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Agricultural Sector Development Plan for the Haut Plateau Central, Volume 3: The Plan

Agricultural Sector Development Plan for the Haut Plateau Central, Volume 3: The Plan

Government of Haiti, Ministry of Agriculture, Natural Resources and Rural Development (MARNDR), GARDEL 2004
Summary — Volume 3, the plan itself, of the agricultural sector development plan for the Haut Plateau Central, by GARDEL for MARNDR, April 2004.
Full Description
Dated April 2004 and prepared by GARDEL for MARNDR under the Projet de Développement Rural du Centre et du Sud d'Haïti, this is volume 3 - the development plan - of the agricultural sector plan for the Haut Plateau Central. It opens by recalling the methodological elements behind it: making use of accumulated documentation, direct field observation, and meetings and working workshops with different sectors. It is the operative half of the pair whose diagnosis is volume 2, also held here.
Topics
AgricultureRural DevelopmentEconomy
Geography
Centre Department
Keywords
Haut Plateau Central, plan de développement agricole, GARDEL, PDR, MARNDR, volume 3, ateliers de travail, observations de terrain, admin1:HT06
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MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DÉVELOPPEMENT RURAL (MARNDR) PROJET DE DÉVELOPPEMENT RURAL DU CENTRE ET DU SUD D’HAITI. (PDR) PLAN DE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR AGRICOLE DU HAUT PLATEAU CENTRAL VOLUME 3 : LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT GARDEL, Avril 2004 Table des matières Table des matières 2 1. Introduction 5 2. Rappel des éléments méthodologiques 5 2.1. La valorisation de la documentation accumulée 5 2.2. Les observations directes sur le terrain 5 2.3. Les rencontres et ateliers de travail avec différents secteurs 6 3. éléments d’orientation et secteurs de croissance. 6 3.1. Une croissance économique durable. 6 3.2. Le renforcement des actions visant à réduire la pauvreté et à assurer une redistribution équitable des fruits de la croissance. 7 3.3. Les secteurs porteurs de croissance 7 3.3.1. L’agriculture 7 3.3.1.1. Mesures d’ordre juridico-institutionnel 8 3.3.1.2. Mesures d’ordre technique 8 3.3.2. Les mines et les carrières 8 3.3.3. Le Secteur touristique 9 3.3.4. Les zones franches industrielles 9 4. Les éléments d’orientation du développement agricole du MARNDR 10 4.1. Les domaines d’intervention 11 4.1.1. Les infrastructures rurales 11 4.1.2. L’appui aux filières porteuses 11 4.1.3. La consolidation de l’amont à travers une restructuration du secteur engrais, des semences et des composantes de l’alimentation animale. 11 4.1.4. Le financement à travers l’émergence de systèmes financiers décentralisés. 11 4.1.5. La formation des cadres et des agriculteurs 12 4.1.6. La recherche-action 12 5. Les secteurs porteurs de croissance dans le Haut Plateau Central 12 5.1. L’agriculture 12 5.2. Le tourisme 12 5.3. 3- Les mines 13 5.4. 4- Les zones franches 14 6. Rappel des potentialités et contraintes 14 6.1. Récapitulatif général des problèmes identifiés : 14 6.2. Récapitulatif général des potentialités du Haut Plateau Central 15 6.3. Les contraintes et potentialités au niveau de la production végétale 17 6.4. Les contraintes et potentialités au niveau de la production animale 19 7. Les grands éléments d’orientation du développement agricole du Haut Plateau Central 20 7.1. En terme de vision, les acteurs du secteur aspirent à une agriculture : 20 7.2. Les objectifs généraux fixés pour le secteur sont les suivants : 20 8. Les axes de développement de l’Agriculture 21 8.1. Axe 1.- L’aménagement d’infrastructures de base et d’infrastructures productives. 21 8.1.1. La réhabilitation des routes 22 8.1.2. La Construction de centres de pré conditionnement 22 8.1.3. Les aménagements hydro agricoles 23 8.1.4. L’aménagement et l’amélioration de la gestion des lacs collinaires 23 8.1.5. L’électrification. 24 8.2. Axe 2.- L’appui au développement au développent de filières porteuses. 25 8.2.1. La filière arboricole. 25 8.2.2. Les filières animales 27 8.2.3. La filière des produits vivriers de base 28 8.2.4. Les filières spéciales 28 8.2.4.1. La Canne à sucre 28 8.2.4.2. Le pois Congo 29 8.2.4.3. L’arachide 30 8.3. Axe 3.- L’amélioration de l’accès aux services agricoles 30 8.3.1. L’accès aux intrants essentiels. 30 8.3.2. L’accès aux outils 30 8.3.3. L’accès au crédit. 31 8.3.4. La promotion des produits locaux 31 8.4. Axe 4.- La structure institutionnelle et organisationnelle 31 8.4.1. La création de centres de référence. 31 8.4.2. Le renforcement des structures de coordination, particulièrement la plate forme d’agriculture. 32 8.4.3. Le renforcement des organisations faîtières (MPP, PFI, CSDI). 32 8.4.4. La stimulation d’associations professionnelles spécialisées. 33 9. Quelques Considérations sur l’aspect genre. 36 10. Conclusion 37 LISTE DES PHOTOS Photo 1:Atelier de travail à Cerca Carvajal (Photo GARDEL, 2004) 5 Photo 2: La Plaine irriguée de Los Posos (photo GARDEL, mars 2004) 11 Photo 3 : L'eau, un thème majeur pour le tourisme dans le Haut Plateau Central (Photo GARDEL, 2004) 12 Photo 4: Camion transportant du charbon sur la route Hinche – Thomassique (Photo GARDEL, avril 2004) 21 Photo 5: Lacs collinaires de la région de Pandiassou (Photo GARDEL, avril 2004) 23 Photo 6:Sols très profonds observés sur la route Hinche - Thomassique. (Photo GARDEL, avril 2004) 25 Photo 7: Élevage de poules en enclos à Hinche. (Photo GARDEL, mars 2004) 27 Photo 8: Chaudière plus mince introduite par SOE à Thomonde (Photo GARDEL, avril 2004) 28 Photo 9: Charrue fabriquée par un artisan local présentée lors d'un atelier communal (Maïssade) (Photo GARDEL, avril 2004) 30 1. 2. Introduction Le présent dossier est le dernier volume d’une série de 3 élaborés dans le cadre de la préparation du Plan de Développement Agricole du Haut Plateau Central. Le volume 1 a présenté la méthodologie adoptée pour la réalisation du dossier alors que le volume 2 a été consacré au diagnostic de la situation actuelle de l’agriculture dans la zone sous étude. Les propositions développées ici comportent quatre points d’ancrage : • Elles s’articulent autour des réalités observées sur le terrain, exprimées par les différents acteurs ayant participé aux travaux d’ateliers et synthétisées dans le document de diagnostic. • Elles tiennent compte des grandes orientations de développement économique tels qu’exprimées dans la documentation officielle. • Elles considèrent les éléments d’orientation pour le développement du secteur agricole tels que formulés en Mars 2004 par le Ministre de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural • Elles s’intègrent dans les axes de développement économiques identifiés pour l’ensemble du Haut Plateau Central. Ce plan a été réalisé sur une base de participation au cours d’ateliers communaux, de rencontres avec des institutions, associations et organisations. De ce fait, il s’agit d’un Plan de développement agricole pour le Haut Plateau Central. Ce n’est pas le plan de la Direction Départementale Agricole ou du PDR. Il constitue un outil d’orientation, de programmation et de négociation pour tous les acteurs impliqués dans le développement agricole et même dans le Développement économique global de la région. 3. Rappel des éléments méthodologiques L’approche méthodologique utilisée pour la réalisation de ce plan est exposée en détail dans le Volume 1. Rappelons cependant ici qu’elle est basée sur trois éléments essentiels à savoir : 3.1. La valorisation de la documentation accumulée Une importante documentation a été consultée. Elle est constituée de rapports, d’études, etc. réalisés par les institutions et organisations travaillant sur place ; de dossiers préparés sur la région. Elle est complétée par des données statistiques, démographiques et techniques collectées par des institutions nationales officielles telles que l’IHSI, l’UTSIG, les Ministères, etc. 3.2. Les observations directes sur le terrain Les consultants ont réalisé des observations directes sur le terrain. À travers des tournées dans les différentes sections communales, des parcours de transect permettant de traverser les différentes zones agro-écologiques, des observations diverses ont pu être faites sur le terrain. 3.3. Les rencontres et ateliers de travail avec différents secteurs Des rencontres de travail ont eu lieu avec différents acteurs impliqués dans le développement agricole de la région. Nous pouvons citer, entre autres, les types de rencontres suivants : • Des ateliers communaux • Des ateliers thématiques • Des entrevues avec les responsables d’institutions et d’organisations Photo 1:Atelier de travail à Cerca Carvajal (Photo GARDEL, 2004) 4. éléments d’orientation et secteurs de croissance.1 Les bases structurelles de l’économie haïtienne sont faibles et incapables de déclencher un processus de développement continu. Ces bases sont constituées par une agriculture stationnaire et primitive, représentant 60% de la main d’œuvre active, un secteur industriel de substitution en plein déclin et d’assemblage fortement affecté par 15 années de crise institutionnelle, un secteur informel très développé et un taux de chômage élevé. Dans ce contexte, la croissance économique et la réduction de la pauvreté constitueront les principaux objectifs de Développement National pour la décennie 2001-2010. 4.1. Une croissance économique durable. Pour remettre l’économie haïtienne sur les rails et attaquer de front le phénomène grandissant de pauvreté, il est nécessaire de porter le taux de croissance à une moyenne annuelle de 5%. La réalisation de cet objectif permettrait au pays de se rapprocher de la dynamique de croissance des années 1970. Cette croissance devra être accompagnée d’un niveau d’inflation proche de celui de nos principaux partenaires commerciaux étrangers et du renforcement du niveau des réserves internationales du pays. 4.2. Le renforcement des actions visant à réduire la pauvreté et à assurer une redistribution équitable des fruits de la croissance. La pauvreté étant le facteur fondamental de vulnérabilité du pays, sa réduction vise à diminuer, au cours des dix (10) prochaines années, le nombre d’haïtiens vivant au-dessous du seuil de la pauvreté absolue et à améliorer les indicateurs de bien-être de la population. 4.3. Les secteurs porteurs de croissance En vue d’atteindre cet objectif de croissance annuelle de 5%, les secteurs porteurs retenus sont, l’agriculture traditionnelle (produits vivriers) et d’exportation (café haitian blue, primeurs), l’exploitation des mines et carrières, le tourisme, les zones franches industrielles. 4.3.1. L’agriculture C’est un secteur porteur bien que toutes les analyses, tous les diagnostics confirment ses faiblesses. Le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), tenant compte de ce constat, a décidé de réorienter la politique agricole du pays afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et d’améliorer la production destinée à l’exportation. Les mesures d’ordre général devant concourir à la réalisation de ces objectifs visent à : • Inciter le développement agricole en introduisant les technologies adaptées à la croissance de la production garantissant une production vivrière suffisante à la satisfaction des besoins de la population; • Créer des conditions propices aux investissements privés; • Augmenter le crédit formel au secteur rural; • Rationaliser la politique de maîtrise de l’eau • Renforcer l’environnement institutionnel du secteur agricole • Améliorer et actualiser le Cadastre; • Appuyer la mise en place d’instances de concertation entre la profession agricole et ses partenaires publics et privés; • Assurer la maintenance des différentes infrastructures; • Lutter contre le déboisement; • Améliorer les circuits de commercialisation. D’autres mesures plus spécifiques seront adoptées pour atteindre les deux objectifs de sécurité alimentaire et de promotion des cultures exportables. Elles sont d’ordre juridico-institutionnel et technique. 4.3.1.1. Mesures d’ordre juridico-institutionnel Deux groupes d’actions seront privilégiés : celles qui faciliteront l’accès à la propriété foncière et celles qui contribueront à l’encadrement des agriculteurs. ◦ Poursuite de la réforme agraire par l’extension de l’expérience positive du Bas Artibonite aux autres régions du pays. ◦ Amélioration de la performance financière de la BCA et harmonisation des activités de cette institution en matière de crédit agricole avec celles des autres instances du MARNDR ▪ Maîtrise de l’eau par la réhabilitation des bassins versants et des périmètres irrigués, la protection des berges des rivières, l’aménagement hydro agricole, la construction de lacs collinaires pour le stockage des eaux de pluies. ▪ La revalorisation des plantations de produits d’exportation tels que le café et le cacao, l’augmentation des surfaces cultivées en mangues francique et la promotion de ce produit et d’autres fruits et légumes. ▪ L’augmentation de la production animale. ▪ L’organisation du marché intérieur pour faire face à la concurrence des marchandises venant de l’extérieur. ▪ L’organisation de la quarantaine import-export et station serrée aux ports maritime, aérien et terrestre ainsi que le suivi des actions entreprises. ▪ La mise en place d’équipes techniques pour la poursuite des travaux de dépistages et interventions éventuelles. 4.3.1.2. Mesures d’ordre technique Ces mesures contribueront à l’amélioration qualitative et quantitative de la production nationale par la mise en œuvre d’un programme de phytosanitation. Elles concernent, entres autres : • L’évaluation de la rouille orangée des pourridiés et du Scolyte du café; • Le renforcement et la modernisation de la culture du café; • La lutte contre les nématodes, charançons et autres parasites. 4.3.2. Les mines et les carrières L’exploitation rationnelle des mines et des carrières contribuera également à l’augmentation des revenus générés par le secteur primaire de l’économie. La Politique dans ce domaine sera axée sur l’exploitation des gisements déjà identifiés et l’objectif principal fixé sera croître de façon substantielle la contribution de cette branche d’activités à la croissance du PIB. Les actions à entreprendre viseront à mettre en exploitation les gisements pour lesquels les études de rentabilité se sont révélées satisfaisantes. Il s’agit de certains gisements d’or et de cuivre, des gisements auro-argentifières, d’un nombre substantiels de gisements, de dépôts de craie et de dépôts de pouzzolane. Il conviendra aussi de régulariser et de rentabiliser l’exploitation des matériaux de construction : sables, roches, argiles etc. 4.3.3. Le Secteur touristique Le développement de l’industrie touristique qui, au cours des années 1970 représentait une source importante de devises et d’emplois, constitue l’un des principaux axes du programme d’action. En plus des nombreux avantages prévus dans le nouveau code des investissements en vue d’attirer les capitaux étrangers, un Plan Directeur a été élaboré par la Secrétairerie d’État au Tourisme. Trois facteurs limitant le développement touristique en Haïti ont été retenus dans le diagnostic dressé dans le Plan Directeur. Il s’agit de • L’insuffisance d’hébergements de classe internationale. • L’instabilité politique chronique. • Les insuffisances en matière d’infrastructures et d’équipements logistiques. Les implications de ces facteurs ont été prises en compte dans l’élaboration des différentes étapes retenues pour la mise en place de la stratégie de développement touristique. Le retour d’Haïti sur la scène touristique devant se faire progressivement, l’option retenue pour le démarrage a été de proposer aux tours-opérateurs des séjours d’une semaine pour leurs clients ou des extensions de 3 ou 4 jours à partir des destinations principales de la Caraïbe (République Dominicaine, Cuba, Jamaïque). Lorsque la capacité d’accueil sera suffisante d’autres produits allant du tourisme d’excursion au tourisme de haut de gamme pourront être proposés. Les principaux sites touristiques ont été déjà été identifiés. Les actions futures viseront à : • Assurer les sites et infrastructures touristiques principalement axés sur le patrimoine culturel, historique et naturel; • Améliorer les sites et infrastructures touristiques existants; • Augmenter la capacité d’accueil; • Mettre en valeur le potentiel touristique non exploité. 4.3.4. Les zones franches industrielles Le développement des zones franches industrielles est retenu comme une option permettant de lutter contre le chômage et la pauvreté, assurer des rentrées de devises et le transfert de technologie. L’objectif visé à moyen terme est de retrouver à court terme le niveau de 50.00 emplois des années 1980 période au cours de laquelle Haïti était le chef de file dans l’assemblage électronique et la fabrication de balles de base-ball, et de créer près de 500,000 nouveaux emplois au cours des dix prochaines années. Outre les projets de législation élaborés pour la réglementation et le fonctionnement des zones franches, la refonte du code des investissements en vue de son adaptation aux nouvelles données internationales, d’autres actions sont entreprises dans l’optique de bénéficier de ce levier. Une commission chargée de la promotion des investissements est crée avec pour mission de réaliser les études pour l’implantation des zones franches, la recherche de partenaires et de financement. Les premiers travaux de cette commission ont porté sur les activités d’implantation. Ainsi, les actions suivantes ont été identifiées pour être réalisées immédiatement : • La construction d’un One Stop Building, local administratif regroupant tout les services intervenant dans les opérations d’investissements : Ministère du Commerce et de l’Industrie, Douanes, Services des impôts; • Agrandissement de la Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI) et construction de bâtiments à usage industriel; • Construction de trois nouveaux parcs à Jacmel, à Miragoane et à Fonds Mombin. Tels sont les grands leviers de développement définis par l’État Haïtien pour la décennie 2001 – 2010. Sur le plan strictement agricole, des éléments d’orientation plus précis ont récemment été proposés. Ce sont ces éléments qui feront l’objet du prochain chapitre. 5. Les éléments d’orientation du développement agricole du MARNDR2 En l’absence d’une véritable politique de développement agricole présentée par le MARNDR, nous nous référons aux considérations faites par le Ministre de l’Agriculture pour présenter les éléments cadres de développement du secteur. Dans son intervention publiée dans le Nouvelliste du 26 au 28 Mars 2004, le Ministre de l’Agriculture plaide pour l’instauration d’un cadre macro-économique favorable à la production nationale et au monde rural. Les éléments fondamentaux d’orientation définis par le Ministre sont les suivants : • L’agriculture sera réalisée au sein d’exploitations agricoles paysannes. • Le contexte agricole et agro-alimentaire mondial présente de nouvelles opportunités pour une agriculture familiale marchande visant le marché national aussi bien que l’exportation. • Il est nécessaire d’opérer une rupture franche avec le passé et d’établir un cadre permettant l’émergence d’une nouvelle classe d’agriculteurs. • L’agriculture doit permettre de lutter efficacement contre la pauvreté des ménages, l’insécurité alimentaire et la dégradation de l’environnement tout en ayant des effets multiplicateurs sur la création d’emplois et de valeur ajoutée en milieu rural. 5.1. Les domaines d’intervention Les domaines d’intervention à privilégier sont les suivants : 5.1.1. Les infrastructures rurales • Voies de communication : pistes carrossables et chemins muletiers. • Petites et moyennes infrastructures d’irrigation et de valorisation de l’eau. • Structures de séchage et de rétention de l’eau. • Mise en place de PME et d’industrie d’entreposage, de conservation et de transformation des produits agricoles. 5.1.2. L’appui aux filières porteuses • Pour l’exportation : café, mangues, cacao, tubercules pour le marché mondial et des marchés gourmets. • Pour le marché local : maïs, plantain, produits maraîchers, tubercules, citron, produits laitiers, œufs, poulets indigènes, fruits de mer, etc.… • Filières à vocation mixte; pomme de terre, pois congo, igname, giraumon, avocat, cabri, pintade. Cet appui prendra les formes suivantes : • Subventions à l’investissement • Appuis à la mise en marché • Établissement de relations contractuelles entre les producteurs et les secteurs de la commercialisation et de la transformation. • Actions de Recherches développement très ciblées. 5.1.3. La consolidation de l’amont à travers une restructuration du secteur engrais, des semences et des composantes de l’alimentation animale. 5.1.4. Le financement à travers l’émergence de systèmes financiers décentralisés. 5.1.5. La formation des cadres et des agriculteurs 5.1.6. La recherche-action A partir de ces éléments d’orientation, il est à remarquer la priorité accordée à l’agriculture paysanne. Mais la nouvelle approche se veut plus moderne en précisant une plus grande intégration aux circuits marchands. Elle prône aussi une agriculture plus équipée, tant au niveau des exploitations agricoles qu’au niveau collectif. 6. Les secteurs porteurs de croissance dans le Haut Plateau Central Les études de terrain, l’analyse de la documentation disponible, les rencontres avec les institutions et organisations confirment l’existence de quatre secteurs porteurs de croissance dans le Haut Plateau Central : 6.1. L’agriculture L’agriculture constitue l’un des principaux secteurs porteurs de croissance dans le Haut Plateau Central. Avec une densité de population de l’ordre de 115 habitants/Km2 (alors que la moyenne nationale est d’environ 350 hab. /km2), des sols profonds, une proximité relative par rapport aux marchés potentiels, etc.… le Haut Plateau Central présente un potentiel de croissance du secteur agricole parmi les plus élevés du pays. Photo 2: La Plaine irriguée de Los Posos (photo GARDEL, mars 2004) 6.2. Le tourisme Le développement du tourisme peut aussi être considéré comme un élément moteur de l’évolution de l’économie du Haut Plateau Central. Malgré une absence marquée d’infrastructures de base et de structures d’hébergement, le potentiel d’attraction de touristes (surtout dans une perspective de développement de l’écotourisme) est très important. Il est articulé autour de 3 thématiques principales : • la thématique de l’eau avec la présence de plans d’eau (lac de Péligre), de chutes (Bassin Zim, La Yaye) de sources thermales (Los Posos), etc.… • la thématique historique avec la présence de fortifications (Fort Biassou), de ruines coloniales, de grottes marquées d’inscriptions indiennes (Cerca Carvajal), etc.… • Des points d’observations offrant des vues superbes sur des fonds de vallées. (Vallée de Thomonde, Vallée de Cerca Carvajal, etc.…) Photo 3 : L'eau, un thème majeur pour le tourisme dans le Haut Plateau Central (Photo GARDEL, 2004) D’autres centres d’intérêt comme les fêtes patronales, les possibilités de chasse à la pintade sauvage, l’artisanat. Les spécialités culinaires, etc. peuvent, avec une promotion rationnelle, contribuer valablement à attirer des visiteurs. Rappelons la ville de Hinche est distante seulement d’environ 120 kilomètres de Port-au-Prince, 80 kilomètres du Cap-Haïtien, 70 kilomètres des Gonaïves et 40 kilomètres de la frontière Haïtiano-dominicaine. Le développement de l’écotourisme peut avoir des effets d’entraînement sur l’agriculture en offrant de nouveaux débouchés pour les produits agricoles et en améliorant la circulation monétaire dans la zone. 6.3. 3- Les mines Le Haut Plateau Central présente un potentiel minier intéressant pouvant être articulé autour de 3 produits : • le lignite qui se trouve en quantité importante dans la commune de Maïssade et qui, pour le moment n’est pas exploité en raison d’une forte teneur en soufre • l’argile qui se trouve en quantité considérable dans toute la partie Ouest du Haut Plateau Central. L’argile est actuellement exploitée plutôt de façon artisanale soit pour la fabrication d’éléments de construction (briques, adoquins, tuiles, carreaux) ou de décoration (poterie), soit pour la préparation de cataplasmes et de pilules. D’autre part, il existe au niveau de la commune de Hinche (Juanaria), une source d’approvisionnement en argile kaolinite pouvant être utilisé dans la fabrication d’articles en faïence et qui , pour le moment n’est pas exploitée. • Plus directement lié à l’agriculture, il existe, sur le Plateau Central, environ une dizaine de grottes à guano dont certain fait l’objet d’une exploitation parfois irrationnelle. 6.4. 4- Les zones franches La situation enclavée de Haut Plateau Central limite à première vue, les possibilités de développement de zones franches. Cependant, la proximité de la République Dominicaine avec 3 communes frontalières (Cerca la source, Thomassique, Thomonde) ainsi que la disponibilité d’un important potentiel de production d’électricité à partir de ressources hydrauliques (Guayamouc, Samana, Thomonde) constituent des facteurs à ne pas négliger. Il est important de signaler qu’un plan de développement économique du Haut Plateau Central devrait viser à une valorisation simultanée de l’ensemble du potentiel. 7. Rappel des potentialités et contraintes Le Volume 2 du présent dossier est consacré à un diagnostic approfondi de la situation agricole du Haut Plateau Central. Pour bien situer le contexte dans lequel les axes de développement agricole ont été identifiés, nous rappelons les principaux éléments de contraintes et de potentialités répertoriés tant au niveau de la production végétale, qu’au niveau de la production animale ainsi que dans l’environnement socio-économique. 7.1. Récapitulatif général des problèmes identifiés : Les problèmes identifiés au cours de la réalisation de ce diagnostic, à travers les ateliers communaux, les observations directes sur le terrain, les rencontres thématiques et l’étude de la documentation disponible peuvent être regroupés en 6 grandes catégories, à savoir : a. La carence en infrastructures de base et en infrastructures économiques permettant de valoriser le potentiel existant et de l’améliorer. À ce titre nous pouvons mentionner : • Le mauvais état du réseau routier tant sur le Haut Plateau que dans les axes reliant le haut Plateau au zones de distribution de sa production • La quasi-inexistence d’électricité qui stimulerait les investisseurs à venir s’installer dans la région. • La sous exploitation du potentiel d’irrigation exprimée par le fait que seulement 10% des terres potentiellement irrigables le sont effectivement • La sous valorisation du potentiel de création de retenues collinaires qui permettraient d’améliorer l’infiltration et la disponibilité de l’eau pour les cultures et les animaux b. la faiblesse de l’encadrement technique tant au niveau de l’orientation et de la définition des politiques, normes et procédures qu’au niveau de la production et la vulgarisation de solutions techniques aux problèmes auxquels sont confrontés les acteurs du secteur agricole. À ce titre, nous pouvons mentionner : • l’absence de structures d’expérimentation et de recherche malgré l’existence d’au moins quatre fermes d’État dans le haut Plateau • la multiplicité de problèmes techniques auxquels les agriculteurs doivent faire face • le manque de leadership de la Direction départementale agricole du Centre sur les autres institutions intervenant dans l’agriculture • l’absence d’une stratégie de formation des agriculteurs afin d’assurer une augmentation progressive du niveau de ces derniers • l’absence de régulation dans l’utilisation de l’espace c. Le faible niveau d’équipement de l’agriculture permettant d’améliorer les performances et de créer de la valeur ajoutée aux productions de base. En ce sens, nous pouvons souligner • L’insuffisance d’équipements pour le travail du sol, en particulier les charrues à traction animale et les tracteurs • La quasi-inexistence d’équipement de stockage, de séchage et de transformation des produits, à part la canne à sucre qui bénéficie d’un équipement le plus souvent désuet d. La mauvaise organisation des marchés d’amont et d’aval liés au secteur agricole qui entraîne : • Des difficultés d’accès aux intrants et outils agricoles • Le faible niveau d’organisation des producteurs et leur fragilité dans les négociations avec les acheteurs (particulièrement les Dominicains et les acheteurs venant de Port- au-Prince et du Nord. e. la faiblesse de la capacité d’investissement des opérateurs du secteur à cause du niveau de décapitalisation, de la non disponibilité de sources de crédit agricole et du niveau relativement élevé de risques. f. Le manque d’articulation entre l’agriculture et les autres activités économiques dans la région. 7.2. Récapitulatif général des potentialités du Haut Plateau Central a. Une relative disponibilité en ressources, particulièrement en terre. Avec une densité démographique de 115 habitants au kilomètre carré, le Haut Plateau Central permet la constitution d’exploitations viables économiquement. b. Des sols généralement profonds. Par endroits, surtout dans la partie ouest du Haut Plateau, on trouve des sols de plus de 20 mètres de profondeur. c. Un positionnement géographique favorable par rapport aux marchés avec des distances oscillant autour de 100 kilomètres d’au moins 4 centres importants de consommation. d. Une dynamique organisationnelle intéressante avec la présence d’organisations de base et d’organisations faîtières bien implantées. e. Un niveau de dégradation de l’environnement non encore catastrophique avec seulement 15% des sols présentant des risques graves et très graves d’érosion. f. Un potentiel important de développement éco-touristique qui peut exercer un effet d’entraînement sur l’agriculture g. Un potentiel hydroélectrique suffisant pour couvrir les besoins de la région 7.3. Les contraintes et potentialités au niveau de la production végétale Tableau 1: Tableau des contraintes et potentialités identifiés par zone agro-écologique Zones agro écologiques Potentialités Contraintes Montagnes et plateaux humides Zones types : • Narang (Maïssade) • Lamielle (Cerca La Source) • Pluie abondante et plus ou moins bien répartie, risque de mauvaise récolte faible. • Zone de production de café de haricot et des cultures maraîchères (culture à forte rentabilité) • Couverture forestière et fruitière encore importante, notamment grâce à la présence du café ; • Zone à fort potentiel de production des agrumes (notamment orange, chadèque). • Absence d’encadrement technique ; • Problèmes de charançons sur banane et igname, de scolytes sur café, de champignons telluriques sur la plupart des cultures maraîchères ; • Indisponibilité des intrants (semences de haricot au début de la campagne de mars, engrais, pesticides) ; • Archaïsme de l’outillage agricole, coût élevé et rareté de la main d’œuvre agricole (faible utilisation de charrue à cause du caractère accidenté des milieux) ; • Prix exorbitants des intrants (notamment des engrais et les semences des cultures maraîchères) ; • Période pluvieuse trop longue entraînant parfois la germination du haricot sur pied et difficultés pour sécher le café ; • Problèmes de chenilles sur maïs, chou et pois congo et d’autres pestes notamment sur les cultures maraîchères ; • Quasi inexistence des sources d’eau pendant la saison sèche ; • Insuffisance et mauvais état de voies de pénétration la plupart de ces zones d’altitude sont enclavées). • Gaspillage de la production fruitière (mangue, orange, chadèque, avocat). • Problème d’abreuvement des animaux notamment en période sèche. Plateaux semi humides Zones type : • Partie basse de Juanaria (Hinche) • Cabral (Thomonde) • Zone agro écologique favorable au développement de l’arboriculture fruitière et d’une large gamme de cultures vivrières ; • Existence d’une production conséquente de fruits frais (mangue, avocat, noix d’acajou, tamarin) • Commercialisation facile de certains produits sur les marchés frontaliers, existence d’une forte demande du côté dominicain ; • Zone agro écologique très favorable à la production de la canne à sucre culture de rente) ; • Zone à fort potentiel d’élevage (bovin, caprin et porcin) • Familiarisation avec la culture attelée. • Absence d’encadrement technique ; • Problèmes de chenilles sur maïs, chou et pois congo ; • Insuffisance de la disponibilité du nombre d’attelages bovins dans les zones concernées ; • Absence de structures de financement des activités agricoles; • Insuffisance des bovins de trait ; • Rareté et coût élevé de la main d’œuvre agricole ; • Problème d’enclavement ; • Problèmes d’affourragement et d’abreuvement des animaux en période sèche. Montagnes sèches Zones types : Paincroix (Cerca Carvajal) • Zones à très faible potentialité • Zones destinées à être mises en défens, de préférence avec des espèces pouvant être utiles dans la production de miel • Zones très érodées, la profondeur des sols est faible, le risque de sécheresse est fort (sol à faible réserve hydrique) ; • Longue saison sèche ; • Pénibilité du travail : impossibilité d’utiliser la charrue à traction animale ( topographie accidentée, sol très pierreux et affleurement de la roche mère à beaucoup d’endroits) ; • Rareté et coût élevé de la main d’œuvre agricole ; • Absence d’encadrement technique ; • Absence de structures de financement des activités agricoles; • Accélération du déboisement pour la fabrication du charbon dégradation de certains versants consécutive au déboisement ; • Faible et irrégularité des pluies faisant de la production agricole une activité risquée ; • Voie de pénétration en très mauvais état, faiblesse des infrastructures en général ; • Non organisation des producteurs et des éleveurs ; Zones agro écologiques Potentialités Contraintes Plateaux et vallons secs Zones types : Lociane (Thomassique) Tiera Muscady (Thomonde) La Bellone (Hinche) • Zone favorable au développement de l’arboriculture fruitière (notamment, mangues, tamarin, noix d’acajou) ; • Zone agro écologique favorable au développement des cultures vivrières sèches comme le sorgho, l’arachide etc. et de l’élevage caprin ainsi que les volailles ; • Commerce facile avec les dominicains ; • Certains endroits peuvent potentiellement développer la canne à sucre ; • Potentiel de développement de l’élevage (bovin, caprin) ; • Familiarisation avec la charrue à traction animale (utilisation pour labourer et semer l’arachide et le maïs). • Grave problème d’abreuvement et d’affouragement du bétail pendant la période sèche ; • Activité agricole risquée à cause de la faible disponibilité et de l’irrégularité des pluies (longue saison sèche) ; • Problème de main d’œuvre, • Absence d’encadrement technique ; • Nombre d’attelages insuffisant ; • Absence de structures de financement des activités agricoles ; • Insuffisance des bovins de trait. Périmètres irrigués Zones types : Los Posos (Cerca la Source) • Disponibilité de l’eau d’irrigation (au niveau des périmètres et dans l’entourage des lacs collinaires) • Bonnes terres au niveau du périmètre • Possibilité d’améliorer le rendement des cultures • Augmentation du nombre de campagne par année • • • Absence d’encadrement technique ; • Problème de marché pour les produits maraîchers ; • Non organisation des usagers au niveau des périmètres ; • Mauvaise gestion de l’eau au niveau des périmètres ; • Indisponibilité des intrants notamment des semences de haricot pour les plantations de décembre, ainsi que des engrais et des pesticides pour faire face aux problèmes de pestes. • Dégradation des bassins versants surplombants les périmètres irrigués • Dégradation avancée des infrastructures (canaux et autres ouvrages de distribution de l’eau) • Faible niveau de taxation (11,2gourde/heure) • Inexistence des outils de gestion de l’eau (relevé parcellaire, relevé de débits, assolement des cultures) • Problèmes liés à la préparation de sol • Faible niveau de mécanisation du travail du sol • Coût élevé de la main d’œuvre Source : GARDEL, mars 2004 7.4. Les contraintes et potentialités au niveau de la production animale Tableau 2: Contraintes et Potentialités des systèmes d’élevage Type d’élevage Potentialités Contraintes Bovin • Commerce transfrontalier important ; • Existence de races améliorées (zébu notamment) ; • Représente une grande immobilisation de capital, une source de revenus non négligeables et une forme d’épargne sur pieds immobilisée en prévision des grandes dépenses ; • Rôle majeur dans la dynamique d’évolution des exploitations agricoles. • N’est pas toujours accessibles aux exploitants les plus démunis ; • Exigent en espace ; • Problème d’alimentation et d’abreuvement notamment pendant la saison sèche ; • Maladie du charbon, tétanos, vers, diarrhées, problèmes de tiques, d’abcès et des étranglements à la corde dans les parcelles pentues ; • Vol • Absence d’actions préventives contre les maladies car la prophylaxie des bovins coûte cher (achat de vaccins, vermifuges, vitamines etc.). Caprin • Commerce transfrontalier important ; • Rusticité, prolificité ; • Accessible à un grand nombre d’agriculteurs du fait notamment des moindres exigences en alimentation et du coût moyen moins élevé des animaux • Source de revenus monétaires mobilisables tout au long de l’année, notamment pour couvrir certaines dépenses courantes (frais de scolarité, dépenses de santé, achat de semences etc.). • Bénéficie de la part du secteur de la restauration et du secteur touristique, une hausse des prix au producteur. • Maladie du charbon et diarrhées, poux très fréquents, sensibilité à la pluie notamment les plus jeunes ; • Absence d’actions préventives contre les maladies • Attaques de chiens errants ; • Problèmes de consanguinité ; • Vol • Problème d’alimentation et d’abreuvement notamment pendant la saison sèche  • Faible développement corporel Porcin • Procure des revenus monétaires aux moments les plus opportuns pour les agriculteurs. • Valorise les sous produits agricoles. • Faible disponibilité en nourriture (rareté et cherté du son de blé, régression du couvert arboré) • Mauvaises conditions d’hygiène favorisant le développement de maladies telles : le tétanos, vomissements, diarrhée. • Absence de soins préventifs (inexistence de services vétérinaires) Equin • Permet de palier le problème de l’enclavement des zones ; • Transport des produits agricoles et le commerce ; • Possibilité d’achat en République Dominicaine. • • Exigence en espaces fourragers. • Problème de parasites internes et externes, tétanos ; • Absence d’actions préventives ; • Blessures sur le garrot, la colonne vertébrale, les hanches et la zone de passage des sangles ; Volailles • Commerce transfrontalier important, • Permet de satisfaire les petits besoins monétaires (notamment en période de soudure) ; • Peu exigeant en espaces, alimentation et temps de travail. • New Castle notamment en fin de saison sèche • Coryza • Gumboro • Parasitose • Faible développement corporel Source : GARDEL, mars 2004 8. Les grands éléments d’orientation du développement agricole du Haut Plateau Central Les rencontres communales, les visites de terrain ainsi que les rencontres spécifiques avec les organisations et institutions oeuvrant dans le secteur agricole au niveau du Haut Plateau Central ont permis de préciser les grands éléments d’orientation du développement de l’agriculture. 8.1. En terme de vision, les acteurs du secteur aspirent à une agriculture : • moderne c'est-à-dire intégrant des éléments de technologie et de connaissance disponibles actuellement • productive et performante c'est-à-dire capable de répondre aux besoins d’une population en constante augmentation • durable c'est-à-dire respectueuse de l’environnement et capable d’être reproduite à long terme • intégrée, c'est-à-dire articulée aux autres secteurs de l’économie de la région. 8.2. Les objectifs généraux fixés pour le secteur sont les suivants : • L’amélioration des revenus de tous les types d’intervenants • La création d’emplois stables afin d’absorber une main d’œuvre qui a tendance à quitter la région pour chercher du travail ailleurs. Il faut donc intensifier et diversifier les activités. • L’amélioration de la sécurité alimentaire de la population, c'est-à-dire l’accès à long terme à une production alimentaire en quantité et en qualité suffisante à un coût abordable. • La génération de devises pour l’économie nationale. Pour atteindre ces objectifs, le développement agricole du Haut Plateau Central doit être organisé autour des principes suivants : • la participation réelle de tous les acteurs à tous les niveaux de réalisation des activités du plan. • Le développement de partenariat de tous ordres : privé - public, ONG - Etat, producteurs -industriels, etc.… • L’équité de genre afin de s’assurer qu’une fraction importante de la population ne soit pas traitée en parent pauvre et que sa contribution puisse être réellement valorisée. Dans la mise en œuvre de ce plan, deux options non exclusives sont prévues : • Une option d’amélioration des systèmes existants à travers la résolution progressive de problèmes identifiés. Par exemple, le passage des moulins en bois pour la mouture de la canne à des moulins métalliques constitue une amélioration technique et technologique facilement maîtrisable • Une option d’innovation avec l’introduction de technologies nouvelles entraînant des changements importants. La dynamisation des filières arboricoles peut exiger par exemple l’installation de facilités de transformation; de même un développement de l’élevage peut exiger l’adoption de nouvelles techniques de production de foin ou d’ensilage qui sont pour le moment inconnues dans les systèmes actuels. 9. Les axes de développement de l’Agriculture Le diagnostic de la situation agricole du Haut Plateau Central permet de constater l’échec de l’agriculture de subsistance à : ◦ Créer des emplois stables, compte tenu de la tendance nette à l’émigration qui est observée. ◦ Alimenter la population ◦ Générer des capitaux. En un mot, il faut créer un niveau de richesse suffisant pour satisfaire les besoins d’une population en augmentation. Le secteur agricole ne peut pas générer lui-même les ressources nécessaires à une relance de sa croissance. Il faut donc prévoir un appui extérieur qui, compte tenu de l’état de décapitalisation de ce secteur, doit prendre la forme d’investissements ordonnés et importants sur une période d’au moins 10 ans. Ces investissements doivent être orientés vers une amélioration de la capacité de production et de valorisation des produits ainsi que vers un meilleur développement du potentiel humain. En fonction du diagnostic de la situation agricole, des éléments d’orientation du développent économique et du développement agricole, quatre axes d’intervention ont été identifiés pour favoriser un démarrage de l’agriculture dans le Haut Plateau Central. 9.1. Axe 1.- L’aménagement d’infrastructures de base et d’infrastructures productives. Il est un fait certain que l’absence d’infrastructure de base constitue un handicap tant à l’investissement dans le secteur agricole qu’à la valorisation de la production. Il est donc impératif que l’Etat planifie des interventions qui contribueront, d’une part à stimuler les investissements privés, d’autre part, à permettre aux producteurs de tirer un meilleur profit de leur travail. Dans ce sens, cinq champs stratégiques d’investissement ont été identifiés. 9.1.1. La réhabilitation des routes La réhabilitation des routes nationale et intercommunales et le percement de nouvelles voies intercommunales et vers les sections communales afin d’assurer l’inter connexion des marchés d’amont et d’aval aux centres de production et de transformation. Une amélioration du réseau routier Constitue la première priorité et peut permettre à très court terme une augmentation rapide des bénéfices agricoles en réduisant de façon drastique le niveau de pertes et de manque à gagner. Plusieurs institutions travaillant dans la zone sont intéressées à l’amélioration du réseau routier. Il est donc possible, au lieu de réaliser des interventions isolées, d’envisager la création d’un fonds d’amélioration du réseau routier du Haut Plateau Central. Ce fonds serait constitué par les apports financiers d’institutions comme le FAES, la GTZ, World Vision, Save the Children, Caritas, CSDI, etc. Les collectivités peuvent aussi participer à l’approvisionnement du fonds en établissant des péages sur les axes les plus fréquentés les jours de marché. D’autres institutions comme les Travaux Publics, Transport et Communications (TPTC) et le Centre National des Équipements (CNE) peuvent avoir un apport technique et d’équipements alors que les organisations faîtières comme le MPP et PFI peuvent participer à la mobilisation des ressources locales. Les mécanismes de gestion de ce fonds doivent être transparents tout en respectant les normes institutionnelles de gestion. Photo 4: Camion transportant du charbon sur la route Hinche – Thomassique (Photo GARDEL, avril 2004) 9.1.2. La Construction de centres de pré conditionnement La dispersion de la production agricole dans une multitude d’exploitations isolées, rend difficile une commercialisation organisée. Les produits sont transportés n’importe comment et on ne peut développer aucune politique de qualité. L’Etat devrait faciliter l’aménagement de centres de pré conditionnement des produits agricoles qui permettront d’abord de concentrer les produits vers des points de regroupement et de réduire les pertes ainsi que les coûts de transport. Ces centres équipés de facilités de base telles que l’électricité et l’eau courante peuvent constituer le point de départ d’une politique de qualité et de rationalisation de commercialisation. Progressivement, des infrastructures et équipements complémentaires seront ajoutés à ces centres comme des unités de stockage, des silos, des moulins et des glacis de stockage. Il est vivement recommandé que ces centres soient implantés en coordination avec les organisations faîtières comme MPP, PFI, PFST, qui ont une vocation de services collectifs. 9.1.3. Les aménagements hydro agricoles Avec seulement 10% des terres irrigables réellement aménagé, il existe un potentiel non négligeable de développement de l’irrigation dans le Haut Plateau Central. La sécurisation de l’approvisionnement en eau des parcelles constitue un élément important dans l’intensification des systèmes de production et l’amélioration des possibilités de croissance. Cependant, les investissements dans ce sous-secteur ne devraient se faire que dans des conditions très strictes à savoir : ◦ Une actualisation des études techniques car les débits ont considérablement diminué au cours des dernières années. ◦ L’élaboration d’un plan de mise en valeur tenant compte notamment des possibilités de mise en marché en relation avec d’autres centres importants de production comme Saint-Raphaël. Ces précautions sont nécessaires car les investissements sont importants alors que les résultats ne sont par aussi automatiques que le croient les personnes rencontrées. Compte tenu justement de l’importance des investissements, ils seront supportés par l’État. Cependant, il faut mettre en place un système de gestion qui puisse financer complètement le fonctionnement et l’entretien des ouvrages construits. Il est en effet aberrant qu’un exploitant paie actuellement 11, 20 gourdes par année pour une heure d’arrosage par semaine. Cela revient à 21 centimes de gourde, soit, au taux de change actuel, environ un demi ½ cent américain l’heure d’irrigation. Avec un tel tarif, on ne peut même pas penser à un bon fonctionnement du système, voire à son entretien régulier ou à son amélioration. 9.1.4. L’aménagement et l’amélioration de la gestion des lacs collinaires Compte tenu du contraste saisonnier qui caractérise le régime pluviométrique, compte tenu des filières économiques priorisés (Voir Axe 2) et de la nécessité d’améliorer l’infiltration de l’eau dans les sols, une politique systématique d’aménagement de retenues collinaires doit être appliquée. Cependant, contrairement à la stratégie actuelle d’aménagement de lacs importants avec un objectif d’utilisation pour la pisciculture et la petite irrigation, la priorité sera accordée à l’aménagement de retenues de plus faible capacité mais avec une meilleure distribution géographique. Les zones de plateaux et vallons secs sont à prioriser. Les principales fonctions de l’amélioration de l’infiltration de l’eau ces retenues sont : ◦ L’augmentation des réserves hydriques des sols pour les cultures; ◦ L’abreuvement du bétail; ◦ La petite irrigation; ◦ La pisciculture. Photo 5: Lacs collinaires de la région de Pandiassou (Photo GARDEL, avril 2004) Cette approche de retenues de plus faible envergure permet de penser à des aménagements individuels en plus des systèmes collectifs. L’État peut subventionner l’aménagement de ces retenues. 9.1.5. L’électrification. L’électrification de certains points du Haut Plateau Central constitue un élément important dans l’aménagement de conditions propice à l’investissement. Le développement des filières priorisées exige une capacité de transformation et de conservation qui ne peut être envisagée en dehors d’une disponibilité du courant électrique. Deux options parallèles doivent être opérationnalisées : ◦ Une option légère basée sur le solaire pour l’équipement de petites unités isolées. Pour cette option, il est nécessaire d’avoir une coopération entre les organisations faîtières et les autres institutions intéressées. Le MPP par exemple développe un programme basé sur cette option légère et une formation est assurée à des techniciens et membres de groupements pour l’entretien de batteries. ◦ Une option plus lourde basée sur l’hydro pour l’équipement d’unités plus importants et pour les besoins des systèmes d’irrigation par pompage. Cette option doit nécessairement être mise en œuvre par l’EdH, en concertation avec les autres intervenants locaux. 9.2. Axe 2.- L’appui au développement au développent de filières porteuses. Les investissements dans les infrastructures de base et les infrastructures productives ne sauraient être des actions isolées. Elles doivent être accompagnées d’actions directes de supports à des filières économiques susceptibles de les rentabiliser. Cependant il est impératif de bien sélectionner pour éviter toute dispersion et toute tendance au saupoudrage qui ne résulteront qu’en un gaspillage de ressources. En fonction des caractéristiques du milieu, des tendances du marché, du niveau des producteurs, quatre grandes filières de production ont été priorisées. 9.2.1. La filière arboricole. L’arboriculture fruitière constitue l’un des éléments de potentiel les plus importants du Haut Plateau Central. Ce choix est guidé par 5 facteurs principaux : • La forte saisonnalité des pluies qui entraîne un dessèchement des couches superficielles du sol au cours des 5 mois que dure la saison sèche. Les plantes à enracinement profond ont donc plus de chance de traverser cette saison sans subir de stress hydrique catastrophique. • La profondeur et la composition granulométrique des sols. En effet, la plus grande partie des sols du Haut Plateau Central sont très profonds (Profondeur allant des fois jusqu’à plus de 20 mètres) et sont constituées majoritairement d’argile gonflants. En période pluvieuse, ces argiles emmagasinent des réserves importantes qui peuvent être exploitées par les profondes racines pivotantes des arbres. • L’évolution récente des marchés des fruits. Il a été observé, au cours des 20 dernières années, un développement important du marché des fruits tant vers Port-au-Prince et le marché d’exploitation que vers la République Dominicaine. La production fruitière actuelle n’arrive pas à satisfaire les marchés. • Le niveau de formation et de structuration des producteurs. Avec plusieurs programmes d’implantation de pépinières mis en œuvre par des organisations comme le MPP, PFI, etc., des ONGs comme World Vision, Save the Children, il s’est développé un savoir faire à ce niveau de la filière. Beaucoup de producteurs ont une expérience en greffage et sur-greffage et beaucoup de communautés ont une expérience de gestion de pépinières décentralisées. • La relative disponibilité en terres et le faible niveau des conflits fonciers. Il existe, actuellement, une sous utilisation des vastes étendues de terres du Haut Plateau Central. Cette situation favorise l’implantation de vergers. De plus, la faible acuité des problèmes fonciers constitue un facteur positif qui facilitera le développement de la production fruitière. Photo 6:Sols très profonds observés sur la route Hinche - Thomassique. (Photo GARDEL, avril 2004) À côté de son rôle dans la génération de revenus pour les producteurs, l’arboriculture fruitière devrait être le principal élément de stratégie dans le cadre d’une politique de protection des bassins-versants. Cependant, pour être viable et pour à plein ce rôle, la filière doit être abordée dans ses différentes composantes à savoir la production, la transformation et la commercialisation. Les organisations faîtières sont appelées à jouer un rôle important dans la mise en œuvre de cet axe. Elles peuvent intervenir au niveau de la production en organisant des pépinières et la distribution de plantules, au niveau de la transformation en implantant des centres de collecte, de pré conditionnement et de transformation aussi bien qu’au niveau de la mise en marché. Rappelons que la filière arboricole est très diversifiée et que chaque milieu agro-écologique présente des espèces prioritaires synthétisées dans le tableau suivant : Tableau 3: Récapitulatif des espèces fruitières espèce variété Zone agro écologiques transformation destination principale destination secondaire Mangue Francique Toutes sauf montagnes humides Mangue séchée PAP Marché local Jean marie Aucune Dominicanie Marché local Fil blanc Aucune PAP Local Baptiste Aucune Local PAP Avocat Toutes zones Aucune Local Dominicanie Tamarin Zones sèches Vin Dominicanie Local Noix cajou Semi humides, sèches Noix grillée Pomme jetée Nord Port-au-Prince Chadèque Humides, semi-humides Confiture Local PAP Orange Humides, semi-humides Aucune Local PAP Citron sèches Aucune Local PAP Source GARDEL, mars 2004 9.2.2. Les filières animales La filière élevage représente, après l’arboriculture fruitière l‘élément de potentiel le plus important pour le développement de l’agriculture du Haut Plateau Central. La quasi-totalité des exploitations agricoles est concernée. Son développement doit être articulé autour de quatre espèces : • Les bovins. Les bovins représentent un animal pivot avec une utilisation diversifiée comme fournisseur de viande, de lait et de force de travail dans les travaux des champs (charrue à traction animale), le transport et la transformation de la canne à sucre (moulins) et le transport de matériaux de construction (cabrouet). Les axes d’amélioration doivent porter : ▪ à court terme sur l’alimentation (production de fourrage, de foin, d’ensilage pour traverser la saison sèche), l’abreuvement (aménagement de points d’eau et de retenues collinaires); ▪ à moyen terme sur le conditionnement, le stockage et la transformation des produits (yaourt, lait stérilisé, chambres froides, camions réfrigérés, etc.) ▪ à long terme sur l’amélioration génétique. • Les caprins. Les caprins se retrouvent dans toutes les zones agro-écologiques et dans tous les niveaux d’exploitation. Ils présentent l’avantage de pouvoir valoriser une main d’œuvre jeune (moins de 20 ans). La forte demande de caprins sur les marchés métropolitains et dominicains ainsi que la courte durée du cycle de croissance en font un produit intéressant pour un investissement à rentabilité immédiate. Les axes d’amélioration portent prioritairement sur l’amélioration génétique à travers des programmes d’introduction de géniteurs ayant un développement corporel plus important et la recherche de races donnant naissance à des petits multiples par portée (race 3 et même race 4), les soins vétérinaires, l’abreuvement, la conduite de l’élevage (développement de la conduite en cerca) et l’alimentation. Le développement de l’élevage caprin devrait être amélioré à travers les jeunes agriculteurs (dans la perspective de former de jeunes entrepreneurs) qui s’occupent actuellement en priorité des caprins. • Les volailles. Avec, en priorité les poules et pintades indigènes, la volaille constitue un secteur d’investissement intéressant. Jouissant, comme pour les caprins de marchés en pleine expansion dans la région métropolitaine et sur la frontière dominicaine, les poules indigènes et la pintade peuvent permettre une capitalisation rapide. Les axes d’amélioration doivent être la conduite de l’élevage en favorisant l’élevage en enclos, le contrôle sanitaire, particulièrement la vaccination contre la maladie de New Castle et l’amélioration génétique par croisements successifs visant à augmenter le développement corporel. Photo 7: Élevage de poules en enclos à Hinche. (Photo GARDEL, mars 2004) Les organisations faîtières et les organisations de base peuvent jouer un rôle clé dans la mise en œuvre des filières animales. Elles peuvent assurer la mise en place de poulaillers et d’enclos centraux spécialisés dans la production de poussins, dans la réalisation de croisements pour l’obtention de races améliorées selon les caractéristiques définies, et redistribuer les produits ainsi obtenus aux membres. La plupart des organisations faîtières ont déjà cette expérience. Il faut aussi que soit renforcé l’accompagnement technique à travers les centres de référence tel que proposé dans l’axe 4 et à travers des institutions ayant développé une expertise sectorielle comme Vétérimed. 9.2.3. La filière des produits vivriers de base Compte tenu de la place qu’occupent ces produits vivriers de base dans les systèmes de production de grande majorité des exploitations agricoles, un effort soutenu sera fait en particulier sur les produits les moins risqués comme le pois inconnu, le manioc, le sorgho et le maïs. Le haricot sera aussi considéré pour les zones semi humides et humides. Pour ces produits, les axes d’amélioration concerneront l’introduction de semences de qualité plus adaptées aux conditions agro écologiques, l’amélioration des techniques culturales, le stockage, séchage et la transformation. 9.2.4. Les filières spéciales Trois filières spéciales sont priorisées. 9.2.4.1. La Canne à sucre La canne à sucre doit être priorisée dans les zones agro écologiques humides, semi-humides et dans les fonds frais des zones sèches avec des actions au niveau : • De la production par l’introduction de variétés moins dures et résistantes ou tolérantes au charbon. • Du transport par l’aménagement de pistes et le développement du transport par cabrouet. • De la transformation en rapadou et sirop par un élimination progressive des moulins en bois et la promotion des moulins à moteurs. En même temps, l’amélioration des chaudières par l’introduction de chaudières plus minces doit être poursuivie. Photo 8: Chaudière plus mince introduite par SOE à Thomonde (Photo GARDEL, avril 2004) • De l’allongement de la filière par la stimulation de la transformation du sirop en clairin, alcool, rhum, etc.… 9.2.4.2. Le pois Congo Dans la quasi-totalité des zones agro-écologique le pois congo connaît une croissance rapide, particulièrement à cause de l’expansion du marché dominicain. Les axes d’amélioration de la filière sont : • L’amélioration variétale avec l’introduction de variétés à cycle court, non photopériodiques et résistantes au balai de sorcières. • La recherche de nouveaux débouchés particulièrement le marché des produits congelés. • La transformation et le conditionnement. Le développement de cette filière doit se faire en partenariat avec les organisations faîtières et le secteur privé. Les premières ont déjà réalisé des investissements importants dans la production et peuvent jouer un rôle-clé dans l’organisation des producteurs, leur approvisionnement en semences de qualité et l’amélioration de leur capacité de négociation. De son côté le secteur privé est intéressé à investir dans la transformation, permettant ainsi un allongement de la filière au niveau national et la possibilité de créer de la valeur ajoutée. 9.2.4.3. L’arachide Il constitue une filière intéressante pour les zones sèches. La production est vendue aussi bien sur le marché local que sur le marché dominicain. Les axes d’interventions à prioriser sont : • L’amélioration variétale par la recherche de variétés plus productives et plus faciles à récolter; • La transformation. • La sécurisation des marchés par la recherche de contrats entre les producteurs et les unités de transformation. A coté de ces filières déjà identifiées, il faudra garder une vigilance par rapport à l’évolution de demande. Les produits en perspective actuellement sont la papaye, le piment et le giraumon. 9.3. Axe 3.- L’amélioration de l’accès aux services agricoles L’amélioration des performances des agriculteurs passe par des facilités d’accès aux services agricoles essentiels. Quatre sous axes sont à prioriser : 9.3.1. L’accès aux intrants essentiels. Parmi les intrants essentiels il faut citer les engrais chimiques, les engrais organiques, les pesticides et les semences. Les engrais chimiques gérés actuellement directement par le MARNDR ne sont généralement pas disponibles à un prix raisonnable. Il faudra ou bien développer de nouvelles stratégies de distribution avec les organisations faîtières, ou bien libéraliser le marché pour permettre le jeu de la concurrence. En ce qui concerne les engrais organiques, il existe actuellement une production et une utilisation de guano à partir d’un réseau de 10 grottes. Cette production n’est pas réglementée et l’utilisation se fait au gré des agriculteurs. Les interventions dans le secteur devraient viser la réglementation de l’exploitation du guano. De même, elles doivent prendre en compte les possibilités de développer des créneaux d’agriculture biologique telle qu’envisagée par certaines organisations régionales dont le MPP. L’accès aux intrants essentiels doit se faire sur la base d’un partenariat entre les organisations faîtières, les ONGs et le MAR NDR. 9.3.2. L’accès aux outils L’accès aux outils doit être envisagé dans une perspective d’amélioration technologique. Les interventions concerneront des facilités d’accès aux attelages et au tracteur. En ce qui concerne les attelages, l’acquisition des bœufs et des `équipements sera subventionnée, les opérateurs ainsi que les réparateurs seront fermés. La subvention s’étendra aussi à l’implantation d’ateliers de réparation pour des artisans individuels et d’ateliers de production pour les organisations faîtières. Photo 9: Charrue fabriquée par un artisan local présentée lors d'un atelier communal (Maïssade) (Photo GARDEL, avril 2004) En ce qui concerne les tracteurs, la stratégie est d’en faciliter l’acquisition par des organisations faîtières et ou par des opérateurs privés qui pourront vendre les services de labourage aux utilisateurs intéressés. 9.3.3. L’accès au crédit. L’accès au crédit doit être organisé dans un cadre très strict qui favorise la rentabilité de l’investissement. Un service de proximité avec une capacité réelle de supervision est indispensable. Il faudra développer des partenariats entre usines de transformation et associations de producteurs afin de stimuler le crédit privé ainsi que le crédit en services. 9.3.4. La promotion des produits locaux La recherche de nouveaux marchés, les facilités d’exposition et de commercialisation des produits locaux constituent des éléments de support que l’État et les institutions d’encadrement doivent offrir aux producteurs. Sous cette rubrique, il faudra envisager l’organisation de foires agricoles, agro artisanales, éco-touristiques, la participation à des foires régionales, l’implantation de centres d’exposition et de vente, le financement de campagne publicitaires, etc. 9.4. Axe 4.- La structure institutionnelle et organisationnelle La mise en œuvre des axes précédents suppose d’importantes modifications dans les modes de fonctionnement des institutions et organisations. Afin d’assurer une certaine efficacité dans l’exécution du plan, trois niveaux institutionnels doivent être renforcés. 9.4.1. La création de centres de référence. Le déploiement actuel du MARNDR fait sur une base géographique et administrative veut répondre à une logique de proximité. Il ne permet pas cependant de générer des connaissances techniques devant alimenter le système de vulgarisation. La structure fonctionne donc avec un handicap car les vulgarisateurs ne sont pas appuyés par une structure de recherche et peuvent difficilement remplir valablement leur mission. Pour pallier cette déficience, le MARNDR devra créer des centres de référence au niveau des zones agro-écologiques. Ces centres auront 3 fonctions principales : ◦ Une fonction de recherche et de production de connaissances. ◦ Une fonction de vulgarisation ◦ Une fonction de formation des producteurs et des cadres du ministère Les thématiques prioritaires identifiées seront traitées au niveau de ces centres. Il est vivement recommandé la création, dans les meilleurs délais de centres de référence dans les domaines suivants : ◦ La canne à sucre ◦ L’élevage ◦ L’arboriculture fruitière ◦ Les cultures vivrières et le pois congo Compte tenu des limitations de ressources du MARNDR, un partenariat doit être envisagé avec les autres institutions, particulièrement les ONGs intervenant dans la région. 9.4.2. Le renforcement des structures de coordination, particulièrement la plate forme d’agriculture. La plate forme d’agriculture devra être appuyée dans le sens d’un renforcement de sa capacité de planification, de coordination et de suivi. Elle établira aussi des relations plus étroites avec les collectivités territoriales. En ce sens, il faut prévoir un secrétariat léger capable d’assurer une liaison permanente entre les membres. 9.4.3. Le renforcement des organisations faîtières (MPP, PFI, CSDI). Les Organisations faîtières ont un rôle fondamental à jouer dans la mise en œuvre du plan de développement. Compte tenu de la grande dispersion de la production entre une multitude de petits producteurs éparpillés dans toutes les sections communales, organisations faîtières constituent des partenaires stratégiques de l’État et des institutions non gouvernementales. Leur capacité d’intervention devra être améliorée, notamment. • À travers un appui à la réalisation d’investissements stratégiques (structures d’approvisionnement en intrants, structures de production d’outils, infrastructures de transformation, équipements lourds, etc.). Ces organisations offriront par la suite des services aux organisations de base et aux membres. • A travers un renforcement de leurs rôles dans les programmes de formations d’insertion de jeunes. Dans cette perspective, les organisations faîtières devront développer des programmes d’appui à la création d’entreprises agricoles avec les jeunes. Elles fourniront un encadrement à ces jeunes à toutes les étapes de la création de ces entreprises et dans la phase de démarrage. • A travers des facilités de promotion et de commercialisation des productions réalisées dans la zone. Les organisations faîtières doivent organiser des foires, des expositions permanentes, etc. pour assurer la promotion des produits locaux. 9.4.4. La stimulation d’associations professionnelles spécialisées. La structuration du milieu organisationnel doit privilégier la création d’associations professionnelles spécialisées dans les filières prioritaires sélectionnées. Ces associations seront les interlocuteurs privilégiés des autorités techniques. Elles pourront jouer un rôle important dans la définition des politiques, l’orientation et l’organisation des programmes et projets dans les secteurs prioritaires. À titre d’exemple, il est souhaitable de voir émerger des associations d’éleveurs, d’apiculteurs, de producteurs de canne à sucre, etc. La mise en œuvre de ce plan exige un réaménagement du paysage institutionnel et organisationnel et une redéfinition des rôles et responsabilités. Les principaux éléments de cette réorganisation sont les suivants : Au premier niveau on trouve le MARNDR qui définit les orientations générales du secteur. Bien entendu, ces orientations générales intègrent les éléments de développement économique et social fixés par l’État Haïtien dans son ensemble. Au deuxième niveau on trouve la Direction Départementale Agricole du Centre (DDAC) qui doit jouer un triple rôle : Celui de coordonner l’ensemble des activités du secteur dans le HPC. A ce titre elle doit faire preuve de leadership. • Celui de stimuler la participation de tous les acteurs organisés dans la mise en œuvre du Plan.- • Celui d’assurer la liaison avec les autres secteurs à travers le conseil technique départemental et la table rouge de concentration. • La DDAC est appuyée dans sa mission par deux entités. La plateforme d’agriculture qui remplit des fonctions d’orientation au niveau local, de priorisation des activités et des programmes de planification et d’ordonnancement des ressources. Elle doit être renforcée, notamment par l’intégration des Organisations faîtières, des collectivités territoriales, des organisations professionnelles spécialisées ((éleveurs apiculteurs producteur de canne etc.) et des associations du secteur privé (commerçant industriels, transporteurs, etc. Le Programme de Développement Rural PDR- Centre qui doit être un levier de stimulation de la mise en œuvre du plan. Etant donné Qu’il s’agit de fonds publics, les investissements du PDR doivent être orientés soit vers des actions stratégiques pouvant avoir un effet d’entraînement, soit vers des actions pilotes pouvant servir de modèle aux autres intervenants. Ce faisant, le PDR apporte à la DDA une capacité de négociation avec les autres acteurs du système. Cela suppose que le PDR définisse une stratégie lui permettant de développer une capacité réelle de conception, de modélisation de suivi et aussi d’études. Au troisième niveau dans le dispositif de la DDA, on trouve les Centres de référence proposés dans l’axe A. Ces centres travaillant sur les thèmes prioritaires doivent être mis en place sous le leadership du MARNDR avec la possibilité de faire appel aussi bien à d’autres instances de cette institution comme le Centre de Recherche et de Documentation Agricole (CRDA) et la Direction de Formation et de Perfectionnement des cadres (DFPC) qu’aux ressources de Faculté d’Agronomie et Médecine Vétérinaire (FAMV). La DDA stimulera d’autres institutions oeuvrant dans le Haut Plateau Central à s’associer à la mise en place de ces centres en mobilisant les ressources financières et techniques dont elles disposent. Au quatrième niveau on trouve les Bureaux Agricoles Communaux (BACs) qui doivent jouer un rôle d’interface entre les communautés et leurs organisations d’un part et les centres de référence d’autre part. • D’un côté, les BACs identifient, avec les communautés, les organisations faîtières et les organisations spécialisées les problèmes auxquels elles font face et alimentent les centres de référence en informations leur permettant de définir des problématiques de recherche. Dans le même sens, ils doivent faire partie du dispositif de suivi en évaluant l’impact des solutions techniques développées dans les centres de référence sur les systèmes de production. • D’un autre côté, les BACs doivent être les principaux canaux de vulgarisation des paquets techniques et technologiques mis au point dans les centres de référence. Au cinquième niveau on trouve les organisations faîtières, les organisations professionnelles spécialisées et les associations du secteur privé. Ce niveau est d’une extrême importance car il constitue avec les Centres de référence, le cœur du dispositif opérationnel. Ces organisations et associations doivent avoir trois rôles principaux : • La réalisation d’investissements collectifs pouvant débloquer des goulots d’étranglements pour les producteurs. • La coordination des activités au niveau local. • Le suivi des actions ainsi que leur évaluation. Ces deux derniers rôles doivent se faire en concertation avec les BACS. Ces regroupements organisationnels serviraient de liens avec leurs membres à travers les organisations de base. Le diagramme suivant synthétise le réarrangement institutionnel et organisationnel proposé. 10. Quelques Considérations sur l’aspect genre. Le diagnostic de la situation agricole dans le haut Plateau Central a confirmé les rôles traditionnels des femmes dans les circuits de transformation et d’échange. Il a permis de faire ressortir, en outre la place de plus en plus prépondérante des femmes dans la sphère de la production directe. En effet, avec la migration des hommes vers la République Dominicaine on retrouve un nombre de plus en plus grand de femmes agissant en tant que chef d’exploitation. Elles doivent alors prendre un ensemble de décisions qui, traditionnellement relèvent des hommes. Les entrevues réalisées avec des femmes chef d’exploitation montrent que l’aspect le plus difficile est la gestion de la force de travail. À trois niveaux . • La femme, ne participant pas aux formes traditionnelles d’échange de travail ne peut pas mobiliser la main d’œuvre à travers ce processus. Elle est obligée d’avoir plus de disponibilités financières pour payer la quasi-totalité de la main d’œuvre dont elle a besoin pour mettre en valeur les terres qu’elle exploite. • Elle a aussi tendance, au niveau de l’élevage à se concentrer sur le petit élevage (caprins et volailles en particulier) car elle ne peut maîtriser le gros bétail. Elle utilise donc moins cette forme de capitalisation. Quand elle peut le faire, elle préfère céder ces animaux en gardiennage. • La femme, compte tenu de sa dépendance par rapport à la main d’œuvre externe, est le plus souvent défavorisée dans ses négociations avec les fournisseurs de services, en particulier les opérateurs de charrue. Elle reçoit les services en retard souvent à un prix plus élevé) Etant donné l’implication des femmes dans tous les niveaux de l’activité agricole, l’approche adoptée est de ne pas sélectionner des activités spécifiques aux femmes et d’en faire une programmation spéciale mais de prioriser des actions pouvant contribuer à un développement global des communautés tout en ayant un impact particulier sur l’amélioration des conditions de travail des femmes. Dans cette perspective, l’amélioration du réseau routier ainsi que la construction des centres de pré conditionnement doivent contribuer à faciliter la collecte et le transport des marchandises ce qui contribue un allègement important du travail des femmes. De même, la priorisation de l’élevage caprin et des volailles doit renforcer la place des femmes dans l’économie. L’amélioration de l’accès aux outils agricoles, particulièrement à la charrue à traction animale doit lever progressivement le facteur limitant qui constitue l’accès à la main d’œuvre. Toutes ces actions peuvent être amplifiées par des facilités spéciales en matière de crédit agricole pour les femmes et par une stimulation de leur participation aux organisations tant faîtières et professionnelles spécialisées que de base. 11. Conclusion Ces axes et sous axes d’interventions constituent un cadre global qui doit être approché en tant que tel. Ce plan permettra une restructuration progressive de l’agriculture autour de l’émergence d’une nouvelle catégorie d’agriculteurs disposant de plus de terres, mieux équipés, plus spécialisés, mieux formés, mieux informés et plus intégrés aux circuits marchands. L’émergence de cette nouvelle agriculture résultera en des pertes d’emplois au niveau de la production directe, pertes qui doivent être compensées par la création de nouveaux emplois dans les sphères de la transformation, de la commercialisation et des services agricoles. Parallèlement, il faudra profiter de la dynamique créée par la croissance du secteur agricole pour revitaliser les autres secteurs économiques car il n’est pas réaliste de penser que le secteur agricole pourra à lui seul suffire à satisfaire toute la demande en travail. La mise en œuvre de ce cadre doit être fait sous le leadership d’une institution publique qui, de toute évidence est le Ministère de l’Agriculture, des ressources naturelles et du Développement Rural. Le MARNDR doit se doter des ressources nécessaires pour agir en tant qu’ordonnateur du Développement agricole du Haut Plateau Central. Il veillera aussi au respect des éléments fondamentaux de ce plan dans l’élaboration de politiques et plans pour d’autres secteurs d’activité. Malgré la formule participative de réalisation, il faut un travail de promotion de ce plan pour s’assurer d’une appropriation plus large par les différents acteurs. ANNEXES 1 : LES AXES D`INTERVENTIONS Axe  1 : Infrastructures de base et infrastructures de production Sous axe  : Infrastructures routières3 Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Route Toute zone agro-écologique Disposer d`un réseau routier bien entretenu afin d`acheminer les produits vers les centres de traitement et les lieux de commercialisation 1. Réparation du réseau existant : • Hinche - Maïssade • Hinche - Cerca la Source • Los Posos -Los Cacaos • Thomassique -Boc Banique • Colladère – Cerca Carvajal • Papaye – Bassin Zim • Thomonde – Casse 2. Aménagement de nouvelles pistes • Cerca la Source – Ti lori • Cerca Carvajal – Cerca la Source • Maïssade – Pignon 3. Lobbying pour la construction de la RN3 • Constitution d`un fonds d`amélioration du réseau routier alimenté par la contribution de nombreuses institutions et la participation des organisations de base; • Mise en place d`une structure de coordination avec la participation d`institutions étatiques et non gouvernementales et des collectivités territoriales • Établissement d’un système de péage et éventuellement de taxes communales spéciales pour financer l’entretien du réseau. TPTC, CNE, Mairies, CASEC, MARNDR, GTZ, FAES, World Vision, CSDI, MPP, PFI, PFST, Save the Children 1. Perspectives sur 2 ans Réparation des axes du réseau routier existant Mise en place de la structure de gestion et du système de collecte de taxes communales. 2. Perspectives sur 5 ans Aménagement de nouvelles pistes Mise en place d’un système d’entretien permanent au niveau départemental. Axe  1 : Infrastructures de base et infrastructures de production Sous axe  : Irrigation Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager4 Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Réhabilitation et construction de nouveaux systèmes d’irrigation Poches irriguées (irrigables) Aménager et mettre en valeur les terres potentiellement irrigables • Construction /réhabilitation des systèmes gravitaires : • Los Posos • Bassin Cave • La Yaille • Bohòk • Lakou Cadichon • Aménagement de systèmes par pompage sur les rivières Guayamouc, Samana et Thomonde • Renforcement des capacités de gestion ◦ Participation des usagers sur les systèmes gravitaires faits à partir des investissements de l`Etat; ◦ Stimuler la création d`associations d`irrigants afin de gérer l`entretien et la distribution de l`eau; ◦ Elaborer un programme d`entretien et fixer le coût de l`heure d`arrosage de façon à pouvoir les financer; ◦ Faciliter l`acquisition des pompes sur les systèmes par pompage; ◦ Implanter des lignes de distribution d`électricité sur les zones où des superficies importantes peuvent être irriguées MARNDR, EDH, organisations de Base, Organisations faîtières, Secteur Privé, associations d’usagers. Perspectives sur 2 ans Réaliser les aménagements réhabiliter les systèmes gravitaires Perspectives sur 5 ans Aménagement et équipement des systèmes par pompage Sous axe  : Lacs collinaires Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Aménagement de lacs collinaires • Plateaux et vallons secs • Plateaux et vallons semi-humides Aménager un réseau dense de lacs afin d`améliorer l`infiltration de l`eau dans les sols, d`augmenter la disponibilité en eau pour l`abreuvement du bétail et la petite irrigation et la production de poissons. • Corriger les problèmes techniques sur les lacs actuels • Assurer une meilleure valorisation des lacs existants • Construire de nouvelles retenues • Faciliter l’acquisition de pompes d’irrigation • Concevoir et implanter des systèmes de distribution de l’eau favorisant l’économie en eau. • Faciliter l`acquisition de moto pompes pour le pompage de l`eau; • Construire un nombre plus important de retenues de plus faible dimension; • Mettre en œuvre un programme de recherche-action centré sur les thèmes suivants : ▪ Abreuvement du bétail ▪ Irrigation au goutte-à-goutte MARNDR, PDR, PFI, EMDH, Organisations de Base, GTZ, MPP, Vétérimèd Perspectives sur 2 ans • Corriger les problèmes techniques • Mettre en place une stratégie de gestion • Construire 50 nouvelles retenues Perspectives sur 5 ans • Construire 100 nouvelles retenues • Equiper toutes les retenues de petits systèmes favorisant l’économie en eau Axe  1 : Infrastructures de base et infrastructures de production Sous axe  : Centres de pré conditionnement Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Implantation de centres de pré conditionnement Toutes zones agro-écologiques Disposer d`un réseau de centres de pré conditionnement dans les lieux stratégiques afin de faciliter la concentration, la collecte et la commercialisation des produits locaux 1.- Construction de centres de pré conditionnement 2.- Construction de structures annexes : • Moulins • Glacis • Dépôts • Positionner ces centres de pré conditionnement dans des endroits stratégiques facilitant la concentration des produits - Carrefour Papaye - Zones de marché • Faciliter l`acquisition de ces centres par les organisations faîtières et le secteur privé • Prévoir l`équipement en eau et électricité pour chaque centre • Secteur privé, • Organisations faîtières Perspectives sur 2 ans 6 centres de pré conditionnement sont construits et fonctionnels. Perspectives sur 5 ans • Construction de centres satellites Sous axe : Électricité Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation production d’électricité Toutes zones agro-écologiques Produire suffisamment d’électricité pour couvrir les besoins de la région • Mise à jour des études de potentiel hydro-électrique des rivières et chutes du Haut Plateau • Construction de centrales hydro-électriques sur les rivières Samana, Thomonde, Guayamouc • Remettre à jour les études sur la surélévation du barrage de Péligre et sur la construction du barrage de sédimentation sur Guayamouc • Équiper les centres de pré conditionnement de petites unités solaires. • Accorder la priorité aux énergies renouvelables comme l’hydro, le solaire et l’éolienne. • Faire du lobbying auprès des instances concernées pour la réalisation des investissements nécessaires pour le développement d’un réseau fiable • Développer des zones de concentration de la consommation d’électricité comme de sites potentiels de développement touristique, de zones franches, d’irrigation par pompage, etc. • EdH • Les associations professionnelles • Les organisations de base • Les investisseurs privés • Les ONGs • Perspective 2 ans Elaborer un plan de stratégique de développement de la production électrique dans le Haut Plateau Central Développer une production solaire pour équiper les petites infrastructures Actualiser les études pour la production d’hydro-électricité • Perspective 5 ans ◦ Une centrale hydro électrique est construite. Axe 2 : APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES FILIÈRES PORTEUSES Sous Axe : Développement De L’arboriculture Fruitière Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Développement de l’arboriculture fruitière Toutes zones agro-écologiques Orange, Chadèque, avocat pour les zones d’altitude humides Mangue, avocat, tamarin, noix cajou pour les autres zones. Organiser, rationaliser, améliorer (en quantité et en qualité) et valoriser, la production fruitière (mangue, avocat, noix d’acajou, tamarin, agrumes etc.) dans le Haut Plateau Central de manière qu’elle devienne une source sûre de revenu pour les producteurs et de devises pour le pays. • Introduction de nouvelles variétés de mangues plus commercialisables et exportables ; • Faciliter la mise en place de mini vergers ou des plantations nouvelles ; • Programme de greffage des manguiers et sur greffage sur les arbres plus matures ; • Promotion de nouvelles plantations de manguiers et d’autres fruitiers dans la région ; • Régénérescence des plantations de noix d’acajou et de tamarin ; • Recherche d’une alternative d'utilisation pour la "pomme de cajou" • Recherche de nouveaux débouchés commerciaux (notamment externes) • Contribuer à l'organisation d'une « filière fruit » Amélioration au niveau des moyens de transports des fruits (mangues, avocat). • Encourager des investissements dans le secteur fruitier dans le Haut Plateau. • Subventionner la production de plantules • Offrir des facilités d’investissement aux acteurs intéressés, particulièrement ceux qui veulent installer des facilités de transformation • Financer des programmes d’accompagnement pour les organisations faîtières • Subventionner la construction de centres de collecte. • Améliorer le transport des fruits, notamment en aidant à l’acquisition de caissons. • Inciter les propriétaires de grandes surfaces à les mettre en culture sous fruitier. • Aider les producteurs à rechercher de nouveaux débouchés • Améliorer le réseau routier • Encadrer les producteurs • Stimuler la création d’associations professionnelles spécialisées • Former tous les niveaux d’acteurs • Améliorer le contrôle de qualité • MARNDR • Les organisations faîtières • Les organisations de base • Les institutions d’encadrement • Les organisations spécialisées. • Les investisseurs privés. • Perspective 2 ans 6 centres de pré conditionnement sont construits 16 pépinières (1 par section) sont fonctionnelles des relations contractuelles sont établies entre des producteurs et des exportateurs ou autres commerçants. De nouvelles variétés de noix cajou sont disponibles • Perspective 5 ans Des organisations spécialisées sont formées et fonctionnent Les voies de communication sont en bon état De nouveaux marchés sont identifiés et approvisionnés Des investissements sont faits dans la transformation. Axe 2 : APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES FILIÈRES PORTEUSES Sous Axe : L’amélioration des cultures vivrières de base (maïs, haricot, pois inconnu, sorgho, manioc, igname, arachide etc.) Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Faciliter l’acquisition de semences de qualité et d’autres intrants agricoles. Igname dans les zones humides Maïs, sorgho, manioc, pois inconnu, arachide dans les zones sèches Augmenter de manière sensible la production des produits vivriers de base dans la région de manière à améliorer la sécurité alimentaire des populations de la région du Haut Plateau Central. • Introduction des variétés adaptées à la sécheresse et plus performantes d’un point de vue de la production ; • Mise en place d’un réseau de distribution ou de commercialisation des intrants agricoles (outils, engrais, pesticides etc.) • Augmentation de la disponibilité du nombre d’attelages bovins (charrue + bœufs) • Mise en place (ou encourager la mise en place) de structures de financement des activités agricoles ; • Amélioration des structures de stockage et de conservation post récolte des produits céréaliers (maïs, sorgho, haricot, pois inconnu etc.) ; • Mise en place une structure d’encadrement technique ayant pour mission de produire des connaissances techniques (ou des références techniques), de vulgariser ces références auprès des producteurs, de rechercher et d’introduire de nouvelles technologies agricoles allant dans le sens d’une augmentation de la performance des systèmes de cultures  • Création d’une (ou des) « filières vivrières » en encourageant les producteurs à se regrouper en associations valables, capable de défendre et d'assurer (en lien avec d’autres associations ou regroupements du même genre à travers le pays), la promotion de ces cultures. • MARNDR • Les organisations faîtières • Les organisations de base • Les institutions d’encadrement • Les organisations spécialisées. • Les investisseurs privés. • Perspective 2 ans Les producteurs trouvent un encadrement technique adéquat Les structures de stockage sont fonctionnelles Des semences de qualité sont disponibles Axe 2 : APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES FILIÈRES PORTEUSES Sous axe : Cultures spéciales : Canne à sucre Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Appui à l’amélioration de la rentabilité des filières canne à sucre Zones semi humides et fonds frais des zones sèches.  Augmenter et rationaliser la production et la transformation de la canne à sucre dans le Haut Plateau, particulièrement, dans les zones de Thomonde, de Hinche, de Maïssade et de Cerca Carvajal. • Production de références techniques adaptées au pilotage de la canne à sucre (préparation de sol, germination des boutures, plantation, entretien) ; expérimentation sur l’effet du vieillissement des plantations sur les rendements ; • Introduction de nouvelles variétés de canne à sucre résistantes au charbon, et permettant un taux d’extraction élevé; dureté faible etc.) ; • Remplacement des moulins en bois par des moulins en métal à traction animale et à moyen terme, augmenter le nombre de moulins à moteur. • Augmentation du nombre de bœufs de traits; • Amélioration du réseau des routes vicinales de manière faciliter le transport de la canne par camion ou par cabrouet ; • Encourager l’implantation de guildives afin de diversifier les produits de transformation de la canne ; • Amélioration des systèmes de chauffage des ateliers de transformation de la canne en sirop et rapadou. • L’introduction de chaudières conduisant mieux la chaleur que celles de type colonial (économie d’énergie) ; • La recherche d’un système de chauffage avec moins de perte de chaleur permettant ainsi une économie d’énergie (en bois et bagasse) ; • La recherche des possibilités d’utilisation d’autres sources d’énergie, (transformation de la bagasse en briquettes) permettant de faire des économies ; • Mise en place d’une structure de financement pour la modernisation des ateliers de transformation de la canne (en clairin, rapadou, sirop) ; • Recherche de nouveaux marchés pour le rapadou (Nord, super marchés à Port au Prince) • Amélioration de la qualité de présentation du rapadou (notamment pour les marchés urbains et externes) ; • Campagne de promotion pour les produits issus de la transformation de la canne ; • Mise en place d’associations de producteurs de canne, et d’associations de propriétaires d’ateliers de transformation de la canne (en rapadou, en clairin, en sirop) capable non seulement de poser les problèmes liés à ce secteur mais d'assurer la promotion des produits fabriqués. Appuyer l’action des organisations faîtières dans l’acquisition de moyens de transformation Faciliter les investisseurs privés voulant intervenir dans le secteur Créer un centre de référence technique. Subventionner l’acquisition de nouveaux équipements plus performants et plus respectueux de l’environnement MARNDR ONGs Organisations faîtières Organisations de base Secteur privé Perspective 2 ans : Tous les moulins en bois sont remplacés par des moulins métalliques Une étude sur les possibilités de fabrication du rhum est réalisée Le réseau routier actuel est réhabilité Une nouvelle guildive est établie dans la commune de Thomonde Une guildive est installée dans la commune de Maïssade Perspective 5 ans : Tous les moulins à bœufs sont remplacés par des moulins à moteur Un centre de recherche est fonctionnel Axe 2 : APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES FILIÈRES PORTEUSES Sous axe : Cultures spéciales : Pois Congo Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Appui à l’amélioration de la rentabilité des filières Pois Congo Toutes zones agro écologiques Augmenter et rationaliser la production de pois congo dans la région du Haut Plateau. Permettre aux producteurs de pois congo du Haut Plateau d’améliorer leurs revenus en mettant à profit les opportunités offertes par la commercialisation de cette denrée avec la République Dominicaine. • Diffusion des variétés non photopériodiques de manière à augmenter la disponibilité du pois congo toute l’année ; • Mise en place d’un système de crédit au profit des producteurs pour faciliter à la fois l’accès aux intrants et équipements de type manuel ou attelé mais une meilleure planification du processus de production. • Étude phénotypique et génotypique des variétés photopériodiques en lien avec la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire à Damien ; • Etude de faisabilité du projet d’implantation d’une usine de transformation du pois Congo dans le Haut Plateau Central; • Formation technique sur les méthodes de conditionnement ; • Exploration du marché dominicain de manière à connaître les possibilités de son extension ; • Construction de structures de séchage et de stockage. Cela pourrait permettre de réduire les pertes post-récoltes; • Appuyer l’action des organisations faîtières dans l’acquisition de moyens de transformation • • Faciliter les investisseurs privés voulant intervenir dans le secteur • • Créer un centre de référence technique. • • Mise en place d’organisations structurées de producteurs de pois Congo; • Formation sur les techniques de valorisation des sous-produits du pois Congo. MARNDR ONGs Organisations faîtières Organisations de base Secteur privé Perspective 2 ans : Des variétés résistantes aux maladies virales sont identifiées et diffusées Perspective 5 ans : Une usine de conditionnement est installée Un centre de recherche est fonctionnel Axe 2 : APPUI AU DÉVELOPPEMENT DES FILIÈRES PORTEUSES Sous Axe : Élevage FILIERE ZONE AGRO-ÉCOLOGIQUE FAVORABLE OBJECTIFS VISES ACTIONS À ENVISAGER ELEMENTS DE STRATEGIE ACTEURS A IMPLIQUER ELEMENTS DE PROGRAMMATION BOVINE Vallon, plateau humide, plaines semi humides. Promouvoir l’élevage de bovins (chair, lait et force de trait), et encourager une large participation du secteur privé dans le développement de la filière Contrôle régulier de l’évolution de la population bovine Programme d’intensification et de diffusion de cultures de fourrages Amélioration des conditions d’élevage Amélioration et renforcement des structures vétérinaires Augmenter la disponibilité des médicaments vétérinaires Amélioration de race Organisation des éleveurs Amélioration des capacités de gestion des éleveurs Organisation du commerce de bovins sur la ligne frontalière • Mise en place d’un système de recensement et de contrôle permanent de la population bovine via un bureau de statistique animale au bureau de la DDA centre • Recherche au niveau des centres de référence d’espèces fourragères adaptées • Aménagement de sites d’abreuvement à partir de micro bassins de retenue • Renforcement des GSB (Groupements Santé Bête) sur le plan quantitatif et qualitatif • Systématisation des campagnes de vaccination contre le charbon bactéridien • Augmentation de la disponibilité en médicaments vétérinaires • Mise en place de stations de monte au niveau d’une dizaine de fermes de référence • Promotion de la race Zébu • Stimuler le regroupement des éleveurs autour d’associations structurées • Mettre en place un programme permanent d’éducation des éleveurs • Stimuler l’investissement dans le secteur • Perception des taxes sur les bovins devant traverser la ligne frontalière • Organiser le service de quarantaine au niveau des communes de Thomassique (Boc Banique), Cerca la Source (Tilory, Biassou) et de Thomonde (Casse). MARNDR, Organisations de Base, Secteur privé, ONG, Organisations faîtières Dans les 2 premières années Systématisation du recensement et des mouvements de la population bovine Amélioration des conditions d’élevage sur le plan d’alimentation, d’abreuvement et sanitaire Implantation de petites unités de transformation et de commercialisation du lait et de ses dérivés. Création de conditions favorables à la structuration de l’élevage (regroupement des éleveurs, fonctionnement des fermes de référence, implantation de pharmacies) Etablissement d’une station de monte Dans les 5 prochaines années Amélioration génétique d’environ 25 % de la population bovine, suivi des lignées. Implantation d’un abattoir moderne à Hinche Contrôle effectif du commerce des bovins sur la ligne frontalière et implantation des unités de quarantaine Etablissement de 5 nouvelles stations de monte. FILIERE ZONE AGRO-ÉCOLOGIQUE FAVORABLE OBJECTIFS VISES ACTIONS À ENVISAGER ELEMENTS DE STRATEGIE ACTEURS A IMPLIQUER ELEMENTS DE PROGRAMMATION CAPRINE Vallon et plateau sec Favoriser la structuration et la recapitalisation des unités de production caprine Réalisation du recensement permanent de la population caprine Amélioration des conditions alimentaires des caprins Amélioration et renforcement des structures vétérinaires Organiser le commerce des caprins sur la ligne frontalière Amélioration de race Organisation des éleveurs Amélioration des capacités de gestion des éleveurs • Mise en place d’un système de recensement et de contrôle permanent de la population caprine via un bureau de statistique animale au bureau de la DDA Centre • Valorisation des prairies naturelles (traitement, conservation) • Appuyer la production de fourrages diffusés au niveau des centres de référence • Aménagement de sites d’abreuvement à partir de micro bassins de retenue • Renforcement des GSB (Groupements Santé Bête) • Introduction de géniteurs pour améliorer le développement corporel des races locales. • Stimuler le regroupement des éleveurs autour d’associations structurées • Mettre en place un programme permanent d’éducation des éleveurs • Stimuler l’investissement dans le secteur, particulièrement à travers des crédits aux jeunes et aux femmes. • Organiser le service de quarantaine au niveau des communes de Thomassique (Boc Banique), Cerca la Source (Tilory, Biassou) et de Thomonde (Casse). MARNDR, Organisations de Base, Secteur privé, Organisations faîtières, ONGs, Groupes de femmes, Groupes de jeunes Dans les 2 premières années Accroître la disponibilité fourragère pendant la saison sèche Mise en place des structures vétérinaires capables de réduire la morbidité et la mortalité au niveau du cheptel Mise en place des structures capables de garantir l’amélioration génétique du cheptel caprin (ferme de référence) Recherche de marché sécurisé pour la viande caprine. Dans les 5 prochaines années Amélioration génétique du cheptel caprin Mise en place de structures d’abattage, de conditionnement et de transport de la viande. FILIERE ZONE AGRO-ÉCOLOGIQUE FAVORABLE OBJECTIFS VISES ACTIONS À ENVISAGER ELEMENTS DE STRATEGIE ACTEURS A IMPLIQUER ELEMENTS DE PROGRAMMATION VOLAILLE Toute aire agro-écologique Favoriser une intensification et amélioration des conditions de production de la poule et de la pintade indigènes Amélioration des conditions de production de la volaille indigène Amélioration du développement corporel de la volaille Organisation du commerce de volailles sur les marchés transfrontaliers (Banica, Tilory, Biassou, Los Cacaos, Boc Banique, Casse) • Systématisation des campagnes de vaccination contre le New Castle, le Gumboro et le coryza. • Amélioration des structures d’élevage (dortoir, enclos de divagation, couvoir) • Implanter une unité avicole au niveau des fermes de référence • Multiplier les croisements Volaille améliorée avec les volailles indigènes • Education permanente des éleveurs • Mise en place d’unités de contrôle sur la ligne frontalière (visée de quarantaine et douanière) • Crédit spécial pour les jeunes et les femmes MARNDR, Organisations de Base, Secteur privé, Groupes de jeunes, Groupes de femmes. Dans les 2 premières années La vaccination contre le New Castle et le Gumboro touche 90 % de la population aviaire Implantation de 50 poulaillers par des jeunes et de femmes Amélioration des structures d’élevage Dans les 5 prochaines années Fonctionnement des unités avicoles au niveau des fermes de référence Systématisation de l’implantation des unités de contrôle du marché des volailles AXE 3.- AMÉLIORATION DES SERVICES AGRICOLES Sous Axe : Accès aux intrants Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Approvisionnement en engrais, semences et pesticides Toutes les zones agro écologiques Satisfaire la demande d’intrants agricoles • Constituer un stock stratégique d’engrais chimique au niveau de la DDA • Réglementer et organiser l’exploitation du guano • Organiser un système de production et d’acquisition de semences de qualité • Organiser l’acquisition de pesticide • Former des producteurs dans l’application des engrais et pesticides. • Mettre au point une stratégie de distribution de l’engrais qui assure que l’engrais aille réellement aux utilisateurs au prix prévu • Réaliser une étude approfondie sur la production et l’utilisation du guano tout en tenant compte de la perspective de certaines institutions de développer des créneaux d’agriculture biologique. • Prévoir des contrats de production de semences de maïs, haricot, pois congo igname avec des producteurs dans le cadre d’organisations faîtières et avec l’appui de firmes ou institutions spécialisées • Intéresser les organisations faîtières et le secteur privé à investir dans l’implantation de magasins d’intrants agricoles • Assurer la formation et l’information des utilisateurs d’intrants agricoles MARNDR ONG Organisations faîtières Organisations de base Secteur privé Perspective 2 ans Un magasin d’intrants est fonctionnel sur le haut plateau Une réglementation est produite pour l’exploitation du guano Sous axe : Accès aux outils Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation 3 outils spécifiques : • Attelage • Tracteur • Pompe d’aspersion Toutes zones agro-écologiques avec une priorité aux zones de topographie adaptée • Les producteurs disposent de suffisamment d’outils pour satisfaire la demande Implantation d’un programme d’appui à l’acquisition des outils • Charrue à traction animale • Pompes d’aspersion Implantation d’un centre de production de charrues Appui à l’amélioration des ateliers de réparation et à l’implantation de nouveaux ateliers Développement d’une structure de service de tracteurs pour le labourage • Subventionner l’acquisition des attelages • Améliorer l’alimentation des bêtes de trait • Prioriser une acquisition individuelle des équipements car l’expérience de la zone montre les limites de l’acquisition collective • Encourager les opérateurs qui veulent acquérir ces équipements pour la vente de services • Encourager les organisations faîtières et le secteur privé à acquérir des tracteurs et à vendre des services aux producteurs qui en ont besoin. • Financer l’installation d’ateliers de réparation et d’entretien des charrues • Développer, avec EMDH un programme spécial de formation d’opérateur et d’artisans intéressés dans le développement de la culture attelée MARNDR Organisations faîtières ONGs EMDH Artisans MPP PFI CSDI • Environ 20% d’augmentation du nombre de charrue par année pendant 5 ans • Etablir un centre de formation à EMDH • Doubler le nombre de tracteurs disponibles • Au moins 10 opérateurs spécialisés dans les services d’aspersion. AXE 3.- L`AMELIORATION DES SERVICES AGRICOLES Sous axe : Crédit Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Financer les activités de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles Toutes zones agro=écologiques • Développer un système de crédit de proximité pour les producteurs • Faciliter l’investissement dans les secteurs agro-artisanal et agro-industriel • Financer des campagnes de production • Financer l’installation de jeunes agriculteurs • Financer les initiatives novatrices, surtout celles qui créent de la valeur ajoutée aux produits, qui créent des emplois • Renforcer les intermédiaires financiers ruraux. • Encourager le partenariat entre différentes catégories d’agriculteurs afin que les plus avancés techniquement et technologiquement puissent aider les autres à avancer • Prioriser les investissements dans les filières classées porteuses • Intéresser le secteur bancaire ainsi que les autres institutions spécialisées (type FDI, Fonds de développement Industriel) à financer le développement de l’agro-industrie • Accorder des facilités de financement à la création d’entreprises nouvelles, particulièrement par les femmes et les jeunes • Renforcer les capacités des opérateurs financiers. • MARNDR • BCA • IMF • Banques • FDI • Secteur privé • Organisations faîtières • ONGs • 2 ans expérience de financement de 50 jeunes et femmes expérience de financement de 50 nouvelles entreprises Sous Axe : Promotion des produits locaux Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Supporter la mise en marché des produits locaux Toutes zones agro-écologiques Améliorer les circuits de commercialisation • Identifier de nouveaux marchés pour les produits locaux • Améliorer la promotion des produits locaux • Consolider les marchés déjà existants • Réaliser des études de marché pour tous les produits qui présentent un potentiel • Organiser des foires agricoles, agro-artisanales, culinaires et éco-touristiques. • Appuyer des campagnes publicitaires pour la promotion des produits locaux • Subventionner les investissements susceptibles d’améliorer la présentation des produits locaux, et par conséquent leur potentiel commercial • Construire des centres d’exposition permanente de produits locaux • Stimuler la création de chambre d’agriculture au niveau du Haut Plateau Central • MARNDR • Organisations de base • Organisations faîtières • ONGs • Secteur privé • Commerçants • Industriels • Radios locales • Un centre d’exposition permanente des produits locaux est construit et est fonctionnel. • Des études de marché sont disponibles • Des contrats de vente sont établis entre des producteurs et des commerçants AXE 4 : STRUCTURATION INSTITUTIONNELLE ET ORGANISATIONNELLE Sous Axe : Création de centres de référence Activité Zones agro-écologiques Objectifs Actions à envisager Éléments de stratégie Acteurs à impliquer Éléments de programmation Implantation de centre de recherche-action en appui aux services de vulgarisation Toutes zones agro-écologiques Créer des centres de référence pour le Haut Plateau Central afin de produire des connaissances et des références devant appuyer le développement de l’agriculture • Aménagement de 4 fermes • Développer des programmes de recherche-action • Concevoir un programme de formation des cadres et des producteurs • Redéfinir une stratégie d’encadrement • Récupérer les fermes d’état dans la région • Établir avec des ONGs une coopération afin d’harmoniser les actions dans des filières spécifiques et les encourager à participer à la gestion de ces centres de référence • Redéfinir les responsabilités des BACs et des Agents de vulgarisation afin d’améliorer les services. • Prévoir des facilités de formation au niveau de chaque centre de référence. • MARNDR • Organisations faîtières • ONGs • 2ans : 2 centres sont fonctionnels sur : • arboriculture • élevage 5 ans 4 centres sont fonctionnels : • cultures vivrières • cultures spéciales ANNEXES : 2 LE RESEAU ROUTIER MOYENS DE TRANSPORT La route est le moyen de transport le plus utilisé dans le haut plateau central. Mais l’essentiel du réseau est mauvais état et praticable seulement en saison sèche. Le Haut Plateau est en saison de pluie coupé du reste du pays car les routes sont impraticables. Par ailleurs, Hinche dispose d’une piste d’atterrissage qui est régulièrement utilisée par des charters de très faible capacité de la Mission Aviation Fellowship « MAF ». Le trafic aérien Port-au-Prince/Hinche se fait deux fois par semaine : Mardi et Jeudi. Le service est assuré par des avions de six places. La durée du vol est de 20 minutes et le prix par passagers est de 1200gdes. Il existe une autre piste d’atterrissage dans la commune de Cerca La source, mais il n’est pas utilisé. Présentation du réseau routier au niveau du Haut plateau Tronçon Types et longueur en km Vitesse moyenne Observation RN RD RP état Port-au-prince –Hinche –Pignon – Nord 226 Accès vers le Nord Hinche -Maisssade –Saint Michel 52,5 Accès vers l’artibonite Hinche – Thomassique –Cerca La source 49 Accès vers la frontière dominicaine Colladere-Cerca Cavajal 14 Voie de pénétration interne Cerca La source –Carice en passant par la mielle 28 Accès vers le Nord’est Maissade-Pignon 18 Vers le nord Cerca Cavajal- la victoire 16 Nord’Est Thomassique –Boc banique 10 Frontière Los Posos –Los Kakaos 10 Frontière Kfou mauge –Nan Kasse 11 Hinche-Bassin Zim 8,5 Pénétration Les voies de pénétration interne entre les sections communales ne sont pas relatées au niveau de ce tableau mais méritent aussi d`être prises en compte dans la mise en œuvre du plan de développement agricole afin d’assurer la collecte des produits au niveau des sections communales. Répartition du réseau suivant leur importance économique On peut distinguer quatre catégories de voies de communication au niveau du Haut Plateau. Les tracés existent déjà, il s’agit de les réhabiliter et de mettre en place un système d’entretien permettant de les maintenir en état de fonctionnement. Cette répartition du réseau routier se base essentiellement sur les circuits prioritaires d’écoulement des produits agricoles à travers les principaux axes de commercialisation identifiés par les participants aux ateliers de réflexions communales. Les principaux axes à réhabiliter sont les suivants : 1.-Réseau principal: Route nationale No 3 : Port-au-prince –Hinche –Pignon – Nord 2.-Voies prioritaires intercommunales : a) Hinche -Maisssade –Saint Michel b) Hinche – Thomassique –Cerca La source c) Colladere-Cerca Cavajal d) Cerca lasource –Carice en passant par la mielle e) Maissade-Pignon f) Cerca Cavajal- la victoire 3.- Routes de liaison des principaux centres d’échange commerciaux : Thomassique –Boc Banique Los Posos – Los kakaos Carrefour Mauge – Kasse Papaye –Bassin Zim 4.- Routes de désenclavement des sections communales Ces voies de pénétration n’ont pas été identifiées en détail dans ce travail mais elles jouent un rôle important dans le transport des produits vers les marchés communaux qui constituent de marché de regroupement des produits pour aller vers d’autres marchés plus importants. Impact de l’état des routes sur le secteur agricole La réparation des routes est la première préoccupation des habitants du haut plateau. Dans toutes les séances de travail avec la population sur la problématique de développement agricole, la réfection des routes est toujours classée en première position. Elle constitue un goulot d’étranglement important dans la circulation des personnes et des biens. Les produits périssables ne peuvent atteindre les centres urbains pour profiter de meilleur prix. Cette situation décourage les investissements privés à saisir les opportunités dans le secteur agricole au niveau du Haut plateau et producteurs ne sont pas motivés à une augmentation du volume de ces produits. Il faut citer à ce titre ce paysan de Cerca La source qui raconte les difficultés rencontrées pour l’écoulement de ces trois sacs d’oignons. La plupart des tronçons présentés sont dans un mauvais état et impraticable en saison pluvieuse. En dehors des produits captés par le marché dominicain, la plus clair de la production agricole fait face à un problème de gaspillage. Perspectives et recommandations Suivant le témoignage des gens de diverses couches sociales et d’horizons divers, l’amélioration du réseau routier aura des effets significatifs sur le secteur agricole en permettant : • D’accéder plus facilement au marché des grands centres urbains (P au P, CAP) • De réduire les coûts de transports par le jeu de la compétition par l’augmentation du nombre de camionneurs sur les différents circuits • D’encourager le secteur privé à investir dans l’agriculture et dans l’élevage Toutes les institutions intervenant dans le haut comprennent la nécessité de réparer les routes en vue de faciliter la communication entre les différentes communes du haut plateau et la capitale. Cette facilité d’accéder au centre urbain constituera un appui pour les cultures maraîchères et à l’élevage. Il est important de signaler que les produits d’élevage particulièrement les volailles, les cabris et les bœufs sont vendus prioritairement sur la ligne frontalière à un prix bien inférieur qu’à Port-au-Prince. La réparation des principaux circuits de commercialisation vers le Nord et Port-au-Prince permettra aux producteurs de choisir les meilleurs circuits pour l’écoulement de ces produits. Au cours des discussions avec les institutions intervenant dans la Haut plateau, on a pu remarquer que la plupart ont un petit projet de restauration d’un tronçon quelconque. D’où l’idée de proposer au niveau du plan de : 1. créer un fonds interinstitutionnel pour la création, la réparation et l’entretien des routes au niveau du Haut plateau. 2. constituer un comité interinstitutionnel impliquant les collectivités territoriales pour la recherche de fonds spécifique pour les routes 3. mettre en place des brigades de cantonnage par localités pour l’entretien des routes 4. instaurer des postes de péage pour alimenter le fonds. Ce fonds peut être alimenté par les institutions étatiques (CNE, TPTC, MARNDR, Mairie etc..), les ONGs. On peut créer une commission interinstitutionnelle qui se charge de la recherche de financement pour alimenter ce fonds durant les dix premières années. Les institutions locales : MPP, PFI, Caritas etc. peuvent contribuer à la mobilisation de la population et faire un apport en équipement, le secteur privé peut contribuer aussi. La mobilité des produits à travers la ligne frontalière et les départements avoisinants apporterait un appui très important à la production agricole au niveau du haut plateau. ANNEXES 3 : L`IRRIGATION RESSOURCES EN EAU ET IRRGATION A.-Les Ressources en eau du Haut Plateau central Le Département du Centre est très riche en eau. Il est traversé par : a) le fleuve Artibonite qui prend sa source en République Dominicaine à partir des Rivières Joca et Libon puis arrive par la frontière au Nord près de Banica. Ce fleuve reçoit les Rivières Juan de Vera, Thomonde et Lascahobas, passe entre les contreforts des Montagnes noires et le Morne à Tonnerre dans la gorge de Péligre. b) Le Guayamouc est formé de la réunion des Rivières Bouyaha et Canot. Le Guayamouc reçoit à proximité de Hinche à l’Est les rivières Samana et Hinquite, puis au Sud l’Aguahedionde et le Rio Honde. Grâce à toutes les ressources en eau, le Département du Centre constitue la région du pays la mieux pourvue en ressources énergétiques dont le potentiel évalué non encore exploité est de l’ordre de 40.000 KWS soit 44% du potentiel hydro-énergétique de la région plus transversale. Il faut remarquer que le potentiel hydraulique (eaux superficielles) du département est très peu utilisé pour valoriser la production agricole. B.-IRRIGATION a) Potentiel en Irrigation du Haut plateau Le Haut Plateau est traversé par d’importantes rivières mais son relief valloné et accidenté limite les possibilités d’irrigation par gravité à 2339ha5.  Les rivières guayamouc, samana, guape, artibonite et lociane sont encaissées d’environ 20 à 25 mètres par rapport au niveau des terrains irrigables. L’alimentation en eau des périmètres situés le long de ces rivières implique un recours au pompage. Les études menées sur le potentiel en eau mobilisable pour l’irrigation date déjà de vingt quatre ans. Il serait intéressant de faire une mise à jour de cette étude afin de bien préciser les potentiels réels compte tenu de la dégradation des versants qui entraîne une diminution considérable des débits d’étiage des rivières. Tableau I : Potentiel d’irrigation du Haut Plateau Désignation Périmètres irrigables (ha) Alimentation Mode de prélèvement A réhabiliter A créer Los posos 180 Source tremblée lagon et père gravitaire Saltadere6 100 Saltadère gravitaire Guayamouc 900 Rivière. Gauyamouc Pompage Samana 320 Samana Pompage Juana 270 Rio juana pompage Bassin Cave 650 Rio frio Gravitaire Lociane 620 Rivière Lociane Gravitaire Bonbon Naham 75 Rio Naham Gravitaire Thomonde 645 Rivière Thomonde Gravitaire Lacs collinaires 500 Total 280 3980 Le volume d’investissement nécessaire était évalué au moment des études à 95,4millions de gourdes, soit 19,08 millions de dollars américains. Les coûts d’aménagement de l’irrigation par pompage sont très élevés et leur rentabilité n’est pas tout à fait évidente. Dans ce cas, un investissement dans ce secteur doit faire l’objet d’étude comparative entre d’autres secteurs porteurs du développement agricole. b) Situation actuelle de l’irrigation Les principales poches irriguées du Haut Plateau se trouvent dans la commune de Cerca La source, au niveau de la deuxième section Acajou Brûle et la commune de Hinche dans la section Juanaria. Tableau 2. Les petits périmètres irriguées du haut plateau Désignation Superficies irriguées Superficies irrigables Mode de gestion Nombre d’usagers Système de culture Los posos 109,42 180 Syndic MARNDR 1437 Maraîchères, haricot, riz Saltadère 67,74 100 Syndic MARNDR 48 La Haille 40 Mais,pois inconnu, pois Congo, haricot, chou, tomate Cour Cadichon 10 30 Comité d’usagers 52 Bohoc 13 Comité d’usagers Demahague 4,5 6 LFPD8 Maraîchères Lacs collinaires 24 Usagers/ Institution 75 maraîchères Total 228,66 356 La situation des périmètres irrigués est très précaire au niveau du haut Plateau, les principaux périmètres mentionnés plus haut nécessitent des travaux de réhabilitation suivant une étude réalisée en mai 2003 par le PDR/Centre. (Voir tableau 3) Les infrastructures d’irrigation sont en mauvais état, les structures de gestion ne sont pas appropriées, pas d’appui à la mise en valeur. Les paysans se plaignent de l’inexistence d’appui technique et sont livrés eux même dans la lutte contre les maladies et la recherche de variété à haut rendement. Pour pallier à la rareté de main d’œuvre quasi généralisée au niveau du plateau central, la mécanisation agricole doit être développée. Pour ce faire, l’appui du Ministère de l’agriculture est sollicité pour la vulgarisation de la culture attelée au niveau des périmètres irrigués. La taxation est faite au prorata de la superficie déclarée par les usagers. La base est d’une heure. Le prix de l’heure d’irrigation est vraiment dérisoire soit 11,40 gourdes. Au niveau des lacs collinaires dans la zone de papaye, les usagers payent 250gdes/ca pour l’irrigation gravitaire et 500gdes/ca pour l’irrigation par pompage. Tableau 3. Estimation des coûts de réhabilitation de cinq périmètres irrigués Système d’irrigation Infrastructure Appui institutionnel Mise en valeur agricole Activités et gestion Source Tremblee et Los posos 2, 831,425.6 2, 055,000.00 969,000.00 6, 733,739.40 Saltadere 2, 923,500.00 1, 750,000.00 649,000.00 5, 864,650.00 Bohoc 1, 916,417.5 1, 750,000.00 649,000.00 4, 962,730.00 Lakou Kadichon 869687,5 1, 750,000.00 599,000.00 3, 701,490.00 La Haille 2, 388,925.00 2, 055,000.00 969,000.00 6, 224,863.75 Total 10, 060,268.10 9, 360,000.00 3, 817,000.00 27, 487,473.85 Source : Rapport de mission, Henriot Nader, Mai 2003 Inventaire des plans d’eau Les lacs collinaires Institution Zone Nombre Superficie occupée (ha) Capacité de stockage (m3) PFI Juanaria/Pandiassou 30 18 488,904.00 MPP Papaye 2 4.6 160,000.00 Veterimed MaltePeralte/ Thomassique 3 4.7 136,962.00 Total 35 27,3 785,866.00 Les 12 premiers lacs ont été construits par les Petits Frères de l’incarnation de 1987 à 1993 pour faciliter l’abreuvement du bétail durant la saison sèche longue de six mois dans la zone du Haut plateau. Ces lacs appelés trou d’eau construit en dehors des normes ont permis aux paysans de sauver plusieurs têtes de bétail au moment de la sècheresse. A partir de ces succès, PFI a décidé de solliciter l’aide de la FAO et de la FAMV pour la mise en place de 18 autres lacs. Ces derniers sont utilisés à des fins agricoles et piscicoles. Utilisation des lacs Institution /zone Nombre de lacs Volume (m3) d’eau(capacité) Nombre de bénéficiaires Superficie irriguée (ha) Cultures pratiquées PFI/Pandiassou 189 460,334.00 65 18,5 Maraîchères, mais, haricot MPP/Papaye 2 160,000.00 5,510 Maraîchères VETERIMED 3 136,962 Abreuvement du bétail Contraintes et Perspectives Un volume relativement important de documents est disponible sur la construction des lacs et de leur utilisation mais toutes ces informations font état d’un faible niveau de rentabilité des lacs sinon de leur non rentabilité. Il paraît que la décision de construire des lacs n’était pas accompagne d’un plan d’exploitation visant leur rentabilité économique. Sur les trente (30) lacs construits à Pandiassou, quatre lacs sont en situation de non exploitation, trois en raison de probleme de sédimentation et le dernier en raison des pertes d’eau importantes par infiltration. Suivant les informations fournies par la PFI qui gère dix (10) des vingt six (26) lacs restants, une superficie de 18,5 ha a été mise en valeur et réparties entre 65 bénéficiaires. L’utilisation des seize (16) autres ne sont pas connues et sont pour la plupart sur des terrains privés. Les deux lacs construits à papaye sont gérés par MPP et sont sous exploitées par manque d’équipement et d’un plan de gestion. Le volume d’eau stocke (soit 160,000 mètres cubes) peuvent irriguer une superficie bien supérieure à 5,5ha (soit trois fois la superficie irriguée actuellement) Ceux construits à Malte Peralte dans la section Matelgate, ont des fuites qui affectent sérieusement sa capacité de stockage et ne sont pas encore exploitées. En résumé, les lacs ont permis de stocker un volume d’eau important pour la saison sèche mais nécessitent un plan d’utilisation plus rationnel de l’eau pour être rentable à savoir : • Un plan de mise en valeur • Des équipements légers facilitant d’économie d’eau • Un système de gestion de l’eau par les usagers • Une maintenance régulière des infrastructures et des équipements • Recherche de marché sur pour les produits Tout compte fait, l’extension du programme de construction des lacs doit prendre en compte les contraintes actuelles rencontrées au niveau des lacs tant au niveau de la conception, l’execution, la mise valeur et la gestion. IL faut surtout essayer de faire une adaptation des lacs aux besoins réels des zones identifiées. Au niveau des plateaux secs, (la troisième et quatrième section de hinche, lociane etc..., les lacs doivent répondre aux exigences de l’abreuvement du bétail en priorité. Dans cet ordre d’idées, il serait preferable de vulgariser des techniques de construction de petites retenues, dans les zones sèches, maîtrisables par des groupements. Ces retenues peuvent irriguer de petite superficie par gravité et servir de point de d’abreuvement pour le bétail en saison sèche. Parallèlement, on peut mettre en place de grands lacs sur les fermes agricoles dans la mesure où l’on pourrait consentir d’investissement additionnels en équipements pour la distribution de l’eau permettant d’irriguer des superficies de l’ordre de 50 à 60 ha avec des cultures de rente (par ex. banane, piment) Ces périmètres pourront servir aussi à une mission éducative par la mise en place de parcelles de démonstration pour la pratique de l’agriculture irriguée en mettant un accent particulier sur l’économie d’eau. CONCLUSIONS ET RECOMANDATIONS Lors des ateliers de réflexions organisés au niveau des six communes du haut plateau, la population a exprimé une forte demande pour la réhabilitation des périmètres irrigués et la création des infrastructures d’irrigation dans les zones qui ont un potentiel en terres irrigables. Mais toute décision dans ce secteur doit faire l’objet d’une analyse du rapport avantage/coût. Compte tenu des potentialités du haut plateau et sa position géographique, il faut faire un choix qui s’insère dans la logique de développement de la zone et qui aura un effet multiplicateur sur l’économie régionale nationale. Par conséquent, il est nécessaire de : 1. faire une mise à jour des études sur les terres irrigables pour savoir exactement le potentiel et le coût des investissements nécessaires. 2. déterminer le rôle à jouer par l’agriculture irriguée dans le secteur agricole 3. poursuivre la mise en place de petites retenues dans les zones d’intensification de l’élevage bovin 4. fournir un appui à la mise en valeur des petits périmètres existants 5. concilier irrigation et hydro-électricité pour une meilleure rentabilité des investissements 6. protéger les bassins versants surplombants les aménagements 7. mettre en place des structures permanentes de gestion (maintenance et entretien) 8. installer des pluviomètres et instruments de mesures de débits sur les principales rivières