestion transparente des entreprises publiques.
44. La réalité socio-économique et la carte de la pauvreté en Haïti confirment la nécessité de
relancer le développement local participatif et de prévoir des centres administratifs locaux,
dotés d’une réelle autonomie pour gérer et prendre des décisions quotidiennes de
« proximité ». Pour le moment, la totalité des ressources nationales est mobilisée par le
gouvernement central. Il faudra donc budgétiser rapidement des ressources en faveur de ce
processus de décentralisation (emploi rapide et infrastructures sociales) et renforcer les
capacités de gestion du Fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales
(FGDCT).
45. La relance économique doit être portée par une stabilité macroéconomique qui fait défaut au
pays depuis plusieurs années. L’indiscipline budgétaire et la crise politique ont réduit
sensiblement l’efficacité et l’efficience dans l’utilisation des ressources publiques et ont privé
Haïti de financements externes substantiels. Le Gouvernement de transition entend rétablir la
stabilité macroéconomique et a formulé en consultation avec les services du FMI un
programme macro-économique pour la période avril-septembre 2004 qui cherche à concilier
l’objectif de discipline budgétaire et les besoins urgents de relancer l’économie et
d’améliorer la desserte des services de base.
46. Le redémarrage de l’économie se fera avec le concours actif du secteur privé en favorisant un
vrai dialogue institutionnel de partenariat avec les Pouvoirs publics. Au court terme le
gouvernement entend soutenir la recapitalisation des entreprises en difficulté. De même, le
gouvernement de transition entend préparer et mettre en place les réformes nécessaires pour
offrir des conditions propices pour l’investissement local et étranger, pour soutenir la
création de petites et moyennes entreprises et pour favoriser le développement des potentiels
économiques, tout particulièrement dans le domaine touristique et des zones franches. La
Rapport de synthèse - CCI
10
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
production agricole devra être encouragée pour arrêter la chute de la production et permettre
de réduire la pression sur les importations.
47. Les principales infrastructures du pays ont été gravement touchées par une mauvaise
gouvernance et par l’absence d’une réelle politique d’entretien. Le gouvernement de
transition souhaite entreprendre la réhabilitation et la construction de ces infrastructures
vitales et indispensables au développement durable. Le gouvernement a priorisé
l’amélioration sensible de la fourniture d’électricité dans le pays ; la construction ou la
réhabilitation de routes ou de pistes pour désenclaver des régions entières et mettre en valeur
les zones isolées ; l’amélioration et le développement des infrastructures portuaires et
aéroportuaires selon les normes internationales ; l’accessibilité d’un plus grand nombre au
nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans la mesure du possible,
il faudra privilégier les réhabilitations des infrastructures ayant recours à une haute intensité
de main d’œuvre. Il s’agit en effet de permettre une recapitalisation dans les familles
haïtiennes ayant subi la récession et une forte décapitalisation.
48. Les récentes inondations qui ont touché Haïti et ont provoqué la mort d’un millier de
personnes et la disparition de 1.500 personnes démontrent l’urgente nécessité de renforcer les
capacités de l’Etat dans la gestion durable et intégrée des risques et désastres. La
réhabilitation et la gestion de l’environnement créent des conditions de vie plus favorables et
contribuent à la lutte contre la pauvreté. Dans ce cadre, le gouvernement souhaite œuvrer
dans l’assainissement des villes, dans l’allègement de la pression sur les ressources ligneuses
du pays et dans la lutte contre la dégradation des terres et des ressources naturelles.
49. L’accès aux services de base par tous à un coût abordable est une absolue priorité pour le
Gouvernement. L’éducation est la clef de voûte de tout développement. Le gouvernement
souhaite renforcer son rôle de régulateur, dans l’éducation de base, dans la formation
technique et professionnelle et dans l’éducation supérieure. Afin de garantir le droit à
l’éducation pour tous, ses priorités sont l’augmentation de l’offre scolaire, l’amélioration de
la qualité, le renforcement de la gouvernance, l’efficacité externe du système ainsi que des
actions urgentes pour la prochaine rentrée scolaire. Dans le secteur de la santé, le
gouvernement priorise la remise en fonctionnement des institutions, la relance des
programmes prioritaires et l’évaluation rapide de la situation administrative et financière du
ministère.
IV. Le Cadre de Coopération Intérimaire
50. En reflétant les orientations stratégiques du gouvernement, le Cadre de Coopération
Intérimaire est composé de quatre axes : a) assurer une meilleure gouvernance politique et
promouvoir le dialogue national ; b) renforcer la gouvernance économique et contribuer au
développement institutionnel ; c) favoriser la relance économique ; d) améliorer l’accès aux
services de base ; et de quatre thématiques transversales. Ensuite, une estimation des coûts du
CCI est présentée. Finalement, un mécanisme de coordination de l’aide externe et du suivi
du CCI est proposé.
Rapport de synthèse - CCI
11
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
A.
Axes stratégiques
51. Pour chaque axe stratégique, une attention particulière a été portée dans la définition d’une
stratégie et des objectifs prioritaires par domaine d’intervention. De même la capacité
d’absorption de l’État est analysée dans les rapports des groupes thématiques qui sont
disponibles dans le site web «http://Haiticci.undg.org». Par ailleurs, des indicateurs de suivi
et des activités sont présentés dans le cadre de résultats suivant un chronogramme semestriel
(voir annexe I).
Axe 1 : Assurer une meilleure gouvernance politique et promouvoir
le dialogue national
52. Le pays a trop longtemps souffert d’une mauvaise gouvernance politique avec notamment
une forte instrumentalisation des institutions pub liques qui a contribué à affaiblir l’Etat de
droit et à miner sa crédibilité. La restauration de cet Etat de droit et des libertés
fondamentales passe par de réels changements de comportements, par la préparation de
réformes institutionnelles pour la justice et la police, par l’organisation et la tenue d’élections
libres et honnêtes, par la professionnalisation de la police afin d’assurer la sécurité des
citoyens, par le désarmement des groupes armés et par une plus grande efficience de la
justice. Une meilleure gouvernance passe par une réelle volonté de l’Etat mais englobe
également le secteur privé et la société civile, acteurs indispensables à la consolidation de
l’Etat de droit en Haïti.
53. Cet axe stratégique inclut :
•
•
•
•
Sécurité, police et démobilisatio n, désarmement et réintégration
Justice, institutions pénitentiaires et droits humains
Processus électoral
Promotion d’un dialogue national
1.1. Sécurité, police et démobilisation, désarmement et réintégration (DDR)
54. Dans le contexte actuel, le processus de transition, la tenue des élections et la reconstruction
du pays sont menacées par le climat d’insécurité. Ce climat prévaut entre autre, à cause de la
présence de multiples groupes armés, de la prolifération des armes à feu et l’incapacité de la
Police Nationale d’ Haïti (PNH) à apporter une réponse satisfaisante à ces problèmes. Deux
domaines prioritaires sont prévus pour le rétablissement d’un environnement sécuritaire en
Haïti : le processus de désarmement et le renforcement de la PNH.
55. Les groupes armés en Haïti présentent pour la plupart une absence de structure, de hiérarchie
et d’entraînement. Le nombre des membres de ces groupes pourrait atteindre plusieurs
milliers de personnes. Ces groupes armés ont une tendance à la fragmentation et leur champ
d’action respectif est très localisé. Cette absence de front commun peut s’expliquer par des
Rapport de synthèse - CCI
12
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
motivations ou des intérêts qui varient selon le groupe. Entre 2000 et 2004, beaucoup de ces
formations armées, les Organisations Populaires, entretenaient des liens très étroits avec les
autorités politiques. Elles ont contribué à la détérioration du respect des droits humains,
entraînant à son tour la détérioration du tissu social et l’instabilité sociopolitique. Plusieurs
membres des groupes armés se sont tournés vers le banditisme, le crime et d’autres activités
illégales (notamment le trafic de drogue) pour leur survie économique.
56. Dans un autre registre, les événements de début 2004 ont aussi vu le retour et la
remobilisation d’anciens militaires ou policiers, en exil ou en disgrâce. Ces groupes armés
ont pris possession de certaines villes dans le pays. Ils restent armés, mobilisés et souhaitent
une réintégration sur l’échiquier haïtien. Leur démobilisation demeure essentielle pour la
tenue d’élections en 2005.
57. La violence contribue à provoquer une forte détérioration du capital social qui se manifeste
par la méfiance vis-à-vis de l’autre, par l’absence d’esprit communautaire, par le manque de
capacités organisationnelles au niveau collectif, par la dégradation des affiliations sociales et
familiales et par un renforcement de l’instinct de survie individuel. En plus, elle a engendré
une transformation dans les attitudes de la population et dans la structure sociale, favorisant
ainsi la culture de la violence comme fondement des relations interpersonnelles et
intergroupes. Le trafic de drogue a aussi entraîné des changements de comportements. Outre
la violence domestique, très présente, les femmes constituent un groupe particulièrement
touché par la violence, notamment par l’agression sexuelle, alors que l’impunité règne.
58. En matière du contrôle des armes à feu, dans une perspective de désarmement, les capacités
nationales sont plutôt embryonnaires et ont un besoin urgent d’être renforcées, tant sur le
plan législatif que sur le plan institutionnel. Le désarmement, pour être efficace, doit faire
face à un certain nombre de défis très diversifiés. Sur le plan institutionnel, il y a
actuellement un important déficit au niveau des capacités étatiques, par exemple l’absence
d’un cadre stratégique et d’une planification aux niveau national et international. Dans le but
d’encourager la population à participer au programme de désarmement, il est nécessaire de
réviser le cadre légal et d’entreprendre une vaste campagne de sensibilisation et d’éducation
avec le concours de la société civile et des autorités locales (CASEC et ASEC). La
préparation d’une réforme des lois relatives aux armes à feu et aux agences de sécurité
privées et l’adoption de leurs règlements d’application sont des activités essentielles.
Conformément à son mandat, la MINUSTAH sera fortement impliquée dans ce processus.
59. Sur le plan opérationnel, un programme de désarmement doit s’adresser à une diversité de
groupes sans véritable structure et répondre à la diversité des motivations se trouvant derrière
l’usage des armes à feu (en particulier le problème du crime organisé avec
l’institutionnalisation du trafic de la drogue) pour assurer leur participation et engagement.
Ceci exige donc une approche souple et différenciée et qui puisse produire des résultats
importants dans une échéance courte (alternatives économiques et opportunités d’emplois),
tout en renforçant le lien entre le processus de réinsertion des membres des groupes armés et
le développement communautaire (organisation d’activités économiques et sociales). Le
désarmement peut asseoir ses fondements sur quelques facteurs clés de succès : valeurs
Rapport de synthèse - CCI
13
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
culturelles liées à la non-violence, engagement politique du gouvernement et appui de la
communauté internationale, de la MINUSTAH et de l’OEA en particulier.
60. La stratégie de transition pour le DDR poursuit quatre priorités :
•
Renforcer et mettre en place les capacités institutionnelles pour assurer la réussite du
processus de désarmement : création d’une Commission mixte interministérielle sur le
désarmement; développement du cadre légal sur le contrôles des armes à feu ; développement
d’un programme national de désarmement ; renforcement des capacités nationales, y compris
la Commission nationale de sécurité électorale.
Promouvoir la sensibilisation, la mobilisation et l’engagement de tous les secteurs de la
société dans le désarmement : campagnes nationales de sensibilisation, organisation
d’activités communautaires pour la prévention et résolution pacifique des conflits ;
participation des instances locales et des communautés dans les activités de réinsertion.
Désarmer et démanteler les groupes armés : recensement des groupes armés ainsi que la
répartition et la prolifération des armes à feu ; réalisation des opérations de désarmement
volontaire ou non- volontaire ; répertorier et stocker les armes à feu ; détruire et recycler les
armes à feu.
Assurer la réhabilitation et la réinsertion des membres des groupes armés : mise en place
de programmes, services et projets, assistance aux besoins immédiats des membres des groupes
armés, y compris la formation technique et professionnelle ; création d’opportunités de
réinsertion à travers l’emploi ; assistance spéciale pour la réhabilitation et la réinsertion des
enfants associés aux groupes armés.
•
•
•
61. Depuis la « démobilisation » des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) à la fin de 1994, la PNH
est la seule force investie de l’autorité publique. Déjà pénalisée avec des capacités réduites et
insuffisantes, la PNH s’est déstructurée sous l’action conjointe de sa politisation et de la
corruption, surtout à partir de 2001. La PNH, qui comptait environ 6.300 policiers de tout
grade en 2003, ne comporte plus que la moitié de ses effectifs en raison du nombre d’agents
encore en fuite et de l’épuration des cadres supérieurs et subalternes. Il faut aussi noter que la
plupart de ses infrastructures ont été saccagées ou détruites pendant les événements de 2004.
Le plan stratégique de développement 1999–2003, qui devait conduire à la
professionnalisation de la PNH, n’a jamais été appliqué.
62. La stratégie de transition pour le PNH poursuit trois priorités :
•
•
Renforcer l’organisation de la PNH et ses capacités d’administration : restructuration et
réorganisation s’appuyant sur un nouvel organigramme ; préparation d’une nouvelle loi sur la
police ; adoption d’une stratégie de développement ; formation des cadres de commandement
et administratifs ; gestion du personnel et de matériels méthodique et rigoureuse.
Renforcer la capacité opérationnelle de la PNH : augmentation de ses effectifs (de 3.000
hommes aujourd’hui à 6.000 en 2006 (dont 10% de femmes) puis 20.000 en 2015) pour
permettre une meilleure couverture de tout le territoire haïtien et de ses frontières, et faire
face aux menaces multiples, notamment l’insécurité et les trafics en tous genres ;
constructions et de réhabilitations de ses locaux ; acquisition des matériaux indispensables à
son fonctionnement ; renforcement des capacités d’investigation par l’augmentation du
Rapport de synthèse - CCI
14
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
nombre et de la qualité du personnel de police judiciaire (PJ) ; création d’une brigade
financière ; renforcement des capacités d’action des unités spécialisées.
Professionnaliser la PNH : dotation de l’Inspection Générale en moyens humain et
matériaux pour combattre efficacement la corruption, l’impunité, les manquements aux droits
humains et ceux relatifs à la discipline ; amélioration des conditions de travail et sociales du
personnel (statut, avancements) ; professionnalisation des cadres et agents par un formation
de base et continue de tous.
1.2. Justice, institutions pénitentiaires et droits humains
63. La justice constitue aujourd’hui une revendication fondamentale de la population haïtienne.
Le pouvoir judiciaire est pénalisé par une organisation et un fo nctionnement peu adéquats
aux besoins du pays. Fin 2002, la magistrature haïtienne ne comprenait que 600 magistrats en
exercice dont 375 juges de paix. Le corps de la magistrature est hétérogène, territorialement
dispersé, insuffisamment recruté et formé, malgré l’influence de l’École de la Magistrature
(EMA) et enfin, privé des ressources matérielles indispensables à un bon fonctionnement.
Les carences de formation, liées au faible niveau universitaire, affectent également les 750
avocats, les 650 greffiers et les 1.200 huissiers et autres auxiliaires de justice. Il faut
également souligner le délabrement avancé des infrastructures matérielles, victimes aussi des
événements de février-mars 2004. Quant au fonctionnement des institutions, l’obsolescence
de nombreux textes d’application et l’absence de garanties fondamentales concernant les
acteurs judiciaires, conduisent au dysfonctionnement endémique de l’institution, affecté par
la corruption et l’omniprésence du narcotrafic. Il faut aussi constater une forte dépendance et
politisation du pouvoir judiciaire. Cette problématique a généré une profonde méfiance de la
justice par l’ensemble des citoyens, dans un contexte où l’accès au droit et à la justice reste
difficile et aléatoire.
64. La stratégie de transition poursuit sept priorités :
•
Lutter contre l’impunité : organisation de procès équitables et impartiaux ; renforcement
des capacités de poursuite, d’instruction et de jugement des infractions de violences
physiques ou sexuelles et à caractère économique et financier ; renforcement de la chaîne
pénale (police-justice-prisons) ; organisation régulière et périodique de sessions
correctionnelles ; régularisation des situations pénitentiaires non résolues ; préparation de la
modernisation de la procédure pénale (Code d’instruction criminelle).
•
Favoriser l’indépendance judiciaire : préparation de la refonte ou de l’élaboration de
textes fondamentaux (décret déterminant l’organisation et le fonctionnement du ministère de
la Justice ; textes sur le Conseil Supérieur de la Magistrature, sur les droits des mineurs, sur
le statut légal de l’École de la Magistrature) ; création du statut de la Magistrature ;
renforcement des systèmes de gestion humaines, matérielles et financières du Ministère de la
Justice.
•
Réhabiliter les infrastructures physiques : réhabilitations et équipements des Tribunaux
de première instance, des parquets et de tribunaux de paix détruits ou endommagés ;
Rapport de synthèse - CCI
15
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
construction et équipement d’un bâtiment pour loger le Tribunal spécial du travail de Port au
Prince ; restauration partielle des locaux du ministère de la Justice.
•
Favoriser la formation et l’information juridique : organisation de l’École de la
Magistrature ; formation continue et spécialisée des acteurs judiciaires, modernisation du
curriculum de formation des facultés et écoles de droit ; production et diffusion d’ouvrages
de droit haïtien ainsi que des arrêts de la Cour de Cassation.
•
Favoriser l’accès à la justice : préparation de la réforme de l’État Civil ; révision de la carte
judiciaire du pays ; formalisation de l’assistance juridique ; promotion de méthodes
alternatives de résolution des conflits et révision du tarif judiciaire.
•
Promouvoir une justice de « première ligne » participative : instauration de Cercles de
justice au sein des collectivités locales, formation de médiateurs judiciaires et extra
judiciaires pour une résolution rapide des conflits locaux.
•
Promouvoir la participation des femmes dans l’espace de décision, aussi bien au MJSP
que dans la magistrature ou au sein du pouvoir judiciaire.
65. Relevant de la Direction Générale de la PNH, la Direction de l’Administration Pénitentiaire
(DAP) gère 21 établissements pénitentiaires qui représentaient avant les évènements de
février 2004, une capacité d’accueil carcérale de 3.800 détenus dont 1.600 à Port au Prince.
Le taux d’incarcération national reste faible, mais malheureusement 80% des personnes
incarcérées sont détenues de façon préventive et peuvent attendre des mois et parfois des
années avant le traitement pénal de leur dossier. La récente « libération » de la quasi-totalité
des détenus, à la faveur des événements de février- mars 2004, a aussi entraîné la destruction
de plusieurs centres pénitentiaires. L’environnement pénitentiaire physique et humain est
déficient notamment au regard de l’insalubrité du parc immobilier, du sous-équipement, de
l’accès aux soins de santé, de l’alimentation de base, et de la différenciation des
caractéristiques personnelles.
66. La stratégie de transition poursuit trois priorités :
•
Recruter et former du personnel pénitentiaire : recrutement et formation d’agents
correctionnels, de superviseurs et d’inspecteurs de prisons.
•
Réhabiliter les infrastructures physiques : réhabilitation, sécurisation et équipement des
établissements pénitentiaires, réhabilitation d’un établissement spécial pour femmes et
jeunes détenus ; construction d’un centre d’accueil et de rééducation des mineurs.
•
Gérer rationnellement la population carcérale : amélioration des conditions de
détentions ; développement et mise en place des politiques et procédures sécuritaires dans la
gestion des prisonniers dangereux ; poursuite du développement et de la mise en place de la
base de données des prisonniers ; amélioration du système d’informations, mise en œuvre de
la section vérification et audit de la DAP.
67. La situation des droits humains reste préoccupante. Elle s’est caractérisée par des violations
fréquentes aux libertés individuelles (agressions physiques ou sexuelles, exécutions
sommaires et extrajudiciaires, déni de justice, dépendance du pouvoir judiciaire). Au plan
institutionnel, même si plusieurs ministères s’occupent des questions des droits humains, il
Rapport de synthèse - CCI
16
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
n’y a pas de structure chargée de la coordination de la politique du gouvernement en la
matière. L’Office du Protecteur du Citoyen (OPC) qui a pour but de protéger tout individu
contre toute forme d’abus de l’administration publique est peu connu et a perdu une partie de
sa crédibilité. Bien qu’Haïti ait ratifié un certain nombre d’instruments juridiques
internationaux, son cadre normatif est parfois en contradiction avec les engagements
internationaux.
68. La stratégie de transition poursuit trois priorités :
•
Faire respecter les droits humains et libertés fondamentales : élaboration d’un Plan
National de Promotion et de Protection des Droits Humains ; campagne d’information et de
sensibilisation et d’éducation à la citoyenneté, promotion et protection des droits des
groupes vulnérables.
•
Renforcer les capacités nationales: préparation d’un projet de loi organique de l’ OPC;
renforcement des capacités d’enquête, d’administration, et de gestion ; publication de
rapports périodiques.
•
Promouvoir le partenariat entre le gouvernement et les organisations de promotion et
de protection des droits humains : mise en place de Comités conjoints de promotion et de
protection des droits humains.
1.3. Processus électoral
69. La transition politique se fera par la tenue d’élections libres, crédibles et transparentes.
Depuis janvier 2004, les mandats de certains députés et sénateurs sont arrivés à échéance et
cette situation ne permet plus d’atteindre les quorums nécessaires. Le pays fonctionne donc
sans Parlement. Des élections municipales, législatives et présidentielles vont se tenir en
2005 et la transition s’achèvera ainsi par l’investiture du nouveau président élu.
70. Le Conseil Électoral Provisoire (CEP), nouvellement formé est doté de toutes les attributions
essentielles d’un Conseil indépendant. Par sa composition, il se rapproche du CEP de 1990
dans la mesure où il comprend des représentants de plusieurs secteurs de la société civile et
des partis politiques (sauf le parti Lavalas qui a refusé de participer), plutôt que des
personnalités choisies par leur connaissance du processus électoral. L’État assure
actuellement la rétribution des salaires des membres du CEP mais les opérations électorales
nécessiteront des fonds externes importants.
71. Les opérations prioritaires du CEP pour l’organisation des élections sont de :
•
•
Consolider sa structure fonctionnelle centrale mais aussi celle des bureaux électoraux
départementaux (BED) et bureaux électoraux communaux (BEC) et de disposer des moyens
de fonctionnement.
Définir le calendrier des élections et établir les besoins financiers pour la conduite des
élections.
Rapport de synthèse - CCI
17
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
•
•
Examiner la loi électorale en vigueur et préparer les modifications nécessaires pour le bon
déroulement du processus électoral.
Préparer l’établissement des listes électorales. Il s’agit de procéder à de nouvelles
inscriptions (environ 4 millions d’haïtiens en âge de voter) sans pouvoir bénéficier de
l’existence de registres civils, ni de structure administrative en mesure de le construire et de
le maintenir. A cet égard, la MINUSTAH pourra proposer des recommandations préliminaires
afin d’utiliser éventuellement les ressources disponibles pour l’établissement de listes
électorales pour amorcer celui d’un registre civil.
Réfléchir sur les aspects sécuritaires ainsi que les modes de financement et la régulation
minimale des partis politiques.
72. La résolution 1542 précise le mandat de la MINUSTAH, notamment dans ses fonctions
d’appui au gouvernement pour l’organisation, la surveillance et la tenue de ces élections en
fournissant une assistance technique, logistique et administrative, en formant du personnel et
en assurant le maintien de la sécurité. La MINUSTAH doit se concerter dans ce domaine avec
l’OEA et la CARICOM.
73. A la demande du gouvernement, une mission des Nations Unies d’évaluation des besoins
électoraux en Haïti a visité le pays du 8 au 17 juin 2004 afin de soumettre un rapport détaillé
aux autorités haïtiennes et à la communauté internationale. Le CCI contient déjà des coûts
préliminaires ainsi que des objectives et des activités prioritaires pour le processus électoral,
qui ont établis à partir des consultations initiales avec le CEP et d’autres partenaires.
1.4. Dialogue national
74. Une large partie de la population a été historiquement exclue du processus politique. C’est
ainsi que le pays a souffert de divisions qui ont largement hypothéqué les efforts de
développement. Le gouverneme nt de transition veut initier une vraie dynamique de
réconciliation nationale qui permette d’apporter des solutions durables et consensuelles pour
la réduction des risques de conflits et de crises dans le pays. Il entend favoriser un large
dialogue nationa l entre les différents acteurs de la société à partir des expériences menées
dans d’autres pays en crise. Ce dialogue inclut tous les acteurs de la gouvernance : le
gouvernement, les collectivités territoriales, le Conseil des sages, les partis politiques, les
organismes de la société civile et les institutions intermédiaires du secteur privé. Ce dialogue
doit se faire au niveau central, départemental et communal. Il doit créer des conditions
favorables à la réalisation, en 2005, d’élections locales, parlementaires et présidentielles
libres et honnêtes.
75. Le CCI s’inscrit dans cette dynamique de dialogue politique et constitue une première étape
pour l’aboutissement d’une vision nationale de développement durable fondé sur la
méthodologie participative. A cet effet, le processus de préparation d’un document
stratégique de réduction de la pauvreté (DRSP) et les Objectifs de Développement du
Millénaire offrent un cadre pour ce dialogue autour des priorités de développement.
Rapport de synthèse - CCI
18
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Axe 2 : Renforcer la gouvernance économique et contribuer au
développement institutionnel
76. L’adoption d’une meilleure gouvernance économique et le développement institutionnel sont
nécessaires au redémarrage économique et à l’amélioration des conditions de vie.
L’amélioration substantielle dans la gestion des finances publiques, une meilleure
articulation et coordination des financements externes et une plus grande efficacité de
l’administration auront un impact durable sur le niveau de développement humain du pays et
renforceront la légitimité de l’Etat dans l’action publique. De même, un réel effort de
développement local et de participation contribuera au rétablissement de la confiance des
haïtiens dans l’Etat.
77. Cet axe stratégique inclut :
•
•
•
Gouvernance économique
Renforcement des capacités institutionnelles
Aménagement du territoire, développement local et décentralisation
2.1. Gouvernance économique
78. Les faiblesses en matière de gouvernance économique ont constitué l’un des freins les plus
sérieux à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté en Haïti. L’ensemble de
l’administration publique est concerné par le thème de la gouvernance économique, qui
comprend la gestion des ressources publiques – financières mais également humaines et
matérielles – la culture de discipline, d’éthique, de transparence et de reddition des comptes
qui entoure cette gestion. La gouvernance économique englobe également les mécanismes de
formulation de politiques et de mise en œuvre de programmes.
79. L’état des lieux de la situation en matière de gouvernance économique est accablant. Il se
caractérise par une pauvre coordination inter-institutionnelle, par l’inefficacité et le manque
de transparence des finances publiques, par l’absence d’un véritable plan d’investissement
public, par la faiblesse des institutions clés de collecte de recettes de l’Etat, par l’extension de
la fraude et de la corruption, par la faiblesse des structures de contrôle financier, par la
gestion peu transparente des entreprises publiques utilisées pendant les dernières années pour
servir d’autres intérêts que le bien collectif, et par le dysfonctionnement du système de
passation des marchés publics.
80. La stratégie de transition poursuit quatre priorités :
•
Rendre le processus budgétaire efficient, transparent et crédible : réduction puis
élimination des comptes courants, application stricte des procédures de demande
d’alimentation en compte courant, instauration du concept de Compte unique au Trésor,
informatisation progressive des opérations financières de l’État, mise en place d’un système
comptable pour l’État, mise en place d’un Corps de comptables publics, renforcement de la
préparation du budget, amélioration de la couverture du SYSDEP, finalisation et mise en
Rapport de synthèse - CCI
19
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
•
•
œuvre du plan stratégique de réorganisation et modernisation des structures douanières ;
finalisation et mise en oeuvre du plan stratégique de réorganisation et modernisation des
structures de la Direction Générale des Impôts
Réaffirmer l’importance du contrôle financier et renforcer les mécanismes de contrôle
de l’utilisation des finances publiques : mise en adéquation du cadre réglementaire avec les
dispositions de la nouvelle loi organique sur la préparation et l’exécution des lois de finance ;
renforcement des capacités opérationnelles des structures de contrôle des finances publiques;
renforcement de la direction de l’inspection fiscale du MEF chargée du contrôle des
organismes de perception fiscale (y compris les « fonds propres ») et des entreprises privées
et publiques ; et analyse de la nécessité et des modalités d’établissement d’une éventuelle
Inspection Générale des Finances.
Renforcer les mécanismes de passation de marchés publics : création d’une Commission
nationale intérimaire des marchés publics (CNIMP), recrutement d’un agent externe pour la
phase intérimaire (12 mois), amélioration de la transparence des marchés publics,
renforcement de la capacité du secteur privé à participer aux appels d’offre public et
préparation de la refonte du cadre juridique et réglementaire.
Assainir et moderniser la gestion des entreprises publiques dans des secteurs clés EDH (électricité), Teleco (téléphone), AAN (aéroports), APN (ports), et CAMEP (eau potable
en milieu urbain) tout en renforçant le rôle de régulateur de l’Etat dans les secteurs clés de
l’économie tels que les télécommunications, l’énergie, l’eau potable, les ports et les
aéroports. La comptabilité des entreprises les plus défaillantes en la matière sera réhabilitée,
des audits financiers et de conseil en gestion et formation seront engagés pour chacune de ces
entreprises et des contrats de gestion préparés dans les cas où la participation du secteur
privée est jugée opportune durant la période de transition.
81. Cela nécessitera aussi et surtout de mieux gérer les finances publiques à deux niveaux (i) un
élargissement de l’assiette fiscale, avec l’augmentation progressive des revenus jusqu’à 14%
du PIB en 2015 (ii) et un gain d’efficience dans l’affectation et la gestion des dépenses y
compris par la lutte contre la corruption. A ce titre, le gouvernement a décidé la mise en
place d’une Unité indépendante de Lutte contre la Corruption. Le renforcement de la Cour
supérieure des comptes et du contentieux administratif (dans sa double fonction juridique et
de contrôle financier) sera une également priorité. De même, le CCI vise le renforcement des
capacités du MPECE dans la conduite d’études stratégiques sur la vision de développement à
long terme.
2.2. Renforcement des capacités institutionnelles
82. L’effectif de l’administration publique est estimé à 46.000 employés (dont 41% de femmes).
La proportion de fonctionnaires par habitant est très faible, et inégalement distribuée sur le
territoire (avec une très faible présence en milieu rural). L’administration locale est
quasiment inexistante. Il faut aussi remarquer une réelle insuffisance de cadres au niveau
conceptuel par rapport au poids du personnel de support. La fonction publique a connu une
forte fuite des cerveaux vers des organismes internationaux, des ONG ou vers le continent
nord-américain à cause des faibles niveaux de rémunération et des conséquences inattendues
de la loi sur le départ volontaire. Les institutions d’enseignement supérieur ont développé peu
Rapport de synthèse - CCI
20
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
de programmes de formation en gestion de politiques publiques. Les formations
universitaires existent plutôt au niveau sectoriel (éducation, santé, agriculture). Il faut
cependant noter l’existence de quelques centres de formation pour l’administration publique.
La qualité de ces centres est variable, mais ils manquent en général de ressources nécessaires.
83. La création de capacités de formulation et suivi de politiques et de gestion de programmes est
un passage obligé pour la création de conditions propices à la croissance économique et la
réduction de la pauvreté à long terme. Cela nécessitera une refonte de la fonction publique
pour doter le pays d’un corps de fonctionnaires efficaces et efficients. La forte reprise de la
coopération internationale doit cependant prendre en considération le risque réel
d’affaiblissement de la fonction publique dans le court terme, ce qui pourrait compromettre
les programmes de renforcement institutionnel.
84. La stratégie de transition poursuit cinq priorités :
•
•
•
•
•
Augmenter sélectivement, et en toute transparence, les ressources humaines pour
l’administration publique : apport de personnes ressources aux niveaux décisionnel,
conceptuel et d´exécution par le recrutement de jeunes cadre qualifiés en qualité de
fonctionnaires ou consultants (604 dans la période du CCI), de Volontaires des Nations Unies
ou volontaires d’aut res pays, par l’embauche de consultants nationaux et étrangers par les
bailleurs sur une courte période (103 dans la période du CCI); recours, par des incitations
attractives, à des Haïtiens de la diaspora pour renforcer les administrations publiques.
Former massivement les ressources humaines existantes sur le court et le moyen terme. La
formation concerne prendra en compte les besoins des cadres et employés des ministères et
institutions gouvernementales et s’appuiera sur les écoles de formation en Haïti (en
renforçant les capacités de ces institutions) ainsi que sur des centres de formation ou sur des
formateurs internationaux. Cette formation se fera essentiellement en Haïti sous forme de
formation continue pour un total de 5,400 agents de la fonction publique, dont presque le 96
% sont des cadres d´exécution.
Améliorer substantiellement la rémunération et le système d’incitations des
fonctionnaires (dès le 1er juillet 2004, il est prévu une augmentation de 30% de tous les
salaires des fonctionnaires) ; description des tâches des différentes fonctions, harmonisation
des profils et des tâches, améliorations successives des salaires et la révision de la grille
salariale en accord avec les capacités financières de l’Etat.
Etablir un réseau de communication électronique dans l’Administration publique et
renforcement des capacités de production et dissémination de l’information socioéconomique.
Poser les bases de la réforme de la fonction publique . Un projet de réforme sera préparé et
fera l’objet de consultations nationales.
2.3. Aménagement du territoire, développement local et décentralisation
85. La participation communautaire constitue un point clé de la dynamique de développement
local. Ce développement servira de base à l’élaboration et à la mise en place d’une vraie
Rapport de synthèse - CCI
21
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
décentralisation et une redynamisation de l’aménagement du territoire, qui permettra
d’inscrire les progrès accomplis dans la durée.
86. Une Unité en charge de l’Aménagement du Territoire a été crée en 1973. Cette structure a
permis, au début des années 80, l’élaboration d’instruments tels que le Schéma national
d’aménagement du territoire, ou les lois sur la régionalisation, sur l’organisation communale,
sur le lotissement ou encore sur la communauté urbaine de Port-au-Prince. Depuis 1986,
cette planification a été mise en veilleuse. Les effets de cet arrêt de la planification sont
visibles autant un niveau urbain qu’au niveau rural.
87. Quant à la décentralisation, les exigences constitutionnelles n’ont guère été suivies de
mesures législatives et réglementaires. Le fonctionnement des entités locales est très faible, et
repose essentiellement sur le financement discrétionnaire du niveau central. A cela il faut
ajouter une très grande instabilité du personnel élu dans les collectivités territoriales, une
absence de transparence et de compétence dans la gestion, des abus de pouvoir, couplés à
l’inexistence d’une Fonction publique territoriale.
88. Dans ce cadre, le développement local a été une fenêtre d’opportunité pour favoriser des
initiatives de participation au niveau local, particulièrement dans les zones rurales. De
nombreux acteurs internationaux ont appuyé des programmes dans des domaines comme la
fiscalité locale, la gestion, la production locale, l’organisation spatiale ou encore la gestion
des risques et des désastres. Néanmoins, les leçons apprises montrent la nécessité d’une plus
grande participation et d’une supervision des acteurs, d’une articulation des différentes
interventions au niveau local et d’un partenariat dans le financement d’initiatives
communautaires.
89. La stratégie de transition vise à s’assurer que l’impact rapide des interventions se fasse avec
une certaine appropriation des communautés. Pour cela, l’approche retenue prévoit la mise en
place, dans les communautés locales, de structures de participation décentralisées qui seront
chargées de l’élaboration de programmes d’actions stratégiques locaux (PAS) à partir des
besoins identifiés par elles. Pour faciliter la préparation de ces PAS, les communautés locales
seront encadrées par des organisations nationales locales spécialisées utilisant une démarche
participative selon les modèles déjà expérimentés en Haïti. Là où ces organisations n’existent
pas, elles seront créées. Ces organisations locales seront, à leur tour, appuyées par d’autres
organisations au niveau départemental. Une évaluation des différentes expériences locales
intéressantes sera faite pour dégager une méthodologie efficace et adaptée au contexte
haïtien.
90. La stratégie de transition poursuit cinq priorités :
•
Promouvoir une dynamique structurante de développement local : mise en place de
structures communales de concertation, élaboration de programmes d’actions stratégiques
locaux dans toutes les sections communales, présentation des projets tirés des programmes
d’actions stratégiques locaux identifiés par les communautés locales elles- mêmes, soumis
pour financement.
Rapport de synthèse - CCI
22
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
•
•
•
Préparer le cadre normatif du partenariat pour un développement décentralisé
participatif : préparation de la loi sur l'aménagement du territoire et l'urbanisme ; validation
des projets de loi préparés par la Commission nationale de réforme administrative (CNRA) ;
élaboration de l’avant-projet de loi sur la fonction publique territoriale ; préparation des
instruments nécessaires à la mise en œuvre de la politique d'aménagement et de mise en
valeur du patrimoine, préparation et diffusion de guides et supports didactiques.
Mettre en place des mécanismes de coordination et de promotion des actions
décentralisées (régionales et locales) : création d’un Conseil national à l’aménagement du
territoire au développement local et à la décentralisation ; établissement de bases de données
spatialisées en matière de développement local par l’ UTSIG ; fournitures d'appui conseil aux
acteurs et partenaires.
Amorcer le renforcement institutionnel des structures étatiques et locales :
restructuration du MPECE ; renforcement de la direction des collectivités territoriales et de la
direction de planification du MICTSN; mise en œuvre du programme d’appui aux
organisations communales locales; renforcement des fonctions de facilitation et d'appui de
proximité ; opérationnalisation du Fonds de gestion et de développement des collectivités
territoriales (FGDCT).
Élaborer et finaliser les politiques de décentralisation, amé nagement du territoire et
développement local pour soumission au prochain gouvernement.
Axe 3 : Favoriser la relance économique
91. Afin de créer de l’emploi et de la richesse, la relance économique doit pouvoir s’appuyer sur
une stabilité macro-économique, sur la réhabilitation d’infrastructures vitales, sur le
développement du secteur privé et sur la dynamisation de l’agriculture dans le respect et la
protection de l’environnement. Cet axe stratégique inclut :
•
•
•
•
•
•
•
Stabilité macroéconomique
Electricité
Développement du secteur privé et de PME/PMI
Création rapide d’emplois et micro- finance
Agriculture
Routes et transports
Protection et réhabilitation de l’environnement
3.1. Stabilité macroéconomique
92. Le gouvernement de transition a formulé en consultation avec les services du FMI un
programme macroéconomique pour la deuxième moitié de l’année fiscale (avril-septembre
2004). Le gouvernement a déjà entrepris quelques dépenses d’urgence afin de réhabiliter des
infrastructures publiques clés et permettre la desserte de services publics essentiels. Au
préalable, le gouvernement a réduit les dépenses non essentielles, à cause de la chute des
Rapport de synthèse - CCI
23
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
recettes publiques. Parallèlement, il a développé un plan d’urgence pour prioriser des
dépenses sur la base des ressources disponibles.
93. Le programme macroéconomique du gouvernement pour avril-septembre 2004, vise à
contenir l’inflation à 14% sur ces six mois et maintenir les réserves internationales nettes au
dessus de 22 millions de dollars US. L’aboutissement de ces objectifs dépend largement de la
discipline budgétaire et de la réduction de la pression sur la politique monétaire. Le
gouvernement compte augmenter les recettes fiscales, réduire les dépenses discrétionnaires,
améliorer la transparence dans les opérations du secteur public, y compris dans les
entreprises publiques. Le gouvernement s’est aussi engagé à développer un plan pour
l’apurement des arriérés externes et assurer le service régulier de sa dette.
94. Les principaux objectifs économiques du programme macroéconomique sont :
AF02/03
AF03/04
Estimation
Oct.-Mars
Programme
Avril-Sept.
Année
Changement annuel (%)
PIB a prix constants
Inflation (12-mois, fin de periode)
0.4
42.5
..
20.8
..
25.0
-5.0
25.0
En % du PIB, sauf indication contraire
Solde du compte courant de la balance externe (avant dons)
Réserves Nettes Internationales (US$m)
Solde Budgétaire du Gouvernement Central (avant dons)
-4.8
38.8
-3.7
…
16.9
-2.3
…
28.0
-2.7
Source: Données fournies par les autorités, et estimations et projections des services du FMI.
3.2. Electricité
95. L’amélioration de la production et de la distribution de l’électricité dans le pays constitue une
des principales priorités de ce gouvernement. Le taux d’accès à l’électricité en Haïti est
estimé à environ 10% de la population. Haïti est un des rares pays dans le monde qui ne
possède pas encore d’interconnexions hautes tensions entre les villes et les régions
importantes. L’estimation probable de la demande est difficile à quantifier du fa it de ne pas
avoir satisfait à la demande en pic depuis plus de dix ans. Elle serait autour de 160 MW pour
Port-au-Prince.
96. La situation est actuellement catastrophique à Port-au-Prince avec quelques heures
d’électricité par jour. Elle tend cependant à s’améliorer substantiellement sous l’effet
conjugué de travaux d’entretien entrepris par le gouvernement et de l’appui externe. En
province, il faut signaler le programme pilote de Jacmel qui bénéficie de 24 heures
d’électricité sans fraude et avec un taux de recouvrement des coûts exceptionnel. Cinq villes
Rapport de synthèse - CCI
24
-1.9
28.0
-5.0
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
secondaires ont bénéficié d’un programme du gouvernement précédent, mais sans que les
préalables soient acquis. La pérennité est donc très incertaine.
97. Electricité d’Haïti (EDH), organisme d’Etat autonome qui a le monopole de la production, du
transport, de la distribution et de la commercialisation de l’énergie électrique, a été créée en
1971. Les gouvernements successifs n’ont pas accordé l’autonomie prévue, ce qui s’est
traduit par des décisions et des investissements peu rationnels et par l’application d’un tarif
social qui compromet les objectifs commerciaux. Déjà très fragilisé par l’embargo, qui a mis
une bonne partie de son infrastructure hors service par manque des pièces de rechange, EDH
est paralysée depuis 10 ans par la crise et à fait l’objet d’une gestion désastreuse. EDH est
ainsi devenue incapable d’assurer un service minimum en électricité. Le flux monétaire à
EDH est négatif et l’entreprise ne peut continuer à fonctionner que lorsqu’il y a un transfert
des montants d’argent du gouvernement. Il a donc été impossible, ces dernières années, de
formuler et de mener à bien une stratégie d’entreprise.
98. La stratégie de transition poursuit trois priorités :
•
•
•
Rétablir le service d’électricité d’ici septembre 2004 : augmentation des heures de service
à 12 heures par jour au Port-au-Prince et 6 heures dans le reste des réseaux principaux par la
mobilisation du financement requis pour l’achat du carburant et de pièces de rechange ;
remise en opération de la capacité installée ; réparation des machines et achat de mégawatt
supplémentaires à des opérateurs privés.
Assainir l’ EDH et créer les conditions nécessaires pour son rétablissement :
assainissement comptable de l’entreprise, audit des états financiers des derniers exercices ;
préparation du contrat de gestion et processus de sélection du gestionnaire ; mise en place
d’un fonds de roulement nécessaire au fonctionnement d’EDH.
Améliorer la qualité de services : création d’agences commerciales dans des zones
particulières de Port-au-Prince, remise en marche des lignes dédiées aux clients industriels et
hôteliers, mise en œuvre d’une stratégie de réduction de pertes et campagne de sensibilisation
de la population.
99. Pour assainir EDH et améliorer ses services, il est envisagé un contrat de gestion à une
entreprise pour le moyen terme (5 ans) et la mise en place d’un plan d’investissement articulé
sur le moyen terme permettant d’augmenter l’accès à l’électricité de la population de 10% à
50% d’ici à 2013.
3.3. Développement du secteur privé et petites et moyennes entreprises / petites et
moyennes industries
100. Le secteur privé haïtien est le principal pourvoyeur d’emplois productifs. Il se caractérise
par la grande importance du secteur informel dans l’écono mie, par la faible structuration et
souvent le manque de représentativité des organisations intermédiaires, trop fragmentées. Le
secteur privé est constitué d’un large nombre de micro entreprises du secteur informel,
souvent sous-capitalisées et d’une extrême hétérogénéité. Au sommet, quelques grands
groupes captent l’essentiel des investissements. Les PME/PMI sont relativement peu
nombreuses. Le tissu productif est très faible. La plupart des activités sont commerciales. La
Rapport de synthèse - CCI
25
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
valeur des importations est six fois supérieure aux exportations. Le secteur est grandement
handicapé par la faiblesse de l’épargne nationale, par l’instabilité politique, par la faiblesse
des infrastructures, par l’absence quasi-totale d’investissements étrangers, par le difficile
accès au crédit, par la concentration des activités à Port-au-Prince et par la libéralisation sans
précédent de l’économie opérée en 1986. Enfin, de nombreux actes de vandalisme et de
pillage ont fortement touché de nombreuses sociétés privées à Port-au-Prince au cours des
événements de 2004.
101.
•
•
•
La stratégie de transition poursuit trois priorités :
Relance du secteur privé : création d’un Fonds de recapitalisation qui sera géré par le Fonds
de Développement Industriel (FDI) pour soutenir la relance des entreprises en difficulté (les
apports en capitaux se feront essentiellement par le secteur bancaire, grâce à la libération
partielle des réserves obligatoires et le rachat par la Banque de la République d’Haïti (BRH)
d’une partie de ses bons en circulation détenus par les banques commerciales) ; création d’un
Fonds de caution mutuelle pour les petites entreprises pour chacun des métiers de la petite
industrie ; injection de ressources financières dans le système de la micro finance pour
relancer l’accès au crédit des micro, petites et moyennes entreprises. Des actions seront
entreprises dans les secteurs d’activité qui créent de la valeur ajoutée, sont à fort potentiel
d’exportations et d’emplois productifs, avec des impacts sur l’accès des populations locales
aux droits économiques et sociaux.
Améliorer la gouvernance du secteur privé : renforcement des capacités du secteur privé
et du secteur public et institutionnalisation d’un vrai dialogue par la création de trois
commissions mixtes dans les domaines du développement global des affaires, de la lutte
contre la contrebande, la corruption et le dumping et de l’amélioration de la fourniture des
services de base ; assistance technique et financement d’activités pour les organisations
intermédiaires ; préparation d’un projet du Code du commerce et règlements d’application du
Code des Investissement.
Favoriser une meilleure intégration d’Haïti dans les marchés régionaux et
internationaux : création de cinq centres de facilitation et de développement des
investissements et des exportations (guichet unique) sur le territoire haïtien (Jacmel,
Gonaïves, Cap Haïtien, Côtes des Arcadins et Port au Prince), afin de favoriser l’intégration
d’Haïti sur les marchés régionaux et internationaux, de saisir les opportunités avec la
République Dominicaine et les pays du CARICOM, et, de bénéficier des avantages potentiels
de la Zone de Libre Échange des Amériques, de l’Accord de Partenariat Économique ou du
Hero Act. Il est prévu d’encourager le développement des zones franches industrielles et
commerciales, des zones touristiques et des zones d’agriculture organique, et d’y faire les
investissements requis.
3.4. Création rapide d’emplois et micro-finance
102. Presque tout l’emploi en Haïti (95%) est dans le secteur informel. Le manque d’emploi et
le sous-emploi sont très communs, surtout parmi les jeunes (20-35 ans) en milieu urbain. Les
femmes aussi présentent des taux élevés de chômage et de sous-emploi, en dépit de leur forte
participation au marché du travail. Presque un Haïtien sur deux entre 20 et 45 ans n’a pas
Rapport de synthèse - CCI
26
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
d’occupation lucrative. L’expérience récente en Haïti indique que les programmes de travaux
publics à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) offrent des réponses attrayantes quand il y
a nécessité de créer rapidement un grand nombre d’emplois temporaires et de générer des
opportunités de revenus pour les couches pauvres, surtout si l’on tient compte de la longue
période de décapitalisation de la population et de la détérioration des infrastructures de base.
Ces programmes se développent au niveau communautaire. Prenant en considération
l’urgence de réhabiliter les infrastructures productives, sociales et de désenclavement, un
effort immédiat doit être fait pour insérer l’objectif création d’emploi dans les programmes
d’investissement public dans les infrastructures, chaque fois que cela est techniquement
faisable et économiquement justifié. L’emploi devrait aussi être stimulé par le renforcement
et l’augmentation de l’offre de crédit adapté aux besoins des micro-entrepreneurs, avec une
attention particulière aux femmes.
103.
•
•
•
La stratégie de transition poursuit trois priorités :
Renforcer les capacités des différents acteurs (ministères et administration locales
concernés, organisations prestataires de services et des organisations communautaires de
base) dans la mise en place et le suivi des programmes HIMO
Création de 44.000 emplois temporaires (personne-mois) d’ici septembre 2004 (dont
24.000 dans le cadre de projets/ programmes en cours) et d’environ 687.000 (dont environ
350.000 dans le cadre de projets/ programmes en cours) dans les prochaines deux ans (dont
30% des femmes).
Accroître l’offre de micro-crédit afin d’atténuer la détérioration alarmante des revenus des
plus pauvres et de soutenir la promotion durable de l’auto emploi en milieu rural et urbain.
3.5. Agriculture
104. Haïti se caractérise par la grande variabilité et l’hétérogénéité du milieu que le paysan
haïtien a su exploiter. En termes macro-économiques, l’agriculture demeure la première
branche de l’économie nationale. Un peu plus de 60% des 8 millions d'habitants d’Haïti
vivent en milieu rural, où les deux tiers des actifs sont occupés dans la production agricole
(45% à 50% du total des actifs du pays). L’agriculture haïtienne est pratiquée dans environ
600.000 petites exploitations d’une superficie moyenne de 1,8 ha. Toutefois, 80 % de ces
exploitations ne peuvent répondre aux besoins alimentaires de leurs familles et la majorité des
producteurs ne dépendrait de l’agriculture sur l’exploitation que pour moins de la moitié de
leur revenu familial. Leur stratégie de survie combine plusieurs sources de revenus, y
compris les transferts des immigrants, la vente de main d’œuvre saisonnière en d’autres
zones du pays et en République Dominicaine, et le petit commerce (y compris de produits
agricoles). Le peu de technologie disponible et le faible niveau de capitalisation des
producteurs haïtiens font qu’on a largement dépassé la capacité de la terre à soutenir les
nécessités de revenu des familles, dans un contexte de forte pression démographique. Ce
manque de moyens, la topographie vulnérable et les sols fragiles qui caractérisent le pays,
contribuent à alimenter l’érosion en contraignant le producteur à utiliser des pratiques
agricoles non durables. Ceci renforce un cycle chaque fois plus aigu de déforestation. Il faut
aussi rajouter comme facteurs limitants l’insuffisance d’infrastructures en milieu rural,
Rapport de synthèse - CCI
27
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
l’impraticabilité des pistes agricoles, l’insécurité foncière, la concurrence des produits
étrangers subventionnés. Enfin, il faut noter la destruction presque totale du MARNDR ainsi
que de la faculté d’agronomie de l’Université d’Etat lors des récents évènements.
105. Malgré ce contexte fort difficile, le pays dispose de sérieux atouts pour faire face à la
situation, parmi lesquels une production agricole globalement organique, une diversité
écologique remarquable, des ressources hydro-agricoles sous-exploitées ou inexploitées
(30% des surfaces aménagées sont aujourd’hui irriguées), une position géographique
relativement privilégiée par rapport aux Etats-Unis, un tissu agro-industriel rural très bien
réparti sur le territoire, des possibilités extraordinaires de gains de productivité aussi bien en
agriculture qu’en agro-industrie, de bonnes possibilités de coopération internationale, un
timide mouvement de professionnels urbains tendant à investir dans l’agriculture et dans
l’agro- industrie.
106.
•
•
•
•
•
La stratégie de transition poursuit cinq priorités :
Contribuer à un relèvement rapide des exploitations agricoles et du monde rural :
vaccinations, régulation des fléaux, travaux à haute intensité de main d’œuvre, réparation de
pompes d’irrigation, d’équipements lourds de curage de canaux primaires et de drains et la
distribution ciblée d’outils et de semences de grains.
Réhabiliter physiquement une partie du Ministère de l’Agriculture afin de lui redonner
une capacité d’intervention minimum.
A moyen terme, contribuer à une intensification durable de la production agricole :
réhabilitation et réparation de périmètres irrigués, glacis pour le séchage de grains, citernes
individuelles et collectives dans les zones à haut risque, lacs et retenues collinaires,
ensemencement des plans d’eaux naturelles et des lacs collinaires, assistance technique pour
la mise en marché et la transformation des produits agricoles, appui à la fruiticulture,
intensification de l’aquaculture et du petit élevage et de la pêche maritime.
Assurer l’efficacité et l’efficience des interventions dans le secteur à travers l’amélioration
du cadre institutionnel et juridique et de la gouvernance : formation technique d’agents
polyvalents, création de Centres Régionaux de Recherche-développement, renforcement des
capacités du MARNDR sur le plan physique et dans la formulation/mise en œuvre des
politiques et stratégies du secteur.
Assurer l’harmonisation des interventions intersectorielles et interinstitutionnelles :
formation de cadres du MARNDR, d’opérateurs économiques et d’organisations paysannes,
préparation du cadre réglementaire, plan national semencier.
3.6. Routes et transports
107. Faute d’investissements et d’entretiens, les infrastructures sont dans un état de
délabrement très avancé. Seulement 5% des routes sont en bon état et 15% dans un état
considéré comme moyen, un net recul par rapport à la situation de 1991. Par ailleurs, environ
la moitié du réseau tertiaire, infrastructures pourtant essentielles dans un pays où les deux
tiers de la population vit en milieu rural, ont été retirées du registre routier officiel en raison
de leurs conditions de dégradation extrême qui les rendent impraticables. L’absence
Rapport de synthèse - CCI
28
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
d’entretien des quelques infrastructures réhabilitées (moins de 10% des routes sont
entretenues régulièrement) réduit considérablement leur durée de vie. Dans le secteur
portuaire et aéroportuaire, l’état de détérioration des infrastructures, combiné à une gestion
inefficace et à une faible capacité institutionnelle, menace également à court terme la
continuité de la chaîne logistique.
108. Les infrastructures de transport haïtiennes sont composées: (i) d’un réseau de 3.400 Km
de routes dont 18% sont asphaltées; (ii) de deux aéroports internationaux et de cinq
aérodromes; et (iii) de deux ports internationaux et 17 ports de cabotage, dont 8 reçoivent un
trafic international. Le secteur routier mobilise environ 80% du trafic, le transport maritime
18% et le transport aérien 2 à 3% seulement. Le système des transports haïtien est géré par le
Ministère de Travaux Publics, des Transports et des Communications (MTPTC), en ce qui
concerne les transports terrestre et aérien. Le secteur portuaire est administré par l’Autorité
Portuaire Nationale (APN), organisme autonome à caractère commercial placé sous la tutelle
de Ministère de l’Economie et des Finances.
109.
•
•
La stratégie de transition pour les routes poursuit deux priorités :
Mettre en œuvre les investissements nécessaires pour s’assurer que les routes
essentielles au développement du pays soient praticables en toutes circonstances :
lancement des travaux d’urgence de réhabilitation des routes et ouvrages prioritaires pour
distribuer l’infrastructure de façon structurante pour le pays et pour assurer la continuité du
réseau, choix de technologies de réhabilitation adaptées à l’intensité de la demande. Ainsi, on
prévoit des investissements pour réhabiliter les routes urbaines dans plusieurs villes, afin de
faciliter le transport et permettre une meilleure circulation dans ces centres.
Mettre en place un cadre institutionnel et financier à même de garantir la durabilité de ces
investissements et, au-delà, une gestion efficace du secteur : mise en place rapide d’un
mécanisme efficace d’entretien routinier et périodique (Fonds d’entretien routier) ;
renforcement du MTPTC pour permettre la constitution progressive d’une administration
efficace, centrée sur des missions de régulation.
110. Le mode actuel de gestion des ports haïtiens et des aéroports n’apporte pas une réponse
satisfaisante aux besoins du secteur. Cependant, ce mode de gestion ne pourra pas évoluer de
manière radicale au cours des deux prochaines années. En effet, la vétusté des installations
portuaires, leur inopérabilité dans certains cas, ainsi que la sensibilité du climat social ne sont
pas favorables à de telles réformes structurelles. L’intervention d’opérateurs privés de façon
plus active dans les opérations portuaires devra toutefois être envisagée à moyen ou long
terme.
111.
•
La stratégie de transition pour la gestion des ports et aéroports poursuit trois priorités :
Identifier et réaliser les investissements immédiatement nécessaires afin que l’activité
puisse se poursuivre et qu’il n’y ait pas de rupture dans la chaîne logistique pour les ports et
afin d’assurer la continuité du service de transport aérien, y compris l’obtention du code ISPS
pour le port de Port au Prince.
Rapport de synthèse - CCI
29
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
•
Entreprendre les études, audits et travaux nécessaires au changement du mode de gestion
des ports, y compris l’audit organisationnel et financier de l’APN. Cette stratégie se
concentrera tout particulièrement sur la situation du port de Port-au-Prince qui représente
80% du trafic.
Pour le secteur aéroports, préparer les réformes institutionnelles pouvant être envisagée
à plus long terme avec les deux corollaires (i) un audit organisationnel et financier de
l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN); et (ii) la préparation d’une stratégie ayant pour
objectif de définir les évolutions institutionnelles nécessaires pour améliorer l’efficacité du
secteur.
3.7. Protection et réhabilitation de l’environnement
112. L’environnement en Haïti reflète pour une bonne part les problèmes structurels auxquels
fait face l’immense majorité de sa population. Les récentes inondations de mai 2004 nous
rappellent qu’Haïti est un pays en situation d’extrême vulnérabilité face aux aléas naturels, et
en proie à de croissantes menaces complexes, fruit de l’interaction entre menaces naturelles
aggravées par la dégradation de l’environnement, les taux très élevés de pauvreté et de
vulnérabilité sociale de sa population et des problèmes de gouvernance et de non maîtrise de
l’espace rural et urbain. Il faut noter l’existence du Plan d’action pour l’environnement
(PAE) et de différentes politiques sous-sectorielles dont la mise en œuvre se heurte à
beaucoup de problèmes.
113. Le concept-clé des interventions prévues est celui de l’utilisation durable des ressources
naturelles et de l’espace. En effet les actions envisagées mettent l’accent sur : la promotion
d’alternatives à l’utilisation du bois-énergie et la promotion des énergies renouvelables dans
le but de réduire la pression sur les ressources ligneuses; la protection et la gestion durable
des écosystèmes fragiles ; l’identification des populations à risques et vulnérables aux
menaces naturelles et anthropiques et le renforcement des capacités institutionnelles et du
cadre légal pour la mise en œuvre des actions prévues. Dans une approche de développement
local, un accent particulier sera mis sur l’évaluation, l’appui et l’articulation des nombreuses
initiatives locales de gestion de ressources naturelles actuellement en cours.
114.
•
•
La stratégie de transition poursuit trois priorités :
Promouvoir la substitution de bois et du charbon de bois dans les foyers urbains et dans
les PME par l’utilisation de combustibles de remplacement et la promotion des énergies
nouvelles : conversion de 30,000 ménages urbains au GPL et au kérosène et appui aux foyers
améliorés utilisant le charbon ou le bois ; conversion au diesel et au GPL de 1,000 entreprises
qui utilisent le bois comme combustible ; appui financier aux fabricants de briquettes ; étude
de faisabilité pour l’importation de bois, promotion d’énergies nouvelles (solaires et
éoliennes) pour le renforcement institutionnel et l’accès des populations pauvres aux services
énergétiques.
Lutte contre la dégradation des terres et des ressources naturelles : exécution des
activités de gestion de ressources naturelles dans 20 communes ; établissement d’un
mécanisme national de planification et d’exécution en matière de lutte contre la dégradation
Rapport de synthèse - CCI
30
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
des terres et la gestion de la biodiversité ; renforcement du système national d’aires
protégées, formation et encadrement de conseillers municipaux pour la gestion de
l’environnement.
Le renforcement de la gestion des risques et des désastres en appuyant la mise en oeuvre
du Plan national de gestion des risques et des désastres (PNGRD) : Renforcement
institutionnel de la Direction de la protection civile (DPC) et du Secrétariat permanent de
gestion des risques et des désastres (SPGRD), mise en place de systèmes d'information pour
l'identification et le suivi des risques de désastres et gestion locale du risque par la création et
le renforcement des comités départementaux et communaux de protection civile.
Axe 4 : Améliorer l’accès aux services de base
115. Un nombre important de la population est exclue de l’accès aux services de base et reste
ainsi fortement exposée aux risques et à la précarité. Le développement durable du pays
passe par une extension de ses services de base ainsi que par une amélioration de la qualité
de ses services. Cet axe stratégique inclut :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Aide humanitaire d’urgence et réhabilitation post-désastre
Eau et assainissement
Santé et nutrition
Education, jeunesse et sports
Culture, médias et communication
Sécurité alimentaire
Amélioration des bidonvilles
Déchets solides
Filets de sécurité et protection sociale
4.1. Aide humanitaire d’urgence et réhabilitation post-désastre
116. La détérioration de la crise socio-économique au début de l’année 2004, la violence
armée et les pillages à travers le pays, particulièrement des stocks humanitaires, les diverses
violations de droit international, l’accès limité à la nourriture et aux services sociaux de base,
la dégradation ou l’absence de nombreux services publics ont rendu les besoins d’aide
humanitaire et de protection très urgents. Aux difficiles conditions socio-économiques
s’ajoute une extrême vulnérabilité aux phénomènes naturels. La situation géographique
d’Haïti l’expose à un large spectre de phénomènes naturels qui peuvent devenir, en l’absence
d’une réponse appropriée, des catastrophes majeures. Le Rapport Mondial sur la Réduction
des Risques de Désastres (PNUD-2004) fourni un indice de risque de catastrophes naturelles
(IRC) pour Haïti parmi les plus élevés au monde. De 1900 à 1999, Haïti a connu 16 cyclones,
plus de 25 inondations de grande intensité, un séisme majeur et 7 sécheresses.
117. Les récentes inondations dans le sud et le sud-est ont confirmé la vulnérabilité croissante
d’Haïti aux phénomènes naturels. Les intempéries des 23 et 24 mai 2004 se sont avérées
Rapport de synthèse - CCI
31
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
particulièrement lourdes pour les zones de Mapou et Fonds Verrettes. Le bilan officiel fait
état de quelques 1.261 morts, 1.414 disparus, 2.399 maisons détruites et plus de 30.000
personnes sinistrées. Les populations affectées, particulièrement à Mapou, ont épuisé leurs
maigres mécanismes de survie tandis que l’assistance internationale parvient difficilement
sur place en raison de l’interruption des voies de communications routières.
118. Afin de répondre aux besoins des personnes vulnérables, deux appels ont été présentés
aux bailleurs de fonds en 2003 et 2004: le Programme Intégré de Réponse aux Besoins
Urgents des Populations et Communautés Vulnérables d’Haïti (PIR) et le Flash Appeal. D’un
montant initialement prévu de 84 millions USD, la réponse à ce programme PIR de 18 mois
est évaluée à près de la moitié des fonds recherchés. Le Flash Appeal, lancé en mars 2004
avec un montant de 35 millions USD, vise à répondre aux besoins urgents et immédiats de la
population haïtienne et à établir rapidement les fondements de la réhabilitation des services
sociaux, en particulier dans les domaines de l’assistance alimentaire, la santé, l’eau et
l’assainissement, la nutrition, l’éducation et la sécurité publique. A l’heure actuelle, la
réponse des bailleurs a été mitigée, de l’ordre de 30%.
119. La communauté internationale a aussi répondu assez généreusement aux inondations de
mai dans le sud et le sud-est, permettant incontestablement d’assurer la survie de milliers de
sinistrés pendant les dernières semaines. De nombreuses tâches restent à accomplir,
notamment la recherche des corps en décomposition, le traitement et l’adduction d’eau, la
relocalisation des personnes sinistrées et le retour à la vie normale (reconstruction des
maisons et écoles, rétablissement des voies de communication et réhabilitation des zones
affectées).
120. La stratégie de transition pour l’aide humanitaire et la réhabilitation post-désastre
poursuit deux priorités :
•
•
Renforcer la capacité des autorités à mieux identifier les groupes vulnérables, à leur
fournir de l’assistance et assurer le suivi des conditions sociales.
Identifier les besoins humanitaires non couverts par les appels humanitaires existants en
distinguant les besoins humanitaires et les besoins de réhabilitation et reconstruction, en
particulier dans les zones affectées par les inondations de mai 2004.
121. La distinction entre besoins humanitaires et de réhabilitation n’a pas été chose aisée. Bien
que certaines interventions humanitaires ont été intégrées dans les travaux de réflexion du
CCI, il faudra s’assurer que l’évaluation périodique des besoins humanitaires trouve un
complément dans le CCI. De même, un programme de réhabilitation et reconstruction pour
les zones affectées par les inondations, avec une approche préventive, sera élaborée par le
gouvernement.
4.2. Eau et assainissement
122. Sur l’ensemble du territoire de la République d’Haïti les services d’eau potable sont
extrêmement déficients et les services d’évacuation et de traitement des eaux usées sont
Rapport de synthèse - CCI
32
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
généralement laissés à l’initiative individuelle. En 2002, la moitié de la population urbaine
est couverte par les services d’eau potable. En 2001, 27 % des ménages des villes
secondaires et 50% des ménages vivant en milieu rural s’approvisionnaient en eau à boire à
une source non aménagée ou à une rivière et le pourcentage des ménages n’ayant pas de lieu
d’aisance à leur disposition dans ou à l’extérieur du logement est de 9,3% en zone
métropolitaine, 39% dans les autres centres urbains et 59% en milieu rural. La mauvaise
qualité des services d’eau potable et d’assainissement résulte de la dégradation progressive
des infrastructures et des institutions existantes ainsi que de la forte pression démographique
et des importantes migrations vers les principaux centres urbains, notamment à Port-auPrince.
123. Les populations les plus pauvres, les femmes et les enfants sont les principales victimes
de cette absence de politique et de manque de moyens de l’État. Tout de même, dans les
quartiers urbains défavorisés comme en milieu rural, la participation active des communautés
bénéficiaires a généralement donné de bons résultats et permis une amélioration de l’accès a
l’eau potable.
124.
•
•
•
•
La stratégie de transition poursuit quatre priorités :
Renforcer la capacité de production en milieu urbain de manière à pouvoir fournir, en
moyenne, de l’eau quatre heures par jour.
Améliorer les services fournis, particulièrement à des groupes vulnérables en milieu urbain
et rural.
Renforcer les capacités institutionnelles dans le secteur : renforcement des institutions
publiques (MTPTC, CAMEP, SNEP, POCHEP, URSEP), sensibilisation des populations
dans l’éducation à l’hygiène, mise en place d’un système de suivi des performances des
bureaux régionaux du SNEP. Pour le milieu urbain, un décret tarifaire pour les services d’eau
potable sera publié et mis en œuvre d’ici 2005.
Réaliser des étude s de projets qui permettront de poursuivre l’amélioration du niveau de
service et du taux de couverture au-delà de 2006.
4.3. Santé et nutrition
125. L’actuel système de santé ne permet pas d’offrir à la population les services de base
qu’elle est en droit d’attendre. L’espérance de vie des Haïtiens a régressé de 55 à 53 ans ces
cinq dernières années. La mortalité infantile et juvénile demeure très élevée. La prévalence
de la malnutrition chronique, sévère ou modérée, des enfants de moins de cinq ans est de 22
%. La mortalité maternelle est très élevée (523 pour 100.000 naissances vivantes). Cette
mauvaise situation sanitaire est due au fait que l’organisation du système de santé est
déficiente et ne permet pas aux programmes prioritaires d’obtenir l’impact espéré sur la
population pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire.
126. Le budget de fonctionnement du MSPP est faible et insuffisamment exécuté. Le
personnel est mal payé et mal réparti. Le MSPP a du mal à structurer le système de santé et à
mettre en place des mécanismes de supervision. Les médicaments essentiels ne sont pas
Rapport de synthèse - CCI
33
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
accessibles aux patients. La réforme du système de soin en périphérie, les Unités
Communales de Santé (UCS), n’a jamais véritablement été mise en place. Ces capacités
d’absorption du système sanitaire sont une contrainte majeure qui souligne l’importance de
créer des partenariats public-privé, et d’utiliser et renforcer les capacités privées et nongouvernemental (ONG) existants dans la provision du PMS.
127.
•
•
•
•
•
La stratégie de transition poursuit cinq priorités :
A court terme, relancer le fonctionnement des principaux hôpitaux du pays en leur
garantissant un approvisionnement permanent en eau et en électricité et en assurant une
évacuation correcte des eaux usées ainsi que le traitement des déchets.
Etendre le Paquet minimum de services à 2.500.000 haïtiens en développant 15 unités
communales de santé (UCS : districts sanitaires). Dans ces UCS, les institutions sont
organisées en réseaux afin d’offrir, grâce à un système de référence et de contre référence,
des soins de proximité et les quatre services de base (médecine, pédiatrie, obstétrique et
chirurgie). Les programmes prioritaires y sont intégrés dans une dynamique de système.
Renforcer la capacité de gestion et de coordination du Ministère de la Santé Publique et
de la Population (MSPP) afin qu’il puisse élaborer et mettre en œuvre une politique de
gestion des ressources humaines, qu’il renforce ses capacités de gestion et d’administration
afin de développer un partenariat privé/public et d’assurer la coordination de la coopération
internationale et des acteurs de santé.
Améliorer l’accès aux soins de la population en général et des groupes vulnérables en
particulier (enfants, femmes enceintes, handicapés, personnes atteintes du VIH/SIDA, grande
pauvreté) par la régulation et la baisse des tarifs pour les médicaments génériques, les
intrants essentiels et les services essentiels (accouchement et césariennes).
Relancer les programmes prioritaires par un système national d’achat et de distribution de
médicaments et d’intrants essentiels couvrant l’ensemble du territoire, par la prévention et la
prise en charge thérapeutique des enfants et des femmes dénutris, des personnes atteintes du
VIH/SIDA et de tuberculose et par des activités de vaccination systématique des enfants de
moins d’un an.
Les besoins en assistance alimentaire au sein de ce secteur sont analysées dans le secteur « filet
de sécurité et protection sociale ».
4.4. Education, Jeunesse et Sports
128. Le système éducatif haïtien souffre d’un triple constat. Le ministère de l’Education
nationale et de la Culture (MENC) manque des moyens pour exercer son rôle normatif et
régulateur dans le système éducatif (capacité stratégique faible, vision non actualisée,
capacité de pilotage limitée, absence de mémoire institutionnelle, inspection insuffisante et
manque de transparence dans l’allocation des financements hors salaires pour la rentrée
scolaire). Et la concertation avec le secteur privé est insuffisante alors que celui ci est
devenu le véhicule principal à travers lequel l’accès à l’éducation est offert (80% de l’offre
scolaire). Une rareté de l’offre de scolarisation persiste, particulièrement dans les zones
pauvres et rurales et le système génère encore beaucoup trop d’exclusions (groupes
Rapport de synthèse - CCI
34
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
vulnérables, abandons scolaires, problème des sur âgés). Environ 500,000 enfants n’ont
encore pas accès à l’éducation de base. Enfin, la qualité et l’efficacité de l’éducation offerte
est très faible avec seulement 35 % des enfants qui atteignent la cinquième année de l’école
primaire. A ces difficultés structurelles, il convient d’ajouter que les quatre mois d’instabilité
politique et sociale, ayant pris fin en mars 2004, ont eu de graves conséquences sur le
système éducatif : classes interrompues, écoles détruites, déscolarisation des enfants et
universités dévastées. Les objectifs et actions envisagées s’inscrivent dans le Plan National
d’Education et de Formation (PNEF), toujours d’actualité, qui définit la politique du
gouverneme nt.
129.
•
•
•
•
La stratégie de transition poursuit quatre priorités :
A court terme, organiser, encadrer et financer les fournitures scolaires et aides pour
la rentrée scolaire de septembre 2004.
Mettre en place de mesures d’appui à la gouvernance en développant les instruments de
régulation et de contrôle de la qualité : amélioration des procédures budgétaires, amélioration
du Plan national de supervision et formation des inspecteurs ; renforcement des moyens
d’information et d’archivage ; développement et mise en place d’un Office de Partenariat, de
moyens d’accréditation et d’évaluation améliorés et d’un instrument de financement
permettant de promouvoir plus d’équité et la qualité dans le secteur privé d’éducation ;
encouragement des acteurs aux processus de décision et de gestion des écoles et
renforcement de leurs capacités de gestion et de proximité ; finalisation de la stratégie
nationale d’action pour l’Éducation Pour Tous (EPT).
Améliorer l’accès et les conditions de l’apprentissage : augmentation de l’offre scolaire
pour répondre à la forte demande d’éducation en vue de l’atteinte des objectifs de l’EPT
(réhabilitation d’écoles, amélioration de l’environnement scolaire, réhabilitation de centres
destinés aux groupes vulnérables); soutien de la demande d’éducation en particulier pour
réduire le coût de scolarisation pour les groupes vulnérables (subventions pour les rentrées
scolaires, pour l’ écolage, le matériel scolaire, les livres et l’uniforme), préparation de la mise
en œuvre du 3ème cycle fondamental professionnel ; réhabilitation des universités et
préparation de la réforme de l’enseignement supérieur.
Améliorer la qualité de l’éducation : formation des enseignants, renouvellement des
programmes, réhabilitation et amélioration des capacités opérationnelles des dispositifs de
formation (dispositif de formation initiale et continue validé, EFACAP – Ecoles
Fondamentales d’Application et Centre d’Appui Pédagogique - et écoles associés
réhabilitées) ; remobilisation des personnels ; diffusion des programmes ; révision des
programmes et des méthodes d’alphabétisation.
130. Le secteur de formation professionnelle est aussi fragmenté. L’accès est largement
réservé à une minorité d’Haïtiens. La plupart des travailleurs (80%) ne répondent pas aux
critères existants de sélection des programmes ou ne sont pas acceptés en raison du manque
de places dans les écoles professionnelles. Seulement 6 sur 1.000 travailleurs sur le marché
du travail possèdent un diplôme ou un certificat dans un domaine technique ou professionnel.
Rapport de synthèse - CCI
35
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
131. Pour répondre aux besoins d’une main d’œuvre qualifiée et bien formée, la stratégie de
transition poursuit trois priorités :
•
•
•
Faciliter l’accès et augmenter la pertinence et la qualité de la formation professionnelle
fournie par les centres publics et privés (centres réhabilités ou nouveaux centres).
Renforcer la capacité de gouvernance de l´Institut National de Formation
Professionnelle (INFP).
Identifier et répondre aux demandes de formation sur le marché de travail en mettant
l’emphase sur la génération de revenus dans le secteur informel (recrutement et la formation
de professeurs).
132. L'augmentation du nombre d´institutions d’enseignement supérieur a facilité, durant ces
dernières années, l´accès d’un plus grand nombre de jeunes à une formation de niveau plus
élevé. La population étudiante a presque doublé de 1986 à 1996. Malheureusement, une
politique d’accès équitable à l’université reste encore à adopter. Les taux d’abandon restent
forts élevés. Les quatre mois d’instabilité politique et sociale ont eu de graves conséquences
sur le secteur universitaire : cinq facultés ont été endommagées, dont une pratiquement
détruite. Les autres facultés font face à des difficultés de fonctionnement, à un manque de
matériel informatique et pédagogique, à la pénurie et la vétusté du mobilier scolaire.
133.
•
•
•
La stratégie de transition poursuit trois priorités :
Réhabiliter les universités et facultés endommagées lors de événements de 2004 pour
assurer une reprise normale des activités académiques, en septembre 2004.
Améliorer le statut des étudiants afin de limiter le taux d’abandon: restaurants
universitaires, bourses d’études.
Préparer une réforme de l’enseignement supérieur avec les objectifs d’améliorer l’accès
ainsi que la qualité des formations offertes.
134. Par son poids démographique, son dynamisme et son engagement, la jeunesse haïtienne
constitue un facteur clé dans tout processus de construction de la démocratie et de mise en
place de conditions pour le développement économique et le progrès social. Une place
spéciale doit être accordée aux sports dans cette période, compte tenu de son importance dans
la cohésion sociale. Les actions de la Secrétairerie d’État à la Jeunesse, aux Sports et au
Civisme viseront aussi les groupes vulnérables : jeunes en situation de chômage, jeunes en
milieu défavorisé, jeunes délinquants, jeunes sans métiers et jeunes touchés par les problèmes
d’alcoolisme et d’autres dépendances.
4.5. Culture, médias et communication
135. La culture, les médias et les communications peuvent et doivent jouer un rôle de premier
plan, car en surimpression de tous les problèmes de fond que connaît la société haïtienne, se
greffe aujourd’hui une culture d’affrontement et d’exclusion. Les Haïtiens sont en train de
perdre leur identité et les valeurs de solidarité et d’entraide qui leur servaient de référence.
Leur patrimoine matériel et immatériel s’effrite progressivement et les institutions culturelles
Rapport de synthèse - CCI
36
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
du pays n’ont pas la capacité de freiner cette dégradation généralisée. La culture, les arts et
l’artisanat haïtiens font partie des principaux atouts dont dispose le pays sur le plan de la
compétitivité mondiale. Or ils n’ont bénéficié jusqu’à présent que de très peu d’appui, tant
gouvernemental que privé.
136. Du côté des médias et des communications, la situation est peu structurée. Le marché
foisonne de médias privés peu réglementés (principalement des radios). Cependant, il y a très
peu de couverture nationale, l’essentiel de la programmation et de la diffusion étant
concentrée dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et quelques grandes villes. En ce qui
concerne plus spécifiquement l’information, malgré quelques entorses sérieuses à la liberté
de la presse, il semble cependant qu’elle est en voie d’acquisition. Le journalisme est
principalement un journalisme d’opinion avec peu de moyens.
137. Le récent Indice d’Accès Numérique (DAI) calculé par l’Union Internationale des
Télécommunications (UIT) place Haïti en 152ème position sur 178 pays pour l’accès aux
technologies d’information et de communication. Les contraintes principales sont le manque
de personnel qualifié, le très faible niveau de revenus des individus et l’absence de structures
d’accueil et d’infrastructures. Le domaine « .ht » vient d’être lancé par le consortium de
gestion, fruit d’un partenariat entre les secteurs universitaire, public et privé.
138.
•
•
•
•
La stratégie de transition poursuit six priorités :
Renforcer la capacité des institutions culturelles et des médias publics et privés :
réhabilitation des installations et des équipements des institutions culturelles ; renforcement
des capacités de production et de diffusion de la Télévision Nationale d’Haïti et de la Radio
Nationale d’Haïti, en particulier pour accompagner le processus électoral de 2005 ;
renforcement des capacités des services de communication de l’État ; création de nouveaux
centres de référence culturelle ; appui pour l’élaboration d’un cadre réglementaire sur
l’utilisation des ondes, de la câblodistribution, des satellites et de l’Internet.
Renforcer le rôle de la culture et des médias dans la promotion d’une société pluraliste
et démocratique : intégration et participation plus active des femmes et des populations
défavorisées ou exclues ; organisation d’événements ; campagnes de sensibilisation ;
professionnalisation des journalistes ; révision du cadre légal des médias étatiques ;
élaboration d’un projet de loi cadre sur le contenu des médias électroniques, de l’édition et de
l’affichage.
Sauvegarder, protéger et gérer le patrimoine culturel haïtien, matériel et imma tériel :
élaboration d’une politique publique pour la diffusion de ce patrimoine ; inventaire puis mise
en valeur, protection, aménagement et restauration des sites culturels et des édifices
patrimoniaux les plus menacés, adoption de mesures de sauvegarde et de valorisation du
patrimoine immatériel
Protéger et promouvoir la culture haïtienne en renforçant les arts, l’artisanat et la
production culturelle, audiovisuelle et électronique nationales : création d’un Fonds et
d’un concours d’appui à la création ; élaboration d’une réglementation et de mécanismes de
mise en œuvre dans le domaine des droits d’auteur et de la condition de l’artiste ; appui pour
le regroupement professionnel de créateurs, d’artistes et d’artisans.
Rapport de synthèse - CCI
37
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
•
Favoriser l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) au
plus grand nombre : accès à l’information dans certaines sections communales par la mise
en place de cyberpoint PIC (points d’information et de communication).
Développer et valider une politique nationale de l’information ainsi que son cadre
régulateur.
Il faut rajouter l’objectif transversal du renforcement du rôle de la culture et des médias dans
l’éducation populaire mise au service des grands objectifs du développement durable en Haïti.
4.6. Sécurité alimentaire
139. Le bilan alimentaire global de l’année 2003 est globalement équilibré : la production
locale a satisfait 44% des besoins, les importations 49% et l’aide alimentaire 7%. Cependant,
on assiste néanmoins depuis plusieurs années à un recul de la part de la production nationale
par rapport aux importations commerciales. Les sorties de devises nécessaires pour couvrir
les importations alimentaires sont de plus en plus importantes : elles représentent 81% de la
valeur totale des exportations en 2003. Les populations les plus vulnérables sont les ménages
ruraux ayant un accès très réduit au foncier et les foyers monoparentaux dirigés par des
femmes. L’insécurité alimentaire se traduit par des taux de malnutrition élevés, notamment
chez les enfants de mo ins de cinq (5) ans : 23% de ces enfants souffrent de malnutrition
chronique, 5% de malnutrition aiguë et 17% d’insuffisance pondérale. 2/3 des foyers ruraux
seraient ainsi en insécurité alimentaire forte. Haïti est par ailleurs exposé à de nombreux
risques naturels (cyclones, inondations, sécheresses, tremblements de terre) et anthropiques
(dégradation de l’environnement, conflits terriens) susceptibles d’affecter les conditions de
sécurité alimentaire de la population. Le problème de la sécheresse revêt une ampleur
nationale. On estime à 400.000, le nombre de ménages de paysans pauvres vivant dans les
zones rurales sensibles à la sécheresse (nord-ouest, nord, nord-est, sud-est, sud). Tout cet
ensemble de menaces constitue une situation à haut risque, nécessitant de façon impérative
un plan de contingence et une analyse de la vulnérabilité permettant de piloter rapidement les
interventions, ainsi qu’un système d’alerte précoce efficace articulé avec un système de suivi
de l’insécurité alimentaire et de la vulnérabilité.
140. La stratégie de transition souhaite assurer l’harmonisation des interventions
intersectorielles et interinstitutionnelles sur les problématiques complexes de politique
alimentaire et le renforcement de la sécurité alimentaire et de gestion des risques en se
concentrant sur 4 priorités: renforcement du cadre institutionnel et juridique de la
Coordination Nationale de la Sécurité alimentaire (CNSA); création et animation d’un
Observatoire Permanent de la situation d’insécurité alimentaire (collecte/diffusion des
informations, études, animation des groupes thématiques, actualisation du Plan national de
sécurité alimentaire); mise en place de structures de concertation (nationales,
départementales et locales) sur l’agriculture, la sécurité aliment aire et la gestion des risques;
implémentation/optimisation de systèmes d’alerte précoce fonctionnant en synchronisation
avec les développements de plans de contingence sur les risques récurrents et potentiels qui
affectent la sécurité alimentaire nationale.
Rapport de synthèse - CCI
38
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
4.7. Amélioration des bidonvilles
141. Malgré le fait que la population haïtienne est encore à majorité rurale, le degré
d’urbanisation de la population est passé de 25% en 1982 à 40% en 2003, ce qui fait d’Haïti
un pays à « urbanisation tardive » avec une forte concentration sur l’aire métropolitaine de
Port-au-Prince (AMPAP). Le taux annuel moyen d’accroissement de la population urbaine a
été de 4.7% pour 1982-2003, à comparer aux 2.2% pour le taux d’accroissement national.
Les bidonvilles se caractérisent par le résultat d’une urbanisation sauvage, spontanée ou
informelle mais aussi la conséquence de la progressive détérioration des quartiers
conventionnels. Cette situation est aussi la conséquence visible d’une absence de politique
urbaine régionale intégrée qui favoriserait une meilleure répartition de la population dans le
pays et découragerait les migrations vers Port-au-Prince et les villes secondaires du pays. Les
bidonvilles sont généralement localisés près des possibles sources d'emplois/occupations
pour ses habitants, et souvent sur des terrains qui présentent des risques pour la santé et dans
des conditions environnementales très fragiles. L’exiguïté est telle que plus de 60% des
logements dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince n’ont qu’une chambre à coucher pour
4-6 personnes. La forte densité et le manque d’opportunités économiques aggravent la
précarité et la vulnérabilité des populations urbaines et produisent aussi beaucoup de violence
et de délinquance. Enfin il faut noter que le secteur urbain a souffert d’un manque de volonté
politique, à l’échelle centrale ou décentralisée, d’un manque de moyens et d’une mauvaise
répartition des tâches entre les différentes institutions publiques.
142. Toute action volontariste dans le secteur urbain est conditionnée à la reconnaissance d’un
« droit à la ville » (régularisation des droits fonciers), à la régularisation de l’occupation du
sol (plan minimal d’urbanisme), et à des programmes d’investissements progressifs pour
« l’amélioration de l’habitat » (nouveaux logements, relocalisation).
143.
•
•
•
La stratégie de transition poursuit trois priorités :
Améliorer physiquement certains bidonvilles dans l’AMPAP et dans les villes secondaires
du pays.
Préparer la formulation participative d’un Programme nationa l d’amélioration de
l’habitat urbain, en étapes successives et couvrant tous les principaux centres urbains du
pays pour contribuer à une meilleure gestion intégrée du secteur.
Renforcer institutionnellement le MPECE, MTPTC, EPPLS et les Mairies des communes
sélectionnées.
4.8. Gestion de déchets solides
144. Il existe peu de chiffres sur la production de déchets solides en Haïti. Les hypothèses
retiennent une génération annuelle d’environ 589.000 tonnes/an sur l’AMPAP, de 191.000
tonnes/an dans les plus importantes villes secondaires et de 766.000 tonnes/an dans les
régions rurales et les petites villes. De nombreux quartiers dans les villes ne reçoivent pas le
Rapport de synthèse - CCI
39
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
service de ramassage, généralement privatisé donc onéreux. Il faut noter qu’il n’y a pas de
séparation entre les déchets ménagers, ceux des entreprises, des hôpitaux et les débris de
construction. Le taux de collecte est estimé à moins de 30% sur l’AMPAP. Dans les autres
villes, les déchets sont généralement déversés dans les rivières et finissent donc sur le littoral.
Il faut ajouter que le cadre légal n'est pas suffisamment clair à propos des rôles des
acteurs/intervenants, surtout en ce qui concerne l'AMPAP et il manque de normes
techniques, de dispositifs financiers adéquats, de mécanismes de coordination et d’une réelle
stratégie de ramassage et de traitement des déchets.
145. Les actions en gestion des déchets solides visent à mettre le pays sur la voie d'une gestion
des déchets solides, durable, saine, abordable et qui reflèterait non seulement des priorités
environnementales mais aussi les besoins critiques de créer de l'emploi et de valoriser les
matériaux jetés par la société.
146.
•
•
•
La stratégie de transition poursuit trois priorités :
Assurer la collecte/ramassage effective et efficace des déchets solides dans l'aire
métropolitaine de PAP et les principales communes secondaires. D’ici septembre 2004,
une forte réduction des ordures dans les zones urbaines (non-bidonvilles) est envisagée.
L'enlèvement de la quasi-totalité des ordures dans les rues, ravins/rivières/ plages et le réseau
de drainage à AMPAP, les principales communes secondaires, et dans d'autres communes,
est également à entreprendre comme une activité d'urgence dans le cadre du CCI, avec une
participation active du secteur privé et de la population.
Assurer un traitement/élimination des déchets solides adéquat et qui répond aux
normes sociales et environnementales : réhabilitation de la décharge à Truttier ; gestion de
déchets médicaux ; actions semblables dans les décharges des principales villes secondaires
afin de les doter de sites de traitement et d'élimination avec un respect de l’environnement.
Renforcer le cadre légal, institutionnel et financier au niveau national et au niveau
municipal : Il y a un besoin urgent d'une entité capable de donner un appui à long terme aux
communes et à la SMCRS dans la gestion des déchets solides, ainsi qu’à d’autres institutions
publiques. Un décret devrait être adopté pour créer une Agence nationale des déchets (AND).
Un "Plan national de gestion des déchets solides" devrait être élaboré, incluant la
sensibilisation et l’organisation des communautés (quartiers) dans le processus de
ramassage/collecte.
4.9. Filets de sécurité et protection sociale
147. Parmi les risques auxquels la population haïtienne est exposée, ceux qui demandent une
attention immédiate sont : les risques politiques et sécuritaires liés au manque de respect des
droits fondamentaux et exacerbés par l’insécurité et l’impunité ; les risques économiques liés
à la précarité de l’emploi et donc à la difficulté de faire face aux dépenses essentielles ; les
risques sociaux liés au manque d’accès aux services de santé, à la nutrition et à l’éducation ;
et les risques liés à l’exclusion sociale. Les groupes les plus vulnérables incluent : les enfants
en situation de grande vulnérabilité (en domesticité, en conflit avec la loi, affectés par le
SIDA), les ménages extrêmement pauvres dirigés par une femme, les vieillards démunis, les
Rapport de synthèse - CCI
40
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
personnes handicapées et les rapatriés. La couverture des interventions publiques et privées
pour la gestion des risques est largement déficitaire. Le Ministère des Affaires Sociales et du
Travail (MAST), avec de vastes responsabilités en matière de protection sociale, gere un
ensemble de structures dont les interventions d’assurance et d’assistance sociale demeurent
très segmentées, éparpillées et sans impact significatif. Une partie de cette lacune a été
comblée par le secteur non gouvernemental, qui, à l’heure actuelle apporte la plupart des
services de protection sociale. Toutefois ces acteurs (ONG et secteur privé) n’arrivent à
couvrir qu’une partie infime des besoins et travaillent en dehors de la supervision du MAST.
Faute d’encadrement et de coordination, leurs actions sont de qualité très variable. L’absence
d’une stratégie pour le moyen et long terme ne fait qu’augmenter les difficultés dérivant de
l’insuffisance des ressources humaines et financières. En fin de compte, les gestionnaires
actifs des risques sont les ménages haïtiens.
148. L’analyse des besoins les plus prioritaires, ainsi que des capacités actuelles et potentielles
de les satisfaire, suggère une stratégie qui combine les différentes approches à la gestion du
risque (réduction, atténuation et assistance) en se concentrant sur un nombre restreint de
risques et d’interventions. En même temps, il s’agit de mettre à profit les avantages
comparatifs des différents acteurs, en insistant d’un côté sur les responsabilités du
gouvernement en termes de politiques, de coordination, de supervision et d’évaluation, et de
l’autre côté sur la capacité opérationnelle du secteur privé et civile.
149.
•
•
•
•
•
•
La stratégie de transition poursuit six priorités :
Poser les bases du respect des droits fondamentaux des haïtiens avec l’octroi de
documents d’identité (campagne massive d’information et de sensibilisation pour les actes de
naissance, simplification des procédures, renforcement des capacités institutionnelles).
Réduire la malnutrition tout particulièrement pour les groupes les plus vulnérables (soutien
aux cantines scolaires, campagnes de déparasitage, restaurants universitaires, suppléments
nutritionnels et autres services aux enfants en bas age et aux femmes enceintes et allaitantes,
distribution d’aliments en zones de déficit alimentaire).
Améliorer l’accès aux soins de santé avec la micro-assurance.
Impulser le développement communautaire par le biais des transferts financiers de
l’extérieur (création d’un Fonds de solidarité en partenariat avec la société civile, le secteur
privé et les bailleurs pour financer des projets communautaires identifiés de manière
participative).
Offrir des services d’assistance sociale aux plus vulnérables.
Renforcer les capacités du Ministère des Affaires sociales et du Travail.
B. Thématiques transversales
150. Quatre thématiques transversales ont été identifiées dans le CCI : prévention des crises,
droits humains, approche genre et VIH/SIDA. Ces quatre thématiques se retrouvent à
l’intérieur du travail de chaque groupe thématique. Néanmoins, compte tenu de leur caractère
transversal, elles mérit ent une attention particulière.
Rapport de synthèse - CCI
41
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
151. La prévention des crises concerne à la fois la réduction des risques politiques et des
risques d’origine naturelle. En ce qui concerne la prévention des crises politiques, une
analyse préliminaire a été conduite et devrait être enrichie dans le cadre de la préparation du
DSRP. Elle identifie les facteurs et les acteurs de la crise en Haïti, ainsi que les opportunités
pour la stabilisation. L’analyse montre qu’Haïti fait face à un risque politique majeur,
entretenu par des facteurs d’instabilité à la fois structurels et conjoncturels. Le CCI veut ainsi
initier une dynamique de réduction de risque.
•
•
•
•
En ce qui concerne les causes politiques de la crise, le CCI prévoit la promotion d’un vrai
dialogue national, l’aboutissement d’un processus électoral crédible et honnête, le
renforcement institutionnel de l’État et la lutte contre la corruption.
Quant aux aspects sécuritaires, l’approche préventive vise : le renforcement de la police
nationale, la lutte contre l’impunité, le désarmement effectif et la stabilisation de la situation
avec l’appui de la MINUSTAH en étroite collaboration avec les organisations régionales,
OEA et CARICOM.
Pour les facteurs économiques de la crise, le CCI envisage la création d’un grand nombre
d’emplois, le relance du secteur privé, la mobilisation active de la diaspora, le paiement de
taxes par les citoyens, la stabilité des prix et l’intégration régionale et internationale du pays.
Face aux racines socioculturelles de la crise, le CCI prévoit l’amélioration des bidonvilles, la
participation plus effective de la population dans le développement local et le renforcement
des liens entre secteurs privé et public afin de restaurer le niveau de confiance des haïtiens
envers leurs institutions.
Parallèlement, des mesures spécifiques pour la réduction du risque des désastres naturels sont
prévues dans le cadre du CCI, afin de réduire la vulnérabilité aux menaces naturelles, la plus
élevée de la région des Caraïbes.
152. Les droits humains sont au cœur du concept de la citoyenneté. Ils sont aussi un élément
essentiel de la prévention des crises. Les droits civils et politiques ainsi qu’économiques,
sociaux et culturels sont définis par la Constitution de 1987 et réaffirmés par une série de
Conventions internationales signées et ratifiées par Haïti. Ils sont traités en particulier dans le
domaine de la sécurité, de la justice et des institutions pénitentiaires. Néanmoins, les droits
des enfants, le droit à l’éducation ou le droit à la santé représentent aussi une préoccupation
majeure des interventions du CCI, en particulier dans l’Axe 1 (Assurer une meilleure
gouvernance politique et promouvoir le dialogue national) et l’Axe 4 (Améliorer l’accès aux
services de base).
153. La problématique du genre est inscrite dans une approche fondée sur les droits. Cela
implique donc que l’action visant l’égalité entre les sexes trouve sa pertinence dans un
ensemble de conventions internationales relatives aux droits de la personne et plus
particulièrement aux droits des femmes. La problématique de l’égalité entre les sexes
demeure, malgré les prescrits constitutionnels, l’un des enjeux majeurs pour un
développement équitable et durable en Haïti. La réponse aux inégalités entre sexes dans le
champ économique, éducatif et sanitaire a été abordée dans les quatre axes du CCI.
Rapport de synthèse - CCI
42
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
154. Cependant, sur le plan politique, les principales caractéristiques de la condition féminine
sont : une sous-représentation au sein des partis politiques et d’organes décisionnels, un
faible taux de participation dans le jeu politique et dans des postes de prises de décision au
sein de l’appareil étatique, et un manque de prise en compte des droits des femmes au sein
des politiques et programmes publics. Par ailleurs, malgré un arsenal d'outils juridiques qui
confirment l'égalité des femmes, le cadre légal haïtien comporte des lois discriminatoires à
leur égard.
155. Au delà des interventions prévues dans les quatre axes du CCI, la période de transition
sera mise à profit pour consolider la fonction transversale du Ministère de la condition
féminine et du droits des femmes (MCFDF). L’équité de genre, facteur primordial de la
cohésion sociale, reprendra donc une place centrale.
156.
•
•
•
La stratégie de transition poursuit trois priorités :
Préparer et promouvoir la mise en place d’un cadre juridique et normatif conforme aux
conventions internationales en matière des droits des femmes.
Promouvoir la mise en place des politiques et programmes gouvernementaux favorisant
la prise en compte de la dimension genre et agissant sur la condition féminine et
l’amélioration des conditions de vie des femmes ; y compris la violence contre les femmes et
la participation politique.
Renforcer la capacité du MCFDF de remplir de manière efficace et efficiente son rôle
transversal et son rôle d’appui aux mouvements des femmes.
157. Le VIH/SIDA constitue une menace sérieuse pour l’ensemble des domaines couverts par
le CCI. Avec un taux de prévalence de 5%, la problématique du VIH/SIDA dépasse
largement une approche exclusivement sanitaire et le gouvernement s’engage dans le cadre
du CCI à apporter une réponse intégrée à cette problématique cruciale de développement.
158.
•
•
La stratégie de transition poursuit deux priorités :
Renforcer la prévention et la prise en charge thérapeutique des personnes atteintes du
VIH/SIDA (mettre en place de centres de dépistage volontaire et PTME, et de centres
d’excellence pour traitement aux ARV ; sensibilisation de la population ; distribution de
condoms).
Améliorer l’intégration des programmes contre le VIH/SIDA, tuberculose et malaria
qui bénéficient de financements importants du Fonds mondial.
C. Besoins de financements du CCI
159. Les besoins globaux de financement pour la mise oeuvre du CCI sur la période juillet
2004–septembre 2006 sont estimés à environ 1,37 milliards de $US. Les ressources internes
disponible du budget nationale pour les activités du CCI se chiffre à environ 127 millions de
$US. De même, environ 315 millions de $US des ressources externes sont déjà disponibles
pour le financement de programmes et projets ayant fait l’objet des conventions signées entre
Rapport de synthèse - CCI
43
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
les bailleurs de fonds et le Gouvernement d’Haïti ce qui laisse un écart de 924 millions de
$US à financer. Sur ce montant, environ 145 millions de $US correspondent au financement
requis pour le reste de l’année fiscale (l’année fiscale d’Haïti commence en octobre et se
termine en septembre) en cours (juillet-septembre 2004), 426 millions de $US correspondent
à l’année fiscale 2004-05 et 353 millions de $US à l’année fiscale 2005-06.
160. Le tableau 1 détaille les besoins de financement pour les axes prioritaires et les groupes
thématiques couverts par le CCI. Les coûts identifiés pour chaque groupe sont largement
concentrés sur la réhabilitation physique, la restauration des services de base et le soutien au
renforcement institutionnel aux niveaux national et local (y compris au sein des
communautés de base). Ces estimations ont été faites par les groupes thématiques et validées
par les Ministères concernés ; et la disponibilité de ressources internes a été confirmée par le
Ministère de Finances. L’information détaillée sur les coûts (décomposée par type de
dépenses et par activité) figure dans les documents thématiques qui sont accessibles sur le
site web «http://Haiticci.undg.org». Il est important de noter que le montant du financement
recherché ne reflète pas la totalité des besoins possibles du pays aujourd’hui. En effet, le
principe qui a guidé à la fois la préparation du CCI et l’estimation des coûts pour sa mise en
oeuvre a été d’identifier des objectifs qui peuvent être atteints de manière réaliste pendant la
période couverte par le CCI, compte tenu des priorités de la stratégie nationale, de la capacité
actuelle d’absorption du pays, de la séquence recommandée des activités, et des cycles de
financement des bailleurs de fonds.
161. Bien que le Gouvernement ait l’intention d’augmenter ses recettes et a alloué des
ressources internes pour financer les interventions envisagées dans le CCI, la plus grande
partie de l’écart de financement identifié va nécessiter l’assistance des bailleurs de fonds. La
mise en œuvre réussie du CCI demandera un rythme soutenu de décaissements—et un
démarrage rapide des activités de soutien au CCI—pour pouvoir atteindre les objectifs
identifiés. Ceci ne peut être atteint que si les engage ments sont mis en oeuvre en début de
période autant que faire se peut, de manière à ce que d’importants projets et programmes
soient lancés dès la fin des trois premiers mois. En outre, les dons doivent être privilégiés
dans la mesure du possible, pour éviter un alourdissement du fardeau de la dette.
162. Le calendrier et les modalités de mise en oeuvre du CCI sont plus difficiles à prévoir que
les besoins de financement, compte tenu de leur forte dépendance des capacités
institutionnelles. Les chiffres présentés dans le tableau 1 reflètent la meilleure estimation
possible de la capacité des institutions nationales à absorber les ressources externes et à
planifier et mettre en place des programmes. A cet égard, des hypothèses ont été faites
concernant les étapes de la période de transition gouvernementale. Il convient toutefois
d’avoir présent à l’esprit que la capacité d’absorption n’est pas statique; l’expérience montre
qu’elle peut augmenter au fur et à mesure que la mise en œuvre de programmes progresse.
Lors de l’élaboration du CCI, un soin particulier a été apporté à l’identification
d’interventions qui renforcent la capacité d’absorption à la fois du secteur public et du
secteur privé. Dès lors, il est recommandé que les besoins de financement soient réexaminés
au fur et à mesure que la capacité d’absorption augmente dans le pays.
Rapport de synthèse - CCI
44
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
TABLEAU 1 – ESTIMATION DES COUTS
(En millions de Dollars US)
TOTAL
RESSOURCES
BESOINS CCI
INTERNES
1 Assurer une Meilleure Gouvernance Politique et Promouvoir le Dialogue
GAP
172.9
18.9
1.8
152.2
1.1 Sécurité, Police et DDR
108.7
16.0
0.0
92.7
1.2 Justice, Institutions Pénitentiaires et Droits Humains
24.2
0.0
1.8
22.4
1.3 Processus Electoral et Dialogue National
40.0
2.9
0.0
37.1
164.8
95.1
9.8
59.9
2.1 Gouvernance Economique
22.5
0.0
2.6
19.9
2.2 Renforcement des Capacités Institutionnelles
101.6
95.1
0.0
6.6
2.3 Aménagement du Territoire, Développement Local et Décentralisation
40.7
0.0
7.2
33.5
526.4
6.2
177.9
342.3
0.0
0.0
0.0
0.0
92.4
0.0
0.0
92.4
3.3 Création Rapide d’ Emplois et Micro-finance
100.7
0.0
65.0
35.7
3.4 Développement du Secteur Privé/PME/PMI
29.1
0.0
5.5
23.6
3.5 Agriculture
118.0
3.2
28.9
85.8
3.6 Routes et Transport
161.1
3.0
77.0
81.1
3.7 Protection et Réhabilitation de l’Environnement
26.3
0.0
2.7
23.6
447.1
7.0
124.7
315.5
National
2 Renforcer la Gouvernance Economique et Contribuer au Développement
Institutionnel
3 Favoriser la Relance Economique
3.1 Stabilité Macro-Economique
1
3.2 Electricité
2
4 Améliorer l’Accès aux Services de Base
4.1 Aide Humanitaire d’Urgence 3
..
..
..
..
4.2 Eau et Assainissement
80.1
0.0
32.3
47.8
4.3 Santé et Nutrition
134.9
5.5
47.2
82.2
4.4 Education, Jeunesse et Sport
125.1
0.0
42.9
82.2
4.5 Culture, Médias et Communication
12.3
0.0
0.0
12.3
4.6 Sécurité Alimentaire
1.8
0.1
0.4
1.3
4.7 Gestion de Déchets Solides
35.3
0.0
0.0
35.3
4.8 Amélioration des Bidonvilles
28.5
0.0
0.0
28.5
4.9 Filet de Sécurité et Protection Sociale
29.0
1.4
1.8
25.8
1,312.4
127.1
315.4
870.0
Autres
53.9
0
0
53.9
5.1 Apurement des Arriérés4
53.9
0
0
53.9
TOTAL (GT 1 à 4) - millions de $US
5
RESSOURCES
EXTERNES
TOTAL GLOBAL (GT 1 à 5) - millions de $US
1,366.3
127.1
315.4
923.9
1. Bien qu'il n'y ait pas de dépenses spécifiques liées à l'objectif de stabilisation macroéconomique, le Gouvernement oeuvre à la stabilisation de l'économie dans
le cadre d'un programme macroéconomique défini en consultation avec les services du FMI.
2. On estime que les programmes et projets pour création d'emploi rapide ayant déjà fait l'objet des conventions signées pourront créer environ 350.000 emplois
(personne-mois) sur la période du CCI en plus de ceux qui pourront être créer avec les ressources indiqués dans le tableau 1.
3. Un certain nombre des activités liées aux besoins humanitaires a été pris en compte par le CCI dans la formulation des priorités et des objectifs à atteindre avant
Septembre 2004, en particulier ceux concernant les secteurs de santé, éducation, environnement et filet de sécurité social. Cependant, les besoins de financement
du CCI ont été calculés séparément des besoins humanitaires urgents présentés dans l'Appel Haïti Flash (voir Tableau 2) ainsi que des besoins additionnels
résultants des récentes inondations dans la région sud-est du pays.
4. Apurement des arrières multilatéraux d'ici Sept. 2004 et traitement des arrières bilatéraux en termes du Club de Paris en AF04-05.
Rapport de synthèse - CCI
45
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
163. Les réalités socio-économiques d’Haïti sont telles qu’il est difficile de séparer les
importants besoins humanitaires des besoins de développement. Un certain nombre de
thèmes liés aux besoins humanitaires ont été pris en compte par différents groupes
thématiques du CCI dans la formulation des priorités et des objectifs précis à atteindre avant
septembre 2004, en particulier ceux concernant le développement d’une capacité
institutionnelle en matière de prévention de crises dans les zones sensibles ainsi que dans les
secteurs sociaux. Cependant, les besoins globaux de financement du CCI ont été calculés
séparément des besoins humanitaires urgents présentés dans l’Appel Haïti Flash ainsi que des
besoins additionnels résultants des récentes inondations dans la région sud-est du pays. Au 14
juin, la portion non financée de l’Appel Haïti Flash lancé en mars 2004 pour une période de
six mois était de 24,3 million de dollars US (voir tableau 2). Très prochainement une analyse
additionnelle va être conduite par les agences humanitaires de manière à disposer d’une mise
à jour des besoins humanitaires urgents et des besoins de financement dans ce domaine ne
pas couverts par le budget de CCI, pour présentation à la communauté des bailleurs de fonds
dès que possible.
164. Le cadre macro-économique du gouvernement dans sa version actuelle incorpore des
estimations de coûts préliminaires pour certaines interventions du CCI, mais il a été défini
avant la fin de l’exercice d’estimation des coûts des groupes thématiques du CCI et avant la
conférence de juillet. Après la conférence de juillet, le Gouvernement a l’intention de réviser
le cadre macro-économique défini récemment en consultation avec les services du FMI et de
préparer le budget pour l’année fiscale 2004-05 sur la base des priorités du CCI et en tenant
compte des financements qui auront été mobilisés à la conférence de juillet. Il est
recommandé que les experts qui ont assisté le Gouvernement dans la préparation des
documents thématiques et de l’estimation des coûts du CCI soient disponibles pour assister le
Gouvernement dans la préparation du budget 2004-05 de manière à s’assurer de la parfaite
intégration du CCI dans le budget 2004-05.
Tableau 2: Appel à l’aide conjoint des Agences des Nations Unies pour
Haiti Flash Appeal 2004
Sommaire des besoins et contributions – Par organisation sollicitant
14 Juin 2004
Compilé par OCHA sur la base d’informations fournies par les organisations sollicitant respectives (en Dollars US)
Organisation
Sollicitant
Besoins
Initiaux
Besoins
révisés
FAO
4,000,000
4,000,000
0
0
303,600
OCHA
OHCHR
PAHO/WHO
UN Habitat
UNDP
UNDP/UNESCO
ORD
UNESCO
UNFPA
UNICEF
UNIFEM
WFP
Grand Total
408,100
8,700
3,210,000
597,000
3,261,700
984,900
408,100
8,700
3,210,000
597,500
3,261,700
984,900
725,089
0
1,366,770
0
0
365,133
500,000
2,457,726
8,664,772
168,250
10,813,214
35,074,862
500,000
2,457,726
8,664,772
168,250
10,813,214
35,074,862
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1,096,249
0
0
3,553,241
Rapport de synthèse - CCI
Surplus
Fonds
promis
46
Contributions
Ressources
Totales
disponibles
Besoins
Non
couverts
% couvert
303,600
3,696,400
7.6%
112,995
0
625,564
0
68,966
621,158
838,084
0
1,992,334
0
68,966
986,291
-429,984
8,700
1,217,666
597,500
3,192,734
-1,391
100%
0.0%
62.1%
0.0%
2.1%
100%
0
0
634,329
0
4,860,546
7,227,158
0
0
1,730,578
0
4,860,546
10,780,399
500,000
2,457,726
6,934,194
168,250
5,952,668
24,294,463
0.0%
0.0%
20.0%
0.0%
45.0%
30.7%
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
D. Mécanismes de coordination de l’aide et de suivi du CCI
165. La période 1994-2004 a été caractérisée par une coordination insuffisante de l’aide
internationale, par le recours trop fréquent à des struc tures parallèles et par le manque de
confiance entre les bailleurs de fonds et le gouvernement. Il faut aussi mentionner une
relative inefficacité de la conditionnalité de l’aide, le manque de réflexion sur les rôles et
responsabilités des institutions étatiques ainsi que des communications inadéquates avec le
peuple haïtien. Il y a lieu aussi de s’interroger sur l’impact négatif de l’aide massive puis du
retrait soudain ou de la réorientation des principales coopérations internationales. Les
conséquences ont été un affaiblissement progressif des fonctions de coordination et de
contrôle des agences centrales, du MPECE et du MEF avec comme corollaire une
fragmentation de la vision d’ensemble et une difficulté exreme d’assurer la cohérence entre
les interventions.
166. Pour ces raisons, le gouvernement haïtien et les donateurs accordent une importance
capitale à la coordination entre tous les acteurs pour la relance durable du pays. L’élaboration
du CCI a initié un dialogue et un travail conjoint avec les autorités du gouvernement de
transition et, au niveau des groupes thématiques, avec les ministères sectoriels et les
représentants de la société civile. La mise en œuvre du CCI et surtout la transition entre la
réponse initiale et l’instauration d’une véritable stratégie de réduction de la pauvreté, vont
requérir une intégration des différents mécanismes de coordination, tant au niveau de la
partie haïtienne, gouvernement et société civile, que de la communauté internationale.
167. Dans la mesure du possible et en tenant compte des spécificités des différents partenaires,
la coordination demande une harmonisation des pratiques. Cette harmonisation suppose que
les bailleurs de fonds adoptent des mécanismes fonctionnels d’échanges d’information, de
simplification et de rationalisation des procédures. Il doit aussi y avoir accord sur la
planification, sur la mise en œuvre et sur le suivi des programmes et des projets.
168.
•
•
•
•
•
Ce mécanisme de dialogue et de coordination doit permettre de :
Faciliter un dialogue participatif et inclusif de l’ensemble de la société haïtienne autour du
CCI, favoriser la participation active de la société civile dans les mécanismes de
coordination.
Mettre à disposition des fonds en proportion avec la réelle capacité d’absorption et de
réalisation du pays afin d’éviter une pression sur les capacités d’exécution.
Favoriser l’harmonisation de la “demande” de financements et de “l’offre” de
ressources de la communauté internationale, incluant aussi les ONG.
Intégrer verticalement la coordination au niveau de l’État haïtien avec le renforcement des
fonctions centrales de coordination et le renforcement du contrôle budgétaire à tous les
niveaux : Primature, MPECE, MEF et ministères sectoriels.
Coordonner les interventions entre les agences internationales et faciliter une
harmonisation des pratiques.
Rapport de synthèse - CCI
47
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
•
•
Gérer de façon coordonnée le renforcement des capacités institutionnelles de l’Etat.
Permettre une transition entre la phase de stabilisation et une stratégie de réduction de la
pauvreté.
169. La composition et le mandat des différentes structures et mécanismes prévus délibératifs
tiennent compte d’une part, du contexte politique de transition, du rôle de la société civile et
des partis politiques, et d’autre part, des mécanismes de coordination existants, des nouvelles
dispositions de la résolution 1542 - qui crée la MINUSTAH, qui précise le mandat du
Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et qui prévoit une étroite imbrication
des aspects sécur ité, processus électoral et aide au développement – et des particularités de
chaque bailleurs (IFI, multilatéraux, bilatéraux). Il est primordial que la coordination se
fonde sur les différents groupes actifs et mécanismes efficients de concertation entre les
bailleurs de fonds, et notamment les groupes sectoriels, en prévoyant une participation
accrue des ministères sectoriels.
170. Le leadership de la coordination du CCI va être assuré par le gouvernement haïtien avec
une participation active de la société civile. Il est prévu la création d’un Comité conjoint de
mise en œuvre et de suivi du CCI présidé par le Premier Ministre et composé de
représentants du gouvernement, de la société civile et de la communauté internationale. Son
rôle sera de définir les orientations et politiques générales pour la coordination de
l’assistance, de suivre et de superviser l’utilisation des ressources, de suivre le rythme de
réalisation et d’approuver d’éventuelles modifications dans la mise en œuvre du CCI. Le
Comité bénéficiera du soutien d’une Unité d’appui à la mise en œuvre et au suivi du CCI qui
assurera le secrétariat, et qui appuiera et renforcera les bureaux de coordination du MPECE
et MEF, qui renforcera les unités de programmation dans les ministères et veillera à la
collecte et la diffusion de l’information. Ce comité aura un rôle de catalyseur des groupes
sectoriels des bailleurs de fonds, des unités de programmation ministérielles et de l’unité de
coordination de la MINUSTAH.
171. Les prochaines étapes pour la mise en œuvre de la coordination de l’aide portent d’abord
sur la mise en place des structures de coordination, sur l’alignement sur les priorités
nationales définie par ce CCI et sur un début d’harmonisation, avec notamment l’adoption
d’une position commune vis-à-vis du recrutement des cadres nationaux par tous les acteurs
de développement opérant en Haïti. Dans les prochains mois, il est important d’éviter de
décapitaliser la fonction publique de ses meilleurs éléments et ainsi contribuer à son
affaiblissement. La réussite du CCI dépend en grande partie non seulement sur une réponse
adéquate à la crise mais également sur la création d’une véritable capacité de mettre en place
une stratégie de réduction de la pauvreté sur le long terme.
Rapport de synthèse - CCI
48
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
ANNEXE I
Tableaux synthétiques des résultats du CCI :
objectifs prioritaires et indicateurs de performance
Rapport de synthèse - CCI
49
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Rapport de synthèse - CCI
50
Opérations
ponctuelles de
désarmement mais
aucun plan
d’action a été
adopté
Désarmement et
Réinsertion
Assurer le
désarmement et la
réinsertion
socioéconomique
Rapport de synthèse - CCI
(Sécurité/ Police:
US$52.7m; DDR:
US$40.0m)
TOTAL: US$92.7 m
Coûts
AF03-04: S$12.0m
AF04-05: S$47.4m
AF05-06: S$33.3m
Présence de
multiples groupes
armés,
prolifération
d’armes et
faiblesse de la
PNH (effectifs
réduits de la
moitie,
infrastructure et
matériels détruits
ou pillés, faible
professionnalisatio
n, perte de
crédibilité et
demotivation)
Renforcement de
la Police Nationale
d’Haïti (PNH)
Renforcer
l’organisation, la
capacité
opérationnelle et la
professionnalisatio
n de la PNH
1.1 Sécurité, Police
et DDR
NIVEAU DE
DEPART
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
§ approvision. graduel
du matériel nécessaire
(véhicules, radios,
armement,
munitions, etc.)
§ activités de
professionnalisation de la
PNH telles que définies
dans le CCI en cours (y
inclus dotation à
l’Inspection Générale de
moyens pour lutter contre
le corruption et impunité)
§ programme de DDR
opérationnel dans tout le
pays; développement de
plan de renforcement des
capacités institutionnelles
§ besoins en matériel
identifiés, prioritisés et
appels d’offre effectués;
approvisionnement
graduel du matériel
nécessaire (véhicules,
radios, armement,
munitions, etc.)
§ activités de
professionnalisation de la
PNH telles que définies
dans le CCI en cours (y
inclus dotation à
l’Inspection Générale de
moyens pour lutter contre
le corruption et impunité)
§ Commission de
coordin. opérationnelle;
programme de DDR
développé et adopté; cadre
légal et règlements sur le
contrôle des armes à feu
51
§ travaux de construction
et réhabilitation en 19
lieux de police
§ 3900 pol. actives et
formés (au moins 10%
femmes)
§ mise en application du
plan
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ besoins en constr. et
rehab. de lieux de police
identifiés et prioritisés, et
appels d’offre effectués;
travaux de construction et
réhabilitation en 10 lieux
de police
§ 3200 pol. actives et
formés (au moins 10%
femmes)
§ plan stratégique de
développement de la PNH
approuvé; équipe de la
Dir. Plan. opérationnelle
§ Assurer la transition du
MIF à MINUSTAH
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2004
§ suivi
§ activités de
profession. de PNH
telles que définies
dans le CCI en cours
(y inclus dotation à
l’Inspection Générale
de moyens pour lutter
contre le corruption
et impunité)
§ approvision.
graduel du matériel
nécessaire (véhicules,
radios, armement,
munitions, etc.)
§ travaux de
construction et
réhabilitation en 19
lieux de police
§ 4600 pol. actives
et formés (au moins
10% femmes)
§ mise en
application du plan
CIBLES ET
INDICATEURS DE
S UIVI SEPT. 2005
§ suivi
§ activités de
profession. de PNH
telles que définies
dans le CCI en cours
(y inclus dotation à
l’Inspection Générale
de moyens pour lutter
contre le corruption
et impunité)
§ approvision.
graduel du matériel
nécessaire (véhicules,
radios, armement,
munitions, etc.)
§ travaux de
construction et
réhabilitation en 19
lieux de police
§ 5300 pol. actives
et formés (au moins
10% femmes)
§ mise en
application du plan
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ suivi
§ activités de
profession. de PNH
telles que définies
dans le CCI en cours
(y inclus dotation à
l’Inspection Générale
de moyens pour lutter
contre le corruption
et impunité)
§ approvision.
graduel du matériel
nécessaire (véhicules,
radios, armement,
munitions, etc.)
§ travaux de
construction et
réhabilitation en 19
lieux de police
§ 6000 pol. actives
et formés (au moins
10% femmes)
§ mise en
application du plan
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
AXE 1. ASSURER UNE MEILLEURE GOUVERNANCE POLITIQUE ET PROMOUVOIR LE DIALOGUE NATIONAL
Justice: lutte contre
l’impunité; assurer
l’indépendance du
pouvoir judiciaire;
améliorer l’accès à
la justice
des membres de
groupes armés et
renforcer les
capacités
institutionnelles
sur le contrôle des
armes à feu en
Haïti
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$22.4 m
Coûts
AF03-04: US$1.4m
AF04-05: US$10.9m
AF05-06: US$10.2m
1.2 Justice,
Institutions
Pénitentiaires et
Droits Humains
THEMES/
SECTEURS
Justice: historique
de dépendance du
système judiciaire
par rapport au
pouvoir exécutif;
carence de moyens
opérationnels et de
formation; absence
de gestion des
corps profess.;
délabrement des
infrastructures (10
sur 16 tribunaux de
première instance
détruits ou
endommagés de
même que
tribunaux de paix);
faible capacité
organisationnelle
NIVEAU DE
DEPART
§ épuisement des
recours en purge de
contumace; jugement
1 procès
52
§ actions de
§ instructions en cours; 1
jugement de purge de
contumace
§ actions contre
l’impunité: poursuite et
instruction en cours pour 4
affaires significative dont
1 par contumace
§ assistance
accordée à 10000
bénéficiaires, 2000
enfants et 1000
condamnés
§ actions de formation et
§ mise en oeuvre des
plans communautaires et
suivi du processus de
réinsertion; assistance
accordée à 4000
bénéficiaires, 2000 enfants
et 1000 condamnés
§ mise en œuvre des
plans communautaires et
suivi du processus de
réinsertion; assistance
accordée à 1000
bénéficiaires pour leur
réinsertion et réintégration
socioéconomique
§ au moins 10000
armes ramassées et
détruites
§ actions de rehab.
et rééquipement (de
TPI, Trib. de Paix,
Trib. Spécial du
Travail et Min. de la
Justice endommagés
ou détruits en février
2004) telles que
définies dans le CCI
en cours
§ au moins 4000 armes
ramassées et détruites
§ processus de
désarmement et de
demantlement des groupes
armés entamé
§ mise en œuvre
des plans
communautaires et
suivi du processus de
réinsertion par les
communautés;
population nationale
sensibilisée
CIBLES ET
INDICATEURS DE
S UIVI SEPT. 2005
§ actions de rehab. et
rééquipement (de TPI,
Trib. de Paix, Trib.
Spécial du Travail et Min.
de la Justice endommagés
ou détruits en février
2004) telles que définies
dans le CCI en cours
§ mise en œuvre des
plans communautaires et
suivi du processus de
réinsertion par les
communautés; population
nationale sensibilisée
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ plans de redressement
et de développement
locaux articulés intégrant
la réinsertion;
développement d’une
campagne nationale de
sensibilisation
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2004
adoptés
§ actions de
§ actions de rehab.
et rééquipement (de
TPI, Trib. de Paix,
Trib. Spécial du
Travail et Min. de la
Justice endommagés
ou détruits en février
2004) telles que
definies dans le CCI
en cours
§ 50% de la
population avec acte
d’Etat civil fiable
§ recours éventuels;
jugement procès 2 et
3
§ assistance
accordée à 5000
bénéficiaires, 1000
enfants et 1000
condamnés
§ au moins 5000
armes ramassées et
détruites
§ mise en œuvre
des plans
communautaires et
suivi du processus de
réinsertion par les
communautés;
population nationale
sensibilisée
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ actions de
§ actions de rehab.
et rééquipement (de
TPI, Trib. de Paix,
Trib. spécial du
Travail et Min. de la
Justice endommagés
ou détruits en février
2004) telles que
definies dans le CCI
en cours
§ 4 procès
significatifs dont 1
par contumace
§ assistance
accordée à 5000
bénéficiaires et 1000
condamnés; 5000
bénéficiaires
réinsérés
§ au moins 5000
armes ramassées et
détruites
§ mise en œuvre
des plans
communautaires et
suivi du processus de
réinsertion par les
communautés;
population nationale
sensibilisée
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
AXE 1. ASSURER UNE MEILLEURE GOUVERNANCE POLITIQUE ET PROMOUVOIR LE DIALOGUE NATIONAL
Le CEP, ayant élu
son président au
début de juin,
commence a peine
Droits humains:
situation de
violations des
droits humains,
absence de
politique et de
coordination,
déficit de respect
des engagements
internationaux
dans ce domaine
Droits humains:
renforcement des
capacités
nationales de
promotion et de
protection des
droits humains
Soutenir la mise en
fonctionnement du
conseil électoral
provisionnel (CEP)
Institutions
pénitentiaires:
évasion de la
totalité de détenus,
destruction de
plusieurs centres
pénitentiaires
et institutionnelle
du Min. Justice
NIVEAU DE
DEPART
Institutions
pénitentiaires:
rehab. des
infrastructures
physiques,
formation du
personnel, gestion
rationnelle de
popul. carcérale,
programmes
correctionnels de
rééducation et
réinsertion des
détenus
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
1.3 Processus
Electoral et
Dialogue National
THEMES/
SECTEURS
§ personnel recruté
§ bureaux des BECs et
BEDs fonctionnels
§ élaboration de
mécanismes et de
stratégies au niveau
national
§ 13 prisons réhabilitées;
activités de reequipement des DAP et
prisons telles que définies
dans le CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2004
53
§ processus d’inscription
terminé au plus tard en
avril
§ comites conjoints
de promotion et
protection des droits
de la personne actifs
§ mise en place de la
structure de coordination
de politique national
§ élections
municipales et
législatives tenus
§ présentation d’au
moins un rapport
périodique aux
organes
conventionnels
§ plan d’action
national élaboré
§ +2 prisons
construites; activités
de re-equipement
des DAP et prisons
telles que définies
dans le CCI en cours
§ programmes
correctionnels et de
réinsertion dispensés
aux prisonniers
CIBLES ET
INDICATEURS DE
S UIVI SEPT. 2005
formation et
information juridique
telles que définies
dans le CCI en cours
§ diffusion de
programmes d’éducation
en droits humains
§ programmes
correctionnels et de
réinsertion dispensés aux
prisonniers
§ +2 prisons construites;
activités de reequipement des DAP et
prisons telles que définies
dans le CCI en cours
§ actions pour
organisation de la justice:
publication du décret sur
fonctionnement du
ministère et modifiant le
décret du 30/3/84, statut
des personnels et CSM
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
information juridique
telles que définies dans le
CCI en cours
§ formation du
Conseil Electoral
Permanent
§ préparation et
sensibilisation sur
projet de loi
clarifiant le statut et
rôle de l’OPC
§ capacités
d’administration,
gestion et au niveau
des enquêtes de
l’OPC renforcées
§ programmes
correctionnels et de
réinsertion dispensés
aux prisonniers
§ activités de reequipement des DAP
et prisons telles que
définies dans le CCI
en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
formation et
information juridique
telles que definies
dans le CCI en cours
§ structure du CEP
permanent
fonctionnel
§ loi organique de
l’OPC adoptée
§ 3 centres de
documentation des
DH établis (Cap, Pau-P, Cayes)
§ programmes
correctionnels et de
réinsertion dispensés
aux prisonniers
§ activités de reéquipement des DAP
et prisons telles que
définies dans le CCI
en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
formation et
information juridique
telles que definies
dans le CCI en cours
AXE 1. ASSURER UNE MEILLEURE GOUVERNANCE POLITIQUE ET PROMOUVOIR LE DIALOGUE NATIONAL
Appui à la mise en
place d’un
processus de
dialogue national,
incluant tous les
secteurs de la vie
nationale
Développement du
processus électoral
transparent et
légitime
Installer un
système
d’enregistrement
des citoyens
haïtiens
Révision de la loi
électorale
et les bureaux
électoraux
départementaux
(BEDs)et
communaux
(BECs)
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$37.1 m
Coûts
AF03-04: US$1.7m
AF04-05: US$24.5m
AF05-06: US$10.9m
THEMES/
SECTEURS
Le mécanisme de
dialogue national
n’est pas en place
à s’organiser;
l’équipement de
BEDs et BECs est
détruit ou disparu;
la loi électorale n’a
pas une définition
claire dans
quelques domaines
critiques; registre
d’électeurs
partiellement
détruit; l’ancien
système de registre
et vérification est
peu transparent et
complexe
NIVEAU DE
DEPART
• recherche d’un
consensus sur le
mécanisme de dialogue et
mise en place d’un cadre
de coordination
§ stratégie de préparation
des matériaux électoraux
décidée
§ projet de révision de la
loi électorale prêt et
soumis au pouvoir
exécutif
§ calendrier électoral
publié
§ manuels d’organisation
connus par le personnel
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2004
54
• établissement d’un
processus de dialogue et
participation de tous les
acteurs politiques dans le
processus electorale
§ matériaux électoraux
produits selon calendrier
§ candidats aux postes
municipaux et législatifs
inscrits selon le calendrier
électoral; les listes sont
accessibles au public
d’après le calendrier établi
§ programme de
diffusion et d’éducation
civique en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ distribution des listes
de votants
§ enregistrement
des candidats à la
Présidence de la
République (août)
CIBLES ET
INDICATEURS DE
S UIVI SEPT. 2005
§ pouvoir législatif
élu; autorités
municipales élues
§ Président de la
République élu
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ Election
présidentielle (un ou
deux tours)
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
§ système de mise a
jour des listes de
votants
AXE 1. ASSURER UNE MEILLEURE GOUVERNANCE POLITIQUE ET PROMOUVOIR LE DIALOGUE NATIONAL
TOTAL: US$9.2m
Coûts
AF03-04: US$2.1m
AF04-05: US$3.7m
AF05-06: US$3.4m
Rationaliser le
processus budgétaire
afin de le rendre
efficient, transparent et
crédible et a même de
traduire les priorités du
G; restructurer la
Douane et DGI
A. Renforcement du
processus budgétaire
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$19.9 m
(incluant les objectifs A
à D et autres
interventions clés
comme la mise en place
d’une Unité de Lutte
contre la Corruption)
Coûts
AF03-04: US$3.5m
AF04-05: US$9.9m
AF05-06: US$6.4m
2.1 Gouvernance
Economique
THEMES/
SECTEURS
Progrès récemment
effectuées, mais
processus affaibli
par manque des
capacités des
structures de
planification,
contrôle et
évaluation des
programmes/
projets, utilisation
abusive des
comptes courantes,
faiblesse de la
Douane et DGI
NIVEAU DE
DEPART
§ élaboration
pour l’exercice
fiscal 2004-05
d’un budget
d’investissement
public consistant
§ début de
renforcement des
capacités du
MPCE dans sa
tache de
coordination des
activités de
développement, y
inclus préparation
et suivi du budget
d’investissement
§ procédures d’
alimentation en
comptes courants
(DAC) respectées
par tous les
ministères et
centres de coût
§ pas plus de 10%
des dépenses
publiques
transitent par les
comptes courants
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
55
§ Direction d’Evaluation
et de Contrôle du
MPECE pleinement
opérationnelle
§ amélioration
significative du
cadre de travail de la
Douane et DGI
§ mise en œuvre des plans
stratégiques pour
renforcer la Douane et
DGI en commencent par
le renforcement de la
surveillance, de
l’inspection et du
contrôle fiscal
§ amélioration de la
qualité du budget
d’investissement
2005-06
§ début de
l’expansion de
l’automation du
suivi des dépenses
publiques
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
§ approbation d’un plan
d’automation complet
pour la gestion et le suivi
des dépenses et recettes de
l’Etat
§ élimination de l’usage
de comptes courants sauf
en cas d’exception
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
AXE 2. RENFORCER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET
CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
§ poursuite de
l’expansion de
l’automation du
suivi des dépenses
publiques
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
Renforcer les
mécanismes de
passation des marchés
publics qui soient
transparents, crédibles,
efficaces et qui puissent
faire face à un volume
accru d’activités
C. Passation des
marchés publics
TOTAL: US$3.4m
Coûts
AF03-04: US$0.5m
AF04-05: US$2.1m
AF05-06: US$0.8m
Mettre le cadre
réglementaire en
adéquation avec les
dispositions de la
nouvelle loi organique;
renforcer les structures
de contrôle des finances
publiques
B. Renforcement des
mécanismes de
contrôle financier et
de l’utilisation des
finances publiques
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
THEMES/
SECTEURS
Cadre juridique
existe mais règles
d’application n’ont
été adoptées;
manque de cadres
compétents;
passation des
marchés fait au
niveau des
Nouvelle Loi
Organique sur la
gestion des
finances publiques
approuvée an Nov.
2003; textes
d’application pas
encore préparés;
absence de
véritable corps des
comptables
publiques et
contrôleurs
financiers;
insuffisance des
capacités à la
CSCCA, DEC et
DIF
NIVEAU DE
DEPART
• établissement
d’un contrôle
central des
marchés publics
par la création
d’une Commission
Nat. Intérimaire
des Marchés
Publics
§ plan de
formation
continue/stages
pour les
contrôleurs
financiers et
ordonnateurs
lancés
avec le CCI
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
56
• rédaction dossiers type
• mise en place de l’
équipe de spécialistes
internationaux chargés de
la passation des marchés
publics au dessus d’un
certain seuil pour les
premiers 12 mois
§ renforcement des outils
de travail de la DIF par
l’élaboration d’un manuel
des procédures et la mise
en place d’un système
d’information pour cibler
les activités de contrôles
§ établissement d’une
unité de lutte contre la
corruption
§ activités de recrutement
et formation des agents
telles que définies dans le
CCI sont en cours
§ appui logistique mis en
place pour la DCB,
CSCCA et DEC
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ examen par la
Commission
Intérimaire de tous
les marchés publics
soumis au dessus
d’un certain seuil
§ préparation d’un
nouveau projet de
§ plan national de
formation lancé et
§ projet de nouvelle
Loi Organique pour
la CSCCA préparé
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ examen par la
Commission
Intérimaire de 50%
des marchés publics
soumis au dessus
d’un certain seuil
§ rapports d’audit
des budgets de l’Etat
pour 2002/03 et
2003/04 rendus
publics
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
AXE 2. RENFORCER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET
CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
§ discussion
nationale et
soumission au
Parlement du
nouveau projet de
loi
§ activités de
vérifications
annuelles par la
CSCCA et DIF
telles que définies
dans le CCI en
cours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
Renforcement des
ressources humaines à
court et moyenne terme
à travers le
TOTAL: US$3.1m
Coûts
AF03-04: US$0.7m
AF04-05: US$1.4m
AF05-06: US$1.0m
Assainir et moderniser
la gestion des
entreprises publiques
dans les secteurs clés
(électricité,
communications, eau
potable et
assainissement, ports et
aéroports)
D. Gestion des
entreprises publiques
TOTAL: US$1.9m
Coûts
AF03-04: US$0m
AF04-05: US$1.1m
AF05-06: US$0.9m
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
2.2 Renforcement des
Capacités
Institutionnelles
THEMES/
SECTEURS
Faible taux
d’encadrement et
de couverture
technique, faibles
Manque de gestion
transparente,
carence en
qualifications
professionnelles,
personnel
pléthorique,
gestion affectée
par ingérences
politiques plus que
par règles de
bonne
gouvernance,
vétusté
d’équipements
ministères
individuels sans
coordination,
contrôle or
utilisation d’appel
international
NIVEAU DE
DEPART
§ décision du
gouvernement sur
mécanismes
d’embauche de
§ mise en place
de cellule de
coordination et
suivi et de son
coordonnateur
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
57
§ ressources humaines en
place pour assurer la mise
en œuvre efficace du CCI
§ Préparation de contrat
de gestion pour EDH et
CAMEP
§ audits financiers par
firmes internationales
lancés pour EDH et
Teleco avant février
2005
§ M ini re-engineering de
la Teleco lancé avant
Novembre 2004
§ audits financiers par
firmes internation. pour
AAN, CAMEP et APN
lancés avant Oct. 2004
et traitement de
l’information de Teleco
et EDH lancées avant
Nov. 2004
§ mise à niveau comptable
• site internet en place;
publication régulière
d’appel d’offres et
attributions de marchés
d’appel d’offres et
manuel de procédures
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ progrès satisfaisant
en matière d’appui et
d’expansion des
programmes de
§ recommandations
des audits et revues
en cours d’exécution
§ revues de gestion et
organisationnelles
pour AAN, APN et
Teleco lancées
50 cadres formés
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
AXE 2. RENFORCER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET
CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
§ progrès satisfaisant
en matière d’appui et
d’expansion des
programmes de
§ autres entreprises
sélectionnées
(notamment dans le
secteur financier et
des assurances) pour
audits financiers,
revues de gestion et
restructuration
loi basé sur le model
UNCITRAL
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ progrès
satisfaisant en
matière d’appui et
d’expansion des
§ audits lancés
pour les autres
entreprises
selectionnées
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
Promouvoir une
dynamique structurante
de développement local
TOTAL: US$6.6 m
2.3 Développement
Local, Aménagement
du Territoire et
Décentralisation
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$33.5 m
Coûts
AF03-04: US$4.4m
AF04-05: US$17.2m
AF05-06: US$11.9m
Faible
coordination de
tous les
intervenants
(nationaux et
internationaux)
mécanismes
d’embauche de
cadres d’exécution,
dernière formation
reçue par
fonctionnaires en
1999,
rémunération
faible, manque de
gestion de
ressources
humaines, rotation
entre institutions
ou départ de cadres
recrutement, la
formation, l’appel aux
compétences de la
diaspora et la rétention
du personnel qualifié
existant pour assurer
une meilleure
formulation des
politiques et mise en
œuvre efficiente des
programmes;
préparation de la
reforme de la fonction
publique
Coûts
AF03-04: US$0.7m
AF04-05: US$2.3m
AF05-06: US$3.5m
NIVEAU DE
DEPART
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
58
§ 40% de structures
locales de
concertation en place
§ 40% des projets
(2-3 par section
communale) réalisés
§ 40% des structures
locales de concertation en
place
§ 40% des projets
(2-3 par section
communale) réalisés
§ 40% des
programmes d’action
stratégique (PAS) par
section communale
réalisés pour soutenir
le processus de
développement locale
§ 40% des programmes
d’action stratégique (PAS)
par section communale
réalisées pour soutenir le
processus de
développement locale
§ 20% des
structures locales
de concertation en
§ 20% des
programmes d’action
stratégique (PAS) par
section communale
réalisés pour soutenir
le processus de
développement locale
§ préparation de
proposition pour la
reforme de la
fonction publique y
compris définition
d’un système
d’incitations durable
§ définition de mesures
d’incitation à court terme
pour les fonctionnaires et
leur mise en place
§ discussions
nationales de la
proposition pour la
reforme de la
fonction publique
§ recrutement de
200 cadres
supérieurs et
techniques;
formation
spécialisée pour au
moins 10% des
cadres supérieurs et
techniques délivrée
au CEFOPAFOP,
CTPEA ou à
l’Institut de la BRH
§ recrutement de
300 cadres
supérieurs et
techniques;
formation
spécialisée pour au
moins 10% des
cadres supérieurs et
techniques délivrée
au CEFOPAFOP,
CTPEA ou à
l’Institut de la BRH
§ recrutement de 100
cadres supérieurs et
techniques; formation
spécialisée pour au moins
10% des cadres
supérieurs et techniques
délivrée au
CEFOPAFOP, CTPEA
ou à l’Institut de la BRH
renforcement
institutionnel
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ augmentation de
30% des salaires
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
renforcement
institutionnel
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
cadre d’exécution
par le biais de
concours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
AXE 2. RENFORCER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET
CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
§ 20% des projets
(2-3 par section
communale)
réalisés
§ renforcement
de capacité de
production et
diffusion
d’information
économique et
statistique, inclus
dans l’IHSI et la
DEE du MEF
§ formation
spécialisée pour au
moins 10% des
cadres supérieurs
et techniques
délivrée au
CEFOPAFOP,
CTPEA ou à
l’Institut de la
BRH
programmes de
renforcement
institutionnel
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
Amorcer le
renforcement
Mettre en place des
mécanismes de
coordination et de
promotion des actions
décentralisées
(régionales et locales)
Elaborer et finaliser les
politiques de
décentralisation,
d’aménagement du
territoire et de
développement local
Préparer le cadre
normatif du partenariat
pour le développement
décentralisé participatif
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
THEMES/
SECTEURS
NIVEAU DE
DEPART
§ programme d’appui
aux organisations
communales locales en
§ MPECE
restructurée
59
§ appui-conseils aux
acteurs et partenaires
fournis
§ schéma national
d’aménagement du
territoire élaboré
§ projets de loi préparé
par CNRA validés
§ Loi sur l’Urbanisme
élaborée
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ décision du
Gouvernement de
mettre en place le
conseil national à
l’aménagement du
territoire
§ politique de
développement
local finalisée
§ politique de
décentralisation
finalisée
place
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
§ guide et support
didactiques préparés
et diffusés
§ Schémas
départementaux
achevés
§ Loi sur le zonage
élaborée
§ plan zonage
national préparé
§ avant-projet de loi
sur la fonction
publique territoriale
préparé
§ Loi sur
l’Aménagement du
territoire élaborée
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
AXE 2. RENFORCER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET
CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
§ base de données
spécialisées en
matière de
développement local
entièrement établie
§ base de données
geo-economiques et
spatiales montée
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
institutionnel des
structures étatiques et
locales
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
THEMES/
SECTEURS
NIVEAU DE
DEPART
§ Direction des
collectivités
territoriales et de
l’unité de
planification du
MICTSN
renforcées
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
60
§ Fonds de Gestion et de
Développement des
Collectivités Territoriales
(FGDCT) opérationnel en
fonction de la loi
place
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
AXE 2. RENFORCER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET
CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
Chômage élevé et
érosion du
pouvoir d’achat;
offre de services
de crédit
productif
insuffisant
Atténuer la
détérioration
alarmante des revenus
des plus pauvres et
soutenir la promotion
durable de l’auto
emploi en milieux
Rapport de synthèse - CCI
Coûts
AF03-04: US$2.2m
3.3 Création
Rapide d’Emplois
et Micro-finance
TOTAL: US$92.4 m
Coûts
AF03-04: US$9.7m
AF04-05: US$35.7m
AF05-06: US$47m
§ création de 20000
emplois
temporaires en
personne-mois
(dont au moins
30% femmes)
• création de
104000 emplois
temporaires en
personne-mois
(dont au moins 30%
femmes)
• création de
80000 emplois
temporaires en
personne-mois
(dont au moins
30% femmes)
61
• réduction de
pertes en cours
(taux de facturation
à P-a-P à 57%)
§ réduction de
pertes en cours (taux
de facturation à P-aP de 50% à 55%)
§ programme pour
le secteur adopté par
le G; contrat de
gestion signé par
EDH et gestionnaire
et contresigné par le
G; fonds de
roulement en place
• accroître l’offre
• création de 90000
emplois temporaires
en personne-mois
(dont au moins 30%
femmes)
• réduction de pertes
en cours (taux de
facturation à P-a-P à
60%)
• programme
d’investissement en
cours et études en
voie de définition
pour un programme
de 10 ans avec bout
d’augmenter l’accès
de la population à
50% d’ici 2013
• augmentation
des heurs de
service à 18 par
jour à P-a-P et
reste des réseaux
provinciaux
§ assainissement
comptable et audit
financier conclu
(voir Thème 2.1D)
§ augmentation
des heurs de
service à 12 par
jour à P-a-P et 6
heurs dans les reste
des réseaux
provinciaux (par la
mobilisation du
financement
requis, achat de
combustible et
pièces de
rechange,
réparation de
l’équipement de
génération et
distribution et
achat du courant à
des opérateurs
privés)
Faible accès de la
population à
l’électricité; 2-3
heurs de service
par jour; 50% de
pertes; service
infréquenté à
l’exception de
Jacmel et 5 villes
provinciales
(mais avec de
pertes de 50%
pour ces 5 villes)
Remettre en état de
santé la fourniture
d’électricité et
pousser le niveau
d’accès à l’électricité
à 50% de la
population (d’ici
2013)
3.2 Electricité
Coûts
No dépenses
spécifiques liées a
l’objectif de
stabilisation
économique
§ implémentation
satisfaisante du
budget 2005-06 et
du programme de
stabilisation macroéconomique
§ budget 2005-06
qui reflète les
priorités du CCI et
le programme de
stabilisation
macroéconomique avec
le FMI
• implémentation
satisfaisante du
budget 2004-05 et
du programme de
stabilisation macroéconomique
§ budget pour
2004-05 qui
reflète les
priorités du CCI
et le programme
de stabilisation
macroéconomique avec
le FMI
3.1 Stabilité Macroéconomique
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
NIVEAU DE
DEPART
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2005
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
THEMES/
SECTEURS
AXE 3. FAVORISER LA RELANCE ECONOMIQUE
• création de 44000
emplois temporaires en
personne-mois (dont au
moins 30% femmes)
• réduction de pertes en
cours (taux de facturation
à P-a-P à 62%)
• programme
d’investissement en cours
en Cap-Haitien, Les
Cayes, Saint Marc,
Gonaives et Jeremie
• augmentation des heurs
de service à 24 par jour à
P-a-P et reste des réseaux
provinciaux
§ adoption d’un budget
2006-07 qui reflète les
priorités du Document
Stratégique de Réduction
de la Pauvreté (DSRP) et
programme de
stabilisation macroéconomique
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI
SEPT. 2006
rural et urbain à
travers l’offre de
crédit adaptée aux
besoins des microentrepreneurs ruraux
et urbains
AF04-05: US$19.1m
AF05-06: US$14.4m
Relancer et contribuer
à une intensification
durable de la
production agricole;
3.5 Agriculture
Coûts
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$23.6 m
Coûts
AF03-04: US$0.5m
AF04-05: US$14.0m
AF05-06: US$9.1m
Relancer les
entreprises en
difficulté; renforcer
les capacités
institutionnelles du
secteur; assurer
l’intégration du pays
dans les marchés
régionaux et
internationaux (y
inclus le
développement et
facilitation des
investissements et des
exportations et la
promotion du
tourisme)
3.4 Développement
du Secteur Privé ,
PMEs/PMIs
TOTAL: US$35.7 m
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
80% des petits
exploitations ne
répondent à leur
besoins aliment.;
Décapitalisation
et faible gestion
des entreprises;
tissu productif
faible (plupart
d’activités
concernent le
commerce
informel, peu de
production et
exportations);
capacités instit.
des agences
publiques et
privés limitées;
concentration de
l’activité econom.
à P-a-P
NIVEAU DE
DEPART
§ campagne de
promotion du
tourisme lancée
§ Fonds de
Recapitalisation et
Fonds de caution
mutuelle pour les
MPMEs
opérationnels
§ activités pour
vaccination du
bétail et régulation
des fléaux telles
• activités pour
vaccination du bétail
et régulation des
fléaux telles que
§ activités pour
vaccination du
bétail et régulation
des fléaux telles
62
§ activités de
renforcement des
capacités du secteur
public et privé
telles que définies
dans le CCI en
cours
§ activités de
renforcement des
capacités du secteur
public et privé telles
que définies dans le
CCI en cours
§ cartographie
économique du
territoire (GIS) pour
identifier
pot entialités et
guider interventions
publiques de support
établie
§ renforcement et
suivi des guichet
uniques
• accroître l’offre
de crédit à 3000
beneficiares directs
et 15000
beneficiaires
indirects
• accroître l’offre
de crédit à 1000
beneficiares directs
et 5000
beneficiaires
indirects
§ ouverture de 4
bureaux ‘guichet
uniques’
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2005
§ activités de
renforcement des
capacités du
secteur public et
privé telles que
définies dans le
CCI en cours
§ projet du code
de commerce et
règlements
d’application de:
Code des
Investiss., Loi sur
le Zones Franches
et Cour
d’Arbitrage
§ commissions
mixtes pour
institutionnaliser
dialogue secteur
public/privé
opérationnelles
§ mécanisme de
fonctionnement du
Fonds de
Recapitalisation
établi
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
AXE 3. FAVORISER LA RELANCE ECONOMIQUE
§ activités pour
vaccination du bétail
et régulation des
fléaux telles que
§ activités de
renforcement des
capacités du secteur
public et privé telles
que définies dans le
CCI en cours
§ suivi de la
campagne de
promotion du
tourisme
§ renforcement et
suivi des guichet
uniques
de crédit à 4500
beneficiares directs
et 22500
bénéficiaires
indirects
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ activités pour
vaccination du bétail et
régulation des fléaux
telles que définies dans le
§ activités de
renforcement des
capacités du secteur public
et privé telles que définies
dans le CCI en cours
§ suivi de la campagne de
promotion du tourisme
§ renforcement et suivi
des guichet uniques
• accroître l’offre de
crédit à 6.000
beneficiares directs et
30000 beneficiaires
indirects
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI
SEPT. 2006
renforcer le cadre
institutionnel et
juridique du secteur
AF03-04: US$2.8m
AF04-05: US$46.6m
AF05-06: US$36.4m
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL : US$85.8 m
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
faible niveau de
technologie et
capitalisation;
topographie
vulnérable et sol
fragile; infrastr.
rurale inadéquate;
400000 ménages
affectés par
sécheresse; offre
alimentaire et
réserves en
semence réduite
pour prochain
cycle agricole
entraînant une
augmentation des
prix alimentaires;
capacités
institutionnelles
du MARNDR
affectées par
récents actes de
vandalisme
NIVEAU DE
DEPART
§ plan national
semencier actualisé
§ activités telles que
définies dans le CCI
en cours pour
réhabilitation/
aménagement
périmètres irrigués,
provision infrastr.,
mise en marché et
transformation des
produits agricoles,
appui à la
fructiculture et
intensification du
petit élevage
§ suivi
§ distribution
ciblée de 121 tn
des semences et
900 kits d’outils
§ activités telles
que définies dans
le CCI en cours
pour réhabilitation/
aménagement
périmètres irrigués,
provision infrastr.,
mise en marché et
transformation des
produits agricoles,
appui à la
fructiculture et
intensification du
petit élevage
§ renforcement des
capacités du
MARNDR (sur le
plan physique,
institut. et
reglem.), y inclus
formation
technique de
cadres du
MARNDR,
d’opérateurs
63
§ réhabilitation de
500 km pistes
rurales et 120 km
des ravines
• réhabilitation de
250 km pistes
rurales et 80 km des
ravines; réparation
de 150 km des
canaux
§ réhabilitation de
20 km pistes
rurales et 20 km
des ravines;
réparation de 20
km des canaux ;
réparation de 45
pompes
d’irrigation et 9
engins
§ suivi
§ activités telles
que définies dans le
CCI en cours pour
réhabilitation/
aménagement
périmètres irrigués,
provision infrastr.,
mise en marché et
transformation des
produits agricoles,
appui à la
fructiculture et
intensification du
petit élevage
que définies dans le
CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
définies dans le CCI
en cours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2005
que définies dans
le CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
AXE 3. FAVORISER LA RELANCE ECONOMIQUE
§
suivi
§ activités telles que
définies dans le CCI
en cours pour
réhabilitation/
aménagement
périmètres irrigués,
provision infrastr.,
mise en marché et
transformation des
produits agricoles,
appui à la
fructiculture et
intensification du
petit élevage
définies dans le CCI
en cours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ suivi
§ activités telles que
définies dans le CCI en
cours pour réhabilitation/
aménagement périmètres
irrigués, provision
infrastr., mise en marché
et transformation des
produits agricoles, appui à
la fructiculture et
intensification du petit
élevage
CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI
SEPT. 2006
72% des besoins
d’énergie
provient du bois,
contribuant au
déboisement et
dégradation des
terres et des
ressources en
eau; situation
d’extrême
Infrastructures en
état de
délabrement
avancé
(seulement 15%
du réseau
primaire et 30%
de réseaux
secondaire et
tertiaire en bonne
condition;
seulement 10%
des routes sont
entretenues
régulièrement;
détérioration des
infrastructures
portuaire et
aéroportuaire
combinée à
gestion
inefficace; plus
de la moitie de la
population rurale
n’a accès à aucun
service de
transport
Réhabiliter
l’infrastructure de
transport (routes,
chemins, ports et
aéroports) afin
d’améliorer l’accès
dans le territoire;
renforcer les
institutions liées au
transport afin de
rendre durable les
interventions visées
Promouvoir la
substitution de bois et
du charbon de bois
dans les foyers
urbains et les PMEs;
lutte contre la
dégradation des terres
et des ressources
naturelles vitales dans
le cadre de CCD et
NIVEAU DE
DEPART
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
Coûts
AF03-04: US$0.8m
AF04-05: US$13.7m
AF05-06: US$9.1m
3.7 Protection et
Réhabilitation de
l’Environnement
TOTAL: US$81.1 m
Coûts
AF03-04: US$0m
AF04-05: US$34.6m
AF05-06: US$46.5m
3.6 Routes et
Transport
THEMES/
SECTEURS
§ renforcement
instit. du MTPTC,
APN et AAN (voir
Thème 2.1DGouvernance
Economique pour
APN et AAN)
§ démarrage des
travaux de
réhabilitation des
rues en zones
urbaines
§ obtention code
ISPS pour le port
de P-a-P
§ contrats signés
pour 77 km
(travaux de
réhabilitation
d’urgence des
routes)
économiques et
d’organisations
paysannes
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
§ achèvement des
travaux de
réhabilitation
d’urgence des
routes (77 km)
§ démarrage des
études d’ingénierie
pour construction
ponts et dalots dans
régions du nordouest, Nippes et
Grande Anse
§ 6 villages équipés
de panneaux solaires
§ 3 villages équipés
de panneaux solaires
64
§ 18200 ménages
supplémentaires
utilisent le GPL et
7800 utilisent du
kérosène; 650 PMEs
converties au GPL ou
diesel
§ 11200 ménages
supplémentaires
utilisent le GPL et
4800 utilisent du
kérosène; 300 PMEs
converties au GPL
ou diesel
§ 3500 ménages
supplémentaires
utilisent le GPL et
1500 utilisent du
kérosène; 100 PMEs
converties au GPL
ou diesel
§ suivi
§ suivi
§ achèvement
réaménagement
l’aéroport de CapeHaitien
§ achèvement
réhabilitation quais 1,
2, R0-R0 Nord et Sud
du port P-a-P
§ achèvement
travaux de
réhabilitation de
Route des Rails et
Boulevard des
Industries (pour accès
au port du P-a-P)
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ suivi
§ achèvement
dragage chenal
d’accès et bassin
portuaire
§ achèvement du
montage 12 ponts
de type Bailey
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
§ mise en marche du
Fonds d’Entretien
Routier
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2005
AXE 3. FAVORISER LA RELANCE ECONOMIQUE
§ 10 villages équipés de
panneaux solaires
§ 21000 ménages
supplémentaires utilisent le
GPL et 9000 utilisent du
kérosène; 1000 PMEs
converties au GPL ou
diesel
§ suivi
§ achèvement
réhabilitation piste/voie de
roulement/aire de
stationnement de
l’aéroport de P-a-P
§ achèvement travaux de
réhabilitation Route Nat. 1
(St. Marc/ Gonaives)
§ achèvement travaux de
réhabilitation Route Nat. 2
(18 km) et 5 ponts
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI
SEPT. 2006
NIVEAU DE
DEPART
vulnérabilité aux
aléas naturels;
absence des
stratégies et
politiques
nationales
cohérentes, faible
cadre
institutionnel et
légal et capacités
de réponse et
prévention
limitées
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
CDB; gestion durable
et intégrée des risques
de désastres par la
mise en œuvre du
Plan Nat. De Gestion
des Risques et des
Désastres
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$23.6 m
THEMES/
SECTEURS
§ Plan National
de Réponse révisé
§ activités de
préparation de la
saison cyclonique
réalisées
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2004
65
§ Centre
d’Opérations
d’Urgence
opérationnel
§ 5 plans
communaux mis en
œuvre dans 4 régions
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2005
§ actions de
mitigation
structurelle initiées
à Camp Perrin
(Dep. Sud et Sudest)
§ 5 plans
communaux mis en
œuvre dans 4
régions
§ Centre Nat. de
Météorologie
renforcé et capable
de transmettre
alertes meteorol.
dans les délais
§ mise en œuvre de
plans d’amenag. des
3 parcs prioritaires
(La Visite, Foret des
Pins, Pic Macaya)
§ appui financier
aux fabricants de
briquettes
§ 2000 ha reboisés
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
AXE 3. FAVORISER LA RELANCE ECONOMIQUE
§ Observatoire national
sur les risques biologiques
et chimiques en place
§ actions de
mitigation structurelle
initiées au Morne
l’Hôpital (P-a-P)
§
système communal
d’alerte précoce
opérationnel pour
l’Arbonite
§ système national de
communication
opérationnel
§ réseau d’observation
de l’alea sismique
fonctionnel
§ codes de construction
mis en application
§ cadre légal et normatif
validé
§ 5 plans communaux mis
en œuvre dans 4 régions
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI
SEPT. 2006
§ réseau de suivi
hydrometeorologique du
MARNDR réhabilité
§ Unités de Gestion
des Risques et
Désastres créés en 3
ministères (MTPTC,
MARNDR et
MPECE/SEE)
§ 5 plans communaux
mis en œuvre dans 4
régions
§ formulation d’un
Plan National
d’Action pour les
Forets
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
Réduire la part des
ménages dans le
financement de la
santé pour la
population en général
et des groupes
vulnérables et donc
contribuer à la
prévention des crises
Améliorer conditions
nutritionnelles des
groupes cibles;
améliorer l’accès aux
soins de santé avec la
micro-assurance;
impulser le
développement
communautaire par le
biais de transferts
financiers de
l’extérieur (création
d’un Fonds de
Solidarité); renforcer
programmes
d’assistance sociale
ciblant groupes
vulnérables
Rapport de synthèse - CCI
A noter :
prochainement une
analyse additionnelle
va être conduite de
manière à disposer
d’une mise à jour des
besoins de
financement dans ce
domaine ne pas
couverts par le CCI.
Renforcer la sécurité
alimentaire et gestion
des risques
Gestion durable et
intégrée des risques et
de désastres par la
mise en œuvre du Plan
Nat. De Gestion des
Risques et des
Désastres
4.1 Aide Humanitaire
d’Urgence
Coûts: inclus dans
divers thèmes/secteurs
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
Grande partie de la
population est
vulnérable;
manque d’une
stratégie a long
terme;
interventions
publiques de
protection sociale
demeurent très
segmentées,
éparpillées et sans
impact significatif;
interventions du
secteur non
gouvern. apportent
plupart des
services de
protection sociale
mais ils ne sont
pas cadrés et
coordonnés et sont
de qualité variable
23% d’enfants
moins de 5 ans
avec malnutrition,
5% de
malnutrition aiguë,
2/3 des foyers
ruraux en sécurité
alimentaire
Situation
d’extrême
vulnérabilité aux
aléas naturels;
capacités de
réponse et
prévention
limitées
NIVEAU DE
DEPART
§ les stocks de
sécurité essentiels à
PROMESS sont de
10 mois (au lieu de 6)
§ document
d’analyse de la
vulnérabilité et
cartographie des
risques
§ activités d’appui
aux besoins
nutritionnels pour
élèves (450000),
jeunes mères et leurs
enfants (470000),
orphelins (12000),
enfants de rue (1000)
et vieux démunis
(1000) telles que
définies dans le CCI
en cours
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (335000),
jeunes mères et
leurs enfants
(400000), orphelins
(12000), enfants de
rue (1000) et vieux
démunis (1000)
telles que définies
dans le CCI en
cours
66
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ fonctionnement
systèmes d’alerte
précoce
§ Centre
d’Opérations
d’Urgence
opérationnel
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ activités de
préparation de la
saison cyclonique
réalisées
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (500000),
jeunes mères et leurs
enfants (500000),
orphelins (15000),
enfants de rue
(1000)et vieux
démunis (1000) telles
que définies dans le
CCI en cours
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ Centre Nat. de
Météor. renforcé et
capable de
transmettre alertes
dans les délais
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (500000),
jeunes mères et leurs
enfants (500000),
orphelins (15000),
enfants de rue
(1000)et vieux
démunis (1000) telles
que définies dans le
CCI en cours
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ réseau de suivi
hydrometeorologique du
MARNDR réhabilité
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (500000),
jeunes mères et leurs
enfants (500000),
orphelins (20000),
enfants de rue (1000)
et vieux démunis
(1000) telles que
définies dans le CCI
en cours
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ système national
de communication
opérationnel
§ réseau
d’observation de
l’alea sismique
fonctionnel
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
A court terme
accroître la capacité
de production de
manière à pouvoir
fournir en moyenne de
l’eau 4 heurs par jour,
puis améliorer les
services fournis,
particul. à des groupes
vulnérables en milieu
urbain et rural;
renforcer les capacités
dans le secteur;
réaliser études de
projets pour
poursuivre
l’amélioration du
niveau de service et
taux de couverture audelà de 2006
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$47.8m
Coûts
AF03-04: US$0m
AF04-05: US$18.4m
AF05-06: US$29.5m
4.2 Eau et
Assainissement
THEMES/
SECTEURS
Seulement moitie
de la population
urbaine couverte
par services d’eau
potable;
dégradation
progressive des
infrastructures et
institutions
existantes;
nombreux dégâts
aux infrastructures
causés aux cours
des derniers mois
NIVEAU DE
DEPART
67
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
§ travaux en cours à
Port de Paix, St Marc
Ouanaminthe et
Cayes
§ mise en place de
blocs sanitaires dans
200 écoles et
marchés publics
POCHEP/SNEP
§ 200 pompes
réparées ou
remplacées; 29
réseaux ruraux
construits et blocs
sanitaires et/ou
§ travaux en cours à
Port de Paix, St Marc
Ouanaminthe et
Cayes; réparations
du réseau de 10 villes
secondaire effectuées
§ mise en place de
blocs sanitaires dans
100 écoles et
marchés publics
POCHEP/SNEP
§ 100 pompes
réparées ou
remplacées; 19
réseaux ruraux
construits et blocs
sanitaires et/ou
§ 20 écoles dotées
de blocs sanitaires et
formation à l’hygiène
reçue
§ 5 marchés dotés
de blocs sanitaires
gerés par comités
commun. et
formation à l’hygiène
reçue
§ travaux de
réhabilitation en
cours à Port de Paix
et St Marc;
réparations du réseau
de 3 villes secondaire
effectuées
§ desservir 50000
personnes en
quartiers défavorisés
§ desservir 20000
personnes en
quartiers défavorisés
SNEP/URSEP
§ 100% de
réparations urgentes
du réseau effectuées
en 8 villes
§ 100% de travaux
de réhabilitation du
réseau effectués
CAMEP
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ 50% de travaux
de réhabilitation du
réseau effectués
CAMEP
§ 100% des
réparations urgentes
du réseau effectuées
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
SNEP/URSEP
§ 80% des
réparations urgentes
du réseau effectuées
en 8 villes
§ pour audit
financier et contrat de
gestion pour
CAMEP, voir Thème
2.1D-Gouvernance
Economique
CAMEP
§ 80% des
réparations urgentes
du réseau effectuées
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
POCHEP/SNEP
§ 300 pompes
réparées ou
remplacées; 36
réseaux ruraux
construits et blocs
sanitaires et/ou
§ travaux terminés à
Port de Paix
etOuanaminthe
§ 5 quartiers dotés
de blocs sanitaires
et/ou latrines gerés
par comités commun.
ou familles et
formation à l’hygiène
reçue
§ desservir 100000
personnes en
quartiers défavorisés
CAMEP
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
Rendre les PMS
disponibles et
accessibles au niveau
de 15 UCS; renforcer
le MSPP dans ses
capacités de
régulation,
d’administration et
gestion; réduire la part
des ménages dans le
financement de la
santé pour la
population en général
et des groupes
vulnérables et donc
contribuer à la
prévention des crises;
renforcer certains
programmes
prioritaires
(disponibilité MEG,
4.3 Santé et Nutrition
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$82.2m
Coûts
AF03-04: US$25.1m
AF04-05: US$27.5m
AF05-06: US$29.6m
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
Espérance de vie
53 ans, mortalité
infantile 80/000,
malnutrition des
enfants moins de 5
ans, haute
mortalité
maternelle
(523/100000
naissances),
prévalence
VIH/SIDA stable
à 5%, organisation
déficiente du
système de santé,
baisse couverture
vaccinale (49%
DTP3); mortalité
hospitalière moins
5 ans: 27% ;
mulnutrition aiguë
NIVEAU DE
DEPART
68
§ liste des services
à subventionner et
leur coûts est établie
§ relancer
fonctionn. de
l’hôpital HUEH et
des hôpitaux
departmentaux (10),
maternité Isaie
Jeanty et Hôpital
CHOSCAL en leur
garantissant eau et
électricité,
évacuation correcte
des eaux usées et
traitement des
déchets
§ activités de
renforcement des
capacités instit. dans
le secteur (MTPTC,
SNEP, CAMEP) en
cours
§ activités de
renforcement des
capacités instit.
dans le secteur
(MTPTC, SNEP,
CAMEP) en cours
§ les stocks de
sécurité essentiels à
PROMESS sont de
10 mois (au lieu de 6)
§ 10 hôpitaux
departmentaux
peuvent remplir leur
fonction de référence
(salle d’opération
fonctionnelle)
§ 3 hôpitaux
departmentaux
peuvent remplir leur
fonction de référence
(salle d’opération
fonctionnelle)
§ malaria: supports
impregnes
disponibles
§ 60% des enfants
de moins d’un an
dans 15 UCS ont
reçus le DTP3
§ études de projets
pour poursuivre
amélioration de
service et taux de
couverture au delà de
2006
§ études de projets
pour poursuivre
amélioration de
service et taux de
couverture au delà de
2006
§ les HCR et les
SSPE sont
régulièrement
approvisiones en
MEG
§ 70% des enfants
de moins d’un an
dans 15 UCS ont
reçus le DTP3
§ application des
tarifs selon normes
du décret
§ activités de
renforcement des
capacités instit. dans
le secteur (MTPTC,
SNEP, CAMEP) en
cours
latrines construits ;
travaux achevés dans
9 centres hospitaliers
latrines construits
§ activités de
renforcement des
capacités instit. dans
le secteur (MTPTC,
SNEP, CAMEP) en
cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
§ 40% des enfants
de moins d’un an
dans 15 UCS ont reçu
le DTP3
§ décret tarifaire
pour tarifs publié par
Gouvernement
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
§ la contribution
des ménages pour les
MEG et services
prioritaires baisse de
10%
§ 20 hôpitaux
departmentaux
peuvent remplir leur
fonction de référence
(salle d’opération
fonctionnelle)
§ 80% des enfants
de moins d’un an
dans 15 UCS ont
reçu le DTP3
§ nouveaux tarifs
appliqués dans plus
grand nombre de
réseaux
§ études de projets
pour poursuivre
amélioration de
service et taux de
couverture au delà de
2006
§ activités de
renforcement des
capacités instit. dans
le secteur (MTPTC,
SNEP, CAMEP) en
cours
latrines construits
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
(5%), forts taux
d’anémie chez les
femmes et enfants;
aucun hôpital
departmental peut
jouer
adéquatement sa
fonction de
référence
couverture vaccinal,
services de santé
maternelle et infantile,
VIH/SIDA,
tuberculose, malaria)
Augmenter la
prévention et la prise
en charge de la
malnutrition partic.
chez les femmes et
enfants
NIVEAU DE
DEPART
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
THEMES/
SECTEURS
§ un document de
politique des
ressources humaines
§ cadre de
partenariat entre
MSPP et ses
69
§ activités de
renforcement en
ressources humaines
et de formation telles
que définies dans le
CCI en cours
§ activités de
renforcement en
ressources humaines
et de formation telles
que définies dans le
CCI en cours
§ activités de
renforcement en
ressources
humaines et de
formation telles que
définies dans le CCI
en cours
§ supplementation
vitamine A liée avec
la couverture
vaccinale ou
programme de
déparasitage dans
100% UCS
§ activités de
renforcement en
ressources humaines
et de formation telles
que définies dans le
CCI en cours
§ tuberculose: 65%
des institutions
appliquent le DOTS;
120 nouvelles
cliniques DOTS
(25% dans l’aire
métropolitaine)
§ tuberculose: 60%
des institutions
appliquent le DOTS;
80 nouvelles
cliniques DOTS sont
mises en place (20%
dans l’aire
métropolitaine)
§ supplementation
vitamine A liée avec
la couverture
vaccinale à 80%;
80% des foyers
disposent de sel iode
à niveau
réglementaire
§ réduction de
mortalité de patients
co-infectés VIH/TB à
35%; 5000 patients
co-infectés avec
accès au ARV
§ réduction de
mortalité de patients
co-infectés VIH/TB à
50%; 5000 patients
co-infectés avec
accès au ARV
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§
VIH/SIDA: 40
nouveaux centres; 10
centres
d’excellence pour
traitement aux ARV;
1 million de jeunes
sensibilisés; 30
millions condoms
distribués
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
§ VIH/SIDA: 35
nouveaux centres de
dépistage; 6 centres
d’excellence pour
traitement aux ARV;
500000 jeunes
sensibilisés; 30
millions condoms
distribués
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ renforcement du
programme
d’iodation du sel:
80% des spécimens
de sel ont le niveau
réglementaire
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
§ des accords de
partenariat signés au
niveau départemental
§ activités de
renforcement en
ressources humaines
et de formation telles
que définies dans le
CCI en cours
§ guide de nutrition
développé et
utilisation initiée au
niveau local (100%
UCS)
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
Améliorer l’accès et la
qualité de
l’éducation et
formation
professionnelle;
mettre en place
mesures d’appui à la
gouvernance en
développant les
instruments de
régulation et de
contrôle de qualité ;
promouvoir activités
physiques et sportives,
vie associative,
civisme et
participation de la
jeunesse au
développement du
pays
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$82.2m
(Education:
US$80.3m; Jeunesse
et Sport: US$1.8m)
Coûts
AF03-04: US$23.2m
AF04-05: US$51.5m
AF05-06: US$7.5m
4.4 Education,
Jeunesse et Sport
THEMES/
SECTEURS
80% de l’offre
scolaire est privé
mais faible
concertation
secteur public/
privé; problèmes
de qualité, accès,
offre et genre;
seulement moitie
de la population
alphabétisée et 1/3
des enfants ne
fréquente pas
l’école; impact de
4 mois
d’instabilité
politique (classes
interrompues,
écoles détruites, 4
universités
vandalisées et
CEEC détruit,
déscolarisation des
enfants
défavorisés);
programme de
formation et
alphabétisation
peu efficaces;
infrastructures
socioculturelles et
sportives pour
jeunes rares et
inadéquates
NIVEAU DE
DEPART
§ 4 universités
réhabilitées
70
§ assurer la rentrée
scolaire par
subvention des
ecolages, matériel
didactique et
uniformes des
élèves défavorisés
dans écoles
publiques et privées
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
§ création de
l’Office du
Partenariat et du
§ plan national de
supervision pour
contrôle qualité
adopté, normes
adoptées, fonctions
definies, formation
lancée
§ lancement du
nouveau système
d’accréditation pour
formation
professionnelle en
cours; lancement
d’un mécanisme pour
inclure associations
de commerce et
société civile
§ formation de 100
staffs administratifs
au niveau central et
départemental de
l’INFP et au niveau
de centre
§ 8 centres de
formation
professionnelle
réhabilités et 2
nouveaux centres
construits
§ 18 universités et
centres
d’enseignement
supérieur réhabilités
§ lancement de la
réhabilitation de 8
centres de formation
professionnelle et
construction de 2
centres
§ 21 universités et
établissements
d’enseignement
supérieur
informatisés et
connectés
§ Office du
Partenariat et Fonds
de Partenariat
opérationnels
§ 350 inspecteurs
formés
§ 1800 classes
construites pour un
accueil
supplémentaire de
5% des enfants
exclus
§ 1500 écoles
réhabilitées; 25
centres pour groupes
vulnérables
réhabilités
§ 900 écoles
réhabilitées
§ 300 écoles
réhabilitées et
environnement
scolaire amélioré
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
§ assurer la rentrée
scolaire; assurer
l’intégralité du
paiement dans le
budget pour
l’éducation pour
subvention des
ecolages, matériel et
uniformes des élèves
défavorisés
est disponible
partenaires établi
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ assurer la rentrée
scolaire; accroître la
dotation budgétaire
pour subvention des
ecolages, matériel et
uniformes des élèves
défavorisés dans
écoles publiques et
privées
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
Renforcer capacités
des institutions
culturelles et médias
publics et privés;
renforcer rôle des
médias et culture dans
promotion d’une
société pluraliste et
démocratique;
sauvegarder le
patrimoine culturel
haïtien, élaborer
politique pour sa
diffusion et
promouvoir la culture
haïtienne; renforcer
rôle de culture et
médias dans
l’éducation populaire
à service des
4.5 Culture, Medias
et Communication
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$12.3m
Coûts
AF03-04: US$0m
AF04-05: US$6.1m
AF05-06: US$6.3m
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
Délabrement et
paralyse de RNH
et situation
technique non
fonctionnelle de
TNH, manque
d’information sur
les politiques et
actions gouvern.,
lacune dans
formation
journalistique;
fragilité de la
cohésion sociale et
de l’identité
culturelle
haïtienne;
détérioration
rapide des sites
culturels et
NIVEAU DE
DEPART
71
§ cellule de
communications
gouvern.
opérationnelle,
activités de
communications
régulières
§ 100% des sites de
transmission TVradio réactivés à
temps pour la
campagne électorale
§ studios de la RNH
en état de marche
minimal pour couvrir
l’actualité et la
campagne électorale
§ activités de mise
en place et
équipement de
structures et
infrastructures
sportives et
socioculturelles,
d’orientation et
insertion
socioprofessionnelle
des jeunes telles que
definies dans le CCI
en cours
§ activités de mise
en place et
équipement de
structures et
infrastructures
sportives et
socioculturelles,
d’orientation et
insertion
socioprofessionnelle
des jeunes telles que
definies dans le CCI
en cours
§ activités de mise
en place et
équipement de
structures et
infrastructures
sportives et
socioculturelles,
d’orientation et
insertion
socioprofessionnelle
des jeunes telles que
definies dans le CCI
en cours
§ mise sur pied de
l’instance
autorégulatrice des
media et de
l’information
§ activités de
formation des
enseignants et
renouvellement des
programmes telles
que definies dans le
CCI en cours
§ activités de
formation des
enseignants et
renouvellement des
programmes telles
que definies dans le
CCI en cours
§ activités de
formation des
enseignants et
renouvellement des
programmes telles
que definies dans le
CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
§ mise sur pied du
Conseil de presse
§ adoption et
diffusion du code
d’éthique et de
déontologie
§ cours de
formation pour
journalistes dispensés
dans la capitale et en
régions
§ Secrétairerie
d’Etat modernisée,
dotée d’équipements
fonctionnels et de
personnel qualifie
§ activités de mise
en place et
équipement de
structures et
infrastructures
sportives et
socioculturelles,
d’orientation et
insertion
socioprofessionnelle
des jeunes telles que
definies dans le CCI
en cours
§ activités de
formation des
enseignants et
renouvellement des
programmes telles
que definies dans le
CCI en cours
Fonds de Partenariat
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ RNH et TNH
opérationnelles
§ activités de mise
en place et
équipement de
structures et
infrastructures
sportives et
socioculturelles,
d’orientation et
insertion
socioprofessionnelle
des jeunes telles que
definies dans le CCI
en cours
§ activités de
formation des
enseignants et
renouvellement des
programmes telles
que definies dans le
CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
Assurer la
collecte/ramassage de
déchets solides dans
les zones urbanisées et
leur élimination
répondant aux normes
sociales et
environnementales
Renforcer la sécurité
alimentaire et gestion
des risques
objectives de
développement
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$35.3
Coûts
AF03-04: US$7.7m
AF04-05: US$14.8m
AF05-06: US$12.8m
4.7 Déchets Solides
TOTAL: US$1.3m
Coûts
AF03-04: US$0.1m
AF04-05: US$0.7m
AF05-06: US$0.5m
4.6 Sécurité
Alimentaire
THEMES/
SECTEURS
Haut évidence
d’ordures dans les
rues (seulement
20% des déchets
quotidiens
ramasses à P-a-P);
absence d’un plan
pour la gestion des
déchets solides
23% d’enfants
avec malnutrition
chronique, 5% de
malnutrition aiguë,
2/3 des foyers
ruraux en
insécurité
alimentaire
diminution de la
production
artistique
NIVEAU DE
DEPART
72
§ ramassage de
50% des déchets
quotidiens et
évidence d’un fort
réduction des
ordures dans le rues
(zones urbanisées,
non-bidonvilles)
§ fonctionnement
systèmes d’alerte
précoce
§ document
d’analyse de la
vulnérabilité et
cartographie des
risques
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ Attribution
budget autonome à
la CNSA
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
§ actualisation plan
national sécurité
alimentaire
§ établissement
antennes CNSA
régionales
§ ramassage de
100% des déchets
quotidiens et quasiabsence des ordures
dans les rues (zones
urbanisées, nonbidonvilles)
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ Loi cadre CNSA
présentée au
Parlement
§ publication flash
mensuel sur
indicateurs de suivi
de la situation
alimentaire
§ Plan d’action sur
la sauvegarde et
préservation des
éléments du
patrimoine culturel
inventoriés
§ inventaire partiel
des éléments du
patrimoine culturel
haïtien plus
significatifs
§ 10 Maisons de la
Culture, 20 unités
municipales et 18
Centres de lecture et
d’animation
culturelle dans le
pays
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
Amélioration de
l’habitat dans les
bidonvilles;
préparation
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
4.8. Amélioration des
Bidonvilles
THEMES/
SECTEURS
Déficit quantitatif
et qualitatif des
logements;
détérioration
NIVEAU DE
DEPART
§
§ 2000 unités
améliorées
§ construction de
§ 500 unités
améliorées
73
§ 5000 unités
améliorées
§ activités de
renforcement de
capacités des
institutions existantes
et programme de
sensibilisation
publique en cours
§ activités de
renforcement de
capacités des
institutions
existantes et
programme de
sensibilisation
publique en cours
construction de
§ activités de
renforcement de
capacités des
institutions existantes
et programme de
sensibilisation
publique en cours
§ 3 projets de
recyclage en cours
§ 4 projets de
recyclage en cours
§ taux de
recouvrement des
coûts récurrents 30%
§ taux de
recouvrement des
coûts récurrents 10%
§ programme
d’entretien/
remplacement des
équipements GDS
(niveau d’entretien
100%)
§ mise en
application des
éléments du Plan;
commencement
fonctionnement de
l’Agence Nationale
des Déchets
§ programme
d’entretien/
remplacement des
équipements GDS
(niveau d’entretien
100%)
§ construction de
§ 7500 unités
améliorées
§ activités de
renforcement de
capacités des
institutions existantes
et programme de
sensibilisation
publique en cours
§ 5 projets de
recyclage en cours
§ taux de
recouvrement des
coûts récurrents 80%
§ programme
d’entretien/
remplacement des
équipements GDS
(niveau d’entretien
100%)
§ 15 sites de
traitement et
d’élimination à P-a-P
et autres communes
§ 5 sites de
traitement et
d’élimination à P-a-P
et autres communes
§ adoption d’un
Plan Nationale pour
la gestion des
Déchets Solides
§ 20% des popul.
bidonvillieres a P-a-P
bénéficie d’un accès
amélioré
§ 15% des popul.
bidonvillieres à P-a-P
bénéficie d’un accès
amélioré
§ 10% des popul.
bidonvillieres à P-a-P
bénéficie d’un accès
amélioré
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ 3 projets de
recyclage en cours
§ programme
d’entretien/
remplacement des
équipements GDS
(niveau d’entretien
50%)
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
§ réhabiliter la
décharge à Truttier
et celles de
principales
communes
secondaires
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
§ construction de
§ 10000 unités
améliorées
§ activités de
renforcement de
capacités des
institutions existantes
et programme de
sensibilisation
publique en cours
§ taux de
recouvrement des
coûts récurrents
100%
§ 5 projets de
recyclage en cours
§ programme
d’entretien/
remplacement des
équipements GDS
(niveau d’entretien
100%)
§ 22 sites de
traitement et
d’élimination à P-a-P
et autres communes
§ 25% des popul.
bidonvillieres a P-a-P
bénéficie d’un accès
amélioré
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
Rapport de synthèse - CCI
TOTAL: US$25.8m
Coûts
AF03-04: US$1.0m
AF04-05: US$11.8m
AF05-06: US$13.0m
4.9 Filet de Sécurité
et Protection Sociale
Accroître l’accès pour
les gens sans
documentation à
cartes d’identité;
améliorer conditions
nutritionnelles des
groupes cibles;
améliorer l’accès aux
soins de santé avec la
micro-assurance;
impulser le
développement
communautaire par le
biais de transferts
financiers de
participative d’un
programme national
d’amélioration de
l’habitat urbain;
renforcement instit.
des agences
concernées
Coûts
AF03-04: US$1.3m
AF04-05: US$12.4m
AF05-06: US$14.8m
TOTAL: US$28.5m
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES/
SECTEURS
Grande partie de la
population est
vulnérable;
manque d’une
stratégie a long
terme;
interventions
publiques de
protection sociale
demeurent très
segmentées,
éparpillées et sans
impact significatif;
interventions du
secteur non
progressive des
quartiers; absence
d’une entité de
l’Etat qui s’occupe
spécifiquement
des actions
d’amélioration de
l’habitat urbain;
manque de
coordin.
intersectorielle des
entités pertinentes
NIVEAU DE
DEPART
74
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (335000),
jeunes mères et
leurs enfants
(400000), orphelins
(12000), enfants de
rue (1000) et vieux
démunis (1000)
telles que définies
§ activités de
renforcement
institution. telles
que définies dans le
CCI sont en cours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
§ 5000 personnes
ayant reçu leurs
documents d’identité
§ 500 personnes
ayant reçu leurs
documents d’identité
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (500000),
jeunes mères et leurs
enfants (500000),
orphelins (15000),
enfants de rue
(1000)et vieux
démunis (1000) telles
que définies dans le
§ 50% de dettes de
l’ EPPLS annulées
§ 50% de dettes de
l’EPPLS annulées
§ activités d’appui
aux besoins
nutritionnels pour
élèves (450000),
jeunes mères et leurs
enfants (470000),
orphelins (12000),
enfants de rue (1000)
et vieux démunis
(1000) telles que
definies dans le CCI
§ activités de
renforcement
institution. telles que
définies dans le CCI
sont en cours
§ système de
régularisation
foncière amelioré en
un 10% sur P-a-P et 2
villes second.;
collecte impôt
foncier amelioré en
un 25%
§ adoption d’un
Programme National
d’Amélioration de
l’Habitat Urbain
1000 logements
sociaux
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
§ activités de
renforcement
institution. telles que
définies dans le CCI
sont en cours
§ nouveau cadre
légal de
régularisation
foncière agréé et
mécanisme
d’implantation
adopté; collecte
impôt foncier
amelioré en un 10%
500 logements
sociaux
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (500000),
jeunes mères et leurs
enfants (500000),
orphelins (15000),
enfants de rue
(1000)et vieux
démunis (1000) telles
que définies dans le
§ 25000 personnes
ayant reçu leurs
documents d’identité
§ Fonds d’Appui
pour la Securitisation
des Loyers mis en
place
§ activités de
renforcement
institution. telles que
définies dans le CCI
sont en cours
§ système de
régularisation
foncière amelioré en
un 30% sur P-a-P et 4
villes second.;
collecte impôt
foncier amelioré en
un 40%
1500 logements
sociaux
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
§ activités d’appui
au besoins
nutritionnels pour
élèves (500000),
jeunes mères et leurs
enfants (500000),
orphelins (20000),
enfants de rue (1000)
et vieux démunis
(1000) telles que
définies dans le CCI
§ 50000 personnes
ayant reçu leurs
documents d’identité
§ activités de
renforcement
institution. telles que
définies dans le CCI
sont en cours
§ système de
régu larisation
foncière amelioré en
un 50% sur P-a-P et 5
villes second.;
collecte impôt
foncier amelioré en
un 50%
2000 logements
sociaux
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
gouvern. apportent
plupart des
services de
protection sociale
mais ils ne sont
pas cadres et
coordonnes et sont
de qualité variable
l’extérieur (création
d’un Fonds de
Solidarité); renforcer
programmes
d’assistance sociale
ciblant groupes
vulnérables, renforcer
capacités instit. du
MAST
§ activités de
renforc. de
capacités du MAST
et des opérateurs de
micro-assurance et
des organismes
d’appui telles que
définies dans le CCI
en cours
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI SEPT.
2004
dans le CCI en
cours
§ 15000
bénéficiaires des
projets d’intérêt
public financés en
collaboration entre
Diaspora et
Gouvernement
§ 5000 bénéficiaires
des projets d’intérêt
public financés en
collaboration entre
Diaspora et
Gouvernement
§ activités de
renforc. de capacités
du MAST et des
opérateurs de microassurance et des
organismes d’appui
telles que définies
dans le CCI en cours
§ activités de
renforc. de capacités
du MAST et des
opérateurs de microassurance et des
organismes d’appui
telles que définies
dans le CCI en cours
§ 50000 personnes
couvertes par microassurance santé
§ 10000 personnes
couvertes par microassurance santé
§ création d’un
Fond de assistance
social ciblant les
groupes les plus
vulnérables
(finançant 550 projets
d’ici Sept. 2006)
CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2005
en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
NIVEAU DE
DEPART
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2004
75
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
THEMATIQUES TRANSVERSALES ET INTERSECTORIELLES
NIVEAU DE
DEPART
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
Rapport de synthèse - CCI
THEMES
THEMES/
SECTEURS
AXE 4. AMELIORER L’ACCES AUX SERVICES DE BASE
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ activités de
renforc. de capacités
du MAST et des
opérateurs de microassurance et des
organismes d’appui
telles que définies
dans le CCI en cours
§ 35000
bénéficiaires des
projets d’intérêt
public financés en
collaboration entre
Diaspora et
Gouvernement
§ 100000 personnes
couvertes par microassurance santé
CCI en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2006
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
§ activités de
renforc. de capacités
du MAST et des
opérateurs de microassurance et des
organismes d’appui
telles que définies
dans le CCI en cours
§ 65000
bénéficiaires des
projets d’intérêt
public financés en
collaboration entre
Diaspora et
Gouvernement
§ 200000 personnes
couvertes par microassurance santé
§ Fonds National
pour la Protection
Sociale opérationnel
en cours
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2006
Promouvoir la mise
en place d’un cadre
juridique et
normatif et de
politiques et
programmes
favorisant la prise en
compte de la
dimension féminine
et agissant sur
l’amélioration de
leurs conditions de
vie
Rapport de synthèse - CCI
Coûts: inclus
dans divers
thèmes/secteurs
Condition
Féminine et
Droits des
Femmes (voir
aussi autres
thèmes/secteurs)
Législation nationale
démontre carences
sérieuses par rapport
à la conformité des
conventions
internationales
ratifiées par Haïti; les
intérêts stratégiques
des femmes ne sont
pas prises en compte
au niveau des
stratégies de lutte
contre la pauvreté;
faible participation
des femmes dans le
champ politique
§ les gestionnaires des
projets sont sensibilisés
sur la prise en compte de
la dimension genre
§ 30% des emplois
temporaires créés vont aux
femmes
§ modalités de
concertation
interministérielles définies
et projets/programmes
spécifiques identifiés pour
prendre en compte la
dimension genre dans le
projets HIMO,
d’agriculture et de
développement du secteur
privé et PME
§ 30% des emplois
temporaires créés vont aux
pour femmes
76
§ 10% des policiers
recrutés dans la PNH sont
des femmes
§ campagne médiatique
continue
§ 10% des policiers
recrutés dans la PNH sont
des femmes
§ démarrage de
campagne d’information
et sensibilisation sur
condition féminine et
droits des femmes dans les
médias, et sur la
participation politique des
femmes et habilitation des
femmes candidates
§ 30% des emplois
temporaires créés
vont aux femmes
§ 10% des policiers
recrutés dans la PNH
sont des femmes;
escouades spéciales
sont formés et mis en
place dans 4
commissariats pour
assurer la prise en
charge des femmes
victimes de violence
§ suivi et évaluation
intérimaire
§ 10% des centres
de santé équipés et
personnel formé et
5000 dépliants
d’information
distribués pour
assurer la prise en
charge des femmes
victimes de violence
§ campagne
médiatique continue
§ 30% des emplois
temporaires créés
vont aux femmes
§ suivi
§ 10% des policiers
recrutés dans la PNH
sont des femmes
§ 60% des centres
de santé équipés et
personnel formé et
7500 dépliants
d’information
distribués
§ 7 documents
d’avant projet de loi
pour rendre la
législation nationale
conforme aux
conventions intern.
révisés et validés;
proposition de
ratification du
protocole facultatif
sur la convention
CEDAW validée
§ campagne
médiatique continue
§ 30% des emplois
temporaires créés
vont aux femmes
§ évaluation finale
et formulation des
recommandations
§ 10% des policiers
recrutés dans la PNH
sont des femmes
§ 100% des centres
de santé équipés et
personnel formé et
10000 dépliants
d’information
distribués
§ proposition de
ratification du Pacte
sur les Droits Socioéconomiques déposée
Mettre en place de
centres de dépistage
volontaire (VCT) et
PTME, et de centres
d’excellence pour
traitement aux ARV;
réduction de la
mortalité de patients;
distribution de
condoms
Rapport de synthèse - CCI
Coûts: inclus
dans le thème
4.3-Santé et
Nutrition
VIH/SIDA
(voir aussi le
thème 4.3-Santé
et Nutrition)
Prévalence stable à
5% de la population
§ 1 million de
jeunes sensibilisés
§ 30 millions
condoms distribués
§ 500000 jeunes
sensibilisés
§ 30 millions condoms
distribués
77
§ réduction de
mortalité de patients
co-infectés VIH/TB à
35%; 5000 patients
co-infectés avec
accès au ARV
§ réduction de mortalité
de patients co-infectés
VIH/TB à 50%; 5000
patients co-infectés avec
accès au ARV
§ 30 cadres dans la
fonction publique
utilisent l’approche
dans leur champ de
travail
§ 40 nouveaux
centres de dépistage;
10 centres
d’excellence
§ membres du
cabinet ministériel et
DGs sensibilisés; 30
cadres de la fonction
publique sensibilisés
§ curricula et
programmes de formation
des cadres de la fonction
publique sur condition
féminine développés
§ 8 directions
depart.
opérationnelles
§ 35 nouveaux centres
de dépistage; 6 centres
d’excellence
§ cadres du
MCFDF fonctionnent
selon nouvelle
description des taches
et sont formés en
élaboration et gestion
des projets; manuel
de procédures en
vigueur; 4 directions
depart. renforcées
§ avant projet de loi
organique du MCFDF
finalisé; développement
d’un organigramme et
nouvelle description des
taches complétés
§ évaluation du
niveau d’acquisition
et de mise en
application des
connaissances et
formulation des
recommandations
§ 20 cadres du
MCFDF habilités a
faire généralisation
de l’analyse selon
genre et 4 cadres
habilités pour faire la
formation continue
Renforcement des
capacités nationales
de promotion et de
protection des droits
humains
Mettre en oeuvre le
Plan National de
Gestion des Risques
et Désastres
Rapport de synthèse - CCI
Coûts: inclus
dans le thème
1.2-Justice,
Institutions
Pénitentiaires et
Droits Humains
Droits
Humains (voir
aussi thème 1.2Justice,
Institutions
Pénitentiaires et
Droits Humains)
Coûts: inclus
dans le thème
3.7-Protection et
Réhabilitation
de l’Environn.
Gestion
durable et
intégrée des
risques et
désastres (voir
aussi thème 3.7Protection et
Réhabilitation
de l’Environn.)
Situation de
violations des droits
humains, absence de
politique et de
coordination, déficit
de respect des
engagements
internationaux dans
ce domaine
Situation d’extrême
vulnérabilité aux
aléas naturels;
absence des stratégies
et politiques
nationales
cohérentes, faible
cadre institutionnel et
légal et capacités de
réponse et prévention
limitées
§ élaboration de
mécanismes et de
stratégies au niveau
national
§ Plan National de
Réponse révisé
§ activités de préparation
de la saison cyclonique
réalisées
78
§ mise en place de la
structure de coordination
de politique nationale
§ diffusion de
programmes d’éducation
en droits humains
§ Centre d’Opérations
d’Urgence opérationnel
§ présentation d’au
moins un rapport
périodique aux
organes
conventionnels
§ comités conjoints
de promotion et
protection des droits
de la personne actifs
§ plan d’action
national élaboré
§ réseau de suivi
hydrometeorologique
du MARNDR
réhabilité
§ actions de
mitigation
structurelle initiées a
Camp Perrin (Dep.
Sud et Sud-est)
§ préparation et
sensibilisation sur
projet de loi
clarifiant le statut et
rôle de l’OPC
§ capacités
d’administration,
gestion et au niveau
des enquêtes de
l’OPC renforcées
§ actions de
mitigation
structurelle initiées
au Morne l’Hôpital
(P-a-P)
§ Unités de Gestion
des Risques et
Désastres créés en 3
ministères (MTPTC,
MARNDR et
MPECE/SEE)
§ Centre Nat. de
Météorologie
renforcé et capable de
transmettre alertes
meteorol. dans les
délais
§ loi organique de
l’OPC adoptée
§ 3 centres de
documentation des
DH établis (Cap, Pau-P, Cayes)
§ système
communal d’alerte
précoce opérationnel
pour l’Arbonite
§ système national
de communication
opérationnel
§ Observatoire
national sur les
risques biologiques et
chimiques en place
§ réseau
d’observation de
l’alea sismique
fonctionnel
§ codes de
construction mis en
application
§ cadre légal et
normatif validé
Mettre en place des
mécanismes de
dialogue et
coordination entre le
Gouvernement, la
société civile et la
communauté
internationale
Coordination
de l’Aide et du
Suivi du CCI
Rapport de synthèse - CCI
Coûts inclus
dans le thème
2.2
Renforcement
des Capacités
Institutionnelles
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES
Fonctions de
coordination et
contrôle des agences
centrales faibles,
recours accentué aux
structures parallèles
pour prestations de
services à la
population,
coordination
insuffisante de l’aide
internationale
NIVEAU DE
DEPART
Interface Gouvernement,
société civile et
communauté
internationale
§ Comité Conjoint de
Mise en Oeuvre et de
Suivi du CCI
opérationnel; Unité
d’appui opérationnelle;
collaboration avec
MPECE/MFE amorcée et
contacts avec les antennes
ministérielles pris
Coordination entre
donateurs
§ Groupe contact sur
Haïti au niveau des
agences (présidé par la
Banque mondiale) se
réunit semestriellement et
groupe des bailleurs en
Haïti (présidé par le
Représentant du PNUD)
se réunit mensuellement
pour coordonner les
interventions et évaluer
l’avancement du CCI
Intégration verticale de la
coordination coté haïtien
§ Cellule de
Coordination Stratégique
de la Primature
opérationnelle; Comité
Intermin. de Coordination
du CCI continue à opérer
§ premier rapport public
sur l’avancement du CCI
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2004
79
§ arrangements conjoints
sur le recrutement et les
barèmes de rémunération
§ les éléments
essentiels pour
l’harmonisation ont
été analysés et
recommandations
sont faites au Groupe
contact
§ groupe de travail sur
l’harmonisation des
procédures fonctionnel
§ rapport semestriel
sur l’avancement du
CCI
§ rapport semestriel sur
l’avancement du CCI
§ le Groupe contact
sur Haïti au niveau
des agences (présidé
par la Banque
mondiale) se réunit
semestriellement et le
groupe des bailleurs
en Haïti (présidé par
le Représentant du
PNUD) se réunit
mensuellement pour
coordonner les
interventions et
évaluer l’avancement
du CCI
§ les divers organes
de coordination sont
fonctionnels
§ les divers organes de
coordination sont
fonctionnels
§ le Groupe contact sur
Haïti au niveau des
agences (présidé par la
Banque mondiale) se
réunit semestriellement et
le groupe des bailleurs en
Haïti (présidé par le
Représentant du PNUD)
se réunit mensuellement
pour coordonner les
interventions et évaluer
l’avancement du CCI
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
MECANISMES DE COORDINATION DE L’AIDE ET DU SUIVI DU CCI
§ le Groupe contact
sur Haïti au niveau
des agences (présidé
par la Banque
mondiale) se réunit
semestriellement et le
groupe des bailleurs
en Haïti (présidé par
le Représentant du
PNUD) se réunit
mensuellement pour
coordonner les
interventions et
évaluer l’avancement
du CCI; approche
concerté au DSRP
qui sera avalisé par le
nouveau
Gouvernement
§ effort de
harmonisation se
poursuit
§ effort de
harmonisation se
poursuit
§ rapport final sur
le CCI
§ les divers organes
de coordination sont
fonctionnels
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
§ le Groupe contact
sur Haïti au niveau
des agences (présidé
par la Banque
mondiale) se réunit
semestriellement et le
groupe des bailleurs
en Haïti (présidé par
le Représentant du
PNUD) se réunit
mensuellement pour
coordonner les
interventions et
évaluer l’avancement
du CCI; approche
concerté dans le
discussions avec le
nouveau
Gouvernement élu
§ rapport semestriel
sur l’avancement du
CCI
§ les divers organes
de coordination sont
fonctionnels
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
Elaborer un
Document
Stratégique de
Réduction de la
Pauvreté (DRSP) de
manière participative
et couvrant la période
2006-2009
Préparation
participative
d’une Stratégie
de Réduction
de la Pauvreté
Rapport de synthèse - CCI
Coûts inclus
dans le thème
2.2 Renforc. des
Capacités
Institut ionnelles
OBJECTIFS
PRIORITAIRES
THEMES
Consultations et
préparation du
premier brouillon de
Document
Stratégique de
Réduction de la
Pauvreté initiées en
2003; analyse sur
l’état de pauvreté
complétée; CCI
pourra servir de base
pour la préparation
du DSRP
NIVEAU DE
DEPART
§ consensus sur les
mécanismes de dialogue et
consultation
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI SEPT. 2004
80
§ poursuite de la
préparation et
consultations pour le
DRSP
CIBLES ET
INDICATEURS DE
SUIVI MARS 2005
§ poursuite de la
préparation et
consultations pour le
DRSP
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2005
§ présentation au
nouveau
gouvernement d’une
proposition de DRSP
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
MARS 2006
§ mise en œuvre du
DSRP et suivi et
évaluation régulière
CIBLES ET
INDICATEURS
DE SUIVI
SEPT. 2006
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
ANNEXE II
Liste des agences qui ont participé à la préparation
et aux consultations du CCI
Rapport de synthèse - CCI
81
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Liste des organisations ayant participé à la préparation du CCI 1
Le Gouvernement de Transition d’Haïti
Bureau du Premier Ministre (BPM)
Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA)
Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR)
Ministère des Affaires Sociales (MAS)
Ministère de l’Economie et des Finances (MEF)
Ministère de l’Education Nationale et de la Culture (MENC)
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales et de la Sécurité Nationale (MICTSN)
Ministère de la Planification, de l’Environnement et de la Coopération Externe (MPECE)
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)
Ministère des Travaux Publics Transports et Communication (MTPTC)
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP)
Ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme (MCIT)
Ministère de la Condition Féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF)
Administration et Développement Local (IDR)
Administration Générale des Douanes (AGD)
Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN)
Autorité Portuaire Nationale (APN)
Bureau des Mines et de l’Energie
Centrale Autonome Métropolitaines d’Eau Potable (CAMEP)
Centre de Techniques de Planification et d’Economie Appliquées (CTPEA)
Coordination National pour Sécurité Alimentaire (CNSA)
Direction Générale des Impôts (DGI)
Electricité d’Haïti (EDH)
Entreprise Publique de Promotion des Logements Sociaux (EPPLS)
Institut du Bien-être Social (IBSR)
Office d’Assurance Travail et Maternité (OFATMA)
Office Nationale d’Assurance (ONA)
Office Nationale de la Migration (ONM)
Office Nationale pour les Artistes (ONART)
Police Nationale d’Haïti / Service des Garde-Côtes
Secrétairerie d’Etat à l’Environnement
Secrétairerie d’Etat à la Culture et à la Communication
Secrétairerie d’Etat à la Jeunesse et aux Sports
Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD)
Service Maritime de Navigation d’Haïti (SEMANAH)
Service Nationale d’Eau Potable (SNEP)
Services Métropolitain et de Collecte des Résidus Solides (SMCRS)
Télécommunication d’Haïti S.A. (Téléco)
1
Cette liste n’est pas exhaustive.
Rapport de synthèse - CCI
82
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Communauté Internationale
Agence Allemande pour la Coopération Technique
(GTZ)
Agence des Etats Unis pour le Développement
International (USAID)
Association Universitaire de la Francophonie (AUF)
Banque Interaméricaine de Développement (BID)
Banque Mondiale (BM)
Bureau du Haut Commissariat des Droits de
l’Homme (OHCHR)
Bureau International du Travail (BIT/ILO)
Bureau pour la Coordination des Affaires
Humanitaires (OCHA)
Commission Européenne(CE)
Fonds des Nations Unies pour la Population
(FNUAP/UNFPA)
Gouvernement de l’Espagne
Gouvernement de la Belgique
Gouvernement de la France
Gouvernement du Canada (ACDI)
Instituto Interamericano
de Cooperación para la Agricultura (IICA)
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en
Haïti (MINUSTAH)
Organisation des Etats Américains (OEA/OAS)
Organisatio n des Nations Unies pour l’Education
(UNESCO)
Organisation des Nations Unies pour l’Enfance
(UNICEF)
Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation
et l’Agriculture (FAO)
Organisation Internationale pour la Francophonie
(OIF)
Organisation Internationale pour la Migration (OIM)
Organisation Mondiale de la Santé/OrganisationOrganisation Panaméricaine de la Santé/Organisation
Mondiale de la Santé (OMS/OPS, WHO/PAHO)
OXFAM-Québec
Programme Alimentaire Mondiale (PAM/(WFP)
Programme Commun des Nations Unies sur le
VIH/SIDA (ONUSIDA)
Programme d’Alimentation pour le Développement
(PAD)
Rapport de synthèse - CCI
Programme des Nations Unies pour l’Environnement
(PNUE/UNEP)
Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD/UNDP)
Projet Accompagnement d’Haïti dans la Société de
l’information
United Nations Human Settlements Programme
(UNHABITAT)
Associations Haïtiennes
Association Haïtienne de génie sanitaire et des sciences de
l’environnement (ADISH)
Association Nationale des Magistrats Haïtiens
(ANAMAH)
CIPEA
Fédération des Barreaux
Forum Citoyen
Groupe de Recherche et d’Intervention en Éducation
Alternative (GRIEAL)
Groupe de Recherche Intègre de Développement
(GRIDE)
Solidarité Union Coopérative (SUCO)
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Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Liste des organisations/acteurs consultés par les groupes thématiques au cours de la
préparation du CCI et ayant participé aux consultations régionales et nationales
(Cette liste n’est pas exhaustive)
ACCP les Anglais
ACCP/SUD
Action Contre la Faim (ACF)
Action pour un Développement Durable (ACDED)
Agence Suédoise pour le Développement International (SIDA)
American Chamber of Commerce in Haiti
ANGAN
ASAKO
ASSAVEJ
Association Écologique
Association de Coopération avec la Micro Entreprise (ACME)
Association des Artisans d’Haïti (ADAH)
Association des Assureurs d’Haïti (AAH)/Groupe 184
Association des Directeurs d'Écoles Privées (ADEPH)
Association des Industries d’Haïti (ADIH)/184
Association des Œuvres Privées de Santé (AOPS)
Association des Victimes de Coopératives (CONASOVIC)
Association Haïtienne des Économistes (AHE)
Associa tion Haïtienne pour la Maîtrise des Eaux et des Sols en Milieu Rural (ASSODLO)
Association Haïtienne pour la Promotion et un Développement Autonome (PROVEDA)
Association Médicale Haïtiens (AMH)
Association National des Femmes Victimes des Coopératifs (ANFVC)
Association Nationale des Institutions de Micro-Finance d’Haïti (ANIMH)
Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH)
Association Nationale des Pêcheurs (ANP)
Association Nationale pour l’Unité Haïtienne (ANUH)/184
Association pour la Coopération avec la Micro-Entreprise (ACME)
Association Touristique d’Haïti (ATH)
AYITI KAPAB
Bureau de Nutrition et de Développement (BND)
Cabinet Archer et Associés
CARE
CARITAS
Catholic Medical Mission Board (CCBM)
Centre Canadien d’Études et de Coopération Internationale (CECI)
Centre de Développement Santé (CDS)
Centre de Recherches et de Formation Economique et Sociale pour le Développement (CRESFED)
Centre Oecuménique des Droits de l’homme (CEDH)
Centre pour la Libre Entreprise et la Démocratie (CLED)
Rapport de synthèse - CCI
84
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
CEPAL-Mexico (ONU/ECLAC)
Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH)
Chambre de Commerce, d’Industries et de Professions du Nord (CCIPN)
Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie (CFHCI)/184
Christian Aid
CNC/SUD
Coalition Nationale de Réfugiés Haïtiens (CNRH)
Collectif Haïtien pour l’Environnement et le Développement
Collectif Haïtien pour la Protection de l’Environnement et un Développement Alternatif (COHPEDA)
Collectif pour la Protection de la Nature (COPE)
Comisyon Natyonal Peyzan
Comité Protos Haïti (CPH)
Confédération des Écoles Privées d’Haïti (CONFEPIH)
Confédération Nationale des Éducateurs Haïtiens (CNEH)
Conférence Épiscopale Éducation Catholique (CEEC)
Congres National des Mouvements Démocratiques KONAKOM
Convention Baptiste d’Haiti (CBH)
CONVERGENCE DEMOCRATIQUE
Cooperative Housing Foundation (CHF)
Coordination des Programmes de Développement / Église Méthodiste d'Haïti (COD/EMH)
Coordination Nationale de Plaidoyer pour les Droits de la Femme (CONAP)
Coordination Syndicale Haïtienne (CSH)/184
Corps National des Enseignants haïtiens (CONEH)
CPPNE
Croix-Rouge
Development Activities and Services for Health (DASH-PROCARE)
Development Alternative International (DAI-FINNET)
Développement International Desjardins (DID)
Direction Centrale de Pharmacies
Direction de la Protection Civile
Église Épiscopale
ENFOFANM
Faculté de Médecine et de Pharmacie
FANMYOLA/184
FCDNEM
Fédération des Amis de la Nature (FAN)
Fédération des Écoles Catholiques de Port-au-Prince (FECAP)
Fédération des Écoles Protestantes d’Haïti (FEPH)
Fédération Luthérienne Mondiale (FLM)
Femmes / N.E.
FENATEC/184
FEUH/184
Financial Services
Rapport de synthèse - CCI
85
Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
FINCA / Haïti
FNMH
Fondasyon Kole Zepol (FONKOZE)
Fondasyon Nouvel Hayti
Fondation Écologique du Nouveau Collège Bird (FNCB)
Fondation Haïtienne de l’Enseignement Privé (FONHEP)
Fondation Haïtienne de l’Environnement (FHE)
Fondation Haïtienne Healing Hands
Fondation Héritage pour Haïti, (Transparency International)
Fondation Internationale pour la Réhabilitation des Démunis (FIRD)
Fondation pour la Santé Reproductrice et la Famille (FOSREF)
Fondation Pour le Relèvement de Cap-Haïtien (FORCAP)
Fonds de Développement Industriel (FDI)
Fonds Kore Fanm
Force Populaire de Delmas (FOPOD)
FRONTCEPH
GAIPP/ Projet PADEDD
GARR
GRAMIR Jérémie
Groupe 184
Groupe de Recherche et d’Échanges Technologiques (GRET Haïti)
Groupe des Personnes Ressource DSRP -I
Groupe d'Initiative des Enseignants de Lycée (GIEL)
Groupe Santé Plus
Groupe Technologie Intermédiaire d’Haïti (GITH)
GTIH (Branche Nord)
HELVETAS
Hervé Lerouge Construction (HL Construction)
Initiative de la Société Civil (ISC)
Institut de Recherches et d’Application des Méthodes de développement (IRAM)
Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI)
INUJED
Justice et Paix
La FAN (Fédération des Amis de la Nature)
Les Scouts d’Haïti (Girl Scouts)
MCC
Médecins sans Frontières
Micro Crédit National (MCN - Unibank)
MOUFHED
Mouvement Chrétien pour une Nouvelle Haïti (MOCHRENA)
Mouvement Démocratique pour la Libération de Haïti (MODELH)
Mouvement des Femmes Haïtiennes pour l’Education (MOVFED) / 184
Mouvement National des Paysans de Congrès de Papaye (MPNKP)
Rapport de synthèse - CCI
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Cadre de Coopération Intérimaire – Haïti
Mouvement Paysans Papaye (MPP)
MOVIMONDO
National Coalition for Haitian Rights (NCHR)
OCODE
OCP/SUD
ODNE
Organisation de Défense des Droits des Enfants (ODDE)
Organisation Peuple en Lutte (OPL)
Organisation pour la Réhabilitation de l’Environnement (ORE)
Pan-American Development Foundation (PADF)
Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits de l’Homme (POHDH)
Plate-forme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA)
Project Measure
Projet d’Appui à la mise en oeuvre du Plan d’Action pour l’Environnement (PAPAE)
POSHEP
Radio Galaxie
Radio Méga Star
Radio Métropole
Radio Signal FM
Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP)
Réseau d’Enseignement Professionnel et d’Intervention Ecologique (REPIE)
Réseau de Développement Durable d’Haïti (RDDH)
Réseaux Haïtiens des Plantes Médicinales
RPK
Société Audubon d’Haïti
Société Caribéen de Banque (SOCABANK)
Société Générale de Banque (SOGEBANK)
Société Haïtienne d'Épargne et de Crédit (SHEC)
SOFIHDES
SOPROS
Surveillants Parc Macaya
Technique d’Administration, d’Animation et de Gestion (TAG)
TET ANSANM
UBRD
Union des Parents d'Élèves Progressistes d'Haïti (UPEPH)
Union des Patriotes Haïtiens (UPH)
Union Nationale des Normaliens d'Haïti (UNNOH)
Unité d’Appui Coopération Canadienne (UAPC)
Unité Reforme Secteur Eau Potable (URSEP)
United Nations Development Fund for Women (UNIFEM)
Université d’État d’Haïti (UEH)
Université Quisqueya (UNIQ)
World Vision
Rapport de synthèse - CCI
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