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Water and Soil Development in the La Quinte Watershed: Production Systems (Annex 2)

Water and Soil Development in the La Quinte Watershed: Production Systems (Annex 2)

Food and Agriculture Organization (FAO) 2005
Summary — Annex 2 of the FAO water and soil development project for the La Quinte watershed, analysing the production systems of the zone and proposing interventions. Follows the FAO mission to Artibonite after the September 2004 floods.
Full Description
This is Annex 2 of FAO project TCP/RLA/3012, the water and soil development project for the La Quinte watershed, which drains to Gonaives and takes in the commune of Ennery. The annex analyses the production systems of the zone's different environments and advances intervention proposals, drawing on FAO material and on commune monographs recovered from town halls and communal agricultural bureaux. It arose from an FAO mission to the Artibonite department to establish the situation after a cyclone, and uses 2004 population figures alongside a discussion of the 18-19 September 2004 floods - those of Hurricane Jeanne, which destroyed Gonaives. It records the actors then working in the zone, including the FAO/Canada project at Marmelade, the Federation des Associations Caféières Natives, IICA and GTZ, and points to the Marmelade experience as a reference approach.
Topics
AgricultureEnvironmentWater & SanitationRural DevelopmentDisaster Risk Reduction
Geography
Artibonite Department
Keywords
bassin versant de la Quinte, Ennery, Gonaïves, eaux et sols, FAO, TCP/RLA/3012, systèmes de mise en valeur, annexe 2, inondations 2004, Marmelade, FACN, IICA, GTZ, café, admin1:HT05, admin2:ennery
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HAITI PROJET TCP/RLA / 3012 PROJET DE DEVELOPPEMENT DES EAUX ET DES SOLS DANS LE BASSIN VERSANT DE LA QUINTE ANNEXE 2 SYSTEMES DE MISE EN VALEUR TABLE DES MATIERES LISTE DES TABLEAUX…………………………………………………………………3 LISTE DES FIGURES……………………………………………………………………4 PRINCIPALES ABREVIATIONS UTILISEES………………………………………….5 1. INTRODUCTION……………………………………………………………………...7 1.1. Contexte et objectifs………………………………………………………………….7 1.2. Approche méthodologique……………………………………………………………7 2. DESCRIPTION DE LA ZONE………………………………………………………...8 2.1. Localisation et accès………………………………………………………………….8 2.2. Milieu physique………………………………………………………………………9 2.2.1 Physiographie et sols………………………………………………………………...9 2.2.2. Climat……………………………………………………………………………...10 2.2.3. Les unités agroécologiques…………...…………………………………………...11 2.3. Milieu humain……………………………………………………………………….12 2.3.1 La population………………………………………………………………………12 2.3.2. La migration……………………………………………………………………….13 3. LES SYSTEMES DE MISE EN VALEUR DE LA ZONE EN SITUATION SANS PROJET………………………………………………………………………………….14 3.1. Les exploitations agricoles………………………………………………………….14 3.2. Les systèmes de cultures……………………………………………………………14 3.3. Itinéraires techniques et performances des systèmes de culture....…………………17 3.4. Comptes économiques des cultures…………………………………………………19 3.5. Les systèmes d’élevage……………………………………………………………...20 3.6. Les marchés et la commercialisation des produits agricoles………………………..21 4. LES INSTITUTIONS DE DEVELOPPEMENT DE LA ZONE……………………..21 5. CONTRAINTES ET POTENTIELS AGRICOLES DE LA ZONE……………….....22 5.1. Les contraintes………………………………………………………………………22 5.2. Les potentialités……………………………………………………………………..24 6. PROPOSITIONS D’INTERVENTION ET EFFETS ESCOMPTES……..………….24 6.1. Objectif...……………………………………………………………………………24 6.2. Composante 1 : Aménagement du bassin versant la Quinte………………………...26 6.4. Composante 2 : Appui à la mise en valeur des petits périmètres 27 6.5. Effets escomptés sur la performance des principales cultures………………………28 6.5.1. Hypothèses………………………………………………………………………...28 6.5.2.Rendements escomptés…………………………………………………………….28 6.5.3. Budgets de culture…………………………………………………………………29 7. APPROCHE ET ORGANISATION DU PROJET…………………………………...31 8. RESULTATS ESCOMPTES ET IMPACTS…………………………………………32 9. RISQUES ET HYPOTHESES………………………………………………………. 33 Appendices………………………………………………………………………………34 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Localisation du bassin versant Ennery/La Quinte Tableau 2 : Répartition de la population du bassin versant Ennery/La Quinte Tableau 3 : Principales caractéristiques des systèmes de culture de la Quinte/Ennery Tableau 4 : Budget de cultures dans les petits périmètres Tableau 5 : Budget de cultures dans les montagnes humides Tableau 6 : Budget de cultures dans les montagnes sèches Tableau 7 : Rendements à l’ha escomptables pour les cultures des petits périmètres Tableau 8 : Rendements à l’ha escomptables pour les cultures des montagnes humides Tableau 9 : Budget de cultures avec projet dans les petits périmètres Tableau 10 : Budget de cultures avec projet dans les montagnes humides LISTE DES FIGURES Figure 1 : Principales saisons de cultures dans les montagnes humides Figure 2 : Principales saisons de cultures dans les montagnes sèches Figure 3 : Principales saisons de cultures dans les plaines PRINCIPALES ABRÉVIATIONS UTILISÉES BAC: Bureau Agricole Communal CARE : Cooperative for American Relief Everywhere CASEC: Conseil d’Administration des Sections Communales FACN : Fédération des Associations Caféières Natives FAO: Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture IHSI : Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique IICA : Institut Inter-Américain de Coopération pour l’agriculture MARNDR : Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural PRODEVA : Promotion d’un Développement Autonome 1. INTRODUCTION Contexte et objectifs 1. Les dégâts causés par les inondations et les cyclones de l’année 2004 ont révélé la fragilité des systèmes de mise en valeur des terroirs en Haïti, et ont appelé à des stratégies d’intervention novatrices en vue de pallier au problème de dégradation de l’environnement et de limiter des dégâts encore plus catastrophiques à l’avenir. 2. En effet, le cyclone Jeanne et les inondations qui ont frappé les départements de l’Artibonite et du Nord ouest, les 18 et 19 septembre 2004 ont causé des pertes considérables en vies humaines (près de 2 000 morts), en bétails, et en cultures, et endommagé des infrastructures d’irrigation. On estime qu’entre 300 et 500 hectares de terre ont été complètement soustraits de l’agriculture sans compter les pertes en sols résultant du processus d’érosion des mornes. Cette situation a non seulement suscité une prise de conscience des populations touchées par ces évènement, mais aussi a porté l’état et les bailleurs de fonds à s’engager dans des actions durables en vue de faire face aux problèmes de dégradation de l’environnement auxquels le pays est confronté. 3. Dans ce cadre là, une mission de formulation du Centre d’investissement de la FAO a été réalisée dans le département de l’Artibonite afin de dresser un état des lieux après le passage du cyclone Jeanne et dégager des pistes d’amélioration. L’intérêt s’est porté sur les périmètres localisés dans la zone Gonaives-Ennery et le bassin versant les surplombant. Cette annexe analyse les systèmes de mise en valeur des différents milieux de la zone et avance des propositions d’intervention. Spécifiquement les objectifs de cette étude sont : 1). Une analyse rapide de systèmes de production du bassin versant de la Quinte et des petits périmètres irrigués. 2). Une élaboration d’interventions susceptibles d’assurer non seulement la protection du bassin versant, mais aussi l’amélioration des systèmes de culture de la région. Approche méthodologique 4. L’approche méthodologique a été dictée par le temps très court imparti à la réalisation de l’étude. Elle consiste en une phase d’analyse des systèmes de production de la zone et une phase d’élaboration de stratégies d’intervention. Ces différentes étapes de la démarche ont été réalisées à partir de lectures bibliographiques, d’observations de terrain, et des entretiens avec des autorités locales, des techniciens travaillant dans la zone, et des groupes d’agriculteurs. 5. La collecte d’informations secondaires disponibles sur la zone a été conduite tant à Port-au-Prince que sur le terrain. On a pu consulter des statistiques démographiques préparées par l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique (IHSI), des documents d’études disponibles au niveau de la représentation de la FAO, et des monographies de commune retrouvées au niveau des mairies et bureaux agricoles communaux. 6. Des visites ont été effectuées sur le terrain en vue de collecter des informations additionnelles. Au cours de ces visites, des rencontres ont eu lieu avec des représentants d’institutions intervenant dans le milieu (Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural-MARNDR, Promotion d’un développement autonome-PRODEVA, Agro Action Allemande, CARE, etc.). Des discussions ont été engagées sur leurs activités actuelles dans la zone du bassin versant de la Quinte et les perspectives d’avenir. Des discussions ont été aussi engagées avec les autorités locales (mairie d’Ennery, et de Saint-Michel de l’Attalaye et des Conseils d’administration des sections communales-CASEC). Ces discussions ont porté sur les activités en cours, leur vision de développement à long terme pour leurs zones respectives, et les moyens dont ils disposent pour intervenir dans le milieu. 7. Puis, des localités du bassin versant et des zones des petits périmètres autour des Gonaïves et d’Ennery ont été visitées et des observations directes ont été portées sur l’organisation de l’espace, l’état des infrastructures d’irrigation et le niveau de dégradation des mornes. Au cours de ces visites d’observation, des discussions ont eu lieu avec des groupes d’agriculteurs en vue de comprendre les systèmes de cultures de la zone, et de saisir le degré d’intérêt des communautés concernées pour des actions de redressement du milieu. 2. DESCRIPTION DE LA ZONE Localisation et accès 8. La zone du projet comprend les aires des petits périmètres irrigués et le bassin versant de la Quinte les surplombant. Située dans le département de l’Artibonite, la totalité de la zone se trouve au niveau des quatre (4) sections communales de la commune d’Ennery, des cinq (5) sections des Gonaïves, d’une section (Platon) de Marmelade, et d’une section (Camathe) de Saint Michel de l’Attalaye (Tableau 1). Le bassin hydrographique du bassin versant de la Quinte est délimité au Nord par les mornes Caille Nègre, Roche Plate, Belance, et Charles, à l’Ouest par la baie des Gonaïves, au sud par la Savane Desdunes, au Sud-est par le morne Sale, le morne Basile et la chaîne des Montagnes Noires, au Nord-est par le morne Puilboreau, la chaîne du morne Bodin, et les chaînes du morne Laroche. 9. La partie occupée par les petits périmètres irrigués s’étend sur les communes d’Ennery et des Gonaives. Cette zone est facile d’accès tant depuis Port-au-Prince ou Cap-Haïtien, par la route nationale No 1, ou par la route de Gros Morne. Les localités du bassin versant sont accessibles par un réseau de routes secondaires vers Gros Morne, Marmelade et Saint Michel de l’Attalaye. Ces localités sont d’accès relativement facile par des routes praticables principalement en périodes sèches ; mais certains endroits sont difficilement accessibles en périodes pluvieuses. Tableau 1. Localisation du bassin versant Ennery/La Quinte Commune Section Communale Superficie (km2) Ennery 1ere section Savane Carre 48,00 2e section Passe Reine 57,32 3e section Chemin Neuf 65,42 4e section Puilboreau 46,12 Marmelade 3e section Platon 32,80 Saint Michel de l’Attalaye 2e section Camathe 54,46 Gonaïves 1ere section Tamarin 87,15 2e section Bayonnais 194,15 3e section Poteaux 48,45 4e section La Branle 82,95 5e section Bassin 201,35 Total 918,17 Milieu physique Physiographie et sols 10. La superficie du bassin versant de la Quinte n’est pas bien connue. Certaines estimations font état de 700 km2, tandis que d’autres mentionnent 500 km2. En toute vraisemblance, la superficie totale du bassin versant de la Quinte-Ennery serait de l’ordre de 500 à 700 km2. Toutefois, l’ensemble des sections communales touchant le bassin versant couvre une superficie d’environ 918 km2 dont 62 % se trouve en montagne et 38 % en plaine. 11. La zone des petits périmètres s’étend le long des rivières la Quinte, la Branle et Ennery et de leurs affluents allant d’une altitude de 50 m à environ 300 mètres au niveau de la ville d’Ennery. Les petits périmètres irrigués s’étendent sur deux unités physiographiques distinctes, la vallée moyenne de la rivière Ennery constituée d’un système de terrasses étroites de quelques centaines de mètres, limitées latéralement par des mornes calcaires soumis à une érosion intense et la bordure d'Ennery et de ses affluents à leur débouché dans la plaine. Les zones de plaines ou vallées sont constituées de sols alluvionnaires résultant de l’érosion hydrique des mornes. Les alluvions sont de texture moyenne à grossière (limons et sables). Ces sols, relativement profonds, sont d’une bonne fertilité et faciles à travailler. Malgré la bonne qualité de ces sols, leur potentialité reste liée à la disponibilité en eau. La topographie au niveau de ces zones est plane avec des pentes faibles de l’ordre de moins de 1%. 12. La zone du bassin versant de la Quinte s’étend dans le prolongement de la zone basse des petits périmètres allant d’une altitude de 300 mètres à 1200 mètres. Le bassin versant est composé de mornes escarpées essentiellement constituées de formation calcaires et marneuses et de quelques intrusions basaltiques. On rencontre au niveau de ces zones des pentes allant de 30 à 60%. La zone constituant le bassin versant est très dénudée par endroit à cause de la coupe accélérée des arbres. Des boisements se retrouvent le plus souvent au niveau des terrasses et le long des ravines. L’érosion accélérée des mornes du bassin versant est préoccupante non seulement à cause des pertes de sols et de la baisse du niveau de fertilité, mais aussi à cause des impacts négatifs que les crues et les inondations peuvent avoir sur les infrastructures et les communautés en aval. Les sols sont peu fertiles et sont très peu productifs sans l’utilisation de techniques anti-érosive de production. En certains endroits, les sols sont inaptes à l’agriculture et nécessitent des travaux importants de restauration. Climat A) Pluviométrie 13. La pluviométrie de la zone se caractérise par une distribution spatiale variable et une irrégularité. Le volume de pluie et la date d’arrivée peuvent varier d’une année à l’autre et d’une zone à l’autre. Dans les zones d’altitude (au-dessus de 500 m) le régime pluviométrique est compris entre 1 500 et 2 500 mm avec une moyenne annuelle de l’ordre de 2 000 mm. Dans les zones de plaine, les précipitations annuelles varient entre 1 000 et 1 600 mm. Dans les zones les plus sèches (Camathe, La Branle, Bassin), des précipitations annuelles de moins de 1 000 mm peuvent être obtenues. De fortes pluies sont parfois enregistrées au niveau de la zone, ce qui augmente considérablement les risques d’érosion dans les mornes d’autant plus qu’on est dans un milieu à relief accidenté. 14. La zone du bassin versant de la Quinte est caractérisée par deux saisons bien distinctes : une saison pluvieuse allant d’avril à novembre et une sèche de décembre à mars. Au cours de la saison pluvieuse deux pics pluviométriques sont atteints en mai et en septembre. Toutefois, une certaine récession peut être enregistrée en juillet. L’arrivée des pluies étant très irrégulière, les agriculteurs ont souvent du mal à planifier leurs campagnes agricoles. B) Température 15. La température de la zone du bassin versant de la Quinte et des petits périmètres de Gonaïves-Ennery est très variable. Dans les zones d’altitude, la température a une amplitude comprise entre 14 et 28°C avec une moyenne de l’ordre de 25°C. La température moyenne des zones de plaine et de moyenne altitude se situe entre 28 et 30°C. Les unités agro-écologiques 16. Pour comprendre les systèmes de mise en valeur de la zone, il faut les placer dans leur contexte agroécologique. La zone des petits périmètres irrigués et du bassin versant les surplombant peut être caractérisée en trois grandes unités: les montagnes humides, les montagnes sèches et les plaines. A) Les montagnes humides 17. Les zones de montagnes humides se trouvent entre 500 et 1 200 mètres d’altitude. Les montagnes humides couvrent une bonne partie de la première section de la commune d’Ennery (Savane Carré), toute la troisième section de la commune de Marmelade (Platon), et une partie de la quatrième section de Marmelade (Puilboreau). Suivant certaines estimations, les montagnes humides couvrent une superficie d’environ 61,96 km2 soit environ 7% du total des sections communales touchant l’ensemble du bassin versant. Ce milieu reçoit généralement une assez bonne pluviométrie (2 000 mm en moyenne). B) Les montagnes sèches 18. Les montagnes sèches dominent la zone du projet. Elles représentent environ 55% de la région considérée, soit une superficie de 508,37 km2. Les montagnes sèches se retrouvent au niveau de toutes les sections communales faisant partie du bassin versant de la Quinte. Elles s’étendent principalement dans les sections communales de Puilboreau, Passe Reine, et Chemin Neuf (commune d’Ennery), de La Branle, Bayonnais, et Bassin (commune des Gonaïves) et de Camathe (commune de Saint Michel de l’Attalaye). L’altitude de ces zones de montagne ne dépasse pas 500 mètres au dessus du niveau de la mer. Ces zones reçoivent généralement moins de 1 000 mm de pluie par an. C) Les zones de plaine 19. Les zones de plaine sont divisées en plaines humides et en plaines sèches. Selon les estimations, les plaines humides occupent environ 29% de la superficie totale de la zone du projet et les plaines sèches 9%. Les plaines recouvrent toute la zone des petits périmètres d’Ennery et des Gonaïves en bordure des rivières et sont le plus souvent encaissées entre des mornes. Ce milieu jouit d’une relativement bonne pluviométrie (plus 1 000 mm par an). Milieu humain La population 20. La population du bassin versant n’est pas très bien connue. Selon les estimations de l’IHSI, la population des 11 sections communales directement impliquées dans le bassin versant serait de150 065 habitants en 2004, soit une croissance de 3% par an par rapport à 1982 (Tableau 2). La population adulte (18 ans et plus) est estimée a 77 108 habitants, soit 51% de la population totale. La densité démographique au niveau des sections communales varie entre 59 hab./km2 à Chemin neuf et 252 hab./km2 dans la première section communale d’Ennery (Savane Carré). La densité moyenne au niveau de l’ensemble des sections communales du bassin versant est estimée à 163 habitants/km2 . Cette densité démographique, quoique relativement faible, peut exercer une pression assez forte sur un environnement déjà très fragile. Tableau 2. Répartition de la population du Bassin versant Ennery/La Quinte Commune Section communale Superficie (km2) Population en 1982 Population en 2004 Population de 18 ans et + en 2004 Densité de population en 2004 (hab./km2) Gonaives 1ere section Tamarin 87,15 12 030 22 000 11 774 252 2e section Bayonnais 194,15 11 217 35 278 16 849 182 3e section Poteaux 48,45 7 668 19 141 9 790 395 4e section La Branle 82,95 9 147 12 302 6 806 148 5e section Bassin 201,35 12 418 14 900 7 597 74 Ennery 1e section Savane Carre 48,00 6 853 12 092 6 284 252 2e section Passe Reine 57,32 9 150 8 235 4 523 144 3e section Chemin Neuf 65,42 3 407 3 890 2 146 59 4e section Puilboreau 46,12 5254 7 814 4 039 169 Marmelade 3e section Platon 32,80 5 531 7 708 3 753 235 Saint Michel de l’Attalaye 2e section Camathe 54,46 7 682 6 705 3 547 123 Total 918.37 90 257 150 065 77 108 Moy=163 La migration 21. Il existe un mouvement de population assez important dans les zones du bassin versant de la Quinte. La migration touche principalement les jeunes qui se déplacent pour des activités scolaires et/ou à la recherche d’emplois rémunérateurs qu’il est difficile de trouver dans la zone. Des enquêtes menées dans la zone de Platon, section communale de Marmelade, montrent que les jeunes âgés de moins de 35 ans sont plus enclins à migrer. Ils représentent plus de 90% des migrants. Malgré une densité démographique faible au niveau de la région, toutes les catégories sociales y compris les commerçants, les ouvriers, artisans, et écoliers sont concernées par la migration. Les zones de destination sont très variées. Elles comprennent l’Estere, Gonaïves, Cap-Haïtien, la République Dominicaine et les Etats-Unis. 22. Les travailleurs agricoles se rendent surtout dans la vallée de l’Artibonite pour rechercher de l’emploi dans les rizières. Des déplacements vers la République Dominicaine où il y a des possibilités d’emplois tout au long de l’année pour les travailleurs agricoles sont aussi très fréquents dans la zone. Les entretiens avec les agriculteurs ont fait ressortir que le phénomène migratoire est important aussi bien en plaine qu’en zone de montagne. Les activités agricoles n’arrivent pas à retenir les travailleurs dans la région. Cette situation s’explique par le bas niveau des salaires pratiqués, les mauvaises conditions de travail et les conditions de vie en général de l’agriculteur. Un fait important à signaler est l’effet de la production des cultures maraîchères sur la migration à Platon. Suivant les déclarations de certains agriculteurs, cette zone représentait une zone d’émigration très importante dans la région vers les années 80. La production de chou qui peut occuper les travailleurs pendant toute l’année et procurer des rentrées monétaires intéressantes arrive à diminuer le flux d’émigration de la zone depuis quelques années. 23. Le phénomène migratoire exerce à la fois des influences positives et négatives sur la production agricole. D’un coté, les revenus tirés de la migration permettent à des producteurs de se procurer des semences dont ils ont besoin pour emblaver leurs parcelles. D’un autre coté, la migration provoque une rareté de main d’œuvre dans la zone surtout en périodes de pointe. L’absence prolongée du chef de l’exploitation peut aussi entraîner une plus grande responsabilité des femmes au sein du foyer ; ceci peut parfois conduire à une désorganisation de la structure familiale. 3. LES SYSTEMES DE MISE EN VALEUR DE LA ZONE EN SITUATION SANS PROJET Les exploitations agricoles 24. La mise en valeur des terres agricoles dans le bassin versant de la Quinte est assurée par des exploitations agricoles de taille variable. Selon les estimations de l’IHSI, le nombre de ménages dans les 11 sections communales faisant partie du bassin versant de la Quinte serait de 33 512 en 1999. Dans les zones irriguées, les exploitations agricoles sont généralement de taille inférieure à 1 ha. Dans les zones de montagne, la taille d’une exploitation agricole se situe entre 1 et 5 hectares. Ces terres sont cultivées soit en faire valoir direct ou indirect. On trouve des propriétaires, des fermiers, et des métayers. La propriété privée représente la forme dominante d’accès à la terre dans la région du bassin versant de la Quinte. Dans les zones de montagne, près de 90% des terres sont exploitées en faire valoir direct. Le reste est surtout dominé par le fermage. 25. Dans la zone d’Ennery, les exploitants pratiquent une forme d’hypothèque de leurs récoltes principalement pour les cultures de rente telles que la mangue, la banane, et le haricot. L’exploitant passe le jardin ou un manguier à quelqu’un de la zone pour une somme négociée. Si au moment de la récolte, le jardin ou l’arbre n’arrive pas à couvrir la somme avancée, le prêteur a droit à la récolte prochaine. Malgré les risques énormes pour les deux parties en présence, ce système semble être largement pratiqué dans la zone. Les besoins immédiats d’argent et l’absence de structures de crédit dans la zone encouragent le développement de ces formes de transactions. Les systèmes de culture 26. Les systèmes de culture varient en fonction des caractéristiques du milieu. La disponibilité en eau et les caractéristiques pédo-morphologiques déterminent les principaux systèmes de culture mis en place par les exploitants agricoles. Les principaux systèmes de culture de la zone du bassin versant de la Quinte sont décrits en fonction des milieux agroécologiques identifiés. A). Les montagnes humides 27. Dans les montagnes humides, on retrouve trois principaux systèmes de culture :  (i). Un système à base de caféier comportant des associations de café, de bananes et d’igname. Les plantations de café sont pour la plupart très anciennes et les variétés utilisées sont la catura et la typica. L’igname est une culture annuelle dont le semis débute à partir du mois de février. Ce système est aussi associé à de grands arbres tels le sucrin, l’avocatier et les agrumes (chadéquier, oranger) qui lui servent d’abris. L’un des problèmes du café dans ce système est la présence du scolyte qui attaque la cerise. Ce système est en régression à cause de la compétition avec les cultures vivrières et maraîchères (haricot, maïs, chou). (ii) Un système vivrier et céréalier où prédomine le haricot. Dans ce système, le haricot peut être planté en culture pure ou en association avec le maïs, le pois congo, ou avec des tubercules comme la patate, le manioc, et le taro. Les conditions climatiques prévalentes dans ces zones autorisent trois campagnes agricoles. La première campagne débute avec l’arrivée des premières pluies à la fin du mois de mars et se termine en juillet. Au cours de cette campagne, le haricot est planté en association avec le maïs, le pois congo, ou des tubercules comme la patate et le taro. La deuxième campagne débute en Juillet et continue jusqu’en Octobre. Les cultures prédominantes de cette campagne sont le haricot, le maïs et la banane. Enfin une troisième campagne est possible entre décembre et mars. C’est surtout le haricot et le maïs qui sont semés à ce moment. Le maïs est semé en décembre pour être récolté en mars/avril. Deux variétés, gros maïs (5 mois) et le maïs trois mois, sont utilisées dans la zone. Les variétés de haricot les plus utilisées sont le rouge, le blanc, et le noir. (iii) Un système maraîcher axé principalement sur la culture du chou pommé. La production de chou pommé fait partie du paysage agricole de ce milieu depuis une quinzaine d’années. Le chou est généralement cultivé en culture pure toute l’année. Toutefois sa production est entreprise au cours de trois grandes saisons : janvier, mai, et septembre. Les variétés de chou dominant dans la zone sont la tropicana et l’oxilus. Les agriculteurs produisent aussi du piment, de la tomate et autres légumes à petite échelle. Figure 1. Principales saisons de culture dans les montagnes humides J F M A M J J A S O N D Haricot R S R S R S Maïs R S Pois congo Igname chou S R S R S R Banane (S=semis, R=récolte) B). Les zones de montagne sèche 28. On observe dans ce milieu deux types de systèmes de mise en valeur : un système arboricole et un système vivrier. Le système arboricole, plus ou mois clairsemé, est dominé par des essences fruitières telles le manguier, l’avocatier, les agrumes, le quenépier, et le corossolier et des essences forestières vulgarisées depuis plus d’une dizaine d’années par diverses organisations dans le cadre d’activités de reboisement. Les arbres fruitiers se retrouvent surtout dans les petites dépressions et en contrebas des endroits abrupts et au niveau des ravines. Les arbres forestiers sont le plus souvent dispersés sur les parcelles dans les endroits en pente. Les arbres forestiers servent aujourd’hui à la fabrication du charbon et sont aussi vendus sous forme de bois de construction principalement aux Gonaïves et à l’Estere où il y a une forte demande. La présence de bayahonde est remarquée dans les zones à sécheresse très marquée (zone des Gonaïves). 29. Le système vivrier des montagnes sèches est dominé par des cultures assez tolérantes à la sécheresse telles que le sorgho, le pois congo, le maïs et le manioc. Ces cultures peuvent dans certains cas être associées à du haricot pendant la saison pluvieuse entre mars et juillet. Le début de cette campagne dépend de l’arrivée des pluies. En général, les semis s’effectuent en mars/avril. A ce moment, le maïs, le sorgho et le pois congo sont semés. La récolte de ces cultures se fait de façon progressive jusqu’à la fin de l’année. Dans ce milieu, les possibilités de diversification sont très limitées à cause du déficit hydrique. Dans la zone de Camathe (2e section de Saint Michel de l’Attalaye), il existe un système de cultures basé sur la production de la canne-à-sucre. Figure 2. Principales saisons de culture dans les montagnes sèches J F M A M J J A S O N D Mais S R Pois congo S Sorgho S R C) Les zones de plaine 30. Au niveau de la plaine jusqu'à une altitude d’environ 200 mètres, on retrouve un système de verger dominé par la mangue. Cette production de mangues se retrouve surtout au niveau des périmètres irrigués. La production de mangues francisque dans la zone d’Ennery représente une source importante de rentrées monétaires pour les producteurs. Ces mangues sont surtout vendues à des intermédiaires locaux qui les revendent à Port-au-Prince pour l’exportation. Une coopérative agricole établie dans la ville d’Ennery et appuyée par PRODEVA essaie d’intervenir sur toute la filière (de la production à la commercialisation) de la mangue afin de garantir de meilleurs produits et des prix intéressants aux producteurs. D’autres variétés de mangues consommées localement se retrouvent aussi dans la zone. 31. Dans la mise en valeur des zones irriguées, on retrouve un système vivrier à base de haricot, de maïs, et de banane. La présence d’une culture dans un endroit donné dépend de la disponibilité en eau. Les céréales dominent les systèmes de culture dans les zones de plaine. La production du haricot est généralement associée à de la banane. Le maïs est semé en pur ou en association avec le sorgho à partir du mois de mars pour être récolté en juin/juillet. Entre juillet et novembre on pratique du riz irrigué, et le haricot est planté à partir du mois de décembre pour être récolté en février. La culture du riz dépend de la disponibilité en eau sur les parcelles. Dans les endroits moins pourvus en eau, on peut retrouver une production de sorgho. 32. On retrouve finalement un système maraîcher où une large gamme d’espèces est produite. On peut citer entre autres, l’ail, l’échalote, le piment, l’aubergine, et l’épinard. Sur les parcelles moins pourvues en eau, une production d’épinard ou d’aubergine peut être effectuée entre juillet et septembre. Puis d’octobre à février on pratique la culture de l’ail et/ou de l’échalote. Figure 3. Principales saisons de culture dans les plaines J F M A M J J A S O N D Mais S R Haricot R S Sorgho S épinard Riz S R échalote R S aubergine S R Itinéraires techniques et performances des systèmes de culture 33. L’agriculture pratiquée dans la zone d’Ennery est d’un très faible niveau technologique. L’itinéraire technique est assez simple et comprend des opérations telles que la taille de la jachère avec la machette, le labour de la terre avec la barre à mine, et le semis suivi par environ deux sarclages. Les agriculteurs conservent généralement leurs semences de cultures vivrières à partir de la récolte précédente. Les fortes pressions exercées sur les stocks semenciers conduisent parfois à la consommation des grains. De nombreux agriculteurs achètent alors leurs semences sur les marchés locaux. Dans le cas du haricot par exemple, on peut facilement rencontrer une diversité de variétés due surtout aux programmes de distribution de semences par plusieurs organismes de développement. Des agriculteurs parlent même d’une variété de haricot en provenance de la République Dominicaine qui semble pour le moment donner d’assez bons résultats au champ. 34. Pour les cultures maraîchères, les agriculteurs achètent des semences améliorées auprès de fournisseurs de la zone. Les engrais chimiques sont utilisés dans le cas de la production de légume (chou pommé, échalote) et du riz. L’utilisation de pesticide est presque nulle. Dans tous les milieux, les rendements des principales cultures sont en général faibles, souvent en deçà des potentiels compte tenu des multiples contraintes, en particulier les problèmes agronomiques et la disponibilité en eau. Les rendements varient avec les milieux écologiques. Dans les zones de plaines irriguées, les rendements du haricot et du maïs sont de l’ordre de 700 kg à l’hectare chacun. Les rendements pour le riz et la banane peuvent atteindre respectivement 1,2 tonne et 13,6 tonne à l’hectare. Dans le cas des cultures maraîchères, des rendements de l’ordre de 3,4 et 4,5 tonnes à l’hectare sont obtenus pour l’échalote et l’ail, respectivement. L’aubergine peut atteindre des niveaux de rendements d’environ 7,4 tonnes à l’hectare. 35. Les rendements des cultures vivrières sont beaucoup plus faibles dans les mornes à cause du bas niveau de fertilité des sols. Les rendements du haricot dans ces milieux se situent entre 400 et 500 kg à l’hectare dans les zones très dégradées et peuvent atteindre jusqu’à 700 kg/ha dans les zones moyennement érodées. Toutefois certaines exploitations peuvent obtenir des rendements inférieurs à 300 kg/ha. Dans la zone du bassin versant de la Quinte, les rendements du maïs et du sorgho sont inférieurs à 500 kg/ha. Les rendements du chou dans la zone de Marmelade se situent en moyenne autour de 10,5 tonnes à l’hectare. Tableau 3. Principales caractéristiques des systèmes de culture de la Quinte/Ennery Critère Montagnes humides Montagnes sèches Plaine irriguée Cultures rencontrées Café, haricot, maïs, igname patate, banane, cultures maraîchères (chou), avocatier, oranger, chadéquier. manioc, pois congo, sorgho, maïs, manguier, avocatier, essences forestières. Haricot, maïs, banane, riz cultures maraîchères, manguier, avocatier. Associations de culture courantes Café / banane / igname / arbres de couverture. Haricot / maïs. maïs/ sorgho. maïs/pois congo. maïs / pois congo/sorgho. haricot / maïs/ banane. maïs-haricot. Cultures de rente Café, haricot, igname, les cultures maraîchères Pois congo. Haricot, cultures maraîchères, banane, riz. Itinéraires techniques Tendance à l’intensification : trois campagnes agricoles, utilisation à petite échelle des intrants chimiques (engrais) et des semences améliorées (cultures maraîchères). Conduite extensive : ni engrais, ni pesticide, pas de semences améliorées. Tendance à l’intensifi-cation : trois campagnes agricoles, utilisation à petite échelle des intrants chimiques (engrais) et des semences améliorées (cultures maraîchères). Comptes économiques des cultures 36. Sur la base des informations tirées de la documentation existante et collectées auprès des agriculteurs, des budgets ont été établis pour les principales cultures de la zone du bassin versant et des petits périmètres. Ces budgets sont présentés dans les tableaux 4 à 6. Les détails de ces budgets sont présentés en appendice pour chaque culture. Les budgets tiennent compte de la main-d’œuvre et des semences qui sont pratiquement les intrants utilisés dans la production agricole de la zone. Le coût des engrais et des pesticides est pris en compte quand ils sont utilisés. Les données montrent que la main d’œuvre est un poste très important dans les dépenses effectuées dans les jardins. Les rendements des cultures sont en général faibles; ceci indique que le potentiel d’augmentation de la production dans la zone est élevé. 37. Sur les petits périmètres, les valeurs nettes de production les plus élevées sont obtenues avec la banane, et les cultures maraîchères (ail, échalote, aubergine). La production de banane dégage une valeur nette supérieure à toutes les cultures (53 100 gourdes), suivie de l’ail (30 000 gourdes), l’aubergine (21 500 gourdes), et l’échalote (20 500 gourdes). Le taux de change gourde/ dollar EU est de 37 gourdes pour 1 $ EU. Les valeurs nettes du haricot et de l’association maïs/sorgho sont les plus faibles. Elles atteignent respectivement 4 850 et 1 930 gourdes, pour le haricot et l’association maïs/sorgho. Ainsi, la banane et les cultures maraîchères valorisent la main d’œuvre familiale mieux que les cultures vivrières dans les plaines irriguées. Tableau 4. Budget de cultures dans les petits périmètres (ha) Culture Produit brut (gourdes) Charges d’exploitation (gourdes) Produit net (gourdes) Main d’œuvre familiale (hj) Valorisation du travail familiale (g/hj) Haricot Maïs/sorgho Echalote Aubergine Ail Banane Riz 24 000 11 200 112 500 57 500 120 000 90 000 38 400 19 150 9 270 92 000 36 000 90 000 36 900 29 172 4 850 1 930 20 500 21 500 30 000 53 100 9 228 50 50 150 100 150 150 120 97 39 136 215 200 354 77 38. Dans les montagnes humides, les cultures dominantes sont le haricot, le maïs, l’igname, et le chou. Les données économiques pour ce milieu (Tableau 5) montrent que le chou dégage des marges nettes plus importantes que toutes les autres cultures. Avec des marges nettes de 22 100 gourdes, le chou valorise la main d’œuvre familiale à environ 400 gourdes par homme/jour, tandis que le haricot et l’association haricot/maïs valorisent la main d’œuvre familiale à 84 et 36 gourdes par homme/jour, respectivement. Dans l’ensemble, les cultures vivrières valorisent très faiblement la main d’œuvre familiale. Tableau 5. Budget de cultures dans les montagnes humides (ha) Culture Produit brut (gourdes) Charges d’exploitation (gourdes) Produit net (gourdes) Main d’œuvre familiale (hj) Valorisation du travail familial gourdes Chou Haricot Maïs/haricot 56 700 19 200 16 800 34 600 14 600 14 817 22 100 4 600 1 983 55 55 55 402 84 36 39. Le système de mise en valeur des zones sèches de montagne est principalement dominé par l’association maïs/sorgho/pois congo. Cette association de culture permet de dégager des marges nettes de l’ordre de 2 131 gourdes, valorisant ainsi la main d’œuvre familiale à environ 18 gourdes par homme/jour (Tableau 6). Tableau 6. Budget de cultures dans les montagnes sèches (ha) Culture Produit brut (gourdes) Charges d’exploitation (gourdes) Produit net (gourdes) Main d’œuvre familiale (hj) Valorisation du travail familiale gourdes Maïs/sorgho/pois congo 6 596 4 464 2 131 120 18 Les systèmes d’élevage 40. L’élevage est pratiqué dans toutes les unités agroécologiques de la zone du bassin versant de la Quinte. Tous les types d’animaux y compris les bovins, caprins, porcins et volailles sont présents dans les exploitations agricoles de la zone. L’élevage bovin est très dominant dans les zones de montagnes humides tandis que les caprins se retrouvent surtout dans les zones de montagnes sèches. La présence de bovins et de caprins est aussi très remarquée dans les aires de plaines. Ces animaux se nourrissent de résidus de récolte sur des parcelles en jachères. L’élevage de porcs est remarqué au niveau de certaines exploitations agricoles; mais la disponibilité des aliments pour ce type d’élevage représente une contrainte majeure à son développement. Les marchés et la commercialisation des produits agricoles 41. Les produits agricoles de la région sont généralement écoulés sur les marchés locaux. Au niveau des sections communales de la région, il existe de nombreux marchés de regroupement des produits agricoles. Le transport des produits vers d’autres marchés plus importants tels que Gonaïves, Cap-Haïtien et Port-au-Prince se fait de manière très régulière. Des échanges commerciaux sont effectués avec d’autres zones situées en dehors du bassin versant. On peut citer par exemple les marchés d’Ennery, de Saint Michel de l’Attalaye, de Plaisance, de l’Estère, des Gonaïves, etc. 4. LES INSTITUTIONS DE DEVELOPPEMENT DE LA ZONE A. Mairies et CASEC 42. Il existe au niveau des mairies et des conseils d’administration de la section communale (CASEC) de la zone du bassin versant des équipes, souvent constituées de jeunes d’un niveau appréciable d’éducation, qui sont particulièrement intéressées au développement de leurs zones. Ces entités ont d’ailleurs plusieurs projets qui intéressent le secteur agricole et l’environnement. La situation au niveau des mairies et CASEC se caractérise par un manque de matériels de travail, des salaires faibles et irréguliers. B. Les services du Ministère de l’agriculture 43. Le bureau de la direction départementale du MARNDR est basé aux Gonaïves où l’on retrouve quelques cadres de niveau supérieur. Au niveau de chaque commune, on trouve un Bureau Agricole Communal (BAC) dont le rôle est de fournir un encadrement rapproché aux agriculteurs de la région. Les responsables des bureaux agricoles sont surtout des techniciens agricoles. Dans l’ensemble, le rôle d’encadrement aux producteurs agricoles n’est pas assuré étant donné le manque de moyens des structures du Ministère de l’agriculture. Non seulement les moyens matériels font défaut, mais il manque également des cadres qualifiés en nombre suffisant. C. Les Organisations Non Gouvernementales et projets 44. Plusieurs ONG et projets sont présents dans la zone. Il s’agit principalement de PRODEVA, d’Agro-Action Allemande, de CARE, du Projet FAO/Canada à Marmelade, de la Fédération des Associations Caféières Natives (FACN), de l’IICA et de la GTZ. Bon nombre des ces institutions sont engagées dans des actions d’urgence (CARE, Agro Action Allemande, GTZ) et s’occupent des activités de distribution de semences. Mais elles interviennent aussi dans d’autres secteurs (éducation, santé). L’organisation PRODEVA est solidement implantée dans la zone d’Ennery. Elle intervient dans le domaine du greffage d’arbres fruitiers et l’appui aux producteurs de la mangue francisque qui est destinée à l’exportation. Elle a aussi des activités dans d’autres secteurs comme l’éducation. Le projet FAO/Canada et la FACN interviennent surtout dans la commune de Marmelade. Ces deux organisations entreprennent des activités qui visent surtout à limiter le processus de dégradation des sols tout en favorisant une certaine capitalisation des exploitants agricoles. D. Autres organisations 45. La présence de groupements paysans y compris des groupements de femmes très disposés à entreprendre des activités de développement a été signalée dans toutes les zones du bassin versant. Au niveau d’Ennery, des comités d’usagers de l’eau ont existé dans le passé ; il existe peu d’information sur leur état actuel. Un certain nombre d’associations paysannes ont déjà des projets qu’elles veulent mettre en oeuvre pour freiner le processus de dégradation de l’environnement. Les institutions de crédit sont très peu représentées dans la zone. Les banques et autres structures de financement sont surtout concentrées aux Gonaïves et desservent en priorité le milieu urbain. Une caisse populaire existe à Marmelade, mais son rayonnement est assez limité. 5. CONTRAINTES ET POTENTIALITES AGRICOLES DE LA ZONE Les contraintes 46. Les systèmes de production dominants dans la zone répondent à une logique de subsistance et de minimisation des risques auxquels l’agriculteur fait face. Mais la production de certaines cultures telles les légumes répond à une logique de marché. L’agriculture dans la zone fait face à de multiples contraintes qui ont des effets négatifs sur la disponibilité alimentaire. Les contraintes sont d’ordre agronomiques, techniques et socio-économiques. Les principales contraintes à la production agricole sont les suivantes : (i). Accélération du déboisement et aggravation de l’érosion hydrique 47. Le phénomène d’érosion est évident partout sur le bassin versant. Cette situation est le résultat d’un long processus d’exportation sans restitution des arbres qui ont servi à protéger le sol. L’érosion des sols s’accompagne d’une réduction considérable de la fertilité. L’érosion des sols et l’insuffisance des aménagements sur les parcelles entravent dans une large mesure la croissance normale des plantes. (ii) Disponibilité en eau 48. L’alimentation en eau des plantes constitue la contrainte majeure dans la zone. En dehors de l’irrigation, l’agriculture est strictement pluviale. La saison de culture est souvent risquée à cause du déficit hydrique important à certaines périodes. Malgré la disponibilité de l’eau, la détérioration des infrastructures d’irrigation et la mauvaise gestion de l’eau rendent difficile son utilisation par les usagers; ce qui a des conséquences graves sur la production agricole. Au niveau des mornes, la disparition de la couverture boisée réduit considérablement l’infiltration de l’eau et augmente le ruissellement. (iii) La disponibilité et le coût de la main d’œuvre agricole 49. A cause de la migration de la main d’œuvre potentiel de la zone (principalement les jeunes), la rareté de main d’œuvre se pause avec acuité. Il en résulte une cherté de ce facteur de production très important. La faible productivité du travail agricole due à une faible rémunération de la main d’œuvre oblige les travailleurs agricoles à se rendre en République Dominicaine ou ailleurs pour améliorer leurs conditions de vie. De plus les travailleurs agricoles sont prêts à laisser le secteur agricole dès que des opportunités en dehors du secteur se présentent. (iv) Absence de crédit 50. Il existe dans la zone un besoin important de capitaux frais pour le financement des activités agricoles et para agricoles. L’absence de structures de financement des activités agricoles et rurales est une contrainte majeure au développement de la région. Le crédit agricole est pratiquement absent dans la zone en dépit des besoins d’investissement dans l’agriculture. Les exploitants sont donc obligés de recourir à des prêts usuraires ce qui les entraînent dans le cycle de la paupérisation. (v) L’approvisionnement en intrants et équipements agricoles 51. Les intrants (semences, pesticides, engrais) et les outils agricoles sont achetés principalement sur les marchés locaux. Quelques particuliers revendent les semences importées parfois à des prix très élevés. La qualité des semences locales n’est pas toujours très bonne, ce qui affecte en grande partie les rendements obtenus. Les semences améliorées et les autres intrants (pesticides, engrais chimiques) ne sont pas toujours disponibles au niveau local. Il est parfois nécessaire de se déplacer jusqu’à l’Estère, Port-au-Prince, ou ailleurs pour trouver des semences améliorées à des prix relativement élevés. (vi) Faible niveau d’appui et d’encadrement technique 52. Il existe une très faible présence de structures assurant l’encadrement des agriculteurs de la zone. Il n’y a pas de programmes formels de formation et d’appui à l’intention des agriculteurs. Les agriculteurs sont parfois en difficulté pour savoir à qui s’adresser pour avoir des conseils techniques. (vii) Autres problèmes 53. Il existe d’autres facteurs d’ordre agronomique qui constituent un blocage pour la production agricole de la zone. On peut citer entre autres les problèmes phytosanitaires et les insectes qui peuvent détruire les récoltes, le faible niveau de fertilité des sols et un bas niveau technologique. Au niveau des élevages, il existe des problèmes sanitaires et de disponibilité fourragère pour le bétail. Les potentialités 54. En dépit de toutes ces contraintes identifiées, il existe de nombreux atouts au niveau de la région qui peuvent être valorisés. On peut citer: -une diversité du milieu autorisant une gamme variée de cultures y compris l’arboriculture fruitière, les cultures vivrières et maraîchères. -une pluviométrie relativement abondante spécialement dans les mornes humides et au niveau des plaines. Il existe aussi une assez bonne disponibilité en eau au niveau des rivières qui alimentent les petits périmètres irrigués. Une meilleure maîtrise de l’eau est toutefois nécessaire pour en assurer sa gestion. -des zones à fort potentiel de production de l’arboriculture fruitière (mangue, chadèque, et orange). Ces zones peuvent être valorisées en développant des activités en aval visant la transformation et la commercialisation des fruits. -des sols plus ou moins favorables au développement des cultures au niveau des périmètres irriguées. Ces sols profonds et d’une bonne fertilité peuvent permettre d’obtenir de bons rendements agricoles moyennant un travail du sol adéquat et d’autres mesures d’accompagnement. -des voies de pénétration pouvant faciliter l’écoulement des produits agricoles ; cependant, le mauvais état de ces routes en période pluvieuse peut constituer un blocage à certaines périodes de l’année. -des possibilités certaines d’amélioration des rendements des cultures. Malgré des conditions agroclimatiques souvent favorables, le niveau des rendements est en dessous des potentiels des cultures. Il existe donc des conditions favorables à une augmentation de la production agricole dans la zone. -des agriculteurs organisés et motivés prêts à participer à la recherche de solutions aux problèmes auxquels leurs communautés sont confrontés. Il faut aussi mentionner la présence d’institutions qui ont une bonne compréhension de la problématique du développement de la zone (PRODEVA, FACN, FAO). 6. PROPOSITIONS D’INTERVENTION ET EFFETS ESCOMPTES Objectif 55. Les interventions proposées comprennent trois composantes qui sont étroitement liées. Il s’agit du renforcement des capacités de gestion des intervenants locaux, de l’aménagement du basin versant de la Quinte et de la réhabilitation des systèmes d’irrigation des petits périmètres de la zone des Gonaïves et d’Ennery. L’objectif des aménagements des mornes est d’arriver à établir des structures de protection durables en vue non seulement de protéger les communautés vivant en aval du bassin versant, mais d’assurer une reproduction normale des systèmes de production mis en oeuvre par les agriculteurs dans les mornes. Dans les zones des aménagements hydro agricoles, c’est d’arriver à créer des conditions favorables de production permettant une recapitalisation des producteurs, tout ceci dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire au niveau du pays. Aménagement du bassin versant de la Quinte 56. Si la réhabilitation des petits périmètres est une nécessité pour garantir une meilleure production agricole dans la zone, d’autres interventions doivent être entreprises au niveau du bassin versant afin de garantir la durabilité de ces infrastructures et de protéger les villes d’Ennery et des Gonaïves. Ainsi la protection des mornes a un double objectif : d’une part conserver les sols et l’eau, et augmenter la fertilité dans les zones de montagne d’autre part, réduire les risques catastrophiques d’inondation des communautés vivant en aval du bassin versant de La Quinte. 57. L’expérience a montré que les coûts d’investissement et d’entretien, la rapidité des bénéfices, les motivations du producteur et le niveau de sécurité foncière peuvent constituer des blocages à la mise en place des structures de protection des sols. Dans le cadre de cette composante, il s’agira d’établir dans les zones de montagnes humides un système agro-sylvo-pastoral sur les parcelles des agriculteurs moyennant leur participation. Des bandes végétales seront établies à des distances régulières en fonction de la topographie du terrain en vue d’assurer une meilleure protection des parcelles. Les bandes végétales seront constituées de matériel qui peut rapidement être valorisé. En ce sens, des espèces comme l’ananas, la canne à sucre et les herbes seront privilégiées. Le leucaena peut être aussi utilisé en certains endroits. Ces bandes végétales seront renforcées par des plantation d’arbres fruitiers ou forestiers. Il s’agit donc d’une approche intégrant à la fois l’aménagement à la parcelle et le développement de l’arboriculture fruitière. L’expérience du projet FAO/Canada à Marmelade et de la FACN peut servir de référence à la mise en oeuvre d’une telle approche. Le coût moyen d’aménagement d’un hectare en utilisant cette approche ne dépasse pas 7 000 gourdes. 58. Si le système agro-sylvo-pastoral peut donner des résultats intéressant pour l’agriculteur dans les montagnes humides, l’appropriation de telles structures par les agriculteurs des zones de montagnes sèches est moins évidente. Dans ce milieu là, il faudra une approche beaucoup plus raisonnée. En certains endroits où la sècheresse n’est pas très aiguë, il est possible de développer un système d’arboriculture fruitière et forestière tout en aménageant l’espace de façon à permettre une production vivrière. Des arbres intéressant l’agriculteur tels le chêne, le cassia, l’acajou, l’avocatier, le manguier et l’oranger seront privilégiés dans ce système. Les boisements d’espèces forestières serviront à la production de bois d’œuvre et de bois de feu pour lesquels il existe déjà une forte demande. Dans le cas des cultures fruitières, il faudra encourager l’extension de la mangue, par de nouvelles plantations et par le greffage afin de garantir une production plus ou moins rapide. Il faudra vulgariser dans ce milieu des variétés de pois congo à cycle court qui autoriseront des rentrées monétaires substantielles plus ou moins rapides au niveau des exploitations agricoles. Dans les zones plus sèches où l’élevage constitue un élément très important du paysage, il faudra mettre en place un système qui tient compte du milieu et des possibilités du développement de l’élevage. 59. A coté des activités d’aménagement des parcelles, il sera aussi considéré le traitement des ravines qui causent des dégâts importants au niveau de la zone. Il existe des ravines au niveau du bassin versant qui ont causé des dégâts sérieux lors des inondations de septembre 2004. Les projets d’aménagement de bassin versant en Haïti ont jusqu’ici privilégié les ouvrages en maçonnerie (seuil en dur) dans le traitement des ravines. Dans le cadre de ce projet l’utilisation d’ouvrage en maçonnerie devra être limitée à des endroits bien précis. On privilégiera davantage l’utilisation du matériel végétal tel que le bambou et le bois repousse qui sont peu coûteux et très efficaces. L’expérience de la FACN avec le bambou à Marmelade peut être mise à contribution dans le cadre de ces aménagements. 60. La tenure foncière est souvent mentionnée comme l’une des contraintes à la mise en place de structures de conservation de sols et de l’eau en Haïti. Il semblerait que le poids de cette contrainte est relativement faible dans la zone car, il n’y pas eu de conflits terriens majeurs et les agriculteurs travaillent en majorité des terres qui sont en faire valoir direct. Appui à la mise en valeur des petits périmètres (voir Annexe 1) 61. La réhabilitation des infrastructures d’irrigation et la mise en place d’un système de gestion adapté auront pour effet de rendre l’eau disponible pour les usages agricoles. La disponibilité en eau permettra aux agriculteurs d’intensifier et de diversifier leurs systèmes de cultures et en conséquence améliorer leurs revenus. On peut espérer dans ce cas une extension de la culture du riz, du haricot, de la banane et une amélioration de leurs rendements, un meilleur développement des cultures maraîchères (piment, aubergine, ail, échalote, oignon), une diversification et une augmentation des surfaces emblavées. Le projet permettra donc le développement de cultures de rente capables d’augmenter les revenus agricoles et d’améliorer la qualité de la vie des producteurs. 62. Pour permettre une meilleure valorisation des conditions qui seront créées suite aux aménagements, il est important de prendre des mesures d’accompagnement. L’appui à la production agricole devra passer par un encadrement rapproché des agriculteurs et leur formation sur les techniques de production. L’encadrement devra permettre un transfert de technologies susceptible d’augmenter la production agricole. L’appui se portera aussi sur la protection des plantes, le stockage, la transformation, et la commercialisation des produits agricoles. 63. Le projet facilitera l’accès à des semences de qualité et à d’autres intrants au niveau de la zone en appuyant la mise en place de boutiques d’intrants et des groupes semenciers. L’intérêt d’une telle intervention est de permettre une meilleure valorisation de l’eau d’irrigation et des aménagements par l’utilisation de semences plus performantes. 64. Le manque de structures de crédit dans la région constitue un blocage certain à son développement. Avec les améliorations apportées au niveau des périmètres et du bassin versant, les besoins en crédit pourraient être importants. Ainsi, le projet devra encourager et appuyer l’implémentation de structures de financement rural de proximité pour faciliter l’accès des producteurs à des ressources financières pouvant les aider dans leurs investissements. 65. Un appui à la filière mangue dans les zones de plaine devra être envisagé dans le cadre du projet. Dans le cadre de cette activité, le projet pourra apporter un appui dans la transformation et la commercialisation. Un effort commence déjà avec la coopérative encadrée par PRODEVA qui offre des services à la communauté dans la commercialisation de la mangue. Le projet pourra aider au renforcement de ces structures d’appui aux producteurs. Effets escomptés sur la performance des principales cultures Hypothèses A) Augmentation de la production agricole 66. La réhabilitation des systèmes d’irrigation et les aménagements des mornes permettront, à court terme, une certaine amélioration des rendements par l’accroissement de l’eau disponible pour les cultures et l’amélioration de la fertilité des sols en montagne. Le potentiel ne s’exprimera qu’à travers la mise en place de paquets technologiques complets. Ainsi, une amélioration d’autres éléments tels que le choix de variétés, les pratiques culturales, la fertilisation et les traitements phytosanitaires doivent être inclus dans le paquet afin d’atteindre une plus grande rentabilité des investissements. 67. Les productions additionnelles ont été calculées à partir de la situation de départ qui restera relativement inchangée en l’absence des interventions définies dans le projet. En dépit d’un potentiel réel d’amélioration des rendements, une amélioration modeste est considérée dans cette analyse. Ceci permettra d’apprécier les bénéfices des aménagements et de la réhabilitation même si les actions d’accompagnement ne sont pas totalement prises en compte. B) Valeur de la production et coût de la main d’oeuvre 68. La valeur des différentes productions agricoles a été calculée sur la base des prix moyens actuels sur les marchés locaux. Le coût de la main d’œuvre familiale a été évalué à un coût d’opportunité égal à zéro car des revenus alternatifs dans la zone sont très rares. Le coût de la main d’œuvre salariée est comptabilisé au prix moyen actuellement en cours dans la zone. L’irrigation des parcelles et l’entretien des parcelles aménagés feront augmenter l’utilisation de la main d’œuvre familiale et salariée. Une augmentation d’environ 40% de la situation sans projet est assumée dans ce cas. Rendements escomptés 69. Avec la réhabilitation des systèmes d’irrigation et les aménagements dans les zones de montagne, il est prévu une extension et une intensification des systèmes de culture. Toutefois, de meilleurs rendements seront garantis si les actions d’appui et d’encadrement des producteurs sont entreprises. Les augmentions de rendements qu’on peut espérer vont dépendre des conditions du milieu. Dans les plaines irriguées, la banane, le haricot et le riz profiteront beaucoup plus que les autres cultures. Mais les cultures maraîchères et vivrières profiteront aussi des améliorations qui seront apportées à la mise en valeur des terres. L’accroissement de rendements diminuera en passant des plaines irriguées, aux montagnes humides et aux montagnes sèches. 70. Dans les périmètres irrigués, les rendements escomptables pour les principales cultures sont indiqués dans le tableau 7. Une augmentation de 60 à 67% de la situation de départ est prévue pour la banane, le riz, et le haricot, tandis que l’accroissement de rendement prévu pour les autres cultures est de l’ordre de 30 à 40%. Tableau 7. Rendements à l’ha escomptables pour les cultures des petits périmètres Culture Rendements avant projet Rendements après projet Accroissement des rendements Haricot Maïs/sorgho Echalote Aubergine Ail Banane Riz 810 kg 945/945 kg 3 409 kg 7 386 kg 4 545 kg 13 636 kg 1 200 kg 1 350 kg 1 323/1 323 kg 4 432 kg 9 602 kg 5 909 kg 21 818 kg 2 000 kg 67% 40% 30% 30% 30% 60% 67% 71. Dans les montagnes humides, les bandes de canne à sucre et d’ananas généreront des revenus à court terme. Les effets des aménagements sur les rendements ne se feront sentir qu’après la deuxième année. Toutefois l’utilisation d’engrais chimiques ou organiques peut occasionner une amélioration des rendements dès la première année. Les aménagements qui seront effectués pourront garantir une meilleure utilisation des engrais chimiques en diminuant leur lessivage. Les rendements escomptables en année de croisière dans les montagnes humides sont présentés dans le tableau 8 suivant. Il est donc prévu un accroissement des rendements des principales cultures de l’ordre de 32 à 40% dans ce milieu. Tableau 8. Rendements à l’ha escomptables pour les cultures des montagnes humides Culture Rendements avant projet Rendements après projet Accroissement des rendements Chou Haricot Maïs/Haricot 10 500 kg 648 kg 810/405 kg 14 700 kg 864 kg 1 053/540 kg 40% 33% 32% 72. Pour l’association maïs/sorgho/pois congo des montagnes sèches, on espère que le système va évoluer vers une association maïs/pois congo. Avec des variétés à cycle court plus performantes, on pourra avoir de meilleurs rendements, mais moindre que ceux obtenus en milieu humide et irrigué. En maintenant le système de départ, les rendements à l’hectare des cultures pourront passer de 219 à 270 kg pour le maïs, de 129 à 172 kg pour le pois congo, et de 176 à 243 kg pour le sorgho. Budgets de cultures 73. Les comptes économiques sont présentés ici pour illustrer l’accroissement de revenus généré par les travaux de réhabilitation des systèmes d’irrigation et les aménagements du bassin versant. Les calculs effectués ici sont simples et ne prennent pas en compte le coût de l’eau et l’évolution des systèmes de cultures qui pourraient découler du projet. Les calculs ont été effectués pour donner une idée des bénéfices du projet. Ils devront être affinés par des enquêtes plus approfondies au niveau des exploitations agricoles. Les produits bruts, charges et valeurs nettes des cultures pratiquées dans les petits périmètres sont présentés dans le tableau 9. Les valeurs obtenues avec le projet sont nettement supérieures à celles en situation sans projet. La banane et les cultures maraîchères dégagent des marges nettes beaucoup plus importantes que les cultures vivrières. Tableau 9. Budget de cultures avec projet dans les petits périmètres Culture Produit brut (gourdes) Charges d’exploitation (gourdes) Produit net (gourdes) Main d’œuvre familiale (hj) Valorisation du travail familiale (g/hj) Haricot Maïs/sorgho Echalote Aubergine Ail Banane Riz 40000.00 15680.00 146250.00 74750.00 156000.00 144000.00 64000.00 24550.00 12870.00 110000.00 48600.00 99000.00 49500.00 35412.00 15450.00 2810.00 36250.00 26150.00 57000.00 94500.00 28588.00 70 70 210 140 210 210 168 221.00 40.00 173.00 187.00 271.43 450.00 170.00 74. Pour les zones de montagnes humides, la situation se présente comme cela est indiqué au tableau 10. Malgré l’accroissement des rendements des cultures vivrières, l’augmentation de la quantité de travail ne permet pas une trop grande valorisation de la main d’œuvre familiale. Le chou apparaît comme la culture la plus importante en terme de revenus dégagés. Tableau 10. Budget de cultures avec projet dans les montagnes humides Culture Produit brut (gourdes) Charges d’exploitation (gourdes) Produit net (gourdes) Main d’œuvre familiale (hj) Valorisation du travail familiale (g/hj) Chou Haricot Maïs/sorgho 79380.00 25600.00 22240.00 40120.00 18440.00 18817.00 39260.00 7160.00 3423.00 75 75 75 523.47 95.46 46.00 75. Dans le cas de l’association maïs/sorgho/pois congo des mornes sèches, le produit brut total dégagé est de 8 740 gourdes pour des dépenses de l’ordre de 6 064 gourdes. Ce qui donne une marge nette de 2 676 gourdes. Dans les montagnes humides et sèches, les augmentations de rendements peuvent être peu attractives pour les principales cultures. Seules les ressources tirées des autres produits des aménagements peuvent encourager les producteurs à traiter leurs parcelles. 7. APPROCHE ET ORGANISATION DU PROJET 76. Pour que les actions du projet soient durables, il importe de les insérer dans le cadre d’une planification du développement local. Il faudra miser sur une approche participative où tous les acteurs du milieu y compris les agriculteurs participent aux différentes phases de la mise en œuvre du projet, afin de faciliter un développement harmonieux des communes et sections communales. Une démarche de recherche/formation/développement devra être développée dans le projet afin d‘assurer une analyse permanente des conditions de changement dans le processus de production agricole et de proposer des modèles techniques adaptés aux conditions du milieu. Dans le cadre de cette démarche, il sera important de mettre un accent particulier sur les actions visant à susciter une prise de conscience des problèmes de la zone par les différents groupes de la population. Cette sensibilisation/formation tiendra compte non seulement de la dimension des problèmes du milieu, mais aussi des conséquences d’un manque d’intérêt et de participation de la population concernée. Ainsi, la démarche cherchera à responsabiliser les bénéficiaires par rapport aux infrastructures qui seront aménagées, mais aussi par rapport à la communauté dans son ensemble. 77. Une petite équipe technique devra être mise en place pour assurer la mise en œuvre du projet. Les responsabilités devront être transférées progressivement aux communautés locales afin de pérenniser les actions du projet. A titre indicatif, la cellule de coordination devra comprendre : -Un coordonnateur/directeur qui aura la formation d’agroéconomiste ou de socio-économiste. -Un spécialiste en aménagement de bassins versants. -Un agronome spécialiste des systèmes de production. -Deux ingénieurs du génie rural ayant une bonne connaissance de l’agriculture. -Un animateur/formateur spécialiste en approche participative. 78. Cette équipe sera renforcée de techniciens agricoles, au niveau des BAC, ayant des connaissances en agriculture, conservation des sols et élevage et des animateurs/trices, au niveau des sections communales. 79. Cette équipe sera appuyée par un personnel de soutien qui comprendra un comptable/administrateur, trois secrétaires. L’équipe de terrain devra être appuyée par des missions de consultants nationales et internationales pour l’évaluation et le suivi des activités. 8. RESULTATS ESCOMPTES ET IMPACTS 80. Les résultats du projet seront évidents tant au niveau des mornes que des petits périmètres. Au niveau des périmètres, les systèmes d’irrigation seront réhabilités et l’accès à l’eau d’irrigation sera moins aléatoire qu’avant le projet. Les techniques culturales seront améliorées, les systèmes de cultures seornt intensifiés et les rendements des cultures progresseront. Au niveau des mornes, la conservation des sols et la gestion de la fertilité sernt améliorées. 81. Le choix du matériel végétal suite à l’amélioration des systèmes d’irrigation et de l’aménagement doit être fait afin de garantir de meilleurs rendements. Ceci doit être accompagné d’un travail du sol, de la fertilisation des cultures, et des traitements phytosanitaires. Pour la production du maïs, il existe sur le marché des variétés à cycle court et à bonne productivité. Avec un bon paquet technologique, les rendements du maïs, et du riz pourront augmenter de manière significative sur les périmètres. 82. Pour le haricot, l’utilisation de variétés résistantes aux maladies et ravageurs combinée à des traitements phytosanitaires devra permettre d’atteindre de meilleurs rendements tant dans les périmètres que dans les mornes. Des rendements supérieurs devrront être enregistrés pour la banane avec une amélioration de la disponibilité en eau. 83. Il existe une large gamme de cultures maraîchères qui sont cultivées sur les petits périmètres toute l’année. On peut citer l’échalote, l’aubergine, la tomate, le piment, l’ail, l’oignon, l’épinard. De bons rendements peuvent être obtenus avec l’utilisation de semences de qualité, des engrais, et des traitements phytosanitaires. Il est aussi possible d’obtenir plusieurs récoltes au cours de l’année avec une bonne gestion de l’eau. Toutefois, les conditions du marché des légumes dans les grandes villes vont en grande partie influencer les décisions des producteurs. 84. Les activités de conservation des sols et des eaux au niveau du bassin versant auront un impact positif sur l’environnement physique. Ces aménagements contribueront à la protection des sols non seulement au niveau du bassin versant mais aussi dans les petits périmètres en protégeant les parcelles travaillées contre la sédimentation. Les activités d’aménagement auront aussi pour effet de protéger les infrastructures qui seront réhabilitées et de réduire les risques d’inondation des centres urbains situés en aval du bassin versant. 85. Les réalisations du projet devront permettre une augmentation non négligeable de la production agricole. Cet accroissement de la production agricole entraînera comme conséquences une amélioration de la disponibilité alimentaire au niveau local, une amélioration des revenus des agriculteurs et de leur niveau de vie, et un accroissement de la capacité d’investissement des producteurs suite à l’amélioration de leurs revenus. 9. RISQUES ET HYPOTHESES Risques 86. Certains facteurs peuvent entraver la mise en oeuvre de la démarche et la réalisation des activités. Le pays vit depuis quelques années une situation d’instabilité qui a des conséquences graves sur son avancement. Les risques de troubles sociaux à travers le pays peuvent compromettre la mise en œuvre des actions suggérées dans le cadre de ce projet. Un autre facteur limitant sera un manque de participation ou d’intégration de la population dans les différentes phases du projet. Tout écartement des bénéficiaires directs du processus affectera les chances de succès du projet. Hypothèses 87. Un certain nombre de conditions doivent être réalisées pour faciliter le déroulement du processus. L’une des conditions est la mise en place d’une équipe technique compétente et motivée. La faisabilité du projet est d’abord liée au recrutement d’un personnel compétent et motivé. Dans ce projet, il ne s’agit pas seulement d’implémenter un certain nombre d’activités, mais de développer une approche dont la finalité sera de renforcer la capacité institutionnelle et économique des communautés concernées. Un mauvais choix des ressources aura des conséquences négatives sur la durabilité des actions du projet. 88. En dehors du choix du personnel, la mise en place du processus d’accompagnement des producteurs est aussi assurée. Les systèmes de cultures développés par les agriculteurs ne seront pas performants en l’absence de mesures d’accompagnement. Les revenus des agriculteurs viennent de la commercialisation des cultures de rente. Il existe des contraintes à la fois au niveau de la production et de la commercialisation. Le processus d’accompagnement des producteurs est important pour faciliter le développement de systèmes de cultures plus performants et l’écoulement des produits agricoles. Appendices Budget de culture : Haricot en zones irriguées Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (gourdes) Quantité Valeur totale (gourdes) Intrants Semences kg 68 3 250 68 3 250 Pesticides lbs 20 2 400 20 2 400 Main d’œuvre HJ 150 13 500 210 18 900 Total charge 19 150 24 550 Rendement brut kg 810 24 000 1350 40 000 Produit net 4 850 15 450 Main d’œuvre familiale HJ 50 70 Valorisation de la main d’œuvre familiale 97 221 Budget de culture : Association maïs/sorgho en zones irriguées Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (gourdes) Quantité Valeur totale (gourdes) Intrants Semence maïs kg 27 250 27 250 Semence sorgho kg ----- 20 ---- 20 Main d’œuvre HJ 100 9 000 140 12 600 Total charge 9 270 12 870 Rendement brut Maïs Sorgho kg 945 945 5 600 5 600 1323 1323 7 840 7 840 Rendement brut total 11 200 15 680 Produit net 1 930 2 810 Main d’œuvre familiale HJ 50 70 Valorisation de la main d’œuvre familiale 39 40 Budget de culture : Banane en zones irriguées Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (gourdes) Quantité Valeur totale (gourdes) Intrants Semences ---- ---- ---- Engrais sacs 6 5 400 6 5 400 Main d’œuvre HJ 350 31 500 490 44 100 Total charge 36 900 49 500 rendement brut kg 13 636 90 000 21 818 144 000 Produit net 53 100 94 500 Main d’œuvre familiale HJ 150 210 Valorisation de la main d’œuvre familiale 354 450 Budget de culture : Ail en zones irriguées Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (gourdes) Quantité Valeur totale (gourdes) Intrants Semences kg 204 67 500 204 67 500 Main d’œuvre HJ 250 22 500 350 31 500 Total charge 90 000 99 000 Rendement brut kg 4 545 120 000 5 909 156 000 Produit net 30 000 59 000 Main d’œuvre familiale HJ 150 210 Valorisation de la main d’œuvre familiale 200 271 Budget de culture : Echalote en zones irriguées Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (gourdes) Quantité Valeur totale (gourdes) Intrants Semences kg 682 45 000 682 45 000 Engrais marmites 50 2 000 50 2 000 Main d’œuvre HJ 500 45 000 700 63 000 Total charge 92 000 110 000 Rendement brut kg 3409 112 500 4432 146 250 Produit net 20 500 3 6250 Main d’œuvre familiale HJ 150 210 Valorisation de la main d’œuvre familiale 137 173 Budget de culture : Aubergine en zones irriguées Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (G) Quantité Valeur totale (G) Intrants Semences 1 500 1 500 Engrais 1 500 1 500 Pesticides 1 500 1 500 Main d’œuvre HJ 350 31 500 490 44 100 Total charge 36 000 48 600 Produit brut kg 7 386 57 500 9 602 74 750 Produit net 21 500 26 150 Main d’œuvre familiale HJ 100 140 Valorisation de la main d’œuvre familiale 215 187 Budget de culture : Riz en zones irriguées Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (G) Quantité Valeur totale (G) Intrants Semences kg 46 1 472 46 1 472 Engrais sac 3 2 700 3 2 700 Urée marmite 25 1 000 25 1 000 Main d’œuvre HJ 240 21 160 336 30 240 Total charge 26 332 35 412 Produit brut kg 1 200 38 400 2 000 64 000 Produit net 12 068 28 588 Main d’œuvre familiale HJ 120 Valorisation de la main d’œuvre familiale 100 170 Budget de culture : Chou en zones de montagnes humides Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (G) Quantité Valeur totale (G) Intrants Semences kg 0.40 6 400 0.40 6 400 Engrais sac 20 18 000 20 18 000 Pesticides 600 600 Main d’œuvre HJ 120 9 600 168 15 120 Total charge 34 600 40 120 Produit brut kg 10 500 56 700 14 700 79 380 Produit net 22 100 39 260 Main d’œuvre familiale HJ 55 75 Valorisation de la main d’œuvre familiale 402 523 Budget de culture : Haricot en pure en zones de montagnes humides Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (gourdes) Quantité Valeur totale (gourdes) Intrants Semences kg 108 5 000 108 5 000 Main d’œuvre HJ 120 9 600 168 13 440 Total charge 14 600 18 440 Rendement brut kg 648 19 200 864 25 600 Produit net 4 600 7 160 Main d’œuvre familiale HJ 55 75 Valorisation de la main d’œuvre familiale 84 95 Budget de culture : Association Haricot/Maïs en zones de montagnes humides Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (G) Quantité Valeur totale (G) Intrants Semence maïs kg 22 192 22 192 Semence haricot kg 100 4 625 100 4 625 Main d’œuvre HJ 125 10 000 175 14 000 Total charge 14 817 18 817 Rendement brut Maïs Haricot kg 810 330 4 800 12 000 1053 540 6 240 16 000 Rendement brut total 16 800 22 240 Produit net 1 983 3 423 Main d’œuvre familiale HJ 55 75 Valorisation de la main d’œuvre familiale 36 45 Budget de culture : Association maïs/pois congo/sorgho en zones de montagnes sèches Situation sans projet Situation avec projet Unité Quantité Valeur totale (gourdes) Quantité Valeur totale (gourdes) Intrants Semence maïs kg 16 144 16 144 Semence pois congo kg 27 300 27 300 Semence sorgho 20 20 Main d’œuvre HJ 50 4 000 70 5 600 Total charge 4 464 6 064 Rendement brut Maïs Pois congo Sorgho kg 219 129 176 1 296 4 260 1 040 270 173 243 1 600 5 700 1 440 Rendement brut total 6 596 8 740 Produit net 2 132 2 676 Main d’œuvre familiale HJ 120 168 Valorisation de la main d’œuvre familiale 18 16 Budget de culture : Haricot en zones irriguées (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences 25 marmites 3 250 Pesticides 20 lbs 2 400 Main d’œuvre 150 HJ 13 500 Total charges monétaires 19 150 Produit brut 300 marmites 24 000 Produit net 4 850 Main d’œuvre familiale 50 Valorisation de la main d’œuvre familiale 97 Budget de culture : Association maïs/sorgho en zone irriguée (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences maïs 10 marmites 250 Sorgho 20 Main d’œuvre 100 HJ 9 000 Total charges monétaires 9 270 Produit brut 700 marmites 11 200 Produit net 1 930 Main d’œuvre familiale 50 Valorisation de la main d’œuvre familiale 39 Budget de culture : Banane en zones irriguées (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences Engrais 6 sacs 5 400 Main d’œuvre 350 HJ 31 500 Total charges monétaires 36 900 Produit brut 1 000 régimes 90 000 Produit net 53 100 Main d’œuvre familiale 150 HJ Valorisation de la main d’œuvre familiale 354 Budget de culture : Ail en zone irriguée (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences 90 marmites 67 500 Main d’œuvre 250 HJ 22 500 Total charges monétaires 90 000 Produit brut 2 000 paquet 120 000 Produit net 30 000 Main d’œuvre familiale 150 HJ Valorisation de la main d’œuvre familiale 200 Budget de culture : Echalote en zone irriguée (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences 300 marmite 45 000 Engrais 50 marmite 2 000 Main d’œuvre 500 HJ 45 000 Total charges monétaires 92 000 Produit brut 1 500 paquets 112 500 Produit net 20 500 Main d’œuvre familiale 150 HJ Valorisation de la main d’œuvre familiale 137 Budget de culture : Aubergine en zone irriguée (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences 1 500 Engrais 1 500 Pesticides 1 500 Main d’œuvre 350 HJ 31 500 Total charges monétaires 36 000 Produit brut 250 sacs 57 500 Produit net 21 500 Main d’œuvre familiale 100 HJ Valorisation de la main d’œuvre familiale 215 Budget de culture : Riz en zone irriguée (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences 46 kg 1 472 Engrais 3 sacs 2 700 Urée 25 marmites 1 000 Main d’œuvre 240 HJ 24 000 Total charges monétaires 29 172 Produit brut 1 200 kg 38 400 Produit net 9 228 Main d’œuvre familiale 120 HJ Valorisation de la main d’œuvre familiale 77 Budget de culture : Chou en zones humides (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences 16 Sachets 6 400 Engrais 20 Sacs 18 000 Pesticides 600 Main d’œuvre 120 HJ 9 600 Total charges monétaires 34 600 Produit brut 420 Sacs 56 700 Produit net 22 100 Main d’œuvre familiale 55 HJ ---- Valorisation de la main d’œuvre familiale 402 Budget de culture : Haricot en pure en zones humides (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semences 40 marmite 5 000 Main d’œuvre 120 HJ 9 600 Total charges monétaires 14 600 Produit brut 240 marmites 19 200 Produit net 4 600 Main d’œuvre familiale 55 HJ ---- Valorisation de la main d’œuvre familiale 84 Budget de culture : Association Haricot/Mais en zones humides (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semence maïs 8 marmites 192 Semence haricot 37 marmites 4 625 Main d’œuvre salariée 125 HJ 10 000 Total charges monétaires 14 817 Produit brut mais haricot 300 150 marmites marmites 4 800 12 000 Produit brut total 16 800 Produit net 1 983 Main d’œuvre familiale 55 HJ Valorisation de la main d’œuvre familiale 36 Budget de culture : Association mais/pois congo/sorgho en zone de montagnes sèches (ha) Quantité Unités Coût (gourdes) Intrants Semence maïs 6 marmites 144 Semence pois congo 10 marmites 300 Semence sorgho 20 Main d’œuvre 50 HJ 4 000 Total charges monétaires 4 464 Produit brut mais pois congo sorgho 81 71 65 marmites marmites marmites 1 296 4 260 1 040 Produit brut total 6 596 Produit net 2 131 Main d’œuvre familiale 120 Valorisation de la main d’œuvre familiale 18