Special Audit of PetroCaribe Fund Management: Management of Fund-Financed Projects, Report 2 (May 2019)
Summary — The court's second report on the PetroCaribe fund, published in May 2019 and running to six hundred and four pages. It extends the examination to further projects and contracting institutions, and challenges the conduct of several firms and public officials. With this one the corpus holds all three reports in the series.
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The court's second report on the PetroCaribe fund, published in May 2019 and running to six hundred and four pages. It extends the examination to further projects and contracting institutions, and challenges the conduct of several firms and public officials. With this one the corpus holds all three reports in the series.
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République d’Haïti
AUDIT SPÉCIFIQUE DE GESTION DU FONDS PETRO CARIBE
GESTION DES PROJETS FINANCÉS PAR LE FONDS PETRO CARIBE
RAPPORT 2
MAI 2019
COUR SUPÉRIEURE DES COMPTES ET DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF
CSCCA
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RESUME EXECUTIF ET RECOMMANDATIONS
RESUME EXECUTIF
Objectif des travaux
Ce deuxième rapport d’audit portant sur la gestion du fonds Petro Caribe est la suite du premier rapport
publié en janvier 2019. Les deux émanent donc de la résolution en date du 1er février 2018 de
l’Assemblée sénatoriale qui demandait à la CSCCA d’effectuer un audit de gestion des ordonnateurs du
fonds Petro Caribe sur la période allant de septembre 2008 à septembre 2016, conformément à l’article
200 de la Constitution et du décret du 23 novembre 2005 modifiant celui du 4 novembre 1983.
Tout comme dans le premier rapport, la CSCCA a mené des travaux d’audit dans le but de s‘assurer de
la saine gestion des programmes et projets de développement financés par le fonds Petro Caribe. En
fonction de cet objectif, la Cour s’est attachée à :
Apprécier les résultats obtenus et l’efficacité des dépenses publiques consenties dans ce cadre.
Procéder à un examen minutieux des procédures de passation de marchés, d’engagements
contractuels et de gestion des projets et/ou activités financés à partir de Petro Caribe.
Identifier d’éventuelles failles dans l’exécution des projets et activités financés à l’aide de ces fonds.
Relever les écarts administratifs, irrégularités et anomalies touchant à la mise en œuvre de ces
projets et des activités correspondantes.
Relever le niveau de conformité, de légalité, de validité et de sincérité des opérations entreprises
dans le cadre de ce financement.
Contrôler et indiquer la destination, la sincérité et la réalité des décaissements faits à partir des fonds
Petro Caribe.
Identifier à partir des mécanismes de gestion des projets à financement Petro Caribe les niveaux de
responsabilités des gestionnaires des fonds en question.
Mettre éventuellement à la disposition d’autres organes juridictionnels et administratifs des données
d’appréciation objectives sur la gestion des ressources du Programme Petro Caribe.
Proposer des recommandations propres à renforcer l’efficacité et la transparence des dépenses
publiques.
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Méthodologie
La CSCCA s’était engagée à procéder à une analyse approfondie de l’ensemble des projets
d’investissement et des contrats y afférents financés à partir du fonds Petro Caribe pour la période allant
de septembre 2008 à septembre 2016.
Au terme de ce deuxième rapport d’audit, la CSCCA a audité 75% du total des montants votés par
résolutions et transférés par le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement
(BMPAD), vers les institutions sectorielles pour la mise en œuvre des projets de développement.
Rapport 1
Rapport 2
USD
USD
Total
Résolutions
USD
Bureau de Monétisation du Programme
d'Aide au Développement
19 780 000,00
Ministère des travaux publics, transports et
communication
218 129 225,00
183 095 638,57
401 224 863,57
Ministère de la Planification et de la
Coopération Externe
241 613 118,00
253 702 805,88
495 315 923,88
Ministère de l'Agriculture, des Ressources
Naturelles et du Développement Rural
77 663 711,00
19 780 000,00
77 663 711,00
Unité de la Construction de Logements et
de Bâtiments Publics
43 127 660,00
43 127 660,00
Ministère de la Santé Publique et de la
Population
78 957 375,00
78 957 375,00
Fonds d’Assistance Économique et Sociale
71 612 680,33
71 612 680,33
Ministère du Tourisme et des industries
créatives
3 556 861,13
3 556 861,13
Cour Supérieure des Comptes et du
Contentieux Administratif
1 696 610,02
1 696 610,02
Chambre des Députés
7 045 048,65
7 045 048,65
Senat de la République d’Haïti
1 162 790,70
1 162 790,70
640 400 609,15
1 201 143 524,28
Total projets examinés par la CSCCA
Montants des résolutions transférés par
le BMPAD
560 742 915,13
1 605 905 287,84
Pour la réalisation de ce deuxième rapport d’audit sur les projets financés par le Fonds Petro Caribe, la
CSCCA a repris exactement la même méthodologie utilisée dans son rapport publié le 31 janvier 2019.
Dans le cadre de cette mission d’envergure, la Cour a structuré sa démarche méthodologique autour
des points qui suivent.
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D’abord, elle a mis en place plusieurs commissions de vérification. Celles-ci avaient pour mandat de
réaliser des entrevues auprès de gestionnaires et/ou de professionnels des institutions auditées dans
leur processus de récolte des informations sur chaque projet financé à partir du fonds Petro Caribe, et
ce, pour la période allant de septembre 2008 à septembre 2016.
De plus, la Cour a analysé divers documents ainsi que des données provenant de différents systèmes
d’information des institutions impliquées dans la gestion de fonds Petro Caribe. Il s’agit notamment :
Des résolutions de décaissement autorisées par le Conseil d’administration du Bureau de
Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
Des virements provenant des comptes bancaires du fonds Petro Caribe domiciliés à la Banque de
la République d’Haïti (BRH) et à la Banque Nationale de Crédit (BNC).
Des projets de développement élaborés par les ministères sectoriels et les organismes autonomes
ainsi que les contrats afférents à ces projets.
Les décaissements autorisés par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) vers les
ministères sectoriels ainsi que les organismes autonomes pour mettre en œuvre les projets.
Enfin, les commissions ont comparé la gestion des projets des institutions auditées avec les bonnes
pratiques reconnues en matière de gestion de projet.
Limites du travail
Le présent rapport ne traite ni de la gouvernance du Fonds Petro Caribe ainsi que de la datte causée
par les différentes irrégularités constatées, notamment celles ayant causé des préjudices au projet et à
la communauté.
Une fois de plus, la Cour se donne pour tâche de produire, en temps opportun, un rapport portant sur la
gouvernance du Fonds Petro Caribe et la dette de la République d’Haïti envers le Vénézuela au 30
septembre 2016 afin de favoriser une plus grande transparence dans la gestion publique.
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Résultats de l’audit
Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre axes, soit la gestion de projet, le processus
d’octroi des contrats, l’exécution des travaux et la fermeture du projet. Toutefois, nous avons présenté
les résultats par institutions afin de circonscrire les responsabilités des uns et des autres.
Nous présentons ci-dessous les principaux constats que nous avons faits lors de l’audit.
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Ministère des Travaux Publics, Transports et
Communications (MTPTC), la CSCCA a constaté les irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
1)
Collusion, favoritisme et détournement de fonds. C’est le cas notamment lors de la mise
en œuvre des projets suivants :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Travaux de réhabilitation et de réparation des rues -Petion-Ville (#2.2.3)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16)
Réhabilitation du tronçon de route Port-de-Paix – Port-Margot (#2.2.17).
Réhabilitation Carrefour Dufort – Jacmel (#2.2.13)
2) Décaissement de l’avance de démarrage des travaux avant même la conclusion du marché et la
signature du contrat. C’est le cas lors de la mise en œuvre des projets suivants :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Construction du Viaduc Marine Haïtienne (# 2.2.2)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16)
3) Utilisation des fonds à d’autres fins. Ce fut le cas lors de la mise en œuvre des projets suivants :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16).
4) Octroi de contrats à deux firmes pour exécuter les mêmes travaux sur le même tronçon de route.
De plus, les deux entreprises ont le même numéro d’immatriculation fiscale, le même numéro
d’agrément et le même numéro de patente. C’est le cas dans le projet de Réhabilitation du tronçon
de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16).
5)
La supervision des travaux défaillante ou complaisante. La mise en œuvre des projets
suivants illustre très bien cette irrégularité :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16)
Réhabilitation du tronçon de route Port-de-Paix – Port-Margot (#2.2.17).
Travaux de construction sur la route Carrefour Puilboreau – Marmelade (#2.2.9)
6) Tous les projets du MTPTC analysés dans ce deuxième rapport ne respectaient pas une ou
plusieurs clauses contractuelles : ampleur des travaux, coût des travaux, échéancier, pénalités,
etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
1) La documentation insuffisante des dossiers d’analyse technique qui conduit au choix de la solution.
C’est le cas notamment dans les projets suivants :
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (#2.2.4)
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
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Construction du Viaduc Marine Haïtienne (# 2.2.2)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16)
Réhabilitation du tronçon de route Port-de-Paix – Port-Margot (#2.2.17).
2) Non-application de bonnes pratiques de gestion de projets (contrat supérieur aux résolutions,
autorisation des avenants sur des raisons questionnables, etc.) : C’est le cas lors de la mise en
œuvre des projets suivants :
Adoquinage de rues à Fort Liberté (#2.2.10)
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Construction du Viaduc Marine Haïtienne (# 2.2.2)
Réhabilitation Carrefour Dufort – Jacmel (#2.2.13)
Dragage de la baie de Port-au-Prince (2.2.15)
3) Dans les projets analysés dans ce rapport, le MTPTC n’a pas toujours respecté les modalités de
l’application de la loi fixant les règles générales de passation des marchés Public. Les exceptions
prévues en périodes d’urgence ont été utilisées abusivement.
Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers analysés du MTPTC dans le cadre de rapport n’étaient complets, il manquait soit les
décomptes progressifs, les factures, les documents relatifs à la réception provisoire, au cahier des
déficiences s’il y a lieu et à la réception définitive).
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Ministère de la Planification et de la Coopération
Externe (MPCE), la CSCCA a constaté les irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
1) Collusion, favoritisme. Par exemple, pour la mise en œuvre du projet de « Construction du marché
public de grande rivière du nord », la Cour a constaté qu’au regard du montant de ce projet établi à
USD 4 786 725.00 soit 195 595 156.95 HTG la sélection du contractant a été effectuée en violation
de certaines dispositions contractuelles. D’une part, le contrat a été conclu par entente directe
plutôt qu’un appel d'offres public, et de l’autre, sans avis de non-objection de la CNMP (#2.3. 5)
2) Avance de démarrage des travaux décaissée qui va au-delà de ce que prévoit la Loi. Par exemple,
dans le cadre du projet « Réhabilitation du Gymnasium Vincent de la Romain » la Cour a retracé
qu’une avance de démarrage de 163 457,43 USD représentant 35% du montant initial du contrat.
Pourtant, l’article 83 de l’arrêté d’application du 26 octobre 2009 fixe l’avance de démarrage à 25%
(#2.3.10)
3) Acompte provisionnel de 2% prévu par la réglementaire n’est pas prélevée : Par exemple, dans le
cadre de la « Réhabilitation de 7 kms de route à Lafiteau (route minoterie, 4 voies) », la Cour a
constaté que la totalité de l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément aux dispositions
réglementaires pour un montant totalisant 197 563.28 USD n’a pas été prélevée directement sur le
montant des décomptes présentés par la Firme H.L Construction S.A. (#2.3.7)
4) La supervision des travaux défaillante ou complaisante. Par exemple, dans le cadre du projet «
Travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures sociocommunautaires à
Mirebalais et Lascahobas » suivant les informations fournies par l’Unité Technique d’Exécution du
MPCE, qui était chargée de la supervision, les travaux de rénovation urbaine et de construction
d’infrastructures sociocommunautaires à Mirebalais et Lascahobas ont été achevés à 100%.
Toutefois, la Cour n’a retracé ni de facture de paiement de la retenue de garantie de 5% ni de
l’existence d’un certificat de réception provisoire ou définitive des travaux (#2.3.13)
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5) Tous les projets du MPCE analysés dans ce deuxième rapport ne respectaient pas une ou
plusieurs clauses contractuelles : ampleur des travaux, coût des travaux, échéancier, pénalités,
etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
1) La documentation insuffisante des dossiers d’analyse technique qui conduit au choix de la solution.
Par exemple, dans le cadre du projet « Rehabilitation/aménagement des places publiques (Saint
Anne-Géffrard-Occide Jeanty-Aeroport et Canapé-Vert) » la Cour a constaté d’une part que les
travaux ont démarré sans qu’un plan complet des besoins et travaux soit préalablement élaboré, et
de l’autre que le contrat passé dans le cadre de la construction de la Place Occide Jeanty a été
conclu en contradiction des règlements applicables aux marchés publics (#2.3.2).
2) Dans les projets analysés dans ce rapport, le MTPTC n’a pas toujours respecté les modalités de
l’application de la loi fixant les règles générales de passation des marchés Public. Les exceptions
prévues en périodes d’urgence ont été utilisées abusivement. Par exemple, dans le cadre du projet
« Projet de réaménagement de carrefour des ruisseaux » la Cour a constaté qu’une situation
d’urgence injustifiée a été utilisée pour conclure ce marché. En effet, l’avance de démarrage a été
effectuée douze (12) mois après la date de signature du contrat et qu’une avance de 712 683,71
USD représentant 35% du montant du contrat a été versée à la firme sans l’approbation de
l’autorité compétente (#2.3.4)
Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers analysés du MTPTC dans le cadre de rapport n’étaient complets, il manquait soit
les décomptes progressifs, les factures, les documents relatifs à la réception provisoire, au cahier
des déficiences s’il y a lieu et à la réception définitive).
Par rapport aux projets mis en œuvre par l’Unité de la Construction de Logements et de Batiments
Publics (UCLBP), la CSCCA a constaté les irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté :
1) Fractionnement de contrats réalisé de façon délibérée afin de contourner de la réglementation. C’est
le cas dans les Projets spéciaux/développement du territoire (# 2.4.5).
2) Non-versement des acomptes de 2% récoltés au profit de la DGI. C’est notamment le cas dans les
projets : Intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie (# 2.4.1) ; Hébergement post
tremblement de terre du 12 janvier 2012 (# 2.4.3) ; Projets spéciaux/développement du territoire (#
2.4.5) ;
Irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
1) Non-respect des dispositions de l’article 33-1 de la loi du 12 juin 2009 fixant les règles générales
de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics dans le cas des projets :
Intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie (2.4.1) et Hébergement post
tremblement de terre du 12 janvier 2012 (2.4.3) ;
2) Avance de démarrage des travaux supérieur au seuil de 30% et n’est pas garantie suivant les articles
83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009, dans le cas des projets : Intervention en matière d'habitat dans
le quartier de Jalousie (2.4.1) et Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012 (2.4.3) ;
Construction de bâtiments et de logements publics-UCLBP (2.4.4) ; Projets spéciaux/développement
du territoire (2.4.5).
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Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers analysés de l’UCLBP dans le cadre de rapport n’étaient complets, il manquait
soit les décomptes progressifs, les factures, les documents relatifs à la réception provisoire, au
cahier des déficiences s’il y a lieu et à la réception définitive).
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES).
À la lumière des résultats obtenus et des irrégularités relevées, il est permis d’affirmer que le programme
EDE PÈP a été un vaste gaspillage de fonds publics. De plus, la Cour a décelé des indices concordants de
malversations financières d’une partie des fonds censés être alloués aux bénéficiaires du volet transfert
d’argent et notamment les projets Ti Manman Cheri, Kore Etidyan, Bon Dijans/ Bon de solidarité et Kore Moun
Andikape. Tout ce gaspillage a été orchestré au nom de la Lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale au
détriment des populations les plus vulnérables censées être les bénéficiaires du programme (#2.9.1).
Exemples d’irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté :
La base de données comportant la liste des bénéficiaires inscrits aux différents projets du programme
EDE PÈP et ayant servi au versement des allocations (monétaire et en nature) aux différents
bénéficiaires du programme n’est ni solide ni fiable. Or, la fiabilité des paiements d’argent reposait sur
les informations personnelles essentielles relatives aux bénéficiaires, notamment, le numéro de
téléphone indispensable pour recevoir un paiement. Sur ce point, la Cour a constaté d’importants écarts
dans la base de données avec des dizaines de milliers voire des centaines de milliers de bénéficiaires
sans numéro de téléphone.
À titre d’exemple, dans le cas du programme Ti Manman Cheri, la Cour a dénombré 15 861 bénéficiaires
fictifs en 2012-2013 et 4 989 bénéficiaires fictifs en 2013-2014.
S’agissant du projet Kore Etidyan, les données concernant le nombre d’étudiants inscrits sont erronées,
car ayant été gonflées et ne correspondent pas à la réalité. Alors que les projets Bon de solidarité /Bon
Dijans, il y a au total 60 757 bénéficiaires fictifs qui ont été payés.
Le FAES a gonflé artificiellement les montants avancés comme transfert direct aux mains des
bénéficiaires soit en espèces ou en nature. L’examen de la documentation fournie permet d’affirmer que
les montants des paiements allégués ne correspondent pas à la réalité.
Le FAES a effectué de nombreuses dépenses exorbitantes et extravagantes sans lien direct avec les
objectifs du programme. Par exemple, certaines dépenses sont relatives à l’organisation des festivités
carnavalesques alors que dans le même temps, les virements de fonds aux bénéficiaires étaient
irréguliers et accusaient d’importants retards.
Exemples d’irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
Le mécanisme de transfert d’argent électronique aux bénéficiaires du programme EDE PÈP via la
plateforme de services mobiles financiers n’était pas le moyen idéal, car, non seulement il ne garantissait
pas les conditions de transparence absolue, mais également, il a contribué à favoriser les malversations
financières relevées dans la gestion du programme.
La surveillance, le suivi et le contrôle à l’égard des dépenses du programme EDE PÈP étaient tout
simplement inexistants de la part des ministères sectoriels ayant délégué la gestion des différents projets
au FAES. En dépit du fait que lesdits ministères recevaient périodiquement les rapports financiers du
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programme, aucune attention n’a été portée aussi bien sur leur fiabilité que sur la nature des dépenses
effectuées par les responsables du FAES.
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Ministère de la Santé Publique et de la Population
(MSPP). La Cour a constaté les irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
1) Collusion, favoritisme et fractionnement de contrats. C’est le cas notamment lors de la mise en
œuvre des projets de construction et de réhabilitation d’Hôpitaux (# 2.6.1)
2)
Décaissement de fonds sans justificatif valable. C’est le cas lors du versement de la
deuxième tranche de la subvention prévue pour la « construction d’un centre de traumatologie » (#
2.6.2)
3)
Utilisation des fonds à d’autres fins. Ce fut le cas notamment dans la mise en œuvre du
projet de « Construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1)
4)
Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou celui
de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), le 2% au titre des impôts à payer sur le
projet n’est pas appliqué systématiquement. Pire le dépôt à la DGI est questionnable.
5)
Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou celui
de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), la supervision des travaux était soit
défaillante ou complaisante.
6)
Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou celui
de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), leur mise en œuvre ne respectait pas une
ou plusieurs clauses contractuelles : ampleur des travaux, coût des travaux, échéancier, pénalités,
paiement de décomptes à l’emporte-pièce, etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
1) Dans la mise en œuvre du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1), la
documentation était toujours dans les dossiers d’analyse technique présentés au MSPP pour lui
permettre de faire un choix éclairé des consultants ou des firmes sélectionnées.
2)
Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou celui
de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), le MSPP n’a pas systématiquement
appliqué les bonnes pratiques de gestion de projets (contrat supérieur aux résolutions, autorisation
des avenants sur des raisons questionnables, etc.).
3)
Dans la mise en œuvre du projet de « Construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1),
le MSPP n’a pas toujours respecté les modalités de l’application de la loi fixant les règles générales
de passation des marchés Public.
Les irrégularités de nature administrative
Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou celui de la «
construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), il manquait soit les décomptes progressifs, les
factures, les documents relatifs à la réception provisoire ou ceux liés à la réception définitive).
Par rapport aux projets mis en œuvre par la CSCCA, la Chambre de Députés et le Sénat de la
République, voici les irrégularités retracées :
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Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
1) Utilisation des fonds à d’autres fins. Par exemple, dans le cadre de leurs projets de renforcement
institutionnel financé par le fonds Petro Caribe :
La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif a utilisé des fonds destinés
à l’investissement pour les dépenses de fonctionnement : paiement des salaires, paiement
des frais de déplacements, paiement des primes et renflouement de la petite caisse, etc.
(#2.7.1)
La chambre des Députés qui avait également utilisé près de 79% de 279,460,600.00 HTG
(soit 219,952,600.00 HTG) aux paiements des salaires (employés rapprochés des membres
du Bureau, employés des Bureaux régionaux, Consultants attachés aux Députés, Cabinets
particuliers des Députés) alors que les 100% de 279,460,600.00 HTG devaient être utilisés
pour des projets d’investissement. (#2.7.2)
2) Avance de démarrage des travaux décaissée qui va au-delà de ce que prévoit la Loi. Par exemple,
dans un projet appartenant à la chambre de Députés, la Cour a constaté une avance de
démarrage de 40% versée à la firme ARTS & AMBIANCES dépassant le seuil de 30% établi par la
loi(#2.7.2),
3) Acompte provisionnel de 2% prévu par la réglementaire prélevé, mais aucun reçu de caisse ne
prouve son versement à la DGI . Ce fut le cas dans plusieurs octroyés par la chambre de Députés
(#2.7.2)
4) Tous les projets analysés dans ce rapport et provenant de la CSCCA, de la chambre de Députés et
du Sénat avaient, une ou plusieurs clauses contractuelles non respectées : ampleur des travaux,
coût des travaux, échéancier, pénalités, etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
Dans les projets des trois institutions analysés dans ce rapport (CSCCA, Chambre de
Députés, Sénat), certains contrats ont été conclus en marge des règles prévues par la loi
fixant les règles générales de passation des marchés Public. Par exemple, dans le cadre de la
« Construction, l’ameublement et la climatisation d’un immeuble à Miragoane département des
Nippes devant loger le Bureau Départemental du Sénat de la République », un marché de
23,000,000,00 HTG a été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en
concurrence de candidats comme l’exige la réglementation (#2.7.3).
Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers des 3 institutions analysés dans ce rapport (CSCCA, Chambre de Députés, Sénat)
n’étaient complets. Il manquait soit les décomptes progressifs, les factures, les documents relatifs à la
réception provisoire, au cahier des déficiences s’il y a lieu et à la réception définitive). Par exemple,
dans le cadre de son renforcement institutionnel, la CSCCA devait utiliser 22,005,044.00 HTG pour
construire et/ou réparer deux directions départementales de la CSCCA (Nippes et Fort Liberté). Ainsi,
pour mettre en œuvre ces travaux, trois contrats ont été signés avec des firmes. Toutefois, la
documentation disponible ne contient pas ces contrats. (#2.7.1)
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RECOMMANDATIONS
La CSCCA a formulé des Recommandations aux entités audités. Celles-ci sont présentées en
partie ci-après
Recommandations en lien avec les projets exécutés par le Ministère des Travaux
Publics, Transports et Communications (MTPTC)
❶ Que le MTPTC renforce son dispositif de contrôle interne afin de s’assurer
que certains serviteurs de l'État ne posent plus des actions qui causent des
préjudices à la communauté et qui favorisent le contournement de la
réglementation en vigueur en matière de gestion de projets publics et en
gestion contractuelle;
❷Que la responsabilité des Ordonnateurs qui se sont succédé à la tête de ce
ministère soit mise en œuvre pour avoir engagé et maintenu l’État dans des
transactions irrégulières dans le cadre de l’élaboration et/ou de la gestion
des projets;
❸ Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer
s’il y a matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la
communauté : favoritisme dans l’octroi des contrats, décaissements non
justifiés, retenus de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels, mais non versés à la DGI, etc.
Recommandation(s) au Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
(MPCE)
❶ Que le MPCE renforce son dispositif de contrôle interne afin de s’assurer
que certains serviteurs de l'État ne posent plus des actions qui causent des
préjudices à la communauté notamment lors de l’attribution des marchés
dits d’urgence;
❷Que la responsabilité des Ordonnateurs qui se sont succédé à la tête de ce
ministère soit mise en œuvre pour avoir engagé et maintenu l’État dans des
transactions irrégulières dans le cadre de l’élaboration et/ou de la gestion
des projets;
❸ Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer
s’il y a matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la
communauté : favoritisme dans l’octroi des contrats, décaissements non
justifiés, retenus de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels, mais non versés à la DGI, etc.;
12
13
❹ Que le MPCE ne s’implique plus dans la conduite de projets qui relèvent du
champ de compétence d’autres structures administratives de l’État ;
❺ Que le MPCE, en plus de la coopération avec les bailleurs, coordonne,
conformément à ses attributions légales, le système national en s’assurant
du monitoring des projets, de leur suivi, de leur évaluation et faire en sorte
que les secteurs fassent effectivement leur travail.
Les principales recommandations adressées à l’Unité de Logements et de
Construction des Bâtiments Publics (UCLBP) :
❶ Que l’UCLBP renforce son dispositif de contrôle interne afin d’éviter les
dérapages comme ceux constatés dans le présent rapport.
❷ Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer
s’il y a matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la
communauté : favoritisme dans l’octroi des contrats, décaissements non
justifiés, retenus de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels, mais non versés à la DGI, etc.
Recommandations au Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES)
❶ Que le FAES renforce son dispositif de contrôle interne afin d’éviter les
dérapages comme ceux constatés dans le présent rapport. Cette mesure
passe par l’implantation d’une fonction d’audit interne indépendante
capable de jouer le rôle de chien de garde afin de prévenir et détecter les
risques de fraudes et surtout donner régulièrement l’assurance au Conseil
d’Administration que les processus de gouvernance, de contrôle et de
management des risques fonctionnent en toute efficacité;
❷ Que tous les Ministères ayant délégué la gestion de certains programmes se
dotent de mécanismes permettant d’exercer une surveillance accrue sur
l’utilisation des ressources mises à la disposition du FAES afin d’améliorer
le suivi et la reddition de compte;
❸ Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer
s’il y a matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la
communauté.
Recommandations Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)
❶ Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétences pour cerner
davantage les avantages tirés par les agents publics et les hommes
politiques impliqués directement ou indirectement lors des octrois de
contrats à l’extérieur du cadre légal;
13
14
❷ Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétences pour retrouver
les montants d’argent qui avaient dédiés à la mise en œuvre des projets de
développement.
Considérant les irrégularités constatées lors de l'analyse de l’utilisation des «
fonds de Petro Caribe mis à la disposition de la CSCCA, la Chambre de
Députés et le Sénat de la République », la CSCCA recommande :
❶ Que la CSCCA, la Chambre de Députés ainsi que le Sénat renforcent leur
dispositif de contrôle interne afin d’éviter les irrégularités comme celles
constatées dans le présent rapport;
❷ Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétences afin de cerner
davantage l’utilisation des fonds publics mis à leur disposition, et s’il y a
lieu qu’un mécanisme soit mis en place pour récupérer les fonds mal
utilisés.
RECOMMANDATIONS GENERALES
❶ À court terme, mettre en place des mécanismes de récupération des
sommes d’argent mal utilisées afin de permettre à la République d’Haïti de
réduire éventuellement sa dette envers le Venezuela;
❷ À moyen terme, opérer une réforme profonde sur l’encadrement de l’octroi
et de la gestion des contrats pour la mise en œuvre des projets publics;
❸ À long terme, revoir l’encadrement relatif à l’éthique et à la déontologie
envers les élus et les serviteurs de l’état afin de favoriser une plus grande
transparence dans la gestion des fonds publics.
14
15
ABRIÉVATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
CEA :
Commission Éthique et Anti-Corruption
CSSE :
Commission Sénatoriale Spéciale d’Enquête
BMPAD :
Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au
Développement
MEF :
Ministère de l’Économie et des Finances
MARNDR : Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural
MDE :
Ministère de l’Environnement
MSPP :
Ministère de la Santé Publique et de la Population
ULCBP :
Unité de Logements et de Construction des Bâtiments Publics
MPCE :
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
MTPTC :
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
MJSP :
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique
DINEPA :
Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement
CNE :
Centre National des Équipements
SEMANAH : Service Maritime et de Navigation d’Haïti
EDH :
Électricité d’Haïti
MCI :
Ministère du Commerce et de l’industrie
MENFP :
Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation
Professionnelle
PNH :
Police Nationale d’Haïti
UEH :
Université d’État d’Haïti
MJSAC :
Ministère de la Jeunesse et des Sports et de l’Action Civique
LNBTP :
Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics
15
16
MT :
Ministère du Tourisme
ISPAN :
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National
RTNH :
Radio-Télévision Nationale d’Haïti
MAST :
Ministère des Affaires Sociales et du Travail
FAES :
Fonds d’Assistance Économique et Sociale
MICT :
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
CSCCA :
Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
DAO :
Dossier d’Appel d’Offres
CNMP :
Commission Nationale des Marchés Publics
BMSE :
Bureau du Ministre de la Sécurité Energétique
CA :
Conseil d’Administration
LNBT :
Laboratoire National des Batiments des travaux publics
SEEUR :
Service d’entretien des équipements urbains.
16
17
TABLE DES MATIERES
MISE EN CONTEXTE .....................................................................................................................23
1.1. Objectif et portée de la vérification de la Cour .............................................................. 24
1.2. Obstacles rencontrés dans l’élaboration de ce rapport d’audit ....................................... 26
1.3. Méthodologie ................................................................................................................. 27
1.4. Accord Petro Caribe ....................................................................................................... 28
Ressources générées par le programme Petro Caribe (2008 à 2018)................................... 31
Utilisations des ressources générées par le programme Petro Caribe ................................. 32
Fonds alloués au financement des projets de développement ............................................... 33
1.5. Contexte Sociopolitique de 2008 à 2016 ....................................................................... 36
1.6. Rôles et responsabilités des parties prenantes dans l’exécution des fonds Petro Caribe 39
1.7. Portrait des projets financés par le fonds Petro Caribe .................................................. 42
1.8. Rappel des étapes clés de la gestion de projet et de la gestion contractuelle ................. 43
1.9. Rappel du classement des irrégularités relevées dans la gestion des projets et contrats
financés par le fonds Petro Caribe ................................................................................. 44
Les irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté .................................... 45
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion.................................. 45
Les irrégularités de nature administrative .................................................................................... 45
RÉSULTATS DE L’AUDIT..............................................................................................................47
2.1. Ministère des travaux publics, transports et communication (MTPTC) ..... 48
2.1.1.
Construction du Viaduc Delmas - Nazon ........................................................ 51
2.1.2.
Construction du Viaduc Marine Haïtienne ...................................................... 57
2.1.3.
Travaux de réhabilitation et de réparation des rues (Pétion-Ville) ................ 61
2.1.4.
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carefour Joffre - Port-dePaix 65
Résultats des travaux de la CSCCA sur les actions préliminaires ....................................................... 67
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 1 .................................................. 68
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 2 .................................................. 71
Résultats des travaux de la CSCCA sur la supervision des LOTS 1 et 2 ............................................ 73
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 3 .................................................. 76
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 4 .................................................. 80
Résultats des travaux de la CSCCA sur la supervision des travaux des LOTS 3 et 4 ......................... 83
Conclusion de nos travaux sur le projet de construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest .................. 86
17
18
2.1.5.
Construction de la route Baie de l'Acul ........................................................... 88
Construction du tronçon de Route Baie de l’Acul- Carrefour RN3 ....................................................... 89
2.1.6.
Réhabilitation de la route Petite Rivière de Nippes-Petit Trou de Nippes .... 97
Travaux d’exécution de réhabilitation route Petite Rivière de Nippes-Petit Trou de Nippes................. 98
Supervision de la réhabilitation Route Petite Rivière de Nippes-Petit Trou de Nippes ....................... 102
2.1.7.
Travaux complémentaires sur le tronçon Laboule 12/Kenskoff .................. 106
2.1.8.
Construction du Pont Hyppolite (Cap-Haitien) ................................................... 108
Étude d’un Avant-Projet Sommaire pour la Construction d’un pont à l’embouchure de la Rivière du
Haut du Cap ....................................................................................................................................... 109
Construction d’un pont à l’embouchure de la Rivière du Haut du Cap ............................................... 110
2.1.9.
Construction sur la Route Carrefour Puilboreau / Marmelade .................... 113
2.1.10. Adoquinage de rues à Fort-Liberté ............................................................... 120
2.1.11. Adoquinage de rues à Ouanaminthe ............................................................ 126
Réhabilitation des rues Lamine, Bourbon et Vallières à Ouanaminthe (SOCONDIV S.A) ................. 128
Réhabilitation des rues Sance, Scott et Enterrement à Ouanaminthe (PISACO) .............................. 129
2.1.12. Construction Rue Espagnole CODEVI ......................................................... 134
2.1.13. Réhabilitation Carrefour Dufort - Jacmel ...................................................... 142
2.1.14. Construction pont (60 ml) sur la Rivière des Barres reliant Saint Louis du
Nord et Anse à Foleur .................................................................................................... 146
2.1.15. Réhabilitation du Tronçon Route Borgne / Petit Bourg de Borgne ............. 151
Constatations de la CSCCA sur les sources de financement du projet ................................... 153
Constatations de la CSCCA sur l’utilisation de l’avance de démarrage................................ 154
Constatations de la CSCCA sur l’octroi et l’exécution du contrat de la firme AGRITRANS
........................................................................................................................................................... 155
Constatations de la CSCCA sur les décaissements de l’avance de démarrage encaissé par le
MTPTC ............................................................................................................................................. 158
Constatations de la CSCCA sur l’octroi et l’exécution du contrat de la firme BETEXS ..... 159
2.1.16. Réhabilitation du Tronçon Port-de-Paix - Port Margot : Carrefour Trois Côte de Fer , Côte de Fer - Anse à Foleur ................................................................... 167
Constatations de la CSCCA concernant la résolution du 15 avril 2015 ............................................. 168
Constatations de la CSCCA concernant la résolution du 22 juillet 2015 ............................................ 170
Constatations de la CSCCA concernant l’exécution du contrat attribué à la firme AGRITRANS S.A. 171
Constatations de la CSCCA concernant l’exécution du contrat attribué à la firme BETEXS .............. 173
Constatations de la Cour concernant l’exécution du contrat attribué à la firme INGECO .................. 174
Constatations de la CSCCA concernant l’exécution du contrat attribué à la firme CHAL
CONSTRUCTION .............................................................................................................................. 174
2.1.17. Amélioration de la route Ennery - Cap-Haitien ............................................. 179
2.1.18. Construction du Pont sur la Rivière du Haut du Cap (Blue Hill) .................. 184
Recommandation 2.1 ...................................................................................................... 190
2.2. Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) ................. 191
18
19
2.2.1.
Construction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence au niveau des
départements................................................................................................................. 193
2.2.2. Réhabilitation/aménagement des places publiques (Saint Anne-GéffrardOccide Jeanty-Aeroport et Canapé-Vert).................................................................. 196
2.2.3. Rénovation urbaine de Saint-Marc (Phase I et II) ................................... 205
2.2.4. Projet de réaménagement de Carrefour Desruisseaux .......................... 208
2.2.5. Construction du marché public de Grande Rivière du Nord .................. 211
2.2.6. Projet de construction du marché public de Pignon ................................ 214
2.2.7. Réhabilitation de 7 kms de route à Lafiteau (route minoterie, 4 voies) 218
2.2.8. Construction d’infrastructures socio-communautaires au Wharf de
Jérémie (Cite-Soleil) ..................................................................................................... 221
2.2.9. Projet de rénovation urbaine et de développement résidentiel à
Bowenfield et à Fort National ...................................................................................... 225
Modifications apportées aux contrats.......................................................................................... 226
Analyse des contrats conclus pour la rénovation urbaine et développement résidentiel à
Bowenfield et à Fort-National ...................................................................................................... 228
Analyse des avenants modification les contrats conclus pour la rénovation urbaine et
debdéveloppement résidentiel à Bowenfield et à Fort-National .............................................. 230
Analyse des deux premiers décaissements réalisés au profit de CONSTRUCTORA ROFI SA
et CONSTRUCTIONES Y DISENOS RMNSA pour le projet ................................................... 230
Analyse des projets exécutés à partir des fonds découlant des modifications effectuées aux
termes des contrats ......................................................................................................................... 231
2.2.10.
Réhabilitation du Gymnasium Vincent de la Rue Romain.................. 243
2.2.11.
Construction du local du Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre
(CIMO)
245
2.2.12.
Travaux complémentaires de la réhabilitation d’urgence de la route
Jacmel- La Vallée de Jacmel ...................................................................................... 247
2.2.13.
Travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures
socio-communautaires à Mirebalais et Lascahobas ............................................... 252
2.2.14.
Programme de développement territorial............................................... 257
Projet 1: Construction du Lycée de Pilate .......................................................................................... 259
Projet 2: Construction du Lycée de Saut D’eau ............................................................................... 262
Projet 3 : Construction Du Lycée d’Anse Rouge ................................................................................ 264
Projet 4 : Construction d’un nouveau Lycée National à Hinche ............................................. 266
Projet 5 : Construction des Lycées de Roche à Bateau et de Chantal .................................... 269
Projet 6 : Construction du Lycée du Bas-Limbe ....................................................................... 271
Projet 7 : Contrat de construction & de Supervision du Lycée de Ranquitte ........................ 274
Projet 8 : Construction des Lycées de Thomonde, de Savanette, de Cerca Carvajal ........... 278
Projet 9 : Réhabilitation du Lycée de Mirebalais ...................................................................... 280
Projet 10 : Rénovation urbaine de Marchand Dessalines (Phase I) ....................................... 282
Projet 11 : Construction De Citernes à Pointe à Raquette et à Anse à Galets ...................... 284
Projet 12 : Rénovation Urbaine de Dondon ............................................................................... 286
19
20
Projet 13 : Rénovation Urbaine De Saint-Raphaël (Phase II)................................................. 289
Projet 14 : Construction du Lycée de Port Margot ................................................................... 292
Projet 15 : Rénovation Urbaine de Gros-Morne (Phase I) ...................................................... 295
Projet 16 : Réhabilitation de l’École Saint-Michel à Bon-Repos ............................................ 297
Projet 17 : Rénovation Urbaine de Maϊssade (Phase I) ........................................................... 299
Projet 18 : Construction du Lycée de Caracol ........................................................................... 302
Projet 19 : Construction des Lycées de Mont-Organise et de Capotille ................................ 304
2.2.15.
Projet de réhabilitation des infrastructures sportives .......................... 307
2.2.15.1. Projet de construction de cinq (5) centres sportifs / CONSTRUCTORA ROFI SA
308
2.2.15.2. Projet d’Aménagement d’Infrastructures de Sport (Phase I & II) et Gazonnage
Synthétique de 14 parcs sportifs / SECOSA ................................................................................ 313
2.2.15.3. Projet de construction du centre sportif de pignon (Phase I) ............................... 338
Recommandation 2.2 ......................................................................................................................... 342
2.3. Unité de la Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP)
343
2.3.1. Intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie .............. 345
Phase 1 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie » ...................... 346
Phase 2 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie » ...................... 350
2.3.2. Conception et mise en œuvre de développement territorial / Projets
spéciaux 354
Catégorie 1 : Études réalisées dans le cadre des projets spéciaux ......................................... 355
Catégorie 2 : Acquisition et dotation ........................................................................................... 357
Catégorie 3 : Réhabilitation ................................................................................................................ 360
Catégorie 4 : Projets d’aménagement ......................................................................................... 373
Catégorie 5 : Projets de réaménagement .................................................................................... 378
Catégorie 6 : Projets de construction .......................................................................................... 380
Catégorie 7 : Reconstruction ............................................................................................................. 389
Catégorie 8 : Supervision des travaux......................................................................................... 393
2.3.3. Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012 ................ 397
Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012 (Résolution du 28
février 2012) .................................................................................................................................. 398
Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012 (Résolution du 13 mars
2013)................................................................................................................................................ 400
Analyse des contrats octroyés pour la mise en œuvre de l’hébergement post
tremblement de terre du 12 janvier 2010 ............................................................................. 402
2.3.4. Construction de bâtiments et de logements publics-UCLBP ................. 409
2.3.4.1. Travaux de construction de la médiathèque de la commune de port de paix .................. 409
2.3.4.2. Travaux de construction de la médiathèque de la commune de Saint-Louis du Nord ..... 412
Recommandation 2.3 ......................................................................................................................... 417
2.4. Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) ..................................... 418
Audit du programme national d’assistance sociale dénommé « EDE PÈP », .................. 418
20
21
Résumé des constatations de la Cour dans la mise en œuvre du programme EDE PÈP. ................ 420
Mise en œuvre et gestion du programme EDE PÈP .......................................................................... 427
Structure de gouvernance et administration du programme EDE PÈP .............................................. 429
Délimitation des rôles et responsabilités ............................................................................................ 430
Conventions de service avec les maisons de transfert d’argent ........................................................ 431
Contrats d’acquisition de kits alimentaires ......................................................................................... 433
Sélection des bénéficiaires et établissement d’une base des données ............................................. 435
Modalités de paiement aux bénéficiaires ........................................................................................... 438
Rapports sur le rendement du Programme et rapports financiers ...................................................... 438
Historique des décaissements ........................................................................................................... 448
Recommandation 2.4 ......................................................................................................................... 450
2.5. Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) ........................ 451
2.5.1. Construction et réhabilitation d’Hopitaux................................................... 453
2.5.1.1. Réhabilitation de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti .................................................... 454
2.5.1.2. Projet de réhabilitation de l’hôpital Notre Dame du perpétuel secours de Bon Repos ..... 490
2.5.1.3. Projet de construction de l’hôpital Simbi Continental de Martissant................................. 501
2.5.1.4. Projet de réhabilitation du centre de santé d’Anse-à-Galet à La Gonave ........................ 505
2.5.1.5. Projet de travaux d’études & supervision de la construction de l’hôpital immaculée
conception de Port-de-Paix ................................................................................................................ 508
2.5.2. Projet de construction d’un centre de traumatologie niveau 1 ............... 512
Recommandation 2.5 ......................................................................................................................... 514
2.6. Institutions ayant reçu des financements du Fonds Petrocaribe mais non
retracés dans les résolutions .............................................................................. 515
2.6.1
Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA)
518
2.6.2. Chambre des Députés ................................................................................. 522
Appui à la Chambre des Députés ........................................................................................... 522
Travaux de construction d’un édifice complémentaire devant loger le bureau du
président et les services connexes, et d’autres structures comme : une salle de
presse, une salle pour les commissions, un salon diplomatique et une salle de
conférence ainsi que des allées attenantes. ....................................................................... 524
2.6.3.
Sénat de la République d’Haïti ........................................................................ 527
Construction, ameublement et climatisation d’un immeuble à Miragoâne, département des Nippes
devant loger le Bureau Départemental du Sénat de la République ................................................... 527
Étude et Construction d’un Bâtiment sur le site du Sénat au bord de mer, devant loger la Direction des
ressources humaines, les services de la vérification et des Archives, une cafétéria et une salle de
gymnastique. ..................................................................................................................................... 531
Étude et Implémentation d’un centre de recherche législative ........................................................... 533
Étude et Réhabilitation d’un bâtiment ayant logé la bibliothèque et le service des Archives du Sénat de
la République ..................................................................................................................................... 535
Études et de Réhabilitation d’un Bâtiment ayant logé l’ancienne Administration du Sénat ................ 537
Recommandation 2.6 ......................................................................................................................... 539
21
22
3.
CONCLUSION GÉNÉRALE .................................................................................................540
ANNEXES .....................................................................................................................................542
ANNEXE 1
OBJECTIF DE L’AUDIT ET PORTÉE DES TRAVAUX ......................................... 542
Objectifs de l’audit .............................................................................................................. 542
Portée des travaux .............................................................................................................. 544
Projets audités dans le cadre du présent rapport ............................................................. 544
Principales techniques d’audit utilisées ............................................................................. 545
Période de réalisation des travaux ..................................................................................... 545
ANNEXE 2 : MONTANT BUDGÉTISÉ ET BUDGET RÉVISÉ PAR RÉSOLUTION ........................ 547
ANNEXE 3 : SITUATION GLOBALE DES FONDS TRANSFÉRÉS AU COMPTE DU TRÉSOR DANS
LE CADRE DES PROJETS À FINANCEMENT PETRO CARIBE, D'OCTOBRE 2007 AU 31
DÉCEMBRE 2016 (MONTANT EXPRIMÉ EN DOLLARS AMÉRICAINS) ........................... 548
ANNEXE 4 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 20-09-2008 ................................................. 549
ANNEXE 5 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-02-2010 ................................................. 551
ANNEXE 6 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 24-08-2010 ................................................. 553
ANNEXE 7 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 12-05-2011 ................................................. 555
ANNEXE 8 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-02-2012 ................................................. 558
ANNEXE 9 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 18-07-2012 ................................................. 562
ANNEXE 10 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 21-12-2012 ............................................... 566
ANNEXE 11 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-12-2013 ............................................... 575
ANNEXE 12 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 23-07-2014 ............................................... 581
ANNEXE 13 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 10-09-2014 ............................................... 584
ANNEXE 14 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 15-04-2015 ............................................... 585
ANNEXE 15 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 22-07-2015 ............................................... 592
ANNEXE 16 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 06-01-2016 ............................................... 598
ANNEXE 17 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-09-2016 ............................................... 602
22
23
MISE EN CONTEXTE
1.
Le présent rapport émane d’une résolution du 1er février 2018 de l’Assemblée sénatoriale
qui demande à la CSCCA d’effectuer un audit approfondi de la gestion du fonds Petro Caribe
sur la période allant de septembre 2008 à septembre 2016, conformément aux dispositions
constitutionnelles, légales relatives à sa mission.
2.
Donnant suite à la Correspondance (Réf. SRH/JL/P/50/079) du Président du Sénat de la
République du 26 février 2018 au Président du CSCCA lui transférant officiellement la
résolution du 1er février 2018, la Cour s’est déclarée compétente pour auditer la gestion des
fonds Petro Caribe conformément aux dispositions des articles 200 et 223, paragraphe 2 de la
Constitution de la République d’Haïti du 29 mars 19871, et de l’article 5 du décret du
23 novembre 2005 établissant son organisation et son fonctionnement2.
3.
La République d’Haïti, à travers la Constitution du 29 mars 1987 amendée en mai 2011,
fait de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) son
Institution Supérieure de Contrôle des Finances publiques (ISC), et ce, en harmonie avec l’esprit
de la Déclaration de Lima d’octobre 1977 de l’Organisation internationale des institutions
supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI), relative au contrôle indépendant des
finances publiques en vue de la réalisation efficace et crédible d’un examen minutieux de
l’intendance et de l’utilisation des deniers publics.
4.
C’est donc en conformité avec les dispositions de l’article 200 précité de la Constitution
que la CSCCA participe à la défense du droit fondamental de demander compte à tout agent
public de son administration tant comme juridiction financière que comme organe de contrôle
administratif.
Au regard des dispositions de l’article 200, de la Constitution de 1987, la Cour « est une juridiction financière,
administrative, indépendante et autonome. Elle est chargée du contrôle administratif et juridictionnel des recettes et des
dépenses de l’État, de la vérification de la comptabilité des entreprises d’État ainsi que de celles des collectivités
territoriales ». Quant à l’article 223, paragraphe 2 de la Constitution, il se lit comme suit : « Le contrôle de l’exécution de la
loi des finances est assuré par le Parlement, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif et toutes
autres institutions prévues par la loi ».
2
Aux termes des dispositions de l’alinéa 13, de l’article 5 de ce décret, la CSCCA a notamment pour attributions de
« conduire toutes missions d’enquête, d’encadrement, de conseil et de consultation qui lui sont confiées par les Pouvoirs
publics ».
1
23
24
1.1.
Objectif et portée de la vérification de la Cour
5.
L’audit porte sur les fonds de Petro Caribe alloués au financement de projets de
développement. La période couverte par l’audit (septembre 2008 à septembre 2016) a vu se
succéder trois (3) présidents de la République. De René PREVAL (mai 2006 à mai 2011) en
passant par Michel Joseph MARTELLY (mai 2011 à février 2016) jusqu’à Jocelerme PRIVERT
(février 2016 à février 2017), les ressources générées par le programme Petro Caribe ont été
utilisées pour le financement de projets dans pratiquement tous les ministères et quelques
organismes autonomes.
6.
Les travaux d’audit menés par la CSCCA visent à s’assurer de la saine gestion des projets
d’investissement et les contrats y afférents financés à partir des fonds Petro Caribe pour la
période allant de septembre 2008 à septembre 2016. D’une part, la cour entend faire la lumière
et situer les responsabilités sur la gestion du fonds Petro Caribe en s’affirmant comme institution
garante de la surveillance du bon emploi des ressources et autres biens publics. D’autre part,
son intention première est de susciter des améliorations en matière de gestion publique et
accroître la transparence de l’Administration. Enfin, elle souhaite œuvrer pour l’instauration
d’une culture de reddition des comptes – condition essentielle pour une administration publique
nationale transparente et au service des citoyens.
7.
En fonction de cet objectif, les travaux de la Cour consistent à vérifier que :
les rôles et les responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion de ces projets
sont clairement définis et adéquatement communiqués;
les projets à financer sont sélectionnés sur la base de critères objectifs et les
autorisations de financement ont été demandées et obtenues en temps opportun;
l’évaluation des besoins, des coûts, des risques, de la rentabilité des projets et du
financement requis est documentée de façon rigoureuse;
le processus d’attribution et de gestion des contrats est conforme à la réglementation
et aux saines pratiques de gestion. Il favorise l’obtention de plusieurs soumissions,
le traitement intègre et équitable des concurrents, la transparence et l’économie des
ressources;
24
25
les déboursés sur chaque projet respectent les clauses contractuelles et ont été
effectuées en temps opportun et les rapports y afférents sont fiables;
le suivi des projets est fait sur une base régulière et la reddition de comptes est
appropriée.
8.
En d’autres termes, la Cour s’est attachée à :
apprécier les résultats obtenus et l’efficacité des dépenses publiques consenties dans
ce cadre ;
procéder à un examen minutieux des procédures de passation de marchés,
d’engagements contractuels et de gestion des projets et/ou activités financés à partir
de Petro Caribe ;
identifier d’éventuelles failles dans l’exécution des projets et activités financés à
l’aide de ce fonds ;
relever les écarts administratifs, irrégularités et anomalies touchant à la mise en
œuvre de ces projets et des activités correspondantes ;
relever le niveau de conformité, de légalité, de validité et de sincérité des opérations
entreprises dans le cadre de ce financement ;
contrôler et indiquer la destination, la sincérité et la réalité des décaissements faits à
partir des fonds Petro Caribe ;
identifier à partir des mécanismes de gestion des projets à financement Petro Caribe
les niveaux de responsabilités des gestionnaires des fonds en question ;
proposer des Recommandations propres à renforcer l’efficacité et la transparence des
dépenses publiques.
9.
Pour tous les gestionnaires publics autres que les ministres concernés par la gestion du
fonds Petro Caribe, la CSCCA auditera complètement leur gestion et jugera leurs comptes.
10. La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) tient à
souligner à l’encre forte dans ce rapport que certaines infractions relèvent du champ de
compétence d’autres institutions établies par la loi. De ce fait, elle n’entend pas se substituer à
d’autres instances administratives et juridictionnelles. Toutefois, à travers ce rapport, elle mettra
25
26
à leur disposition des données d’appréciation objectives sur les irrégularités relevées dans la
gestion des ressources du Programme Petro Caribe.
11. Ce n’est donc pas à la CSCCA qu’incombe la responsabilité de se prononcer sur les
infractions liées au blanchiment de capitaux, l’enrichissement illicite, la passation illégale des
marchés publics, la surfacturation, les pots-de-vin, les commissions illicites, le trafic
d’influence, le népotisme ou de réprimer les infractions y relatives. Il s’agit d’infractions qui
relèvent de la compétence d’autres institutions.
1.2.
Obstacles rencontrés dans l’élaboration de ce rapport d’audit
12. La CSCCA s’était engagée à procéder à une analyse approfondie de l’ensemble des projets
d’investissement et des contrats y afférents financés à partir du fonds Petro Caribe pour la
période allant de septembre 2008 à septembre 2016.
13. Outre les projets autorisés par les quatorze (14) résolutions prises en Conseil des Ministres
sous six (6) gouvernements différents, la Cour a décidé d’analyser aussi les projets
d’investissement et les contrats liés au fonds Petro Caribe, mais non autorisés par une résolution.
Ainsi, dès le 20 avril 2018, elle a sollicité du Gouvernement des informations y relatives. Sans
résultat.
14. Des lettres avaient été adressées aux institutions ayant bénéficié des fonds de Petro Caribe
et à la Banque de la République d’Haïti (BRH) et des Commissions de vérificateurs avaient été
déployés dans la plupart de ces institutions. Mais très peu d’informations avaient été fournies à
la Cour pour les deux types de projets. Suite à des lettres de rappel et à des rencontres avec les
principaux responsables des entités publiques concernées par la gestion du fonds Petro Caribe,
un nombre important de documents ont été rendus disponibles en décembre 2018 et en janvier
2019.
15. Face à la lenteur et à la difficulté d’obtenir la majorité des documents en lien avec lesdits
projets, la Cour a choisi d’auditer et de produire un rapport concernant les projets pour lesquels
les dossiers lui ont été soumis par les institutions concernées.
26
27
16. Les autres documents et données qui avaient été transmis à la Cour après le 15 janvier 2019
font l’objet de traitement présentement. La CSCCA, par des lettres de relance et d’autres
moyens, continue sans relâche de requérir des institutions concernées par ces projets
communication de tous les dossiers y relatifs pour pouvoir les analyser tous et présenter en avril
un deuxième rapport afin que l’audit couvre toute la période allant de septembre 2008 à
septembre 2016.
17. De même, la Cour se donne pour tâche de produire, en temps opportun, un rapport portant
sur la gouvernance du Fonds Petro Caribe et la dette de la République d’Haïti envers le
Venezuela au 30 septembre 2016 afin de favoriser une plus grande transparence dans la gestion
publique.
1.3.
Méthodologie
18. La Cour a structuré sa démarche méthodologique autour des points qui suivent :
a) Les différentes commissions mises en place par la Cour dans le cadre de ce mandat
ont réalisé des entrevues auprès de gestionnaires et/ou de professionnels des
institutions auditées dans leur processus de récolte des informations sur chaque projet
financé à partir du fonds Petro Caribe, et ce, pour la période allant de septembre 2008
à septembre 2016.
b) De plus, la Cour a analysé divers documents ainsi que des données provenant de
différents systèmes d’information des institutions impliquées dans la gestion de fonds
Petro Caribe. Il s’agit notamment :
c) Des résolutions de décaissement autorisées par le Conseil d’administration du Bureau
de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) composé de
sept (7) membres : le Ministre de l’Économie et des Finances ; le Ministre de la
Planification et de la Coopération externe ; le Ministre du Commerce et de l’Industrie,
le Ministre des Travaux publics Transports et Communication, le Ministre des Affaires
étrangères, le Gouverneur de la Banque de la République et le Directeur général du
BMPAD.
27
28
d) Des virements provenant des comptes bancaires du fonds Petro Caribe domiciliés à la
Banque de la République d’Haïti (BRH) et à la Banque Nationale de Crédit (BNC).
Ces virements sont autorisés au préalable par le Bureau de Monétisation des
Programmes d’Aide au Développement (BMPAD), institution responsable de la
gestion du fonds Petro Caribe.
e) Des projets de développement élaborés par les ministères sectoriels et les organismes
autonomes ainsi que les contrats afférents à ces projets. Il en va de même de toute autre
information de gestion issue de la mise en œuvre des projets, car une fois ces projets
sont autorisés par résolution du Conseil des ministres, les ministères sectoriels et les
organismes autonomes s’assurent du suivi des procédures de passation de marché à
travers la Commission Nationale de Passation de Marché et de la Cour Supérieur des
Comptes et du Contentieux administratif pour le recrutement des firmes d’exécution
et de supervision.
f) Les décaissements autorisés par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
vers les ministères sectoriels ainsi que les organismes autonomes pour mettre en œuvre
les projets. Le MEF autorise les décaissements dans le cadre des résolutions prises en
Conseil des ministres. Tous les paiements sont traités par sa Direction générale du
Budget et sa Direction générale du Trésor et sont soumis à la signature du Ministre des
Finances.
g) Les commissions ont comparé la gestion des projets des institutions auditées avec les
bonnes pratiques reconnues en matière de gestion de projet.
1.4. Accord Petro Caribe
19. Il importe de rappeler que c’est en juin 2005, dans le cadre de l’alliance entre les pays de
la Caraïbe et le Venezuela, qu’est mis en place l’accord Petro Caribe. Les fonds Petro Caribe
que gérait Haïti proviennent de l’accord signé entre la République bolivarienne du Venezuela
et la République d’Haïti le 15 mai 2006 et ratifié par l’Assemblée Nationale le 29 août 2006.
Cet accord, à l’origine, prévoit la fourniture à Haïti d’au moins sept mille (7 000) barils de
pétrole par jour ou leur équivalent énergétique destiné à la consommation locale. Ainsi, les
ressources provenant de la vente des produits pétroliers en provenance du Venezuela ont
28
29
constitué un levier financier non négligeable pour les gouvernements successifs entre 2008 et
2016 et même au-delà. En particulier, elles ont permis de financer différents programmes et
projets de développement. De même, l’utilisation de ces ressources a contribué à accroître le
niveau d’endettement du pays, puisque la portion de la vente revenant à la partie haïtienne
constitue un prêt préférentiel selon les termes de l’accord conclu entre Haïti et le Venezuela qui
est le principal créancier du pays sur le plan bilatéral.
20. Il est précisé dans cet accord qu’il reste en vigueur pour une période d’un an et son
renouvellement est automatique pour des périodes égales et successives. Le programme a donc
démarré le 11 août 2007 lorsqu’Haïti a signé avec le Venezuela et d’autres pays membres le
traité de sécurité énergétique (TSE) Petro Caribe.
21. Selon les dispositions dudit accord, le quota dont il est fait mention plus haut peut être
augmenté sur demande du gouvernement haïtien et peut aussi varier par des circonstances
obligeant le gouvernement du Venezuela à changer le quota alloué conformément aux
spécifications de l’accord dont les termes peuvent varier en fonction des prix du cours du
pétrole. Ainsi, suite à la hausse vertigineuse des prix du pétrole en été 2008, le Venezuela décida
d’assouplir les modes de tarification du brut afin d’atténuer l’impact de la hausse des cours. Le
Président vénézuélien proposa que les membres ne paient plus que 40 % de leurs factures
pétrolières dans les quatre-vingt-dix (90) jours suivant la livraison et les 60 % restants dans un
délai de vingt-cinq (25) ans. C’est fort de cette particularité que la quantité de pétrole importée
varie d’en moyenne quatorze mille (14 000) barils par jour à partir de l’année 2008.
22. Pour rendre opérationnel l’accord Petro Caribe, les États parties s’engagent à créer et à
renforcer les sociétés mixtes binationales pour faciliter la gestion du secteur énergétique dans
les différents États. Ainsi, Petroleos de Venezuela S.A. (PDVSA) représente les intérêts de la
partie vénézuélienne et le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement
(BMPAD) créé en décembre 2007 assure la mise en œuvre de l’accord Petro Caribe du côté
haïtien. Le BMPAD sert d’interface entre le fournisseur vénézuélien PDVSA et les compagnies
pétrolières locales en Haïti. Il importe du pétrole et le revend aux dites compagnies. Pour chaque
livraison, PDVSA facture le BMPAD qui, en retour, facture les compagnies pétrolières locales.
Ces dernières doivent payer 100 % des montants facturés dans un délai maximal de 30 jours à
29
30
partir de la date de chargement des bateaux transportant les produits en Haïti. Ces paiements
s’effectuent par transfert de fonds sur le compte Petro Caribe logé à la Banque Nationale de
Crédit (BNC).
23. Le produit de la vente d’une cargaison de pétrole est réparti suivant deux modalités
distinctes (portion payable immédiatement et portion dont le remboursement est différé et
échelonné dans le temps, encore appelée partie financement). Le pourcentage de répartition
varie suivant le prix du baril. Plus ce dernier est élevé, plus la fraction allouée à la partie financée
est élevée et vice versa (tableau 1).
Tableau 1 : Échelle de répartition des
ressources financières Petro Caribe
PRIX D’ACHAT (FOB-VZLA) PAR
BARIL EN DOLLARS AMÉRICAINS
≥ 15
≥ 20
≥ 22
≥ 24
≥ 30
PORTION DU FINAN
CEMENT ACCORDÉ À HAÏTI
(Dette à long terme %)
5
10
15
20
25
≥ 40
≥ 50
≥ 80
≥ 100
≥ 150
30
40
50
60
70
CONDITION
17 ans à un taux d’intérêt
de 2 % l’an, dont deux (2)
années de grâce
25 ans à un taux d’intérêt
de 1 % l’an, dont deux (2)
années de grâce
Source : Accord Petro Caribe
24. En résumé, si le prix du baril de pétrole est supérieur ou égal à 15 $ US, 5 % du produit de
la vente vont alimenter les fonds Petro Caribe (payable dans un an), alors que 95 % sont
payables immédiatement à PDVSA. À l’opposé, si le prix du baril de pétrole est supérieur ou
égal à 150 $ US, 30 % sont payables immédiatement à la partie vénézuélienne. Le reliquat de
70 % va alimenter les fonds Petro Caribe et sera remboursé dans un délai de vingt-cinq (25) ans.
25. La portion payable au comptant doit être versée au Venezuela dans les quatre-vingt-dix
(90) jours conformément au connaissement de la cargaison. Aucun intérêt ne court pendant les
trente (30) premiers jours. Toutefois, un taux d’intérêt annuel de 2 % s’applique sur les soixante
(60) jours restants qui constituent ainsi la fraction dette à court terme envers le Venezuela.
30
31
26. En revanche, le paiement du solde constituant la portion restante est différé sur une période
comprise entre dix-sept (17) et vingt-cinq (25) ans, dont deux (2) années de grâce avant les
premiers remboursements assortis d’un taux d’intérêt annuel de 1 %. Cette portion est un prêt
du Venezuela consenti au gouvernement d’Haïti. Elle constitue la dette à long terme. C’est donc
cette partie qui sert à alimenter en ressources financières les fonds dits «Petro Caribe ».
Ressources générées par le programme Petro Caribe (2008 à 2018)
27. Il est donc important de déterminer ce que le programme Petro Caribe a généré comme
ressources et les principales utilisations qui en ont été faites.
28. Bien que la portée de l’audit couvre essentiellement la période de septembre 2008 à
septembre 2016, la Cour a jugé utile de s’attacher au montant des ressources générées par ce
programme jusqu’en 2018 afin de donner à l’opinion une information qui reflète la réalité du
moment.
29. Selon les données obtenues du BMPAD, du 5 mars 2008, date de réception de la première
cargaison de pétrole, au 14 avril 2018, date de réception de la dernière, au total 219 cargaisons
totalisant 43,9 millions de barils de carburant ont été livrés et commercialisés en Haïti. À ceci
s’ajoutent six3 (6) cargaisons d’asphalte et trois (3) cargaisons de mazout, donnant lieu à une
accumulation de ressources disponibles de 4,237,598,789. 12 USD répartis comme suit :
portion comptant à payer au Venezuela dans un délai de quatre-vingt-dix (90) jours :
1,978,802,105.56 USD;
portion financement disponible pour l’État haïtien et remboursable sur une période
comprise entre dix-sept (17) et vingt-cinq (25) ans : 2,258,796,683.56 US (tableau 2).
Bien que les informations fournies par le BMPAD indiquent la réception de six (6) cargaisons d’aphalte, la Cour a tout de
même constaté que le site internet du BMPAD fait mention d’un total de sept (7) cargaions d’asphalte receptionnées au 31
mars 2014.
3
31
32
Tableau 2 : Estimation des ressources
générées par le programme Petro
Caribe de mars 2008 à avril 2018
PORTION FINANCEMENT
EN $US
PORTION
COMPTANT
EN $US
TOTAL
EN $US
Carburant
2 252 974 036,59
1 969 071 812,30
4 222 045 848,89
Asphalte
1 951 056,74
3 138 581,76
5 089 638,50
Mazout
3 871 590,23
6 591 711,50
10 463 301,73
Total des ressources générées
2 258 796 683,56
1 978 802 105,56
4 237 598 789,12
de 2008 à 2018
Source : Rapport d’importation de pétrole (2008 à 2018) du BMPAD corroboré par les factures des cargaisons de pétrole de
PDVSA
30. Il faut également mentionner que, suite au séisme de 2010, le Venezuela a annulé
officiellement le montant de 395,000,000.00 USD de dette de la République d’Haïti. Cet
allègement de dette doit être considéré comme une ressource additionnelle du fonds Petro
Caribe. En effet, ces fonds qui auraient dû être payés au Venezuela constituent finalement un
apport supplémentaire de ressources destinées au financement des projets pour lequel une
reddition de compte aurait dû être faite.
Utilisations des ressources générées par le programme Petro Caribe
31. Les principales utilisations des fonds Petro Caribe concernent principalement i) le
financement des projets, ii) le remboursement de la dette, le financement des centrales
électriques et les frais de gestion du BMPAD.
Tableau 3 : Utilisations des ressources
financières Petro Caribe
MONTANTS EN $US
Utilisations au 30 septembre 2016
Fonds alloués au financement des projets de développement (2008 à
2016)
Financement Budget BMPAD (cumul 2008 à 2016)
1 738 691 909,70
20 485 789,64
Financement des centrales électriques au 30 septembre 2016
612 161 711,624
Remboursement dette à long terme au 30 septembre 2016
21 882 502,87
Total des utilisations 2008 à 2016
2 393 221 913,83
Ce montant est la somme de deux composantes : la dette d’EDH (425 447 805,13 USD) et celle de SOGENER
(186 713 906,49 USD), situation au 30 septembre 2016.
4
32
33
Source : Données compilées à partir des États financiers obtenus du BMPAD (2008 à 2016)
Fonds alloués au financement des projets de développement
32. De septembre 2008 à septembre, 2016, la CSCCA a recensé 409 projets provenant des
résolutions prises en Conseil des Ministres pour une valeur de 2,238,164,040.74 milliards de
dollars américains. Suite à une série de désaffectations et de réaffectations, le budget a été révisé
à 1,738,691,909.70 USD. Selon les rapports de décaissement du BMPAD, 1,605,905,287.84
USD ont été décaissés, soit 92,4 % pour le financement des projets (tableau 4).
Tableau 4 : Montant budgétisé par résolutions et
par gouvernement
N°
Résolutions
Présidence
Gouvernement signataire
Budget par
résolution en $US
Budget révisé après
affectations et
désaffectations $US
Montants
transférés par le
BMPAD
no 1
20/09/2008 PRÉVAL
Michèle DUVIVIER PIERRELOUIS
$ 197 560 000,00
$ 197 560 000,00
$197560 00,00
o
n 2
11/02/2010 PRÉVAL
Jean Max BELLERIVE
$ 163 287 848,00
$ 157 719 896,18
$157 719 896,18
o
n 3
24/08/2010 PRÉVAL
Jean Max BELLERIVE
$ 107 400 000,00
$ 94 597 097,69
$ 94 357 661,45
o
12/05/2011 PRÉVAL
Jean Max BELLERIVE
$ 108 799 883,00
$ 96 923 836,14
$ 96 923 836,14
o
n 5
28/02/2012 MARTELLY
Garry CONILLE
$ 234 956 000,00
$210 303 222,68
$210 303 222,68
o
n 6
18/07/2012 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$130 000 000,00
$96 195 625,80
$ 96 195 625,80
no 7
21/12/2012 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 374 800 000,00
$329 386 735,04
$329 386 735,05
no 8
11/12/2013 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 210 967 318,33
$164 517 228,97
$164 517 228,97
o
n 9
23/07/2014 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 141 778 568,00
$71 215 839,38
$71 215 839,38
o
n 10
10/09/2014 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 29 697 201,29
$7 000 000,00
$7 000 000,00
o
n 11
15/04/2015 MARTELLY
Evans PAUL
$ 254 423 560,00
$47 525 624,19
$ 47 525 624,90
o
n 12
22/07/2015 MARTELLY
Evans PAUL
$ 193 055 824,56
$174 308 966,07
$101 010 358,99
o
06/01/2016 MARTELLY
Evans PAUL
$ 58 169 108,56
$58 169 108,56
$ 16 204 383,67
o
28/09/2016 PRIVERT
Enex J. JEAN-CHARLES
n 4
n 13
n 14
Total
$ 33 268 729,00
$33 268 729,00
$ 15 984 874,63
2 238 164 040,74
1 738 691 909,70
1 605 905 287,84
Sources : Résolutions du Conseil des Ministres publiées dans le Moniteur, Numéro Extraordinaire (compilations des
Textes relatifs aux Fonds Petro Caribe 2006 -2018) du 24 octobre 2018 et Rapports des transferts du BMPAD.
1.4. Contexte environnemental et lois d’urgence
33. Il est établi qu’Haïti est sujette régulièrement à des catastrophes naturelles qui causent des
dégâts énormes touchant totalement ou partiellement son territoire. La période allant de 2008 à
2016 n’a pas épargné le pays qui a connu des catastrophes assez rudes. C’est ainsi qu’après les
cyclones meurtriers qui ont frappé le pays au cours de l’été 2008, la loi du 9 septembre 2008
sur l’état d’urgence a été adoptée.
33
34
34. Suite au séisme de 2010, le gouvernement – se référant à la loi sur l’état d’urgence du
9 septembre 2008, décréta l’état d’urgence pour une période de quinze (15) jours le 16 janvier
2010, renouvelé par l’arrêté du 31 janvier 2010 pour une autre période de quinze (15) jours. Le
gouvernement soumit ensuite à la Chambre des députés et au Sénat de la République, un
amendement à la loi du 9 septembre 2008 qui fut voté le 15 avril 2010. Sous couvert de cette
loi, l’exécutif prit l’arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période de dixhuit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011.
35. Subséquemment, le 09 août 2012, un Arrêté déclarant l’état d’urgence sur tout le territoire
fut décrété pour une période d’un (1) mois. Au cours de cette année, notamment au mois
d’octobre, Haïti était frappée par l’ouragan Sandy qui causa d’énormes dégâts au pays. De
même, le 09 octobre 2015, fut signé l’Arrêté déclarant l’état d’urgence dans les Départements
du Sud, du Sud-Est, de la Grande-Anse, des Nippes, de l’Ouest et de l’Artibonite pour une
période d’un (1) mois.
36. La principale caractéristique du recours à l’état d’urgence est qu’elle permet aux
gouvernements de déroger aux normes en application. Conséquemment, le gouvernement peut,
entre autres, appliquer des procédures célères de déblocage de fonds, faire les dépenses jugées
nécessaires, désaffecter des crédits budgétaires en vue de faire face à la situation et passer des
contrats suivant des procédures diligentes relatives à la réglementation sur les marchés publics.
37. La Cour tient à faire remarquer que, conformément à l’article 7, alinéa 5, de la Loi sur l’état
d’urgence du 9 septembre 2008 et de la Loi du 15 avril 2010 portant amendement de la loi sur
l’état d’urgence du 9 septembre 2008, le gouvernement passe « les contrats qu’il juge
nécessaires selon les procédures célères prévues par la réglementation sur les marchés publics
». La réglementation sur les marchés publics est prévue dans le Décret fixant la réglementation
des marchés publics du 3 décembre 2004 et la Loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public
ainsi que dans les arrêtés d’application, notamment, l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les
modalités d’application de la loi du 10 juin 2009 fixant les règles relatives aux marchés publics
et aux conventions de concession d’ouvrage de service public et celui du 25 mai 2012 sur les
seuils.
34
35
38. Cette réglementation prévoit :
1) Les procédures générales de passation de marchés publics qui sont :
a) L’appel d’offres ouvert (AAO) ;
b) L’appel d’offres ouvert précédé d’une pré-qualification ;
c) L’appel d’offres en deux étapes précédé d’une pré-qualification ou non.
2) Les procédures exceptionnelles de passation de marchés publics qui comprennent :
a) L’appel d’offres restreint (AOR) ;
b) Le marché de gré à gré ou par entente directe.
3) Les procédures spécifiques de passation de marchés publics qui sont :
a) Les procédures spécifiques relatives aux marchés de prestations intellectuelles
(MPI) ;
b) Les procédures spécifiques relatives aux marchés à bon de commandes (MBC) et
aux marchés de clientèle (MC).
39. Selon les procédures définies dans la réglementation sur les marchés publics, ce sont les
procédures exceptionnelles d’appels d’offres restreints et gré à gré qui correspondent le mieux
à la célérité à laquelle fait référence l’article 7, alinéa 5, de ces deux lois d’urgence susdites.
Dans le cas des contrats passés sous l’égide de la Loi d’urgence de 2008 précitée, selon l’article
12, ils « sont applicables sans le visa de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif ». De même, les mesures y relatives prises par le gouvernement sont susceptibles
de recours par devant cette dernière en tant qu’instance juridictionnelle.
40. La Cour convient donc qu’un gouvernement, dans le cadre des arrêtés relatifs à cette loi
d’urgence, puisse utiliser les procédures exceptionnelles définies dans les articles 33 à 34-3 de
la Loi du 10 juin 2009 susmentionnée. Elle souligne aussi que l’article 3, alinéa 2 de la Loi du
10 juin 2009 susdite a été abrogé par l’article 7 alinéa 5 de la Loi du 15 avril 2010 portant
amendement de la loi sur l’état d’Urgence du 9 septembre 2008 qui renvoie « aux procédures
célères prévues par la réglementation sur les marchés publics ». À noter que l’article 3, alinéa 2
de la loi de 2009 se lit comme suit : « Sont exempts des dispositions de la présente loi : 2.- les
marchés découlant de l’application de la loi sur l’état d’urgence ».
35
36
41. Toutefois, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) est
d’avis que les procédures célères auxquelles renvoie l’article 7, alinéa 5 de ces deux lois sur
l’état d’urgence, n’autorisent pas les entreprises qui ne répondent) pas aux critères définis par
la loi à accéder à la commande publique.
1.5. Contexte Sociopolitique de 2008 à 2016
42. Le programme Petro Caribe a été mis au service de trois Présidents : René Préval, Michel
Martelly et Jocelerme Privert, pour un total de six gouvernements. Cependant, l’accord Petro
Caribe a été signé sous la présidence de René Préval. La Cour a observé que les fonds relatifs à
Petro Caribe apparaissent pour la première fois au budget rectificatif de l’année 2009.
Cependant, selon les informations qu’elle a obtenues, avant 2012, les décisions de décaissement
sur les fonds Petro Caribe étaient exécutées de manière autonome et séparée par rapport au
programme d’investissement public (PIP). C’est à partir de l’exercice 2011-2012 que les projets
à financer sont intégrés progressivement dans le budget de la République. Depuis 2012-2013,
ils sont systématiquement intégrés dans le programme d’investissement public (PIP) établi par
le Ministère de la Planification Économique et de la Coopération Extérieure (MPCE) et au
budget général. Par ailleurs, l’exécution de certains projets s’échelonne au-delà d’un exercice
budgétaire. Ceci a eu pour effet, dans de nombreux cas, qu’un même projet a souvent pu
bénéficier de rallonge budgétaire supplémentaire votée ultérieurement par le Conseil des
Ministres à travers d’autres résolutions.
43. Le tableau ci-après résume les principaux lois, arrêtés et résolutions adoptés sous les
gouvernements successifs.
Tableau 5 : Principaux lois, arrêtés et résolutions adoptés
d’octobre 2008 à mars 2017
Président
Premier Ministre
Période
Principales actions législatives en lien avec l’utilisation des
ressources issues des fonds Petro Caribe.
René
PREVAL
Michèle
DUVIVIER
PIERRELOUIS
Septembre
2008 à
octobre 2009
9 septembre 2008 : Adoption de la loi d’urgence.
20 septembre 2008 : Adoption de la première résolution pour un
montant budgétisé de $197 560 000.
09 septembre 2008 : Adoption de la Loi sur l’État d’urgence suite
au passage de la tempête Fay et des cyclones Gustav, Hanna et
Ike pour une période maximale de quinze (15) jours.
20 Septembre 2008 : Signature de l’Arrêté prolongeant l’état
d’urgence pour une période de quinze (15) jours allant du
26 septembre au 10 octobre 2008.
36
37
Président
Premier Ministre
Période
Principales actions législatives en lien avec l’utilisation des
ressources issues des fonds Petro Caribe.
10 juin 2009 : Adoption de la Loi fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession
d’ouvrage de service public.
René
PREVAL
Jean Max
BELLERIVE
Novembre
2009 à mai
2011
Ce Gouvernement a eu la responsabilité de gérer l’après-séisme du
12 janvier 2010. Ainsi, les décisions ci-après ont été prises au cours
de cette période :
16 janvier 2010 : Vote de l’Arrêté décrétant l’état d’urgence sur
toute l’étendue du territoire pour une durée de quinze (15) jours.
31 janvier 2010 : Vote de l’Arrêté prolongeant l’état d’urgence
déclaré le 16 janvier 2010 pour une durée complémentaire de
quinze (15) jours.
15 avril 2010 : Adoption de la Loi portant amendement de la Loi
sur l’État d’urgence du 9 septembre 2008.
20 avril 2010 : Vote de l’Arrêté prolongeant l’état d’urgence pour
une période complémentaire de dix-huit (18) mois.
11 février 2010 : Adoption d’une résolution pour un montant de
$157 719 896,18.
24 août 2010 : Adoption d’une résolution pour un montant de
$94 597 097,69.
12 mai 2011 : Vote de la résolution du 12 mai 2011 pour un
montant de $96 923 836,14.
Michel
MARTELLY
Jean Max5
BELLERIVE
Mai 2011 à
octobre 2011
Michel
MARTELLY
Gary CONILLE
Octobre
2011 à mai
2012
Michel
MARTELLY
Laurent Salvador
LAMOTHE
Mai 2012 à
décembre
2014
12 mai 2011 : Vote de la résolution du 12 mai 2011 pour un
montant de $96 923 836,14.
28 février 2012 : Adoption d’une résolution pour un montant de
$210 303 222,68.
Remarques
La CSCCA a fait le constat que, pour cette résolution, c’est
le Ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR), M. Hebert DOCTEUR,
qui a signé sous le nom du Premier Ministre Gary CONILLE.
La CSCCA ne dispose pas d’informations démontrant qu’il
s’agissait d’interim, encore moins si le Premier Ministre était
absent lors de ce Conseil des Ministres.
Adoption des cinq (5) résolutions suivantes :
18 juillet 2012 : $96 195 625,80.
21 décembre 2012 : $329 386 735,04.
11 décembre 2013 : $164 517 228,97.
23 juillet 2014 : $71 215 839,38.
10 septembre 2014 : $7 000 000,00.
Les décisions ci-après ont été prises au cours de cette période :
9 août 2012 : Arrêté déclarant l’état d’urgence sur tout le
territoire national pour une durée d’un (1) mois.
Arrêté du 25 mai 2012 fixant les seuils de passation des
marchés publics et les seuils d’intervention de la Commission
Nationale des Marchés publics (CNMP).
5
Après l’investiture du Président Michel Martelly le 14 Mai 2011, le Premier Ministre Jean Max Bellerive
est resté en fonction jusqu’au mois d’octobre 2011.
37
38
Président
Premier Ministre
Période
Principales actions législatives en lien avec l’utilisation des
ressources issues des fonds Petro Caribe.
Michel
MARTELLY
Evans PAUL
Janvier 2015
à février
2016
Adoption de trois (3) résolutions :
15 avril 2015 : $47 525 624,19.
22 juillet 2015 : $174 308 966,07.
06 janvier 2016 : $58 169 108,56.
Jocelerme
PRIVERT
Enex J.
JEANCHARLES
Mars 2016 à
mars 2017
28 septembre 2016 : Adoption d’une résolution pour un montant
de $33 268 729,00.
Graphique 1 : Montant total des résolutions budgétisées par gouvernement
Enex J. JEAN-CHARLES
33 268 729,00
Evans PAUL
280 003 698,82
Michèle DUVIVIER
PIERRE-LOUIS 197 560
000,00
Jean Max BELLERIVE
349 240 830,01
Laurent Salvador
LAMOTHE
668 315 429,19
Garry CONILLE 210 303
222,68
38
39
1.6. Rôles et responsabilités des parties prenantes dans l’exécution des fonds Petro
Caribe
44. La CSCCA distingue les instances opérationnelles, c’est-à-dire, l’ensemble des entités
ayant exercé une responsabilité ou pris des décisions dans la mise en œuvre des projets financés
à même les ressources Petro Caribe et les instances de contrôle dont le rôle consiste à s’assurer
que les intérêts de l’État ne sont pas lésés dans la gestion de ces fonds.
45. L’un des acteurs clés dans l’application des lois de finances est le Ministre de l’Économie
et des Finances qui joue souvent le rôle d’autorité d’approbation des contrats passés entre les
institutions de l’Administration centrale de l’État et les entreprises et qui intervient également
comme banquier de l’État.
46. Les questions que la Cour se pose en fixant les responsabilités des gestionnaires concernés
par le fonds PetroCaribe : Qui était ordonnateur ? Qui était comptable ?
47. Dans ces conditions, le ministre de l’Économie et des Finances sera d’abord responsable
des transactions qu’il a engagées comme ordonnateur dans le cadre des projets de son
administration centrale.
48. Pour les dépenses des autres ministères et entités, le ministre de l’Économie et des Finances
joue souvent le rôle d’autorité d’approbation conformément à la Loi du 10 juin 2009 sur les
marchés publics et les conventions de concession d’ouvrage de service public, en son article 4,
alinéa 3. C’est pourquoi il est amené à signer aussi les contrats des autres ministres et DG. Mais
cette loi précise que c’est uniquement pour confirmer la disponibilité des crédits et la bonne
imputation des crédits.
49. La présence de la signature du ministre des Finances au bas de ces contrats ne signifie donc
pas qu’il répond des conditions dans lesquelles les projets ont été négociés, attribués, exécutés
et supervisés, pas plus que le sceau et la signature de la CSCCA ne donnent à cette dernière une
responsabilité dans leur exécution et leur supervision.
50. Pour les projets des entités autres que l’administration centrale du MEF, le ministre de
l’Économie et des Finances joue le rôle d’un banquier qui exécute l’ordre d’un comptable
public lui-même agissant à la demande d’un ordonnateur.
39
40
51. Pour le cas particulier des dépenses effectuées à des périodes où il n’y avait pas de
comptables publics du trésor accrédités dans les institutions pour les transactions du budget
d’investissement et cela jusqu’au départ du Gouvernement Lamothe, le ministère de la
Planification et de la Coopération externe exerçait toujours ce contrôle préalablement avant
toute demande de décaissement puisque c’est lui qui demande au Ministre des Finances
d’exécuter le paiement ( émission de chèque, virement et autres formes).
52. Cependant, un Ministre de l’Économie et des Finances qui aurait utilisé des ressources du
Trésor (fonds PetroCaribe en l’occurrence) sans une requête formelle et précise d’un comptable
public en endosserait la responsabilité. Il en serait de même s’il utilisait la procédure « passer
outre » pour une dépense qui s’avèrerait irrégulière. Même conséquence s’il procède
unilatéralement à des changements par rapport à la requête du comptable public. D’autres
scenarii d’irrégularités sont toujours possibles.
53. Le binôme ordonnateur/comptable (au singulier) est le garant de la cohérence du système.
Les responsabilités des autres acteurs peuvent plus facilement être mises en lumière par d’autres
institutions comme l’ULCC et l’UCREF.
54. Voici les principaux rôles et responsabilités des institutions intervenant dans le cadre de
Petro Caribe, d’après les différents textes légaux et réglementaires en vigueur.
Tableau 6 : Rôles et responsabilités
Institutions
Ministères sectoriels
(Tous les ministères ont
exécuté des projets de leur
secteur)
Responsabilités en lien avec l’utilisation des ressources issues des fonds
Petro Caribe
Dans son secteur, chaque ministre :
Évalue les besoins de son secteur et fait le choix de son projet à soumettre au
Ministre de la Planification.
Participe aux conférences budgétaires avec le MEF et le MPCE afin d’arbitrer
les sommes à allouer aux projets.
Fait des arbitrages afin de distribuer les fonds entre différents projets
concurrents dans son secteur.
Passe des marchés publics et signe les contrats conformément aux lois et
règlements en vigueur.
S’assure du suivi des procédures de passation des marchés à travers la CNMP
et la CSCCA pour le recrutement des firmes d’exécution et de supervision.
Est personnellement responsable des actes qu’il signe ou contresigne en vertu
du Décret du 17 mai 2005.
Assure la gestion des projets de son secteur en tant que Maître d’ouvrage.
Réceptionne les factures des firmes d’exécution, analyse, contrôle et soumet
une requête accompagnée d’un bordereau de paiement au MPCE.
Étudie la cohérence des projets présentés par les ministères et organismes
autonomes avec le programme d’investissement public (PIP).
40
41
Responsabilités en lien avec l’utilisation des ressources issues des fonds
Petro Caribe
Institutions
Ministère de la Planification et
de la Coopération Externe
(MPCE)
Ministère de l’Économie et des
Finances (MEF)
Bureau de Monétisation de
Programmes
d’Aide
au
Développement (BMPAD)
Commission Nationale des
Marchés publics (CNMP)
Participe aux conférences budgétaires avec le MEF et les ministères sectoriels
afin d’arbitrer les sommes à allouer aux projets.
Prépare le projet de résolution comprenant la liste consolidée des projets
retenus sur financement Petro Caribe à présenter en Conseil des Ministres.
Réceptionne les requêtes de paiement des ministères sectoriels (Maîtres
d’ouvrage).
Analyse le rapport d’exécution des travaux qui lui est soumis et vérifie sa
conformité. S’il se révèle non conforme, il le retourne au secteur. Si le dossier
est conforme, il soumet la requête au MEF.
Assure la Vice-présidence du Conseil du BMPAD.
Assure la tutelle ainsi que la Présidence du CA du BMPAD.
Ordonne les décaissements de fonds au BMPAD sur requête présentée du
ministre de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE).
Vérifie que le projet est régulièrement inscrit dans le budget de la République à
travers la Direction Générale du Budget (DGB).
Vérifie la conformité des montants inscrits dans la facture comparativement au
montant retenu dans le budget (DGB).
Vérifie la régularité des pièces comptables fournies (DGB).
Effectue les contrôles comptables d’usage préalables aux paiements
demandés en faveur de la firme bénéficiaire (Direction du Trésor).
Placé sous la tutelle du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et
fonctionne sous l’égide d’un Conseil d’Administration (CA) de sept (7)
membres :
Le Ministre de l'Économie et des Finances, Président
Le Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Vice-président
Le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Membre
Le Ministre du Commerce et de l'Industrie, Membre
Le Ministre de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural, Membre
Le Ministre des Travaux Publics, Transports, Communications et Énergies,
Membre
Le Gouverneur de la Banque de la République d'Haïti, Membre
Intermédiaire entre le fournisseur vénézuélien Petróleos de Venezuela S.A.
(PDVSA) et les compagnies pétrolières locales.
Exécute et supervise aussi certains des projets financés par ce prêt, mais pas
tous.
Contrôle les revenus, jusqu’à la demande de décaissement du Ministère des
Finances.
Effectue le suivi régulier et minutieux de chaque projet pour lequel il est
demandé par le MEF de transférer les fonds au compte du Trésor.
Ordonne les décaissements des projets après approbation par le MEF par
notification écrite, et cela sur la base d’une requête qui lui est présentée par le
ministre de la Planification.
Coordonne, contrôle et assure le suivi de toutes les activités relatives à la
passation des marchés publics.
Veille à la bonne utilisation des deniers publics dans le processus de passation
des marchés et de l’exécution des contrats de l’État.
Fait enregistrer à la CSCCA tous les contrats de marchés publics afin d’obtenir
l’avis de conformité de celle-ci sur lesdits contrats.
Assure la régulation et le contrôle du système de passation des marchés publics
et des conventions de concession d’ouvrage de service public.
Veille à garantir l’égalité d’accès à la commande publique et l’égalité de
traitement des dossiers de soumission à toutes les personnes physiques et
morales.
Fait rapport au Parlement de la régularité des transactions financières de l’État;
ce rapport devra être publié.
41
42
Responsabilités en lien avec l’utilisation des ressources issues des fonds
Petro Caribe
Institutions
Cour Supérieure des
Comptes et du Contentieux
Administratif (CSCCA)
Unité de Lutte contre la
Corruption (ULCC)
Donne son avis motivé sur tous les projets de contrats, accords et conventions
à caractère financier, commercial ou industriel auxquels l’État est partie.
Exerce le contrôle administratif et juridictionnel des ressources publiques.
Conduit toutes missions d’enquête, d’encadrement, de conseil et de
consultation qui lui sont confiées par les Pouvoirs publics.
Selon le décret du 08 septembre 2004 et son article 2, l’Unité de Lutte contre la
Corruption a pour mission de travailler à combattre la corruption et ses
manifestations sous toutes les formes au sein de l’administration publique afin
de :
Protéger les biens publics et collectifs;
Assurer l’efficacité des mesures et actions afin de prévenir, dépister,
sanctionner et éliminer les actes de corruption et infractions assimilées;
Favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique;
Moraliser l’Administration publique et la vie publique en général.
1.7. Portrait des projets financés par le fonds Petro Caribe
55. Pour rappel, un projet de développement financé par les fonds Petro Caribe devrait suivre
les étapes suivantes :
Les différents secteurs fournissent au Conseil d’Administration du BMPAD une liste de
propositions de projets à soumettre pour approbation au Conseil des Ministres.
Les projets approuvés font partie intégrante d’une résolution prise en Conseil des
Ministres. Cette résolution, une fois signée, est publiée dans Le Moniteur.
Pour sélectionner une firme d’exécution, le secteur portant le projet doit suivre la
procédure de passation de marchés en faisant un appel d’offres lorsque les montants
sont supérieurs ou égaux aux seuils requis par les arrêtés d’application– à moins que ce
soient des projets auxquels s’appliquent les procédures exceptionnelles d’appels
d’offres restreints ou de gré à gré prévues par les articles 33-1 et 34-2 de la Loi du 10
juin 2009 fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions
de concession d’ouvrage de service public. Pour des montants en-dessous des seuils,
l’autorité contractante peut recourir à la procédure de consultation des fournisseurs ou
de sollicitation des prix moyennant le respect des principes d’égalité de traitement des
candidats, de concurrence, de transparence, de l’éthique, d’efficacité des dépenses
publiques ainsi que des règles de la comptabilité publique (article 27-1 de cette loi et 6,
paragraphe 1, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils). Dans le cas des montants
inférieurs à huit (8) millions de HTG, les achats publics sont effectués sur simple
42
43
mémoire ou facture tout en respectant les principes et règles susmentionnés (Article 6,
paragraphe 1, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils).
Après avoir sélectionné la firme d’exécution, le secteur signe un contrat avec celle-ci.
Les projets de contrats doivent être soumis à la CSCCA pour avis de conformité et
validés par la CNMP pour des contrats dont les montants sont supérieurs ou égaux aux
seuils.
Afin d’être payée, la firme d’exécution envoie les bordereaux au secteur avec lequel elle
a signé le contrat.
Les requêtes de décaissement sont transmises par le secteur au Ministère de la
Planification et de la Coopération Externe (MPCE).
Le MPCE fait ensuite une demande de décaissement au Ministère de l’Économie et des
Finances (MEF).
Le MEF transmet une requête de décaissement au BMPAD. Seul le MEF est autorisé à
envoyer une telle requête au BMPAD.
Le BMPAD réalise le transfert des montants requis des comptes Petro Caribe logés à la
BNC ou à la BRH à celui du Trésor Public logé à la BRH. C’est le Trésor Public qui
instruit la BRH d’effectuer les décaissements.
1.8. Rappel des étapes clés de la gestion de projet et de la gestion contractuelle
56. Pour se doter d’infrastructures de qualité tout en respectant les budgets établis, les bonnes
pratiques en la matière suggèrent de suivre certaines étapes clés de la gestion de projet et de la
gestion contractuelle.
57. D’abord, il est nécessaire d’élaborer un plan d’affaires comportant entre autres les éléments
suivants :
la définition des besoins et leur justification;
le recensement et l’appréciation des risques;
la définition claire des rôles et des responsabilités de chacune des parties prenantes;
l’évaluation rigoureuse des coûts et de la rentabilité du projet;
l’échéancier et la structure de financement envisagés.
43
44
58. Ensuite, toutes les autorisations nécessaires doivent être obtenues en temps opportun, et ce,
en ce qui concerne tant le projet initial que les modifications qui y sont apportées. Enfin, un
suivi régulier des paramètres prévus dans le plan d’affaires doit être effectué et communiqué
aux instances appropriées.
59. De plus, il importe de respecter la réglementation en matière de passation des marchés
publics et de la gestion contractuelle. Celle-ci prévoit certains principes fondamentaux, comme
la transparence du processus de gestion contractuelle, le traitement intègre et équitable des
concurrents ainsi que la reddition de comptes fondée sur l’imputabilité des dirigeants
d’organismes publics et sur la bonne utilisation des fonds publics.
60. La réglementation énonce aussi des exigences claires, dont l’obligation de procéder à une
procédure d’appels d’offres ouverts (AOO) pour les contrats dont les montants sont supérieurs
ou égaux aux seuils. Elle prévoit toutefois des cas d’exceptions, qui permettent alors à un
organisme public de conclure un contrat de gré à gré ou par appels d’offres restreints. Il peut
être recouru à la procédure de consultation de fournisseurs ou de sollicitation directe lorsque les
montants sont en-dessous des seuils.
1.9. Rappel du classement des irrégularités relevées dans la gestion des projets et
contrats financés par le fonds Petro Caribe
61. La Cour examine la légalité et la régularité des recettes et dépenses et s’assure de la bonne
gestion financière. Ce faisant, elle signale en particulier toute irrégularité.
Le contrôle des recettes s’effectue sur la base des constatations comme des versements
des recettes au Trésor Public.
Le contrôle des dépenses s’effectue sur la base des engagements comme des
paiements.
62. Le manuel d’audit de la CSCCA définit l’irrégularité comme toute violation d’une
disposition du droit résultant d’un acte ou d’une omission d’un opérateur économique qui a ou
aurait pour effet de porter préjudice au budget général ou à des budgets spéciaux soit par la
diminution ou la suppression de recettes provenant des ressources propres, soit par une dépense
indue.
44
45
63. Dans le cadre de la présente mission d’audit, la CSCCA a regroupé les irrégularités
constatées en trois (3) catégories :
Les irrégularités administratives.
Les irrégularités réglementaires et aux bonnes pratiques de gestion.
Les irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté.
Les irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
64. Il s’agit des cas d’irrégularités ayant causé un préjudice à un projet, aux fonds Petro Caribe
et à la collectivité. À titre d’exemples :
L’attribution d’un contrat sans appel d’offres;
Les contrats conclus en situation d’urgence sans justification pertinente;
Les projets ne respectant pas un ou plusieurs des paramètres initiaux que constituent
la nature et l’ampleur des travaux, l’estimation des coûts et l’échéancier;
L’attribution des projets sans avoir recours à des critères précis et évaluables
objectivement;
Le non-suivi des étapes clés liées à la saine gestion de projets.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
65. Il s’agit des écarts de conformité, d’une part aux textes législatifs et réglementaires,
conventions, ainsi qu’aux autres lois, règlements et conventions applicables, y compris aux lois
budgétaires, et d’autre part aux principes généraux de bonne gestion financière du secteur public
et de bonne conduite des fonctionnaires. À titre d’exemples :
Le non-respect des directives prévues par la réglementation;
L’acceptation des dossiers de soumissionnaire incomplet;
La documentation insuffisante des dossiers d’analyse technique qui conduit au choix
de la solution;
L’analyse non rigoureuse des soumissions;
La capacité d’analyse et de traitement des organismes centraux déficiente.
Les irrégularités de nature administrative
66. Il s’agit des cas d’erreurs involontaires ou non intentionnelles. À titre d’exemples :
Les dossiers mal archivés;
45
46
L’information de gestion déficiente;
L’absence de procédure de contrôle;
Les prestataires n’ayant pas fourni tous les documents prouvant de leur existence réelle
au moment de la signature des contrats.
46
47
RÉSULTATS DE L’AUDIT
67. Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre axes, soit la conception du projet, le
processus d’octroi des contrats, l’exécution des travaux et la fermeture du projet. Toutefois,
nous avons présenté les résultats par institutions afin de circonscrire les responsabilités des uns
et des autres. Nous identifions 3 niveaux de responsabilités :
Première niveau : regroupe les responsables (noms, prénoms et titres) de
l’administration Centrale impliqués directement dans la mise en œuvre d’un projet.
Deuxième niveau : regroupe les responsables (noms, prénoms et titres) de
l’administration régionale ou décentralisée impliqués directement dans la mise en œuvre
d’un projet.
Troisième niveau : regroupe les responsables (noms, prénoms et titres) des entreprises
d’exécution et de surveillance impliqués directement dans la mise en œuvre d’un projet.
47
48
2.1. Ministère des travaux publics, transports et
communication (MTPTC)
68. De septembre 2008 à septembre 2016, les gouvernements qui se sont succédés ont voté 14
résolutions dans lesquelles le MTPTC est identifié comme l’entité responsable de la mise en
œuvre des 57 Projets financés par les fonds Petro Caribe.
69. Dans le premier rapport publié le 31 janvier 2019, la Cour avait audité 20 projets sur les 57
projets, pour une valeur totale de 218 129 672 128,67 $US. Dans le présent rapport, la Cour a
audité 19 projets d’une valeur totale de 183 095 638,57 $US. Et les informations pertinentes les
concernant sont présentées dans le tableau ci-dessous.
Tableau 2.1.A : Projets audités du MTPTC financés par les
fonds Petro Caribe
Projets
Montant Révisé
1
Construction du Viaduc Delmas - Nazon
23 303 706,56 $
2
Construction du Viaduc Marine Haitienne
5 332 009,33 $
3
Travaux de rehabilitation et de reparations des rues (Petion-Ville)
33 624 239,39 $
4
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carefour Joffre - Port-de-Paix
20 483 189,60 $
5
Construction de la route Baie de l'Acul - Milot
20 044 683,71 $
6
Rehabilitation route petite riviere de nippes-petit-trou de nippes
25 269 353,31 $
7
Travaux complemetaires sur le troncon Laboule 12/Kenskoff
2 022 495,31 $
8
Construction du Pont Hyppolite (Cap-Haitien)
5 455 088,17 $
9
Travaux de Construction sur la Route Carrefour Puilboreau / Marmelade
3 735 711,44 $
10
Adoquinage de rues a Fort-Liberte
2 000 000,00 $
11
Adoquinage de rues a Ouanaminthe
2 995 138,34 $
12
Construction Rue Espagnole CODEVI
1 612 609,74 $
13
Rehabilitation Carrefour Dufort - Jacmel
950 543,77 $
14
Construction pont (60 ml) sur la Riviere des Barres reliant Saint Louis du Nord et
Anse a Foleur
1 754 690,70 $
15
Draggage des exutoires de la baie de Port-au-Prince
17 330 124,19 $
16
Réhabilitation du Tronçon Route Borgne / Petit Bourg de Borgne
17
Rehabilitation du Troncon Port-de-Paix - Port Margot : Carrefour Trois - Cote de
Fer , Cote de Fer - Anse a Foleur)
8 563 005,07 $
18
Amelioration de la route Ennery - Cap-Haitien
5 967 096,98 $
19
Construction du Pont sur la Riviere du Haut du Cap (Blue Hill)
2 018 753,44 $
Total
633 199,52$
183 095 638,57 $
48
49
70. Les travaux d’audit réalisés sur les 19 projets ont permis à la Cour de relever les principales
irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
7)
Collusion, favoritisme et détournement de fonds. C’est le cas notamment lors
de la mise en œuvre des projets suivants :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Travaux de réhabilitation et de réparation des rues -Petion-Ville (#2.2.3)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16)
Réhabilitation du tronçon de route Port-de-Paix – Port-Margot (#2.2.17).
Réhabilitation Carrefour Dufort – Jacmel (#2.2.13)
8) Décaissement de l’avance de démarrage des travaux avant même la conclusion du
marché et la signature du contrat. C’est le cas lors de la mise en œuvre des projets
suivants :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Construction du Viaduc Marine Haitienne (# 2.2.2)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne
(#2.2.16)
9) Utilisation des fonds à d’autres fins. Ce fut le cas lors de la mise en œuvre des projets
suivants :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne
(#2.2.16).
10) Octroi de contrats à deux firmes pour exécuter les mêmes travaux sur le même
tronçon de route. De plus, les deux entreprises ont le même numéro
d’immatriculation fiscale, le même numéro d’agrément et le même numéro de
patente. C’est le cas dans le projet de Réhabilitation du tronçon de route Borgne –
Petit Bourg-de-Borgne (#2.2.16).
11)
La supervision des travaux défaillante ou complaisante. La mise en œuvre des
projets suivants illustre très bien cette irrégularité :
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne
(#2.2.16)
Réhabilitation du tronçon de route Port-de-Paix – Port-Margot (#2.2.17).
Travaux de construction sur la route Carrefour Puilboreau – Marmelade
(#2.2.9)
12) Tous les projets du MTPTC analysés dans ce deuxième rapport ne respectaient pas
une ou plusieurs clauses contractuelles : ampleur des travaux, coût des travaux,
échéancier, pénalités, etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
3) La documentation insuffisante des dossiers d’analyse technique qui conduit au choix
de la solution. C’est le cas notamment dans les projets suivants :
49
50
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (#2.2.4)
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Construction du Viaduc Marine Haitienne (# 2.2.2)
Réhabilitation du tronçon de route Borgne – Petit Bourg-de-Borgne
(#2.2.16)
Réhabilitation du tronçon de route Port-de-Paix – Port-Margot
(#2.2.17).
4) Non-application de bonnes pratiques de gestion de projets (contrat supérieur aux
résolutions, autorisation des avenants sur des raisons questionnables, etc.) : C’est le
cas lors de la mise en œuvre des projets suivants :
Adoquinage de rues à Fort Liberté (#2.2.10)
Construction du Viaduc Delmas – Nazon (# 2.2.1)
Construction du Viaduc Marine Haitienne (# 2.2.2)
Réhabilitation Carrefour Dufort – Jacmel (#2.2.13)
Dragage de la baie de Port-au-Prince (2.2.15)
5) Dans les projets analysés dans ce rapport, le MTPTC n’a pas toujours respecté les
modalités de l’application de la loi fixant les règles générales de passation des
marchés Public. Les exceptions prévues en périodes d’urgence ont été utilisées
abusivement.
Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers analysés du MTPTC dans le cadre de rapport n’étaient complets, il
manquait soit les décomptes progressifs, les factures, les documents relatifs à la
réception provisoire, au cahier des déficiences s’il y a lieu et à la réception définitive).
71. La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ces travaux d’audit en fonction de
chaque projet analysé. Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre (4) axes, soit :
La conception du projet : les devis estimatifs, les bordereaux des prix; le cahier des
clauses administratives, les spécifications techniques, etc.
Le processus d’octroi des contrats : les propositions financières présentées par les
entrepreneurs; sollicitation et adjudication des contrats
L’exécution des travaux: les décomptes progressifs; les approbations et les
autorisations; les retenues réglementaires.
Le bilan des projets: les documents spécifiques à la réception du projet (lettres de
réception provisoire, rapports des déficiences à corriger et lettres de réception
définitive).
50
51
2.1.1. Construction du Viaduc Delmas - Nazon
72. Le 21 décembre 2012 une résolution au montant $ US 8 000 000 a été adoptée en vue de
lancer la construction du Viaduc Delmas. Par la suite 7 autres résolutions ont été adoptées en
cours de l’exécution des travaux qui aura durée 5 ans. Le budget autorisé par les 8 résolutions
pour mettre en œuvre le projet de construction de viaduc Delmas-Nazon a totalisé 23 303
706,56$US.
73. Les 21,585,528.48 $ US ont été transférés sur le compte du trésor public par le BMPAD
dans le cadre de l’exécution de ce projet.
Tableau 2.1.B : Budget autorisé pour financer le projet de
construction du Viaduc Delmas-Nazon
Firme
d'exécution/
Supervision
Résolutions
21 decembre 2012
11 decembre 2013
10 septembre 2014
15 avril 2015
22 juillet 2015
ESTRELLA/L
GL S.A.
6 janvier 2016
28 septembre 2016
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
Montant Révisé
8 000 000,00 $
4 000 000,00 $
4 197 201,29 $
10 709 660,00 $
4 740 243,00 $
- $
(99 304,73) $
(4 197 201,29) $
(4 740 243,03) $
- $
8 000 000,00 $
3 900 695,27 $
- $
5 969 416,97 $
4 740 243,00 $
- $
541 255,00 $
152 096,32 $
- $
152 096,32 $
541 255,00 $
23 303 706,56 $
74. La Cour a relevé dans les documents analysés des irrégularités qui montrent que le MTPTC
n’a pas mis en œuvre en œuvre ce projet de manière efficiente, efficace et économique.
75. D’abord, la Cour a constaté que les études préliminaires pour la construction du Viaduc
Delmas-Nazon ont été réalisées par LGL SA en 2001 et mises à jour à l’automne 2012. C’est
sur cette base que le MTPTC a sollicité une proposition technique et financière de la firme
INGÉNIERIA ESTRELLA SRL et «in fine» conclu avec cette firme un contrat initial de
16 588 378,41 USD.
76. Le 27 décembre 2012, fut signé un contrat de gré à gré entre le MTPTC et la la firme
INGÉNIERIA ESTRELLA SRL ESTRELLA pour la construction du Viaduc de Delmas et pour
un montant de 16 588 378,41 USD. S’y ajouta, le 26 février 2015, un avenant d’un montant de
4 914 364,38 USD. C’est sur la base de l’Arrêté du 5 décembre 2012 prolongeant l’état
d’urgence pour un mois supplémentaire sur toute l’étendue du territoire, donc jusqu’au 05
51
52
janvier 2013, que ce contrat a été passé. Cet Arrêté se fonde sur la Loi du 15 avril 2010 portant
amendement de la loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008, qui, en son article 7, alinéa 5,
permet au gouvernement de passer « les contrats qu’il juge nécessaires selon les procédures
célères prévues par la réglementation sur les marchés publics ».
77. La Cour a constaté que l’avance à l’entreprise a été transférée un (1) mois après la signature
du contrat; cependant, il s’est écoulé 5 mois avant que l’ordre de démarrage ne soit donné à
l’entrepreneur pour débuter les travaux.
78. La Cour a aussi constaté que certaines infrastructures non prévues comme le revêtement
d’un tunnel (532 000 USD) et l’aménagement d’une station de police, son stationnement, sa
clôture et son mobilier (238 000 USD) ont été réalisées avec la même l’enveloppe dédiée à la
construction du Viaduc Delmas. Ceci a amené le MTPTC à recourir à un Avenant (4 914 364,38
USD) afin de continuer les travaux.
79. La Cour a aussi constaté que l’exécution des travaux de construction du Viaduc s’est
échelonnée du mois d’août 2013 à juillet 2015. Les travaux qui ont été exécutés en 2013 et en
2014 ont été supervisées par la firme LGL S.A. Le pourcentage d’avancement du budget
consommé était de 100% correspondant au montant (16 588 720,22) du contrat initial. Or, le
rapport # 17 produit en novembre 2014 indiquait entres autres que :
« Les travaux du Viaduc de Delmas ne sont pas terminés à l’échéance du délai
contractuel, soit le 23 novembre 2014;
Au terme du contrat de supervision, le montant total des prestations de supervision
s’élève à 2 179 755, 00 USD soit 77,8 % du montant total contractuel;
Compte tenu des retards par l’entreprise, les obligations restantes et non accomplies
par les parties ne seront pas dues ».
80. L’audit des décomptes progressifs produits par LGL S.A. confirme effectivement le
montant de 2 179 755,00 USD (incluant le remboursement de la retenue de 5% de garantie) à
l’arrêt de la prestation de supervision ainsi qu’un montant de 616 970,00 USD représentant le
solde restant du contrat de prestation signé.
52
53
81. L’exécution des travaux de construction du Viaduc qui se sont déroulés en 2015 n’ont fait
l’objet d’aucune supervision de la firme LGL S.A. puisque celle-ci a mis fin à ses activités en
novembre 2014.
82. Les travaux d’exécution réalisés au cours de 2015, sans la supervision de LGL S.A.
représentent un montant global de 6 037 065,00 USD. À titre d’information, le montant accordé
par l’avenant 1 signé le 26 février 2015 était de 4 914 364,38 USD. (81%)
83. La Cour s’interroge sur la gestion de ce projet par le MTPTC. Celui-ci aurait dû contraindre
LGL S.A. à continuer la supervision puisqu’il restait des fonds d’environ 616 970,00 USD pour
le faire.
84. Ce manque de supervision a eu des conséquences sur la mise en œuvre de ce projet. Nombre
de cas montrent que la mise en œuvre de ce projet n’avait pas été réalisé avec un souci
d’économie. Par exemple, la Cour a constaté qu’à la fin de l’échéance initiale de 18 mois,
certains coûts notamment ceux de terrassement ont augmenté de 213%, ceux du Drainageassainissement de 141% et ceux de la signalisation de 20% par rapport aux coûts estimés dans
la proposition.
85. Pour la Cour, toutes ces irrégularités ont causé des préjudices au projet et la communauté
86. De même, lors de ses travaux, la Cour a identifié des irrégularités au cadre règlementaire
et aux bonnes pratiques de gestion. En effet, comme l’indique le tableau ci-après, l’ensemble
des résolutions adoptées pour supporter l’exécution et la supervision de la construction du
Viaduc de Delmas totalisent un montant de 23 303 706,56 USD. Or, les contrats d’exécution et
de supervision octroyés par le MTPTC totalisent respectivement 16 588 378,51 USD et 2 796
725,00 USD soit un montant total de 19 385 103,51 USD. Une telle façon de faire n’est pas
conforme aux bonnes pratiques de gestion des projets, car cette pratique du MTPTC démontre
que le ministère n’a pas fait une estimation sérieuse des coûts pour obtenir le juste prix.
53
54
Tableau 2.2.C : Budget autorisé pour financer le projet de construction
du Viaduc Delmas-Nazon
Dates
2012-12-21
2012-12-27
2013-01-03
2013-12-11
2015-02-26
2015-04-15
2015-07-22
2016-01-06
2016-09-28
Résolutions
8 000 000,00 $
3 900 695,27 $
5 969 416,97 $
4 740 243,00 $
152 096,32 $
541 255,00 $
23 303 706,56 $
Cumulatif
Contrat et Avenant Contrat de supervision
8 000 000,00 $
16 588 378,51 $
2 796 725,00 $
11 900 695,27 $
4 914 364,38 $
17 870 112,24 $
4 740 243,00 $
4 892 339,32 $
5 433 594,32 $
21 502 742,89 $
2 796 725,00 $
21 069 426,80 $
2 179 755,00 $
Coûts réels
433 316,09 $
616 970,00 $
Solde restant
87. Le même constat s’applique lors de l’octroi de l’avenant 1. En se basant sur la chronologie
des dates d’adoption des résolutions et l’autorisation de l’avenant 1, les engagements du
MTPTC vis-à-vis des deux firmes totalisent 24 299 467,89 USD.
88. Ainsi, en se basant sur les décomptes progressifs relatifs à l’exécution, le projet a été réalisé
sur une période de 26 mois au lieu des 23 mois prévus comme délai contractuel. (Délai contrat
et avenant 1). À cette période (26 mois) le degré de réalisation du projet avait atteint 98%% du
budget soit 21 069 426,80 USD dégageant un solde positif de 433 316,09 USD.
89. L’arrêt de la supervision, en dépit du fait que le projet n’est pas terminé, a laissé un solde
positif 616 970 USD. Cependant, le contrat de supervision concernait la construction du Viaduc
Delmas et celui du Viaduc du carrefour (Marine Haïtienne) pour un montant de 2 796 725,00
USD.
90. La proposition de LGL S.A pour la supervision des travaux des 2 projets ne séparait
distinctement les sommes allouées à la supervision de chacun d’eux. Le contrat indiquait un
montant de 2 796 725 USD, soit 2 131 800 USD pour les honoraires et 664 925,00 USD pour
les frais remboursables.
91. Il est généralement reconnu dans les saines pratiques de gestion de projets que la
supervision des travaux représente environ 5 % du coût de réalisation, soit dans cas du Viaduc
Delmas, un montant de 1 075 137 USD excluant les frais remboursables et qui tient compte du
contrat initial (829 418 USD) et de l’avenant
(245 718 USD).
54
55
92. Pour la saine gestion des fonds publics, le MTPTC aurait dû exiger une séparation des
montants de supervision pour chacun des projets.
93. La Cour signale que le solde de 616 970 USD laissé lors de l’arrêt des activités de
supervision correspond à environ 5% des activités de supervision (681 786 USD) des travaux
du Viaduc du Carrefour.
94. Concernant la supervision, il manque 2 factures dont une totalisant un montant de 250 640
USD, qui a été comptabilisée.
95. Bien que le projet ait été réalisé la Cour n’a pas obtenu les documents relatifs à la réception
provisoire, au cahier des déficiences s’il y a lieu et à la réception définitive.
96. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
PROJET
Projet de construction du Viaduc Delmas-Nazon
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
21-12-2012 : 8 000 000,00 $ USD
11-12-2013 : 3 900 695,27 $ USD
15-04-2015 : 5 969 416,97 $ USD
22-07-2015 : 4 740 243,00 $ USD
06-01-2016 : 152 096,32 $ USD
28-09-2016 : 541 255,00 $ USD
Total
: 23 303 706,56 $ USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition financière et technique pour la
construction du viaduc Delmas-Nazon.
Montant du contrat : 16 588 378,41 USD
Contrat signé le 27 décembre 2012
Montant de l’avenant 1 : 4 914 364,38 USD
Avenant signé le 26 février 2015
Signataires du contrat initial et de l’avenant 1 :
- Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC (Contrat
initial et avenant 1)
- L’Entrepreneur : José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti (Contrat
initial et avenant 1)
Approuvé par
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des finances :
(Contrat initial)
- Wilson LALEAU, Ministre de l’Économie et des finances : (Avenant 1)
Visa de Nonie H. Mathieu, Présidente CSC/CA (Contrat initial)
Visa de Fritz Robert St Paul, Président CSC/CA (Avenant 1)
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission de du Certificat de réception
provisoire
Avance de démarrage : 25%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu)
sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ème jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
55
56
PROJET
Projet de construction du Viaduc Delmas-Nazon
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception provisoire
et définitive.
Contrat accordé du type «design-construction» qui implique que c’est
ESTRELLA qui est chargée de préparer les études détaillées (plans et
devis) –pour construction – sous la supervision de la firme LGL SA
Délai de réalisation des travaux initial : 18 mois
Délai de réalisation des travaux ajusté suite à l’avenant 1 : 23 mois (plus 5
mois)
Date de démarrage 23 mai 2013. Date de fin contractuelle initiale 23
novembre 2014. Date de fin révisée suite à l’avenant 1 : 23 mars 2015
Supervision des travaux confiée à : SOCIÉTÉ D’EXPERTISE ET
D’INGÉNIERIE (LGL SA)
Contrat de supervision et de contrôle des travaux : 2 796 725,00 USD
Contrat signé le 03-01-2013 par :
Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Bernard CHANCY, représentant de LGL S.A.
Approbation :
- Ministre de l’Économie et des finances : Marie Carmelle JEAN-MARIE,
ministre,
BILAN DE L’EXÉCUTION ET LA SUPERVISION DU PROJET
EXÉCUTION :
Coût de l’exécution : 21 069 426,80 USD respectant les montants adoptés par les Résolutions.
Le projet s’est réalisé en 26 mois. Sa réalisation a accusé retard de 3 mois malgré la prolongation
formelle de la part du MTPTC à la suite de l’avenant 1.
Le projet s’est terminé avec un surplus de 433 315 USD.
Certains documents comme, les factures relatives aux retenues, les lettres d’acceptation provisoire
et définitive n’ont pas été fournies par le MTPTC.
SUPERVISION :
Coût de la supervision : 2 179 755,00 USD respectant les montants adoptés par les Résolutions.
La supervision s’est échelonnée sur les années d’exécution 2013 et 2014. Cependant, elle était
inexistante durant l’année 2015 et lors de la réception provisoire. Toutefois, un rapport complet a été
produit en novembre 2014
La supervision s’est terminée avec un surplus de 616 970,00 USD.
Certaines factures n’ont pas été fournies par le MTPTC dont une de 238 107,99 USD.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
Noms, prénoms et titres
dépenses
des responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
2. José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA
Les responsables de la
3. Victor Collado, Directeur de projet ESTRELLA
firme d’exécution
4. Fernando SILVERIO, Ing. Responsable des travaux ESTRELLA
INGÉNIERIA ESTRELLA
SRL
Troisième niveau
5. Bernard CHANCY, Directeur de projet, LGL SA
Les responsables de la
6. Olivier PALMA, Chef de mission, LGL SA
firme de supervision
7. Philippe LAROUCHE, coordonnateur de projet, LGL SA
SOCIÉTÉ D’EXPERTISE
8. Brunel Joseph, ingénieur résident, LGL SA
ET D’INGÉNIERIE (LGL
9. Alfred PIARD, Directeur Travaux publics
SA)
10. Léopold LAMOUR, Chef de service de génie urbain
56
57
2.1.2. Construction du Viaduc Marine Haïtienne
97. La Cour a examiné la gestion du projet de « Construction du Viaduc Marine Haïtienne ».
Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré de manière
efficace, efficiente et économique. Au terme de ses travaux, la Cour constate que plusieurs
actions posées par le MTPTC indiquent qu’il n’a pas mis en œuvre le projet en respectant les
principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques
de gestion.
Tableau 2.1.2-A : Budget autorisé pour financer le projet de
construction du Viaduc Marine Haïtienne
Résolutions
Firme
Montant Initial
d'exécution/Supervision
21 décembre 2012
11 décembre 2013
6 janvier 2016
ESTRELLA/
LGL S.A.
Affectation/
Montant Révisé
Désaffectation
4 500 000,00 $
(1 091 067,59) $
3 408 932,41 $
1 000 000,00 $
(1 000 000,00) $
-
-
1 923 076,92 $
1 923 076,92 $
$
$
98. D’abord, la réalisation de ce projet a nécessité 3 résolutions sur 3 ans pour un total de
5 332 009,33$US. L’examen de la documentation disponible relative à l’exécution et à la
supervision du projet comme les contrats octroyés, les décomptes progressifs amène la Cour à
faire des constats vis-à-vis de la gestion de projet du MTPTC qui montrent à suffisance que le
MTPTC n’a pas mis en œuvre ce projet de manière efficiente, efficace et économique.
99. D’abord, la Cour a relevé des irrégularités qui causent des préjudices au projet et à la
communauté. Par exemple, le contrat a été signé le 27 décembre 2012, l’avance à l’entrepreneur
a été transférée 3 mois après la signature du contrat. Cependant, il s’est écoulé 8 mois avant que
l’ordre de démarrage ne soit donné à l’entrepreneur pour débuter les travaux soit le 19 août
2013. L’échéance contractuelle pour ce projet est le 19 février 2015.
100. Le rapport produit par LGL S.A. daté de novembre 2014 indiquait qu’à cette date, la
conception du Viaduc du Carrefour n’est toujours pas complétée et les travaux n’ont pas encore
démarré.
101. Selon le 1er décompte progressif couvrant la période des mois d’octobre et de novembre
2015, la date présumée du début des travaux serait le mois de septembre 2014, soit un retard de
13 mois par rapport à la date officielle de début des travaux.
57
58
102. Selon les autres décomptes, l’analyse des délais démontre que l’exécution de ce projet a
été ponctuée par des longues périodes d’inactivité ou d’exécution au ralenti principalement entre
juin 2015 et avril 2016 (décompte 4) et mai 2016 et novembre 2017 (décompte 5) où, en
moyenne, les coûts mensuels des travaux indiquent respectivement 49 967 USD (DP 4) et 56
610 USD (DP 5) comme l’illustre le tableau suivant :
Tableau 2.1.2-B : Reconstitution des décomptes
No du DP
Date de
Décompte transmissio
Progressif
n au MP
Période couverte
par le DP
Nombre de mois
Montant au DP (USD)
figurant au
écoulés cumulatif
DP (1)
cumulatif
démarrage 2013-08-19 18 mois -2015-02-19 18 mois
1
2015-03-02 Oct-Nov 2014
13
2
2015-05-26 Fev-Mar 2015
4
3
2015-07-29 Avril-Mai 2015
2
4
2016-05-10 Juin 1015 -Avril 2016
11
5
2017-11-21 Mai 2016 - Nov. 2017
19
6
2018-01-09 Décembre 2017
1
7
2018-03-02 JJanvier 2018
1
8
2018-03-15 Fevrier 2018
1
Note: Inclu les retenues pour avance et de garantie
13
17
19
30
49
50
51
52
329 034 $
1 415 248 $
801 563 $
549 637 $
1 075 591 $
875 613 $
281 903 $
133 907 $
329 034 $
1 744 281 $
2 545 844 $
3 095 482 $
4 171 073 $
5 046 686 $
5 328 589 $
5 462 496 $
% budget
utilisé
/contrat
2,41%
12,79%
18,67%
22,70%
30,59%
37,01%
39,08%
40,06%
103. En février 2018, l’exécution de ce projet a accusé un retard de 52 mois et un degré
d’avancement du budget consommé par rapport au budget alloué était de 40%, soit un montant
de 5 462 589 USD par rapport au contrat accordé de 13 635 729 USD. En février 2018, le
montant payé à l’entrepreneur en incluant l’avance de démarrage (3 408 932,41 USD) totalise
6 959 554,71 USD. À cette même date, le remboursement sur l’avance et la retenue sur la
garantie montrent des montants cumulatifs respectivement de 1 638 748,77 USD et 273 124,80
USD.
104. L’exécution des travaux de construction du Viaduc du Carrefour a débuté à partir
septembre 2014 et s’est échelonnée jusqu’ en février 2018 sans aucune supervision de la firme
LGL S.A. puisque celle-ci a mis fin à ses activités en novembre 2014.
La Cour s’interroge sur la gestion de ce projet par le MTPTC. Le mandat d’exécution
accordé à ESTRELLA pour la construction du Viaduc étant du type « ConceptionExécution » fait souvent l’objet de modifications et d’imprévus majeurs. La supervision
de ce type d’exécution plus complexe était plus que nécessaire d’autant plus que la firme
LGL SA est à l’origine des études préliminaires réalisées en 2005 et ajustées en 2012.
58
59
105.
Le mandat de supervision de LGL S.A. pour l’exécution des travaux de construction du
Viaduc du Carrefour a été modifié suite au non démarrage du projet; cependant, ne dispose
d’aucune documentation de la part du MTPETC à cet effet.
106.
Le contrat d’exécution octroyé par le MTPTC totalise 13 635 729,63 USD
significativement supérieur (400%) à la résolution adoptée en le 21 décembre 2012 qui totalise
3 408 932 USD.
107. En février 2018 à l’arrêt de l’exécution du projet, le montant consommé était de 5 462
495,87 USD en dépassement de 2.45% par rapport au montant de 5 332 008,00 USD des
résolutions adoptées en 2012 et 2019 pour la construction du viaduc du Carrefour. Cette pratique
qui n’est pas conforme aux bonnes pratiques de gestion démontre que le MTPETC est dans une
impasse budgétaire pour terminer le projet.
108. Selon le rapport produit par LGL SA, il y a eu certaines activités de validation et contrôle
des activités de ESTRELLA (lors des études détaillées et des propositions de divers documents
relatifs aux plans et devis techniques), Cependant, le fait que le contrat de supervision concerne
la construction des 2 Viaducs (Delmas et Carrefour) pour un montant de 2 796 725,00 USD, la
Cour n’a pas pu déterminer le coût de la supervision relative au viaduc du Carrefour puisque la
facturation du suivi de la supervision concernait les 2 projets et ne donnait pas d’indication par
rapport à chacun d’eux.
109. Pour la saine gestion des fonds publics, le MTPTC aurait dû exiger une séparation des
montants de supervision pour chacun des projets.
110. La Cour signale que le solde de 616 970 USD laissé lors de l’arrêt des activités de
supervision correspond à environ 5% des activités de supervision (681 786 USD) des travaux
du Viaduc du Carrefour. La Cour s’interroge sur les capacités du MTPTC au niveau de sa
planification des projets et de leur financement.
111. Ci-après, la fiche synthèse des principales constatations réalisées par la Cour lors de
l’analyse de ce projet.
NOM DU PROJET
Construction du Viaduc du Carrefour (Marine Haïtienne)
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
21-12-2012 : 3 408 932,41 $ USD
06-01-2016 : 1 923 076,92 $ USD
59
60
NOM DU PROJET
Construction du Viaduc du Carrefour (Marine Haïtienne)
Note : Seuls les montants
révisés sont présentés.
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Total
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission de du Certificat de
réception provisoire
Avance de démarrage : 25%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le
revenu) sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ème
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier
des techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Contrat accordé est du type «design-construction» qui implique que
c’est ESTRELLA qui est chargée de préparer les études détaillées
(plans et devis) –pour construction – sous la supervision de la firme
LGL SA
Délai de réalisation des travaux : 18 mois
Date de démarrage 19 août 2013
Date de fin contractuelle 19 février 2015
Supervision des travaux confiée à : SOCIÉTÉ D’EXPERTISE ET
D’INGÉNIERIE (LGL SA)
Contrat de supervision et de contrôle des travaux – Les détails du contrat
sont les mêmes que le contrat de supervision du Viaduc Delmas soit :
2 796 725,00 USD tel que signé le 03-01-2013.
Note : il s’agit d’un montant global pour la supervision de la
construction des deux projets (Viaduc Delmas et Viaduc du Carrefour)
EXÉCUTION DES TRAVAUX
: 5 332 009,33 $ USD
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition financière et technique pour la
construction du viaduc du Carrefour (Marine Haïtienne)
Montant du contrat : 13 635 729,63 USD
Contrat signé le 27 décembre 2012 par :
- Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
- L’Entrepreneur : José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
Approuvé par
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des
finances :
- Noni H. Mathieu, Présidente CSC/CA (Contrat initial et avenant 1)
BILAN DE L’EXÉCUTION ET LA SUPERVISION DU PROJET
EXÉCUTION :
Les travaux de réalisation ont été arrêtés
Coût au moment de l’arrêt des travaux: 5 462 495,87 USD en dépassement de l’enveloppe de 5 332 009,33
USD accordée par les 2 résolutions. Le degré d’avancement des travaux était alors de 40%.
SUPERVISION :
Le MTPTC a prévu une supervision par LGL S.A. pour ce projet, celle-ci a mis à son contrat avant le début
de travaux du Viaduc. Il n’y a pas eu tout simplement de supervision.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
Noms, prénoms et titres des
dépenses
responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
2. José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA
Les responsables de la firme
3. Victor Collado, Directeur de projet ESTRELLA
d’exécution
INGÉNIERIA ESTRELLA SRL
Troisième niveau
4. Bernard CHANCY, représentant LGL SA
5. Bernard CHANCY, Directeur de projet, LGL SA
60
61
NOM DU PROJET
Construction du Viaduc du Carrefour (Marine Haïtienne)
Les responsables de la firme
de supervision
SOCIÉTÉ D’EXPERTISE ET
D’INGÉNIERIE (LGL SA)
6.
7.
8.
Olivier PALMA, Chef de mission, LGL SA
Alfred PIARD, Directeur Travaux publics
Léopold LAMOUR, Chef de service de génie urbain
2.1.3. Travaux de réhabilitation et de réparation des rues
(Pétion-Ville)
112. La Cour a examiné la gestion de ce projet. Il apparaît que plusieurs actions posées par le
MTPTC ne lui ont pas permis de le réaliser de manière efficiente, efficace et économique. La
Cour a relevé dans la gestion de ce projet des irrégularités dues au manque de rigueur du
MTPTC.
Tableau 2.1.3.A : Budget autorisé pour financer les travaux de
réhabilitation et de réparations des rues
(Pétion-Ville)
Résolutions
22 juillet 2015
Firme
d'exécution/Supervision
V&F
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
3 600 000,00 $
(124 452,41) $
Montant Révisé
3 475 547,59 $
113. La Cour a décelé diverses irrégularités dans la gestion de ce projet qui montrent à suffisance
que le MTPTC ne l’a pas mis en œuvre de manière efficiente, efficace et économique.
114. L’examen de la documentation disponible relative à l’exécution et à la supervision du projet
comme les contrats octroyés, les décomptes progressifs amène la Cour à faire des constats visà-vis de la gestion de projet du MTPTC qui montrent à suffisance que le MTPTC n’a pas mis
en œuvre ce projet de manière efficiente, efficace et économique.
115. La résolution pour le financement de ce projet a été adoptée le 22 juillet 2015 pour un
montant de 3 475 547,59 USD. Ce marché a été conclu le 27 décembre 2012 pour un montant
initial de 9 873 472,93 USD et par la suite un avenant #1 a été signé le 17 mars 2014 pour un
montant additionnel de 2 869 225,35 USD.
116. La conclusion de ce contrat et de son avenant se sont produits antérieurement à la
résolution pour le financement de ce projet adoptée le 22 juillet 2015. Ce qui met le MTPTC en
61
62
infraction réglementaire par rapport au financement à travers l’engagement de l’État sans
autorisation préalable.
117. Les engagements pris dans ce projet par le MTPTC totalisaient 12 742 698,28 USD au 17
mars 2017. La résolution adoptée ne couvrira pas les engagements du Gouvernement. Il y a lieu
de s’interroger sur ce mode de gestion des finances publiques tant au sein du MTPTC qu’au
sein du Ministère des Finances.
118. La facturation relative à l’avance de démarrage étant absente des documents de ce projet,
la Cour n’a pas pu retracer sa réception par l’entrepreneur. Cependant, des retenues sur l’avance
de démarrage ont débuté à partir de la deuxième facture. L’audit confirme qu’a été décaissée
une somme totalisant 3 185 674,59 USD qui représente 25% de l’avance réglementaire sur les
montants du contrat et de l’avenant #1. L’absence de documentation concernant l’auteur de
l’encaissement effectif ne permet de confirmer si c’est l’entreprise exécutante ou une autre entité
qui a encaissé le chèque émis.
119. Selon les décomptes progressifs, le coût d’exécution des travaux de réhabilitation s’élève
à 12 741 705 USD soit environ la totalité du coût du contrat et de l’avenant #1 (99’99%). La
réception provisoire a eu lieu le 2 février 2016; cependant, le MTPTC n’a pas fourni la
documentation relative à la réception provisoire, au cahier des déficiences s’il y lieu ainsi qu’à
la réception définitive.
120. En raison de l’absence d’un document relatif à l’ordre de démarrage des travaux et de
l’absence d’informations relative à la période couverte par les travaux de la première facture, la
Cour estime que le délai de réalisation complète des travaux est de 24 mois, soit 12 mois de
retard.
121. L’analyse des dépenses cumulatives montre les besoins additionnels en fonds pour la
continuité des travaux correspondant à l’avenant #1 – tableau 2.1.3.A suivant.
Tableau 2.1.3.B : Valeur des travaux correspondant à l’avenant 1
Montant
Montant initial du contrat à exécuter
9 873 472,93 $
Montant cumulatif des dépenses au moment d'autoriser l'avenant #1
9 432 710,02 $
Solde restant du contrat initial au moment d'autoriser l'avenant #1
Montant cumulatif des dépenses à la fin d'exécution des travaux (99,99%)
440 762,91 $
12 741 705,11 $
62
63
Montant additionnel pour la terminaison avant l'avenant # 1
2 868 232,18 $
122. L’analyse des fonds additionnels de l’avenant #1 a permis d’identifier son utilisation dans
le cadre des travaux prévus supplémentaires – tableau Y suivants :
Tableau 2.1.3.C : Paiements des travaux correspondant à l’avenant 1
Factures
Avenant #1
Paiement
Contrôle qualité - LNBTP
379 748,97 $
#2,#5
109 537,42 $
Supervision MTPETC
125 000,00 $
#5,#7
125 000,00 $
Réparation de tuyaux
80 000,00 $
#4,#5
80 000,00 $
Études de drainage
75 000,00 $
#4,#7
700 000,00 $
700 000,00 $
Etudes plan de transport et aménagements
S/total
Marge estimée non documentée
1 359 748,97 $
1 014 537,42 $
1 509 476,38 $
Marge non utilisée et non documentée
1 413 925,02 $
Solde restant du contrat initial
440 762,91 $
Total
1 869 225,35 $
2 869 225,35 $
123. La Cour s’interroge sur l’absence de documentation supportant environ 1 413 925,02 USD
dépensés ainsi que sur la non-réalisation des études de drainage prévues et la surestimation des
activités de contrôle de qualité. La CSC/CA a aussi identifié d’autres irrégularités au cadre
règlementaire et aux bonnes pratiques de gestion. Par exemple, la Cour n’a pas retracé la
résolution formellement adoptée lors de l’attribution du contrat et de son avenant #1.
124. La Cour souligne que la supervision et le contrôle de la qualité étaient assurés par le
Laboratoire National du Bâtiment et des Tavaux Publics. Cette prestation au montant de 504
748,97 USD a été provisionnée lors de l’autorisation de l’avenant 1 du 17 mars 2014.
Cependant, lors de l’analyse des coûts réels, la Cour a obtenu un montant de 234 537,42 USD.
Ce montant selon les cahiers des clauses administratives est payé par l’entreprise exécutante.
125. Enfin, des irrégularités de nature administrative ont aussi été constatées. Par exemple, la
Cour n’a pas été en mesure de confirmer si le retard des travaux est imputable à l’entrepreneur.
Dans l’affirmative, le MTPTC aurait dû appliquer les pénalités prévues.
126. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour en lien avec ce projet.
63
64
NOM DU PROJET
Travaux de réhabilitation et de réparation des rues (Pétion-Ville)
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
22-07-2015 : 3 475 547,59 USD
Note : Seuls les montants
révisés sont présentés.
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Sollicitation pour une proposition financière pour la réhabilitation et
réparation des rues à Pétion-Ville (10 kilomètres).
Montant du contrat : 9 973 472,93 USD
Contrat signé le 27 décembre 2012
Montant de l’avenant 1 : 2 869 225,35 USD
Avenant signé le 17 mars 2014
Signataires du contrat initial et de l’avenant 1 :
- Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTC (Contrat
initial et avenant 1)
- L’Entrepreneur : José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
(Contrat initial et avenant 1)
Approuvé par Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et
des finances :
(Contrat initial). Pas d’approbation de l’avenant 1 (aucune signature)
Visa de Nonie H. Mathieu, Présidente CSC/CA (Contrat initial et
avenant 1)
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission de du Certificat de
réception provisoire
Avance de démarrage : 25%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le
revenu) sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ème
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier
des techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 12 mois
Décomptes Mensuels
La supervision et le contrôle de la qualité sont confiés au LNBTP du
MTPTEC
BILAN DU PROJET
Le contrat et l’avenant pour l’exécution des totalisant un montant de 12 742 689,28 USD ont été autorisés
sans l’appui formel d’une résolution.
Le coût des travaux de réhabilitation s’est élevé à 12 741 705,50 USD
Le délai de réalisation effectif s’établi à 24 mois soit 12 mois de retard sur le délai contractuel de 12 mois.
La gestion administrative ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes
pratiques de gestion.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
64
65
NOM DU PROJET
Travaux de réhabilitation et de réparation des rues (Pétion-Ville)
1.
Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre, Ordonnateur principal
des dépenses
Deuxième niveau
1.
José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA à titre de directeur
de projet
César BONILLA, ESTRELLA INGÉNIERIA ESTRELLA SRL
Troisième niveau
1.
2.
Alfred PIARD, Directeur Travaux publics
Wisler DYROGENE
2.1.4. Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe
Carefour Joffre - Port-de-Paix
127. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest
(axe Carefour Joffre - Port-de-Paix ». Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la
gestion de ce projet l’ont géré de manière efficace, efficience et économique. Au terme de ses
travaux, la Cour constate que plusieurs actions posées par le MTPTC ne lui ont pas permis de
mettre en œuvre le projet en respectant ces principes ainsi que ceux en lien avec les saines
pratiques de gestion.
Tableau 2.1.4.A : Budget autorisé pour financer la construction
de 15 ponts dans le Nord-Ouest
Projets
Résolutions
Construction de 15 ponts
dans le Nord-Ouest (axe
Carefour Joffre - Port-dePaix
11 février 2010
Firme
d'exécution/Sup
ervision
OECC
GMA
COCIMAR
CONSTRUCTIO
N CARAIBES
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
Montant
Révisé
22 101 938,00$
(1 618 748,40)$ 20 483 189,60$
128. Dans le cadre de la planification de la construction des 15 ponts ou ouvrages d’art, le
MTPTC a procédé aux actions suivantes :
Réalisation d’une étude d’avant-projets de plusieurs ouvrages d’art en vue de
documenter les cahiers des charges lors des appels d’offres et d’encadrer leur
construction à travers les plans et devis à produire par les soumissionnaires;
65
66
Signature d’un accord cadre de collaboration avec le Laboratoire National du Bâtiment
et des Travaux Publics (LNBTP) pour le contrôle de qualité lors de l’exécution des
travaux;
Établissement d’une provision pour les expropriations au besoin.
129. Le MTPETC a établi la liste des documents obligatoires que les soumissionnaires doivent
obtenir ou fournir afin que leur proposition soit bien documentée, conforme et recevable :
Avant-projets sommaires soumis par le Maitre d’ouvrage (MTPETC);
Proposition financière de l’entrepreneur;
Devis estimatif et bordereau des prix;
Document présentant les détails des prix;
Obtention des documents par le soumissionnaire : Cahiers des conditions
administratives générales et particulières, Cahier des clauses techniques particulières;
Document de référence à être utilisé – Techniques des spécifications standards pour la
construction des routes et ponts.
130. De plus, le MTPTC a pris la décision de partager les 15 ouvrages d’art à réaliser en 4 Lots
distincts en vue de lancer l’appel d’offres en se donnant comme règle d’octroyer l’exécution
d’un LOT par soumissionnaire même s’ils pouvaient soumissionner sur plusieurs lots, donc une
seule et unique firme par LOT sans possibilité de cumuler plusieurs LOTS simultanément.
Tableau 2.1.4.B : Liste de lots mis en place pour la construction
de 15 ponts dans le Nord-Ouest
Lots
LOT 1
ériger 4 ouvrages d’art aux lieux suivants
Lieu
1) Dlo Blanc
2) Parisse
3) Rivière Blanche
4) Rivière Négresse
LOT 2
concernant la construction de 3 ouvrages aux lieux suivants
5) Ravine La Boulet
6) Rivière Champagne 1
7) Rivière Champagne 2
8) Ravine Roches Contrées 1
66
67
LOT 3
concernant la construction de 3 ouvrages aux lieux suivants :
9) Ravine Roche Contrée 2
LOT 4
concernant la construction de 6 ouvrages aux lieux suivants
11) Ravine Nan Rosier
10) Ravine Deux Garçons
12) Ravine Léo
13) Ravine fleur en Ville
14) Rivière Moreau
15) Source Olivia
16) Ravine Dalmari
131. La Cour présente ci-après ses constatations par rapport à la mise en œuvre des actions et
les mesures préliminaires avant la mise en œuvre des 4 lots.
Résultats des travaux de la CSCCA sur les actions préliminaires
132. Les documents mis à la disposition de la Cour lui ont permis de constater que ces actions
préliminaires ont engendré des dépenses de 296,009.41 $ USD. Le tableau ci-après présente les
montants d’argent dédiés aux actions posées par le MTPTC pour la construction des 15 ponts.
Tableau 2.1.4.C : Liste de lots mis en place pour la construction
de 15 ponts dans le Nord-Ouest
Contrats
Étude d’avant-projet sommaire de plusieurs
ouvrages d’art
Accord cadre de collaboration avec le
LNBTP
Provision pour expropriation
Total
1
Avenants
Montant
($USD)
Date
Montant
($USD)
Date
76,958.48
01/01/2010
26,572.59
01/05/2010
164,981.30
18/03/2013
27,497.04
269,436.82
Non
indiquée
-
Total
($USD)
103,531.07
164,981.30
27,497.04
26,572.59
-
296,009.41
Selon le taux de change en vigueur, le total de 296,009.41 $USD représentait HTG 12,485,249.55.
133. Le fait que le MTPTC a fait des études d’avant-projet au niveau des 15 ouvrages d’art à
construire démontre son souci de bien encadrer et baliser les propositions des entrepreneurs et
de prévenir les dépassements de coûts. Les différents responsables de ces actions avant la
réalisation des ponts sont présentés ci-après.
Responsables
Étude d’avant-projet
sommaire de
plusieurs ouvrages
d’art
Maitre d’œuvre
M. Jacques GABRIEL,
Ministre des TPETC
L’Entrepreneur
Esteram DELVA,
Représentant
ÉQUIPEMENT ET
CONSTRUCTION SA
Autres responsables
Ronald BAUDIN,
ministre Ministre de
l’Économie et des
finances :
67
68
Accord cadre de
collaboration avec
le LNBTP
Provision pour
expropriation
Jacques GABRIEL,
Ministre des TPETC :
Evelt EVEILLARD,
Directeur général
MTPETC :
Ministre des TPETC :
Jacques ROUSSEAU,
Jean Ernst SANON
MTPETC-expropriation :,
Jean Olga CARRIÈRE,
Ing.MTPETC :
Directeur général
LNBTP : Yves-Fritz
JOSEPH,
134. Il faut souligner que l’entente de collaboration avec le LNBTP de 164 981,30 USD signée
le 13 mai 2013 est assumée à même les contrats respectifs des entrepreneurs, pour les activités
de contrôle de qualité et de tests sur les matériaux. (Les cahiers des clauses administratives et
particulières prévoient leurs remboursements par les entrepreneurs).
135. Cependant la Cour s’interroge sur la date de signature de l’entente de collaboration avec le
LNBTP puisque les LOTS 1 et 2 ont été terminés vers juin 2011, le LOT 3 vers juillet 2012 et
le LOT 4 vers mai 2013 à 93%. Le LNBTP a-t-il ou non exercé un contrôle lors de l’exécution
des LOTS 1,2 et 3?
136. La supervision des LOTS 1 et 2 a pris fin vers décembre 2011.
137. La CSC/CA ne dispose pas de données sur les activités de contrôle du LNBTP notamment
lors de l’exécution des LOTS 3 et 4.
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 1
138. Le lot 1 consistait à construire 4 ouvrages aux lieux suivants pour un budget total de 6 269
00,00 USD
Dlo Blanc
Parisse
Rivière Blanche
Rivière Négresse.
139. La Cour a fait divers constats qui montrent à suffisance que le MTPTC n’a pas mis en
œuvre ce projet de manière efficiente, efficace et économique.
140. Les principales constatations en lien avec le LOT 1 sont présentées ci-après :
68
69
141. En fait d’irrégularités au cadre règlementaire et aux bonnes pratiques de gestion, l’examen
de la documentation disponible relative à l’exécution de ce projet comme le contrat octroyé et
les décomptes progressifs amène la Cour à conclure que l’exécution des travaux relatifs au LOT
1 s’est déroulée dans le respect du cadre réglementaire et selon les bonnes pratiques de saine
gestion. Il n’y a pas eu de manquements majeurs pouvant engendrer des préjudices au projet et
à la communauté.
142. La CSCCA résume comme suit l’essentiel des informations concernant le LOT 1 :
Le LOT 1 consistait à ériger 4 ouvrages d’art selon les spécifications techniques des
avant-projets fournis par le MTPETC.
Selon les règles établies par le MTPETC, l’entreprise a déposé les plans et devis qui
ont été approuvés par la firme BETA ingénieurs conseils et le Ministère avant le début
des travaux.
Les travaux ont été complétés dans le respect de l’enveloppe budgétaire du contrat
relatif à ce projet, soit 6 269 000,00 USD
Les travaux ont été complétés vers le mois de juin 2011, soit 12 mois de retard par
rapport au délai contractuel.
La réception provisoire a fait l’objet d’un rapport identifiant les déficiences à corriger
lors de la visite des ouvrages le 20 septembre 2011.
La réception définitive, selon la libération de la 2ème tranche de 50% de la retenue de
garantie, a été confirmée le 24 mai 2012.
Toute la documentation réglementaire relative au suivi des décomptes progressifs afin
de supporter les factures reçues a été produite.
143. Toutefois, la Cour n’a pas pu confirmer si des pénalités de retard ont été appliquées.
144. La Cour a aussi observé des irrégularités de nature administrative. Il s’agit par exemple, de
l’absence d’informations relatives à l’ordre de démarrage des travaux ainsi qu’à la date
d’approbation des plans et devis pour permettre d’établir le délai réel de réalisation des travaux.
145. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
69
70
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 1
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
11-02-2010 : 20 483 189,60 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés
Fonds Petro Caribe
Sollicitation par Appel d’offres d’une proposition technique et financière
pour les travaux de construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest.
Proposition retenue pour le LOT 1 concernant la construction de 4
ouvrages aux lieux suivants :
Dlo Blanc
Parisse
Rivière Blanche
Rivière Négresse.
Montant du contrat : 6 269 00,00 USD.
Contrat signé 11 février 2010 par :
- Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- L’Entrepreneur : Chung-Zen JAN, ing Directeur Représentant
OVERSEAS ENGINEERING & C (OECC)
Approuvé par :
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre
Pas de visa de CSCCA,
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission de du Certificat de
réception provisoire
Avance de démarrage : 20%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu)
sur les acomptes provisionnels.
Modalité de paiement :
10% après approbation du dossier d'exécution
35% après mobilisation et construction entres autres fondations,
piliers et muret protection des berges
15% préfabrication, mise en place des poutres et murs de front
20% construction tablier
20% construction des approches et revêtement
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ème
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis aux Cahier des clauses Administratives Générales, Particulières
et Techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Soumis au Cahier techniques des spécifications standards pour la
construction des routes et des ponts (Édition Mai 1982)
Délai de réalisation des travaux : 7 mois
Supervision des travaux confiée à BETA INGÉNIEURS CONSEILS
Contrat pour le LOT 1: 600 800,00 USD
Contrat signé le 28 septembre 2010 par :
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Jean Raoul MONTPLAISIR, Directeur BETA
INGÉNIEURS CONSEILS
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre,
Ministre
Pas visa de la CSCCA
Avenant 1 pour le LOT 1: 226 200,00 USD
Contrat signé par: pas de date:
Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Jean Raoul MONTPLAISIR, Directeur BETA
INGÉNIEURS CONSEILS
- Ministre de l’Économie et des finances : André Lemercier GEORGES,
ministre,(pas de signature)
Pas visa de la CSCCA
BILAN DU PROJET
70
71
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 1
Travaux complétés dans le respect du coût du contrat soit 6 269 000,00 USD
Délai de réalisation : 12 mois de retard par rapport au délai contractuel
Réception provisoire : PV daté du 2011-09-20.
Paiement de la retenue de garantie 50% à l’acceptation provisoire le 14 mai 2012
Paiement de la retenue de garantie 50% à l’acceptation définitive le 24 mai 2013
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques GABRIEL, ING, Ministre MTPTEC (contrat initial)
Noms, prénoms et titres des
2. Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
responsables de
dépenses (lors de l’exécution)
l'administration Centrale
Deuxième niveau
3. Chung-Zen JAN, ing, OECC
Les responsables de la
4. David CHANG, responsable de projet, OECC
firme d’exécution
5. Joel GUEVARA, OECC
OVERSEAS
ENGINEERING & C
(OECC)
Troisième niveau
6. Guichard BEAULIEU, Directeur de projet BETA INGÉNIEURS
Les responsables de la
CONSEILS
firme de supervision
7. Louis Adrien DELVA, , BETA INGÉNIEURS CONSEILS
BETA INGÉNIEURS
8. Jean Ernst GENEUS, responsable Cellule d’ouvrage d’art DDT
CONSEILS
du MTPTC
9. Kesnel CHARLES, Ing
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 2
146. La Cour a relevé diverses irrégularités dans la gestion de ce projet qui montrent à suffisance
que le MTPTC ne l’a pas mis en œuvre de manière efficiente, efficace et économique.
147. La CSCCA résume comme suit l’essentiel des informations concernant le LOT 1 :
148. Pour rappel, le LOT 2 consistait à ériger 3 ouvrages d’art (ponts) selon les spécifications
techniques des avant-projets fournis par le MTPTC aux lieux suivants:
Ravine La Boulet;
Ravine Champagne 1;
Ravine Champagne 2.
149. Selon les règles établies par le MTPTC, l’entreprise a déposé les plans et devis qui ont été
approuvés par le BETA ingénieurs conseils et le Ministère avant le début des travaux.
150. Les travaux ont été complétés dans le respect de l’enveloppe budgétaire du contrat relatif
à ce projet, soit 2 804 653,52 USD. Les travaux ont été complétés vers le mois de novembre
2011, soit 12 mois de retard par rapport au délai contractuel. Selon la facturation indiquée aux
71
72
décomptes progressifs # 13 et 14, la libération des retenues pour la réception provisoire et la
réception définitive ont été effectuées respectivement le 27 août 2012 et le 16 octobre 2012.
151. Le MTPTC n’a pas transmis à la CSCCA le rapport documentant la réception provisoire.
La documentation réglementaire relative au suivi des décomptes progressifs afin de supporter
les factures reçues a été produite. Cependant, la Cour a noté que 2 décomptes progressifs
manquaient de détails.
Le suivi de l’exécution était assuré sur une base détaillée pour chacun des ouvrages
d’art prévu dans le LOT 2. La Cour note qu’aucune pénalité de retard n’a été
appliquée. De même, elle n’a trouvé aucun document relatif à l’ordre de démarrage
des travaux ni de rapport supportant la réception provisoire.
152. Par ailleurs, dans un décompte progressif (#5 daté du 31 mai 2011) le MTPTC a omis de
soustraire les montants relatifs au remboursement pour avance de démarrage et pour la retenue
pour la garantie.
153. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 2
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
11-02-2010 : 20 483 189,60 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés.
Fonds Petro Caribe
Sollicitation par Appel d’offres d’une proposition technique et financière
pour les travaux de construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest.
Proposition retenue pour le LOT 2 concernant la construction de 3
ouvrages aux lieux suivants :
Ravine La Boulet
Rivière Champagne 1
Rivière Champagne 2
Montant du contrat : 2 804 635,00 USD.
Contrat signé 11 février 2010 par :
- Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- L’Entrepreneur : Franck ADRIEN, ing PDG de GMA
Approuvé par :
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre
Pas d’approbation de CSC/CA,
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission de du Certificat de
réception provisoire
Avance de démarrage : 20%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu)
sur les acomptes provisionnels.
Modalité de paiement :
10% après approbation du dossier d'exécution
35% après mobilisation et construction entres autres fondations,
piliers et muret protection des berges
15% préfabrication, mise en place des poutres et murs de front
72
73
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 2
20% construction tablier
20% construction des approches et revêtement
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30iem jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis aux Cahier des clauses Administratives Générales, Particulières
et Techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Soumis au Cahier techniques des spécifications standards pour la
construction des routes et des ponts (Édition Mai 1982)
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 6 mois
Supervision des travaux confiée à BETA INGÉNIEURS CONSEILS
Contrat pour le LOT 2: 555 650,00 USD
Contrat signé le 28 septembre 2010 par :
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Jean Raoul MONTPLAISIR, Directeur BETA
INGÉNIEURS CONSEILS
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre,
Ministre
Pas de visa de la CSCCA
Avenant 1 pour le LOT 2: 417 750,00 USD
Contrat signé par: pas de date:
Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Jean Raoul MONTPLAISIR, Directeur BETA
INGÉNIEURS CONSEILS
- Ministre de l’Économie et des finances : André Lemercier GEORGES,
ministre,(Pas de signature)
Pas de visa de la CSCCA
BILAN DU PROJET
Travaux complétés dans le respect du coût du contrat soit 2 804 653,52 USD
Délai de réalisation : 12 mois de retard par rapport au délai contractuel
Paiement de la retenue de garantie 50% à l’acceptation provisoire le 27 août 2012
Paiement de la retenue de garantie 50% à l’acceptation définitive le 24 octobre 2013
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques GABRIEL, ING, Ministre MTPTEC (contrat initial)
Noms, prénoms et titres des
2. Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
responsables de
dépenses (lors de l’exécution)
l'administration Centrale
Deuxième niveau
3. Franck ADRIEN, ing, PDG de GMA
Les responsables de la firme
d’exécution
GMA
Troisième niveau
4. Guichard BEAULIEU, Directeur de projet BETA INGÉNIEURS
Les responsables de la firme
CONSEILS
de supervision
5. Jean Ernst GENEUS, responsable Cellule d’ouvrage d’art DDT
BETA INGÉNIEURS
du MTPTEC
CONSEILS
6. Kesnel CHARLES, Ing
Résultats des travaux de la CSCCA sur la supervision des LOTS 1 et 2
154. La Cour a décelé diverses irrégularités dans la gestion de ce projet qui montrent à suffisance
que le MTPTC ne l’a pas mis en œuvre de manière efficiente, efficace et économique.
155. En effet, l’examen de la documentation disponible relative à la supervision de l’exécution
des LOTS 1 et 2, notamment les contrats octroyés et les décomptes progressifs amènent la Cour
73
74
à formuler certaines interrogations vis-à-vis du respect du cadre réglementaire et des saines
pratiques de gestion des fonds publics par le MTPTC. Ces manquements causent préjudice au
projet et à la communauté.
156. Le contrat accordé pour la supervision des LOTS 1 et 2 totalisait un montant global de 870
150 USD sans qu’une répartition du montant relatif à chacun des lots ne soit indiquée.
Cependant, un examen de la proposition faite par BETA Ingénieurs Conseils indiquait un
montant totalisant 1 156 450,00 USD avec une répartition de 600 000,00 USD pour le LOT 1
et 555 650,00 USD pour le LOT 2.
157. La CSC/CA s’interroge pourquoi le MTPTC a accordé le contrat de supervision pour un
montant moindre à la proposition déposée? Par la suite le MTPTC a accordé des avenants pour
de 226 200,00 USD pour le LOT 1 et 417 750,00 USD pour le LOT 2.
158. De plus, aaucune motivation n’a été présentée par MTPTC pour justifier les avenants au
contrat de supervision. De même, aucune date n’a été indiquée à l’avenant autorisant les
montants.
159. Les coûts de la supervision ont totalisé un montant de 1 595 863,75 USD soit un
dépassement de 5,4 % ou 81 763,75 USD par rapport au coût du contrat et de l’avenant de 1
514 100,00 USD.
160. Lors du remboursement de la retenue pour garantie, le MTPTC a payé 12 617,50 USD de
plus par rapport à une retenue effective selon les décomptes progressifs de 56 125,00 USD.
161. La Cour a également identifié des irrégularités au cadre règlementaire et aux bonnes
pratiques de gestion. En effet, l’examen détaillé des décomptes progressifs révèle que ces
derniers présentent une facturation globale pour les 2 lots. Le MTPTC aurait dû exiger une
facturation de la supervision distincte pour chacun des lots.
162. Quant aux travaux de supervision, ils ont été complétés vers le mois de décembre 2011,
soit 8 mois de retard par rapport au délai contractuel. Toutefois, la supervision est tributaire des
délais d’exécution des travaux de construction.
163. À noter que le MTPTC n’a pas transmis à la CSC/CA le rapport documentant la réception
provisoire, ni la réception pour la supervision du LOT 2. La Cour n’a pas pu également rentrer
en possession des certains documents cruciaux suivants :
74
75
L’ordre de démarrage des travaux.
Le rapport support la réception définitive pour le LOT 1.
164. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
NOM DU PROJET
Supervision de la construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-dePaix) – LOT 1 et LOT 2
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
11-02-2010 : 20 483 189,60 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés.
Fonds Petro Caribe
Sollicitation d’une proposition financière pour la supervision des
travaux de construction pour :
1) Le LOT 1 concernant la construction de 4 ouvrages aux lieux
suivants :
Dlo Blanc
Parisse
Rivière Blanche
Rivière Négresse.
2) le LOT 2 concernant la construction de 3 ouvrages aux lieux
suivants :
Ravine La Boulet
Rivière Champagne 1
Rivière Champagne 2
Montant total du contrat global incluant l’avenant: 870 150,00 USD.
Signé le 28 septembre 201 par :
- Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Jean Raoul MONTPLAISIR, Directeur BETA
INGÉNIEURS CONSEILS
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre,
Ministre
Pas d’approbation de la CSCCA
Avenant 1 pour le LOT 2: 417 750,00 USD
Avenant 1 pour le LOT 1: 226 200,00 USD
Contrat signé par: Pas de date:
Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Jean Raoul MONTPLAISIR, Directeur BETA
INGÉNIEURS CONSEILS
- Ministre de l’Économie et des finances : André Lemercier GEORGES,
ministre, (Pas de signature)
Pas de visa la CSCCA
La Supervision des travaux confiée à BETA INGÉNIEURS CONSEILS
dans le cadre des 2 projets inclue :
Validation lors de l’émission de du Certificat de réception provisoire et
définitive
Suivi des paiements à travers les décomptes progressifs soumis par
les entrepreneurs Overseas engineering & c (OECC) pour le LOT 1 et
GMA pour le LOT 2 selon les modalités de paiement :
10% après approbation du dossier d'exécution
35% après mobilisation et construction entres autres fondations,
piliers et muret protection des berges
15% préfabrication, mise en place des poutres et murs de front
20% construction tablier
20% construction des approches et revêtement
Avance de démarrage : 20%. Retenue de Garantie de 5%
75
76
NOM DU PROJET
Supervision de la construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-dePaix) – LOT 1 et LOT 2
EXÉCUTION DES TRAVAUX
DE SUPERVISION
Soumis aux Cahier des clauses Administratives Générales et aux
conditions spéciales et générales du contrat
Délai de réalisation des travaux : 7 mois pour le LOT 1 et 6 mois pour
le LOT 2
BILAN DU PROJET
Travaux de supervision complétés avec un dépassement de 81 763,75 USD soit 5,4% par rapport au
montant global autorisé de 1 514 100,00 USD (contrat et avenants pour les LOTS 1 et 2)
Délai de réalisation : 8 mois de retard par rapport au délai contractuel; cependant, la supervision est liée
au délai d’exécution des travaux.
Selon le décompte progressif daté du 13 septembre 2012, paiement de 100% de la retenue de garantie
avec un excédent de 12 617,50 USD
Pas de rapport de réception provisoire dans le cas du LOT 2.
Pas de séparation des dépenses de supervision par LOT.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1) Jacques GABRIEL, ING, Ministre MTPTEC (contrat initial)
Noms, prénoms et titres des
2) Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre, Ordonnateur principal
responsables de
des dépenses (lors de l’exécution)
l'administration Centrale
Deuxième niveau
3) Chung-Zen JAN, ing, OECC
Les responsables de la firme
4) David CHANG, responsable de projet, OECC
d’exécution
5) Joël GUEVARA, OECC
OVERSEAS ENGINEERING &
C (OECC)
GMA
6) Franck ADRIEN, ing, PDG de GMA
Troisième niveau
Les responsables de la firme
de supervision
BETA INGÉNIEURS
CONSEILS
7)
Guichard BEAULIEU, Directeur de projet BETA INGÉNIEURS
CONSEILS (2 projets : OECC et GMA)
8) Louis Adrien DELVA, , BETA INGÉNIEURS CONSEILS
(projet relatif à OECC)
9) Jean Ernst GENEUS, responsable Cellule d’ouvrage d’art
DDT du MTPTEC
10) Kesnel CHARLES, Ing
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 3
165. La Cour a décelé diverses irrégularités dans la gestion de ce projet qui montrent à suffisance
que le MTPTC ne l’a pas mis en œuvre de manière efficiente, efficace et économique.
166. Pour rappel, le LOT 3 consistait à ériger 6 ouvrages d’art (ponts) selon les spécifications
techniques des avant-projets fournit par le MTPTC au lieux suivants:
Ravine Roches Contrées 1;
Ravine Roches Contrées 2;
Ravine Deux Garçons.
76
77
167. D’abord, l’examen de la documentation disponible relative à l’exécution du LOT 3 comme
le contrat octroyé, les décomptes progressifs, le rapport final produit par la firme de supervision
amène la Cour à conclure que l’exécution des travaux relatifs au LOT 3 a été ponctuée de retards
significatifs qui se sont traduits par des pénalités de retards et contractuels.
168. Selon les règles établies par le MTPTC, l’entreprise COSIMAR a déposé les plans et devis
ou dossier d’études techniques qui ont été approuvés par BEJV Metric Engineering et le
Ministère avant le début des travaux.
169. Le contrat d’un montant initial de 3 531 080,00 USD a été accordé par le MTPTC, le 11
février 2010. Bien que avisée à plusieurs reprises par le MTPTC pour mettre tous les moyens
en œuvre, à savoir des efforts suffisants et une cadence d’exécution soutenue, l’entreprise
COSIMAR n’a pas pu rattraper les retards répétitifs encourus dans ce projet.
170. Par ailleurs, à partir de l’ordre de démarrage des travaux donné le 23 juin 2010, La Cour
constate que les travaux ont été complétés avec un retard de 21 mois, par rapport aux 6 mois
prévus dans le contrat.
171. Le MTPETC a appliqué les pénalités de retard d’un montant de 35 310,81 USD vers le
mois de mai 2012 où selon les décomptes progressifs le retard cumulé se situait à 23 mois soit
18 mois de retard par rapport aux 6 mois prévus au contrat. Le mode de calcul de la pénalité
quotidienne pour retard d’exécution des travaux (Article XII du contrat des travaux) est le
suivant :
1/3000ème du montant du marché au premier trentième jour de retard; et
1/1000ème du montant du marché au-delà du trentième jour de retard
Le montant maximum des pénalités ne doit pas dépasser 10% du montant du marché.
172. L’application de l’Article XII en tenant compte du retard cumulé de 18 mois fait que le
montant de la pénalité qui aurait dû être appliquée par le MTPTC à COSIMAR serait de
317 797,28 USD comme l’indique le tableau suivant :
77
78
Tableau 2.1.4.D : Estimation de montants de pénalités
Application de l'Article XII au contrat d'exécution du LOT 3
Montant du contrat à exécuter (marché)
3 531 080,85 $
Montant maximum des pénalités (10%) du marché selon Article XII
353 108,09 $
Montant de la pénalité pour les trente premiers jours (1/3000 x 3 353
080,85 USD x30 jours)=35 310,81 USD
35 310,81 $
Montant de la pénalité au-delà des trente premier jours (353 108,09
USD - 35 310,81 USD) = 317 797,28 USD
317 797,28 $
173. D’ailleurs la firme BEJV Metric Engineering chargée de la supervision de l’exécution des
travaux a recommandé au MTPTC dans une correspondance transmise en août 2012 d’appliquer
la pénalité maximale prévue restante. Cependant, la CSCCA ne peut confirmer si le montant de
317 797,28 USD a été effectivement appliqué.
174. Le MTPTC a également appliqué des pénalités pour manquement aux obligations
contractuelles de 75 000,00 USD puisque le contrat stipulait que pour chaque pont prévu au
LOT 3, un montant de 25 000 USD est prévu pour «Installation, équipement et entretien des
bureaux pour la Mission de contrôle». Jusqu’au 31 juillet 2012, aucun bureau n’a été mis en
place à cet effet.
175. Le coût réel des travaux d’exécution du LOT 3 est de 3 531 080,79 USD respectant ainsi
le montant du contrat octroyé.
176. Avec la déduction des pénalités de retard (35 310,81 USD) de contractuelles (110 310,81
USD) récupérées par le MTPTC, le coût d’exécution du LOT 3 est réduit à 3 420 769,98 USD.
177. Le coût d’exécution des travaux du LOT 3 aurait dû être de 3 102 972,70 USD en
conformité avec l’application de l’Article XII concernant les retards.
178. Conformément aux clauses administratives, la CSCCA confirme que le MTPTC a
remboursé la retenue pour la garantie d’exécution en deux versements de 88 277,15 USD
respectivement le 30 mai 2013 et le 15 juillet 2013 pour un montant total de 176 554,30 USD
alors que le certificat de réception définitive a été obtenu vers le 1er octobre 2018. La CSCCA
s’interroge sur le paiement hâtif de la deuxième tranche de la garantie.
179. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
78
79
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 3
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
11-02-2010 : 20 483 189,60 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés.
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation par Appel d’offres d’une proposition technique et financière
CONTRATS
pour les travaux de construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest.
Proposition retenue pour le LOT 3 concernant la construction de 3
ouvrages aux lieux suivants :
Ravine Roches Contrées I
Ravine Roches Contrées II
Ravine Deux Garçons
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Premier niveau
Montant du contrat 3 531 080,00 USD.
Contrat signé 11 février 2010 par :
- Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- L’Entrepreneur : Anel POLINICE, ing PDG de COCIMAR
Approuvé par :
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre
Pas d’approbation de CSCCA,
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission de du Certificat de
réception provisoire
Avance de démarrage : 20%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le
revenu) sur les acomptes provisionnels.
Modalité de paiement :
10% après approbation du dossier d'exécution
35% après mobilisation et construction entres autres fondations,
piliers et muret protection des berges
15% préfabrication, mise en place des poutres et murs de front
20% construction tablier
20% construction des approches et revêtement
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30iem
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis aux Cahier des clauses Administratives Générales,
Particulières et Techniques relatives aux retenues et aux certificats de
réception provisoire et définitive.
Soumis au Cahier techniques des spécifications standards pour la
construction des routes et des ponts (Édition Mai 1982)
Délai de réalisation des travaux : 7 mois
Supervision des travaux confiée à BEJV-METRIC Engineering
Contrat pour le LOT 3: 310 776,72 USD
Contrat signé le 28 septembre 2010 par :
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Caros DUART, ing, PDG de BEJV- METRIC
Engineering
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN Ministre
Pas de visa de la CSC/CA
Avenant 1 global pour le LOT 3 et 4: 179 493,10 USD
Contrat signé par: pas de date:
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
- Le Consultant : Caros DUART, ing, PDG de BEJV- METRIC
Engineering
- Ministre de l’Économie et des finances : Marie Carmelle JEAN-MARIE
Pas de visa de la CSCCA
RESPONSABILITÉS
1. Jacques GABRIEL, ING, Ministre MTPTEC (contrat initial)
79
80
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 3
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
Les responsables de la firme
d’exécution
COCIMAR
Troisième niveau
Les responsables de la firme
de supervision
BEJV- METRIC Engineering
2.
Jacques Rousseau, Ministre des TPTC
3.
4.
Anel POLINICE, ing, PDG de COCIMAR
Pablo PENZO,ing. COCIMAR
5.
6.
Caros DUART, ing, PDG de BEJV- METRIC Engineering
Jocelyn CLERJUSTE chef de mission, BEJV- METRIC
Engineering
Frantz, Duroseau Ing MTPTC
7.
Résultats des travaux de la CSCCA sur la mise en œuvre du LOT 4
180. La Cour a décelé diverses irrégularités dans la gestion de ce projet qui montrent à suffisance
que le MTPTC ne l’a pas mis en œuvre de manière efficiente, efficace et économique.
181. Le LOT 4 consistait à ériger 6 ouvrages d’art (ponts) selon les spécifications techniques
des avant-projets fournis par le MTPTC aux lieux suivants:
Ravine Nan Rosier;
Ravine Léo;
Ravine Fleur en ville;
Rivière Moreau
Source Olivia;
Ravine Dalmani;
182. L’examen de la documentation disponible relative à l’exécution du LOT 4 comme le
contrat octroyé, les décomptes progressifs, le rapport final produit par la firme de supervision
amène la Cour à conclure que l’exécution des travaux relatifs au LOT 4 a été ponctuée de retards
significatifs qui étaient hors de contrôle de l’entrepreneur et de travaux additionnels afin de
pallier les difficultés physiques du terrain où les ouvrages d’art devaient être érigés.
182. À partir de l’ordre de démarrage des travaux donné le 30 juin 2010, en fonction des
décomptes progressifs, le degré d’avancement de l’exécution des travaux était de 84 % (23
septembre 2013) et accusait un retard de retard de 23 mois, par rapport aux 6 mois prévus dans
le contrat. À cette date, le coût des travaux d’exécution du LOT 4, a atteint un montant de 4
936 473,94 USD pour un budget global (contrat et ordre de service) de 5 879 169,41 USD
80
81
(84%). Ces délais comme le mentionne BEJV Metric Engineering chargée de la supervision de
l’exécution des travaux dans son rapport du 29 août 2012, sont hors de contrôle de
l’entrepreneur Construction Caraïbes et des extensions de délais ont été accordées par le
MTPTC.
183. Selon le rapport produit par BEJV Metric Engineering, le MTPTC a retiré un ouvrage d’art
soit le pont prévu sur la Ravine Dalmari par manque de fonds alors qu’un solde de 942 695,47
USD était disponible. La CSC/CA s’interroge sérieusement sur ce retrait non documenté par le
MTPTC.
184. Par ailleurs, le MTPTC a appliqué une pénalité pour manquement contractuel de 110 000
USD relatif à l’absence de bureau de chantier pour la mission de contrôle et de supervision.
185. D’autre part, le MTPTC a également autorisé le paiement de 61 % de la retenue pour
garantie soit 109 682,24 USD sur un montant prévu de 180 042,08 USD. La CSCCA n’a pu
disposer d’aucune information relative au décompte progressif accompagnant la facture, ni de
document relatif à la réception provisoire. L’aabsence de décomptes progressifs documentés (3)
est essentielle à la compréhension des factures émises 14 septembre 2012, 14 mai 2013 et 26
septembre 2013.
183. Enfin, la Cour a retracé des erreurs significatives dans le suivi cumulatif des décomptes
progressifs créant une confusion et incompréhension dans le contrôle du budget.
186. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 4
RÉSOLUTION ET
11-02-2010 : 20 483 189,60 USD
FINANCEMENT
Note : Seuls les montants
révisés sont présentés.
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation par Appel d’offres d’une proposition technique et financière
CONTRATS
pour les travaux de construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest.
Proposition retenue pour le LOT 4 concernant la construction de 6
ouvrages aux lieux suivants :
Ravine Nan Rosier
Ravine Léo
Ravine Fleur en ville
Rivière Moreau
Source Olivia
Ravine Dalmari
Montant du contrat 5 292 953,00 USD.
81
82
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 4
Contrat signé 11 février 2010 par:
- Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
- L’Entrepreneur : Phillipe LAUTURE, ing Directeur général
CONSTRUCTION CARAIBES
Approuvé par :
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre
Pas d’approbation de CSC/CA,
Montant de l’Ordre de service 1 : 586 216,41 USD
Signé le 5 octobre 2011 par :
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- L’Entrepreneur : Phillipe LAUTURE, ing Directeur général
CONSTRUCTION CARAIBES
Pas d’approbation par le Ministre de l’Économie et des finances
Pas de visa de la CSCCA
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission de du Certificat de
réception provisoire
Avance de démarrage : 20%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le
revenu) sur les acomptes provisionnels.
Modalité de paiement :
10% après approbation du dossier d'exécution
35% après mobilisation et construction entres autres fondations,
piliers et muret protection des berges
15% préfabrication, mise en place des poutres et murs de front
20% construction tablier
20% construction des approches et revêtement
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ème
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis aux Cahier des clauses Administratives Générales,
Particulières et Techniques relatives aux retenues et aux certificats de
réception provisoire et définitive.
Soumis au Cahier techniques des spécifications standards pour la
construction des routes et des ponts (Édition Mai 1982)
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 6 mois
Supervision des travaux confiée à BEJV-METRIC Engineering
Contrat pour le LOT 4: 586 965,49 USD
Contrat signé le 28 septembre 2010 par :
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
- Le Consultant : Caros DUART, ing, PDG de BEJV- METRIC
Engineering
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre,
Ministre
Pas de visa de la CSCCA
Avenant 1 global pour le LOT 3 et 4: 179 493,10 USD
Contrat signé par: pas de date:
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Caros DUART, ing, PDG de BEJV- METRIC
Engineering
Pas de visa de la CSCCA
BILAN DU PROJET
Travaux complétés à 83 % représentant un coût cumulatif de 4 936 473,94 USD sur un contrat incluant
l’ordre de service de 5 879 169,41 USD
Délai de réalisation : 23 mois de retard par rapport au délai contractuel
Retrait de la construction du pont prévu à la Ravine Dalmari pour des motifs budgétaires.
Aucune pénalité car le retard est hors de contrôle de CONSTRCUTION CARAÏBES
Paiement de 61% retenue de garantie sans aucune documentation.
82
83
NOM DU PROJET
Construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) – LOT 4
Réception définitive non réalisée au moment de l’Audit effectué par CSCCA (mai 2019)
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques GABRIEL, ING, Ministre MTPTEC (contrat initial)
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
2. Phillipe LAUTURE, ing, Directeur général de
Les responsables de la firme
CONSTRUCTION CARAIBES
d’exécution
CONSTRUCTION CARAIBES
Troisième niveau
3. Caros DUART, ing, PDG de BEJV- METRIC Engineering
Les responsables de la firme
4. Jocelyn CLERJUSTE chef de mission, BEJV- METRIC
de supervision
Engineering
BEJV- METRIC Engineering
5. Frantz DURESSEAU, Ing MTPTEC
6. Evelt EVEILLARD
Résultats des travaux de la CSCCA sur la supervision des travaux des LOTS 3 et 4
187. L’examen de la documentation disponible relative à la supervision de l’exécution des
LOTS 3 et 4 comme le contrat octroyé, les décomptes progressifs ainsi que le rapport de fin de
la mission de contrôle et de supervision produit par BEJV Metric Engineering amène la Cour à
formuler les conclusions suivantes.
188. D’abord, le contrat accordé le 28 septembre 2010 pour la supervision des LOTS 3 et 4
totalisait un montant global de 897 742,21 USD avec la répartition suivante : 310 776,72 USD
pour le LOT 3 qui comprend 3 ouvrages d’art et 586 965,49 USD pour le LOT 4 qui comprend
6 ouvrages d’art.
189. Un avenant #1 au montant de 179 493,10 USD a été autorisé par le MTPTC pour le contrôle
et la supervision de l’exécution des 2 LOTS ensemble, augmentant le budget global à 1 077
235,31 USD. Cependant, la date d’autorisation n’apparait pas.
190. L’avance de démarrage a été payée vers le 07 octobre 2010. BEJV Metric Engineering a
produit entre décembre 2010 et août 2012 environ 21 factures totalisant un montant de 1 273
455,93 USD soit un dépassement de 196 220,62 (18%) par rapport au montant total de 1 007
235,31 USD accordé au contrat et à l’avenant 1.
191. La CSC/CA n’a obtenu aucune explication à ce dépassement après une analyse approfondie
des décomptes progressifs.
83
84
192. Au 31 juillet 2012 la BEJV Metric Engineering a mis fin à sa mission de contrôle et de
supervision de l’exécution des LOTS 3 et 4 avec l’accord du MTPTC pour épuisement de
budget.
193. À cette date, les travaux relatifs aux LOT 3 et 4 n’étaient pas achevés. Malgré cela, le
MTPTC n’avait pas jugé bon de continuer la mission de contrôle de BEJV Metric Engineering.
194. La firme BEJV Metric Engineering a produit un rapport de fin de mission dans lequel elle
a identifié pour chacun des 2 LOTS:
l’état d’avance des travaux au niveau de chacun des ouvrages d’art;
les modifications apportées aux ouvrages d’art;
les travaux qui restent à compléter pour chacun des ouvrages d’art;
les commentaires relatifs aux délais et aux aspects financiers.
195. L’examen détaillé des décomptes progressifs révèle que ces derniers présentent une
facturation globale pour les 2 lots. Le MTPTC aurait dû exiger une facturation de la supervision
distincte pour chacun des lots.
196. La firme BEJV Metric Engineering a omis de mentionner dans son rapport final de fin de
mission en faisant le bilan financier de sa propre prestation, qu’il y a eu dépassement de 196
220,62 USD.
197. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
NOM DU PROJET
Supervision de la construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) LOT
3 et LOT 4
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
11-02-2010 : 20 483 189,60 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés.
Fonds Petro Caribe
Sollicitation d’une proposition financière pour la supervision des
travaux de construction pour :
Le LOT 3 concernant la construction de 3 ouvrages aux lieux suivants :
Ravine Roches Contrées 1
Ravine Roche Contrée 2
Ravine Deux Garçons
Le LOT 4 concernant la construction de 6 ouvrages aux lieux suivants :
Ravine Nan Rosier
Ravine Léo
Ravine fleur en Ville
Rivière Moreau
Source Olivia
Ravine Dalmari
Montant total du contrat global incluant l’avenant: 1 077 235,31 USD.
84
85
NOM DU PROJET
Supervision de la construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre – Port-de-Paix) LOT
3 et LOT 4
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
DE SUPERVISION
Répartition du montant du Contrat et de l’avenant signé 28 septembre
2011 par :
Contrat pour le LOT 3: 310 776,72 USD
Contrat pour le LOT 4: 586 965,49 USD
Avenant 1 pour le LOT 3 et 4: 179 493,10 USD
Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Caros DUARTt, ing PDG de BEJV-METRIC
Engineering
- Ministre de l’Économie et des finances : Ronald BAUDIN, ministre,
Ministre
Pas de visa de la CSCCA
La Supervision des travaux confiée à BEJV-METRIC Engineering dans
le cadre des 2 projets inclue :
Validation lors de l’émission de du Certificat de réception provisoire et
définitive
Suivi des paiements à travers les décomptes progressifs soumis par
les entrepreneurs COCIMAR) pour le LOT 3 et CONSTRUCTION
CARAIBES pour le LOT 4 selon les modalités de paiement :
10% après approbation du dossier d'exécution
35% après mobilisation et construction entres autres fondations,
piliers et muret protection des berges
15% préfabrication, mise en place des poutres et murs de front
20% construction tablier
20% construction des approches et revêtement
Avance de démarrage : 20%. Retenue de Garantie de 5%
Soumis aux Cahier des clauses Administratives Générales et aux
conditions spéciales et générales du contrat
Délai de réalisation des travaux : 7 mois pour le LOT 3 et 6 mois pour
le LOT 4
BILAN DU PROJET
Travaux de supervision complétés avec un dépassement de 196 220,62 USD soit 18,2 % par rapport au
montant global autorisé de 1 077 235,31 USD (contrat et avenants pour les LOTS 3 et 4)
BEJV Metric Engineering a mis fin à sa prestation avec l’accord du MTPETC pour des raisons
d’épuisement du budget.
Pas de séparation des dépenses de supervision par LOT.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1) Jacques GABRIEL, ING, Ministre MTPTEC (contrat initial)
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
2) Anel POLINICE, ing, PDG de COCIMAR
Les responsables de la firme
3) Pablo PENZO,ing. COCIMAR
d’exécution COCIMAR
4)
CONSTRUCTION CARAIBES
5) Phillipe LAUTURE, ing, Directeur général de
CONSTRUCTION CARAIBES
Troisième niveau
6) Caros DUART, ing, PDG de BEJV- METRIC Engineering
Les responsables de la firme
7) Jocelyn CLERJUSTE chef de mission, BEJV- METRIC
de supervision BEJV- METRIC
Engineering
Engineering
8) Frantz Duroseau, Ing MTPTEC
9) Evelt EVEILLARD (contrat COCIMAR)
85
86
Conclusion de nos travaux sur le projet de construction de 15 ponts dans le Nord-Ouest
198. D’abord, le fait que le MTPETC a fait des études d’avant-projet au niveau des 15 ouvrages
d’art à construire démontre son souci de bien encadrer et baliser les propositions des
entrepreneurs et de prévenir les dépassements de coûts.
199. De même, sa ddécision de partager la construction des ouvrages d’art en 4 lots démontre
que le MTPTC a manifesté son souci de gérer l’exécution de ce projet selon les bons principes
de gestion de projets. De plus la décision qu’aucun des entrepreneurs ne pourrait exécuter plus
qu’un lot contribue également à maximiser les capacités des entrepreneurs et à contrôler les
délais de réalisation.
200. Cependant cette décision, d’octroyer un seul et unique contrat pourrait réduire l’effet de
concurrence par rapport au prix et susciter la collusion. La notion du plus bas soumissionnaire
devient non significative. L’absence d’un rapport présentant l’analyse explicite des soumissions
ne permet pas à la CSC/CA de porter une appréciation. À titre d’exemple, si lors de l’appel
d’offres, seulement 4 entrepreneurs auraient retiré les documents de soumission, chacun est
garanti d’obtenir un contrat et le prix n’est pas représentatif du «juste prix du marché obtenu».
201. L’analyse du cadre réglementaire et du cadre financier lors de l’attribution des contrats et
par la suite, des avenants en vue de couvrir la terminaison des projets, indique, comme l’illustre
le tableau suivant, que le MTPTC a dépassé le montant de résolution adoptée pour la
construction des 15 ponts de 888 029,53 USD soit de 4,34%.
Tableau 2.1.4.E : Estimation de montants de pénalités
DATES DE
SIGNATURES
CONTRATS
Étude avant-projet
01-janv-10
76 958,48 $
Étude avant-projet
01-mai-10
26 572,59 $
Provision pour expropriation
Pas de date
27 497,04 $
Entente de collaboration LNBTP
18-mars-13
164 981,30 $
LOT 1 contrat
11-févr-10
6 269 000,00 $
LOT 2 contrat
11-févr-10
2 804 635,00 $
Supervision LOT 1 et 2 - contrat
28-sept-10
870 150,00 $
Supervision LOT 1 avenant
Pas de date
Supervision LOT 2 avenant
Pas de date
LOT 3 contrat
11-févr-10
3 531 080,00 $
LOT 4 contrat
11-févr-10
5 292 953,00 $
AVENANTS ET
AUTRES
226 200,00 $
417 750,00 $
86
87
LOT 4 Ordre de service
05-oct-11
Supervision LOT 3 contrat
28-sept-10
Supervision LOT 3 avenant
Pas de date
Supervision LOT 4 contrat
28-sept-10
586 216,41 $
310 776,72 $
179 493,10 $
586 965,49 $
Remboursement travaux de LNBTP
(164 981,30) $
Engagements (contrats et Avenants)
19 961 569,62 $
Total projet de construction 15 ponts
21 371 229,13 $
RÉSOLUTION
11-févr-10
Écart entre engagements et
résolution
1 409 659,51 $
20 483 189,60 $
888 039,53 $
4,34%
202. La résolution de financement de la construction des 15 ouvrages d’art au montant de 21
371 229,13 USD a été adoptée le 11 février 2010. Au cours de cette même année (2010), les
engagements du MTPTC à travers l’étude d’avant projets, la provision pour expropriation,
l’octroi des 4 contrats d’exécution et de 2 contrats de supervision totalisaient un montant 19 961
569,62 USD respectant ainsi le montant prévu par la résolution laissant une marge de manœuvre
de de 521 619,98 USD pour les dépenses imprévues.
203. Le MTPTC a pris également la décision de confier la supervision de l’exécution des lots
par deux (2) firmes professionnelles, soit une pour la supervision de deux lots. Le tableau
suivant présente des résultats de l’appel d’offres et l’application des règles.
Tableau 2.1.4.F : Résultats des appels d’offre (*)
Firmes exécutantes
OVERSEAS
ENGINEERING & C
(OECC)
LOT 1 = 4 ouvrages
GMA
LOT 2 = 3 ouvrages
COMINAR
LOT 3 = 4 ouvrages
CONSTRUCTION
CARAIBES
Montants des
contrats
d'exécution
Nombre et lieu des
ouvrages du Lot
Firmes de
supervision et
contrôle
Montants des
contrats de
supervision
BETA
INGÉNIEURS
CONSEILS
870 150,00 USD
Dlo Blanc
6,269,000.00 USD
Parisse
Rivière Blanche
Rivière Négresse
Ravine La Boulet
Rivière Champagne
2,804,635.00 USD 1
Rivière Champagne
2
Ravine Roches
Contrées I
Ravine Roches
3,531,080.00 USD
Contrées II
Ravine Deux
Garçons
Ravine Nan Rosier
5,292,953.00 USD
Ravine Léo
310 776,72 USD
BEJV - METRIC
ENGINEERING
586 965,49 USD
87
88
LOT 4 = 6 ouvrages
Ravine Fleur en ville
Rivière Moreau
Source Olivia
Ravine Dalmari
(*)
Note: Les montants indiqués dans le tableau concernent principalement les montants leur de l'attribution des
contrats sans les avenants potentiels
204. Cependant, la Cour s’interroge sur la date de signature de l’entente de collaboration avec
le LNBTP puisque les LOTS 1 et 2 ont été terminés vers juin 2011, le LOT 3 vers juillet 2012
et le LOT 4 vers mai 2013 à 93%. Le LNBTP a-t-il ou non exercé un contrôle lors de l’exécution
des LOTS 1,2 et 3?
205. La supervision des LOTS 1 et 2 a pris fin vers décembre 2011 tandis que la supervision
vers juillet 2012
206. En somme, toutes ces irrégularités permettent à la Cour d’affirmer que ce programme n’a
pas été mis en œuvre de façon, efficiente, efficace et économique.
2.1.5. Construction de la route Baie de l'Acul
207. La Cour a examiné la gestion du projet de « Construction de la route Baie de l’Acul ». Il
en ressort que le projet n’a pas été géré selon les règles et normes approuvées ainsi que les
principes de saine gestion.
Tableau 2.2.N : Budget autorisé pour financer la construction de
la route Baie de l'Acul-Milot
Résolutions
Firme
d'exécution/Supervisio
n
24 aout 2010
28 février 2012
11 décembre 2013
Affectation/
Désaffectation
Montant Initial
17 400 000,00 $
V&F/
LGL S.A.
6 janvier 2016
Montant Révisé
-
$
17 400 000,00 $
3 000 000,00 $
(3 000 000,00) $
1 000 000,00 $
(278 393,21) $
721 606,79 $
1 923 076,92 $
1 923 076,92 $
-
$
-
$
208. Ce projet comprenait 2 tronçons:
Tronçon de route Baie de l’Acul- Carrefour RN3
Tronçon de route Baie de l’Acul tronçon de Barrière Battant - Milo
88
89
Construction du tronçon de Route Baie de l’Acul- Carrefour RN3
Travaux de construction de la route Baie de l’Acul- Carrefour RN3
209. L’examen de la documentation disponible comme le contrat octroyé, les décomptes
progressifs, le suivi des activités de contrôle amène la Cour à conclure que l’exécution des
travaux a fait l’objet de plusieurs demandes d’extension de délai sans pour autant être terminés
au moment où la CSCCA procédé à l’audit de performance.
210. Un contrat d’un montant initial de 24 085 142,14 USD a été accordé par le MTPTC le 7
février 2011 pour la réhabilitation de 24,2 kilomètres de routes à l’entreprise V&F
CONSTRUCTION SA. La durée initiale de l’exécution a été établie initialement à 15 mois.
211. Le MTPTC a autorisé le 20 novembre 2012 un avenant #1 d’un montant 8 636 546,16 USD
pour divers travaux supplémentaires assez significatifs et un délai additionnel de 28 mois par
rapport au délai initial.
212. Ainsi, les engagements du MTPTC vis-à-vis de V&F CONSTRUCTION SA s’élèvent à
un total de 32 721 688,30 USD pour exécuter la réhabilitation de 24,2 kilomètres de route dans
un délai de 43 mois à partir de l’octroi du contrat initial. Contractuellement, ce projet devait être
terminé le 7 octobre 2015
213. La CSC/CA constate que les 3 résolutions adoptées à diverses dates soit le 24 août 2010,
le 28 février 2012 et le 6 janvier 2016 totalisant un montant de 20 044 693,71 USD sont
nettement insuffisants pour couvrir les engagements du MTPTC.
214. La CSC/CA s’interroge également sur les travaux additionnels qui ont nécessité une somme
additionnelle significative de 8 636 546,16 USD au moment où le degré d’utilisation du budget
était à 15%, le projet est à un délai de 17 mois du délai contractuel initial et un montant
disponible d’environ 13 831 401,30 USD incluant le solde restant sur l’avance de démarrage.
215. Ceci, selon la compréhension de la CSCCA, traduit que la planification et l’estimation des
besoins par le MTPTC sont déficientes et que ce dernier est prompt à avoir recours aux avenants
pour pallier ses déficiences.
216. L’analyse des 20 décomptes progressifs transmis par le MTPTC indique que le projet s’est
arrêté après 50 mois d’exécution de travaux, soit vers le mois d’avril 2015. À cette date, le
89
90
montant cumulatif facturé totalisait 18 128 187,45 USD soit 55,4% du montant du contrat et de
l’avenant #1 (32 721 688,30 USD).
217. La Cour constate aussi qu’à l’arrêt des travaux, le projet a accusé un retard de 7 mois par
rapport au délai contractuel. La CSCCA ne dispose d’aucune information indiquant si des
pénalités de retard ont été appliquées.
218. Au moment où la CSCCA procédait à l’audit de performance du projet (mars 2019), elle
ne disposait d’aucune documentation expliquant l’arrêt des travaux.
219. Bien que stipulé dans le contrat, la retenue de bonne exécution (5) n’a pas été appliquée
par le MTPTC.
220. À l’arrêt du projet, la retenue de garantie (5%) totalisait un montant de 782 694,57 USD et
le remboursement de l’avance totalisait un montant de 3 946 031,54 USD sur une avance de
démarrage de 6 544 337,66 USD (contrat et avenant #1)
221. Sur le plan des déficiences administratives, plusieurs décomptes progressifs comportent
des erreurs relatives à l’estimation des montants cumulés
222. Finalement le décompte #13 qui représente une facture de 1 910 617 USD n’a pas été fourni
par le MTPETC.
223. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
184. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Construction de la route Baie de l’Acul – Carrefour RN3
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
24-08-2010 : 17 400 000,00 USD
11-12-2013 :
721 606,79 USD
06-01-2016 : 1 923 076,92 USD
Total
: 20 044 683,71 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés.
Fonds Petro Caribe
Montant du contrat initial : 24 085 142,14 USD signé le 27 décembre
2012 avec un délai de réalisation de 15 mois;
Avenant 1 : 8 636 546,16 USD signé le 20 novembre 2012 prolongeant
le délai d’exécution de 13 mois supplémentaires
Les signataires du contrat initial et de l’avenant 1
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing, Ministre des TPTC
- l’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F Construction
SA
Approuvé par :
- Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des Finances (Contrat)
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des finances
(Avenant1)
90
91
TITRE DU PROJET
Construction de la route Baie de l’Acul – Carrefour RN3
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
-Pas d’approbation de la CSCCA
Avance de démarrage : 25%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu)
sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30iem jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception provisoire
et définitive.
Délai de réalisation des travaux en tenant des délais figurants au contrat
initial et aux avenants : 51 mois
Contrôle de la qualité assumée par le LNBTP du ministère
Supervision des travaux confiée : Société d’expertise et d’ingénierie
(LGL SA)
Contrat de supervision : 1 671 310,00 USD signé le 20 décembre 2011
Avenant 1 : 655 372,00 USD signé le 3 décembre 2012
Avenant 2 : 722 648,25 USD signé le 14 février 2014
Total pour la supervision : 3 049 330,35 USD
Signataires (contrat initial et avenants 1 et 2):
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing, Ministre des TPTC
- la firme : Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
Approuvé par :
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des finances
(sauf avenant 2)
Délai d’exécution de la supervision (tenant compte du contrat initial et
des avenants 1 et 2) : 37 mois
Avance de démarrage : 20%.
BILAN DU PROJET
Projet arrêté après 50 mois par rapport au délai contractuel de 43 mois (un retard amorcé de 7 mois).
Au moment de l’arrêt des travaux le coût cumulatif des dépenses s’élève à 18 128 187,45 USD.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Jacques GABRIEL, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Fritz LEGER, MTPETC
Deuxième niveau
Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Construction SA
Troisième niveau
Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
Fritz LEGER, MTPETC
Travaux de supervision de la construction de la route Baie de l’Acul- Carrefour RN3
224. L’examen de la documentation disponible relative à la supervision de l’exécution des
travaux de construction comme les contrats octroyés et les décomptes progressifs amène la Cour
à formuler les conclusions suivantes.
91
92
225. Le MTPTC a accordé à la SOCIÉTÉ D’EXPERTISE ET D’INGENIERIE LGL SA le 20
décembre 2011 un contrat de supervision des travaux au montant de 1 671 310 USD et ce, pour
un délai contractuel de 18 mois.
226. Le 2 décembre 2012, le MTPTC autorisait un avenant #1 au montant de 655 372,00 USD
qui inclut une extension du délai de 9 mois additionnel. Le 14 février 2014, il en autorisait un
deuxième avenant #2 de 722 648,25 USD et une extension additionnelle de 10 mois. À noter
que l’avenant no 2 et Le cumul des avenants dépassent le plafond autorisé par la loi.
227. Ainsi, les engagements du MTPTC vis-à-vis de LGL SA s’élèvent à un total de 3 049
330,25 USD pour superviser les travaux de construction de la réhabilitation de 24,2 kilomètres
de route confié à V&F CONSTRUCTION SA. Le délai contractuel de la supervision est estimé
à 37 mois pour prendre fin vers le 20 janvier 2015.
228. Les travaux de supervision ont pris fin vers le mois de mai 2014, soit après 35 mois de
prestation de services et ce dans le respect du budget prévu soit 3 049 330,05 USD.
229. Le MTPTC a procédé au remboursement de la retenue pour garantie attestant ainsi que la
supervision a répondu à ses attentes.
230. Le CSCCA remarque que les activités de supervision des travaux ont pris fin vers le mois
de mai 2014 alors que les travaux d’exécution se sont poursuivis de juin 2014 à avril 2015.
231. Le MTPTC n’a pas jugé utile de prolonger le contrat de supervision pour cette période, ce
qui amène la CSC/CA à conclure que les travaux effectués non pas fait l’objet d’un contrôle et
d’une supervision.
232. LGL SA n’a pas produit un rapport de fin de mission faisant état de l’avancement des
travaux et surtout de ceux qui restent à compléter ainsi que des déficiences s’il y a lieu.
233. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
NOM DU PROJET
Supervision de la construction de la route Baie de l’Acul – Carrefour RN3
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
24-08-2010 : 17 400 000,00 USD
Note : Seuls les montants
révisés sont présentés.
06-01-2016 : 1 923 076,92 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
11-12-2013 :
Total
721 606,79 USD
: 20 044 683,71 USD
92
93
NOM DU PROJET
Supervision de la construction de la route Baie de l’Acul – Carrefour RN3
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Contrat de supervision des travaux de construction confié à : Société
d’expertise et d’ingénierie (LGL SA)
Contrat de supervision : 1 671 310,00 USD signé le 20 décembre 2011
Avenant 1 : 655 372,00 USD signé le 3 décembre 2012 (
Avenant 2 : 722 648,25 USD signé le 14 février 2014
Total pour la supervision : 3 049 330,35 USD
Signataires (contrat initial et avenants 1 et 2):
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing, Ministre des TPTC
- la firme : Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
Approuvé par Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et
des finances (sauf avenant 2)
Visa de Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 20 %. Retenue de Garantie : 5%.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Entrepreneur exécutant : V&F CONSTRCUTION SA
Délai de réalisation des travaux de construction en tenant des délais
figurants au contrat initial et aux avenants : 43 mois
Délai d’exécution de la supervision (tenant compte du contrat initial et
des avenants 1 et 2) : 37 mois
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier
des techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Montant du contrat initial : 24 085 142,14 USD signé le 7 février 2011
avec un délai de réalisation de 15 mois;
Avenant 1 : 8 636 546,16 USD signé le 20 novembre 2012 prolongeant
le délai d’exécution de 28 mois supplémentaires
Délai d’exécution contractuel 43 mois
BILAN DU PROJET
Supervision des travaux complétée après 35 mois d’activité dans le respect du budget alloué soit
3 049 330,05 USD
LGL SA n’a pas produit de rapport de fin de mission.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1) Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre MTPETC
Deuxième niveau
2) Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Construction SA
Troisième niveau
3) Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
4) Eugène SMARANDA, chef de mission LGL SA
5) Fritz LEGER, MTPTC
93
94
Réhabilitation de la route Baie de l’Acul tronçon Barrière Battant - Milo
234. Un contrat d’un montant de 117 178 90,00 HTG a été passé le 27 décembre 2012 entre le
MTPTC et l’entreprise V&F CONSTRUCTION SA, pour la réhabilitation d’un tronçon de 2,9
kilomètres de routes entre Barrière Battant et Milot. La durée de l’exécution a été établie
initialement à 6 mois.
235. Comme le stipule le contrat, le MTPTC a procédé au versement d’un montant de 29 294
725,00 HTG comme avance de démarrage. L’analyse des 3 décomptes progressifs concernant
l’exécution de ce projet montre que les travaux ont été complétés à un coût de 114 115 301,34
HTG (97 %) et ce dans le respect du budget autorisé qui été de 117 178 90,00 HTG.
236. La CSC/CA n’a pas pu retracer les factures relatives aux remboursements des retenues de
garantie et de bonne exécution.
237. Le 12 décembre 2014, le MTPTC a accordé un avis favorable à la réception provisoire. Le
27 janvier 2016, suite aux recommandations de la commission chargée de se prononcer sur la
réception définitive, le MTPTC en a fait autant. Le certificat de réception définitive fut signé
par M. Frantz Duroseau, Ing et Directeur des transports le 22 février 2016.
238. Au moment où la CSCCA procédait à l’audit de ce projet, le MTPTC devait un montant 10
160 176,73 HTG soit:
Remboursement de 5 705 765,07 HTG pour la retenue de garantie;
Remboursement de 5 705 765,07 HTG pour la retenue de bonne exécution;
Récupération de 1 251 353,41 HTG représentant le solde restant sur l’avance de
démarrage.
239. Suite à la récupération de ce solde, le coût du projet serait de 112 863 947,93 GRD soit
96,3% du budget autorisé.
240. Le MTPTC a réservé une provision pour expropriation d’un montant de 36 303 490,00
HTG. Cependant, la CSCCA n’a reçu aucune documentation du MTPTC concernant son
utilisation, les montants impliqués et les bénéficiaires des expropriations.
241. Le MTPTC a également octroyé un contrat de supervision et de contrôle de l’exécution de
ce tronçon à LGL SA pour un montant de 6 959 625,00 HTG.
94
95
242. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Construction de la route Baie de l’Acul tronçon de Barrière Battant – Milo
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
24-08-2010 : 17 400 000,00 USD
11-12-2013 :
721 606,79 USD
06-01-2016 : 1 923 076,92 USD
Total
: 20 044 683,71 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés.
Fonds Petro Caribe
Appel d’offre sur invitation réhabilitation du tronçon Petite Rivière des
nippes et petite trou de Nippes
Montant du contrat : 117 178 900,00 HTG signé le 27 décembre
2012 avec un délai de réalisation de 6 mois;
Les signataires du contrat initial et de l’avenant 1
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing, Ministre des TPTC
- l’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F Construction
SA
Approuvé par :
- Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des Finances (Contrat)
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des finances
(Avenant1)
- Nomie H. MATHIEU présidente de la CSCCA
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le
revenu) sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30iem
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier
des techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux en tenant des délais figurants au
contrat initial et aux avenants : 51 mois
Contrôle de la qualité assumée par le LNBTP du ministère
Supervision des travaux confiée : Société d’expertise et d’ingénierie
(LGL SA)
Contrat de supervision : 1 671 310,00 USD signé le 20 décembre 2011
Avenant 1 : 655 372,00 USD signé le 3 décembre 2012
Avenant 2 : 722 648,25 USD signé le 14 février 2014
Total pour la supervision : 3 049 330,35 USD
Signataires (contrat initial et avenants 1 et 2):
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing, Ministre des TPTC
- la firme : Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
Approuvé par :
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des finances
(sauf avenant 2)
-Nomie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
Délai d’exécution de la supervision (tenant compte du contrat initial et
des avenants 1 et 2) : 37 mois
Avance de démarrage : 20%.
BILAN DU PROJET
Coût de réalisation du projet : 114 115 301,34 HTG (97%)
Délai de réalisation : 5 mois au lieu de 6 mois prévu
Certificat de réception définitive accordée par le MTPETC le 22 février 2016..
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Jacques GABRIEL, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Deuxième niveau
95
96
TITRE DU PROJET
Construction de la route Baie de l’Acul tronçon de Barrière Battant – Milo
Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Construction SA
Troisième niveau
Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
Fritz LEGER, MTPTC
Supervision de la construction de la route Baie de l’Acul tronçon Barrière Battant - Milo
243. L’examen de la documentation disponible relative à la supervision de l’exécution des
travaux de réhabilitation de 2,9 kilomètres de route entre Barrière battant – Milot,
principalement les décomptes progressifs amène la Cour à formuler les conclusions suivantes.
244. Le MTPTC a accordé à la SOCIÉTÉ D’EXPERTISE ET D’INGENIERIE LGL SA le 20
décembre 2013 un contrat de supervision des travaux au montant de 6 959 625,00 HTG et ce,
pour un délai contractuel de 6 mois.
245. Les travaux de supervision ont pris fin au mois de juin 2014 et ont duré 5 mois soit à
l’intérieur du délai contractuel prévu soit 6.
246. Le MTPTC a procédé au remboursement de la retenue pour garantie attestant ainsi que la
supervision a répondu à ses attentes. Toutefois, la firme LGL SA n’a pas produit un rapport de
fin de mission.
247. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Supervision de l’exécution des travaux sur le tronçon Rivière Battant – MILOT
NOM DU PROJET
Supervision de l’exécution des travaux sur le tronçon Rivière Battant –
MILOT
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
24-08-2010 : 17 400 000,00 USD
Note : Seuls les montants
révisés sont présentés.
06-01-2016 : 1 923 076,92 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Supervision des travaux confiée : Société d’expertise et d’ingénierie
(LGL SA)
Contrat de supervision : 6 959 625,00 HTG signé le 20 décembre 2013
Signataires :
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing , Ministre des TPTC
11-12-2013 :
Total
721 606,79 USD
: 20 044 683,71 USD
- la firme : Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
Visa de Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSC/CA
Délai d’exécution de la supervision : 6 mois
96
97
TITRE DU PROJET
Supervision de l’exécution des travaux sur le tronçon Rivière Battant – MILOT
NOM DU PROJET
Supervision de l’exécution des travaux sur le tronçon Rivière Battant –
MILOT
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 20 %. Retenue de Garantie : 5%.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Entrepreneur exécutant : V&F CONSTRCUTION SA
Délai de réalisation des travaux : 6 mois
Délai d’exécution de la supervision : 6 mois.
Montant du contrat initial : 117 178 900,00 HTG signé le 27 décembre
2012 avec un délai de réalisation de 6 mois.
BILAN DU PROJET
Supervision des travaux complétée après 5 mois d’activité dans le respect du budget alloué soit
6 959 625,06 HTG
LGL SA n’a pas produit de rapport de fin de mission ou le MTPETC ne la pas fournis à la CSCCA.
RESPONSABILITÉS
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration Centrale
Premier niveau
Jacques ROUSSEAU, Ing, Ministre MTPETC
Deuxième niveau
Jean-Marie VORBE, Président Directeur Général, V&F
Construction SA
Troisième niveau
Bernard Chancy, représentant du groupe LGL SA
Fritz LEGER, MTPTC
Eugène SMARANDA, Chef de mission LGL SA
2.1.6. Réhabilitation de la route Petite Rivière de Nippes-
Petit Trou de Nippes
248. La Cour a examiné l’élaboration et la mise en œuvre de ce projet. D’abord, la réalisation
de ce projet a nécessité 6 résolutions sur 4 ans. Le tableau ci-après donne plus de détails.
Tableau 2.1.6.A. Budget autorisé pour financer la réhabilitation
route petite rivière de nippes-petit-trou de
nippes
Firme
Affectation/
d'exécution/Supervisio Montant Initial
Montant Révisé
Désaffectation
n
21 décembre 2012
9 000 000,00 $
- $
9 000 000,00 $
Résolutions
23 juillet 2014
15 avril 2015
22 juillet 2015
6 janvier 2016
V&F/
EGIS BECEOM
COMPAC
5 646 624,00 $
(264 088,02) $
5 382 535,98 $
1 242 294,00 $
(425 015,00) $
817 279,00 $
3 212 283,00 $
-
$
-
$
3 212 283,00 $
1 857 255,33 $
1 857 255,33 $
97
98
Résolutions
Firme
d'exécution/Supervisio Montant Initial
n
28 septembre 2016
Affectation/
Désaffectation
5 000 000,00 $
-
Montant Révisé
$
5 000 000,00 $
249. Pour la réhabilitation route Petite Rivière de Nippes – Petit Trou de Nippes, le MPTC a
octroyé des contrats d’exécution et de supervision.
Travaux d’exécution de réhabilitation route Petite Rivière de Nippes-Petit Trou de
Nippes
250. L’examen de la documentation disponible comme le contrat octroyé, les décomptes
progressifs, le suivi des activités de contrôle amène la Cour à conclure que l’exécution des
travaux a fait l’objet de plusieurs demandes d’extension de délai sans pour autant être terminés
au moment où la CSCCA a procédé à l’audit de performance.
251. Le contrat d’un montant initial de 30 849 737,91 USD a été accordé par le MTPTC, le 27
décembre 2012 pour la réhabilitation de 31 kilomètres de routes à l’entreprise V&F
CONSTRUCTION SA. La durée initiale de l’exécution a été fixée à 18 mois.
252. Le MTPTC a autorisé le 6 avril 2015 un avenant #1 d’un montant 9 096 051,39 USD pour
des travaux supplémentaires et un délai additionnel de 12 mois par rapport au délai initial. Le
MTPTC a finalement autorisé le 12 décembre 2015 dans l’avenant
#2 une extension
supplémentaire de 9 mois et un avenant #3 pour une autre extension du délai additionnel de 12
mois. Le dernier avenant #3 n’indiquait pas la date d’autorisation.
253. Ainsi, les engagements du MTPTC vis-à-vis de V&F CONSTRUCTION SA s’élèvent à
un total de 36 945 789,30 USD pour exécuter la réhabilitation de 31 kilomètres de route dans
un délai de 51 mois à partir de l’octroi du contrat initial. Contractuellement, ce projet aurait dû
être terminé le 31 septembre 2017. À remarquer que le montant du contrat initial et de l’avenant
totalise plus de 36 millions.
254. La CSCCA constate en fonction des dates de paiement et des dates de résolution que le
montant du contrat initialement accordé par le MTPTC excède 21 849 737,91 USD.
L’engagement de l’État ne semble pas obéir à la disponibilité des fonds et au respect des
résolutions adoptées.
98
99
255. Cette façon de faire risque de laisser à l’abandon des infrastructures non terminées. La
réhabilitation d’infrastructures routières se fait généralement en fonction des disponibilités des
fonds. Le tableau suivant illustre chronologiquement les besoins de fonds et leurs disponibilités
au moment de l’adoption des résolutions soit :
Le 23-07-2014 : disponibilité de 14,4 millions par rapport à un besoin de 11,7 millions
Le 22-04-2015 : disponibilité de 15,2 millions par rapport à un besoin de 16,4 millions
Le 28-09-2016 : disponibilité de 25,3 millions par rapport à un besoin de 17,7 millions
Tableau 2.1.6.A. Calcul des disponibilités au moment de
l’adoption des résolutions
No
du DP
Décompte
Progressif
Date de
facturation
et ou
Résolution
(période
couverte)
Montant
payé après
déduction (1)
$ USD
Montant
facturé
cumulatif
$ USD
délai
cumulé
en
mois
% Budget
utilisé
C
(2)
C+A
(3)
2012-12-21
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Avance de
démarrage
2013-07-24
(juillet 2013)
2013-09-14
(aout 2013)
2013-12-05
(sept.-oct.nov. 2013)
2014-01-31
(Déc. 2013janv. 2014)
2014-03-31
(fév-mars
2014)
2014-06-15
(avril-mai-juin
2014)
2014-07-23
2014-11-25
(juil.-aoûtsept.-oct.nov. 2014)
2015-02-05
(Déc. 2014janvier 2015)
2015-03-15
(février 2015)
2015-04-28
(mars-avril
2015)
2015-04-22
Montant de
la résolution
Montant
cumulé des
résolutions
$USD
$USD
9 000 000,00
9 000 000,00
Montant payé
cumulé (4)
$USD
7 712 434,48
7 712 434,48
202 812,32
213 486,65
1
1%
7 915 246,80
503 525,43
884 853,89
2
3%
8 418 772,23
1 062 757,48
2 301 863,86
5
7%
9 481 529,71
531 985,87
3 011 178,35
7
10%
10 013 515,58
998 373,00
4 342 342,35
9
14%
11 011 888,58
659 129,00
5 221 181,35
12
17%
11 671 017,58
5 382 535,98 14 382 535,98
11 671 017,58
1 930 129,00
7 794 686,35
16
25%
13 601 146,58
1 222 926,00
9 425 253,35
18
31%
14 824 072,58
976 507,00
10 727 263,35
19
35%
15 800 579,58
611 334,00
11 542 375,35
21
37%
31%
16 411 913,58
817 279,00 15 199 814,98
99
16 411 913,58
100
12
13
2015-06-30
(mai-juin
2015)
2015-07-06
268 627,00
11 900 544,35
23
39%
32%
16 680 540,58
3 212 383,00 18 412 197,98
16 680 540,58
2016-01-06
1 857 255,33 20 269 453,31
16 680 540,58
2016-09-28
2017-09-06
(juillet 2015août 2017)
5 000 000,00 25 269 453,31
16 680 540,58
1 017 444,35
13 257 137,35
49
43%
36%
17 697 984,93
Note 1: Montant payé après déduction de l'avance de démarrage et de la retenue pour garantie
Note 2: % d'utilisation du budget disponible sur la base du contrat initial
Note 3: % d'utilisation du budget disponible sur la base du contrat initial et de l'avenant #1
Note 4: Montant payé cumulé tient compte de l'avance de démarrage et sa déduction graduelle
256. La Cour a aussi observé qu’à l’arrêt des travaux de réhabilitation, le degré d’avancement
se situe à 36% et le solde disponible s’élève à 7 571 468,38 USD. Ne disposant pas
d’information sur la nature des travaux qui restent à compléter, la CSCCA ne peut que
s’interroger sur l’avenir de ce projet.
257. Au moment où la CSCCA procédait à l’audit de performance du projet, aucune
documentation relative à la réception provisoire ou la réception définitive n’a été transmise par
le MTPTC. Toutefois, malgré l’absence d’un document formel non fourni par le MTPETC,
l’analyse de l’ordre de démarrage des travaux montre que celui-ci a été donné le 1er juillet 2013,
en tenant compte des 12 décomptes progressifs transmis à la CSC/CA, le 6 août 2017, le degré
d’avancement de l’exécution des travaux après 49 mois était de seulement 36%.
258. De plus, à la même date, le coût des travaux d’exécution a atteint un montant de 13 257
137,35 USD pour un budget global (contrat et avenant #1) de 36 945 789,30 USD (36%).
259. À cette date, le coût total cumulatif du montant payé en tenant compte de l’avance de
démarrage et de sa réduction graduelle est de 17 697 984,93 USD, soit 48% du budget global
(contrat et avenant #1) de 36 945 789,30 USD.
260. Par ailleurs, la Cour constate que le MTPTC avait mandaté l’entreprise EGIS
BCEOM/COMPAC pour la supervision de l’exécution des travaux. Le LNBTP assumait le
contrôle de la qualité des travaux.
261. Malheureusement, le MTPTC n’a pas transmis les rapports faisant état du suivi de la
supervision du projet.
100
101
262. Par ailleurs, la Cour n’a trouvé aucune information concernant le montant dédié à supporter
les services du LNBTP, ni à son remboursement à même la facturation de V&F
CONSTRUCTION SA.
263. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
NOM DU PROJET
Réhabilitation route petite rivière de nippes-petit-trou de nippes
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
Note : Seuls les montants
révisés sont présentés.
21-12-2012 : 9 000 000,00 USD
23-07-2014 : 5 382 535,98 USD
15-04-2015 :
817 279,00 USD
22-07-2015 : 3 212 283,00 USD
06-01-2016 : 1 857 255,33 USD
28-09-2016 : 5 000 000,00 USD
Total
: 25 269 353,31 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Appel d’offres sur invitation réhabilitation du tronçon Petite Rivière de
nippes et Petite Trou de Nippes
Montant du contrat initial : 30 849 737,91 USD signé le 27 décembre
2012 avec un délai de réalisation de 18 mois;
Avenant 1 : 6 096 051,39 USD signé le 6 avril 2015 prolongeant le
délai d’exécution de 12 mois supplémentaires, soit dix mois après la
date prévue de remise des travaux.
Avenant 2 et 3 : prolongeant respectivement les délais de 9 mois
(signé le 18 décembre 2015 et de 12 mois (pas de date de signature)
Les signataires du contrat initial et des avenants1 et 2 :
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing , Ministre des TPTC
- l’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F Construction
SA
Approuvé par Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et
des finances
Visa de Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
Visa de Fritz Robert St Paul, Président de la CSCCA
Pour l’avenant 3 pour le Maitre d’ouvrage : Fritz CAILLOT ministre de
TPTC et l’entrepreneur J.M. VORBE.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le
revenu) sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30iem
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
101
102
NOM DU PROJET
Réhabilitation route petite rivière de nippes-petit-trou de nippes
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier
des techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux en tenant des délais figurants au
contrat initial et aux avenants : 51 mois
Contrôle de la qualité assumée par le LNBTP du ministère
Supervision des travaux confiée : EGIS INTERNATIONAL COMPAC
(Groupe)
Contrat de supervision : 2 621 350,00 USD signé le 2 décembre 2012
Avenant 1 : 782 397,50 USD signé le 2 décembre 2014
Avenant 2 : 421 101,00 USD signé le 5 mai 2015
Total pour la supervision : 3 824 848,50 USD
Signataires (contrat initial et avenants 1 et 2 ):
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing, Ministre des TPTC
- la firme : Albert GUILHEM, représentant du groupe EGIS
INTERNATIONAL COMPAC
Approuvé par Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et
des finances (uniquement le contrat initial)
Visa de Nonie MATHIEU, Présidente de la CSCCA
Visa de Fritz Robert St Paul, Président de la CSCCA
Délai d’exécution de la supervision (tenant compte du contrat initial et
des avenants 1 et 2) : 19 mois
Avance de démarrage : 20%. Pas de Retenue de Garantie.
BILAN DU PROJET
Projet ayant accusé un important retard
Projet présentant plusieurs déficiences au niveau de la gestion et du suivi de Réalisation.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1) Jacques GABRIEL, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Deuxième niveau
1) Jean-Marie VORBE, Président Directeur Général, V&F
Construction SA
Troisième niveau
Albert GUILHEM, représentant, EGIS INTERNATIONAL
COMPAC
MO délégué
MO ingénieur- superviseur)
Supervision de la réhabilitation Route Petite Rivière de Nippes-Petit Trou de Nippes
264.
L’examen de la documentation disponible comme le contrat octroyé, les décomptes
progressifs concernant les activités de contrôle amène la Cour aux conclusions suivantes :
265. Le contrat d’un montant initial de 2 621 350 USD a été accordé par le MTPTC le 27
décembre 2012 pour la supervision du projet de réhabilitation de 31 kilomètres de routes exécuté
102
103
par V&F Construction SA à EGIS INTERNATIONAL – COMPAC. La durée initiale de la
supervision a été établie à 17 mois.
266. Le MTPTC a autorisé le 2 décembre 2014 un avenant #1 d’un montant 782 397,50 USD et
un délai additionnel de 6 mois par rapport au délai initial. Le MTPTC a également autorisé le 5
mai 2015 dans l’avenant #2 un montant additionnel de 421 101,00 USD et une extension de
délai supplémentaire de 6 autres mois.
267. Ainsi, les engagements du MTPTC vis-à-vis de EGIS INTERNATIONAL – COMPAC
s’élèvent à un total de 3 824 848,50 USD pour exécuter la supervision dans un délai de 29 mois
à partir de l’octroi du contrat initial. Contractuellement, la supervision de ce projet devait être
terminée le 31 mai 2015.
268. L’analyse des décomptes progressifs déposés par le MTPTC à la CSCCA indique que le
suivi de l’exécution des travaux a couvert une période s’étalant de juillet 2013 à octobre 2015.
L’absence de décomptes progressifs au-delà de cette date permet à la Cour de conclure que
EGIS INTERNATIONAL – COMPAC a terminé ses activités de supervision du projet.
269. L’analyse combinée des décomptes progressifs de l’exécution du projet avec ceux de la
supervision du projet indique qu’à partir du mois d’octobre 2015, il n’y avait plus de supervision
alors que le projet était en cours d’exécution, éventuellement sur une base ponctuelle d’octobre
2015 à août 2017 comme l’illustre le tableau suivant :
Tableau 2.1.6.B. Décomptes progressifs combinés de
l’exécution et de la supervision du projet
Tableau 2.2.Q. Décomptes progressifs combinés de l’exécution
et de la supervision du projet
EXÉCUTION DU PROJET
No
0
Période
Avance de démarrage
SUPERVISION DE L'EXÉCUTION DU
PROJET
No DP
Période
0
Avance - de démarrage
1
2013-07-02 ( mai 2013)
2
2013-07-02 (juin 2013)
1
2013-07-24 (juillet 2013)
3
2013-08-02 ( juillet 2013)
2
2013-09-14 (aout 2013)
4
2013-09-02 ( aout 2013)
5
2013-10-05 (septembre 2013)
103
104
3
4
5
7
8
2013-12-05 (novembre 2013)
2014-01-31 (janvier 2014)
2014-03-31 (mars 2014)
2014-06-15 (juin 2014)
2014-11-25 (novembre 2014)
6
2013-11-05 (octobre 2013)
7
2013-12-05 ( novembre 2013)
8
2014-01-05 ( décembre 2013)
9
2014-01-31 ( janvier 2014)
10
2014-03-01 ( février 2014)
11
2014-04-02 ( mars 2014)
12
2014-05-02 (avril 2014)
13
2014-05-02 ( mai 2014)
14
2014-07-02 ( juin 2014)
15
2014-08-01 ( juillet 2014)
16
2014-09-01 ( aout 2014)
17
2014-10-01 ( septembre 2014)
18
2014-11-01 ( octobre 2014)
19
2014-12-01 ( novembre 2014)
20
2015-01-01 (décembre 2014)
9
2015-02-05 (janvier 2015)
21
2015-02-01 ( janvier 2015)
10
2015-03-15 (février 2015)
22
2015-03-03 ( février 2015)
23
2015-04-02 ( mars 2015)
24
2015-06-04 (mai 2015)
25
2015-07-04 (juin 2015)
26
2015-08-04 (juillet 2015)
26
2015-09-04 (aout 2015)
28
2015-10-04 (sept. 2015)
29
2015-11-04 (oct. 2015)
11
2015-04-28 (avril 2015)
12
2015-06-30 (juin 2015)
13
2017-09-06 (aout 2017)
270. À l’arrêt des activités de supervision en octobre 2015 le montant utilisé s’élevait à 3 589
106,38 USD sur un budget autorisé (contrat initial et les 2 avenants) de 3 824 848,50 USD soit
un degré d’utilisation de 94%. Le solde disponible, à cette date (octobre 2015) s’élève à 235
742,13 USD.
271. Au moment où la CSCCA procédait à l’audit de performance du projet aucune
documentation relative à la réception provisoire ou la réception définitive n’a été transmise par
le MTPETC relativement à l’exécution du projet. Cependant les activités de supervision ont pris
fin au mois de d’octobre.
272. La firme EGIS INTERNATIONAL – COMPAC n’a pas produit de rapport de fin de
mission permettant à la CSCCA d’apprécier l’état d’avancement du projet.
104
105
273. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Réhabilitation route petite rivière de Nippes-Petit-Trou de Nippes
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
Note : Seuls les montants
révisés sont présentés.
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
21-12-2012 : 9 000 000,00 USD
23-07-2014 : 5 382 535,98 USD
15-04-2015 : 817 279,00 USD
22-07-2015 : 3 212 283,00 USD
06-01-2016 : 1 857 255,33 USD
28-09-2016 : 5 000 000,00 USD
Total
: 25 269 353,31 USD
Fonds Petro Caribe
Appel d’offre sur invitation pour la supervision des travaux de
réhabilitation de la route Petite Rivière des nippes - petite trou de
Nippes
Supervision des travaux confiée : EGIS INTERNATIONAL COMPAC
(Groupe)
Contrat de supervision : 2 621 350,00 USD signé le 2 décembre 2012
Avenant 1 : 782 397,50 USD signé le 2 décembre 2014
Avenant 2 : 421 101,00 USD signé le 5 mai 2015
Total pour la supervision : 3 824 848,50 USD
Signataires (contrat initial et avenants 1 et 2):
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAUL, Ing, Ministre des TPTC
- la firme : Albert GUILHEM, représentant du groupe EGIS
INTERNATIONAL COMPAC
Approuvé par :
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des finances
(uniquement le contrat initial)
-Nomie MATHIEU, Président de la CSCCA
Délai de réalisation de la supervision : 29 mois
Contrôle de la qualité assumée par le LNBTP du ministère
Délai d’exécution de la supervision (tenant compte du contrat initial et
des avenants 1 et 2) : 19 mois
Avance de démarrage : 20%. Pas de Retenue de Garantie.
Montant du contrat d’exécution des travaux confié à V&F
CONSTRUCTION SA pour un montant de 36 945 789,30 USD (contrat
et 2 avenants).
Délai de réalisation des travaux après plus extensions autorisées 51
mois.
BILAN DU PROJET
Arrêt de la supervision des travaux alors que le projet est encore en exécution
Supervision ayant été réalisée dans le respect du budget alloué.
Pas de production de rapport de fin de mission.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Jacques Rousseau, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Deuxième niveau
Albert GUILHEM, représentant, EGIS INTERNATIONAL
COMPAC
Jean-Marie VORBE, Président Directeur Général, V&F
Construction SA
105
106
2.1.7. Travaux complémentaires sur le tronçon Laboule
12/Kenskoff
274. Ce projet a été audité lors de la première mission. Toutefois, la la CSCCA a revu de manière
approfondie les décomptes progressifs afin de compléter son analyse préliminaire présentée
dans le rapport du 31 janvier 2019. De cette situation, un ajustement a été effectué au niveau
de la facture relative à la demande de paiement de la dernière retenue de garantie comme faisant
suite à la réception définitive.
Tableau .2.1.7-A : Budget autorisé pour financer les travaux
complémentaires sur le tronçon Laboule
12/Kenskoff
Résolutions
12 mai 2011
6 janvier 2016
Firme
d'exécution/Supervision
V&F/
MTPTC
Affectation/
Désaffectation
Montant Initial
2 100 000,00 $
-
$
Montant Révisé
(162 150,63) $
1 937 849,37 $
84 645,94 $
84 645,94 $
275. De plus, les travaux complémentaires menés par la Cour montrent que l’entreprise n’a pas
demandé l’avance comme prévue par le contrat, mais a facturé à 84% du coût du projet. Toute
la documentation réglementaire a été produite notamment les décomptes progressifs, le rapport
de la commission recommandant la délivrance du certificat de réception définitive.
276. Enfin, la Cour note que l’exécution du projet s’est réalisée sur 14 mois comparativement
aux 4 mois prévus. Toutefois, aucune indication concernant si des pénalités ont été appliquées
n’a été donnée.
277. La fiche suivante présente principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Travaux complémentaires sur le tronçon Laboule 12/Kenskoff
NOM DU PROJET
RÉSOLUTION ET
FINANCEMENT
.
Travaux complémentaires sur le tronçon Laboule 12/Kenscoff
12-05-2011 : 1 937 849,37 USD
06-01-2016 : 84 645,94 USD
Total
: 2 022 495,31 USD
Note : Seuls les montants révisés sont présentés
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Fonds Petro Caribe
Appel d’offres sur invitation auprès de 3 entreprises pour l’entretien de
5,6 kilomètres sur la route Pétion –Ville / Kenscoff. (Tronçon PétionVille - Laboule 12)
Montant du contrat : 82 434 067,00 gourdes
106
107
TITRE DU PROJET
Travaux complémentaires sur le tronçon Laboule 12/Kenskoff
NOM DU PROJET
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Travaux complémentaires sur le tronçon Laboule 12/Kenscoff
Contrat signé le 13 mai 2011 par :
- du Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ing , Ministre des TPTC
(pour le contrat)
-et de l’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F
Construction SA
Approuvé par Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des finances
Délai de Garantie : 10
Avance de démarrage : 20%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
bonne exécution : 5%. Retenue de 2% à la source (impôt sur le
revenu) sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30iem
jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier
des techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Délai de réalisation des travaux : 4 mois
Décomptes mensuels
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
ministère ou par une firme tiers
Composition de Commission formée par circulaire en date du 19 août
2013 chargée d’apprécier la réception des travaux :
-Magali B. JUSSOME,, ing , Représentant la Direction Générale ;
- Jean Ernest Leslie AUGUSTIN, Ing. Représentant la Direction
Générale;
- Pierre André LORISCA, ing, Représentant du service du Génie
Urbain;
- Wisler DYROGÉNE, Ing. Représentant du service du Génie Urbain;
- Ronald BEAUZILE,ing. Représentant du service du Génie Urbain
BILAN DU PROJET
Projet exécuté avec un léger dépassement du budget prévu soit 83 576 303,98 au lieu de 82 434 067,00
gourdes. (Plus 1,4%)
Projet exécuté dans un délai de 14 mois au lieu du délai de 5 mois.
Réception définitive recommandée par la commission suite à la visite 30 août 2013.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques GABRIEL, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
Noms, prénoms et titres des
dépenses
responsables de
1.
l'administration Centrale
Troisième niveau
2. Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Les responsables de la firme
Construction SA
V&F Construction SA
Deuxième niveau
1. MO délégué
Les responsables du de la
2. MO ingénieur- superviseur
supervision et du contrôle
3. Frantz LOUIS CHARLES, comptable en Chef
Michel DELAURIER, Comptable
3. Edwig SAINT MARTIN, V&F Construction SA
4. Fritz A. LEGER, Ing. Directeur Technique, V&F Construction
SA
107
108
2.1.8. Construction du Pont Hyppolite (Cap-Haitien)
278. Deux résolutions ont été adoptées en Conseil des ministres pour financer le projet. La
résolution du 24 août 2010 a affecté cinq millions de dollars américains ($ US 5,000,000) pour
l’exécution du projet. En outre, un million de dollars ($ US 1,000,000) pour le financement du
projet a été alloué par la résolution du 11 décembre 2013. Cinq cent quarante-quatre mille neuf
cent onze et 83/100 dollars américains ($ US 544,911.83) ont été désaffectés de ce montant par
la résolution du 15 avril 2015. Par conséquent, cinq millions quatre cent cinquante-cinq mille
quatre-vingt-huit et 11/100 dollars américains ($ US 5,455,088.11) étaient disponibles pour la
réalisation du projet.
279. Un contrat a été signé le 25 août 2013 entre le MTPTC et WENLING HONGYUAN
TRAFFIC ENGINEERING CO construction d’un pont à l’embouchure de la Rivière du Haut
du Cap (Construction Pont Hyppolite ») et pour un montant de Huit millions sept cent soixantesept mille huit cent trente et 64/100 dollars américains (US $ 8,767,830.64) . S’y ajoute un
avenant d’un million six cent soixante-neuf mille quatre cent quatre-vingt-quatorze et 99/100
dollars américains (US $ 1,669,494.99) pour des travaux additionnels.
280. De ce fait, le montant des résolutions ne permettra pas d’honorer les contrats puisqu’un
écart de trois millions trois cent soixante-dix-neuf mille quatre cent cinquante-sept et 39/100
dollars américains ($ US 3,379,457.39) est constaté entre les deux montants. Une mauvaise
évaluation des besoins du projet est donc constatée.
Tableau 2.1.8-A. Budget autorisé pour financer la construction
du Pont Hyppolite (Cap-Haitien)
Résolutions
24 aout 2010
11 décembre 2013
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
Montant Révisé
$ USD
$ USD
$ USD
Firme
d'exécution/Supervision
WENLING/
MTPTC
5,000,000.00
-
5,000,000.00
1,000,000.00
(544,911.83)
455,088.17
15 avril 2015
Total
544,911.83
6,000,000.00
(544,911.83)
5,455,088.11
108
109
281. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Construction Pont Hyppolite». Le but étant
de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré de manière efficace
efficiente et économique. Ce projet comporte deux contrats :
Étude d’Avant-Projet Sommaire pour la Construction d’un pont à l’embouchure
de la Rivière du Haut du Cap
Construction d’un pont à l’embouchure de la Rivière du Haut du Cap
Étude d’un Avant-Projet Sommaire pour la Construction d’un pont à l’embouchure de
la Rivière du Haut du Cap
282. La résolution du 24 aout 2010 ne fait pas mention d’une étude d’Avant-Projet Sommaire
(APS) pour la construction du pont Hyppolite mais d’un projet de construction. La signature
d’un contrat pour un APS plus de 5 mois après l’adoption de la résolution sous-entend qu’une
mauvaise évaluation des besoins du projet a été effectuée.
283. Le document APS pour la construction d’un pont à l’embouchure de la Rivière du Haut du
Cap est daté de janvier 2011 alors que le contrat est signé le 7 février 2011, ce qui indiquerait
que l’APS a été réalisé avant la signature du contrat.
284. Cinq millions de dollars américains ($ US 5,000,000) étaient disponibles sur la résolution
du 24 août 2010. Deux millions soixante-onze mille cent gourdes (HTG 2,071,100) équivalent
à cinquante et un mille six cent vingt-trois et 35/100 dollars américains ($ US 51,603.35) ont
été décaissés pour la réalisation de l’étude ainsi que le montre le tableau suivant. Par conséquent,
il reste un solde de quatre millions neuf cent quarante-huit mille trois cent quatre-vingt-seize et
65/100 dollars américains ($ US 4,948,396.65) sur la résolution du 24 août 2010.
Tableau 2.1.8-B Décompte de paiements d’étude d’avant-projet
Taux BNC6
Montant Facturé
$ US
8 février 2011
HTG 621,330.00
40.10
$ 15,494.51
1 mars 2011
HTG 828,440.00
40.15
$ 20,633.62
HTG 621,330.00
40.15
$ 15,475.22
Période
Facture # 1
Facture # 2
Facture # 3
Total
6
Montant Facturé HTG
Modalité
HTG 2,071,100.00
$ 51,603.35
Ordre de décaissement BMPAD # 133 et # 150
109
110
Construction d’un pont à l’embouchure de la Rivière du Haut du Cap
285. La Cour a constaté des retards considérables dans la l’exécution des travaux. Le démarrage
des travaux a effectivement commencé le 12 août 2012, soit seize (16) mois après la date de
signature du contrat, le 21 avril 2011. De plus, 12 mois après le début des travaux, le 25 août
2013, un avenant est signé entre le MTPTC et la firme WENLING HONGYUAN TRAFFIC
ENGINEERING CO. Ce qui a eu pour effet d’engendrer des travaux additionnels, de modifier
le coût et le délai d’exécution. À cette date, seulement un million quatre cent quatre-vingt-neuf
mille soixante-neuf et 19/100 dollars américains ($ US 1,489,069.19) soit 21% du contrat initial
avait été décaissé.
286. Le 4 juillet 20167, le projet n’était toujours pas terminé plus de 30 mois après la date
d’achèvement prévue des travaux, soit le 12 janvier 2014. Sept millions vingt mille huit cent
vingt-sept et 11/100 dollars américains ($ US 7,020,827.11) avaient déjà été facturés par la
firme WENLING HONGYUAN TRAFFIC ENGINEERING CO au MTPTC ainsi que le
montre le tableau suivant.
Tableau 2.1.8-C Décompte de paiements pour la construction
d’un pont à l’embouchure de la Rivière du Haut du
Cap
Modalité
Facture # 1
Facture # 2
Facture # 3
Facture # 4
Facture # 5
Facture # 6
Facture # 7
Facture # 8
Facture # 9
Total
Période
21 décembre 2012
24 février 2013
23 septembre
2013
8 février 2014
10 décembre 2014
10 décembre 2014
22 juillet 2015
22 mars 2016
4 juillet 2016
Montant des
travaux
exécutés
Retenue
de garantie
Montant Facturé
$1,100,000.00
$467,441.25
$55,000.00
$23,372.06
$1,045,000.00
$444,069.19
$3,525,102.34
$176,255.12
$3,348,847.22
$515,133.75
$567,397.21
$798,027.31
$184,828.58
$126,286.98
$106,126.91
$7,390,344.33
$25,756.69
$28,369.86
$39,901.37
$9,241.43
$6,314.35
$5,306.35
$369,517.22
$489,377.06
$539,027.35
$758,125.94
$175,587.15
$119,972.63
$100,820.56
$7,020,827.11
287. Le solde de quatre millions neuf cent quarante-huit mille trois cent quatre-vingt-seize et
65/100 dollars américains ($ US 4,948,396.65) sur la résolution du 24 août 2010 plus le montant
de la résolution du 11 décembre 2013 après désaffectation (quatre cent cinquante-cinq mille
quatre-vingt-huit et 11/100 dollars américains ($ US 455,088.11) totalisant cinq millions quatre
7
Date de la dernière facture trouvée dans la documentation fournie à la Cour
110
111
cent trois mille quatre cent quatre-vingt-quatre et 76/100 dollars américains ($ US 5,403,484.76)
ne permettront d’honorer le contrat initial augmenté de l’avenant. Ces derniers totalisent huit
millions sept cent soixante-sept mille huit cent trente et 64/100 dollars américains (US $
8,767,830.648).
Pont à l’embouchure de la Rivière du Haut du Cap
8 Montant du contrat : Sept million quatre-vingt dix huit mille trois cent trente-cinq. 65/100 USD (US $ 7,098,335.65). Montant de
l’avenant : Un million six cent soixante-neuf mille quatre cent quatre-vingt-quatorze et 99/100 dollars américains (US $ 1,669,494.99)
111
112
288. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Construction du Pont Hyppolite (CAP-HAITIEN)
RÉSOLUTIONS
Résolution
24 aout 2010
11 décembre 2013
15 avril 2015
Total
TOTAL FINANCEMENT
Montant
Initial
$ 5,000,000
$ 1,000,000
Affectation
$ 544,911.83
Montant
Révisé
$ 5,000,000.00
$ 455,088.11
$ 6,000,000
$ 544,944.8
$ 5,455,088.11
Petro Caribe
Phase 1 :
Etude d’Avant – Projet Sommaire pour la Construction d’un nouveau Pont à l’embouchure de la
Rivière du Haut du Cap
PROCESSUS
Sollicitation d’une proposition financière de la firme EQUIPEMENT &
D’OCTROI DES
CONSTRUCTION S.A. (ECSA) pour la réalisation de l’Avant-Projet Sommaire.
CONTRATS
Montant du contrat : Deux millions soixante-onze mille cent HTG (HTG
2,071,100)
Contrat signé : le 7 février 2011 par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
Et le Consultant: Esteram DELVA, Directeur General de ECSA
Avec approbation du Ministre de l’Économie et des Finances Ronald
BAUDIN
LA GESTION
Objectif de la Consultation : Préparation d’Avant-Projet Sommaire (APS) et des
CONTRACTUELLE ET
Dossiers d’Appel d’Offres relatifs à un pont à construire dans le prolongement du
GESTION DE PROJET
Boulevard du Cap-Haitien de manière à pouvoir traverser la rivière du Haut du
Cap à son embouchure.
Modalité de paiement :
30% après la signature du contrat par toutes les parties
112
113
TITRE DU PROJET
Construction du Pont Hyppolite (CAP-HAITIEN)
40% après approbation du rapport préliminaire
30% après approbation du rapport final par le MTPTC
Pénalité de retard : 1/500 du montant du marché par jours de retard sans
dépasser 10% du montant contractuel.
Acompte Provisionnel : inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source sur
tous les montants versés
EXÉCUTION DES
Délai de réalisation des prestations : 45 jours à compter de la date de de
TRAVAUX
réception de l’Ordre de Service du représentant du Maitre d’Ouvrage
Phase # 2
Construction d’un Pont a l’embouchure de la Rivière du Haut du Haut du Cap au Cap-Haitien
PROCESSUS
Un Avenant a été signé en date du 25 aout 2013 entre les parties, approuvé par
D’OCTROI DES
la CSCCA’ pour engendrer des travaux additionnels, et modifier le cout et le délai
CONTRATS
d’exécution.
Montant de l’avenant : Un million six cent soixante-neuf mille quatre cent
quatre-vingt-quatorze et 99/100 dollars américains (US $ 1,669,494.99)
Montant total du contrat : Huit millions sept cent soixante-sept mille huit
cent trente et 64/100 dollars américains (US $ 8,767,830.64)
Contrat signé le 25 aout 2013 entre :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAU, Ministre des Travaux Publics
Transports et Communications
Et L’entrepreneur : Zhengdong DONG, Directeur de projet de WENLING
HONGYUAN TRAFFIC ENGINEERING CO.
Visé par : Nonie H. MATHIEU, Présidente de la Cour Supérieure des Comptes
et du Contentieux Administratif
LA GESTION
Objet du présent avenant :
CONTRACTUELLE ET
-Définition des travaux complémentaires
GESTION DE PROJET
-Cout des travaux complémentaires
-Prolongation du délai du contrat initial
Modification Objet du Contrat : Les travaux comprennent ceux du contrat
initial et l’augmentation de la masse des travaux consistant en :
-Une augmentation de la section des culées
-Une augmentation de la section des piles
-Une augmentation de la section des poutres
- La construction de murs de soutènement supplémentaires
Les dispositions du contrat initial non modifiées par le présent avenant et qui ne
leur sont pas contradictoires restent inchangées.
EXÉCUTION DES
Délai de réalisation des travaux : 17 mois incluant les 14 mois du contrat initial
TRAVAUX
ajoute de trois mois de délai additionnel accordés par le Maitre d’Ouvrage à
l’Entrepreneur.
Ce nouveau délai prendra fin le 12 janvier 2014
RESPONSABILITÉS
Premier niveau Jacques ROUSSEAU, Ministre des Travaux Publics Transports
et Communications
Deuxième niveau
Zhengdong DONG, Directeur de projet de WENLING HONGYUAN TRAFFIC
ENGINEERING CO
2.1.9. Construction sur la Route Carrefour Puilboreau /
Marmelade
289. La Cour a procédé à l’examen du projet de «Travaux de construction sur la route Carrefour
Puilboreau - Marmelade». Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce
projet l’ont géré de manière efficace efficiente et économique.
113
114
290. Premièrement, la Cour note que le 12 mai 2011, un budget de Cinq millions sept cent
soixante-neuf quatre-vingt-trois dollars américains (USD 5,769,083.00) avait été autorisé par
Conseil de ministres. Le 10 septembre 2014, un montant de deux millions trente-trois mille trois
cent soixante-onze et 44/100 dollars américains (USD 2,033,371.56) a été désaffectée par une
autre résolution., ce qui a ramené le montant du projet à trois millions sept cent trente-cinq mille
sept cent onze et 44/100 dollars américains ($ US 3,735, 711.44) avait été autorisé par Conseil
de ministres.
Tableau 2.1.9.1 Budget autorisé pour financer la construction sur la
route Carrefour Puilboreau - Marmelade
Résolution
12 mai 2011
Montant Initial
$ 5,769,083.00
10 septembre 2014
Total
Désaffectation/
Affectation
5,769,083.00
Montant Révisé
$ 5,769,083.00
$ 2,033,371.56
($ 2,033,371.56)
($ 2,033,371.56)
$ 3,735,711.44(1)
1. Les trois millions sept cent trente-cinq mille sept cent onze et 44/100 dollars américains ($ US 3,735, 711.44)
équivaut à cent cinquante millions deux cent soixante-six mille trois cent soixante-dix sept et 68/100 HTG (HTG
150, 266,377.68) au taux de référence de la BRH, le 12 mai 2011 de 40.2243 HTG pour un dollar
Source : MTPTC
291. Par ailleurs, l’analyse de ce projet a permis à la Cour de constater qu’il n’a pas été mis en
œuvre de manière efficiente. D’abord, deux rapports de supervision, l’un effectué par la firme
ESC Ingénieurs conseils et l’autre réalisé par la Direction des Transports du MTPTC, font
mention d’un contrat initial signé le 10 juin 2010 entre le MTPTC et le groupement V&F et
TECINA pour des travaux d’entretien périodique de la route Carrefour Puilboreau –Marmelade
totalisant deux cent millions trois cent soixante-sept mille neuf cent vingt-six et 58/100 gourdes
(HTG 200,367,926.58) pour une durée de 6 mois avec le financement du Fonds d’Entretien
Routier (FER). Ce contrat augmenté d’un avenant s’est achevé le 10 avril 2011 soit 2 mois après
la date de fin des travaux initialement prévus. Neuf (9) jours plus tard, le 19 avril 2011, un autre
contrat est signé entre le MTPTC et le même groupement pour des travaux complémentaires sur
le même tronçon de route pour un montant supérieur aux travaux d’entretien périodique soit
deux cent quinze millions de gourdes (HTG 215,000,000). Cela traduit une mauvaise évaluation
des besoins du projet. Les raisons évoquées pour la signature de ce nouveau contrat sont :
Apparitions de nouvelles dégradations sur ce tronçon suite aux intempéries ;
Nécessité d’interventions plus importantes que celles prévues au contrat initial.
114
115
292. La décision d’accorder le contrat du projet de «Travaux complémentaires : Exécution de
travaux d’entretien périodique de la route Carrefour Puilboreau –Marmelade» au Groupement
V& F Construction S.A. / TECINA n’est pas liée à la résolution du 12 mai 2011, car le contrat
est signé le 19 avril 2011 soit 23 jours avant l’adoption de la résolution.
293. Cinq millions sept cent soixante-neuf mille quatre-vingt-trois dollars américains ($ US
5,769,083) ont été adoptés en Conseil des ministres par résolution le 12 mai 2011 pour financer
le projet. La résolution du 10 septembre 2014 autorise la désaffectation de deux millions trentetrois mille trois cent soixante-onze et 56/100 dollars américains ($ US 2,033,371.56) sur la
résolution du 12 mai 2011. Le solde de cette résolution devient trois millions sept cent trentecinq mille sept cent onze et 44/100 dollars américains ($ US 3,735,711.44). L’intégralité de ce
montant équivalent à cent cinquante-six millions quatre-vingt-treize cinq cent vingt-deux et
58/100 gourdes (HTG 156,093,522.58) a été décaissée. Il existe donc un écart de cinquante-huit
millions neuf cent six mille quatre cent soixante-dix-sept et 42/100 gourdes (HTG
58,906,477.42) entre le montant du contrat deux cent quinze millions de gourdes (HTG
215,000,000) et celui de la résolution. Par conséquent, la résolution ne permettra pas d’honorer
les besoins du contrat.
Tableau 2.1.9.2 Ordres de décaissement :
#
Ordre de
décaissemen
t
1
213
$ 1,697,624.00
HTG
68,753,783.74
2
222
$
110,164.00
HTG
4,461,643.01
3
238
$
83,314.00
HTG
3,415,836.29
4
404
$ 1,176,665.83
HTG
50,125,964.57
5
490
$
378,703.31
HTG
16,625,075.40
6
511
$
11,579.10
HTG
508,322.40
7
536
$
86,609.30
HTG
3,802,148.45
8
573
$
29,716.24
HTG
1,304,542.84
9
584
$
32,055.77
HTG
1,407,248.30
10
606
$
65,153.89
HTG
2,860,255.82
11
633
$
41,816.00
HTG
1,842,007.44
12
648
$
13,705.00
HTG
605,056.28
13
687
$
8,605.00
HTG
381,638.04
Total
Montant en $
$ 3,735,711.44
Montant en HTG
HTG 156,093,522.58
Source BMPAD
115
116
294. La Cour constate que le groupement V&F et TECINA a accusé plus de 26 mois de retard
dans l’exécution du projet. La durée prévue pour la réalisation des travaux était de 4 mois.
Pourtant, jusqu’au 4 novembre 2013 la firme a continué à envoyer des factures au MTPTC ainsi
que le montre le tableau ci-dessous. La date de démarrage des travaux étant le 19 avril 2011, les
travaux auraient dû s’achever le 19 août 2011.
Tableau 2.1.9.3 Compilation de décaissement
Modalité
No
Facture
Période
(base mensuelle)
Montant
en HTG
Avance de démarrage
1
9 mai 2011
43,000,000.00
Décompte # 1
2
27 mai 2011
17,338,983.84
Décompte # 2
3
19 juillet 2011
8,414,799.90
Décompte # 3
4
25 aout 2011
4,461,643.01
Décompte # 4
5
26 aout 2011
3,415,836.29
Décompte # 5
6
30 septembre 2011
2,447,727.40
Décompte # 6
7
31 octobre 2011
2,320,366.27
Décompte # 7
8
31 octobre 2011
867,574.30
Décompte # 8
9
30 novembre 2011
4,834,870.41
Décompte # 9
10
16 mai 2012
2,718,715.66
Décompte # 10
11
11 juin 2012
4,888,291.36
Décompte # 12
13
15 octobre 2012
16,731,705.02
Décompte # 13
14
4 décembre 2012
21,938,148.02
Décompte # 14
15
20 décembre 2012
3,849,104.50
Décompte # 15
16
6 mai 2013
16,625,075.40
Décompte # 16
17
3 juin 2013
508,322.40
Décompte # 17
18
27 juin 2013
3,802,148.45
Décompte # 18
19
5 aout 2013
1,304,542.84
Décompte # 19
20
2 septembre 2013
1,407,248.30
Décompte # 20
21
23 septembre 2013
2,860,255.82
Décompte # 21
22
22 octobre 2013
1,842,007.44
Décompte # 22
23
4 novembre 2013
Décompte 23
24
605,056.28
381,638.04
Total
167,917,607.95
295. Le rapport de fin de mission de la firme de supervision ESC Ingénieurs Conseils d’octobre
2012 apporte des éclaircissements concernant les causes des retards constatés. Ci-après, les
principales conclusions que la Cour tire de ce rapport:
116
117
Des arrêts de livraison de Matériaux de recharge de la plateforme tels que granulat
0/31.5 qui est le matériau essentiel pour la constitution de la Couche de base.
Des problèmes techniques de la Centrale de production située au Limbé, C’est donc
une cause retard interne à l’organisation du groupement TECINA/ V&F.
Des pannes répétées des équipements de la Composante V&F et aussi un manque de
Coordination avec l’autre Composante TECINA S.A responsable des travaux de
recharge de la chaussée comme préalable activité au pose des couches
d’imprégnation et de BB.
L’absence d’étude spécifiques et d’un dossier technique adéquat pour l’exécution des
travaux. Qu’il s’agisse donc du dossier d’appel d’offres ou du dossier technique, la
non-conformité de ces documents à la situation in situ s’est avérée par la suite une
grande lacune au niveau de la mise en œuvre des travaux et qui a été l’une des causes
de leurs retards dans les délais d’achèvement contractuels dont aucun n’a pu être
respectée.
296. Le contrat de supervision entre la firme ESC Ingénieurs Conseils et le MTPTC n’a pas été
trouvé dans la documentation fournie à la Cour.
297. La Cour constate que malgré ces long retards imputables au groupement V&F et TECINA,
le MTPTC n’a pas appliqué, contre lui, l’article 11 du contrat disant : « En cas de retard dans
l’achèvement des travaux, il est fait application, sauf cas de force majeure, des pénalités
journalières qui prennent effet dans l’intégralité de leurs montant et sans mise en demeure
préalable ». Un tel comportement laisse croire que les ordonnateurs des dépenses du Ministère
des Travaux Publiques Transports et Communications n’ont pas agi dans le sens de l’intérêt de
l’Etat Haïtien.
298. En dépit de ces nombreux retards, les travaux n’étaient toujours pas terminés. L’analyse
des différents décomptes physiques révèlent que seulement l’installation de panneau de
signalisation et la signalisation horizontale devaient être effectues pour finaliser les travaux.
Lors d’une visite effectuée sur le terrain en décembre 2018, la Cour a constatée des dégradations
importantes de la chaussée.
299. Ci-après, les résultats de la visite de terrain dans le cadre de l’audit de ce projet :
Photo présentant la dégradation accélérée de la chaussée de la Route Carrefour
Puilboreau – Marmelade
117
118
Photo présentant la chaussée fortement dégradée de la Route Carrefour Puilboreau Marmelade
300. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
Projet
Travaux de construction sur la route Carrefour Puilboreau - Marmelade
RÉSOLUTIONS
Résolution
Montant
Initial
Désaffectation/
Affectation
Montant Révisé
118
119
Projet
Travaux de construction sur la route Carrefour Puilboreau - Marmelade
12 mai 2011
$ 5,769,083.00
$ 3,735,711.44
10 septembre
$ 2,033,371.56
2014
Total
5,769,083.00
($ 2,033,371.56)
$ 3,735,711.44
TOTAL
FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE
ET GESTION DE
PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Trois millions sept cent trente-cinq mille sept cent onze et 44/100 dollars
américains ($ US 3,735, 711.44) équivalent à cent cinquante millions deux cent
soixante-six mille trois cent soixante-dix-sept et 68/100 HTG (HTG 150, 266,377.68)
au taux de référence de la BRH, le 12 mai 2011 de 40.2243 HTG pour un dollar
Fonds Petro Caribe
Proposition Financière lancée par le Maitre d’Ouvrage pour la réalisation de travaux
complémentaire d’entretien sur environ 14kms de la Rte Carrefour
Puilboreau/Marmelade
Montant du contrat : Deux cent Quinze millions de HTG&00/100 (215,
000,00.00HTG)
Contrat signe le 19 avril 2011 par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL Ministre des TPTC
L’Entrepreneur
: Michel Ange BERRET, Mandataire du Groupement V& F
Construction S.A. / TECINA
Contrat approuvé par Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des Finances
Objet du marché : Réalisation de travaux Complémentaire d’entretien sur environ
14kms de la Route Carrefour Puilboreau/ Marmelade
Avance de démarrage : 20% du montant total du contrat et l’avance devra être
prélevée sur les décomptes mensuels en trois mois en deux versements de 35% du
montant total de l’avance et un autre de 30%
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y relatives
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception définitive des travaux
Pénalité quotidienne pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum
<= 10% du montant du marché) : Le montant des pénalités journalières est de
1/1000eme du montant initial
Intérêt moratoire : Les intérêts moratoires courent du jour suivant l’expiration du
délai de paiement jusqu’au jour de l’émission par le Comptable assignataire du titre
permettant le règlement. Le taux applicable pour le calcul des intérêts moratoires est
le taux d’escompte de la Banque de la République d’Haïti (BRH) majoré de deux
points.
Délai d’exécution des travaux : 4 mois
Délai de garantie : 12 mois commençant à courir à partir de la date d’émission du
certificat de réception provisoire des travaux.
19 avril 2011 : Signature du contrat entre le MTPTC et le groupement V&F et
TECINA
12 mai 2011 : Adoption de la résolution autorisant le prélèvement de $
5,769,083 dollars américains pour financer le projet
14 septembre 2014, Adoption de la résolution autorisant la désaffectation de $
2,033,371.46 dollars américains pour financer le projet
Premier niveau
Jacques GABRIEL Ministre des Travaux Publics Transports et Communications,
Ordonnateur principal des dépenses
Jacques ROUSSEAU, Ministre des Travaux Publics Transports et Communications,
Ordonnateur principal des dépenses
Deuxième niveau
Michel Ange BERRET, ING, mandataire du groupement V&F et TECINA
119
120
2.1.10. Adoquinage de rues à Fort-Liberté
301. La Cour a procédé à l’examen du projet de «l’Adoquinage de rues á Fort Liberté ». Le but
étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré de manière
efficace, efficiente et économique.
302. D’abord, il faut souligner que ce projet été autorisé par une résolution unique votée le 24
avril 2010 pour une valeur de deux (2) millions de dollars américains, équivalant à quatre-vingtcinq millions quatre cent quatre-vingt-dix-sept mille huit cent gourdes (HTG 85,497,800) au
taux de référence de la BRH de 42.7489 du 29 janvier 2013, date de signature du contrat.
Tableau 2.1.10.1 Décompte de paiements pour l’adoquinage de
rues a Fort-Liberté
Firme
d'exécution/
Supervision
Montant Initial
FICOSA/MTPTC
2,000,000.00
-
2 000 000,00
11 décembre 2013
537,500.00
537,500
-
Total
2,537,500.00
537,500
2,000,000
Résolutions
24 aout 2010
($USD)
Montant Révisé
Affectation/
Désaffectation
($USD)
($USD)
303. L’analyse de la mise en œuvre de ce projet a permis à la Cour de constater qu’il n’a pas été
mis en œuvre de manière inefficiente, car plusieurs irrégularités pouvant causer des préjudices
au projet et la communauté y ont été relevées.
304. En comparant les bordereaux de paiement (HTG 87,080,512.33) avec la valeur du contrat
(HTG 83,942,023.70), la Cour a constaté que le MTPC a payé en trop trois million cent trentehuit mille quatre cent quatre-vingt-huit et 63/100 gourdes (HTG 3,138,488.63) à la firme FICO
SA. Ce dépassement représente 3,74% de la valeur du contrat comme l’indique le tableau cidessous qui résume la reconstitution des différents bordereaux de décaissement soumis par la
firme FICOSA au Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC).
Tableau 2.1.10.2 Compilation des décomptes
120
121
Modalité
Décompte
#1
Décompte
#2
Décompte
#3
Décompte
#4
Décompte
#5
Décompte
#6
Décompte
#7
Décompte
#8
Décompte
#9
Décompte
# 10
Décompte
# 11
Décompte
# 12
Total
No
Facture
Période
Montant des
travaux
exécutés
Retenue de
Garantie
(5%)
Garantie de
bonne
exécution
(5%)
Montant
Facture
1
28 mars
2013
3,036,154.82
151,807.74
151,807.74
2,732,539.33
2
6 juin 2013
3,588,263.06
179,413.15
179,413.15
3,229,436.75
3
5 juillet 2013
6,085,758.65
304,287.93
304,287.93
5,477,182.79
4
20 aout 2013
27
septembre
2013
11 novembre
2013
31 janvier
2014
26 mars
2014
7,748,755.66
387,437.78
387,437.78
6,972,080.09
6,298,061.01
314,903.05
314,903.05
5,668,254.91
19,881,629.63
994,081.48
994,081.48
17,893,466.66
16,636,206.84
831,810.34
831,810.34
14,972,586.16
10,533,633.77
526,681.69
526,681.69
9,480,270.39
13,267,683.64
663,384.18
663,384.18
11,940,915.27
0.00
0.00
4,356,889.99
0.00
0.00
2,643,110.09
0.00
4,353,807.35
0.00
4,353,807.35
1,713,779.90
87,080,512.33
5
6
7
8
9
11
21 mai 2014
16 novembre
2015
1 février
2016
12
18 aout 2017
10
87,076,147.08
305. De plus, le délai d’exécution des travaux prévu dans le contrat pour neuf mois (9) n’a pas
été respecté. En effet, en comparant la date du premier bordereau de paiement (28 mars 2013)
et celle du dernier bordereau facturé pour l’exécution des travaux (21 mai 2014), il s’est écoulé
près de quatorze mois.
306. La garantie de bonne exécution a été prélevée sur chaque décompte. Ce qui est contraire à
l’article 9 du contrat qui stipule que : « Cette garantie sera constituée par un chèque bancaire
certifié ».
307. L’analyse des décomptes a permis de constater des augmentations significatives des
quantités de travaux réalisés par rapport à ce qui était prévu dans le marché. L’augmentation de
l’ampleur des travaux a entraîné une augmentation totale du coût des travaux de 3,70% qui passe
de soixante-quinze millions trois cent six mille neuf cent soixante-seize et 49/100 gourdes (HTG
75,306,976.49) à soixante-dix-huit millions quatre-vingt-treize mille quatre cent cinq et 44/100
gourdes (HTG 78,093,405.44). Des retards de plus de quatre mois dans l’exécution des travaux
ont été aussi constatés. À noter que tous les projets de construction sont constitués de trois
121
122
éléments étroitement liés et qui sont en interaction entre eux. Il s’agit de la nature et de l’ampleur
des travaux, de l’estimation des couts et de l’échéancier.
308. Ainsi, les travaux de construction de caniveau de 60 cm de largeur ont augmenté de 61%
passant de 3,395 mètres linéaires à 5,469.90 mètres linéaires entraînant une augmentation totale
des coûts de deux millions quatre-vingt-quinze mille sept cent onze et 25/100 gourdes (HTG
2,095,711.25). La construction de trottoirs de 12 cm d’épaisseur a subi une hausse de 164%
passant de 3,395 mètres carrés à 8,950.95 mètres carrés pour une augmentation des coûts de
trois millions trois cent quarante-neuf mille cent quatre-vingt-deux et 22/100 gourdes (HTG
3,349,182.22).
309. Par ailleurs, des réduction de quantité sont constatés dans la construction de canaux
maçonnés en agglomérés de blocs 20 de dimensions intérieures 120 x 100 cm qui passent de
2,250 ml à 1663 ml générant une réduction des coûts de sept millions huit cent trente-neuf mille
sept cent quatre-vingt-quatre et 16/100 gourdes (HTG 7,839,784.16).
310. Les travaux de « mise en œuvre de remblai pour couche pour couche de fondation » et
« Ouvrage de rejets para fouillés et création d’exutoire (Rue Saint Jean, Bory et La Paix)
n’étaient pas prévus initialement dans le devis estimatif. Ils ont généré des coûts additionnels
respectivement de deux millions vingt-huit mille six cent quatre-vingt-quatorze et 46/100 (HTG
2,028,694.46) et cinq cent vingt-huit mille (HTG 525,000).
311. Selon l’article 28 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés
des travaux, « [l]’Entrepreneur ne peut, de lui-même, apporter aucun changement aux
dispositions techniques prévues par le marché ». Aucune autorisation pour ces changements n’a
été retracée dans la documentation fournie à la Cour par le MTPTC.
312. En dépit des retards constatés dans la livraison des travaux, les pénalités n’ont pas été
appliquées conformément à l’article 10 du contrat.
313. L’augmentation de la quantité des travaux a généré des augmentations de coût qui
pourraient causer préjudices au projet et à la communauté. Malgré cela, les décomptes ont été
approuvés par le Directeur Départemental du Nord-Est du MTPTC qui effectue la supervision
des travaux et le Directeur des Travaux Publics, représentant du Maitre d’ouvrage. De même,
122
123
l’ordre de payer la firme a été transmis au Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe (MPCE) par le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC).
314. Voici quelques photos illustrant l’état des lieux actuels :
Rue Bory-Fort-Liberté
Rue Saint-Jean, Fort Liberté
123
124
Rue La Paix, Fort Liberté
315. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
124
125
TITRE DU PROJET
Adoquinage des rues Fort-Liberté
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Résolution
Montant Initial
Désaffectation Montant Révisé
Résolution du 24 aout 2010 : 2,000,000 $USD
Résolution du 11 décembre 2013 : 0 $ (Montant initial : 537,500 $USD et
désaffection 537,500$USD)
Montant total résolution : deux millions de dollars américain ($ 2,000,000)
équivalent a quatre vingt cinq millions quatre cent quatre vingt dix sept mille
huit cent HTG (HTG 85,497,800) au taux de référence de la BRH de 42.7489 le
29 janvier 2013 date de signature du contrat.
Fonds Petro Caribe
Appel d’offres national lancé le 11 juillet 2012 pour l’exécution de travaux de
réhabilitation de rues a Fort Liberté (Rue Bory, Rue St Jean et Rue La Paix )
Montant du contrat : Quatre vingt trois millions neuf cent quarante deux
mille vingt trois et 70/100 HTG (HTG 83, 942,023.70)
Contrat signé le 29 Janvier 2013 par :
le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTC
Marie Carmelle JEAN MARIE, Ministre de l’économie et des Finances ;
L’Entrepreneur : Ing. Pierre Wagner SANON, Président-Directeur General de
FICOSA
Contrat Visé par Nonie H. MATHIEU, Présidente de la Cour Supérieure des
Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA)
Contrat validé par la CNMP
Objet du Marché : Exécution des travaux de réhabilitation de 2.35 kilomètres de
rues a Fort-Liberté, notamment la rue La Paix, la rue Bory et la rue Saint-Jean
conformément au cahier des spécifications techniques
Avance de démarrage : 20% du montant initial du marché qui sera accordée
qu’après la constitution par l’Entrepreneur, en faveur du Maitre d’Ouvrage, d’une
caution d’avance équivalent à 100% du montant total avancé. Cette caution
d’avance de fonds doit être délivrée par une institution bancaire établie ou agrée
en Haïti.
Retenue de Garantie : 5% du montant du Marché sera prélevé d’office sur
chaque facture présentée par l’Entrepreneur. Restitution de cette retenue dans un
délai de 30 jours suivant l’expiration du délai de garantie prévu au Marché.
Remplacement de cette retenue de garantie par une caution solidaire, fournie par
un établissement bancaire établi ou agrée en Haïti soit à l’origine, soit à tout
moment.
Mode de paiement : délai ne dépassant pas 60 jours calendaires après la
réception et l’acceptation du projet de décompte mensuel par l’Ingénieur.
Garantie de Bonne Exécution : 5% du montant du marché de base, augmenté
ou diminué, le cas échéant de ses avenants. Cette garantie sera constituée par un
chèque bancaire certifié et il est destiné à garantir :
La bonne exécution et la livraison des matériels
Le paiement des fournisseurs en cas de défaillance de l’Entrepreneur
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source sur
tous les montants versés sur les contrats selon les dispositions du décret du 29
septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <= 10%
du montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/100eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Intérêt moratoire : A l’expiration des 60 jours, comme délai prévu pour le
paiement d’une facture et jusqu’au jour de l’émission, par le comptable
assignataire, d’un titre permettant le règlement de la facture, l’Entrepreneur aura
droit à des intérêts moratoires. Le taux applicable pour le calcul des intérêts
moratoires est le taux d’escompte de la Banque de la République d’Haïti (BRH)
majoré d’un point.
Durée du Marché et délai d’exécution :
21 mois comptés à partir de la date officielle de démarrage des travaux et repartie
comme suit :
125
126
TITRE DU PROJET
Adoquinage des rues Fort-Liberté
RESPONSABILITÉS
-Délai d’exécution des travaux : 9 mois
-Période de Garantie : 12 mois
Supervision des travaux effectuée par la Direction Départementale du Nord Est
Premier niveau
Jacques ROUSSEAU : Ministre des Travaux Publics, Transports et
Communications (MTPTC)
Deuxième niveau
Pierre Wagner SANON : Président-Directeur Général de FICOSA
Troisième niveau
Alfred PIARD : Directeur des Travaux Publics, représentant du Maitre d’ouvrage
Guy Ambroise HOLLY : Directeur Départemental du Nord-Est du MTPTC,
supervision des travaux
BILAN DU PROJET
Deux millions de dollars américains ($ 2,000, 000,00) ont été adopté par la Résolution du 24-08-2010 pour le
projet adoquinage des rues a Fort-Liberté.
Le montant attribué le 29 janvier 2013 pour ce contrat est de Quatre vingt trois millions neuf cent quarante
deux mille vingt trois et 70/100 HTG (HTG 83, 942,023.70) correspond à la résolution autorisant le projet.
Le montant total des factures est de quatre vingt sept millions quatre vingt mille cinq cent douze et 33/100
HTG (HTG 87,080,512.33), soit un trop versé à la firme FICOSA d’un montant de trois million cent trente
huit mille quatre cent quatre vingt huit et 63/100 HTG (HTG 3,138,488.63)
2.1.11. Adoquinage de rues à Ouanaminthe
316. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Adoquinage des Rues à Ouanaminthe ». Le
but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré de manière
efficace efficiente et économique.
317. Tout d’abord, la Cour souligne, pour la mise en œuvre de projet, que deux résolutions ont
été adoptées. Le tableau qui suit donne plus de détails.
Tableau 2.1.11.1 Budget prévu pour financer le projet
d’Adoquinage de rues à Ouanaminthe
Résolutions
24 aout 2010
6 janvier 2016
Firme
d'exécution/Supervision
PISACO/
SOCONDIV
Affectation/
Désaffectation
Montant Initial
3 000 000,00 $
-
$
Montant Révisé
(57 683,16) $
2 942 316,84 $
52 821,50 $
52 821,50 $
126
127
318. La Cour constate que ce projet a été exécuté par deux firmes suite à des appels d’offres
restreints et à travers deux contrats totalisant cent dix-huit millions six cent cinquante-cinq mille
cent quatre-vingt-sept et 28/100 gourdes (HTG 118, 655,187.28) :
Réhabilitation des rues Lamine, Bourbon et Vallières à Ouanaminthe
(SOCONDIV S.A)
Réhabilitation des rues Sance, Scott et Enterrement à Ouanaminthe (PISACO)
319. L’analyse de ce projet a permis à la Cour de constater qu’il n’a pas été mis en œuvre de
manière efficiente. Le processus d’octroi de ces contrats n’est pas défini. À l’exception des
contrats qui le mentionnent, aucun document prouvant la mise en concurrence des firmes pour
l’obtention des marchés n’a été trouvé dans la documentation fournie à la Cour.
320. La résolution du 24 août 2010 prise en Conseil des Ministres a autorisé un prélèvement de
trois millions de dollars américains ($ US 3,000,000) pour financer le projet. La résolution du
15 avril 2015 a permis une désaffectation de cinquante-sept mille six-cent quatre-vingt-trois et
16/100 dollars américains ($ US 57,683.16). Par conséquent, un montant de deux millions neuf
cent quarante-deux mille trois cent seize et 84/100 dollars américains ($ US 2,942,316.84) était
disponible pour l’exécution du projet.
321. La reconstitution des ordres de décaissement fournie par le BMPAD confirme qu’un
montant de cent vingt-quatre millions deux cent vingt-six mille six cent trente-trois et 52/100
gourdes (HTG 124,226,633.52) équivalant à deux millions neuf cent soixante-treize mille deux
cent quatre-vingt-trois et 22/100 dollars américains ($ US 2,973,283.22) a été décaissé. Ce qui
fait ressortir un surplus de trente mille neuf cent soixante-six et 34/100 dollars américains ($ US
30.966.34) par rapport à la disponibilité de la résolution du 24 août 2010.
322. De plus, la Cour a pu retracer grâce à un relevé de virement MEF/ PetroCaribe fourni par
la BRH, deux décaissements à l’ordre de la firme SOCONDIV, non enregistrés par le BMPAD,
totalisant respectivement huit cent trente-trois mille cent quatre-vingt-dix-huit et 28/100
gourdes (HTG 833,198.289) et cinq millions deux cent deux mille quatre cent cinq et 46/100
9
Reference DT/CC/TPD/P-323, 17 août 2012
127
128
gourdes (HTG 5,202,405.4610). Avec ces décaissements additionnels, le budget pour la
réalisation des travaux d’adoquinage de rues à Ouanaminthe est largement dépassé.
323. Dans la résolution du 24 Août 2010, il était prévu de faire l’adoquinage des rues à
Ouanaminthe. La visite de terrain effectuée au mois de décembre 2018 a permis à la Cour de
constater un revêtement en béton hydraulique pour toutes les rues.
Réhabilitation des rues Lamine, Bourbon et Vallières à Ouanaminthe (SOCONDIV S.A)
324. Pour la réhabilitation des rues Lamine réalisée par la firme SOCONDIV S.A, La Cour a
constaté des retards considérables dans la l’exécution des travaux. 8 mois se sont écroulés entre
la date de démarrage le 25 mars 2011 et la date du premier décompte le 7 janvier 2012. Le délai
d’exécution des travaux était de huit (8) mois dans le contrat. La firme SOCONDIV a mis plus
de 26 mois pour achever les travaux. La documentation mise à la disposition de la Cour ne fait
pas ressortir les raisons de ces retards.
Tableau 2.1.11.2 Décomptes des ordres de décaissement de la
firme SOCONDIV S.A
No
Modalité
Période
Facture
Avance de
démarrage
Décompte
#1
Décompte
#2
Décompte
#3
Décompte
#4
Décompte
#5
Décompte
#6
Décompte
#7
Décompte
#8
Retenue
de garantie
Retenue
de garantie
Total
10
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
25 mars
2011
28
novembre
2011
13 février
2012
30 mars
2012
20 juin
2012
27 aout
2012
31
octobre
2012
14 janvier
2013
28 mai
2013
3 janvier
2014
13 janvier
2015
Montant des travaux
exécutés
Remboursement
Avance
Retenue
de Garantie (5%)
Montant Facturé
HTG
10,987,949.10
HTG 7,085,185.00
HTG 1,417,037.00
HTG 354,259.25
HTG 5,313,888.75
HTG 5,578,536.00
HTG 1,115,707.20
HTG 278,926.80
HTG 4,183,902.00
HTG 4,999,491.75
HTG 999,898.35
HTG 249,974.59
HTG 3,749,618.81
HTG 6,133,094.85
HTG 1,226,618.97
HTG 306,654.74
HTG 4,599,821.14
HTG 8,983,272.87
HTG 1,796,654.57
HTG 449,163.64
HTG 6,737,454.65
HTG 5,106,360.76
HTG 1,021,272.15
HTG 255,318.04
HTG 3,829,770.57
HTG 7,078,102.67
HTG 1,415,620.53
HTG 353,905.13
HTG 5,308,577.00
HTG 9,970,249.42
HTG 1,915,140.32
HTG 498,512.47
HTG 7,556,596.63
HTG 1,373,357.33
HTG 1,373,357.33
HTG 54,934,293.32
HTG
10,907,949.10
HTG 2,746,714.67
HTG
55,014,293.31
Reference DT/CC/TPD/P-410, 4 mars 2013
128
129
325. L’avance de démarrage n’est pas totalement remboursée. Le Ministère des Travaux
Publics, Transports et Communications a versé à la firme SOCONDIV dix millions neuf cent
quatre-vingt-sept mille neuf cent quarante-neuf et 10/100 gourdes (HTG 10,987,949.10) pour
l’avance de démarrage. Il a récupéré sur l’ensemble des factures un montant total dix millions
neuf cent sept mille neuf cent quarante-neuf et 10/100 gourdes (HTG 10,907,949.10). Par
conséquent, la firme SOCONDIV doit rembourser quatre-vingt mille gourdes (HTG 80,000.00)
au MTPTC.
326. La reconstitution chronologique des factures permet de constater un écart de soixantequatorze mille cinq cent quarante-sept et 81/1000 gourdes (HTG 74,547.81) entre le montant
total du contrat soixante-trois millions sept cent quinze mille quatre cent quarante et un et 78/100
gourdes (HTG 63,715,441.78) et le montant total des factures cinquante-cinq millions quatorze
mille deux cent quatre-vingt-treize et 31/100 gourdes (HTG 55,014,293.31). Ce qui sous-entend
une mauvaise évaluation des factures.
Réhabilitation des rues Sance, Scott et Enterrement à Ouanaminthe (PISACO)
327. Le délai d’exécution des travaux était de 5 mois dans le contrat. Des retards considérables
dans la l’exécution des travaux ont été constatés. La firme PISACO a pris plus de 24 mois pour
achever les travaux. 5 mois se sont écroulés entre la date de décaissement pour l’avance de
démarrage le 6 mai 2011 et la date du premier décompte le 28 octobre 2011. Les raisons de ces
retards ne sont pas expliquées dans la documentation fournie à la Cour par le MTPTC.
328. Les prélèvements sur les décomptes pour avance de démarrage accusent un surplus de
vingt-sept mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit et 60/100 gourdes (HTG 27,998.60). Le
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications a versé à la firme PISACO douze
millions sept cent quarante-trois mille quatre-vingt-huit et 36/100 gourdes (HTG
12,743,088.36) pour l’avance de démarrage. Il a récupéré sur l’ensemble des factures un
montant total douze millions sept cent soixante-onze mille quatre-vingt-six et 96/100 gourdes
(HTG 12,771,086.96). Par conséquent, une mauvaise évaluation des factures a été effectuée.
329. Lors d’une visite de terrain à Ouanaminthe effectuée en décembre 2018, la Cour a constaté
que les travaux de réhabilitation de la rue Sance restent, pour une bonne partie, inachevés alors
129
130
que la Firme a déjà facturé le MTPTC pour un montant de soixante millions sept cent dix-neuf
mille six cent vingt et 46/100 gourdes (HTG 60,719,620.46) soit 95.30% du contrat.
330. Le 15 Novembre 2017, la Cour constate que le contrat a été résilié par le Ministre des
TPTC, Fritz CAILLOT, face à l’absence totale de réaction à une « Mise en demeure » adressée
à PISACO en date du 17 Septembre 2017 par le MTPTC lui demandant de reprendre les travaux.
331. La Cour constate aussi que, suite à la résiliation du contrat avec PIASCO, le MTPTC n’a
pas recruté une autre firme pour finaliser les travaux suivant l’alinéa 2 de l’article 109 du Cahier
des Clauses Administratives générales faisant partie du contrat.
332. La reconstitution chronologique des factures permet de constater un écart de deux millions
neuf cent quatre-vingt-quinze mille huit cent vingt-et-un et 32/100 (HTG 2,995,821.32) entre le
montant total du contrat soixante-trois millions sept cent quinze mille quatre cent quarante et
un et 78/100 gourdes (HTG 63,715,441.78) et le montant total des factures soixante millions
sept cent dix-neuf mille six cent vingt et 46/100 gourdes (HTG 60,719,620.46). Ce solde ne
suffira pas pour rembourser la retenue de garantie qui s’élève à trois millions cent quatre-vingtdix-sept mille deux cent quarante-trois et 11/100 gourdes (HTG 3,197,243.11). Une mauvaise
évaluation des factures a donc été effectuée.
Tableau 2.1.11.3 Décomptes des ordres de décaissement la
firme PISACO
Modalité
Avance de
démarrage
Décompte
#1
Décompte
#2
Décompte
#3
Décompte
#4
Décompte
#5
Décompte
#6
Décompte
#7
Décompte
# 7A
Décompte
#8
Total
No
Facture
Période
1
6 mai 2011
2
3
4
5
28 octobre
2011
8 décembre
2011
27 janvier
2012
21 février
2012
Montant des travaux
exécutés
Remboursement
Avance
Retenue
de Garantie (5%)
Montant Facturé
HTG 12,743,088.36
HTG 8,771,161.40
HTG 1,754,232.28
HTG 438,558.07
HTG 6,578,371.05
HTG 12,717,492.42
HTG 2,543,498.48
HTG 635,874.62
HTG 9,538,119.32
HTG 8,912,814.95
HTG 1,782,562.99
HTG 445,640.75
HTG 6,684,611.21
HTG 6,215,341.08
HTG 1,243,068.22
HTG 310,767.05
HTG 4,661,505.81
6
8 juin 2012
HTG 10,720,039.28
HTG 2,144,007.86
HTG 536,001.96
HTG 8,040,029.46
7
29 aout 2012
HTG 7,520,263.13
HTG 1,504,052.63
HTG 376,013.16
HTG 5,640,197.35
8
8 février 2013
HTG 4,979,503.55
HTG 995,900.71
HTG 248,975.18
HTG 3,734,627.66
17 mai 2013
HTG 992,476.44
HTG 198,495.29
HTG 49,623.82
HTG 744,357.33
17 mai 2013
HTG 3,115,769.92
HTG 605,268.51
HTG 155,788.50
HTG 2,354,712.91
HTG 63,944,862.17
HTG 12,771,086.96
HTG 3,197,243.11
HTG 60,719,620.46
9
130
131
333. Les dispositions contractuelles relatives aux pénalités, intérêt moratoire et cas de force
majeure ne sont pas appliquées.
334. Voici quelques Photos illustrant l’état des lieux actuel :
Rue Sance à Ouanaminthe
Rue Scott à Ouanaminthe
131
132
335. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
PROJET
Adoquinage des rues à Ouanaminthe
Résolution
Montant Initial
24 Août 2010
15 avril 2015
6 janvier
2016
Total
$ 3,000,000.00
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
Désaffectation/
Affectation
$ 2,942,316.84
$
$
57,683.16
52,821.50
$ 3,052,821.50
Montant Révisé
$
$
57,683.16
52,821.50
$ 2,995,138.34
Fonds Petro Caribe
Phase 1 :
Travaux de réhabilitation des rues Lamine, Bourbon et Valieres à Ouanaminthe
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Appel d’offres lancé par le MTPTC pour le Bétonnage des rues Lamine,
Bourbon et Vallières à Ouanaminthe
Montant du contrat : Cinquante-quatre millions neuf cent trente-neuf mille sept
cent quarante-cinq et 50/100 gourdes (HTG 54, 939,745.50)
Contrat signé le 03 mars 2011 par :
- Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-et l’Entrepreneur : Jean Eddy VICTOR, PDG de la firme SOCONDIV S.A
Avec approbation du Ministre de l’Économie et des Finances Ronald BAUDIN
Objet du Marché : Réhabilitation de trois (3) rues à Ouanaminthe : Rue Lamine,
rue Bourbon et rue Vallières
Avance de démarrage : 20% du montant total du contrat qui sera accordée
qu’après la constitution par l’Entrepreneur, en faveur du Maitre d’Ouvrage,
d’une caution d’avance ou un Bon a Présentation équivalent à 100% du montant
total avancé. Prélèvement de 20% du montant de chaque demande d’acompte.
Contrôle des prix unitaire : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin 2009
fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de
concession d’ouvrages de service public sur le contrôle des prix spécifiques
durant l’exécution des prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et profits
et compte d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation.
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception définitive des travaux
Mode de paiement : Au plus tard Trente (30) jours à partir de l’approbation du
décompte par le Maitre d’Ouvrage
Garantie de Bonne Exécution : 5% du montant du marché, exécutable en Haïti
sans aucune restriction.
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source sur
tous les montants versés sur les contrats selon les dispositions du décret du
29 septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <= 10%
du montant du marché) :
1/3000ème du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/100ème du montant total du marché au-delà du 30ème jour de retard
Intérêt moratoire : À l’expiration des 30 jours, comme délai de paiement des
décomptes provisoires, et jusqu’au jour de l’émission, par le comptable
assignataire, d’un titre permettant le règlement du décompte, l’Entrepreneur
132
133
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
PROJET
Adoquinage des rues à Ouanaminthe
aura droit à des intérêts moratoires selon les prescriptions de l’article 101.3 du
CCAG Le taux applicable pour le calcul des intérêts moratoires est le taux
d’escompte de la Banque de la République d’Haïti (BRH) majoré d’un point.
Délai de réalisation des travaux : 8 mois
Délai de garantie : 12 mois commençant à courir à partir de la date d’émission
du certificat de réception provisoire
Décomptes Mensuels accompagnés de factures y relatives
Premier niveau
Jacques GABRIEL, Ministre, Ordonnateur principal des dépenses
Jacques ROUSSEAU, Ministre, Ordonnateur principal des dépenses
Deuxième niveau
Jean Eddy VICTOR, PDG de la firme SOCONDIV S.A
Troisième niveau
Charles Raymond PIERRE, Directeur General au MTPTC
Fred JEAN-BAPTISTE, ING. Directeur Départemental du Nord-Est du
MTPTC.
Guy HOLLY. Directeur Départemental du Nord-Est du MTPTC.
Alfred PIARD, Directeur des Travaux au MTPTC.
Phase 2 :
Réhabilitation des rues Scott, Sance et Enterrement a Ouanaminthe
PROCESSUS
Appel d’offre lancé par le MTPTC pour le Bétonnage des rues Scott, Sance et
D’OCTROI DES
Enterrement à Ouanaminthe
CONTRATS
Montant du contrat : soixante-trois millions sept cent quinze mille quatre cent
quarante et un et 78/100 gourdes (HTG 63,715,441.78)
Contrat signé le 7 février 2011 par :
- Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-et l’Entrepreneur : Pierre Wilfrid SANON, PDG de la firme PISACO
Avec approbation du Ministre de l’Économie et des Finances Ronald BAUDIN
LA GESTION
Objet du Marché : Réhabilitation de trois (3) rues à Ouanaminthe : Rue Scott,
CONTRACTUELLE ET
rue Sance et rue Enterrement
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 20% du montant total du contrat qui sera accordée
qu’après la constitution par l’Entrepreneur, en faveur du Maitre d’Ouvrage,
d’une caution d’avance ou un Bon a Présentation équivalent à 100% du montant
total avancé. Prélèvement de 20% du montant de chaque demande d’acompte.
Contrôle des prix unitaire : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin 2009
fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de
concession d’ouvrages de service public sur le contrôle des prix spécifiques
durant l’exécution des prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et profits
et compte d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation.
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception définitive des travaux
Mode de paiement : Au plus tard Trente (30) jours à partir de l’approbation du
décompte par le Maitre d’Ouvrage
Garantie de Bonne Exécution : 5% du montant du marché, exécutable en Haïti
sans aucune restriction.
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source sur
tous les montants versés sur les contrats selon les dispositions du décret du
29 septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <= 10%
du montant du marché) :
133
134
EXÉCUTION
TRAVAUX
DES
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
RESPONSABILITÉS
PROJET
Adoquinage des rues à Ouanaminthe
1/3000ème du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/100eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Intérêt moratoire : A l’expiration des 30 jours, comme délai de paiement des
décomptes provisoires, et jusqu’au jour de l’émission, par le comptable
assignataire, d’un titre permettant le règlement du décompte, l’Entrepreneur
aura droit à des intérêts moratoires selon les prescriptions de l’article 101.3 du
CCAG Le taux applicable pour le calcul des intérêts moratoires est le taux
d’escompte de la Banque de la République d’Haïti (BRH) majoré d’un point.
Délai de réalisation des travaux : 5 mois
Délai de garantie : 12 mois commençant à courir à partir de la date d’émission
du certificat de réception provisoire
Décomptes Mensuels accompagnés de factures y relatives
Appel d’offre lancé par le MTPTC pour le Bétonnage des rues Scott, Sance et
Enterrement à Ouanaminthe
Montant du contrat : soixante-trois millions sept cent quinze mille quatre cent
quarante et un et 78/100 gourdes (HTG 63,715,441.78)
Contrat signé le 7 février 2011 par :
- Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-et l’Entrepreneur : Pierre Wilfrid SANON, PDG de la firme PISACO
Approbation du Ministre de l’Économie et des Finances Ronald BAUDIN
Premier niveau Jacques ROUSSEAU, Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Deuxième niveau
Pierre Wilfrid SANON, PDG de la firme PISACO
Troisième niveau
Alfred PIARD, Directeur des Travaux Publics
2.1.12.
Construction Rue Espagnole CODEVI
336. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Réhabilitation des rues CODEVI et Liberté
». Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré de
manière efficace efficience et économique.
Tableau 2.1.12.1. Budget prévu pour financer le projet de
construction Rue Espagnole CODEVI
Résolutions
24 aout 2010
6 janvier 2016
Firme
d'exécution/Supervision
ESTRELLA/
MTPTC
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
Montant Révisé
$ 3,000,000.00
$ (1,455,938.66)
$ 1,544,061.34
$
68,548.40
$ 3,068,548.40
$ (1,455,938.66)
$
68,548.40
$ 1,612,609.74
337. La Cour a constaté des retards considérables dans l’exécution des travaux. 7 mois se sont
écoulés entre date de démarrage le 14 juin 2011 et la date du premier décompte le 7 janvier
134
135
2012. Le délai d’exécution des travaux était fixé à six mois dans le contrat initial. Pourtant, fut
signé un avenant, le 12 novembre 2012, soit onze (11) mois après la date de fin des travaux
prévue dans le contrat initial (14 décembre 2011). Cet avenant augmente le délai d’exécution à
18 ½ mois et le coût total du contrat à deux millions neuf cent quarante-huit mille cinq cent
quinze et 28/100 dollars américains (US $ 2,948,515.28).
338. La justification de cet avenant ne semble pas répondre à des critères objectifs. Une
mauvaise évaluation des besoins du projet a été effectuée. Les raisons avancées pour justifier
les arrêts des travaux sont :
manifestations des riverains qui réclamaient des changements importants au niveau de la
capacité hydraulique des ouvrages de drainage et de la largeur de la chaussée ;
éxigence du Directeur Départemental du MTPTC pour que l’Entreprise Ingeneria Estrella
se conforme aux desiderata des riverains en remplaçant le canal en maçonnerie de
moellons par un fossé couvert en blocs armés des deux côtés de la rue Liberté ;
arrêt pour permettre à des entreprises sous contrat avec la DINEPA de poser les conduites
hydrauliques de 6 et 8 pouces de diamètre constituant le réseau primaire le long des rues
en construction ;
test de pression sur les conduites hydrauliques tant primaire que secondaire pour éviter la
démolition du revêtement pour réparation d’éventuelles fuites sur le réseau d’eau potable.
libération tardive de l’emprise.
339. L’avance de démarrage n’est pas totalement remboursée. Le Ministère des Travaux
Publics, Transports et Communications a versé à la firme Ingeneria Estrella cinq cent dix mille
huit cent soixante-sept et 22/100 dollars américains ($ US 510,867.22) pour l’avance de
démarrage. Il a récupéré sur les factures # 3 et # 4 un montant total de quatre cent quarante-sept
mille cinq cent cinquante-six et 50/100 dollars américains ($ US 447,556.50). Par conséquent,
la firme doit rembourser soixante-trois mille trois cent dix et 72/100 ($ US 63,310.72) au
MTPTC.
340. La reconstitution chronologique des factures permet de constater un écart de huit mille trois
cent quatre-vingt-onze et 49/100 dollars américains ($ US 8,391.49) entre le montant total du
contrat deux millions neuf cent quarante-huit mille cinq cent quinze et 28/100 dollars américains
135
136
(US $ 2,948,515.28) et le montant total des factures deux millions neuf cent quarante mille cent
vingt-trois et 79/100 dollars américains ($ US 2,940,123.79). Ce qui sous-entend une mauvaise
évaluation des factures.
Tableau 2.1.12.2. Reconstitution chronologique des factures
Modalité
No
Facture
Avance de
démarrage
1
Facture # 2
2
Facture # 3
3
Facture # 4
4
Facture # 5
5
Facture # 6
6
Total
Période
Montant des
travaux
exécutés
Rembourse
ment Avance
Retenue
de Garantie
(5%)
Montant
Facturé
$510,867.22
7 janvier
2012
10 octobre
2012
5
décembre
2012
14 mai
2014
14 juillet
2016
$ 639,030.56
$ 31,951.53
$607,079.03
$1,902,351.77
$ 380,470.35
$ 95,117.59
$1,426,763.83
$ 335,430.74
$
$ 16,771.54
$251,573.06
67,086.15
$71,920.33
$71,920.33
$ 2,876,813.07
$ 447,556.50
$ 143,840.65
$ 2,940,123.79
341. La Cour constate aussi que les dispositions contractuelles relatives aux pénalités, intérêt
moratoire et cas de force majeure ne sont pas appliquées.
342. Quant à la supervision des travaux, elle a été effectuée par la Direction Départementale du
Nord-Est du MTPTC. À cet effet un montant de six millions vingt-trois mille gourdes (HTG
6,023,000) équivalant à cent quarante-trois mille cinq cent soixante-quinze dollars américains
($ US 143,575.69) a été décaissé. La documentation mise à la disposition de la Cour par le
MTPTC ne lui permet pas de se prononcer sur la régularité de l’utilisation de ces fonds.
343. Les factures # 5 et # 6 représentant chacune 50% de la retenue de garantie et équivalant à
un montant de soixante-onze mille neuf cent vingt et 33/100 dollars américains ($ US
71,920.33) chacune n’ont pas été honorées en dépit du fait que les certificats de réception
provisoire et définitive ont été délivrés à la firme Ingeneria Estrella. Une correspondance datée
du 5 septembre 2016 du Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Aviol
Fleurant, au Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications, Jacques Evelt
Eveillard, fait état de l’impossibilité du MPCE à donner suite à la facture # 6 en raison d’une
insuffisance de fonds pour ce projet dans le Programme d’Investissement Publics.
136
137
344. La résolution du 24 août 2010 prise en Conseil des Ministres autorise un prélèvement de
trois millions de dollars américains ($ 3,000,000) sur le fonds PetroCaribe pour financer le
projet Construction Rue Espagnol CODEVI. Deux millions neuf cent trente-neuf mille huit cent
cinquante-huit et 82/100 dollars américains ($ US 2,939,858.82) ont été décaissés au 17 janvier
2013. Il reste donc un solde de soixante mille cent quarante et un et 18/100 dollars américains
($ US 60,141.18) dans le cadre de la gestion financière de ce projet. Pourtant, la résolution du
10 septembre 2014 prise en conseil des ministres autorise la désaffectation d’un montant d’un
million quatre cent cinquante-cinq mille neuf cent trente-huit et 66/100 dollars américains ($
US 1,455,938.66) sur la résolution du 24 août 2010 pour ce projet. Il apparait évident que cette
désaffectation est impossible en raison de l’insuffisance des fonds disponible. De plus le 6
janvier 2016 une résolution a été adoptée en conseil des ministres autorisant un prélèvement
d’un montant de soixante-huit mille cinq cent quarante-huit et 40/100 dollars américains ($ US
68,548.40) pour financer le projet. Il est important de souligner d’après la chronologie des
factures, l’exécution des travaux était achevée avant le 5 décembre 2012. Une mauvaise
évaluation du projet est donc constatée par la Cour.
Tableau 2.1.12.2. Ordre de décaissement
#
1
2
3
4
5
Date
26 juillet 2011
15 mai 2012
30 octobre 2012
17 aout 2012
17 janvier 2013
Ordre de décaissement
191-1
255
?
301
369
$
$
$
$
$
$
Montant
510,867.22
607,079.03
1,426,763.83
143,575.69
251,573.06
2,939,858.82
345. Voici quelques Photos illustrant l’état des lieux actuel :
137
138
Rue CODEVI à Ouanaminthe
Rue CODEVI (trottoir) à Ouanaminthe
138
139
Rue CODEVI à Ouanamint
346. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
PROJET
Réhabilitation des rues CODEVI et Liberté
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Résolution
Montant Initial
24 aout 2010
10 septembre 2014
6 janvier 2016
Total
Fonds Petro Caribe
$ 3,000,000.00
$
68,548.40
$ 3,068,548.40
Affectation/
Désaffectation
Montant Révisé
$ 1,544,061.34
$ (1,455,938.66)
$ (1,455,938.66)
$
68,548.40
$ 1,612,609.74
Phase 1
Rehabilitation des Rues Codevi Et Liberte À Ouanaminthe
Sollicitation d’une proposition financière de la firme Ingenieria Estrella S.A. pour la
réalisation des travaux de Réhabilitation des tronçons de rues CODEVI et Liberté
menant à la zone franche de Ouanaminthe.
Montant du contrat : Deux Millions Cinq Cent Cinquante Quatre mille Trois Cent Trente
Six et 9/100 dollars américains (US $ 2, 554,336.09)
Contrat signé le 13 mai 2011 par :
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-et de l’Entrepreneur : Manuel ESTRELLA, Président Ingenieria Estrella S.A
Avec approbation du Ministre de l’Économie et des finances Ronald BAUDIN
Objet du marché : Réhabilitation de deux tronçons de rues a Ouanaminthe : Rue
CODEVI (370 ml) et rue Liberté (1,127 ml)
Contrôle des prix unitaire : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin 2009 fixant
les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de concession
139
140
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
PROJET
Réhabilitation des rues CODEVI et Liberté
d’ouvrages de service public sur le contrôle des prix spécifiques durant l’exécution des
prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et profits et
compte d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation.
Entrée en vigueur : Date à laquelle l’entrepreneur aura reçu notification de commencer
les travaux.
Avance de démarrage : 20% du montant total du contrat
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y relatives
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception
du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception
du certificat de réception définitive des travaux
Garantie de bonne exécution : 5% du montant du marché présente sous la forme
d’une caution bancaire émise par une banque agrée par l’autorité contractante ou
d’une caution émise par une compagnie d’assurance agrée par l’autorité contractante
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source sur tous les
montants versés sur les contrats selon les dispositions du décret du 29 septembre
2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalité quotidienne pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <=
10% du montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/100eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Intérêt moratoire : Calculés selon les prescriptions de l’article 101.3 du CCAG : Le taux
applicable pour le calcul des intérêts moratoires est le taux d’escompte de la Banque de
la République d’Haïti (BRH) majoré de deux points.
Délai de réalisation des travaux : 6 mois
Date de démarrage effective : 14 juin 2011
Date de fin des travaux : 14 décembre 2011
Délai de garantie : 12 mois commençant à courir à partir de la date d’émission du
certificat de réception provisoire.
BILAN DU PROJET
24 aout 2010 : Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant un prélèvement de trois millions
de dollars américains ($ 3,000,000) sur le fonds PetroCaribe pour financer le projet Construction Rue Espagnol
CODEVI.
13 mai 2011 : Signature d’un contrat de Deux Millions Cinq Cent Cinquante Quatre mille Trois Cent Trente Six et
9/100 dollars américains (US $ 2, 554,336.09)
14 juin 2011 : Date de démarrage du projet
25 juillet 2011 : Demande de paiement du MEF au BMPAD de la facture # 1 totalisant cinq cent dix mille huit cent
soixante-sept et 22/100 dollars américains ($ US 510,867.22) pour l’avance de démarrage a l’entreprise Ingeneria
Estrella
14 décembre 2011 : Date de fin des travaux prévue
7 janvier 2012 : Transmission de la facture # 2 totalisant six cent sept mille soixante-dix-neuf et 3/100 dollars
américains ($ US 607,079.03) de l’entreprise Ingeneria Estrella au MTPTC
10 octobre 2012 : Transmission de la facture # 3 totalisant un millions quatre cent vingt-six mille sept cent soixantetrois et 83/100 dollars américains ($ US 1,426,763.83) de l’entreprise Ingeneria Estrella au MTPTC
18 octobre 2012 : Demande de paiement de la facture # 3 du Ministre des TPTC au Ministre de l’Economie et des
Finances
Montant total des factures # 1, # 2 et # 3 deux millions cinq cent quarante-quatre mille sept cent dix et 8/100 dollars
américains ($ US 2,544,710.08)
Phase 2
Avenant # 1 au contrat de rehabilitation des rues codevi et liberte a ouanaminthe
PROCESSUS D’OCTROI
Travaux hors contrat jugés nécessaires sur constat et accord des différents
DES CONTRATS
intervenants du projet. Acceptation du MTPTC d’une proposition pour la réalisation
de travaux additionnels.
Montant du contrat : Trois Cent Quatre Vingt Quatorze mille Cent Dix Sept et 19/100
dollars américains (US $ 394,117.19)
Montant total des travaux : Deux millions neuf cent quarante-huit mille cinq cent
quinze et 28/100 dollars américains (US $ 2,948,515.28)
Contrat signé le 12 novembre 2012 par :
140
141
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
PROJET
Réhabilitation des rues CODEVI et Liberté
-Jacques ROUSSEAU, Ministre des Travaux Public, Transports et Communications
-Marie Carmelle JEAN MARIE, Ministre de l’Économie et des finances Mr Ronald
BAUDIN
-Jose Alejandro ADAMES, Mandataire de Ingenieria Estrella S.A
Visa de la CSC/CA : Nonie H. MATHIEU, Présidente de la Cour Supérieure des
Comptes et du Contentieux Administratif
Objet du marché : Prix en compte :
-des travaux additionnels du Dossier Technique révisé, mis à jour le 24 mars 2012 et
approuvé par le Maitre d’Ouvrage ainsi que l’augmentation des 50 ml de route a la
rue Liberté incluant drainage et voirie au niveau de l’exutoire.
-des nouveaux prix unitaires introduits pour la réalisation des travaux additionnels
-du nouveau délai nécessaire à la réalisation totale des travaux
Prix unitaire :
Poste 100-4 débroussaillage et décapage : 2.42 US $ le mètre carré
Poste 100-5 préparation de l’assiette de remblais : 1.54 US $ le mètre carré
Poste 100-6 réglage et compactage de la plateforme : 1.40 US $ le mètre carré
Poste 200-1a remblai d’emprunt : 18.67 US $ le mètre carré
Poste 300-3a canal couvert avec parois en blocs 20 armés : 375.36 US $ le mètre
carré
Poste 300-3b dalettes pour passage sur fossé 1.20 m x 1.80 m : 93.51 US $ le mètre
carré
Poste 300-5 : dalot simple en béton armé 1.5 m x 1.20 m : 1,305.14 US $ le mètre
carré
Non modification des autres termes et conditions du marché
Délai de réalisation des travaux : dix-huit mois et demi (18 ½)
Date d’achèvement prévue pour la réalisation complète des travaux est le 30
décembre 2012
Premier niveau
Jacques Gabriel : Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
Jacques ROUSSEAU : Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications
(MTPTC)
Deuxième niveau
Jose Alejandro ADAMES, Mandataire de Ingenieria Estrella S.A
Troisième Niveau
Alfred PIARD : Directeur des Travaux Publics, représentant du Maitre d’ouvrage
Guy Ambroise HOLLY : Directeur Départemental du Nord-Est du MTPTC,
supervision des travaux
BILAN DU PROJET
12 novembre 2012 : Signature d’un avenant augmentant le montant des travaux a Deux millions neuf cent
quarante-huit mille cinq cent quinze et 28/100 dollars américains (US $ 2,948,515.28)
5 décembre 2012 : Transmission de la facture # 4 totalisant deux cent cinquante et un mille cinq cent soixantetreize et 6/100 dollars américains ($ US 251,573.06)
10 septembre 2014 : Adoption de la résolution prise en conseil des ministres autorisant la désaffectation d’un
montant d’un million quatre cent cinquante-cinq mille neuf cent trente-huit et 66/100 dollars américains ($ US
1,455,938.66) sur la résolution du 24 aout 2010 sur le projet Réhabilitation de la rue Espagnol CODEVI.
6 janvier 2016 : Adoption de la résolution prise en conseil des ministres autorisant un prélèvement d’un montant
de soixante-huit mille cinq cent quarante-huit et 40/100 dollars américains ($ US 68,548.40) pour financer le projet
Réhabilitation de la rue Espagnol CODEVI.
141
142
2.1.13.
Réhabilitation Carrefour Dufort - Jacmel
347. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Réhabilitation Carrefour Dufort - Jacmel ».
Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré de manière
efficace, efficiente et économique.
348. Comme l’indique le tableau ci-après, 2 résolutions ont été prises en Conseil des ministres
pour mettre en œuvre ce projet.
Tableau 2.2.13.A : Budget prévu pour financer le projet de
réhabilitation Carrefour Dufort - Jacmel
Résolutions
Firme
d'exécution/Super
vision
15 avril 2015
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
Montant Révisé
1 000 000,00 $
(446 089,12) $
553 910,88 $
446 089,12 $
(49 456,23) $
396 632,89 $
COAMCO
22 juillet 2015
349. Au terme de ses travaux, la Cour constate que plusieurs actions posées par le MTPTC ne
lui ont pas permis de mettre en œuvre le projet en respectant les principes d’efficience,
d’efficacité, d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques de gestion.
350. La résolution du 15 avril 2015, prise en conseil des ministres a autorisé un prélèvement
d’un million de dollars américains ($ 1,000,000) pour financer le projet. Le 22 juillet 2015, la
balance sur la résolution du 15 avril 2015 était de quatre cent quarante-six mille quatre-vingtneuf et 12/100 dollars américains ($ 446,089.12). Ce solde a fait l’objet d’une nouvelle
programmation dans la résolution du 22 juillet 2015. La résolution du 6 janvier 2016 prise en
conseil des ministres autorise la désaffectation de quarante-neuf mille quatre cent cinquante-six
et 23/100 dollars américains ($ 49,456.23) sur la résolution du 22 juillet 2015. Par conséquent,
le montant total affecté par résolution pour ce projet est de neuf cent cinquante mille cinq cent
quarante-trois et 77/100 dollars américains ($ 950,543.77). Deux décaissements totalisant neuf
cent cinquante mille cinq cent quarante-trois et 77/100 dollars américains ($ 950,543.77) ont
été effectués par le BMPAD ainsi que le montre le tableau ci-dessous.
142
143
Tableau 2.2.13.B : Ordre de décaissement
# Ordre de
décaissement
Date
Montant en
$ US
Taux
BNC
Montant en HTG
937
25 juin 2015
$ 553,910.88
49.7323
HTG 27,547,261.92
971
20 aout 2015
$ 396,632.89
51.5659
HTG 20,452,732.08
Total
$ 950,453.77
HTG 47,999,994.00
351. L’analyse de ce projet a permis à la Cour de constater qu’il n’a pas été mis en œuvre de
manière efficiente. D’abord, la Cour constate que la décision d’accorder le contrat à la Firme
lCOAMCO est antérieure à l’adoption des résolutions autorisant les prélèvements pour financer
le projet puisque le contrat est signé le 27 décembre 2012, tandis que les résolutions prises en
conseils des ministres datent du 15 avril 2015, du 22 juillet 2015 et du 6 janvier 2016.
352. De plus, le montant du contrat totalisant sept cent cinquante-quatre millions sept cent
soixante-dix-neuf mille six cent soixante-quinze et 30/100 de gourdes (HTG 754, 779, 675. 30)
est nettement supérieur à celui du montant total des résolutions, soit neuf cent cinquante mille
cinq cent quarante-trois et 77/100 dollars américains ($ 950,543.77) équivalant à quarante-sept
millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-quatorze gourdes (HTG
47,999,994). Il existe donc un écart de sept cent six millions sept cent soixante-dix-neuf mille
six cent quatre-vingt-un et 30/100 de gourdes (HTG 706,779,681.30) entre le montant du contrat
et celui des décaissements effectués à partir des résolutions. Par conséquent, le montant des
résolutions ne permet pas d’honorer le contrat.
353. Le montant total facturé dans le cadre de ce contrat est de quatre cent soixante-dix-neuf
million quatre cent cinquante-huit mille quatre cent cinquante-quatre gourdes et 19/100 (479,
458,454.19 HTG). Aucune trace du paiement de ces factures à partir des résolutions n’a été
trouvée dans la documentation à la disposition de la Cour.
Tableau 2.2.13.C : Décompte
Modalité
No facture
Date
Montant en HTG
Avance de démarrage
1
5/02/2013
188, 694,918.72
Décompte # 1
2
30/04/2013
80, 246,423.63
143
144
Modalité
No facture
Date
Montant en HTG
Décompte # 2
3
30/06/2013
111, 245,473.00
Décompte # 3
4
25/10/2013
25, 281,917.64
Décompte # 4-A
4-A
25/08/2016
29, 996,251.62
Décompte # 4-B
4-B
25/08/2016
19, 993,790.38
Décompte # 4-C
4-C
7/11/2016
10, 003,700.00
Décompte # 4-D
4-D
15/11/2016
13, 995,979.20
Total Facture
479, 458,454.19
354. Le délai d’exécution des travaux n’est pas respecté. Il existe un écart de plus de 46 mois
entre la date de l’émission de la facture de l’avance de démarrage, le 5 février 2013, et la dernière
facture identifiée le 15 novembre 2016. La durée prévue des travaux dans le contrat était de 12
mois. Mais le projet accuse un retard de plus de 34 mois. Pourtant, aucune pénalité n’a été
appliquée comme prévu à l’article IX du contrat.
355. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
NOM DU PROJET
Exécution des Travaux d’urgence entre Carrefour Dufort et Jacmel (43 Km)
RÉSOLUTIONS
Résolution
Montant Initial
15 avril 2015
$ 1,000,000.00
22 juillet 2015
$
446,089.12
6 janvier 2016
Total
Désaffectation
Montant Révisé
$ 553,910.88
$ 446,089.12
$ 396,632.89
$ 49,456.23
$ 1,446,089.12
($ 495,545.35)
$ 950,543.77
TOTAL
FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
Le contrat d’exécution des travaux d’urgence entre carrefour Dufort et Jacmel a
été octroyé de gré à gré suite à l’état d’urgence publiée le 5 novembre 2012 par
le gouvernement haïtien.
Montant du contrat : sept cent cinquante-quatre millions sept cent soixante-dixneuf mille six cent soixante-quinze et 30/100 gourdes (HTG 754, 779, 675. 30)
Contrat signé le 27 décembre 2012 par :
144
145
NOM DU PROJET
Exécution des Travaux d’urgence entre Carrefour Dufort et Jacmel (43 Km)
Le Maître d’Ouvrage : Jacques Rousseau, Ministre des Travaux Publics
Transports, Energie et Communications;
L’Entrepreneur : Enrique Tejeda Montilla responsable de COAMCO,
Approuvé par Marie Carmelle Jean-Marie, Ministre de l’Économie et des
Finances
Visée par Nonie Mathieu, Président de la CSCCA.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Objet du marché : Réalisation des travaux d’urgence sur la Route Nationale # 4
entre Carrefour Dufort et Jacmel
Avance de démarrage : 25% du montant du marché comme avance forfaitaire
pour le lancement des travaux.
Condition pour percevoir l’avance : Constitution d’une caution bancaire ou sous
forme de BON À PRESENTATION représentant 100% de l’avance consentie, à
rembourser par tranche d’au moins 30% du montant des décomptes.
Contrôle des prix unitaire : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin 2009
fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de
concession d’ouvrages de service public sur le contrôle des prix spécifiques
durant l’exécution des prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et profits
et compte d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation.
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y
relatives
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception définitive des travaux
Garantie de Bonne Exécution : Cette garantie se présentera sous forme d’une
bancaire émise par une banque agrée par l’autorité contractante d’une valeur
représentant 5% du montant du marché, ou sur demande de l’entrepreneur par
prélèvement de 5% de chaque paiement jusqu’à concurrence de 5% du montant
du contrat. Il est destiné à garantir :
La bonne exécution et la livraison des matériels
Le paiement des fournisseurs en cas de défaillance de l’Entrepreneur
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% à appliquer à la source
sur tous les montants versés sur les contrats selon les dispositions du décret du
29 septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <= 10%
du montant du marché) :
1/3000ème du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/1000ème du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Intérêt moratoire : A l’expiration des 20 jours, comme délai prévu pour le
paiement d’une facture et jusqu’au jour de l’émission, par le comptable
assignataire, d’un titre permettant le règlement de la facture, l’Entrepreneur aura
droit à des intérêts moratoires selon l’article 101.3 du CCAG.
EXÉCUTION DES
Délai de réalisation des travaux : 12 mois
TRAVAUX
Aucune indication concernant le délai de garantie
BILAN DU PROJET
27 décembre 2012 : signature du contrat entre le MTPTEC et la Firme COAMCO pour un montant de sept
cent cinquante-quatre millions sept cent soixante-dix-neuf mille six cent soixante-quinze et 30/100 gourdes
(HTG 754, 779, 675. 30)
145
146
NOM DU PROJET
Exécution des Travaux d’urgence entre Carrefour Dufort et Jacmel (43 Km)
15 avril 2015 : Adoption de la résolution prise en conseil des ministres autorisant un prélèvement de un
million de dollars américains pour financer le projet
22 juillet 2015 : Nouvelle programmation d’un montant de quatre cent quarante-six mille quatre-vingt-neuf
et 12/100 dollars américains ($ 446,089.12) solde de la résolution du 15 avril 2015
6 janvier 2016 : Adoption d’une résolution prise en conseil des ministres autorisant la désaffectation d’un
montant de quarante-neuf mille quatre cent cinquante-six et 23/100 dollars américains ($ 49,456.23) sur la
résolution du 22 juillet 2015.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Jacques ROUSSEAU, Ministre MTPTCE, Ordonnateur principal des
dépenses.
Deuxième niveau
Enrique Tejeda MONTILLA, représentant légal de l’entreprise.
2.1.14. Construction pont (60 ml) sur la Rivière des Barres reliant
Saint Louis du Nord et Anse à Foleur
356. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Construction d’un Pont (60 ml) sur la Rivière
des Barres reliant Saint-Louis du Nord et Anse à Foleur ». Le but étant de vérifier si les acteurs
impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré de manière efficace, efficiente et économique.
Au terme de ses travaux, la Cour constate que plusieurs actions posées par le MTPTC ne lui ont
pas permis de mettre en œuvre le projet en respectant les principes d’efficience, d’efficacité,
d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques de gestion.
357. Les travaux de construction du pont sur la rivière des barres ont démarré depuis le mois de
décembre 2012 dans le contexte de l’état d’urgence décrété par le gouvernement d’alors après
le passage de l’ouragan Sandy. Ce projet s’inscrit dans le cadre du maillage routier visant à
mettre en place un réseau de transport national en vue d’assurer l’intégration routière locale. La
réalisation dudit projet devait faciliter la circulation des personnes et des biens en désenclavant
la partie ouest, du Département du Nord-Ouest, en l’occurrence Saint Louis du Nord.
358. Tout d’abord, la Cour indique que la résolution du 21 décembre 2012, adoptée en Conseil
des ministres a autorisé un prélèvement de deux millions de dollars américains ($ US 2,000,000)
pour financer le projet. Deux cent quarante-cinq mille trois cent neuf et 30/100 dollars
américains ($ US 245,309.30) ont été désaffectés de cette résolution par la résolution du 15 avril
2015. Par conséquent, un millions sept cent cinquante-quatre mille six cent quatre-vingt-dix et
70/100 dollars américains ($ US 1,754,690.70) sont affectés par résolution pour ce projet. La
totalité de ce montant a été décaissée ainsi que le montre le tableau suivant. Le montant de sept
146
147
cent cinquante mille dollars américains ($ US 750,000) autorisé par la résolution du 11
décembre 2013, a été désaffecté le 15 avril 2015.
Tableau 14-A : Budget prévu pour financer le projet de
construction pont (60 ml) sur la Rivière des
Barres reliant Saint Louis du Nord et Anse à
Foleur
Résolution
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
Montant Révisé
21 décembre 2012
$ 2,000,000.00
($ 245,309.30)
$ 1,754,690.70
11 décembre 2013
$
750,000.00
($ 750,000.00)
$
Total
$ 2,750,000.00
($ 995,309.30)
$ 1,754,690.70
750,000.00
359. La Cour a également analysé les ordres de paiement. Le tableau ci-après les présente
succinctement.
Tableau 14-B: Ordre de décaissement
Ordre de décaissement
Date
Montant en $
395
25 février 2013
$
474
15 mai 2013
$ 1,062,713.20
Total
691,977.50
$ 1,754,690.70
Source : ordre de décaissement du 21 décembre 2012 BMPAD
360. Il existe un écart de cinq millions deux cent soixante-quatre mille soixante-douze et 10/100
dollars américains ($ US 5,264,072.10) entre le montant total de la résolution du 21 décembre
2012 soit un million sept cent cinquante-quatre mille six cent quatre-vingt-dix et 70/100 dollars
américains ($ US 1,754,690.70) et celui du contrat d’un montant de sept millions dix-huit mille
sept cent soixante-deux et 80/100 dollars américains ($ US 7,018,762.80). Le montant de la
résolution représente 25% du montant du contrat et est équivalent à l’avance de démarrage du
contrat. Une mauvaise évaluation des besoins du projet a donc été effectuée car le montant total
des résolutions ne permettra pas d’honorer le contrat.
361. La reconstitution chronologique des décomptes physiques présentée dans le tableau ciaprès permet de constater qu’un montant de six millions neuf cent soixante-trois mille trente et
57/100 dollars américains ($ 6,963,030.57) représentant plus de 99% du contrat, a été facturé
147
148
par le groupement Matière SAS et GMA Construction au MTPTC. Aucune résolution
additionnelle n’a été prise pour financer le projet ; pourtant, la dernière facture enregistrée porte
la date du 26 janvier 2018. La Cour n’a pas pu retracer les paiements effectués pour les cinq
dernières factures dans la documentation à sa disposition, mais l’analyse des décomptes
physiques permet de constater une augmentation progressive de la masse des travaux. Ce qui
sous-entend que les travaux se sont poursuivis. Mise à part l’avance de démarrage, les
documents fournis à la Cour ne lui permettent pas d’identifier la source de financement de la
suite des travaux de construction du pont de la Rivière des Barres.
Tableau 14-C : Décompte
Montant des
travaux
exécutés
($USD)
Remboursem
ent
Avance
($USD)
Retenue
de Garantie
(5%)
($USD)
Montant
Facture
($USD)
Modalité
No
Facture
Période
Avance de
démarrage
1B
22 mars 2013
1,062,713.20
1A
15 avril 2015
691,977.50
2
23 janvier 2015
1,521,968.28
456,590.48
76,098.41
989,279.38
3
12 octobre 2015
1,564,929.16
469,478.75
78,246.46
1,017,203.95
4
29 janvier 2016
789,235.42
236,770.63
39,461.77
513,003.02
5
24 aout 2017
2,326,887.62
698,066.29
116,344.38
1,512,476.95
6
26 janvier 2018
1,372,244.72
127,255.90
68,612.24
1,176,376.58
7,575,265.20
1,988,162.04
378,763.26
6, 963, 030.57
Décompte
#1
Décompte
#2
Décompte
#3
Décompte
#4
Décompte
#5
Total
362. La Cour a constaté des retards important dans l’exécution des travaux. Plus de 60 mois se
sont écoulés entre la date de signature du contrat du 28 décembre 2012 et la date de la dernière
facture du 26 janvier 2018. En dépit du fait qu’un avenant a été signé le 2 juin 2015 entre le
groupement Matière SAS et GMA Construction et le MTPTC pour prolonger le délai
d’exécution des travaux de 14 mois, des retards de plus de 18 mois sont constatés dans
l’achèvement des travaux.
363. Les résolutions prises en conseil des ministres prévoyaient la construction d’un pont de 60
ml. Le devis estimatif fourni par le groupement Matière SAS et GMA Construction fait état
d’un pont de 154.80 ml (plus de 2 fois plus long). Ce qui pourrait expliquer l’augmentation du
coût prévu pour la construction du pont.
148
149
364. La Cour a constaté que les travaux de construction du pont sur la rivière des Barres sont à
un stade très avancé. Cependant, en dépit du fait que cet ouvrage n’est pas encore fonctionnel,
il nécessite déjà une couche stabilisatrice sur la chaussée; sinon, il risque de se détériorer très
rapidement hypothéquant ainsi cet important investissement. La Cour observe que
l’investissement injecté dans la construction du pont jeté sur rivière des Barres n’est pas vitalisé
par la construction d’ouvrages tels l’endiguement et le drainage de la rivière elle-même. A
défaut de ces travaux, l’impact recherché de cet investissement sera quasi nul car lorsque la
rivière est en crue, elle engendrera des inondations qui détruiront les plantations de la population
voire emporter des vies humaines.
365. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière des Barres à Saint- Louis-du Nord, Haïti.
RÉSOLUTIONS
Résolution
Montant
Affectation/
Montant
Initial
Désaffectation Révisé
21 décembre $ 2,000,000
($ 245,309.30) $
2012
1,754,690.70
11 décembre $ 750,000
($ 750,000.00)
2013
Total
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
$ 2,750,000
($ 995,309.30)
$
1,754,690.70
Montant total des résolutions : Deux millions sept cent cinquante mille dollars
américains
Fonds PetroCaribe
Contrat passé gré à gré pour Construction du pont sur la rivière des Barres à
Saint- Louis-du Nord, Haïti.
Montant du contrat : Sept millions dix-huit mille sept cent soixante-deux et
80/100 dollars américains ($ US 7, 018,762.80)
Contrat signé le 28 Décembre 2012 par :
- le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
-et l’Entrepreneur : M Philippe LEDOUX, représentant du groupement
Matière SAS & GMA Construction S.A
Contrat approuvé par Marie Carmelle JEAN MARIE, Ministre de l’économie
et des Finances;
Visé par Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
Avance de démarrage : 25% du montant du marché comme avance forfaitaire
pour le lancement des travaux.
Condition pour percevoir l’avance : Constitution d’une caution bancaire ou
sous forme de BON A PRESENTATION représentant 100% de l’avance
consentie, à rembourser par tranche d’au moins 30% du montant des
décomptes.
Contrôle des prix unitaire : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin 2009
fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions
de concession d’ouvrages de service public sur le contrôle des prix
spécifiques durant l’exécution des prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et profits
et compte d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation.
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y
relatives
149
150
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière des Barres à Saint- Louis-du Nord, Haïti.
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception définitive des travaux
Garantie de Bonne Exécution : Cette garantie se présentera sous la forme
d’une bancaire émise par une banque agrée par l’autorité contractante d’une
valeur représentant 5% du montant du marché, ou sur demande de
l’entrepreneur par prélèvement de 5% de chaque paiement jusqu’à
concurrence de 5% du montant du contrat. Il est destiné à garantir :
La bonne exécution et la livraison des matériels
Le paiement des fournisseurs en cas de défaillance de l’Entrepreneur
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% à appliquer à la source
sur tous les montants versés sur les contrats selon les dispositions du
décret du 29 septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <=
10% du montant du marché) :
1/3000ème du montant du marché du 1er au 30ème jour de retard
1/1000ème du montant total du marché au-delà du 30ème jour de retard
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Intérêts moratoires: À l’expiration des 20 jours, comme délai prévu pour le
paiement d’une facture et jusqu’au jour de l’émission, par le comptable
assignataire, d’un titre permettant le règlement de la facture, l’Entrepreneur
aura droit à des intérêts moratoires selon l’article 101.3 du CCAG.
Délai de réalisation des travaux : inconnu
Date de fin des travaux : 30 septembre 2014
Décomptes Mensuel
Premier niveau
Jacques ROUSSEAU, Ministre, Ordonnateur principal des dépenses
Deuxième niveau
M Philippe LEDOUX, Représentant du Groupement Matière SAS & GMA
Construction, entrepreneur.
Adrien TREGUER, représentant du groupement Matière SAS & GMA
Construction S.A
Richard CONINX, représentant du groupement Matière SAS & GMA
Construction S.A
BILAN DU PROJET
Le projet « construction du pont sur la rivière des Barres » a été exécuté par le groupement d’entreprise
MATIÈRE SA ET GMA CONSTRUCTION, dont MATIÈRE SA est le mandataire.
Le montant sept millions dix-huit mille sept cent soixante-deux et 80/100 (7, 018,762.80 USD) dollar
américain attribué dans ce contrat, soit l’équivalent de deux cent quatre-vingt-dix-huit millions six cent
quatre mille huit cent quarante et 81/100 de gourdes (298, 604,840.81 de gourdes) ne correspond pas aux
résolutions autorisant le projet. Aucune documentation n’a été produite pour justifier un financement
supplémentaire.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques.
150
151
2.1.15. Réhabilitation du Tronçon Route Borgne / Petit Bourg de
Borgne
353. Dans le présent rapport, la Cour vient compléter ses travaux d’audit du projet de «
Réhabilitation de la route Borgne – Petit Bourg de Borgne ». En effet, comme elle l’avait indiqué
dans le premier rapport publié en janvier 2019, il lui manquait des documents essentiels pour
tirer des conclusions définitives sur ce projet, notamment, le contrat, le devis estimatif, les
ordres de décaissements, les décomptes progressifs ou les rapports financiers. Néanmoins, elle
a finalement obtenu ces documents pour être capable de compléter l’analyse de ce projet dans
le cadre du présent rapport.
354. Pour rappel, le projet Réhabilitation de la Route Borgne / Petit Bourg de Borgne a été
financé par l’entremise de deux résolutions prises en Conseil des ministres pour une valeur
finale de Six cent trente-trois mille cent quatre-vingt-dix-neuf et 52/100 dollars américains
(USD 633 199,52).
Tableau 15-A : Historique des résolutions
Résolution
Montant Initial
18 juillet 2012
$ 1,000,000.00
15 avril 2015
Total
Affectation/
Désaffectation
-
Montant Révisé
$ 633,199.52
($ 366,800.48)
$ 1,000,000.00
(366,800.48)
$ 633,199.52
355. Pour compléter l’analyse, la CSC/CA a procédé à l’examen de ce projet dans le but de
s’assurer que les acteurs impliqués dans sa gestion l’ont géré dans un souci d’efficience,
d’efficacité et d’économie et en conformité avec le cadre légal et réglementaire applicable.
356. Les principales constatations relevées sont présentées selon la séquence chronologique des
actions posées et décisions prises dans le cadre de ce projet. Le tableau qui suit présente
l’historique de ces décisions.
151
152
Tableau 15-B : Historique des décisions relatives au projet
Date
Décisions
18 juillet 2012 Vote par le Conseil des ministres de la résolution autorisant le projet
« Réhabilitation de la Route Borgne / Petit Bourg de Borgne ».
Coût
1 000 000 USD
03 avril 2014
Le DG du MTPTC M. Evelt EVEILLARD transmet au DG du MPCE M. 43 000 000 HTG
Yves Robert JEAN, le Document définitif ainsi que la Fiche d’identité et
d’opération (FIOP) du Projet « Réhabilitation de la Route Borgne/Petit
Bourg de Borgne » inscrit au PIP 2013-2014.
06 juin 2014
Le Secrétaire d’État à la planification M. Michel PRESUME (MPCE),
fait parvenir à Mme Marie Carmelle JEAN-MARIE (MEF), le Document
définitif ainsi que la FIOP du projet « Réhabilitation de la Route
Borgne/Petit Bourg de Borgne », accompagné d’une requête
demandant au MEF de procéder au versement de la somme de
28 873 898 HTG sur le compte 121-208-019 du MTPTC pour le
démarrage des activités du projet.
12 juin 2014
Le Secrétaire d’État aux Finances M. Ronald Grey DECEMBRE
28 873 898 HTG
adresse une correspondance au DG du BMPAD lui demandant de
donner les instructions nécessaires aux services concernés pour qu’un
montant de 28 873 898 HTG soit viré au compte « 121207472/Compte
Spécial du Trésor pour le Développement (CSTD) » en vue de financer
les activités de démarrage des travaux relatifs au projet «
Réhabilitation de la Route Borgne/Petit Bourg de Borgne » du MTPTC
conformément à la résolution du 18 juillet 2012.
13 juin 2014
Une correspondance du BMPAD portant les signatures de MM.
Michael LECORPS (DG) et Hénock JOURDAIN (DAF), demande à M.
Jean Philippe VIXAMAR, Président du Conseil d’Administration de la
Banque Nationale du Crédit (BNC) de transférer dès réception, un
montant de 28 873 898 HTG, à partir du compte No. 1660020244
intitulé « Bureau de Monétisation / Partie Financée / PetroCaribe »
domicilié à la BRH.
Il lui est instamment demandé d’inclure dans les instructions de
transfert l’information ci-après : Projet « Réhabilitation de la route
Borgne Petit Bourg de Borgne / Résolution 18 juillet 2012 ».
28 873 898 HTG
18 juin 2014
M. Ronald Grey DÉCEMBRE, Secrétaire d’État aux Finances instruit
M. Charles CASTEL, Gouverneur de la BRH de demander aux
services concernés de la BRH de débiter le compte « 121207472 /
Compte Spécial du Trésor pour le Développement (CSTD) » et de
créditer notamment le compte 121208019/BRH du MTPTC d’un
montant de 28 873 898 HTG pour le projet de « Réhabilitation de la
route Borgne Petit Bourg de Borgne ».
28 873 898 HTG
20 juin 2014
Un ordre de décaissement #770 fut signé par Michael LECORPS DG
du BMPAD et approuvé par Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF).
Mise à jour compte du Trésor
Projet : Réhabilitation de la Route Borgne -Petit-Bourg de Borgne
Montant Approuvé (US$) : 1 000 000,00
Décaissement (US$) : 633 199,52 (a)
Solde (US$) : 366 800,48
Remarque: (a) Montant en HTG: 28 873 898 au taux BNC de 45,60
HTG pour 1$US (soit : 633 199,52$US)
28 873 898 HTG
152
153
Constatations de la CSCCA sur les sources de financement du projet
357. À titre de rappel, comme indiqué dans le tableau 16.A, la Réhabilitation du Tronçon de
Route Borgne/Petit Bourg de Borgne a été autorisée par la résolution du 18 juillet 2012 pour un
montant d’Un million de dollars américains (USD 1,000,000). Le 20 juin 2014, un
décaissement de la somme de Six cent trente-trois mille cent quatre-vingt-dix-neuf et 52/100
dollars américains (USD 633,199.52) a été effectué, soit l’équivalent de Vingt-huit millions huit
cent soixante-treize mille huit cent quatre-vingt-dix-huit gourdes (HTG 28,873 898) au taux
BNC de 45,60 HTG pour 1$US). Finalement, le solde de Trois cent soixante-six mille huit
cent et 48/100 dollars américains (USD 366,800.48) sera désaffecté par résolution prise en
Conseil des ministres, le 15 avril 2015.
358. Dans ce contexte, la Cour observe qu’au départ, le MTPTC envisageait de réaliser ces
travaux en régie. À cet égard, le calendrier prévisionnel d’utilisation des ressources financières
tel qu’indiqué dans la Fiche d’identité et d’opération (FIOP) prévoit l’utilisation d’un montant
de 28 873 898 HTG au 3ème trimestre de l’exercice 2013-2014, afin de couvrir les dépenses de
personnels, les charges diverses et l’achat de biens consommables et le petit matériel. Ce
montant (28 873 898 HTG) qualifié d’avance de démarrage du projet équivaut à 633,199.52
USD, soit 63,32% du montant de la résolution.
359. Le MTPTC prévoyait ainsi de terminer les travaux au 4ème trimestre avec une utilisation du
reliquat de l’enveloppe budgétaire, soit 14 126 102 HTG, ramenant ainsi le coût total du projet
à 43 000 000 HTG tel que prévu dans la FIOP. Les informations obtenues par la Cour
démontrent que, finalement le MTPTC avait fait le choix d’exécuter les travaux de ce projet à
contrat.
360. Dans ces conditions, la Cour se serait attendu à ce que le MTPTC procède préalablement à
la sélection de la firme chargée de réaliser les travaux dans le strict respect des règles régissant
l’attribution des marchés publics. Au lieu de cela, comme elle l’a constaté, le 23 juin 2014, bien
avant la conclusion du marché, bien avant la sélection de l’entrepreneur, bien avant la signature
du contrat et sans détenir aucune information sur le coût du marché, le MTPTC a requis et
obtenu un premier décaissement de 633 199,52 USD, soit l’équivalent de 28 873 893 HTG qui
a été viré au compte 121-208-019 du MTPTC pour le démarrage des activités du projet.
153
154
361. Pour la Cour, et comme le prouvent les faits par la suite, cette manœuvre visait simplement
à détourner une partie de cet argent à des fins autres que les travaux de Réhabilitation de la
Route Borgne -Petit-Bourg de Borgne. Les paragraphes qui suivent permettent d’étayer ce
constat.
Constatations de la CSCCA sur l’utilisation de l’avance de démarrage
362. L’examen des dépenses relatives à l’utilisation de l’avance de démarrage des travaux
permet à la Cour de conclure que celle-ci a été détournée de son objet. Le tableau ci-après donne
un aperçu de l’utilisation abusive de cette avance.
Tableau 15-C : Utilisation de l’avance de démarrage
Date
Référence
Libellé
25 août 2014
1408VIR6710 Virement au compte de la DDN
26 août 2014
Chq#123564
Bénéficiaire
Montant en
HTG
Direction
Départementale du 14, 000,000.00
Nord du MTPTC
Achat de carburant dans le cadre de
la réhabilitation du tronçon Borgne AGRITRANS S.A.
- Anse à Foleur
5, 000,000.00
363. Comme l’indique ce tableau, une partie (66%) de l’avance de démarrage (19 000 000 HTG)
a été décaissée et utilisée près de deux (2) mois avant la signature du contrat. Pour la Cour, une
telle décision du MTPTC a causé irrémédiablement préjudice au projet et à la communauté.
364. De plus, de cette somme, la Cour a noté que le MTPTC avait viré 14 000 000 HTG, soit
48,5% au profit de la Direction Départementale du Nord (DDN) du MTPTC. En l’absence de
pièces justificatives relatives à cette transaction, la Cour n’est pas en mesure de se prononcer
sur la régularité de l’utilisation de ces fonds.
365. En revanche, la Cour fait un constat troublant concernant la deuxième transaction en lien
avec cette avance. En effet, le 26 août 2014, bien avant même d’avoir été sollicité, ni d’avoir
présenté une offre technique et financière et encore moins d’avoir signé un quelconque contrat,
l’entreprise AGRITRANS a bénéficié d’un montant de 5 000 000 HTG (Chq #123564). Le
libellé de la transaction mentionne que cette somme est destinée à l’achat de carburant dans le
cadre de la réhabilitation du tronçon Borgne - Anse à Foleur, un autre projet distinct du projet
de Réhabilitation du tronçon de la route Borgne – Petit Bourg de Borgne.
154
155
366. Pour la compréhension du lecteur, il convient de préciser que, la réhabilitation du tronçon
Borgne - Anse à Foleur11 dont il est question ici est un projet à part. Mais n’ayant eu accès au
contrat, ni aux décomptes progressifs y relatifs, la Cour n’est pas en mesure de se prononcer sur
la gestion de cet autre projet.
367. Toutefois, pour la Cour, en se fondant sur les faits décrits ci-dessus, il est permis d’affirmer
qu’il y a eu collusion, favoritisme et détournement de fonds. En effet, le fait de décaisser de
l’argent dédié à un projet avant la conclusion du marché et la signature du contrat et, de surcroît,
de les utiliser à d’autres fins est anormal voire illégal. Conséquemment, il s’agit à la fois d’une
irrégularité ayant causé préjudice au projet et à la communauté ainsi qu’à la réglementation et
aux bonnes pratiques de gestion.
368. Il en est de même du ttransfert de 5 000 000 HTG à l’entreprise AGRITRANS pour l’achat
de carburant pour de supposés travaux relatifs à un autre projet « la réhabilitation du tronçon
Borgne - Anse à Foleur ». Pour la CSCCA, cette décision du MTPTC est illégale et grave. Il
s’agit d’un acte de détournement de fonds publics qui a causé préjudice au projet et à la
communauté.
Constatations de la CSCCA sur l’octroi et l’exécution du contrat de la firme
AGRITRANS
369. Le tableau 16-D donne une indication sur le processus ayant conduit à la signature du
contrat avec la firme AGRITRANS dans le cadre de la réalisation du projet de « Réhabilitation
de la route Borgne – Petit Bourg de Borgne ».
Tableau 15-D : Signature de contrat avec AGRITRANS
Date
Libellé
Montant
22 septembre 2014 En réponse à une demande de cotation, AGRITRANS soumet 39 990 399 HTG
à la Direction Départementale MTPTC du Nord, une offre
technique et financière dont le coût estimé des travaux se
chiffre à 39 990 399 HTG.
15 octobre 2014
Signature du contrat par le Ministre M. Jacques ROUSSEAU 39 990 399 HTG
(MTPTC) et M. Jovenel MOISE (Président d’AGRITRANS
S.A).
11
Il convient de mentionner que le seul document que la Cour a pu obtenir relativement à ce projet est la correspondance
incluant le devis technique transmis le 07 août 2013 par le Ministre Jacques Rousseau (MTPTC) au Ministre Laurent
Salvador Lamothe (MPCE) afin d’obtenir un financement d’un montant de 64 293 025 HTG.
155
156
370. Comme le démontre le tableau 16-D ci-haut, à la suite d’une demande de cotation du
MTPTC, l’entreprise a déposé son offre technique et financière le 22 septembre 2014 et le
contrat fut signé le 15 octobre 2014 pour un montant de Trente-neuf millions neuf cent quatrevingt-dix mille trois cent quatre-vingt-dix-neuf gourdes (HTG 39 990 399).
371. À la lumière des faits exposés ci-dessus, la Cour émet des réserves quant à la transparence
de toute cette démarche et elle est portée à remettre en cause l’intention des parties quant au
respect des règles d’attribution de contrats. En effet, c’est le 03 avril 2014 que le DG du MTPTC
M. Evelt EVEILLARD avait transmis au DG du MPCE M. Yves Robert JEAN, le Document
définitif ainsi que la Fiche d’identité et d’opération (FIOP) du Projet « Réhabilitation de la Route
Borgne/Petit Bourg de Borgne » inscrit au PIP 2013-2014 pour un montant de 43 000 000 HTG.
372. Il eut donc été logique que ce marché fasse l’objet d’un appel d’offres ouvert conformément
à l’article 2, alinéa 1 de l’arrêté du 25 mai 2012 fixant à 40 000 000 HTG les seuils de passation
de marchés des travaux. Pour éviter cet écueil, le MTPTC a sollicité AGRITRANS qui a fourni
une offre estimée à 39 990 399 HTG.
373. Par ailleurs, sachant que le MTPTC avait déjà décaissé une avance de démarrage de 28 873
898 HTG, il en découle que cette avance représente 72,2% de la valeur du contrat.
Conséquemment, puisque les 2/3 de cette avance ont été utilisés à d’autres fins, la Cour exprime
de sérieux doutes sur la réalité et l’effectivité des travaux sur cette route. Dans le but de dissiper
ses doutes, la Cour a entrepris une visite des lieux. Effectivement, l’état de ce tronçon de route
suscite des questionnements et démontre qu’il y a un décalage énorme entre les sommes
dépensées et la réalité des travaux qui auraient été effectués.
374. In fine, il appert que le montant total dépensé au nom du projet de réhabilitation de la route
Borgne – Petit Bourg de Borgne se chiffre à Cinquante millions deux cent cinquante-deux
mille sept cent quatre-vingt-six gourdes (HTG 50 252 786), ventilé comme suit :
a. Avance de démarrage décaissée par le MTPTC 28 873 898 HTG, dont :
16 433 898 HTG au profit du MTPTC (utilisés à d’autres fins);
5 000 000 HTG au profit d’Agritrans (utilisés à d’autres fins), et;
7 440 000 HTG au profit d’Agritrans comme première tranche dans le cadre
des travaux;
156
157
b. Avance de 6 000 000 HTG au profit d’Agritrans,
c. 15 378 893 HTG profit d’Agritrans
375. Une comparaison avec le coût du contrat (39 990 399 HTG) permet de mettre en relief un
dépassement de l’ordre 10 262 392 HTG sans qu’il y ait eu le moindre avenant. Le tableau 16
E ci-dessous fait état des sommes versées au profit d’AGRITRANS.
Tableau 15-E : Historique des décaissements au profit
d’AGRITRANS
Référence
Libellé
26 août 2014
Chq#123564
Achat de carburant dans le cadre de la
réhabilitation du tronçon Borgne Anse à Foleur
AGRITRANS
S.A.
5, 000,000.00
3 décembre 2014
Chèque#
126143
Paiement de la première tranche a
AGRITRANS S. A.
dans le cadre des travaux de
réhabilitation du tronçon de route
Borgne - Petit Bourg de Borgne
AGRITRANS
S.A.
7,440,000.00
26 décembre 2014
Facture
Avance pour acquisition de matériaux
devant servir au revêtement en béton
hydraulique de la route
AGRITRANS
S.A.
6,000,000.00
AGRITRANS
S.A.
15,378,893.00
20 mai 2015
2015/260
Réhabilitation du tronçon de route
DGBMPAD/BNC Borgne - Petit Bourg de Borgne
Total
Bénéficiaire
Montant en
HTG
Date
33,818, 893.00
376. Comme le démontre le tableau 16-E ci-dessus, la Cour observe que deux autres paiements
ont été effectués au profit de la firme AGRITRANS. En effet, le 26 décembre 2014, le Président
d’AGRITRANS M. Jovenel MOISE a adressé une correspondance au Ministre Jacques
ROUSSEAU (MTPTC) accompagnée d’une facture afin d’obtenir une autre avance d’un
montant de Six millions de gourdes (HTG 6 000 000) pour l’acquisition de matériaux (ciment,
planches et agrégats) devant servir au revêtement en béton hydraulique de la route. Il y est
précisé que le remboursement de cette avance se fera au prorata de l’avancement des travaux de
revêtement de la chaussée. La Cour n’a été en mesure de vérifier que cette avance a
effectivement été remboursée.
377. Par ailleurs, la Cour a constaté que, le 20 mai 2015, un deuxième montant de 15 378 893
HTG a été prélevé des fonds dédiés à un autre projet « Réhabilitation du tronçon Port-de-Paix
– Port-Margot » et versé à la firme AGRITRANS S.A. dans le cadre du projet de réhabilitation
157
158
de la route Borgne – Petit Bourg de Borgne. C’est donc un montant total de 33,818,893 HTG,
soit 84,6% du coût du contrat dont a bénéficié AGRITRANS dans le cadre de ce projet.
378. De plus, le fait de prélever des fonds dédiés à un projet spécifique pour les affecter à un
autre va à l’encontre des bonnes pratiques en matière de gestion de projet et surtout, une telle
façon de faire cause préjudice à ce projet et aux résidents de la communauté de Port-de-Paix –
Port-Margot.
Constatations de la CSCCA sur les décaissements de l’avance de démarrage encaissé
par le MTPTC
379. Le tableau 16-H ci-dessous donne le détail de l’utilisation de l’avance de démarrage des
travaux de réhabilitation en béton sur le tronçon Borgne et Petit Bourg de Borgne. D’après les
analyses de la Cour, des 28 873 898 HTG décaissés comme avance de démarrage des travaux,
seulement 25,8% (7 440 000 HTG) ont été alloués au projet et payés à AGRITRANS (chèque
# 126 143).
380. La Cour observe que toutes les autres dépenses ont été effectuées à d’autres fins, à l’instar
de la somme de 1 280 097 HTG qui aurait servi à payer des salaires des employés du Service
d’Entretien d’Équipements Urbain et Ruraux (SEEUR) pour le mois de décembre 2014.
Tableau 15-H Historique des décaissements de l’avance de
démarrage encaissé par le MTPTC
Bénéficiaire
Montant en
HTG
Prélèvement/ acompte sur le paiement
de la première tranche a AGRITRANS
S. A. Dans le cadre des travaux de
réhabilitation du tronçon de route
Borgne - Petit Bourg de Borgne
Direction
Générale des
Impôts
160,000.00
Paiement de la première tranche a
AGRITRANS S. A.
Dans le cadre des travaux de
réhabilitation du tronçon de route
Borgne - Petit Bourg de Borgne
AGRITRANS
S.A.
7,440,000.00
Divers
1,280,097.00
Date
Référence
Libellé
21 novembre 2014
Chèque#
125854
3 décembre 2014
Chèque#
126143
13 janvier 2015
Chèque#
Payroll renforcement SEEUR/
127632@127822 Décembre 2014
13 janvier 2015
Chèque#
127823
Prélèvement ISR sur Payroll
renforcement SEEUR/ Décembre 2014
Direction
Générale des
Impôts
42,580.00
13 janvier 2015
Chèque#
127824
Prélèvement CFGDCT sur Payroll
renforcement SEEUR/ Décembre 2014
Direction
Générale des
Impôts
11,983.00
158
159
26 février 2015
Chèque#
128844
Achat d’une pompe d'alimentation pour
rouleau CS 533 E # 03 affecte au
SEEUR
Haytian Tractor
and Equipement
Co S.A.
17,130.83
26 février 2015
Chèque#
128845
Achat de pièces de rechange et
d'éléments de service pour la pelle
mec. 325 CL # 03 affecte au SEEUR
Haytian Tractor
and Equipement
Co S.A.
44,759.35
26 février 2015
Chèque#
128846
Achat d'un jeu de clutch et master pour
le pick-up Nissan SE-01200, affecte au
SEEUR, taux 47.15 GDES
Universal Motors
S.A.
33,668.40
4 mars 2015
Chèque#
129052
Achat de chaines blocs pour garage
Electro
Technique
Générale S.A.
23,600.00
Constatations de la CSCCA sur l’octroi et l’exécution du contrat de la firme BETEXS
381. Dans ses travaux d’audit de ce projet, la Cour a fait une découverte troublante. En effet,
elle a constaté que, le 12 décembre 2014, pour le même projet, le MTPTC a accordé un autre
contrat à une deuxième firme en l’occurrence BETEX INGENIEURS CONSEILS (BETEXS)
pour la réalisation des travaux du même tronçon de route Borgne – Petit Bourg de Borgne. Le
tableau 16-E donne plus de détails.
Tableau 15-F : Signature de contrats avec AGRITRANS et
BETEXS
Date
12 décembre 2014
Libellé
Montant
Signature du contrat par le Ministre M. Jacques ROUSSEAU 34 998 785,50 HTG
(MTPTC) et M. Martel Webert PIERRE (Président de BETEX
INGÉNIEURS CONSEILS) pour la Réhabilitation de la Route
Borgne -Petit-Bourg de Borgne.
382. La valeur du contrat signé entre le MTPTC et la firme BETEX s’élève à 34 998 785,50
HTG et celle-ci intervient deux mois après le premier contrat. Il y a donc eu deux contrats signés
par le MTPTC pour le même projet. L’un avec la firme AGRITRANS S.A. pour un montant de
39 990 399 HTG et l’autre avec la firme BETEXS pour un montant de 34 998 785,50 HTG. La
Cour n’a pas été en mesure de retracer les décaissements relatifs au contrat de BETEXS.
383. Tout au plus, elle a constaté un autre détail surprenant. En effet, le contrat est signé au nom
du projet de réhabilitation du tronçon Borgne et Petit Bourg de Borgne alors que le devis associé
à ce contrat est relatif à un autre projet à savoir le projet de réhabilitation du tronçon Anse à
Foleur/ Côte de Fer.
159
160
384. L’examen et la comparaison des deux contrats pour le même projet a mis en exergue des
similitudes étonnantes entre les deux entreprises (AGRITRANS et BETEXS). En voici quelques
exemples dans le tableau 16-F.
Tableau 15-G : Similitudes entre AGRTRANS et BETEXS
AGRITRANS S.A
Numéro
d’immatriculation
fiscale
Numéro d’agrément
Numéro de patente
Personnel
technique
Expériences
générales
BETEXS
000-637-321-3
000-637-321-3
311-94-2617
311-94-2617
4407002946
4407002946
Galate SCUTT, Contremaître de chantier,
18 ans d’expérience ;
Marcellin MICHEL, Contremaître de
chantier, 4 ans d’expérience ;
Dominique TUNIS, Contremaître de
chantier, 31 ans d’expérience.
Galate SCUTT, Contremaître de chantier,
18 ans d’expérience ;
Marcellin MICHEL, Contremaître de
chantier, 4 ans d’expérience ;
Dominique TUNIS, Contremaître de
chantier, 31 ans d’expérience.
20/07/2013 :
20/07/2013 :
Construction d’un dalot (L=6, l=3.5) m
Construction d’un dalot (L=6, l=3.5) m
sur la rivière de Déluge donnant accès
sur la rivière de Déluge donnant accès
à la centrale hydro.
à la centrale hydro.
Maître d’ouvrage : EDH
Maître d’ouvrage : EDH
Coût : 1 250 000 HTG
Coût : 1 250 000 HTG
Financement : DEED / USAID
Financement : DEED / USAID
Expérience spécifique : BETEXS
Expérience spécifique : AGRITRANS/
INGECO SA
25/10/2011 :
25/10/2011 :
Construction du bâtiment abritant les
Construction du bâtiment abritant les
bureaux de PEJEFE à carrefour
bureaux de PEJEFE à carrefour
feuilles
feuilles
Maître d’ouvrage : PEJEFE
Maître d’ouvrage : PEJEFE
Coût : 16 450 000 HTG
Coût : 16 450 000 HTG
Financement : OXFAM
Financement : OXFAM
Expérience spécifique : BETEXS
Expérience spécifique : AGRITRANS/
INGECO SA
9/10/2009 :
9/10/2009 :
Protection en Gabions de la berge de
Protection en Gabions de la berge de
la rivière de Gaillard (Cayes Jacmel)
la rivière de Gaillard (Cayes Jacmel)
134 m
134 m
Maître d’ouvrage : EDH
Maître d’ouvrage : EDH
Coût : 8 700 000 HTG
Coût : 8 700 000 HTG
Financement : EDH /ACDI
Financement : EDH /ACDI
Expérience spécifique : BETEXS
Expérience spécifique : AGRITRANS/
INGECO SA
385. Cette analyse comparative des deux contrats laisse entrevoir que, pour le même projet, les
deux entreprises ont le même numéro d’immatriculation fiscale, le même numéro d’agrément
et le même numéro de patente. De plus, elles partagent le même personnel technique et surtout
ont les mêmes réalisations au niveau de leurs expériences générales. Pire, cette analyse montre
160
161
que les deux entreprises ont réalisé distinctement les mêmes ouvrages aux mêmes dates pour ce
qui est de leurs expériences spécifiques.
386. Face à ces faits, la Cour se questionne sur les motivations du MTPTC à entreprendre une
telle manœuvre. Dans tous les cas, pour la Cour, octroyer un deuxième contrat pour le même
projet, ajouté au fait que le devis lui correspond plutôt à un autre projet, n’est ni plus ni moins
qu’un stratagème de détournement de fonds. Une telle irrégularité cause à la fois préjudice au
projet et à la communauté, mais également contrevient à la réglementation et aux bonnes
pratiques de gestion.
387. Voici quelques Photos illustrant l’état des lieux actuel de cette route:
Figure 1 Route Borgne Petit Bourg de Borgne
161
162
Figure 2 : Route Borgne Petit Bourg de Borgne
Figure 3: Route Borgne Petit Bourg de Borgne
162
163
Figure 4: Route Borgne Petit Bourg de Borgne
Figure 5: Route Borgne Petit Bourg de Borgne
163
164
388. En définitive, le MTPTC n’a pas mis œuvre ce projet avec un souci d’efficience,
d’efficacité et d’économie. Pire, dans ses décisions, il n’a pas pris en compte l’impact de cellesci sur les générations futures. En effet, le fait que le financement de ce projet soit de source
bilatérale externe (PetroCaribe), les sommes qui y sont dépensées constituent un endettement
sur le long terme pour Haïti. Détourner des fonds à d’autres fins a privé la communauté
d’infrastructures de qualité, mais surtout a accru le fardeau de la dette du pays et c’est
scandaleux.
389. À cet égard, au chapitre des responsabilités, la Cour rappelle les dispositions suivantes,
notamment l’article 37 du décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’Administration
Centrale de l’État. Cet article stipule que : « Le Ministre est personnellement responsable des
actes qu’il signe ou contresigne ».
390. La Cour tient aussi à rappeler l’article 21 de l’arrêté du 16 février 2005 portant sur la
comptabilité publique qui stipule que « l’ordonnateur est seul responsable des engagements
qu’il aura contractés en violation des lois et règlements en vigueur ou au-delà des limites des
crédits alloués ».
391. La CSCCA présente la fiche suivante qui fait la synthèse des informations relatives à ce
projet :
NOM DU PROJET
Réhabilitation en béton sur le tronçon Borgne et Petit Bourg de Borgne
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
Résolution
Montant Initial
Affectation/
Désaffectation
($ 366,800.48)
(366,800.48)
Montant
Révisé
$ 633,199.52
18 juillet 2012
$ 1,000,000.00
15 avril 2015
Total
$ 1,000,000.00
$ 633,199.52
Petro Caribe
Contrat #1 - AGRITRANS S.A.
Sollicitation d’une proposition financière de la firme AGRITRANS S.A.
pour la réhabilitation en béton du tronçon de route Borgne et Petit
Bourg de Borgne.
-
Montant du contrat : Trente-neuf millions neuf cent quatre-vingt-dix,
trois cent quatre-vingt-dix-neuf gourdes (HTG 39,990.399)
-
Contrat signé le 15 octobre 2014 par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAU, Ministre des TPTC et
l’Entrepreneur : Jovenel MOISE, Président de AGRITRANS S.A.
-
Visa de la CSCCA par Fritz SAINT-PAUL
164
165
NOM DU PROJET
Réhabilitation en béton sur le tronçon Borgne et Petit Bourg de Borgne
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Objet du contrat : Réalisation des travaux suivants :
1-Scarification : 12,600 m2
2-Elargissement de la voie : 5,650 m
3-Deblai et évacuation de déblai : 15,120 m2
4-Reprofilage et apport de matériaux : 7,782 m3
5-Construction de cunette : 7 U
6-Rehabilitation gués et ouvrage de tête : 10 U
7-Construction de canal en maçonnerie : 700 m
8-Curage Canal : 3,160 m
9-Prtotection berge avec mur en gabions : 560 m3
10-Beton hydraulique : 8,482.5
Avance de démarrage : 30% du montant total du contrat dans un délai de dix
jours calendaires au plus tard après la date de réception de la facture présentée
par l’Entrepreneur
Modalité de paiement :
-Décomptes accompagnés de factures y relatives.
-Seules les quantités exécutées et approuvées par l’équipe technique de
supervision du MTPTC.
-Paiement à l’Entrepreneur dix jours au plus tard à partir de l’approbation du
décompte par le Maitre d’Ouvrage
Acompte Provisionnel : inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source du
montant de chaque décompte (article 76 du décret du 29 septembre 2005 relatif
à l’impôt sur le revenu.
Retenue de garantie : 5% sur chaque demande d’acompte mis en paiement.
Remise du montant total de la retenue à la réception définitive des travaux
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <=
10% du montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/1000eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard.
Durée du contrat : 5 mois commençant à courir le premier jour ouvrable qui
suit la date de l’avance de démarrage ou la date de signification de l’ordre de
service de démarrage.
Délai de garantie de 12 mois commençant à courir à partir de la date d’émission
du certificat de réception provisoire.
BILAN DE L’EXÉCUTION DU CONTRAT # 1- AGRITRANS S.A.
La gestion de ce projet a été entachée de nombreuses irrégularités. La Cour observe qu’il y a eu collusion,
favoritisme et détournement de fonds. Tout ceci a été rendu possible par le recours à divers stratagèmes qui ont
contribué à complexifier la gestion du projet mais aussi, la traçabilité de l’utilisation des fonds.
D’abord, la Cour a noté le décaissement d’une avance de démarrage de 28 873 898 HTG et l’utilisation à d’autres
fins d’une partie de cette avance avant même la signature du contrat;
Agritrans bénéficiaire du contrat a bénéficié d’une partie de l’avance de démarrage avant même d’avoir été
sollicité et avant la signature du contrat;
Dans le cadre du contrat accordé à Agritrans, il appert que le montant total dépensé au nom du projet de
réhabilitation de la route Borgne – Petit Bourg de Borgne se chiffre à 50 252 786 HTG, ventilé comme suit :
a. Avance de démarrage décaissée par le MTPTC 28 873 898 HTG, dont :
16 433 898 HTG au profit du MTPTC et utilisés à d’autres fins;
5 000 000 HTG au profit d’Agritrans et utilisés à d’autres fins;
et 7 440 000 HTG au profit d’Agritrans comme première tranche dans le cadre des
travaux;
b. Avance de 6 000 000 HTG au profit d’Agritrans,
c. 15 378 893 HTG profit d’Agritrans
165
166
NOM DU PROJET
Réhabilitation en béton sur le tronçon Borgne et Petit Bourg de Borgne
392. Une comparaison avec le coût du contrat (39 990 399 HTG) permet de mettre en relief un dépassement
de l’ordre 10 262 392 HTG sans qu’il y ait eu le moindre avenant. La Cour émet des réserves quant à l’effectivité
et la réalité des travaux de cette route.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau Jacques ROUSSEAU, Ministre des Travaux Publics,
Transports, Communications
Deuxième niveau
Jovenel MOISE, Président d’AGRITRANS S.A.
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
-
Contrat #2 - BETEXS
Sollicitation d’une proposition financière de la firme Bureau d’Étude
d’Exécution et de Supervision (BETEXS) pour la réhabilitation en
béton du tronçon de route Borgne et Petit Bourg de Borgne.
-
Montant du contrat : Trente-quatre millions neuf cent quatrevingt-dix-huit mille sept cent quatre-vingt-cinq et 50/100
gourdes (HTG 34,998,785.50) ;
-
Contrat signé le 12 décembre 2014 par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAU, Ministre des TPTC
et l’Entrepreneur: Martel Webert PIERRE, Président de BETEXS.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Visa de la CSCCA par Fritz SAINT-PAUL
Objet du contrat : Réalisation des travaux suivant :
1-Elargissement de la voie : 6 ml
2-Enlevement de produit fouille et curage : 3,200 m2
3-Reprofilage et apport de matériaux : 6,700 m3
4-Construction de cunette : 4 U
5-Erection de mur de soutènement : 87.25 m3
6-Rehabilitation et curage des ouvrages de tête : 6 U
7-Fouille Canal : 3,200 ml
8-Protection talus avec des perrés maçonnés : 5 U
9-Construction de Fossés maçonnés : 1,000 ml
10-Beton hydraulique Q350 : 1,050 m3
Avance de démarrage : 30% du montant total du contrat dans un délai de dix
jours calendaires au plus tard après la date de réception de la facture présentée
par l’Entrepreneur
Modalité de paiement :
-Décomptes accompagnés de factures y relatives.
-Seules les quantités exécutées et approuvées par l’équipe technique de
supervision du MTPTC.
-Paiement à l’Entrepreneur dix jours au plus tard a partir de l’approbation du
décompte par le Maitre d’Ouvrage
Acompte Provisionnel : inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source du
montant de chaque décompte (article 76 du décret du 29 septembre 2005 relatif
à l’impôt sur le revenu.
Retenue de garantie : 5% sur chaque demande d’acompte mis en paiement.
Remise du montant total de la retenue à la réception définitive des travaux
166
167
NOM DU PROJET
Réhabilitation en béton sur le tronçon Borgne et Petit Bourg de Borgne
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <=
10% du montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/1000eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Durée du contrat : 5 mois commençant à courir le premier jour ouvrable qui
suit la date de l’avance de démarrage ou la date de signification de l’ordre de
service de démarrage.
Délai de garantie de 12 mois commençant à courir à partir de la date
d’émission du certificat de réception provisoire
BILAN DE L’EXÉCUTION DU CONTRAT # 2 - - BETEXS
Il s’agit d’un deuxième contrat octroyé pour le même projet qui n’est qu’un stratagème afin de détourner
des fonds. D’ailleurs, la Cour a relevé des similitudes étonnantes avec la firme AGRITRANS, notamment
le fait que les deux firmes ont le même numéro d’immatriculation fiscale, le même numéro d’agrément et
le même numéro de patente. De plus, elles partagent le même personnel technique et surtout ont les
mêmes réalisations au niveau de leurs expériences générales. Pire, cette analyse montre que les deux
entreprises ont réalisé distinctement les mêmes ouvrages aux mêmes dates pour ce qui est de leurs
expériences spécifiques.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Jacques ROUSSEAU, Ministre des Travaux Publics, Transports,
Communications
Deuxième niveau
Martel Webert PIERRE, Président de BETEXS.
2.1.16. Réhabilitation du Tronçon Port-de-Paix - Port Margot :
Carrefour Trois - Côte de Fer , Côte de Fer - Anse à Foleur
393. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Réhabilitation de la route Port-de-Paix – Port
Margot » afin de donner l’assurance qu’il a été géré dans un souci d’économie, d’efficience et
d’efficacité et dans le strict respect du cadre légal et réglementaire applicable.
394. Des crédits budgétaires ont été alloués pour le financement de ce projet par l’entremise de
trois résolutions prises en Conseil des ministres pour une valeur finale de Huit millions cinq
cent soixante-trois mille cinq et 07/100 dollars américains (USD 8,563,005.07).
Tableau 2.16-A : Historique des résolutions
Résolution
Montant Initial
Désaffectation
/Affectation
Montant Révisé
167
168
15 avril 2015
$ 7,000,000.00
($ 5,936,994.93)
$ 1,063,005.07
22 juillet 2015
$ 5,936,994.93
($
$ 5,000,000.00
6 janvier 2016
$ 2,500,000.00
Total
$ 15,436,994.93
936,994.93)
$ 2,500,000.00
($ 6,873,989.86)
$ 8,563,005.07
395. Les paragraphes qui suivent présentent les principales constatations de la Cour relativement
à la gestion de ce projet.
Constatations de la CSCCA concernant la résolution du 15 avril 2015
396. À titre de rappel, la résolution prise en Conseil des ministres, le 15 avril 2015, a affecté un
montant de 7 000 000 USD pour la Réhabilitation de la route Port-de-Paix – Port Margot.
397. D’emblée, sur la base des documents examinés, la Cour constate que le MTPTC a pris une
série de décisions questionnables. En effet, une partie des fonds issus de cette résolution (1 063
005,07 USD, soit l’équivalent de 50 806 646,25 HTG) dédiés à ce projet a été transférée au
profit des firmes AGRITRANS et BETEXS et utilisée à d’autres fins. Ces paiements ne
concernent pas le Projet de Réhabilitation de la route Port-de-Paix – Port Margot.
398. Le tableau 17-B ci-dessous illustre la séquence des décisions ayant permis de transférer la
somme de 1 063 005,07 USD à ces deux firmes.
Tableau 16-B : Historique des décisions prises concernant le transfert
de la somme de USD 1 063 005,07 (50 806 646,25
HTG)
Date
Décisions
Coût
15 avril 2015
Résolution prise en Conseil des Ministres / Projet de Réhabilitation de la 7 000 000 USD
route Port-de-Paix – Port Margot
15 mai 2015
Le Ministre Jacques ROUSSEAU (MTPTC) adresse une requête de 20 783 143,15 HTG
paiement au Ministre Yves Germain JOSEPH (MPCE) concernant deux
bordereaux de la firme AGRITRANS S.A:
15 378 893 HTG
Bordereau #1 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route :
Carrefour Trois /Côtes de Fer au montant de 20 783 143,15 HTG;
Bordereau #2 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route
Borgne /Petit-Bourg-de- Borgne au montant de 15 378 893 HTG;
La requête précise que ces deux (2) projets sont contenus dans le
programme #2912 de la résolution du 15 avril 2015 publiés dans le
Moniteur #80 du 29 avril 2015.
12 Le programme #29 inscrit dans le Moniteur #80 du 29 avril 2015 a comme intitulé « Réhabilitation du
Tronçon Port –de- Paix /Port -Margot au montant de 7 000 000 USD.
168
169
15 mai 2015
20 mai 2015
22 mai 2015
Nom du compte : AGRITRANS S.A
No du compte : 2760000357
Banque : BNC
Le Ministre Yves Germain JOSEPH (MPCE) demande au Ministre Wilson 20 783 143,15 HTG
LALEAU (MEF) de payer 3 bordereaux présentés par les firmes :
AGRITRANS S.A :
15 378 893 HTG
Bordereau #1 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route :
Carrefour Trois /Côtes de Fer au montant de 20 783 143,15 HTG; 14 644 610,10 HTG
Bordereau #2 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route
Borgne /Petit-Bourg-de- Borgne au montant de 15 378 893 HTG;
et BETEXS :
Bordereau #1 : Réhabilitation du tronçon de route : Côte de Fer
/Anse à Foleur au montant de 14 644 610,10 HTG
Le Ministre Wilson LALEAU (MEF) demande au DG du BMPAD de 50 806 646,25 HTG
donner des instructions pour que le montant de 50 806 646, HTG soit viré
au compte « 121207472/CSTD. La correspondance mentionne que cette
valeur servira à honorer les bordereaux présentés par les firmes
AGRITRANS ET BETEXS et sera tirée des crédits du projet : « 1114-112-52-42/ Réhabilitation Tronçon Port-de-Paix-Port Margot » renouvelée
dans la résolution du 15 avril 2015 et inscrit au PIP 2014-2015 rectifié.
Correspondance du BMPAD portant les signatures de M. Eustache 50 806 646,25 HTG
SAINT-LOT (DG) et Mme Guecheline Fleurantin SOUFFRANT (Chef
comptable) ordonnant à la BNC de transférer les sommes indiquées cidessus, à partir du compte No. 1660020244 intitulé « Bureau de
Monétisation/Partie Financée/PetroCaribe » au profit du compte No.
« 121207472/ Compte Spécial du Trésor pour le Développement »,
domicilié à la BRH.
399. Le tableau 17-C ci-dessous donne les détails sur la répartition de la somme de
50 806 646,25 HTG entre AGRITRANS et BETEXS.
Tableau 16- C : Détail des montants transférés aux firmes
AGRITRANS et BETEXS
Libellé des projets
Date
22 mai 2015
Bénéficiaires
Réhabilitation du tronçon route : Carrefour
Trois/ Cotes -de-Fer (Localité de la Ville de
Port de Paix) (Bordereau #1)
Réhabilitation du Tronçon Route Borgne / Petit
Bourg de Borgne (Bordereau #2)
AGRITRANS S.A
Réhabilitation du tronçon route Côtes-de-FerAnse à Foleur (Bordereau # 2)
BETEXS
Total
Montants
20 783 143,15
15 378 893,00
14 644 610,10
50 806 646,25
400. En effet, comme indiqué dans le tableau 17-C ci-dessus, le MTPTC a fait le choix de
transférer les montant aux firmes AGRITRANS (36 162 036,15 HTG) et BETEXS
(14 644 610,10 HTG) afin d’honorer des paiements correspondant à des contrats spécifiques
conclus bien avant la résolution du 15 avril 2015 et relatifs à des projets autres que la
Réhabilitation de la route Port-de-Paix – Port Margot.
169
170
401. Ainsi, Quinze millions trois cent soixante-dix-huit mille huit cent quatre-vingt-treize et
14/100 gourdes (HTG 15,071,315.14) ont été prélevés du projet « Réhabilitation du tronçon
Port-de-Paix – Port-Margot et versés à la firme AGRITRANS S.A. dans le cadre du projet de
« Réhabilitation de la route Borgne – Petit Bourg de Borgne » comme le montre le tableau
suivant. Pour la Cour, ceci correspond à un détournement de fonds ayant causé
irrémédiablement un préjudice à ce projet et à la communauté.
402. Par ailleurs, un montant de Quatorze millions trois cent cinquante et un mille sept cent dixsept et 90/100 gourdes (HTG 14,351,717.90) a été prélevé du projet « Réhabilitation du tronçon
Port-de-Paix – Port-Margot et versé à la firme BETEXS dans le cadre du projet de réhabilitation
de la route Cote de Fer – Anse à Foleur ainsi que le montre le tableau 17-C ci-dessus. Pour la
Cour, il s’agit d’un détournement de fonds ayant causé immanquablement préjudice à ce projet
et à la communauté.
Constatations de la CSCCA concernant la résolution du 22 juillet 2015
403. Une fois les paiements évoqués ci-dessus honorés, la Cour note que le solde du montant de
la résolution du 15 avril 2015, soit 5,936,994.93 USD a été désaffecté puis affecté de nouveau
par résolution du Conseil des ministres du 22 juillet 2015 pour un montant révisé de 5 000 000
USD.
404. De ce montant, la Cour observe que le MTPTC a encore fait le choix d’affecter une partie
des fonds dédiés à la Réhabilitation de la route Port-de-Paix – Port Margot pour financer
d’autres projets relatifs au tronçon de route Carrefour Trois – Anse à Foleur. Ainsi, il a procédé
à un découpage du tronçon en cinq lots. Ceci a donné lieu à la signature des contrats suivants :
Lot 1 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route Carrefour Trois – Anse
à Foleur, situé entre Borgne et Pas Zoranj (2 km). Ce contrat a été attribué à
la firme AGRITRANS S.A. au coût de 39 995 947,50 HTG ;
Lot 2 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route Carrefour Trois – Anse
à Foleur, situé entre Trois Carrefour et Cherizard, contrat attribué à la firme
INGECO ;
170
171
Lot 3 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route Carrefour Trois – Anse
à Foleur, situé entre Mizerikod et Mazambi (2 km), contrat attribué à la firme
BETEXS au coût de 39 972 492,70 HTG ;
Lot 4 : La Cour n’a obtenu aucune information concernant le lot 4 ;
Lot 5 : Travaux de réhabilitation du tronçon de route Carrefour Trois – Anse
à Foleur, situé entre Gran Platon et Pointe des Icaqs, contrat attribué à la firme
CHAL CONSTRUCTION.
Constatations de la CSCCA concernant l’exécution du contrat attribué à la firme
AGRITRANS S.A.
405. L’examen des documents obtenus par la Cour prouve que le lot 1 situé entre Borgne et Pas
Zoranj (2 km) a été attribué à AGRITRANS S.A. et un contrat fut signé entre cette firme et le
MTPTC au coût de Trente-neuf millions neuf cent quatre-vingt-quinze mille neuf cent quarantesept et 50/100 gourdes (HTG 39 995 947,50).
406. Ensuite, le 28 juillet 2015, le Ministre Jacques ROUSSEAU (MTPTC) a transmis, pour
avis et enregistrement de la CSCCA, ledit contrat. Après analyse du dossier, la Cour a donné un
avis défavorable et retourné le projet de contrat au MTPTC. Elle avait notamment relevé les
irrégularités suivantes :
Selon les statuts de la firme AGRITRANS S.A, l’objet de la société ne lui permet
pas d’exécuter ce marché qui est un contrat de travaux.
Dans l’identification des parties, le numéro de la Carte d’Identification Nationale
(CIN) du représentant du MTPTC n’est pas mentionné.
Aux 3ème et 4ème attendu que, il est précisé que la Direction départementale du
Nord du MTPTC a lancé un appel d’offres et que l’offre AGRITRANS S.A. est la
mieux disante ; or, le MTPTC n’a pas soumis le document d’appel d’offres lancé
par la Direction départementale du Nord du MTPTC.
L’autorisation préalable et la validation du marché par la Commission
Départementale des Marchés Publics du Nord n’ont pas été prises en considération.
171
172
Le MTPTC n’a pas respecté l’article 4-1, alinéa 1 de l’arrêté du 25 mai 2012 fixant
les seuils de passation de marchés et les seuils d’intervention de la Commission
Nationale des Marchés Publics (CNMP) qui stipule : « Les seuils à partir desquels
les chefs-lieux d’Arrondissement passent des marchés publics sont fixés, selon leur
nature, comme suit : Dix Millions et 00/100 gourdes (HTG 10,000,000.00) pour les
travaux… ».
Le quitus fiscal de type C n’est pas joint au projet de contrat.
À l’article VI, la Pièce No 4 spécifications techniques est absente au dossier.
À l’article 3 du Cahier XIV, cette procédure est différente de celle décrite à l’article
121 du cahier des clauses administratives générales (CCAG), alors que le document
de contrat n’est pas harmonisé.
À l’article 3 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP), il est relevé
que l’ensemble des travaux sous-traités ne peut en aucun cas dépasser soixante pour
cent (60%) de la valeur du marché. Cette disposition est contraire à l’article 21-1
de la loi du 10 juin 2009 susmentionnée ainsi que l’article 55 de l’arrêté du 26
octobre 2009 précisant les modalités de la loi qui fixe le pourcentage à quarante
pour cent (40%) de la valeur du marché.
L’article 13 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) prévoit la
possibilité d’une révision de prix ; or, l’article II du projet de contrat mentionne que
« les prix sont fermes et non révisables ».
Les CV du responsable et ceux des Ingénieurs des chantiers ne sont pas annexés au
dossier.
407. En dépit du fait que la CSCCA a donné un avis défavorable sur ce contrat en raison des
irrégularités constatées, le MTPTC n’en a pas tenu compte. Le contrat a quand même été
accordé à AGRITRANS et un premier déblocage des fonds a été fait en sa faveur comme indiqué
au tableau 17-D ci-dessous.
172
173
Tableau 16- D : Avance transférée à AGRITRANS S.A dans le
cadre du Lot 1
Date
27 mai
2015
Libellé du projet
Bénéficiaire
Réhabilitation du tronçon Carrefour Trois Anse à Foleur: Lot 1 entre Borgne et Pas
Zoranj (2 Km)
AGRITRANS
Total
Montant
20,367,480.29
20,367,480.29
408. Effectivement, Vingt millions trois cent soixante-sept mille quatre cent quatre-vingts et
29/100 gourdes (HTG 20,367,480.29) ont été versés à la firme AGRITRANS S.A. dans le cadre
du lot 1 du projet de réhabilitation du tronçon Carrefour Trois – Anse à Foleur entre Borgne et
Pas Zoranj. Pourtant, le contrat de trente-neuf millions neuf cent quatre-vingt-quinze mille neuf
cent quarante-sept et 50/100 gourdes (HTG 39,995,947.50) signé entre le MTPTC et cette firme
a reçu un avis défavorable de la Cour. Il appert que ce procédé est illégal et cause indéniablement
préjudice au projet et à la communauté.
Constatations de la CSCCA concernant l’exécution du contrat attribué à la firme
BETEXS
409. Le Lot 3 entre Mizerikod et Mazambi, a été attribué à BETEXS et un contrat d’une valeur
de Trente-neuf millions neuf cent soixante-douze mille quatre cent soixante-douze et 70/100
gourdes (HTG 39,972,472.70) fut signé entre le MTPTC et cette firme. Comme indiqué dans le
tableau 17-E ci-dessous, une avance a été versée à la firme BETEXS.
Tableau 16-E : Avance transférée à BETEXS dans le
cadre du Lot 3
Date
Libellé du projet
Bénéficiaire
28 décembre 2015
Réhabilitation du tronçon Carrefour Trois
- Anse à Foleur: Lot 3 entre Mizerikod et
Mazambi (2 Km)
BETEXS
Total
Montant
9,993,123.15
9,993,123.15
410. Neuf millions neuf cent quatre-vingt-treize mille cent vingt-trois et 15/100 gourdes (HTG
9,993,123.15) ont été versés à la firme BETEXS dans le cadre du lot 3 du projet de réhabilitation
du tronçon Carrefour Trois – Anse à Foleur entre Mizerikod et Mazambi.
173
174
411. En dépit de quelques irrégularités et manquements constatés dans ce dossier, la Cour a
donné exceptionnellement son autorisation avec un avis favorable à ce contrat. Cette décision
avait pour but de permettre au MTPTC, à l’approche de la fin d’exercice 2014-2015, d’honorer
ses engagements vis-à-vis de BETEXS.
Constatations de la Cour concernant l’exécution du contrat attribué à la firme
INGECO
412. Le contrat relatif au lot 2 ainsi que les décomptes relatifs à l’exécution du projet n’étaient
pas disponibles dans la documentation fournie à la Cour par le MTPTC. Par conséquent, la Cour
n’est pas en mesure de se prononcer sur la régularité des opérations effectuées dans le cadre de
l’exécution Lot 2 entre Carrefour Trois et Cherizard.
413. Toutefois, comme le démontre le tableau 17-F ci-dessous, une avance de Neuf millions
neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent sept et 05/100 gourdes (HTG 9 999 907,05) a
été versée à la firme INGECO.
Tableau 16-F : Avance transférée à INGECO dans le
cadre du Lot 2
Date
28 décembre 2015
Libellé du projet
Bénéficiaire
Montant
INGECO
9,999,907.05
Réhabilitation du tronçon Carrefour Trois
- Anse à Foleur: Lot 2 entre Carrefour
Trois et Cherizard
Total
9,999,907.05
Constatations de la CSCCA concernant l’exécution du contrat attribué à la firme
CHAL CONSTRUCTION
414. Le contrat relatif au lot 5 ainsi que les décomptes relatifs à l’exécution du projet n’étaient
pas disponibles dans la documentation fournie à la Cour par le MTPTC. Par conséquent, la Cour
n’est pas en mesure de se prononcer sur la régularité des opérations effectuées dans le cadre de
l’exécution Lot 5 entre Lot 5 entre Gran Platon et Pointe des Icaqs.
415. Toutefois, comme le démontre le tableau 17-F ci-dessous, une avance de Neuf millions
neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent sept et 05/100 gourdes (HTG 9 999 907,05) a
été versée à la firme INGECO.
174
175
Tableau 16-G : Avance transférée à CHAL
CONSTRUCTION dans le cadre du Lot 5
Libellé des projets
Date
28 décembre 2015 Réhabilitation du tronçon Carrefour Trois Anse à Foleur: Lot 5 entre Gran Platon et
Pointe des Icaqs
Bénéficiaire
Montants
CHAL
CONSTRUCTION
9,862,500.00
Total
9,862,500.00
416. Au final, c’est un montant total d’Un million cinq cent quatre-vingt-douze mille quatre cent
soixante-dix-neuf et 55/100 dollars américains (USD 1,592,479.55) équivalant à Quatre-vingt
millions six cent soixante-deux mille cent soixante-seize et 45/100 gourdes (HTG
80,662,176.45) qui a été tiré des crédits budgétaires alloués au Projet « Réhabilitation du
tronçon Port-de-Paix – Port-Margot » et utilisé à d’autres fins.
417. Les images qui suivent donnent un aperçu du tronçon de route Carrefour Trois- Anse à
Foleur.
Route entre Mizerikod et Mazambi
175
176
Mazambi
Grand Platon
176
177
Route entre Grand Platon et Pointe des Icaps
Entrée Pointe des Icaps
177
178
418. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport au Contrat
exécuté par BETEXS le seul qui a été mis à la disposition de la Cour.
TITRE DU PROJET
Réhabilitation du tronçon de route Carrefour Trois – Anse à Foleur : Lot 3 entre Mizerikod et Mazambi
RÉSOLUTIONS
Résolution
Montant Initial
Désaffectation/
Affectation
Montant Révisé
15 avril 2015
$ 7,000,000.00
$ 5,936,994.93
$ 1,063,005.07
22 juillet 2015
$ 5,936,994.93
$
$ 5,000,000.00
6 janvier 2016
$ 2,500,000.00
Total
$ 15,436,994.93
936,994.93
$ 2,500,000.00
$ 6,873,989.86)
$ 8,563,005.07
TOTAL FINANCEMENT
Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
Sollicitation d’une proposition financière de la firme Bureau d’Etude d’Exécution
et de Supervision (BETEXS) pour la réhabilitation du tronçon Carrefour Trois –
Anse à Foleur
Montant du contrat : Trente-neuf millions neuf cent soixante-douze mille
quatre cent soixante-douze et 70/100 gourdes (HTG 39,972,472.70)
Deux dates de signature pour le contrat : 19 mai 2015 et 6 août 2015
Contrat signé par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAU, Ministre des TPTC
L’Entrepreneur: Martel Webert PIERRE, Représentant de l’Entreprise
BETEXS.
Avec approbation du Ministre de l’Économie et des Finances Wilson LALEAU
Visa de la CSCCA par par Fritz Robert ST PAUL.
Objet du contrat : Travaux de réhabilitation entre Mizerikod et Mazambi (2 km)
sur le tronçon de route Carrefour Trois – Anse à Foleur.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25% du montant total du contrat dans un délai de dix
jours calendaire au plus tard après la date de réception de l’ordre de service de
commencer les travaux par l’entrepreneur.
Remboursement par tranche d’au moins 30% du montant des décomptes
Modalité de paiement :
-Décomptes mensuels accompagnés de factures y relatives.
Acompte Provisionnel : inclus dans le contrat : 2% prélevé sur chaque
demande de paiement (article 76 du décret du 29 septembre 2005 relatif à
l’impôt sur le revenu.
Garantie de bonne exécution : 5% du montant du marché sous la forme d’une
caution bancaire ou d’une garantie d’assurance émise par une institution agrée
par l’autorité contractante
Retenue de garantie : 5% sur chaque demande d’acompte mis en paiement.
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception du certificat de
réception provisoire des travaux.
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception du certificat de
réception définitive des travaux.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <=
10% du montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/1000eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Durée des travaux : réalisation de l’ensemble des travaux dans un délai de 6
mois.
BILAN DU PROJET
178
179
TITRE DU PROJET
Réhabilitation du tronçon de route Carrefour Trois – Anse à Foleur : Lot 3 entre Mizerikod et Mazambi
15 avril 2015 : Adoption de la résolution prise en Conseil des ministres autorisant un prélèvement de sept
millions de dollars américains ($ 7,000,000) pour financer le projet de « Réhabilitation de la route Port-dePaix – Port Margot »
22 juillet 2015 : Nouvelle programmation du solde de cinq millions neuf cent trente-six mille neuf cent
quatre-vingt-quatorze et 93/100 dollars américains ($ 5,936,994.93) de la résolution du 15 avril 2015. Cinq
millions de dollars américains ($ 5,000,000) étaient disponible au 22 juillet 2015.
6 aout 2015 : Signature d’un contrat entre le MTPTC et la firme BETEXS
6 janvier 2016 : Affectation de deux millions cinq cent mille dollars américains ($ US 2,500,000) pour
l’exécution du projet
RESPONSABILITÉS
Premier niveau Jacques ROUSSEAU, Ministre des Travaux Publics,
Transports, Communications
Deuxième niveau
Martel Webert PIERRE, Président de BETEXS
2.1.17. Amélioration de la route Ennery - Cap-Haitien
419. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Amélioration de la Route Ennery – CapHaitien ». Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré
de manière efficace efficiente et économique.
420.
La résolution du 21 décembre 2012 prise en Conseil des ministres a autorisé un
décaissement de cinq millions cinq cent mille dollars américains ($ US 5,500,000) pour financer
le projet. La résolution du 11 décembre 2013 a autorisé un financement additionnel du projet de
cinq cent mille dollars américains ($ US 500,000). Trente-deux mille neuf cent trois et 2/100
dollars américains ($ US 32,903.02) ont été désaffectés de ce montant par la résolution du 15
avril 2015. De ce fait, le montant total alloué au projet « Amélioration de la route Ennery – CapHaitien » est de cinq millions neuf cent soixante-sept mille quatre-vingt-seize et 98/100 dollars
américains ($ US 5,967,096.98).
Tableau 2.2.17-A : Budget prévu pour financer le projet
d’amélioration de la route Ennery Cap-Haitien
Résolution
Montant
Initial
21 décembre 2012
11 décembre 2013
Montant
Révisé
Montant
Transféré
$ 5,500,000.00
$ 5,500,00.00
$ 5,500,00.00
$ 500,000.00
$ 467,096.98
$ 467,096.98
$ 5,967,096.98
$ 5,967,096.98
15 avril 2015
Total
Affectation/
Désaffectation
($ 32,903.02)
$ 6,000,000.00
($ 32,903.02)
179
180
421. Cinq millions neuf cent soixante-sept mille quatre-vingt-seize et 98/100 dollars américains
($ US 5,967,096.98) ont été transférés par le BMPAD sur le compte du trésor public pour le
financement de ce projet soit la totalité du budget prévu. Le tableau suivant donne plus de
détails.
Tableau 2.2.17-B : Ordre de décaissement
Ordre de décaissement
Date
Firme
399
25 février 2013
ESTRELLA
$ 2,419,990.07
451
12 avril 2013
ESTRELLA
$ 2,238,294.00
480
3 juin 2013
ESTRELLA
$
809,042.61
721
8 avril 2014
ESTRELLA
$
32,673.32
$
467,096.98
Total
Montant en $
$ 5,967,096.98
422. La Cour a examiné la gestion de ce projet. Il en ressort qu’il n’a pas été géré de manière
efficiente. Les principales constatations sont ci-après présentées.
423. Tout d’abord, la Cour constate que le MTPTC a accepté de la firme un Bon à Présentation
comme garantie pour l’avance de démarrage, tandis que l’article 130-3 de l’arrêté du 26 Octobre
2009 précisant les modalités de l’application de la loi fixant les règles générales de passation
des marchés Publics en Haïti précise que « l’avance forfaitaire de démarrage doit être
intégralement garantie par une caution personnelle et solidaire dans les conditions fixées à
l’article 179 du présent Arrêté ».
424. Un contrat entre la firme Ingenieria Estrella et le MTPTC a été signé le 27 décembre 2012
pour un montant de quatre cent douze millions trois cent soixante-six mille trois cent sept et
60/100 (HTG 412, 366,307.60) équivalent à neuf millions huit cent dix-huit mille deux cent
quarante-cinq et 42/100 dollars américains ($ US 9,818,245.42). Le contrat a été signé 6 jours
après l’adoption de la résolution du 21 décembre 2012 prise en conseil des ministres autorisant
un prélèvement de cinq millions cinq cent mille dollars américains ($ US 5,500,000) pour
financer la réalisation de travaux d’amélioration sur le tronçon Gonaïves – Ennery – CapHaitien de la RN1.
425. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’état d’urgence déclaré sur tout le territoire national
suite au passage de l’ouragan Sandy. Le montant de la résolution est inférieur à celui du contrat
et ne pourra pas couvrir les besoins du projet. En dépit du fait qu’un financement additionnel de
180
181
cinq cent mille dollars américains ($ US 500,000) a été autorisé par la résolution du 11 décembre
2013, le montant du contrat ne pourra pas être honoré. De plus, un avenant a été signé le 17
mars 2014 pour un montant de deux millions vingt-neuf mille deux cent soixante-deux et 12/100
dollars américains ($ US 2,029,262.12) en raison de travaux supplémentaires à effectuer. Par
conséquent, une mauvaise évaluation des besoins du projet a été effectuée.
426. Le délai d’exécution des travaux n’est pas respecté. La durée prévue dans le contrat était
de 6 mois. Plus de 13 mois après la date de la facture d’avance de démarrage13, le 17 mars 2014,
un avenant a été signé entre le MTPTC et la Firme Ingenieria Estrella. À cette date, les travaux
du contrat initial n’étaient pas achevés. Les retards dans l’exécution des travaux causent à tous
les coups, préjudice au projet et à la communauté. Si les retards sont imputables à la firme
d’exécution, des pénalités devraient être appliquées contre elle. Hors, la Cour n’a retracé aucun
prélèvement par le MTPTC pour les retards. Si les retards sont imputables aux responsables du
MTPTC, des intérêts moratoires devraient être calculés selon les prescriptions de l’article 101.3
du CCAG au bénéfice de la firme. Ce qui aura pour effet, d’augmenter le couû du projet.
427. La reconstitution chronologique des décomptes progressifs tel que présentée dans le
tableau ci-après permet de constater de près de 60% des travaux avaient été facturés au MTPTC
au 6 avril 2013 représentant un coût de cinq millions neuf cent soixante-sept mille quatre-vingtseize et 98/100 dollars américains ($ US 5,967,096.98). Ce qui correspond au montant alloué
par résolution sur le projet. Il reste donc trois millions huit cent cinquante et un mille cent
quarante-huit et 44/100 dollars américains ($ US 3,851,148.44) à payer sur le contrat. La Cour
n’a pu confirmer aucun décaissement équivalent à cette somme. De plus, aucune résolution
additionnelle n’a été adoptée pour le financement du projet. Par conséquent, il n’existe aucune
justification pour la signature d’un avenant de deux millions vingt-neuf mille deux cent
soixante-deux et 12/100 dollars américains ($ US 2,029,262.12) si le financement n’est pas
garanti.
13
1 Février 2013, date de la facture d’avance de démarrage
181
182
Tableau 2.2.17-B : Reconstitution chronologique des
décomptes progressifs
No
Modalité
Période
Facture
Avance de
démarrage
Montant
des
travaux
exécutés
Remboursement
Avance
Retenue
de Garantie
(5%)
Garantie de
bonne
exécution
01/02/2013
Décompte
1
1
Décompte
2
2
Décompte
3
3
19/02/2013
19/03/2013
6/04/2013
Total
Montant
Facturé
$2,419,990.07
$3,730,490.
00
$1,119,147.00
$1,348,404.
35
$404,521.31
$186,524.50
$186,524.50
$67,420.22
$67,420.22
$2,238,294.00
$809,042.61
$
832,950.48
$249,885.14
$41,647.52
$ 41,647.52
$5,911,844.
83
$1,773,553.45
$295,592.24
$295,592.24
$ 499,770.30
$5,967,096.98
428. Les bordereaux de décaissements ont été signés par le Ministre des Travaux Publics,
Transports et Communications et transférés au Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe ainsi que le montre le tableau suivant. Il est donc l’ordonnateur principal des dépenses.
L’article 37 du décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’administration centrale de l’État
stipule : « Le Ministre est personnellement responsable des actes qu’il signe ou contresigne ».
429. Selon l’article 21 de l’arrêté du 16 février 2005 portant sur la comptabilité publique : «
L’ordonnateur est seul responsable des engagements qu’il aura contracté en violation des lois
et règlements en vigueur ou au-delà des limites des crédits alloués ».
Tableau 2.2.18-C : Reconstitution chronologique des
décomptes progressifs
Modalité
Période
Avance de démarrage
Montant Facturé
$ 2,419,990.07
Facture 2
21 mars 2013
$ 2,238,294.00
Facture # 3
24 avril 2013
$
809,042.61
Facture # 4
27 février
2014
$
499,770.30
Facture # 7 avance de
démarrage avenant
19 mai 2014
$ 507,315.53
Montant en HTG
HTG
103,091,576.90
Ordonnateur des
dépenses
Jacques
ROUSSEAU
Jacques
ROUSSEAU
Jacques
ROUSSEAU
Jacques
ROUSSEAU
182
183
Total
$ 6,474,412.50
430. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Travaux d’amélioration d’urgence de la RN1 : Tronçon Gonaïves-Ennery-Cap-Haitien (90 KM)
RÉSOLUTIONS
Résolution
21 décembre 2012
11 décembre 2013
15 avril 2015
Total
TOTAL
FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE
ET GESTION DE
PROJET
Montant
Initial
$ 5,500,000.00
$ 500,000.00
$ 6,000,000.00
Affectation/
Désaffectation
($ 32,903.02)
($ 32,903.02)
Montant
Révisé
$ 5,500,00.00
$ 467,096.98
$ 5,967,096.98
Montant total des résolution : Cinq millions neuf cent soixante-sept mille quatrevingt-seize et 98/100 ($ 5,967,096.98)
Fonds PetroCaribe
Sollicitation d’une proposition technique et financière pour l’exécution des travaux
Montant du contrat : Quatre cent douze millions trois cent soixante-six mille trois
cent sept et 60/100 (HTG 412, 366,307.60)
Contrat signé le 27 décembre 2012 par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAU Ministre des TPTC
L’Entrepreneur
: Jose A ADAMES. Directeur Estrella Haïti
Approuvé par Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des Finances
Visé par Nonie H. MATHIEU : Présidente de la CSCCA
Objet du contrat : la Réalisation de travaux d’amélioration sur le tronçon Gonaïves-EnneryCap-Haitien de la RN1
Avance de démarrage : 25% du montant du marché comme avance forfaitaire pour le
lancement des travaux.
Condition pour percevoir l’avance : Constitution d’une caution bancaire ou sous forme de
BON A PRESENTATION représentant 100% de l’avance consentie, à rembourser par
tranche d’au moins 30% du montant des décomptes.
Contrôle des prix unitaires : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin 2009 fixant
les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de concession
d’ouvrages de service public sur le contrôle des prix spécifiques durant l’exécution des
prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et profits et compte
d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation.
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y relatives
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception du
certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception du
certificat de réception définitive des travaux
Garantie de Bonne Exécution : Cette garantie se présentera sous la forme d’une
bancaire émise par une banque agrée par l’autorité contractante d’une valeur
représentant 5% du montant du marché, ou sur demande de l’entrepreneur par
prélèvement de 5% de chaque paiement jusqu’à concurrence de 5% du montant du
contrat. Il est destiné à garantir :
La bonne exécution et la livraison des matériels
Le paiement des fournisseurs en cas de défaillance de l’Entrepreneur
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : Obligation aux personnes
physiques ou morales qui utilisent les services d’un prestataire dont le domicile fiscal est
situé hors d’Haïti, au cours d’un séjour temporaire dans le pays, de verser à la Direction
Générale des Impôts, dans les quinze (15) jours qui suivent le paiement de ses
rémunérations, le montant de l’impôt sur le revenu calculé au taux de 20% libératoire
183
184
TITRE DU PROJET
Travaux d’amélioration d’urgence de la RN1 : Tronçon Gonaïves-Ennery-Cap-Haitien (90 KM)
selon les dispositions de l’article 8 du décret du 29 septembre 2005 sur l’Impôt sur le
Revenu.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <= 10% du
montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/1000eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Intérêt moratoire : A l’expiration des 20 jours, comme délai prévu pour le paiement
d’une facture et jusqu’au jour de l’émission, par le comptable assignataire, d’un titre
permettant le règlement de la facture, l’Entrepreneur aura droit à des intérêts moratoires
selon l’article 101.3 du CCAG.
Délai d’exécution des travaux : 6 mois
BILAN DU PROJET
21 décembre 2012 : Adoption d’une résolution prise en conseil des ministres autorisant un décaissement de cinq
millions cinq cent mille dollars américains ($ US 5,500,000) pour financer le projet
27 décembre 2012 : Signature d’un contrat de quatre cent douze millions trois cent soixante-six mille trois
cent sept et 60/100 (HTG 412, 366,307.60) équivalent à neuf millions huit cent dix-huit mille deux cent
quarante-cinq et 42/100 dollars américains ($ US 9,818,245.42) entre la Firme Ingenieria Estrella et le MTPTC
11 décembre 2013 : Adoption d’une résolution autorisant un financement additionnel du projet de cinq cent
mille dollars américains ($ US 500,000)
15 avril 2015 : Adoption d’une résolution autorisant la désaffectation de trente-deux mille neuf cent trois et
2/100 dollars américains ($ US 32,903.02)sur la résolution du 11 décembre 2013
RESPONSABILITÉS Premier niveau
Jacques ROUSSEAU Ministre des Travaux Publics Transports et Communications,
Ordonnateur principal des dépenses
Deuxième niveau
Jose A ADAMES. Directeur Estrella Haïti
Troisième niveau
G.RAFAEL E.CAMPUSANO M. Directeur du projet.
2.1.18. Construction du Pont sur la Rivière du Haut du Cap (Blue
Hill)
431. La Cour a procédé à l’examen du projet de « Construction d’un Pont sur la Rivière du Haut
du Cap ». Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ce projet l’ont géré
de manière efficace efficiente et économique.
432. La résolution du 21 décembre 2012 adoptée en conseil des ministres a autorisé un
prélèvement de trois millions deux cent mille dollars américains ($ US 3,200,000) pour financer
le projet. Une désaffectation d’un million cent quatre-vingt-un mille deux cent quarante-six et
56/100 ($ US 1,181,246.56) a été effectuée par la résolution du 15 avril 2015. Par conséquent,
deux millions dix-huit mille sept cent cinquante-trois et 44/100 dollars américains ($ US
2,018,753.44) ont été effectivement affectés à ce projet.
184
185
Tableau 2.2.18-A : Budget prévu pour financer le projet de
Construction du Pont sur la Rivière du
Haut du Cap (Blue Hill)
Résolution
Montant Initial
21 décembre 2012
Affectation/
Désaffectation
$ 3,200,000.00
15 avril 2015
Total
Montant Révisé
Montant
Transféré
$ 2,018,753.44
$ 2,018,753.44
$ 2,018,753.44
$ 2,018,753.44
($ 1,181,246.56)
$ 3,200,000.00
($ 1,181,246.56)
433. Deux millions dix-huit mille sept cent cinquante-trois et 44/100 ($ US 2,018,753.44)
dollars américains ont été effectivement transférés par le BMPAD sur le compte du trésor public
ainsi que le montre le tableau ci-dessus.
Tableau 2.2.18-B : Ordre de décaissement
Ordre de décaissement
Date
411
8 mars 2013
591
Firme
Montant en $
WENLING
$
540,903.85
18 octobre 2013
SRJ CONSTRUCTION
$
112,701.59
708
24 février 2014
WENLING
$
91,200.00
$
738,174.38
851
11 septembre 2014
WENLING
$
535,773.62
Total
$ 2,018,753.44
434. La Cour a examiné la gestion de ce projet. Il en ressort qu’il n’a pas été géré de manière
efficiente. Les principales constatations sont ci-après présentées.
435. Il existe un écart de cent quarante-quatre mille huit cent soixante et un et 95/100 dollars
américains ($ US 144,861.95) entre le montant total des résolutions soit deux millions dix-huit
mille sept cent cinquante-trois et 44/100 dollars américains ($ US 2,018,753.44) et le montant
du contrat de deux millions cent soixante-trois mille six cent quinze et 39/100 dollar américains
($ US 2,163,615.39). Par conséquent, le montant des résolutions ne permettra pas d’honorer le
contrat. De ce fait, une mauvaise évaluation des besoins du projet a été effectuée.
436. Le délai d’exécution des travaux n’est pas respecté. La durée prévue dans le contrat dans
le contrat était de 10 mois. Pourtant, plus de 18 mois se sont écroulés entre la date de l’avance
de démarrage le 29 janvier 2013 et la date de la dernière facture le 31 juillet 2014. Un million
neuf cent six mille cinquante et un et 85/100 dollars américains ($ US 1,906,051.85)
185
186
représentant 88% du montant du contrat avait déjà été facturé. En dépit des retards constatés,
les pénalités pour retard dans l’exécution des travaux n’ont pas été appliquées par le MTPTC
conformément à l’article X du contrat.
437. La reconstitution chronologique des décomptes progressifs tel que présentée dans le
tableau ci-après permet de constater de près de 98% des travaux avaient été exécutés
représentant un coût de deux millions cent dix-sept mille huit cent trente-cinq et 39/100 dollars
américains ($ US 2,117,835.39). Il ne restait que les travaux de signalisation à effectuer.
Tableau 2.2.18-C : Reconstitution chronologique des
décomptes progressifs
Modalité
No
Facture
Avance de
démarrage
Période
Montant des
travaux
exécutés
Remboursement
Avance
Retenue
de Garantie
(5%)
Garantie de
bonne
exécution
29/01/2013
Montant
Facture
$540,903.85
Décompte
1
1
20/07/2013
$152,000.00
$45,600.00
$7,600.00
$7,600.00
$91,200.00
Décompte
2
2
30/12/2013
$1,230,290.63
$369,087.19
$61,514.53
$61,514.53
$738,174.38
Décompte
3
3
31/07/2014
$735,544.76
$126,216.66
$36,777.24
$36,777.24
$535,773.62
$2,117,835.39
$540,903.85
$105,891.77
$105,891.77
$1,906,051.85
Total
438. Quatre millions neuf cent quarante-sept mille six cent gourdes (HTG 4,947,600) équivalent
à cent douze mille sept cent un et 59/100 dollars américains ($ US 112,701.59) ont été décaissés
pour la firme SRJ Construction. Ce montant représente l’avance de démarrage relative aux
travaux de supervision du projet. La documentation fournie à la Cour ne contient pas de contrat
entre la firme SRJ Construction et le MTPTC.
439. L’acompte provisionnel de 20% sur chaque décaissement effectué pour les firmes dont le
domicile fiscal est situé en dehors d’Haïti n’a pas été prélevé selon les dispositions de l’’article
8 du décret du 29 Septembre 2009 sur l’Impôt sur le revenu qui précise : « Il est fait obligation
aux personnes physiques ou morales qui utilisent les services d’un prestataire dont le domicile
fiscal est situé hors d’Haïti, au cours d’un séjour temporaire dans le pays, de verser à la Direction
186
187
Générale des Impôts, dans les quinze (15) jours qui suivent le paiement de ses rémunérations,
le montant de l’impôt sur le revenu calculé au taux de 20% libératoire»
440. Néanmoins, lorsque le règlement se fait par tranche, une retenue libératoire de 20% de
chaque tranche sera appliquée et versée à la Direction Générale des Impôts dans les quinze (15)
jours suivant le paiement.
441. Tout contrat signé entre deux parties, ou entre un représentant d’un pouvoir public et un
particulier, contenant des clauses d’exonération d’impôt sur le revenu en dehors des
prescriptions légales, rend le responsable de la partie qui verse le revenu directement redevable
du paiement dudit Impôt.
442. La garantie de bonne exécution a été prélevée sur chaque décompte. Ce qui est contraire à
l’article 74 du cahier des clauses administratives générales relatif aux travaux qui stipule que «
l’entrepreneur est tenu de fournir une garantie de bonne exécution en garantie de la bonne
exécution de ses engagements contractuels et du recouvrement des sommes dont il serait
reconnu débiteur au titre du marché ».
443. De plus, l’article 74 du cahier des clauses administratives générales indique également que
« le montant de la garantie de bonne exécution ne peut être inférieur à deux pour cent ni
supérieur à cinq pour cent du montant initial du marché, augmenté, le cas échéant, du montant
des avenants. Le taux est indiqué dans le Cahier des clauses administratives particulières
(CCAP)».
444. Sous réserve de stipulation différente du Cahier des clauses administratives particulières
(CCAP), L’entrepreneur doit fournir la garantie de bonne exécution dans les vingt jours qui
suivent la date de notification du marché ou de l’avenant validé dans le cas d’une augmentation
du montant du marché ».
445. Les bordereaux de décaissements ont été signés par le Ministre des Travaux Publics,
Transports et Communications et transférés au Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe ainsi que le montre le tableau suivant. Il est donc l’ordonnateur principal des dépenses.
L’article 37 du décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’administration centrale de l’État
stipule : « Le Ministre est personnellement responsable des actes qu’il signe ou contresigne »
187
188
446. Selon l’article 21 de l’arrêté du 16 février 2005 portant sur la comptabilité publique : «
L’ordonnateur est seul responsable des engagements qu’il aura contracté en violation des lois
et règlements en vigueur ou au-delà des limites des crédits alloués ».
Tableau 2.2.18-D : Budget prévu pour financer le projet de
Construction du Pont sur la Rivière du
Haut du Cap (Blue Hill)
Modalité
Avance de
démarrage
Période
18 février 2013
Montant Facture
Ordonnateur des
dépenses
$ 540,903.85
Jacques ROUSSEAU
Facture 1
$ 91,200.00
Jacques ROUSSEAU
Facture 2
$ 738,174.38
Facture 3
21 aout 2014
$ 535,773.62
Jacques ROUSSEAU
$ 1,906,051.85
Total
447. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Construction d’un Pont sur la Rivière du Haut du Cap (Pont BLUE HILL)
RÉSOLUTIONS
Résolution
Montant
Initial
21 décembre 2012
15 avril 2015
Total
$ 3,200,000.00
$ 3,200,000.00
Affectation/
Désaffectation
Montant
Révisé
$ 2,018,753.44
($ 1,181,246.56)
($ 1,181,246.56)
$ 2,018,753.44
Montant total des résolutions : Deux millions dix-huit mille sept cent
cinquante-trois et 44/100 dollars américains ($ US 2,018,753.44)
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Petro Caribe
Sollicitation d’une proposition technique et financière pour l’exécution des
travaux
Montant du contrat : Deux millions cent soixante-trois mille six cent
quinze et 39/100 dollar américains ($ US 2,163,615.39)
Date de signature du contrat illisible
Contrat signé entre :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAU, Ministre des TPTEC
L’Entrepreneur : Wang WENTIAN, représentant de WENLING HONGYUAN
TRAFFIC ENGINEERING CO.LT représenté par Mr M et
Approuvée par : Marie Carmelle JEAN MARIE, Ministre de l’Économie et
des Finances
Visé par : Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
Objet du Contrat : Reconstruction du pont Blue Hill sur la Rivière du Haut
du Cap.
Avance de démarrage : 25% du montant du marché comme avance
forfaitaire pour le lancement des travaux.
Condition pour percevoir l’avance : Constitution d’une caution bancaire ou
sous forme de BON A PRESENTATION représentant 100% de l’avance
188
189
TITRE DU PROJET
Construction d’un Pont sur la Rivière du Haut du Cap (Pont BLUE HILL)
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
consentie, à rembourser par tranche d’au moins 30% du montant des
décomptes.
Contrôle des prix unitaires : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin
2009 fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux
conventions de concession d’ouvrages de service public sur le contrôle des
prix spécifiques durant l’exécution des prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et
profits et compte d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique
d’exploitation.
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y
relatives
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la
réception du certificat de réception définitive des travaux
Garantie de Bonne Exécution : Cette garantie se présentera sous la forme
d’une bancaire émise par une banque agrée par l’autorité contractante d’une
valeur représentant 5% du montant du marché, ou sur demande de
l’entrepreneur par prélèvement de 5% de chaque paiement jusqu’à
concurrence de 5% du montant du contrat. Il est destiné à garantir :
La bonne exécution et la livraison des matériels
Le paiement des fournisseurs en cas de défaillance de
l’Entrepreneur
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : Obligation aux
personnes physiques ou morales qui utilisent les services d’un prestataire
dont le domicile fiscal est situé hors d’Haïti, au cours d’un séjour temporaire
dans le pays, de verser à la Direction Générale des Impôts, dans les quinze
(15) jours qui suivent le paiement de ses rémunérations, le montant de l’impôt
sur le revenu calculé au taux de 20% libératoire selon les dispositions de
l’article 8 du décret du 29 septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalités pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum
<= 10% du montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/1000eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Intérêt moratoire : A l’expiration des 20 jours, comme délai prévu pour le
paiement d’une facture et jusqu’au jour de l’émission, par le comptable
assignataire, d’un titre permettant le règlement de la facture, l’Entrepreneur
aura droit à des intérêts moratoires selon l’article 101.3 du CCAG.
Délai de réalisation des travaux : Dix (10) mois
BILAN DU PROJET
21 décembre 2012 : Adoption de la résolution prise en Conseil des ministres autorisant le prélèvement de
trois millions deux cent mille dollars américains ($ US 3,200,000) pour l’exécution du projet de
Construction d’un pont sur la Rivière du Haut du Cap.
15 avril 2015 : Adoption de la résolution autorisant la désaffectation d’un million cent quatre-vingt-un
mille deux cent quarante-six et 56/100 dollars américains ($ US 1,181,246.56)
Montant total décaissé : Deux millions dix-huit mille sept cent cinquante-trois et 44/100 dollar
américains ($ US 2,018,753.44)
Montant total Facturé : Un million neuf cent six mille cinquante et un et 85/100 dollars américains ($
US 1,906,051.85)
Montant du contrat : Deux millions cent soixante-trois mille six cent quinze et 39/100 dollar
américains ($ US 2,163,615.39)
189
190
TITRE DU PROJET
Construction d’un Pont sur la Rivière du Haut du Cap (Pont BLUE HILL)
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Jacques ROUSEAU, Ministre, Ordonnateur principal des dépenses
Deuxième niveau
M Wang WENTIAN, Représentant de la firme Wenling Hongyuan Traffic
Engineering Co. Lt
Troisième niveau
Gu JIANMIN, Directeur de Projet
Recommandation 2.1
Considérant la gravité des irrégularités constatées lors de l'examen des projets mis en
œuvre par le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
(MTPTC), la CSCCA recommande que :
1) le MTPTC renforce son dispositif de contrôle interne afin de s’assurer que certains
serviteurs de l'État ne posent plus des actions qui causent des préjudices à la
communauté et qui favorisent le contournement de la réglementation en vigueur
en matière de gestion de projets publics et en gestion contractuelle;.
2) la responsabilité des Ordonnateurs qui se sont succédé à la tête de ce ministère
soit mise en œuvre pour avoir engagé et maintenu l’État dans des transactions
irrégulières dans le cadre de l’élaboration et/ou de la gestion des projets;
3) les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer s’il y a
matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la communauté
: favoritisme dans l’octroi des contrats, décaissements non justifiés, retenus de
2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes provisionnels, mais non
versés à la DGI, etc.
190
191
2.2. Ministère de la Planification et de la Coopération
Externe (MPCE)
297. De septembre 2008 à septembre 2016, les six gouvernements qui se sont succédé en Haïti
ont voté 14 résolutions dans lesquelles le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
(MPCE) est identifié comme entité responsable pour la mise en œuvre de 42 Programmes et
Projets financés par les fonds Petro Caribe. Dans le premier rapport publié en janvier 2019, la
Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) a audité 17 projets du
MPCE. Dans le présent rapport (Rapport 2), elle publie les résultats de l’audit de 15 projets (32
projets -17 projet). Le tableau 2.3.1 fait état de ces 15 projets.
Tableau 2.2.A : Projets audités du MPCE financés par
les fonds
PROJETS
Budget prévu
par les
résolutions
$US
3
Construction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence au niveau des
départements
Réhabilitation/aménagement des places publiques (Saint Anne-Géffrard-Occide
Jeanty-Aéroport et Canapé-Vert)
Rénovation urbaine de Saint-Marc (Phase I et II)
4
Projet de réaménagement de carrefour des ruisseaux
2 500 000.00
5
Construction du marché grande rivière du nord
3 398 097.85
6
Projet de construction du marché public de Pignon
1 923 076.93
7
Réhabilitation de 7 kms de route à Lafiteau (route minoterie, 4 voies)
Construction d’infrastructures sociocommunautaires au Wharf Jérémie (cite-soleil)
9 445 710.39
1
2
8
1 592 266.26
8 909 143.35
8 619 030.10
16 303 550.00
9
Projet de rénovation urbaine et développement résidentiel à Bowenfield et à Fort
National
56 000 000.00
10
Réhabilitation du Gymnasium Vincent de la Romain
163 457,43
11
Construction du local du Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO)
5 168 531,52
12
Travaux complémentaires de la réhabilitation d’urgence de la route Jacmel-la Vallée
6 000 000.00
13
Travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures sociocommunautaires à Mirebalais et Lascahobas
16 951 433,00
14
Programme de développement du territorial
80 486 875.46
15
Projets de réhabilitation des infrastructures sportives
36 241 633.59
Total
253 702 805,88
191
192
298. Les travaux d’audit réalisés sur les 15 projets ont permis à la Cour de relever les principales
irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
6) Collusion, favoritisme. Par exemple, pour la mise en œuvre du projet de «
Construction du marché public de grande rivière du nord », la Cour a constaté qu’au
regard du montant de ce projet établi à USD 4 786 725.00 soit 195 595 156.95 HTG
la sélection du contractant a été effectuée en violation de certaines dispositions
contractuelles. D’une part, le contrat a été conclu par entente directe plutôt qu’un
appel d'offres public, et de l’autre, sans avis de non-objection de la CNMP (#2.3. 5)
7) Avance de démarrage des travaux décaissée qui va au-delà de ce que prévoit la Loi.
Par exemple, dans le cadre du projet « Réhabilitation du Gymnasium Vincent de la
Romain » la Cour a retracé qu’une avance de démarrage de 163 457,43 USD
représentant 35% du montant initial du contrat. Pourtant, l’article 83 de l’arrêté
d’application du 26 octobre 2009 fixe l’avance de démarrage à 25% (#2.3.10)
8) Acompte provisionnel de 2% prévu par la réglementaire n’est pas prélevée : Par
exemple, dans le cadre de la « Réhabilitation de 7 kms de route à Lafiteau (route
minoterie, 4 voies) », la Cour a constaté que la totalité de l’acompte provisionnel de
2% exigé conformément aux dispositions réglementaires pour un montant
totalisant 197 563.28 USD n’a pas été prélevée directement sur le montant des
décomptes présentés par la Firme H.L Construction S.A. (#2.3.7)
9) La supervision des travaux défaillante ou complaisante. Par exemple, dans le cadre
du projet « Travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures
sociocommunautaires à Mirebalais et Lascahobas » suivant les informations
fournies par l’Unité Technique d’Exécution du MPCE, qui était chargée de la
supervision, les travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures
sociocommunautaires à Mirebalais et Lascahobas ont été achevés à 100%.
Toutefois, la Cour n’a retracé ni de facture de paiement de la retenue de garantie
de 5% ni de l’existence d’un certificat de réception provisoire ou définitive des
travaux (#2.3.13)
10) Tous les projets du MPCE analysés dans ce deuxième rapport ne respectaient pas
une ou plusieurs clauses contractuelles : ampleur des travaux, coût des travaux,
échéancier, pénalités, etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
3) La documentation insuffisante des dossiers d’analyse technique qui conduit au choix
de la solution. Par exemple, dans le cadre du projet « Réhabilitation/aménagement
des places publiques (Saint Anne-Géffrard-Occide Jeanty-Aeroport et Canapé-Vert)
» la Cour a constaté d’une part que les travaux ont démarré sans qu’un plan
complet des besoins et travaux soient préalablement définis, et de l’autre que le
contrat passé dans le cadre de la construction de la Place Occide Jeanty a été
conclu en contradiction des règlements applicables aux marchés publics (#2.3.2).
192
193
4) Dans les projets analysés dans ce rapport, le MTPTC n’a pas toujours respecté les
modalités de l’application de la loi fixant les règles générales de passation des
marchés Public. Les exceptions prévues en périodes d’urgence ont été utilisées
abusivement. Par exemple, dans le cadre du projet « Projet de réaménagement de
carrefour des ruisseaux » la Cour a constaté qu’une situation d’urgence injustifiée a
été utilisée pour conclure ce marché. En effet, l’avance de démarrage a été
effectuée douze (12) mois après la date de signature du contrat et qu’une avance
de 712 683,71 USD représentant 35% du montant du contrat a été versée à la firme
sans l’approbation de l’autorité compétente (#2.3.4)
Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers analysés du MTPTC dans le cadre de rapport n’étaient complets, il
manquait soit les décomptes progressifs, les factures, les documents relatifs à la
réception provisoire, au cahier des déficiences s’il y a lieu et à la réception
définitive).
299. La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ces travaux d’audit en fonction de
chaque projet analysé. Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre (4) axes, soit :
La conception du projet : les devis estimatifs, les bordereaux des prix; le cahier des
clauses administratives, les spécifications techniques, etc.
Le processus d’octroi des contrats : les propositions financières présentées par les
entrepreneurs; l’octroi des contrats
L’exécution des travaux: les décomptes progressifs; les approbations et les
autorisations; les retenues réglementaires.
Le bilan des projets: les documents spécifiques à la réception du projet (lettres de
réception provisoire, rapports des déficiences à corriger et lettres de réception
définitive).
2.2.1. Construction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence
au niveau des départements
300. La Cour a examiné le projet de construction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence
au niveau des départements en se penchant sur la documentation relative aux fiches techniques,
aux contrats, aux déboursés et aux rapports de fin de travaux. Il apparait clairement que plusieurs
actions posées par le MPCE ne lui ont pas permis de mettre en œuvre le projet en respectant les
principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que les saines pratiques de gestion.
193
194
301. 4) En effet, le 20 novembre 2012, fut signé un contrat de gré à gré d’un montant de 5 400
132.00 USD, soit 229 609 292.53 HTG entre le MPCE et l’entreprise INGENIERIA
ESTRELLA pour la cconstruction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence au niveau des
départements. C’est sur la base de l’Arrêté du 5 novembre 2012 déclarant l’état d’urgence sur
toute l’étendue du territoire pour une durée d’un mois que le MPCE a recouru à cette procédure
célère.
302. Il convient de noter la passation de ce contrat est antérieure à la résolution y relative parce
que cette dernière a été adoptée le 21 décembre 2012 pour un montant de USD 5 400 000.00.
De plus, un montant de USD 3 807 733.74 a été désaffecté par la résolution du 15 avril 2015.
Le projet a donc été révisé à la baisse à hauteur de USD 1 592 266.26.
303. La Cour a relevé comme autre anomalie dans l’analyse de ce projet que le montant restant
est inférieur aux décaissements réalisés jusqu’à date dans le cadre du projet puisque ces
décaissements totalisent USD 1 747 272.48 et excédent donc de USD 155 006.22 la résolution
prise pour ce projet. Pourtant, une avance de démarrage de USD 1 282 531.35 a été octroyée à
la firme d’exécution. Sur la base de quel montant ?
304. La Cour a constaté que les travaux sont restés inachevés sans aucune documentation
explicative, Dans l’hypothèse d’une non-reprise des travaux, il reste un solde USD 1 045
418.06, soit 81.5% à récupérer à la firme d’exécution. Il était prévisible que ce projet ne serait
pas terminé. Ce qui explique qu’aucun certificat définitif ou provisoire ne soit disponible. Il
s’agit d’une autre irrégularité ayant porté préjudice au projet et à la communauté.
Tableau 2.2.1-A : Décaissement pour la construction d’abris
pour besoins d’intervention d’urgence au
niveau des départements
Modalités
Périodes
Décomptes
Décaissement
Avance de démarrage
Décompte # 1
Décompte # 2,3
25/03/2013
11/06/2014
11/08/2014
1,282,531.35
82,245.84
309,734.91
1,282,531.35
80,600.00
303,540.21
Décompte # 4
11/07/2014
82,245.84
80,600.92
1,756,757.94
1,747,272.48
Total
194
195
305. En ce qui concerne l’audit du projet, la Cour a constaté que les travaux sont restés inachevés
sans aucune documentation explicative, alors que la totalité de l’avance de démarrage a été
octroyée à la firme d’exécution, soit USD 1 282 531.35. De ce fait, dans l’hypothèse d’une nonreprise des travaux, il reste un solde USD 1 045 418.06, soit 81.5% à récupérer à la firme
d’exécution. La Cour conclue que ce manquement est une irrégularité ayant porté préjudice au
projet et à la communauté.
306. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
Projet
Construction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence au niveau des départements
RÉSOLUTION
21 décembre 2012 : USD 5 400 000.00
15 avril 2015 : (3 807 733.74) Désaffectation
Total Résolution :
USD 1 592 266.26
TOTAL FINANCEMENT Fonds Petro Caribe
PROCESSUS
Le MPCE agissait en tant que maitre d’ouvrage dans le cadre de
D’OCTROI
DES
l’exécution de ce projet.
CONTRATS
Contrat: 5 400 132.00 USD, soit 229 609 292.53 HTG
Date de signature : 20 novembre 2012
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’ouvrage délégué : UCLBP
Maitre d’œuvre : INGENIERIA ESTRELLA
Visa de Nonie H. Mathieu, Présidente de la CSCCA
Contrat gré à gré
Arrêté du 5 novembre 2012 déclarant l’état d’urgence sur toute l’étendue
du territoire pour une durée d’un mois et arrêté du 5 décembre 2012
prolongeant l’état d’urgence pour un mois supplémentaire.
LA
GESTION
Objet : Réalisation des travaux de construction d’abris, soit un (1) abri par
CONTRACTUELLE ET
département géographique, en acier et béton cellulaire
GESTION DE PROJET
Délai d’exécution : Le lendemain du jour de la notification de l’ordre de
service qui aura prescrit de commencer les travaux
Délai de réalisation des travaux : 12 mois
Avance de démarrage : 25%. Le remboursement sera effectué par voie
de déduction de 50% de chaque décompte des travaux réalisés
Acompte provisionnel non mentionné dans le contrat
Pénalité de retard : 1/3000 du montant du contrat du premier au trentième
jour de retard et 1/1000 du montant du contrat au-delà du trentième jour
de retard.
Les pénalités seront plafonnées à cinq pour cent (5%) du montant du
marché
Garantie de parfait achèvement : pendant 12 mois à partir de la réception
des travaux, l’entrepreneur sera tenu de réparer tous les désordres
mentionnés.
Garantie de bonne exécution : 5% du montant initial du contrat
EXÉCUTION
DES
Total décomptes :
1 756 757.94 USB
TRAVAUX
Total décaissements MEF 1 747 273.40 USD
Les décaissements dépassent de 155 007.14 USD le total des résolutions
Le montant du contrat excède celui des résolutions de 3 807 865.74 USD.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre de Planification et de la
Coopération Externe
Deuxième niveau
Ing. J. Alejandro ADAMES B, Directeur de projets Haïti INGENIERIA
ESYRELLA
195
196
Projet
Construction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence au niveau des départements
Troisième niveau
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification
BILAN DU PROJET
Ce projet a été mis en œuvre en vue d’augmenter la résilience des dispositifs de protection civile au niveau
de l’ensemble du territoire national. Il vise la réduction de la vulnérabilité des populations et des
infrastructures, et la protection des vies et des biens. Son coût est de 5 400 132.00 USD et les
décaissements ont atteint 1 747 273.40 USD. Les acomptes ont été prélevés, mais suite au conseil des
ministres du 15 avril 2015, adoptant les résolutions pour certains projets, une désaffectation de USD 3 807
733.74 a été opérée au niveau de la résolution initiale, ce qui l’a ramené à un montant de 1 592 266.26
USD. Il est à remarquer que ce montant est inférieur aux décaissements réalisés jusqu’à date dans le cadre
du projet. La Cour n’est pas en mesure de conclure sur la finalisation du projet.
2.2.2. Réhabilitation/aménagement des places publiques (Saint
Anne-Géffrard-Occide Jeanty-Aeroport et Canapé-Vert)
307.
En se penchant sur la documentation relative aux fiches techniques, aux contrats, aux
déboursés et aux rapports de fin de travaux. Il apparait clairement que plusieurs actions posées
par le MPCE ne lui ont pas permis de mettre en œuvre le projet en respectant les principes
d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que les saines pratiques de gestion.
308.
Tout d’abord, en ce qui a trait à l’évaluation des besoins et l’estimation des coûts, le
projet a été engagé sans qu’un plan complet des besoins et travaux soient préalablement définis.
En dépit de l’importance du projet, des Termes de références (TDRs) n’ont pas été produits pour
encadrer la bonne exécution des travaux. En conséquence, les coûts y afférents n’ont pas été
évalués de façon détaillée, ce qui constitue des irrégularités ayant causé un préjudice au projet
et la communauté compte tenu de la complexité des travaux.
309.
Les contrats relatifs à ces cinq places publiques ont été signés de gré à gré en novembre
2012 sous l’égide de l’Arrêté du 5 novembre 2012 déclarant l’état d’urgence sur toute l’étendue
du territoire pour une durée d’un mois, ayant pour fondement la Loi du 15 avril 2010 portant
amendement de la loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008, qui permet au gouvernement
de passer « les contrats qu’il juge nécessaires selon les procédures célères prévues par la
réglementation sur les marchés publics ».
310.
L’analyse de la documentation ayant supporté l’octroi des contrats relatifs à la
reconstruction des Places Publiques a permis de constater qu’aucun détail estimatif des quantités
196
197
n’a été établi, qu’aucune facture n’a été transmise et qu’aucun bordereau ou attestation n’a été
établi pour valider le niveau d’exécution des travaux. La Cour conclut que cette défaillance est
une irrégularité ayant causé préjudice au projet et à la communauté.
311.
Les entités qui assument la supervision et le contrôle qualité ne sont pas désignées et
identifiées dans les documents. De plus, aucun document de réception provisoire ou de réception
définitive n’a été retracé dans la documentation relative au projet. Il s’agit d’une irrégularité au
cadre règlementaire.
312.
L’absence de documentation en dehors du contrat ne permet pas à la Cour de conclure
quant au respect des directives prévues par les cadres réglementaire et contractuel notamment
le niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie (5%), de bonne exécution (5%)
et des impôts (2%). Il s’agit d’une irrégularité au cadre règlementaire.
313. La Cour constate que dans le cadre de l’exécution du projet, les décaissements de fonds
relatifs à la construction de la place Occide Jeanty ont été faits sur une base plus régulière que
les autres constructions de places publiques.
314. Aucune durée n’est mentionnée dans les contrats conclus dans le cadre de ce projet. Ce qui
ne permet pas à la Cour de porter un jugement objectif sur la durée d’exécution du projet.
L’analyse de l’historique des dépenses permet quand même à la Cour de remarquer que le
dernier décaissement pour la construction de la Place Occide Jeanty remonte au 21 janvier 2016,
soit trente (38) mois après la signature du contrat. Cette défaillance est une irrégularité au cadre
réglementaire.
315. Des décaissements ont été effectués hors résolutions pour un montant estimé à 10 253
073.78 HTG, puisque le total des décaissements du MEF excède celui des résolutions pour ce
montant.
Tableau 2.2.2-A : Décomptes et des décaissements par
firmes d’exécution
197
198
Montant des décomptes
(USD)
Montant des
decaissements (HTG)
736,586.99
44 423 206.74
CEEPCO HAITI S.A- Construction Place Occide Jeanty
2,789,450.02
142 877 798.37
TECINA- Construction Place Canapé-Vert
GENERALE CONSTRUCTION ET DISTRIBUTION S.AConstruction Place Aeroport
340,416.10
14 659 148.39
1,925,517.72
90,475,281.22
Total
5,791,970.83
292,435,434.72
Firmes
SOGECOMAT- Construction Places Saint anne et Geffrard
Sources: Rapport MPCE, BRH (CSTD)
307. La Cour a procédé à une visite terrain de quatre places publiques : Place Géffrard, Place
Saint Anne, Place de l’Aéroport, Place Canapé-Vert. Les photos ci-après donnent une idée
précise de la mise en œuvre de ce projet de réhabilitation/aménagement des places publiques.
Place publique Géffrard
198
199
Place publique Sainte-Anne
199
200
Place publique de l’Aeroport
(PLACE HUGO CHAVEZ)
200
201
Place publique de Canapé-Vert
201
202
448. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet :
202
203
PROJET
Réhabilitation/ Construction et Aménagement des places publiques
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
18 juillet 2012 : USD 5 000 000.00, soit 209 718 500.00 HTG
21 décembre 2012 : 3 000 000.00, soit 127 824 900.00 HTG
15 avril 2015 : (3 085 072.65), soit (145 836 320.28 HTG)
15 avril 2015 : 3 994 216.00, soit 188 812 981.10 HTG
Total : USD 8 909 143.35, soit 380 520 060.82 HTG
Fonds Petro Caribe
Montant total des contrats et avenants : 9 570 933.43 USD, soit 416 398
654.32 HTG
Place publique Géffrard : 19 782 900 HTG ou 465 488.76 USD
(Contrat signé en novembre 2012)
Place publique Saint-Anne : 39 221 000.00 HTG ou 922 864.43 USD
(Contrat signé en novembre 2012)
Place publique Canapé-Vert : 29 562 500 HTG ou 695 601.33 USD
(Contrat signé en novembre 2012)
Place publique Occide Jeanty : 3 897 106.20 USD ou 168 166
487.83 HTG (Contrat signé en novembre 2012 et l’avenant en juin
2014)
Place publique Aéroport (Phase I et II) : 3 589 872.71 USD ou
159 665 766.49 HTG (Contrat signé en novembre 2012 et en avril
2015)
Le montant total des contrats est supérieur à celui des résolutions de
661 790.08 USD, soit 35 878 593.50 HTG
Contrats signés sous le gré-à-gré
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’ouvrage délégué : UCLBP
Maitre d’œuvre :
Place publique Géffrard : SOGECOMAT
Place publique Saint-Anne : SOGECOMAT
Place publique Canapé-Vert : TECINA S.A
Place publique Occide Jeanty : CEEPCO HAITI S.A
Avis favorable de la CSCCA pour tous les contrats et l’avenant
Délai de Garantie : 12 mois suite à la réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 25%.
Retenue de Garantie : 5%.
Retenue de bonne exécution : 5%.
Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du contrat du premier au
trentième jour de retard et 1/1000 du montant du contrat au-delà du 30
eme jours de retard
Retenue de garantie : 5% du montant initial du contrat
Retenue de garantie : 5% sur le montant des paiements
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception provisoire
et définitive.
Retenue de 2% prévue pour la place publique Saint-Anne
La durée du contrat n’est pas mentionnée dans tous les contrats
Délai de réalisation des travaux non mentionné dans le contrat
Total décomptes périodiques : USD 5 791 970.83
Total des décaissements MEF: 292 435 434.72 HTG
Absence de certificats de réception provisoire et définitive pour tous les
contrats
Premier niveau
Laurent Salvador LAMONTHE, Ministre de la Planification
Yves Germain JOSEPH, Ministre de la Planification
Deuxième niveau
Renald PASCAL, PDG SOGECOMAT
Harold R. CHARLES, PDG CEEPCO HAITI S.A
203
204
PROJET
Réhabilitation/ Construction et Aménagement des places publiques
Gérald Émile BRUN, Vice-Président TECINA S.A
Troisième niveau
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, l’exécution du projet pour un montant total de 292 435 434.72 HTG, a été
adopte au moyen de trois résolutions totalisant USD 8 909 143.35 ou 380 520 060.82 HTG. Aucune
documentation n’a été produite pour justifier un financement. La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à
la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets. Les contrats ont été signés
par les trois parties habituelles : Maitre d’ouvrage – l’entrepreneur et la CSCCA. L’absence significative de
documents justifiant les dépenses et la livraison des quantités prévues dénotent une grave déficience dans
les moyens de contrôle. Il est à noter également que le MPCE n’a pas respecté les règlements relatifs à la
tenue de la comptabilité de projet puisque tous les documents comptables nécessaires à l’audit du projet
n’étaient pas disponibles. Ce projet devrait tient une comptabilité générale de l'ensemble de ses opérations,
conformément aux règles et principes généraux de la comptabilité publique. (Article 17 de l’arrêté fixant les
modalités d’application du Décret du 4 octobre 1984 sur fonds d’Investissements Publics).
449. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet :
Projet
Réhabilitation/ Construction et Aménagement des places publiques
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
18 juillet 2012 : USD 5 000 000.00, soit 209 718 500.00 HTG
21 décembre 2012 : 3 000 000.00, soit 127 824 900.00 HTG
15 avril 2015 : (3 085 072.65), soit (145 836 320.28 HTG)
15 avril 2015 : 3 994 216.00, soit 188 812 981.10 HTG
Total : USD 8 909 143.35, soit 380 520 060.82 HTG
Fonds Petro Caribe
Montant total des contrats et avenants : 9 570 933.43 USD, soit 416 398
654.32 HTG
Place publique Géffrard : 19 782 900 HTG ou 465 488.76 USD
(Contrat signé en novembre 2012)
Place publique Saint-Anne : 39 221 000.00 HTG ou 922 864.43 USD
(Contrat signé en novembre 2012)
Place publique Canapé-Vert : 29 562 500 HTG ou 695 601.33 USD
(Contrat signé en novembre 2012)
Place publique Occide Jeanty : 3 897 106.20 USD ou 168 166 487.83
HTG (Contrat signé en novembre 2012 et l’avenant en juin 2014)
Place publique Aéroport (Phase I et II) : 3 589 872.71 USD ou
159 665 766.49 HTG (Contrat signé en novembre 2012 et en avril
2015)
Le montant total des contrats est supérieur à celui des résolutions de 661
790.08 USD, soit 35 878 593.50 HTG
Contrats signés sous le gré-à-gré
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’ouvrage délégué : UCLBP
Maitre d’œuvre :
Place publique Géffrard : SOGECOMAT
Place publique Saint-Anne : SOGECOMAT
Place publique Canapé-Vert : TECINA S.A
Place publique Occide Jeanty : CEEPCO HAITI S.A
Avis favorable de la CSCCA pour tous les contrats et l’avenant
Délai de Garantie : 12 mois suite à la réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 25%.
Retenue de Garantie : 5%.
Retenue de bonne exécution : 5%.
204
205
Projet
Réhabilitation/ Construction et Aménagement des places publiques
EXÉCUTION
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
DES
Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du contrat du premier au
trentième jour de retard et 1/1000 du montant du contrat au-delà du 30 eme
jours de retard
Retenue de garantie : 5% du montant initial du contrat
Retenue de garantie : 5% sur le montant des paiements
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception provisoire
et définitive.
Retenue de 2% prévue pour la place publique Saint-Anne
La durée du contrat n’est pas mentionnée dans tous les contrats
Délai de réalisation des travaux non mentionné dans le contrat
Total décomptes périodiques : USD 5 791 970.83
Total des décaissements MEF: 292 435 434.72 HTG
Absence de certificats de réception provisoire et définitive pour tous les
contrats
Premier niveau
Laurent Salvador LAMONTHE, Ministre de la Planification
Yves Germain JOSEPH, Ministre de la Planification
Deuxième niveau
Renald PASCAL, PDG SOGECOMAT
Harold R. CHARLES, PDG CEEPCO HAITI S.A
Gérald Émile BRUN, Vice-Président TECINA S.A
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification
Troisième niveau
Michel PRESUMÉ, Secrétaire d’État à la Planification
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, l’exécution du projet pour un montant total de 292 435 434.72 HTG, a été
adopte au moyen de trois résolutions totalisant USD 8 909 143.35 ou 380 520 060.82 HTG. Aucune
documentation n’a été produite pour justifier un financement. La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à
la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets. Les contrats ont été signés
par les trois parties habituelles : Maitre d’ouvrage – l’entrepreneur et la CSC/CA. L’absence significative de
documents justifiant les dépenses et la livraison des quantités prévues dénotent une grave déficience dans
les moyens de contrôle. Il est à noter également que le MPCE n’a pas respecté les règlements relatifs à la
tenue de la comptabilité de projet puisque tous les documents comptables nécessaires à l’audit du projet
n’étaient pas disponibles. Ce projet devrait tient une comptabilité générale de l'ensemble de ses opérations,
conformément aux règles et principes généraux de la comptabilité publique. (Article 17 de l’arrêté fixant les
modalités d’application du Décret du 4 octobre 1984 sur fonds d’Investissements Publics).
2.2.3. Rénovation urbaine de Saint-Marc (Phase I et II)
316.
La Cour a examiné les travaux de rénovation urbaine de Saint-Marc (Phase I et II).
en se penchant sur la documentation relative aux fiches techniques, aux contrats, aux
205
206
déboursés et aux rapports de fin de travaux. Le but est de vérifier si, le MPCE, à travers les
actions qu’il a posées dans la mise en œuvre de ce projet lui ont permis de respecter les
principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines
pratiques de gestion.
317.
Le contrat relatif à ce projet a été signé de gré à gré en décembre 2012 sous l’égide de
l’Arrêté du 5 décembre 2012 qui prolongea l’état d’urgence pour un mois supplémentaire, ayant
pour fondement la Loi du 15 avril 2010 portant amendement de la loi sur l’état d’urgence du 9
septembre 2008, qui permet au gouvernement de passer « les contrats qu’il juge nécessaires
selon les procédures célères prévues par la réglementation sur les marchés publics ». Le coût
prévu pour la réalisation du projet est de Sept millions Cinq trente-un mille Neuf cent sept et
18/100 dollars américains (7 531 907.18) équivalent à Trois cent vingt-deux millions Huit cent
quatre-vingt-six mille quatre-vingt-deux et 10 /100 gourdes (322 886 082.10) au taux de
référence BRH 42,8691 HTG pour un (1) dollar américain.
318.
Il importe de noter que les contrats concernant les deux phases du projet ont été passés
bien avant les résolutions y relatives parce que ces dernières ont été adoptées aux dates
suivantes :
319.
28 Février 2012 :
USD 5 000 000.00
21 décembre 2012 : USD 1 000 000.00
11 décembre 2013 : USD 3 000 000.00
15 avril 2015 :
(USD 380 969,90)/ désaffectation
Total :
USD 8 619 030.10
De même, dans le cadre de ce contrat, l’acompte provisionnel de 2% totalisant un
montant de USD 141,068.08 les intérêts n’a pas été prélevé par ceux qui avaient la responsabilité
de le faire. Il s’agit dans un cas ou dans l’autre d’irrégularités ayant causé un préjudice au projet,
au fonds Petro Caribe et à la collectivité.
Tableau 2.2.3.A : Décaissements pour la rénovation urbaine
de Saint-Marc (Phase I et II) (1)
Date
Description
Décomptes
24 sept. 12
Paiement de l'avance de démarrage, soit
1 514 409,41
30% du montant du contrat (Phase I)
Acompte
2%
-
Décaissements
1 514 409,41
206
207
10-juillet-13
Paiement de la facture # 3 (décompte # 2)
de la firme INGENIERA ESTRELLA relative
aux travaux de rénovation urbaine de la ville
de Saint Marc (Phase I)
Avance de démarrage et versement des
honoraires de huit (8) mois de supervision
des travaux de rénovation urbaine de la ville
de Saint Marc à la firme J&J Construction
(Phase I)
Paiement de la facture # 5 (décompte #4) de
la firme INGENIERA ESTRELLA relative aux
travaux de rénovation urbaine de la ville de
Saint Marc (Phase I)
Paiement de la facture # 7 (décompte # 6)
de la firme INGENIERA ESTRELLA relative
aux travaux de rénovation urbaine de la ville
de Saint Marc (Phase I)
Paiement des factures 2 4 et 6 (Phase I)
18-juillet-13
Rénovation urbaine de St-Marc (phase 2)
300 000,00
-
300 000,00
22-nov.-13
Financement des travaux (phase 2)
1 109 442,58
22 188,85
1 087 253,73
07-fev.-14
Financement des travaux (phase 2)
1 662 163,36
-
1 662 163,36
09-avril-14
Paiement de la facture RU-SMII-05 (phase 2) 500 683,36
Paiement de la facture 7 RU-SMII-05 (phase
456 183,38
2)
Total
8 619 030,10
-
500 683,36
9 123,67
447 059,71
31 312,52
8 087 034,22
07-dec.-12
07-dec.-12
15-janv.-13
07-juin-13
25-juin-14
65 886,27
-
65 886,27
429 000,00
-
429 000,00
1 004 062,72
-
1 004 062,72
191 144,62
-
191 144,62
1 386 054,40
-
1 386 054,40
(1) Acompte provisionnel non préléve : USD 141 068.08
Sources : les correspondances de décaissements adressées aux MEF par le MPCE
320. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
PROJET
Rénovation urbaine de Saint-Marc (Phase I et II)
RÉSOLUTIONS
28 Février 2012 :
USD 5 000 000.00
21 décembre 2012 : USD 1 000 000.00
11 décembre 2013 : USD 3 000 000.00
15 avril 2015 :
(USD 380 969,90)/ désaffectation
Total : USD 8 619 030.10
TOTAL FINANCEMENT
Petrocaribe
PROCESSUS
D’OCTROI
Contrat gré à gré
DES CONTRATS
Montant total des contrats: USD 12 579 938.55
Contrat I : USD 5 048 031.37
Contrat II : USD 7 531 907.18
Date de signature:
Contrat I:
Contrat II: Décembre 2012
Maitre d’œuvre : INGENIERIA ESTRELLA
Maitre d’ouvrage : MPCE
Supervision : J&J Construction
Délai de réalisation des travaux est de vingt-quatre (24) mois
Avis favorable de la CSCCA
LA
GESTION
Délai de garantie : douze (12) mois
CONTRACTUELLE
ET
1/3000 du montant du contrat du 1er au 30ième jour de retard et le cas
GESTION DE PROJET
échéant
1/1000 du montant du contrat au-delà de trente (30) jours de retard
Le montant des pénalités sera plafonné à 5% du montant du marché
207
208
PROJET
Rénovation urbaine de Saint-Marc (Phase I et II)
EXÉCUTION
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Retenue de 2% sera versée sur le Compte de la DGI
Avance de démarrage : 25%
Retenue de Garantie (5%)
Cautionnement de bonne exécution : 5%
Garantie de bonne exécution : 5%
DES
Total décomptes : USD 8 619 030.10
Total décaissements exécution et supervision: USD 8 087 034.22
Acompte non prélevé : USD 141 068.08
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre du MPCE, Ordonnateur principal;
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
Deuxième niveau
Alejandro ADAMES B. ING : Directeur du Projet
Troisième niveau
Giovanni DORLIEN : Directeur Général Adjoint du MPCE
Ing. Michelle PHILOGENE : directeur Départemental de l’Artibonite (DDA)
Emmanuel JEAN PIERRE : Directeur d’Analyse et suivi de
l’Investissement Public
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur l’exécution du projet Rénovation urbaine de Saint-Marc, le montant global
du marché totalise USD 12 579 938.55. Le montant total des décomptes s’élevait à USD 11 816 190.10 et les
décaissements ont atteint USD 8 619 030.10. La Cour n’a pas reçu de certificats provisoire et définitive.
2.2.4. Projet de réaménagement de Carrefour Desruisseaux
321. La Cour a procédé à l’examen du projet de réaménagement de carrefour des ruisseaux
financé par le Fonds Petro Caribe. Le but étant de vérifier si le MPCE et les autres parties
prenantes ont géré ce projet de façon efficace, efficiente, économique, en respectant le cadre
règlementaire ainsi que les saines pratiques de gestion.
322.
En ce qui concerne la gestion contractuelle, ce marché a été conclu en période d’urgence
et passé de gré à gré le 5 septembre 2011 conformement à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant
l’état d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois jusqu’en octobre 2011 suite à
l’amendement à la loi d’urgence du 9 septembre 2008 par la Chambre des députés et le Sénat
de la République qui fut voté le 15 avril 2010.
323.
Tenant compte de la nature du marché, l’absence de l’étude et de l’analyse des besoins
constituent une irrégularité flagrante par rapport au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques
de gestion.
208
209
324.
En ce qui a trait à la gestion financière du projet, la Cour relève que le Gouvernement
démissionnaire de M. Jean Max Bellerive a attendu douze (12) mois après la date de signature
du contrat pour verser à la firme attributaire du marché l’avance de démarrage, soit sept cent
douze mille six cent quatre-vingt-trois et 71/100 dollars américain (712 683,71 USD)
représentant 35% du montant du contrat. a été versé à la firme. Il s’agit donc d’un contrat conclu
en situation d’urgence sans justification pertinente. Ce qui cause un préjudice à la communauté.
325. L’absence du bilan financier et des décomptes périodiques ne permettent pas à la Cour de
confirmer le reversement de l’avance de démarrage. Cependant, pour vérifier le montant
décaissé dans le cadre de ce projet, la Cour s’appuie sur les informations ci-jointes fournies par
le Trésor Public :
Tableau 2.2.4.1 : État des avances et de retenues
NO
Période
1
Avance
accodée(*)
oct-12
2
Retenue
5%
No Ref.
Montant
Facturation
Cumulatif
347
712 683,71
712 683,71
380
712 683,71
1 425 367,41
01-avr-13
444
507 500,00
1 932 867,42
3
avr-13
474
507 500,00
2 440 367,42
4
28-juin-13
501
99 317,00
2 539 684,42
5
7 fevrier 2014
101 500,00
2 645 268,12
6
26-juin-15
105 583,70
2 746 768,12
2 746 768,12
(*) Avance de démarrage : 35%
326.
L’examen des décaissements présentés dans le tableau ci-dessus fait apparaître un coût
supplémentaire de sept cent dix mille cinq cent vingt-huit et 94/100 (710 528.94 USD)
représentant 35% du montant initial. Il s’agit d’une irrégularité ayant causé un préjudice au
projet et à la communauté. Une planification rigoureuse de ce projet aurait empêché ces
dépenses supplémentaires.
327. La Cour constate que l’absence d’analyse des besoins en amont du projet a un impact sur
le coût des travaux, les délais et la violation systématique des textes législatifs et réglementaires.
En conséquence les coûts de réaménagement de carrefour des ruisseaux n’ont pas été évalués
de façon détaillée, ce qui constitue des irrégularités ayant causé un préjudice au projet et la
communauté compte tenu de la complexité des travaux.
209
210
328. En matière d’exécution des travaux, la Cour s’interroge sur la gestion du projet et les
moyens mis en place pour le contrôle et le suivi de son exécution. Mais, la non-désignation d’un
laboratoire de contrôle de qualité dans le cadre de ce projet pourrait affaiblir les résultats
attendus.
329. Finalement, la Cour a relevé des irrégularités par rapport au cadre réglementaire et aux
bonnes pratiques de gestion. Le MPCE n’a pas fourni de documentation nécessaire relative au
suivi des décomptes progressifs afin de soutenir les décaissements du Trésor. Le Ministère n’a
pas produit également de document prouvant la réception provisoire ou définitive des travaux.
330. Enfin de compte, la réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds
publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets.
331. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
Projet
Projet de réaménagement de carrefour des ruisseaux
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
DES
18 Juillet 2012: 2 000 000.00 USD
21 décembre 2012: 500 000.00 USD
Total :
2 500 000.00 USD
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition financière pour le réaménagement de
carrefour Desruisseaux.
Montant du contrat 2 036 239,18 USD soit HTG
Contrat de Gré-a-gré
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Firme d’exécution : SECOSA
Date de signature : 5 septembre 2011
Aucune approbation du Ministre de l’Économie et des finances
Aucune approbation de la CNMP
Avis favorable de la CSCCA
Délai de Garantie : 12 mois à compter de la réception provisoire des
travaux.
Avance de démarrage : 35%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de bonne
exécution : 5%. Pas de retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur
les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat.
Délai de réalisation des travaux : 8 mois à compter du lendemain du jour de
la notification de l’Ordre de service.
Décomptes mensuels
Avance de démarrage effectuée 12 mois après la signature du contrat
Total décomptes: 2 746 768.12 USD
Décaissements supérieurs par rapport au contrat de : 710 528.94 USD
Supervision: N/A
Contrôle de qualité : N/A
Premier niveau
1- Jean Max BELLERIVE, Ministre (MPCE), Ordonnateur
2- Laurent Salvador LAMONTHE, Ministre (MPCE), Ordonnateur
3- Yves Germain JOSEPH, Ministre (MPCE), Ordonnateur
Deuxième niveau
210
211
Projet
Projet de réaménagement de carrefour des ruisseaux
4- Jean Emile LAFERIERE Directeur Général
Construction S.A (SECOSA)
Supervision-Etudes-
Troisième niveau
5- Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification, Ordonnateur
secondaire
6- Ing. Hérode THELUSMA , Directeur Général J&J Construction
(Supervision)
BILAN DU PROJET
Pour le réaménagement de Carrefour Desruisseaux, les formalités contractuelles étaient assurées par M. Jean
Max BELLERIVE ministre de la Planification et de la Coopération Externe. La Cour constate que le contrat a
été signé avant que la première résolution soit prise par le Conseil des Ministres et que l’avance de démarrage
a été effectuée douze (12) mois après la date de signature du contrat.
La gestion financière était assurée d’une part, par M. Laurent Salvador LAMOTHE ministre de la Planification
et de la Coopération Externe où un montant de 2 641 184,42 USD a été décaissé. Et d’autre part, un montant
de 105 583,70 USD a été décaissé par M. Yves Germain JOSEPH ministre de la Planification et de la
Coopération Externe. Le montant total versé à la firme est largement supérieur au coût du contrat. Toutefois,
la Cour n’a retracé aucune documentation pour justifier ces décaissements supplémentaires.
En conséquence, la Cour constate que la réalisation du projet n’obéit ni à la saine gestion des fonds publics
ni aux bonnes pratiques de gestion de projets.
2.2.5. Construction du marché public de Grande Rivière du Nord
332.
Le 7 octobre 2011, fut signé un contrat entre le MPCE et CONSORCIO MMC RENTER
pour la construction du marché de la Grande Rivière du Nord. La Cour a examiné l’élaboration
et la gestion de ce projet en se penchant sur la documentation relative aux fiches techniques,
aux contrats, aux déboursés et aux rapports de fin de travaux. Le but est de vérifier si, le MPCE,
à travers les actions qu’il a posées dans la mise en œuvre de ce projet, a respecté les principes
d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques de gestion.
333.
À l’issue de l’examen de la documentation disponible en lien avec la construction du
marché public de grande rivière du nord, la Cour a relevé les irrégularités ci-après ayant porté
un préjudice au projet et la communauté ainsi que des irrégularités au cadre règlementaire et
aux bonnes pratiques de gestion.
334.
En ce qui concernant la gestion contractuelle, ce marché d’un montant de USD 4 786
725.00, soit 195 595 156.95HTG avec un taux de 40,8620 gourdes a été passé de gré en période
d’urgence le 5 septembre 2011conformement à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état
d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois jusqu’en octobre 2011, suite à l’amendement
211
212
à la loi d’urgence du 9 septembre 2008 par la Chambre des députés et le Sénat de la République
qui fut voté le 15 avril 2010.
335.
Il y a lieu de remarquer que le contrat entre le MPCE et CONSORCIO MMC RENTER
a été passé bien avant les résolutions suivantes en vertu desquelles ce projet sera financé :
Résolution 23 juillet 2014 :
Résolution 22 juillet 2015 :
Résolution 06/01/2016 :
Résolution 06/01/2016 :
Résolution 22 juillet 2015 :
1 874 657.96 USD
825 809.78 USD
525 813.41 USD
171 816.70 USD
825 809.78 USD
336. De même, la signature du contrat est intervenue le 05 septembre 2011 alors que le premier
décaissement a été effectué en janvier 2013, soit dix-sept (17) mois après. Ce cas illustre
parfaitement l’absence d’urgence dans beaucoup de marchés classés dans cette catégorie.
337.
Le contrat signé entre le MPCE et CONSORCIO MMC RENTER pour la construction
du marché public de Grande Rivière du Nord, fait mention d’une avance de démarrage de USD
1 838 110,79 consentie par le MPCE. Cette clause est en contradiction avec les dispositions de
la Loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux
conventions de concession d’ouvrage de service public qui, en son article 83, précise que « des
avances peuvent être accordées en raison des opérations préparatoires à l’exécution des travaux,
fournitures et des services qui font l’objet du marché. Le montant total des avances accordées
en aucun cas excéder trente pour cent du montant du marché initial ». Ce manquement est une
irrégularité ayant causé un préjudice au projet et à la communauté.
Tableau 2.2.5.1 : Décomptes et décaissements(*)
Acompte
2%
36 762,22
Description
Décompte
25/08/2014
Avance de démarrage
1 838 110,79
18/10/2014
Deuxième versement
622 274,47
622 274,47
22/10/2015
Troisième versement
852 809,78
852 809,78
23/02/2017
525 813,41
2017-03-01
Quatrième versement
525 813,41
Pmt/#ce tx dechange en
171 816,70
gds.
Avenant
552 161,95
2017-09-03
*Cinquieme versement
785 211,29
785 211,29
Total
5 348 198,39
5 311 436,17
23/02/2017
Ret.(5%)
Remb.
25%
Date
Montant net
1 801 348,57
171 816,70
552 161,95
(*) Compte de la compagnie : 136 000 3595/13610000286, BNC
212
213
Sources: Documents proviennent du MEF,MPCE et le BMPAD
338.
L’absence d’une partie de la documentation constitue une irrégularité au cadre
réglementaire qui empêche la Cour de se prononcer définitivement sur la somme prélevée en
termes d’acompte pour le compte de la DGI. La Cour a constaté que c’est seulement sur l’avance
démarrage que l’acompte provisionnel a été prélevé. Elle n’est pas en mesure de préciser si les
clauses contractuelles prévues, notamment les retenues de garantie de (5%) et de bonne
exécution (5%), ont été respectées.
339. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Construction du Marche Grande Rivière du Nord
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI
DES
CONTRATS
-
LA
GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION
TRAVAUX
DES
RESPONSABILITÉS
Résolution 23 juillet 2014 : 1 874 657.96 USD
Résolution 06/01/2016 :
525 813.41 USD
Résolution 22 juillet 2015 :
825 809.78 USD
Ce Projet a également reçu un financement du Programme de
Développement Territorial.
Petro caribe
Contrat gré-à-gré
Montant initiale : USD 4 786 725.00
Avenant :
USD 552 161.95
Date de signature : 07 Octobre 2011
Début des travaux : 25 aout 2014 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : CONSORCIO MMC-RENTER
Absence de contrat pour la firme de supervision
Parties contractantes :
Jean Max BILLERIVE, Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe
DG Francisco De La CRUZ MEJIA CONSORCIO MMC RENTER)
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Délai de garantie : Vingt-quatre (24) mois suite à l’émission du certificat de
réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 30% du coût du marché
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source (Impôt sur le Revenu) sur les acomptes
provisionnels
Pénalités : Un pour mille (1/1000) du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Les pénalités seront applicables d’office et sans mise en
demeure préalable sur les décomptes des sommes qui sont dues.
Le montant des pénalités sera plafonné à cinq cent (10%) du montant du
marché.
Le délai de réalisation des travaux est de vingt-quatre (24) mois
Total décomptes : 5 348 198.39 USD
Total des décaissements : USD 5 311 211.39
Acompte provisionnel non prélevé
Absence de rapport de la firme de supervision
Absence de certificat de réception provisoire te définitif
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur principal;
213
214
TITRE DU PROJET
Construction du Marche Grande Rivière du Nord
Yves Germain JOSEPH : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur principal;
Aviol FLEURANT : Ministre de la Planification et de la Coopération Externe,
Ordonnateur principal;
Deuxième niveau
DG Francisco De La CRUZ MEJIA CONSORCIO MMC RENTER) dénommé
Maitre d’œuvre
Troisième niveau
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
Giovanni DORELIEN, Directeur Général Adjoint, MPCE.
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur l’exécution du projet, le montant global (montant initial et l’avenant) du marché
totalise 5 338 886.95 USD. Le montant total des décomptes s’élevait USD 5 348 198.39. La somme de
l’acompte provisionnel qui devrait être prélevé pour le compte de la DGI s’élève à 106 777.74 USD. Enfin,
L’absence significative de documents justifiant les dépenses et les visites de terrain dénotent un manquant
significatif dans le moyen de contrôle.
2.2.6. Projet de construction du marché public de Pignon
340.
Le 7 octobre 2011, fut signé un contrat entre le MPCE et CONSORCIO MMC RENTER
dans le cadre de la construction du marché de Pignon. La Cour a examiné l’élaboration et la
gestion de ce projet en se penchant sur la documentation relative aux fiches techniques, aux
contrats, aux déboursés et aux rapports de fin de travaux. Le but est de vérifier si, le MPCE, à
travers les actions qu’il a posées dans la mise en œuvre de ce projet, a respecté les principes
d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques de gestion.
341.
À l’issue de l’examen de la documentation disponible, la Cour a relevé les irrégularités
suivantes ayant porté préjudice au projet et à la communauté ainsi qu’au cadre réglementaire et
aux bonnes pratiques de gestion.
342.
En ce qui concernant la gestion contractuelle, ce marché d’un montant de USD 4 786
725.00, soit 195 595 156.95HTG avec un taux de 40,8620 gourdes a été passé de gré en période
d’urgence le 5 septembre 2011conformement à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état
d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois jusqu’en octobre 2011, suite à l’amendement
214
215
à la loi d’urgence du 9 septembre 2008 par la Chambre des députés et le Sénat de la République
qui fut voté le 15 avril 2010.
343.
En ce qui concernant la gestion contractuelle, ce marché d’un montant de USD 4 786
725.00, soit 195 595 156.95HTG avec un taux de 40,8620 gourdes a été passé de gré en période
d’urgence le 5 septembre 2011conformement à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état
d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois jusqu’en octobre 2011, suite à l’amendement
à la loi d’urgence du 9 septembre 2008 par la Chambre des députés et le Sénat de la République
qui fut voté le 15 avril 2010.
344. Le contrat signé entre le MPCE et CONSORCIO MMC RENTER pour la construction du
marché public de Grande Rivière du Nord, fait mention d’une avance de démarrage de 1 641
209.07 USD, soit 34,28% du montant du contrat intitial, consentie par le MPCE. Cette clause
est en contradiction avec les dispositions de la Loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public
qui, en son article 83, précise que « des avances peuvent être accordées en raison des opérations
préparatoires à l’exécution des travaux, fournitures et des services qui font l’objet du marché.
Le montant total des avances accordées en aucun cas excéder trente pour cent du montant du
marché initial ». Ce manquement est une irrégularité ayant causé un préjudice au projet et à la
communauté.
345.
Il y a lieu de remarquer que contrat entre le MPCE et CONSORCIO MMC
RENTER a été passé bien avant la résolution du 6 janvier 2016 d’un montant 1 923 076.93
USD. À noter que ce projet a été également financé à partir du programme de
Développement Territorial
346.
De même, la signature du contrat est intervenue le 07 octobre 2011 tandis que le premier
décaissement a été effectué le 25 août 2014, soit près de trois (3) ans après la signature du
contrat. Il est donc évident que l’urgence évoquée n’a servi que pour la signature du contrat et
non dans sa mise en œuvre. Il s’agit donc d’une irrégularité ayant causé préjudice au projet et à
la communauté.
347. Les tableaux ci-dessous présentent les tableaux de décomptes et de décaissements pour la
firme d’exécution et de supervision :
215
216
Tableau 2.2.5.2 : Décomptes et décaissements(*)
Acompte
2%
33 494,06
Description
Décompte
25/08/2014
Avance de démarrage
1 674 703,13
18/10/2014
Deuxième versement
718 008,50
718 008,50
22/10/2015
Troisième versement
957 979,65
957 979,65
août 2016
Quatrième versement
561 532,83
Pmt/tx de change en
216 891,28
HTG
*Ret. Garantie et diff.
693 269,43
Pmt/ Ret./ Reception
478 672,50
prov.
561 532,83
Avenant
1 220 663,68
1 220 663,68
Total
6 521 721,00
6 488 226,94
2017-03-01
22/02/2015
23/02/2017
Ret.(5%)
Remb.
25%
Date
Montant net
1 641 209,07
216 891,28
693 269,43
478 672,50
(*) Compte de la compagnie : 136 000 3595/13610000286, BNC
(**) 47 390 927.95 HTG est egal 693 269.43 UDS a un taux 1 UDS pour 68.3586 GTH en date du 23 février 2017 dans le tableau
Excel du MEF
Sources: MEF,MPCE et le BMPAD
348.
L’absence d’une partie de la documentation constitue une irrégularité au cadre
réglementaire qui empêche la Cour de se prononcer définitivement sur la somme prélevée en
termes d’acompte pour le compte de la DGI. La Cour a constaté que c’est seulement sur l’avance
démarrage que l’acompte provisionnel a été prélevé. Elle n’est pas en mesure de préciser si les
clauses contractuelles prévues, notamment les retenues de garantie de (5%) et de bonne
exécution (5%), ont été respectées.
349. Les décaissements mentionnés dans le tableau ont été supérieurs au montant global du
projet. Cela constitue une irrégularité dans la gestion du projet. Le montant global alloué au
projet s’élevaient à USD 6 007 388.68, alors que les différents décaissements ont atteint USD 6
521 721.00, soit une différence de 514 332.32 USD.
350. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Projet de construction du marché public de Pignon
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
6 janvier 2016 : 1 923 076.93 USD
Ce projet a été également financé à partir du programme de
Développement Territorial
Petrocaribe
Contrat gré-à-gré
Montant initial : USD 4 786 725.00
Avenant :
USD 1 220 663.68
Date de signature : 7 Octobre 2011
Début des travaux : 25 août 2014 (date du premier décaissement)
216
217
TITRE DU PROJET
Projet de construction du marché public de Pignon
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : CONSORCIO MMC-RENTER
Absence de contrat pour la firme de supervision
Parties contractantes :
Jean Max BILLERIVE, Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe
DG Francisco De La CRUZ MEJIA CONSORCIO MMC RENTER)
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Délai de garantie : Vingt-quatre (24) mois suite à l’émission du certificat
de réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 30%
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source sur les acomptes provisionnels
Pénalités : Un pour mille (1/1000) du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Les pénalités seront applicables d’office et sans
mise en demeure préalable sur les décomptes des sommes qui sont
dues. Le montant des pénalités sera plafonné à cinq cent (10%) du
montant du marché.
Le délai de réalisation des travaux est de vingt-quatre (24) mois
Total des décaissements : 6 488 226 94 USD
Acompte provisionnel non prélevé
Absence de rapport de la firme de supervision
Absence de certificat de réception provisoire et définitive
Premier niveau
Jean Max BILLERIVE : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur principal;
Yves Germain JOSEPH : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Ordonnateur principal;
Aviol FLEURANT : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur principal;
Deuxième niveau
DG Francisco De La CRUZ MEJIA CONSORCIO MMC RENTER)
dénommé Maitre d’œuvre
Troisième niveau
Giovanni DORELIEN, Directeur General Adjoint, MPCE
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur l’exécution du projet, le montant global du marché, incluant l’avenant,
totalise USD 6 007 388.68. Le montant total des dépenses s’élevait USD 6 488 226.94. La somme de
l’acompte provisionnel qui devrait être prélevé pour le compte de la DGI est de 120 147.77 USD. Enfin,
L’absence significative de documents justifiant les dépenses et les visites de terrain dénotent un manquant
significatif dans le moyen de contrôle.
217
218
2.2.7. Réhabilitation de 7 kms de route à Lafiteau (route minoterie,
4 voies)
351.
En décembre 2012, un contrat de gré à gré fut passé entre le MPCE et la firme H.L.
Construction S.A pour la réhabilitation de 7 kilomètres de route à Lafiteau (route minoterie, 4
voies) pour un montant de 10, 391, 175.00 USD. La Cour a examiné l’élaboration et la gestion
de ce projet en se penchant sur la documentation relative aux fiches techniques, aux contrats,
aux déboursés et aux rapports de fin de travaux. Le but est de vérifier si, le MPCE, à travers les
actions qu’il a posées dans la mise en œuvre de ce projet, a respecté les principes d’efficience,
d’efficacité, d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques de gestion.
352.
Le 5 novembre 2012, a été adopté un arrêté déclarant l’état d’urgence sur toute l’étendue
du territoire pour une durée d’un mois suivi d’un autre le 5 décembre 2012 prolongeant l’état
d’urgence pour un mois supplémentaire, c’est-à-dire valable jusqu’au 05 janvier 2013 à la suite
du Tempête Tropicale SANDY, survenue dans la nuit du 24 au 25 octobre 2012. Cet arrêté
trouve son fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril
2010 par le parlement. Ce manquement est une irrégularité ayant causé un préjudice au projet
et à la communauté.
353. Par ailleurs, d’après l’analyse des dossiers soumis par le MPCE, la Cour a tenté de
reconstituer la chronologie des dépenses à partir du tableau global transmis par le MEF et des
décaissements du BMPAD. Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 2.3.7-A : Décomptes et décaissements(*)
Date
2014-05-04
14/10/2013
17/12/2013
15/001/2014
14/08/2014
23/12/2014
21/01/2016
Total
description
Avance de 25% (résol.
21/12/2012)
Facture #2 (resol.
21/12/2012)
Facture #3 (résol.
21/12/2012)
Facture #4 (resol.
21/12/2012)
Dev.
Terr.
(resol.23/07/2014)
Facture #5 (Fonds de
Syndication)
Facture #7 (Projet:
111-1-12-5028/Dev.
Terr)
Décomptes
Remb.Av.ret Ret.
de
Dec. Bmpad
(5%)
gar.(5%)
2 597 793,75
129 889,69
Acompte
2%
2 467 904,06
Dec. MEF
2 467 904,06
1 034 668,44
1 034 668,44
20 693,37
1 013 975,07
1 723 391,12
1 723 391,12
34 467,82
1 688 923,30
630 074,32
630 074,32
12 601,49
617 472,83
856 430,45
856 430,45
17 128,61
839 301,84
26 751,37
1 310 816,93
2 057 797,39
617 339,22
102 889,87
1 337 568,30
978 008,53
1 822,43
48 900,43
927 285,67
9 878 164,00
619 161,65
281 679,98
8 977 322,37
927 285,67
111 642,65
8 865 679,71
Cpte de la Firme HL CONSTRUCTION S.A: 505943 ou 505237 ou 7231118/SCOTIABANK
218
219
Total acompte provisionnel non prélevé : 197 563,28
Sources : Les correspondances adressées aux MEF par le MPCE, Tableau du MEF, Rapport de décaissements de la
BMPAD
354. Cette reconstitution montre que les montants alloués à travers les différentes résolutions
prises en Conseil des Ministres par les différents gouvernements, dans le cadre de ce marché,
sont en dessous du coût total du projet. Ce qui constitue une irrégularité ayant causé un préjudice
au projet et à la communauté.
55) La Cour a constaté que la totalité de l’acompte provisionnel de 2% exigé, conformément à
l’article 76, deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le
Revenu, n’avait pas été prélevé directement sur le montant des décomptes présentés par la Firme
H.L Construction S.A. La valeur du montant de l’acompte provisionnel non prélevée pour le
compte de la Direction Générale des Impôts (DGI), est égale à 85 920.63 USD. La somme qui
devrait être prélevé, sur les décomptes présentés, est de 197 563.28 USD. Ce manquement
constitue une irrégularité ayant causé un préjudice au projet et à la communauté.
355. La Cour a constaté que l’avance de démarrage de 25% décaissée pour la Firme HL
Construction S.A en date du 05 avril 2013 n’a pas été garantie. A cet égard, l’article 130-3 de
l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la Loi fixant les règles
générales relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrages de service
public, stipulant que : « L’avance forfaitaire de démarrage doit être intégralement garantie par
une caution personnelle et solidaire dans les conditions fixées à l’article 179 du présent Arrêté »,
n’a pas été respecté et ce qui constitue une irrégularité ayant causé un préjudice au projet et à la
communauté.
356. De plus, l’article 129-2 de ce même Arrêté précise : « Aucun paiement ne peut s’effectuer
avant la constitution de la garantie de bonne exécution »
357. Quant au constat physique du projet de Réhabilitation de 7 km de route a Lafiteau
(Minoterie, 4 voies), les documents techniques (Plans et relevés topographiques) du projet n’ont
pas été fournis par le MPCE à la Cour. Cependant, le Certificat de réception définitive en date
du 17 août 2016 a été soumis à la Cour.
450. La Cour n’a pas retrouvé de la part du Ministère de la Planification et de la Coopération
Externe (MPCE) les rapports de supervision de la Firme CSA CENTRAL INC sur les travaux
219
220
réalisés par la Firme H.L. Construction S.A concernant la réhabilitation de 7 km de route à
Lafiteau (Minoterie, 4 voies). Il s’agit d’une irrégularité au cadre règlementaire.
358.
La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
Projet
Rehabilitation de 7 kms de route à Lafiteau (route minoterie, 4 voies)
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
21 décembre 2012:
6 000 000.00 USD
11 décembre 2013; 23 juillet 2014;
15 avril 2015 (Développement territorial) :
2 083 978.05 USD
Fonds de syndication:
1 361 732.34 USD
Total :
9 445 710.39 USD
Fonds Petro Caribe
Mode de sollicitation : Gré à gré
Date de signature : Décembre 2012 (date imprécise)
Montant du contrat d’exécution: 10, 391, 175.00 USD
Montant du contrat de supervision : 519 558.75 USD
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : H.L CONSTRUTION S.A
Supervision : CSA CENTRAL INC
Avis favorable de la Cour pour les deux contrats
Absence d’avis de non objection de la CNMP
Parties contractantes des Marchés :
Maitre d’Ouvrage : Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre (MPCE) ;
Maitre d’œuvre : Herve LEROUGE, PDG de la firme H.L. Construction
S.A (pour l’exécution) ;
Maitre d’œuvre : Natacha BREA, Administrateur de la firme C.S.A
CENTRAL INC (supervision)
Délai de Garantie : douze (12) mois à compter de la date de la réception
provisoire;
Avance de démarrage : Vingt-cinq pourcent (25%) ;
Retenue de Garantie : Cinq pourcent (5%) ;
Retenue de bonne exécution : Cinq pourcent (5%) ;
Acompte provisionnel : deux pourcent (2%);
Pénalité de retard : 1/3000 du montant du contrat du 1er jour au 30ième jour de
retard ; et le cas échéant 1/1000 du montant du contrat au-delà du 30ieme
jour de retard sans dépasser 5% du montant du marché.
Absence de dépôt pour le cautionnement de bonne exécution et la garantie
de l’avance forfaitaire.
Délai d’exécution : vingt-quatre (24) mois
Décomptes mensuels
Total décomptes : 9 878 164 USD
Total décaissements : 8 865 679.71 USD
Acompte non prélevé : 85 920.63 USD
Soumission du certificat de réception définitive
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Yves Germain JOSEPH : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Deuxième niveau
Hervé LEROUGE ,Ing. : Président Directeur Général ;
Troisième niveau
Michel PRESUMÉ, Secrétaire d’État à la Planification du MPCE ;
Natacha BREA : Directeur Général ;
Gino Yves CHARLES : Directeur du Projet ;
Ernesto J. MARIN : Gestionnaire du Projet
220
221
Projet
Rehabilitation de 7 kms de route à Lafiteau (route minoterie, 4 voies)
BILAN DU PROJET
Selon les données recueillies, les montants alloués à travers différentes résolutions sont insuffisants pas à
terminer le projet. Le cout total du projet excédent celui des résolutions de 1 465 023.36 USD. Les montants
attribués lors de la signature des Contrats soient Dix Millions Trois Cent Quatre-vingt-onze Mille Neuf Cent
Soixante-quinze et 00/100 dollars américains (10,391,175.00 USD) pour la Firme H.L Construction S.A et Cinq
Cent Dix-neuf Mille Cinq Cent Cinquante-huit et 75/100 dollars américains (519,558.75 USD) pour la Firme
CSA CENTRAL INC. ne correspondent pas aux montants prévus à travers les différentes résolutions.
La Cour a constaté que l’avance de démarrage de 25% décaissée pour la Firme HL Construction S.A en date
du 05 avril 2013, n’a pas été garantie. De plus, la Cour constate que la garantie de bonne exécution n’a pas
été soumise à travers les dossiers de la Firme.
La totalité de l’acompte provisionnel de 2% exigé n’a pas été prélevé sur le montant des décomptes présentés
par la Firme H.L Construction S.A.
Quant au constat physique du projet, les documents techniques (Plans et relevés topographiques) du projet
n’ont pas été fournis par le MPCE à la Cour. Cependant, le Certificat de réception définitive en date du 17 août
2016 a été soumis. Aucun rapport de supervision n’a pas retrouvé de la part du Ministère de la Planification et
de la Coopération Externe (MPCE).
En fin, la CSC/CA a constaté que ce projet ne détient aucun système de comptabilité générale comme le
prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités d’application du Décret du 04 octobre
1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
2.2.8. Construction d’infrastructures socio-communautaires au
Wharf de Jérémie (Cite-Soleil)
359.
Le 20 décembre 2012, un contrat a été passé entre le MPCE et la Société Technique
de Construction (SOTECH) pour la construction d’infrastructures socio-communautaires
au wharf de Jérémie (Cite-Soleil) dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière
économique, efficiente et efficace.
360.
Le 5 novembre 2012, a été adopté un arrêté déclarant l’état d’urgence sur toute
l’étendue du territoire pour une durée d’un mois suivi d’un autre le 5 décembre 2012
prolongeant l’état d’urgence pour un mois supplémentaire, c’est-à-dire valable jusqu’au 05
janvier 2013 à la suite du Tempête Tropicale SANDY, survenue dans la nuit du 24 au 25
octobre 2012. Cet arrêté trouve son fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du
9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par le parlement.
361.
L’examen du contrat encadrant la passation de ce marché a permis à la Cour de
constater que les besoins n’ont pas été définis préalablement. Le contrat a été passé avant
l’adoption des résolutions suivantes afférentes au financement du projet :
221
222
Résolution du 21 décembre 2012:
Résolution du 11 décembre 2013:
Résolution du 15 avril 2015 :
Résolution du 15 avril 2015:
Résolution 22 juillet 2015 :
Montant total des résolutions :
362.
5 000 000.00 USD
4 500 000.00 USD
9 000 000.00 USD
196 450.00 USD
5 000 000.00 USD
16 303 550.00 USD
D’après l’article 16 du présent contrat, il est stipulé que l’entrepreneur pourra bénéficier
d’une avance de démarrage de Vingt-cinq pourcent (25%) du montant du contrat moyennant
cautionnement d’un bon de garantie ou garantie bancaire. Cependant, aucun document relatif à
la soumission de ce bon de garantie n’a été retracé par la Cour lors de l’audit (Articles 179 et
181 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant les
Règles Générales Relatives aux Marchés Publics et Conventions de Concessions d’Ouvrages de
Services Publics).
363. Les tableaux ci-dessous présentent les tableaux de décomptes et de décaissements pour la
firme d’exécution et de supervision :
Tableau 2.2.8.1 : Décomptes et décaissements(*)
Remb.
25%
Acompte
Montant net
2%
299 749,54 4 372 644,56
Date
Description
Décompte
Ret.(5%)
28 /03/2013
Avance de démarrage
4 602 783,75
230 139,19
30/01/2014
deuxième versement
3 220 814,63
3 220 814,63
2014-07-07
Troisième versement
962 505,86
962 505,86
14/08/2014
Quatrième versement
1 540 084,84
1 540 084,84
2015-06-07
Cinquième versement
650 916,56
650 916,56
2015-08-07
Sixième versement
204 229,76
204 229,76
2015-03-09
Septième versement
865 885,24
865 885,24
23/07/2015
Huitième versement
405 006,96
405 006,96
13/11/2015
Neuvième versement
359 613,78
359 613,78
13/11/2015
dixième versement
694 242,26
694 242,26
2016-05-01
Onzième versement
416 292,10
Pmt.
Fonds
de
1 065 101,35
Syndication
Total
14 987 477,09
21/11/2014
Total
416 292,10
1 065 101,35
230 139,19
299 749,54 14 757 337,90
Compte de la compagnie: 170010730 USD
364. Voici le tableau concernant la firme de supervision dans le cadre du projet Construction
d’Infrastructure Socio-Communautaires à Wharf Jérémie (Cité Soleil).
222
223
Tableau 2.2.8.2 : Décomptes et décaissements(*)
Ret.(5%)
Remb.
25%
Acompte
2%
Date
Description
Décompte
2013-08-10
Premier versement
521 325,21
521 325,21
2013-06-11
Deuxième versement
106 030,22
106 030,22
30/01/2014
Troisième versement
201 994,92
201 994,92
23/05/2014
Quatrième versement
105 362,56
105 362,56
2015-05-05
Cinquième versement
158 043,84
158 043,84
2015-06-07
Sixième versement
58 871,33
58 871,33
2015-03-09
Septième versement
59 529,85
59 529,85
13/11/2015
Huitième versement
557 391,43
557 391,43
2015-05-01
Neuvième versement
77 963,10
77 963,10
Total
Total
1 846 512,46
36 930,25
Montant net
1 846 512,46
Compte de la compagnie de supervision : 2741000278 USD
Sources: Les correspondances de décaissements adressées aux MEF par le MPCE
365. Au niveau des tableaux ci-dessus, des irrégularités au cadre réglementaires ont été
observées par la Cour car les intérêts de l’État ne sont pas sauvegardés à travers les clauses du
contrat. Le MEF n’a pas prélevé la retenue de 2% relatif à l’acompte provisionnel au profit de
la Direction Générale des Impôts, eu égard à l’article 76 du décret du 29 septembre 2005 sur
l’impôt sur le revenu. La somme non prélevée sur le projet s’élève à 368 679.79 USD.
366. L’absence de certaines documentations empêchent à la Cour confirmer si d’autres
directives prévues par les cadres règlementaires et contractuels ont été respectées notamment
au niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie de (5%) et de bonne exécution
(5%), sauf que 5% de retenues de garantie a été prélevée lors des décaissements de l’avance de
démarrage.
367. Pour la firme de supervision la Cour n’a pas retracé aucuns dossiers concernant les
décomptes progressifs, le contrat ainsi que le dossier de la firme. La Cour n’a pas surtout retracé
les rapports de supervision produits en supports des décaissements. Ce manquement constitue
une irrégularité ayant porte un préjudice au projet et à la communauté.
368.
La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Construction d’insfrastructures Socio-Communautaires au Wharf Jérémie (Cite-Soleil)
RÉSOLUTIONS
21 décembre 2012 : USD 5 000 000.00
11 décembre 2013 :
4 500 000.00
223
224
TITRE DU PROJET
Construction d’insfrastructures Socio-Communautaires au Wharf Jérémie (Cite-Soleil)
TOTAL
FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI
CONTRATS
15 avril 2015 :
15 avril 2015 :
22 juillet 2015 :
Total
Petrocaribe
DES
LA
GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION
TRAVAUX
DES
RESPONSABILITÉS
9 000 000.00
(7 196 450.00)
5 000 000.00
16 303 550.00
Contrat gré-à-gré
Montant contrat exécution : USD 18 411 135.00
Date de signature : 20 décembre 2012
Début des travaux : 05 avril 2013 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : Société Technique de Construction (SOTECH)
Supervision : Groupe Trame
Parties contractantes :
Laurent Salvador Lamothe, Ministre du MPCE, Maitre d’Ouvrage
Frank Romain Junior, Firme d’exécution maitre d’œuvre
Visa de Nonie Mathieu, Présidente de la CSCCA
Délai de garantie : Douze (12) mois suite à l’émission du certificat de
réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 25% du coût du marché
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source (Impôt sur le Revenu)
1/3000 du montant du contrat du 1er au 30ième jour de retard et le cas
échéant et 1/1000 du montant du contrat au-delà de 30 jours de retard
Le montant du contrat est supérieur à celui de la résolution
Le délai de réalisation des travaux est de vingt-quatre (24) mois
Total décomptes firme d’exécution : 14 987 447.09 USD
Total des décaissements firme d’exécution: 14 757 337.90 USD
Acompte provisionnel non prélevé : 366 679.79 USD
Absence de rapport de la firme de supervision
Total décaissements firme d’exécution et de supervision : 1 846 512.00 USD
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, ordonnateur principal;
Yves Germain JOSEPH : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, ordonnateur principal;
Aviol FLEURANT : Ministre de la Planification et de la Coopération Externe,
ordonnateur principal;
Deuxième niveau
Elizabeth COICOU, Directrice Générale du Groupe Trame
Troisième niveau
Frank Romain Junior, Directeur des Operations
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification au MPCE;
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur la gestion et l’exécution du projet de Construction d’infrastructures socio
communautaires au wharf de Jérémie (Cité-Soleil), le montant du contrat totalise USD 18 411 135.00. Le
financement prévu pour le projet par voie de résolution s’élevait USD 16 303 550.00 tandis que le montant
total des décaissements s’élevait USD 14 757 337.90. Les décaissements pour la firme de supervision
(Groupe Trame) ont atteint 1 846 512.46 USD. L’analyse du besoin n’a pas été faite. De plus, certaines
dispositions contractuelles ne sont pas respectées dans l’exécution de la sélection du contractant. Les
rapports de supervision produits en supports des décaissements ne sont pas retrouvés. La Cour n’a pas
reçu de certificat de réception provisoire et définitif pour ce projet.
224
225
2.2.9. Projet de rénovation urbaine et de
résidentiel à Bowenfield et à Fort National
développement
369. Suite au passage du tremblement de terre du 12 janvier 2010, la majorité des infrastructures
publiques ont été dévastées, jetant des milliers de citoyens haïtiens dans l’insécurité et dans une
situation de sans-abri. Dès lors, l’aménagement des sites prioritaires identifiés, leur
transformation en de nouveaux quartiers permanents et desservis par des infrastructures et de
services de base durable et la relocalisation des populations déplacées, étaient devenus une
priorité. Pour répondre à cette situation catastrophique sans précèdent et pour augmenter la
résilience des populations et des territoires, deux projets d’infrastructures majeurs ont été mis
en œuvre :
1. Rénovation urbaine et développement résidentiel à Bowenfield
2. Rénovation urbaine et développement résidentiel à Fort National
370. Ces projets visent la construction des infrastructures culturelles, sanitaires, éducatives,
sportives ainsi qu’un commissariat de police. Ces constructions seront en mesure de résister à
des séismes de magnitude 8.2, sur l’échelle de Richter. Les travaux seront supervisés par le
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe. L’Unité de Construction de
Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP), qui a conçu le plan d’aménagement du complexe,
en sera le maître d’ouvrage délégué.
371. L’approche privilégiée pour la construction des sites vise la localisation d’une densité de
population moyenne, dans un environnement construit complètement nouveau, mettant à profit
des principes d’urbanisme contemporains :
a) Prise en compte des caractéristiques du site et mise en valeur de ses spécificités
pour créer un environnement urbain convivial et de qualité, proposant des
dégagements et des ouvertures visuelles ;
b) Morcellement du site en petites unités de voisinages, dynamisant ainsi l’esprit
communautaire et favorisant l’appropriation des lieux par les futurs résidents ;
c) Optimisation des déplacements piétonniers ;
225
226
d) Introduction de la végétation sous forme de parcs, de places, d’alignements et de
jardins.
372. Les deux projets ont été exécutés sur plusieurs phases et un contrat a été conclu pour chaque
phase, dont trois contrats pour les trois phases de la rénovation urbaine à Fort National et deux
contrats pour les deux phases de la rénovation urbaine à Bowenfield.
Tableau 2.2.9-A Liste de contrats conclus dans le cadre
du Projet
PROJET
DESCRIPTION
LOCALISATION COÛT
41 immeubles avec des
1-Renovation urbaine et développement
appartements mesurant 50 OUEST
résidentiel a Bowenfield (Phase 1)
mètres carre chacun
24 766 400,00 $
2-Renovation urbaine et développement 2700 appartements mesurant 50
OUEST
résidentiel a Bowenfield (Phase 2)
mètres carre
110 542 818,65 $
41 immeubles avec des
3-Renovation urbaine et développement
appartements mesurant 50 OUEST
résidentiel a Fort-National (Phase 1)
mètres carre chacun
24 760 000,00 $
41 immeubles avec 620
4-Renovation urbaine et développement
appartements mesurant 50 OUEST
résidentiel a Fort-National (Phase 2)
mètres carre chacun
24 760 000,00 $
5-Renovation urbaine et développement
259 immeubles
résidentiel a Fort-National (Phase 3)
129 431 296,90 $
Coût total
OUEST
314 260 515,55 $
Modifications apportées aux contrats
373. Suite à la tenue d’un Conseil des Ministres en date du 18 juillet 2012 sur le rapport de la
commission d’audit mise en place par le Premier Ministre Gary CONILLE, relatif à 41 contrats
signés par M. Jean Max BELLERIVE ministre de la Planification et de la Coopération Externe
d’alors, qui auraient été irrégulièrement passés, des modifications importantes ont été apportées
aux termes de ces contrats afin de mieux protéger les intérêts de l’État et d’intégrer des actions
de développement réparties sur l’ensemble du territoire national, tout en tenant compte des
besoins urgents à satisfaire. Ces modifications, effectuées sous l’Administration MARTELLYLAMOTHE, portent spécifiquement sur certaines désaffectations du coût total du projet
Rénovation Bowenfield et Fort-National au profit de la réalisation de nouveaux projets et de
projets existants. De ce fait, sept (7) avenants ont été adoptés pour approuver ces modifications.
Trois avenants pour modifier les termes de contrats relatifs aux deux phases de la rénovation
226
227
urbaine à Bowenfield et quatre avenants modifiant les termes de contrats des trois phases
concernant la rénovation urbaine à Fort National. Le tableau ci-après présente les divers
mouvements effectués sur les contrats.
Tableau 2.3.9-B Avenants liés aux contrats conclus pour la
rénovation urbaine et développement résidentiel
à Bowenfield (Avenants1 à 3)
Avenants
Contrats modifiés
Projets affectés
Avenant 1
Phase
1
de
la Construction du MICT
Rénovation urbaine à Réhabilitation Villa d'Accueil
Bowenfield
Construction de six centres sportifs
Total
Avenant 2
14 721 556,27
3 150 443,73
4 128 000,00
22 000 000,00
Phase
2
de
la Rénovation urbaine à Bowenfield
Rénovation urbaine à
Rénovation urbaine zone Duvivier/Zoranger
Bowenfield
Total
Avenant 3
Cout
$ USD
88 542 818,65
22 000 000,00
110 542 818,65
Phase
2
de
la
Contrat phase 2 annulé et le montant déjà
Rénovation urbaine a
22 000 000,00
décaissé est transféré a la phase 1
Bowenfield
Total
22 000 000,00
Tableau 2.2.9-C Avenants liés aux contrats conclus pour la
rénovation urbaine et développement résidentiel
à Fort National (Avenants 4 à 7)
Avenants
Contrats modifiés
Avenant 4
Phase 1 de la Démolition/Enlèvement de débris
Rénovation urbaine
Construction du MAEC
a Fort National
Total
Avenant 5
Total
Projets affectés
Cout
$ USD
10 038 443,73
14 721 556,27
24 760 000,00
14 637 720,17
Construction du MAEC
Phase 2 de la Reconstruction/Ameublement/Aménagement
5 061 139,92
Rénovation urbaine et décoration intérieure du Rex Théâtre
a Fort National
Reconstruction/Ameublement/Aménagement
5 061 139,91
et décoration intérieure du Rex Théâtre
24 760 000,00
Rénovation urbaine à Fort-National phase 1 22 000 000,00
Phase 3 de la
Avenant 6
Rénovation urbaine Rénovation urbaine à Fort-National phase 2 26 709 662,32
et 7
a Fort National
Réhabilitation des rues du Centre-ville de
15 918 760,00
Port-au-Prince
Réhabilitation des places publiques
5 000 000,00
227
228
Construction
et
aménagement
infrastructures sportives
des
Reconstruction Hôtel la Jacmélienne
10 476 700,00
5 500 000,00
Réhabilitation et construction bord de mer de
2 629 626,93
Jacmel
Construction centre de convention à Jacmel
2 500 000,00
Construction place panaméricaine
1 001 805,00
Réhabilitation de façades de maisons et de la
1 500 000,00
Rue du commerce à Jacmel
Réhabilitation/Construction de l'Aéroport de
13 600 000,00
Jacmel
Démolition et enlèvement de débris
5 094 742,59
Ameublement/Aménagement et Décoration
7 500 000,00
intérieure du MICT, MCI et MAEC
Construction parc industriel à Morne à Cabri 10 000 000,00
Total
129 431 296,84
374. Le projet a été engagé sans qu’un plan complet des besoins et travaux soient préalablement
définis. En dépit de l’importance du projet, des Termes de références (TDRs) n’ont pas été
produits pour encadrer la bonne exécution des travaux.
375. Tout d’abord, en ce qui a trait à l’évaluation des besoins et l’estimation des coûts, l’examen
des contrats encadrant la passation de ces marchés a permis à la Cour de constater qu’en dépit
de l’importance du projet, des Termes de références (TDRs) n’ont pas été produits pour encadrer
la bonne exécution des travaux. En conséquence les coûts y afférents n’ont pas été évalués de
façon détaillée., La désaffectation des fonds du Projet à d’autres projets est la preuve qu’aucune
étude préalable n’a été effectuée. Ce qui laisse croire qu’aucun élément du processus
d’élaboration et de gestion de projet n’a été pris en compte lors de l’étude des termes des
contrats. Ces manquements constituent des irrégularités ayant causé un préjudice à la
communauté compte tenu de la complexité des travaux.
Analyse des contrats conclus pour la rénovation urbaine et développement résidentiel à
Bowenfield et à Fort-National
228
229
376. Pour rappel, le 8 novembre 2010, le MPCE a signé avec les Firmes de la République
Dominicaine CONSTRUCTIONES Y DISENOS RMNSA et CONSTRUCTORA ROFI SA
cinq contrats :
Deux (2) contrats (phase I et II) pour la rénovation de Bowenfield d’une valeur totale
de USD 135 309 218.65, dont USD 24 766 400.00 pour la phase I et 110 542 818.65
pour la phase II.
Trois (3) contrats (phase I, II et III) pour la rénovation de Fort-National d’une valeur
totale de USD 178 951 296.90, dont USD 24 760 000.00 pour la phase I, USD 24 760
000 pour la phase II et 129 431 296.90 pour la phase III.
377. La Cour a examiné le rapport d’évaluation des offres fourni par le MPCE, relatif à
l’attribution de ces contrats et n’a retracé aucun document concernant le contenu, la
présentation, l’ouverture et l’évaluation des offres, et ce en violation des articles 50 à 61 de la
loi du 12 juin 2009 sur la passation de marché. De plus les documents relatifs à la validation de
la procédure, la signature, l’approbation et l’entrée en vigueur du marché n’ont pas été fournis,
conformément aux exigences des articles 61 à 66 de la même loi. Également, une absence de
libre concurrence dans l’attribution des deux marchés a été relatée. Des quatre (4) firmes
invitées à soumissionner, la firme SECOSA n’a pas répondu à l’appel, tandis que HADOM S.A
et CONSTRUCCIONES Y DISENOS S.A ont répondu favorablement à l’invitation à
soumissionner. La Cour n’a pas retracé dans les dossiers les éléments relatifs à la constitution
de des firmes sélectionnées, ce qui aurait permis d’évaluer les critères d’expérience requises. La
Cour constate que le comité d’évaluation des offres constitué de Michel CONTENT, Lionel
GRANDPIERRE et Hervey DAY n’ont pas recouru à la libre concurrence, la transparence, le
respect de l’éthique et l’efficacité des dépenses publiques dans l’attribution de ces deux marchés
a été relatée.
378. Par ailleurs, selon des informations tirées du site internet de la CNMP, sur les contrats
conclus par le MPCE et enregistrés au CNMP, tous ces contrats ont été signés de gré à gré. La
Cour n’a pas retrouvé l’avis de non objection de la CNMP pour ce mode de passation (l’arrêté
du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant les Règles Générales
Relatives aux Marchés Publics, article 106). Ces manquements constituent aussi bien des
229
230
irrégularités au cadre règlementaire que des irrégularités ayant causé un préjudice à la
communauté.
Analyse des avenants modification les contrats conclus pour la rénovation urbaine et
debdéveloppement résidentiel à Bowenfield et à Fort-National
379. Sept avenants ont été conclus et ont porté des modifications majeures aux termes des cinq
contrats conclus pour la rénovation de Bowenfield et de Fort-National, suite à une résolution du
conseil des Ministres tenus en date du 18 juillet 2012. Cependant, eu égard à l’article 20-1 de
l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi du 12 juin 2009 sur
les procédures de passation de marché, « un avenant ne peut avoir pour effet de substituer un
autre marché au marché initial soit en bouleversant l’économie du marché, soit en changeant
fondamentalement l’objet ». Pourtant, les sept avenants ont pratiquement bouleversé
l’économie des marchés et ont changé fondamentalement leur objet. De plus, une résolution du
Conseil des Ministres n’a aucun pouvoir de modification unilatérale des termes des contrats. La
Cour conclut que ces manquements constituent des irrégularités au cadre règlementaire et ont
causé un préjudice à la communauté.
Analyse des deux premiers décaissements réalisés au profit de CONSTRUCTORA ROFI
SA et CONSTRUCTIONES Y DISENOS RMNSA pour le projet
380. Deux décaissements ont été faits en septembre 2011 totalisant USD 44 000 000.00, soit
USD 22 000 000.00 pour le compte de la compagnie CONSTRUCTIONES Y DISENOS
RMNSA dans le cadre du paiement de l’avance de démarrage dans le cadre de la rénovation
urbaine et développement résidentiel à Fort-National (Phase III), pour les premières opérations
de relocalisation d’une partie des victimes du 12 janvier 2010 et USD 22 000 000.00 pour le
compte de CONSTRUCTORA ROFI SA dans le cadre de la rénovation urbaine et
développement résidentiel à Bowenfield (Phase II), toujours pour les premières opérations de
relocalisation d’une partie des victimes du 12 janvier 2010.
381. Ces deux paiements ont été exécutés à des fins autres que ceux prévus, suite à deux
avenants signés le 16 mai 2011 et le 9 juillet 2012. Ils ont été attribués de préférence aux travaux
de construction dans la zone de Duvivier/Zoranjer pour un montant de USD 22 000 000.00 et
l’autre partie de la somme, USD 22 000 000.00, a été utilisée pour la rénovation urbaine et
développement de Morne à cabri. Donc, en tenant compte des termes des contrats initiaux, la
230
231
Cour conclut que ces montants ont été détournés de leur objet principal. Il s’agit d’une
irrégularité au cadre réglementaire et ayant causé un préjudice à la communauté.
Analyse des projets exécutés à partir des fonds découlant des modifications effectuées
aux termes des contrats
382. La Cour a identifié les projets ci-après qui ont été financés à partir des fonds découlant des
modifications effectuées aux termes des 5 contrats conclus pour la rénovation urbaine et
redéveloppement résidentiel à Bowenfield et à Fort-National :
Projet de Construction du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes (MAEC)
Projet de construction du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
(MICT)
Projet de construction du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI)
Projets exécutés à Jacmel
Réhabilitation de la Villa d’Accueil
Autres Projets de construction
Projet de Construction du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes (MAEC)
383. Pour le compte de ce projet, la Cour tient à souligner d’entrée de jeux des irrégularités de
nature administrative commises par le MPCE. En effet, le dossier de ce projet a été mal archivé,
car la Cour n’a pas été en mesure de retracer le contrat et les d’autres documents essentiels pour
la mise en œuvre d’un tel projet. Toutefois, en analysant l’avenant # 4 relatif au contrat initial
phase I de la rénovation du Fort-National, la Cour constate qu’un montant de
14 721 556.27 USD avait été désaffecté de ce contrat initial phase I. De cette somme, un
décaissement de 10 000 000,00 USD avait été consenti à la Firme CONSTRUCTORA ROFI
SA en guise d’avance pour le démarrage des travaux de construction du Ministère des Affaires
Étrangères et des Cultes (MAEC). Plus précisément, la firme CONSTRUCTORA ROFI SA
avait utilisé les USD 10 000 000.00 pour les essais de charges des pieux (130 pieux à bétonner)
qui devaient former le support de base de la structure (radier général) de l’édifice du Ministère
des Affaires Étrangères et des Cultes (MAEC).
384. Toutefois, la Cour a constaté que les décomptes progressifs, éléments justificatifs des
travaux effectués, n’ont pas été produits pour la somme décaissée. L’acompte provisionnel
231
232
requis sur ce versement n’avait pas été retenu. Conséquemment les intérêts de l’État d’Haïti
n’ont pas été protégés à partir des dispositions contractuelles. Ainsi, la Cour estime à
200 000 USD.00, l’acompte non prélevé.
385. Pour ce qui est de la supervision des travaux confiée à l’Ingénieur civil Carline
SÉRAPHIN, la Cour n’a pas pu retracer le montant requis pour cette supervision. Toutefois,
vingt (20) rapports de supervision ont été retracés et analysés par la Cour. L’examen de ces
rapports de supervision révèle ce qui suit :
Une présence continue de remontée d’eau récurrente dans la fosse située à la partie
Est du chantier (Nappe phréatique très près de la surface) ;
Des étriers ne respectant pas les normes indiquées dans les plans soumis par le
contractant ;
Un doute sur la fiabilité de la technique d’allongement des aciers ;
Un arrêt quasi-total des travaux de construction ;
Une mauvaise qualité du matériel mis au service du chantier ;
Une hésitation de l’ingénieur géotechnique de la firme ROFI SA à affirmer par écrit
que le sol de l’édifice n’a pas besoin de compactage ;
Les recommandations, les réserves et les offres de discussion de la supervision ne
sont pas pris en compte ;
Une démolition continue du béton à la surface des pieux au-dessus du sol ;
Un arrêt soudain des activités du chantier le 17 novembre 2014 sans aucune
communication à la supervision.
386. La Cour tient à faire remarquer que la supervision a reçu pour la première fois de la
firme ROFI SA, le 4 février 2015 selon le rapport d’évaluation couvrant la période du 11 avril
2013 au 30 septembre 2014. Ce rapport fait état des différents travaux réalisés sur le chantier
pour la période couverte. Après analyse de la supervision, ce rapport doit être revu et corrigé
car le montant et les pourcentages de travaux effectués, indiqués dans les tableaux fournis, ne
correspondent pas à la réalité. (Réf. : Rapport # 23 de la supervision)
387. De même, la Cour constate que dans le rapport préparé par la supervision sur le rapport
d’évaluation de la firme ROFI SA, certains travaux que la firme a mentionnés comme étant
exécutés, ne l’avaient pas vraiment été. La Cour évalue à 4 927 973.20 USD le montant
232
233
d’argent payé pour ces prétendus travaux. Pour la Cour, ces manquements graves constituent
des irrégularités ayant causé un préjudice au projet et à la communauté.
Projet de construction du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
(MICT)
388. D’abord, par rapport à ce projet, la Cour tient à préciser que l’avenant # 1 relatif au
contrat des travaux de rénovation urbaine et développement à Bowenfield (phase I) avait été
modifié pour qu’il soit utilisé comme base pour la conclusion d’un accord avec la firme
CONSTRUCTORA ROFI pour la construction du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités
Territoriales (MICT). Ainsi, un montant de 14 721 556.27 USD avait été désaffecté de ce
contrat initial (phase I) pour la construction du MICT.
389. Pour la Cour, la première irrégularité commise par le MPTCE est de nature
administrative, car le dossier de ce projet a été mal archivé. Aucun document de projet et aucun
contrat n’ont été également retracés par la Cour. Conséquemment, la Cour n’a pas été capable
de conclure que la firme CONSTRUCTORA ROFI SA avait effectivement réalisé des travaux
correspondant à la somme reçue. Toutefois, la Cour a découvert que la Firme
CONSTRUCTORA ROFI SA a eu recours à l’expertise d’une autre entreprise OVERSEAS
CONSTRUCTION COMPANY (OECC) pour finaliser les travaux qu’elle devait au préalable
réaliser elle-même.
390. En fait, la firme CONSTRUCTORA ROFI SA s’est rendue compte qu’elle n’était pas
en mesure de réaliser la masse des travaux prévus pour la construction du Ministère de
l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT). De peur qu’elle ne puisse respecter ses
obligations contractuelles, elle a sollicité les services de l’entreprise OVERSEAS
CONSTRUCTION COMPANY (OECC) pour finaliser les travaux prévus dans les dits contrat
après évaluation de concert avec le maitre d’ouvrage délégué l’UCLBP. Selon le contrat de
sous-traitance de travaux entre ROFI ET OECC, signé le 4 mars 2015, le montant du contrat
sera déterminé par l’UCLBP et OECC.
391. Ainsi, le 14 avril 2015, un protocole d’accord a été conclu entre l’UCLBP et OECC
pour la réalisation des travaux de sous-traitance du MICT. Le montant du contrat initial pour
les travaux de sous traitance est de USD 10 645 000.00 et pour les travaux additionnels USD
836 143.00 ont été ajoutées. Donc, le coût total de la construction du MICT, retracé dans les
233
234
documents par la Cour, est de USD 26 202 699.27. Les versements devront être effectués au
plus tard trente jours ouvrables après que la demande a été soumise à l’UCLBP.
Tableau 2.2.9-B Récapitulatif du coût total du Projet
MICT
ROFI
OECC-Contrat sous traitance
OECC-Travaux additionnels
Total
$ 14,721,556.27
$ 10,645,000.00
$
836,143.00
$ 11,481,143.00
$ 26,202,699.27
392. Le montant total de la sous-traitance est de 11 481 143.00 USD, soit 43.80% de la valeur
totale de la construction, supérieure au montant autorisé qui est de 40%. Ce contrat est réalisé
en marge de l’article 25-1 de la loi du 12 juin 2009 sur les procédures de passation de marché
précisant que : « La sous-traitance de plus de 40% de la valeur globale du marché est interdite ».
393. La demande de sous-traitance, étant intervenue après la conclusion du marché,
CONSTRUCTURA ROFI SA devrait remettre à l’UCLBP une déclaration spéciale contenant
les renseignements suivants :
La nature des prestations dont la sous-traitance est prévue
Le montant prévisionnel des sommes à payer directement au sous-traitant
Les conditions de paiement prévues par le projet de contrat de sous-traitance
394. La Cour n’a pas retrouvé cette déclaration spéciale. Ces renseignements n’ont pas
également été trouvés au niveau du contrat de sous-traitance. (Article 56-2 de la loi du 12 janvier
2009).
395. Quant à la supervision des travaux confiée à Mme Carline SÉRAPHIN, l’Ingénieur civil,
la Cour n’a pas pu retracer le montant requis pour ce travail de supervision. Toutefois, la Cour
a retracé et examiné vingt-neuf (29) rapports de supervision. L’examen a révélé que la
supervision a reçu pour la première fois, en date du 4 février 2015, un rapport d’évaluation # 2
élaboré par la firme ROFI relative aux travaux de construction, couvrant la période allant du 11
avril 2013 au 30 septembre 2014. Après analyse de la supervision, les montants et les
pourcentages de travaux effectués indiqués dans les tableaux ne correspondaient pas à la réalité.
Les commentaires de la supervision ont montré que les travaux mentionnés « réalisés » ne l’ont
234
235
pas vraiment été. Ce rapport d’évaluation concerne uniquement les travaux de démarrage de
CONSTRUCTORA ROFI SA (Réf. rapport # 25 de la supervision).
396. Par ailleurs, l’analyse de la gestion financière du projet montre que le montant des
décomptes est de 16 137 646,89 USD. La Cour tient à signaler que tous les décomptes ont été
approuvés par la supervision et que cette dernière n’a produit aucun rapport défavorable sur les
travaux achevés par la firme OECC. Pour la Cour, ces autorisations sont surprenantes compte
tenu des analyses de supervision qui montrent que les montants et les pourcentages de travaux
effectués indiqués dans les tableaux de CONSTRUCTORA ROFI SA ne correspondaient pas à
la réalité. Pour la Cour, ces manquements graves constituent des irrégularités ayant causé un
préjudice au projet et à la communauté.
Projet de construction du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI)
397. Par rapport à ce projet, la Cour constate que l’avenant # 5 relatif au contrat des travaux de
rénovation urbaine et développement à Fort-National Phase II, qui en a modifié les termes, a
servi comme base pour la conclusion d’un accord avec CONSTRUCTORA ROFI pour la
construction du MCI. Un montant de 14 721 556.27 USD a été désaffecté de ce contrat initial
phase II pour la construction du dit Ministère. Aucun document de projet et aucun contrat n’ont
été également retracés.
398. Les dossiers techniques relatifs à l’utilisation de ce montant ont été effectivement retrouvés.
Mais la Cour a retrouvé l’analyse de la supervision quant à la réalité et à la validité de ce rapport
d’évaluation de la Firme ROFI. Elle n’est pas en mesure de conclure que ROFI a effectivement
réalisé des travaux correspondant à la somme reçue, constituant l’avance de démarrage.
399. Cependant, CONSTRUCTORA ROFI SA s’est rendue compte qu’elle n’est pas en mesure
de réaliser la masse des travaux prévus dans le marché en question, de peur qu’elle ne puisse
respecter ses obligations contractuelles, elle a sollicité les services de l’entreprise OVERSEAS
CONSTRUCTION COMPANY (OECC) pour finaliser les travaux prévus dans les dits contrat
après évaluation de concert avec le maitre d’ouvrage délégué l’UCLBP. Selon le contrat de
sous-traitance de travaux entre ROFI ET OECC, signé le 4 mars 2015, le montant du contrat
sera déterminé par l’UCLBP et OECC.
235
236
400. Le 14 avril 2015, un protocole d’accord a été conclu entre l’UCLBP et OECC pour la
réalisation des travaux de sous-traitance du MCI. Le montant du contrat initial pour les travaux
de sous-traitante est de USD 9 538 000.00 et pour les travaux additionnels USD 768 857.00 ont
été ajoutés. Donc, le coût total de construction du MCI, retracé dans les documents par la Cour,
est de USD 25 028 413.27. Les versements devront être effectués au plus tard trente jours
ouvrables après que la demande ait été soumise á l’UCLBP.
Tableau 2.2.9-C Récapitulatif du coût total du Projet
MCI
ROFI
OECC-Contrat sous traitance
OECC-Travaux additionnels
Total
$ 14,721,556.27
$ 9,538,000.00
$
768,857.00
$ 10,306,857.00
$ 25,028,413.27
401. Le montant total de la sous-traitante est de 10 306 857 USD, soit 41% de la valeur totale
de la construction, supérieure au montant autorisé qui est de 40%. Ce contrat est réalisé en marge
de l’article 25-1 de la loi du 12 juin 2009 sur les procédures de passation de marché précisant
que : « La sous-traitance de plus de 40% de la valeur globale du marché est interdite ».
402. La demande de sous-traitance, étant intervenue après la conclusion du marché,
CONSTRUCTURA ROFI SA devrait remettre à l’UCLBP une déclaration spéciale contenant
les renseignements suivants :
La nature des prestations dont la sous-traitance est prévue
Le montant prévisionnel des sommes à payer directement au sous-traitant
Les conditions de paiement prévues par le projet de contrat de sous-traitance
403. La Cour n’a pas retrouvé cette déclaration spéciale. Ces renseignements n’ont pas
également été trouvés au niveau du contrat de sous-traitance. (Article 56-2 de la loi du 12 janvier
2009).
404. Pour ce qui est de la supervision des travaux de construction du MCI, elle est assurée par
Mme Carline SÉRAPHIN, l’Ingénieur civil. Le montant requis pour la supervision n’est pas
connu. Toutefois vingt-neuf (29) rapports trouvés et examinés par la Cour. L’examen a révélé
que la supervision a reçu pour la première fois, en date du 4 février 2015, un rapport
d’évaluation # 2 élaboré par la firme ROFI relatif aux travaux de construction, couvrant la
236
237
période allant du 11 avril 2013 au 30 septembre 2014. Après analyse de la supervision, les
montants et les pourcentages de travaux effectués indiqués dans les tableaux ne correspondent
pas à la réalité. Les commentaires de la supervision ont montré que les travaux mentionnés
« réalisés » ne l’ont pas vraiment été. Ce rapport d’évaluation concerne uniquement les travaux
de démarrage de CONSTRUCTORA ROFI SA (Réf. rapport # 25 de la supervision).
405. L’analyse de la gestion financière du projet en question montre le montant des décomptes
se monte à USD 13 670 452.86. Il est à signaler que tous les décomptes ont été approuvés par
la supervision et que cette dernière n’a produit aucun rapport défavorable sur les travaux
achevés par la firme OECC. Devant la gravité des manquements présentés précédemment, la
Cour conclut que des irrégularités au cadre réglementaire et ayant causé un préjudice à la
communauté ont été constatées dans le cadre de l’exécution de l’avenant # 5 relatif au contrat
des travaux de rénovation urbaine et développement à Fort-National Phase II.
Projets exécutés à Jacmel
406. Par rapport à ce projet, la Cour que les avenants # 6 et 7 relatifs au contrat des travaux de
rénovation urbaine et développement résidentiel à Fort-National Phase III, qui en ont modifié
les termes, ont servi comme base pour la réalisation des travaux de construction à Jacmel. Ces
travaux, d’un montant de USD 11 631 431.93 comprennent la construction d’un ensemble
d’infrastructures à Jacmel, dont :
la construction du bord de mer de Jacmel,
la construction du centre de convention,
la réhabilitation de la place Panaméricaine et
la réhabilitation de l’Hôtel La Jacmelienne.
Constatations sur la mise en œuvre du projet de réhabilitation de l’hôtel La
Jacmélienne
407. Par rapport à ce projet, la Cour constate que les avenants # 6 et 7 relatifs au contrat des
travaux de rénovation urbaine et développement résidentiel à Fort-National Phase III, qui en ont
modifié les termes, ont servi comme base pour la réalisation des travaux de construction à
Jacmel. Ces travaux, d’un montant de USD 11 631 431.93 comprennent la construction d’un
ensemble d’infrastructures à Jacmel, dont la construction du bord de mer de Jacmel, la
237
238
construction du centre de convention, la réhabilitation de la place Panaméricaine et la
réhabilitation de l’Hôtel La Jacmélienne. Le tableau suivant présente les détails des opérations
financières du projet.
Tableau 2.2.9-D Opérations financière pour la mise en
œuvre du projet de réhabilitation de
l’hôtel La Jacmélienne
Projets
Rehabilitation Hotel La Jacmelienne
Total
Cout Decaissement
Ecart
$ 5,500,000.00 $ 2,396,320.64 $ 3,103,679.36
$ 5,500,000.00 $ 2,396,320.64 $ 3,103,679.36
Observations
Chantier abandonné
408. De plus, se référant à la visite effectuée par l’équipe technique de la Cour à Jacmel, l’Hôtel
est dans un état délabrement et d’abandon total. Les deux photos qui suivent viennent soutenir
cette réalité.
238
239
Projet de Réhabilitation de l’hôtel La Jacmélienne
409. Concernant la Réhabilitation de l’Hôtel la Jacmélienne, la Cour a retracé deux
décaissements en lien avec ce projet. Le 19 février 2013, le Ministère du Tourisme, par
l’entremise de Madame Maryse NOEL, Directeur général du MT, a soumis une FIOP au MPCE
en vue de débloquer les fonds nécessaires pour la réhabilitation de l’Hôtel La Jacmélienne, dont
le coût total est de 73 100 000.00 HTG. L’objectif du Projet est d’accompagner les responsables
de l’Hôtel dans la mise en œuvre du programme de formation continue pour les employés et
ensuite de réaliser les travaux de réhabilitation.
410. Le 3 avril 2013, le ministre des Finances, madame Marie Camelle JEAN MARIE, a écrit
au Gouverneur de la BRH, monsieur Charles CASTEL, en vue de passer des instructions
nécessaires aux services concernés de la Banque pour effectuer le transfert de 30 000 000.00
HTG sur le compte d’investissement public du Ministère du Tourisme (121 252 331 / Ministère
du Tourisme). Ce transfert représente une obligation dans le cadre du projet en question. Le 5
avril 2013, le compte en question a été alimenté de 30 000 000.00 HTG, soit 696 320.64 USD.
La Cour n’a pas reçu de pièces justificatives relatives à ce décaissement. Donc, aucune opinion
ne peut être émise sur l’effectivité des travaux de réhabilitation.
411. Le deuxième décaissement, de USD 1 700 000.00, a été fait le 22 juillet 2014, sur
instructions du ministre des Finances, Ronald Grey DECEMBRE, au gouverneur de la BRH,
monsieur Charles CASTEL. L’opération servira au paiement de l’acquisition de l’immeuble
ayant abrité l’Hôtel La Jacmélienne au profit de l’Etat haïtien. Le chèque de direction est
payable à l’ordre du notaire Clermont DOSSOUS. Aucune pièce justificative matérialisant
l’acquisition de l’immeuble n’a été retracée. Le tableau suivant présente les détails des
opérations financières du projet :
412. De plus, se référant à la visite effectuée par l’équipe technique de la Cour à Jacmel, il est
évident de constater que l’Hôtel est dans un état délabrement et d’abandon total.
Constatations sur les autres projets exécutés à Jacmel
413. Outre le projet de réhabilitation de l’Hôtel La Jacmélienne, la Cour n’a retracé aucun
document présentant la description des autres projets, exécutés par la firme CONSTRUCTORA
ROFI SA. Concernant la gestion financière desdits projets, elle n’a retracé aucun décompte et
239
240
ordre de décaissement. Elle a seulement retrouvé trois rapports d’évaluation fournis par la firme
relatifs aux travaux exécutés, mais deux de ces documents n’ont pas été analysés, vu qu’ils ont
été préparés en langue espagnole. Le rapport analysé n’a été d’aucune utilité, tenant compte du
fait que la Cour n’est pas en mesure de comparer et de vérifier la masse des travaux dits exécutés
avec ceux prévus au niveau des dossiers techniques. Le tableau ci-dessous présente les couts et
les décaissements des projets.
Tableau 2.2.9-E Liste des projets
Projets
Cout
Decaissement
Ecart
Observations
1-Construction bord de mer de Jacmel $
2,629,626.93 $
3,483,723.58 $
(854,096.65)
Chantier abandonné
2-Construction Centre de convention
$
2,500,000.00 $
3,483,723.58 $
(983,723.58)
Projet inauguré
3-Rehabilitation Place Panamericaine
$
1,001,805.00 $
444,816.71 $
556,988.29
Projet inauguré
Total
$
6,131,431.93 $
7,412,263.87 $ (1,280,831.94)
Sources : Document présentant une liste de projets de l’UCLBP
Réhabilitation de la Villa d’Accueil
414. À la suite de l’analyse de la mise en œuvre de ce projet, la Cour tient à souligner avant
toute chose que l’avenant # 1 relatif au contrat des travaux de rénovation urbaine et
développement résidentiel à Bowenfield Phase I, qui en a modifié les termes, a servi comme
base pour la construction du Villa d’Accueil. Ces travaux, d’un montant de USD 3 150 443.73
qui étaient confiés à CONSTRUCTORA ROFI SA n’ont pas été totalement exécutés. Pour des
raisons non élucidées, les travaux ont été interrompus depuis environ quatre (4) ans. Des
décaissements de l’ordre de USD 2 500 000.00 ont été octroyés en termes d’avance à la firme.
La Cour n’a retracé aucun document justificatif matérialisant la somme décaissée. Aucune
action n’a été entreprise par le MPCE contre la firme pour non-respect des clauses
contractuelles. Le MPCE étant le maitre d’ouvrage est pleinement responsable de la mauvaise
gestion de ce projet, conformément aux dispositions des articles suivants, tirés de Décret du 4
octobre 1984 créant le Fonds d’Investissements Publics :
Article 17.- Les projets seront soumis aux inspections et contrôles du Ministère de
tutelle. Ils pourront également être soumis aux inspections et contrôles des agences de
financement, dans le cadre des accords passés entre l'État Haïtien et ces agences.
240
241
Article 19.- Les rapports d’exécution feront ressortir le niveau de réalisation de chaque
activité par rapport aux objectifs, les écarts et leur imputation. Les contraintes
rencontrées en cours d’exécution seront aussi décrites ainsi que les mesures retenues
pour obvier à ces difficultés. Un plan d'opération révisé ainsi qu'un nouveau plan
financier seront soumis le cas échéant, en faisant ressortir les réajustements opérés
Article 20.- La Direction d'Évaluation et Contrôle du Ministère du Plan responsable de
l'évaluation des différents projets inscrits au Programme d'investissements publics se
chargera de vérifier à la fin des mois de Janvier, d’avril et de Juillet la conformité des
réalisations par rapport aux objectifs et aux décaissements déjà effectués. Les résultats
constatés feront l'objet d'un rapport qui peut entrainer soit la suspension provisoire des
allocations des fonds ou l'annulation du projet selon le cas, soit le réajustement des plans
opérationnels et financiers du projet concerné.
415. Aucune firme n’a été engagée pour la supervision des travaux de construction, eu égard
aux documents consultés. Toutefois, l’analyse des correspondances échangées entre le MPCE
et l’UCLBP, qui est le maitre d’ouvrage délégué, montre que des démarches étaient en cours
pour relancer les travaux pour l’achèvement du projet. Cette décision permettrait à l’État haïtien
de passer un nouveau marché visant la relance du chantier.
416. En somme, pour la mise en œuvre du projet de la réhabilitation de la Villa d’Accueil, la
Cour conclut que des irrégularités au cadre réglementaire et ayant causé un préjudice à la
communauté ont été constatées.
Autres projets de construction
417. Cette rubrique présente les projets affectés par les modifications faites sur le Projet
Rénovation Bowenfield et Fort-National, pour lesquels des décaissements ont été consentis et
qu’aucune pièce justificative n’a été retrouvée. Tous ces projets sont exécutés par la firme
CONSTRUCTORA ROFI SA.
241
242
Tableau 2.2.9-D Liste des projets
Projets
Decaissements
Parc industriel Morne a Cabri
$
8,000,000.00
Renovation urbaine et Developpement a Morne a Cabri
Rehabilitation Cine Triomphe
$
$
26,709,622.32
595,686.56
Rehabilitation Rex Theatre
$
214,200.00
Total
Sources : Rapports UCLBP et BMPAD
$
35,519,508.88
418. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Rénovation Urbaine et Développement résidentiel à Bowenfield et à Fort-National
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI
CONTRATS
DES
EXÉCUTION
DES
TRAVAUX
BILAN DU PROJET
18 juillet 2012 :
USD 20 000 000.00
11 décembre 2013 : USD 19 000 000.00
15 avril 2015 :
USD 12 000 000.00
22 juillet 2015 :
USD 5 000.000.00
Total : USD 56 000 000.00
Petrocaribe
Contrats conclus mais modifies par des avenants
Avenants portant modification des termes des contrats
Maitre d’œuvre : CONSTRUCTORA ROFI SA
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’ouvrage délégué : UCLBP
Supervision : MPCE
Avis favorable de la CSCCA sur tous les avenants
Total décomptes : USD 46 137 146.00
Total décaissements exécution : 45 613 920.97 USD
Selon l’information disponible, cinq contrats ont été conclus pour la Rénovation urbaine et développement
résidentiel à Bowenfield et à Fort-National. Suite à un Conseil des Ministres tenu le 18 juillet 2012, des
modifications ont été apportées aux termes des cinq contrats afin de mieux protéger les intérêts de l’État et
d’intégrer des actions de développement reparties sur l’ensemble du territoire national. Ces modifications portent
spécifiquement sur certaines désaffectations du cout total du projet Rénovation Bowenfield et Fort-National au
profit de la réalisation de nouveaux projets et de projets existants. De ce fait, sept (7) avenants ont été adoptés
pour approuver ces dites modifications.
L’analyse faite sur les projets découlant des modifications ont révélé les faits suivants :
L’absence de décomptes pour le décaissement de 10 000 000.00 USD concernant le MAEC. Selon la
supervision, le rapport d’évaluation produit par ROFI relatif aux travaux exécutés, ne correspondent pas
à la réalité.
Pour les projets exécutés à Jacmel, la Cour n’a retracé aucuns décomptes et ordres de décaissements.
Elle a seulement retrouvé trois rapports d’évaluation fournis par la firme relative aux travaux exécutés,
mais deux de ces documents n’ont pas été analysés, vu qu’ils ont été préparés en langue espagnole.
Concernant les autres projets affectés par les modifications faites sur le Projet Rénovation Bowenfield
et Fort-National, des décaissements de l’ordre de 35 519 508.88 USD ont été consentis et aucune pièce
justificative n’a été retrouvée. Tous ces projets sont exécutés par la firme CONSTRUCTORA ROFI SA.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE, MPCE, Ordonnateur principal;
Laurent Salvador LAMOTHE : MPCE, Ordonnateur principal;
Joséfa Raymond GAUTHIER, MPCE, ordonnateur principal
242
243
TITRE DU PROJET
Rénovation Urbaine et Développement résidentiel à Bowenfield et à Fort-National
Deuxième niveau
Jose Elias HERNANDEZ, PDG de la firme Constructora ROFI SA
Troisième niveau
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
2.2.10. Réhabilitation du Gymnasium Vincent de la Rue Romain
419. Pour ce qui concerne la gestion contractuelle, la Cour constate des irrégularités ayant causé
un préjudice au projet, au fond Petro Caribe et à la collectivité. Par exemple, la Cour a constaté
que les prix sont établis hors de toutes taxes, charges et droits directs ou indirects sans viser les
textes législatifs, réglementaires ou les conventions internationales prévoyant l’exonération
(article 15.1 arrêté d’application du 26 octobre 2009).
420. Par ailleurs, la Cour a retracé qu’une avance de démarrage de 163 457,43 USD représentant
35% du montant initial du contrat. Pourtant, l’article 83 de l’arrêté d’application du 26 octobre
2009 fixe l’avance de démarrage à 25%.
421. En ce qui concerne la gestion financière, la Cour a constaté les irrégularités d’ordre
administrative. Il n’y avait pas dans le dossier les factures physiques et des décomptes
progressifs. Face à cela, la Cour a traité les décaissements sur la base des lettres d’autorisation
de décaissement signées par le ministre du MPCE, Monsieur Laurent Salvador LAMOTHE. Le
tableau ci-après présente la chronologie des dépenses.
Tableau 2.3.10-A : Chronologie des dépenses
NO
DESCRIPTIONS
MONTANT
1
Avance de démarrage 35%
163 457,43
2
2ème tranche
303 563,82
3
Avenant
32 978,75
Total
500 000,00
422. Un avenant au montant de 32 978,75 USD (7,06%) a été décaissé, ce qui porte le montant
total du projet à 500 000,00 USD. Toutefois, la Cour n’a pas trouvé de contrat réglementant
l’avenant mais seulement une facture qui a été émise le 31 octobre 2012 à l’ordre du MPCE.
243
244
423. Le projet a été exécuté au coût de cinq cent mille et 00/100 dollar américain (500 000,00
USD). De ce montant, une valeur de trois cent trente-six mille cinq cent quarante-deux et 57/100
dollars américains (336 542,57 USD) a été décaissée hors résolution.
424. En matière d’exécution des travaux, la Cour constate les irrégularités suivantes :
La non-désignation d’une firme de supervision et du laboratoire de contrôle de qualité
dans le cadre de ce projet pourrait affaiblir les résultats attendus.
La Cour a relevé des irrégularités par rapport au cadre réglementaire et aux bonnes
pratiques de gestion. Le MPCE n’a pas fourni toute la documentation relative au suivi
des décomptes progressifs afin de soutenir les factures. Il n’a pas produit non plus de
documents prouvant la réception provisoire et/ou définitive des travaux.
En fin de compte, la réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des
fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets.
425. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET
Réhabilitation du Gymnasium Vincent de la Romain
MPCE & CEEPCO HAITI SA
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION
TRAVAUX
DES
18 juillet 2012 : 163 457,43 USD
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition financière pour la réhabilitation du
Gymnasium Vincent de la rue Romain, Port-au-Prince.
Montant du contrat 467 021,25 USD soit 19 737 999,30 HTG
Gré à gré
Absence de TDR
Maître d’Ouvrage : Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre (MPCE)
Maître d’œuvre : M. Patrick CHARLES, Vice-Président CEEPCO HAITI
SA
Aucune approbation du Ministre de l’Économie et des Finances
Avis favorable de la CSCCA
Délai de Garantie : 12 mois suite à la réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 35%.
Retenue de Garantie : 5%.
Retenue de bonne exécution : 5%.
Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Le montant sera plafonné à 5% du montant du
marché.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Délai de réalisation des travaux : 12 mois à compter du lendemain du
jour de la notification de l’Ordre.
Décomptes mensuels
244
245
TITRE DU PROJET
Réhabilitation du Gymnasium Vincent de la Romain
MPCE & CEEPCO HAITI SA
Totaux décaissements: 500 000.00 USD
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité du ministère ou
par une firme tiers
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, le projet adopté par la Résolution du 18 juillet 2012 a été totalement réalisé.
Le montant attribué dans ce contrat, soit 467 021.25 USD, ne correspond pas au montant alloué par la
résolution autorisant le projet. La Cour a retracé un financement supplémentaire de 32 978,75 USD ce qui
porte le montant total du projet à 500 000,00 USD. Tout le montant a été décaissé.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques
de gestion de projets. L’absence significative de documents justifiant les dépenses et la livraison des
quantités prévues dénotent une grave déficience dans les moyens de contrôle.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Laurent Salvador LAMONTHE, Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Deuxième niveau
Harold R. Charles Président CEEPCO HAITI SA
Troisième niveau
Wilner VALCIN, Secrétaire d’État
Monsieur Giovanni DORELIEN, Directeur Général Adjoint
2.2.11. Construction du local du Corps d’Intervention et de
Maintien de l’Ordre (CIMO)
426. En ce qui concerne la gestion contractuelle, la Cour constate les irrégularités suivantes par
rapport au cadre réglementaire :
427. Le mode de sollicitation n’est pas adéquat en fonction de l’estimation des coûts, car le coût
prévu pour la réalisation du projet est de 4 233 950,61 USD équivalent à 181 505 651,66 HTG.
Or, les dispositions de l’article 2 de l’arrêté du 25 mai 2012, fixant le seuil de passation de
marché public à 40 000 000,00 HTG, ne sont pas respectées.
428. Le marché conclu entre le MPCE et la firme INGENIERIA ESTRELLA est en
contradiction avec l’article 106 de l’arrêté d’application du 26 octobre 2009 de la loi du 10 juin
2009 sur la passation des marchés publics. Ce contrat a été signé sans avis de non-objection de
la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP). Se référant à la nature du marché et à
l’absence de l’analyse des besoins, il ressort de cela que les responsables du MPCE ont fait un
abus d’utilisation de l’état d’urgence pour justifier leur imprévoyance, leur négligence ou
uniquement dans le but de se dérober à leur obligation de recourir à la concurrence (art. 107
arrêtés d’application du 26 octobre 2009).
245
246
429. L’analyse des décaissements ci-dessous présentés a permis à la Cour de constater qu’un
montant d’un million cinquante-huit mille quatre cent quatre-vingt-sept et 65/100 dollars
américains (1 058 487,65 USD), représentant 25% de l’avance de démarrage. De ce montant,
moins de 50% équivalent à cinq cent mille et 00/100 dollar américain (500 000,00 USD) ont été
versés à la firme. Toutefois, la commission n’a pas trouvé de document justificatif prouvant
l’usage des soldes restants. Plus loin, la Cour constate qu’un avenant au montant de 934 581,52
USD a été signé par les parties, ce qui porte le montant total du projet à 5 168 532,22 US$.
Tableau 2.3.11-A : Chronologie des descomptes et de retenues
No Période
Montant
1
1 058 717,71
Remb.
Avance
500 000,00
Retenues 5%
Facturation
Cumulatif
2
2013-07-24
1 336 717,71
96 669,35
1 933 387,06
1 933 387,06
3
2013-08-23
Déc.13-fév.
2014
Mars-mai
2014
Juin-oct. 2014
228 146,90
12 007,73
240 154,63
2 173 541,69
360 708,72
18 984,67
379 693,39
2 553 235,08
1 266 730,10
66 670,01
1 333 400,11
3 886 635,19
298 797,17
17 361,07
316 158,24
4 202 793,43
934 581,52
5 137 374,95
4
5
6
934 581,52
4 425 682,12
500 000,00
211 2,83
5 137 374,95
430. La Cour a relevé des irrégularités par rapport au cadre réglementaire et aux bonnes
pratiques de gestion. Le MPCE n’a pas fourni toute la documentation relative au suivi des
décomptes progressifs afin de soutenir les factures. Il n’a pas produit également de documents
prouvant la réception provisoire ou définitive des travaux.
431. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET
Construction du local du Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO)
RÉSOLUTIONS
FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI
DES CONTRATS
Résolution du 21 décembre 2012 : 500,000 USD / Développement
territorial ;
Résolution 24 juillet 2014 : 1 925 573.00 / Appui à la PNH
PétroCaribe
Sollicitation pour une proposition technique et financière de gré à gré
pour la construction du local du Corps d’Intervention et de Maintien
de l’Ordre (CIMO).
Montant initial du contrat : USD 4, 233,950.00
Avenant :
934,581.52
Total
USD 5 168 531,52
246
247
TITRE DU PROJET
Construction du local du Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO)
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION
TRAVAUX
DES
Maître d’Ouvrage : MPCE
Firme de construction : La INGENIERIA ESTRELLA
Firme de supervision : N/A
Avis de la CSCCA
Absence de l’avis de non-objection de la CNMP
Délai de garantie : douze (12) mois
Avance de démarrage : 25%
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Acompte provisionnel : 2% non prévu
Pénalité de retard : 1/3000 du montant du contrat du 1er au 30e jour de
retard et le cas échéant et de 1/1000 du montant du contrat au-delà de
30 jours de retard sans dépasser 5%.
Délai de réalisation des travaux : Douze (12) mois
Totaux décomptes : 5 137 737.95 USD
Décomptes périodiques
Aucune indication concernant le contrôle de qualité des travaux.
BILAN DU PROJET
Les montants attribués lors de la signature du contrat et de l’avenant, soient 5 168 531,52 USD, ne
correspondent pas aux montants prévus à travers deux résolutions, soit 2 425 573,00 USD. De plus, La Cour
constate que des paiements de l’ordre de 2 584 139,87 USD ont été effectués à partir des fonds de
syndication. Mais, il faut préciser que l’avance de démarrage de 25% a été décaissée à moins que 50% soient
500 000,00 USD des 1 058 487,65 USD prévus. Aucun document prouvant l’usage de la balance n’a été
retracé.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre (MPCE, Ordonnateur principal);
Harry ADM : Directeur Exécutif UCLBP/Maître d’ouvrage délégué
Deuxième niveau
J. Alejandro ADAMES B. ING : Directeur du projet;
Troisième niveau
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
2.2.12. Travaux complémentaires de la réhabilitation d’urgence de la route
Jacmel- La Vallée de Jacmel
432. Après le passage de l’ouragan Matthew occasionnant des dégâts considérables au niveau
de certains endroits du tronçon reliant Jacmel à La Vallée et suite à l’évaluation de ce même
tronçon portant sur le premier projet ayant porté sur la Réhabilitation de la route Jacmel-La
Vallée, l’Unité Technique et d’Exécution (UTE) du MPCE a relevé des imperfections
nécessitait des travaux complémentaires. C’est sur cette base qu’un autre contrat dénommé
Travaux de réhabilitation d’urgence de la route Jacmel-La vallee’ a été signé le 25 novembre
2016 pour lesdits travaux. Vu que le montant du marché (8 964 568,45 USD ou 609 590 654,60
247
248
HTG) dépasse largement le seuil de 40 000 000,00 HTG, l’autorité contractante, avant de passer
le marché, a recouru à une demande de non-objection de la CNMP.
433. En date du 28 novembre 2016, la Commission Nationale des Marchés Publics a fait
remarquer que le marché initial a été conclu par la procédure de gré à gré sous le régime spécial
de l’état d’urgence déclaré par l’arrêté du 5 décembre 2012. La CNMP précise qu’elle n’avait
pas exercé de contrôle a priori dans le processus de passation de ce contrat pour lequel elle a
relevé certaines irrégularités ne cadrant pas avec les exigences de la loi du 10 juin 2009 fixant
les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage
de service public. De plus, elle a conclu que les raisons évoquées par le MPCE ne concordent
pas exactement avec les motifs de l’article 34.1 alinéa 4 de la loi susmentionnée. Toutefois, la
CNMP a autorisé d’accorder la non-objection sollicitée de recours au gré à gré pour ce marché
complémentaire initialement passé sous le régime de l’état d’urgence.
434. L’exécution des travaux complémentaires devrait prendre en compte les activités suivantes:
balises, murets de protection, ouvrage de franchissement additionnels, cubatures de
terrassement supplémentaires, protection en perré maçonné des pieds de talus et descentes d’eau
devant alimenter les fossés, construction de déversoirs de dalots, construction de dallettes de
traversée pour les riverains, raccordement des entrées des routes agricoles à la route principale
et reprise de certaines couches de fondation et de base.
435. L’équipe technique de la Cour s’est rendue sur place et a constaté que les différentes
activités prévues ou envisagées dans le contrat n’ont pas totalement été exécutées par la firme
SECOSA. Toutefois, l’Ing. Herntz ST MARC, l’un des responsables de l’Unité Technique
d’Exécution du MPCE, n’était pas en mesure de communiquer à la Cour les rapports de
supervision des travaux complémentaires. Car, pour des raisons inavouées l’équipe technique
de l’UTE n’a pas été dépêchée sur le terrain pour vérifier l’effectivité des travaux. Donc, pour
ce projet aucun rapport de supervision n’a été retracé. Vu les dispositions de l’article 35 de
l’arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités d’application du décret du 4 octobre 1984
sur le fonds d’investissements publics, dans les cas d’irrégularités ou de non-conformité avec la
programmation des activités du projet, le MPCE devra prendre les mesures de sanctions
nécessaires relatives aux irrégularités constatées au projet. Mais aucune sanction n’a été prise.
Tableau 2.3.12-A : Chronologie des décomptes et de retenues
248
249
Date
Cout initial USD
Dépenses Totales
25/11/ 2016
8,964,568.45
5,806,476.20
Total
8, 964,568.45
5, 806,476.20
Solde du Projet
3, 158,092.25
436. La Cour a également procédé à une vérification visuelle pour ce projet. Les photos ci-après
présentent l’état actuel de ce projet.
249
250
250
251
437. En définitive, l’équipe technique de la Cour constate l’installation de très peu de balises
sur la route de Jacmel-La vallée de Jacmel.
438. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Travaux complémentaires de la réhabilitation d’urgence de la Route Jacmel-La Vallée
RÉSOLUTION
28 septembre 2016 : 6 000 000.00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Contrat: 8 964 568.45 USD, soit 609 590 654.60 HTG
Date de signature : 25 novembre 2016
Maître d’ouvrage : Aviol FLEURANT, MPCE
Maître d’œuvre : Supervision Études et Construction S.A (SECOSA)
Contrat gré à gré
Avis de non-objection de la CNMP
Visa de la CSCCA par Marie France H. Mondésir, Présidente
Délai de Garantie : 12 mois à compter de la date de réception provisoire des
travaux.
Délai de réalisation des travaux : 20 mois.
Les modalités de décaissement ne sont pas clairement définies dans le
contrat.
1/1000 du montant du contrat au-delà du trentième jour de retard.
251
252
TITRE DU PROJET
Travaux complémentaires de la réhabilitation d’urgence de la Route Jacmel-La Vallée
Les pénalités seront applicables d’office et sans mise en demeure préalable
sur les décomptes des sommes qui lui sont dues.
Le montant des pénalités sera plafonné à cinq pour cent (5%) du montant du
marché.
2% du montant du contrat à verser à la Direction General des Impôts.
EXÉCUTION DES
Délai des travaux complémentaires : huit (8) mois
TRAVAUX
Totaux décomptes : 5 806 476.20 USD
Le montant du contrat dépasse celui de la résolution de 2 964 568.45 USD
BILAN DU PROJET
Selon les informations recueillies, le montant total de la résolution s’élevait à 6 000 000.00 USD et le contrat a
été signé pour 8 964 568.45 USD, donc une différence de 2 964 568.45 USD. L’équipe technique de la Cour
s’est rendue sur place et a constaté que les différentes activités prévues ou envisagées dans le cadre du contrat
n’ont pas totalement été exécutées par la firme d’exécution et aucune supervision n’a été effectuée en ce sens.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Aviol FLEURANT Ministre (MPCE)
Deuxième niveau
Jean-Emile LAFERIERE, PDG SECOSA.
Troisième niveau
Herntz SAINT MARC, ING coordonnateur Adjoint
(UTE) / Supervision
2.2.13. Travaux de rénovation urbaine et de construction
d’infrastructures socio-communautaires à Mirebalais et
Lascahobas
439. En ce qui concerne la gestion contractuelle en lien avec la réalisation des travaux de
rénovation urbaine et de construction d’infrastructures sociocommunautaires à Mirebalais et
Lascahobas, la Cour a constaté des irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques
de gestion. D’abord, le mode de sollicitation n’est pas adéquat en fonction de l’estimation des
coûts, car le coût prévu pour la réalisation du projet est de 18 981 625,00 USD équivalent à
808 505 233,40 HTG, montant nettement au-dessus de seuil requis. Or, les dispositions de
l’article 2 de l’arrêté du 25 mai 2012 fixent le seuil de passation de marché public à
40 000 000,00 HTG. Le contrat est passé de gré à gré, suivant les documentations reçues.
440. L’analyse financière du projet montre que l’avance de démarrage a été effectuée environ
cinq (5) mois après la date de signature du contrat. Donc, la réalisation du projet ne répond à
aucune planification des besoins ou étude au préalable. De ce fait, les responsables ont profité
uniquement de la loi d’urgence pour dérober l’obligation de recourir à la concurrence, pratique
condamnée par les règlements relatifs aux marchés publics (article 107 de l’arrêté du 26 octobre
2009 précisant les modalités d’application de la loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales
252
253
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public
fixant d’application).
441. Devant l’absence progressive des décomptes, la Cour a traité les informations présentées
dans le tableau ci-dessous sur la base des factures et des décaissements obtenus du BMPAD,
MEF, MPCE :
Tableau 2.3.13-A : Chronologie des décomptes et de retenues
Descriptions
Avance de
démarrage
Facture #2
Montant
Remb.
Avance
mai-13
4 600 138,71
4 600 138,71
24-juil-13
1 136 920,50
1 263 245,00
126 324,50
2 526 490,00
2 526 490,00
1 799 397,33
1 999 333,37
199 933,04
3 998 660,73
6 525 150,73
677 268,65
752 520,72
75 252,07
1 505 041,44
8 030 192,17
87 399,78
91 999,77
4 599,99
183 999,54
8 214 191,71
493 039,85
250 905,48
5 018 109,69
13 232 301,40
Date
Facture #3
Facture #4
11-nov-14
Facture #5
Retenue
5%
Facturation
Cumulatif
Facture #6
29-mai-15
4 274 164,35
Facture #7
08-juil-15
546 100,84
28 742,15
574 842,99
13 807 144,39
Facture #8
12-nov-15
2 872 704,19
143 635,21
3 016 339,40
16 823 483,79
829 392,44
16 823 483,79
Total
11 393 955,64
4 600 138,71
442. Suivant les informations fournies par l’Unité Technique d’Exécution du MPCE, qui était
chargée de la supervision, les travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures
socio-communautaires à Mirebalais et Lascahobas ont été achevés à 100%. Toutefois, la Cour
n’a retracé ni de facture de paiement de la retenue de garantie de 5% ni de l’existence d’un
certificat de réception provisoire ou définitive des travaux.
442. Le MPCE n’avait pas recruté de firme de supervision, il a confié cette responsabilité à son
Unité Technique et d’Exécution (UTE). La commission n’a retracé aucun rapport de contrôle
des décomptes en ce qui concerne l’exécution de ce projet. Il est à noter que, le vrai rôle de
l’UTE est de réexaminer les rapports produits par la firme de supervision. En conséquence, les
irrégularités techniques liées à ce projet sont de la responsabilité du MPCE.
443. En ce qui concerne l’avancement physique des travaux, la durée prévue est de vingt-six
(26) mois. L’avance de démarrage a été effectuée le 2 mai 2013, la durée réelle des travaux est
de 30 mois à partir du premier versement. Cependant, l’équipe technique de la Cour s’est rendue
sur place et a constaté que les travaux sont achevés. Cependant il est important de signaler que
253
254
l’ouvrage est jusqu’à présent fermé et commence à subir des dommages de la part des riverains.
Ce qui prouve qu’aucune analyse des besoins n’a été réalisée. Il faut signaler que les travaux de
rénovation urbaine ont été réalisés sauf à Lascahobas en majeure partie les trottoirs n’ont pas
été exécutés. Les photos ci-après donnent une idée de la mise en œuvre de ces travaux de
rénovation urbaine et de construction d’infrastructures socio-communautaires à Mirebalais et
Lascahobas.
254
255
255
256
444. La Cour présente la fiche technique suivante qui résume les principales constatations
relevées par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures socio-communautaires à
Mirebalais et Lascahobas
RÉSOLUTIONS
21 décembre 2012: 5 000 000,00 USD
11 décembre 2013: 3 000 000,00 USD
15 avril 2015:
4 951 433,00 USD
22 juillet 2015:
4 000 000,00 USD
Total:
16 951 433,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Petro Caribe & Trésor Public
PROCESSUS D’OCTROI DES
Sollicitation pour une proposition technique et financière de gré à
CONTRATS
gré pour. Travaux de rénovation urbaine et de construction
d’infrastructures
socio-communautaires
à
Mirebalais
et
Lascahobas.
Montant du contrat: 18 981 625,00 USD
Contrat signé avant l’adoption du Projet en conseil des Ministres
Maitre d’Ouvrage : Monsieur Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre
(MPCE) ;
Maitre d’œuvre : Monsieur, Directeur Général du Groupe de
Travaux et de construction (GTC).
Avis favorable de la CSCCA (Arol ELI, Président)
LA GESTION
Délai de garantie : 12 mois à partir de la réception provisoire des
CONTRACTUELLE ET
travaux ;
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25%.
Retenue de garantie : 5%.
Retenue de bonne exécution : 5%.
Retenue à la source 2% sur acompte prévisionnel (impôt sur le
revenu).
Durée : 26 mois
Retard et pénalités journalières : 1/3000 du montant du contrat du
premier trentième jour de retard ; et le cas échéant 1/1000 du
montant du contrat au-delà du trentième jour de retard. Les pénalités
seront applicables d’office et sans mise en demeure préalable sur
les décomptes des qui lui sont dues. Le montant des pénalités sera
plafonné à cinq pour cent (5%) du montant du marché.
Soumis au cahier des clauses Administratives Générales et
Particulières et des offres techniques relatives aux retenues et aux
certificats.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation effectif des travaux: 26 mois
Total décomptes : 16 823 483.79 USD
Total décaissements: 15 994 094.75 USD
Supervision : Unité Technique d’Exécution du MPCE
Contrôle de qualité : Unité Technique d’Exécution (UTE) du MPCE
BILAN DU PROJET
Suivant les informations recueillies, quatre (4) résolutions totalisant 16 951 433,00 USD ont été adoptées pour
l’exécution du contrat, d’un montant initial de 18 981 625.00 USD. Le total des décomptes est de 16 823 483.79
USD. Le montant attribué au contrat, soit 18 981 625,00 USD, ne correspond pas au total des résolutions
autorisant le projet. Il convient de signaler que le montant payé pour les travaux réalisés représente 84,26% soit
15 994 094,35 USD.
La Cour constate également que la supervision du projet a été assurée par l’Unité Technique d’Exécution du
MPCE et une somme de soixante mille dollars américain (60 000,00 USD) a été décaissée au profit du MPCE.
Aucun rapport de supervision n’a été adresse et aucun rapport de dépenses du montant alloué n’a été fourni.
256
257
TITRE DU PROJET
Travaux de rénovation urbaine et de construction d’infrastructures socio-communautaires à
Mirebalais et Lascahobas
L’analyse financière du projet montre que l’avance de démarrage a été effectuée environ cinq (5) mois après la
signature du contrat.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre Ordonnateur des dépenses
Yves Germain JOSEPH, Ministre Ordonnateur des dépenses
Deuxième niveau
Ing. Yves COLES, Directeur Général Groupe de Travaux de
Construction
Troisième niveau
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification (MPCE)
2.2.14. Programme de développement territorial
445. Ce programme a été approuvé en Conseil des ministres et adopté par plusieurs résolutions
pour un total de quatre-vingts millions quatre cent quatre-vingt-six mille huit cent soixantequinze dollars et 46/100 (80 486 875.46 USD), comme l’indique la fiche suivante qui présente
les résolutions ainsi que le total des décomptes retracés pour ce Programme :
Tableau 2.14.1 : Liste de résolution votée pour la mise en
œuvre
du
programme
de
développement territorial
MONTANT
($ USD)
RÉSOLUTIONS
21 décembre 2012
10 000 000,00
11 décembre 2013
8 000 000,00
13 mars 2013
5 000 000,00
23 juillet 2014
8 900 000,00
23 juillet 2014
34 000 000,00
15 avril 2015
(12 441 763,92)
15 avril 2015
12 702 373,00
22 juillet 2015
15 000 000,00
22 juillet 2015
(6 870 448,79)
06 janvier 2016
6 196 715,17
TOTAL
80 486 875,46
257
258
446. L’inscription de ce programme au PIP devrait être subordonnée au respect des priorités
arrêtées par le gouvernement. Elle suppose l’approbation du document définitif du programme
par les services concernés du MPCE. Lors de l’audit, la Cour n’a retracé aucun document
définitif du programme en question retraçant l’ensemble des travaux, recherches et études
présentées sous forme de document et qui établit de manière précise les objectifs, les moyens et
la programmation des activités. Il est à noter également qu’aucune synthèse annuelle du
document de programme n’est consignée dans la FIOP (Articles 1, 2 et 3 de l’Arrêté du 17
octobre 1985 fixant les modalités d’application du décret du 4 octobre 1984). Il est à noter
qu’une partie des fonds alloués au programme de développement territorial a été utilisée pour
le financement d’autres projets déjà adoptés par d’autres résolutions y afférents et ne faisant pas
partie du programme.
447. Ce programme a été implémenté par le MPCE qui jouait le rôle de maître d’ouvrage. Dans
le cadre l’audit, la Cour constate que ce programme a donc été surtout orienté vers la
construction de lycées et la rénovation de plusieurs villes au niveau de différents départements
et d’autres projets divers.
448. Par ailleurs, la Cour note que ce programme a été subdivisé en deux grands axes, soit l’axe
des projets de développement territorial et l’axe de conception et de mise en œuvre des projets
de développement territorial. Le tableau qui suit présente les différents projets associés au
programme de développement territorial mis en œuvre par le PPTCE.
Tableau 2.14.2 : Liste des projets associés au programme
de développement territorial mis en œuvre
par le PPTCE
Axe
Projet
1. Plans spéciaux de 1. Construction du lycée de Pilate
développement
2. Construction du Lycée de Saut d’eau
territorial
3. Construction du Lycée d’anse rouge
4. Construction d’un nouveau Lycée national à Hinche
5. Construction des Lycées de Roche à Bateau et de Chantal
6. Construction du Lycée du bas-limbe
7. Consruction et supervision du Lycée de Ranquitte
8. Construction des Lycées de Thomonde, de Savanette, de
Cerca Carvajal
9. Réhabilitation du Lycée de Mirebalais
10. Rénovation urbaine de marchand Dessalines (phase I)
11. Construction de citernes à Pointe à Raquette et à Anse à
Galets
12. Rénovation urbaine de DONDON
13. Rénovation urbaine de Saint-Raphaël (phase II)
14. Construction du Lycée de Port Margot
Valeurs
80 486 875.46 USD
258
259
15. Rénovation Urbaine de Gros-Morne (phase I)
16. Réhabilitation de L’école Saint-Michel À Bon-Repos
17. Rénovation Urbaine de Maϊssade (phase I)
18. Construction du Lycée de Caracol
19. Construction et supervision des Lycées de Mont-Organise et
de Capotile
Conception et mise en œuvre des projets de développement territorial
2.
449. La Cour note que ce programme n’a pas été mis en œuvre de façon efficiente. Voici les
principales constatations qui reviennent dans la plupart des projets réalisés à travers ce
programme :
Contrats conclus par entente directe ou gré à gré (voir les projets)
Marchés passés sans avis de non-objection de la CNMP (voir les projets)
Absence de prélèvement de l’acompte provisionnel (voir les projets)
Absence de système de comptabilité générale (voir les projets)
Absence de rapport de la firme de supervision (voir les projets)
Absence de garantie bancaire (voir les projets) ……………………….
Absence d’analyse des besoins (voir les projets)
Absence de TDR rédigé sur le contrat (voir les projets)
Absence de document de projet (voir les projets)
La garantie de bonne exécution n’est pas exigée lors de la notification du marché
(voir les projets)
Absence de certificat de réception provisoire et définitif (voir les projets)
Avance de démarrage effectuée plusieurs mois après la signature de contrats (voir
les projets)
Projet 1: Construction du Lycée de Pilate
450.
Le 5 novembre 2012, a été adopté un arrêté déclarant l’état d’urgence sur toute
l’étendue du territoire pour une durée d’un mois suivi d’un autre le 5 décembre 2012
prolongeant l’état d’urgence pour un mois supplémentaire, c’est-à-dire valable jusqu’au 05
janvier 2013 à la suite du Tempête Tropicale SANDY, survenue dans la nuit du 24 au 25
octobre 2012. Cet arrêté trouve son fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du
9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par le parlement. Sur la base de cet arrêté, un
259
260
contrat a été passé de gré à gré en décembre 2012 entre le MPCE et la Firme SECOSA
pour la construction du Lycée de Pilate pour un montant de 49 485 885.00 HTG.
451. D’après l’analyse des dossiers fournit par le Ministère de la Planification et de la
Coopération Externe (MPCE), la Cour a tenté de reconstituer la chronologie des dépenses à
partir du tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et des
décaissements du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide aux de Développement.
Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 2.14.3 : Décaissements de dépenses du Projet
Date
24/07/2013
13/11/2013
14/08/2014
26/06/2015
description
Décomptes
paiement
#1
13 806 562,00
(Trésor Public)
Paiement
#2
(résol.
19 794 354,00
21/12/2012)
Paiement
#3
(résol.
13 410 675,00
11/12/2013)
Retenue
5%(résol.
2 474 294,00
15/04/2015)
Remb.Av. ret. de
Dec. Bmpad
ret(5%)
gar.(5%)
Acompte
2%
13 806 562,00
Dec. MEF
13 806 562,00
19 794 354,00
395 887,08
19 398 466,92
13 410 675,00
268 213,50
13 142 461,50
2 474 294,00
49 485,88
2 424 808,12
Total
49 485 885,00
49 485 885,00
713 586,46
48 772 298,54
452. La Cour a constaté que tout l’acompte provisionnel de 2% exigé, conformément à l’article
76 deuxième paragraphe du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu, n’avait
pas été prélevé sur tous les montants des décomptes présentés par la Firme Supervision- Étude
&Construction S.A (SECOSA). La valeur du montant de l’acompte provisionnel qui devrait être
prélevé pour le compte de la Direction Générale des Impôts (DGI) est égale à Neuf Cent Quatrevingt-neuf Mille Sept Cent Dix-sept et 17/100 HTG (989 717.70 HTG).
453. La Cour a constaté non seulement que les Fonds avancés à la Firme SECOSA ne sont pas
couverts d’une garantie bancaire mais aussi le contrat signé pour le projet ne prévoit pas de
durée pour son exécution. De plus, la Cour n’a pas retracé de rapport de supervision de la
direction départementale du MPCE ainsi que le Certificat de réception définitif du projet ;
454. La Cour a constaté que pour ce projet, aucun système de comptabilité générale n’est pas
tenu, comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités
d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
260
261
455. Vu les cas d'irrégularités ou de non-conformité constatées avec la programmation des
activités du projet, le MPCE et le MEF devraient prendre, conjointement ou chacun en ce qui le
concerne, les mesures et sanctions financières, administratives et disciplinaires prévues par les
règlements en vigueur, sans préjudice des poursuites judiciaires éventuelles contre le ou les
auteurs des irrégularités constatées (Article 25 de l’arrêté fixant les modalités d’application du
Décret du 4 octobre 1984 sur le fonds d’investissements publics)
456. La Cour se questionne sur l’application de l’article 27 de l’arrêté fixant les modalités
d’application du Décret du 4 octobre 1984 sur le fonds d’investissements publics. Car le MPCE,
après l'analyse des rapports sur l’état d’avancement du projet soumis par la firme d’exécution
devrait, le cas échéant, entreprendre des visites sur le terrain en vue de vérifier la cohérence et
la pertinence des informations reçues
457. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET 1:
Consruction du Lycée de Pilate
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DU
CONTRAT
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe et Trésor Public
Mode de sollicitation : Gré à Gré
Date de signature : Décembre 2012 (date imprécise)
Délai pour la construction du lycée de Pilate : Non mentionné ;
Versement par tranche : (30% ; 40% ; 30%)
Montant du contrat : 49 485 885.00 HTG
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : SECOSA
Visa de Nonie H. MATHIEU , Présidente de la CSCCA
Délai de Garantie : 3 mois à partir de la réception provisoire
Avance de démarrage : 30%
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Acompte provisionnel : 2%
Pénalité de retard : 1/1000 du montant du contrat par journée calendaire
de retard sans dépasser 5% du montant du marché.
Total décomptes : 49 485 885.00 HTG
Total décaissements : 48 772 298.54 HTG
Acompte non prélevé : 989 717.70 HTG
Absence de certificat provisoire et définitif
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Ordonnateur Principal
Yves Germain JOSEPH : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Ordonnateur Principal
Deuxième niveau
Jean-Emile LAFERIERE : Président Directeur Général ;
261
262
TITRE DU PROJET 1:
Consruction du Lycée de Pilate
Troisième niveau
Michel PRESUMÉ, Secrétaire d’État à la Planification ;
Giovanni DORELIEN : Directeur Général du MPCE ;
Sabine C. DALICE : Coordonnateur du PIP-MPCE ;
BILAN DU PROJET
Dans le cadre du contrat de construction du Lycée de Pilate, la Cour a constaté que le montant de l’acompte
provisionnel qui devrait être prélevé, soit 989 717.70 HTG, n’a pas été totalement prélevé pour le compte de la
Direction Générale des Impôts (DGI).
La Cour a constaté non seulement que les Fonds avancés à la Firme SECOSA ne sont pas couverts d’une
garantie bancaire mais aussi le contrat signé pour le projet ne prévoit pas de durée pour son exécution. De
plus, la Cour n’a pas retracé de rapport de supervision de la direction départementale du MPCE ainsi que le
Certificat de réception définitif du projet ;
En fin, la CSC/CA a constaté que tous les projets dont le MPCE est le Maitre d’Ouvrage ou Maitre d’Ouvrage
délégué n’ont pas un système de comptabilité générale comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre
1985 fixant les modalités d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
Projet 2: Construction du Lycée de Saut D’eau
458. Le 5 novembre 2012, a été adopté un arrêté déclarant l’état d’urgence sur toute l’étendue
du territoire pour une durée d’un mois suivi d’un autre le 5 décembre 2012 prolongeant l’état
d’urgence pour un mois supplémentaire, c’est-à-dire valable jusqu’au 05 janvier 2013 à la suite
du Tempête Tropicale SANDY, survenue dans la nuit du 24 au 25 octobre 2012. Cet arrêté
trouve son fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril
2010 par le parlement. Sur la base de cet arrêté, un contrat a été passé de gré à gré en novembre
2012 entre le MPCE et la Firme ATELIER D’ETUDES ET DE CONSTRUCTION S.A
(ADECO S.A) pour la construction du Lycée de Pilate pour un montant de 60 078 513.12 HTG.
Les dépenses effectuées dans le cadre de ce projet sont présentées dans le tableau suivant
Tableau 2.14.4 : Dépenses du projet 2 (montant en HTG)
262
263
459. Ce tableau montre que le montant prévu dans le contrat était à 60 078 513.12 HTG et le
montant total décaissé s’élevait à 25 474 455.22 HTG. Il est à préciser que lors de la vérification
sur pièces la Cour n’avait pas à sa disposition l’ensemble des factures et des décomptes
matérialisant le montant décaissé pour ce projet. Cette reconstitution est déterminée via le relevé
du compte CSTD.
460. La supervision de ce projet a été assurée par la firme SOGEC. Le montant prévu dans le
contrat était de 3 003 925.70 HTG. La Cour a retracé qu’un montant de 699 190.17 HTG a été
décaissé pour ce projet. Cependant, aucun document de livrable (rapport de supervision) en
termes de supervision n’a été retracé lors de la vérification.
461. Le constat réalisé par l’équipe technique de la Cour, lors de la visite des lieux, montre que
le projet a été abandonné. Aucun rapport de supervision de la firme, aucun rapport de la firme
d’exécution relatif à l’abandon n’a été soumis à la Cour pour expliquer cette situation.
462. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET 2
Construction du Lycée de Saut D’eau
RÉSOLUTION
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement
territorial qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs
résolutions ont été prises pour l’exécution de différents projets
Fonds Petro Caribe
Contrat gré à gré
Montant contrat exécution : 60 078 513.12 HTG
Montant contrat supervision : HTG
Date de signature : Novembre 2012
Durée : 12 mois
Parties contractantes :
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre de la Planification et de
la Coopération Externe
Frantz BELLEGARDE, ATELIER D’ETUDES ET DE
CONSTRUCTION S.A (ADECO S.A)
Firme de supervision
Visa de Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
Délai de Garantie : 3 mois à compter de la date de réception
provisoire des travaux
Modalités de décaissements
Une avance de démarrage 30% du montant du contrat
40% après l’exécution de 40% des travaux
30% à la fin du projet
Retenue de 2 % d’acompte provisionnel
Retenue de bonne exécution 5%
Retenue de garantie 5% du montant du contrat
263
264
TITRE DU PROJET 2
Construction du Lycée de Saut D’eau
Pénalités pour retard : 1/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard
Les pénalités seront applicables d’office et sans mise en demeure
préalable sur les décomptes des sommes qui lui sont dues. Le
montant des pénalités sera plafonné à cinq pour cent (5%) du
montant du marché
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE Ministre de la planification et de la
coopération externe
Deuxième niveau
Frantz BELLEGARDE, Directeur General, ADECO (Exécution)
Total décaissements exécution : 24 775 265.05 HTG
Total décaissements supervision : 699 190.17 HTG
Absence de rapport de supervision
Projet abandonne sans aucune explication
Troisième Niveau
Franck Jr MARCELIN, SOGEC (Supervision)
BILAN DU PROJET
Les informations recueillies montrent que le projet fait partie du programme Développement Territorial. Le
contrat a été signé pour un montant de 60 078 513.12 HTG. Les décaissements ont atteint 25 474 455.22
HTG. Le projet a été abandonné sans aucune explication. Sa réalisation n’a pas obéi aux bonnes pratiques
et à la saine gestion de projet. Aucune étude n’a été préalablement effectuée, aucun document n’a été
présenté et l’évaluation des besoins, des couts, des risques, de la rentabilité et du financement requis n’est
pas documentée de façon rigoureuse.
Projet 3 : Construction Du Lycée d’Anse Rouge
463.
Un contrat a été passé de gré à gré le 20 octobre 2011 entre le MPCE et la Firme
BECOSA pour la construction du Lycée d’Anse Rouge et pour un montant de
46 891 761,42 HTG. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état
d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois
d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du
9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par le parlement.
464.
L’examen du contrat encadrant la passation de ce marché a permis à la Cour de constater
que l’analyse du besoin n’a pas été fait. Aucun TDR n’a été rédigé sur le contrat. L’absence du
TDR ne permet pas d’anticiper les événements pouvant avoir un impact négatif sur les objectifs
264
265
poursuivis et surtout de prendre les meilleures décisions pour atténuer la probabilité que ces
événements ne se reproduisent.
465.
La reconstitution de l’état des décaissements confirme que le montant total contractuel
signé dans le cadre de ce marché n’a pas été totalement exécuté. De plus le décaissement de
l’avance n’a pas été supporté par une documentation officielle et probante ce qui suscite des
interrogations sérieuses sur la validité en ce qui concerne l’exécution du contrat. Le document
contractuel supportant l’octroi de ce contrat de construction du Lycée d’anse rouge n’est pas
émis après une étude approfondie portant sur le besoin.
Tableau 2.14.5 : Récapitulatifs des décaissements
Tableau recapitulatif des decaissements
Date
Avance de
demarrage
Total
18,756,686.57
18,756,686.57
Montant Remboursement
Garantie de
decomptes
avance bonne execution
11,893,010.83
9,995,930.99
9,699,659.05
31,588,600.87
4,162,553.79
3,498,575.85
3,394,880.67
11,056,010.30
594,650.54
499,796.55
484,982.95
1,579,430.04
Retenue de
garantie
Montant
decaisse
594,650.54
499,796.55
484,982.95
1,579,430.04
6,541,155.96
5,497,762.04
5,334,812.48
17,373,730.48
Sources: MPCE-MEF-BRH
466. L’article 7 du contrat de construction du Lycée fixe l’avance de démarrage à 40%, ce qui
est en contradiction aux règlements relatifs à la passation de marchés publics qui stipule que le
montant total des avances accordées ne peut en aucun cas excéder trente pour cent du montant
du marché initial (Article 83 de la loi du 12 juin 2009 fixant les règles générales de passation,
d’exécution et de règlements des marches publics).
467. Les entités qui assument la supervision et le contrôle de la qualité ne sont pas désignés et
identifiés. Aucun document de réception provisoire ou de réception définitive n’a été fourni
dans le dossier.
468. L’absence de documentation ne permet pas à la Cour de confirmer si les directives prévues
par les cadres réglementaire et contractuel ont été respectées notamment au niveau des retenues
prévues pour les impôts (2%).
469. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
265
266
TITRE DU PROJET 3
Construction du Lycée d’Anse Rouge
RESOLUTIONS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différents projets
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS
D’OCTROI
Sollicitation pour une proposition financière pour la Construction du
DES CONTRATS
Lycée d’Anse Rouge
Contrat gré-a-gré
Date de signature du contrat : 20 octobre 2011
Montant contrat : 46 891 761,42 HTG
Montant avenant : 16 412 100.74 HTG
Date signature de l’avenant :Juillet 2019
Délai : Douze (12) mois
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : BECOSA
Visa de la CSCCA par Arol Elie (pour le contrat)
Visa de la CSCCA par Fritz Robert St Paul (pour l’avenant)
LA
GESTION
Délai de Garantie : 12 mois.
CONTRACTUELLE
ET
Avance de démarrage : 40%.
GESTION DE PROJET
Retenue de Garantie : 5%. Retenue de bonne exécution : 5%. Pas de
Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Le montant sera plafonné à 5% du montant du
marché.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 12 mois à compter du lendemain du
jour de la notification de l’Ordre.
Total décomptes périodiques : 31 588 600.87 HTG
Total décaissements : 17 373 730.46 HTG
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité du ministère
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Jude Hervey DAY, Ministre, Ordonnateur principal des dépenses
Yves Germain Joseph, Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe
Deuxième niveau
Wesner Jean BAPTISTE, Directeur Général BECOSA
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, l’exécution du projet est prévue pour un montant initial de 46 891 716, 42 HTG et
d’un avenant de 16 412 100.74 HTG, soit un montant total de 63 303 817.16 HTG. L’analyse du processus
encadrant la passation de ce marché a permis a la Cour de constater que l’analyse du besoin n’a pas été fait.
Aucun TDR n’a été rédigé sur le contrat. Aucun appel d’offre n’a été lance au regard du montant de ce projet. La
réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion
de projets. L’absence significative de documents justifiant les dépenses et la livraison des quantités prévues
dénotent une grave déficience dans les moyens de contrôle. La Cour n’est pas en mesure de conclure sur la finalité
du projet.
Projet 4 : Construction d’un nouveau Lycée National à Hinche
470.
Un contrat a été passé de gré à gré le 07 octobre 2011 entre le MPCE et la Firme
SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION SA (SECOSA)pour la construction du
266
267
Lycée de Hince et pour un montant de 60, 463,485.00 HTG. Ce contrat se réfère à l’Arrêté
du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois. Celuici prit fin au cours du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son fondement dans la Loi
sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par le parlement.
471.
Il est à remarquer que la date du premier décaissement pour les travaux est le 26
décembre 2013, soit plus de deux et deux mois après la passation de ce marché. Il s’ensuit
que l’urgence invoquée par l’autorité contractante pour recourir au mode de sollicitation
de contrat de gré à gré n’est pas justifiée.
472. Le contrat signé entre le MPCE et la SECOSA, pour la construction du Lycée national de
Hinche, fait mention d’une avance de démarrage de 30 231 742.50 HTG, soit 50% du montant
initial du projet. Cette clause contractuelle entre contradiction avec la loi 12 juin 2009 sur la
passation de marché publics, eu égard à l’article 83 de cette loi qui précise que : « des avances
peuvent être accordées en raison des opérations préparatoires à l’exécution des travaux,
fournitures et des services qui font l’objet du marché. Le montant total des avances accordées
ne peut en aucun cas excéder trente pour cent (30%) du montant du marché initial ».
473.
Devant l’absence d’un grand nombre de factures physiques et des décomptes progressifs
la Cour a tenté de reconstituer la chronologie de certaines dépenses à partir des tableaux globaux
réalisés par des rapports des différentes entités : (BMPAD, MEF, MPCE). Cette reconstitution
est présentée dans le tableau suivant
:
SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION S.A
Titre du Projet: Construction du Lyccee de Hinche
TABLEAU DES
DECAISSEMENTS
Tableau 2.14.6 : Récapitulatifs des
décaissements
compte de la compagnie: 1640000145, BNC
Date
26/12/2012
6/3/2013
22/01/2014
8/5/2014
12/5/2015
Description
Decompte
Avance de demarrage
Deuxieme versement
Troisieme versement
Quatrieme versement
Cinquieme versement
30,231,742.50
12,092,697.00
12,092,697.00
3,023,174.00
3,023,175.00
Total
60,463,485.50
Ret.(5%) Remb. 25% Acompte 2%
Montant net
241,853.94
60,463.50
30,231,742.50
11,850,843.06
12,092,697.00
3,023,174.00
2,962,711.50
302,317.44
60,161,168.06
-
-
-
-
-
-
Sources: Documents proviennent du MEF,MPCE et le BMPAD
Total d'acompte provisionnel qui devrait etre verse :
1,209,269.71
Total d'acompte provissionnel qui reel verse a la DGI
302,317.44
Total acompte non preleve
906,952.27
474. Dans le tableau ci-dessus, des irrégularités au cadre réglementaires ont été observées par la
Cour. Les intérêts de l’État ne sont pas sauvegardés à travers les clauses du Contrat. La Cour
267
268
n’a pas la certitude que le MEF a prélevé la retenue de 2% pour verser à la Direction Générale
des Impôts eu égard à l’article 76 du décret du 29 septembre 2005 de l’Impôt sur le revenu.
475. L’absence de certaines documentations empêchent à la Cour confirmer si les directives
prévues par les cadres règlementaires et contractuel ont été respectées notamment au niveau des
retenues prévues comme les retenues de garantie de (5%) et de bonne exécution (5%).
476. Pour la firme de supervision, la Cour n’a pas vu les dossiers concernant les décomptes
progressifs, les rapports de supervision, le contrat conclu ainsi que les dossiers techniques et
statutaires de la firme.
TITRE DU PROJET 4
Construction d’un nouveau Lycée National à Hinche
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différents projets
Petrocaribe
Contrat gré-à-gré
Montant du contrat : 60, 463,485.00 HTG
Date de signature : 07 octobre 2011
Début des travaux : 26 décembre 2013 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION SA
(SECOSA)
Absence de contrat pour la firme de supervision
Parties contractantes :
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe
Ing. Jean-Emile LAFFERIERE, (SUPERVISION-ETUDESCONSTRUCTION S.A.)
Visa de Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA)
Délai de garantie : Douze (12) mois suite à l’émission du certificat de
réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 50% du coût du marché
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source (Impôt sur le Revenu)
Pénalités : 1/1000 du montant du contrat par journée calendaire de
retard. Les pénalités seront applicables d’office et sans mise en
demeure préalable sur les décomptes des sommes qui sont dues.
Le montant des pénalités sera plafonné à cinq cent (5%) du montant du
marché.
Le délai de réalisation des travaux est de douze (12) mois
Total des décaissements : 60, 161,168.06 HTG
Acompte provisionnel non prélevé : 906 952.27 HTG
Absence de rapport de la firme de supervision ;
Absence de certificat de réception provisoire et définitif
268
269
TITRE DU PROJET 4
Construction d’un nouveau Lycée National à Hinche
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre, Ordonnateur principal;
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
Yves Germain JOSEPH : Ministre, Ordonnateur principal;
Aviol FLEURANT : Ministre, Ordonnateur principal;
Deuxième niveau
Jean-Emile LAFFERIERE, Directeur Général SECOSA
Troisième niveau
Ing Hérode THELUSMA, Directeur Général J&J
(Supervision)
Giovanni DORELIEN, Directeur General Adjoint, MPCE
Construction
BILAN1 DU PROJET
Selon l’information disponible sur le projet, le montant global du marché totalise 60, 463,485.00 HTG. Le
montant total des dépenses s’élevait 60, 161,168.06 HTG. Enfin, la somme de l’acompte provisionnel non
prélevé pour le compte de la Direction Générale des Impôts (DGI) s’élève a 906 952.27 HTG. L’absence
significative de documents justifiant les dépenses et les visites de terrain dénotent un manquant significatif
dans le moyen de contrôle.
Projet 5 : Construction des Lycées de Roche à Bateau et de Chantal
477. Un contrat a été passé de gré à gré le 05 septembre 2011 entre le MPCE et SHOUBY
ENTREPRISE pour la construction Lycées De Roche à Bateau et de Chantal et pour un montant
de 93, 900,000.00 HTG. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état
d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre
2011. Cet arrêté trouve son fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008
modifiée le 15 avril 2010 par le parlement.
478. Le contrat signé en le MPCE et la SHOUBY pour la construction des lycées de Roche ã
Bateau et de Chantal fait mention d’une avance de démarrage consentie par le MPCE de 30 000
000.00 HTG, soit 31,3% du montant initial du projet. Cette clause entre contradiction avec la
loi 12 juin 2009 sur la passation de marché publics, eu égard à l’article 83 de la loi du précise
ce qui suit : « des avances peuvent être accordées en raison des opérations préparatoires à
l’exécution des travaux, fournitures et des services qui font l’objet du marché. Le montant total
des avances accordées en aucun cas excéder trente pour cent du montant du marché initial ».
269
270
479. La signature du contrat a eu lieu le 05 septembre 2011 alors que le premier décaissement
a été effectué en janvier 2013, soit dix-sept (17) mois après. Il s’ensuit que le recours à l’urgence
n’est pas justifiée.
480. La signature du contrat a été faite le 05 septembre 2011 et le premier décaissement a été
effectué en janvier 2013, soit dix-sept (17) mois après, dans ce cas précis la Cour a constaté
qu’il n’y avait pas effectivement aucune situation d’urgence dans la signature du contrat. Donc,
ce marché est irrégulière, ce en considération de l’article 34.2 de la loi fixant les règles générales
relatives aux marchés publics ainsi que l’article 107 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les
modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux marchés publics qui
stipule que : « En aucun cas, l’Autorité contractante ne peut invoquer l’urgence pour justifier
son retard, son imprévoyance, sa négligence ou uniquement dans le but de se dérober à son
obligation de recourir à la concurrence »
481. Les tableaux ci-dessous présentent les tableaux de décomptes et de décaissements pour les
firmes d’exécution et de supervision :
Tableau 2.14.7 : Récapitulatifs des décaissements
Ret.(5%)
Remb.
25%
Acompte
2%
Date
Description
Décompte
Montant net
2013-11-01
Avance de démarrage
30 000 000,00
30 000 000,00
2014-12-02
Deuxième versement
25 228 962,63
25 228 962,63
DATE
Troisième versement
24 633 497,95
24 633 497,95
Total
79 862 460,58
79 862 460,58
482. L’absence de certaines documentations empêche à la Cour de conclure que la somme
équivalant à 1 878 000.00 HTG a été prélevée à la source pour le compte de la DGI à titre
d’acompte provisionnel. Elle ne permet pas également de préciser que les directives
contractuelles prévues, notamment au niveau des retenues prévues comme les retenues de
garantie de (5%) et de bonne exécution (5%), ont été respectées. De plus, la reconstitution des
décaissements confirme que le montant alloué dans le cadre du marché s’élevait à 93 000 000.00
HTG alors que les dépenses pour ledit projet se chiffraient à 79 862 460.58 HTG, selon les
sources du MEF, du MPCE et du BMPAD.
483. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
270
271
Projet 5 :
Construction des Lycées De Roche à Bateau et de Chantal
RÉSOLUTIONS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial qui a
été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été prises
pour l’exécution de différents projets
TOTAL FINANCEMENT
Petrocaribe
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
-
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Contrat gré-à-gré
Montant initiale : 93,900,000.00 HTG
Date de signature : 05 septembre 2011
Début des travaux : 11 janvier 2013 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : SHOUBY ENTREPRISE
Absence de contrat pour la firme de supervision
Parties contractantes :
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe
DG Sévère PIERRE PATRIX (SHOUBY ENTREPRISE)
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Délai de garantie : Douze (12) mois suite à l’émission du certificat de
réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 40% du coût du marché
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source (Impôt sur le Revenu) sur les acomptes
provisionnels
Pénalités : Un pour mille (1/1000) du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Les pénalités seront applicables d’office et sans mise
en demeure préalable sur les décomptes des sommes qui sont dues.
Le montant des pénalités sera plafonné à cinq cent (5%) du montant du
marché.
Le délai de réalisation des travaux est de douze (12) mois
Total des décaissements : 79 862 460.58 HTG
Acompte provisionnel non prélevé
Absence de rapport de la firme de supervision
Absence de certificat de réception provisoire te définitif
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Ordonnateur principal;
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
Jean Max BELLERIVE : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe MPCE, Ordonnateur principal;
Yves Germain JOSEPH : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur principal;
Aviol FLEURANT : Ministre de la Planification et de la Coopération Externe,
Ordonnateur principal;
Deuxième niveau
Pierre Patrix DG SÉVÈRE Directeur General de SHOUBY ENTREPRISE
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur l’exécution du projet, le montant global du marché totalise 93, 900,000.00
HTG. Le montant total des dépenses s’élevait 79,862,460 HTG. La somme de l’acompte provisionnel qui
devrait être prélevé pour le compte de la Direction Générale des Impôts (DGI), soit 1 878 000.00 HTG, ne l’a
pas été. Enfin, L’absence significative de documents justifiant les dépenses et les visites de terrain dénotent
un manquant significatif dans le moyen de contrôle.
Projet 6 : Construction du Lycée du Bas-Limbe
271
272
484. En ce qui concerne la gestion contractuelle, la Cour a constaté les irrégularités suivantes
ayant rapport au cadre règlementaire :
485.
Un contrat a été passé de gré à gré le 22 septembre 2010 entre le MPCE et BECA
ENGINEERING pour la construction du Lycée du Bas-Limbé et pour un montant de 28,
958,822.75 HTG. S’y ajoutent un contrat de supervision d’un montant de 4, 000,000.00
HTG à la Firme J&J CONSTRUCTION et un avenant d’un montant de 5, 791,738.28 HTG
486. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période
de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son
fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par
le parlement.
487. Le contrat signé entre le MPCE et la BECA ENGENEERING pour la construction du
Lycée de BAS LIMBE fait mention d’une avance de démarrage consentie par le MPCE de
14,479,470.88 HTG, soit 50% du montant initial du contrat. Cette clause entre en contradiction
avec l’article 83 de la loi 12 juin 2009 sur la passation de marché publics, qui précise que : « Des
avances peuvent être accordées en raison des opérations préparatoires à l’exécution des travaux,
fournitures et des services qui font l’objet du marché. Le montant total des avances accordées
en aucun cas ne peut excéder trente pour cent du montant du marché initial ».
488. La Cour a constaté que pour ce projet, aucun système de comptabilité générale n’est tenu,
comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités
d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
489. La Cour se questionne sur l’application de l’article 27 de l’arrêté fixant les modalités
d’application du Décret du 4 octobre 1984 sur le fonds d’investissements publics. Car le MPCE,
après l'analyse des rapports sur l’état d’avancement du projet soumis par la firme d’exécution
devrait, le cas échéant, entreprendre des visites sur le terrain en vue de vérifier la cohérence et
la pertinence des informations reçues. La Cour n’a retracé aucun rapport d’état d’avancement
pour ces travaux.
490. Les tableaux ci-dessous présentent les tableaux de décomptes et de décaissements pour la
firme d’exécution et de supervision :
Tableau 2.14.8 : Récapitulatifs des décaissements
272
273
Date
24/09/2010
Décomptes
Avance de démarrage 14 479 470,88
2012-12-04
Deuxième versement
2014-05-12
27/05/2013
Description
Acompte
Ret. De 5% Remb. 5% 2%
Montant net
14 479 470,88
13 031 469,78
Troisième versement
13 031 469,78
1 013 516,76
Avenant
5 565 761,34
5 565 761,34
Total1
34 090 218,76
34 090 218,76
1 013 516,76
pour la firme de Supervision J ET J CONSTRUCTION
Sept. 2011
Avance de démarrage 1 600 000,00
1 600 000,00
13/06/2012
Facture 2
1 608 000,00
1 608 000,00
2014-08-08
facture3
792 000,00
792 000,00
Total2
4 000 000,00
4 000 000,00
Cout total du projet
38 090 218,76
Sources: Documents proviennent du MEF,MPCE et le BMPAD
491. L’absence de certains documents empêche à la Cour de conclure que le MEF a prélevé la
retenue de 2% en terme d’acompte provisionnel, eu égard à l’article 76 du décret du 29
septembre 2005 de l’Impôt sur le revenu. Cette absence impacte également l’analyse de la Cour
sur le respect des directives prévues par les cadres règlementaire et contractuel, notamment au
niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie de (5%) et de bonne exécution
(5%).
492. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet.
TITRE PROJET 6
Construction du Lycée du Bas-Limbe
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial qui a
été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été prises pour
l’exécution de différents.
Petro caribe
Contrat gré-à-gré
Montant initiale du contrat : 28, 958,822.75 HTG
Le montant de l’Avenant : 5, 791,738.28 HTG
Montant du contrat de supervision : 4, 000,000.00 HTG
Date de signature du contrat initial: 22 septembre 2010
Début des travaux : 04 décembre 2010 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : BECA ENGINEERING
Firme de Supervision : J&J CONSTRUCTION
Parties contractantes :
Jean Max BELLERIVE, Ministère de la Planification et de la Coopération
Externe
Paul-Erick BRUNO, BECA ENGINEENG
Ing. Hérode THELUSMA, J&J CONSTRUCTION
Visa de Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
273
274
TITRE PROJET 6
Construction du Lycée du Bas-Limbe
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Délai de garantie : Douze (12) mois suite à l’émission du certificat de
réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 50% du coût du marché
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source (Impôt sur le Revenu) sur les acomptes
provisionnels
Pénalités : 1/1000 du montant du contrat par journée calendaire de retard.
Les pénalités seront applicables d’office et sans mise en demeure préalable
sur les décomptes des sommes qui sont dues.
Le montant des pénalités sera plafonné à cinq cent (5%) du montant du
marché.
Délai de réalisation des travaux : huit (8) mois
Total des décaissements pour le projet : 38, 090,218.76 HTG
Acompte provisionnel non prélevé : Indisponible
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, ordonnateur principal ;
Jean Max BELLERIVE : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, ordonnateur principal
Jude Hervey DAY : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, ordonnateur principal ;
Deuxième niveau
Paul-Erick BRUNO (BECA ENGINEERING) dénommé Maitre d’œuvre ;
Troisième niveau
Ing. Hérode THELUSMA (J ET J CONSTRUCTION) firme Supervision
Giovanni DORELIEN, Directeur General Adjoint, MPCE
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE ;
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur l’exécution du projet, le montant global du marché totalise 38, 750,561.03
HTG. Le montant total des dépenses s’élevait 38, 090,218.76 HTG. Par suite de documentation insuffisante,
la Cour n’est pas en mesure de conclure sur le prélèvement de l’acompte provisionnel. Enfin, l’absence
significative de documents ne permet pas à la Cour d’apprécier le respect des directives prévues par les
cadres règlementaire et contractuel, notamment au niveau des retenues prévues comme les retenues de
garantie de (5%) et de bonne exécution (5%).
Projet 7 : Contrat de construction & de Supervision du Lycée de Ranquitte
493.
Un contrat a été passé de gré à gré le 10 avril 2011 entre le MPCE et la Firme
SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION SA (SECOSA) pour la construction du
Lycée de Ranquitte et pour un montant de 48, 485, 885.00 HTG. Ce contrat se réfère à
l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois.
274
275
Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son fondement dans la
Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par le parlement.
494. La Cour a constaté que les sommes décaissées comme avance de démarrage pour les Firmes
SECOSA et J&J Construction, dans le cadre des contrats d’exécution et de supervision,
dépassent le quota de 30% du montant initial prévu au niveau des deux contrats, ce en vertu de
l’article 83 de loi du 10 juin 2009 fixant les Règles Générales de Passation, d’Exécution et de
Règlement des Marchés Publics stipulant que : « Le montant total des avances accordées ne
peut en aucun cas excéder trente pourcent (30%) du montant initial du marché ».
495. L’article 07 du présent contrat mentionne que l’avance de démarrage de 50% peut être
cautionnée par un bon de garantie à la demande de l’entrepreneur. Cependant, le BON À
PRESENTATION n’a pas été fourni à travers les dossiers de la Firme d’exécution «
Supervision, Études et Construction (SECOSA) » et n’aurait pas tenu la route parce que les
Cahiers de Clauses Administratives générales (CCAG) prévoient que cette Caution devrait être
émise par une Banque ou un Établissement financier, établi en Haïti et agréé par le Ministre des
Finances.
496. De plus, l’article 181 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’Application
de la Loi fixant les Règles générales relatives aux Marchés Publics et aux Conventions de
Concessions d’Ouvrages de Service Public stipule : « la Caution personnelle et solidaire doit
être choisie parmi les Banques et Établissements financiers agréés par l’État ou les Tiers agréés
à cet effet par le Ministre chargé des finances ».
497. L’analyse des dossiers fournis par le MPCE, le BMPAD, la BRH et le MEF a permis à la
Cour de reconstituer la chronologie des dépenses à partir du tableau global ci-dessous :
Tableau 2.14.9 : Récapitulatifs des décaissements
Date
23/04/2012
2013-08-04
22/01/2014
description
Décomptes
paiement
#1
(PIP-MPCE:
16 970 060,00
121252214)
Paiement
#2
(résol.
12 121 471,00
21/12/2012)
Paiement
#3
(résol.
14 545 765,00
11/12/2013)
Ret.
Remb.Av.
gar.
(5%)
(5%)
de
Dec. Bmpad
Acompte 2%
Dec. MEF
16 970 060,00
16 970 060,00
12 121 471,00
12 121 471,00
14 545 765,00
14 545 765,00
275
276
16/04/2013
25/09/2014
21/06/2016
Paiement
#4
(résol.
10 932 992,00
15/04/2015)
paiement
#5
(fonds
2 424 295,00
syndication)
Paiement
#6
2 424 294,00
(résol. 6/01/16
Total
59 418 877,00
10 932 992,00
10 932 992,00
2 424 295,00
2 424 295,00
2 424 294,00
2 424 294,00
59 418 877,00
1 188 377,54
59 418 877,00
Sources: Correspondances adressées aux MEF par le MPCE, Tableau du MEF, Rapport de décaissements de la BMPAD
498. Cette reconstitution montre que les montants décaissés pour les différentes factures
présentées par la Firme SECOSA représentent 122.55% du contrat d’exécution, soit Dix
millions Neuf Cent Trente-deux Mille Neuf Cent quatre-vingt-douze et 0/100 HTG
(10,932,992.00 HTG) de plus. Ces décaissements supplémentaires n’ont pas été justifiés.
499. La Cour a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé, conformément à l’article 76,
deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu, n’avait
pas été prélevé sur tous les montants des décomptes présentés par la Firme SECOSA. Le
montant de l’acompte provisionnel non prélevé pour le compte de la DGI est égal à un million
Cent quatre-vingt-huit mille Trois Cent Soixante-dix-sept et 74/100 HTG (1,188,377.74 HTG).
Il en est de même pour la Firme de J&J Construction pour lequel le montant est de Cent mille
et HTG (100,000.00 HTG).
500. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET 7
Contrat de construction & de supervision du Lycée de Ranquitte
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DU CONTRAT
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différends.
Fonds Petro Caribe
Mode de sollicitation : Gré à Gré
Date de signature du contrat d’exécution : 10 Avril 2010
Montant du contrat d’exécution : 48, 485, 885.00 HTG
Parties contractantes :
MPCE, maître d’ouvrage
SECOSA, maître d’œuvre
J&J Construction, Supervision
Date de signature du contrat de supervision : 12 Mai 2011
Montant du contrat de supervision : 5, 000,000.00 HTG
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Les différentes parties prenantes dans le cadre des Marchés sont :
Maître d’Ouvrage : Jean Max BELLERIVE, Ministre MPCE ;
Maître d’œuvre : Jean-Émile LAFERIERE, PDG de la Firme
SECOSA ;
Maître d’œuvre : Hérode THELUSMA, ING., PDG de la firme
J&J Construction
276
277
TITRE DU PROJET 7
Contrat de construction & de supervision du Lycée de Ranquitte
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Délai de Garantie : 12 mois à compter de l’ordre de notification de
commencer ;
Avance de démarrage : Cinquante pour cent (50%) ;
Retenue de Garantie : 5%;
Retenue de bonne exécution : 5%;
Acompte provisionnel : non prévu ;
Pénalité de retard : 1/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard sans dépasser 5% du montant du marché.
Délai pour la construction du lycée de Ranquitte : Non mentionné.
Total décaissements exécution : 59 418 877.00 HTG
Décaissements supérieurs de 10 932 992.54 HTG par rapport au
contrat d’exécution
Acompte non prélevé-exécution : 1 188 377.54 HTG
Total décaissements supervision : 4 747 500.00 HTG
Acompte non prélevé-Supervision : 94 950.00 HTG
Réception du certificat de réception définitif
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur Principal ;
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Ordonnateur Principal ;
Aviol FLEURANT : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur Principal ;
Joséfa R. GAUTHIER : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur Principal ;
Jude Hervey DAY : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, Ordonnateur Principal ;
Deuxième niveau
Jean-Émile LAFERIERE : Président Directeur Général de la Firme
SECOSA ;
Maître d’œuvre : Hérode THELUSMA, ING., PDG de la firme J&J
Construction
Troisième niveau
Michel PRESUMÉ, Secrétaire d’État à la Planification du MPCE ;
;
BILAN DU PROJET
Dans le cadre du contrat de construction du Lycée de Ranquitte, la Cour a constaté que les montants
décaissés pour les Firmes SECOSA et J&J Construction en termes d’avance de démarrage dépassent
de 30 % le montant initial requis au niveau des deux contrats. De plus, le montant des avances n’a pas
été garanti conformément à l’article 181 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités
d’Application de la Loi fixant les Règles générales relatives aux Marchés Publics et aux Conventions de
Concessions d’Ouvrages de Service Public.
Le montant total de l’acompte provisionnel non prélevé pour les firmes d’exécution et de supervision
s’élève à 1 283 327 HTG.
La Cour a constaté que la Firme de SECOSA a reçu un montant de Dix millions Neuf Cent Trente-deux
Mille Neuf Cent quatre-vingt-douze et 0/100 HTG (10, 932,992.00 HTG). Ce montant constitue un
surplus par rapport au contrat, décaissé sans justificatif.
La Cour a constaté non seulement que les Fonds avancés à la Firme SECOSA ne sont pas couverts
d’une garantie bancaire, mais aussi le contrat signé pour le projet ne prévoit pas de durée pour son
exécution. Cependant, la Cour a retracé le Certificat de réception définitif du projet ;
277
278
TITRE DU PROJET 7
Contrat de construction & de supervision du Lycée de Ranquitte
Enfin, la Cour a constaté que pour ce projet, aucun système de comptabilité générale n’a été tenu,
comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités d’application du
Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
Projet 8 : Construction des Lycées de Thomonde, de Savanette, de Cerca Carvajal
501. A Un contrat a été passé de gré à gré le 31 aout 2011 entre le MPCE et la Firme
SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION SA (SECOSA) pour la construction du Lycée de
Ranquitte et pour un montant de 148 457 665.00 HTG. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril
2010 décrétant l’état d’urgence pour une période de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours
du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du
9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par le parlement.
502.
A l’issue de l’examen de la documentation disponible en lien avec le projet, la Cour a
relevé des irrégularités ayant porté préjudice au projet et à la communauté ainsi qu’aux bonnes
pratiques de gestion. Tout d’abord, la Cour n’est pas en mesure de conclure sur l’évaluation des
besoins et l’estimation des coûts étant donné que le dossier ne renferme aucune spécification
technique.
503. Au plan règlementaire, la Cour a remarqué qu’au niveau de l’article 7 du contrat, il est
question d’une avance de démarrage dont le montant a été fixé à 40%, ce qui est en contradiction
aux règlements relatifs à la passation de marchés publics qui stipule que « le montant total des
avances accordées ne peut en aucun cas excéder trente pour cent du montant du marché initial »
(Article 83 de la loi du 12 juin 2009 fixant les règles générales de passation, d’exécution et de
règlements des marches publics). Il est à noter que lors du décaissement effectif du montant de
l’avance, le MPCE a finalement appliqué les 30% prévus par la règlementation.
504. Les rapports de la firme de supervision ne sont pas présentés à la Cour lors de l’audit.
Aucun document de réception provisoire ou de réception définitive n’a été fourni au niveau de
la documentation disponible.
Tableau 2.14.T : Récapitulatifs des décaissements
278
279
No Description des operations
1
Avance de demarrage
2
Decomptes periodiques
3
Decomptes periodiques
4
Decomptes periodiques
5
Decomptes periodiques
6
Decomptes periodiques
7
Decomptes periodiques
8
Decomptes periodiques
9
Decomptes periodiques
Total
Date Montant facture
5/9/2012 44,742,942.50
4/12/2012 14,845,765.00
6/3/2013 19,794,354.00
14/4/2013 19,794,354.00
5/6/2013 22,268,648.00
22/1/2014
2,474,297.80
7/2/2014
2,422,883.00
8/5/2014 14,742,943.00
26/6/2016
7,371,424.30
148,457,611.60
Remb avance Ret de garantie
Acompte Total facturation decaissements
44,742,942.50
7,422,882.50
742,288.25
296,915.30
8,462,086.05 6,383,678.95
9,897,177.00
989,717.70
395,887.08
11,282,781.78 8,511,572.22
9,897,177.00
989,717.70
395,887.08
11,282,781.78 8,511,572.22
11,134,324.00 1,113,432.40
445,372.96
12,693,129.36 9,575,518.64
1,237,148.90
123,714.89
49,485.96
1,410,349.75 1,063,948.05
1,211,441.50
121,144.15
48,457.66
1,381,043.31 1,041,839.69
3,942,791.60
737,147.15
294,858.86
4,974,797.61 9,768,145.39
368,571.22
147,428.49
515,999.70 6,855,424.60
44,742,942.50 5,185,733.46 2,074,293.38 52,002,969.34 96,454,642.26
505. La reconstitution de l’état des décaissements confirme que le montant total contractuel
signé dans le cadre de ce marché a été totalement exécuté. Le décaissement de l’avance n’a pas
été supporté par une documentation officielle et probante et le document contractuel supportant
l’octroi du contrat de construction des Lycées n’est pas émis après une étude approfondie
portant sur le besoin.
506. La Cour a constaté que pour ce projet, aucun système de comptabilité générale n’est pas
tenu, comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités
d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
507. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE PROJET 8
Construction des Lycées de Thomonde, de Savanette, de Cerca Carvajal
RESOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différents projets
Fonds Petro Caribe
Contrat gré-a-gré
Date de signature contrat de conception-réalisation : 31 aout 2011
Montant contrat d’exécution : 148 457 665.00 HTG
Montant contrat de supervision : 21 000 000.00 HTG
Date de signature du contrat de supervision : 31 aout 2011
Délai d’exécution : Douze (12) mois
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : SECOSA
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Délai de Garantie : 12 mois
Pénalité : 1/1000 du montant du contrat par journée calendaire de
retard. Ce montant sera plafonné à 5% du montant du marché
Avance de démarrage : 40% cautionnée par un bon de garantie
Remboursement de l’avance : par voie de déduction de 50% de chaque
décompte des travaux réalisés
Retenue de Garantie : 5% sur le montant des travaux exécutés
Absence de clause contractuelle de 2% au niveau du contrat
279
280
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Le montant sera plafonné à 5% du montant du
marché.
Total décomptes exécution : 148 457 611.60 HTG
Total décomptes supervision : Indisponible
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité du ministère
Aucun certificat de réception provisoire et définitive
Les derniers décomptes ont été retraces en juin 2015, soit plus de trois
ans après la signature du contrat alors que le délai d’exécution était fixe
à douze mois.
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE, Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, ordonnateur des dépenses
Aviol FLEURANT, Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe, ordonnateur des dépenses
Deuxième niveau
Jean Emile LAFERIERE, Directeur général Directeur Général SECOSA
Troisième niveau
Herntz SAINT MARC, Coordonnateur Adjoint UTE
Ing. Hérode THELUSMA, Directeur Général J&J Construction
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, l’exécution du projet est prévue pour un montant initial de 169 457 665.00 HTG, soit
148 457 665 HTG pour l’exécution et 21 000 000.00 HTG pour la supervision. L’analyse du processus encadrant la
passation de ce marché a permis à la Cour de constater que l’analyse du besoin n’a pas été faite. Aucun TDR n’a
été rédigé sur le contrat. La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux
bonnes pratiques de gestion de projets. L’absence significative de documents justifiant les dépenses et la livraison
des quantités prévues dénotent une grave déficience dans les moyens de contrôle. De plus, la Cour n’est pas en
mesure de conclure sur la finalité du projet, car aucun certificat de réception n’a été fourni.
Projet 9 : Réhabilitation du Lycée de Mirebalais
508.
En juin 2014, un contrat a été passé entre le MPCE et la Firme SERVICES
D’INGENIERIE ET DE TOPOGRAPHIE (SIT) pour un montant de 4 500 000.50 HTG.
en vue d’exécuter les travaux de réhabilitation du Lycée de Mirebalais dans un délai de
trois mois, suivant les conditions contenues dans le marché et en conformité avec les règles
de l’art.
509. Concernant le mode de sollicitation du contrat, il s’agit d’un contrat dont le montant est en
dessous du seuil de passation de marche, donc passe de gré à gré. L’analyse des clauses
contractuelles portent à faire les constats ci-après :
La Cour n’a pas trouvé les documents réputés faire partie intégrante du marché, à savoir
le bordereau des prix unitaires, le sous détail des prix unitaires, le devis estimatif, les
prescriptions techniques et le document de présentation de l’entreprise. L’entrepreneur
280
281
devrait établir ces documents nécessaires à la réalisation des travaux, eu égard à l’article
25.1 du CCAP.
L’absence des prescriptions techniques relatives aux travaux n’ont pas été retrouvées, ce
qui empêche à la Cour d’évaluer le travail de la firme d’exécution en rapport avec les
dispositions nécessaires prévues.
510. La Cour n’a pas retrouvé le calendrier d’exécution des travaux comportant tous
renseignements et justifications utiles selon l’engagement convenu, comme mentionne à
l’article 14 du contrat.
Tableau 2.14.11 : Récapitulatifs
des décaissements
Tableau recapitulatif
des decaissements
Date
22/7/2014
31/10/2014
Total
Total
Montant facturation[Avan
Garantie de
decomptes ce+Decomptes] bonne execution
Avance de
demarrage
1,350,000.00
1,350,000.00
2,700,000.00
2,700,000.00
-
4,050,000.00
-
Acompte
Montant
decaisse
27,000.00
54,000.00
81,000.00
1,323,000.00
2,646,000.00
3,969,000.00
Sources: MPCE-MEF-BRH
511. La Cour a constaté qu’aucune garantie de bonne exécution n’a été retenue et elle n’a pas
été constituée dans les formes requises du contrat. La Cour a remarqué également que le dernier
montant relatif au versement final n’a pas encore été acquitté.
512. La Cour a constaté que pour ce projet, aucun système de comptabilité générale n’est pas
tenu, comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités
d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
513. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET 9
Réhabilitation du Lycée de Mirebalais
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
CONTRAT
DU
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont
été prises pour l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe
Mode de sollicitation : Gré à Gré
Date de signature : Juin 2014 (date imprécise)
Versement par tranche : (30% ; 60% ; 10%)
Montant du contrat : 4 500 000.50 HTG
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : SERVICES D’INGENIERIE ET DE TOPOGRAPHIE
(SIT)
Supervision : Direction Départementale du MPCE
Visa de Fritz Robert ST PAUL, Président de la CSCCA
281
282
TITRE DU PROJET 9
Réhabilitation du Lycée de Mirebalais
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Délai d’exécution : trois (3) mois
Avance de démarrage : 30%
Retenue de Garantie : non mentionné
Garantie de bonne exécution : 5%
Acompte provisionnel : 2%
Pénalité de retard : non mentionné
Total décomptes : 4 050 000.00 HTG
Total décaissements : 3 969 000 HTG
Acompte prélevé : 81 000.00 HTG
Absence de certificat provisoire et définitif
Première niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Ordonnateur Principal
Deuxième niveau
Victor FOREST, Directeur General SIT
BILAN DU PROJET
Dans le cadre de ce projet de construction la Cour a constaté que le Marché a été conclu de gré à gré. La
Cour a constaté non seulement que les Fonds avancés à la Firme d’exécution ne sont pas couverts d’une
garantie bancaire. La Cour n’a pas retracé de rapport de supervision de la direction départementale du Centre
du MPCE ainsi que le Certificat de réception définitif du projet. Enfin, la Cour a constaté que ce projet ne
détient aucun système de comptabilité générale comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985
fixant les modalités d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
Projet 10 : Rénovation urbaine de Marchand Dessalines (Phase I)
514. Un contrat de gré à gré fut passé entre le MPCE et la Firme INGENIERIA ESTRELLA
pour la rénovation Urbaine de marchands Dessalines, pour un montant de 4 204 109,65 USD
soit 179 070 239,16 HTG. La Cour a examiné l’élaboration et la gestion de ce projet en se
penchant sur la documentation relative aux fiches techniques, aux contrats, aux déboursés et
aux rapports de fin de travaux. Le but est de vérifier si, le MPCE, à travers les actions qu’il a
posées dans la mise en œuvre de ce projet, a respecté les principes d’efficience, d’efficacité,
d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques de gestion
515. . En raison de la nature du marché, l’absence de l’étude et de l’analyse des besoins montre
que les responsables du MPCE ont utilisé l’état d’urgence pour dérober à l’obligation de recourir
à la concurrence.
516. L’absence du bilan financier et des décomptes périodiques ne permet pas à la Cour de
confirmer le reversement de l’avance de démarrage. Cependant, pour vérifier le montant
282
283
décaissé dans le cadre de ce projet, la Cour s’appuie sur les informations ci-jointes fournies par
le Trésor Public
517. Devant l’absence de certaines factures physiques la Cour a traité les informations
présentées dans le tableau ci-dessous sur la base des décomptes et des requêtes obtenues :
Tableau 2.14.12 : Récapitulatifs des décaissements
Période
1
Avance accodee
2
mars-13
405 072,00 186 956,52
31 159,42
623 188,40
3
Avril-mai 2013
132 031,13 60 937,44
10 156,24
203 124,81
826 313,21
4
juin-13
194 874,06 89 941,88
14 990,31
299 806,25
1 126 119,46
5
juillet-aout 2013
169 448,50 (337 835,84)
8 918,34
178 366,84
1 304 486,30
290 256,69
15 276,67
305 533,36
1 610 019,66
473 246,24
24 907,70
498 153,94
2 108 173,60
2 480 692,20
sept-octobre
2013
Nov.-decembre
2013
6
7
Montant
Remb.
Avance 30%
NO
retenue 5%
Facturation
Cumulatif
1 051 027,41
623 188,40
8
janv-14
353 892,68
28 625,93
372 518,61
9
fevrier 2014
618 196,43
32 536,65
650 733,08
3 131 425,29
10
mars-14
240 334,32
12 649,18
252 983,50
3 384 408,78
11
172 667,00
9 087,74
181 754,74
3 566 163,52
12
203 712,40
10 721,71
214 434,11 3 818 358,63
13
239 585,34
12 609,76
252 195,10
4 032 792,73
14
Fevrier-mars
2015
80 875,70
4 256,62
85 132,32
4 117 925,05
15
Mars-avril 2015
82 678,99
4 351,53
87 030,52 4 204 955,57
3 656 871,48
220 247,80
4 204 955,58
518. En matière d’exécution des travaux, la Cour constate les irrégularités suivantes :
En matière d’exécution des travaux, la Cour s’interroge sur la gestion du projet et les
moyens mis en place pour le contrôle et le suivi de son exécution. Mais, la nondésignation d’une firme de supervision et d’un laboratoire de contrôle de qualité dans
le cadre de ce projet ont eu une incidence sur la qualité des résultats attendus.
Pour ce qui concerne l’avancement physique des travaux, la durée prévue est de vingtsix (24) mois. L’avance de démarrage a été effectuée le 2 mai 2013, la durée réelle des
travaux est de 28 mois à partir de la date de signature du contrat. Cependant, la Cour n’a
pas trouvé les décomptes ainsi que les certificats de réception provisoire et définitive
des Travaux de Rénovation Urbaine de Marchand Dessalines (phase I).
283
284
Enfin de compte, la réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des
fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets.
519.
La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET 10
Renovation urbaine de Marchand Desalines (Phase I)
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
(Conception et mise en œuvre de projets de Développement Territorial)
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition financière pour la rénovation Urbaine
de marchands Dessalines, Haïti
Montant du contrat 4 204 109,65 USD soit 179 070 239,16 HTG
Contrat de Gré-a-gré
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Firme d’exécution : INGENIERIA ESTRELLA
Aucune approbation du Ministre de l’Économie et des finances
Visa de Nonie H. MATHIEU, présidente de la CSCCA
Délai de Garantie : 12 mois suite à la réception provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 25%.
Retenue de Garantie : 5%.
Retenue de bonne exécution : 5%.
Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du 1er au 30ème jour.
1/1000 du montant au-delà du 30ème de retard
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception provisoire
et définitive
Délai de réalisation des travaux : 24 mois à compter du lendemain du
jour de la notification de l’Ordre.
Décomptes mensuels
Total décomptes : 4 204 955.58 USD
Absence de rapport de supervision
Pas de responsable désigné pour le contrôle de qualité
Premier niveau
Laurent Salvador LAMONTHE, Ministre, Ordonnateur
Yves Germain JOSEPH, Ministre, Ordonnateur
Deuxième niveau
J. Alejandro ADAMAS, Directeur du projet INGENIERIA ESTRELLA
Troisième niveau
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, le contrat a été adopté pour un montant de 4 204 109,65 USD sans résolution
préalable. Le montant attribué dans ce contrat soit 4 204 109,65 USD ne correspond pas au montant décaissé.
Aucune documentation n’a été produite pour justifier les financements supplémentaires. La réalisation de ce
projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets.
L’absence de prise de résolution d’une part, et de documents significatifs justifiant les dépenses et la livraison
des quantités prévues dénotent une grave déficience dans les moyens de contrôle.
Projet 11 : Construction De Citernes à Pointe à Raquette et à Anse à Galets
284
285
520. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes. D’abord, ce projet
de construction de citernes à la Gonâve a été adopte dans le cadre de dotation d’infrastructures
à desservir les populations en eau potable. Il a été approuvé pour un montant de 2 498 803.56
HTG suivant les conditions contenues dans le marché et en conformité avec les règles de l’art.
La Cour a décelé un manque de structure dans la documentation relative au projet. A titre
d’exemple, aucunes factures soutenant les dépenses, n’ont pas été produits.
521. Concernant le mode de sollicitation du contrat, il s’agit d’un contrat dont le montant est en
dessous du seuil de passation de marché public, donc conclu de gré à gré. Cependant, l’analyse
des clauses contractuelles portent à faire les constats ci-après :
La Cour n’a pas trouvé les documents réputés faire partie intégrante du marché, à
savoir le bordereau des prix unitaires, le sous détail des prix unitaires, le devis
estimatif, les prescriptions techniques et le document de présentation de
l’entreprise. L’entrepreneur devrait établir ces documents nécessaires à la
réalisation des travaux, eu égard à l’article 25.1 du CCAP et à l’article 2 du présent
contrat.
L’absence des prescriptions techniques relatives aux travaux n’ont pas été
retrouvées, ce qui empêche à la Cour d’évaluer le travail de la firme d’exécution en
rapport avec les dispositions nécessaires prévues.
La Cour n’a pas retrouvé la garantie bancaire ou d’une compagnie d’assurance
déposé au moment de la signature du contrat ainsi que le calendrier d’exécution des
travaux comportant tous renseignements et justifications utiles selon l’engagement
convenu.
Tableau recapitulatif des decaissements
Tableau 2.14.13 : Récapitulatifs des décaissements
Date
9/8/2014
17/10/2015
Total
Avance de
demarrage
Montant
decomptes
749,641.00
749,641.00
1,499,298.13
1,499,298.13
Acompte
provisionnel Montant decaisse
14,992.82
29,985.96
44,978.78
734,648.18
1,469,312.17
2,203,960.35
Sources: MPCE-MEF-BRH
285
286
522. La Cour a constaté que pour ce projet, aucun système de comptabilité générale n’est pas
tenu, comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités
d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
523. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET 11
Construction De Citernes A Pointe A Raquette Et A Anse A Galets
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DU
CONTRAT
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe
Mode de sollicitation : Gré à gré
Date de signature : Mai 2014 (date imprécise)
Versement par tranche : (30% ; 60% ; 10%)
Montant du contrat : 2 498 803.56 HTG
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : MENE CENTRE DE CONSTRUCTION
Supervision : Direction Départementale du MPCE
Visa de Fritz Robert ST PAUL, Président de la CSCCA
Délai d’exécution : trois (3) mois
Avance de démarrage : 30%
Retenue de Garantie : non mentionné
Garantie de bonne exécution : 5%
Acompte provisionnel : 2%
Pénalité de retard : 1/1000 du montant du contrat, par journée
calendaire de retard. Le montant des pénalités sera plafonne à 5% du
montant du marché.
Total décomptes : 2 248 939.13 HTG
Total décaissements : 2 203 960.42 HTG
Acompte prélevé : 44 978.78 HTG
Absence de certificat provisoire et définitif
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Ordonnateur Principal ;
Deuxième niveau
Mené LOUISSAINT, Directeur Général MENE CENTRE DE
CONSTRUCTION
Troisième niveau
La Direction départementale de l’Ouest du MPCE
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification ;
BILAN DU PROJET
Dans le cadre de ce Projet la Cour a constaté que le Marché a été conclu de gré à gré. La Cour a constaté
que les Fonds avancés à la Firme d’exécution ne sont pas couverts d’une garantie bancaire. Elle n’a pas
retracé de rapport de supervision de la direction départementale de l’Ouest du MPCE ainsi que le Certificat
de réception définitif du projet. Enfin, elle a constaté que ce projet ne détient aucun système de comptabilité
générale comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités d’application du
Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
Projet 12 : Rénovation Urbaine de Dondon
286
287
524. Un contrat a été passé de gré à gré le 21 septembre 2011 entre le MPCE et la Firme
SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION SA (SECOSA) pour la rénovation Urbaine de
Dondon et pour un montant de 297 501 400.00 HTG. S’y ajoutent un montant 38 750 000.00
HTG au titre d’avenant et un montant de 32 000 000.00 HTG pour la supervision des travaux à
la firme J ET J CONSTRUCTION.
525. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période
de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son
fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par
le parlement.
526. Le projet de Rénovation urbaine de Dondon a été adopté dans le cadre d’une politique de
couverture du territoire national en infrastructures et services sociaux de base. Il visait aussi
déconcentrer effectivement les services suite au séisme du 12 janvier 2010 et participait d’un
effort de création d’emplois. Ce projet consiste en la conception et la réalisation du bétonnage
de 5 km de rues additionnelles et construction de 3000 ml de canal de drainage principal dans
la ville. Sa durée est de dix-sept (17) mois.
527. Devant l’absence de certaines factures physiques la Cour a traité les informations
présentées dans le tableau ci-dessous sur
la base
décomptes et des requêtes obtenues :
Tableau
des des
dépenses
Tableau 2.14.14 :
Projet de Renovation urbaine de Dondon
Montant
exprimé en gourdes
Récapitulatifs
des décaissements
Modalités
Avance demarrage-Supervision
Avance demarrage-Execution
2eme versement-execution
3eme versement-execution
1er versement-avenant-execut
2eme versement-supervisition
4eme versement-execution
Total
Date
Montant Travaux contingents
13/01/2012
3/6/2012
8/1/2013
19/3/2013
25/9/2014
25/9/2014
22/7/2015
30/1/2017
14,000,000.00
Total
14,000,000.00
7,760,000.00
7,760,000.00
8,640,000.00
8,640,000.00
30,400,000.00
338,112,012.00
119,000,560.00
33,798,850.00
55,625,000.00
38,750,000.00
60,537,602.00
307,712,012.00
Sources: Releve BRH-CSTD-MPCE
528. La reconstitution des dépenses confirme que l’avance de démarrage de la firme de
supervision a été décaissée avant celle de la firme d’exécution, soit cinq (5) mois avant, ce qui
est une anomalie car les travaux n’avaient encore débuté au moment du décaissement.
529. Le quatrième versement de la firme d’exécution d’un montant de 60 537 602.00 HTG a été
exécuté à partir de l’émission des obligations spéciales du Trésor public.
287
288
530. L’analyse de l’exécution physique du projet de rénovation urbaine de Dondon confirme
que les documents techniques (Plans et relevés topographiques) y compris les certificats de
réception provisoires et définitives du projet non pas été fournis.
531. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET 12
Renovation Urbaine de Dondon
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
CONTRAT
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
(PHASE I)
RESPONSABILITÉS
DU
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont
été prises pour l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe et Trésor Public
Mode de sollicitation : Gré à gré
Date de signature : 21 septembre 2011
Versement par tranche : (40% ; 60%)
Montant du contrat-Exécution : 297 501 400.00 HTG
Avenant : 38 750 000.00 HTG
Montant du contrat-Supervision : 32 000 000.00 HTG
Total projet (Exéc, Sup) : 368 251 400.00 HTG
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : SECOSA
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Délai d’exécution : dix-sept (17) mois
Avance de démarrage : 40%
Retenue de Garantie : non mentionné
Garantie de bonne exécution : non mentionné
Acompte provisionnel : non mentionné
Pénalité de retard : 1/1000 du montant du contrat, par journée
calendaire de retard. Le montant des pénalités sera plafonné à 10%
du montant du marché.
Total décaissements-Exécution : 307 712 012.00 HTG
Total décaissements-Supervision : 30 400 000.00 HTG
Absence de certificat provisoire et définitif
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE : Ministre (MPCE, Ordonnateur
Principal) ;
Deuxième niveau
Jean-Emile
LAFERIERE,
Ing. :
Président
Directeur
Général SECOSA
Troisième niveau
Michel PRESUMÉ : Secrétaire d’Etat à la Planification ;
ING. Hérode THELUSMA (J ET J CONSTRUCTION) firme
Supervision
BILAN DU PROJET
Dans le cadre de ce Projet la Cour a constaté que les Fonds avancés à la Firme d’exécution ne sont pas
couverts d’une garantie bancaire et qu’aucune disposition contractuelle, relative à la garantie bancaire, la
garantie de bonne exécution des travaux et du prélèvement de l’acompte provisionnel, n’a été mentionné. Elle
n’a pas retracé de rapport de supervision ainsi que le Certificat de réception définitif du projet. L’avance de
démarrage de la firme de supervision a été décaissée avant celle de la firme d’exécution, soit cinq (5) mois
avant, ce qui est une anomalie car les travaux n’ont pas encore débuté à cette date. Le quatrième versement
de la firme d’exécution d’un montant de 60 537 602.00 HTG a été exécuté à partir de l’émission des obligations
spéciales du Trésor public. Enfin, la Cour a constaté que ce projet ne détient aucun système de comptabilité
générale comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités d’application du
Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
288
289
Projet 13 : Rénovation Urbaine De Saint-Raphaël (Phase II)
532. Un contrat a été passé de gré à gré le 12 mai 2011 entre le MPCE et la Firme
SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION SA (SECOSA) pour le bétonnage de 5 Km de
rues additionnelles et construction de 300 ml de canal dans la ville de Saint Raphaël et pour un
montant de 7, 396, 061.58 USD, soit 297, 501,400.00 HTG.
533. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période
de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son
fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par
le parlement
534. La Cour a examiné l’élaboration et la gestion de ce projet en se penchant sur la
documentation relative aux fiches techniques, aux contrats, aux déboursés et aux rapports de fin
de travaux. Le but est de vérifier si, le MPCE, à travers les actions qu’il a posées dans la mise
en œuvre de ce projet, a respecté les principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que
ceux en lien avec les saines pratiques de gestion.
535. Le contrat signé entre le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE)
et la firme SUPERVISION-ETUDES-CONSTRUCTION S.A (SECOSA) pour la Rénovation
urbaine de Saint-Raphaël phase II, fait mention d’une avance de démarrage de 148 750 700,00
HTG, soit 50% du montant du coût du marché, consentie par le MPCE. Cette clause est en
contradiction avec les dispositions de la Loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales relatives
aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public qui, en son
article 83, précise que « des avances peuvent être accordées en raison des opérations
préparatoires à l’exécution des travaux, fournitures et des services qui font l’objet du marché.
Le montant total des avances accordées en aucun cas excéder trente pour cent (30%) du montant
du marché initial ». Ce manquement est une irrégularité ayant causé un préjudice au projet et à
la communauté.
536. D’après l’analyse des dossiers et des décomptes fournit par le Ministère de la Planification
et de la Coopération Externe (MPCE), la Cour a tenté de reconstituer la chronologie des
289
290
dépenses à partir du tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances
(MEF) et des décaissements du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide aux de
Développement. Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 2.14.15 : Récapitulatifs des décaissements
Date
Description
29/09/2011
00/12/2011
(Avance
50%)
(Paiement
addendum)
Decomptes
de
Ret. gar/Av.
(5%)
ret. de gar.
Dec. Bmpad
(5%)
Acompte
Montant net
2%
148 750 700,00
148 750 700,00
148 750 700,00
32 414 776,00
32 414 776,00
32 414 776,00
59 500 280,00
2012-11-04
(Paiement #2)
59 500 280,00
59 500 280,00
x/12/2012
(paiement #3)
59 500 280,00
59 500 280,00
59 500 280,00
2014-08-05
(paiement #4)
7 437 535,00
7 437 535,00
7 437 535,00
7 437 535,00
7 437 535,00
7 437 535,00
14 874 770,00
14 874 770,00
14 874 770,00
25/09/2014
22/07/2015
Fonds
de
Syndicat
(paiement #5)
Resol. 23 juillet
2014(paiement
retenue 5%)
Total
329 915 876,00
329 915 876,00
329 915 876,00
537. La Cour n’a pas retrouvé la Caution de garantie recommandée pour couvrir pleinement
l’avance de démarrage y compris la garantie pour bonne et parfaite exécution des travaux exigée
avant tout décaissement de fonds envers l’Entrepreneur, conformément aux articles 159 et 160
de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la Loi fixant les règles
générales relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrages de service
public et des articles 77 et 78 de la loi du 10 juin 2009 fixant les Règles Générales relatives aux
Marchés Publics et aux Conventions de Concession d’Ouvrage de Service Public.
538. De l’analyse des dossiers d’exécution du présent contrat, la Cour a décelé que les clauses
protégeant les intérêts de l’État Haïtien n’étaient pas respectées à savoir « le mode de
remboursement de l’avance de démarrage, cautionnement de l’avance de démarrage par Bon de
garantie ou garantie bancaire, le prélèvement de l’acompte provisionnel et la garantie de bonne
exécution des travaux.
La Cour n’est pas en mesure de se prononcer sur le mode de prélèvement de l’acompte
provisionnel de 2% exigé conformément à l’article 76, dernier paragraphe, du décret du 29
septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu. Cependant, sur les décomptes présentés par la
290
291
Firme SECOSA, la valeur du montant non prélevé est de Six millions Cinq Cent quatre-vingtdix-huit Mille Trois Cent Vingt-trois et 52/100 HTG (6, 598,323.52 HTG).
Le montant du projet est de Deux Cent quatre-vingt-dix-sept millions Cinq Cent Un Mille
Quatre Cents et 00/100 HTG (297, 501,400.00 HTG) et le total des décomptes s’élevait à Trois
Cent Vingt-neuf millions Neuf Cent Quinze Mille Huit Cent Soixante-seize et 00/100 dollar
américain (329, 915,876.00 HTG), d’où une différence de 32 414 476.00 HTG non justifiée.
Les décomptes représentent 111.00% du coût initial du projet. Il est à noter que ce montant a
été décaissé, en décembre 2011, immédiatement après le décaissement de l’avance de
démarrage.
Quant au constat de l’exécution physique du projet de rénovation urbaine de la Ville de SaintRaphaël (Phase II), les documents techniques (Plans et relevés topographiques) y compris les
Certificats de réception provisoire et définitive du projet n’ont pas été fournis par le MPCE à
la Cour.
539. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION
TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
DES
TITRE DU PROJET 13
Renovtion Urbaine De Saint-Raphael (Phase II)
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial qui a
été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été prises pour
l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition technique et financière pour le bétonnage
de 5 Km de rues additionnelles et construction de 300 ml de canal dans la
ville de Saint Raphaël
Montant du Contrat Initial : 7, 396, 061.58 USD, soit 297, 501,400.00 HTG
Contrat signé par les différentes parties :
Maître d’Ouvrage (contrat) : Jean Max BELLERIVE, Ministre MPCE ;
Maitre d’œuvre : Jean-Emile LAFERIERE, PDG de la firme SECOSA
Visa de la CSCCA par Arol Elie, Président.
Délai de Garantie : non prévu ;
Délai d’exécution : quatorze (14) mois ;
Avance de démarrage : 50% ;
Retenue de Garantie : non prévue ;
Retenue de bonne exécution : non prévu ;
Acompte provisionnel : non prévu ;
Pénalité de retard : 1/1000 par jour sur le montant des travaux qui n’auront
pas été réceptionnés avant cette date sans dépasser 10% du montant du
marché.
Total décomptes : 329 915 876 HTG
Décaissement additionnels non justifiés par rapport au contrat : 32 414
476.00 HTG
Acompte non prélevé : 6 598 317.52 HTG
Absence de certificat provisoire ou définitif
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Jude Hervey DAY : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Yves Germain JOSEPH : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
291
292
TITRE DU PROJET 13
Renovtion Urbaine De Saint-Raphael (Phase II)
Deuxième niveau
Jean-Emile LAFERIERE ,Ing. : Président Directeur Général.
Troisième niveau
Michel PRESUMÉ : Secrétaire d’État à la Planification ;
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, le contrat a été adopté pour un montant de 297 501 400 00 HTG. Le montant
des décomptes s’élève à 329 915 876 00 HTG. D’où un surplus de 32 414 475.00 HTG par rapport au contrat.
Aucune documentation n’a été produite pour justifier ce financement supplémentaire. La réalisation de ce projet
ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets.
.
La Cour n’est pas en mesure de se prononcer sur le prélèvement de l’acompte provisionnel de 2% exigé
conformément à l’article 76, dernier paragraphe, du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu.
La Cour a constaté que l’avance de démarrage décaissée en faveur de la Firme de SECOSA représente
cinquante pourcent (50%) du cout initial du contrat, montant supérieur de 20% au pourcentage exige par le
règlement (l’article 83 de la Loi fixant les Règles Générales de Passation, d’Exécution et de Règlement des
Marchés Publics). Cette avance n’était pas garantie lors du décaissement.
Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) a décaissé, en décembre 2011, un
montant de Trente-deux Millions Quatre Cent Quatorze Mille Quatre Cent Soixante-seize et 0/100 HTG (32,
414, 476.00 HTG) immédiatement après le décaissement de l’avance de démarrage. Ce montant n’a pas été
prévu dans le contrat et il n’y a aucun document justifiant cette dépense.
Enfin, la Cour a constaté que tous les projets dont le MPCE est le Maitre d’Ouvrage ou Maitre d’Ouvrage
délégué n’ont pas un système de comptabilité générale comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre
1985 fixant les modalités d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
Projet 14 : Construction du Lycée de Port Margot
540. Un contrat a été passé de gré à gré le 22 septembre 2010 entre le MPCE et la Firme BECA
ENGINEERING pour la construction du Lycée de Port Margot et pour un montant de 27,
830,785.15 HTG. S’y ajoutent un contrat 4, 000,000.00 HTG Firme de Supervision : J&J
CONSTRUCTION et un avenant de 5, 565,761.34 HTG.
541.
542. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période
de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son
fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par
le parlement.
543.
292
293
544. Le contrat signé entre le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE)
et la firme BECA ENGENEERING pour la construction du Lycée de Port Margot, fait mention
d’une avance de démarrage de 1 915 392,57 HTG, soit 50% du montant du coût du marché,
consentie par le MPCE. Cette clause est en contradiction avec les dispositions de la Loi du 10
juin 2009 fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de
concession d’ouvrage de service public qui, en son article 83, précise que « des avances peuvent
être accordées en raison des opérations préparatoires à l’exécution des travaux, fournitures et
des services qui font l’objet du marché. Le montant total des avances accordées en aucun cas
excéder trente pour cent (30%) du montant du marché initial ». Ce manquement est une
irrégularité ayant causé un préjudice au projet et à la communauté.
545. Le tableau ci-dessous présente les décomptes et de décaissements pour la firme d’exécution
et de supervision :
Tableau 2.4.Z : Récapitulatifs des décaissements
Ret.
5%
De
Remb. 5%
Acompte
2%
Date
Description
Décomptes
Montant net
24/09/2010
Avance de démarrage
13 915 392,58
13 915 392,58
2012-12-04
Deuxième versement
12 523 853,32
12 523 853,32
13/08/2012
Troisième versement
1 200 000,00
1 200 000,00
2014-05-12
Quatrième versement
974 077,48
974 077,48
27/05/2013
Avenant
5 565 761,34
5 565 761,34
Total1
34 179 084,72
34 179 084,72
pour la firme de Supervision J ET J CONSTRUCTION/Cpte de firme de supervision:1540000129
20/09/2011
Avance
démarrage
27/07/2012
2014-08-08
de
de
2 136 000,00
2 136 000,00
Facture 2
1 200 000,00
1 200 000,00
facture3
664 000,00
664 000,00
Total2
4 000 000,00
4 000 000,00
Cout total du projet
38 179 084,72
546. La Cour n’est pas en mesure de conclure sur le prélèvement de la retenue de 2% en terme
d’acompte provisionnel pour le compte de la DGI, par manque de documentation, eu égard à
l’article 76 du décret du 29 septembre 2005 de l’Impôt sur le revenu. La somme qui devrait être
prélevée s’élevait à 763 581.69 HTG. De plus, il devient ainsi difficile à la Cour de confirmer
si les directives prévues par les cadres règlementaire et contractuel ont été respectées et
293
294
exécutées notamment au niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie de (5%)
et de bonne exécution (5%).
547. Cette reconstitution confirme que le montant alloué dans le cadre du marché s’élevait à 37
396 546.49 HTG, alors que les dépenses selon les sources du MEF, du MPCE et du BMPAD
pour ledit projet se chiffraient à 38 179 084.72 HTG. De plus, l’absence de certains documents
supportant les dépenses empêchaient à la Cour de bien cerner si toutes les dépenses ont été
effectuées selon les règles de la comptabilité publique.
548. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET 13
Renovtion Urbaine De Saint-Raphael (Phase II)
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI
DES CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial qui a
été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été prises
pour l’exécution de différents projets.
Petrocaribe
Contrat gré-à-gré
Montant initiale du contrat : 27,830,785.15 HTG
Montant de l’Avenant :
5,565,761.34 HTG
Montant de supervision :
4,000,000.00 HTG
Date de signature du contrat : 22 septembre 2010
Début des travaux : 04 décembre 2010 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : BECA ENGINEERING
Firme de Supervision : J&J CONSTRUCTION
Parties contractantes :
- Jean Max BELLERIVE, Ministre du MPCE dénommé Maitre d’Ouvrage
- Paul-Erick BRUNO BECA ENGINEENG dénommé Maitre d’œuvre ;
- ING Hérode THELUSMA (J&J CONSTRUCTION) représentant de la firme
Supervision ;
Nonie H. MATHIEU, Présidente de la CSCCA
Délai de garantie : Douze (12) mois suite à l’émission du certificat de
réception provisoire des travaux
Avance de démarrage : 50% du coût du marché
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source (Impôt sur le Revenu)
Il lui sera appliqué une pénalité d’un pour mille (1/1000) du montant du
contrat par journée calendaire de retard. Le montant des pénalités sera
plafonné à cinq cent (5%) du montant du marché.
Le délai de réalisation des travaux est de huit (8) mois
Total des décaissements pour le projet : 38 179 084.72 HTG
Décaissements supérieurs non justifiés de 782 538.23 HTG par rapport au
cout total du projet.
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre (MPCE), Ordonnateur principal;
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
Jean Max BELLERIVE : Ministre (MPCE), Ordonnateur principal;
Jude Hervey DAY : Ministre (MPCE), Ordonnateur principal;
Deuxième niveau
Paul-Erick BRUNO (BECA ENGINEERING) dénommé Maitre d’œuvre ;
294
295
TITRE DU PROJET 13
Renovtion Urbaine De Saint-Raphael (Phase II)
Troisième niveau
Giovanni DORELIEN, Directeur General Adjoint, MPCE
ING. Hérode THELUSMA (J ET J CONSTRUCTION) firme Supervision
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur l’exécution du projet, le montant global du marché totalise 37, 396,546.49 HTG.
Le montant total des dépenses s’élevait 38 179 084.72 HTG. D’où un décaissement supérieur non justifié de
782 538.23 HTG par rapport au cout total du projet (voir le tableau de décaissement ci-dessus préparé par
rapport du MEF, des documents de MPCE et BMPAD). La somme de l’acompte provisionnel qui devrait être
prélevé est de 763 581.69 HTG. Enfin, L’absence significative de documents justifiant les dépenses et les visites
de terrain dénotent un manquant significatif dans le moyen de contrôle.
Projet 15 : Rénovation Urbaine de Gros-Morne (Phase I)
549. Un contrat a été passé de gré à gré en septembre 2011 entre le MPCE et la Firme SADA
Construction pour la rénovation urbaine de Gros Morne et pour un montant de 292 500 000,00
HTG. S’y ajoute un montant de 32 000 000.00 HTG pour la supervision des travaux à la firme J
& J CONSTRUCTION.
550. Ce contrat se réfère à l’Arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période
de dix-huit (18) mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011. Cet arrêté trouve son
fondement dans la Loi sur l’état d’urgence du 9 septembre 2008 modifiée le 15 avril 2010 par
le parlement.
551. En ce qui concerne la gestion financière, devant l’absence totale des décomptes progressifs,
la Cour a traité les décaissements présentés dans le tableau ci-dessous sur la base des factures
et des requêtes obtenues :
Tableau 2.14.16 : Récapitulatifs des décaissements
Descriptions
Montant
Montant
Montant
2012-10-01
Avance de démarrage (35%)
102 375 003,15
2013-06-12
Avance de démarrage (2)
40 000 000,00
2013-12-03
Avance de démarrage (2)
10 000 000,00
2014-06-17
Facture 2, 3 & 4
45 760 796,23
2014-09-25
Facture # 5 & 6
45 627 748,70
2 000 000,00
2016-01-30
Facture #7
30 568 158,19
8 960 000,00
14 000 000,00
295
296
2016-09-23
142 375 003,15
131 956 703,12
24 960 000,00
552. La Cour a analysé les informations contenues dans le tableau, elle constate que les
décaissements ont été effectués à partir des fonds petro caribe sous la rubrique Développement
territorial. Cependant, un montant de 450 000 000,00 HTG en appui au programme de
développement territorial a été viré au compte du programme d’investissement du MPCE hors
des résolutions. De ce montant, une somme de 102 375 003,15 HTG représentant 35% a été
versée à titre d’avance de démarrage.
553. La reconstitution des pièces justificatives a permis à la Cour de constater l’existence d’une
sous-traitance entre la firme SADA CONSTRUCTION ET LA HT 360 CONSORTIUM S.A.
Cependant, les dispositions de l’article 55 de l’arrêté d’application du 26 octobre 2009 de la loi
du 12 juin 2009 fixant les règles relatives aux marchés publics de concession d’ouvrage et de
service public stipule que « le pourcentage du montant requis pour sous-traiter un marché est de
40%. A cet effet, la Cour constate que le montant accordé représente 51,45% du marché. Ce qui
constitue une irrégularité aux cadres réglementaires et aux bonnes pratiques de gestion de projet.
554. En matière d’exécution des travaux, la Cour constate que le MPCE n’a pas fourni la
documentation nécessaire relative au suivi des décomptes progressifs afin de soutenir les
factures. Il n’a pas produit également de document prouvant la réception provisoire ou définitive
des travaux. Ce qui constitue des irrégularités par rapport au cadre réglementaire et aux bonnes
pratiques de gestion.
555. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET 15
Rénovation Urbaine de Gros-Morne (Phase I)
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
1.
2.
Résolution : 11 décembre 2013 (Développement territorial)
Résolution : 23 juillet 2014 (Conception de mise en œuvre de projets de
Développement territorial).
Fonds : Petro Caribe & Trésor Public
Sollicitation pour une proposition financière pour la rénovation urbaine de
Gros-Morne.
Montant du contrat : 292 500 000,00 HTG
Gré à gré
Supervision : J & J Construction
Montant du contrat de supervision : 32 000 000,00 HTG
Maître d’Ouvrage : MPCE
Firmes d’exécution : SADA Construction
296
297
TITRE DU PROJET 15
Rénovation Urbaine de Gros-Morne (Phase I)
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
RESPONSABILITÉS
Absence d’avis de non-objection de la CNMP
Visa de Arol ELIE, Président de la CSCCA
Sous-traitance : HT 360 Consortium S.A
Absence d’approbation du Ministre de l’Économie et des Finances
Délai de Garantie : imprécise
Avance de démarrage : 35%
Absence de retenue de Garantie, de Retenue de bonne exécution et de
Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu)
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat par journée calendaire
de retard. Le montant sera plafonné à 10% du montant du marché.
Délai de réalisation des travaux : 24 mois à compter du lendemain du jour
de la notification de l’Ordre.
Décomptes : périodiques
Total décaissements-exécution : 274 331 706.27 HTG
Total décaissements-supervision : 24 960 000.00 HTG
Premier niveau
1. Monsieur Jean Max BELLERIVE, Ministre (MPCE), Ordonnateur
principal des dépenses
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre (MPCE) Ordonnateur principal des
dépenses
Deuxième niveau
Salem RAPHAËL, Directeur Général (SADA Construction)
Daniel Fernandez, Président Directeur Général (HT 360 Consortium S.A.)
Troisième niveau
ng Hérode THELUSMA Directeur Général J&J Construction
BILAN DU PROJET
Pour la rénovation urbaine de Gros Morne phase I, seule les formalités contractuelles ont été
assurées par monsieur Jean Max BELLERIVE. En outre, l’exécution a été réalisée d’une part
par monsieur Laurent LAMOTHE à hauteur de 259 956 595,61 HTG d’autre part par Monsieur
Aviol Fleurant au montant de 39 528 158,19 HTG.
Le montant total représente la somme versée aux deux firmes d’exécution et supervision.
Projet 16 : Réhabilitation de l’École Saint-Michel à Bon-Repos
556. Un contrat a été passé de gré à gré le 21 septembre 2015 entre le MPCE et la Firme
ETRAMEC S.A
pour la réhabilitation de l’École de Saint-Michel à Bon-repos et pour un
montant de 31 755 624.56 HTG.
557. L’examen des dossiers soumis a permis à la Cour de reconstituer la chronologie des
dépenses à partir du tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances
(MEF) et des décaissements du Bureau de Monétisation des programmes d’Aide au
Développement. Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
297
298
558. D’après l’analyse des dossiers et des décomptes fournit par le Ministère de la Planification
et de la Coopération Externe (MPCE), la Cour a tenté de reconstituer la chronologie des
dépenses à partir du tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances
(MEF) et des décaissements du Bureau de Monétisation des Programme d’Aide aux de
Développement. Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 2.4.AB : Récapitulatifs des décaissements
Date
2015-03-11
2016-12-01
Description
Decomptes
Ret.
gar/Av.
(2%)
Resol. 15 avr.
2015 (Avance de 9 526 687,37
30%)
Resol. 22 juillet
2015 (Paiement 7 561 446,79
facture #2)
Total
17 088 134,16
Ret. de
Dec. Bmpad
gar.(10%)
Acompte
2%
9 526 687,37
Montant net
9 526 687,37
7 561 446,79
151 228,94
7 410 217,85
17 088 134,16
151 228,94
16 936 905,22
Sources: les correspondances adressées aux MEF par le MPCE, Tableau du MEF, Rapport de decaissements de la BMPAD
559. La Cour a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé, conformément à l’article 76,
dernier paragraphe, du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu, n’avait pas
été totalement prélevé sur les décomptes présentés par la Firme ETRAMEC S.A. La valeur non
prélevé est de 190 533.74 HTG.
560. Quant à la réalisation physique du projet de réhabilitation de l’Ecole Saint-Michel de Bonrepos, la Cour n’a pas retrouvé de rapports de supervision y compris un procès-verbal constatant
l’arrêt de ces travaux et les motifs y afférents.
561. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET 16
Réhabilitation de l’École Saint-Michel à Bon-Repos
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS (PHASE II)
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été
prises pour l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition technique et financière pour la
réhabilitation de l’École de Saint-Michel à Bon-repos
Montant du Contrat : 31 755 624.56 HTG
Maitre d’Ouvrage : Yves Germain JOSEPH, Ministre (MPCE)
Maitre d’œuvre : Ernst FORTUNÉ, PDG de la firme ETRAMEC S.A
Visa de Fritz Robert ST PAUL, Président de la CSC/CA
Délai de Garantie : 12 mois ;
Avance de démarrage : 30% ;
298
299
TITRE DU PROJET 16
Réhabilitation de l’École Saint-Michel à Bon-Repos
GESTION DE PROJET (PHASE
I)
EXÉCUTION
(PHASE I)
DES
RESPONSABILITÉS
TRAVAUX
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel : 2% ;
Pénalité de retard : 1/1000 par jour sur le montant des travaux qui
n’auront pas été réceptionnés avant cette date sans dépasser 5% du
montant du marché.
Délai pour la réhabilitation d’une partie du réseau routier de Maïssade
est de trois (3) mois ;
Pour la qualité des matériaux, l’Entrepreneur est responsable pour la
qualité technique et professionnelle des services fournis par ses
employés
Total décomptes : 17 088 134.16 HTG
Acompte non prélevé : 190 533.74 HTG
Premier niveau
Yves Germain JOSEPH : Ministre du MPCE, Ordonnateur
Principal ;
Eustache SAINT-LOT : Directeur Général du BMPAD ;.
Deuxième niveau
Ernst FORTUNÉ, Ing : PDG de la Firme ETRAMEC S.A
BILAN DU PROJET
Selon les données recueillies, l’exécution du montant alloué à travers les résolutions soit, Dix-sept Millions
Quatre-vingt-huit Mille Cent Trente-quatre Seize et 16/100 HTG (17 088 134.16 HTG) représentent 53.81% du
cout du contrat. La Cour a constaté que l’avance de démarrage décaissée en faveur de la Firme ETRAMEC
S.A représentant Trente pourcent (30%) du cout du contrat n’a pas été garantie. La Cour a constaté également
que même la caution de bonne exécution n’a pas été soumise dans le dossier de la Firme ETRAMEC S.A au
moment du 1er décaissement en sa faveur, alors que l’article 129-2 de ce même Arrêté stipule clairement ce qui
suit : « Aucun paiement ne peut s’effectuer avant la constitution de la garantie de bonne exécution ».
La Cour a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément à l’article 76, dernier paragraphe,
du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu n’avait pas été totalement prélevé sur les
décomptes présentés par la Firme M & L Construction. La valeur de ce montant est de Six Cent Trente-cinq
Mille Trois Cent douze et 49/100 HTG (635,112.49 HTG. Quant à la réalisation physique du projet de
réhabilitation de l’Ecole Saint-Michel de Bon-repos, la Cour n’a pas retrouvé les rapports de supervision réalisés
par le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) y compris un procès-verbal constatant
l’arrêt de ces travaux et les motifs y afférents.
Projet 17 : Rénovation Urbaine de Maϊssade (Phase I)
562. Un contrat a été passé de gré à gré le 6 février 2014 entre le MPCE et la Firme M & L
Construction pour la réhabilitation d’une partie du réseau routier de Maïssade et pour un
montant de 33 326 000.00 HTG.
563. D’après l’article 9 du présent Contrat, il n’est stipulé aucune clause garantissant l’Avance
de démarrage de trente pour cent (30%) qui devra être versée à la firme M & L Construction.
De plus, aucune lettre de garantie n’a été fournie à travers les dossiers de la Firme
d’exécution pour couvrir les risques émanant dues à ce décaissement comme le prévoient les
299
300
Cahiers de Clauses Administratives Générales (CCAG) et l’article 130-3 de l’Arrêté du 26
octobre 2009 précisant les modalités d’Application de la loi fixant les Règles Générales relatives
aux Marchés Publics et aux Conventions de Concessions d’Ouvrages de Service Public,
stipulant que : « L’Avance forfaitaire de démarrage doit être intégralement garantie par une
caution personnelle et solidaire dans les conditions fixées à l’article 179du présent arrêté ».
564. D’après l’analyse des dossiers et des décomptes fournit par le Ministère de la Planification
et de la Coopération Externe (MPCE), la Commission a tenté de reconstituer la chronologie des
dépenses à partir du tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances
(MEF) et des décaissements du Bureau de Monétisation des Programme d’Aide aux de
Développement. Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 2.14.17 : Récapitulatifs des décaissements
Date
15/05/2014
15/09/2014
22/10/2015
Description
Décomptes
Avance
de
9 997 800,00
30%
Paiement
14 793 730,00
factures #2
Paiement
9 997 800,00
factures #3
Ret.
gar/Av.(2%)
295 874,60
Ret.
de
Dec. Bmpad
gar.(10%)
1 479 373,00
199 956,00
Acompte
2%
Montant net
9 997 800,00
199 956,00
9 797 844,00
13 018 482,40
260 369,65
12 758 112,75
9 797 844,00
195 956,88
9 601 887,12
-
Total
34 789 330,00
495 830,60
1 479 373,00
32 814 126,40
656 282,53
32 157 843,87
565. La Cour a constaté que le montant de 30% du contrat décaissé, relatif à l’avance de
démarrage, en date du 15 mai 2014 par le MPCE, en faveur de la firme d’exécution, n’a pas été
garantie. Une telle transaction est en contradiction avec les articles 130-3 ; 131 ; 132-1 ; 132-2 ;
179 et 181 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’Application de la Loi fixant
les Règles Générales relatives aux Marchés Publics et aux Convention de Concessions
d’Ouvrages de Service.
566. La Commission a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé, conformément à
l’article 76 dernier paragraphe du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu,
n’avait pas été totalement prélevé sur les décomptes présentés par la firme M & L Construction.
La valeur de ce montant est de Six Cent Quatre-vingt-quinze Mille Sept Cent Quatre-vingt-six
et 60/100 HTG (695 786.60 HTG).
300
301
567. Le montant total des décomptes s’élève à Trente-quatre Millions Sept Cent Quatre-vingtneuf Mille Trois Cent Trente et 00/100 HTG (34 789 330.00 HTG). Il représente 104.39% du
montant du contrat qui est de Trente-trois Millions Trois Cent Vingt-six Mille et 00/100 HTG
(33 326 000.00 HTG). D’où un écart d’un Millions Quatre Cent Soixante-trois Mille Trois Cent
Trente et 00/100 HTG (1 463 330.00 HTG) sur le financement du projet non justifié par le
MPCE.
568. Quant à la réalisation physique du projet de rénovation urbaine de la Ville de Maïssade
(Phase I), la Cour n’a pas retrouvé les rapports de supervision de la Direction départementale
du Centre du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (DDC/MPCE) y compris
les certificats (provisoire et définitive) dudit projet.
569. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET 17
Renovtion Urbaine de Maϊssade (Phase I)
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
CONTRATS (Phase II)
DES
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
(PHASE I)
EXÉCUTION
(PHASE I)
DES
RESPONSABILITÉS
TRAVAUX
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont
été prises pour l’exécution de différents projets.
Fonds Petro Caribe
Sollicitation pour une proposition technique et financière pour la
réhabilitation d’une partie du réseau routier de Maïssade
Montant du Contrat : 33 326 000.00 HTG
Maitre d’Ouvrage : Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre
(MPCE) ;
Maitre d’œuvre : Meret DEVALUS, Mandataire de la firme M & L
Construction
Avis favorable de la CSCCA
Délai de Garantie : 3 mois ;
Avance de démarrage : 30% ;
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel : 2% ;
Pénalité de retard : 1/1000 par jour sur le montant des travaux qui
n’auront pas été réceptionnés avant cette date sans dépasser 5%
du montant du marché.
Délai pour la réhabilitation d’une partie du réseau routier de
Maïssade est de quatre (4) mois ;
Pour la qualité des matériaux, l’Entrepreneur est responsable
pour la qualité technique et professionnelle des services fournis
par ses employés.
Première niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre (MPCE), Ordonnateur
Principal ;
Yves Germain JOSEPH : Ministre (MPCE), Ordonnateur
Principal ;
Deuxième niveau
Meret DEVALUS, Ing. : Mandataire de la Firme M & L Construction
301
302
TITRE DU PROJET 17
Renovtion Urbaine de Maϊssade (Phase I)
Troisième niveau
Michel PRESUME : Secrétaire d’Etat à la Planification du MPCE
Responsable de la Direction départementale Centre du MPCE d’alors
BILAN DU PROJET
Selon les données recueillies, l’exécution du montant alloué à travers les différentes résolutions soit, Trentedeux Millions Huit Cent Quatorze Mille Huit Cent Vingt-six HTG et 40/100 (32, 814,826.40 HTG), représente
Quatre-vingt-dix-huit pour cent (98%) du cout du contrat (Phase I).
La Cour a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément à l’article 76, dernier paragraphe, du
décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu n’avait pas été totalement prélevé sur les décomptes
présentés par la Firme M & L Construction. La valeur de ce montant est de Six Cent Quatre-vingt-quinze Mille
Sept Cent Quatre-vingt-six et 60/100 HTG (695,786.60 HTG). Elle a également relevé que l’avance de
démarrage décaissée en faveur de la firme d’exécution, représentant Trente pour cent (30%) du cout du contrat,
n’a pas été garantie.
Le total des décomptes (34, 789,330.00 HTG) est supérieur au coût du contrat (33, 326,000.00 HTG). D’où un
écart d’Un Million Quatre Cent Soixante-trois Mille Trois Cent Trente et 00/100 HTG (1, 403,330.00 HTG) non
justifié.
En fin, la CSC/CA a constaté que ce projet n’a pas un système de comptabilité générale
comme le prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités
d’application du Décret du 04 octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
Projet 18 : Construction du Lycée de Caracol
570. Un contrat a été passé de gré à gré le 21 août 2014 entre le MPCE et la Firme
CONSULTATION PLUS pour la construction du Lycée de Caracol et pour un montant de 39
898 999.92 HTG. La Cour n’a retracé aucun document établissant les principes d’égalité de
traitement des candidats de concurrence, de transparence, de respect l’éthique et d’efficacité des
dépenses publiques, ainsi que les règles de comparaison de prix et de fournisseurs.
571. Aucune lettre de garantie n’a été fournie à travers les dossiers de la Firme d’exécution pour
couvrir les risques émanant dues à ce décaissement comme le prévoient les Cahiers de Clauses
Administratives Générales (CCAG) et l’article 130-3 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant
les modalités d’Application de la loi fixant les Règles Générales relatives aux Marchés Publics
et aux Conventions de Concessions d’Ouvrages de Service Public, stipulant que : « L’Avance
forfaitaire de démarrage doit être intégralement garantie par une caution personnelle et solidaire
dans les conditions fixées à l’article 179du présent Arrêté ».
302
303
572. D’après l’analyse des dossiers fournit par le Ministère de la Planification et de la
Coopération Externe (MPCE), la Cour a tenté de reconstituer la chronologie des dépenses à
partir du tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et des
décaissements du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide aux de Développement.
Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 2.14.18 : Récapitulatifs des décaissements
Date
Description
Décomptes
20/10/2014
Avance de démarrage
28/07/2015
Deuxième versement
Total
Ret.
Remb.Av.(5%) de(5%)
Acompte
2%
11 730 305,98
Total
11 730 305,98
15 640 407.97
15 640 407,97
27 370 713,95
27 370 713,95
573. La Cour a relevé que tout l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément aux
règlements fiscaux n’a pas été prélevé dans sa totalité. La valeur du montant de l’acompte
provisionnel non prélevé pour le compte de la DGI est égale à 547 414.28 HTG.
574. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET 18
Construction du Lycée de Caracol
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
CONTRAT
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial
qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont
été prises pour l’exécution de différents projets
DU
-
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Fonds Petro Caribe
Contrat gré à gré
Montant initial : 39,898,999.92 HTG
Date de signature : 21 août 2014
Début des travaux : 20 octobre 2014 (date du premier décaissement)
Maître d’ouvrage : MPCE
Maître d’œuvre : CONSULTATION PLUS
Absence de contrat pour la firme de supervision
Parties contractantes :
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe
DG Jean-Guiders KERNIZAN (CONSULTATION PLUS)
Visa de Fritz Robert SAINT-PAUL, Président de la CSCCA
Délai de Garantie : 3 mois à partir de la réception provisoire ;
Avance de démarrage : 30% ;
Retenue de Garantie : 5%;
Retenue de bonne exécution : 5%;
Acompte provisionnel : 2%;
Pénalité de retard : 1/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard sans dépasser 5% du montant du marché.
Délai d’exécution : Non mentionné ;
Versement par tranche : (30% ; 40% ; 30%)
Total décomptes : 27 370 713.95 USD
303
304
TITRE DU PROJET 18
Construction du Lycée de Caracol
RESPONSABILITÉS
Acompte non prélevé : 547 414.28 USD
Premier niveau
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre du MPCE, Ordonnateur
Principal ;
.
Deuxième niveau
DG Jean-Guiders KERNIZAN (CONSULTATION PLUS)
Troisième niveau
Michel PRÉSUMÉ, Secrétaire d’État à la Planification du MPCE
BILAN DU PROJET
Dans le cadre du contrat de construction du Lycée de Caracol, la Cour a constaté que le Marché a été conclu
sans l’Avis de non-objection de la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP), ce en violation des
règlements en vigueur. Le montant de l’acompte provisionnel non déduit pour le compte de la DGI s’élève à
547 414.28 HTG. La Cour a constaté non seulement que les Fonds avancés à la Firme CONSULTATION PLUS
ne sont pas couverts d’une garantie bancaire, mais aussi le contrat signé pour le projet ne prévoit pas de durée
relative à son exécution. De plus, la Cour n’a pas retracé de rapport de supervision de la direction
départementale du MPCE concernée, ainsi que le Certificat de réception définitif du projet.
Projet 19 : Construction des Lycées de Mont-Organise et de Capotille
575. En se penchant sur la documentation relative aux fiches techniques, aux contrats, aux
déboursés et aux rapports de fin de travaux. La Cour a vérifié si le MPCE, à travers les actions
qu’ils ont posées a mis en œuvre et de respecter les principes d’efficience, d’efficacité,
d’économie ainsi que ceux en lien avec les saines pratiques de gestion.
576. Le contrat signé entre le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE)
et la firme BECA ENGENEERING pour la construction du Lycée de Mont-Organisé et de
Capotille, fait mention d’une avance de démarrage de 49 485 885,00 HTG, soit 50% du montant
du coût du marché, consentie par le MPCE. Cette clause est en contradiction avec les
dispositions de la Loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales relatives aux marchés publics
et aux conventions de concession d’ouvrage de service public qui, en son article 83, précise que
« des avances peuvent être accordées en raison des opérations préparatoires à l’exécution des
travaux, fournitures et des services qui font l’objet du marché. Le montant total des avances
accordées en aucun cas excéder trente pour cent (30%) du montant du marché initial ». Ce
manquement est une irrégularité ayant causé un préjudice au projet et à la communauté.
304
305
577. La Cour note qu’elle a eu accès à la documentation sur les décomptes et les décaissements.
Cette information a permis à la Cour de monter le tableau ci-après qui récapitule les décomptes
et de décaissements pour les firmes d’exécution et de supervision.
Tableau 2.14.19 : Récapitulatifs décomptes et de
décaissements
LYCÉE MONT-ORGANISE
Date
Description Décompte
26/12/2012
2013-06-03
2013-05-06
25/09/2014
26/06/2015
Avance de
démarrage
Deuxième
versement
Troisième
versement
Quatrième
versement
Cinquième
versement
Total
Ret.(5%)
Remb. 25%
Acompte 2% Montant net
24 742 942,50
24 742 942,50
9 897 177,00
9 897 177,00
9 897 177,00
9 897 177,00
2 422 883,00
2 422 883,00
2 525 305,50
2 525 305,50
49 485 485,00
989 709,70
49 485 485,00
LYCÉE DE CAPOTILLE
Date
Description Décompte
26/12/2012
2013-06-06
19/12/2013
2014-08-05
Avance de
démarrage
deuxième
versement
Troisième
versement
Quatrième
versement
Total
Ret.(5%)
Remb. 25%
Acompte 2% Montant net
24 742 942,50
24 742 942,50
9 897 177,00
9 897 177,00
9 897 177,00
9 897 177,00
4 948 188,50
4 948 188,50
49 485 485,00
Cout total du projet
989 709,70
49 485 485,00
98 970 970,00
578. L’examen de la documentation mis à la disposition de la Cour a permis de révéler que pour
les travaux de construction des Lycées de Mont-Organisé et de Capotille, un budget de 14 000
000 HTG a été alloué à la firme de J&J CONSTRUCTION pour la supervision. Cependant,
l’absence des documentations et des décomptes ne permet pas à la Cour d’émettre une opinion
sur les travaux fournis par J&J. de plus, aucun rapport de supervision n’a été retracé.
579. Enfin, la Cour tient signaler que la signature du contrat avait été faite le 31 aout 2011 et le
premier décaissement avait été effectué le 26 décembre 2012, soit quatorze mois après la
signature du contrat. Pour la Cour, cas précis la Cour a constaté que l’urgence a été abusivement
utilisé pour conclure les contrats.
580.
La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
305
306
TITRE DU PROJET
Construction et Supervision des Lycées de Mont-Organise et de Capotile
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Ce projet entre dans le cadre du Programme de développement territorial qui a
été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions ont été prises
pour l’exécution de différents projets.
Fonds PetroCaribe
Contrat gré-à-gré
Montant total des deux contrats : 98 971 770.00 HTG
Montant de la supervision : 14 000 000.00 HTG
Date de signature : 31 aout 2011
Début des travaux : 26 décembre 2012 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : SECOSA
La firme de supervision : J&J CONSTRUCTION
Parties contractantes :
Jean Max BELLERIVE, Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe
Jean-Emile LAFERIERE DG SECOSA;
Hérode THELUSMA, J&J CONSTRUCTION
Avis favorable de la CSCCA.
Délai de garantie : Un (1) an suite à l’émission du certificat de réception
provisoire des travaux.
Avance de démarrage : 40% du coût du marché
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Retenue de 2% à la source (Impôt sur le Revenu) sur les acomptes
provisionnels
Pénalité d’un pour mille (1/1000) du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Les pénalités seront applicables d’office et sans mise
en demeure préalable sur les décomptes des sommes qui sont dues.
Le montant des pénalités sera plafonné à cinq cent (5%) du montant du
marché.
Le délai de réalisation des travaux est de douze (12) mois
Total des décaissements : 98 970 970.00 HTG HTG
Absence de rapport de la firme de supervision ;
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible sur l’exécution du projet, le montant global du marché totalise 98 971 770.00 HTG.
Le montant total des dépenses s’élevait 98 970 970.00 HTG. L’absence significative de documents justifiant les
dépenses et les visites de terrain dénote un manquant significatif dans le moyen de contrôle.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Jean Max BELLERIVE, Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe ;
Yves Germain JOSEPH : Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe
Deuxième niveau
Jean-Emile LAFERIERE DG de SECOSA, dénommée Maitre d’œuvre
Troisième niveau
Ing. Herode THELUSMA (Représentant de J&J CONSTRUCTION la firme
de supervision)
306
307
2.2.15. Projet de réhabilitation des infrastructures sportives
581. Cette section regroupe tous les projets d’infrastructures sportives financés à partir du fonds
PetroCaribe via des résolutions prises en Conseil des Ministres. Ces projets ont été élaborés en
vue de permettre au gouvernement de diminuer la délinquance juvénile et d’orienter la jeunesse
vers des activités saines et productives pour leur vie et leur avenir et d’offrir aux citoyens un
cadre infrastructurel leur permettant de contribuer au progrès national. De ce fait, trois projets
d’envergure ont été mis en œuvre. L’objectif était de doter diverses communes de centres
sportifs répondant aux besoins des populations en termes de loisirs et enfin de stimuler et
diversifier la croissance économique des espaces territoriaux tout en favorisant la création
d’emplois. Le total des résolutions adoptées pour leur exécution totalise 36 241 633.59 USD et
les montants transférés atteignent 27 787 385.59 USD. Le tableau suivant présente une
description des montants adoptés et transférés :
Tableau 2.4.15-A : Récapitulatifs des résolution votées pour
financer la réhabilitation des projets
d’infrastructures sportives
RESOLUTIONS
12 mai 2011
28 fevrier 2012
18 juillet 2012
11 decembre 2013
15 avril 2015
22 juillet 2015
6 janvier 2016
Developpement Territorial
TOTAL
$
$
$
$
$
$
$
$
$
MONTANT ADOPTE MONTANT TRANSFERE
4,500,000.00 $
4,500,000.00
6,200,000.00 $
5,895,449.00
5,000,000.00 $
5,000,000.00
3,000,000.00 $
3,000,000.00
8,200,000.00 $
2,138,473.00
6,061,527.00 $
4,487,163.00
513,806.00 $
2,766,300.59 $
2,766,300.59
36,241,633.59 $
27,787,385.59
582. Selon la documentation mis à la disposition du CSCCA, deux firmes ont été retracées pour
l’exécution de ces projets de réhabilitation des infrastructures sportives, à savoir :
La firme CONSTRUCTORA ROFI SA pour la construction de cinq (5) centres sportifs.
La firme SECOSA qui a été sélectionnée pour la construction ou le gazonnage de dixhuit (18) centres sportifs.
583. La liste suivante présente les parcs ou centres sportifs construits ou réaménagés :
307
308
Tableau 2.4.15-B : Liste des parcs sportives
LISTE DES PARCS SPORTIFS
CONSTRUCTION PARCS SPORTIFS (PHASE I)
CONSTRUCTION PARCS SPORTIFS (PHASE II)
GAZONNAGE SYNTHETIQUE
Capotille
Gressier
Cayes -Jacmel
Jeremie
Marchand Dessalines
Milot
Saint Louis du Nord
Saint Louis du Sud
Verettes
Thomonde
Jacmel
Ouanaminthe
Mirebalais
Gonaives
Les Cayes
Pignon
Sainte Therese
Gerard Christophe
Parc Levelt
Dadadou
Hinche
Grande Riviere du Nord
Miragoane
10 Petits parcs
Gressier
Cayes -Jacmel
Jeremie
Milot
Saint Louis du Nord
Saint Louis du Sud
Verettes
Thomonde
Grande Riviere du Nord
Marchand Dessalines
Mont-Organise
Hinche
Pignon
Miragoane
2.2.15.1. Projet de construction de cinq (5) centres sportifs / CONSTRUCTORA ROFI
SA
584. Par résolution du Conseil des Ministres du 18 juillet 2012, une somme de 5 000 000.00
USD a été désaffectée du projet de Rénovation urbaine et développement résidentiel à
Bowenfield et à Fort-National au projet de Réhabilitation-Construction et Aménagement des
infrastructures sportives. Ce projet de construction de cinq (5) centres sportifs a été exécuté par
la firme dominicaine CONSTRUCTORA ROFI SA pour 10 476 700.00 USD. Il s’agit de :
1. centre sportif de Ouanaminthe
2. centre sportif des Gonaïves
3. centre sportif de Mirebalais
4. centre sportif des Cayes
5. centre sportif de Jacmel.
585. Un décaissement de 17 025 702.52 USD a été fait au profit de la firme. La Cour n’a
retrouvé aucun décompte servant de preuve matérielle de décaissement. Mais cinq (5) rapports
d’évaluation de la firme d’exécution ont été produits. Aucun rapport de la supervision relatif
aux rapports d’évaluation n’a été retracé par la Cour.
586. Suite aux visites de terrain effectuées par l’équipe technique de la Cour, des prises de vue
ont été faites sur la construction de centre sportif de Jacmel.
308
309
309
310
310
311
311
312
587. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport au projet de
construction de centres réalisé par ROFI :
TITRE DU PROJET
Projet de construction de cinq (5) centres sportifs / CONSTRUCTORA ROFI SA
(MPCE)
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
Avenant # 2 au contrat des travaux de rénovation urbaine et
développement à Fort-National phase III
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
Montant prévu pour le projet : 10 476 700.00 USD
Date : 9 juillet 2012
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
Informations indisponibles
GESTION DE PROJET
Décaissement : 17 025 702.52 USD
EXÉCUTION DES
Ecart non justifié de 6 549 002.52 USD
TRAVAUX
Chantier inauguré et en service
BILAN DU PROJET
Aucun contrat n’a été retrouve pour la construction de ces 5 centres. Un décaissement de 17 025 702.52
USD a été fait au profit de la firme. La Cour n’a retrouvé aucuns décomptes servant de preuve matérielle du
décaissement. Mais cinq (5) rapports d’évaluation de la firme d’exécution ont été produits. Aucun rapport de
la supervision relatif aux rapports d’évaluation n’a été retracé par la Cour.
Premier niveau
RESPONSABILITÉS
Laurent Salvador LAMOTHE : MPCE, Ordonnateur principal;
Joséfa Raymond GAUTHIER, MPCE, ordonnateur principal
Deuxième niveau
Jose Elias HERNANDEZ, PDG de la firme de construction
Troisième niveau
M. Michel PRESUME : Secrétaire d’État à la planification du MPCE;
312
313
2.2.15.2. Projet d’Aménagement d’Infrastructures de Sport (Phase I & II) et Gazonnage
Synthétique de 14 parcs sportifs / SECOSA
588. Afin de s’assurer de la saine gestion des deux phases du projet d’aménagements
d’infrastructures sportives I & II et le Gazonnage synthétique de 14 parcs financés par le fonds
PetroCaribe et exécutés par la firme SECOSA, la Cour, à travers la documentation disponible
comme le contrat octroyé et les décomptes progressifs, analysera les mesures prises par le
MPCE en vue d’exercer un contrôle adéquat sur l’élaboration et la mise en œuvre de ce projet.
589. Premièrement, la phase I du marché a été conclu de gré à gré dans le cadre de la loi
d’urgence du 15 avril 2010 pour un montant de quatre millions quatre cent cinquante mille et
00/100 dollars américains (4 450 000,00 USD), équivalent à 179 150 770,00 HTG. En fonction
de l’estimation des coûts, le mode de sollicitation n’est pas adéquat. Car, il ne peut être passé
de marché par entente directe qu’après avis conforme de la CNMP même dans le cas d’urgence
due à des circonstances imprévisibles ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les
procédures d’appel d’offres (article 106 et 106.2 arrêté d’application du 26 octobre 2009 sur la
loi du 12 juin 2009 sur les marchés publics). De plus, l’aménagement des dix (10) parcs sportifs
suivants (Capotille, Gressier, Cayes-Jacmel, Jérémie, Marchand Dessalines, Milot, St Louis du
Nord, St Louis du Sud, Thomonde et Verrettes) nécessiterait une évaluation approfondie des
besoins. Pour la Cour, il s’agit d’une anticipation de la part du Ministre de la Planification,
Monsieur Jean Max BELLERIVE, en avançant des raisons liées aux séismes pour passer outre
des délais prévus dans les procédures d’appel d’offres.
590. Deuxièmement, l’examen de la phase II du marché a permis de constater que le contrat a
été conclu cinq (5) mois après la signature de la première phase du projet, pour un montant de
dix millions cent cinquante mille vingt-trois et 31/100 dollars américains (10 150 023,31 USD).
En effet, ce contrat a pour objet de réaliser les travaux d’aménagements et de constructions
d’infrastructures sportives suivantes : (Parc Ste Thérèse, Parc Gérard Christophe, Parc Levelt,
Centre Sportif Dadadou, Centre Sportif de Hinche, Parc sportif Grande Rivière du nord,
Miragoane et dix petits parcs). Il faut signaler que le contrat est paraphé sans évaluation
préalable des besoins. Car, le vote de la première résolution est intervenu onze (11) mois après
sa signature.
313
314
591. Troisièmement, l’examen du contrat encadrant la passation du marché de gazonnage
synthétique de 14 parcs suivants : (Gressier, Verrettes, Thomonde, Jérémie, St Louis du Nord,
Cayes-Jacmel, Milot, Grande Rivière du Nord, Marchand Dessalines, ST Louis du Sud, MontOrganisé, Pignon, Hinche et Miragoane) a permis à la Cour de constater que toutes les
dispositions contractuelles ne sont pas respectées dans l’exécution de la sélection du contractant.
Au regard du montant de sept millions quatre cent quarante-quatre mille quatre cent soixantetrois et 53/100 dollars américains (7 444 463, 53 USD), un appel d’offres ouvert aurait dû être
lancé afin de recruté la firme d’exécution. Cependant, la Cour constate que le MPCE a lancé un
appel d’offre restreint qui était infructueux à cause de la non-conformité des offres des
soumissionnaires. Elle n’a pas retracé dans la documentation disponible l’avis de non-objection
de la CNMP avant de passer ce marché tel que l’exige l’article 33-1de la Loi du 10 juin 2009
sur les marchés publics.
592. Par ailleurs l’absence des décomptes ne permet pas à la Cour de confirmer si les directives
prévues par les cadres réglementaire et contractuel ont été respectées notamment au niveau des
retenues prévues comme les retenues de garanties 5%, de bonne exécution 5% et des imports
2%. Ceci constitue des irrégularités portant un préjudice au projet et la communauté.
593. Outre ces irrégularités, la Cour a constaté que les modalités de facturation et de paiement
ne sont pas adéquates en référence à l’article 130-3 de l’Arrêté d’application du 26 octobre
2009 fixant les modalités d’application de la loi du 12 juin 2009 sur les marchés publics. En
effet, selon les dispositions de cet article, l’avance de démarrage forfaitaire doit être
intégralement garantie par une caution personnelle et solidaire dans les conditions fixées à
l’article 179 du présent arrêté. Pour la Cour, une telle irrégularité a également causé préjudice à
la communauté. D’autant que les prix sont établis hors de toutes taxes, charges et droits directs
ou indirects sans viser les textes législatifs, réglementaires ou les conventions internationales
prévoyant l’exonération (article 15.1 Arrêté d’application du 26 octobre 2009 précité).
594. Devant l’absence de certaines factures physiques la Cour a traité les informations
présentées dans les trois tableaux ci-dessous sur la base des décomptes et des requêtes obtenues
:
314
315
Tableau 2.4.15-C : Recompositions des décomptes et
des requêtes (aménagement phase I)
Date
Descriptions
2011-11-09 Avance de démarrage de 30%
2012-02-23 AVANCE 2
2012-05-08 AVANCE de 23%
2012-08-06 Avenant
2012-12-26 Facture #5
2015-06-26 Centre sportif Marchand Dessalines
2015-06-26 Avance / travaux complémentaires ST L. du Nord
2015-11-03 2e avance / travaux complémentaires ST L. du Nord
Total
Montant
1 335 000,00
1 100 000,00
1 190 000,00
845 239,50
1 130 000,00
771 750,00
271 130,49
485 403,39
7 128 523,38
Tableau 2.4.15-D : Recompositions des décomptes et
des requêtes (aménagement phase II)
Date
Descriptions
2012-09-03 Avance de démarrage de 30%
Paiement pour travaux add. construction parc Ste
2013-06-27
Thérèse
2013-07-01 Paiement de la facture #3
2013-09-25 Paiement de la facture #4
2013-10-25 Paiement de la facture #5
2014-01-22 Paiement de la facture #6
2014-05-08 Paiement de la facture #7
2014-09-25 Paiement de la facture #8
Total
Montant
3 552 508,16
1 547 588,10
1 091 219,00
569 611,00
751 221,19
1 319 403,00
1 500 000,00
2 000 000,00
12 331 550,45
Tableau 2.4.15-E : Recompositions des décomptes et
des requêtes (Installation de
Gazonnage Synthétique de 14 Parcs
Sportifs)
Date
Descriptions
2015-07-16 Avance de démarrage des travaux
Acquisition de Gazon synthétique/ EUOGRASS
2015-08-24
INC
Gazon synthétique: Hinche, St L. du Nord,
2015-10-21
Thomassin
Montant
2 040 816,33
3 815 089,04
582 749,90
315
316
2015-11-10
Acquisition de Gazon synthétique/ EUOGRASS
INC
Total
778 589,60
7 217 244,87
595. La Cour, en examinant l’exécution de la première phase du Projet, a relevé un écart de deux
millions six cent soixante mille cinq cent vingt-trois et 38/100 dollars américains (2 678 523,38
USD) représentant un pourcentage de 60,19%. De cette analyse, la Cour constate que les deux
parties se sont entendues pour exécuter des travaux additionnels selon les règles définies. Puis,
un avenant représentant 19% du coût initial a été signé le 21 octobre 2011 par les contractants.
Toutefois, les dispositions de l’article 21 de l’arrêté d’application du 26 octobre 2009 sur les
marchés publics précisent que « l’augmentation de la masse des travaux résultant d’un ou
plusieurs avenants ne doit en aucun cas être supérieure à 30% du coût du marché initial » alors
que l’augmentation a été de 60.19%. Lorsque la modification envisagée porte sur la quantité des
travaux et supérieure aux taux fixés à l’article 21, il doit être passé un nouveau marché selon les
dispositions de l’article 106, alinéa 4 du présent arrêté.
596. Ensuite, l’exécution de la deuxième phase du projet est assortie d’un avenant signé au
montant de trois millions quarante-quatre mille seize et 67/100 dollars américains (3 044 016,67
USD), ce qui représente 30% du marché initial. Mais la Cour n’a pas trouvé les documents
justificatifs de cet avenant.
597. Pour ce qui concerne l’avancement physique des travaux, la Cour a relevé des irrégularités
de nature administrative, notamment l’absence de justification pour l’arrêt de certains travaux.
La Cour s’attendait à trouver dans les dossiers de justifications techniques et administratives
des éléments solides justifiant cet arrêt des travaux, ayant des impacts sur le délai et le coût total
des deux phases du projet et le gazonnage des 14 parcs sportifs.
598. À la suite de la visite des centres sportifs, effectuée par l’équipe technique, la Cour a fait
les observations suivantes :
Parc sportif de Thomonde
599. La Cour a décelé des déficiences majeures au niveau de ce parc. Il n’existe pas de système
de drainage. Voilà pourquoi à la moindre averse, la surface de jeu est remplie de cuve. De plus,
316
317
le terrain n’est pas revêtu de gazon synthétique comme prévu dans les termes du contrat de
gazonnage.
600. Voici quelques prises de vue illustrant l’état des lieux actuels :
317
318
Parc Sportif Grande Rivière du Nord
601. La Cour constate l’inexistence de système de drainage, de gazon synthétique comme prévu
dans le contrat. La surface de jeu n’est pas entretenue non plus. Les images suivantes en sont
l’illustration :
318
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319
320
Parc sportif Mont Organisé
602. La Cour constate que ce parc n’est pas recouvert de gazon synthétique mais la visite des
lieux a permis de remarquer également l’inexistence de système de drainage. Voici quelques
photos y relatives:
320
321
321
322
Parc sportif de Verrettes
603. Le parc sportif de Verrettes n’est pas recouvert de gazon synthétique comme prévu dans le
contrat de gazonnage de 14 parcs. Toutefois, la Cour constate que les travaux de construction
n’ont pas été achevés et le gazons synthétique n’a pas été installé par la firme SECOSA. Les
photos suivantes ont été prises par la Cour lors de la visite de terrain :
322
323
Parc sportif des Cayes-Jacmel
604. Lors de la visite du Parc sportif des Cayes-Jacmel, la Cour constate que toutes les activités
prévues dans le contrat, notamment l’installation de gazon synthétique, ont été réalisées.
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Parc sportif de Hinche
605. La Cour constate que le gazon synthétiques a été installé au Parc sportif de Hinche comme
le montrent les images suivantes :
326
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Parc sportif de Jérémie
606. Le parc sportif de Jérémie a été fortement endommagé par l’ouragan Matthew. Par la suite,
les gradins ont été démolis pour non-respect des normes de construction. Ce terrain n’est pas
recouvert de gazon synthétique.
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329
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Parc sportif de Léogane
607. Comme le montrent les images suivantes, la Cour constate que le parc sportif de Léogane
est recouvert de gazon synthétique. Cependant, certains travaux prévus dans le contrat sont
inachevés.
330
331
331
332
Parc Sportif de Mirebalais
608. Comme l’indiquent les images suivantes, au Parc Sportif de Mirebalais, le gazon
synthétique a été installé. Cependant, des travaux de drainage sérieux n’ont pas été réalisés :
332
333
333
334
Centre sportif de Gressier
609. Le Centre sportif de Gressier est recouvert de gazon synthétique. Cependant, les terrains
de basket et de volley ball sont inachevés et abimés. Des cuvettes y sont constatées et les nappes
d’eau demeurent sur la pelouse en béton hydraulique. La construction du dallage laisse à
désirer.
334
335
335
336
336
337
610. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Projet d’aménagement d’infrastructures de sport (Phase I & II) et Gazonnage Synthétique de 14 parcs sportifs
/ SECOSA
(MPCE & SECOSA)
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
Montant Phase I : 4 450 000,00 USD
CONTRATS
Avenant :
845 239,50
Montant Phase II : 10 150 023, 31 USD
Avenant :
3 044 016,67
Gazonnage synthétique : 7 444 463,53 USD
Montant total :
25 889 726,34 USD
Contrat de Gré-a-gré
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Firme d’exécution : SECOSA
Aucune approbation du Ministre de l’Économie et des finances
Aucune approbation de la CNMP pour les deux phases I&II
Non objection de la CNMP pour le Contrat de gazonnage
synthétique après l’appel d’offres restreint infructueux
Visa de la CSCCA par Fritz Robert St Paul, Président
Validation du contrat de gazonnage synthétique par la CNMP
Firme de supervision : J&J Construction
Contrat & avenant phase I : 650 325,00 USD
Contrat & avenant phase II : 1 319 553,61 USD
LA GESTION
Délai de Garantie : 12 mois suite à la réception provisoire des travaux.
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage : 30%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de
GESTION DE PROJET
bonne exécution : 5%.
337
338
TITRE DU PROJET
Projet d’aménagement d’infrastructures de sport (Phase I & II) et Gazonnage Synthétique de 14 parcs sportifs
/ SECOSA
(MPCE & SECOSA)
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat. Le montant des
pénalités sera plafonné à 5% du montant du marché.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception provisoire
et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 12 mois à compter du lendemain du
jour de la notification de l’Ordre. Mais prolongé par l’avenant à 18 mois.
Décaissement total : 28 647 197,31 USD
Décomptes Mensuels
Supervision J&J construction : rapport de supervision.
Contrôle de qualité : absence de contrôle de qualité.
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, les contrats d’exécution et de supervision ont été adoptés respectivement pour
des montants de 25 889 726,34 USD et 1 969 878,61 USD sans résolution préalable. La réalisation de ce projet
ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets. Les fonds
décaissés ne sont pas proportionnels aux travaux réalisés. La non réception de certificats provisoire et définitive
de certains travaux dénotent une grave déficience dans l’exécution du projet.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE, Ministre signataire
Josefa R. GAUTHIER, Ministre Ordonnateur des dépenses
Jude Hervey DAY, Minstre Ordonateur des dépenses
Laurent Salvador LAMONTHE, Ministre, Ordonnateur des
dépenses
Yves Germain JOSEPH, Ministre Ordonnateur des dépenses
Aviol FLEURANT, Ministre Ordonnateur des dépenses
Deuxième niveau
Jean-Emile LAFERIERE, Directeur Général SECOSA : Exécution
Troisième niveau
Ing. Hérode THÉLUSMA, Directeur Générale Firme de J&J
Construction : Supervision
Giovani DORELIEN, Directeur Général Adj, Comptable de denier
public
2.2.15.3. Projet de construction du centre sportif de pignon (Phase I)
611. Le marché de construction du centre sportif de pignon (Phase I) est conclu de gré à gré
dans le cadre de la loi d’urgence du 15 avril 2010 au montant d’un million six cent mille et
00/100 dollars américains (1 600 000,00 USD), soit l’équivalent en gourdes de 64 358 880,00
HTG.
612. La Cour constate que les modalités de facturation et de paiement ne sont pas adéquates, en
référence à l’article 83 de la loi du 12 juin 2009 sur les marchés publics. En effet, selon les
dispositions de cet article, l’avance de démarrage ne peut en aucun cas excéder 30% du montant
338
339
du marché initial. Or, dans la mise en œuvre du présent projet, le MPCE a donné une avance de
démarrage de 40%. Pour la Cour, une telle irrégularité ne peut que avoir un impact négatif sur
le projet et la communauté.
613. Devant l’absence de certaines factures physiques la Cour a traité les informations
présentées dans le tableau ci-dessous sur la base des décomptes et des requêtes obtenues:
Tableau 2.4.15-F : Délai d'exécution et avance de démarrage:
40% pour la construction du centre sportif
Pignon (Phase I)
NO Période
1 Avance de démarrage 40%
2 Facture #2
3 Facture #3
Total
Montant
640 000,00
102 805,00
777 195,00
1 520 000,00
Date
31-3-12
27-9-13
14-08-14
614. La Cour a analysé les décaissements ci-dessus et constate que l’avance de démarrage a été
payée à partir des virements MEF-PetroCaribe via le compte PIP 121252214. Cependant, la
Banque de la République d’Haïti (BRH) a fourni des informations qui ont permis de constater
que ce montant a été décaissé à partir des fonds PetroCaribe, hors résolutions. Pour la Cour, il
s’agit d’une irrégularité qui cause préjudice à l’État, à la communauté et aux bonnes pratiques
de gestion.
615. Pour ce qui concerne les travaux, la durée prévue dans le contrat est de dix-huit (18) mois.
En mars 2012, une avance de démarrage de 40% a été accordée à la firme. Le dernier versement
a eu lieu 29 mois après et les travaux ont atteint un degré d’avancement de 60%.
616. Cependant, la Cour a constaté que la firme SECOSA a construit seulement le périmètre de
clôture, deux tribunes et des gradins et deux socles. Contrairement aux termes du contrat, la
Cour n’a pas remarqué l’existence d’ouvrages suivants : surface de terrain type, terrain de
basket-ball, bâtiment pour les joueurs, guérites pour les joueurs, monogramme, toilettes et
douches, poteaux, barres transversales, filets et Guérite d’entrée.
617. Il faut signaler que le coût du projet est d’un million six cent mille et 00/100 dollars
américain (1 600 000,00 USD). De ce montant, un million cinq cent vingt mille et 00/100 dollars
américain (1 520 000,00 USD) représentant 95% du cout total du contrat a déjà été décaissé.
339
340
618. Enfin de compte, la construction de ce parc ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds
publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets car le paiement effectué n’est pas
proportionnel aux travaux réalisés.
340
341
619. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Construction du Centre Sportif de Pignon Phase I
#MPCE & SECOSA
RÉSOLUTIONS
Sous-programme d’infrastructures sportives (sport pour le changement)
résolution du 28 février 2012.
Montant résolution : 960 000,00 USD
Montant PIP : 640 000,00 USD
Total : 1 600 000.00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI
Sollicitation d’une proposition financière pour la Construction du centre
DES CONTRATS
sportif de pignon phase I
Montant du contrat : 1 600 000,00 USD, soit 64 358 880,00HTG
Contrat de Gré-a-gré
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Firme d’exécution : INGENIERIA ESTRELLA
Aucune approbation du Ministre de l’Économie et des finances
Aucune approbation de la CNMP
Visa de la CSCCA par Nonie H. Mathieu, Présidente
Firme de supervision : J&J Construction
LA GESTION
Délai de Garantie : 12 mois suite à la réception provisoire des travaux.
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage : 40%. Retenue de Garantie : 5%. Retenue de bonne
exécution : 5%.
GESTION DE PROJET
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat. Le montant des
pénalités sera plafonné à 5% du montant du marché.
Soumis au Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
techniques relatives aux retenue et aux certificats de réception provisoire et
définitive.
EXÉCUTION DES
Délai de réalisation des travaux : 24 mois à compter du lendemain du jour
de la notification de l’Ordre.
TRAVAUX
Décomptes Mensuels
Supervision J&J construction : absence de rapport.
Contrôle de qualité : absence de contrôle de qualité.
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, les contrats d’exécution et de supervision ont été adoptés respectivement pour
un montant de 1 600 000,00 USD et 160 000,00 USD sans résolution préalable. Selon les données recueillies
de la BRH, un montant de 640 000,00 USD représentant 40% de la valeur alloué au projet a été décaissé à
partir du fonds PetroCaribe hors résolution.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques
de gestion de projets. L’absence de prise de résolution justifiant les 40% de l’avance ainsi que la réception
provisoire et définitive des travaux dénotent une grave déficience dans la réalisation du projet.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Jean Max BELLERIVE, Ministre signataire
Jude Hervey DAY, Ministre, Ordonnateur des dépenses
Laurent Salvador LAMONTHE, Ministre, Ordonnateur des dépenses
Troisième niveau
Jean-Emile LAFERIERE, President Directeur Général
SECOSA
Troisième niveau
Ing. Hérode THELUSMA, Directeur Général J&J Construction
341
342
Recommandation 2.2
Considérant la gravité des irrégularités constatées lors de l'examen des projets mis en
œuvre par le MPCE, la CSCCA recommande :
Que le MPCE renforce son dispositif de contrôle interne afin de s’assurer que
certains serviteurs de l'État ne posent plus des actions qui causent des préjudices
à la communauté notamment lors de l’attribution des marchés dits d’urgence.
Que la responsabilité des Ordonnateurs qui se sont succédé à la tête de ce ministère
soit mise en œuvre pour avoir engagé et maintenu l’État dans des transactions
irrégulières dans le cadre de l’élaboration et/ou de la gestion des projets.
Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer s’il y a
matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la communauté :
favoritisme dans l’octroi des contrats, décaissements non justifiés, retenus de 2%
à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes provisionnels, mais non versés à
la DGI, etc.
Que le MPCE ne s’implique plus dans la conduite de projets qui relèvent du champ
de compétence d’autres structures administratives de l’État.
Que le MPCE, en plus de la coopération avec les bailleurs, coordonne,
conformément à ses attributions légales, le système national en s’assurant du
monitoring des projets, de leur suivi, de leur évaluation et faire en sorte que les
secteurs fassent effectivement leur travail.
342
343
2.3. Unité de la Construction de Logements et de
Bâtiments Publics (UCLBP)
620. De septembre 2008 à septembre 2016, les six (6) gouvernements qui se sont succédé ont
voté 14 résolutions dans lesquelles l’UCLBP est identifié comme entité responsable pour la
mise en œuvre de quatre (4) Projets financés par les fonds Petrocaribe. Le tableau ci-après fait
l’état de ces Projets.
Tableau 2.3.A : Projets audités du UCLBP financés par les
fonds Petro Caribe
Projets
Résolution
1
Intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie
18-07-2012
Montant Révisé
($US)
2 000 000,00
21-12-2012
5 000 000,00
2
Hébergement Post Tremblement De Terre du 12 Janvier 2010
13-03-2013
3 000 000,00
3
Construction de médiathèques
15-04-2015
1 127 660,00
4
Conception et mise en œuvre de développement territorial
23-07-2014
(Projets spéciaux)
32 000 000,00
Total
43 127 660.00
Source : UCLBP
621. Dans le cadre de ce rapport, la Cour avait pour objectifs d’analyser l’ensemble des projets
pilotés par l’UCLBP. Toutefois, selon les informations obtenues de l’UCBP quatre (4) projets
identifiés ont été implémentés ; il s’agit des projets :
Intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie
Hébergement Post Tremblement de Terre du 12 Janvier 2010
Construction des médiathèques
Conception et mise en œuvre de développement territorial (Projets spéciaux)
622. Les travaux d’audit réalisés sur les quatre (4) projets ont permis à la Cour de relever les
principales irrégularités suivantes :
343
344
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
1) Fractionnement de contrats réalisé de façon délibérée afin de contourner de la
règlementation. C’est le cas lors de la mise en œuvre des projets spéciaux (# 2.4.5).
2) Non-versement des acomptes de 2% récoltés au profit de la DGI. C’est le cas lors de la
mise en œuvre des projets spéciaux (# 2.4.5) ; du programme d’Hébergement Post
Tremblement de Terre du 12 Janvier 2012 (# 2.4.3) et du projet « d’intervention en
matière d'habitat dans le quartier de Jalousie » (# 2.4.1).
Irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
1) Non-respect des dispositions de l’article 33-1 de la loi du 12 juin 2009 fixant les règles
générales de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics. C’est le cas lors
de la mise en œuvre du projet « d’intervention en matière d'habitat dans le quartier de
Jalousie » (# 2.4.1); du programme d’Hébergement Post Tremblement De Terre du 12
Janvier 2012 (# 2.4.3).
2) Avance de démarrage des travaux supérieur au seuil de 30% et n’est pas garantie suivant
les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009, C’est le cas lors de la mise en œuvre du
projet « d’intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie » (# 2.4.1); du
programme d’Hébergement Post Tremblement De Terre du 12 Janvier 2012 (# 2.4.3);
des projets spéciaux (# 2.4.5) et la mise en œuvre du programme de « Construction de
bâtiments et de logements publics-UCLBP » (#2.4.4).
3) Non-approbation de contrats par la Cour des Comptes conformément au décret du 23
novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA. (Voir
l’article 5, alinéa 3). C’est le cas lors de la mise en œuvre du projet « d’intervention en
matière d’habitat dans le quartier de Jalousie » (Voir #2.4.2).
4) Marché a été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence
de candidats comme l’exige l’article 6 de l’arrêté ci-haut cité et les articles 27-1 et 35
paragraphe 2 de la loi du 12 juin 2009, fixant les règles générales de passation,
d’exécution et de règlement des marchés publics. C’est le cas lors de la mise en œuvre
du programme d’Hébergement Post Tremblement de Terre du 12 Janvier 2012 (# 2.4.3);
et des projets spéciaux (# 2.4.5).
5) - Retard constaté dans l’exécution de ce projet. C’est le cas lors de la mise en œuvre du
programme de « Construction de bâtiments et de logements publics-UCLBP » (#2.4.4).
Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers analysés de l’UCLBP dans le cadre de rapport n’étaient complets, il
manquait soit les décomptes progressifs, les factures, les documents relatifs à la
réception provisoire, au cahier des déficiences s’il y a lieu et à la réception définitive).
623. La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ces travaux d’audit en fonction de
chaque projet analysé. Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre (4) axes, soit :
344
345
La conception du projet : les devis estimatifs, les bordereaux des prix; le cahier des
clauses administratives, les spécifications techniques, etc.
Le processus d’octroi des contrats : les propositions financières présentées par les
entrepreneurs; octroie des contrats
L’exécution des travaux: les décomptes progressifs; les approbations et les
autorisations; les retenues réglementaires.
Le bilan des projets: les documents spécifiques à la réception du projet (lettres de
réception provisoire, rapports des déficiences à corriger et lettres de réception
définitive).
2.3.1. Intervention en matière d'habitat dans le quartier de
Jalousie
624. Ce projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie » avait été
financé par une résolution totalisant 2,000,000.00 $US et un fonds de 2,000,000.00 $US
provenant du gouvernement Uruguayen. Pour sa mise en œuvre, celui-ci a été subdivisé en deux
phases, comme le présente le tableau ci-après.
Tableau 2.4.B : Les composantes de deux phases
Numéro et titre du lot
Phase 1
Phase 2
(1)
(2)
(3)
Lot 1 : Exécution de crépissage et Peinture sur 275 maisonnettes
Lot 2 : Exécution de crépissage et Peinture sur 296 maisonnettes
Lot 3 : Exécution de crépissage et Peinture sur 232 maisonnettes
Lot 4 : Exécution de crépissage et Peinture sur 208 maisonnettes
Lot 5 : Exécution de crépissage et Peinture du bâtiment de 5 étages
du Pasteur Pierre à Jalousie
Lot 6 = 519 maisonnettes
Lot 7 = 511 maisonnettes
Lot 8 = 550 maisonnettes(2)
Lot 9 = 518 maisonnettes
Lot 10 = 505 maisonnettes
Lot 11 = 542 maisonnettes(2)
Valeur
1,200,000.00 $ USD
ou
50,951,880.00 HTG(1)
1,478,150.00 USD
ou
64,538,541.86 HTG(3)
Ce montant en HTG a été calculé à partir du taux de change de 42.4599 HTG du 12 novembre 2012 de la BRH
La phase II de ce projet a été financée par le fonds Petro-Caribe à hauteur de 40% et le fonds uruguayen à 60%.
Donc les lots 7 et 10 font sont financés par le celui-ci.
Ce montant en HTG a été calculé à partir du taux de change de 43.6617 du 28 mai 2013 de la BRH
Source : USLBP
345
346
Phase 1 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
624. D’abord, il faut souligner que la Commission Nationale des Marchés Publics n’a pas
donné sa non-objection avant de passer le marché par lots par appel d’offres restreint (sur
invitation) conformément à l’article 33-1 de la loi du 12 juin 2009 fixant les règles générales de
passation, d’exécution et de règlement des marchés publics. En effet, en fonction de l’estimation
des coûts, le montant du projet d’Un million Deux Cent Mille et 00/100 dollars américains (USD
1,200,000.00) équivalent à Cinquante Millions Neuf Cent Cinquante et Un Mille Huit Cent
Quatre Vingt et 00/100 HTG (HTG 50,951,880.00) dépassant le seuil de quarante millions et
00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établit par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics.
625. Ensuite, par rapport à la mise en œuvre des phases 1 à 5, la Cour a constaté ce qui suit :
Numéro et titre du lot
Lot 1 : Exécution de
crépissage et Peinture
sur 275 maisonnettes
Lot 2 : Exécution de
crépissage et Peinture
sur 296 maisonnettes
Constations de la Cour
Avance de démarrage de 40% supérieur au seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Contrat non soumis à la Cour des Comptes pour approbation conformément
au décret du 23 novembre 2005 établissant son organisation et son
fonctionnement.
Dossier physique de virement de fonds de onze million sept cent vingt-huit mille
neuf cent cinquante-deux et 00/100 HTG (HTG 11,728,952.00) à FICONES
non fourni à la Cour sur l’avance de démarrage.
Lot 3 : Exécution de
crépissage et Peinture
sur 232 maisonnettes
Avance de démarrage de 40% versée à la firme non garantie suivant les
articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009 et est supérieure à la limite de 30%
exigée par la loi.
Contrat non soumis à la Cour des Comptes pour approbation conformément
au décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement
de la CSCCA.
Dossier physique de virement de fonds de quatre million sept cent soixantecinq mille cinq cent vingt-huit et 80/100 HTG (HTG 4,765,528.80) à DAMA
Construction non fourni à la commission concernant l’avance de démarrage de
40%.
Lot 4 : Exécution de
crépissage et Peinture
sur 208 maisonnettes
Avance de démarrage de 40% versée à la firme non garantie suivant les
articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
346
347
Contrat non soumis à la Cour des Comptes pour approbation conformément
au décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement
de la CSCCA
Dossier physique de virement de fonds à MVF Construction pour l’avance de
démarrage de 40% correspondant à quatre million deux cent soixante-douze
mille cinq cent quarante-deux et 80/100 (HTG 4,272,542.80) non fourni à la
Cour.
Appel à une seule firme pour exécuter le travail : Montant du contrat de cinq
cent quatre-vingt-quatorze mille et 00/100 HTG (HTG 594,000.00) est endessous du seuil de quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00)
établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil
de passation des marchés publics pour les travaux.
L’avance de démarrage de 30% versée à la firme n’est pas garantie suivant
les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Lot 5 : Exécution de
crépissage et Peinture
du bâtiment de 5
étages du Pasteur
Pierre à Jalousie
Absence de mandat notarié du propriétaire de la firme M. Patrice
MILFORT autorisant M. Reneve JEANTY à signer le contrat.
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour approbation
conformément au décret du 23 novembre 2005 établissant son
organisation et son fonctionnement ;
Le 2e paiement de 30% pour le montant de cent soixante-dix-huit mille
deux cent et 00/100 HTG (HTG 178.200.00) a été acquitté par virement
bancaire à la firme. Cependant, la commission n’a pas retrouvé le dossier
de virement.
Absence de Patente et de Quitus de la firme.
626. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
Phase 1 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
RÉSOLUTIONS
Date de la résolution : 18 juillet 2012 publié au Moniteur no 177 du
mercredi 17 septembre 2014
Valeur de la résolution : 2,000,000.00 $US
TOTAL FINANCEMENT
Petro caribe
Lot 1 : Exécution de crépissage et Peinture sur 275 maisonnettes
Lot 2 : Exécution de crépissage et Peinture sur 296 maisonnettes
Totalisant 571 maisonnettes
PROCESSUS D’OCTROI DES Mode de sollicitation : Appel d’offre restreint (Invitation)
CONTRATS
Montant du contrat : 29,322,380.28 HTG
Date de signature : 11 janvier 2013 entre :
Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Jean David DORCIUS, Responsable de la firme FICONES
LA
GESTION Avance de démarrage 40% ;
CONTRACTUELLE
ET Paiement par : chèque ou virement bancaire : Compte : 70015524
GESTION DE PROJET
Sogebank
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 3 mois
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
347
348
Phase 1 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
BILAN DES LOTS 1&2
RESPONSABILITÉS
98% des fonds ont été acquittés par l’UCLBP soit HTG
28,735,932.40
L’acompte de 2% prélevé au montant de HTG 586,447.60 est versé
à la DGI.
Le Memo en date du 24 avril 2013 de Christian Voltaire de l’UCLBP
confirme la réalisation des travaux par la firme à 90.18% du lot 1 de
275 maisons. En effet, dans un premier temps, une maison est
inachevée mais le propriétaire a reçu les matériaux nécessaires pour
la finition et dans un second temps, 26 maisons n’étaient pas
peintes. Car les propriétaires refusaient de les peindre sans
enduisage. Finalement, les propriétaires se sont entendus avec la
firme pour faire la peinture des maisons après l’enduisage et les
propriétaires ont reçu de la firme la quantité de peinture nécessaire
pour la finition complète des travaux.
Le Memo en date du 26 avril 2013 de Marc Bellande Jacquet de
l’UCLBP confirme la réalisation des travaux par la firme à 99%. Il ne
restait qu’une seule maison dont son propriétaire souhaite la cirer
avant de la peindre, ce dernier a reçu de la firme les matériaux
nécessaires pour la peinture.
Le délai de réalisation des travaux a été respecté.
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur Exécutif
Deuxième niveau
M. Jean David DORCIUS, Responsable de la firme FICONES
Troisième niveau
M. Michel PRESUME, Directeur des Bâtiments Publics.
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Lot 3 : Exécution de crépissage et Peinture sur 232 maisonnettes
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
BILAN DU LOTS 3
RESPONSABILITÉS
Mode de sollicitation du contrat Appel d’offre restreint (Invitation)
Montant du contrat : HTG 11,913,822.00
Contrat signé le 14 janvier 2013 entre :
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Daniel JEAN, Responsable de la firme
Avance de démarrage 40% ;
Mode de paiement par : chèque ou virement bancaire
Délai de réalisation des travaux : 3 mois
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
98% des fonds ont été acquittés par l’UCLBP soit HTG
11,675,545.56.
L’acompte de 2% prélevé au montant de HTG 238,276.44 a été
versé à la DGI.
Le Memo en date du 30 avril 2013 de Vallières Plaisimond de
l’UCLBP confirme la réalisation des travaux par la firme à 100%.
La correspondance en date du 23 mai 2013 dont l’objet synthèse /
DAMA Construction de Mme Katia N. Apollon de l’UCLBP au
responsable de la Direction du Relogement et Réhabilitation M.
Clément Bélizaire affirme que la firme a respecté ses engagements
et recommande la libération de la troisième tranche.
Le délai de réalisation du projet a été respecté
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur Exécutif
348
349
Phase 1 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
M. Clément BELIZAIRE, Directeur Relogement & Réhabilitation /
Coordonnateur du projet
Deuxième niveau
M. Daniel JEAN, Directeur de DAMA CONSTRUCTION
Troisième niveau
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Lot 4 : Exécution de crépissage et Peinture sur 208 maisonnettes
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA
GESTION
CONTRACTUELLE
ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Mode de sollicitation du contrat Appel d’offre restreint (Invitation)
Montant du contrat : HTG 10,681,357.44.
Contrat signé le 14 janvier 2013 entre :
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Nesly MONCHERY, Responsable de la firme
Avance de démarrage 40% ;
Mode de paiement par : chèque ou virement bancaire
Délai de réalisation des travaux : 3 mois
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
BILAN DU PROJET
98% des fonds ont été acquittés par l’UCLBP soit HTG
10,467,730.29.
L’acompte de 2% prélevé au montant de HTG 213,627.15 a été
versé à la DGI.
Le Memo en date du 30 avril 2013 de Gabriel COLBERT de
l’UCLBP confirme la réalisation des travaux par la firme à 100%.
La correspondance en date du 8 mai 2013 dont l’objet synthèse /
DAMA Construction de Mme Katia N. APOLLON de l’UCLBP au
responsable de la Direction du Relogement et Réhabilitation M.
Clément BELIZAIRE affirme que la firme a respecté ses
engagements et recommande le 3e décaissement ainsi que la
libération de la retenue de garantie.
Le délai de réalisation du projet a été respecté
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur Exécutif
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
M. Clément BELIZAIRE, Directeur Relogement & Réhabilitation /
Coordonnateur du projet
Deuxième niveau
M. Nesly. MONCHERY, Directeur MVF CONSTRUCTION
Exécution de crépissage et Peinture du bâtiment de 5 étages du Pasteur Pierre à Jalousie
PROCESSUS D’OCTROI DES Mode de sollicitation du contrat gré à gré
CONTRATS
Montant du contrat : HTG 594,000.00
Contrat signé le 27 décembre 2012 entre :
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Renève JEANTY, Responsable des comptes clients
LA
GESTION Avance de démarrage 30% ;
CONTRACTUELLE
ET Paiement par : chèque ou virement bancaire : Compte : 2840000457
GESTION DE PROJET
BNC
Pénalité 1/1000 par jour de retard jusqu’à concurrence de 10% du
montant total du contrat
Intérêts dûs au titre des retards de paiement : 1/1000 du montant du
contrat par jour de retard jusqu’à concurrence de 10% du montant total
du marché
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 2 mois
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
349
350
Phase 1 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 582,120.00.
L’acompte de 2% prélevé au montant de HTG 11,880.00 a été
versé à la DGI.
L’avance de démarrage de 30% versée à la firme respecte le seuil
de 30% fixé par la loi.
Finition des travaux confirmée par le Coordonnateur du projet
Le délai de réalisation du projet a été respecté
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Clément BELIZAIRE, Directeur Relogement & Réhabilitation /
Coordonnateur du projet
Deuxième niveau
M. Patrice MILFORT, Directeur de LA GENERALE
CONSTRUCTION ET DISTRIBUTION S.A
Troisième niveau
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Phase 2 du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
627. D’abord, la Commission Nationale des Marchés Publics n’a pas donné sa non-objection
avant de passer le marché par lots par appel d’offres restreint (sur invitation) conformément à
l’article 33-1 de la loi du 12 juin 2009 fixant les règles générales de passation, d’exécution et
de règlement des marchés publics. En effet, en fonction de l’estimation des coûts, le montant
du projet d’Un million quatre cent soixante-dix-huit mille cent cinquante dollars US
(1,478,150.00 USD) évalué au taux de 43.6617 du 28 mai 2013 de la BRH pour un équivalent
de Soixante Quatre Millions Cinq Cent Trente Huit Mille Cinq Cent Quarante et Un et 86/100
HTG (64,538,541.86 HTG) dépasse le seuil de 40,000,000.00 HTG établit par l’arrêté du 25
mai 2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant les seuils de passation des marchés publics.
628. Ensuite, par rapport à la mise en œuvre des phases 5 à 10, la Cour a constaté ce qui suit :
Numéro et titre du lot
« Lot 5 = 519
maisonnettes »
Constations de la Cour
Il n’y a eu qu’une seule firme soumissionnaire (Voir tableau ci-dessous)
pour le Lot 5 = 519 maisons qui est MVF Construction donc pas de
concurrence. Selon l’article 44-2 de la loi du 12 juin 2009 fixant les règles
générales de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics,
il fallait procéder à un nouvel appel d’offres. Dans le cas contraire, l’UCLBP
devrait avoir la non-objection de la CNMP pour conclure sur ce marché. Ce
qui n’a pas été fait dans les deux (2) cas. En décidant d’attribuer le marché
à MVF Construction, les responsables de l’UCLBP ont violé la loi.
L’avance de démarrage de 40% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
350
351
« Lot 6 = 511
maisonnettes »
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour approbation
conformément au décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation
et le fonctionnement de la CSCCA (Voir l’article 5, alinéa 3)
L’avance de démarrage de 40% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour approbation
conformément au décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation
et le fonctionnement de la CSCCA (Voir l’article 5, alinéa 3).
La phase II de ce projet a été financée par le fonds Petro-Caribe à hauteur
de 40% et le fonds uruguayen à 60%. Donc les lots 7 et 10 font sont
financés par le celui-ci.
L’avance de démarrage de 40% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour approbation
conformément au décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation
et le fonctionnement de la CSCCA (Voir l’article 5, alinéa 3).
L’avance de démarrage de 40% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour approbation
conformément au décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation
et le fonctionnement de la CSCCA (Voir l’article 5, alinéa 3)
Lot 7 = 550 maisonnettes
« Lot 8= 518
maisonnettes »
Lot 9 = 505 maisonnettes
Lot 10 = 542
maisonnettes
La phase II de ce projet a été financée par le fonds Petro-Caribe à hauteur
de 40% et le fonds uruguayen à 60%. Donc les lots 7 et 10 font sont
financés par le celui-ci.
629. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
Phase 2
Du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
BILAN DU PROJET
18 juillet 2012 publié au Moniteur no 177 du mercredi 17 septembre
2014 / Intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie
Petro caribe et Fond uruguayen
N.B : La commission s’est intéressée à la balance du fonds
Petro caribe au montant de 591,032.00 USD sur le projet
d’embellissement du quartier de Jalousie - Phase 1 de
2,000,000.00 USD. Dans ce cas, les 40% versés à la firme à
titre d’avance de démarrage est prise en compte dans la phase
II du projet. Les 60% du contrat sont financés par le fonds du
Gouvernement Uruguayen.
Lot 5 = 519 maisonnettes
Mode d’attribution du contrat appel d’offres restreint (Invitation)
Montant du contrat : HTG 16,099,380.00.
Contrat signé le 31 juillet 2013 entre :
Harry ADAM, Directeur Exécutif
M. Nesly MONCHERY, Responsable de la firme
Avance de démarrage 40% ;
Paiement par : chèque ou virement bancaire
Délai de réalisation des travaux : 3 mois
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
40% des fonds ont été acquittés par l’UCLBP soit HTG
6,439,752.00.
Le prélèvement de l’acompte de 2% se fait au paiement de la
balance finale du contrat.
Selon le Mémorandum en date du 2 octobre 2013 à Mme Katia
N. Napoléon Coordonnatrice Division Réhabilitation &
Relogement, Hubert Saintil de l’UCLBP a constaté et a validé à
351
352
Phase 2
Du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
RESPONSABILITÉS
la date du 1er octobre 2013 le crépissage de 329 maisons dont
56 entièrement achevées et recommande le versement de la 2 e
tranche à MVF Construction.
Travaux en cours car le reste 60% des travaux ont été financés
par le fond du Gouvernement uruguayen
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Nesly MONCHERY, Directeur MVF CONSTUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments Publics
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Lot 6= 511 maisonnettes (Phase II)
Mode de sollicitation du contrat appel d’offres restreint (Invitation)
Montant du contrat : HTG 15,851,220.00.
Contrat signé le 31 juillet 2013 entre :
Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Antoine COMPERE, Responsable de la firme
LA GESTION CONTRACTUELLE
Avance de démarrage 40% ;
ET GESTION DE PROJET
Paiement par : chèque ou virement bancaire
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 3 mois
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
BILAN DU PROJET
40% des fonds ont été acquittés par l’UCLBP soit
6,340,488.00 HTG
Le prélèvement de l’acompte de 2% se fait au paiement de
la balance finale du contrat.
Selon le Mémorandum en date du 2 octobre 2013 à Mme
Katia N. NAPOLEON Coordonnatrice Division Réhabilitation
& Relogement, Hubert SAINTIL de l’UCLBP a constaté et a
validé à la date du 28 septembre 2013 le crépissage de 217
maisons dont 115 entièrement achevées et a donc
recommandé le versement de la 2e tranche à BACO
Construction.
Travaux en cours car le reste 60% des travaux ont été
financés par le fond du Gouvernement uruguayen
Noms, prénoms et titres des
Premier niveau
responsables de l'administration
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Centrale
Deuxième niveau
M. Antoine COMPERE, Directeur firme BACO
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments Publics
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Lot 8= 518 maisonnettes
Mode d’attrbution du contrat appel d’offres restreint (Invitation)
Montant du contrat : HTG 16,068,360.00.
Contrat signé le 31 juillet 2013 entre :
Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Daniel JEAN, Responsable de la firme
Avance de démarrage 40% ;
Paiement par : chèque ou virement bancaire
Délai de réalisation des travaux : 3 mois
352
353
Phase 2
Du projet « d’intervention en matière d’habitat dans le quartier de Jalousie »
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
40% des fonds ont été acquittés par l’UCLBP soit HTG
6,427,344.00.
Le prélèvement de l’acompte de 2% se fait au paiement de la
balance finale du contrat.
Selon le Mémorandum en date du 4 octobre 2013 à Mme Katia
N. Napoléon Coordonnatrice Division Réhabilitation &
Relogement, Hubert Saintil de l’UCLBP constate et valide pour
la date du 3 octobre 2013 le crépissage de 269 maisons dont
147 entièrement achevées et recommande le versement de la
2e tranche à DAMA Construction.
Travaux en cours car le reste 60% des travaux ont été
financés par le fond du Gouvernement uruguayen
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Daniel JEAN, Directeur DAMA CONSTUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments Publics
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Lot 9 = 505 maisonnettes
Mode d’attribution du contrat appel d’offres restreint (Invitation)
Montant du contrat : HTG 15,665,100.00.
Contrat signé le 31 juillet 2013 entre :
Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Jean David DORCIUS, Responsable de la firme
Avance de démarrage 40% ;
Paiement par : chèque ou virement bancaire
Délai de réalisation des travaux : 3 mois
Rapports à fournir : A partir de la 2e tranche
40% des fonds ont été acquittés par l’UCLBP soit HTG
6,266,040.00.
Le prélèvent de l’acompte de 2% se fait au paiement de la
balance finale du contrat.
Selon le Mémorandum en date du 18 septembre 2013 à Mme
Katia N. NAPOLEON Coordonnatrice Division Réhabilitation &
Relogement, Hubert SAINTIL de l’UCLBP a confirmé la finition
de 183 maisons sur un total de 177 maisons requis au contrat
et a recommandé le versement de la 2e tranche.
Travaux en cours car le reste 60% des travaux ont été
financés par le fond du Gouvernement uruguayen
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Jean David DORCIUS, Directeur la firme FICONES
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments Publics
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
353
354
2.3.2. Conception et mise en œuvre de développement territorial /
Projets spéciaux
630. De septembre 2008 à septembre 2016, outre les projets de développement présentés
précédemment autorisés par Conseil des ministres et sanctionnés par Résolution, la Cour a
identifié 58 projets spéciaux pour lesquels l’UCLBP est identifiée comme entité responsable de
la mise en œuvre. Toutefois, il convient de préciser que ces 58 projets spéciaux d’une valeur de
HTG 564,686,753.49 ont été financés par le Fonds Petro Caraïbe conformément à la Résolution
issue du Conseil de ministres en date du 23 juillet 2014. Le tableau ci-après présentent les
différentes catégories de projets spéciaux.
Tableau 2.3.2.1 : Différentes catégories de projets
spéciaux sous la responsabilité de
l’UCLBP
Type de projet
Nombre
Fond de financement
Valeur
HTG
1.
Études
2
Petro-Caribe
3 120 414,82
2.
Acquisition et dotation
2
Petro-Caribe
26 290 586,00
3.
Réhabilitation
22
Petro-Caribe
226 380 214,36
4.
Aménagement
6
Petro-Caribe
49 182 738,72
5.
Réaménagement
2
Petro-Caribe
2 758 820,00
6.
Construction
12
Petro-Caribe
177 423 248,84
7.
Reconstruction
4
Petro-Caribe
70 512 383,91
8.
Supervision des travaux
8
Petro-Caribe
9 018 346,84
Total
58
564 686 753,49
631. La Cour a examiné chacune de ces 8 catégories de projets spéciaux dans le but de vérifier
si :
Le processus d’attribution et de gestion des contrats avait été conforme à la
réglementation et aux saines pratiques de gestion (obtention de plusieurs soumissions,
traitement intègre et équitable des concurrents, transparence et économie des
ressources).
354
355
Les déboursés sur chaque projet avaient respecté les clauses contractuelles et avaient
été effectuées en temps opportun, et les rapports y afférents sont fiables.
Le suivi des projets aveint été fait sur une base régulière et la reddition de comptes
avaient été appropriée.
632. La Cour présente les résultats de ses travaux en fonction de chaque catégorie.
Catégorie 1 : Études réalisées dans le cadre des projets spéciaux
633. Par rapport aux études réalisées dans le cadre des projets spéciaux pour lesquels l’UCLBP
est identifiée comme entité responsable de la mise en œuvre, la Cour a retracé 2 contrats
octroyés par l’UCLB. Au total, ces deux contrats qui visaient surtout la réalisation d’études ont
couté HTG 3 120 414,82. Le tableau ci-après présente ces deux études.
Tableau 2.3.2.2 : Liste des études réalisées
Études
Firme
contractante
Valeur du contrat
(HTG)
1)
Étude & supervision des travaux de réhabilitation du marché
Dumarsais Estimé de Port-de-Paix
SOHACO
1 970 414,82
2)
Étude du projet de reconstruction du monument à la mémoire du
président Dumarsais ESTIME au bicentenaire
LOPAS S.A
1 150 000,00
Total
3 120 414,82
634. Dans un premier temps, la Cour a vérifié si l’UCLBP avait respecté la réglementation en
matière de passation de marché. La Cour tient à rappeler que depuis 25 mai 2012, un nouvel
arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 3 les seuils de passation des marchés publics pour
les services et prestations intellectuelles. Selon cet arrêté, sauf en situation d’urgence, le seuil
de passation de marchés est établi à un montant initial égal ou supérieur à vingt millions et
00/100 gourde (HTG 20,000,000.00). En dessous de ce seuil, l’autorité contractante peut
recourir à des procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix. Toutefois,
le mode de sollicitation utilisé par l’UCLBP, pour l’octroi des contrats aux firmes SOHACO et
LOPAS SA, contrevient à la réglementation. En effet, comme la valeur des deux contrats est en
dessous du seuil de vingt millions et 00/100 gourde (HTG 20,000,000.00), l’UCLBP aurait dû
recourir à des procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix. Ce qu’elle
ne fît pas, elle avait choisi de faire appel directement à ces deux firmes pour réaliser ses études.
355
356
Une telle irrégularité au cadre réglementaire de gestion ne favorise pas d’une part un
traitement intègre et équitable des concurrents et d’autre part une gestion optimale de
ressources.
635. Dans un second temps, la Cour a vérifié l’exécution des clauses contractuelles et le suivi
qui avaient mis en place pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ces
travaux d’études. La Cour a constaté que certains éléments de bases n’avaient pas été respectés.
Par exemple, dans les deux cas, la Cour n’a pas pu retracer ni les documents d’étude ni les
rapports de supervision (irrégularités de nature administratives). Pire, les acomptes de 2%
récoltés auprès des deux firmes n’ont jamais été versés par l’UCLBP à la DGI. Il s’agit là
d’irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté.
636. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits lors de la vérification portant sur
les études réalisées dans les projets spéciaux sous la responsabilité de l'UCLBP.
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
1) Étude & supervision
des travaux de
réhabilitation du
marché Dumarsais
Estimé de Port-dePaix
RÉSULTATS DES TRAVAUX
Mode de sollicitation non conforme à la réglementation : Le montant du contrat
(HTG 1,970,414.82) est en-dessous du seuil (HTG 20,000,000.00) de passation
des marchés publics pour les services et prestations intellectuelles travaux.
Toutefois, l’UCLBP aurait dû recourir à des procédures de consultation de
fournisseurs ou de sollicitation des prix. Ce qu’elle n’a pas fait.
Absence des documents d’étude
L’UCLBP a versé HTG 321,834.42 pour les supervisions du mois d’octobre
2014.
Absence de rapport de supervision du mois d’octobre 2014 et des
documents d’étude
L’acompte de 2% prélevé au montant de HTG 6,568.05 n’est pas versé pas à
la DGI.
La balance finale de HTG 1,642,012.35 n’a pas été versée à date
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
356
357
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
RÉSULTATS DES TRAVAUX
2) Étude du projet de
reconstruction du
Mode de sollicitation non conforme à la réglementation : Le montant du contrat
monument à la
(HTG 1,150.000.00) est en-dessous du seuil (HTG 20,000,000.00) de passation
mémoire du président
des marchés publics pour les services et prestations intellectuelles travaux.
Dumarsais ESTIME
Toutefois, l’UCLBP aurait dû recourir à des procédures de consultation de
au bicentenaire
fournisseurs ou de sollicitation des prix. Ce qu’elle n’a pas fait.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de neuf mille deux cents et 00/100 HTG (HTG
9,200.00) d’acompte a été prélevé et non versé à la DGI.
Absence de rapport final de l’étude
Absence dans le dossier des documents suivants : document présentation de
l’Entreprise, la Patente et la Quitus.
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 1,127,000.00
Le délai de réalisation des travaux n’a pas été respecté
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
sociaux
Deuxième niveau
Yves LOPEZ, Directeur de la firme LOPAS S.A
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Catégorie 2 : Acquisition et dotation
637. Par rapport aux projets d’acquisitions et de dotations réalisés dans le cadre des projets
spéciaux, la Cour a retracé 2 contrats conclus de gré à gré par l’UCLBP avec une seule firme
(GREEN GYM). Les deux contrats ont totalisé 26,290,586.00 HTG.
Tableau 2.3.2.3 : Liste des projets d’acquisition et
de dotations
Acquisition et dotation
1.
2.
Firme contractante
Valeur du contrat
(HTG)
Acquisition et installation d’équipements de jeu pour
enfants sur 20 places publiques à travers la
République d’Haïti.
GREEN GYM
17 813 546,00
Doter 10 places publiques de différentes communes
de la République d’équipements de sport
GREEN GYM
8 477 040,00
Total
26 290 586,00
357
358
638. Depuis 25 mai 2012, un nouvel arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 2 le seuil de
passation des marchés publics pour les fournitures. Selon cet arrêté, le seuil de passation de
marchés est établi à un montant initial égal ou supérieur à de vingt-cinq million et 00/100 (HTG
25,000,000.00). En dessous de ce seuil, l’autorité contractante peut recourir à des procédures de
consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix. Toutefois, le mode de sollicitation
utilisé par l’UCLBP, pour l’octroi des contrats à la firme GREEN GYM, contrevient à la
réglementation. N’ayant pas recouru à une procédure de consultation de fournisseurs ou de
sollicitation des prix, l’UCLBP semble avoir contrevenu volontairement au processus
contractuel. Or, pour des tels projets, non autorisés au préalable par résolution, avec un risque
de soupçon de favoritisme, la Cour s’attendait que l’UCLBP soit plus rigoureuse dans
l’application de la règlementation en vigueur. Cette irrégularité au cadre réglementaire de
gestion n’a pas favorisé d’une part un traitement intègre et équitable des concurrents et d’autre
part une gestion optimale de ressources.
639. De plus, dans les deux contrats, l’UCLBP a accordé des avances de démarrage de 70%,
soit deux fois plus élevées que les 30% prévus par la Loi. Tous ces manquements mis ensemble
permettent à la Cour de soulever un doute sur la volonté de l’UCLBP d’optimiser la gestion de
ces deux projets. Conséquemment, ces irrégularités de l’UCLBP dans la gestion de ces deux
projets d’acquisition et de dotation ont causé de graves préjudices à la communauté.
640. Enfin, la Cour a vérifié l’exécution des clauses contractuelles et le suivi qui avaient mis en
place pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ces projets d’acquisitions
et de dotations. La Cour a constaté que certains éléments de base n’avaient pas été respectés.
Par exemple, dans le cas de «l’acquisition et installation d’équipements de jeu pour enfants sur
20 places publiques à travers la République d’Haïti.», la Cour n’a pas pu retracer les rapports
sur les équipements livrés et installés (irrégularités de nature administratives).
641. La cour tient aussi à noter qu’elle a constaté que les acomptes de 2% récoltés par l’UCLBP
dans les deux contrats n’ont jamais été versés à la DGI. Il s’agit là d’ irrégularités ayant causé
des préjudices au projet et à la communauté
642. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits.
358
359
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
1. Acquisition et
installation
d’équipements de jeu
pour enfants sur 20
places publiques à
travers la République
d’Haïti.
Le montant du contrat de HTG 17,813,546.00 est en-dessous du seuil de HTG
25,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 2 fixant
le seuil de passation des marchés publics pour les fournitures. On a fait appel à une
seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué sans consultation de
fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 70% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport sur les équipements livrés et installés
L’acompte de 2% prélevé au montant de seize mille soixante-dix et 62/100 HTG
(HTG 16,070.62), n’est pas versé à la DGI.
Absence de spécifications techniques des équipements, de document de
présentation de l’Entreprise, de Quitus et de la Patente
73.02 % des fonds ont été payés. La balance de HTG 4,540,533.00 n’est pas
acquittée à date
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Mme Boris BREZAULT, Directeur de la firme GREEN GYM
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
2. Doter 10 places
publiques de
différentes communes
de la République
d’équipements de
sport
Le montant du contrat de HTG 8,477,040.00 est en-dessous du seuil de HTG
25,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 2 fixant
le seuil de passation des marchés publics pour les fournitures. On a fait appel à une
seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué sans consultation de
fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats
L’avance de démarrage de 70% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
L’acompte de 2% prélevé au montant de cent soixante-neuf mille cinq cent quarante
et 80/100 HTG (HTG 169,540.80), n’est pas versé à la DGI.
Absence de spécifications techniques des équipements, de document de
présentation de l’Entreprise, de Quitus et de la Patente
83.75 % des fonds ont été payés. La balance de HTG 1,232,517.00 n’est pas
acquittée à date
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Mme Boris BREZAULT, Directeur de la firme GREEN GYM
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
359
360
Catégorie 3 : Réhabilitation
643. Dans les projets spéciaux mis en œuvre par l’UCLBP, 22 contrats avaient été octroyés par
l’UCLBP dans le but de réaliser des projets de réhabilitation. Comme l’indique le tableau cidessous, ces 22 contrats ont totalisé 226 380 214,36 HTG.
Tableau 2.4.F. Liste des projets d’acquisition et de
dotations
Réhabilitation
Firmes /Consultants
1. Réhabilitation de cinquante (50) maisonnettes à
Firme HAITI WORXS
Carrefour
2. Réhabilitation de dix (10) maisonnettes à Camp-Perrin
M. Brunault VALENTIN,
et dix (10) maisonnettes à Maniche
Consultant
3. Réhabilitation de dix (10) maisonnettes / reconstruction
du petit hangar servant de marché public / bétonnage
Firme SECOS
du parquet et repeinte de la façade principale de l’église
Bernagouse
4. Réhabilitation de la place Notre Dame du Cap-Haïtien
Firme TESCO
5. Réhabilitation de l’église Notre Dame de la Nativité, de
Firme PV ENGINEERING
l’école presbytérale, de la place publique et du
& SERVICES
Commissariat de Terre-Neuve
Firme ATELIER
6. Réhabilitation de l’église Paroissiale et le presbytère de
D’ARCHITECTURE &
Petit-Trou-de-Nippes
D’URBANISME
7. Réhabilitation de l’Église Saint Dominique et le Marché
public, d’achèvement des travaux de construction de la
Firme AJA
place publique et de dix (10) maisonnettes à
CONSTRUCTION
Bernagousse
8. Réhabilitation de quarante (40) maisonnettes à la
Firme HAITI WORXS
Gonâve
9. Réhabilitation de trois cents (300) maisons à Port-deFirme GREDCO
Paix
Valeur du contrat
(HTG)
3 893 750,00
2 071 000,00
1 917 000,00
10 511 035,32
5 716 344,25
2 800 458,44
12 904 640,00
2 954 800,00
20 250 000,00
10. Réhabilitation de trois (03) maisonnettes à Boucan
Carré
la firme UNLIMITED
SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
11. Réhabilitation du commissariat de Police de Pétionville
Firme FBC
CONSTRUCTIO
10 629 662,75
12. Réhabilitation du Commissariat de Grand-Bassin
Firme PLAN CONSULT
5 808 991,80
Firme INGITECH
18 230 362,19
Firme HAITI WORXS
19 704 174,73
13. Réhabilitation du marché de Cité Soleil
14. Réhabilitation du marché Dumarsais Estimé de la
ville de Port-de-Paix
740 000,00
360
361
Réhabilitation
Firmes /Consultants
Valeur du contrat
(HTG)
15. Réhabilitation en béton les rues Myriam I, Myriam II,
Myriam A, Myriam C et la Sal de la ville de Port-dePaix.
firme UNLIMITED
SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
22 188 622,60
16. Réhabilitation et l’embellissement de la Place
publique de la ville de Petit Trou de Nippes
Firme ATELIER
D’ARCHITECTURE &
D’URBANISME
5 172 478,53
Firme SOGENIE
24 234 394,80
Firme SECOS
8 905 960,00
Firme UNLIMITED
SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
22 717 813,95
17. Réhabilitation et embellissement des Places
Publiques de l’Anse-à-Veau et de l’Azile
18. Réhabilitation et Reconstruction de cinquante (50)
maisons à Ste Hélène, Jérémie
19. Restauration complète du poste douanier,
réaménagement du marché, construction de deux (2)
fontaines et réhabilitation de vingt (20) maisons à
Belladère phase II.
20. Revêtement de la peinture du Commissariat de Cité
Soleil
21. Réparation de l’Église Saint Pierre, de réparation de
l’École Nationale et de construction de la Place
Publique de la ville des Baradères
22. Réparer la façade des maisons dans les rues
périphériques de la Place de Sainte Anne
Firme FICONES
534 650,00
Firme G&L
CONSTRUCTION
23 694 075,00
Firme FICONES
800,000.00
Total
226 380 214,36
452. Depuis 25 mai 2012, un nouvel arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 1 le seuil de
passation des marchés publics pour les travaux. Selon cet arrêté, les seuils de passation de
marchés est établi à un montant initial égal ou supérieur à quarante million et 00/100 HTG (HTG
40,000,000.00). En dessous de ce seuil, l’autorité contractante peut recourir à des procédures de
consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix. Toutefois, le mode de sollicitation
utilisé par l’UCLBP, pour l’octroi de contrats de réhabilitation, contrevient à la réglementation
dans les 22 cas . En effet, comme les valeurs sont inférieures au seuil, l’UCLBC aurait dû
recourir à des procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix. Ce qu’elle
n’avait fait dans aucun des 22 contrats signés dans le cadre des projets de réhabilitation. Cette
irrégularité au cadre réglementaire de gestion n’a pas favorisé d’une part un traitement intègre
et équitable des concurrents et d’autre part une gestion optimale de ressources.
453. La Cour a aussi observé que l’UCLBP a accordé des avances de démarrage de 70% à tous
les contractants, soit deux fois plus élevées que les 30% prévus par la Loi. Tous ces
361
362
manquements mis ensemble permettent à la Cour de soulever un doute sur la volonté de
l’UCLBP d’optimiser la gestion de ces projets. Conséquemment, ces irrégularités de l’UCLBP
dans la gestion de ces projets d’acquisition et de dotation ont causé des graves préjudices à la
communauté.
454. Enfin, la Cour a vérifié l’exécution des clauses contractuelles et le suivi qui avaient mis en
place pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ces projets de réhabilitation.
La Cour a constaté que certains éléments de bases n’avaient pas été retrouvés dans les 22
contrats notamment les rapports (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées (irrégularités de nature administratives).
455. La cour tient aussi à faire remarquer qu’elle a constaté que les acomptes de 2% récoltés par
l’UCLBP dans les 22 contrats analysés n’ont jamais été versés à la DGI. Il s’agit là d’une
irrégularité ayant causé des préjudices à la communauté
456. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits dans l’analyse des 22 projets de
réhabilitation géré par l'UCLBP en lien avec les projets spéciaux de développement.
Titre du projet spécial
1. Réhabilitation de
cinquante (50)
maisonnettes à Carrefour
Constations de la Cour
RÉSULTATS
Le montant du contrat HTG 3,893,750.00 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. On a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux
décrivant les quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de cinquante-neuf mille quatre-vingtseize et 00/100 HTG (HTG 59,096.00) a été prélevé, mais non versé à
la DGI.
Le certificat d’achèvement et de conformité de l’UCLBP n’a pas été
retrouvé au dossier bien que tous les paiements soient effectués.
Absence de documents suivants dans le dossier : Les spécifications
techniques incluant les plans, Document de présentation de
l’Entreprise, Patente et Quitus.
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 3,815,875.00.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Gregory SALIBA, Directeur de la firme HAITI WORXS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
362
363
Titre du projet spécial
2. Réhabilitation de dix (10)
maisonnettes à CampPerrin et dix (10)
maisonnettes à Maniche
Constations de la Cour
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 2,071,000.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de quarante et un mille quatre cent vingt et
00/100 HTG (HTG 41,420.00) d’acompte n’a pas été versé à la DGI.
Absence des dossiers suivants : les spécifications techniques incluant les
plans, Patente, Quitus, Devis estimatif, Termes de références.
98.00% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 2,029,580.00
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Brunault VALENTIN, Consultant
Troisième niveau
3. Réhabilitation de dix (10)
maisonnettes /
reconstruction du petit
hangar servant de marché
public / bétonnage du
parquet et repeinte de la
façade principale de
l’église Bernagouse.
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 1,917,000.00 est en-dessous du seuil de
quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25
mai 2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation des
marchés publics pour les travaux.
Le contrat ne revêt pas la signature de la Cour Supérieure des Comptes
comme l’ordonne l’article 5 alinéa 3 du décret du 23 novembre 2005
établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA.
Absence de rapport (décomptes) provenant des ingénieurs de l’UCLBP pour
les travaux réalisés pour les 60% versés à la firme totalisant un million cent
cinquante mille deux cent et 00/100 HTG (HTG 1,150,200.00).
L’acompte de 2% pour le montant de vingt et un mille quatre et 00/100 HTG
(HTG 21,004.00) a été prélevé mais non versé à la DGI.
Absence de documents suivants : Les spécifications techniques incluant les
plans ; Devis estimatif.
60% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 1,150,000.00. Les 2e et
3e versements totalisant 40% soient HTG 767.000.00 n’ont pas été versés a
date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Elise GAUTHIER, Directeur de la firme SECOS
Troisème niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
363
364
Titre du projet spécial
4. Réhabilitation de la place
Notre Dame du CapHaïtien
Constations de la Cour
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 10,511,035.32 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. On a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a
été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en
concurrence de candidats comme l’exige les articles 6 et 6-1 de l’arrêté cihaut cité et l’article 27-1 de la loi du 12 juin 2009, fixant les règles générales
de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de cent huit million et 001/00 HTG (HTG
108,000.00) a été prélevé mais non versé à la DGI.
Selon un rapport de visite d’évaluation effectué pour la période du 27 octobre
au 29 novembre 2014 par l’Ing Georges Yvon Joseph de l’UCLBP, il ressort,
d’après l’ingénieur que les travaux en cours lui donnent impression d’une
sorte de « saupoudrage ».
Absence de document suivant : Les spécifications techniques incluant les
plans.
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 9,270,733.16. La
balance finale de 10% au montant de HTG 1,051,103.53 n’est pas payée à
date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Patrick MANIGUAT, Directeur de la firme TESCO
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
5. Réhabilitation de l’église
RÉSULTATS
Notre Dame de la Nativité, Le montant du contrat de HTG 5,716,344.25 est en-dessous du seuil de HTG
de l’école presbytérale, de
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
la place publique et du
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
Commissariat de Terreappel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué sans
Neuve
consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
L’acompte de 2% prélevé au montant de cent quatorze mille trois cent vingtsix et 80/100 HTG (HTG 114,326,80) n’est pas versé à la DGI.
Absence des documents dans le dossier : Les spécifications techniques
incluant les plans ; le document de présentation de l’Entreprise ; Copie des
Statuts de l’entreprise
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 5,602,017.36.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Philippe VALES, Directeur de la firme PV ENGINEERING & SERVICES
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
364
365
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
6. Réhabilitation de l’église
Paroissiale et le
presbytère de Petit-Troude-Nippes
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 2,800,458.44 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 10 juin 2009.
Absence de document justifiant la réalisation des travaux pour les 60% de
fonds d’un million six cent quarante-six mille six cent soixante-neuf et 56/100
HTG (HTG 1,646,669.56) versés à la firme.
L’acompte de 2% prélevé au montant de trente-trois mille six cent cinq et
50/100 HTG (HTG 33,605.50) n’a pas été versé à la DGI.
Absence des documents sur les spécifications techniques incluant les plans.
58.80% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 1,646,669.56. Les
40% restants totalisant HTG 1,120,182.87 n’ont pas été versés à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Patrick VIEUX, Directeur de la firme ATELIER D’ARCHITECTURE &
D’URBANISME
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
7. Réhabilitation de l’Église
RÉSULTATS
Saint Dominique et le
Le montant du contrat de HTG 12,904,640.00 est en-dessous du seuil de
Marché public,
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
d’achèvement des travaux
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
de construction de la place
travaux. On a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail.
publique et de dix (10)
Absence de mandat notarié du Directeur exécutif M. Hérold ANGLADE
maisonnettes à
autorisant M. Lesly AMBOISE Directeur Administratif de signer le contrat au
Bernagousse.
nom de la firme.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de cent trois mille deux cent trente-sept et
12/100 HTG (HTG 103,237.12) a été prélevé mais non versé à la DGI.
Absence de certificat d’achèvement et de conformité quoique le montant du
contrat ait été payé à 98%.
Autres documents manquant : les spécifications techniques incluant les
plans.
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 12,646,547.20.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Hérold ANGLADE Directeur exécutif firme AJA CONSTRUCTION
Lesly AMBROISE, Directeur administratif firme AJA CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
365
366
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
8. Réhabilitation de quarante
(40) maisonnettes à la
Gonâve
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 2,954,800.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de cinquante-neuf mille quatre-vingt-seize
et 00/100 HTG (HTG 59,096.00) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de document suivant : les spécifications techniques incluant les
plans
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 2,895,704.00.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Gregory SALIBA, Directeur de la firme HAITI WORXS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
9. Réhabilitation de trois
cents (300) maisons à
Port-de-Paix.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 20,250,000.00 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Selon un rapport de la Direction des Bâtiments Publics (DBP) produit le 24
juin 2016, la firme se trouvait dans l’incapacité d’exécuter les travaux. En ce
sens, aucun rapport (décompte) sur les travaux réalisés pour l’unique
montant de douze million cent cinquante mille et 00/100 HTG (HTG
12,150,000.00) versé à la firme n’a pas été retrouvé au dossier.
L’acompte de 2% n’a pas été prélevé, ni versé n’est à la DGI pour le montant
de deux cent quarante-trois mille et 00/100 HTG (HTG 243,000.00).
Absence de spécifications techniques incluant les plans.
Montant payé 60% du contrat soit HTG 12,150,000.00. Et, le prélèvement de
l’acompte 2% pour le montant de HTG 243,000.00 n’a pas été fait.
Les 2e et 3e versements respectivement 30% et 10% totalisant HTG
8,100,000.00 ne sont payés à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
MDeuxième niveau
M. Datilus DUGUE, Directeur de la firme GREDCO
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
366
367
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
10. Réhabilitation de trois
(03) maisonnettes à
Boucan Carré.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 740,000.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de mille six cent et 00/100 HTG (HTG
1,600.00) d’acompte n’a pas été prélevé ni versé à la DGI.
Absence de document sur les spécifications techniques incluant les plans.
97.21% des fonds ont été payés par l’UCLBP
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Fred LIZAIRE, Directeur de la firme UNLIMITED SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
11. Réhabilitation du
commissariat de Police
de Pétion-ville
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 10,629,662.75 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées pour les neuf million trois cent soixante-quinze mille deux
cent soixante-trois et 70/100 HTG (HTG 9,375,263.70) décaissés
représentant les 90% du contrat.
L’acompte de 2% pour le montant de cent quatre-vingt-onze mille trois cent
trente et un et 93/100 HTG (HTG 191,331.93) a été prélevé, mais non versé
à la DGI.
Absence de documents suivants : Les spécifications techniques incluant les
plans,
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 9,375,263.70. La
balance finale de 10% pour le montant de HTG 1,062,966.28 n’est pas payée
à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Joseph Marie Jacques GABRIEL, Directeur la firme FBC CONSTRUCTIO
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
12. Réhabilitation du
Commissariat de GrandBassin.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 5,808,991.80 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
367
368
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
Absence de document justifiant la réalisation des travaux pour les 60% de
fonds de trois million quatre cent quatre-vingt-cinq mille cinq cent quatrevingt-quinze et 08/100 HTG (HTG 3,485,595.08) versés à la firme.
L’acompte de 2% prélevé au montant de soixante-neuf mille six cent quatrevingt-seize et 00/100 HTG (HTG 69,696.00) n’est pas versé à la DGI.
Absence des documents ci-dessous au dossier : Les spécifications
techniques incluant les plans, Le devis estimatif
60% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 3,485,595.08. Les 40%
restants n’ont pas été pas versés à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau\
Adermus JOSEPH, Directeur de la firme PLAN CONSULT
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
13. Réhabilitation du marché RÉSULTATS
de Cité Soleil
Le montant du contrat de HTG 18,230,362.19 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 16,079,233.45. La
balance finale de 10% de HTG 1,823,036.22 n’est pas payée à date.
L’avancement des travaux, avant l’autorisation de paiement du 2e versement
sollicitée par l’Ing. Georges Yvon Joseph de l’UCLBP était de 70% le 9 mai
2014. En date du 20 mai 2015, un certificat d’achèvement et de conformité a
été effectué par l’Ing Georges Yvon Joseph de l’UCLBP attestant que les
travaux sont complément achevés et exécutés en accord avec les
spécifications techniques et le contrat. Cependant, le rapport final préparé,
par la Direction des Bâtiments Publics (DBP), estimait pour le projet un état
d’avancement de 100% mais avec une observation pertinente : « Achevé et
vandalisé »
Délai contractuel n’est pas respecté.
Acompte de 2% pour le montant de trois cent vingt-huit mille cent quarantesix et 52/100 HTG (HTG 328,146.52) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif Deuxième niveau
Frantz Toussaint DESIR, Directeur de la firme INGITECH
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
14. Réhabilitation du marché RÉSULTATS
Dumarsais Estimé de la
Le montant du contrat de HTG 19,704,174.73 est en-dessous du seuil de
ville de Port-de-Paix
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
368
369
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées pour les onze million cinq cent quatre-vingt-six mille
cinquante-quatre et 73/100 HTG (HTG 11,586,054.73) de l’avance de
démarrage de 60% versée.
L’acompte de 2% pour le montant de deux cent trente-six mille quatre cent
cinquante et 10/100 HTG (HTG 236,450.10) a été prélevé, mais non versé à
la DGI.
Selon deux rapports de visite en dates du 23 mars 2015 et du 17 septembre
2015 produits par l’Ing. Georges Yvon Joseph chargé de projet à l’UCLBP, la
firme a été taxée d’incompétent puisque les travaux n’étaient pas à la
satisfaction de l’UCLBP. Un montant de trois million et 00/100 HTG (HTG
3,000,000.00) est accepté par l’UCLBP pour les travaux exécutés par la
firme. Le reste de huit million cinq cent quatre-vingt-six mille cinquante-quatre
et 74/100 HTG (HTG 8,586,054.74) sur l’avance de démarrage devrait être
remboursé par la firme, ce qui n’est pas fait jusqu’à cette date.
Absence du document suivant : Les spécifications techniques incluant les
plans.
58.80% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 11,586,054.73. Les
2e et 3e versements de 40% totalisant HTG 7,881,669.90 n’ont pas été
versés à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Gregory SALIBA, Directeur de la firme HAITI WORXS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
15. Réhabilitation en béton
les rues Myriam I,
Myriam II, Myriam A,
Myriam C et la Sal de la
ville de Port-de-Paix.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 22,188,622.60 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. On a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de cent trente-trois mille cent trente et un
et 74/100 HTG (HTG 133,131.74) d’acompte a été prélevé mais non versé à
la DGI.
Absence de document sur les spécifications techniques incluant les plans.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Fred LIZAIRE, Directeur de la firme UNLIMITED SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
369
370
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
16. Réhabilitation et
RÉSULTATS
l’embellissement de la
Le montant du contrat HTG 5,172,478.53 est en-dessous du seuil de (HTG
Place publique de la ville
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
de Petit Trou de Nippes.
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées pour les trois million quarante et un mille quatre cent dixsept et 38/100 HTG (HTG 3,041,417.38) décaissés représentant l’avance de
démarrage.
L’acompte de 2% pour le montant de soixante-deux mille soixante-neuf et
74/100 (HTG 62,069.74) a été prélevé mais non versé à la DGI.
Absence de documents sur les spécifications techniques incluant les plans.
58.80% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit 3,041,417.38 HTG. Les 2e
et 3e versements totalisant 40 % pour un montant de HTG 2,068,991.41 ne
sont pas payés à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Patrick VIEUX, Directeur de la firme ATELIER D’ARCHITECTURE &
D’URBANISME
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
17. Réhabilitation et
RÉSULTATS
embellissement des
Le montant du contrat de vingt-quatre million deux cent trente-quatre mille
Places Publiques de
trois cent quatre-vingt-quatorze et 80/100 (HTG 24,234,394.80) est enl’Anse-à-Veau et de
dessous du seuil de quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00)
l’Azile.
établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil
de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait appel à une
seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué sans consultation
de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats comme l’exige
les articles 6 et 6-1 de l’arrêté ci-haut cité et l’article 27-1 de la loi du 12 juin
2009, fixant les règles générales de passation, d’exécution et de règlement
des marchés publics.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de quatre cent vingt-huit mille quatre cent
cinquante et 20/100 HTG (HTG 428,450.20) a été prélevé mais non versé à
la DGI.
Absence de documents suivants : Les spécifications techniques incluant les
plans ; Document de présentation de l’Entreprise ; Patente et Quitus ; Devis
estimatif.
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 23,749,706.90.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Claudel Joseph GEHY, Directeur de la firme SOGENIE
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
370
371
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
18. Réhabilitation et
Reconstruction de
cinquante (50) maisons
à Ste Hélène, Jérémie.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de USD 200,000.00 estimé en fonction des coûts
donne un montant de HTG 8,905,960.00 qui est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail.
Absence de certificat d’achèvement et de conformité de l’UCLBP certifiant la
réalisation des travaux.
Absence de rapports (décomptes) décrivant l’avancement des travaux.
L’acompte de 2% pour le montant de cent soixante-dix-neuf mille quatrevingt-sept et 34/100 HTG (HTG 179,087.34) a été prélevé mais non versé à
la DGI.
Absence de documents suivants : Spécifications techniques incluant les
plans, Devis estimatif
Le contrat a été payé en HTG pour un montant total de HTG 8,775,304.16
représentant 98% du montant du contrat.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Elise GAUTHIER, Directeur de la firme SECOS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
19. Restauration complète
RÉSULTATS
du poste douanier,
Le montant du contrat de HTG 22,717,813.95 est en-dessous du seuil de
réaménagement du
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
marché, construction de
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
deux (2) fontaines et
travaux.
réhabilitation de vingt
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
(20) maisons à Belladère
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
phase II.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de deux cent soixante-douze mille six cent
treize et 77/100 HTG (HTG 272,613.77) d’acompte n’a été versé à la DGI.
Absence de document sur les spécifications techniques incluant les plans et
le document de présentation de l’Entreprise.
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP. La balance restante de 10%
au montant de HTG 2,271,781.40 n’a pas été versé à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Fred LIZAIRE, Directeur de la firme UNLIMITED SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
20. Revêtement de la
RÉSULTATS
peinture du
Le montant du contrat de HTG 534,650.00 est en-dessous du seuil de HTG
Commissariat de Cité
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
Soleil
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de document justifiant la réalisation des travaux.
371
372
Titre du projet spécial
21. Réparation de l’Église
Saint Pierre, de
réparation de l’École
Nationale et de
construction de la Place
Publique de la ville des
Baradères
22. Réparation de la façade
des maisons dans les
rues périphériques de la
Place de Sainte Anne
Constations de la Cour
L’acompte de 2% prélevé au montant de dix mille six cent quatre-vingt-treize
et 00/100 HTG (HTG 10,693.00), n’est pas versé à la DGI.
Absence de rapport (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
Aucun document ne permet de retracer si les travaux ont été réalisés.
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Jean David DORCIUS, Directeur de la firme FICONES
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 23,694,075.00 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. On a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a
été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en
concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
La durée de réalisation des travaux n’a pas été retracée au contrat.
L’acompte de 2% pour le montant de quatre cent soixante-treize mille huit
cent quatre-vingt-un et 50/100 HTG (HTG 473,881.50) a été prélevé, mais
non versé à la DGI.
Absence de document suivant : Les spécifications techniques incluant les
plans,
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 23,220,193.50.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Wilson LARATTE, Directeur la firme G&L CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 800,000.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe
1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué sans
consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’acompte de 2% pour le montant de HTG 16,000.00 a été prélevé, mais non
versé à la DGI.
Absence de rapport sur la réalisation des travaux
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Jean David DORCIUS, Directeur Général de la firme FICONES
372
373
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
Catégorie 4 : Projets d’aménagement
644. Par rapport aux projets d’aménagement, la Cour a retracé 6 contrats octroyés par l’UCLBP
dans la mise en œuvre des projets spéciaux. Au total, ces six contrats ont couté HTG 49 182
138,72. Le tableau ci-après présente les 6 projets d’aménagement.
Tableau 2.3.2.4 Liste des projets d’aménagement
Aménagement
1.
2.
3.
Aménagement de la façade principale du
bâtiment du poste douanier, Réhabilitation du
marché et des maisonnettes et construction de 2
des 4 fontaines publiques à Belladère
Aménagement de l’Entrée de la ville de Port-dePaix
Aménagement et embellissement du quartier de
bas Nazon a Delmas
Exécution des travaux d’aménagement du
terrain de football de Cité Soleil
5. Aménagement du terrain de football de Port-dePaix
6. Conception et Réalisation d’une toiture
métallique de 42 m2 au-dessus de l’aire de
stationnement se trouvant à la rue Louverture à
Pétion -ville
Total
4.
Firmes /Consultants
Valeur du
contrat
(HTG)
firme UNLIMITED SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
10 091 200,00
Firme ES CONSTRUCTION
6 473 693,11
Firme SODADE
1 335 000,00
Firme SOGICO S.A
17 786 159,00
Firme SOCOPLUS
13 342 126,61
Maxime ROCHELIN, Consultant
154,560.00
49 182 738,72
645. Depuis 25 mai 2012, un nouvel arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 1 les seuils
de passation des marchés publics pour les travaux. Selon cet arrêté, le seuil de passation de
marchés est établi à un montant initial égal à quarante million et 00/100 HTG (HTG
40,000,000.00) pour les marchés de travaux. En dessous de ce seuil, l’autorité contractante
peut recourir à des procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix. Ce
que l’UCLBP n’avait pas fait lors de l’octroi des 5 contrats pour la réalisation des projets
d’aménagement. En effet, comme les valeurs des 5 contrats étaient inférieurs au seuil d’appel
d’offres public, l’UCLBC aurait dû recourir à des procédures de consultation de fournisseurs
373
374
ou de sollicitation des prix. Cette irrégularité au cadre réglementaire de gestion n’a pas
favorisé d’une part un traitement intègre et équitable des concurrents et d’autre part une
gestion optimale de ressources.
646. La Cour a aussi observé que l’UCLBP a accordé des avances de démarrage comprises
entre 40% et 75% à tous les contractants. Or, des telles avances dépassent le seuil de 30% et
ne peuvent être garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009. De tels
manquements de la part de l’UCLBP ne permettent pas d’optimiser la gestion de ces 5 projets
d’aménagement. Conséquemment, ces irrégularités de l’UCLBP ont causé des graves
préjudices aux projets et à la communauté.
647. Enfin, la Cour a vérifié l’exécution des clauses contractuelles et le suivi qui avaient été
mis en place pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ces 5 projets
d’aménagement. La Cour a constaté que certains éléments de bases n’avaient pas été
retrouvés dans les dossiers analysés. Il s’agit notamment des rapports (décompte) sur
l’avancement des travaux décrivant les quantités réalisées, des documents relatifs aux
spécifications techniques incluant les plans, les patentes, les quitus, les devis estimatifs
(irrégularités de nature administratives).
648. La cour tient aussi à faire remarquer qu’elle a constaté que les acomptes de 2% récoltés
par l’UCLBP par rapport aux 5 projets d’aménagement n’ont jamais été versés à la DGI. Il
s’agit là d’une irrégularité ayant causé des préjudices à la communauté
457. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits lors de la vérification portant sur
les projets d’aménagement sous la responsabilité de l'UCLBP.
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
1. Aménagement de la
façade principale du
bâtiment du poste
douanier, Réhabilitation
du marché et des
maisonnettes et
construction de 2 des 4
fontaines publiques à
Belladère.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 10,091,200.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant les seuils de passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP
a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué
sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en concurrence de
candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
374
375
Titre du projet spécial
2.
Aménagement de
l’Entrée de la ville de
Port-de-Paix
3.
Aménagement et
embellissement du
quartier de bas Nazon
a Delmas
Constations de la Cour
L’acompte de 2% pour le montant de deux cent un mille huit vingt-quatre et
00/100 HTG (HTG 201,824.00) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de document relatif aux spécifications techniques incluant les plans.
98.00% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 9,889,376.00
RESPONSABILITÉS
Première niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
M. Fred LIZAIRE, Directeur de la firme UNLIMITED SERVICES
CONSTRUCTION (USC)
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 6,473,693.11 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a
fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué
sans consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence de
candidats
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de cent soixante-six mille cinq vingt-six et
48/100 HTG (HTG 166,526.48) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de documents suivants : Les spécifications techniques incluant les
plans, Document de présentation de l’Entreprise, Patente et Quitus, Devis
estimatif
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 5,709,797.32. La
balance finale de 10% pour le montant de HTG 647,369.31 n’est pas
payée à date
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Evelt SENATUS, Directeur la firme ES CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 1,335,000.00 est en-dessous du seuil de HTG
20,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 3
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les services. L’UCLBP a
fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué
sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en concurrence de
candidats
L’avance de démarrage de 40% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
375
376
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
Absence du rapport final.
L’acompte de 2% pour le montant de dix mille six cent quatre-vingts et 00/100
HTG (HTG 10,680.00) n’a été prélevé ni versé à la DGI pour le montant versé
à la firme équivalent à 40 % du montant du contrat soit cinq cent trente-quatre
et 00/100 HTG (HTG 534,000.00).
Le contrat n’a pas été approuvé par la Cour Supérieure des Comptes comme
l’ordonne l’article 5 alinéa 3 du décret du 23 novembre 2005 établissant
l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA.
40% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 534,000.00. La
balance finale de 60% pour le montant de HTG 801,000.00 a été payée
par le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE)
RESPONSABILITÉS
Première niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Stellia Sabine MALBRANCHE, Directeur de la firme SODADE
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
4.
Exécution des travaux
d’aménagement du
terrain de football de
Cité Soleil.
RÉSULTATS DES TRAVAUX
Le montant du contrat de HTG 17,786,159.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a
fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué
sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en concurrence de
candidats
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Le montant de l’Avenant de trois million neuf cent vingt et un mille et 00/100
HTG (HTG 3,921,000.00) n’a pas été approuvé par la CSCCA.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
89.97% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 19,530,560.24. La
balance finale de 10% au montant de HTG 1,778,615.90 n’est pas payée à
date
L’avancement des travaux, avant l’autorisation du paiement du 2e versement
sollicitée par l’Ing. Georges Yvon Joseph de l’UCLBP était de 75%. Lors d’une
visite d’un ensemble de projets localisés à Cité Soleil effectuée par ce dernier
en date du 26 avril 2016 le pourcentage de réalisation du projet
d’aménagement du terrain de football était de 95%. Cependant, le rapport final
préparé par la Direction des Bâtiments Publics (DBP) estimait pour le projet un
état d’avancement de 93% mais avec une observation pertinente : « Abandon
pour insécurité, vandalisme ».
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Greger JEAN LOUIS, Directeur de la firme SOGICO S.A
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
376
377
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
5.
Aménagement du
terrain de football de
Port-de-Paix
6.
Conception et
RÉSULTATS DES TRAVAUX
Réalisation d’une
Le montant du contrat de HTG 154,560.00est en-dessous du seuil de HTG
toiture métallique de 42
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP n’a
m 2 au-dessus de l’aire
fait aucune consultation de fournisseur ni une mise en concurrence de
de stationnement se
candidats
trouvant à la rue
L’acompte de 2% prélevé au montant de HTG 3,091.20 n’a jamais été prélévé
Louverture à Pétion et conséquemment pas versé à la DGI.
ville
Absence de rapport sur la réalisation des travaux.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Adrien CINE, Directeur de la firme SOCOPLUS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS DES TRAVAUX
Le montant du contrat de HTG 13,342,126.61 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a
fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué
sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en concurrence de
candidats
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
Absence de rapport (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
Le certificat d’achèvement et de conformité effectué par M. Georges Yvon
Joseph chargé de projets à l’UCLBP, en date du 27 mars 2015 atteste que les
travaux sont complétement achevés.
Le délai de livraison des travaux n’est pas respecté.
L’acompte de 2% prélevé au montant de HTG 240,158.28 est versé à la DGI.
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 11,767,755.67. La
balance finale de 10% au montant de HTG 1,334,212.66 n’est pas payée à
date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Adrien CINE, Directeur de la firme SOCOPLUS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
377
378
Catégorie 5 : Projets de réaménagement
649. Par rapport aux projets de réaménagement, la Cour a retracé 2 contrats octroyés par
l’UCLBP dans la mise en œuvre des projets spéciaux. Au total, ces deux contrats octroyés pour
la réalisation de ces deux études ont couté HTG 2 758 820,00. Le tableau ci-après présente les
2 des projets de réaménagements.
Tableau 2.3.2.5 Liste des projets de
réaménagements
Réaménagement
Firmes /Consultants
Valeur du contrat
(HTG)
1. Réaménagement d’une petite maison à Las Palmas
Firme ZENITH
CONSTRUCTION
980 780,00
2. Réaménagement du Building 48 du Parc industriel de la
SONAPI
Firme ADVANCE
ENGINEERING
1 778 040,00
Total
2 758 820,00
650. Depuis 25 mai 2012, un nouvel arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 1 le seuil de
passation des marchés publics pour les travaux. Selon cet arrêté, le seuil de passation de marchés
est établi à un montant initial égal ou supérieur à quarante million et 00/100 HTG (HTG
40,000,000.00). En dessous de ce seuil, l’autorité contractante peut recourir à des procédures de
consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix. Ce que l’UCLBP n’avait pas fait lors
de l’octroie des deux contrats pour la réalisation des projets de réaménagement. En effet,
comme les valeurs des deux contrats étaient inférieurs au seuil d’appel d’offres public,
l’UCLBC aurait dû recourir à des procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation
des prix. Cette irrégularité au cadre réglementaire de gestion n’a pas favorisé d’une part un
traitement intègre et équitable des concurrents et d’autre part une gestion optimale de
ressources.
651. La Cour a aussi observé que l’UCLBP a accordé des avances de démarrage de 60%. Or,
des telles avances dépassent le seuil de 30% et ne peuvent être garantie suivant les articles 83
et 83-1 de la loi du 12 juin 2009. De tels manquements de la part de l’UCLBP ne permettent
pas d’optimiser la gestion de projets. Conséquemment, ces irrégularités de l’UCLBP ont causé
des graves préjudices aux projets et à la communauté.
378
379
652. Enfin, la Cour a vérifié l’exécution des clauses contractuelles et le suivi qui avaient mis en
place pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de deux projets de
réaménagement. La Cour a constaté que certains éléments de bases n’avaient pas été retrouvés
dans les dossiers analysés. Il s’agit notamment des rapports (décompte) sur l’avancement des
travaux décrivant les quantités réalisées, des documents relatifs aux spécifications techniques
incluant les plans, les patentes, les quitus, les devis estimatif (irrégularités de nature
administratives).
653. La cour tient aussi à faire remarquer qu’elle a constaté que les acomptes de 2% récoltés par
l’UCLBP par rapport aux 2 projets d’aménagement n’ont jamais été versés à la DGI. Il s’agit là
d’une irrégularité ayant causé des préjudices à la communauté
458. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits lors de la vérification portant sur
les projets de réaménagement sous la responsabilité de l'UCLBP.
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
1.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 980,780.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué sans
consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
L’acte de réception définitive daté du 13 mars 2015 entre Harry ADAM, Directeur
de l’UCLBP et Rony Victor directeur de Zenith construction, Pascal Gregory
Cayemitte superviseur certifiant que le projet a été exécuté en accord avec les
prévisions du contrat et respecte les spécifications techniques n’est pas signé
par l’ensemble des soussignés sauf M. Cayemitte. L’acte ne comporte pas
l’entête de l’UCLBP.
L’acompte de 2% pour le montant de sept mille huit cent quarante-six et 24/100
HTG (HTG 7,846.24) d’acompte a été prélevé et non versé à la DGI.
Absence de document suivant : les spécifications techniques incluant les plans,
Le délai de réalisation des travaux n’a pas été respecté.
98.00% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 961,164.40.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Rony VICTOR, Directeur de la firme ZENITH CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
Réaménagement
d’une petite maison à
Las Palmas
379
380
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
2.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 1,778,040.00 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait appel
à une seule firme pour exécuter le travail. En plus, il a été attribué sans
consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
L’acompte de 2% prélevé au montant de trente-deux mille quatre et 72/100 HTG
(HTG 32,004.72), n’est pas versé à la DGI.
Documents absent du dossier : Absence de spécifications techniques incluant
les plans, Absence de rapport (décompte) sur l’avancement des travaux
décrivant les quantités réalisées
Le délai de réalisation du projet n’est pas respecté
90% des fonds ont été payés, les 10% restant ne sont pas payés à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Mme Nadège BOUTIN, Directeur de la firme ADVANCE ENGINEERING
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
Réaménagement du
Building 48 du Parc
industriel de la
SONAPI.
Catégorie 6 : Projets de construction
452. Par rapport aux projets de réaménagement, la Cour a retracé 12 projets spéciaux de
constructions pour lesquels, l’UCLBP a octroyé des contrats pour leur mise en œuvre. Au total,
ces 12 projets coutés HTG 177 423 248,84 aux contribuables haïtiens via le fonds Petro Caribe.
Le tableau ci-après présente ces 12 projets de construction.
Tableau 2.3.2.6 Liste des projets de construction
Construction
Firmes /Consultants
Valeur du contrat
(HTG)
1.
Construction d’une petite place publique et réhabilitation
de l’église Bernagouse
firme SECOS
7 052 000,00
2.
Construction de 5 kms de trottoirs dans la ville de Portde-Paix
firme BDFK
18 000 000,00
3.
Construction de 80 maisonnettes dans divers quartiers de
Port-de-Paix.
Construction de la place Dame des Gonaïves
firme MIEUX
CONSTRUIRE
firme SOHACO
4.
8 099 389,10
27 604 489,55
380
381
5.
Construction de la place publique d’Anse-à-Galets
6.
Construction du dortoir et aménagement d’une salle de
gymnase et d’une buanderie à la Direction Centrale la
Police Judiciaire (DCPJ).
Construction du mur de la clôture du cimetière de
Fontaine à Cité Soleil
7.
firme PG
CONSTRUCTION
1 500 000,00
firme AJA
CONSTRUCTION
32 290 491,00
firme AJA
CONSTRUCTION
7 142 360,00
8.
Construction du Sous-Commissariat de Duvivier à Cité
Soleil
firme FICONES
10 315 638,43
9.
Construction de la Place publique de Port de Bonheur et
un escalier à Point-à-Raquette.
firme MENE CENTRE
DE CONSTRUCTION
(MCC)
2 625 740,76
10. Construction d’un dépôt et du mur de clôture du bâtiment
du Bureau d’Ethnologie
firme GRETCO S.A
220 759,72
11. construction du mur de clôture du bâtiment du Théâtre
National
firme GRETCO S.A
29 322 380,28
Firme ATELIER
D’ARCHITECTURE &
D’URBANISME
(AAU)
33,250,000.00
12. Construction de quatre (4) unités d’hébergements
jumelées, dont deux de petite taille et deux de grande
taille.
Total
177 423 248,84
453. Depuis 25 mai 2012, un nouvel arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 1 le seuil de
passation des marchés publics pour les travaux. Selon cet arrêté, le seuil de passation de marchés
est établi à un montant de quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00). En dessous
de ce seuil, l’autorité contractante peut recourir à des procédures de consultation de fournisseurs
ou de sollicitation des prix. Malheureusement, l’UCLBP n’a pas respecté cette réglementation
lors de l’octroi de ces 12 contrats pour la mise en œuvre des projets de construction. En effet,
comme les valeurs des contrats étaient inférieures au seuil, l’UCLBC aurait dû recourir à des
procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation de prix. Ce qu’elle n’avait pas fait
lors de la conclusion des 12 contrats signés dans le cadre de projets de construction. Cette
irrégularité au cadre réglementaire de gestion n’a pas favorisé d’une part un traitement intègre
et équitable des concurrents et d’autre part une gestion optimale de ressources.
454. La Cour a aussi observé que l’UCLBP a accordé des avances de démarrage de 60%. Or,
des telles avances dépassent le seuil de 30% et ne peuvent être garantie suivant les articles 83
et 83-1 de la loi du 12 juin 2009. De tels manquements de la part de l’UCLBP ne permettent
pas d’optimiser la gestion de projets. Conséquemment, ces irrégularités de l’UCLBP ont causé
de graves préjudices aux projets et à la communauté.
381
382
455. Enfin, la Cour a vérifié l’exécution des clauses contractuelles et le suivi qui avaient été mis
en place pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ces projets de
réhabilitation. La Cour a constaté que certains éléments de bases n’avaient pas été retrouvés
dans les 12 contrats notamment les rapports (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées (irrégularités de nature administratives).
456. La cour tient aussi à faire remarquer qu’elle a constaté que les acomptes de 2% récoltés par
l’UCLBP dans les 12 contrats analysés n’ont jamais été versés à la DGI. Il s’agit là d’une
irrégularité ayant causé des préjudices à la communauté.
459. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits lors de la vérification portant sur
les projets de construction sous la responsabilité de l'UCLBP.
Titre du projet spécial
Constats de la Cour
1. Construction d’une
petite place publique et
réhabilitation de l’église
Bernagouse.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 6,000,000.00 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. Il a
été attribué sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en
concurrence de candidats.
Suite à ce contrat de six million et 00/100 (HTG 6,000.000.00) signé le 2
juin 2014 entre l’UCLBP et la firme SECOS pour « Construire une petite
place publique et réhabiliter l’église Bernagouse ». Le 12 septembre 2014,
un avenant de résiliation de contrat a été signé, sans la signature de la
CSCCA, pour un montant d’un million cinquante-deux mille et 00/100 HTG
(HTG 1,052,000.00) en vue de permettre à la firme de régler le compte de
ces fournisseurs et du personnel engagé. Cependant, la firme, d’après
notre analyse, a commencé les soi-disant travaux avec ses propres
moyens financiers. En ce sens, aucune correspondance de la firme ou une
entente quelconque n’a pas été retrouvée dans les dossiers ou la firme
avait sollicité de l’ULCBP une autorisation tacite afin d’utiliser ses propres
fonds pour démarrer les travaux. Nous ne pouvons pas comprendre
comment dédommager la firme pour un montant d’un million cinquantedeux mille et 00/100 HTG (HTG 1,052,000.00) quand cette dernière n’avait
même pas une garantie bancaire pour les travaux en faveur de l’UCLBP ou
bien une autorisation écrite pour utiliser ses propres moyens financiers pour
exécuter les travaux.
Absence de rapport (décomptes) provenant des ingénieurs de l’UCLBP
pour les travaux réalisés avec la somme remboursée d’un million trente
mille neuf cent soixante et 00/100 HTG (HTG 1,030,960.00) [Plus l’acompte
de 2%] à la firme
L’acompte de 2% pour le montant de vingt et un mille quarante et 00/100
HTG (HTG 21,040.00) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de document sur les spécifications techniques incluant les plans,
de document de devis estimatif et de la lettre de l’UCLP en date du 7 juillet
2014.
17.18 % des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 1,030,096.00.
RÉSPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
382
383
Titre du projet spécial
2. Construction de 5 kms
de trottoirs dans la ville
de Port-de-Paix
3. Construction de 80
maisonnettes dans
divers quartiers de Portde-Paix.
Constats de la Cour
Deuxième niveau
Elise GAUTHIER, Directeur de la firme SECOS
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 18,000,000.00 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. En
plus, il a été attribué sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en
concurrence de candidats
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de cent huit mille et 00/100 HTG (HTG
108,000.00) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de documents suivants : les spécifications techniques incluant les
plans et le quitus.
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 15,876,000.00. La
balance finale de 10% au montant de HTG 1,800,000.00 n’est pas payée à
date.
RÉSPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Jorice DORSAINVIL, Directeur la firme BDFK
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de huit million quatre-vingt-dix-neuf mille trois cent
quatre-vingt-neuf et 10/100 HTG (HTG 8,099,389.10) est en-dessous du
seuil de quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par
l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil de
passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à
une seule firme pour exécuter le travail. Il a été attribué sans consultation
de fournisseurs ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de quarante-huit mille cinq cent quatrevingt-seize et 33/100 HTG (HTG 48,596.33) a été prélevé, mais non versé
à la DGI.
Absence de document suivant : Les spécifications techniques incluant les
plans
RÉSPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Grégoire DESRAVINES, Directeur la firme MIEUX CONSTRUIRE
Troisième niveau
383
384
Titre du projet spécial
Constats de la Cour
4. Construction de la place
d’armes des Gonaïves
5. Construction de la place
publique d’Anse-àGalets
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de vingt-sept million six cent quatre mille quatre cent
quatre-vingt-neuf et 55/100 HTG (HTG 27,604,489.55) est en-dessous du
seuil de quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par
l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil de
passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à
une seule firme pour exécuter le travail. Il a été attribué sans consultation
de fournisseurs ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de cent soixante-cinq mille six cent vingtsix et 94/100 HTG (HTG 165,626.94) a été prélevé, mais non versé à la
DGI.
Absence de documents suivants : Les spécifications techniques incluant les
plans, Document de présentation de l’Entreprise, Patente et Quitus, Devis
estimatif
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 24,347,159.78.
La balance finale de 10% au montant de HTG 2,760,448.95 n’est pas
payée à date.
RÉSPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Deuxième niveau
Thierry Erns SERRES, Directeur firme SOHACO
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 1,500,000.00 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail.il a
été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en
concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de vingt-sept mille et 00/100 HTG (HTG
27,000.00) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Aucun certificat d’achèvement et de conformité de l’UCLBP quoique tous
les fonds soient versés à la firme.
Absence de document suivant : Les spécifications techniques incluant les
plans,
98.00% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 1,470,000.00
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
384
385
Titre du projet spécial
Constats de la Cour
Deuxième niveau
Pierre GAGNOL, Directeur de la firme PG CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
6. Construction du dortoir
et aménagement d’une
salle de gymnase et
d’une buanderie à la
Direction Centrale la
Police Judiciaire
(DCPJ).
RÉSULTATS
Le montant du contrat de HTG 32,290,491.00 est en-dessous du seuil de
HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2
paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. Il a
été attribué sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en
concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence de mandat notarié du Directeur exécutif M. Hérold ANGLADE
autorisant M. Lesly AMBOISE Directeur administratif a signé le contrat au
nom de la firme.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées pour les dix-huit million neuf cent quatre-vingt-six
mille huit cent huit et 71/100 HTG (HTG 18,986,808.71) HTG décaissés
représentant l’avance de démarrage.
L’acompte de 2% pour le montant de trois cent quatre-vingt-sept mille
quatre cent quatre-vingt-cinq et 89/100 (HTG 387,485.89) a été prélevé,
mais non versé à la DGI.
Absence de documents sur les spécifications techniques incluant les plans.
58.80 % des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 18,986,808.71. Les
2e et 3e versements totalisant 40 % pour un montant de HTG
12,916,196.40 ne sont pas payés à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Hérold ANGLADE, Directeur Exécutif de la firme AJA CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
Lesly AMBOISE, Directeur Administratif de la firme AJA
CONSTRUCTION
7. Construction du mur de RÉSULTATS DES TRAVAUX
la clôture du cimetière
Le montant du contrat de sept million cent quarante-deux mille trois cent soixante
de Fontaine à Cité Soleil
et 00/100 HTG (HTG 7,142,360.00) est en-dessous du seuil de quarante million et
00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article
2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux.
L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. Il a été attribué
sans consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Absence des décomptes # 2 et 3 sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de cent quarante-deux mille huit cent quarantesept et 20/100 HTG (HTG 142,847.20 a) été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de document suivant : Les spécifications techniques incluant les plans,
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 6,999,512.80.
385
386
Titre du projet spécial
Constats de la Cour
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Hérold ANGLADE, Directeur de la firme AJA CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
8. Construction du SousCommissariat de
Duvivier à Cité Soleil.
RÉSULTATS DES TRAVAUX
Le montant du contrat de HTG 10,315,638.43 est en-dessous du seuil de HTG
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. On a fait appel à
une seule firme pour exécuter le travail. Il a été attribué sans consultation de
fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
L’acompte de 2% prélevé au montant de quatre-vingt-deux mille cinq cent vingtcinq et 11/100 (HTG 82,525.11), n’est pas versé à la DGI.
Absence de spécifications techniques incluant les plans
Absence de rapport (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
Le délai de réalisation du projet n’est pas respecté au regard du certificat
d’achèvement et de conformité fait par l’Ing Charles Maxi chargé projet à l’UCLBP
attestant l’achèvement complet des travaux en date du 20 janvier 2015
60% des fonds ont été payés par le Ministère de la Planification et les 40% par
l’UCLBP.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Deuxième niveau
M. Jean David DORCIUS, Directeur de la firme FICONES
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
9. Construction de la Place RÉSULTATS DES TRAVAUX
publique de Port de
Le montant du contrat de HTG 2,625,740.76 est en-dessous du seuil de HTG
Bonheur et un escalier à
40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1
Point-à-Raquette.
fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a fait
appel à une seule firme pour exécuter le travail. il a été attribué sans consultation
de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de trente et un mille cinq cent huit et 89/100
HTG (HTG 31,508.89) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de document suivant : les spécifications techniques incluant les plans,
88.20% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG 2,315,903.34. La balance
finale de 10% au montant de HTG 262,574.08 n’est pas payée à date.
RESPONSABILITÉS
386
387
Titre du projet spécial
Constats de la Cour
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Mene LOUISSAINT, Directeur de la firme MENE CENTRE DE CONSTRUCTION
(MCC)
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
10. Construction d’un
dépôt et du mur de
clôture du bâtiment du
Bureau d’Ethnologie.
11. Construction du mur
de clôture du bâtiment
du Théâtre National
RÉSULTATS
Le montant du contrat de deux cent vingt mille sept cent cinquante-neuf et
72/100 dollars américains (HTG 220,759.72) estimé en fonction de coût à
neuf million sept cent quatre cinq mille sept cent quatre-vingt-douze et
72/100 (HTG 9,785,792.72) est en-dessous du seuil de quarante million et
00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son
article 2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour
les travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail.
il a été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en
concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 55% dépasse le seuil de 30% et n’est pas
garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
La date de signature du contrat est manquante.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées.
Le contrat n’est pas approuvé par la Cour Supérieure des Comptes et du
Contentieux Administratif comme conformément aux dispositions de l’article
5 alinéa 3 du décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le
fonctionnement de la CSCCA
L’acompte de 2% pour le montant de cent soixante-dix mille quatre-vingtdouze et 25/100 HTG (HTG 170,092.25) a été prélevé, mais non versé à la
DGI.
Absence de documents sur les spécifications techniques incluant les plans.
83% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit les montants respectifs de
USD 121,417.85 et HTG 2,831,535.45 pour un total de USD 187,645.79. La
balance finale de 15% pour le montant de USD 33,113.96 n’a pas été
payée à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Reynold DESROULEAUX, Directeur de la firme GRETCO S.A
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de trois cent quarante-quatre mille deux cent quarante et
50/100 dollars américains (USD 344,240.50) est en-dessous du seuil de quarante
million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en
son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. il a été
attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en concurrence de
candidats.
L’avance de démarrage de 55% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
387
388
Titre du projet spécial
Constats de la Cour
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux décrivant les
quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de trois cent quinze mille cinq cent cinquantedeux et 64/100 HTG (HTG 315,552.64) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de documents sur les spécifications techniques incluant les plans
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit USD 189,332.27 et HTG
7,146,261.79 ce qui donne un montant global à USD 337,355.69.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Reynold DESROULEAUX, Directeur de la firme GRETCO S.A
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
12. Construction de quatre RÉSULTATS
(4) unités
Le montant des 4 contrats conclus avec une seule firme est de HTG 33,250,000.00
d’hébergements
qui est en-dessous du seuil de HTG 40,000,000.00 établi par l’arrêté du 25 mai
jumelées, dont deux de
2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics
petite taille et deux de
pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. Il
grande taille.
a été attribué sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en concurrence
de candidats. Pire, l’UCLBP avait opté d’offrir 4 contrats différents dont 3 avaient le
même montant à la firme privé « ATELIER D’ARCHITECTURE & D’URBANISME
(AAU) ».
Montant de chacun de 3 premiers contrats : HTG 9,975,000.00
Montant de 4e contrat : HYG 3,325,000.00
Le premier décaissement de HTG 9,975,000.00 représentant l’avance de
démarrage est cautionné par la SOFIDES pour une période de 3 mois.
Les travaux ont été réalisés à 100% selon les informations du rapport 2 de la firme
adressée par lettre en date du 18 avril 2017 à l’UCLBP.
Absence de document de réception provisoire de l’UCLBP.
L’acompte de 2% pour le montant de HTG 598,500.00 a été prélevé, mais aucun
document obtenu de démontre qu’il a été versé à la DGI.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Reynold DESROULEAUX, Directeur de la firme GRETCO S.A
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
388
389
Catégorie 7 : Reconstruction
457. Par rapport aux projets de réaménagement, la Cour a retracé 4 contrats octroyés par
l’UCLBP dans la mise en œuvre des projets spéciaux. Au total, ces 4 contrats octroyés pour la
réalisation de ces projets ont couté HTG 70 512 383,91. Le tableau ci-après présente ces 4
projets d’aménagements.
Tableau 2.3.2.7 Liste des projets d’aménagement
Reconstruction
Firmes
/Consultants
Firme MCES
CONSTRUCTION
Valeur du contrat
(HTG)
1.
Reconstruction de la Place d’armes de Tiburon
2.
Reconstruction de la Place Fierté de Cite Soleil
Firme LE BATI
33 760 671,00
3.
Reconstruction de la Place d’armes et du Mémorial Capois
La Mort de Port-de-Paix.
Firme SOHACO
19 638 900,00
4.
Reconstruction de la place publique d/e la Plaine du Nord.
Firme AS
CONSTRUCTION
9 163 636,36
Total
7 949 176,55
70 512 383,91
458. Depuis 25 mai 2012, un nouvel arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 1 le seuil de
passation des marchés publics pour les travaux. Selon cet arrêté, le seuil de passation de marchés
est établi à un montant de quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00). En dessous
de ce seuil, l’autorité contractante peut recourir à des procédures de consultation de fournisseurs
ou de sollicitation des prix. Malheureusement, l’UCLBP n’a pas respecté cette réglementation
lors de l’octroi de ces 4 contrats pour la mise en œuvre des projets de construction. En effet,
comme les valeurs des contrats étaient inférieures au seuil, l’UCLBC aurait dû recourir à des
procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation de prix. Ce qu’elle n’avait pas fait
lors de la conclusion des 4 contrats signés dans le cadre des projets d’aménagements. Cette
irrégularité au cadre réglementaire de gestion n’a pas favorisé d’une part un traitement intègre
et équitable des concurrents et d’autre part une gestion optimale de ressources.
459. La Cour a aussi observé que l’UCLBP a accordé des avances de démarrage de 60%. Or,
des telles avances dépassent le seuil de 30% et ne peuvent être garantie suivant les articles 83
et 83-1 de la loi du 10 juin 2009. De tels manquements de la part de l’UCLBP ne permettent
389
390
pas d’optimiser la gestion de projets. Conséquemment, ces irrégularités de l’UCLBP ont causé
des graves préjudices aux projets et à la communauté.
460. Enfin, la Cour a vérifié l’exécution des clauses contractuelles et le suivi qui avaient ete mis
en place pour s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ces projets
d’aménagements. La Cour a constaté que certains éléments de bases n’avaient pas été retrouvés
dans les 4 contrats notamment les rapports (décompte) sur l’avancement des travaux décrivant
les quantités réalisées (irrégularités de nature administratives).
461. La cour tient aussi à faire remarquer qu’elle a constaté que les acomptes de 2% récoltés par
l’UCLBP dans les 4 contrats analysés n’ont jamais été versés à la DGI. Il s’agit là d’une
irrégularité ayant causé des préjudices à la communauté.
462. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits lors de la vérification portant sur
les projets d’aménagements sous la responsabilité de l'UCLBP.
Titre du projet spécial
1.
Reconstruction de la Place
d’armes de Tiburon
Constations de la Cour
RÉSULTATS
Le montant du contrat de sept million neuf cent quarante-neuf
mille cent soixante-seize et 55/100 HTG (HTG 7,949,176.55) est
en-dessous du seuil de quarante million et 00/100 HTG (HTG
40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article
2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics
pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour
exécuter le travail. Il a été attribué sans consultation de
fournisseurs ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et
n’est pas garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12
juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux
décrivant les quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de cent onze mille deux cent
quatre-vingt-huit et 47/100 HTG (HTG 111,288.47) a été
prélevé, mais non versé à la DGI.
La signature de la CSCCA n’a pas été retracée au contrat selon
l’article 5 (alinéa 3) du décret du 23 novembre 2005 établissant
l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA.
Absence de document suivant : Les spécifications techniques
incluant les plans.
68% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG
5,548,525.23. Le Ministère de la Planification et de la
Coopération Externe (MPCE) a décaissé la somme de HTG
2,384,752.97 en faveur de la firme soit 30 % du contrat.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Ernso CHARLES, Directeur de la firme MCES
CONSTRUCTION
390
391
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et
responsable des projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
2.
Reconstruction de la Place
Fierté de Cite Soleil
RÉSULTATS
Le montant du contrat de trente-trois million sept cent soixante
mille six cent soixante-onze et 00/100 HTG (HTG
33,760,671.00) est en-dessous du seuil de quarante million et
00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai
2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation
des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à
une seule firme pour exécuter le travail. il a été attribué sans
consultation de fournisseurs ou sans une mise en concurrence
de candidats
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et
n’est pas garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12
juin 2009
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux
décrivant les quantités réalisées pour l’avance de démarrage de
dix-neuf million huit cent cinquante et un mille deux cent
soixante-quatorze et 55/100 HTG (HTG 19,851,274.55).
L’acompte de 2% pour le montant de quatre cent cinq mille cent
vingt-huit et 05/100 (HTG 405,128.05) a été prélevé mais non
versé à la DGI.
Absence de documents suivants : Les spécifications techniques
incluant les plans ; Document de présentation de l’Entreprise ;
Patente et Quitus, Devis estimatif.
59,94% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG
19,851,274.55. La balance finale de 40% au montant de HTG
13,504,268.30 n’est pas payée à date.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Gilbert Serge LIGONDE, Directeur de la firme LE BATI
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et
responsable des projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
3.
Reconstruction de la Place
d’armes et du Mémorial
Capois La Mort de Port-dePaix.
RÉSULTATS
Le montant du contrat de dix-neuf million six cent trente-huit
mille neuf cent et 00/100 HTG (HTG 19,638,900,00) est ramené
à dix-huit million six cent trente-huit mille neuf cent et 00/100
HTG (HTG 18,638,900.00) après qu’un million et 00/100 HTG
(HTG 1,000,00.00) ait ete déduit sans une explication de
l’UCLBP. Le montant du contrat est en-dessous du seuil de
quarante million et 00/100 HTG (HTG 40,000,000.00) établi par
l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 1 fixant le
seuil de passation des marchés publics pour les travaux.
L’UCLBP. a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail.
Il a été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une
mise en concurrence de candidats.
391
392
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et
n’est pas garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12
juin 2009.
Absence de rapport (décomptes) sur l’avancement des travaux
décrivant les quantités réalisées.
L’acompte de 2% pour le montant de trois cent soixante-douze
mille sept cent soixante-dix-huit et 00/100 HTG (HTG
372,778.00) a été prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de document suivant : Les spécifications techniques
incluant les plans.
93.01% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG
18,266,122.00.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Thierry Erns SERRES, Directeur de la firme SOHACO
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et
responsable des projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
RÉSULTATS
Le montant du contrat de neuf million cent soixante-trois mille
six cent trente-six et 36/100 HTG (HTG 9,163,636.36) est endessous du seuil de quarante million et 00/100 HTG (HTG
40,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en son article
2 paragraphe 1 fixant le seuil de passation des marchés publics
pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour
exécuter le travail.Il a été attribué sans consultation de
fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’avance de démarrage de 60% dépasse le seuil de 30% et
n’est pas garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12
juin 2009.
Absence de rapports (décompte) sur l’avancement des travaux
décrivant les quantités réalisées
L’acompte de 2% pour le montant de cent vingt-huit mille deux
cents quatre-vingt-dix et 91/100 HTG (HTG 128,290.91) a été
prélevé, mais non versé à la DGI.
Absence de document suivant : Les spécifications techniques
incluant les plans.
98% des fonds ont été payés par l’UCLBP soit HTG
8,980,353.02.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Cliford TEZUME, Directeur de la firme AS CONSTRUCTION
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et
responsable des projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
4.
Reconstruction de la place
publique d/e la Plaine du
Nord.
392
393
Catégorie 8 : Supervision des travaux
460. Par rapport à la supervision des travaux, la Cour a retracé 8 contrats octroyés par l’UCLBP
dans la mise en œuvre des projets spéciaux. Au total, ces 8 contrats ont couté HTG 9 018
346,84.
Tableau 2.3.2.8 Liste des projets
Supervision des travaux
1.
Supervision des travaux de construction des gradins et
d’aménagement des vestiaires pour les terrains de football
et basket-ball, d’aménagement du terrain de basket-ball et
de construction de la clôture sur 655 ml
Firme contractante
Valeur du
contrat
(HTG)
Firme ENISET
2 713 746,84
2.
Supervision des travaux de construction des murs de
clôture du Théâtre National et du Bureau d’Ethnologie
Emmanuel Lesly
DEJEAN, Consultant /
Superviseur
452 600,00
3.
Supervision des travaux de réhabilitation en béton des rues
Myriam I, II, A, C, la Sal et également des travaux de
bétonnage et de drainage de la route La Tendrie à Port-dePaix
Guy EXANTUS,
Consultant / Superviseur
1 500 000,00
Supervision des travaux de réhabilitation du Commissariat
de Pétion-ville et du dortoir de la Direction Centrale de la
Police Judiciaire
Ronald BREVAL,
Consultant / Superviseur
1 350 000,00
5.
Supervision des travaux de réhabilitation du SousCommissariat de Duvivier à Cité Soleil
Adulna PIERRE,,
Consultant / Superviseur
450 000,00
6.
Supervision des travaux de réhabilitation et
d’aménagement de la Place Fierté, du terrain de football et
de la construction de la clôture du cimetière de cite Soleil
Carly BEAUCHAMPS,
Directeur la firme
STRUDEC
552 000,00
7.
Supervision des travaux de réhabilitation et
d’aménagement de trois cents (300) maisons à Cite Soleil
Jude FRANCOIS,
Directeur de la firme ECOEAU ET JEUNESSE
2 000 000,00
8.
Supervision des travaux de réhabilitation du Parc et du
Mémorial Capois-la-Mort, de construction de maisonnettes,
de réhabilitation de la Place Notre–Dame et de réfection de
routes de trottoirs à Port-de-Paix
Philippe Eddy
DANIEL,Consultant /
Superviseur
678 900,00
4.
9 018 346,84
463. Depuis 25 mai 2012, un arrêté encadre dans son article 2 paragraphe 3 le seuil de passation
des marchés publics pour les travaux. Selon cet arrêté, le seuil de passation de marchés est établi
à un montant initial égal ou supérieur à vingt million et 00/100 HTG (HTG 20,000,000.00). En
dessous de ce seuil, l’autorité contractante peut recourir à des procédures de consultation de
fournisseurs ou de sollicitation des prix. Malheureusement, l’UCLBP n’a pas respecté cette
réglementation lors de l’octroi de ces 8 contrats de supervision. En effet, comme les valeurs des
393
394
contrats étaient inférieures au seuil, l’UCLBC aurait dû recourir à des procédures de
consultation de fournisseurs ou de sollicitation de prix. Ce qu’elle n’avait pas fait lors de la
conclusion des 8 contrats. Cette irrégularité au cadre réglementaire de gestion ne peut favoriser
ni un traitement intègre et équitable des concurrents, ni une gestion optimale de ressources.
464. Enfin, la cour tient aussi à faire remarquer qu’elle a constaté que les acomptes de 2%
récoltés par l’UCLBP dans les 4 contrats analysés n’ont jamais été versés à la DGI. Il s’agit là
d’une irrégularité ayant causé des préjudices à la communauté.
461. La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits lors de la vérification portant sur
les projets de supervision sous la responsabilité de l'UCLBP.
Titre du projet spécial
1)
Constations de la Cour
Supervision des
RÉSULTATS
travaux de construction
Le montant du contrat de quatre cent cinquante-deux mille deux cent
des gradins et
quatre-vingt-onze et 14/100 HTG (HTG 452,291.14) par mois soit deux
d’aménagement des
million sept cent treize mille sept quarante-six et 84/100 HTG (HTG
vestiaires pour les
2,713,746.84) pendant 6 mois est en-dessous du seuil de vingt million et
terrains de football et
00/100 HTG (HTG 20,000,000.00) établi par l’arrêté du 25 mai 2012 en
basket-ball,
son article 2 paragraphe 3 fixant le seuil de passation des marchés publics
d’aménagement du
pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le
terrain de basket-ball et
travail. Il a été attribué sans consultation de fournisseurs ou sans une mise
de construction de la
en concurrence de candidats.
clôture sur 655 ml
L’acompte de 2% pour le montant de vingt-sept mille cent trente-sept et
47/100 HTG (HTG 27,137.47) a été prélevé mais non versé à la DGI.
L’UCLBP a payé HTG 1,356,873.42 à la firme pour la supervision des
travaux du centre sportif de Port-de-Paix.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Frantz CLERMONT, Directeur de la firme ENISET
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
2) Supervision des travaux
de construction des murs
de clôture du Théâtre
National et du Bureau
d’Ethnologie
RÉSULTATS
Montant du contrat : USD 10,000.00 (Contrat signé le 1er avril 2014)
L’acompte de 2% pour le montant de onze mille cinq cent soixante-cinq et 78/100
HTG (HTG 11,565.78) n’a pas été versé à la DGI.
Absence de rapports de supervision
Fonds payés par l’UCLBP au Consultant sont de HTG 566,732.78 selon le
journal de dépenses.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
3) Supervision des travaux
RÉSULTATS
de réhabilitation en béton
Mode de sollicitation du contrat gré à gré/Montant du contrat : HTG
des rues Myriam I, II, A, C,
1,500,000.00
394
395
Titre du projet spécial
la Sal et également des
travaux de bétonnage et
de drainage de la route La
Tendrie à Port-de-Paix
Constations de la Cour
Versement : HTG 250,000.00 par mois
Délai de réalisation des travaux : 6 mois
Rapports à fournir : hebdomadairement
L’acompte de 2% pour le montant de HTG 20,000.00 n’a pas été versé à
la DGI.
Absence de rapport de supervisons
Fonds payés par l’UCLBP au Consultant : HTG 980,000.00 pour quatre (4)
mois de supervision selon le journal de dépenses.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Guy EXANTUS, Consultant / Superviseur
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
4) supervision des travaux de RÉSULTATS
réhabilitation du
Mode de sollicitation du contrat gré à gré
Commissariat de Pétion Montant du contrat : HTG 1,350,000.00
ville et du dortoir de la
L’acompte de 2% pour le montant de HTG 22,500.00 n’a pas été versé à la DGI
Direction Centrale de la
Fonds payés par l’UCLBP au Consultant sont de HTG 1,102,500.00 pour quatre
Police Judiciaire
(4) mois de supervision selon le journal de dépenses.
Rapports de supervision disponibles.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et Responsable des projets
sociaux
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Deuxième niveau
Ronald BREVAL, Consultant / Superviseur
5) Supervision des travaux
RÉSULTATS
de réhabilitation du Sous
Mode de sollicitation du contrat gré à gré/Montant du contrat : HTG
Commissariat de Duvivier
450,000.00.
à Cité Soleil
Absence de rapport de supervision pour la période du 16 octobre au 16
novembre 2014.
L’acompte de 2% pour le montant de trois mille et 00/100 HTG (HTG
3,000.00) n’a pas été versé à la DGI.
Fonds payés par l’UCLBP à la Consultante sont de HTG 147,000.00
pour deux (2) mois selon le journal de dépenses.
Un seul Rapport de supervision est disponible.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Adulna PIERRE, Consultant / Superviseur
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
395
396
Titre du projet spécial
6) Supervision des travaux
de réhabilitation et
d’aménagement de la
Place Fierté, du terrain de
football et de la
construction de la clôture
du cimetière de cite Soleil
Constations de la Cour
RÉSULTATS
Le montant du contrat de trois mille et 00/100 dollar américain (USD
3,000.00) par mois soit douze mille et 00/100 HTG (HTG 12,000.00)
pendant 4 mois consécutifs estimé en fonction des coûts à cinq cent
cinquante-deux mille et 00/100 HTG (HTG 552,000.00) qui est en-dessous
du seuil de vingt million et 00/100 HTG (HTG 20,000,000.00) établi par
l’arrêté du 25 mai 2012 en son article 2 paragraphe 3 fixant le seuil de
passation des marchés publics pour les travaux. L’UCLBP a fait appel à
une seule firme pour exécuter le travail. Il a été attribué sans consultation
de fournisseur ou sans une mise en concurrence de candidats.
L’acompte de 2% pour le montant de huit mille cent trente-sept et 86/100
HTG (HTG 8,137.86) a été prélevé mais non versé à la DGI.
Absence de documents suivants : Document de présentation de
l’Entreprise rt Patente et Quitus.
L’UCLBP a payé HTG 401,454.58 à la firme pour 3 mois (Mai, Juin.
Juillet). Cependant, HTG 273,600.00 a été versé à la firme par le Ministère
de la Planification pour 2 mois (Mars, Avril).
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Carly BEAUCHAMPS, Directeur la firme STRUDEC
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
7) Supervision des travaux
RÉSULTATS
de réhabilitation et
Le montant du contrat de cinq cent mille et 00/100 HTG (HTG 500,000.00)
d’aménagement de trois
par mois soit deux million et 00/100 HTG (HTG 2,000,000.00) pendant 4
cents (300) maisons à Cite
mois est en-dessous du seuil de vingt million et 00/100 HTG (HTG
Soleil
20,000,000.00) établi par l’arrêté du 5 mai 2012 en son article 2
paragraphe 3 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux. L’UCLBP a fait appel à une seule firme pour exécuter le travail. Il
a été attribué sans consultation de fournisseur ou sans une mise en
concurrence de candidats.
Le contrat n’est pas approuvé par la Cour Supérieure des Comptes
comme l’ordonne l’article 5 alinéa 3 du décret du 23 novembre 2005
établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA.
L’UCLBP a versé à la firme une valeur de neuf cent quatre-vingt mille et
00/100 HTG (HTG 980,000.00) pour les mois de Novembre et Décembre
2014, aucun contrat n’a été retracé pour ledit montant. En plus, un chèque
numéroté 2352 au montant d’un million quatre cent soixante-dix mille et
00/100 HTG (HTG 1,470,0000.00) a été versé à ECO-Jeunesse en date
du 11 novembre 2014 dont aucun document justificatif n’a été fourni par
l’UCLBP.
L’acompte de 2% pour le montant de cinquante mille et 00/100 HTG (HTG
50,000.00) a été prélevé mais non versé à la DGI.
Absence de documents suivants : Les spécifications techniques sur les
interventions de la firme, Quitus.
RESPONSABILITÉS
Premiier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Jude FRANCOIS, Directeur de la firme ECO-EAU ET JEUNESSE
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
396
397
Titre du projet spécial
Constations de la Cour
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
8) Supervision des travaux
RÉSULTATS
de réhabilitation du Parc et
Mode de sollicitation du contrat gré à gré
du Mémorial Capois-la
Montant du contrat : USD 15,000.00.
Mort, de construction de
Contrat signé le 21 juillet 2014
maisonnettes, de
Impôt sur le revenu prélevé au montant de HTG 58,000.00 n’a pas été
réhabilitation de la Place
versé à la DGI.
Notre–Dame et de
Fonds payés par l’UCLBP au Consultant : HTG 522,000.00 pour deux (2)
réfection de routes de
mois selon le journal de dépenses.
trottoirs à Port-de-Paix
Le superviseur a fourni six (6) rapports de supervision.
Impôt sur le revenu prélevé au montant de HTG 58,000.00 n’est pas versé
à la DGI.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Deuxième niveau
Philippe Eddy DANIEL, Consultant / Superviseur
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable des
projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Me Micheline D. RAMPY, Administratrice
2.3.3. Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier
2012
654. La Cour a examiné le programme d’Hébergement Post Tremblement De Terre du 12
Janvier 2010 piloté par l’UCLBP. D’abord, la Cour tient à préciser qu’elle a identifié 2 sousprogrammes d’hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2010. Le tableau ci-après
présentent les deux sous-programmes.
Tableau 2.3.3-A. Programmes d’hébergement Post
Tremblement De Terre du 12 Janvier
2012
Type de projet
Fond de
financement
Résolution
Valeur de la
résolution
$ USD
Valeur décaissée
au profit de
l’UCLBP
$ USD
1. Hébergement post
tremblement de terre du 12
janvier 2012
Petro-Caribe
28 février 2012
3,000,000.00
1,800,000.00
2. Hébergement post
tremblement de terre du 12
janvier 2012
Petro-Caribe
13 mars 2013
10,000,000.00
5,000,000.00
397
398
Total
13,000,000.00
6,800,000.00
Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012 (Résolution du 28
février 2012)
655. La Cour tient à souligner que ce programme d’hébergement aurait dû bénéficier d’un
montant de 3,000,000.00 $ USD (28 février 2012) mais finalement c’était 1,800,000.00 $ USD
qui avait été versé à l’UCLBP pour sa mise en œuvre. Dans la documentation obtenue, la Cour
n’a trouvé aucune justification à cette décision.
656. Par ailleurs, la Cour souligne qu’elle n’a pas été en mesure de détecter l’utilisation des
1,200,000.00$ USD non décaissés au profit de l’UCLBP.
657. Pour ce qui est de la somme de 1,800,000.00 $ USB versée à l’UCLBP, voici l’utilisation
qui en avait été faite.
Tableau 2.3.3-B. Dépenses effectuées pour la période
allant du 18 février au 30 septembre
2013 :
RESSOURCES
HTG
USD
Subventions reçues
76,500,000.00
1,800,000.00
Total Sources de Fonds
76,500,000.00
1,800,000.00
Subvention Départ
64,720,000.00
1,522,823.53
Dépenses de Personnel
3,362,518.75
79,118.09
Dépenses d'enregistrement sites
3,503,252.50
82,429.47
Immobilisations
1,701,274.96
40,030.00
613,335.58
14,431.43
EMPLOIS DE FONDS
Fournitures et biens consommables
Divers et imprévus
2,611,649.49
61,450.58
Total Dépenses d'opérations
Excédent (Déficit) d'opérations
76,512,031.28
(12,031.28)
1,800,283.09
(283.09)
658. À partir de ce tableau, il appert que l’UCLBP avait dépensé 85% de ce montant pour la
subvention de départ. La Cour a relevé que cinq mille (5000) bénéficiaires recensés dans 10
camps ont reçu une subvention de départ pour se reloger ailleurs.
398
399
Tableau 2.4.3-C. Liste des camps (10) dans lesquels
les déplacés ont bénéficié d’une
subvention de départ pour se reloger
ailleurs
DECAISSEMENTS
VILLAGE LUMANE
CASIMIR
TOTAL
Allocation financière octroyée
1
Simbi Continental (Hôtel)
15,240,000.00
-
15,240,000.00
2
Place Fontamara 43
2,920,000.00
-
2,920,000.00
3
Lycée Henry Christophe (Carrefour)
3,400,000.00
-
3,400,000.00
4
8,720,000.00
-
8,720,000.00
7,580,000.00
-
7,580,000.00
6
Terrain Tennis (Stade Sylvio Cator)
Lycée
Louis
Joseph
Janvier
(Carrefour)
Aloune
4,680,000.00
-
4,680,000.00
7
République Argentine
15,600,000.00
-
15,600,000.00
8
Wharf Jérémie
5,960,000.00
-
5,960,000.00
9
Savane Pistache
500,000.00
-
500,000.00
10
DINEPA
120,000.00
-
120,000.00
64,720,000.00
-
64,720,000.00
5
659. Pour ce dossier, la Cour n’est pas à mesure de savoir si ce programme avait été géré de
façon efficace et économique. En effet, les irrégularités d’ordre administratif dues notamment
à l’absence dans le dossier des éléments probants fiables et complets ne permettent pas de
conclure que les 5000 bénéficiaires étaient le chiffre optimal que l’UCLBP pouvait reloger. De
plus, la Cour n’a pas été en mesure d’aller vérifier que ces 5000 bénéficiaires avaient réellement
pu se reloger sans porter préjudice à l’environnement de la région métropolitaine.
660. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport a ce projet
TITRE DU PROJET
Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012
(UCLBP)
RÉSOLUTIONS
Résolution # 1 du 28 février 2012
TOTAL FINANCEMENT
Petro caribe : Le montant de la résolution était de 3,000,000.00 USD,
l’UCLBP en a reçu une valeur de 1,800,000.00 USD dont l’équivalent en
gourde se chiffrait à 76,500,000.00.
BILAN DU PROJET
399
400
Environs cinq mille (5000) bénéficiaires recensés dans 10 camps ont reçu une subvention de
départ dans le but de se reloger ailleurs.
Selon les informations fournies par la comptabilité de l’UCLBP, les dépenses effectuées à travers
ce fonds se présentent comme suit pour la période allant du 1 er février au 30 septembre 2013 :
RESSOURCES
HTG
USD
Subventions reçues
76,500,000.00
1,800,000.00
Total Sources de Fonds
76,500,000.00
1,800,000.00
Subvention Départ
64,720,000.00
1,522,823.53
Dépenses de Personnel
3,362,518.75
79,118.09
Dépenses d'enregistrement sites
3,503,252.50
82,429.47
Immobilisations
1,701,274.96
40,030.00
Fournitures et biens consommables
613,335.58
14,431.43
Divers et imprévus
2,611,649.49
61,450.58
Total Dépenses d'opérations
76,512,031.28
1,800,283.09
Excédent (Déficit) d'opérations
(12,031.28)
(283.09)
EMPLOIS DE FONDS
RESPONSABILITÉS
Première niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012 (Résolution du 13 mars
2013)
661. La Cour tient à souligné que ce programme d’hébergement aurait dû bénéficier d’un
montant de 10,000,000.00 $ USD (résolution du 13 mars 2013) mais c’était finalement
5,000,000.00 $ USD qui avait été versé à UCLBP pour mettre en œuvre ce programme.
662. Pour ce qui est 5,000,000.00 $ USB versé à l’USBP, voici l’utilisation qui avait été faite
par l’UCLBP
Tableau 2.3.3-B. Dépenses effectuées pour la période
allant du 1er octobre 2013 au 30
septembre 2018 :
Camps et Village Lumane
Casimir
HTG
Camps et Village Lumane
Casimir
USD
219,191,000.00
5,000,000.00
SOURCES DE FONDS
Financement Fonds Petro Caribe
400
401
Remboursement Unité Coordination Projet
4,080,000.00
93,069.51
TOTAL SOURCES DE FONDS
223,271,000.00
5,093,069.51
Salaire du Personnel (DPC)
49,363,519.06
1,126,038.91
Boni du Personnel DPC
2,113,275.77
48,206.26
Indemnités diverses (Policiers /Site)
5,138,350.00
117,211.70
Heures Supplémentaires
166,925.49
3,807.76
Primes et Indemnité
263,814.33
6,017.91
Journée Mondiale de l'Habitat
2,134,753.60
48,696.20
Entretien Véhicule
1,305,394.15
29,777.55
Loyer
445,809.00
10,169.42
Etudes de ménage
583,048.06
13,300.00
Valorisation et Diagnostic
2,033,441.29
46,385.15
Allocation Financière
347,957.87
7,937.32
Service sécurité
6,997,057.42
159,610.97
Camps d'Hébergement & Gestion Site VLC
94,984,667.20
2,166,710.02
Enregistrement Camps
4,684,808.37
106,865.89
Proposition et solution de peuplement
666,649.41
15,207.04
Réhabilitation Logements sociaux
8,126,052.00
185,364.64
Formation des résidents du Village
1,093,714.87
24,948.90
Kit et réchaud
922,947.77
21,053.51
Filtre à eau
819,949.69
18,704.00
Ramassage d'ordures
4,287,937.08
97,812.80
Matériel de bureau
722,385.99
16,478.46
Matériel Informatique
194,179.58
4,429.46
Promotion et Publicité
104,776.00
2,390.06
Matériel de Transport Terrestre
10,057,247.18
229,417.43
Contribution au Fonctionnement de l'UCLBP
48,408,191.11
991,342.10
Autres dépenses
5,421,828.87
123,678.18
251,388,681.16
5,621,561.64
(28,117,681.16)
(528,492.12)
EMPLOIS DE FONDS
EXCEDENT (DEFICIT) D'OPERATION
663. Environ quatre mille cinq cent soixante-six (4566) bénéficiaires recensés dans 7 camps ont
reçu une subvention de départ pour se reloger ailleurs. Ces camps se répartissent ainsi :
Promobank, Ruelle Vaillant, Teleco, Korena, Safari, Kazad fanmi et Kid.
664. Par ailleurs, la Cour a constaté qu’un montant de trois millions huit cent quatre-vingt-seize
sept cent soixante-six et 20/100 gourdes (HTG 3,896,766.20) et quatorze mille vingt-cinq et
00/100 14,025.00 USD présente des irrégularités diverses. Par exemple :
401
402
Paiements effectués sans pièces d’indentification (CIN et /ou NIF). Cependant il est
important de noter que beaucoup de déplacés avaient perdu leurs documents
d’identification le 10 janvier 2012.
Paiements non conformes aux documents de support : comme un proforma de
20,570.00 gourdes qui a occasionné un paiement de HTG 102,850.00.
Absence de rapport sur la distribution des cartes de recharge pétrolière de 100,000.00
gourdes.
665. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
NOM DU PROJET
Hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2010
(UCLBP)
Résolution no 1 du 13 mars 2013 (Moniteur no 52 du mercredi 26 mars
RÉSOLUTIONS
2013
Petro caribe : USD 10,000,000.00 inscrit dans la résolution, seulement
TOTAL FINANCEMENT
USD 5,000,000.00 ont été décaissé au profit de l’UCLBP.
BILAN DU PROJET
Environ quatre mille cinq cent soixante-six (4566) bénéficiaires récences dans sept (07) camps
ont reçu une subvention de départ dans le but de reloger ailleurs.
Selon les informations fournies par la comptabilité de l’UCLBP, les dépenses effectuées à travers
ce fonds se présentent comme suit pour la période allant du 1er octobre 2013 au 30 septembre
2018 :
12 contrats font l’objet d’une analyse ultérieure
Premier niveau
M. Harry ADAM, Directeur exécutif
Troisième niveau
M. Erve PIERRE LOUIS, Directeur des bâtiments et responsable
RESPONSABILITÉS
des projets sociaux
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice
Analyse des contrats octroyés pour la mise en œuvre de l’hébergement post
tremblement de terre du 12 janvier 2010
666. Pour la mise en œuvre de ce programme d’hébergement post tremblement de terre du 12
janvier 2012, la Cour a retracé 12 contrats passés par l’UCLBP avec des firmes ou des
particuliers. Le tableau ci-après présente ces 12 contrats.
402
403
Tableau 2.3.3-C. Liste des contrats octroyés par
l’UCLBP pour la mise en œuvre du
programme
d’hébergement
post
tremblement de terre
Objet du contrat
1
2
3
4
5
6
7
8
Exécution des prestations liées au
relogement des familles affectées par le
séisme sur le site du Morne à Cabri
Exécution des prestations liées relogement
des familles affectées par le séisme sur le
site du Morne à Cabri.
Exécution des prestations liées relogement
des familles affectées par le séisme sur le
site du Morne à Cabri.
Inspection physique des unités de
logements déjà exécutés dans le « Village
Lumane Casimir » situé à morne à cabri et
production d’un rapport technique détaillé
sur les défauts et vices apparents
constatés, assorti des recommandations
appropriées tel que spécifié dans les TDR
Valorisation
et
viabilisation
des
investissements publics par la mise en
œuvre d’un projet Outsourcing au morne à
cabri
Aménagement de l’espace où se trouve
l’école ainsi que les premières cent vingt
(120)
maisons
qui
seront
distribuées/ Morne a cabri
Correction des vices de construction et
malfaçons relevées dans les unités de
logement du village Lumane Casimir : 200
maisons
Réalisation d’enquêtes dans le cadre du
projet de Valorisation et viabilisation des
investissements publics par la mise en
œuvre d’un projet Outsourcing touchant le
village Lumane Casimir au morne à cabri
Firme/consultant
Valeut du
contrat
(en HTG ou
USD)
Mode de
sollicitation
Date de
signature
Marie F. PRUSSIEN,
consultante
2,635,685.00
Gré à gré
5 avril 2013
Marie F. PRUSSIEN,
consultante
2,449,963.50
Gré à gré
1er juillet
2013
Marie F. PRUSSIEN,
consultante
752,042.66
Gré à gré
1er octobre
2013
M. Reynold
DESROULAUX,
Responsable de la
firme GRETCO S. A
2,678,797.44
Gré à gré
21 aout
2013
878,704.79
Gré à gré
1,277,420.00
Gré à gré
26 avril
2013
Gré à gré
19 février
2014
2,678,797.44
Gré à gré
7 nov.2013
166,858.76
Gré à gré
22 janvier
2014
977,648.56
Gré à gré
29 avril
2013
1er aout
2014
Louis M.D.
DORSAINVIL,
consultant
M. Jean-Claude TICO,
Jardinier
M. Nadège BOUTIN,
Représentante de la
firme ADVANCE
ENGINEERING
.Pierre Jackson
ROMAIN, Responsable
de la firme CENTRAL
DE GESTION ET
SERVICE
M.Olson REGIS,
Responsable de la
Fondation
FONDATION : UN
TOIT POUR MON
PAYS
M.Olson REGIS,
Responsable de la
fondation FONDATION :
UN TOIT POUR MON
PAYS
6,778,200.00
9
Proposition d’extension du projet TECHOUCLBP
10
Accompagnement la documentation avec
analyse du processus de changement de
cent vingt (120) familles au quartier connue
comme Morne à Cabri / TDR
11
Diagnostic de l’État de peuplement du
Village Lumane Casimir et l’élaboration d’un
plan de renforcement de sa structure de
gestion
Nicolas JANVIER,
consultant
1,133,757.50.
Gré à gré
12
Contrat de gestion des logements du
« Village LUMANE CASIMIR » de Morne à
Cabri
M. Marie F. PRUSSIEN,
représentante de la
firme Société haïtienne
de Gestion
62,381,245.86
Gré à gré
403
404
Objet du contrat
Firme/consultant
Valeut du
contrat
(en HTG ou
USD)
Mode de
sollicitation
Date de
signature
Immobilière et
Communautaire
(SOHGIC)
TOTAL
667. Voici les principales constatations en lien avec ces 12 contrats
L’analyse de ces douze contrats, passes pour répondre à la situation de catastrophe post
tremblement de terre, n’autorise pas a penser qu’ils étaient motivés, tant dans leur
élaboration que dans leur mise en œuvre, par les principes d’éthique, d’efficacité et
d’égalité qui doivent diriger l’action publique. Trois de ces douze contrats, passés sans
interruption avec une seule et même consultante individuelle, inclinent à croire soit à
une absence de planification soit a du favoritisme dans la mesure ou aucun document
les justifiant n’a été présenté en support. Par ailleurs, la même consultante individuelle,
a titre cette fois-ci de représentante d’une firme, a signé avec l’UCLBP dans le cadre
d’un contrat de gestion de 62,381245.86 subdivisé en trois sous-contrats a l’occasion.
Passés de gré à gré, ces contrats ont été signés en violation de toutes les dispositions
légales encadrant les marchés publics. D’un montant compris entre 15 millions et 24
millions de gourdes (1er Contrat : vingt et un million huit cent soixante-seize mille deux
cent quatre-vingt-neuf et 00/100 gourdes (HTG 21,876,289.00) ; 2eme Contrat : vingtquatre millions cinq cent quatre-vingt-douze mille deux cent vingt-quatre et 68/100
gourdes (HTG 24,592,224.68) ; 3eme Contrat : quinze millions neuf cent douze mille
sept cent trente-deux et 18/100 gourdes (HTG 15,912,732.18), ces trois contrats
souffrent d’une carence prononcée de légalité : Pas d’appel d’offres, pas de consultation
de fournisseurs. Ils ne se portent pas mieux dans leur mise en œuvre : pas de garantie,
pas d’acompte, pas de documents justificatifs des dépenses.
Selon les responsables de l’UCLBP les documents justificatifs seraient difficilement
récupérables à cause de l’insécurité régnant au village Lumane Casimir auquel ils n’ont
pu accéder faute d’accompagnement policier.
668. Chacun des huit autres projets renferme sa petite dose d’illégalités ou d’irrégularités
404
405
Irrégularités relevées par rapport aux 3 contrats avec la consultante Marie F.
PRUSSIEN (contrats 1; 2 et3)
Contrat 1et 2 : L’avance de démarrage dépasse le seuil de 30% prévu par la loi.
Par rapport à l’acompte provisionnel de 2%, la Cour constate qu’il n’a été versé a la
DGI sur aucun des trois contrats.
Pas d’approbation par la Cour des Comptes pour les 3 contrats ;
De plus, la Cour constate que dans le deuxième contrat accordé à la consultante Marie
F. PRUSSIEN, le montant des dépenses justifiées est évalué à sept cent quatre-vingttreize mille neuf cent soixante-cinq et 00/100 gourdes (HTG 793,965.00). La balance
d’un million six cent cinquante-cinq mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept et 00/100
gourdes (HTG 1,655,997.00) n’est pas justifiée car la Cour n’a pas trouvé les rapports
et pièces justificatives correspondant.
Irrégularités relevées par rapport au contrat signé avec la firme GRETCO S. A (Contrat
4)
Pas de consultation de fournisseurs comme l’exige l’article 6 de l’arrêté, fixant les règles
générales de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics.
Pas de garantie avant le versement de l’avance de démarrage suivant les articles 83 et
83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Pas d’avis de la CSCCA (Décret 23 novembre 2005)
Pas de preuve justifiant le versement à la DGI de l’acompte de 2% ;
Irrégularités relevées par rapport au contrat signé avec le jardinier, M. JeanClaude TICO, (Contrat 6):
L’avance de démarrage de 60% au montant de sept cent soixante-six mille quatre cent
cinquante-deux et 00/100 gourdes (HTG 766,452.00) dépasse le seuil de 30% et n’est
pas garantie suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour avis approbation ( décret du
23 novembre 2005)
Aucune attestation ou certificat du service fait n’a été retrouvé au dossier.
405
406
Les documents d’identité du jardinier ne sont pas annexés au dossier.
Irrégularités relevées par rapport au contrat 7
Pas de consultation de fournisseurs (arrêté, fixant les règles générales de passation,
d’exécution et de règlement des marchés publics) ;
L’avance de démarrage n’est pas garantie (articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009)
Pas de documents justifiant la réalisation des travaux : aucune attestation de réception
provisoire ou définitive
L’acompte de 2% totalisant cent trente-cinq mille cinq cent soixante-quatre et 00/100
gourdes (HTG 135,564.00) n’a pas été versée à la DGI ;
Irrégularités relevées par rapport au contrat 8
-sans consultation de fournisseurs;
L’avance de démarrage de 50% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie ;
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour avis
-l’acompte de 2% de seize mille neuf cent vingt-sept et 28/100 gourdes (HTG
16,927.28) a été prélevé mais non versé à la DGI car aucun reçu ne l’atteste.
Le rapport d’enquête n’a pas été fourni
Irrégularités relevées par rapport au contrat 9
Pas de consultation de fournisseurs
L’avance de démarrage de 50% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie suivant les
articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009,
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour avis;
L’acompte de 2% de soixante-seize et 00/100 dollars américains (USD 76.00) n’a pas
été prélevé
Aucun document n’atteste que les 2 livrables ont été effectués ;
406
407
les termes de références de la mission et les documents constitutifs de la fondation UN
TOIT POUR MON PAYS,( Patente, NIF) n’ont pas été retracés dans les pièces
constitutives du contrat
Irrégularités relevées par rapport au contrat 10
Pas de consultation de fournisseurs
L’avance de démarrage de 6,775.80 USD versée à la fondation n’est pas garantie suivant
les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
Le contrat n’a pas été soumis à la Cour des Comptes pour avis
L’acompte de 2% de quatre cent cinquante et un et 72/100 dollars américains (USD
451.72) a été prélevé, mais la preuve de son versement à la DGI n’a pas été retrouvée
au dossier :
Aucun document n’atteste que les 2 livrables ont été soumis à l’UCLBP.
Documents non retracés dans les pièces constitutives du contrat : les documents
constitutifs de la fondation UN TOIT POUR MON PAYS, Patente, NIF.
Irrégularités relevées par rapport au contrat 11
-l’avance de démarrage de 40% dépasse le seuil de 30% et n’est pas garantie
suivant les articles 83 et 83-1 de la loi du 12 juin 2009.
L’acompte de 2% au montant de vingt-deux mille six cent soixante-quinze et
15/100 gourdes (HTG 22,675.15) a été prélevé, mais aucun document ne prouve
son versement à la DGI.
Enfin, la Cour n’a retracé aucun document prouvant la livraison des 2 rapports spécifiés
au contrat.
Irrégularités relevées par rapport au contrat 12
Passes sans appel d’offres en violation ou sans consultation de fournisseurs en
violation de la loi du 10 juin 2009 sur les marches publiques;
Fractionnement du marché en violation de la loi du 10 juin 2009 suscitée;
Pas de garantie en violation de la loi du 10 juin suscitée;
407
408
Pas de preuves de prélèvement des acomptes en violation du décret sur l’impôt sur
le revenu;
Pas de pièces justificatives des dépenses réalisées.
408
409
2.3.4. Construction de bâtiments et de logements publicsUCLBP
669. La Cour a examiné le programme de « Construction de bâtiments et de logements publicsUCLBP » financé par la résolution du 15 avril 2015.Deux sous-programmes ont été identifiés
et sont présentés dans le tableau suivant.
Tableau 2.3.4-A. Projets de construction des
médiathèques de la commune de Port
de Paix et de la commune de SaintLouis du Nord
Type de projet
Fond de
financement
Travaux de construction de la médiathèque de
la commune de port de paix
Travaux de construction de la médiathèque de
la Commune de Saint-Louis du Nord
Total
Résolution
Valeur
425,532.00
Petro-Caribe
15 avril 2015
702,128.00
1,127,660.00
2.3.4.1. Travaux de construction de la médiathèque de la commune de port de
paix
670. L’Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLB) a indiqué, dans le
cadre de ce contrat, qu’elle a procédé à une demande de cotation (Réf. : noHPPM-11/ULBPDC/07-16) lancée le 18 juillet 2016, et, a pu aboutir, après analyse de la qualification des
entreprises soumissionnaires, au choix de celle qui s’est conformée substantiellement aux
conditions de ce processus et qui s’est révélée être la mieux-disante. Lors de la vérification, la
Cour n’a pas pu confirmer cette information à travers la consultation des documents d’usage
(invitation, publication) et des cotations des autres soumissionnaires, non disponibles. Car, si
par son montant ce marché est exempt de la procédure de passation définie dans la loi de 2010,
il reste néanmoins soumis aux principes définis à l’article 1er de cette dite loi et aux règles de
la comptabilité publique dont l’objectif commun et final est d’assurer l’efficacité des dépenses
publiques.
671. Le contrat a été signé pour un montant de trente millions quatre-vingt-huit mille sept cent
soixante-quinze et 48/100 gourdes (HTG 30,428,775.48) avec la firme SOHACO tandis que la
résolution du 15 avril 2015 y a consacré un montant de quatre cent vingt-cinq mille cinq cent
409
410
trente-deux et 00/100 dollars américains (USD 425,532.00) soit l’équivalant de vingt-sept
million trois cent quarante mille neuf cent quarante et un et 46/100 gourdes (HTG
27,340,941.64) (taux $ 1 = HTG 64,2512) . Ce qui donne un écart de trois millions quatrevingt-sept mille huit cent trente-trois et 86/100 gourdes (HTG 3,087,833.86) en moins par
rapport à son montant.
672. La Cour a compilé, à partir des décomptes présentés par l’UCLBP pour la période auditée,
les décaissements effectués en faveur de la firme. Le tableau ci-dessous donne plus de détails.
Tableau 2.3.4-B.
Décaissements et décomptes
Date
Description
Décomptes
ret. de garantie
(10%)
Acompte 2%
Paiements UCLBP
4/8/2017
Facture/SOHACO
3,111,929.87
311,192.99
62,238.60
2,738,498.29
11/4/2027
Facture/SOHACO
5,616,142.40
561,614.24
112,322.85
4,942,205.31
6/11/2017
Facture/SOHACO
3,190,792.55
319,079.26
57,434.27
2,814,279.03
8/6/2017
Facture/SOHACO
3,787,020.00
378,702.00
75,740.40
3,332,577.60
28/12/2017
Facture/SOHACO
2,947,176.10
294,717.61
53,049.17
2,599,409.32
19/2/2018
Facture/SOHACO
5,764,509.33
576,450.93
115,290.19
5,072,768.21
18/6/2018
Facture/SOHACO
3,226,771.55
322,677.16
64,535.43
2,839,558.96
540,610.90
24,339,296.72
TOTAL
27,644,341.80
2,764,434.18
Source : comptabilité de l’UCLBP et rapport des décomptes de la firme.
673. L’analyse des décomptes montre qu’un montant de vingt-quatre millions trois cent trenteneuf mille deux cent quatre-vingt-seize 72/100 gourdes (HTG 24,339,296.72) a été décaissé
pour le compte du projet « travaux de construction de la médiathèque de la commune de Port
de paix » qui a été signé pour un montant de trente millions quatre cent vingt-huit mille sept
cent soixante-quinze et 48/100 gourdes (HTG 30,428,775.48) en date du 19 août 2016 pour une
période de 7 mois soit un pourcentage 90.85% du montant du marché.
674. L’article 8 dudit contrat prévoit qu’une avance de démarrage forfaitaire de 20% du montant
total du marché soit accordée à l’Entrepreneur, la Cour n’a pas retracé ce montant dans les
factures présentées à l’UCLBP.
675. La Cour a constaté un retard considérable de plus de 2 ans dans l’exécution du contrat de
ce projet qui avait une durée de 7 mois. En effet, le contrat a été signé en date du 19 août 2016
pour prendre fin en mars 2017.
410
411
676. L’Étude de ce projet a été assurée par la firme DAMA CONSTRUCTION. Le montant
prévu dans le contrat était d’un million quatre cent mille et 00/100 gourde (HTG 1,400,000.00)
pour réaliser les études des trois médiathèques dans le département du Nord’Ouest (Jean Rabel,
Port de Paix et Saint-Louis du Nord) et la Cour a constaté que tout le montant a été décaissé en
faveur de la firme pour la réalisation du travail.
677. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet :
TITRE DU PROJET
Travaux de construction de la médiathèque de la commune de port de paix
(UCLBP)
RÉSOLUTION
15 avril 2015 adoptant le projet de construction de la médiathèque de Port
de Paix pour un montant de USD 425,532.00.
FINANCEMENT
PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI
Sollicitation de proposition financière pour les travaux de construction de la
DES CONTRATS
médiathèque dans la commune de Port de Paix :
Montant du contrat : HTG 30,428,775.48.
Contrat signé le 19 août 2016 entre Monsieur Clément BELIZAIRE
représentant de l'État Haïtien, Directeur Exécutif de l’Unité de
Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP) et
Monsieur Thierry Erns SERRES Directeur Exécutif de la SOCIETE
HAITIENNE DE CONSTRUCTION (SOHACO).
Le contrat a reçu l’avis favorable de la CSCCA eu égard à l’article 5
alinéa 3 du décret portant son fonctionnement et son organisation
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Délai de Garantie : 12 mois à compter de la date de réception provisoire des
travaux.
Selon l’article 19 dudit contrat, les paiements de décomptes approuvés par la
certification de l’Ingénieur sur les états d’avancement présentés, seront
versés sur le compte bancaire suivant :
Unibank : No de compte : 270-1021-01101837.
Pénalités de retard : 1/1000 par jour de retard sur le montant des travaux
contrat ordonnés. Les pénalités seront applicables d’office et sans mise en
demeure préalable sur les décomptes des sommes qui lui sont dues. Le
montant des pénalités sera plafonné a dix pour cent (10%) du montant des
travaux.
Intérêts moratoires : L’entrepreneur a droit à des intérêts moratoires en cas
de retard dans les paiements. Le taux applicable pour le calcul de ces intérêts
est le taux d’escompte de la BRH majoré de deux points.
Modification de la consistance des travaux
Le maitre d’ouvrage peut apporter des modifications aux travaux par des
augmentations et des diminutions dûment notifiées à l’entrepreneur par ordre
de service. Ces modifications ne peuvent en aucun cas dépasser 30% du
montant du contrat, et doivent se faire par la conclusion d’un avenant.
Délai de réalisation des travaux : dix (10) mois
BILAN DU PROJET
Selon les informations recueillies, le montant de la résolution s’élevait à USD 425,532 ou HTG
27,340,941.64 (taux de référence : HTG 64,2512) et le contrat a été signé pour un montant de HTG
30,428,775.48 et un montant de HTG 24,339,296.72 a été décaissé par l’UCLBP pour ce projet. Et la
balance restante de HTG 2,784,433.68 (moins acompte 2% et retenue 10%) sur le montant du contrat n’est
pas encore versée à la firme. La Cour à faire les constats suivants :
Retard constaté dans l’exécution de ce projet ;
Le montant prévu dans la résolution du 15 avril 2015 ne correspond pas au montant du marché.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
411
412
TITRE DU PROJET
Travaux de construction de la médiathèque de la commune de port de paix
(UCLBP)
Clément BELIZAIRE, Directeur Exécutif
MiDeuxième niveau
Thierry Erns SERRES, Directeur Exécutif (SAHACO) /
Daniel JEAN, Directeur Exécutif (DAMA CONSTRUCTION) /
Troisième niveau
M. Lenord Louis DORCELY, Comptable en chef
Mme Micheline D. RAMPY, Administratrice Études
2.3.4.2. Travaux de construction de la médiathèque de la commune de SaintLouis du Nord
678. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes :
679. L’Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLB) a procédé, pour
ce contrat, à une demande de cotation (Réf. : noHPPM-014/ULBP-DC/11-17) lancée le 21
novembre 2017 qui a conduit, après analyse de la qualification des entreprises soumissionnaires,
au choix de celle qui s’est conformée substantiellement aux conditions de ce processus et qui
s’est révélée être la mieux-disante. La Cour n’a pas pu confirmer cette information à travers la
consultation des documents d’usage (invitation, publication) et des cotations des autres
soumissionnaires, non disponibles. Car, si par son montant ce marché est exempt de la procédure
de passation définie dans la loi de 2010, il reste néanmoins soumis aux principes définis à
l’article 1er de cette dite loi et aux règles de la comptabilité publique dont l’objectif commun et
final est d’assurer l’efficacité des dépenses publiques.
680. Le contrat a été signé pour un montant de trente-cinq millions huit cent vingt-cinq mille
trois cent trente-trois et 50/100 gourdes (HTG 35,825,333.50) avec la firme SOHACO tandis
que la résolution du 15 avril 2015 y a consacré un montant de sept cent deux mille cent vingthuit et 00/100 dollars américains (USD 702,128) ou son équivalant évalué à quarante-quatre
millions quatre cent quatre mille cinq cent quarante et 57/100 gourdes (HTG 44,404,540.57),
soit un surplus de huit millions cinq cent soixante-dix-neuf mille deux cent sept et 17/100
gourdes (HTG 8,579,207.17) par rapport à son montant.
412
413
681. La Cour a compilé, à partir des informations sur le syscompte MEF pour la période auditée,
les décaissements effectués en faveur de la firme, dans le tableau ci-dessous :
Tableau 2.4.4-C.
Décaissements à partir du
syscompte MEF
Date
26/03/18
24/10/2018
21/06/18
3/7/2018
20/2/18
Description
Avance de démarrage
SYSCOMPTE/UCBP
SYSCOMPTE/UCBP
Facture/UCLBP
SYSCOMPTE/UCBP
Total
Décaissements UCLBP
10,747,599.00
3,694,480.43
3,769,877.99
6,841,341.98
4,494,887.32
29,548,186.72
Source : Information extrait du syscompte fourni par le Service de la comptabilité de l’UCLBP
682. L’analyse des informations recueillies sur le syscompte MEF montre qu’un montant de
vingt-neuf millions cinq cent quarante-huit mille cent quatre-vingt-six et 72/100 gourdes (HTG
29,548,186.72) a été décaissé pour le projet « travaux de construction de la médiathèque de
Saint-Louis du Nord » soit 82.48% des fonds du projet. La Cour n’a pas reçu de documents
justifiant ces décaissements.
683. L’avance de démarrage versée à la firme représente un montant de dix millions sept cent
quarante-sept mille cinq cent quatre-vingt-dix-neuf et 00/100 gourdes (HTG 10,747,599.00) soit
30% du montant du contrat. Toutefois, elle n’est pas garantie (articles 83 et 83.1 de la loi du 10
juin 2009, fixant les règles générales de passation des marchés publics)
684. La Cour a constaté un retard considérable de plus de 15 mois dans l’exécution du contrat
qui avait une durée de 10 mois. En effet, le contrat a été signé en date du 26 décembre 2016
pour prendre fin en octobre 2017.
685. L’Étude de ce projet a été assuré par la firme DAMA CONSTRUCTION pour un montant
d’un million quatre cent mille et 00/100 gourdes (HTG 1,400,000.00), en ce compris, les couts
des études pour deux autres médiathèques dans le département du Nord’Ouest (Jean Rabel, et
Port de Paix). La Cour a constaté que tout le montant a été décaissé en faveur de cette firme
pour le travail fait.
413
414
686. La Cour est en mesure de fournir un état d’avancement en image de la construction de la
médiathèque de Saint- louis du Nord mais il faut préciser que le travail tarde encore a être remis
malgré le décaissement de la grande partie du montant du contrat soit 82.48%.
414
415
415
416
687. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Travaux de construction de la médiathèque de la commune de Saint -Louis du Nord
(UCLBP)
RÉSOLUTION
15 avril 2015 adoptant le projet de construction de la médiathèque de
Saint Louis du Nord pour un montant de USD 702,128.
FINANCEMENT
PetroCaribe
Sollicitation de propositions financières pour les travaux de construction de
la médiathèque de la commune de Saint-Louis du Nord :
Montant du contrat : HTG 35,825,333.50
Contrat signé le 06 décembre 2017 entre l'État Haïtien représenté par
Monsieur Clément BELIZAIRE Directeur Exécutif de l’Unité de Construction
de Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP) et la SOCIETE HAITIENNE
PROCESSUS D’OCTROI
DE CONSTRUCTION (SOHACO) représentée par Monsieur Thierry Erns
DES CONTRATS
SERRES Directeur Exécutif.
Le contrat a reçu l’avis favorable de la CSCCA eu égard à l’article 5 alinéa 3
du décret portant fonctionnement et organisation de la CSCCA.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Délai de Garantie : 12 mois à compter de la date de réception provisoire
des travaux.
Selon l’article 19 dudit contrat, les paiements de décomptes approuvés par
la certification de l’Ingénieur sur les états d’avancement présentés, seront
versés sur le compte bancaire suivant :
Unibank : No de compte : 270-1021-01101837.
Pénalités de retard : 1/1000 par jour de retard sur le montant des travaux
contrat ordonnés. Les pénalités seront applicables d’office et sans mise en
demeure préalable sur les décomptes des sommes qui sont dues. Le
montant des pénalités sera plafonné a dix pour cent (10%) du montant des
travaux.
Intérêts moratoires : L’entrepreneur a droit à des intérêts moratoires en cas
de retard dans les paiements. Le taux applicable pour le calcul de ces
intérêts est le taux d’escompte de la BRH majoré de deux points.
Modification de la consistance des travaux
Le maitre d’ouvrage peut apporter des modifications aux travaux par des
augmentations ou des diminutions dûment notifiées à l’entrepreneur par
ordre de service. Ces modifications ne peuvent en aucun cas dépasser 30%
du montant du contrat, et doivent se faire par la conclusion d’un avenant.
Délai de réalisation des travaux : dix (10) mois
BILAN DU PROJET
Selon les informations recueillies, le montant de la résolution s’élevait à USD 702,128 ou HTG
44,404,540.57 (taux 63,2428) et le contrat a été signé pour un montant de HTG 35,825,333.50 et un
montant de HTG 29,548,186.72 a été décaissé par l’UCLBP en faveur de la firme. La Cour a fait les
constats suivants :
Retard constaté dans l’exécution de ce projet ;
Le montant prévu dans la résolution ne correspond pas au montant du marché ;
Les décaissements totalisant HTG 29,548,186.72 retracés au Syscompte / l’UCLBP ne présente
pas de pièces justificatives à la commission.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Clément BELIZAIRE, Directeur Exécutif
Deuxième niveau
Thierry Erns SERRES, Directeur Exécutif
(SAHOCO)/Construction
Daniel JEAN, Directeur Exécutif (DAMA CONSTRUCTION)
Troisième niveau
Mcheline Denis RAMPY, Administratrice
416
417
TITRE DU PROJET
Travaux de construction de la médiathèque de la commune de Saint -Louis du Nord
(UCLBP)
Lenord Louis DORCELY, Comptable en Chef
Pascal Gregory CAYEMITTE, Architecte
Recommandation 2.3
Considérant les irrégularités constatées lors de la mise en œuvre du programme «
l’hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012 », la CSCCA
recommande
1) Que l’UCLBP renforce son dispositif de contrôle interne afin d’éviter les
dérapages comme ceux constatés dans le présent rapport.
2) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer s’il
y a matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la
communauté : favoritisme dans l’octroi des contrats, décaissements non
justifiés, retenus de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels, mais non versés à la DGI, etc.
417
418
2.4. Fonds d’Assistance Économique et Sociale
(FAES)
688. Dans le cadre de l’audit de gestion du fonds PetroCaribe, la CSCCA a examiné la gestion
du programme national d’assistance sociale dénommé « EDE PÈP », administré par le Fonds
d’Assistance Économique et Sociale (FAES), organisme placé sous la tutelle du Ministre de
l’Économie et des Finances (MEF).
Audit du programme national d’assistance sociale dénommé « EDE PÈP »,
689. L’objectif de l’examen du programme EDE PEP est de s’assurer que le FAES a mis en
place un cadre et des pratiques de gestion adéquats afin de l’administrer de façon transparente
et équitable. De plus, compte tenu de l’importance des ressources financières gérées, la Cour
s’est employée à évaluer la façon dont les fonds mis à sa disposition ont été dépensés et
déterminer s’ils ont été utilisés de façon appropriée.
690. Il sied de préciser que EDE PÈP est une composante du programme « Lutte contre la
Pauvreté et l’Exclusion Sociale ». Il consiste en un paquet d’interventions à caractère social
ciblant principalement les populations vivant en dessous du seuil de pauvreté. Le présent audit
a examiné essentiellement la gestion des huit (8) projets :
1) Ti Manman Cheri;
2) Kore Etidyan;
3) Kore Moun Andikape;
4) Bon de solidarité/ Bon Dijans;
5) Panye Solidarité;
6) Kantin Mobil;
7) Kore Peyizan et
8) Kredi Pou Famn Lakay.
691. De septembre 2008 à septembre 2016, la Cour a identifié quatre (4) résolutions votées en
Conseil des Ministres dans le but d’allouer des ressources au programme de Lutte contre
la pauvreté et l'exclusion sociale. Selon ces résolutions, le FAES et le Ministère des Affaires
418
419
Sociales et du Travail (MAST) sont identifiés comme entités responsables de la mise en
œuvre de ce programme. Comme l’indique le tableau ci-après, un montant global
de 71 612 681,33 USD des fonds Petrocaribe a donc été alloué à la lutte contre la pauvreté et
l’exclusion sociale.
Tableau 2.4.1 : Projets et programmes sociaux financés
par le fonds Petrocaribe
Résolution
initiale
INSTITUTION
Montant Projet
Montant
Projet
Désaffectation
($US)
révisé ($US)
MAST/FAES
30 000 000,00
(1 073 619,83) 28 926 380,17
FAES
28 500 000,00
28 500 000,00
15-04-2015
MAST/FAES
10 000 000,00
(8 158 379,37) 1 841 620,63
Lutte contre la pauvreté et
22-07-2015
l'exclusion sociale
MAST/FAES
12 344 680,53
12 344 680,53
PROJETS
Sous-programme de lutte contre la
28-02-2012
pauvreté et l'exclusion sociale
Programme de lutte contre la
11-12-2013
pauvreté
Lutte contre la
l’exclusion sociale
pauvreté
TOTAL
et
80 844 680,53
(9 231 999,20)
71 612 680,33
691. Toutefois, selon les informations obtenues par la Cour, pour faire fonctionner le
programme, un protocole de mise en œuvre avait été signé le 20 mai 2012 entre le Bureau de la
Ministre Déléguée auprès du Premier Ministre Chargée des Droits Humains et de la Lutte contre
la Pauvreté Extrême (BMDHLCPE) représenté par Madame Marie Carmèle Rose Anne
AUGUSTE (Ministre) et le FAES représenté par son Directeur Général, Monsieur Klaus
EBERWEIN. Cette convention confie au FAES la gestion du programme EDE PÈP avec
l’ensemble de ses projets.
692. À cet effet, le protocole d’accord définit les ressources financières totales nécessaires à la
bonne exécution du sous- programme estimées à Soixante Sept Millions Trois Cent Quatre Vingt
Neuf Mille Quatre Cent Onze et 76/100 (67,389,411.76) dollars américains, incluant les frais
de gestion, de suivi et d’audit pour un montant ne dépassant pas 10% du total. Ces crédits sont
affectés au programme de « Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion Sociale », la ligne budgétaire
à partir de laquelle les projets du sous-programme EDE PÈP sont financés. Le tableau ci-après
décline la répartition des crédits budgétaires entre les différents projets.
419
420
Tableau 2.9.2 : Répartition des crédits budgétaires
affectés au programme EDE PÈP
Nom du Projet
Modalités
Montant USD
Ti Manman Cheri (TMC)
Transfert monétaire
15 000 000,00
Kore Etidyan (KE)
Transfert monétaire
13 044 706,00
Kore Moun Andikape (KMA)
Transfert monétaire
3 000 000,00
Bon Dijans/ Bon Solidarité (BD/ BS)
Transfert monétaire
5 800 000,00
Kore Ti Granmoun (KTG)
Transfert monétaire
3 000 000,00
Panier Solidarité (Panye solidarite) (PS)
Cantine Mobile (Kantin Mobil) (KM)
Distribution de nourriture
Distribution de nourriture
9 700 000,00
11 029 411,76
Projet « Kore Peyizan » (KP)
Distribution d’intrants agricoles
3 000 000,00
Projet « Kredi Pou Fanm Lakay » (KPFL)
Octroi de Micro crédit
4 000 000,00
Total
67 574 117,76
Source : Protocole de mise en œuvre du programme EDE PEP du 20/05/2012 entre le BMDHLCPE et le FAES
693. Cependant, cette répartition n’a pas été respectée dans les faits. la Cour a constaté que le
FAES a souvent procédé par rationnement en distribuant les ressources affectées à un projet
précis sur l’ensemble des autres projets à mesure que les fonds étaient virés afin de faire avancer
concomitamment la mise œuvre des différents projets. A titre d’exemple, comme indiqué dans
le tableau ci-dessous.
Tableau 2.9.3 : Exemple de répartition d’un transfert du
MAST dédié au projet TMC
Transfert du MAST du 01/10/2014 réparti entre différents projets
Ti Manman Cheri
180 750 320,00
Kore Moun Andikape
10 879 837,20
Bon de solidarité
163 935 350,00
Panye Solidarité
59 129 550,00
Kantin Mobil
33 112 548,00
Kore Peyizan
72 482 544,80
Kredi Pou Fanm
19 709 850,00
Communications
60 000 000,00
Total
600 000 000,00
Résumé des constatations de la Cour dans la mise en œuvre du programme EDE PÈP.
694. À la lumière des résultats obtenus et des irrégularités relevées, il est permis d’affirmer que
le programme EDE PÈP a été un vaste gaspillage de fonds publics. La Cour a décelé des indices
concordants de malversations financières sur une partie des fonds censés être alloués aux
420
421
bénéficiaires du volet transfert d’argent et notamment dans les projets Ti Manman Cheri, Kore
Etidyan,Panye solidarite, Bon Dijans/ Bon de solidarité et Kore Moun Andikape.
695. L’examen de la documentation fournie par le FAES a permis de relever les principales
irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
-
Pour s’assurer que les allocations aux bénéficiaires du programme ont été attribuées de
façon transparente et équitable, la Cour s’attendait à ce que le FAES ait défini les clauses,
conditions et critères d’éligibilité objectifs et mis en place un mécanisme fiable permettant
l’identification et la sélection des bénéficiaires. Cette étape est cruciale afin de protéger les
ressources publiques d’une utilisation inappropriée ou de fraudes.
-
Selon les informations obtenues, le FAES avait prévu de construire un registre unique de
bénéficiaires (RUB) afin de disposer d’une base de données fiable. La Cour rappelle que la
mise en place du RUB permettrait la traçabilité des dépenses, une condition nécessaire à la
bonne gouvernance et à la reddition de comptes. Si quelques enquêtes et recensements ont
été réalisés sur le terrain, la Cour constate que les résultats ont été décevants. Selon les
informations obtenues, le FAES ne disposait pas toujours d’un registre unique de
bénéficiaires (RUB) jusqu’à l’arrêt du programme en 2016 en dépit des ressources utilisées
pour effectuer ce travail.
-
Néanmoins, le FAES a fourni la base de données Excel comportant la liste des bénéficiaires
inscrits aux différents projets du programme EDE PÈP. Ce sont les informations de cette base
de données dont il s’est servi afin de verser les allocations (monétaire et en nature) aux
différents bénéficiaires du programme.
-
Dans le but de tester la fiabilité de ces informations, la Cour a fait des vérifications qui
confirment que cette base de données n’est ni solide, ni fiable et son utilisation est sujette à
caution. En effet, certaines anomalies y ont été relevées.
-
D’abord, il faut comprendre que s’agissant de la composante « Kach transfè », le FAES a opté
pour le mécanisme de transfert d’argent électronique aux bénéficiaires. A cet égard, il a signé
des contrats de services avec Digicel (TchoTcho Mobile), SOGEXPRESS et UNITRANSFER afin
d’utiliser leurs plateformes de services mobiles financiers.
-
Un examen attentif de ces contrats a permis de déceler deux clauses qui ont attiré l’attention
de la Cour. Elles stipulent que : i) les fonds qui n’auront pas été retirés ou utilisés par les
bénéficiaires dans les 60 jours suivant la date du transfert (Digicel) ou dans les 30 jours
(SOGEXPRESS et UNITRANSFER), seront remboursés au FAES selon les modalités convenues;
ii) les personnes autorisées à valider les paiements pour le FAES sont MM. Klaus EBERWEIN
(Directeur Général) et Pierre-Richard PAINSON (Directeur Administratif). Cependant, aucun
rapport du FAES ne mentionne l’utilisation qui a été faite des fonds non récupérés par les
bénéficiaires. La Cour a sollicité, sans résultat, les correspondances échangées à ce propos
entre le FAES et les maisons de transfert.
-
La fiabilité des paiements d’argent reposait donc sur les informations personnelles
essentielles relatives aux bénéficiaires, notamment : i) Nom et Prénom; (ii) Numéro de
téléphone; (iii) CIN ou NIF et nom de la Commune. Particulièrement, le numéro de téléphone
est indispensable pour effectuer un paiement puisque, chaque mois, le bénéficiaire est censé
421
422
recevoir un SMS sur son téléphone l’informant de la disponibilité de l’argent transféré ainsi
qu’un PIN qui lui permet de récupérer le montant.
-
Or sur ce point, la Cour a constaté d’importants écarts dans la base de données avec des
dizaines de milliers voire des centaines de milliers de bénéficiaires sans numéro de téléphone
comme l’attestent les données ci-dessous du tableau 3. De plus, dans plusieurs cas, le nom
de la commune où réside le bénéficiaire n’est pas mentionné et dans quelques cas, il existe
uniquement des Prénoms sans noms de famille des bénéficiaires.
Projets
Total des
bénéficiaires
inscrits
Bénéficiaires
avec
numéro de
téléphone
Bénéficiaires
sans
numéro de
téléphone
Observations
Ti Manman Cheri
98 605
81 245
17 360
Note 1
Kore Etidyan
47 326
47 314
12
Note 2
Bon solidarité/Bon
Dijans
273 909
151 522
122 387
Kore Moun Andikape
2 932
2 644
288
Note 3
À la lumière des données présentées ci-dessus, les manquements suivants ont été constatés.
Observations de la Cour sur la mise en œuvre du projet « Ti Manman Cheri » (note 1)
- En ce qui concerne le projet Ti Manman Cheri, la Cour note que 17 360 particuliers inscrits
n’ont pas de numéro de téléphone. Les rapports d’activité produits par le FAES indiquent
pourtant que 97 106 bénéficiaires TMC ont été payés au cours de l’exercice 2012-2013 et
86 234 bénéficiaires ont été payés en 2013-2014. Considérant que seulement 81 245
inscrits sont identifiés avec un numéro de téléphone, alors, il en découle qu’il y a eu 15 861
bénéficiaires fictifs en 2012-2013 et 4 989 bénéficiaires fictifs en 2013-2014 qui ont été
payés.
- Sachant que le transfert d’argent mensuel est fait sur les numéros de téléphone de chaque
participant et que la somme allouée à chaque maman dépendait du nombre d’enfants, à
charge, à raison de 400 HTG (1 enfant), 600 HTG (2 enfants) et 800 HTG (3 enfants), alors
la Cour peut raisonnablement évaluer le préjudice à la communauté en posant les scénarios
suivants :
1 enfant =
400 HTG
2012-2013
(15 861 bénéficiaires
fictifs payés)
2013-2014
(4 989 bénéficiaires fictifs
payés)
Total
Moyenne en
HTG
2 enfants =
600 HTG
3 enfants =
800 HTG
6 344 400
9 516 600
12 688 800
9 516 600
1 995 600
2 993 400
3 991 200
2 993 400
8 340 000
12 510 000
16 680 000
12 510 000
En 2012-2013 et 2013-2014, le préjudice subi par le projet TMC s’établit en moyenne à 12
510 000 HTG, payés à des bénéficiaires fictifs.
Observations de la Cour sur la mise en œuvre du projet Kore Etidyan (Note 2)
S’agissant du projet Kore Etidyan, les données concernant le nombre d’étudiants inscrits
sont erronées ou ne correspondent pas à la réalité. En effet, la base de données des
bénéficiaires indique qu’il existe 47 326 inscrits dont 12 sans numéro de téléphone. Or, les
rapports d’activité du FAES indiquent que seulement 27 683 étudiants ont été inscrits et
validés au cours de l’exercice 2012-2013 et 31 409 étudiants en 2013-2014. Il y a donc 19
422
423
643 étudiants en trop ou fictifs (2012-2013) et 15 905 étudiants fictifs en 2013-2014 dans
la base de données du FAES.
Observations de la Cour sur la mise en œuvre du projet « Bon solidarité/Bon Dijans » (Note 3)
En ce qui concerne les projets Bon de solidarité /Bon Dijans, il y a au total 273 909
bénéficiaires inscrits, dont 122 387 sans numéro de téléphone. La Cour se demande sur
quelle base le FAES a effectué les paiements invoqués et à qui a été transférée une partie
de cet argent? A titre d’exemple, au cours de l’exercice 2012-2013, le FAES prétend que
212 279 bénéficiaires ont été payés. Sachant que seulement 151 522 bénéficiaires ont des
numéros de téléphone, la Cour conclut que 60 757 bénéficiaires fictifs ont été payés.
- Par ailleurs, en ce qui concerne les projets de transfert en nature (Panier solidarité, Kantin
Mobil et Kore Peyizan), le FAES avance des chiffres relatifs au nombre d’interventions, sans
pour autant apporter la moindre preuve pour corroborer la réalité et la véracité de ces
chiffres. A titre d’exemple, selon le FAES, 2 790 645 Paniers solidarité ont été distribués
entre 2012 et 2016; 3 888 532 Plats chauds ont été distribués et 239 031 interventions en
faveur des paysans auraient eu lieu au cours de la même période. Il est difficile de prouver
la réalité et l’exactitude de ces chiffres.
- Dans le but de tester la fiabilité des informations consignées dans la base de données, des
appels téléphoniques ont été logés auprès d’un échantillon de 50 bénéficiaires triés à partir
d’une centaine de preuves de paiement reçues du FAES. Les résultats de cette enquête ont
mis en exergue de nombreuses incohérences.
- A titre d’exemple, sur un lot de 15 appels concernant le projet TMC, 27% des numéros de
téléphones sondés n’étaient pas en service, 53% des répondants ont affirmé n’avoir jamais
bénéficié de ce programme ni d’aucun autre programme gouvernemental, tandis que les
20% restants ont admis n’avoir reçu des paiements qu’à deux reprises.
- Dans un lot de 50 preuves de paiement vérifiées, pour 60% des cas examinés, la Cour a
constaté que le numéro de téléphone inscrit sur le reçu de paiement ne correspondait pas
à celui enregistré dans la base de données au nom du bénéficiaire concerné.
- Dans 77% de cas examinés, la Cour a constaté que le numéro CIN inscrit sur le reçu de
paiement ne correspondait pas à celui enregistré dans la base de données au nom du
bénéficiaire concerné. De plus, pour ces cas précis, il n’y avait pas de copie de CIN avec
photo annexée à la preuve de paiement.
-Donc, en prenant le numéro de téléphone comme indicateur, au-delà du fait que des
bénéficiaires fictifs figurent dans la base de données du FAES, l’assistance n’a pas
véritablement atteint les bénéficiaires dotés d’un numéro de téléphone. Et, les autres
indicateurs / paramètres n’ont pas mieux résisté aux tests de la Cour.
- Pour s’assurer d’une saine gestion des fonds publics, la Cour s’attendait à ce que les
données financières du programme EDE PEP soient correctement consignées, analysées et
fassent l’objet de rapports permettant une reddition de comptes adéquate. Elle a
effectivement constaté que le FAES a présenté régulièrement des rapports financiers qui
étaient destinés aux différents ministères sectoriels concernés et ce, pour chaque exercice
compris entre 2012 et 2016.
- Cependant, ayant démontré que la base de données du FAES n’est pas fiable, la Cour
s’interroge sur la sincérité des chiffres présentés dans les rapports financiers du
programme EDE PÈP et le crédit à leur accorder.
423
424
- En effet, la Cour constate que le FAES a gonflé artificiellement les montants avancés
comme transfert direct aux mains des bénéficiaires soit en espèces ou en nature. L’examen
de la documentation fournie, permet d’affirmer que les montants des paiements allégués
ne correspondent pas à la réalité.
- A titre d’exemple, le tableau 9indique que le montant total injecté et reçu directement
par les bénéficiaires TMC entre 2012 et 2016 s’élève à 579 986 600 HTG. Ce chiffre ne
correspond pas à la réalité. En effet, selon les données compilées par la Cour sur la base
des factures et ordres de virement obtenus du FAES, le montant payé aux mamans
correspondrait , avant les redressements imposés par les éléments d’investigation de la
Cour, plutôt à 211 791 800 HTG. Il y aurait donc un écart d’environ 368 194 800 HTG qui
confirme que les chiffres des paiements aux bénéficiaires présentés par le FAES sont
trompeurs et ne reflètent pas la réalité.
- Un autre exemple parlant est relatif au projet Bon de solidarité / Bon Dijans. Le tableau
10 indique les paiements faits aux bénéficiaires selon le FAES. Or, ces chiffres ne
correspondent pas à la réalité. En effet, la Cour a fait le constat que, sur un total de 273
909 bénéficiaires inscrits, 122 387 d’entre eux n’avaient pas de numéro de téléphone. Dans
ces conditions, si on suit la logique du tableau 10, c’est donc au total 217 183 (151 522 +
55 823 + 9 838) bénéficiaires qui auraient été payés au lieu des 277 940 allégués par le
FAES. Il y a donc 60 757 bénéficiaires fictifs. Sachant que chaque Bon de solidarité donnait
droit à 500 HTG, la Cour estime le préjudice à 30 378 500 HTG compte non tenu des
détenteurs de numéros de téléphone, catalogués bénéficiaires, qui n’ont jamais été
touchés en réalité par ce programme.
- Concernant le projet Kore Etidyan, le FAES prétend avoir payés 27 683 étudiants pour un
montant de 513 242 820 HTG en 2012-2013 (Tableau 12). Ce chiffre ne correspond pas à
la réalité. En effet, pour 27 683 étudiants ayant perçu la totalité des allocations pendant 9
mois, c’est plutôt un total de 498 294 000 HTG. Il y a donc un écart de 14 948 820 HTG
compte non tenu de ceux , joints au téléphone, qui ont nié avoir bénéficié de ce
programme.
- Par ailleurs, la Cour a de sérieux doutes sur une transaction concernant le douzième
paiement KE du mois de juin 2013. En effet, le 24 juillet 2013, le FAES a ordonné un
virement de 53 230 000 HTG (Ref. VIRGOHPIP-589SOGEXPRESSF#15557) pour le paiement
de 15 192 étudiants bénéficiaires. Sachant que chaque étudiant avait droit à une allocation
mensuelle de 2000 HTG, alors le paiement à 15 192 étudiants équivaut plutôt à 30 384 000
HTG.
- Il y a donc un écart de 22 846 000 HTG non justifiées et correspondant à 11 423 étudiants
fictifs. Ceci est d’autant plus plausible que la Cour n’a pu retracer d’informations
démontrant que cette somme a été retournée au FAES ou alors utilisée à d’autres fins.
- Une autre préoccupation réside dans la réalisation de ce programme avec une compagnie
de téléphonie sans mise en concurrence. Non seulement que cela constitue une violation
des dispositions de la loi du juin 2009 mais en plus, le FAES, l’État se comporte de cette
manière, comme un pourvoyeur de clients ou un démarcheur au détriment des autres
compagnies pouvant fournir les mêmes services.
- Pour administrer le programme EDE PÈP, le FAES devait prélever 10% de l’enveloppe
budgétaire pour ses frais de gestion. Non seulement ce seuil a été dépassé, mais la Cour
constate que le FAES a effectué de nombreuses dépenses exorbitantes sans lien direct avec
les objectifs du programme. Par exemple, certaines dépenses sont relatives à l’organisation
424
425
de festivités ou à la promotion de ses activités, s’écartant ainsi des objectifs réels du
programme à savoir lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Ces frais non justifiés
l’ont été en grande partie au détriment des principaux bénéficiaires, causant ainsi un
préjudice au programme et à la communauté. Sans être exhaustif et sur la base des seuls
documents en sa possession, la Cour a évalué le montant total pour ce type de dépenses à
31 432 726,86 HTG.
Ce montant aurait pu permettre de payer par exemple des allocations à près de 15 716
étudiants du projet KE ou 39 291 mères du programme TMC. Ci-après, un aperçu de ces
dépenses somptueuses :
15/10/2014
Conception 10 000 calendriers avec logo EDE PEP et Photo
GOUVENMAN LAKAY OU
2 776 950,00
13/8/2014
Fabrication 30 000 cartes d'enregistrement TMC
1 710 000,00
13/05/2014
Préparatifs des festivités du 18 mai 2014
1 012 000,00
28/02/2012
Promotion EDE PEP festivités carnavalesques
996 602,64
20/05/2014
Confection de 11 000 bracelets silicones pour les 2 ans de TMC
990 000,00
17/04/2014
Acquisition 10 000 brochures KE
950 000,00
28/02/2012
Promotion EDE PEP festivités carnavalesque
946 772,00
22/05/2014
Dépenses urgentes du 23 au 27 mai 2014 relatives à la
commémoration des 2ans TMC
900 000,00
22/04/2014
Impression 10000 fiches auto carboné
845 000,00
27/02/2014
Promotion EDE PEP festivités autour de la fête patronale Goave
800 000,00
27/02/2014
Promotion EDE PEP festivités carnavalesque 2014
797 282,20
- La Cour a examiné et constaté que d’autres dépenses de fonctionnement et autres frais de
gestion du FAES sont très élevés à l’instar des per diem de mission qui s’élèvent à 14 600 460,96
HTG.
- En outre, elle a constaté que les virements de fonds aux bénéficiaires étaient irréguliers alors
que les frais de fonctionnement exorbitants (missions, salaires, locations de véhicules, frais de
communication, de publicité, et divers autres frais) étaient réglés de façon continue et
constante. A titre d’exemple, pour clôturer l’exercice 2013-2014, le projet KE était en déficit
de 142 421 380 HTG, équivalent aux arriérés des 3 derniers mois de l’année académique 20132014. A la fin de cet exercice, le programme avait effectué des dépenses totalisant 549 933
721,17 HTG alors que ses disponibilités financières furent de 547 810 423 HTG, soit un
dépassement de 2 123 298,17 HTG.
- La Cour a observé une pratique récurrente au sein du FAES, notamment le recours fréquent
au mécanisme de renflouement de caisse ou de fonds de roulement dont les pièces
justificatives n’étaient pas toujours présentées ou alors dans certains cas, la perte de pièces
justificatives était souvent avancée pour justifier la présentation de simples photocopies au
lieu des pièces originales. Ces avances de fonds servaient dans la grande majorité des cas à la
location de véhicules, l’achat de carburant ou le paiement des per diem de missions.
- Un des volets du projet Cantine Mobile était le concept « Resto Pep » consistant à vendre des
plats chauds de la Kantin Mobil au prix subventionné de 10 Gourdes le plat par les
communautés elles-mêmes. Selon les rapports d’activité produits par le FAES, au total 653 000
425
426
plats chauds ont été vendus, ce qui représente un chiffre d’affaires de 6 530 000 HTG. La Cour
n’a obtenu aucune évidence sur l’utilisation de ces fonds.
Irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
- La composante EDE PÈP la plus exposée au risque de malversations avait trait au volet
transfert monétaire « Kach transfè » représentant 59% de l’enveloppe budgétaire allouée au
programme. A cet égard, la Cour se questionne sur la conformité du canal utilisé pour
transférer des fonds à des particuliers en rapport avec les lois de la République.
- La Cour considère que le mécanisme de transfert d’argent électronique aux bénéficiaires du
programme EDE PÈP via la plateforme de services mobiles financiers n’était pas le moyen idéal
car, non seulement il ne garantissait pas les conditions de transparence absolue, mais aussi il
n’apparaît pas logique d’exiger d’une catégorie de la population vivant dans des conditions de
pauvreté extrême de disposer d’un téléphone cellulaire afin d’être éligible au programme.
- Ce critère à lui seul introduit un élément de sélectivité qui a contribué à éliminer de potentiels
bénéficiaires. De plus, une analyse coût-bénéfice permet de comprendre qu’il était
discriminatoire de demander à une personne qui va recevoir par exemple 400 HTG par mois
sur une période neuf (9) mois, de se procurer un téléphone cellulaire qui coûte beaucoup plus
cher que l’allocation mensuelle promise.
- Un autre exemple de discrimination concerne le programme Kore Etidyan qui a introduit une
disposition discriminatoire faite à l’égard des étudiants âgés de plus de 30 ans exclus du
programme.
- Ceci est d’autant plus pertinent qu’ayant constaté que le projet Kore Etidyan est budgétivore,
le FAES a entrepris en 2014-2015 un resserrement des critères d’éligibilité afin de réduire le
nombre de bénéficiaires. La Cour trouve étonnant que le FAES ait pris une telle décision qui
s’écarte complètement des objectifs du projet, car au lieu de réduire le nombre de
bénéficiaires, le FAES aurait dû s’employer à diminuer ses coûts de fonctionnement
exorbitants.
- En définitive, la Cour a constaté que la surveillance, le suivi et le contrôle à l’égard des
dépenses du programme EDE PÈP étaient tout simplement inexistants de la part des ministères
sectoriels ayant délégué la gestion des différents projets au FAES. Pour rappel, les différents
ministères ont reçu périodiquement les rapports d’utilisation des fonds produits par le FAES,
mais ils n’ont pas tiré la sonnette d’alarme afin de limiter les dérapages financiers.
- Face à tout ce gâchis, il convient de situer les responsabilités. A cet effet, la Cour distingue
deux types de responsabilité.
- D’une part, le FAES agissait comme maître d’ouvrage délégué, il avait une responsabilité
opérationnelle. Ainsi, toutes les décisions concernant la gestion des ressources du programme
ainsi que les décaissements de fonds ont été ordonnés et exécutés par les responsables de cet
organisme. A cet égard, tous les manquements observés dans la gestion du programme
incombent aux différents responsables intervenants dans la chaîne de décisions des opérations
et des transactions initiées par le FAES.
Noms
Klaus Eberwin
Léon Ronsard SAINT- CYR
Paul Moise GABRIEL
Pierre Richard PAINSON
Jean Pierre HEURTELOU
Responsabilité opérationnelle (FAES)
Fonction
Directeur Général (95% des dépenses effectuées sous son mandat)
Directeur Général (5% des dépenses effectuées sous son mandat)
Directeur Général Adjoint
Directeur Administratif
Directeur de Lutte Contre la Pauvreté
426
427
- D’autre part, les ministères sectoriels n’ont pas participé directement à la gestion de ces
projets. Mais en tant que maître d’ouvrage, ils ont une responsabilité de suivi, de contrôle et
de surveillance. Autrement dit, chaque ministère ayant transféré des fonds au FAES devait
s’assurer de la bonne utilisation de ces ressources financières en examinant rigoureusement
la sincérité des rapports d’utilisations et rapports financiers ainsi que la pertinence des
dépenses effectuées. Il est à noter que les ministres concernés ont une obligation directe de
reddition de compte pour les fonds du budget de l’État alloués à leurs ministères.
Noms
Marie Carmèle Rose Anne
AUGUSTE
Charles JEAN-JACQUES
Vanneur PIERRE
Nesmy MANIGAT
Reginald DELVA
Responsabilité de suivi, surveillance et contrôle
Fonction
Bureau de la Ministre Déléguée auprès du Premier Ministre Chargée des
Droits Humains et de la Lutte contre la Pauvreté Extrême (BMDHLCPE)
Ministre des Affaires Sociales et du Travail (MAST)
Ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle
(MENFP)
Ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle
(MENFP)
Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT)
Marie Yannick MEZILE
Ministre de la condition féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF)
Marie Carmelle JEAN MARIE
Ministre de l’Économie et des Finances (MEF)
Wilson LALEAU
Ministre de l’Économie et des Finances (MEF)
Mise en œuvre et gestion du programme EDE PÈP
696. D’abord, il sied de préciser que le programme EDE PÈP consiste en un paquet
d’interventions à caractère social ciblant principalement les populations vivant en dessous du
seuil de pauvreté. Les principaux secteurs d’intervention de ce programme concernent le
transfert d’espèces « Kach transfè », la lutte contre la faim « Aba Grangou » et l’appui à
l’économie familiale « Bourad Ekonomik ». Le FAES a exécuté ces programmes en utilisant
principalement les crédits budgétaires ouverts au profit du MAST et du MENFP. Le FAES a la
responsabilité opérationnelle pour toutes les initiatives d’assistance lancées sous l’étiquette
EDE PÈP, à l’exception du PSUGO14 et des restaurants communautaires qui sont gérés par le
MENFP et le MAST, respectivement.
697. Les trois (3) grandes composantes gérées par le FAES comportent un ensemble de sousprogrammes ou projets essentiellement destinés aux populations les plus vulnérables à travers
14
Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire
427
428
l’ensemble des communes que compte le pays. Le tableau 4 énumère les différents projets du
programme EDE PÈP.
Tableau 4.9.4 : Composantes du programme EDE
PÈP
Composantes
Transfert
d’espèces
« KACH
TRANSFÈ »
Lutte contre la
faim « ABA
GRANGOU »
Appui à
l’économie
familiale
« BOURAD
EKONOMIK ».
Sous-programmes /
Projets
Personnes visées
1.
Ti Manman Cheri
(TMC)
TMC est un programme de transfert monétaire
conditionnel visant les mères vivant dans des zones
urbaines défavorisées. Le versement d’un transfert est
subordonné à la scolarisation des enfants.
2.
Kore Etidyan (KE)
KE est un programme de transfert monétaire ciblant les
Étudiants et remplissant certaines conditions.
3.
Bon solidarité/Bon
Dijans (BS/BD)
BS est un programme de transfert monétaire
exceptionnel accordé aux membres de la population
extrêmement pauvre qui ont besoin d’une intervention
immédiate.
4.
Kore Moun Andikape
(KMA)
KMA est un programme de transfert monétaire mensuel
destiné aux individus vivant dans l’extrême pauvreté et
souffrant d’au moins une invalidité qui les empêche de
travailler et qui ne bénéficient d’aucune subvention.
5.
Kore Ti Granmoun
(KTG)
KTG est un projet de transfert monétaire qui vise les
personnes du troisième âge en situation de vulnérabilité.
6.
Panye Solidarité (PS)
PS est un programme d’urgence qui vise les ménages
vivant en zone rurale et qui sont touchés par des
catastrophes naturelles.
7.
Kantin Mobil (KM)
KM est un programme de transfert en nature qui fournit
des repas chauds aux membres de la population
extrêmement pauvre vivant dans les zones urbaines.
Les repas sont distribués en priorité dans les quartiers
dans lesquels des interventions d’urgence sont
nécessaires.
8.
Kore Peyizan (KP)
KP a pour objet de fournir un appui aux ménages
extrêmement vulnérables, dont le chef de famille a une
activité agricole.
9.
Kredi Pou Fanm Lakay
(KPFL)
KPFL offre des microcrédits aux ménages dirigés par
une
femme
qui
poursuivent
des
activités
commerciales/productives dans les zones urbaines et
rurales.
Source : Rapports d’activité du FAES 2012 - 2016
698. L’objectif général du programme consistait à apporter à ses bénéficiaires vivant dans les
zones rurales et urbaines une assistance sociale en espèces et en nature pouvant leur permettre
de se prendre en charge afin de faciliter leur insertion dans le processus national de
428
429
développement. De façon spécifique, il visait à permettre aux bénéficiaires d’échapper à
l’extrême pauvreté et d’investir dans la valorisation du capital humain et l’inclusion
économique.
699. Pour y parvenir, trois types d’interventions ont été mises en œuvre en vue d’atteindre les
différents groupes cibles: le transfert monétaire conditionnel ou non conditionnel, l’action de
lutte contre la faim et la relance de l’économie familiale en milieu rural.
Structure de gouvernance et administration du programme EDE PÈP
700. La Cour s’attendait à ce qu’un cadre de gestion soit en place pour le programme EDE PÈP
afin d’appuyer la gestion efficace et efficiente de ses différents projets et pour assurer l’atteinte
des objectifs du programme.
701. Elle a ainsi répertorié au total sept (7) protocoles de mise en œuvre signés entre le FAES
et différents ministères sectoriels concernés par les projets du programme EDE PÈP. Elle a, en
outre, constaté que les rôles et les responsabilités ont été clairement définis dans ces
conventions.
702. En substance, la mise en œuvre opérationnelle du programme EDE PÈP a été confiée au
FAES en tant que Maître d’ouvrage délégué par les différents ministères sectoriels agissant
comme maître d’ouvrage. Le tableau 5 indique les acteurs impliqués dans la conclusion de ces
conventions.
Tableau 2.9.5 : Différents protocoles de mise œuvre
entre le FAES et les ministères
sectoriels
Date de
signature
Nature de la
convention
Projets
/programmes
20/05/2012
Protocole de
mise en
œuvre
EDE PÈP
13/06/2012
Protocole de
financement
TMC
Ministère sectoriel
(Maître d’ouvrage)
Marie Carmèle Rose
Anne AUGUSTE
(Ministre) –
BMDHLCPE
Marie Carmèle Rose
Anne AUGUSTE
(Ministre) –
BMDHLCPE
FAES
(Maître
d’ouvrage
délégué)
Klaus
EBERWEIN –
Directeur Général
MEF
(Visa et
approbation)
Klaus
EBERWEIN –
Directeur Général
Marie
Carmelle
JEAN MARIE
(MEF)
-
429
430
Charles JEANKlaus
JACQUES, Ministre
EBERWEIN –
des Affaires Sociales
Directeur Général
et du Travail (MAST)
Protocole de
KE
Vanneur PIERRE,
Klaus
01/10/2013 mise en
Ministre de
EBERWEIN –
œuvre
l’Éducation Nationale Directeur Général
et de la Formation
Professionnelle
(MENFP)
Accord de
KPFL
Yanick MEZILE,
Klaus
08/05/2013 partenariat
Ministre de la
EBERWEIN –
Condition Féminine
Directeur Général
et aux Droits des
femmes (MCFDF)
04/06/2014 Protocole de
PS, KM
Reginald DELVA,
Klaus
mise en
Ministre de l’Intérieur
EBERWEIN –
œuvre
et des Collectivités
Directeur Général
Territoriales (MICT)
01/10/2015 Protocole de
KE
Nesmy MANIGAT,
Léon Ronsard
mise en
Ministre de
SAINT- CYR –
œuvre
l’Éducation Nationale Directeur Général
et de la Formation
Professionnelle
(MENFP)
Source : Protocoles de mises en œuvre entre le FAES et les différents ministères
01/10/2013
Protocole de
mise en
œuvre
KMA, KTG,
BS, PS, KM,
BU
Wilson
LALEAU
(MEF)
Wilson
LALEAU
(MEF)
-
Marie
Carmelle
JEAN MARIE
(MEF)
Wilson
LALEAU
(MEF)
Délimitation des rôles et responsabilités
703. Chaque Ministère ayant signé une convention a délégué les pouvoirs légaux et financiers
au FAES pour l’administration des projets et des financements y associés. À cet effet, la Cour
distingue deux types de responsabilités.
704. Le FAES agissait comme maître d’ouvrage délégué, il avait donc une responsabilité
opérationnelle. A ce titre, toutes les décisions concernant la gestion des ressources du
programme ainsi que les décaissements de fonds ont été ordonnés et exécutés par les
responsables de cet organisme. À cet égard, tous les manquements observés dans la gestion du
programme incombent aux différents responsables intervenant dans la chaîne de décisions des
opérations et des transactions initiées par le FAES.
705. En ce qui concerne les ministères , Il convient de distinguer: a)le ministre de tutelle qui
dispose des pouvoirs de contrôle qui lui sont conférés par les articles 145 à 147.1 du Décret 17
mai 2005 sur l’administration centrale de l’État, b) les ministres sectoriels qui sont ordonnateurs
et qui ont la responsabilité de rendre compte de la gestion des dotations budgétaires de leurs
ministères. Autrement dit, chaque ministère ayant transféré, sans provisions légales d’ailleurs,
430
431
des fonds au FAES devait s’assurer de la bonne utilisation de ces ressources financières en
examinant rigoureusement la sincérité des rapports d’utilisations ainsi que la pertinence des
dépenses effectuées qui leur étaient soumis par le FAES.
706. A cet effet, la Cour a constaté que la surveillance, le suivi et le contrôle à l’égard des
dépenses du programme EDE PÈP étaient tout simplement inexistants de la part des ministères
sectoriels ayant délégué la gestion des différents projets au FAES. Pour rappel, les différents
ministères ont reçu périodiquement les rapports d’utilisation des fonds produits par le FAES,
mais ils n’ont pas tiré la sonnette d’alarme afin de limiter les dérapages financiers.
Conventions de service avec les maisons de transfert d’argent
707. Chacune des composantes du programme avait des modalités de paiement ou de
distribution spécifique.
708. S’agissant du volet #1 relatif au transfert monétaire, les bénéficiaires des projets Ti
Manman Cheri, Kore Etidyan, Kore Moun Andikape et Bon de solidarité/Bon Dijans devaient
recevoir des paiements en espèces. À cet effet, le FAES a signé trois (3) contrats de services
avec des maisons de transfert d’argent.
709. D’abord, le 07 janvier 2013, le FAES a retenu les services de DIGICEL à travers la
signature d’un contrat de service avec la société Unigestion Holding S.A. propriétaire du réseau
de téléphonie mobile Digicel. Le contrat fut signé par M. Klaus EBERWEIN (DG du FAES) et
par M. Damian M. BLACKBURN (Directeur Général de Digicel). À travers ce contrat, Digicel
s’engage à procéder pour le compte du FAES au transfert d’argent électronique aux
bénéficiaires du programme EDE PÈP en utilisant sa plateforme de services mobiles financiers
TchoTcho Mobile en partenariat avec la Banque Nova Scotia (BNS), conformément aux lignes
directrices émises par la Banque de la République d’Haïti (BRH).
710. Le processus de transfert mensuel via la plateforme TchoTcho Mobile est établi comme
suit :
a)
le FAES effectue un transfert de fonds de la BRH vers à la BNS;
431
432
b)
le FAES a l’obligation d’envoyer la liste finale des bénéficiaires à la Digicel. Il
doit, en outre, s’assurer que chaque bénéficiaire est détenteur d’un numéro de
téléphone Digicel actif et d’un compte TchoTcho Mobile;
c)
Il reste et demeure entendu que les fonds qui n’auront pas été retirés ou utilisés
par les bénéficiaires dans les 60 jours suivant la date du transfert, seront
remboursés au FAES ou encore moyennant autorisation pourront être affectés à
l’exécution d’autres transferts.
d)
La Digicel doit également adresser au FAES la confirmation de paiement ou de
non-paiement aux bénéficiaires.
711. Ensuite, le 06 décembre 2012, signature d’un Accord entre le FAES et SOGEXPRESS
(Société Générale Haïtienne de Transfert S.A.). Le contrat fut signé par M. Klaus EBERWEIN
(DG du FAES) et par M. Franck LANOIX (Vice-Président Exécutif SOGEXPRESS).
712. À travers ledit accord, le FAES souhaite effectuer les paiements à certains bénéficiaires du
programme EDE PÈP en utilisant les services du réseau SOGEXPRESS.
713. À cet effet, le FAES s’engage à fournir une liste complète et actualisée de tous les
bénéficiaires qui doivent recevoir les paiements. Ces informations doivent être fournies au
moins deux (2) jours ouvrables avant que le paiement ne soit émis.
714. SOGEXPRESS s’engage à effectuer les paiements aux bénéficiaires désignés de FAES
conformément aux termes du contrat. Elle doit fournir au FAES des rapports électroniques
journaliers contenant (i) la liste de tous les bénéficiaires qui ont reçu des paiements; (ii) les
détails de toutes les transactions incluant le paiement des fonds aux bénéficiaires. Enfin, elle
agir sur instructions par écrit signées par une personne autorisée désignée du FAES.
715. Les informations personnelles suivantes relatives aux bénéficiaires seront fournies par
FAES selon le format donné par SOGEXPRESS : (I) Nom et Prénom; (ii) Numéro de téléphone;
(iii) CIN ou NIF et nom de la Commune.
716. Il est stipulé que les personnes autorisées à valider les paiements pour le FAES sont MM.
Klaus EBERWEIN (Directeur Général) et Pierre-Richard PAINSON (Directeur Administratif).
432
433
717. SOGEXPRESS s’engage à garantir que n’importe quel montant impayé, moins le frais de
commission, sera remboursé au FAES selon les modalités convenues.
718. Enfin, le 06 décembre 2012, signature d’un Accord entre le FAES et UNITRANSFER S.A
(service de paiement). Le contrat fut signé par M. Klaus EBERWEIN (DG du FAES) et par M.
Jean Joseph Labossière (Directeur Général et Vice-Président).
719. À travers ledit accord, le FAES souhaite effectuer les paiements à certains bénéficiaires du
programme EDE PÈP en utilisant les services du réseau UNITRANSFER.
720. Si les clauses du contrat sont identiques à celles de SOGEXPRESS, l’une d’elles stipule
que les fonds mis à disposition des bénéficiaires resteront disponibles dans l’ensemble des
points de distribution d’UNITRANSFER pour une période de trente (30) jours francs. Passé ce
délai, les fonds non récupérés par les bénéficiaires désignés par le FAES, retourneront au FAES.
721. Justement, sur l’aspect concernant les fonds non récupérés par les bénéficiaires, la Cour a
décelé deux clauses qui ont attiré son attention. Elles stipulent que : i) les fonds qui n’auront
pas été retirés ou utilisés par les bénéficiaires dans les 60 jours suivant la date du transfert
(Digicel) ou dans les 30 jours (SOGEXPRESS et UNITRANSFER), seront remboursés au
FAES selon les modalités convenues; ii) les personnes autorisées à valider les paiements pour
le FAES sont MM. Klaus EBERWEIN (Directeur Général) et Pierre-Richard PAINSON
(Directeur Administratif). Cependant, aucun rapport du FAES ne mentionne vraiment
l’utilisation qui a été faite des fonds non récupérés par les bénéficiaires. De plus, la Cour a
sollicité, sans résultat, les correspondances échangées à ce propos entre le FAES et les maisons
de transfert.
Contrats d’acquisition de kits alimentaires
722. En ce qui concerne le volet #2, regroupant les projets Panye Solidarité et Kantin Mobil, la
Cour constate que le FAES avait lancé une invitation à cinq (5) firmes afin de fournir une offre
devant permettre la sélection par comparaison de prix, d’une d’entre elles en vue de l’attribution
du contrat d’acquisition et de distribution de kits alimentaires. Finalement, le FAES a reçu trois
(3) offres et celle de SEPAC considérée comme la moins disante fut retenue. Par la suite,
433
434
d’autres entreprises ont obtenu des contrats suite à un appel d’offres lancé par le FAES. Le
tableau 6 donne le détail sur les contrats accordés.
Tableau 4.9.6 : Liste des contrats octroyés par le FAES
pour acquisition de Kits alimentaires.
Date du
contrat
Quantité
de PS
Coût du
contrat HTG
Firme
Signataire
FAES
Signataire firme
Observation
10/10/2012
10 000
5 040 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Cherilus JEANTY
Sur invitation
26/10/2012
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
Sur invitation
12/11/2012
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
Sur invitation
10/12/2012
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
Sur invitation
24/12/2012
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
Sur invitation
31/12/2012
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
Sur invitation
07/01/2013
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
Sur invitation
22/02/2013
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
Sur invitation
18/04/2013
40 000
20 016 000 SEPAC
K. EBERWEIN
Kenold ELIE
14/03/2014
117 000
59 927 400 SEPAC
K. EBERWEIN
14/03/2014
111 000
71 094 390 CODI
29/06/2015
25 000
10 082 500 SEPAC
K. EBERWEIN
Léon Ronsard
Saint-Cyr
Kenold ELIE
Jean Pierre
GUILLIOD
Sur invitation
AOP, Lot 2, visa
CSCCA, validé CNMP
AOP, Lot 1, visa
CSCCA, validé CNMP
Kenold ELIE
AOP, visa CSCCA
723. Pour un panier de la même composition, la Cour note des actions incohérentes qui ne
cadrent pas avec les principes de bonne gestion dans la distribution des marchés . Il y a une
grande disparité entre le prix du panier le plus bas( 403,3) et le prix le plus élevé (640,49) soit
237,19gdes . A la même date soit, le 14/03/2014 des contrats signés à la suite d’appels d’offres
ont accusé des écarts énormes 640,49( lot 1) pour une firme et 512,20(lot 2) pour une autre soit
128,29. Il y a matière à interrogation. Initiatives de soutien à l’économie familiale.
724. S’agissant du volet #3 avec le projet Kredi Pou Fanm Lakay, un contrat de service a été
signé le 26/11/2013 entre le Ministère de la condition féminine et aux Droits de la Femme
(MCFDF) représenté par Marie Yannick MEZILE (ministre), le FAES (représenté par Klaus
EBERWIN (DG) et la Firme & Associés OMEO représenté par son Directeur Exécutif, Guerdy
LÉANDRE. OMEO est ici l’opérateur de mise en œuvre. Il fournit au FAES une assistance
technique.
434
435
725. À travers ce contrat, le FAES sollicite les services de l’OMEO pour la mise en œuvre du
projet de Microcrédit pour femmes en milieu rural (Kredi Pou Fanm Lakay). Pour effectuer ce
travail, le FAES s’engage à verser à OMEO la somme de 14 674 550 HTG, répartie comme
suit :
50% pour les dépenses opérationnelles, soit 7 674 550 HTG, dont 10% de frais de
gestion alloués au FAES;
50% pour la ligne de crédit destinés aux bénéficiaires, soit 7 000 000 HTG.
726. En ce qui concerne la ligne de crédit, le montant sera versé de la manière suivante :
70% à la signature du contrat, soit 4 900 000 HTG;
30% après que l’encours de crédit du projet atteint 4 500 000 HTG. Ce
décaissement représente 2 100 000 HTG.
727. Ce contrat a été approuvé par la CSCCA.
Sélection des bénéficiaires et établissement d’une base des données
728. La Cour s’attendait à ce que le FAES ait défini les clauses, conditions et critères
d’éligibilité et mis en place un mécanisme fiable permettant l’identification et la sélection des
bénéficiaires de façon transparente et équitable. Cette étape est cruciale afin de protéger les
ressources publiques d’une utilisation impropre ou d’une fraude.
729. Selon les informations obtenues, le FAES avait prévu de construire un registre unique de
bénéficiaires (RUB) afin de disposer d’une base de données fiable. Si quelques enquêtes et
recensements ont été réalisés sur le terrain, la Cour constate que les résultats ont été décevants.
Selon les informations obtenues, le FAES ne disposait pas toujours d’un registre unique de
bénéficiaires (RUB) jusqu’à l’arrêt du programme en 2016 en dépit des ressources utilisées pour
effectuer ce travail.
730. Néanmoins, le FAES a fourni à la Cour la base de données Excel comportant la liste des
bénéficiaires inscrits aux différents projets du programme EDE PÈP. Ce sont les informations
435
436
de cette liste qui étaient envoyées aux maisons de transfert afin de transférer les fonds aux
bénéficiaires, notamment les projets de transfert monétaire par exemple.
731. Dans le but de tester la fiabilité des informations consignées dans la base de données, des
appels téléphoniques ont été logés auprès d’un échantillon de 50 bénéficiaires triés à partir d’une
centaine de preuves de paiement reçues du FAES. Les résultats de cette enquête ont mis en
exergue de nombreuses incohérences.
732. A titre d’exemple, sur un lot de 15 appels concernant le projet TMC, 27% des numéros de
téléphones sondés n’étaient pas en service, 53% des répondants ont affirmé n’avoir jamais
bénéficié de ce programme ni d’aucun autre programme gouvernemental, tandis que les 20%
restants ont admis n’avoir reçu des paiements qu’à deux reprises.
733. Dans un lot de 50 preuves de paiement vérifiées, pour 60% des cas examinés la Cour a
constaté que le numéro de téléphone inscrit sur le reçu de paiement ne correspondait pas à celui
enregistré dans la base de données au nom du bénéficiaire concerné.
734. Dans 77% de cas examinés, la Cour a constaté que le numéro CIN inscrit sur le reçu de
paiement ne correspondait pas à celui enregistré dans la base de données au nom du bénéficiaire
concerné. De plus, pour ces cas précis, il n’y avait pas de copie de CIN avec photo annexée à la
preuve de paiement.
735. Concernant par exemple la composante « Kach Transfè », pour chaque paiement, le FAES
devait fournir une liste complète et actualisée de tous les bénéficiaires qui doivent recevoir les
paiements. Les informations personnelles suivantes relatives aux bénéficiaires sont essentielles
i) Nom et Prénom; (ii) Numéro de téléphone; (iii) CIN ou NIF et nom de la Commune.
Particulièrement, le numéro de téléphone est indispensable pour effectuer un paiement.
736. La fiabilité des paiements d’argent reposait donc sur ces informations puisque, chaque
mois, le bénéficiaire est censé recevoir un SMS sur son téléphone l’informant de la disponibilité
de l’argent transféré ainsi qu’un PIN qui lui permet de récupérer le montant.
737. Or, sur ce point, la Cour a constaté d’importants écarts dans la base de données avec des
dizaines de milliers voire des centaines de milliers de bénéficiaires sans numéro de téléphone.
436
437
De plus, dans plusieurs cas, le nom de la commune où réside le bénéficiaire n’est pas mentionné
et dans quelques cas, il existe uniquement des Prénoms sans noms de famille des bénéficiaires.
738. D’abord en ce qui concerne le projet Ti Manman Cheri, la Cour constate que 17 360
bénéficiaires inscrits n’ont pas de numéro de téléphone. Les rapports d’activité produits par le
FAES indiquent que 97 106 bénéficiaires TMC ont été payés au cours de l’exercice 2012-2013
et 86 234 bénéficiaires ont été payés en 2013-2014. Considérant que seulement 81 245
bénéficiaires sont identifiés avec un numéro de téléphone, alors la Cour en déduit qu’il y a eu
15 861 bénéficiaires fictifs en 2012-2013 et 4 989 bénéficiaires fictifs en 2013-2014 compte
non tenu des détenteurs de numéros de téléphone, catalogués bénéficiaires, qui n’ont jamais été
touchés en réalité par les programmes du FAES.
739. Sachant que le transfert d’argent mensuel est fait sur les numéros de téléphone de chaque
participant et que la somme allouée à chaque maman dépendait du nombre d’enfants en raison
de 400 HTG (1 enfant), 600 HTG (2 enfants) et 800 HTG (3 enfants), alors, la Cour peut
raisonnablement évaluer le préjudice subi par le projet TMC à 12 510 000 HTG en moyenne,
payés à des bénéficiaires fictifs compte non tenu des détenteurs de numéros de téléphone,
catalogués bénéficiaires, qui n’ont jamais été touchés en réalité par les programmes du FAES.
740. S’agissant du projet Kore Etidyan, les données concernant le nombre d’étudiants inscrits
sont erronées. En effet, la base de données des bénéficiaires indique qu’il existe 47 326 inscrits
dont 12 sans numéro de téléphone. Or, les rapports d’activité indiquent que seulement 27 683
étudiants ont été inscrits et validés au cours de l’exercice 2012-2013 et 31 409 étudiants en
2013-2014. Il y aurait donc 19 643 en trop (2012-2013) et 15 905 en 2013-2014 dans la base de
données du FAES. compte non tenu des détenteurs de numéros de téléphone, catalogués
bénéficiaires, qui n’ont jamais été touchés en réalité par ce programme.
741. En ce qui concerne les projets Bon de solidarité /Bon Dijans, il y a au total 273 909
bénéficiaires inscrits, dont 122 387 sans numéro de téléphone. Sachant que le numéro de
téléphone est une information essentielle au paiement d’argent aux bénéficiaires, la Cour
marque son étonnement du fait que 45% des bénéficiaires inscrits ne disposait pas de numéro
de téléphone. Elle se demande sur quelle base, le FAES a effectué les paiements compte tenu
des chiffres avancés. À titre d’exemple, au cours de l’exercice 2012-2013, le FAES prétend que
437
438
212 279 bénéficiaires ont été payés. Sachant que seulement 151 522 bénéficiaires ont des
numéros de téléphone, la Cour considère que 60 757 fictifs ont été payés compte non tenu des
détenteurs de numéros de téléphone, catalogués bénéficiaires, qui n’ont jamais été touchés en
réalité par ce programme.
Modalités de paiement aux bénéficiaires
742. Il sied de rappeler que le programme EDE PÈP comportait trois (3) composantes avec des
projets aux modalités spécifiques. Le tableau 7 décline les modalités s’appliquant à chaque
projet.
Tableau 4.9.7 : Modalités de paiement des différents
projets
Sous-programmes /
Projets
Modalités de paiement / distribution
1.
Ti Manman
Cheri
2.
Kore Etidyan
3.
Bon solidarité/
Bon Dijans
4.
6.
Kore Moun
Andikape
Kore Ti
Granmoun
Panye Solidarité
7.
Kantin Mobil
8.
Kore Peyizan
Distribution d’intrants agricoles aux paysans
9.
Kredi Pou Fanm
Lakay
Chaque bénéficiaire pourra emprunter jusqu’à 5,000 HTG et devra pour en
bénéficier se regrouper en Groupe de Caution Solidaire (GCS), composé d’au
moins 3 mères et d’au plus 6.
5.
Assistance financière variant entre 400 HTG (1 enfant), 600 HTG (2 enfants) et
800 HTG (3 enfants) chaque mois pendant un semestre aux mamans
bénéficiaires du programme.
2,000 HTG / mois pendant 9 mois, soit 18,000 HTG par étudiant par année
académique.
Bon Solidarité : 500 HTG récurrents sont versés aux bénéficiaires sur une
période pouvant aller de 3 à 6 mois.
Bon Dijan : Transfert unique de HTG 1000 par ménage.
Chaque bénéficiaire reçoit une aide de 400 HTG par mois sur une période de
neuf (9) mois.
Chaque bénéficiaire reçoit une aide de 400 HTG par mois sur une période de
neuf (9) mois.
Distribution de paniers alimentaires aux familles vivant dans les zones rurales.
Les bénéficiaires n'auront droit qu'à un panier composé uniquement de produits
locaux.
Programme destiné à produire 48 000 plats chauds chaque jour à travers 12
postes, à raison de 4 000 chacun. Ces plats sont ensuite distribués à la
population sur des camions dans le but d'apporter une solution partielle aux
habitants des quartiers urbains qui souffrent de la faim.
Rapports sur le rendement du Programme et rapports financiers
743. Pour s’assurer d’une saine gestion des fonds publics, la Cour s’attendait à ce que les
données financières du programme EDE PEP soient correctement consignées, analysées et
438
439
fassent l’objet de rapports permettant une reddition de comptes adéquate. Elle a effectivement
constaté que le FAES a présenté régulièrement des rapports financiers qui étaient destinés aux
différents ministères sectoriels concernés et ce, pour chaque exercice compris entre 2012 et
2016.
744. Cependant, ayant démontré que la base de données du FAES n’est pas fiable, la Cour
s’interroge sur la sincérité des chiffres présentés dans les rapports financiers du programme
EDE PÈP et le crédit à leur accorder. En effet, il a été constaté que le FAES a gonflé
artificiellement les montants avancés comme transfert direct aux mains des bénéficiaires soit en
espèces ou en nature. L’examen de la documentation fournie à la Cour permet d’affirmer que
les montants des paiements allégués ne correspondent pas à la réalité.
745. À titre d’exemple, le tableau 8 ci-dessous indique que le montant total injecté et reçu
directement par les bénéficiaires TMC entre 2012 et 2016 s’élève à 579 986 600 HTG. Ce
chiffre ne correspond pas à la réalité. En effet, selon les données compilées par la Cour sur la
base des factures et ordres de virement obtenus du FAES, le montant payé aux mamans
correspond plutôt à 211 791 800 HTG. Il y a donc un écart d’environ 368 194 800 HTG qui
confirme que les chiffres des paiements aux bénéficiaires sont trompeurs et ne reflètent pas la
réalité. De plus, aucun paiement n’avait cependant été effectué pour les exercices ultérieurs de
2014-2015 et 2015-2016.
Tableau 4.2.8 : Bilan du projet Ti Manman Cheri 2012 2016
Source : FAES_Rapport d’activité 2012 - 2016
439
440
746. Un autre exemple parlant provient du projet Bon de solidarité / Bon Dijans. Le tableau 9
ci-dessous indique les paiements faits aux bénéficiaires selon le FAES. Or, ces chiffres ne
correspondent pas à la réalité. En effet, la Cour a fait le constat que, sur un total de 273 909
bénéficiaires inscrits, 122 387 d’entre eux n’avaient pas de numéro de téléphone. Dans ces
conditions, si on suit la logique du tableau 9, c’est donc au total 217 183 (151 522 + 55 823 +
9 838) bénéficiaires qui auraient été payés au lieu des 277 940 allégué par le FAES. Il y a donc
60 757 bénéficiaires fictifs compte non tenu des détenteurs de numéros de téléphone, catalogués
bénéficiaires, qui n’ont jamais été touchés en réalité par ce programme . Sachant que chaque
Bon de solidarité donnait droit à 500 HTG, la Cour estime le préjudice à 30 378 500 HTG. Il
n’y a pas eu d’interventions du projet en 2015-2016.
Tableau 4.9.9 : Bilan du projet BS /BD 2012 -2016
Source : FAES Rapport d’activité 2012 - 2016
747. Selon le FAES, depuis son lancement en 2013, 2 467 bénéficiaires ont été formellement
validés pour recevoir des allocations mensuelles du projet Kore Moun Andikape. La somme
totale payée à ces personnes vivant toutes avec un handicap est de 7 894 400.00 HTG. Il n’y a
pas eu d’activité en 2015-2016.
440
441
Tableau 4.9.10 : Bilan du projet KMA 2012 -2016
Source : FAES_Rapport d’activité 2012 – 2016
748. Concernant le projet Kore Etidyan, le FAES prétend avoir payé 27 683 étudiants pour un
montant de 513 242 820 HTG en 2012-2013 (Tableau 11). Ce chiffre ne correspond pas à la
réalité. En effet, pour 27 683 étudiants ayant perçu la totalité des allocations pendant 9 mois,
c’est plutôt un total de 498 294 000 HTG. Il y a donc un écart de 14 948 820 HTG compte non
tenu des détenteurs de numéros de téléphone, catalogués bénéficiaires, qui n’ont jamais été
touchés en réalité par ce programme.
749. Par ailleurs, la Cour a de sérieux doutes sur une transaction concernant le douzième
paiement KE du mois de juin 2013. En effet, le 24 juillet 2013, le FAES a ordonné un virement
de 53 230 000 HTG (Réf. VIRGOHPIP-589SOGEXPRESSF#15557) pour le paiement de
15 192 étudiants bénéficiaires. Sachant que chaque étudiant bénéficiait d’une allocation
mensuelle de 2000 HTG, alors le paiement à 15 192 étudiants équivaut plutôt à 30 384 000
HTG.
750. Il y a donc un écart de 22 846 000 HTG non justifiées et correspondant à 11 423 étudiants
fictifs. Ceci est d’autant plus plausible que la Cour n’a pu retracer d’informations démontrant
que cette somme a été retournée au FAES ou alors utilisée à d’autres fins.
441
Tableau 4.9.11 : Bilan du projet KE 2012 -2016
Source : FAES Rapport d’activité 2012 - 2016
751. Par ailleurs, en ce qui concerne les projets de transfert en nature (Panier solidarité, Kantin
Mobil et Kore Peyizan), voir tableaux 12, 13 & 14, le FAES avance des chiffres relatifs au nombre
d’interventions, sans pour autant apporter la moindre preuve pour corroborer la réalité et la véracité
de ces chiffres. À titre d’exemple, selon le FAES, 2 790 645 Paniers solidarité ont été distribués
entre 2012 et 2016; 3 888 532 Plats chauds ont été distribués et 239 031 interventions en faveur
des paysans auraient eu lieu au cours de la même période. Il est difficile de prouver la réalité et
l’exactitude de ces chiffres.
Tableau 4.9.12 : Bilan du projet Panier Solidarité 2012 -2016
Source : FAES_Rapport d’activité 2012 - 2016
Tableau 4.9.13 : Bilan du projet BS /BD 2012 -2016
Source : FAES Rapport d’activité 2012 - 2016
443
Tableau 4.9.14 : Bilan du projet KP 2012 -2016
Source : FAES Rapport d’activité 2012 – 2016
752. Selon le FAES, depuis la fermeture du BMDPP en Janvier 2015, aucune nouvelle activité n’a
été entreprise dans le cadre du projet KP.
Tableau 4.9.15 : Bilan du projet KFL 2012 -2016
Source : FAES Rapport d’activité 2012 - 2016
753. Selon le FAES, au 30 Juin 2014, 1 278 femmes avaient bénéficié pour renforcer leur petite
entreprise de 5 654 200 HTG en prêt sur une durée moyenne de 4 mois à un taux de 3%. Mais la
Cour n’a obtenu aucune information démontrant la véracité de ces chiffres. Il n’y a pas eu
d’interventions du projet depuis 2014.
754. Pour administrer le programme EDE PÈP, le FAES devait prélever 10% de l’enveloppe
budgétaire pour ses frais de gestion. Non seulement ce seuil a été dépassé, mais la Cour constate
que le FAES a effectué de nombreuses dépenses sans lien direct avec les objectifs du programme.
Par exemple, certaines dépenses sont relatives à l’organisation des festivités ou à la promotion de
ses activités, s’écartant ainsi des objectifs réels du programme à savoir, lutter contre la pauvreté et
444
l’exclusion sociale. Ces frais non justifiés l’ont été en grande partie au détriment des principaux
bénéficiaires, causant ainsi un préjudice au programme et à la communauté. Sans être exhaustif et
sur la base des seuls documents en sa possession, la Cour a évalué le montant total pour ce type de
dépenses à 31 432 726,86 HTG.
755. Ce montant aurait pu permettre de payer par exemple des allocations à près de 15 716 étudiants
du projet KE ou 39 291 mères du programme TMC. Ci-après, un aperçu de ces dépenses
somptueuses :
Tableau 4.9.16 : Dépenses non essentielles au fonctionnement
du programme EDE PEP
Date
12/8/2014
Nature des dépenses
Montant en
HTG
7 459 932,00
13/8/2014
Acquisition matériel et cartes magnétiques pour fabrication carte
d'identification TMC
Conception 10 000 calendriers avec logo EDE PEP et Photo
GOUVENMAN LAKAY OU
Fabrication 30 000 cartes d'enregistrement TMC
13/05/2014
Préparatifs et festivités du 18 mai 2014
28/02/2012
Promotion EDE PEP festivités carnavalesques
996 602,64
20/05/2014
Confection de 11 000 bracelets silicones TMC /2 ans
990 000,00
17/04/2014
Acquisition 10 000 brochures KE
950 000,00
28/02/2012
Promotion EDE PEP festivités carnavalesque
946 772,00
22/05/2014
900 000,00
22/04/2014
Dépenses urgentes du 23 au 27 mai 2014 relatives à la commémoration
des 2ans TMC
Impression 10000 fiches auto carboné
27/02/2014
Promotion EDE PEP festivités autour de la fête patronale Goave
800 000,00
27/02/2014
Promotion EDE PEP festivités carnavalesque 2014
797 282,20
17/9/2014
Diffusion spots télé juin à sept.14
720 000,00
5/9/2014
Frais de communication radio
684 000,00
18/03/2014
Impression 2 800 maillots EDE PEP
622 000,00
12/9/2014
Promotion et sensibilisation
457 500,00
14/7/2014
453 206,00
2/5/2014
Contribution du FAES à l'initiative Gouverneman Lakay Ou à Miami en
Floride
Couverture médiatique
10/4/2014
Campagne publicitaire ''Wi mwen Kapab''
450 000,00
1/9/2014
Promotion et sensibilisation
410 400,00
21/05/2014
Confection de 300 douzaines de maillots Polos EDE PEP /TMC
406 350,00
12/12/2013
Promotion EDE PEP
400 000,00
12/12/2012
Spots publicitaires KE
390 258,00
25/04/2013
Frais de communication/ production documentaires, 2ème tranche
390 144,60
15/10/2014
445
2 776 950,00
1 710 000,00
1 012 000,00
845 000,00
451 939,00
Date
Nature des dépenses
Montant en
HTG
340 800,00
16/10/2012
Confection 250 Tee-shirts EDE PEP
24/7/2014
300 brochures EDE PEP
314 640,00
27/02/2014
Promotion EDE PEP festivités carnavalesque 2014 de Haïti Marketing
300 000,00
12/12/2012
Impression 2000 T-shirt KE
252 815,00
17/09/2015
Avance de fonds activités de lancement TMC
250 000,00
15/9/2014
Diffusion spots télé juin à sept.14
243 999,39
22/09/2015
Impression de 70 douzaines de Maillots + T-shirt avec logo FAES
243 040,00
2/9/2014
Diffusion spots pub.
228 000,00
30/09/2015
Impression de 100 douzaines de T-shirts
220 000,00
27/04/2014
Services fournis lancement KE
205 964,89
24/06/2014
Célébration 2 ans TMC
205 425,00
23/12/2015
Performance artiste musicien à l'occasion Noel TMC
200 000,00
27/02/2014
Promotion EDE PEP festivités carnavalesques 2014 Mairie Pétion Ville
200 000,00
28/02/2012
199 320,44
23/05/2013
Promotion EDE PEP festivités carnavalesques 2014 Mairie des
Gonaïves
Impression 1560 maillots TMC
05/10/2015
Contribution du FAES à la foire gastronomique Grand - Goave
150 000,00
23/05/2013
Impression 1200 maillots TMC
144 356,16
30/09/2015
Remboursement frais de mobilisation lancement TMC
142 701,00
2/9/2014
Diffusion spots pub.
140 000,00
21/03/2014
Prestation Groupe Koudyaj à Fort Liberté
135 000,00
1/9/2014
Frais de communication radio
130 000,00
6/6/2014
Spot publicitaire
121 706,00
22/05/2014
Prestation musicale 2 ans TMC
113 950,00
22/05/2014
Paiement spot pub. 2 ans TMC
112 875,00
08/04/2013
Paiement système de sonorisation
107 681,00
4/9/2014
Broderie de casquette EDE PEP
77 760,00
22/05/2014
Prestation musicale 2 ans TMC
75 000,00
08/04/2013
Paiement système de sonorisation
64 608,60
08/04/2013
Paiement système de sonorisation
60 301,36
08/04/2013
Paiement système de sonorisation
43 072,40
12/12/2012
Location podium à l'occasion lancement KE
42 850,00
17/9/2014
Diffusion spots télé sept.14
40 000,00
10/06/2014
30 000,00
06/06/2014
Facture 0177 pour location 30 toilettes mobiles à l'occasion des 2 ans
TMC
Services de sonorisation et animation musicale fête des mères
06/06/2013
Location chaises festivités
21 075,02
2/9/2014
Achat Tee-Shirts pour contractuels EDE PEP
15 240,00
24/05/2014
Dépenses communication Fête des mères TMC
15 000,00
446
187 209,17
23 000,00
Date
27/12/2013
Nature des dépenses
Location Night club activités TMC
Montant en
HTG
15 000,00
31 432 726,86
Source : Différentes factures de dépenses effectuées par FAES
756. La Cour a examiné et constaté que d’autres dépenses de fonctionnement et autres frais de
gestion du FAES sont très élevés à l’instar des perdiems de mission qui s’élèvent à 14 600 460,96
HTG.
757. Dans le même temps, les virements de fonds aux bénéficiaires étaient irréguliers alors que les
frais de fonctionnement exorbitants (missions, salaires, locations de véhicules, frais de
communication, de publicité et divers autres frais) étaient réglés de façon continue et constante. À
titre d’exemple, pour clôturer l’exercice 2013-2014, le projet KE était en déficit de 142 421 380
HTG, équivalent aux arriérés des 3 derniers mois de l’année académique 2013-2014. À la fin de
cet exercice, le programme avait effectué des dépenses totalisant 549 933 721,17 HTG alors que
ses disponibilités financières furent de 547 810 423 HTG, soit un dépassement de 2 123 298,17
HTG.
758. La Cour a également observé une pratique récurrente au sein du FAES, notamment le recours
fréquent au mécanisme de renflouement de caisse ou de fonds de roulement dont les pièces
justificatives n’étaient pas toujours présentées ou alors dans certains cas, la perte de pièces
justificatives était souvent avancée pour justifier la présentation de simples photocopies au lieu des
pièces originales. Ces avances de fonds servaient dans la grande majorité des cas à la location de
véhicules, l’achat de carburant ou le paiement des perdiems de missions.
759. Un des volets du projet Cantine Mobile était le concept « Resto Pep » consistant à vendre des
plats chauds de la Kantin Mobil au prix subventionné de 10 Gourdes le plat par les communautés
elles-mêmes. Selon les rapports d’activité produits par le FAES, au total 653 000 plats chauds ont
été vendus, ce qui représente un chiffre d’affaires de 6 530 000 HTG. La Cour n’a obtenu aucune
évidence sur l’utilisation de ces fonds.
760. La Cour observe également que d’autres dépenses de fonctionnement et autres frais de gestion
du FAES sont très élevés à l’instar des perdiems de mission qui s’élèvent à 14 600 460,96 HTG.
447
761. Un des volets du projet Kantin Mobil était le concept « Resto Pep » consistant à vendre des
plats chauds de la Kantin Mobil au prix subventionné de 10 Gourdes le plat par les communautés
elles-mêmes. Selon les rapports d’activités produits par le FAES, au total 653 000 plats chauds ont
été vendus, ce qui représente un chiffre d’affaires de 6 530 000 HTG. La Cour n’a obtenu aucune
évidence sur l’utilisation de ces fonds.
Historique des décaissements
762. Sur la base des correspondances en sa possession, la Cour a retracé les décaissements ci-après
effectués.
763. Le 27 septembre 2012, le DG du MPCE, Yves Robert JEAN, informe le DG du FAES qu’a
été adressée une requête de 10 000 000,00 USD auprès du MEF en faveur du financement des
activités relatives au projet « Soutien de la Sécurité Alimentaire pour les familles défavorisées ».
À la même date, le Ministre du MPCE, Laurent Salvador Lamothe, a adressé une correspondance
au Ministre du MEF, Marie Carmelle JEAN MARIE, lui demandant de renflouer le compte 111004-294 du FAES d’un montant de 10 000 000,00 USD.
764. Le 27 septembre 2012, le DG du MPCE, Yves Robert JEAN, informe le DG du FAES qu’a
été adressée une requête de 3 000 000,00 USD auprès du MEF en faveur du financement des
activités relatives au projet « Projet Pilote de Sécurité Sociale». À la même date, le Ministre MPCE,
Laurent Salvador Lamothe, a adressé une correspondance au Ministre du MEF, Marie Carmelle
JEAN MARIE, lui demandant de renflouer le compte 111-004-294 du FAES d’un montant de
3 000 000,00 USD.
765. Les fonds mis à la disposition du FAES pour l’exécution du programme Ti Manman Cheri ont
été déposés sur le compte de l’institution le 05 juillet 2012, soit 15 000 000 USD (Réf.
DT/CC/TPD/P-201).
766. Les fonds débloqués durant la période qui va de juin à septembre 2012 ont servi principalement
au lancement des activités du programme : mise en place des structures d’opérations,
sensibilisation et promotion, acquisition de matériels et d’équipements de base, et identification
des bénéficiaires ainsi que le déblocage des premiers versements aux bénéficiaires préalablement
identifiés, coût total = 1 504 505,35 USD.
448
767. Pour la mise en œuvre de Kore Etidyan, une convention de mise en œuvre a été signée entre
le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) et le FAES
avec l’approbation du MEF. Cette convention prévoit la mise à la disposition de 600 000 000 HTG
au FAES par le MENFP. Selon les informations obtenues du FAES, de ce montant, le projet Kore
Etidyan a reçu au cours de l’exercice 2013 -2014 3 versements en provenance du MENFP à savoir :
150 000 000 HTG; 366 845 143 HTG; 69 034 720 HTG pour honorer les engagements pris au
cours de l’exercice.
768. Le 08 mai 2013, signature d’un accord de partenariat entre le Ministère à la Condition
Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) représenté par sa Ministre, Madame Yanick
MEZILE, et le FAES représenté par son Directeur Général, Monsieur Klaus EBERWEIN. Le
partenariat est valable pendant trois (3) ans.
769. À travers cet accord, le MCFDF et le FAES s’engagent à mobiliser une enveloppe de
120 000 000,00 HTG (exercice 2012-2013). Le FAES devra ouvrir à la BRH sur requête du
MCFDF un compte spécial avec la somme de 120 000 000,00 HTG pour le démarrage du projet.
Les décaissements subséquents se feront suivant la programmation budgétaire pour les exercices
suivants et la soumission des rapports par le FAES.
770. Par ailleurs, sur la base des rapports financiers, la Cour a retracé les décaissements ci-après en
faveur du FAES. Elle ne prétend pas qu’ils soient exhaustifs.
Tableau 4.9.17 : Reconstitution des déblocages de fonds en faveur du FAES
Exercice
449
HTG
Provenance
2012-2013
227 413 139,00
MPCE
2013-2014
215 000 000,00
MPCE
2013-2014
1 256 713 200,00
MPCE
2013-2014
160 000 000,00
MAST
2013-2014
250 000 000,00
MAST
2013-2014
85 000 000,00
MPCE
2013-2014
75 000 000,00
MPCE
2013-2014
260 000 000,00
MAST
2013-2014
100 000 000,00
MENFP
2013-2014
176 984 857,00
MENFP
2014-2015
487 000 000,00
MPCE
771. En définitive, la Cour conclut que les dépenses et autres opérations effectuées par les
responsables du FAES n’avaient pas toujours été contrôlées de manière appropriée ou engagées
dans l’intérêt exclusif des bénéficiaires du programme. De plus, ces dépenses n’ont pas été
effectuées avec le souci du principe de l’utilisation judicieuse des fonds publics.
Recommandation 2.4
Considérant les irrégularités constatées lors de l'analyse du « programme national
d’assistance sociale dénommé « EDE PÈP » administré par le Fonds d’Assistance
Économique et Sociale (FAES), la CSCCA recommande :
1) Que le FAES renforce son dispositif de contrôle interne afin d’éviter les dérapages
comme ceux constatés dans le présent rapport. Cette mesure passe aussi par
l’implantation d’une fonction d’audit interne indépendante capable de jouer le
rôle de chien de garde afin de prévenir et détecter les risques de fraudes et surtout
donner régulièrement l’assurance au Conseil d’Administration que les processus
de gouvernance, de contrôle et de management des risques fonctionnent en toute
efficacité.
2) Que tous les Ministères ayant délégué la gestion de certains programmes se dotent
de mécanismes permettant d’exercer une surveillance accrue sur l’utilisation des
ressources mises à la disposition du FAES afin d’améliorer le suivi et la reddition
de compte.
3) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de déterminer s’il y a
matière à poursuite pour des irrégularités ayant causé préjudice à la
communauté.
450
2.5. Ministère de la Santé Publique et de la
Population (MSPP)
772. De février 2010 à septembre 2016, les gouvernements qui se sont succédé ont voté neuf (9)
Résolutions dans lesquelles le MSPP est identifié comme étant l’entité responsable pour la mise en
œuvre de 4 projets financés par les fonds PetroCaribe pour une valeur totale de 78,957,375.00
dollars américains.
773. Dans le premier rapport publié le 31 janvier 2019, la Cour n’avait analysé aucun des projets.
Conséquemment, le présent rapport présente les résultats de 3 de ces 4 projets. Les informations
pertinentes concernant ces 4 projets sont présentées dans le tableau ci-après.
Tableau 2.5.A : Projets du MSPP financés par les fonds
PetroCaribe
No Projets
1 Sante
Resolution
$USD
20-08-2008
Montant revise
$USD
24 375 000,00
2 Construction et Rehabilitation d'Hopitaux
Construction et Rehabilitation d'Hopitaux
02-11-2010
3 223 885,00
Construction et Rehabilitation d'Hopitaux
21-12-2012
20 000 000,00
Construction et Rehabilitation d'Hopitaux
12-11-2013
8 500 000,00
Construction et Rehabilitation d'Hopitaux
22-07-2015
12 000 000,00
Construction et Rehabilitation d'Hopitaux
01-06-2016
9 932 958,00
23-07-2014
5 000 000,00
18-07-2012
500 000,00
15-04-2015
425 532,00
3 Centre de traumatologie
4
53 656 843,00
Sous-Programme de Rehabilitation et de
construction d'infrastructures sanitaires
Total
5 000 000,00
925 532,00
78 957 375,00
774. En gris dans le tableau, le projet pour lequel, la Cour n’a pas pu faire des travaux d’audit, et
ce, faute de documentation suffisante pour tirer des constatations fondées sur les éléments probants
suffisamment appropriés.
775. Les travaux d’audit réalisés sur les trois (3) projets ont permis à la Cour de relever les
principales irrégularités suivantes :
451
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
1) Collusion, favoritisme et fractionnement de contrats. C’est le cas notamment lors de la
mise en œuvre des projets de cconstruction et de réhabilitation d’Hôpitaux (# 2.6.1)
2) Décaissement de fonds sans justificatif valable. C’est le cas lors du versement de
la deuxième tranche de la subvention prévue pour la « construction d’un centre
de traumatologie » (# 2.6.2)
3) Utilisation des fonds à d’autres fins. Ce fut le cas notamment dans la mise en
œuvre du projet de « Construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1)
4) Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou
celui de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), le 2% au titre des
impôts à payer sur le projet n’est pas appliqué systématiquement. Pire le dépôt à la DGI
est questionnable.
5) Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou
celui de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), la supervision des
travaux était soit défaillante ou complaisante.
6) Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou
celui de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), leur mise en œuvre ne
respectait pas une ou plusieurs clauses contractuelles : ampleur des travaux, coût des
travaux, échéancier, pénalités, paiement de décomptes à l’emporte-pièce, etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
1) Dans la mise en œuvre du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (#
2.6.1), la documentation était toujours dans les dossiers d’analyse technique
présentés au MSPP pour lui permettre de faire un choix éclairé des consultants ou
des firmes sélectionnées.
2) Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou
celui de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), le MSPP n’a pas
systématiquement appliqué les bonnes pratiques de gestion de projets (contrat
supérieur aux résolutions, autorisation des avenants sur des raisons questionnables,
etc.).
3) Dans la mise en œuvre du projet de « Construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (#
2.6.1), le MSPP n’a pas toujours respecté les modalités de l’application de la loi
fixant les règles générales de passation des marchés Public.
Les irrégularités de nature administrative
Qu’ils s’agissent du projet de « construction et réhabilitation d’Hôpitaux » (# 2.6.1) ou celui
de la « construction d’un centre de traumatologie (# 2.6.2), il manquait soit les décomptes
452
progressifs, les factures, les documents relatifs à la réception provisoire ou ceux liés à la
réception définitive).
452. La Cour présente ci-dessous les résultats détaillés de ses travaux d’audit en fonction de
l’analyse de chaque projet. Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre (4) axes, à savoir
la conception du projet : les devis estimatifs, les bordereaux de prix; le cahier des clauses
administratives, les spécifications techniques, etc.
le processus d’octroi des contrats : les propositions financières présentées par les
entrepreneurs; la sollicitation et l’adjudication des contrats;
l’exécution des travaux: les décomptes progressifs; les approbations et les autorisations;
les retenues réglementaires et les retenues de garantie
le bilan des projets: les documents spécifiques à la réception du projet (lettres de réception
provisoire, rapports des déficiences à corriger et lettres de réception définitive et les
demandes de restitution des retenues).
2.5.1. Construction et réhabilitation d’Hopitaux
453. La Cour rappelle que la documentation mise à sa disposition lui a permis de constater que le
projet de «Construction et la Réhabilitation d’Hopitaux» sous l’autorité du MSPP a permis la mis
en œuvre de projets :
Le projet de construction de l'HUEH
Le projet de construction de l'Hopital Bon repos
Le projet de construction de l'Hopital SIMBI
Le projet de héabilitation et de construction du « Centre de santé La Gonave »
Le projet d’Etudes et de supervision Port de paix
454. La Cour a opté de présenter les résultats de ses travaux d’audit en fonction de chacun de ces
cinq sous-projets
453
2.5.1.1.
Réhabilitation de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti
776. Comme bon nombre de bâtiments publics, l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH) a
été endommagé à l’occasion du séisme du 12 janvier 2010. Le 20 septembre 2010, les
Gouvernements de la République d’Haïti, des États-Unis d’Amérique et de la République Française
ont signé un protocole d’accord pour la reconstruction/restructuration de l’HUEH. Le coût de la
reconstruction est évalué à 84 200 000.00 USD, répartis comme suit :
Tableau 2.5.B : Prévisions de contribution à la réhabilitation de
l’HUEH
RESSOURCES
Gouvernement Haitien
Gouvernement Americain
Gouvernement Francais
TOTAL
ENTITE DE FINANCEMENT
Tresor Public $
USAID $
AFD $
$
MONTANT
33,200,000.00
25,000,000.00
26,000,000.00
84,200,000.00
777. Cette reconstruction, basée sur un nouveau concept, sera accompagnée de la fourniture de
l’Équipement et des accessoires devant permettre à l’HUEH de remplir pleinement sa mission.
778. Selon la documentation obtenue par la Cour, cette réhabilitation de l’HUEH comprenait trois
grandes phases :
1) Aménagement de l’hôpital de transition;
2) Construction du Hub (Plateau technique et hospitalisation);
3) Réhabilitations et réaménagements définitifs (Médecine externe, Administration,
etc.…)
Résolutions prises en Conseil des Ministres
779. Six résolutions ont été adoptées par les gouvernements successifs afin de financer des projets
de reconstruction et réhabilitation d’hôpitaux à travers la république. Le total des montants relatifs
aux_ résolutions prises en Conseil des Ministres a atteint 58 656 843.00 USD.
454
Tableau 2.5.C : Compilation de résolutions votées pour la
réhabilitation de l’HUEH
RESOLUTIONS
MONTANT ADOPTE
11 fevrier 2010
21 decembre 2012
11 decembre 2013
23 juillet 2014
15 avril 2015
6 janvier 2016
$
$
$
$
$
$
3,223,885.00
20,000,000.00
8,500,000.00
5,000,000.00
12,000,000.00
9,932,958.00
TOTAL
$
58,656,843.00
780. Ainsi, les fonds utilisés pour la reconstruction de l’HUEH proviennent de ces différentes
résolutions.
Marchés conclus dans le cadre du Projet
781. Pour l’exécution des différentes phases du Projet, trois types de marches ont été conclus. Le
tableau suivant présente les types et le nombre de marchés passés :
Tableau 2.5.D : Types et nombre de marchés passés
Types de Marchés conclus
1- Travaux
2- Services de consultant
3- Acquisition de biens et de services
Total
Nombre de Marchés conclus
11
19
4
Montant Marchés en HTG Montant Marchés en USD
31,216,872.18
48,341,680.07
18,273,271.00
4,276,037.20
1,409,962.17
94,452.50
34
50,900,105.35
52,712,169.77
Module 1 : Contrats de prestations de Services de Consultation
Individuelle
782. Dans le cadre de ce module, tous les contrats ont été signés dans l’optique de recruter des
Cadres compétents pouvant former le Staff de Direction du Projet de Reconstruction et
d’équipement de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH).
455
Constations par rapport aux contrats individuels de prestations de services de
consultation pour le Chargé de Projet ou Chef de Projet
783. Six (6) contrats ont été conclus avec des Cadres compétents comme Chargés de Projets, Chefs
de projets ou encore Coordonnateurs de projets qui auront pour mission d’assister le Chef de
mission de la Société d’Appui Technique et d’assurer le suivi de toutes les activités dans le cadre
de la mise en œuvre du Projet de Reconstruction et d’Équipement de l’Hôpital de l’Université
d’État d’Haïti. De ces différents contrats, trois (3) ont été signés en dollars américains pour la
somme de 144, 000.00 USD et les autres en gourdes pour un montant total de 9,684,871.00 HTG.
Remarques
784. Les trois (3) contrats passés en dollars américains entre l’Unité Technique d’Exécution (UTE)
via le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et ces différents consultants n’ont pas reçu
l’avis motivé de la Cour, en violation de l’article 5 alinéa, 3, du Décret du 23 novembre 2005
établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA qui stipule : « Dans le cadre de sa
mission, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif CSCCA, a pour
attribution de : donner son avis motivé sur tous les projets de contrats, accords et conventions à
caractère financier, commercial ou industriel auxquels l’État est partie ».
Constatations par rapport aux contrats individuels de prestations de services de
consultation pour l’Adjoint Spécialiste Comptable, Comptable ou Chef comptable du
projet de l’HUEH
785. Cinq (5) contrats ont été conclus avec des Cadres compétents comme Adjoint spécialiste
comptable, comptable ou encore Chef comptable du projet qui auront pour mission d’appuyer le
Spécialiste comptable dans toutes les activités et les étapes relatives à la préparation des États
Financiers de l’UTE conformément aux normes comptables internationales et aux procédures
requises par les différents bailleurs de fonds dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de
Reconstruction et d’Équipement de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti. De ces différents
contrats, trois (3) ont été signés en dollars américains pour la somme de 75,600.00 USD et les
autres en gourdes pour un montant total de 2, 298,000.00 HTG.
Remarques
786. Les trois (3) contrats passés en dollars américains entre l’Unité Technique d’Exécution (UTE)
via le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et ce consultant n’ont pas reçu l’avis motivé
456
de la Cour, en violation des dispositions de l’article 5 alinéa, 3 du Décret du 23 novembre 2005
établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA aux termes desquelles celle-ci donne
« son avis motivé sur tous les projets de contrats, accords et conventions à caractère financier,
commercial ou industriel auxquels l’État est partie ».
Constatations par rapport aux contrats individuels de prestations de services de
consultation pour un Ingénieur Mécanique, un Chargé des Affaires environnementales
et un Consultant en vue de Conception et de la Gestion des Médias sociaux du projet
de l’HUEH
787. Quatre (4) contrats ont été conclus avec des Cadres compétents dont un Ingénieur mécanique, un
Responsable de conception et de gestion des médias sociaux, un Architecte spécialiste en assurance qualité
des travaux et un Chargé des Affaires environnementales dans le cadre du projet de mise en œuvre des
travaux de Reconstruction et d’Équipement de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti. De ces différents
contrats, un (1) a été signé en dollars américains pour la somme de 6,000.00 USD et les trois (3) autres en
gourdes pour un montant total de 6, 290,400.00 HTG.
Remarques
788. De manière générale, ces contrats de consultations individuelles passés par l’Unité Technique
d’Exécution (UTE) via le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) n’ont pas reçu l’avis
motivé de la Cour, au mépris des dispositions de l’article 5, alinéa 3, du Décret du 23 novembre
2005 établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA qui stipule : « Dans le cadre de
sa mission, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif CSCCA, a pour
attribution de : donner son avis motivé sur tous les projets de contrats, accords et Conventions à
caractère financier, commercial ou industriel auxquels l’État est partie ».
789. Le Contrat (SCI-CC-MEF-303) n’a pas été soumis à travers les différents dossiers du projet
de reconstruction et d’équipement de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HEUH). Donc, la
Cour ne peut pas se prononcer sur sa conformité.
Constatations par rapport aux Contrat d’assistance technique à la direction du projet de
Reconstruction et d’Équipement de l’hôpital de l’université d’état d’Haïti phase I (DPCC-MEF-93)
457
790. L’examen du mode de sollicitation du contrat d’Assistance technique au Staff de
Reconstruction et d’Équipement de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti porte à faire certaines
remarques. Il s’agit d’un contrat conclu le 16 mars 2012 entre le Ministère de l’Économie et des
Finances (MEF) et la Firme GENIVAR INC du Canada, pour des travaux d’Assistance technique
au Staff du projet. Ce marché signé n’aurait pas dû être exécuté pour les motifs suivants :
Dans le cadre de l’analyse des dossiers soumis par l‘UTE/MEF pour ce marché, la
Cour n’a pas retrouvé le dossier de soumissions des Firmes (dossiers d’Appel d’Offre)
qui ont été présentées ainsi que le dossier juridique de la Firme GENIVAR INC. De
ce fait, la Cour ne peut émettre aucune opinion quant au respect des procédures
relatives au fonctionnement de cette firme étrangère en Haïti ;
La Cour a constaté que ce contrat a été signé sans son avis au mépris de l’article 5
alinéa 3 du Décret du 25 novembre 2005 établissant l’organisation et le
fonctionnement de la CSC/CA ;
458
Tableau 2.6.G Dépenses du Projet en lien avec le contrat d’Assistance technique à
la Direction du Projet de Reconstruction et d’équipement de l’HUEH
Cpte de la Firme GENIVAR INC. OU WSP CANADA INC. : 4604-205 / BANK OF MONTREAL
Date
description
12/6/2012 Decompte # 1
12/6/2012 Decomptes # 2
2/5/2014 Decompte # 3
14/09/2012 Decompte # 4
5/11/2012 Decompte # 5
20/11/2012 Decompte # 6
24/01/2013 Decomptes # 7
25/01/2013 Decompte # 8
14/02/2013 Decompte # 8-A
15/02/2013 Decompte # 9
6/3/2013 Decompte # 10
10/4/2013 Decompte # 11
8/5/2013 Decompte # 12
20/10/2013 Decompte # 13
21/11/2013 Decompte # 14
21/11/2013 Decompte # 15
21/11/2013 Decompte # 16
2/4/2014 Decompte # 17
2/4/2014 Decompte # 18
2/4/2014 Decompte # 19
2/4/2014 Decompte # 20
21/05/2014 Decompte # 21
25/08/2014 Decompte # 22
25/08/2014 Decompte # 23
8/10/2014 Decompte # 24
10/3/2015 Decompte # 25
26/01/2015 Decompte # 26
26/01/2015 Decompte # 27
13/04/2015 Decompte # 28
16/04/2015 Decompte # 29
28/05/2015 Decompte # 30
28/05/2015 Decompte # 30-1
12/6/2015 Decompte # 31
12/6/2015 Decompte # 32
24/07/2015 Decompte # 33
19/08/2015 Decompte # 33-1
19/08/2015 Decompte # 34
1/9/2015 Decompte # 35
23/10/2015 Decompte # 36
2/12/2015 Decompte # 37
2/12/2015 Decompte # 38
4/3/2016 Decompte # 39
4/3/2016 Decompte # 40
4/3/2016 Decompte # 41
27/04/2016 Decompte # 42
11/5/2016 Decompte # 43
5/8/2016 Decompte # 44
5/82016 Decompte # 45
Total
459
Decomptes
Remb.Depensesret. de gar.(5%)
FACTURES
Acompte 20%
57,969.33
2,824.95
60,794.28
11,593.87
159,874.67
135,119.33
148,094.33
42,929.00
43,146.67
50,948.67
32,845.83
61,417.50
86,474.17
34,367.50
46,565.00
33,443.34
72,340.67
19,026.67
44,174.50
96,001.22
23,398.49
20,802.17
58,758.23
40,949.33
42,704.00
54,167.17
82,413.00
76,357.67
113,642.67
49,239.00
33,558.33
63,464.25
39,024.00
48,918.81
9,000.00
67,068.75
49,653.17
43,873.17
32,500.00
32,500.00
51,722.33
45,554.27
32,733.17
35,398.00
42,269.33
33,755.33
38,434.00
31,467.33
44,139.17
37,007.33
11,516.00
2,550,726.87
11,620.45
7,852.41
3,821.08
4,319.20
366.18
8,495.04
7,936.31
2,421.43
10,157.58
9,656.27
715.34
15,194.03
3,200.19
12,766.30
1,879.49
2,000.00
12,263.32
15,988.56
5,388.66
11,191.65
3,500.39
24,973.60
4,395.26
2,000.00
3,832.17
2,000.00
3,500.00
4,649.01
6,774.72
10,263.98
7,354.73
7,881.89
8,269.93
8,026.27
8,130.42
7,794.05
7,459.68
8,320.48
7,438.26
7,005.62
8,649.75
4,694.22
306,972.87
-
-
171,495.12
142,971.74
151,915.41
44,707.22
43,512.85
59,443.71
40,782.14
61,417.50
88,895.60
44,525.08
56,221.27
34,158.68
87,534.70
22,226.86
44,174.50
108,767.52
25,277.98
22,802.17
71,021.55
56,937.89
48,092.66
65,358.82
82,413.00
79,858.06
138,616.27
53,634.26
35,558.33
67,296.42
41,024.00
52,418.81
9,000.00
71,717.76
56,427.89
54,137.15
32,500.00
39,854.73
59,604.22
53,824.20
40,759.44
43,528.42
50,063.38
41,215.01
46,754.48
38,905.59
51,144.79
45,657.08
16,210.22
2,857,699.74
31,974.93
27,023.87
29,618.87
8,585.80
8,629.33
10,189.73
6,569.17
12,283.50
17,294.83
6,873.50
9,313.00
6,688.67
14,468.13
3,805.33
8,834.90
19,200.24
4,679.70
4,160.43
11,751.65
8,189.87
8,540.80
10,833.43
16,482.60
15,271.53
22,728.53
9,847.80
6,711.67
12,692.85
7,804.80
9,783.76
13,413.75
9,930.63
8,774.63
6,500.00
10,344.47
9,110.85
6,546.63
7,079.60
8,453.87
6,751.07
7,686.80
6,293.47
8,827.83
7,401.47
2,303.20
501,845.37
Dec. BRH
49,200.41
139,520.19
115,947.87
122,296.54
36,121.42
34,883.52
49,253.98
34,212.97
49,134.00
71,600.77
37,651.58
46,908.27
27,470.01
73,066.57
18,421.53
35,339.60
89,567.28
20,598.28
18,641.74
59,269.90
48,748.02
39,551.86
54,525.39
65,930.40
64,586.53
115,887.74
43,786.46
28,846.66
54,603.57
33,219.20
42,635.05
9,000.00
58,304.01
46,497.26
45,362.52
32,500.00
33,354.73
49,259.75
44,713.35
34,212.81
36,448.82
41,609.51
34,463.94
39,067.68
32,612.12
42,316.96
38,255.61
13,907.02
2,355,854.37
Tableau 2.6.H Dépenses du Projet en lien avec l’avenant au contrat d’Assistance
technique à la Direction du Projet de Reconstruction et d’équipement
de l’HUEH
Titre du Projet: Contrat d'Assistance technique a la Direction du projet de reconstruction et d'equipement de l'HUEH
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte de la Firme GENIVAR INC. : 4604-205 / BANK OF MONTREAL
Dec. BRH
FACTURES Acompte 20%
ret. de gar.(5%)
Remb.Depenses
Decomptes
description
Date
35 795,00
7 929,90
43 724,90
4 235,30
39 649,50
24/05/2013 Avenant (decompte 1-1)
10 422,91
2 579,07
13 001,98
106,65
12 895,33
17/06/2013 Avenant (decompte 1-2)
50 022,18
10 886,91
60 909,09
6 474,55
54 434,54
21/10/2013 Avenant (decompte 1-3)
41 785,74
10 446,44
52 232,18
52 232,18
Avenant (decompte 1-4)
127 020,22
31 755,06
158 775,28
158 775,28
29/10/2013 Avenant (decompte 1-5)
21 164,58
5 291,14
26 455,72
(5,28)
26 461,00
29/10/2013 Avenant (decompte 1-6)
12 863,91
3 215,98
16 079,89
16 079,89
29/10/2013 Avenant (decompte 1-7)
2 784,21
696,05
3 480,26
3 480,26
29/10/2013 Avenant (decompte 1-8)
3 882,66
970,67
4 853,33
4 853,33
2014-02-04 Avenant (decompte #1-9)
14 846,37
3 640,71
18 487,08
6 929,76
11 557,32
2014-09-04 Avenant (decompte #1-10)
9 371,50
2 342,88
11 714,38
11 714,38
2014-09-04 Avenant (decompte 1-11)
8 658,82
2 164,70
10 823,52
10 823,52
13/02/2014 Avenant (decompte 1-12)
8 440,53
2 110,13
10 550,66
10 550,66
18/08/2014 Avenant (decompte 1-13)
5 189,98
1 297,49
6 487,47
6 487,47
18/08/2014 Avenant (decompte 1-14)
10 491,43
2 475,80
16 717,23
4 338,22
12 379,01
29/09/2014 Avenant (decompte 1-15)
30 318,06
7 401,65
37 719,71
711,46
37 008,25
2014-03-12 Avenant (decompte 1-16)
13 527,24
3 381,81
16 909,05
16 909,05
26/01/2015 Avenant (decompte 1-17)
17 628,74
4 407,18
22 035,92
22 035,92
26/01/2015 Avenant (decompte 1-18)
16 633,55
4 158,39
20 791,94
20 791,94
13/04/2015 Avenant (decompte 1-19)
8 685,41
2 171,35
10 856,76
10 856,76
16/04/2015 Avenant (decompte 1-20)
10 958,52
2 617,96
13 576,48
486,67
13 089,81
30/04/2015 Avenant (decompte 1-21)
17 107,95
4 164,79
21 272,74
448,79
20 823,95
2015-01-09 Avenant (decompte 1-22)
12 786,42
3 196,61
15 983,03
15 983,03
2015-01-09 Avenant (decompte 1-23)
831,05
207,76
1 038,81
1 038,81
21/07/2015 Avenant (decompte 1-24)
43 750,00
43 750,00
19/08/2015 Avenant (decompte 1-24.1) 43 750,00
4 164,96
1 041,24
5 206,20
5 206,20
19/08/2015 Avenant (decompte 1-25)
3 975,96
993,99
4 969,95
4 969,95
2015-01-09 Avenant (decompte 1-26)
9 104,26
1 912,84
11 017,10
1 452,90
9 564,20
23/10/2015 Avenant (decompte 1-27)
2 611,11
415,52
3 026,63
949,01
2 077,62
2015-02-12 Avenant (decompte 1-28)
2 625,19
419,05
3 044,24
949,01
2 095,23
2015-02-12 Avenant (decompte 1-29)
3 823,10
718,52
4 541,62
949,01
3 592,61
2016-12-02 Avenant (decompte 1-30)
3 421,39
618,10
4 039,49
949,01
3 090,48
Avenant (decompte 1-31)
352 248,62
125 629,68
694 232,54
28 975,06 665 257,48
Total
Rapport
du MEF,133
le MPCE, Tableau
MEF parprovisionnel
aux
sources: les correspondances adress ées
a de decaissements de la BMPAD
051,50
s'elevait
non preleve
acompte
Total
460
791. La Cour a constaté que l’Impôt libératoire de 20% exigé conformément à l’article 8 du décret
du 29 septembre 2005 portant Impôt sur le Revenu a été prélevé sur le montant des décomptes
présentés par la Firme GENIVAR INC / WSP CANADA INC. Cependant, l’impôt a été appliqué
sur le montant net des décomptes et non sur le montant brut. Les responsables de l’UTE/MEF ont
déduit des décomptes bruts les frais engagés par les responsables de la Firme (Billets d’Avion, frais
d’Hôtel, frais de nourriture, frais d’hospitalisation, etc.). La valeur du montant de l’impôt
libératoire qui devrait être prélevée pour le compte de la Direction Générale des Impôts (DGI) est
égale à Sept Cent Treize Mille Quatre Cent Quarante-deux et 32/100 dollars américains (713,
442.32 USD) tandis que le montant prélevé est de 627 475.05 USD, soit un manque à gagner pour
le Trésor public de 85 967.27 USD.
792. Dans ce cas, l’UTE est responsable du paiement de la balance non versée dudit impôt à la
DGI, conformément au dernier paragraphe de l’article 8 de ce même décret qui précise que « [t]out
contrat signé entre deux parties, ou entre un représentant d’un pouvoir public et un particulier,
contenant des clauses d’exonération d’impôt sur le revenu en dehors des prescriptions légales, rend
le responsable de la partie qui verse le revenu directement redevable du paiement dudit impôt. »
793. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Contrat d’assistance technique à la direction du projet de reconstruction et d’équipement de l’hôpital
de l’Université d’État d’Haïti
(UTE/MEF)
COMPTE COURANT UTE
Compte courant: 111 059 184 :
Montant initial: 2, 857,699.74 USD
Avenant :
694,232.54 USD
Total :
3, 551,931.28 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI
Mode de sollicitation : Appel d’Offres Ouvert
DES CONTRATS
Date de signature du contrat : 16 mars 2012
Date de signature de l’Avenant : 11 mars 2013
Parties prenantes :
Maitre d’Ouvrage Délégué : André Lemercier GEORGES, Ministre du
MEF (contrat);
Maitre d’œuvre : Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre du MEF
(Avenant);
Entrepreneur : Ali ETTEHADIEH, Vice-président Exécutif de la firme
GENIVAR INC.
Absence de validation de la CNMP
Visa de la CSCCA par Arol Elie, Président
Visa de Nonie H. MATHIEU: Présidente de la CSC/CA (Avenant).
461
TITRE DU PROJET
Contrat d’assistance technique à la direction du projet de reconstruction et d’équipement de l’hôpital
de l’Université d’État d’Haïti
(UTE/MEF)
LA GESTION
Délai de Garantie : Non prévu ;
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage: Vingt pourcent (20%) ;
GESTION DE PROJET
Retenue de Garantie : N/A ;
Retenue de bonne exécution : Non prévue ;
Acompte: provisionnel (2%) ou libératoire (20%) ;
Pénalité de retard: 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ième jour
de retard ; et le cas échéant, 1/1000 du montant du marché au-delà du
trentième jour sans dépasser 10% du montant total du marché.
EXÉCUTION DES
Durée des travaux: Cinq (5) ans
TRAVAUX
Total décomptes: 3 215 984,35 USD
Total décaissements: 2 708 102.99 USD
BILAN DU PROJET
Dans le cadre de l’analyse des dossiers soumis par l‘UTE/MEF pour ce marché, la Cour n’a pas retrouvé les
dossiers de soumissions des Firmes (dossiers d’Appel d’Offre) qui ont participé à l’appel d’offres. Le dossier
juridique de la Firme GENIVAR INC n’a pas également été fourni, ce qui ne permet pas à la Cour d’ opiner sur
le respect des procédures d’autorisation de fonctionnement des entreprises étrangères sur le territoire haïtien.
La Cour a constaté que ce contrat a été signé sans la validation de la CNMP. De plus, l’Impôt libératoire de
20% exigé conformément à l’article 08 du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu a été
prélevé en partie sur le montant des décomptes présentés par la Firme GENIVAR INC / WSP CANADA INC.
Le montant de l’impôt libératoire non prélevé et non versé à la DGI est de 85 967.27 USD. L’UTE est
responsable du paiement dudit impôt au profit de la DGI, au regard de l’article 8 du décret du 29 septembre
2005 relatif à l’impôt sur le revenu.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP, Ordonnateur
Principal ;
André Lemercier GEORGES : Ministre de l’Économie et des Finances,
Ordonnateur Principal ;
Marie Carmelle JEAN-MARIE : Ministre de l’Économie et des Finances,
Ordonnateur principal ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Alex LORQUET : Chargé de Projet HUEH ;
Reynold PAUYO : Directeur Technique de l’UTE/MEF;
Emmanuel GEORGES : Spécialiste en Passation de Marchés, Membre
de la Commission d’ouverture des plis ;
Charles ELYSEE : Adjoint au spécialiste en Passation de Marchés,
Membre de la Commission d’Ouverture des plis ;
Deuxième niveau
Ali ETTEHADIEH, Ing. : Vice-président Exécutif de GENIVAR INC.;
Renaud POIRIER : Chef de Projet de GENIVAR Inc
Contrat d’appui technique à la direction du projet de Reconstruction et d’Équipement
de l’HUEH Phase II (DP-CC-MEF-341)
794. L’examen du mode de sollicitation du contrat d’Appui technique à la direction du projet de
reconstruction et d’équipement de l’HUEH Phase II porte la Cour à faire les remarques suivantes_ :
462
795. Il s’agit d’un contrat conclu à partir d’un Appel d’Offres Restreint en date du 06 mai 2016
entre le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme : WSP CANADA INC. pour
un appui technique au staff du projet de reconstruction et d’équipement de l’HUEH. Ce marché est
conforme à l’article 6 de l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant les Seuils de Passation des Marchés Publics
et les Seuils d’Intervention de la Commission Nationale des Marchés Publics à 20,000,000.00 HTG
pour les marchés de Services et de Prestations intellectuelles, vu que son coût est de 298 775.60
USD, soit 18 540 370.47 HTG (Taux de référence 62.0545).
796. D’après l’analyse des dossiers fournis par l’Unité Technique d’Exécution du Ministère de
l’Économie et des Finances (UTE/MEF), la Cour présente les dépenses engagées pour le projet
d’Appui technique à la direction du projet de reconstruction et d’équipement de l’HUEH à partir
du tableau suivant :
Tableau 2.6.I Dépenses en lien avec l’appui technique à la direction du projet de
reconstruction et d’équipement de l’HUEH
Titre du Projet: Appui technique a la Direction du projet de reconstruction et d'equipement de l’HUEH
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte de la Firme: WSP CANADA INC. : 4604 205 / BANK OF MONTREAL
Date
description
6/9/2016 Decompte # 1
Decomptes
Remb.depensesret. de gar.(5%)Mnt Bordereau Acompte 5%
37,920.52
6,945.08
44,865.60
1,896.03
8/9/2016 Decompte # 2
26,798.36
6,933.84
33,732.20
1,339.92
12/9/2016 Decompte # 3
41,742.67
7,299.21
49,041.88
2,087.13
27/12/2013 Facture # 4
24/02/2014 Facture # 5
2/4/2014 Facture # 6
26/08/2014 Facture # 7
14/04/2015 Facture # 8
Total
106,461.55
21,178.13
127,639.68
5,323.08
sources: les correspondances adress ées
aux MEF
par le MPCE,
Tableau
MEF,
Rapport
decaissements de la BMPAD
Total
acompte
provisionnel
non du
preleve
s'elevait
a de25,527.94
Dec. BRH
42,969.57
32,392.28
46,954.75
122,316.60
797. Quant à l’exécution du contrat d’Appui technique à la direction du projet de reconstruction et
d’équipement de l’HUEH, la Cour a constaté à travers les dossiers soumis par le Ministère de
l’Économie et des Finances (MEF) via son Unité Technique
d’Exécution (UTE) que les
décaissements en faveur de la Firme : WSP CANADA INC n’ont pas été complétés. Cependant, Il
faut noter aussi que le Certificat de Réception provisoire, voire définitif de ce projet, n’a pas été
fourni par le MEF/UTE à la Cour pour ce projet.
798. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour_ par rapport à ce projet
463
TITRE DU PROJET
Appui technique à la direction du projet de reconstruction et d’équipement de l’HUEH Phase II
(DP-CC-MEF-341)
COMPTE COURANT UTE
Compte 111 059 184 :
Montant bordereau: 127,639.68 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Mode de sollicitation : Appel d’Offres Restreint
Date de signature : 06 mai 2016
Montant du contrat : 298,770.60 USD
Les différentes parties prenantes dans le cadre de ce Marché
sont :
Maitre d’Ouvrage Délégué : Yves Romain BASTIEN,
Ministre du MEF ;
Maitre d’œuvre : Gaétan DEMERS, Vice-président de
la Firme WSP CANADA INC.
Visa de la CSC/CA par Marie Neltha FETIÈRE : Présidente
-
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : N/A ;
Avance de démarrage: Non prévue;
Retenue de Garantie: Non prévue;
Retenue de bonne exécution : Non prévue ;
Impôt libératoire: Cinq pourcents (5%);
Pénalité de retard : Cinq (5%) du cout du contrat à partir du
jour de retard ;
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée des travaux : Cinq (5) mois ;
Décomptes par tranche.
BILAN DU PROJET
Quant à l’exécution du contrat d’Appui technique à la direction du projet de reconstruction et d’équipement de
l’HUEH, la Cour a constaté à travers les dossiers soumis par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
via son Unité Technique et d’Exécution (UTE), que les décaissements en faveur de la Firme: WSP CANADA INC
n’ont pas été complétés. Cependant, il faut noter aussi que le Certificat de Réception provisoire voire définitif de
ce projet n’a pas été fourni par le MEF/UTE à la Cour pour ce projet.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP,
Ordonnateur Principal ;
Yves Romain BASTIEN : Ministre de l’Économie et des Finances,
Ordonnateur Principal ;
Pierre Erold ETIENNE : Directeur Général du MEF ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Coordonnateur de Projet ;
Reynold PAUYO : Directeur Technique de l’UTE/MEF;
. Deuxième niveau
464
Gaétan DEMERS : Vice-président de WSP CANADA INC.
Contrat pour la réalisation de plans de site et pour les études de réaménagement des
bâtiments à conserver dans le cadre de la reconstruction de l’HUEH (GG-CE-MEF-78)
799. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes. D’abord, l’examen du
mode de sollicitation du contrat pour la réalisation des plans de reconstruction et pour les études
de réaménagement des bâtiments à conserver sur le site de l’HUEH établit qu’il s’agit d’un contrat
conclu de Gré à Gré en date du 22 février 2013 entre le Ministère de l’Économie et des Finances
(MEF) et le Cabinet Georges LESCOT pour un montant de 184, 450,00 USD ou 7, 907, 205.50
HTG (taux BRH, 1US$/ 42.8691 HTG).
800. D’après l’analyse des dossiers fournis par l’Unité Technique d’Exécution du Ministère de
l’Économie et des Finances (UTE/MEF), la Cour présente les dépenses du projet à partir du tableau
suivant :
Tableau 2.6.J Dépenses en lien avec la réalisation de
plans de site et les études de
réaménagement des bâtiments du projet de
reconstruction et d’équipement de l’HUEH
Titre du Projet: Réalisation des plans de site et les études de réaménagement de Bâtiments à conserver dans le cadre de la reconstruction de l’HUEH
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte du Cabinet Georges LESCOT : 1661 0184 91 / BNC
Date
Description
6/5/2013 Facture # 1
Decomptes Remb.Av.ret(20%)
ret. de gar.(5%) Mnt Bordereau Acompte 2%
21,185.00
21,185.00
423.70
Dec. BRH
20,761.30
17/06/2013 Facture # 2
21,185.00
21,185.00
423.70
20,761.30
24/07/2013 Facture # 3
29,180.00
29,180.00
583.60
28,596.40
27/12/2013 Facture # 4
20,070.00
20,070.00
401.40
19,668.60
24/02/2014 Facture # 5
17,840.00
17,840.00
356.80
17,483.20
2/4/2014 Facture # 6
21,581.50
21,581.50
431.63
21,149.87
26/08/2014 Facture # 7
32,914.80
32,914.80
658.30
32,256.50
14/04/2015 Facture # 8
19,093.70
19,093.70
381.87
18,711.83
Total
183,050.00
183,050.00
3,661.00
179,389.00
sources: les correspondances
adress
ées aux MEF
par le
MPCE,
Tableau
duaMEF,
Rapport de decaissements de la BMPAD
Total
acompte
provisionnel
non
preleve
s'elevait
3,661.00
801. Quant à l’exécution du contrat, la Cour a constaté, à travers les dossiers soumis par le Ministère
de l’Économie et des Finances (MEF) via son Unité Technique et d’Exécution (UTE), que les
décaissements en faveur du Cabinet Georges LESCOT n’ont pas été complètement effectués.
Cependant, Il faut noter aussi que le Certificat de Réception provisoire voire définitif de ce projet
n’a pas été fourni par le MEF/UTE à la Cour.
802. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour_ par rapport à ce projet.
465
TITRE DU PROJET
Réalisation de plans de site et_ études de réaménagement de bâtiments à conserver dans le cadre de la
reconstruction de l’HUEH
COMPTE COURANT UTE
TOTAL FINANCEMENT
Compte 111 059 184
Montant bordereau: 183,050.00 USD
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES CONTRATS
Mode de sollicitation : Gré à Gré
Date de signature du contrat : 22 février 2013
montant du contrat : 184,450.00 USD
Parties contractantes :
Maitre d’Ouvrage Délégué : Marie Carmelle JEANMARIE, Ministre du MEF ;
Maitre d’œuvre : Georges LESCOT, Directeur du
Cabinet GEORGES LESCOT
Visa de la CSCCA par Nonie H. Mathieu, Présidente
LA GESTION CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : N/A ;
Avance de démarrage : Non prévue;
Retenue de Garantie : Non prévue;
Retenue de bonne exécution : Non prévue ;
Acompte provisionnel : deux pourcent (2%) ;
Pénalité de retard : Non prévue.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée des travaux : Sept (7) mois ;
Décomptes par tranche.
-
BILAN DU PROJET
Contrairement aux dispositions de l’article 27-1 de la loi du 10 juin 2009 et de l’article 6, second paragraphe de
l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant les Seuils de Passation des Marchés Publics et les Seuils d’Intervention de la
Commission Nationale des Marchés Publics, le marché n’a pas été passe sur simple mémoire ou facture mais de
gré à gré.
Quant à l’exécution du contrat, la Cour a constaté à travers les dossiers soumis par le Ministère de l’Économie et
des Finances (MEF) via son Unité Technique et d’Exécution (UTE) que les décaissements en faveur du Cabinet
Georges LESCOT n’ont pas été totalement exécutés. Cependant, Il faut noter aussi que le Certificat de Réception
provisoire voire définitive de ce projet n’a pas été fourni par le MEF/UTE à la Cour.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP,
Ordonnateur Principal ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Economie et des Finances,
Ordonnateur Principal ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Chargé de Projet HUEH ;
Reynold PAUYO : Directeur Technique de l’UTE/MEF;
Deuxième niveau
Georges LESCOT, Arch. : Président Directeur Général du
Cabinet Georges LESCOT;
466
Module 2 : Contrats de travaux de Construction
Constatations par rapport au contrat HUEH-Hôpital de transition sur le site de l’ancien
l’hôpital militaire (CP-CT-MEF-57)
803. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes :
L’examen du mode de sollicitation du contrat de l’HUEH-Hôpital de Transition sur le
Site de l’ancien Hôpital Militaire établit qu’il s’agit d’un contrat conclu à partir d’un
Appel d’Offres Restreint en date du 4 septembre 2013 entre le Ministère de
l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme Expert Concept S.A, pour les travaux
de construction d’un Hôpital de transition sur le site de l’Ancien Hôpital Militaire. Ce
marché a été conclu conformément à l’article 6 de l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant les
Seuils de Passation des Marchés Publics et les Seuils d’Intervention de la Commission
Nationale des Marchés Publics à 40 000 000.00 HTG pour les marchés des Travaux.
Le montant du marché en question est de 485, 568,47 USD ou 21, 265, 859.60 HTG
(Réf : taux BRH, 1US$ = 43.7958 HTG).
L’avance de démarrage de Vingt pourcent (20%) soit Quatre-vingt-dix-sept Mille Cent
Treize et 69/100 dollars américains (97, 113.69 USD) qui devrait être versée à la firme
EXPERT CONCEPT S.A au moment du premier décaissement a été effectivement
présentée.
La lettre de garantie (Caution) fournie par la Société Générale Haïtienne de Banque
S.A (SOGEBANK) d’un montant de Quatre-vingt-dix-sept Mille Cent Treize et
69/100 dollars américains (97, 113.69 USD) en date du 15 janvier 2014 représente
réellement 20% du Contrat initial
La Cour a également constaté que la Caution de garantie pour la bonne exécution que
devrait soumettre la Firme EXPERT CONCEPT S.A avant tout décaissement a bien
été soumise en date du 26 décembre 2013 par la Société Générale Haïtienne de
Banque, d’Épargne et de Logement S.A (SOGEBEL) comme le stipule l’article 1292 de ce même Arrêté.
D’après l’analyse des dossiers fournis par l’Unité Technique d’Exécution du Ministère
de l’Économie et des Finances (UTE/MEF), la Cour présente les dépenses du projet
467
de l’HUEH – Hôpital de Transition sur le site de l’ancien l’Hôpital Militaire à partir
du tableau suivant.
Tableau 2.6.K Dépenses en lien avec le contrat CP-CTMEF-57
Titre du Projet: Travaux de Construction HUEH-Hopital de Transition sur le Site de l'Ancien Hopital Militaire
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte de la Firme EXPERT CONCEPT S.A : 455261 /CAPITAL BANK S.A
Date
description
17/02/2014 avance de 20%
Decomptes
97,113.69
Remb.Av.ret(20%)
ret. de gar.(5%)
-
Dec. MEF
97,113.69
Acompte 2%
-
2/4/2014 Decompte # 1
193,181.97
38,636.39
9,659.10
144,886.48
2/5/2014 Decompte # 2
154,182.33
30,836.47
7,709.12
115,636.75
12/6/2014 Decompte # 3
86,929.28
17,385.86
4,346.46
65,196.96
12/6/2014 Decompte # 4
51,274.89
10,254.98
2,563.74
38,456.17
15/01/2015 Retenue de garantie
24,278.42
485.57
Total
582,682.16
97,113.69
24,278.42
485,568.47
485.57
sources: les correspondances adress ées
aux MEF
par le MPCE,
Tableau
MEF,
Rapport
decaissements de la BMPAD
Total
acompte
provisionnel
non du
preleve
s'elevait
a de
11,653.64
La Cour a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément à l’article
76, deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre 2005 portant Impôt sur le Revenu
n’a pas été prélevé sur le montant des décomptes présentés par la Firme EXPERT
CONCEPT S.A. Le montant de l’acompte provisionnel qui devrait être prélevé pour
le compte de la Direction Générale des Impôts (DGI) est égal à Onze Mille Six Cent
Cinquante-trois et 64/100 dollars américains (11, 653.64 US) ;
La Cour a aussi noté que la Firme Expert Concept S.A a reçu un surplus non justifié
de Neuf Mille Deux Cent Vingt-cinq et 80/100 dollars américains (9, 225.80 USD) sur
ledit projet ; cet indu doit être restitué à l’État Haïtien ;
Quant à l’exécution du contrat de HUEH- Hôpital de Transition sur le Site de l’Ancien
Hôpital Militaire, des documents faisant référence aux rapports de supervision ont été
constatés par la Cour. Cependant, ces documents n’ont pas été signés par les
responsables de la Firme de supervision à savoir le Cabinet Georges LESCOT. Il faut
noter aussi que le Certificat de Réception provisoire voire définitive de ce projet n’a
pas été fourni.
804. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Construction d’hôpital de transition sur le site de l’ancien hôpital militaire (cp-ct- mef- 157)
TOTAL FINANCEMENT
468
Fonds PetroCaribe
Dec. BRH
97,113.69
144,886.48
115,636.75
65,196.96
38,456.17
23,792.85
485,082.90
TITRE DU PROJET
Construction d’hôpital de transition sur le site de l’ancien hôpital militaire (cp-ct- mef- 157)
PROCESSUS D’OCTROI DES CONTRATS
Mode de sollicitation : Appel d’Offres Restreint
Date de signature : 4 septembre 2013
Montant du contrat : 485,568.47 USD
Parties contractantes :
Maitre d’Ouvrage Délégué : Wilson LALEAU, Ministre
du MEF ;
Maitre d’œuvre : Monique DUPERVAL, PDG de la
firme EXPERT CONCEPT S.A
Visa de la CSCCA par Nonie H. Mathieu, Présidente
LA GESTION CONTRACTUELLE ET
Délai de Garantie : 12 mois ;
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage: Vingt pourcent (20%) ;
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel: deux pourcent (2%) ;
Pénalité de retard : 1/3000 du montant du marché du 1er
au 30ième jour de retard ; et le cas échéant, 1/1000 du
montant du marché au-delà du trentième jour sans
dépasser 10% du montant total du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée des travaux : Trois (3) mois ;
Décomptes par tranche (20% ; 30%, 30% ; 20%).
Les tests et essais, qui ne peuvent être faits dans les
installations de l’Entrepreneur, se feront dans un ou des
laboratoires désignés par l’Ingénieur.
BILAN DU PROJET
La Cour a noté que la Firme Expert Concept S.A a reçu un surplus de Neuf Mille Deux Cent Vingt-cinq et 80/100
dollars américains (9, 225.80 USD) sur ledit projet; ce indu doit être restitué à l’État Haïtien. De plus, elle a constaté
que l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément à l’article 76, deuxième paragraphe, du Décret du 29
septembre 2005 portant Impôt sur le Revenu n’a pas été prélevé sur le montant des décomptes présentés par la
Firme EXPERT CONCEPT S.A. Le montant de cet acompte provisionnel est de 11, 653.64 US.
Quant à l’exécution du contrat, des documents faisant référence aux rapports de supervision ont été constatés par
la Cour à travers les dossiers soumis par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) via son Unité Technique
et d’Exécution (UTE). Cependant, ces documents n’ont pas été signés par les responsables de la firme de
supervision: Cabinet Georges LESCOT. Il faut noter aussi que le Certificat de Réception provisoire voire définitif de
ce projet n’a pas été fourni par le MEF/UTE à la Cour.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP,
Ordonnateur Principal ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Économie et des Finances,
Ordonnateur Principal ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif
de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Chargé de Projet HUEH ;
Reynold PAUYO : Directeur Technique de l’UTE/MEF;
Deuxième niveau
Georges LESCOT : PDG du Cabinet Georges LESCOT ;
Troisième niveau
Monique DUPERVAL, Ing. : Président Directeur
Général d’EXPERT CONCEPT S.A;
469
Constatations par rapport au Contrat de travaux de Réaménagement et de
Réhabilitation des bâtiments sur le site de l’ancien hôpital militaire (CP-CT-MEF-150)
805. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes :
L’examen du mode de sollicitation du contrat de Réaménagement et de Réhabilitation
de Bâtiments sur le Site de L’ancien Hôpital Militaire (Bâtiment DOSS & MSPP)
établit qu’il s’agit d’un contrat conclu à partir d’un Appel d’Offres Restreint en date
du 23 août 2013 entre le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la
Firme
Études-Exécutions-Constructions (EXECO S.A), pour les travaux de
réaménagement et de réhabilitation des Bâtiments sur le site de l’ancien Hôpital
Militaire. Ce marché, d’un montant de 792, 322,07 USD ou 34, 670, 904.53 HTG
(Réf : taux BRH, 1US$/43.7586 HTG), a été passé conformément à l’article 6 de
l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant les Seuils de Passation des Marchés Publics et les Seuils
d’Intervention de la Commission Nationale des Marchés Publics à 40,000,000.00 HTG
pour les marchés de Travaux.
Conformément à l’article 8 du Cahier des Clauses Administratives Particulières
(CCAP), il est stipulé qu’une caution garantissant l’avance de démarrage de Vingt
pourcent (20%) soit Cent Cinquante-huit Mille Quatre Cent Soixante-quatre et 41/100
dollars américain (158, 464.41 USD) devrait être présentée par la firme EXECO S.A
au moment du premier décaissement. Cependant, la lettre de garantie (Caution) fournie
par la Société Générale Haïtienne de Banque S.A (SOGEBANK) soit Cinq Millions
et 0/100 gourdes (5, 000.000.00 HTG) ou Cent Quatorze Mille Quatre Cent Quarantesept et 90/100 dollars américains 114, 447.90 USD ne représente pas réellement 20%
du Contrat initial.
470
Tableau 2.6.L Dépenses en lien avec le contrat CPCT-MEF-150
Titre du Projet: Travaux de reamenagement et de rehabilitation de batiments sur le Site de l'ancien Hopital Militaire
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte de la Firme ETUDES-EXECUTIONS-CONSTRUCTIONS (EXECO S.A) : 316010438 /SOGEBANK
Date
description
4/10/2013 avance de 20%
Decomptes
158,464.41
Remb.Av.ret(5%)
ret. de gar.(5%)
-
Dec. MEF
158,464.41
Acompte 2%
-
Dec. BRH
158,464.41
3/12/2013 Decompte # 1
66,907.79
13,381.56
3,345.39
50,180.84
50,180.84
21/01/2014 Decompte # 2
213,585.33
42,717.07
10,679.27
160,189.00
160,189.00
14/03/2014 Decompte # 3
85,290.15
17,058.03
4,264.51
63,967.61
63,967.61
15/09/2014 Decompte # 4
182,249.33
36,449.87
9,112.47
136,687.00
136,687.00
29/09/2014 Decompte # 5
244,289.32
48,857.86
12,214.47
183,216.99
183,216.99
14/01/2014 Decompte # 6
233,655.90
11,682.80
221,973.11
4,439.46
217,533.64
26/01/2015 Retenue de garantie
51,298.89
1,025.98
50,272.91
Total
1,184,442.24
158,464.38
51,298.89
1,025,977.85
5,465.44
1,020,512.41
sources: les correspondances adress ées
aux MEF
par le MPCE,
Tableau
MEF,
Rapport
decaissements de la BMPAD
Total
acompte
provisionnel
non du
preleve
s'elevait
a de
23,688.84
La Cour a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément à l’article
76, deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre 2005 portant Impôt sur le Revenu
n’a pas été prélevé sur le montant des décomptes présentés par la Firme EXECO S.A.
La valeur du montant de l’acompte provisionnel qui devrait être prélevé pour le compte
de la Direction Générale des Impôts (DGI) est égale à Vingt Mille Cinq Cent Dix-neuf
et 56/100 dollars américains (20,519.56 US) ;
Quant à l’exécution du contrat de Réaménagement et Réhabilitation Bâtiments (DOSS
ET MSPP) sur le Site de l’Ancien Hôpital Militaire, la Cour a constaté à partir des
dossiers soumis par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) via son Unité
Technique et d’Exécution (UTE), que des rapports de supervision ont été présentés par
le Cabinet Georges LESCOT. Cependant, le Certificat de Réception provisoire voire
définitif de ce projet n’a pas été fourni par le MEF/UTE à la Cour.
806. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour_ par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Réaménagement et réhabilitation des bâtiments sur le site de l’ancien hôpital militaire (bâtiment DOSS & MSPP)
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
471
Fonds PetroCaribe
Mode de sollicitation : Appel d’Offres Restreint
Date de signature : 23 août 2013
Montant du contrat : 792,322.07 USD
Date de signature de 28 avril 2014 :
Signature de l’Avenant no1 : 233 655.90USD
Parties prenantes :
Maitre d’Ouvrage Délégué : Wilson LALEAU, Ministre du MEF (Pour
le Contrat) ;
TITRE DU PROJET
Réaménagement et réhabilitation des bâtiments sur le site de l’ancien hôpital militaire (bâtiment DOSS & MSPP)
Maitre d’Ouvrage Délégué : Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre
du MEF (Pour l’Avenant) ;
Maitre d’œuvre : René LAURENT, PDG de la firme EXECO S.A
Visa de la CSCCA par Nonie H. Mathieu, Présidente
Visa de la CSCCA par Fritz Robert St Paul (pour l’avenant)
LA GESTION
Délai de Garantie : 12 mois ;
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage: Vingt pourcent (20%) ;
GESTION DE PROJET
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel: deux pourcent (2%) ;
Pénalité de retard: 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ième jour de
retard ; et le cas échéant, 1/1000 du montant du marché au-delà du trentième
jour sans dépasser 10% du montant total du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée des travaux : Trois (3) mois ;
Décomptes par tranche (20% ; 30%, 30% ; 20%).
BILAN DU PROJET
La Cour a constaté que la Caution de garantie de 5, 000,000.00 HTG ou 114, 447.90 USD fournie par la SOGEBANK ne
couvre pas la totalité de l’Avance de démarrage. Elle a également constaté que la Caution de bonne exécution des travaux
n’a pas été fournie avant le décaissement de l’avance de démarrage. La Firme Etude-Exécutions-Constructions (EXECO
S.A) a reçu un surplus de Quinze Mille Cinquante-quatre et 0/100 dollars américains (15,054.00 USD) sur ledit projet. Ce
dernier doit être restitué à l’État Haïtien.
L’acompte provisionnel de 2% exigé conformément à l’article 76, deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre 2005
portant l’Impôt sur le Revenu n’a pas été prélevé sur le montant des décomptes présentés par la Firme EXECO S.A. La
valeur du montant de l’acompte provisionnel non prélevé est égale à Vingt Mille Cinq Cent Dix-neuf et 56/100 dollars
américains (20,519.56 US). Quant à l’exécution du contrat, le Certificat de Réception provisoire voire définitif de ce projet
n’a pas été fourni par l’UTE.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP, Ordonnateur
Principal ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Économie et des Finances, Ordonnateur
Principal ;
Marie Carmelle JEAN-MARIE : Ministre de l’Économie et des Finances,
Ordonnateur Principal ;
Pierre Erold ETIENNE : Directeur Général du MEF ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Chargé de Projet HUEH ;
Reynold PAUYO : Directeur Technique de l’UTE/MEF;
Deuxième niveau
Georges LESCOT : PDG du Cabinet Georges LESCOT
Troisième niveau
René LAURENT, Ing. : Président Directeur Général de l’EXECO S.A;
-
Contrat de travaux supplémentaires de Réhabilitation et de Réaménagement de
bâtiments à l’ancien hôpital militaire (GG-CT-MEF -179)
807. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes. D’abord, l’examen du
mode de sollicitation du contrat nous porte à faire les remarques suivantes :
Il s’agit d’un contrat conclu directement sur facture le 15 avril 2015 entre le Ministère
de l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme Expert Concept S.A, pour les travaux
supplémentaires de réaménagement et de réhabilitation des Bâtiments à l’Ancien
472
Hôpital Militaire. Ce marché a suivi les normes applicables en matière de Marchés
Publics.
D’après l’analyse des dossiers fournis par l’Unité Technique d’Exécution du Ministère
de l’Économie et des Finances (UTE/MEF), la Cour présente les dépenses engagées
pour l’exécution du contrat des travaux supplémentaires de réaménagement et de
réhabilitation de bâtiments sur le site de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti et de
l’Ancien l’Hôpital Militaire à partir du tableau suivant :
Tableau 2.6.M Dépenses en lien avec le contrat CP-CTMEF-179
Titre du Projet: Travaux Supplementaires de reamenagement et de rehabilitation de batiments a l'ancien Hopital Militaire
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte de la Firme EXPERT CONCEPT S.A : 483461 /CAPITAL BANK S.A
Date
description
9/9/2015 paiement globale
Decomptes
2,295,611.82
Remb.Av.ret(5%)
ret. de gar.(5%)
-
Dec. MEF
2,295,611.82
Acompte 2%
45,912.24
Dec. BRH
2,249,699.58
Total
2,295,611.82
2,295,611.82
45,912.24
2,249,699.58
sources: les correspondances adress ées
aux MEF
par le MPCE,
Tableau
MEF,
Rapport
decaissements de la BMPAD
Total
acompte
provisionnel
non du
preleve
s'elevait
a de
45,912.24
808. Quant à l’exécution du contrat, aucun document faisant référence aux rapports de supervision
n’a été constaté par la Cour à travers les dossiers soumis par le Ministère de l’Économie et des
Finances (MEF) via son Unité Technique et d’Exécution (UTE). Cependant, la Cour tient à noter
que le Certificat de Réception définitif de ce projet a été fourni par le MEF/UTE dans les dossiers
pour ce projet.
809. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Travaux supplémentaires de réhabilitation et réaménagement de bâtiments sur le site de l’HUEH et de
l’ancien hôpital militaire
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
Mode de sollicitation : Gré à Gré
CONTRATS
Date de signature : 15 avril 2015
Montant du contrat : 2, 295,611.82 HTG
Parties prenantes :
Maitre d’Ouvrage Délégué : Wilson LALEAU, Ministre du
MEF ;
Maitre d’œuvre : Monique DUPERVAL, PDG de la firme
EXPERT CONCEPT S.A
LA GESTION CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
473
Visa de la CSCCA par Fritz Robert St Paul
Délai de Garantie : 12 mois ;
Avance de démarrage: Vingt pourcent (20%) ;
TITRE DU PROJET
Travaux supplémentaires de réhabilitation et réaménagement de bâtiments sur le site de l’HUEH et de
l’ancien hôpital militaire
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel: deux pourcent (2%) ;
Pénalité de retard: 1/3000 du montant du marché du 1er au
30ième jour de retard; et le cas échéant, 1/1000 du montant du
marché au-delà du trentième jour sans dépasser 10% du
montant total du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée des travaux : Trois (3) mois ;
Décomptes par tranche : 20%, 30%, 30%, 20% ;
En ce qui concerne la qualité des matériaux, les tests et essais qui ne
pourront se faire à l’intérieur de ses installations se feront dans un ou
des laboratoires désignés par l’Ingénieur.
BILAN DU PROJET
En ce qui concerne l’exécution du contrat, aucun document faisant référence aux rapports de supervision n’a été
constaté par la Cour à travers les dossiers soumis par le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) via son
Unité Technique et d’Exécution (UTE). Cependant, la Cour tient à noter que le Certificat de Réception définitif de
ce projet a été fourni par le MEF/UTE dans les dossiers pour ce projet.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP,
Ordonnateur Principal ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Economie et des Finances,
Ordonnateur Principal ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Chef de Projet ;
Deuxième niveau
Georges LESCOT : PDG du Cabinet Georges LESCOT;
Troisième niveau
Monique DUPERVAL, Ing. : Président Directeur Général de l’EXPERT
CONCEPT S.A;
Contrat de travaux supplémentaires de Réhabilitation et de Réaménagement de
bâtiments à l’HUEH (GG-CT-MEF -178)
810. L’examen du mode de sollicitation du contrat nous porte à faire les remarques suivantes:
Il s’agit d’un contrat conclu directement sur facture en date du 25 novembre 2014 entre
le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme : Expert Concept S.A,
pour les travaux supplémentaires de l’Ancien Hôpital Militaire (HUEH). Cependant,
ce marché a été conclu suivant les normes applicables en matière de Marchés Publics.
Son coût est de Sept Millions Six Cent Sept Mille Six Cent Soixante-six et 72/100
gourdes (7, 607,666,30 HTG)
474
L’analyse des dossiers fournis par l’Unité Technique d’Exécution du Ministère de
l’Économie et des Finances (UTE/MEF) à la Cour présente les dépenses du contrat
des Travaux supplémentaires de l’Ancien Hôpital Militaire (HUEH) à partir du tableau
suivant :
Tableau 2.6.M Dépenses en lien avec le contrat CP-CTMEF-178
Titre du Projet: Travaux Supplementaires de l'Ancien Hopital Militaire (HUEH)
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte de la Firme EXPERT CONCEPT S.A : 483461 /CAPITAL BANK S.A
Date
description
5/5/2015 paiement globale
Decomptes
Remb.Av.ret(5%)
ret. de gar.(5%) Dec. MEF
Acompte 2%
7,607,666.30
7,607,666.30
152,153.33
Dec. BRH
7,455,512.97
Total
7,607,666.30
7,607,666.30
152,153.33
7,455,512.97
sources: les correspondances adress ées
aux MEF
par le MPCE,
Tableau
MEF,
Rapport
decaissements de la BMPAD
Total
acompte
provisionnel
non du
preleve
s'elevait
a de
152,153.33
811. Quant à l’exécution du contrat des Travaux supplémentaires, aucun document faisant
référence aux rapports de supervision n’a été constaté par la Cour à travers les dossiers soumis par
le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) via son Unité Technique et d’Exécution (UTE).
Cependant, la Cour tient à noter que le Certificat de Réception définitif de ce projet a été fourni par
le MEF/UTE dans les dossiers pour ce projet.
812. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Travaux supplémentaires de l’ancien hôpital militaire de l’HUEH
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
Mode de sollicitation : Gré à Gré
CONTRATS
Date de signature : 25 novembre 2015
Montant du contrat : 7, 607,666.30 HTG
Parties contractantes :
Maitre d’Ouvrage Délégué : Marie Carmelle JEANMARIE, Ministre du MEF ;
Maitre d’œuvre : Monique DUPERVAL, PDG de la
firme EXPERT CONCEPT S.A
Visa de la CSCCA par Fritz Robert ST-PAUL: Président
LA GESTION CONTRACTUELLE ET
Délai de Garantie : 12 mois ;
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage: Vingt pourcent (20%) ;
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel: deux pourcent (2%) ;
Pénalité de retard : 1/3000 du montant du marché du 1er au
30ième jour de retard ; et le cas échéant, 1/1000 du montant du
marché au-delà du trentième jour sans dépasser 10% du
montant total du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée des travaux : Trois (3) mois ;
475
TITRE DU PROJET
Travaux supplémentaires de l’ancien hôpital militaire de l’HUEH
Décomptes par tranche : 20%, 30%, 30%, 20% ;
En ce qui concerne la qualité des matériaux, les tes test et essaies qui
ne pourront se faire à l’intérieur de ses installation se feront dans un ou
des laboratoires désignés par l’Ingénieur
BILAN DU PROJET
Pour ce qui concerne l’exécution du contrat des Travaux supplémentaires de l’Ancien Hôpital Militaire (HUEH),
aucun document faisant référence aux rapports de supervision n’a été constaté par la Cour à travers les dossiers
soumis par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) via son Unité Technique et d’Exécution (UTE).
Cependant, la Cour tient à noter que le Certificat de Réception définitif de ce projet a été fourni par le MEF/UTE
dans les dossiers pour ce projet.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP,
Ordonnateur Principal ;
Marie Carmelle JEAN-MARIE : Ministre de l’Économie et des
Finances, Ordonnateur Principal ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Chef de Projet ;
Deuxième niveau
Monique DUPERVAL, Ing. : Président Directeur Général de
l’EXPERT CONCEPT S.A;
Contrat de travaux de Reconstruction de l’Hôpital de l’Université d’État
d’Haïti (HUEH) – (AOI-CT-MEF-127)
813. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes :
Il s’agit d’un contrat conclu à partir d’un Appel d’Offres International en date du 2
décembre 2013 entre le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme :
Groupe International Santé pour Haïti (GISH), pour la Reconstruction de l’Hôpital de
l’Université d’État d’Haïti (HUEH). Le mode de sollicitation de ce marché est adéquat
tenant compte de l’article 1er de l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant les Seuils de Passation
des Marchés Publics et les Seuils d’Intervention de la Commission Nationale des
Marchés Publics à 40, 000,000.00 HTG pour les marchés de Travaux. Le montant du
marché en question est de 41 480 000.01 USD, soit 1 819 080 512.44 HTG.
Selon le Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP), il est stipulé qu’une
caution garantissant l’avance de démarrage de quinze pourcent (15%), soit six millions
deux cent vingt-deux mille et 00/100 dollars américain (6 222 000.00 USD) devra être
versée par la firme Groupe International Santé pour Haïti (GISH) au moment du premier
décaissement. La cour a retracé cette caution.
476
Dans le cadre de l’exécution du Contrat de Reconstruction de l’Hôpital de l’Université
d’État d’Haïti (HUEH), la Cour a décelé des irrégularités relatives à l’absence
d’informations sur la satisfaction par GISH des modalités légales liées à son
fonctionnement sur le territoire haïtien (autorisation de fonctionnement, constitution de
capital social). Le tableau suivant présente un résumé des décomptes et des
décaissements :
Tableau 2.6.N Dépenses en lien avec le contrat CP-CT-MEF-127
GROUPE INTERNATIONAL SANTE POUR HAITI (GISH)
Titre du Projet: RECONSTRUCTION DE L'HOPITAL DE L'HUNIVERSITE D'ETAT D'HAITI
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
compte de la compagnie: ES14740000140013700028, CITIBANK INTERNATION PLC
Date
Description
Decompte Dec. petro
Ret.(5%) Remb.5%
Acompte 2%
Montant net
5/6/2014
Avance de demarrage
6,222,000.00
2,074,000.00
6,222,000.00
24/09/2014 Deuxieme versement
382,500.00
127,500.00
382,500.00
25/09/2014 Troisieme versement
289,662.84
96,554.28
289,662.84
4/12/2014 Quatrieme versement
1,487,871.42
495,957.14
29,757.43
1,458,113.99
4/12/2014 Cinque versement
272,289.12
90,763.04
5,445.78
266,843.34
4/12/2014 sixieme versement
286,628.40
95,542.80
5,732.57
280,895.83
5/12/2014 septieme versement
111,947.10
37,315.70
2,238.94
109,708.16
5/12/2014 Huit Versement
1,342,294.86
447,431.62
26,845.90
1,315,448.96
5/12/2014 Neuvieme versement
106,227.00
35,409.00
2,124.54
104,102.46
8/4/2015
Dixieme versement
134,400.93
44,800.31
2,688.02
131,712.91
7/5/2015
Onzieme versement
110,120.01
36,706.67
2,202.40
107,917.61
12/6/2015 Douzieme versement
115,725.42
38,575.14
2,314.51
113,410.91
10/6/2015 Treizieme versement
556,693.47
185,564.49
11,133.87
545,559.60
1/4/2016
Quatorzieme versement
1,753,786.68
584,595.56
35,075.73
1,718,710.95
11/5/2016 Quinzieme versement
2,173,631.79
724,543.93
43,472.64
2,130,159.15
1/6/2016
Seizieme versement
2,753,046.81
917,682.27
55,060.94
2,697,985.87
22/07/2016 Diseptieme versement
1,836,434.91
612,144.97
36,728.70
1,799,706.21
22/07/2016 Dix-huitieme versement
704,215.62
234,738.54
14,084.31
690,131.31
22/08/2016 Dix-neuvieme versement
942,449.40
314,149.80
18,848.99
923,600.41
14/07/2015 Vintieme versement
718,237.95
239,412.65
14,364.76
703,873.19
19/08/2015 Vingt et unieme versement
457,573.50
152,524.50
9,151.47
448,422.03
14/07/2015 Vingt-deuxieme versement
718,237.71
239,412.57
14,364.75
703,872.96
25/08/2015 Vingt-troisieme versement
485,283.45
161,761.15
9,705.67
475,577.78
6/10/2015 Vingt-quatrieme versement
1,591,338.69
530,446.23
31,826.77
1,559,511.92
24/11/2015 Vingt-sixieme versement
421,234.47
140,411.49
8,424.69
412,809.78
20/11/2015 Vingt-septieme versement
122,278.32
40,759.44
2,445.57
119,832.75
20/11/2015 Vingt-huitieme versement
130,585.26
43,528.42
2,611.71
127,973.55
30/11/2015 Vintgt-neuvieme versement
9,079.89
3,026.63
181.60
8,898.29
30/11/2015 Trente et unieme versement
6,285.69
2,095.23
125.71
6,159.98
2/1/2016
Trente-deuxieme versement
131,163.24
43,721.08
2,623.26
128,539.98
27/01/2016 Trente-troisieme versement
758,494.83
252,831.61
15,169.90
743,324.93
27/01/2016 Trente-quatrieme versement
229,562.07
76,520.69
4,591.24
224,970.83
23/02/2016 Trente-cinquieme versement
672,133.71
224,044.57
13,442.67
658,691.04
Total
477
28,033,414.56
9,344,471.52
560,668.29
27,472,746.27
814. Le « Groupement International Santé pour Haïti (GISH) », étant une firme dont le domicile
fiscal se trouve à l’étranger, est assujetti au respect des procédures spéciales mises en place par la
législation haïtienne en matière fiscale. Dans ce cas, en se référant à l’article 8 du décret du 29
septembre 2005 portant Impôt sur le Revenu, un impôt libératoire de 20% devrait être appliqué sur
le montant total du marché ou sur chaque tranche de règlement. Donc, la somme à prélever pour le
compte de la Direction Générale des Impôts (D.G.I) pour les règlements à date, s’élève à 5 606
682.91 USD (20%x 28 033 414.56 USD). Cependant, les Responsables de l’UTE/MEF ont de
préférence appliqué le taux de 2% d’acompte provisionnel, relatif aux dispositions de l’article 76,
deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre 2005 portant Impôt sur le Revenu, au lieu de
l’article 8 de ce même décret. Ce qui donne un prélèvement de 560 668.29 USD, d’où un manque
à gagner pour le Trésor Public de 5 046 014.62 USD.
815. Dans ce cas, l’UTE est responsable du paiement dudit impôt non versé à la DGI,
conformément au dernier paragraphe de l’article 8 de ce même décret qui précise que « [t]out
contrat signé entre deux parties, ou entre un représentant d’un pouvoir public et un particulier,
contenant des clauses d’exonération d’impôt sur le revenu en dehors des prescriptions légales, rend
le responsable de la partie qui verse le revenu directement redevable du paiement dudit impôt. »
816. Quant au volet exécution du projet, la Cour n’a pas retrouvé le Certificat de réception
provisoire voire définitive de ces travaux.
817. Selon les Responsables de l’UTE/MEF et le rapport du Ministère de la Planification et de la
Coopération Externe (MPCE), sur les Quatre-vingt-quatre Millions Deux Cent Mille et 0/100
dollars américains (84, 200,000.00 USD) prévus pour le projet seulement Cinquante Millions Cinq
Cent Quatre-vingt-cinq Mille Trois Soixante-douze et 81/100 (50, 585,372.81 USD) soit environ
60 % du montant ont été décaissés jusqu’au 30 septembre 2017. Or, l’audit que réalise la Cour se
limite au 30 septembre 2016. De plus, sur les Trente-trois Millions Deux Cent Mille et 0/100 dollars
américains (33, 200,000.00 USD) prévus par l’État Haïtien, en termes de contrepartie, seulement
Vingt-et-un Million Sept Cent Vingt-trois Mille Huit Cent Quatre-vingt-cinq et 0/100 dollars
américains (21, 723,885.00 USD) ont été décaissés soit environ 65 % des fonds prévus.
818. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
478
TITRE DU PROJET
Reconstruction et d’équipements de l’hôpital de l’université d’état d’Haïti (HUEH)
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DU
CONTRAT
-
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
Fonds PetroCaribe
Mode de sollicitation : Appel d’Offre International (AOI)
Montant initial contrat : 41 480 000.01 USD
Avenant 1 : 4 481 085.59 USD
Avenant 2 : 1,271 107.13 USD
Avenant 3 : 956 349.64 USD
Total marché : 48, 188 542.37 USD
Dédommagements : 300 000.00 USD
Total :
48 488 542.37 USD
Date de signature : 02/12/ 2013
Début des travaux : 6 juin 2014 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MSPP
Maitre d’ouvrage délégué : MEF/UTE
Maitre d’œuvre : GISH
Supervision : la firme GENIVAR INC. / WSP CANADA INC.
Parties contractantes :
Wilson LALEAU : Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) ;
Marie Carmelle JEAN-MARIE : Ministre de l’Économie et Finance (MEF) ;
Ricardo TRIGUEROS MARIN : Représentant de GISH ;
Visa de de la CSCCA par Nonie H. Mathieu , Présidente
Visa de la CSCCA par Fritz Robert St Paul, Président
Validation de la CNMP
Délai de Garantie : Douze 12 mois ;
Avance de démarrage: Quinze pourcents (15%) ;
Retenue de Garantie: Cinq pourcents (5%) ;
Retenue de bonne exécution: Cinq pourcents (5%) ;
Acompte provisionnel: deux pourcents (2%) ;
Intérêt de retard : 2% de la valeur contractuelle finale sans dépasser 10% du
montant du marché ;
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée d’exécution des travaux : Trente-quatre (34) mois
BILAN DU PROJET
Dans le cadre de l’exécution du Contrat de Reconstruction de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), la Cour
a décelé les faits suivants :
1. Absence du Moniteur publiant l’existence de la Firme « GROUPE INTERNATIONAL SANTE POUR HAITI
(GISH) », ce qui lui permettrait de fonctionner sur le territoire haïtien.
2. Absence du certificat de constitution de son Capital Social par la Banque Nationale de Crédit (BNC) représentant
25% du Capital social ;
3. La Cour a relevé que la Caution de garantie pour l’Avance de démarrage et la Caution de bonne exécution
soumise par la Firme : Groupe International de la Santé pour Haïti (GISH) ont été constituées en violation de_
l’article 181 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant les règles
générales de marchés publics, par une banque internationale « BANCO SABADELL », une institution espagnole.
4. Le GISH, dont le domicile fiscal se trouve à l’étranger, est assujetti au paiement d’un impôt libératoire de 20%
sur les revenus. Cependant, les Responsables de l’UTE/MEF ont de préférence appliqué le taux de 2%
d’acompte provisionnel, relatif aux dispositions de l’article 76, deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre
2005 portant Impôt sur le Revenu, au lieu de l’article 8 de ce même décret, d’où un manque à gagner pour le
479
TITRE DU PROJET
Reconstruction et d’équipements de l’hôpital de l’université d’état d’Haïti (HUEH)
Trésor Public de 5 046 014.62 USD. Dans ce cas, l’UTE est responsable du paiement dudit impôt non versé à
la DGI, conformément au dernier paragraphe de l’article 8 de ce même décret.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Florence Duperval GUILLAUME: Ministre du MSPP, Ordonnateur
Principal ;
Michael DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE-MEF
Reynold PAUYO : Directeur Technique (PIC/HUEH)
Parnelle BOURSIQUOT : Chef du projet
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière
Wilson LALEAU : Ministre de l’Économie et des Finances
Marie Carmelle JEAN-MARIE : Ministre de l’Économie et des Finances
(MEF) ;
Deuxième niveau
Ricardo TRIGUEROS MARIN (Représentant du Groupement)
Pedro GOMEZ GONZALEZ (Représentant du GISH)
Troisième niveau
Gaétan DEMERS : Vice-président de WSP CANADA INC. ;
Contrat de travaux supplémentaires de Réhabilitation et de Réaménagement
de bâtiments sur le site de l’hôpital de l’université d’état d’Haïti et de l’ancien
hôpital militaire (gg-ct-mef-181)
819. Il s’agit d’un contrat conclu à partir de la procédure de gré à gré en date du 16 mars 2015 entre
le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme : Études-Exécutions-Constructions
(EXECO S.A), pour les travaux supplémentaires de réaménagement et de réhabilitation des
Bâtiments sur le site de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti et de l’Ancien Hôpital Militaire.
Ce marché a été conclu conformément à l’article 106-4 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant
les modalités d’application de la Loi fixant les règles générales relatives aux marchées et aux
conventions de concession d’ouvrages de service public. Son coût est de Neuf Millions Quatre Cent
Trente-et-un Mille Cent Dix et 72/100 gourdes (9, 431,110,72 HTG). Le tableau ci-après présente
les dépenses effectuées sur la base du contrat signé.
480
Tableau 2.6.O Dépenses en lien avec le contrat CP-CTMEF-181
Titre du Projet: Travaux Supplementaires de reamenagement et de rehabilitation de batiments sur le Site de l'HUEH et de l'ancien Hopital Militaire
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
Cpte de la Firme ETUDES-EXECUTIONS-CONSTRUCTIONS (EXECO S.A) : 37422771 /SOGEBEL
Date
description
12/6/2015 paiement globale
Decomptes
Remb.Av.ret(5%)ret. de gar.(5%) Dec. MEF Acompte 2%
9,431,110.72
9,431,110.72 188,622.21
Dec. BRH
9,242,488.51
Total
9,431,110.72
9,431,110.72 188,622.21
9,242,488.51
sources: les correspondances adress éesTotal
aux MEF
par le MPCE,
Tableau
MEF,
Rapport
decaissements de la BMPAD
acompte
provisionnel
non du
preleve
s'elevait
a de
188,622.21
820. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET Travaux supplémentaires de réhabilitation et réaménagement de bâtiments sur le site de
l’HUEH et de l’ancien hôpital militaire
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Mode de sollicitation : Gré à Gré
Date de signature : 16 mars 2015
Montant du contrat : 9, 431,110.72 HTG
Parties prenantes :
Maitre d’Ouvrage Délégué : Wilson LALEAU, Ministre du MEF ;
Maitre d’œuvre : René LAURENT, PDG de la firme EXECO S.A
Visa de la CSC/CA par Fritz Robert St Paul, Président
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : 12 mois ;
Avance de démarrage: Vingt pourcent (20%) ;
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel: deux pourcent (2%) ;
Pénalité de retard: 1/3000 du montant du marché du 1er au 30ième jour de
retard ; et le cas échéant, 1/1000 du montant du marché au-delà du trentième
jour sans dépasser 10% du montant total du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée des travaux : Quinze (15) mois ;
Décomptes par tranche : 20%, 30%, 30%, 20% ;
En ce qui concerne la qualité des matériaux, les tests et essais qui ne pourront se
faire à l’intérieur de ses installations se feront dans un ou des laboratoires
désignés par l’Ingénieur.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
481
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSPP, Ordonnateur
Principal ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Économie et des Finances, Ordonnateur
Principal ;
Michaël DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE/MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Chef de Projet ;
.
TITRE DU PROJET Travaux supplémentaires de réhabilitation et réaménagement de bâtiments sur le site de
l’HUEH et de l’ancien hôpital militaire
Deuxième niveau
Georges LESCOT: PDG du Cabinet Georges LESCOT
Troisième niveau
René LAURENT, Ing. : Président Directeur Général de l’EXECO S.A
Contrat de travaux de Réaménagement et de Réhabilitation de
bâtiments sur le site principal de l’hôpital de l’université d’état d’Haïti
(HUEH) CP-CT-MEF-151
821.
Il s’agit d’un contrat conclu à partir d’un Appel d’Offres Restreint en date du 23 août
2013 entre le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme : ÉtudesExécutions-Constructions (EXECO S.A), pour les travaux de réaménagement et de
réhabilitation des Bâtiments sur le site de l’ancien Hôpital Militaire. Ce marché d’un coût
total de 868 048.03 USD, soit 38 028 325.12 HTG, a été effectué conformément à l’article
6 de l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant le Seuils de Passation des Marchés Publics et le Seuil
d’Intervention de la Commission Nationale des Marchés Publics à 40 000 000.00 HTG
pour les marchés des Travaux. Le tableau suivant présente les dépenses réalisées dans
le cadre du contrat :
Tableau 2.6.P Dépenses en lien avec le contrat CP-CTMEF-151
Projet: Exécution des Travaux Réaménagement et de Réhabilitation Bâtiments sur le Site Principal de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
compte de la compagnie: 316 016 438, SOGEBANK
Decompte Ret.(5%) Remb. 25% Acompte 2%
Date
Description
2/10/2013
29/11/2013
15/01/2014
12/3/2014
12/052014
3/9/2014
27/11/2015
19/01/2015
Avance de demarrage
173,809.61
Deuxieme versement
164,020.13
Troisieme versement
65,916.15
Quatrieme versement
165,818.85
Cinquieme versement
139,446.89
Sixieme versement
116,584.00
Trauvaux additionnels
196,019.24
3,920.38
Retenue de garantie
53,769.20
1,075.38
Total
1,075,384.07
4,995.77
Ce tableau a ete constitue par la Cour a partir des donnees fournies par l'UTE/MEF
482
Montant net
173,809.61
164,020.13
65,916.15
165,818.85
139,446.89
116,584.00
192,098.86
52,693.82
1,070,388.30
822. Ce tableau montre que les montants décaissés excèdent de Seize Mille Cinq Cent Onze et
91/100 dollars américains (16, 511.91 USD) la somme prévue dans le cadre de ce marché. Donc,
l’indu doit être mis à la charge des autorités qui l’ont payé.
823. La Cour a constaté que la Caution de bonne exécution des travaux n’a pas été fournie avant le
décaissement de l’avance de démarrage. Elle a constaté également que l’acompte provisionnel de
2% exigé, conformément à l’article 76, deuxième paragraphe, du décret du 29 septembre 2005
portant l’Impôt sur le Revenu, n’a pas été prélevé sur le montant des décomptes présentés par la
Firme EXECO S.A. La valeur du montant de l’acompte provisionnel non prélevé est de Vingt-etun Mille Cinq Cent Sept et 68/100 dollars américains (21,507.68 US).
824. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Exécution des travaux réaménagement et de réhabilitation de bâtiments sur le site principal de
l’hôpital de l’université d’état d’Haïti
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DU
CONTRAT
Mode de sollicitation : Appel d’offre restreint
Contrat initiale : 869, 048.03 USD
Travaux additionnels : 206, 336.04 USD
Total :
1,075, 384.07 USD
Date de signature : 23 août 2013
Début des travaux : 2 octobre 2013 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MSPP
Maitre d’ouvrage Délégué : UTE / MEF
Maitre d’œuvre : ENTREPRISE EXECO SA
Parties contractantes :
Wilson LALEAU : Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
René LAURENT : PDG de la Firme d’EXECO S.A
Visa de la CSC/CA par Nonie H MATHIEU : Présidente de la CSC/CA.
-
LA GESTION CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : douze 12 mois ;
Avance de démarrage: vingt pourcents (20%) ;
Retenue de Garantie: Cinq pourcents (5%) ;
Retenue de bonne exécution : Cinq pourcents (5%) ;
Acompte provisionnel : deux pourcents (2%) ;
Pénalités de retard : 1/3000 du montant du contrat du 1er au 30ième jour
de retard et le cas échéant; 1/1000 du montant du contrat au-delà du 30
jour de retard sans dépasser 10% du montant du marché
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai d’exécution des constructions : six (6) mois
Versement par tranche (CAP) : (20% ; 30% ; 30% et 20%)
Délai d’exécution des travaux additionnels : Trois (3) mois
BILAN DU PROJET
483
TITRE DU PROJET
Exécution des travaux réaménagement et de réhabilitation de bâtiments sur le site principal de
l’hôpital de l’université d’état d’Haïti
La Cour a constaté que la caution de bonne exécution des travaux n’a pas été fournie avant le décaissement de l’avance
de démarrage. L’acompte provisionnel non prélevé sur le montant des décomptes présentés par la Firme EXECO S.A
est de Vingt-et-un Mille Cinq Cent Sept et 68/100 dollars américains (21,507.68 US). Quant à l’exécution du contrat,
le certificat de réception définitive de ce projet a été fourni par le MEF/UTE à la Cour pour ce projet.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Florence Duperval GUILLAUME: Ministre du MSPP, Ordonnateur
Principal ;
Wilson LALEAU, Ministre de l’Économie et des Finances ;
Michael DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE-MEF ;
Mathilde F. MARDY : Directrice Financière ;
Parnelle BOURSIQUOT : Chef de projet de l’HUEH ;
Deuxième niveau
René LAURENT : PDG de la Firme d’EXECO S.A
Troisième niveau
Georges LESCOT : PDG du Cabinet Georges LESCOT
Contrat de travaux de construction temporaire de l’urgence pédiatrique dans
le cadre du projet de reconstruction et d’équipement de l’hôpital de l’université
d’état d’Haïti (cp-ct-mef-184)
825. Il s’agit d’un contrat conclu à partir d’un Appel d’Offres Restreint en date du 04 mars 2015
entre le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la Firme Études-ExécutionsConstructions (EXECO S.A), pour les travaux de réaménagement et de réhabilitation des Bâtiments
sur le site de l’ancien Hôpital Militaire. Le mode de sollicitation du marché est réalisé
conformément aux prescrits de l’article 6 de l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant les Seuil de Passation
des Marchés de travaux et le Seuil d’Intervention de la Commission Nationale des Marchés Publics
à 40,000,000.00 HTG.
826. Les documents établissant l’existence d’une caution de garantie par la firme dans le dossier
d’Appel d’Offres Restreint, pour couvrir les risques émanant du premier décaissement, comme le
prévoit l’article 130-3 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’Application de la
loi fixant les Règles Générales relatives aux Marchés Publics, n’ont pas été retracés. De plus, la
Cour n’a pas décelé la garantie de bonne exécution que devrait soumettre la Firme EXECO S.A
avant tout décaissement, comme le prévoit l’article 129-2 de ce même arrêté.
484
827. D’après le contrat en question, il a été convenu d’une avance de démarrage de 2 159 216.67
gourdes, soit 20% du montant du contrat initial. Cependant, le montant versé à ce titre est de 4,
467,329.38 HTG, soit environ 41% du montant initial du contrat. L’avance a donc été versée en
violations des clauses du contrat. Le tableau ci-après retrace les dépenses effectuées.
Tableau 2.6.P Dépenses en lien avec le contrat CP-CT-MEF-151
ETUDES -EXECUTION - CONSTRUCTION (EXECO. S.A)
Titre du Projet: Travaux de construction temporaire de l'urgence Pediatrique dans le cadre du projet recontruction de HUEH
TABLEAU DES DECAISSEMENTS
compte de la compagnie: 37422771, SOGEBEL
Decompte
Ret.(5%) Remb. 25% Acompte 2%
Date
Description
12/8/2015
26/08/2015
27/11/2015
27/11/2015
Avance de demarrage
4,702,451.97 235,122.60
Deuxieme versement
6,093,631.35 304,681.57
Avenant
1,086,400.00
Dernier Versement
539 804.47
Total
11,882,483.32 594,124.17
Sources: Documents proviennent du MEF,MPCE et le BMPAD
89,346.59
115,779.00
21,728.00
10,796.09
237,649.67
Montant net
4,377,982.78
5,673,170.79
1,064,672.00
528,008.38
11,643,833.95
828. La valeur du montant de l’acompte provisionnel non prélevé est égale à 237 649.66 HTG.
829. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Travaux de construction temporaire de l’urgence pédiatrique dans le cadre du projet de
reconstruction et d’équipement de l’hôpital de l’université d’état d’Haïti
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DU
CONTRAT
-
Fonds PetroCaribe
Mode de Sollicitation : Appel d’offres restreint
Montant du Marché (Contrat et Avenant) : 11 882 483.34 HTG
Date de signature : 4 mars 2015
Début des travaux : 14 décembre 2015 (date du premier décaissement)
Maitre d’ouvrage : MSPP ;
Maitre d’ouvrage Délégué : MEF/UTE ;
Maitre d’œuvre : ENTREPRISE EXECO SA ;
Absence de contrat pour la firme de supervision.
Parties contractantes :
Wilson LALEAU : Ministère DE L’Économie et des Finances (MEF) ;
René LAURENT : PDG de la Firme : EXECO S.A.
Visa de la CSCCA par Fritz Robert St Paul, Président
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
485
Délai de Garantie : douze (12) mois ;
Avance de démarrage : vingt pourcents (20%) ;
Retenue de Garantie : Cinq pourcents (5%) ;
Retenue de bonne exécution : Cinq pourcents (5%) ;
Acompte provisionnel: deux pourcents (2%);
Pénalités de retard : 1/3000 du montant du contrat du 1er au 30ième jour de
retard et le cas échéant; 1/1000 du montant du contrat au-delà de 30 jours de
retard sans dépasser 10% du montant du marché
Délai d’exécution des constructions: six (6) mois
Versement par tranche (CAP) : (20% ; 60% et 20%)
BILAN DU PROJET
TITRE DU PROJET
Travaux de construction temporaire de l’urgence pédiatrique dans le cadre du projet de
reconstruction et d’équipement de l’hôpital de l’université d’état d’Haïti
La caution de garantie de la firme d’exécution, couvrant les risques émanant des décaissements, n’a pas été retracée.
De plus, la Cour n’a pas constaté la caution de garantie pour la bonne exécution que devrait soumettre la Firme EXECO
S.A avant tout décaissement. L’avance de démarrage décaissée est de 41% du montant du contrat, alors que 20% était
prévue par le contrat.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Florence Duperval GUILLAUME: Ministre du MSPP, Ordonnateur Principal ;
Wilson LALEAU: Ministre de l’Économie et des Finances
Michael DE LANDSHEER : Directeur Exécutif de l’UTE-MEF
Mathilde F. MARDY, Directeur Financier
Parnelle BOURSIQUOT, Chef de projet
.
Deuxième niveau
René LAURENT : PDG de la Firme EXECO S.A
Module 3 : Contrats d’Acquisition de biens et services
830. Dans le cadre de ce volet, quatre (4) contrats ont été conclus dont un contrat en gourde pour
une somme de 1 409 962.17 HTG, relatif au relevé topographique du terrain et des bâtiments de
l’ancien Hôpital Militaire, et trois en dollars pour un total de 94 452.50 USD, relatifs à la fourniture
d’un véhicule pick-up pour le compte de l’UTE, au relevé topographique du périmètre et le relevé
planimétrique de tous les bâtiments de l’Hôpital général.
Constatations en lien avec le Contrat de fourniture de véhicule pour
l’Unité Technique d’Exécution (UTE)
831. C’est un contrat ayant pour objet l’acquisition d’un (1) véhicule pick up double cabine, 4 roues
motrices tout terrain dont le montant est de 27 500.00 USD, soit 1 129 628.50 HTG pour un taux
de référence de la BRH fixe_ à 41.0774 HTG pour 1 USD. Ce montant étant inférieur au seuil de
passation de marché public pour les marches de fournitures , une procédure de consultations de
fournisseurs ou de sollicitation de prix a été organisée.
832. Le contrat passé entre les parties n’a pas reçu l’avis motivé de la Cour, au mépris des
dispositions de l’article 5, alinéa 3, du Décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et
le fonctionnement de la CSCCA selon lesquelles cette dernière donne « son avis motivé sur tous les
486
projets de contrats, accords et Conventions à caractère financier, commercial ou industriel auxquels
l’État est partie ».
833. Le MSPP n’a pas fourni les documents attestant l’achat du véhicule notamment, la copie du
chèque émis ou du virement bancaire effectué, la facture définitive, la copie de l’assurance fournie
par l’OAVCT, la carte d’immatriculation et la lettre d’affectation du véhicule à l’UTE.
Campagne de reconnaissance géotechnique pour le projet de l’HUEH
834. Le MEF et le LNBTP, dans le cadre du projet de construction et d’équipement de l’HUEH, se
sont engagés dans le but de fournir des prestations consistant à réaliser une campagne de
reconnaissance et d’études géotechniques dans le périmètre hébergeant actuellement l’HUEH pour
une durée de neuf (9) semaines. D’où la conclusion d’un contrat de collaboration d’un montant de
1 409 962.17 HTG.
835. Les versements ont été effectués conformément aux modalités de paiements prévues au contrat
de collaboration. Mais la Cour a pourtant constaté que le dernier versement a été payé au LNBTP
sans la réception et l’approbation du rapport final, contrairement à l’article 3 du contrat de
collaboration qui précise que le LNBTP : «... transmet à l’UTE le rapport relatif aux essais in-situ
et de laboratoire réalisés au cours de cette campagne… ». De plus, l’article 5 stipule que : « La
balance sera payée au LNBTP à la réception et l’approbation du rapport ».
836. Aucune facture définitive annexée au contrat n’a été retrouvée, alors que l’article 5 mentionne
que : « La facture sera établie sur la base de devis annexe au présent contrat en tenant compte des
quantités de travaux réellement exécutées ».
Contrat pour le relevé topographique du terrain et des bâtiments de
l’HUEH
837. Ce contrat vise à faire le relevé topographique du périmètre et le relevé planimétrique de tous
les bâtiments de l’Hôpital General. Il a été conclu pour 55 027.50 USD, soit 2 280 961.41 HTG
(Taux de référence de la BRH 41.4553 HTG pour 1 USD).
838. Ce montant étant inférieur au seuil de huit millions (8.000.000.00) gourdes prévu par le second
paragraphe de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils, le marché aurait être passé directement sur
487
simple mémoire ou facture conformément aux règles de la comptabilité publique notamment.
Cependant, la Cour n’a pas retracé de documents ayant établi l’organisation d’une mise en
concurrence. Seul le dossier du bénéficiaire, contenant son offre financière et technique ainsi que
les termes de référence pour le relevé topographique, a été retrouvé.
839. De plus, le contrat n’a pas reçu l’avis motivé de la Cour comme l’exigent les dispositions de
l’article 5, alinéa 3, du Décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement
de la CSCCA selon lesquelles cette dernière donne son avis motivé sur tous les projets de contrats,
accords et Conventions à caractère financier, commercial ou industriel auxquels l’État est partie ».
840. Selon les termes de références, les plans seront remis en trois (3) exemplaires imprimés et sous
format électronique utilisant le logiciel AUTOCAD (version récente) ; les plans seront également
remis sous format électronique en PDF ». Aucun plan n’a été répertorié par la Cour.
Contrat pour le relevé topographique du terrain et des bâtiments de
l’Hôpital militaire
841. Ce contrat a pour objet la fourniture des prestations relatives aux travaux de relevé
topographique de l’ensemble du terrain et des bâtiments de l’hôpital militaire. Ce travail consiste
en la mise en plan et l’établissement du métré des matériaux constituants à aménager dans
l’enceinte de l’ancien Hôpital militaire dans le cadre de la délocalisation de certains services de
l’HUEH. Un contrat de 11 925.00 USD a été conclu pour la fourniture des services, ce qui
correspond à 502 229.72 HTG au taux de 42.1147 HTG.
842. Le contrat n’a pas reçu l’avis motivé de la Cour comme l’exigent les dispositions de l’article
5, alinéa 3, du Décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement de la
CSCCA selon lesquelles cette dernière donne son avis motivé sur tous les projets de contrats,
accords et Conventions à caractère financier, commercial ou industriel auxquels l’État est partie ».
843. Selon les termes de références, les plans seront remis en trois (3) exemplaires imprimés et sous
format électronique utilisant le logiciel AUTOCAD (version récente) ; les plans seront également
remis sous format électronique en PDF ». Aucun plan n’a été répertorié par la Cour.
488
TITRE DU PROJET
Construction et équipement de l’Hôpital de l’université d’État d’Haïti (HUEH)
(Acquisition de biens et de services)
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Montant total des contrats et protocole d’accord : 5 322 781.82 HTG
1. Contrat de fourniture de véhicule pour l’Unité Technique d’Exécution
(UTE) : 1 129 628.50 HTG
2. Campagne de reconnaissance géotechnique pour le projet de
l’HUEH : 1 409 662.17 HTG
3. Contrat pour le relevé topographique du terrain et des bâtiments de
l’HUEH : 2 280 961.40 HTG
4. Contrat pour le relevé topographique du terrain et des bâtiments de
l’Hôpital militaire : 502 229.75 HTG
Maitre d’ouvrage : MSPP
Maitre d’ouvrage délégué : MEF/UTE
Maitre d’œuvre :
1. Contrat de fourniture de véhicule pour l’Unité Technique d’Exécution
(UTE) : HINOTO SA
2. Campagne de reconnaissance géotechnique pour le projet de
l’HUEH : LNBTP
3. Contrat pour le relevé topographique du terrain et des bâtiments de
l’HUEH : Civil Design and Construction
4. Contrat pour le relevé topographique du terrain et des bâtiments de
l’Hôpital militaire : Civil Design and Construction
Absence d’avis motivé de la CSCCA pour trois contrats
LA GESTION CONTRACTUELLE
Calendrier de paiement défini
Durée prévue
Délai d’exécution mentionné
Signature des parties
Présence de garantie pour l’acquisition du véhicule
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Total des décaissements : 5 322 781.82 HTG
Absence de rapports sur les services rendus et absence de preuves
matérielles de l’existence du véhicule acheté
BILAN DE LA TROISIEME PARTIE DU PROJET
Les décaissements ont été effectués pour l’achat d’un véhicule, pour la réalisation du relevé topographique du terrain
et des bâtiments de l’HUEH et de l’Hôpital militaire. Les contrats signés et le protocole adopté pour finaliser ces
activités sont chiffrés à 5 322 781.82 HTG. Ce montant a été entièrement décaissé. La Cour a remarqué l’absence
significative de documents justifiant l’achat du véhicule, ainsi que les livrables concernant les services rendus,
conformément aux termes de référence conclus. Elle n’a pas non plus retrouvé tous les documents établissant les
consultations de fournisseurs ou de sollicitation de prix pour les deux contrats relatifs au relevé topographique. Le
dossier d’un seul fournisseur, contenant l’offre financière et technique ainsi que les termes de référence pour le relevé
topographique, a été retrouvé. De plus, les contrats de service n’ont pas reçu l’avis motive de la Cour supérieure des
Comptes.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
André Lemercier GEORGES, Ministre de l’Économie et des Finances
Marie Carmelle JEAN MARIE, Ministre de l’Économie et des Finances
Florence Duperval GUILLAUME, Ministre de la Sante Publique et de la
Population
Michael DE LANDSHEER, Directeur de l’UTE
Alex LORQUET, Chargé de projet HUEH
Mathilde Fedelaine MARDY, Administratrice UTE
Deuxième niveau
Yves Fritz JOSEPH, Directeur Général du LNBTP
Ornylus AUGUSTIN, Directeur Général Civil Design and Construction
489
2.5.1.2.
Projet de réhabilitation de l’hôpital Notre Dame du perpétuel secours de Bon
Repos
844. Dans le cadre du plan de renforcement des structures sanitaires du pays après le passage du
séisme du 12 janvier 2010, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) par le
biais de la Direction d’Organisation des Services de Santé (DOSS), dont sa mission est d’élaborer
et de faire le suivi de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière d’organisation des
structures de santé à tous les niveaux, a mis en place un ensemble de plans visant la réhabilitation
de certains centres endommagés et la construction de certaines structures sanitaires inexistantes
mais indispensables au bien-être de la population.
845. En septembre 2012, sur demande du Ministre Florence Duperval GUILLAUME, le Service
de Génie et d’entretien Bio Médical de la DOSS a été sollicité pour une étude de réhabilitation des
bâtiments de l’Hôpital de Notre Dame du Perpétuel Secours, ci-devant l’Hôpital Michel Benette
Duvalier, qui a été sévèrement touché par le séisme. Le projet est financé à partir des fonds Pétro
Caribe à partir des résolutions du 21 décembre 2012 et 22 juillet 2015.
845. D’après la documentation mis à la disposition de la Cour, le coût total du projet de
réhabilitation de l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours de Bon Repos avait été de
173,812,429.65 HTG pour les travaux de réhabilitation et de 2,916,200.00 $ USD pour l’achat du
terrain visant l’agrandissement de l’hôpital ainsi que l’achat de véhicules pour son fonctionnement.
846. Pour une meilleure compréhension des décisions prises par le MSPP dans le cadre du projet
de réhabilitation de l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours à Bon Repos, la Cour a tenu de
présenter ses résultats d’audit en 3 parties :
Résultats des travaux de la Cour sur l’acquisition de terrain pour l’agrandissement de
l’hôpital
Résultats des travaux de la Cour dans la mise en œuvre du projet
Résultats des travaux de la Cour sur les achats des équipements dédiés au fonctionnement
de l’hôpital
Acquisition de terrain pour l’agrandissement de l’hôpital
490
847. Le MSPP a procédé à l’achat d’un terrain servant de base à l’agrandissement de l’hôpital. Le
cout total de la transaction est de 2 800 000.00 USD. Le tableau suivant présente un résumé des
activités entreprises.
Tableau 2.6.P Achat de de terrain pour l’agrandissement de
l’hôpital Notre Dame du perpétuel secours à Bon
Repos
Data
30/01/2013
Bénéficiaire
Responsable
Motif de la transaction
Montant
Non indiqué
Dr. Florence Duperval
Guillaume Wilson Laleau
Yves Garmain Joseph
Acquisition de l’État haïtien
de la propriété Fonds et
Bâtisse pour le compte de
l’hôpital Bon Repos
2,800,000.00 $ USD
848. La Cour a examiné la documentation mise à sa disposition en lien avec l’achat de terrain pour
l’agrandissement de l’hôpital Notre Dame du perpétuel secours à Bon Repos. La Cour n’a pas été
en mesure de tirer une conclusion basée sur des éléments probants suffisants et appropriés. Par
exemple, il manquait dans la documentation reçue par la Cour : l’acte de vente, l’acte notarié, la
preuve de virement ou le chèque payé, l’acte d’arpentage, le rapport d’expertise de la LNBTP.
Mise en œuvre du projet
849. Pour la mise en œuvre du projet proprement dite, la Cour constate que ce projet avait été
exécuté en trois phases :
Phase 1 : Conclusion d’un contrat d’une valeur de 37 769 321,20 HTG entre le MSPP et
la firme ETRAMEC S.A relatif aux travaux de réhabilitation de l’hôpital de Bon Repos.
Phase 2 : Conclusion d’un deuxième contrat d’une valeur de 37 675 786,87 HTG entre le
MSPP et la firme ETRAMEC S.A. relatif aux travaux de réhabilitation de l’hôpital de Bon
Repos.
Phase 3 : Cette phase était composée de de 3 lots :
- Lot 1: Réhabilitation du bloc opératoire, résidence du petit personnel, Imagerie et
travaux divers. Pour la réalisation de ce lot, le MSPP avait conclu un contrat de
37 553 592,39 HTG avec la firme ETRAMEC.
491
- Lot 2: Réhabilitation Hospitalisation Homme/femme, Pédiatrie/Pouponnière. Pour la
mise en œuvre de ce lot, le MSPP avait conclu un contrat d’une valeur de 32 336 564,90
HTG avec la firme Architecture Etude et Construction (AEC).
- Lot 3 : Construction d’une buanderie incluant une chambre froide, un réfectoire et une
cuisine. Pour la mise en œuvre de ce lot, le MSTPP avait conclu un contrat de
28 477 164,20 HTG avec la firme Engineering Corps (EC)
Fractionnement des contrats
850. Avant de présenter la mise en œuvre de chaque phase, la Cour tient à préciser que le processus
d’octroi des contrats dans les 3 phases présente des irrégularités au cadre réglementaire et aux
bonnes pratiques de gestion. En effet, pour la Cour le MSPP a fractionnement les contrats dans la
réalisation des 3 phases dédiées à la mise en œuvre de ce projet dans le but de contourner l’article
5.1 de la loi du 12 juin 2009 sur la passation des marchés publics. En effet, la Cour a constaté que
le MSPP avait conclu des contrats de moins de 40,000,000 HTG, le seuil de passation des marchés
publics pour lui permettre de passer de contrat de gré à gré avec certaines firmes. Par exemple, la
firme ETRAMEC S.A avait pu signer trois contrats identiques de 37 675 786,87 HTG dans les 3
phases de la mise en œuvre du projet. La valeur de ces 3 contrats est tout juste en-dessous de
40,000,000 HTG, le seuil de passation des marchés publics. Avec ce stratagème, la firme
ETRAMEC S.A avait pu signer 3 contrats d’une valeur total de 112 998 700,46 HTG.
851. De plus, pour l’octroi des contrats dans la 3e phase, le MSPP a décidé de fractionner la
troisième phase du projet de la manière suivante :
Lot 1 : Réhabilitation du bloc opératoire, résidence du petit personnel, Imagerie
et travaux divers (montant : 37 553 592,39 HTG)
Lot 2 : Réhabilitation Hospitalisation Homme/Femme, Pédiatrie/Pouponnière
(montant : 28 477 164,20 HTG)
Lot 3 : Construction d’une buanderie incluant Chambre Froide, d’un réfectoire
et cuisine (Montant : 32 336 564,90 HTG).
492
852. Cependant, la Cour n’a pas trouvé le dossier de sollicitation qui fixe le nombre, la nature et
l’importance des lots ainsi que les conditions pour souscrire à un ou plusieurs lots et les modalités
de leur attribution.
853. Pour la Cour, le mode de sollicitation utilisé par le MSPP pour mettre en œuvre le projet de
réhabilitation de l’hôpital Notre Dame du perpétuel secours à bon repos n’avait pas été adéquate.
En effet, la Cour n’a trouvé ni invitation, ni terme de référence en ce qui concerne la troisième
phase du projet. De plus, elle constate que les deux premières phases ont été exécutées suivant les
procédures d’appel d’offres restreint (AOR) pour permettre à firme ETRAMEC S.A de conclure
des trois contrats d’égale valeur dans les 3 phases. Pire, dans la troisième phase, le contrat a été
subdivisée en trois lots et réalisé suivant la procédure de gré à gré, sans avis conforme de la CNMP.
Pour la Cour, il s’agit d’un marché réalisé en violation de l’article 27.1 de la loi sur la passation de
marchés publics, ces contrats ont permis au MSPP de contourner l’obligation de recourir à des
procédures de consultation de fournisseurs ou de sollicitation de prix.
854. Pour la Cour, en utilisant des tels stratagèmes, le MSPP a posé des actes qui ont causé un
préjudice au projet à la collectivité.
Mise en œuvre de la première phase du projet
855. Pour cette première phase, la Cour a surtout porté son attention à l’exécution du contrat de
37 769 321,20 HTG signé entre le MSPP et la firme la firme ETRAMEC S.A. Il appert que les
décaissements présentés dans le tableau ci-joint et a constaté que les versements ont été effectués
sur une base régulière. Le tableau ci-dessous donne plus de détails
Tableau 2.6.R État des avances et de retenues avec la firme
ETRAMEC SA (Phase I)
Descriptions
Montant
Acompte
Facturation
Date
Avance de démarrage
11 104 180,43
226 615,93
11 330 796,36
2013-08-29
Facture #2
11 104 180,43
226 615,93
11 330 796,36
2014-10-27
Facture #3
11 104 180,43
226 615,93
11 330 796,36
2014-12-16
Facture #4
3 701 393,48
75 538,64
3 776 932,12
2015-08-10
Total
37 013 934,77
755 386,43
37 769 321,20
493
856. Concernant l’exécution des travaux, la Cour constate que la firme d’exécution a soumis
régulièrement ses décomptes contresignés avec un conseiller technique rattaché au cabinet du
Ministre de la Santé. Toutefois, la Cour n’a pas retracé l’existence de certificat de réception
provisoire ou définitive. Ce qui est assimilée à une irrégularité par rapport au cadre réglementaire
et aux bonnes pratiques de gestion.
857. Pour plus de détails de la mise en œuvre de cette première phase de ce projet, la CSCCA
présente la fiche suivante qui synthétise nos principales constatations.
TITRE DU PROJET
Réhabilitation de l’hôpital de bon repos (phase I)
MSPP et ETRAMEC S.A.
RÉSOLUTIONS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de Construction et
Réhabilitation d'Hôpitaux qui a été adopté en Conseil des ministres dont
plusieurs résolutions ont été prises pour l’exécution de différents projets.
TOTAL FINANCEMENT
Fonds : Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
Type de marché : Travaux
CONTRATS
Procédure : Appel d’Offres Restreint
Montant du contrat : 37 769 321,20 HTG
Maitre d’Ouvrage : MSPP
Firme d’exécution : ETRAMEC S.A.
Date de signature du contrat : Mai 2013
Avis favorable de la CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : 90 jours
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage : 30%
GESTION DE PROJET
Caution de Garantie d’un montant égal à l’avance de démarrage
pris au TITRE DU PROJET tiré sur le Compte bancaire Capital
Bank.
Pénalité quotidienne : 2/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard prélevé automatiquement sur le deuxième
décaissement.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 180 jours à compter de la date
de réception de l’avance de démarrage.
Décomptes périodiques : 37 769 321.20 HTG
Supervision : MSPP
BILAN DU PROJET
Pour réhabiliter la première phase de l’Hôpital de Bon Repos, le ministère de la Santé Publique et de
la Population a décaissé un montant de 37 769 321,20 HTG. Ce projet a été exécuté à partir du fonds Petro
Caribe. La Cour a analysé les dossiers de soumission, les procédures appliquées, l’étude et les besoins
réels du projet. Elle constate que l’exécution des travaux a respecté le cadre législatif et réglementaire.
Toutefois, la Cour relève le non-respect des délais et l’absence de certificat de réception provisoire et
définitive.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Madame Florence Duperval GUILLAUME, Ministre, Ordonnateur
Deuxième niveau
Ernst FORTUNÉ, Président Directeur Général d’ETRAMEC S.A.
494
Mise en œuvre de la deuxième phase du projet
858. Pour cette deuxième phase, la Cour a surtout porté son attention à l’exécution du contrat de
37 769 321,20 HTG signé entre le MSPP et la firme la firme ETRAMEC S.A. Il appert que les
décaissements présentés dans le tableau ci-joint et a constaté que les versements ont été effectués
sur une base régulière. Le tableau ci-dessous donne plus de détails
Tableau 2.6.S État des avances et de retenues avec la firme
ETRAMEC SA (Phase II)
Descriptions
Montant
Acompte 2%
facturation
Date
Avance de
démarrage
11 076 681,34
226 054,72
11 302 736,06
2015-07-13
Facture #2
11 076 681,34
226 054,72
11 302 736,06
2015-08-06
Facture #3
11 076 681,34
226 054,72
11 302 736,06
2015-08-24
Facture #4
3 692 227,12
75 351,57
3 767 578,69
2016-02-05
Total
36 922 271,14
753 515,73
37 675 786,87
859. Concernant l’exécution des travaux, la Cour constate que la firme d’exécution a soumis
régulièrement ses décomptes contresignés avec un conseiller technique rattaché au cabinet du
Ministre. Toutefois, la Cour n’a pas retracé l’existence de certificat de réception provisoire ou
définitive. Ce qui est assimilée à une irrégularité par rapport au cadre réglementaire et aux bonnes
pratiques de gestion.
860. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Réhabilitation de l’hôpital de bon repos (phase II)
MSPP et ETRAMEC S.A.
RÉSOLUTIONS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de Construction et
Réhabilitation d'Hôpitaux qui a été adopté en Conseil des ministres
dont plusieurs résolutions ont été prises pour l’exécution de différents
projets.
TOTAL FINANCEMENT
Fonds : Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
Sollicitation pour la Réhabilitation de l’Hôpital de Bon Repos
CONTRATS
phase II
Type de marché : Travaux
Procédure : Appel d’Offres Restreint
Montant du contrat : 37 769 321,20 HTG
Maitre d’Ouvrage : MSPP
Firmes d’exécution : ETRAMEC S.A.
Date de signature : Mai 2013
Avis favorable de la CSCCA
495
TITRE DU PROJET
Réhabilitation de l’hôpital de bon repos (phase II)
MSPP et ETRAMEC S.A.
LA GESTION
Délai de Garantie : 90 jours
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage : 30%
GESTION DE PROJET
Caution de Garantie d’un montant égal à l’avance de démarrage
pris au TITRE DU PROJET tiré sur le Compte bancaire Capital
Bank.
Pénalité quotidienne : 2/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard prélevé automatiquement sur le deuxième
décaissement.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 180 jours à compter de la date
de réception de l’avance de démarrage.
Décomptes périodiques : 37 675 786.87 USD
Supervision : MSPP
BILAN DU PROJET
Pour la réhabilitation de la deuxième phase de l’Hôpital de Bon Repos, le Ministère de la Santé Publique
et de la Population a décaissé un montant de 37 769 321,20 HTG. Ce projet a été exécuté à partir des
fonds Petro Caribe. La Cour a analysé les dossiers de soumission, les procédures appliquées, l’étude et
les besoins réels du projet. Elle constate que l’exécution des travaux respecte le cadre législatif et
réglementaire. Toutefois, la Cour relève le non-respect des délais prévus pour l’achèvement des travaux
et l’absence de certificat de réception provisoire et définitive.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Madame Florence Duperval GUILLAUME, Ministre,
Ordonnateur
Deuxième niveau
Ernst FORTUNÉ, Président Directeur Général d’ETRAMEC
S.A.
Mise en œuvre de la troisième phase du projet
861. Pour cette troisième phase, la Cour a surtout porté son attention à l’exécution des contrats
associés aux trois lots suivants :
Lot 1 : Réhabilitation du bloc opératoire, résidence du petit personnel, Imagerie et travaux
divers (valeur du contrat avec ETRAMEC S.A : 37 553 592,39 HTG)
Lot 2 : Réhabilitation Hospitalisation Homme/Femme, Pédiatrie/Pouponnière (valeur du
contrat avec Architecture Études et Construction : 28 477 164,20 HTG)
Lot 3 : Construction d’une buanderie incluant Chambre Froide, d’un réfectoire et cuisine
(valeur du contrat avec Engineering Corps : 32 336 564,90 HTG).
862. La documentation mise à la disposition de la Cour lui ont permis de constater que seulement
30% de décaissements ont été versés aux firmes (ETRAMEC S.A, AEC et EC). Ce paiement a été
fait à partir des ressources Petro Caribe (résolution du 22 juillet 2015). Toutefois, la Cour n’a trouvé
aucune information relative aux 70% de la balance restante. De plus, le Ministère de la Santé
496
Publique et de la Population n’a pas produit de documentation relative à la réception provisoire ou
définitive des travaux de la troisième phase du projet.
863. Pour plus de détails, la Cour présente ci-après la fiche technique de la troisième phase du projet
de réhabilitation de l’Hôpital de Bon Repos:
Titre du projet
Réhabilitation de l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours À Bon Repos
Phase (III)
RÉSOLUTIONS
22 Juillet 2015
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
Lot 1:
Réhabilitation du bloc opératoire, résidence du petit personnel, Imagerie et travaux divers
(MSPP & ETRAMEC S.A)
PROCESSUS D’OCTROI DES
Sollicitation pour une proposition financière pour l'acquisition de
CONTRATS
matériels de bureaux pour l’Hôpital Notre Dame du Perpétuel
Secours à Bon Repos
Marché de gré à gré
Montant du contrat : 37 553 592,39 HTG
Maitre d’Ouvrage : MSPP
Firme d’exécution : ETRAMEC S.A
Date de signature : 3 septembre 2015
Avis favorable de la CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : 6 mois à compter de la date de réception
CONTRACTUELLE ET
provisoire.
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 30%
Une retenue de garantie fixée à 10% du montant du contrat initial
du marché devra être constituée par l’entrepreneur auprès du
MSPP. Cette retenue sera libérée à la réception définitive des
travaux.
Pénalité quotidienne : 2/1000 du montant du contrat par jour de
retard et plafonnée à 10% du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai d’exécution : 6 mois ou 180 jours calendaires à compter de la
date de réception de l’avance de démarrage.
Décompte : mensuel
Supervision : MSPP
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Mme Florence Duperval GUILLAUME, Ministre, Signataire et
Ordonnateur
Deuxième niveau
Ernst FORTUNE, PDG de ETRAMEC SA
Lot 2:
Réhabilitation Hospitalisation Homme/femme, Pédiatrie/Pouponnière
(MSPP & Architecture Études et Construction)
PROCESSUS D’OCTROI DES
Marché de gré à gré
CONTRATS
Montant du contrat : 28 477 164,20 HTG
Maitre d’Ouvrage : MSPP
Firme d’exécution : Architecture Études et Construction (AEC)
Date de signature : 3 septembre 2015
Avis favorable de la CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : 6 mois à compter de la date de réception
CONTRACTUELLE ET
provisoire.
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 30%
Une retenue de garantie fixée à 10% du montant du contrat initial
du marché devra être constitué par l’entrepreneur auprès du
497
Titre du projet
Réhabilitation de l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours À Bon Repos
Phase (III)
MSPP. Cette retenue sera libérée à la réception définitive des
travaux.
Pénalité quotidienne : 2/1000 du montant du contrat par jour de
retard et plafonnée à 10% du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai d’exécution : 5 mois ou 150 jours calendaires à compter de la
date de réception de l’avance de démarrage.
Décompte : mensuel
Supervision : MSPP
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Mme Florence Duperval GUILLAUME, Ministre, Signataire et
Ordonnateur
Deuxième niveau
Edner MATTHIEU, Directeur Adjoint AEC
Lot 3
Construction d’une buanderie incluant chambre froide, d’un réfectoire et cuisine
(MSPP & Engineering Corps)
PROCESSUS D’OCTROI DES
Marché de gré à gré
CONTRATS
Montant du contrat : 32 336 564,90 HTG
Maitre d’Ouvrage : MSPP
Firme d’exécution : E.C
Date de signature : 3 septembre 2015
Avis favorable de la CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : N/A
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage : 30%
GESTION DE PROJET
Pénalité quotidienne : 2/1000 du montant du contrat par jour de
retard et plafonnée à 10% du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai d’exécution : 3 mois ou 90 jours calendaires à compter de la
date de réception de l’avance démarrage.
Décompte : mensuel
Supervision : MSPP
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Mme Florence Duperval GUILLAUME, Ministre, Signataire et
Ordonnateur
Deuxième niveau
Marc Louis CHARLES, Directeur General de la firme E.C
Achats de matériels de bureaux et des équipements dédiés au
fonctionnement de l’hôpital
864. Pour assurer le bon fonctionnement de l’Hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours à Bon
Repos, le MSPP a conclu deux principaux contrats :
Un contrat d’acquisition de matériels de bureaux pour l’hôpital Notre Dame du Perpétuel
Secours à Bon Repos
Un contrat d’achat d’équipement pour l’Hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours à Bon
Repos.
Acquisition de matériels de bureaux pour l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours
498
865. La Cour a analysé les dossiers d’Appel d’Offres, les lettres d’invitation, la liste des
équipements nécessaires et les offres des soumissionnaires. Elle constate que le mode de
sollicitation est adéquat et les procédures appliquées respectent les dispositions de la loi du 10 juin
2009 et celles de l’arrêté du 25 mai 2012 fixant les seuils de passation des marchés publics et les
seuils d’Intervention de la Commission Nationale des Marchés Publics.
866. La Cour a examiné le coût, les décaissements et l’exécution du marché de fournitures. Le
contrat a été conclu au coût de 10 991 937,00 HTG et les décaissements totalisent un montant de
9 672 904,56 HTG. Puis, les matériels ont été acquis et livrés dans l’intégralité au Ministère de la
Santé Publique et de la Population. Toutefois, la Cour n’a pas trouvé de certificat de réception
certifiant la conformité des matériels acquis.
867. Pour plus de détails, la Cour présente ci-après la fiche technique des acquisitions de matériels
de bureaux pour l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours:
TITRE DU PROJET
Acquisition de matériels de bureaux pour l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours
MSPP & GENERAL ENGINEERING SERVICES
RÉSOLUTIONS
18 Juillet 2012 et 21 décembre 2012
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
Sollicitation pour une proposition financière pour l'acquisition de
CONTRATS
matériels de bureaux pour l’Hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours à
Bon Repos
Type de marché : Services
Procédure : Appel d’offres restreint
Montant du contrat : 10 991 937,00 HTG
Maitre d’Ouvrage : MSPP
Firme d’exécution : GENERAL ENGINEERING SERVICES
Date de signature : septembre 2015
Avis favorable de la CSCCA
LA GESTION CONTRACTUELLE
Délai de Garantie : 18 mois à compter de la date de livraison
ET GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 50%
Pénalité quotidienne : 2/1000 du montant du contrat.
EXÉCUTION DES SERVICES
Délai de livraison pour la totalité des matériels et équipement qui font
l’objet de ce contrat n’excédera pas soixante jours calendaires et
l’installation doivent démarrer 15 jours après la signature du contrat.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Mme Florence Duperval GUILLAUME, Ministre, Signataire et
Ordonnateur
Deuxième niveau
Hervé LAMOTHE, PDG de GENERAL ENGINEERING SERVICES
499
Opération d’achat d’équipement pour L’hôpital Notre Dame du Perpétuel
Secours
868. Pour la mise en fonction de l’Hôpital de Bon Repos, le Ministère de la Santé Publique et de la
Population (MSPP) a décaissé un montant de cent seize mille deux cents (116 200,00 USD) pour
acheter deux pick-up et de deux minibus. La Cour a vérifié l’intégralité de la transaction, elle n’a
pas trouvé les factures d’achats, les bons de livraison et les cartes d’assurance.
Tableau 2.6.S : Achat d’équipement pour l’hôpital Notre Dame du
Perpétuel Secours
Data
Bénéficiaire
Responsable
Motif de la transaction
Montant
15/08/2015
HINOTO
S.A.
Dr. Florence Duperval
Achats de deux (2) Pick-up
et de deux Minibus pour la
mise en fonction de l’hôpital
Bon Repos
116,200.00 $ USD
Guillaume Wilson Laleau
Yves Garmain Joseph
869. La Cour a examiné la documentation mise à sa disposition en lien avec l’achat d’équipement
pour l’hôpital Notre Dame du perpétuel secours à Bon Repos. La Cour n’a pas été en mesure de
tirer une conclusion basée sur des éléments probants suffisants et appropriés. Par exemple, il
manquait dans la documentation reçue à la Cour : les factures définitives, le bon de livraison, la
carte d’assurance et d’immatriculation ainsi que les lettres d’affectation des véhicules.
870. Pour plus de détails, la Cour présente ci-après la fiche technique sur les achats d’équipement
pour l’hôpital Notre Dame du perpétuel secours à Bon Repos
TITRE DU PROJET
Acquisition d’équipement pour l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours
MSPP & HINOTO S.A
RÉSOLUTIONS
22 JUILLET2015
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS D’OCTROI DES
Sollicitation financière pour achat d’Équipement pour l’Hôpital Notre
CONTRATS
Dame du Perpétuel Secours à Bon Repos
Type de marché : Approvisionnement
Procédure : Pro-forma
Montant : 116 200,00USD
Acheteur : MSPP
Vendeur : HINOTO S.A
Date de l’achat : 15 août 2015
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME, Ministre de SPP
M. Wilson LALEAU, Ministre de l’Economie et des Finances
Deuxième niveau
500
TITRE DU PROJET
Acquisition d’équipement pour l’hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours
MSPP & HINOTO S.A
Directeur général de HINOTO S.A
2.5.1.3.
Projet de construction de l’hôpital Simbi Continental de Martissant
871. La Cour a audité ce projet de développement financé par le Fonds Petro Caribe afin de
s’assurer de sa saine gestion. Pour cela, la Cour a examiné l’élaboration, les autorisations
afférentes, les contrats associés, la mise en œuvre et la fermeture du projet. Au terme des travaux,
la Cour constate que plusieurs actions posées par le MSPP ne lui ont pas permis de mettre le projet
en œuvre en respectant les principes d’efficience, d’efficacité, d’économie et ceux en lien avec les
saines pratiques de gestion.
872. D’abord, la Cour a audité ce projet de développement financé par le Fonds Petro Caribe afin
de s’assurer de sa saine gestion. Pour cela, elle a examiné le processus conduisant à son élaboration,
les autorisations afférentes, les contrats y relatifs, sa mise en œuvre et sa phase finale. Au terme de
ses travaux, elle a constaté que plusieurs actions posées par le MSPP ne lui ont pas permis de mettre
en œuvre le projet en respectant les principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que ceux
en lien avec les saines pratiques de gestion.
873. De même, l’examen des informations disponibles en lien avec le projet de Construction de
l’Hôpital SIMBI Continental révèle que certaines dispositions contractuelles n’ont pas été
respectées entre les deux parties et constituent des actes nuisibles au processus de bonnes pratiques
de gestion. En effet, en qui concerne le mode de sollicitation, le contrat de 6 000 404.30 USD a été
attribué de gré à gré à l’entreprise IBT LLC à la suite de l'état d'urgence décrété dans le cadre du
cyclone Sandy mais sans l'obtention au préalable de l'avis de non objection de la CNMP, comme
le stipule l'article 106 de l'Arrêté du 26 octobre 2009 précisant le mode d'application de la Loi fixant
les Règles Générales Relatives aux Marchés Publics et Conventions de Concessions d’Ouvrages
de Services Publics.
874. La Cour rappelle qu’à l’article 13 du présent Contrat, il est stipulé que l’Entrepreneur pourra
bénéficier d’une avance de démarrage de Vingt-cinq pourcent (25%) du montant du Contrat,
cautionnée par un Bon de garantie ou une garantie bancaire. Cependant, le Bon a présentation
servant de Garantie en date du 19 juillet 2013, fourni par la Firme IBT HAITI S.A, ne répond aux
501
exigences faites par l'article 181 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités
d’application de la loi fixant les Règles Générales Relatives aux Marchés Publics qui stipule : «La
Caution personnelle et solidaire doit être choisie parmi les banques et établissements financiers
agrées par l'Etat ou les Tiers agrées à cet effet par le Ministre chargé des Finances ».
875. De plus, la Cour a constaté que le contrat de construction de l'Hôpital Simbi Continentale de
Matissant a été signé en novembre 2012 (date imprécise) alors que la résolution du Conseil des
Ministres relative à l'autorisation de son financement est prise en décembre 2012. En conséquence,
la valeur liée à ce contrat n’a pas fait l’objet d’une estimation avec la plus grande précision possible.
Dans de tel cas, ceci constitue une irrégularité en matière de bonne gouvernance du projet et aussi
un préjudice à la communauté.
876. La Cour constate aussi que l’Avance de démarrage a été effectuée le 04 Novembre 2013, soit
douze (12) mois après la signature du contrat courant Novembre 2012. De ce fait, la situation
d’urgence a été invoquée de façon abusive par les responsables du MSPP.
877. Dans le cadre de l’exécution du contrat de Construction de l'hôpital Simbi Continental de
Martissant, la Cour a relevé l’existence de deux Firmes à travers les dossiers de soumission :
La Société International Business and Trade LLC qui est une firme étrangère (Réf : Contrat
et dossier d’existence de la firme)
La firme IBT HAITI. SA constituée en date du 11 mars 2013 (Réf : Patente, Quitus, Avis
du MCI et Copie Moniteur).
878. Cependant, la Cour n’a pas retrouvé les documents légaux suivants :
Le numéro du journal officiel d’Haïti (le Moniteur) publiant l’existence de la Firme « IBT
HAITI. SA » Donc, le dossier relatif au droit de fonctionnement n'a pas été complété ;
Le statut notarié de la firme ainsi que la liste de son Actionnariat;
Le Certificat de constitution du quart de son capital social émis par la Banque Nationale de
Crédit (BNC) représentant 25% du Capital social conformément aux lois sur les sociétés
anonymes.
502
879. Quant à la Firme étrangère IBT, LLC, la Cour a constaté que la signature du Consul d’Haïti à
Miami n’a pas été authentifiée par le Ministère des Affaires Étrangère de la République d’Haïti
lors de l’enregistrement des dossiers de ladite Firme comme le veut la loi sur les sociétés anonymes.
880. Après analyse des dossiers et décomptes fournis par le Ministère de la Santé Publique et de la
Population (MSPP), la Cour a tenté de reconstituer la chronologie des dépenses à partir du tableau
global transmis par le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et des décaissements du
BMPAD. Cette reconstitution est présentée au tableau suivant.
Tableau 2.16.3-E : Achat d’équipement pour l’hôpital Notre Dame
du Perpétuel Secours
Date
Description
Decompte
2013-04-11
25% Avance de
demarrage (Cpte
PIP 121252276)
1 500 101,08
25/08/2014 Facture # 2 (35%)
2 100 141,51
14/04/2015 Facture # 3 (30%)
1 800 121,29
Total
5 400 363,87
Total acompte provisionnel non preleve :
Ret. de
gar.(5%)
105 007,08
105 007,08
Remb. Av.
5%
Dec. MSPP
Acompte
2%
Montant net
1 500 101,08
1 500 101,08
105 007,08 1 809 127,08
36 182,54 1 772 944,54
1 795 812,40
1 795 812,40
105 007,08 5 105 040,56
36 182,54 5 068 858,01
108 007,28
Sources: Correspondances de decaissements adressées aux MEF par le MSPP
881. La Cour a remarqué à travers les dossiers soumis par le MSPP, qu'une firme a été constituée à
la date du 11 mars 2013 sous le nom de IBT HAITI S.A. L'acte constitutif notarié y compris le
certificat délivré par la Banque Nationale de Crédit (BNC), indiquant la libération du quart de son
Capital social n'a pas été retrouvé. Cette firme nouvellement créée a vu obtenir un mandat non
notarié pour l'exécution du contrat l'Hôpital Simbi Continentale de Martissant dans le but de
bénéficier les avantages fiscaux octroyés aux entreprises de droit haïtien.
882. Le montant de l'acompte provisionnel devant normalement être prélevé au profit de la DGI sur
l'ensemble des décomptes produits est de USD 108 007.28. Cependant, seulement US$ 36,182.54
ont été prélevés jusqu'à date. L’acompte à récupérer en ce sens est de USD 71 824.74.
883. Quant à l'exécution physique des travaux, la Cour a retracé un rapport soumis par les
Responsables de la Direction d'Organisation de Services de Santé (DOSS) en date du 12 janvier
2017, qui prouve que les travaux ont accusés un degré d'achèvement de 70% environ pour un
503
décaissement financier de 90% du montant du contrat. Donc, le degré d'achèvement des travaux ne
correspond pas au pourcentage de décaissement financier.
884. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
CONSTRUCTION DE L'HOPITAL SIMBI CONTINENTALE DE MARTISSANT
RESOLUTIONS
Ce projet entre dans le cadre du Programme de Construction et Réhabilitation
d'Hôpitaux qui a été adopté en Conseil des ministres dont plusieurs résolutions
ont été prises pour l’exécution de différents projets.
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS
Sollicitation: Gré à Gré
D’OCTROI DES
Montant du Contrat : 6, 000,404.30 USD
CONTRATS
Date de signature du contrat : novembre 2012
Durée des travaux: douze (12) mois
Parties contractantes :
Maitre d’Ouvrage : Florence Duperval GUILLAUME, Ministre du
MSPP ;
Maitre d’œuvre : Gianfranco FIORENZA, D.G de la firme IBT, LLC
Avis favorable de la CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : 10 ans à compter de la réception définitive des travaux ;
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage : 25% ;
GESTION DE PROJET
Retenue de Garantie : 5% ;
Retenue de bonne exécution : 5% ;
Acompte provisionnel : 2% ;
Pénalité de retard : 1/3000 du montant du marché au 30ieme jour de retard
et 1/1000 du montant du marché au-delà sans dépasser 5% du montant du
marché.
EXÉCUTION DES
Délai pour la conception et la réalisation des travaux : douze (12) mois ;
TRAVAUX
Paiement par décomptes (25%, 35%, 30% et 10%) après approbation du
Maitre d’Ouvrage ;
BILAN DU PROJET
Contrat signé de gré à gré en novembre 2012 entre le MSPP et la Société étrangère IBT LLC à partir de
la Loi d'urgence décrété suite au passage du Cyclone Sandy sans l'Avis de Non Objection de la CNMP.
Le démarrage du projet a eu lieu jusque le 04 novembre 2013 soit environ 12 mois après. Ce qui sousentend que l'urgence a été utilisée de manière abusive.
La Caution de garantie de l'Avance de démarrage ainsi que la garantie de bonne exécution des travaux
présentées par la Firme IBT LLC ont été fournies par une institution financière espagnole "Banco Espirito
Santo S.A, pratiques contraires aux règlements sur les marchés publics.
Quant à l'exécution physique des travaux, la Cour a retrouvé un rapport soumis par les Responsables de
la Direction d'Organisation de Services de Santé (DOSS) en date du 12 janvier 2017 qui montre que les
travaux ont accusés un degré d'achèvement de 70% environ contre un décaissement financier de 90%
du montant du contrat.
L’acompte provisionnel non prélevé et à récupérer s’élève à USD 71 824.74.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Florence Duperval GUILLAUME: Ministre du MSPP, Ordonnateur principal
;
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Michel PRÉSUMÉ : Secrétaire d’État à la Planification ;
Marie Carmelle JEAN-MARIE : Ministre de l’Economie et des Finances ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Economie et des Finance ;
Gary JEAN : Comptable du MSPP ;
Evita Mital BENJAMEN : Administrateur
Deuxième niveau
Gianfranco FIORENZA : Directeur Général de la firme IBT, LLC ;
Luiz A. GOMEZ, Ing. : Directeur des Operateurs IBT HAITI S.A ;
504
TITRE DU PROJET
CONSTRUCTION DE L'HOPITAL SIMBI CONTINENTALE DE MARTISSANT
Victor VELAZCO, Ing. : Directeur Technique IBT HAITI S.A.
Troisième niveau
Les Responsables de la DOSS du MSPP
2.5.1.4.
Projet de réhabilitation du centre de santé d’Anse-à-Galet à La Gonave
885. La Cour a audité ce projet de développement financé par le Fonds Petro Caribe afin de
s’assurer de sa saine gestion. Pour cela, la Cour a examiné l’élaboration, les autorisations
afférentes, les contrats associés, la mise en œuvre et la réalisation, la livraison et la fermeture du
projet. Au terme des travaux, la Cour constate que plusieurs actions posées par le MSPP ne
permettent pas au Ministère de mettre le projet en œuvre tout en respectant les principes
d’efficience, d’efficacité, d’économie tout en respectant les saines pratiques de gestion.
886. D’abord, l’examen du mode de sollicitation du contrat de Réhabilitation du Centre de Santé
d’Anse-à-Galets sur l’île de la Gonâve laisse constater plusieurs remarques. Par exemple, le contrat
signé le 18 juin 2015 a été fait à la suite d’une consultation de trois (3) fournisseurs (Appel d’Offre
Restreint) pour réhabiliter ce centre de santé. Cependant, pour ce marché conclu à partir de l’appel
d’offre restreint, la Cour ne peut émettre d’opinion sur le respect des procédures requises aux
exigences légales sur les marchés publics, et ce, pour les motifs suivants :
les documents relatifs à la lettre d’invitation et le dossier d’appel d’offre des deux
firmes, non sélectionnées, ayant participées à cet appel d’offre pour présenter leur pli,
à savoir BURODECO & ECAD, n’ont pas été fournis dans les dossiers (Article 1032 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant
les règles générales relatives aux marchés publics);
l’absence des documents instituant le Comité d’Ouverture des Plis et l’évaluation des
offres en séance publique (Article 104 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les
modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux marchés
publics);
l’absence du procès-verbal d’ouverture des plis ;
l’absence de lettres adressées aux soumissionnaires pour leur notifier le rejet de leurs
offres ainsi que les motifs y afférents ; et
505
l’absence de la lettre de notification du marché à « NEVA CONSTRUTION ».
887. Ensuite, la Cour n’a pas retrouvé la garantie de bonne exécution (2% à 5%) du montant du
marché avant tout décaissement en faveur de l’Entrepreneur, comme le prescrit les dispositions de
l’Arrêté du 26 octobre 2009. Cet arrêté précise les modalités d’application de la loi fixant les règles
générales relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrages du service
public en son article 129-2, spécifiant qu’ : « aucun paiement ne peut s’effectuer avant la
constitution de la garantie de bonne exécution»..
888. D’après l’analyse des dossiers fournis par le MPCE, la Cour a tenté de reconstituer la
chronologie des dépenses à partir du tableau global transmis par le Ministère de l’Economie et des
Finances (MEF) et les décaissements du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au
Développement. Cette reconstitution est présentée dans le tableau suivant :
Tableau 2.15.2-A : Reconstitution de décaissements
Date
28/08/2015
26/11/2015
27/11/2015
Total
description
Avance de demarrage
de 30%(resol. 18 juillet
2012)
Paiement #2 (resol. 18
juillet 2012)
Paiement #3 (resol. 18
juiilet 2012)
Dec.
BMPAD
Acompte
2%
Dec.
MEF
5 903 550,00
5 903 550,00
118 071,00
5 785 479,00
11 807 100,00
11 807 100,00
236 142,00
11 570 958,00
1 967 850,00
1 967 850,00
39 357,00
1 928 493,00
19 678 500,00
19 678 500,00
393 570,00
19 284 930,00
Décomptes
Remb.Av.
ret(5%)
Ret. de
gar.(5%)
889. La Cour a constaté que la somme décaissée comme avance de démarrage pour la Firme NEVA
CONSTRUCTION dans le cadre du marché de réhabilitation du Centre de Santé d’Anse-à-Galets
à La Gonâve ne dépasse pas le quota de 30% requis du montant initial du Contrat. Cependant, cette
avance n’est pas garantie conformément aux prescrits de l’Arrêté du 26 octobre qui stipule en son
article 130-3 que: « l’avance forfaitaire de démarrage doit être intégralement garantie par une
caution personnelle et solidaire dans les conditions fixées par à l’article 179 du présent Arrêté » ;
890. La Cour a constaté que le second versement qui devrait être de 30% du montant du marché,
conformément à l’article 22 du contrat, est de préférence 60% sans aucun motif valable. Ce qui
porte le total des décaissements à 90% du montant du marché. ;
506
891. La Cour a constaté que le troisième et dernier versement (Retenue de garantie de 10%) a été
effectué un jour après le second versement, soit le 27 novembre 2015. Ceci est contraire aux clauses
du contrat, qui prévoit le paiement de la retenue de garantie que, lors de la réception définitive des
travaux conformément à l’article 21 du contrat spécifiant que : « Cette retenue de garantie sera
libérée à la réception définitive des travaux, ou après la réception provisoire des travaux, sur
présentation d’un cautionnement bancaire d’un montant équivalent ». Il est à mentionner que l’acte
de réception définitive des travaux date du 24 septembre 2016, soit près d’un an après le versement
final.
892. La Cour a constaté que les décaissements consentis en faveur de la firme « NEVA
CONSTRUCTION » ont été effectués sans aucune présentation de décomptes de la part de
l’Entrepreneur ni de rapports techniques soumis par le superviseur du chantier ou le bureau
départemental du MSPP concerné, conformément à l’article 22 du présent contrat. Aucun dossier
comptable ni rapport technique de confirmation du Ministère de la Santé Publique et de la
Population (DDO/MSPP) n’a été présenté alors que l’alinéa (e) de l’article 22 du contrat exige que :
« les paiements ne peuvent se faire qu’après une demande de décaissement de l’Entrepreneur
accompagnée du décompte des travaux effectués signé du Maitre d’œuvre et approuvé par le
MSPP.
893. Quant à l’exécution physique des travaux de réhabilitation du Centre de Santé à Anse-à-Galet,
dans la commune de La Gonâve, la Cour n’a pas retrouvé le Certificat de réception provisoire voire
définitive de ces dits travaux.
894. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Réhabilitation du Centre de Santé d’anse-À-Galets À Lagonave
RÉSOLUTION
TOTAL FINANCEMENT
18 Juillet 2012 : 500,000.00 USD
Fonds Petro Caribe
PROCESSUS
D’OCTROI DU
CONTRAT
507
Mode de sollicitation : Appel d’Offre Restreint
Date de Signature du contrat : 18 juin 2015
Montant du contrat : 19 678 500.00 HTG
Parties contractantes
Maitre d’Ouvrage : Florence Duperval GUILLAUME, Ministre (MSPP) ;
Maitre d’œuvre : Manette PERCEVAL, Firme NEVA CONSTRUCTION ;
Absence de mandat octroyé à Manette PERCEVAL pour signer le marché au
nom de la Firme NEVA CONSTRUTION.
Avis favorable de la CSCCA (Fritz Robert SAINT-PAUL, Président)
TITRE DU PROJET
Réhabilitation du Centre de Santé d’anse-À-Galets À Lagonave
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Délai de Garantie : Six (6) mois à compter de la date de réception provisoire ;
Avance de démarrage : Trente pourcent (30%) ;
Retenue de Garantie : 10%;
Retenue de bonne exécution : non prévu;
Pénalité de retard : 2/1000 du montant du contrat par journée calendaire de
retard et prélevé automatiquement sur le deuxième décaissement.
Délai pour la réhabilitation du projet : 190 jours.
Absence de certificat de réception
Total décaissements : 19 284 930.00 HTG
BILAN DU PROJET
La Cour n’a pas retrouvé la garantie de bonne exécution (2% à 5%) du montant du marché avant tout
décaissement en faveur de l’Entrepreneur, comme le prescrit le règlement.
La Cour a constaté que la somme décaissée comme avance de démarrage pour la Firme NEVA
CONSTRUCTION n’est pas garantie, conformément aux prescrits de l’Arrêté du 26 octobre en son article
130-3.
La Cour a constaté que le second versement qui devrait être de 30% du montant du Marché, conformément
à l’article 22 du contrat, est de préférence 60%.
La Cour a constaté que le troisième et dernier versement (retenue de garantie 10%) a été effectué un jour
après le second versement soit le 27 novembre 2015. Ce qui est contraire aux clauses du contrat prévoyant
l’octroi du versement final seulement à la réception définitive des travaux. De plus, l’acte de réception
définitive des travaux date du 24 septembre 2016, soit près d’un an après le versement final ;
La firme n’a pas présenté de décomptes progressifs. De plus, aucuns rapports techniques de confirmation
du Superviseur du chantier, à savoir, la Direction Départementale de l’Ouest du Ministère de la Santé
Publique et de la Population (DDO/MSPP).
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSPP, Ordonnateur Principal ;
Gary JEAN : Comptable du MSPP ;
Laurent Salvador LAMOTHE : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Fritz Robert SAINT-PAUL : Président de la CSCCA.
Deuxiàme niveau
Manette PERCEVAL : Représentant pour NEVA CONSTRUCTION ;
2.5.1.5.
Projet de travaux d’études & supervision de la construction de l’hôpital
immaculée conception de Port-de-Paix
895. La Cour a audité ce projet de développement financé par le Fonds Petro Caribe afin de
s’assurer de sa saine gestion. Pour cela, la Cour a examiné l’élaboration, les autorisations
afférentes, les contrats associés, la mise en œuvre et la fermeture du projet. Au terme des travaux,
la Cour constate que plusieurs actions posées par le MSPP ne lui ont pas permis de mettre le projet
en œuvre en respectant les principes d’efficience, d’efficacité, d’économie et ceux en lien avec les
saines pratiques de gestion.
896. La Cour a examiné le mode de sollicitation du contrat d’Études et de Supervision de la
Construction de l’Hôpital de Port-de-Paix. La Cour tient à rapporter les observations suivantes.
D’abord, pour le Contrat octroyé de gré à gré en date du 9 septembre 2015 entre le Ministère de la
508
Santé et de la Population (MSSP) et la Firme « Entreprise de Travaux d’Aménagement d’Expertise
et de Construction (ETRAMEC S.A) », il appert qu’il a été passé dans le cadre de l’urgence
mentionnée par la titulaire du ministère, Dr. Florence Duperval GUILLAUME (réf : lettre DU
10/08/2015, BM-08-15/ 8644). Or, ce contrat n’aurait pas dû être exécuté pour les motifs suivants :
Le montant du marché de 749 000.00 USD ou 38 784 643.10 HTG (Réf : taux BRH, 1US$
= 51.7819 HTG) est supérieur au seuil de passation du marché public qui requiert un appel
d’offre ouvert conformément à l’article 2.3 de l’Arrêté du 25 mai 2012, fixant les Seuils de
Passation des Marchés Publics et les Seuils d’Intervention de la Commission Nationale des
Marchés Publics à 20,000,000.00 HTG pour les marchés de services et de prestations
intellectuelles.
Ce contrat est signé sans l’avis de non objection de la CNMP, en marge de l’Arrêté du 26
octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant les Règles Générales
Relatives aux Marchés Publics et Conventions de Concessions d’Ouvrages de Services
Publics, qui stipule en son article 106: « Il ne peut être passé de marché de Gré à Gré ou
par entente directe qu’après avis conforme de la Commission Nationale des Marchés
publics.
De plus, l’article 34-2 de la loi du 10 juin 2009, fixant les Règles générales de Passation,
d’Exécution et de Règlements des Marchés Publics dont la valeur estimée est égale ou
supérieure aux Seuils de Passation des Marchés, et l’article 107 de l’Arrêté du 26 octobre
2009, précisant les modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux
marchés publics et conventions de concessions d’ouvrages de services publics, stipulent
que : « En aucun cas, l’Autorité Contractante ne peut invoquer l’urgence pour justifier son
retard, son imprévoyance, sa négligence ou uniquement dans le but de dérober à son
obligation de recourir à la concurrence ».
897. Ainsi, face à tous ces motifs, la Cour considère que ce marché est nul de plein droit, eu égard
à l’article 62.4 de la loi du 12 juin 2009 fixant les Règles Générales de Passation, d’Exécution et
de Règlements des Marchés Publics stipulant que : « Tout marché, dont la procédure de passation
relève de la compétence de la Commission Nationale de Passation des Marchés Publics et qui ne
lui a pas été soumis pour validation par l’Autorité contractante, est nul de plein droit ».
509
898. D’après l’analyse des dossiers fournis par le Ministère de la Santé Publique et de la Population
(MSSP), la Cour a présenté les dépenses du projet d’études et de supervision de la construction de
l’hôpital de Port-de-Paix dans le tableau suivant.
Tableau 2.15.7-A : Reconstitution de décaissements
Date
########
Description
Paiement
(resol.
22/07/2015)
Total
Remb.Av.
Decomptes ret(5%)
-
Ret. de
gar.(5%)
Dec.
Acompte
Bmpad
2%
Dec. MEF
-
-
-
43 209 188,33
-
-
-
43 209 188,33
899. La Cour n’est pas en mesure de préciser si l’acompte provisionnel de 2% exigé conformément
à l’article 76, deuxième paragraphe du décret du 29 septembre 2005 portant l’Impôt sur le Revenu,
a été prélevé sur le montant du décompte présenté par la Firme ETRAMEC S.A, vu que les
décomptes n’ont pas été présentés. La valeur du montant de l’acompte provisionnel qui devrait être
prélevée sur les décomptes présentés, pour le compte de la DGI, est égale à HTG 864 183.76.
900. Quant à l’exécution du contrat de construction dudit Hôpital, il est important de noter que la
Cour n’a jamais retracé et reçu ce type de contrat lors de l’audit du fonds relatif aux projets du
MSPP, bien que l’urgence ait été décrétée et utilisée pour passer le contrat d’étude et de supervision.
Qui plus est, la construction n’a jamais été faite pourtant le contrat de supervision a déjà été conclu
et les décaissements ont été faits en même temps que les études.
901. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
ETUDES ET SUPERVISION DE LA CONSTRUCTION DE L’HOPITAL DE PORT-DE-PAIX
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
510
22 Juillet 2015 : 749,000.00 USD ou 42 312 283.30 HTG
Fonds Petro Caribe
Mode de sollicitation : Gré à Gré
Absence de non objection de la CNMP
Date de signature : 09 septembre 2015
Montant du contrat : 749,000.00 USD ou 38 784 643.10 HTG
TITRE DU PROJET
ETUDES ET SUPERVISION DE LA CONSTRUCTION DE L’HOPITAL DE PORT-DE-PAIX
Maitre d’ouvrage : MSPP
Maitre d’œuvre : ETRAMEC S.A
Avis favorable de la CSCCA
Parties prenantes dans le cadre de ce Marché :
Dr. Florence Duperval GUILLAUME, Ministre (MSPP) ;
M. Ernst FORTUNÉ, PDG de la firme ETRAMEC S.A
Marie Neltha FETIÈRE, Présidente de la CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : Non prévu;
CONTRACTUELLE ET
Avance de démarrage : Trente pourcent (30%) ;
GESTION DE PROJET
Retenue de Garantie : Non prévu ;
Retenue de bonne exécution : Non prévu ;
Acompte provisionnel : Deux pourcent (2%) ;
Pénalité de retard : 1/1000 du montant du contrat par jour de retard
sans dépasser 10% du montant total du marché.
EXÉCUTION DES
Délai pour les études et la supervision de la construction de l’hôpital
TRAVAUX
de Port-de-Paix : Cent Trente-cinq jours (135 jours) ;
Décomptes par tranche ;
Total paiement : 43 209 188.33 HTG
BILAN DU PROJET
Le montant du marché 749 000.00 USD ou 38 784 643.10 HTG (Réf : taux BRH, 1US$ = 51.7819 HTG) est
supérieur au seuil de passation de marché public qui requiert un appel d’offre ouvert. Ce contrat est signé
sans l’avis de non objection de la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP).
Le MSPP n’a élaboré aucun plan prévisionnel annuel de passation de marchés publics conformément aux
programmes d’activités. De plus, aucune communication à la CNMP de ces plans prévisionnels annuels
cohérents avec les crédits budgétaires alloués n’a été faite. Seul le modèle du Dossier d’Appel d’Offre
(DAO) pour la sélection d’une firme en vue de réaliser la construction de l’Hôpital de Port-de -Paix a été
soumis à la Cour.
La Cour n’a jamais retracé et reçu le contrat de construction dudit hôpital lors de l’audit du fonds relatif aux
projets du MSPP, bien que l’urgence ait été décrétée et utilisée pour passer le contrat d’étude et de
supervision. Qui plus est, la construction n’a jamais été faite pourtant le contrat de supervision a déjà été
conclu et les décaissements ont été faits en même temps que les études.
Enfin, la CSCCA a constaté que le projet ne détient aucun système de comptabilité générale comme le
prévoit l’article 17 de l’Arrêté du 17 septembre 1985 fixant les modalités d’application du Décret du 04
octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement Public.
RESPONSABILITÉS
511
Première niveau
Dr. Florence Duperval GUILLAUME : Ministre du MSSP,
Ordonnateur Principal ;
Yves Germain JOSEPH : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Economie et des Finances,
Ordonnateur Principal ;
Marie Neltha FETIÈRE : Président de la CSCCA.
Deuxième niveau
Ernst FORTUNÉ, Ing. : Président Directeur Général ;
2.5.2. Projet de construction d’un centre de traumatologie
niveau 1
902. Le Project Medishare for Haïti est une ONG reconnue par l’État haïtien et représenté par Joël
Édouard VORBE. Il opère dans le domaine de la santé et offre ses services dans plusieurs autres
domaines, surtout depuis le 12 janvier 2010. L’ONG a sollicité du MSPP une subvention destinée
à la construction d’un centre de traumatologie de niveau 1 pour le compte du Centre de sante
Bernard Mevs. Le cout total du projet s’élève à USD 26 570 000.00. Le MSPP a accepté de
consentir à Medishare la subvention de USD 5 000 000.00 selon des conditions déterminées à
travers le Protocole d’accord conclu. Ce protocole a été élaboré en vue de définir un cadre formel
de collaboration entre les parties. La construction de ce centre fait partie de l’une des structures
sanitaires spécialisées dont le but consiste à prodiguer des soins aux personnes victimes d’un choc
quelconque, vu que les structures actuelles ne sont pas en mesure de faire face aux différentes
situations de choc. L’objectif du projet vise à établir un hôpital de traumatologie de niveau 1, afin
d’assurer la prise en charge des situations d’urgences critiques.
903. Le montant approuvé par résolution du 23 juillet 2014, représentant la contrepartie
gouvernementale, est de USD 5 000.000.00, soit HTG 226 678 500.00, avec un taux de référence
de la BRH de 45,3357 HTG pour un dollar. Les décaissements du MSPP ont été effectués à
Medishare en deux versements se chiffrant à HTG 288 592 500.00. D’où un écart de HTG 61 914
000.00.
904. La Cour a audité ce projet de développement financé par le Fonds Petro Caribe afin de
s’assurer de sa saine gestion. Pour se faire, la Cour a examiné son élaboration, les autorisations
afférentes, les contrats y relatifs, sa mise en œuvre et la fermeture de ce projet. Au terme de ses
travaux, la Cour constate que plusieurs actions posées par le MSPP ne lui ont pas permis de mettre
en œuvre le projet en respectant les principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que ceux
en lien avec les saines pratiques de gestion
905. D’abord, l’examen du protocole d’accord encadrant le cadre de coopération a permis à la Cour
de relever qu’aux articles 3 et 7, il est fait obligation à Medishare d’utiliser l’intégralité des fonds
de la subvention en vue de la construction du centre. Medishare doit également fournir au MSPP
un rapport final d’exécution technique et financier jusqu’à concurrence des travaux réalisés, en
512
raison du montant de la subvention dans les trois (3) mois suivant la date d’achèvement du projet.
Mais, la Cour a constaté l’absence de rapports financiers et techniques sur l’utilisation effective de
la subvention, conformément à la description du projet.
906. De plus, selon les termes de référence du protocole, Medishare autorise le MSPP à effectuer
des missions de suivi et d’audit relatives à l’évaluation des conditions de réalisation. La Cour n’a
pas également retracé de rapports de mission de suivi et d’audit, ayant pour objet l’évaluation des
conditions de réalisation du projet et l’atteinte des résultats, conformément aux dispositions de
l’article 5 du présent protocole.
907. La Cour n’a pas relevé de documents justificatifs supportant la demande relative au deuxième
versement de la subvention.
Tableau recapitulatif
des decaissements
Tableau 2.6.2-A : Reconstitution
de décaissements
Date
Description
Decaissement HTG
Decaissement USD
18/10/2013
Premier versement
57,750,000.00
1,319,550.00
22/10/2014
Deuxieme versement
230,842,500.00
5,050,550.00
288,592,500.00
6,370,100.00
Total
Sources: Rapports MSPP-BRH
908. Le tableau des décaissements fait apparaitre une différence de USD 1 370 100.00 (soit HTG
61 914 000.00) décaissée par rapport au montant convenu et approuvé en résolution qui est de USD
5 000 000.00. Cet écart n’a pas été justifié. Il est à remarquer également que le premier versement
a été fait neuf (9) mois avant la résolution.
909. La fiche suivante présente les principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Construction d’un centre de traumatologie niveau 1 sur Port-au-Prince
RÉSOLUTIONS
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DU
PROTOCOLE D’ACCORD
513
23 juillet 2014 : 5 000 000.00 USD
Fonds Petro Caribe
Présence de protocole d’accord
Date de signature : 7 février 2013
Parties signataires :
1. MSPP : Dr Florence D. GUILLAUME
2. MEDISHARE : M. Joël Édouard VORBE
Montant de la subvention : 5 000 000.00 ou 226 678 500.00 HTG (Taux
de référence : 45,3357)
TITRE DU PROJET
Construction d’un centre de traumatologie niveau 1 sur Port-au-Prince
LA GESTION DU
PROTOCOLE D’ACCORD ET
GESTION DE PROJET
Description des engagements des parties
Modalités de versement définies
Exigence de présentation de rapports financiers et techniques
Durée du protocole : jusqu’à la complète réalisation du projet
Collaboration des parties
Droit applicable et résolution des litiges
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Décaissements : 288 592 500.00 HTG
Décaissement supérieur de 61 914 000.00 HTG, non justifié
Absence de rapports financiers et techniques
Absence de justification pour les deux versements
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, le projet a été adopté par résolution du 23 juillet 2014 pour un montant de 5 000
000.00 USD, soit 226 678 500.00 HTG. Il a été exécuté sous la forme de subvention accordée à Medishare par
le MSPP, en termes de contrepartie haïtienne, pour la construction d’un centre de Traumatologie visant à
prodiguer des soins aux personnes victimes d’un choc quelconque. Les décaissements ont été supérieurs de
61 914 000.00 HTG par rapport au montant approuvé par résolution. Aucune documentation n’a été produite
pour justifier ce financement supplémentaire. Aucun rapport de mission et de suivi, effectué par le MSPP, n’a
été retracé, conformément aux exigences du protocole d’accord.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de
gestion de projets.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Dr Florence D. GUILLAUME, Ministre (MSPP)
Laurent S. LAMOTHE, Ministre (MPCE)
Wilson LALEAU, Ministre (MEF)
Pierre Wilnor CHERESTAL, Directeur de l’Administration et du Budget
(MSPP)
Deuxième niveau
Joël Édouard VORBE, Représentant Medishare
Troisiàme niveau
Dr Jerry J. BITAR, Co-Directeur du Centre de sante Bernard MEVS
Dr Marlon J. BITAR, Co-Directeur du Centre de sante Bernard MEVS
Recommandation 2.5
Considérant les irrégularités constatées lors de l'analyse du projet « construction et de
réhabilitation d’Hôpitaux, la CSCCA recommande :
1) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétences pour cerner
davantage les avantages tirés par les agents publics et les hommes politiques
impliqués directement ou indirectement lors des octrois de contrats à l’extérieur
du cadre légal;
2) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétences pour retrouver les
montants d’argent qui avaient dédiés à la mise en œuvre des projets de
développement.
514
2.6. Institutions ayant reçu des financements du
Fonds Petrocaribe mais non retracés dans les
résolutions
910. La Cour a retracé à partir d'un relevé de virement MEF/ PetroCaribe fourni par la BRH, un
ensemble de quarante-trois institutions publiques qui ont reçu des financements du Fonds
PetroCaribe non retracés dans les résolutions. La Cour a adressé des correspondances à ces
institutions en vue de s'enquérir de l'utilisation des fonds reçus. Le tableau ci-dessous présente la
liste complète de ces institutions publiques.
Tableau 2.6.A : Liste des institutions ayant reçu des financements
du fonds PetroCaribe non retracés dans les
résolutions
#
Institution
1
Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA)
2
Chambre des Députés
3
Senat
4
Ministère a la Condition Féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF)
5
Ministère des Affaires Étrangères
6
Ministère de l'Économie et des Finances (MEF)
7
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
8
Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT)
9
Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST)
10
Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI)
11
Ministère De l'Environnement (MDE)
12
Ministère de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR)
13
Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP)
14
Ministère du Tourisme et des Industries Créatives
15
Ministère de la Culture et de la Communication (MCC)
16
Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l'Action Civique (MJSAC)
17
Bureau du Ministre charge de la Sécurité Énergétique (BMSE)
18
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
19
Direction Nationale du Livre (DNL)
20
Direction Générale des Impôts (DGI)
515
#
Institution
21
Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA)
22
Direction de la Protection Civile (DPC)
23
Unité Centrale de Renseignement Financier (UCREF)
24
Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC)
25
Bureau des Affaires Financières et Économiques (BAFE)
26
Centre de Facilitation des Investissements (CFI)
27
Ecole Nationale d'Administration Financière (ENAF)
28
Centre de Technique de Planification et d'Économie Appliquée (CTPEA)
29
Office National du Cadastre (ONACA)
30
Centre National de l'Information Géo Spatiale (CNIGS)
31
Direction Générale du Budget (DGB)
32
Administration Pénitentiaire Nationale (APENA)
33
École Nationale d'Administration et des Politiques Publiques (ENAPP)
34
Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI)
35
Bureau Haïtien des Droits d'Auteur (BHDA)
36
Institut du Bien-Être Social et de la Recherche (IBESR)
37
Électricité D'Haïti (EDH)
38
École Nationale Supérieure de Technologie (ENST)
39
Administration Générale des Douanes (AGD)
40
Entreprise Publique de Promotion de Logements Sociaux (EPPLS)
41
Loi Hope
42
Fonds de Développement Industriel (FDI)
43
Fonds d'Assistance Économique et Sociale (FAES)
910. Dans le présent rapport, la Cour a traité des projets pour 3 institutions: la Cour Supérieure des
Comptes et du Contentieux Administratif, la Chambre des Députés et le Sénat de la République.
911. Les travaux d’audit réalisés sur les projets de ces trois institutions ont permis à la Cour de
relever les principales irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
5) Utilisation des fonds à d’autres fins. Par exemple, dans le cadre de leurs projets de
renforcement institutionnel financé par le fonds Petro Caribe :
La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif a utilisé des
fonds destinés à l’investissement pour les dépenses de fonctionnement : paiement
des salaires, paiement des frais de déplacements, paiement des primes et
renflouement de la petite caisse, etc. (#2.7.1)
516
La chambre des Députés qui avait également utilisé près de 79% de
279,460,600.00 HTG (soit 219,952,600.00 HTG) ont été utilisés aux paiements des
salaires (employés rapprochés des membres du Bureau, employés des Bureaux
régionaux, Consultants attachés aux Députés, Cabinets particuliers des Députés)
alors que les 100% de 279,460,600.00 HTG devaient être utiliser pour des projets
d’investissement. (#2.7.2)
6) Avance de démarrage des travaux décaissée qui va au-delà de ce que prévoit la Loi. Par
exemple, dans un projet appartenant à la chambre de Députés, la Cour a constaté une
avance de démarrage de 40% versée à la firme ARTS & AMBIANCES dépassant le seuil
de 30% établit par la loi(#2.7.2),
7) Acompte provisionnel de 2% prévu par la réglementaire prélevé, mais aucun reçu de
caisse ne prouve son versement à la DGI . Ce fut le cas dans plusieurs octroyés par la
chambre de Députés (#2.7.2)
8) Tous les projets analysés dans ce rapport et provenant de la CSCCA, de la chambre de
Députés et du Senat avaient, une ou plusieurs clauses contractuelles non respectés :
ampleur des travaux, coût des travaux, échéancier, pénalités, etc.
Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
Dans les projets des trois institutions analysés dans ce rapport (CSCCA, Chambre de
Députés, Sénat), certains contrats ont été conclus en marge des règles prévues par la loi
fixant les règles générales de passation des marchés Public. Par exemple, dans le cadre de
la « Construction, l’ameublement et la climatisation d’un immeuble à Miragoane
département des Nippes devant loger le Bureau Départemental du Sénat de la République
», un marché de 23,000,000,00 HTG a été attribué sans consultation de fournisseur ou
sans une mise en concurrence de candidats comme l’exige la réglementation (#2.7.3).
Les irrégularités de nature administrative
Tous les dossiers des 3 institutions analysés dans ce rapport (CSCCA, Chambre de Députés,
Sénat) n’étaient complètes. Il manquait soit les décomptes progressifs, les factures, les
documents relatifs à la réception provisoire, au cahier des déficiences s’il y a lieu et à la
réception définitive). Par exemple, dans le cadre de son renforcement institutionnel, la
CSCCA devait utilisé 22,005,044.00 HTG pour construire et/ou réparer deux directions
départementales de la CSCCA (Nippes et Fort Liberté). Ainsi, pour mettre en œuvre ces
travaux, trois contrats ont été signés avec des firmes. Toutefois, la documentation
disponible ne contient pas ces contrats. (#2.7.1)
912. La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ces travaux d’audit en fonction de chaque
instituitions. Pour rappel, les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre (4) axes, soit :
La conception du projet : les devis estimatifs, les bordereaux des prix; le cahier des
clauses administratives, les spécifications techniques, etc.
517
Le processus d’octroi des contrats : les propositions financières présentées par les
entrepreneurs; sollicitation et adjudication des contrats
L’exécution des travaux: les décomptes progressifs; les approbations et les autorisations;
les retenues réglementaires.
Le bilan des projets: les documents spécifiques à la réception du projet (lettres de
réception provisoire, rapports des déficiences à corriger et lettres de réception définitive).
2.6.1 Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif (CSCCA)
913. Dans le cadre de la vérification de l’utilisation du Fonds PetroCaribe, la Cour a reçu de la
Banque de République d’Haïti (BRH), un relevé de virement MEF/ PetroCaribe dans lequel, elle a
identifié des transferts en provenance du Compte Spécial du Trésor pour le Développement (CSTD)
totalisant soixante-douze millions neuf cent cinquante-quatre mille deux cent trente et une gourdes
(HTG 72,954,231) sur le compte d’investissement public de la Cour Supérieure des Comptes et du
Contentieux Administratif (CSCCA) ainsi que le montre le tableau suivant :
Tableau 2.6.1.A. Montants provenant du Fonds PetroCaribe
pour financer le renforcement institutionnel de
la CSCCA
Date
Compte débite
Renforcement
Institutionnel
3 janvier 2012
121 207 472 (CSTD)
121 252 355 PIP
CSCCA
15,949,187.00
Renforcement
Institutionnel
14 aout 2012
122 207 472 (CSTD)
121 252 355 PIP
CSCCA
22,005,044.00
Aucun
18 septembre
2012
123 207 472 (CSTD)
121 252 355 PIP
CSCCA
35,000,000.00
Total
Compte crédite
Montant
(HTG)
Projet
72,954,231.00
914. Dans le but de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion de ces fonds l’ont géré de
manière efficace efficiente et économique, la Cour s’est penchée sur le volet investissement de la
CSCCA pour l’exercice 2011-2012, période au cours de laquelle elle a reçu des transferts totalisant
soixante-douze millions neuf cent cinquante-quatre mille deux cent trente et une gourdes (HTG
72,954,231.00).
518
915. Le budget d’investissement de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif pour l’exercice 2011-2012 se était de cinquante millions de gourdes (HTG
50,000,000) et devait être utilisé dans le cadre du Renforcement Institutionnel de la CSCCA.
916. L’analyse des transactions effectuées dans le cadre de ce projet a permis à la Cour de constater
qu’il n’a pas été mis en œuvre de manière efficiente. Il existe un écart de vingt-deux millions neuf
cent cinquante-quatre mille deux cent trente et un gourdes (HTG 22,954,231) entre le montant
inscrit dans la loi de finances cinquante millions de gourdes (HTG 50,000,000) et le montant total
transféré sur le compte d’investissement public de la CSCCA soixante-douze millions neuf cent
cinquante-quatre mille deux cent trente et un gourdes (HTG 72,954,231)
917. Quinze millions neuf cent quarante-neuf mille cent quatre-vingt-sept gourdes (15,949,187.00
HTG) ont été transférés sur le compte d’investissement public de la Cour Supérieure des Comptes
et du Contentieux Administratif dans le cadre de son renforcement institutionnel. Le rapport de
comptabilité pour les mois de décembre 2011 à février 2012 préparé par le comptable de projet de
l’institution fait ressortir que l'intégralité de ce montant a été utilisé pour payer le salaire mensuel
de plusieurs employés, des frais de déplacements, des primes et le renflouement de la petite caisse.
Ces dépenses ne correspondent pas à la nature du projet et ont été exécutées en marge de l’article
39 du décret du 16 février 2015 sur la préparation et l’exécution des lois de finances qui stipule
que : « les crédits budgétaires ne peuvent être utilisés que pour l’objet pour lequel ils ont été prévus
[…]».
918. Une demande d’alimentation du compte d’investissement de la CSCCA pour un montant de
douze millions quarante-cinq mille sept cent soixante-neuf gourdes (HTG 12,045,769) a été
formulée par le Président du Conseil de la Cour, Arol ELIE, au Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe, Jude Hervey DAY, conformément à la FIOP de l’exercice 2011-2012. Ce
montant a aussi été utilisé pour effectuer des dépenses de fonctionnement (salaire, prime, frais de
déplacement, achats de fournitures) sur le compte d’investissement de la CSCCA. Ce qui est,
comme déjà indiqué plus haut, contraire à l’article 39 du décret du 16 février 2005 sur la préparation
et l’exécution des lois de finances.
919. Vingt-deux millions cinq mille quarante-quatre gourdes (HTG 22,005,044.00 HTG) ont été
transférés sur le compte d’investissement public de Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
519
Administratif dans le cadre de son renforcement institutionnel. De ce montant, trois contrats ont
été signés dans le but de construire et ou réhabiliter deux directions départementales de la CSCCA
(Nippes et Fort Liberté). La documentation disponible ne contient pas ces contrats. Plus de 60% de
ce montant totalisant treize millions trois cent cinquante mille quatre cent soixante-quatorze et
93/100 gourdes (HTG 13,350,474,93) ont été utilisées pour effectuer des dépenses de
fonctionnement comme le montre le tableau suivant. Ce qui est contraire à l’article 39 du décret du
16 février 2005 sur la préparation et l’exécution des lois de finances.
Tableau 2.6.1.B. Montants provenant du Fonds PetroCaribe
pour financer le renforcement institutionnel de
la CSCCA
Nature de dépenses
Bénéficiaire
Montant
(HTG)
%
Construction du bureau départemental
des Nippes 10%
Gérard Construction
760,680.00
3.46%
Supervision de la Construction du bureau
départementale des Nippes 10%
CJLS
53,284.27
0.24%
Supervision de la Construction du bureau
départementale des Nippes 30%
CJLS
159,744.80
0.73%
Construction du bureau départementale
du Nord-Est
Construction
Nouvelle
7,680,860.00
34.90%
Dépenses de Fonctionnement (salaire,
frais fixes, primes…)
Divers
13,350,474.93
60.67%
22,005,044.00
100.00%
Total
920. Les réquisitions et les chèques relatifs à ces transactions sont tous signés par le Coordonnateur
des Bureau Régionaux, Jean Léon POLICARD, et le comptable de projet, Yvens LARIONNE. Ils
jouent à la fois le rôle d’ordonnateur et de comptable, ce qui est contraire à l’article 13 de l’arrêté
du 16 février 2005 portant règlement de la comptabilité publique qui stipule que : « les fonctions
d’ordonnateur et de comptable sont incompatibles ».
921. Selon le relevé de virement MEF/ PetroCaribe transmis par la BRH, trente-cinq millions de
gourdes (HTG 35,000,000) ont été transférées sur le compte d’investissement public de la Cour
Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif sans aucun motif. Aucun rapport de
comptabilité et aucune pièce justificative relatifs aux transactions effectuées à partir de ce montant
n’ont été transmis. Par conséquent, ces dépenses ont été effectuées en marge des articles 54 et 55
du décret du 16 février 2005 sur la préparation et l'exécution de la loi de finances qui stipule que :
520
« Les opérations d’exécution du budget de l'État (recette, dépenses, trésorerie et patrimoine)
doivent être appuyées de pièces Justificatives prévues dans les nomenclatures établies par le
Ministre chargé des finances. »
Constituent des justifications de dépenses :
Les réquisitions de dépenses, les documents établissant la réalité du service
fait et les droits des créanciers, les relevés récapitulant les réquisitions de
dépenses visées pour accord par les ordonnateurs
Les documents établissant la qualité des créanciers et leur capacité de
donner quittance, l’acquis des créanciers ou les mentions attestant le
paiement ainsi que les titres remis par les créanciers lors du paiement
Les documents attestant les virements bancaires
Tableau 2.6.1.C. Personnes impliquées directement dans
la gestion du Fonds PetroCaribe pour
financer le renforcement institutionnel de
la CSCCA
RESPONSABILITÉS
Première niveau
521
Arol ELIE, Président du Conseil de la Cour
Jean Léon POLICARD, Coordonnateur des Bureaux
Régionaux
Yvens LARIONNE, Comptable de projet
2.6.2.
Chambre des Députés
922. Dans le cadre de la vérification de l’utilisation du Fonds PetroCaribe, la Cour a reçu de la
Banque de République d’Haïti (BRH), un relevé de virement MEF/ PetroCaribe dans lequel, elle a
identifié des transferts totalisant 302,937,092.42 HTG pour financer 2 projets de la Chambre des
Députés. Le tableau qui suit présente ces deux projets.
Tableau 2.6.2.A. Les projets de la Chambre des Députés
financés par le Fonds PetroCaribe
Titre des projets
Valeurs
(HTG)
1
Appui à la Chambre des Députés
279,460,600.00
2
Travaux de construction d’un édifice complémentaire devant loger le bureau du
président et les services connexes, et d’autres structures.
23,476,492.42
302,937,092.42
922. Les principales constatations en lien avec ces deux projets sont présentées dans les deux sous-sections
suivantes.
Appui à la Chambre des Députés
923. C’est à travers le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, dans le cadre des
projets du programme d’investissement public que la Chambre des Députés a bénéficié du
Ministère des Finances d’un montant de 279,460,600.00 HTG provenant du fonds PetroCaribe,
sans être l’objet d’une Résolution.
924. Les travaux de la Cour permettent de constater que cette somme a été utilisée à d’autres fins
que celles pour lesquelles elle avait été mise à la disposition de la Chambre de Députés. En effet,
cette enveloppe de 279,460,600.00 HTG a été utilisée pour le fonctionnement de l’institution
parlementaire, alors qu’elle a été décaissée partiellement pour le financement de travaux
d’ingénierie dans le cadre de l’érection de bâtiments complémentaires devant loger des bureaux sur
le site du Parlement. Les travaux démontrent également que 78,71% des 279,460,600.00 HTG (soit
219,952,600.00 HTG) ont été utilisés aux paiements des salaires (employés/agents de sécurité
rapprochés des membres du Bureau, employés des Bureaux régionaux, Consultants attachés aux
Députés, Cabinets particuliers des Députés). Pour la Cour, de telles dépenses relèvent du budget de
522
fonctionnement. Conséquemment, cette utilisation est contraire à l’article 415 du décret du 3
octobre 1984 créant le Fonds d’Investissement publics au sein au sein du Ministère de la
Planification et de la Coopération externe.
925. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Appui à la Chambre des Députes
(PALAIS LEGISLATIF - CHAMBRE DES DEPUTES)
RÉSOLUTION
S.O
FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
BILAN DU PROJET
La Chambre des Députés a bénéficié du Ministère des Finances via le Ministère de la Planification et de la
Coopération Externe d’un montant de 279,460,600.00 HTG pour des projets d’investissements. Les fonds
reçus ont été utilisés d’une part dans le budget de Fonctionnement pour une valeur de 219,952,600.00 HTG
et d’autre part à titre d’investissement pour financer deux (2) projets. Ces derniers d’un montant de
74,695,425.00 HTG se répartissent ainsi :
1.- Travaux de renforcement du périmètre de sécurité des nouveaux bâtiments alloués à la Chambre
des Députés
2.- et Travaux de construction et d’ameublement d’un bâtiment complémentaire à la chambre des
députés.
Voici un résumé :
FONCTIONNEMNT
Ressources
220,000,000.00
Emplois/Décaissements
Rémunérations
Frais de banque et impression de chéquier
Total
Balance
219,952,600.00
45,000.00
219,997,600.00
2,400.00
INVESTISSEMENT
PROJET 1 :
Travaux
de
renforcement
du
périmètre
de sécurité des nouveaux bâtiments alloués à la Chambre
des Députés
Ressources
59,460,600.00
Décaissements
Matériels
1,863,918.81
Matériaux et fournitures
17,362,386.87
Main d'œuvre
7,035,642.67
Transport
Dépenses diverses
15
694,520.00
10,167,297.52
Article 4.- Les ressources consacrées au financement des opérations de développement du secteur public
sont séparées de la masse des revenus de l’État et constituent des voies et moyens du fonds d’investissement
public. Elles sont d’origine nationale et externe.
523
37,123,765.87
Balance projet
22,336,834.13
PROJET 2
Travaux de construction et d’ameublement d’un bâtiment
complémentaire à la Chambre des députés
Ressources
Balance PIP 2011-2012
22,239,862.69
Virement/Trésor public
15,000,000.00
Balance d'un autre projet
234,825.00
37,474,687.69
Emplois/Décaissements
Construction et ameublement
23,476,492.42
Ameublement
12,436,662.00
Rémunérations des consultants
1,550,000.00
Dépenses diverses
11,533.27
37,474,687.69
Excédent/Déficit d'opération
-
L’analyse d’un contrat fait l’objet d’une étude particulière dans les sections qui suivent.
RESPONSABILITÉS
M. Louis Jeune LEVAILLANT, Président de la chambre
M. Chancy CHOLZER, Questeur
M. Maximilien SALOMON, comptable Public
Mme Nathalie THIMOLEON, Directeur Administratif et financier
M. Virgit Alexi CHARLES, Comptable en chef
Travaux de construction d’un édifice complémentaire devant loger le bureau du
président et les services connexes, et d’autres structures comme : une salle de
presse, une salle pour les commissions, un salon diplomatique et une salle de
conférence ainsi que des allées attenantes.
923. Pour ce projet, les principales constatations de la Cour sont les suivantes : D’abord, la Cour a
retracé une note en date du 21 janvier 2013 faisant appel à la manifestation d’intérêt aux firmes
pour qu’elles soumettent leurs offres. La Cour souligne que cette lettre avait été préparée par le
Questeur et approuvée par le Président de la Chambre des Députés. Cependant, la Cour n’a pas pu
retracer la justification de la publication de l’avis y compris le rapport du comité d’évaluation des
offres des soumissionnaires. Face à une telle irrégularité de nature administrative caractérisée par
un dossier mal archivé, la Cour n’a pas été en mesure de tirer une conclusion sur la procédure
d’octroi du contrat.
924. Pour la réalisation du présent projet, la Chambre des députés a signé un contrat d’un montant
de 23,476,492.42 HTG avec la firme « ART AMBIANCE ». Ce contrat fût signé le 2 avril 2013
524
entre la CHAMBRE DES DEPUTES et la firme « ART AMBIANCE ». À la lecture de ce contrat,
il apparait qu’aucun délai de réalisation des travaux n’est indiqué. Pour la Cour, il s’agit d’une
irrégularité aux bonnes pratiques de gestion qui peut avoir un impact négatif sur la mise en œuvre
d’un tel projet.
925. La Cour a également constaté que l’avance de démarrage de 40% au montant de 9,203,087.61
HTG versé à la firme ARTS & AMBIANCES dépasse le seuil de 30% établi par la loi, et n’est pas
garantie suivant les articles 8316 et 83-117 de la loi du 10 juin 2009
926. Enfin, la Cour tient à souligner que lors de la réalisation de ce projet, un acompte de 2% au
montant de 469,545.29 HTG avait été prélevé, mais aucun reçu de caisse ne prouve son versement
à la DGI.
927. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
TITRE DU PROJET
Travaux de construction d’un édifice complémentaire devant loger le bureau du président et les services
connexes (salle de presse, salle pour les commissions, salon diplomatique et salle de conférence, …)
(CHAMBRE LEGISLATIVE - BUREAU DES DEPUTES)
RÉSOLUTIONS
S.O
TOTAL FINANCEMENT
PetroCaribe
PROCESSUS D’OCTROI DES Mode de sollicitation appel d’offres restreint
CONTRATS
Montant du contrat : 23,476,492.42 HTG
Contrat signé le 2 avril 2013 entre : CHAMBRE DES DEPUTES et ART
AMBIANCE
Contrat visé par Nonie H. Mathieu, Présidente de la CSC/CA.
Jean Tholbert ALEXIS, Président de la Chambre des députés
Evelyne CRAAN, Responsable de la firme
LA GESTION
Modalités de paiement selon l’article 3 du contrat :
CONTRACTUELLE ET
40% soit 9,390,596.97 HTG comme avance de démarrage ;
GESTION DE PROJET
30% soit 7,042,947.73 HTG pour l’avance des travaux et la
justification de la 1ere tranche;
20% soit 4,695,298.48 HTG après justification de la 2e tranche
selon un degré d’avancement des travaux plus une attestation
de service fait du chef de projet
10% soit 2,347,649.24 HTG à l’achèvement des travaux.
Selon les clauses du contrat, chaque tranche décaissée doit être justifiée
avant tout éventuel renouvellement.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Acompte : 2% à prélever au montant du contrat soit 469,545.29 HTG
Délai de réalisation des travaux : Aucun
BILAN DU PROJET
16 Article 83: Des avances peuvent être accordées en raison des opérations préparatoires à l’exécution des travaux, fournitures ou services
qui font l’objet du marché. Le montant total des avances ne peut en aucun cas excéder trente pour cent du montant du marché initial.
17 Article 83-1: Les avances sont toujours définies dans le dossier d’appel d’offres ou de consultation. Elles doivent être garanties à
concurrence de leur montant et doivent être comptabilisées par la personne responsable du marché, afin de s’assurer de leur apurement.
Les avances sont remboursées, à un rythme fixé par le marché, par retenue sur les sommes dues au titulaire à titre d’acompte ou de solde.
525
TITRE DU PROJET
Travaux de construction d’un édifice complémentaire devant loger le bureau du président et les services
connexes (salle de presse, salle pour les commissions, salon diplomatique et salle de conférence, …)
(CHAMBRE LEGISLATIVE - BUREAU DES DEPUTES)
Le Montant décaissé en faveur de la firme totalise 23,476,492.42 HTG moins l’acompte 2% de 469,545.29 HTG
(Voir tableau ci-dessous) ;
Décaissements
Versements
Date
Montant contrat
réels
Acompte (2%)
1e
8/7/2013
9,390,596.97
9,203,087.61
187,509.36
2e
11/12/2013
7,042,947.73
6,902,315.71
140,632.02
3e
30/4/2013
4,695,298.48
4,601,543.81
93,754.67
4e
12/1/2015
2,347,649.24
2,300,000.00
47,649.24
23,476,492.42
23,006,947.13
469,545.29
Total
L’acompte de 2% au montant de 469,545.29 HTG est prélevé, mais aucun reçu de caisse ne prouve son
versement à la DGI.
Une attestation d’achèvement des travaux est insérée au dossier. Elle est datée du 9 janvier 2015, signée par
Nathalie Thimoleon PIERRE et approuvée par Renaud JEAN BAPTISTE, Questeur
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1) Monsieur Jean Tholbert ALEXIS, Président (Signataire du
contrat et des 1e et 2e décaissements)
2) Monsieur Thimoléon Stevenson Jacques, président (Signataire
du 3e décaissement)
3) Monsieur Renaud JEAN BAPTISTE, Questeur
4) Maximilien SALOMON, comptable Public
5) Natalie THIMOLEON, Directeur Administratif et financier
6) Virgita Lexi CHARLES, Comptable en chef
Deuxième niveau
Mme Éveline CRAAN, Président Directeur Général de ART & AMBIANS
1.
M. Dimitri CRAAN vice-président de ART & AMBIANS
Troisième niveau
1)
2)
526
Natalie THIMOLEON, Directeur Administratif et financier
Virgita Lexi CHARLES, Comptable en chef
2.6.3.
Sénat de la République d’Haïti
928. Dans le cadre de la vérification de l’utilisation du Fonds PetroCaribe, la Cour a reçu de la
Banque de République d’Haïti (BRH), un relevé de virement MEF/ PetroCaribe dans lequel, elle a
identifié des transferts en provenance du Compte Spécial du Trésor pour le Développement (CSTD)
totalisant 50,000,000.00 HTG pour financer 5 projets commandités par le Sénat de la République.
Le tableau ci-après présente les 5 projets
Tableau 2.6.3.B. Les projets du Sénat de la République
financés par le Fonds PetroCaribe
Titre des projets
Valeurs
(HTG)
1
Construction, ameublement et climatisation d’un immeuble à Miragoâne
département des Nippes devant loger le Bureau Départemental du Sénat de la
République
23,000,000.00
2
Étude et Construction d’un Bâtiment sur le site du Sénat au bord de mer, devant
loger la Direction des ressources humaines, les services de la vérification et des
Archives, une cafeteria et une salle de gymnastique.
8,000,000.00
3
Étude et Implémentation d’un centre de recherches législatives
5,000,000.00
4
Étude et Réhabilitation d’un bâtiment ayant logé la bibliothèque et le service des
Archives du Sénat de la République
6,000,000.00
5
Études et de Réhabilitation d’un Bâtiment ayant logé l’ancienne Administration du
Sénat
8,000,000.00
50,000,000.00
929. La Cour présente ci-après les résultats de ses travaux d’audit en fonction de chaque projet du
Sénat.
Construction, ameublement et climatisation d’un immeuble à Miragoâne, département
des Nippes devant loger le Bureau Départemental du Sénat de la République
930. Dans le cadre de ce projet, les travaux menés permettent à la Cour de conclure que ce projet
n’a pas été mis en œuvre avec un souci d’efficience et d’économie.
931. D’abord, le montant du marché de vingt-trois million et 00/100 gourdes (HTG 23,000,000,00)
est en dessous du seuil fixé par l’article 2, premier paragraphe, de l’arrêté du 25 mai 2012 fixant le
seuil de passation des marchés publics pour les travaux, soit quarante million et 00/100 gourdes
(HTG 40,000,000.00). Cependant, ce marché a été attribué sans consultation de fournisseurs ou
527
sans une mise en concurrence de candidats comme l’exige l’article 6 de l’arrêté ci-haut cité et les
articles 27-118.
932. De plus, l’article 6 dudit contrat qui prévoit le versement à la firme comme avance de
démarrage, d’un montant de dix-huit million quatre cent mille et 00/100 gourdes (HTG
18,400,000,00) soit 80% du montant du contrat, est en contradiction avec l’article 83 de la loi du
10 juin 2009 fixant à 30% du montant du marché initial le montant total des avances pouvant être
consenties.
933. La Cour tient à préciser qu’elle n’a retracé aucune garantie pour le montant des avances
accordé au Bureau d’Étude et de Construction (BECOH), comme le veut l’Arrêté du 26 octobre
2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux marchés
publics et conventions de concessions d’ouvrages de services publics en son article 130-3 qui
stipule : « L’Avance forfaitaire de démarrage doit être intégralement garantie par une
caution personnelle et solidaire dans les conditions fixées à l’article 179 du présent Arrêté »
934. Le contrat ne prévoyait aucun article, sur le contrôle de qualité et sur la garantie de bonne
exécution, selon l’arrêté du 26 octobre 2009, en son article 129-2 qui stipule : « Aucun paiement
ne peut s’effectuer avant la constitution de la garantie de bonne exécution ». L’ensemble des
constats sur le contrat montre que les intérêts de l’État ne sont pas protégés par les responsables du
Sénat dans le cadre de ce projet.
935. De même, la Cour n’a retracé aucun certificat provisoire et de réception définitive des travaux
dans le cadre de ce projet. De ce fait, la Cour a procédé à une visite terrain pour vérifier elle-même
le niveau de réalisation de ce projet. Les photos ci-après confirment l’existence du bâtiment ;
toutefois, la Cour n’a pas été en mesure de confirmer si le bureau a été meublé. Notons que selon
les personnes rencontrées dans la région, le bâtiment n’a jusqu’à présent aucune fréquentation.
936. En somme, pour la Cour, par rapport au montant investi, ce projet n’a pas été mis en œuvre
avec un souci d’efficience et d’économie.
18 Article 27-1 : L’autorité contractante peut, en dessous des seuils de passation de marchés, recourir à des procédures de
consultation de fournisseurs ou de sollicitation des prix, à condition que les procédures de mises en œuvre respectent les
principes posés par la présente loi et les règles de la comptabilité publique et assurent une mise en concurrence effective ;
528
529
937. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Construction, Ameublement et climatisation d’un immeuble à Miragoâne département de Nippes
devant loger un bureau départemental du Senat
RÉSOLUTION :
Décaissement hors Résolution
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe
Sollicitation d’une proposition financière (gré à gré) pour la « Construction,
l’ameublement et la climatisation d’un immeuble à Miragâane,
Département des Nippes devant loger le Bureau Départemental du Sénat
de la République »
PROCESSUS D’OCTROI
Montant du contrat : HTG 23,000,000.00.
DES CONTRATS
Contrat signé le 14 août 2013 entre le Bureau du Sénat représenté par le
Sénateur Fritz Carlos LEBON et la firme BECOH représentée par son
Président Directeur Général, Monsieur Anel G. BORGELLA
Le contrat a reçu l’avis favorable de la CSCCA conformément aux dispositions
de l’article 5 alinéa 3 du décret portant son fonctionnement et son organisation
qui précise que « La CSCCA donne son avis motivé sur tous les projets de
contrats, accords et conventions à caractère financier, commercial ou
industriel auxquels l’État est partie »
LA GESTION
Modalités de paiement selon l’article 6 du contrat :
CONTRACTUELLE ET
Une avance de HTG 18,400,000.00 soit 80% du montant du marché
GESTION DE PROJET
à la signature du contrat ;
Et un montant de HTG 4,600,000.00 soit 20% du contrat à la remise
des clefs.
Pénalité : la firme BECOH sera sanctionnée à hauteur de cinquante mille et
00/100 gourdes (HTG 50,000.00) par jour de retard au-delà de la date de fin
des travaux.
EXÉCUTION DES
Délai de réalisation des travaux : 10 mois
TRAVAUX
Contrôle de qualité
Aucun article sur le contrôle de qualité n’est pas prévu dans le contrat.
BILAN DU PROJET
Selon les informations recueillies, le montant du contrat était de HTG 23,000,000.00 et le montant décaissé,
dans le cadre de ce projet, s’élevait à HTG 22,980,000.00. La Cour a fait les constats suivants :
- Un montant de 80% avait accordé comme avance de démarrage qui est contraire aux dispositions de
la loi du 10 juin 2009 ;
- Le contrat ne prévoyait aucune clause pour le contrôle de qualité et la garantie de bonne exécution ;
- Aucune garantie pour le montant des avances accordées dans le cadre de ce projet
- Aucun certificat de réception provisoire/définitive des travaux n’a été trouvé.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
- Monsieur Simon Dieuseul DESRAS, Président du Sénat
- Monsieur Fritz Carlos LEBON, Questeur du Sénat
Deuxième niveau
Monsieur Anel G. BORGELLA, PDG BECOH
Booz PIERRE LOUIS, Directeur Général
Troisième niveau
- Madame Marie Myrlande GEORGES, Secrétaire Général adjointe aux
affaires administratives
- Monsieur Francisque GRADUEL, Comptable en chef
530
Étude et Construction d’un Bâtiment sur le site du Sénat au bord de mer, devant loger la
Direction des ressources humaines, les services de la vérification et des Archives, une
cafétéria et une salle de gymnastique.
938. Les principales constations en lien avec ce projet sont les suivantes :
939. D’abord, la Cour n’a pas retracé dans les dossiers l’ensemble des entreprises soumissionnaires
afin d’aboutir après analyse de la qualification des Entreprises soumissionnaires au choix de celle
qui s’est conformée substantiellement aux conditions de ce processus et qui s’est révélée être la
mieux-disante. Lors de la vérification, la Cour n’avait pas à sa disposition les cotations des autres
soumissionnaires et la lettre d’invitation adressée aux entreprises participantes, pour vérifier s’il y
avait effectivement appel à la concurrence dans le cadre de ce contrat. Et la Cour a retracé deux (2)
contrats signés à la même date par la même firme BECOH, le 8 août 2013 et pour le même montant
soit huit million et 00/100 gourdes (HTG 8,000,000.00) chacun (Construction d’un bâtiment sur
le site du Sénat, Études et Réhabilitation d’un bâtiment du Sénat). L’arrêté du 26 octobre 2009
précisant les modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux marchés
publics et conventions de concessions d’ouvrages de services publics en son article 3 stipule que :
« Les marchés publics exigent le respect des obligations de publicité, de mise en concurrence
et le choix de l’offre la mieux-disante […] ».
940. L’article 5 dudit contrat précise que 80% du montant du marché est accordé au Bureau
D’Étude et de Construction (BECOH) comme avance de démarrage. Ce qui constitue une
violation de l’article 83 de la loi du 10 juin 2009 fixant à 30% du montant du marché initial le
montant total des avances pouvant être consenties.
941. La Cour n’a retracé aucune garantie pour le montant des avances accordées à l’entreprise
BECOH, comme le veut l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la
loi fixant les règles générales relatives aux marchés publics et conventions de concessions
d’ouvrages de services publics en son article 130-3 qui stipule :« L’Avance forfaitaire de
démarrage doit être intégralement garantie par une caution personnelle et solidaire dans les
conditions fixées à l’article 179 du présent Arrêté ».
942. Le contrat ne prévoyait aucune clause, sur le contrôle de qualité et sur la garantie de bonne
exécution, selon l’arrêté du 26 octobre 2009, en son article 129-2 spécifiant que : « Aucun
paiement ne peut s’effectuer avant la constitution de la garantie de bonne exécution ».
531
L’ensemble des constats sur le contrat montre que les intérêts de l’État n’ont pas été protégés par
les Dirigeants du Sénat de la République dans le cadre de ce projet.
943. La Cour n’a retracé aucun certificat de réception provisoire encore moins de réception
définitive des travaux dans le cadre de ce projet.
944. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Étude et Construction d’un Bâtiment sur le site du Sénat au bord de mer, devant loger la Direction des
ressources humaines, les services de la vérification et des Archives, une cafeteria et une salle de
gymnastique.
RÉSOLUTION :
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
PetroCaribe
Sollicitation d’une proposition financière pour la Construction et Études
d’un Bâtiment sur le site du Sénat
Montant du contrat : HTG 8,000,000.00.
Contrat signé le 08 août 2013 entre le Bureau du Sénat de la République
représenté par le Sénateur Fritz Carlos LEBON, Questeur et la firme
BECOH représentée par son Président Directeur Général, Monsieur Anel
G. BORGELLA
Le contrat a reçu l’avis favorable de la CSCCA eu égards à l’article 5 alinéa
3 du décret portant son fonctionnement et son organisation qui précise que
« La CSCCA donne son avis motivé sur tous les projets de contrats,
accords et conventions à caractère financier, commercial ou industriel
auxquels l’État est partie ».
Modalités de paiement selon l’article 5 du contrat :
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Une avance de HTG 6,400,000.00 soit 80% du montant du marché
à la signature du contrat
Et un montant de HTG 1,600,000.00 soit 20% à la livraison
définitive des travaux.
Pénalité : un montant de HTG 25,000.00 par jour de retard.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 60 jours
Contrôle de qualité
Aucun article sur le contrôle de qualité n’est pas prévu dans le contrat.
BILAN DU PROJET
Selon les informations recueillies, le montant du contrat était de HTG 8,000,000.00 et la totalité du montant du
contrat a été décaissée dans le cadre de ce projet et la Cour a fait les constats suivants :
Un montant de 80% avait accordé comme avance de démarrage qui est contraire à l’arrêté du 26 0ctobre
2009 ;
Le contrat ne prévoyait aucune clause de contrôle de qualité et de garantie de bonne exécution ;
Aucune garantie pour le montant des avances accordées dans le cadre de ce projet ;
Aucun certificat de réception provisoire et / ou définitive des travaux n’a été trouvé ;
Pas d’appel à la concurrence dans le cadre de ce projet.
RESPONSABILITÉS
532
Premier niveau
- Monsieur Simon Dieuseul DESRAS, Président du Sénat
- Monsieur Fritz Carlos LEBON, Questeur du Sénat
TITRE DU PROJET
Étude et Construction d’un Bâtiment sur le site du Sénat au bord de mer, devant loger la Direction des
ressources humaines, les services de la vérification et des Archives, une cafeteria et une salle de
gymnastique.
Deuxième niveau
Monsieur Anel G. BORGELLA, PDG BECOH
Booz PIERRE-LOUIS, Directeur Général
Troisième niveau
- Madame Marie Myrlande GEORGES, Secrétaire Général adjointe aux
affaires administratives
- Monsieur Francisque Graduel, Comptable en chef
Étude et Implémentation d’un centre de recherche législative
945. Les principales constitutions en lien avec ce projet sont les suivantes :
946. Le mode de sollicitation gré à gré n’est pas adéquat. En effet, le montant du contrat de vingtcinq million et 00/100 gourdes (HTG 25,000,000.00) dépasse le seuil de vingt million et 00/100
gourdes (HTG 20,000 000,00) établit par l’article 2 de l’arrêté du 25 mai 2012 fixant le seuil de
passation de marchés publics pour les marchés de services et de prestations intellectuelles. Donc,
la procédure légale pour passer ce marché devrait être un appel d’offres ouvert.
947.
À ce sujet, la Cour note que le recours à cette procédure est en porte à faux avec
l’article 35, deuxième paragraphe, de la Loi du 10 juin 2009 sur les marchés publics
qui prescrit que le marché de prestations intellectuelles « est attribué après mise en
concurrence des candidats pré-qualifiés, en raison de leur aptitude à exécuter les
prestations, à la suite d’un appel publié à manifestations d’intérêt ». Le troisième
paragraphe et les articles 35-1 et 35-2 donne des indications sur la sélection des
candidats.
948. L’article 5 dudit contrat stipule qu’un montant de dix million et 00/100 gourdes (HTG
10,000,000,00), soit 40% du montant du contrat, sera accordé à l’Entreprise SATELLITE
NETWORK SOLUTIONS S.A. à titre d’avance de démarrage. Ce qui constitue une violation de
l’article 83 de la loi du 10 juin 2009 fixant à 30% du montant du marché initial le montant total des
avances pouvant être consenties.
533
949. La Cour n’a retracé aucune garantie pour le montant des avances accordées à l’entreprise
SATELLITE NETWORK SOLUTIONS S.A., comme l’exige l’Arrêté du 26 octobre 2009
précisant les modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux marchés
publics et conventions de concessions d’ouvrages de services publics en son article 130-3 qui
stipule que : « l’Avance forfaitaire de démarrage doit être intégralement garantie par une caution
personnelle et solidaire dans les conditions fixées à l’article 179 du présent Arrêté »
950. Le contrat ne prévoyait aucune clause sur le contrôle de qualité et sur la garantie de bonne
exécution. Selon l’arrêté du 26 octobre 2009, en son article 129-2 qui stipule : « Aucun paiement
ne peut s’effectuer avant la constitution de la garantie de bonne exécution ». L’ensemble des
constats sur le contrat montre que les intérêts de l’État n’ont pas été protégés par les dirigeants du
Sénat de la République dans le cadre de ce projet.
951. La Cour n’a retracé aucun certificat de réception provisoire et / ou de réception définitive des
travaux dans le cadre de ce projet.
952. La fiche suivante présente les principales constatations de la cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Etude et Implémentation d’un centre de recherche législative
RÉSOLUTION :
TOTAL FINANCEMENT
Fonds PetroCaribe : HTG 5,000,000.00
Trésor Public
: HTG 20,000,000.00
Sollicitation d’une proposition financière [gré à gré]
Implémentation d’un centre de recherche Législative :
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
pour
Étude
et
Montant du contrat : HTG 25,000,000.00.
Contrat signé le 14 septembre 2012 entre le Bureau du Sénat de la République
représenté par le Sénateur Fritz Carlos LEBON et SATELLITE NETWORK
SOLUTIONS S.A représenté par son Président Directeur Général, Monsieur
Jean-Elie BAZILE.
Le contrat a reçu l’avis favorable de la CSCCA eu égards à l’article 5 alinéa 3 du
décret portant son fonctionnement et son organisation stipulant que : « La
CSCCA donne son avis motivé sur tous les projets de contrats, accords et
conventions à caractère financier, commercial ou industriel auxquels l’État
est partie »
Modalités de paiement selon l’article 5 du contrat :
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
534
Une avance de HTG 10,000,000.00 soit 40% du montant du marché
après la signature du contrat ;
Ensuite, un montant HTG 10,000,000.00 soit 40% du contrat dans la
phase d’implémentation initiale des infrastructures informatiques et
bureautiques après l’aménagement et la rénovation de l’espace
physique devant loger le centre ;
TITRE DU PROJET
Etude et Implémentation d’un centre de recherche législative
Enfin une somme de HTG 5,000,000.00 soit 20% du montant du marché
à la livraison définitive des travaux sur la production d’un rapport détaillé
rédigé à cette fin.
Pénalité : Aucune clause de pénalité
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 1 an
Contrôle de qualité
Aucune clause de contrôle de qualité.
BILAN DU PROJET
Selon les informations recueillies, le montant du contrat était de HTG 25,000,000.00 et tout le montant a été
décaissé dont HTG 5,000,000.00 en provenance du Fonds PetroCaribe et HTG 20,000,000,00 du Trésor
Public (dans le cadre du Programme d’Investissement Public PIP). les constats suivants relatifs a ce projet ont
été fait par la Cour :
Un montant équivalent à 40% de la valeur du marché avait été accordé comme avance de
démarrage qui est contraire à la loi du 10 juin 2009 ;
Le contrat ne prévoyait aucune clause de contrôle de qualité et de garantie de bonne exécution ;
Aucune garantie pour le montant des avances accordées dans le cadre de ce projet ;
Aucun certificat de réception provisoire et/ou définitive des travaux n’a été trouvé.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
- Monsieur Simon Dieuseul DESRAS, Président du Sénat
- Monsieur Fritz Carlos LEBON, Questeur du Sénat
Deuxième niveau
Monsieur Jean-Elie BAZILE, Président du conseil d’administration de la firme
SATELLITE NETWORK SOLUTIONS S.A
Troisième niveau
-
Madame Marie Myrlande GEORGES, Secrétaire Général adjointe aux
affaires administratives
Monsieur Francisque GRADUEL, Comptable en chef
Étude et Réhabilitation d’un bâtiment ayant logé la bibliothèque et le service des
Archives du Sénat de la République
953. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes :
954. Le mode de sollicitation de gré à gré est inadéquat car le montant du marché de six million et
00/100 gourdes (HTG 6,000,000.00) est en dessous du seuil fixé par l’article 2 alinéa 1, soit le
montant de quarante million et 00/100 gourdes (HTG 40,000,000.00) prévu par l’Arrêté du 25 mai
2012 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les travaux.
955. Toutefois, le montant de ce contrat étant inférieur à 8 millions (8.000.000.00) gourdes, au
regard de l’article 6, second paragraphe de cet arrêté, il doit être passé directement sur simple
535
mémoire ou facture conformément aux règles de la comptabilité publique notamment. Le marché
a été donc attribué sans une mise en concurrence de candidats comme l’exigent cet article et
l’articles 27-1 de la Loi du 10 juin 2009, fixant les règles générales relatives aux marchés publics
et aux conventions de concession d’ouvrage de service public.
956. Selon l’article 5 dudit contrat, l’avance de démarrage de quatre million huit cent mille et
00/100 gourdes (HTG 4,800,000.00) soit 80% du montant du contrat versé à la firme ne respecte
pas le seuil de 30% établi par la loi.
957. La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Etude et Réhabilitation d’un bâtiment ayant logé la bibliothèque et le service des Archives du Sénat
de la République.
RÉSOLUTION :
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Fonds Petrocaribe
Sollicitation d’une proposition financière (gré à gré) pour Etudes et
Réhabilitation d’un bâtiment ayant logé la bibliothèque et le service des
Archives du Senat.
Montant du contrat : HTG 6,000,000.00
Contrat signé le 5 août 2013 entre le Bureau du Sénat de la République
représenté par le Sénateur Fritz Carlos LEBON et la firme Multicorp
Engineering S.A représenté par son Président Directeur Général, Monsieur
Anthonio SAINT-SURIN
Le contrat a reçu l’avis favorable de la CSCCA conformément à l’article 5
alinéa 3 du décret portant son fonctionnement et son organisation stipulant
ce qui suit : « La CSCCA donne son avis motivé sur tous les projets de
contrats, accords et conventions à caractère financier, commercial ou
industriel auxquels l’État est partie »
Modalités de paiement selon l’article 5 du contrat :
Une avance de HTG 4,800,000.00 soit 80% du montant du marché
à la signature du contrat ;
Et un montant de HTG 1,200,000.00 soit 20% du marché à la
livraison définitive des travaux.
Pénalité :
Multicorp Engineering S.A sera sanctionné à hauteur de vingt-cinq mille et
00/100 gourdes (HTG 25,000.00) par jour de retard au-delà de la date de
livraison des travaux.
Délai de réalisation des travaux : 45 Jours
Contrôle de qualité
Aucune clause de contrôle de qualité n’est pas prévue dans le contrat.
BILAN DU PROJET
Selon les informations recueillies, le montant du contrat était de HTG 6,000,000.00 et la totalité du montant a
été décaissée dans le cadre de ce projet. La Cour a fait les constats suivants :
L’équivalent de 80% du montant du contrat avait accordé comme avance de démarrage qui est
contraire aux dispositions de la loi du 10 juin 2009 ;
Le contrat ne prévoyait aucun article pour le contrôle de qualité et la garantie de bonne exécution ;
Aucune garantie pour le montant des avances accordé dans le cadre de ce projet ;
Une attestation en date du 13 novembre 2013 de M. Fritz Carlos LEBON Questeur du Sénat de la
République certifiant la réalisation des travaux a été constatée au dossier.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
- Monsieur Simon Dieuseul DESRAS, Président du sénat
- Monsieur Fritz Carlos LEBON, Questeur du sénat
536
TITRE DU PROJET
Etude et Réhabilitation d’un bâtiment ayant logé la bibliothèque et le service des Archives du Sénat
de la République.
Deuxième niveau
Monsieur Anthonio SAINT-SURIN PDG de la firme Multicorp Engineering
S.A.
Troisième niveau
- Madame Marie Myrlande GEORGES, Secrétaire Général adjointe aux
affaires administratives
- Monsieur Francisque GRADUEL, Comptable en chef
Études et de Réhabilitation d’un Bâtiment ayant logé l’ancienne Administration du Sénat
958. Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes :
959. Le montant du marché de huit million et 00/100 gourdes (HTG 8,000,000,00) est en dessous
du seuil fixé par l’article 2 alinéa 1 soit le montant de quarante million et 00/100 gourdes (HTG
40,000,000.00) de l’arrêté du 25 mai 2012 fixant le seuil de passation des marchés publics pour les
travaux ;
960. Le marché a été attribué sans consultation de fournisseurs ou sans une mise en concurrence de
candidats comme l’exigent l’article 6 de l’arrêté ci-haut cité et les articles 27-119 et 3520
paragraphe 2 de la loi du 12 juin 2009, fixant les règles générales de passation, d’exécution et de
règlement des marchés publics.
961. L’article 5 dudit contrat stipulant que l’équivalent de 80% du montant du contrat soit accordé
au Bureau D’Étude et de Construction (BECOH) comme avance de démarrage. Ce qui constitue
une violation de l’article 83 de la loi du 10 juin 2009 fixant à 30% du montant du marché initial le
montant total des avances pouvant être consenties.
Article 27-1 : L’autorité contractante peut, en dessous des seuils de passation de marchés, recourir à des procédures de consultation de
fournisseurs ou de sollicitation des prix, à condition que les procédures de mises en œuvre respectent les principes posés par la présente loi
et les règles de la comptabilité publique et assurent une mise en concurrence effective.
20
Article 35. Le marché de Prestations intellectuelles est relatif aux activités faisant appel essentiellement à la matière grise et dont l’élément
prédominant n’est pas physiquement quantifiable.
Il est attribué après mise en concurrence des candidats pré-qualifiés, en raison de leur aptitude à exécuter les prestations, à la suite d’un appel
à manifestation d’intérêt.
La sélection est effectuée sur la base d’un dossier de consultation qui comprend les termes de référence, la lettre d’invitation indiquant les
critères de sélection et leur mode d’application détaillé, et le projet de marché. Le dossier de consultation indique également les exclusions
à la participation future aux marchés de travaux, fournitures et services qui résulteraient des prestations qui font l’objet de la consultation.
19
537
962. La Cour n’a retracé aucune garantie pour le montant des avances accordé à l’entreprise
BECOH, comme le veut l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi
fixant les règles générales relatives aux marchés publics et conventions de concessions d’ouvrages
de services publics en son article 130-3 qui stipule : « L’Avance forfaitaire de démarrage doit être
intégralement garantie par une caution personnelle et solidaire dans les conditions fixées à l’article
179 du présent Arrêté »
963. Le contrat ne prévoyait aucun article, sur le contrôle de qualité et sur la garantie de bonne
exécution, selon l’arrêté du 26 octobre 2009, en son article 129-2 qui stipule : « Aucun paiement
ne peut s’effectuer avant la constitution de la garantie de bonne exécution ». L’ensemble des
constats sur le contrat montre que les intérêts de l’État ne sont pas protégés par les responsables du
Sénat dans le cadre de ce projet.
964. La Cour n’a pas retracé, dans les dossiers mis à sa disposition, aucun certificat de réception
provisoire et / ou de réception définitive des travaux dans le cadre de ce projet.
965. La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
TITRE DU PROJET
Études et de Réhabilitation d’un Bâtiment ayant logé l’ancienne Administration du Sénat
RÉSOLUTION :
TOTAL FINANCEMENT
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
538
Fonds PetroCaribe
Sollicitation d’une proposition financière [de gré à gré] pour l’Etude et de la
réhabilitation d’un Bâtiment ayant logé l’ancienne administration du sénat :
Montant du contrat : HTG 8,000,000.00
Contrat signé le 13 août 2013 entre le Bureau du Sénat de la République
représenté par le Sénateur Fritz Carlos LEBON et la firme BECOH
représentée par son Président Directeur Général, Monsieur Anel G.
BORGELLA
Le contrat a reçu l’avis favorable de la CSCCA en conformité à l’article 5
alinéa 3 du décret portant son fonctionnement et son organisation stipulant
que : « La CSCCA donne son avis motivé sur tous les projets de
contrats, accords et conventions à caractère financier, commercial ou
industriel auxquels l’État est partie »
Modalités de paiement selon l’article 5 du contrat :
Un montant de HTG 6,400,000.00 soit 80% du montant du marché
à la signature du contrat
Un montant de HTG 1,600,000.00 soit 20% du montant du contrat
à la livraison définitive des travaux.
Pénalité : un montant de HTG 25,000.00 par jour de retard
Délai de réalisation des travaux : 45 jours
Contrôle de qualité
Aucun article sur le contrôle de qualité n’est pas prévu dans le contrat.
BILAN DU PROJET
TITRE DU PROJET
Études et de Réhabilitation d’un Bâtiment ayant logé l’ancienne Administration du Sénat
Selon les informations recueillies, le montant du contrat était de 8,000,000.00 HTG et tout le montant a été
décaissé dans le cadre de ce projet. Les constats de la Cour sont les suivants :
Un montant de 80% avait accordé comme avance de démarrage qui est contraire à l’arrêté du 26
0ctobre 2009 ;
Le contrat ne prévoyait aucun article pour le contrôle de qualité et la garantie de bonne exécution
;
Aucune garantie pour le montant des avances accordé dans le cadre de ce projet
Aucun certificat provisoire/définitif des travaux n’a été trouvé.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
- Monsieur Simon Dieuseul DESRAS, Président du sénat
- Monsieur Fritz Carlos LEBON, Questeur du sénat
Deuxième niveau
Monsieur Anel G. BORGELLA, PDG BECOH
Booz PIERRE LOUIS, Directeur Général
Troisième niveau
- Madame Marie Myrlande GEORGES, Secrétaire Général adjointe aux
affaires administratives
- Monsieur Francisque GRADUEL, Comptable en chef
Recommandation 2.6
Considérant les irrégularités constatées lors de l'analyse de l’utilisation des « fonds de
Petro Caribe mis à la disposition de la CSCCA, la Chambre de Députés et le
Sénat de la République », la CSCCA recommande :
1) Que la CSCCA, la Chambre de Députés ainsi que le Sénat renforcent leur
dispositif de contrôle interne afin d’éviter les irrégularités comme celles
constatées dans le présent rapport;
2) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétences afin de cerner
davantage l’utilisation des fonds publics mis à leur disposition, et s’il y a lieu
qu’un mécanisme soit mis en place pour récupérer les fonds mal utilisés.
539
3. CONCLUSION GÉNÉRALE
926. Le présent rapport émane d’une résolution du 1er février 2018 de l’Assemblée sénatoriale qui
demande à la CSCCA d’effectuer un audit approfondi de la gestion du fonds Petro Caribe sur la
période allant de septembre 2008 à septembre 2016, conformément aux dispositions
constitutionnelles, légales relatives à sa mission.
927. En acceptant ce mandat, la CSCCA s’était engagée à procéder à une analyse approfondie de
l’ensemble des projets d’investissement et des contrats y afférents financés à partir du fonds Petro
Caribe pour la période allant de septembre 2008 à septembre 2016.
928. Outre les projets autorisés par les quatorze (14) résolutions prises en Conseil des Ministres
sous six (6) gouvernements différents, la Cour a décidé d’analyser aussi les projets
d’investissement et les contrats liés au fonds Petro Caribe, mais non autorisés par une résolution.
929. Au terme de ce deuxième rapport d’audit, la CSCCA a audité 75% du total des montants votés
par résolutions et transférés par le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au
Développement (BMPAD), vers les institutions sectorielles pour la mise en œuvre des projets de
développement.
930. Toutefois, les conclusions des travaux d’audit menés par la Cour et publiés dans les deux
rapports; soit celui du 31 janvier 2019 et celui du 31 mai 2019; montrent que d’importantes
défaillances ont été associées à la planification et la mise en œuvre des programmes et des projets
de développement financés par le fonds Petro Caribe.
931. La Cour a clairement établi que, dans l’ensemble de documents pertinents étaient manquants
dans la plupart des projets et contrats examinés malgré la valeur monétaire des investissements en
cause. Il a dès lors été impossible de réaliser un audit exhaustif de plusieurs projets.
932. Les travaux menés par la Cour ont confirmé que des étapes clés liées à la saine gestion de
projets d’investissement n’ont pas été suivies. L’interrelation requise entre les paramètres clés, la
nature et de l’ampleur des travaux, l’estimation des coûts et l’échéancier pour le succès de la mise
en œuvre des projets de développement comme ceux financés par le fonds Petro Caribe est
540
défaillante. Pour de nombreux projets examinés, une mauvaise définition des besoins, l’utilisation
d’estimations incomplètes, une analyse insuffisante des risques, l’ajout de travaux jugés non
indispensables expliquent les dépassements observés des coûts réels des projets en relation avec
ceux annoncés au départ.
933. En définitive, la Cour a fait la démonstration que des étapes clés liées à la saine gestion des
projets immobiliers n’ont pas été suivies et ce faisant les projets d’investissement et les contrats
liés au fonds Petro Caribe n’ont pas été géré de façon efficience et économique. De plus, aucune
préoccupation sur les générations futures n’a été pris en compte dans la mise en œuvre de ces
projets.
934. Face à cette réalité, la Cour recommande aux autorités compétentes d’engager réformes
structurantes afin de s’attaquer aux causes des pratiques déviantes et ainsi changer les pratiques et
la culture des organisations ayant permis que de tels défaillances émergent. Cette réforme
approfondie porterait notamment sur l’élaboration des projets de développement, leur gestion et
surtout l’octroi des contrats pour la mise en œuvre des tels projets. Par exemple, la république
d’Haïti doit se déminer pour savoir si les projets de développement doivent s’appliquer aux Lois
de mesure d’urgences.
935. Enfin, au vu des décisions importantes qui ont été prises lors de la mise en œuvre des projets
audités, la Cour recommande que des travaux en profondeur soient menés pour évaluer et rendre
compte aux citoyens ainsi qu’aux parties prenantes le montant de la dette de la République d’Haïti
envers la République bolivarienne du Venezuela au 30 septembre 2016.
541
ANNEXES
ANNEXE 1
OBJECTIF DE L’AUDIT ET PORTÉE DES TRAVAUX
Objectifs de l’audit
La responsabilité de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
(CSCCA) consiste à fournir une conclusion sur les objectifs propres au présent audit
de performance. Pour ce faire, nous avons recueilli les éléments probants suffisants
et appropriés pour fonder raisonnablement notre conclusion et pour obtenir un niveau
élevé d’assurance. Notre évaluation est basée sur les critères que nous avons jugés
valables dans les circonstances et qui sont exposés ci-après.
Ces critères émanent principalement des résolutions prises en Conseil des Ministres,
de la réglementation en matière de passation des marchés publics et de la gestion
contractuelle en République d’Haïti, de divers documents publiés par le journal officiel
de la République d’Haïti (Le Moniteur), édition extraordinaire compilant tous les textes
relatifs aux fonds Petro Caribe (2006-2018), ainsi que des principes reconnus de
saine gestion.
Les travaux d’audit dont traite ce rapport ont été menés en vertu de l’article 204 de la
Constitution qui stipule que la CSCCA participe à la défense de ce droit fondamental tant
comme juridiction financière que comme organe de contrôle administratif. Dans cette
optique, elle peut conduire toutes missions d’enquête, d’encadrement, de conseil et
consultation qui lui sont confiées par les pouvoirs publics (art. 5 alinéa 13 du décret du 23
septembre 2005 portant son organisation et son fonctionnement). Ces travaux
respectent les normes des missions d’audit édictées par l’Organisation Internationale
des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques (INTOSAI).
Objectifs de l’audit
Critères d’évaluation
S’assurer de la saine gestion
des programmes et projets de
développement financés par le
fonds Petro Caribe
(Rapports 1 et 2)
Les rôles et les responsabilités des acteurs impliqués dans la
gestion des fonds Petro Caribe sont clairement définis et
adéquatement communiqués.
Les projets à financer sont sélectionnés sur la base de critères
objectifs, et les autorisations de financement ont été demandées
et obtenues en temps opportun.
L’évaluation des besoins, des coûts, des risques, de la rentabilité
des projets et du financement requis est documentée de façon
rigoureuse.
Le processus d’attribution et de gestion des contrats est conforme
à la réglementation et aux saines pratiques de gestion. Il favorise
l’obtention de plusieurs soumissions, le traitement intègre et
équitable des concurrents, la transparence et l’économie des
ressources.
Les déboursés sur chaque projet respectent les clauses
contractuelles et ont été effectuées en temps opportun, et les
rapports y afférents sont fiables.
Le suivi des projets est fait sur une base régulière et la reddition
542
de comptes est appropriée.
S’assurer que la structure
organisationnelle et les
mécanismes en place favorisent
une bonne gouvernance des
activités du fonds Petro Caribe,
notamment celles en lien avec
les dépenses exécutées pour
financer les projets de
développement
(Rapport 3)
Le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au
Développement (BMPAD) s'est doté de procédures pour encadrer
la gestion de ses activités, plus particulièrement les dépenses
exécutées pour financer les projets de développement
(planification, approbation, estimation des coûts et des bénéfices,
évaluation des risques et des besoins, paiements, etc.) et il veille
strictement à leur application.
Critère 2 : Les ministères sectoriels (institutions), en tant que
responsables des projets de développement, gèrent les ressources
mises à leur disposition de façon responsable, transparente et dans
le respect des lois et règlements, et les rapports y afférents sont
fiables, notamment :
Ils déterminent des critères d’admissibilité des projets de
développement ;
Ils évaluent, priorisent et sélectionnent les projets sur la base
de ces critères ;
Ils s’assurent que les ressources allouées aux firmes sont
gérées avec un souci d’efficience et d’efficacité, qu’elles
servent aux fins auxquelles elles sont destinées et que les
conditions d’attribution sont respectées ;
Ils analysent les résultats du projet afin de s’assurer du respect
des contrats et de minimiser les risques financiers ;
Ils effectuent une reddition de comptes complète et régulière
aux parties prenantes (conseil des ministres, ministère des
finances et BMPAD).
Le Ministre des Finances ainsi que le Ministère de la Planification,
instances supérieures qui autorisent et contrôlent le financement et
l’exécution des projets de développement par le fonds Petro Caribe,
ont mis en place des mécanismes pour favoriser globalement la
bonne gouvernance des projets et veillent que la planification à long
terme à l’égard de ces projets s’effectue en fonction des besoins
recensés sur l’ensemble du territoire, de ses objectifs stratégiques,
des orientations gouvernementales et du cadre financier prévu.
Évaluer le montant de la dette
de la République d’Haïti
envers la République
bolivarienne du Venezuela au
30 septembre 2016
(Rapport 3)
Déterminer le solde de la dette au 30 septembre 2016 dans les états
financiers du BMPAD.
Évaluer les intérêts cumulés de la dette.
Établir un tableau d’évolution de la dette pour la période allant de
septembre 2008 à septembre 2016.
Déterminer l’encours de la dette au 30 septembre 2016.
La Cour a mené ses travaux d’audit conformément à son manuel de procédures (volet
contrôle et audit) et conformément aux méthodes de travail en vigueur dans les
Institutions Supérieures de Contrôle (ISC) et recommandées par l’INTOSAI. De même, la
CSCCA a utilisé des méthodes de travail qui respectent les normes ISSAI (Normes
internationales des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances publiques)
pertinentes, notamment 3000 à 3999 et 4000 à 4999.
De même, au cours de cet audit spécifique, la Cour s’est conformée aux règles sur
l’indépendance et aux autres règles de déontologie prévues dans son code de
543
déontologie.
Portée des travaux
Le présent rapport a été achevé le 21 janvier 2019.
La volonté de la CSCCA est de faire l’analyse de l’ensemble des projets d’investissement
et les contrats y afférents financés à partir du fonds Petro Caribe, et ce, pour la période
allant de septembre 2008 à septembre 2016. Pendant cette période, la CSCCA a recensé
409 projets provenant des résolutions prises en Conseil des ministres pour une valeur de
2 238 164 040,74 $ (budget initial).
Outre les projets autorisés par les quatorze (14) résolutions prises en Conseil des
ministres sous six (6) gouvernements différents, la Cour a décidé d’analyser aussi les
projets d’investissement et les contrats y afférents financés à partir du fonds Petro Caribe,
mais non autorisés par une résolution. Pour ce dernier type des projets, la CSCCA ne
dispose que de peu d’informations pour en déterminer le nombre et la valeur de ceux-ci.
Ainsi, la CSCCA continue de procéder à la collecte des informations auprès de la BRH et
auprès des institutions ayant bénéficié des fonds Petro Caribe. D’ailleurs, plusieurs
rencontres ont été menées à ce jour et un nombre important de documents ont été rendus
disponibles récemment et font présentement l’objet des analyses nécessaires.
Projets audités dans le cadre du présent rapport
La Cour s’était fixé comme objectif d’analyser l’ensemble des projets financés par les
fonds Petro Caribe dans le cadre du présent rapport. Des demandes d’informations et des
lettres de relance subséquentes ont été adressées aux différents responsables des
institutions concernées par ces projets.
Face à la lenteur et à la difficulté d’obtenir la majorité des documents en lien avec lesdits
projets, la Cour a choisi d’auditer et de produire un rapport concernant systématiquement
tous les projets pour lesquels les dossiers complets lui ont été soumis par les institutions
concernées.
Le but de la CSCCA n’a pas changé : il s’agit toujours d’analyser l’entièreté des projets
d’investissement et des contrats y afférents financés à partir du fonds Petro Caribe, et ce,
pour la période allant de septembre 2008 à septembre 2016. La CSCCA continue sans
relâche d’obtenir de toutes les institutions la collaboration qui lui permettra de respecter
l’esprit de la résolution du Sénat et, par conséquent, de favoriser une plus grande
transparence et d’accroître l’efficacité du contrôle parlementaire. Ainsi, la CSCCA
continuera d’informer les parlementaires de l’évolution de ses travaux à travers un
deuxième rapport qui portera sur les projets non traités dans le présent rapport (objectif
d’audit 1), mais également dans un troisième rapport qui portera sur la gouvernance du
fonds Petro Caribe et la dette de la République d’Haïti envers la République bolivarienne
(objectifs d’audit 2 et 3).
544
Principales techniques d’audit utilisées
Les différentes commissions mises en place par la Cour dans le cadre de ce mandat ont
réalisé des entrevues auprès de gestionnaires et/ou de professionnels des institutions
audités dans leur processus de récolte des informations sur chaque projet financé à partir
du fonds Petro Caribe, et ce, pour la période allant de septembre 2008 à septembre 2016
De plus, la Cour a analysé divers documents ainsi que des données provenant de
différents systèmes d’information des institutions impliquées dans la gestion de fonds
Petro Caribe. Il s’agit notamment :
Des résolutions de décaissement autorisées par le Conseil d’administration du
Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
composé de sept (7) membres : le Ministre de l’Économie et des Finances ; le
Ministre de la Planification et de la Coopération externe ; le Ministre du
Commerce et de l’Industrie, le Ministre des Travaux publics Transports et
Communication, le Ministre des Affaires étrangères, le Gouverneur de la Banque
de la République et le Directeur général du BMPAD.
Des virements provenant des comptes bancaires du fonds Petro Caribe domiciliés
à la Banque de la République d’Haïti (BRH) et à la Banque Nationale de Crédit (BNC).
Ces virements sont autorisés au préalable par le Bureau de Monétisation des
Programmes d’Aide au Développement (BMPAD), institution responsable de la
gestion du fonds Petro Caribe.
Des projets de développement élaborés par les ministères sectoriels et les
organismes autonomes ainsi que les contrats afférents à ces projets. Il en va de
même de toute autre information de gestion issue de la mise en œuvre des
projets, car une fois ces projets sont autorisés par résolution du Conseil des
ministres, les ministères sectoriels et les organismes autonomes s’assurent du
suivi des procédures de passation de marché à travers la Commission Nationale
de Passation de Marché et de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux
administratif pour le recrutement des firmes d’exécution et de supervision.
Les décaissements autorisés par le Ministère de l’Économie et des Finances
(MEF) vers les ministères sectoriels ainsi que les organismes autonomes pour
mettre en œuvre les projets. Le MEF autorise les décaissements dans le cadre
des résolutions prises en Conseil des ministres. Tous les paiements sont traités
par sa Direction générale du Budget et sa Direction générale du Trésor et sont
soumis à la signature du Ministre des Finances.
Enfin, les commissions ont comparé la gestion des projets des institutions auditées avec
les bonnes pratiques reconnues en matière de gestion de projet.
Période de réalisation des travaux
Nos travaux se sont déroulés principalement du mois de novembre 2018 au mois de
janvier 2019.
545
La période visée par les travaux d’audit s’étend sur une période de huit (8) années, soit
la période allant de septembre 2008 à septembre 2016 en se référant aux quatorze (14)
résolutions prises en Conseil des ministres sous six (6) gouvernements différents.
546
ANNEXE 2 : MONTANT BUDGÉTISÉ ET BUDGET RÉVISÉ PAR RÉSOLUTION
MONTANT
RÉSOLUTION
MONTANT BUDGETISE
1 20-sept-08
2 11-févr-10
3 24-août-10
4 12-mai-11
5 28-févr-12
6 18-juil-12
7 21-déc-12
8 11-déc-13
9 23-juil-14
10 10-sept-14
11 15-avr-15
12 22-juil-15
13 06-janv-16
14 28-sept-16
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
197 560 000,00
163 287 848,00
107 400 000,00
108 799 883,00
234 956 000,00
130 000 000,00
374 800 000,00
210 967 318,33
141 778 568,00
29 697 201,29
254 423 560,00
193 055 824,56
58 169 108,56
33 268 729,00
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
197 560 000,00
163 287 848,00
107 400 000,00
108 799 883,00
234 956 000,00
130 000 000,00
374 800 000,00
210 967 318,33
141 778 568,00
29 697 201,29
254 423 560,00
193 055 824,56
58 169 108,56
33 268 729,00
SITUATION GLOBALE
$ 2 238 164 040,74
$
RESOLUTIONS
Source : BUREAU DE MONETISATION
547
DESAFECTATION
AFFECTATION
MONTANT BUDGET REVISE
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
($US)
(80 000 000,00) $ 80 000 000,00
(5 567 951,82)
(12 802 902,31)
(55 876 046,86) $ 44 000 000,00
(24 652 777,32)
(33 804 374,20)
(45 413 264,96)
(46 450 089,36)
(70 562 728,62)
(22 697 201,29)
(206 897 935,81)
(18 746 858,49)
-
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
197 560 000,00
157 719 896,18
94 597 097,69
96 923 836,14
210 303 222,68
96 195 625,80
329 386 735,04
164 517 228,97
71 215 839,38
7 000 000,00
47 525 624,19
174 308 966,07
58 169 108,56
33 268 729,00
2 238 164 040,74 $
(623 472 131,04) $ 124 000 000,00
$
1 738 691 909,70
ANNEXE 3 : SITUATION GLOBALE DES FONDS TRANSFÉRÉS AU COMPTE DU TRÉSOR DANS LE CADRE DES PROJETS À
FINANCEMENT PETRO CARIBE, D'OCTOBRE 2007 AU 31 DÉCEMBRE 2016 (MONTANT EXPRIMÉ EN
DOLLARS AMÉRICAINS)
RESOLUTIONS
MONTANT
BUDGET
REVISE
20 SEPTEMBRE-2008
197 560 000
11 FEVERVIER 2010
157 719 896
24 AOUT 2010
94 597 098
12 MAI 2011
96 923 836
28 FEVRIER- 2012
210 303 223
18 JUILLET- 2012
96 195 626
21 DECEMBRE-2012
329 386 735
11 DECEMBRE-2013
164 517 229
23 JUILLET-2014
71 215 839
10 SEPTEMBRE-2014
7 000 000
15 AVRIL 2015
47 525 624
22 JUILLET 2015
174 308 966
6 JANVIER 2016
58 169 109
28-sept-16
33 268 729
SITUATION GLOBALE 1 738 691 910
Exercice
2007-2008
Exercice
2008-2009
51 000 000
146 560 000
51 000 000
146 560 000
Source : BUREAU DE MONETISATION
548
Exercice
2009-2010
Exercice
2010-2011
Exercice
2011-2012
Exercice
2012-2013
Exercice
2013-2014
63 697 701
6 469 050
67 553 482
55 740 479
76 864 190
17 880 840
10 245 843
15 210 473
115 456 178
77 153 145
4 738 471
6 996 148
4 184 959
75 572 754
13 605 787
227 996 183
3 849 402
13 066 863
664 214
19 274 291
3 838 805
93 308 605
158 973 629
29 958 043
70 166 751 200 158 151 235 946 478
333 094 302
322 933 852
Exercice
2014-2015
Exercice
2015-2016
Exercice
2016-2017
1 597 890
8 081 946
5 543 600
41 257 796
7 000 000
47 525 624
78 425 382 22 584 977
9 200 373
7 004 011
191 271 517 31 785 350
7 004 011
1 839 278
ANNEXE 4 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 20-09-2008
PROJETS
SECTEUR D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
AFFECTATION
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
80 000
000,00
-
-
80 000
000,00
NATIONAL
550
000,00
-
-
000,00
MTPTC/CNE
NATIONAL
2 000
000,00
-
-
2 000
000,00
EAU &
ASSAINISSEMENT
MTPTC
NATIONAL
2 000
000,00
-
-
2 000
000,00
Réhabilitation Prisons,
Commissariat de Police et
Tribunaux
SECURITE
MJSP
NATIONAL
2 000 000,00
-
-
2 000
000,00
Approvisionnement en Eau &
Nourriture
EAU &
ASSAINISSEMENT
MICT
NATIONAL
2 250
000,00
(1 000
000,00)
-
1 250
000,00
Assainissement
EAU &
ASSAINISSEMENT
MTPTC/CNE
NATIONAL
3 750
000,00
(1 000
000,00)
-
2 750
000,00
Réhabilitation des Infrastructures
Electriques
ENERGIE
MTPTC/EDH
NATIONAL
7 000 000,00
(200
000,00)
-
6 800
000,00
Appui aux Communes
COLLECTIVITES
TERRITORIALES
MICT
NATIONAL
17 750 000,00
-
-
17 750
000,00
Acquisition d'Équipements
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
Autres Appuis Humanitaires
SOCIAL
MICT
Rétablissement Réseau Routier
INFRASTRUCTURE
Réhabilitation des Infrastructures
Hydrauliques
549
550
PROJETS
SECTEUR D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Interventions Diverses et Frais de
gestion
AUTRES
PRIMATURE
NATIONAL
17 960
000,00
(5 000 000,00)
14ème mois de salaires aux
Agents de la Fonction Publique
AUTRES
MEF
NATIONAL
23 800
000,00
(23 800 000,00)
Santé
SANTE
MSPP
NATIONAL
24 375 000,00
(19 000 000,00)
Rentrée Scolaire
EDUCATION
MENFP
NATIONAL
Relance de la Production Agricole
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
TOTAL RESOLUTION 20 SEP2008
550
37 375
000,00
(10 000 000,00)
56 750 000,00
(20 000 000,00)
197 560 000,00
(80 000 000,00)
AFFECTATION
-
-
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
12 960 000,00
-
-
5 375
000,00
-
27 375
000,00
-
36 750
000,00
80 000 000,00
197 560 000,00
ANNEXE 5 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-02-2010
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTIO
N
LOCALISATIO
N
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
Acquisition d'équipement pour le
laboratoire national du batiment et
des travaux publics (LNBTP)
SANTE
MTPTC
NATIONAL
787 000,00
-
Acquisition d'équipement pour le
Centre National des équipements
(CNE-MTPTC) - 3 fardiers (loboy),
3 camions (tracteurs), 3
concasseuses mobiles
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
2 167 000,00
-
Renforcement de l'Université d'Etat
EDUCATION
d'Haiti
RUEH
OUEST
2 958 333,00
Réhabilitation de l'Hopital de
l'Université d'Etat d'Haiti
SANTE
MSPP
OUEST
3 223 885,00
Réhabilitation urbaine à
Lascahobas et à Mirbalais
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
3 279 452,00
-
Acquisition de cent (100) véhicules
tout terrain
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 600 000,00
-
Acquisition d'équipement pour le
Service d'entretien des
équipements urbains (SEEURMTPTC) - 20 camions, 2 graders, 2
backhoe loaders, 2 rouleaux 10 à
INFRASTRUCTURE
15t, 3 rouleaux 3t à 7t, 2 camions
citerne à eau, 1 camion à essence,
5 excavatrices, 1 bulldozer, 2
fardiers (lowboy), 2 camions
tracteurs)-
MTPTC
NATIONAL
6 444 250,00
Réhabilitation de rues au Cap
Haitien
MTPTC
NORD
7 390 216,00
INFRASTRUCTURE
551
AFFECT
ATION
MONTANT PROJET RÉVISÉ
($US)
787
-
000,00
-
000,00
(925
980,23)
-
352,77
(23
885,00)
-
000,00
-
452,00
-
000,00
-
450,00
-
216,00
2 167
2 032
3 200
(184
800,00)
3 279
3 600
6 259
-
7 390
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTIO
N
LOCALISATIO
N
MONTANT
PROJET ($US)
Hébergement Post Tremblement
de terre du 12 janvier 2010
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
MPCE/MICT
NATIONAL
11 561 905,00
-
Réhabilitation tronçon: Carrefour
Kanz/Camp-Perrin
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
12 900 000,00
-
Réhabilitation de la Route
Miragoane-Petite Rivière de
Nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
21 831 472,00
-
Construction de 15 ponts dans le
Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre /
Port-de-Paix)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE/N
ORD-OUEST
22 101 938,00
(1 618 748,40)
Réhabilitation du tronçon
Fermathe-Frères via Soisson,
Duplan, Girardeau, Meyotte et des
Collectivités reliant la route
principale à la rue Métellus, à
Thomassin 25 et à fermathe 45,
Meyotte à la route de Frères
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
23 500 000,00
(2 814 538,19)
Réhabilitation tronçon RN1:
Frecyneau/Saint-Marc/Bigot
(Gonaïves)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
41 542 397,00
-
163 287 848,00
(5 567 951,82)
PROJETS
TOTAL
552
DÉSAFFECTATION
AFFECT
ATION
MONTANT PROJET RÉVISÉ
($US)
-
11 561 905,00
-
12 900 000,00
-
21 831 472,00
-
20 483 189,60
-
20 685 461,81
-
41 542 397,00
-
157 719 896,18
ANNEXE 6 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 24-08-2010
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Adoquinage des rues Fort-Liberté
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
400 000,00
(400 000,00)
-
-
Adoquinage des rues
Ouanaminthe
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
1 000 000,00
-
-
1 000 000,00
Construction Rue espagnole
CODEVI
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
Drainage/Nord-Est
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
-
-
Expropriation Route Vers
CODEVI et Drainage
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
3 000 000,00
(57 683,16)
-
2 942 316,84
Construction Réseau Electrique
Trou du Nord / Terrier Rouge /
Fort Liberté et Centrale Elect.
Carrefour Chevry
ENERGIE
MTPTC
NORD-EST
3 000 000,00
(1 455 938,66)
-
1 544 061,34
Construction Pont Hyppolite /
Cap-Haïtien
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
3 600 000,00
(489 225,54)
-
3 110 774,46
Réhabilitation de la route Baie de
l'Acul / Milot
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
553
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
PROJETS
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
INSTITUTION
LOCALISATION
Construction Bigot-Carrefour
Joffre / Gonaïves
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
6 500 000,00
(30 950,00)
-
6 469 050,00
Biennac-Rue Clerveaux
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
7 200 000,00
(651 570,78)
-
6 548 429,22
RN1 Marchand
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
7 300 000,00
(619 820,21)
-
6 680 179,79
Provision pour expropriation et
déplacement de Réseaux /
Artibonite
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
10 000 000,00
-
-
10 000 000,00
Hasco-La Saline Base Navale /
Port-au-Prince / Ouest
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
14 000 000,00
(7 097 713,96)
-
6 902 286,04
Réhabilitation route Laboule 12 /
Kenscoff / Ouest
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
17 400 000,00
-
-
17 400 000,00
Gestion des Débris / Ouest
EAU &
ASSAINISSEMENT
MTPTC
OUEST
25 000 000,00
-
-
25 000 000,00
107 400 000,00
(12 802 902,31)
-
94 597 097,69
TOTAL
554
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
ANNEXE 7 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 12-05-2011
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
Réhabilitation
de
la
d'Accueil (voir note no.1)
Villa
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
RÉVISÉ ($US)
MONTANT
PROJET ($US)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
-
-
2 500 000,00
2 500 000,00
Construction du Ministère de
INFRASTRUCTURE
l'Intérieur (note no. 1)
MPCE
OUEST
-
-
15 000 000,00
15 000 000,00
Construction de parcs sportifs
SPORT
(voir note no.1)
MJSAC
NATIONAL
-
-
4 500 000,00
4 500 000,00
Construction de 1,500 maisons
BATIMENTS ET
et d'Infrastructures à Morne à
LOGEMENTS
Cabri (note no. 2)
MPCE
OUEST
-
-
22 000 000,00
22 000 000,00
Travaux
Complémentaire
Mirebalais
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
1 000 000,00
(487 499,75)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD/GRAND'ANSE
1 500 000,00
-
Construction du Marché Public
ECONOMIE
de la Ville de Jacmel
MPCE
OUEST
1 700 000,00
-
Entretien du Tronçon Pétion-Ville
INFRASTRUCTURE
/ Laboule 12
MTPTC
OUEST
1 930 800,00
(143 024,92)
Réhabilitation Tronçon Fermathe
- Frères Via Soison, Duplan,
INFRASTRUCTURE
Girardeau,
Meyotte
et
collectrices
Rue
Métellus,
MPCE
OUEST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Expropriation Cayes / Jérémie
à
555
512 500,25
-
1 500 000,00
1 700 000,00
-
1 787 775,08
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
RÉVISÉ ($US)
Meyotte - Frères, Thomassin 25
et Fermathe 45
Construction du Marché Public
ECONOMIE
de la Ville de l'Arcahaie
MPCE
OUEST
2 000 000,00
-
Travaux Complémentaire sur le
INFRASTRUCTURE
Tronçon Laboule 12 / Kenscoff
MTPTC
OUEST
2 100 000,00
(162 150,63)
-
1 937 849,37
Supervision des Travaux de
EAU &
Démolition / Enlèvement et
ASSAINISSEMENT
Gestion de Décombres / Débris
MPCE
NATIONAL
2 800 000,00
(2 800 000,00)
-
-
Appui à la Restructuration du
AUTRES
Système de Passeport
MPCE
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000 000,00
Rénovation
Urbaine
(Financement Partiel)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
3 500 000,00
-
-
3 500 000,00
Travaux de Construction sur la
Route Carrefour Puilboreau / INFRASTRUCTURE
Marmelade
MTPTC
NORD
5 769 083,00
(2 033 371,56)
-
3 735 711,44
Réhabilitation Route Hasco / La
INFRASTRUCTURE
Saline / Base Navale Amiral Killik
MPCE
OUEST
7 000 000,00
-
-
7 000 000,00
Construction de la Route
INFRASTRUCTURE
Carrefour Kans / Camp Perrin
MTPTC
SUD
7 500 000,00
-
-
7 500 000,00
Rénovation Urbaine
(Financement Partiel)
MPCE
CENTRE
8 000 000,00
-
-
8 000 000,00
Limbé
Hinche
INFRASTRUCTURE
556
2 000 000,00
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
Démolition / Enlèvement et
Gestion de Décombres / Débris
EAU &
dans le Périmètre de Port-auASSAINISSEMENT
Prince ou dans Tout Autre Zone
Indiquée par le Gouvernent
Rénovation
Urbaine
et
Développement Résidentiel à INFRASTRUCTURE
Bowenfield
Rénovation
Urbaine
et
Développement Résidentiel à INFRASTRUCTURE
Fort National
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
RÉVISÉ ($US)
MPCE
NATIONAL
15 000 000,00
(4 250 000,00)
-
10 750 000,00
MPCE
OUEST
22 000 000,00
(22 000 000,00)
-
-
MPCE
OUEST
22 000 000,00
(22 000 000,00)
-
-
108 799 883,00
(55 876 046,86)
44 000 000,00
96 923 836,14
TOTAL
557
ANNEXE 8 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-02-2012
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Montant Projet
révisé ($US)
-
400 000,00
Construction du marché public de la ville de
ECONOMIE
Jacmel
MPCE
SUD-EST
Construction de 15 ponts dans le Nord-ouest
INFRASTRUCTURE
(axe Carrefour Joffre/Port-de-Paix)
MTPTC
NORD-OUEST
Réhabilitation des rues du Cap Haitien
MTPTC
NORD
1 012
500,00
-
-
1 012 500,00
Construction du marché public de la ville de
ECONOMIE
l'Arcahaie
MPCE
OUEST
2 000
000,00
-
-
2 000 000,00
Réhabilitation du warf de Petit-Goave
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
2 300
000,00
-
-
2 300 000,00
Réhabilitation warf Jérémie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
2 700
000,00
-
-
2 700 000,00
Hebergement post-tremblement de terre du BATIMENTS ET
12 janvier
LOGEMENT
MPCE
NATIONAL
3 000
000,00
(1 816
728,29)
-
1 183 271,71
Rehabilitation et entretien de la route Baie de
l'Acul/Barrière battant/Milot(rn3) et barrière INFRASTRUCTURE
battant/Sans Souci (ville Milot)
MTPTC
NORD
3 000
000,00
(1 566
500,89)
-
1 433 499,11
Réhabilitation de la piste d'attérissage de
Jérémie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
3 000
000,00
(3 000
000,00)
-
-
Réhabilitation de la piste d'attérissage de
Port-de-Paix
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
3 000
000,00
(3 000
000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
558
400
Affectation
-
000,00
863
500,00
(863
500,00)
-
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
Renforcement des capacités de la Police Nationale
SECURITE
(PNH)
PNH
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000
000,00
Projet pilote sécurité sociale
SOCIAL
MAST
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000
000,00
Réhabilitation de la route de Frères
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
3 500 000,00
-
1 554
366,10
MINISTERES
NATIONAL
4 000 000,00
-
-
4 000
000,00
Fonds d'expropriation pour les projets à financement
INFRASTRUCTURE
Petro Caribe et autres
(1 945
633,90)
Renovation urbaine de St Marc
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
5 000 000,00
-
-
5 000
000,00
Rénovation urbaine de Gonaives (phase 1) (14km)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
5 000 000,00
-
-
5 000
000,00
Réhabilitation de la route Hasco/Boulevard la
INFRASTRUCTURE
Saline/base navale Amiral Killick
MPCE
OUEST
6 000 000,00
-
5 867
572,94
Alphabetisation
MENFP
NATIONAL
6 000 000,00
-
3 835
437,18
Sous-programme d'Infrastructures sportives (sports
SPORT
pour changement)
MJSAC
NATIONAL
6 200 000,00
(304 550,72)
-
5 895
449,28
Travaux additionnels sur Frecyneau/St Marc
MTPTC
ARTIBONITE
7 450 000,00
(375 185,41)
-
7 074
814,59
EDUCATION
INFRASTRUCTURE
559
(132 427,06)
(2 164
562,82)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
Rehabilitation du système d'irrigation de la plaine du
AGRICULTURE
Cul de sac
MARNDR
OUEST
8 000 000,00
(171 837,71)
-
7 828
162,29
Rehabilitation des Infrastructure de drainage de la
AGRICULTURE
rouyonne/Léogane
MARNDR
OUEST
8 000 000,00
(171 837,71)
-
7 828
162,29
Appui au fonctionnement du CNE
INFRASTRUCTURE
CNE
NATIONAL
8 000 000,00
-
-
8 000
000,00
Support au SMCRS
EAU &
ASSAINISSEMENT
SMCRS
NATIONAL
10 000 000,00
-
-
10 000
000,00
Par industriel Morne à Cabrit
INFRASTRUCTURE
MCI
OUEST
10 000 000,00
-
8 000
000,00
Projet d'électrification par lampadaires solaires
ENERGIE
BMPAD
NATIONAL
11 280 000,00
-
-
11 280
000,00
Rehabilitation route Carrefour 44/Cote de fer (36 km)
INFRASTRUCTURE
(couche fondation, bicouche, 8.0 m)
MTPTC
SUD-EST
12 500 000,00
-
-
12 500
000,00
Construction de la route Miragoane-Petit-Trou de
INFRASTRUCTURE
Nippes (lot 1: Miragoane-Petite Riviere de Nippes
MTPTC
NIPPES
13 000 000,00
-
12 880
974,26
Sous-programme de réhabilitation et d'entretien
INFRASTRUCTURE
d'Infrasructures de transport et d'équipements urbains
MTPTC
NATIONAL
14 000 000,00
-
14 000
000,00
Rehabilitation RN1: Carrefour Frecyneau (St-Marc)INFRASTRUCTURE
Bigot (Gonaives)
MTPTC
ARTIBONITE
19 750 000,00
-
17 671
200,83
560
(2 000
000,00)
(119 025,74)
(2 078
799,17)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Affectation
Montant Projet
révisé ($US)
Sous-projet de renovation urbaine de la ville de Jacmel INFRASTRUCTURE
MPCE/MTIC
SUD-EST
20 000 000,00
(3 868 568,07)
- 16 131 431,93
Sous-programme de lutte contre la pauvreté et
SOCIAL
l'exclusion sociale
MAST/FAES
NATIONAL
30 000 000,00
(1 073 619,83)
- 28 926 380,17
234 956 000,00 (24 652 777,32)
- 210 303 222,68
TOTAL
561
ANNEXE 9 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 18-07-2012
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
NATIONAL
500 000,00
(62 841,53)
MPCE
SUD
500 000,00
(500 000,00)
SPORT
UCLBP
OUEST
500 000,00
(336 542,57)
SECURITE
PNH
NATIONAL
500 000,00
(41 500,00)
Réhabilitation de la route BorgneINFRASTRUCTURE
Petit Bourg de Borgne
MTPTC
NORD
1 000 000,00
(366 800,48)
Rénovation urbaine de la Grande
INFRASTRUCTURE
Rivière du Nord
MTPTC
NORD
1 000 000,00
-
Travaux de protection de la ville de
Borgne contre les crues de la rivière INFRASTRUCTURE
du Borgne
MTPTC
NORD
1 000 000,00
-
Electrification de la
Marchand Dessalines
EDH
ARTIBONITE
1 230 000,00
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION
LOCALISATION
Sous-Programme de Réhabilitation
et de Construction d'Infrastructures SANTE
sanitaires
MSPP
Electrification du Stade Land des
ENERGIE
Gabions des Cayes
Rénovation Gymnasium Vincent
Motocyclettes pour la DCPR
ville
de
ENERGIE
562
Affectation
-
-
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
437 158,47
-
163 457,43
458 500,00
633 199,52
1 000 000,00
1 000 000,00
1 230 000,00
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Réaménagement de Carrefour
INFRASTRUCTURE
Desruisseaux (financement partiel)
MTPTC
NIPPES
2 000 000,00
(172 999,29)
Rénovation
urbaine
(financement partiel)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
2 000 000,00
-
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
2 000 000,00
(334 207,92)
Rénovation des routes du Village
Artistique Nouailles de Croix des INFRASTRUCTURE
Bouquets (financement partiel)
MPCE
OUEST
2 000 000,00
-
Travaux de protection de la ville de
Grande Rivière du Nord contre les INFRASTRUCTURE
crues de la grande Rivière du Nord
MTPTC
NORD
2 000 000,00
-
Intervention en matière d'habitat BATIMENTS ET
dans le quartier de Jalousie
LOGEMENTS
UCLBP
OUEST
2 000 000,00
-
Rénovation
Malary
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
3 270 000,00
-
Protection des villes de la cote sud
contre les risques d'inondation et INFRASTRUCTURE
des intempéries
MPCE
SUD
3 500 000,00
(1 500 000,00)
PROJETS
Rénovation urbaine
(financement partiel)
de
Secteur d'activité
Ennery
de
Limbé
l'Aéroport
Rénovation urbaine des Cayes
Guy
563
Affectation
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
1 827 000,71
2 000 000,00
1 665 792,08
2 000 000,00
2 000 000,00
2 000 000,00
-
3 270 000,00
2 000 000,00
Secteur d'activité
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
4 000 000,00
-
Réalisation
des
Etudes
des
bâtiments publics (financement INFRASTRUCTURE
partiel)
UCLBP
NATIONAL
4 000 000,00
-
Appui à l'ULCBP
AUTRES
UCLBP
NATIONAL
4 000 000,00
(26 225,35)
Protection Sociale dans les zones
SOCIAL
urbaines
MAST
NATIONAL
4 000 000,00
-
Réhabilitation
(financement partiel)
CULTURE
UCLBP
OUEST
5 000 000,00
(5 000 000,00)
CULTURE
UCLBP
OUEST
5 000 000,00
(5 000 000,00)
Réhabilitation/Construction
et
Aménagement
d'Infrastructures
SPORT
sportives (Phase I) (financement
partiel)
MPCE
NATIONAL
5 000 000,00
-
Démolition enlèvement et gestion
des débris dans le périmètre pilote EAU ET
de reconstruction du centre-ville de ASSAINISSEMENT
Port-au-Prince (financement partiel)
MPCE
OUEST
5 000 000,00
(5 000 000,00)
Réhabilitation/Construction
et
Aménagement
des
places
SOCIAL
publiques (Phase I) (financement
partiel)
MPCE
NATIONAL
5 000 000,00
(3 064 914,78)
PROJETS
Rénovation urbaine
(financement partiel)
Réhabilitation
partiel)
Rex
de
Hinche
Triomphe
(financement
564
Affectation
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
4 000 000,00
4 000 000,00
3 973 774,65
4 000 000,00
-
-
5 000 000,00
-
1 935 085,22
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
PNH
NATIONAL
5 000 000,00
(108 004,60)
Construction
Ministère
du
Commerce
et
de
l'Industrie INFRASTRUCTURE
(financement partiel)
UCLBP
OUEST
10 000 000,00
-
Construction Ministère des Affaires
INFRASTRUCTURE
Etrangères (financement partiel)
UCLBP
OUEST
10 000 000,00
-
Réhabilitation des Routes et des
Systèmes de drainage du CentreINFRASTRUCTURE
Ville de Port-au-Prince (Phase I)
(financement partiel)
DINEPA
OUEST
10 000 000,00
(10 000 000,00)
MCI
OUEST
27 000 000,00
(290 337,68)
130 000 000,00
(33 804 374,20)
PROJETS
Renforcement PNH
Secteur d'activité
SECURITE
Rénovation
urbaine
et
BATIMENTS ET
Développement résidentiel Morne à
LOGEMENTS
Cabri (financement partiel)
TOTAL
565
Affectation
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
4 891 995,40
10 000 000,00
10 000 000,00
-
26 709 662,32
96 195 625,80
ANNEXE 10 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 21-12-2012
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
SUD
-
-
-
-
MTPTC
SUDGRAND'ANSE
-
3 327 500,00
-
3 327 500,00
TOURISME
MTIC
OUEST
-
400 000,00
-
400 000,00
ILA-A-VACHE
INFRASTRUCTURE
MTIC
SUD
-
5 969 695,65
-
5 969 695,65
RÉNOVATION URBAINE DE ENNERY
(RUE TOUSSAINT LOUVERTURE (3KMS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
300
000,00
-
-
300 000,00
RÉAMÉNAGEMENT PLACE CARREFOUR
DESRUISSEAUX
INFRASTRUCTURE
MPCE
NIPPES
500
000,00
(398
500,00)
-
101 500,00
CONSTRUCTION WHARF DE PETIT
GOAVE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
500
000,00
(500
000,00)
-
-
RÉNOVATION URBAINE DE SAINT MARC
(PHASE 1) (5KMS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
1 000
000,00
-
1 000 000,00
CONSTRUCTION GARE ROUTIÈRE DU
SUD À GRESSIER
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 000
000,00
(500
000,00)
-
500 000,00
REHABILITATION DU SYSTEME
D'IRRIGATION DE LATANNERIE ( PHASE
1: ETUDE) ET OPERATIONNALISATION
2014
AGRICULTURE
MARNDR
NORD
1 000
000,00
(11
975,76)
-
988 024,24
CONSTRUCION DU CENTRE DE
FORMATION PROFESSIONNELLE DE
PIGNON
EDUCATION
MENFP/ SE
FP
NORD
1 000
000,00
(77
740,37)
-
922 259,63
PROJETS
Secteur d'activité
DEVELOPPEMENT TERRITORIAL ILE A
VACHE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ROUTE CAYES-JEREMIE
INFRASTRUCTURE
ECOLE HOTELIERE & TOURISTIQUE
566
INSTITUTION LOCALISATION
-
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
Montant Projet
($US)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
ÉQUIPEMENTS DE NAVIGATION
MARITIME (Construction de 4 Phares : 1 à
Pointe à Baguette (Jacmel), 1à Port à
Gravois (Port Salut), 2 à Tortue Est et
Tortue Ouest (Ile de La Tortue))
INFRASTRUCTURE
SEMANAH
NATIONAL
1 000
000,00
CONSTRUCTION DU WHARF DE LA
VILLE DE JÉRÉMIE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAMD'ANSE
1 200
000,00
RÉNOVATION & RÉHABILITATION DES
ROUTES DU VILLAGE ARTISTIQUE DE
NOAILLES À CROIX DES BOUQUETS
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
1 500
000,00
RÉPARATION MATÉRIELS ET
ÉQUIPEMENTS LOURDS (Mise en place
de l'Usine de Concassage et d'Asphalt
Plant)
INFRASTRUCTURE
CNE
NATIONAL
1 500
000,00
CONSTRUCTION PONT (60ML) SUR LA
RIVIERE DES BARRES RELIANT SAINT
LOUIS DU NORD ET ANSE A FOLEUR
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
CONSTRUCTION DU MARCHÉ PUBLIC
DE LA VILLE DE JACMEL
ECONOMIE
MPCE
RÉNOVATION URBAINE DE LIMBÉ
INFRASTRUCTURE
Remise en État & Construction des SAEP
(Nord, Sud-Est, Nippes, Artibonite, Centre,
Sud, Ouest, Nord-Est, Nord-Ouest, Grande
Anse
REPARATION PORT DES CAYES
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
-
1 000 000,00
-
924 825,75
-
1 500 000,00
(28
688,52)
-
1 471 311,48
2 000
000,00
(245
309,30)
-
1 754 690,70
SUD-EST
2 000
000,00
(760
565,75)
-
1 239 434,25
MPCE
NORD
2 000
000,00
(1 428
316,69)
-
571 683,31
EAU &
ASSAINISSEMENT
DINEPA
NATIONAL
2 000
000,00
(57
364,69)
-
1 942 635,31
INFRASTRUCTURE
BMPAD/MEF
SUD
2 700
000,00
(1 022
978,13)
-
1 677 021,87
567
-
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
(275
174,25)
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
DRAINAGE & PROTECTION DE LA VILLE
DE OUANAMINTHE CONTRE LES CRUES INFRASTRUCTURE
DE LA RIVIÈRE MASSACRE
MDE
NORD-EST
3 000
000,00
(120
589,77)
-
2 879 410,23
REHABILITATION DES PLACES
PUBLIQUES
SOCIAL
MTPTC
OUEST
3 000
000,00
(20
157,87)
-
2 979 842,13
RÉHABILITATION ROUTE DU CANAPÉ
VERT
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
3 000
000,00
-
3 000 000,00
CONSTRUCTION DU COMPLEXE
ADMINISTRATIF FRONTALIER DE
OUANAMINTHE
INFRASTRUCTURE
MEF
NORD-EST
3 000
000,00
(3 000
000,00)
-
-
CONSTRUCTION PONT SUR LA RIVIERE
DU HAUT DU CAP
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
3 200
000,00
(1 181
246,56)
-
2 018 753,44
IMPLANTATION DE SITES ET SERVICES
POUR UN DEVELOPPEMENT ORDONNE
DE L’HABITAT URBANISATION)
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
3 500
000,00
-
-
3 500 000,00
AMÉNAGEMENT BASSINS VERSANTS
DANS LE DÉPARTEMENT DE L'OUEST
(LA ROUYONNE, PETIT GOAVE, ETC.)
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
4 000
000,00
-
-
4 000 000,00
CONSTRUCTION PONT VOLDROGUE
(170ML)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAMD'ANSE
4 000
000,00
-
-
4 000 000,00
MISE EN PLACE DE 9 CENTRES DE
TRANSIT POUR LES ENFANTS DE RUE
SOCIAL
UCLBP
NATIONAL
4 500
000,00
-
-
568
-
(4 500
000,00)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
(1 091
067,59)
CONSTRUCTION VIADUC MARINE
HAÏTIENNE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 500
000,00
CONSTRUCTION PONT SUR LA RIVIÈRE
MARIGOT/ PEREDO
INFRASTRUCTURE
MPTPTC
SUD-EST
4 500
000,00
RÉHABILITATION DE RUES AU CAP
HAITIEN
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
4 500
000,00
CONSTRUCTION PONT ROSEAUX
(170ML)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAMD'ANSE
4 500
000,00
APPUI À LA MÉCANISATION
AGRICULTURE
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
5 000
000,00
RECALIBRAGE & DRAGAGE DU CHENAL
SALÉE FLOODWAY SUR 4 KMS
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
PROGRAMME DE PROTECTION
SOCIALE
ECONOMIE
MEF
CONSTRUCTION PONT SUR LA RIVIÈRE
GAUCHE SUR LA ROUTE JACMEL / LA
VALLÉE )
INFRASTRUCTURE
MTPTC
569
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
-
3 408 932,41
-
-
4 500 000,00
-
-
4 500 000,00
-
4 314 662,09
-
-
5 000 000,00
5 000
000,00
-
-
5 000 000,00
NATIONAL
5 000
000,00
-
-
5 000 000,00
SUD-EST
5 000
000,00
-
-
5 000 000,00
(185
337,91)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
CONSTRUCTION DE L'AEROPORT
INTERNATIONAL DE L'ILE A VACHE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
5 000
000,00
(10
758,04)
-
4 989 241,96
RÉNOVATION URBAINE DE HINCHE
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
5 000
000,00
(464
728,54)
-
4 535 271,46
RÉNOVATION URBAINE À LASCAHOBAS
ET À MIREBALAIS
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
5 000
000,00
-
-
5 000 000,00
RENFORCEMENT DES CAPACITES DE
LA POLICE NATIONALE ( PNH )
SECURITE
MJSP
NATIONAL
5 000
000,00
-
-
5 000 000,00
CONSTRUCTION
D'INFRASTRUCTURETRUCTURES
SOCIO-COMMUNAUTAIRES AU WHARF
DE JÉRÉMIE À CITÉ SOLEIL (MARCHÉ
PUBLIC, ECOLE PROFESSIONNELLE ET
TECHNIQUE, PARKING, AMENAGEMENT
DE ROUTE DE CONTOURNEMENT DU
MARCHE, AMENAGEMENT
PAYSAGER,….)
SOCIAL
MPCE
OUEST
5 000
000,00
-
-
5 000 000,00
MISE EN PLACE DES STRUCTURES DE
GESTION ET D'OPÉRATION DANS LE
DOMAINE DE LA LOTERIE & DES JEUX
DE HASARD
ECONOMIE
MEF
NATIONAL
5 000
000,00
-
2 514 671,36
570
(2 485
328,64)
PROJETS
Secteur d'activité
APPUI A LA CRÉATION ET A LA GESTION
ECONOMIE
DES ENTREPRISES
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
MCI
NATIONAL
5 000
000,00
(2 179
357,73)
-
2 820 642,27
(3 807
733,74)
-
1 592 266,26
MISE EN PLACE AU NIVEAU DES
DÉPARTEMENTS DES SHELTERS POUR
BESOINS D'INTERVENTION D'URGENCE
BATIMENTS
ETLOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
5 400
000,00
AMÉLIORATION DE LA ROUTE ENNERYCAP HAITIEN
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
5 500
000,00
-
-
5 500 000,00
RÉHABILITATION ET ENTRETIEN DES
RUES DANS LA ZONE MÉTROPOLITAINE INFRASTRUCTURE
DE P-AU-P (Réparation de Nids de Poule)
MTPTC
OUEST
6 000
000,00
11 000 000,00
-
17 000 000,00
CONSTRUCTION DE SILOS DE
STOCKAGE POUR SECURITE
ALIMENTAIRE
ECONOMIE
BMPAD
NATIONAL
6 000
000,00
(4 261
118,96)
-
1 738 881,04
RÉNOVATION URBAINE DE GONAIVES
(PHASE 1) (14KMS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
6 000
000,00
-
6 000 000,00
CONSTRUCTION ROUTE ENTRÉE
MINOTERIE A LA NOUVELLE ZONE
INDUSTRIELLE LAFITO (7KMS À 4
VOIES)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
6 000
000,00
-
5 979 433,13
571
-
(20
566,87)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
CONSTRUCTION DU MARCHÉ PUBLIC
DE FONTAMARA
ECONOMIE
MPCE
OUEST
6 500
000,00
(2 397
120,12)
-
4 102 879,88
RÉNOVATION URBAINE DANS LE NORDOUEST (11.7KMS) (PORT DE PAIX &
MOLE ST-NICOLAS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD-OUEST
7 000
000,00
(3 559
191,69)
-
3 440 808,31
FONDS D'EXPROPRIATIONS POUR LES
PROJETS À FINANCEMENT
PÉTROCARIBE ET AUTRES
INFRASTRUCTURE
MINISTERES
NATIONAL
7 500
000,00
-
-
7 500 000,00
CONSTRUCTION VIADUC DELMASNAZON
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
8 000
000,00
-
-
8 000 000,00
CONSTRUCTION DE L'AEROPORT
INTERNATIONAL DES CAYES
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
8 000
000,00
(757
551,36)
-
7 242 448,64
CONSTRUCTION DU CAMPUS
UNIVERSTAIRE DU SUD
EDUCATION
MPCE
SUD
8 000
000,00
(8 000
000,00)
-
-
SOUS PROJET DE RÉNOVATION
URBAINE DE JACMEL
INFRASTRUCTURE
MPCE/MT
SUD-EST
8 000
000,00
(2 391
349,06)
-
5 608 650,94
RÉHABILITATION DE LA ROUTE
INFRASTRUCTURE
COLLADERE CERCA CARVAJAL (13KMS)
MPCE
CENTRE
9 000
000,00
(1 518
767,94)
-
7 481 232,06
CONSTRUCTION ROUTE JACMEL LA
VALLÉE DE JACMEL (20KMS)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
9 000
000,00
(16
295,87)
-
8 983 704,13
RÉHABILITATION ROUTE PETITE TROU
DE NIPPES-PETITE RIVIÈRE DE NIPPES
(30KMS)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
9 000
000,00
-
9 000 000,00
572
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
(5 000
000,00)
PROJET DE DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
10 000
000,00
RÉHABILITATION DE LA ROUTE
CARREFOUR 44 À COTE DE FERS
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
10 000
000,00
SOUS PROGRAMME DE
RÉHABILITATION ET D'ENTRETIEN
D'INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
DRAGAGE DES EXUTOIRES ET DE LA
BAIE DE PORT-AU-PRINCE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
HÉBERGEMENT POST TREMBLEMENT
DE TERRE DU 12 JANVIER 2010
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
CONSTRUCTION ET REHABILITATION
D'HOPITAUX
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
-
5 000 000,00
-
-
10 000 000,00
12 000
000,00
-
-
12 000 000,00
OUEST
12 500
000,00
-
-
12 500 000,00
MPCE/
UCLBP
NATIONAL
15 000
000,00
-
5 000 000,00
SANTE
MSPP
NATIONAL
20 000
000,00
-
20 000 000,00
PROGRAMME DE STABILISATION DES
PRIX
ECONOMIE
MEF
NATIONAL
20 000
000,00
(3 771
477,78)
-
16 228 522,22
APPUI AU DÉVELOPPEMENT DU
SECTEUR DE L'ÉNERGIE
ENERGIE
EDH/MTPTC
NATIONAL
35 000
000,00
(64
101,11)
-
34 935 898,89
374 800
000,00
TOTAL RESOLUTION 21 DEC-12
573
(10 000
000,00)
-
(45 413
264,96)
-
329 386 735,04
574
ANNEXE 11 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-12-2013
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
OUEST
500 000,00
(376 490,17)
-
123
509,83
MTPTC
GRAND'ANSE
500 000,00
(500 000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
500 000,00
(32 903,02)
-
467
096,98
Appui à la RTNH
COMMUNICATION
RTNH
NATIONAL
500 000,00
(500 000,00)
-
-
Adoquinage des rues à Fort
Liberté
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
537 500,00
(537 500,00)
-
-
Réhabilitation Route du
Canapé Vert
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
750 000,00
(159 735,37)
-
590
264,63
Construction du Pont sur la
Rivière des Barres
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
750 000,00
(750 000,00)
-
-
Réhabilitation Urbaine à
Grande Rivière du Nord
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
750 000,00
(7 042,10)
-
742
957,90
Réhabilitation de la Route Baie
de l'Acul/Barrière Battant
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
1 000
000,00
(278 393,21)
-
721
606,79
Construction viaduc Marine
Haïtienne
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 000
000,00
(1 000 000,00)
-
-
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Réhabilitation wharf de PetitGoâve
INFRASTRUCTURE
MTPTC
Réhabilitation wharf de Jérémie INFRASTRUCTURE
Amélioration de la route
Ennery-Cap Haïtien
575
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
Construction du Pont Roseaux
(170ml)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
1 000
000,00
(195 711,66)
-
804
288,34
Construction Pont Hyppolite
(Pont à l'embouchure de la
rivière du Haut du Cap)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
1 000
000,00
(544 911,83)
-
455
088,17
MTPTC
NORD
1 000
000,00
-
-
1 000
000,00
MPCE
OUEST
1 000
000,00
(245 078,87)
-
754
921,13
MARNDR
OUEST
1 000
000,00
(836 376,59)
-
163
623,41
Travaux de protection de la ville
de Grande Rivière du Nord
INFRASTRUCTURE
contre les crues
Rénovation & Réhabilitation
des routes du village artistique
INFRASTRUCTURE
des Noailles à Croix des
Bouquets
Aménagement Bassins
Versants dans le Département AGRICULTURE
de l’Ouest
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
Réhabilitation du Système
d’Irrigation de Latannerie
AGRICULTURE
MARNDR
NORD
1 000
000,00
(1 000 000,00)
-
-
Réhabilitation du Système
d’Irrigation de la Plaine du Cul
du Sac
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
1 000
000,00
(1 000 000,00)
-
-
Restauration Palais Sans Souci CULTURE
ISPAN
NORD
1 000
000,00
(514 559,02)
-
485
440,98
Réhabilitation Route de Frères
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
1 250
000,00
(1 250 000,00)
-
-
Construction pont sur la rivière
Marigot/Peredo
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
1 500
000,00
(97 897,19)
-
1 402
102,81
Appui à la PNH
SECURITE
PNH
NATIONAL
1 500
000,00
-
-
1 500
000,00
576
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
SUD
2 000
000,00
(635 562,16)
-
1 364
437,84
MTPTC
SUD-EST
2 000
000,00
(115 988,26)
-
1 884
011,74
ENVIRONNEMENT
ME
NATIONAL
2 000
000,00
(98 153,51)
-
1 901
846,49
Lycée Toussaint Louverture
EDUCATION
MPCE
OUEST
2 000
000,00
(483 541,89)
-
1 516
458,11
Renovation urbaine à Hinche
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
2 000
000,00
(2 000 000,00)
-
-
Lycée Alexandre Pétion
EDUCATION
MPCE
OUEST
2 000
000,00
(130 460,50)
-
1 869
539,50
Finalisation de la Construction
des CASC
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
2 000
000,00
(325,87)
-
1 999
674,13
Projets d'assainissement
ENVIRONNEMENT
MPCE
NATIONAL
2 000
000,00
-
-
2 000
000,00
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
2 000
000,00
(1 659 969,99)
-
340
030,01
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
-
-
2 500
000,00
Ban’m Limye Ban’m La Vi
ENERGIE
BMPAD
NATIONAL
2 500
000,00
-
-
2 500
000,00
Réhabilitation route Colladère Cerca Cavajal 13 km + 2Km
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
2 750
000,00
(2 750 000,00)
-
-
PROJETS
Réhabilitation urbaine aux
Cayes
Construction pont sur la rivière
Gauche sur la route Jacmel/La
Vallée de Jacmel
Protection de l'Environnement
(note no 2)
Appui à la Mécanisation
AGRICOLE
Réhabilitation de rues au Cap
Haïtien, Phase 2 et
Réhabilitation de rues au Cap
Haïtien et environs
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
INFRASTRUCTURE
MTPTC
INFRASTRUCTURE
577
2 500
000,00
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
CENTRE
3 000
000,00
(269 948,55)
-
2 730
051,45
MPCE
SUD-EST
3 000
000,00
-
-
3 000
000,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
3 000
000,00
(380 969,90)
-
2 619
030,10
Réhabilitation/Construction et
Aménagement d'Infrastructures
Sportives
SPORT
MPCE
NATIONAL
3 000
000,00
-
-
3 000
000,00
Achat d'engrais
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
-
-
Construction pont Voldrogue
(170 ml)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
(2 619 936,49)
-
ECONOMIE
BMPAD
NATIONAL
3 500
000,00
(3 500 000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 000
000,00
(99 304,73)
-
3 900
695,27
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
OUEST
4 000
000,00
(2 000 000,00)
-
2 000
000,00
AGRICULTURE
MARNDR
ARTIBONITE
4 000
000,00
-
-
4 000
000,00
MPCE
OUEST
4 500
000,00
(9 322,03)
-
4 490
677,97
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Rénovation urbaine à
Mirebalais & Lascahobas
INFRASTRUCTURE
MPCE
Travaux de réhabilitation
d'urgence Route de Jacmel-La
Vallée 19 Km
INFRASTRUCTURE
Rénovation urbaine Saint Marc
PROJETS
Construction de dépôts pouvant
servir d’abri provisoire / Un
dépôt par département
Construction viaduc de
Delmas-Nazon
Appui au fonctionnement de
l’Unité de Construction de
Logements et de Bâtiments
Publics (UCLBP)
Recalibrage et Dragage du
Chenal Salée Floodway
Construction
d'infratructures
Socio-communautaires au Warf
de Jérémie à cité Soleil (Marché
Public, Ecole professionelle et
technique,
Parking,
Aménagement
route
de
contournement du Marché,
Aménagement paysager…)
INFRASTRUCTURE
578
3 000
000,00
3 429
818,33
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
3 000
000,00
809
881,84
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
Dragage des exutoires et de la
INFRASTRUCTURE
baie de Port au Prince
Rénovation Urbaine de Port-deINFRASTRUCTURE
Paix
INSTITUTION
LOCALISATION
MTPTC
OUEST
MPCE
NORD-OUEST
MONTANT
PROJET ($US)
5 000
000,00
5 000
000,00
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
AFFECTATION
(169 875,81)
-
(2 169 746,40)
-
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
4 830
124,19
2 830
253,60
Rénovation Urbaine Jérémie
INFRASTRUCTURE
MPCE
GRAND'ANSE
5 000
000,00
(1 416 138,51)
-
3 583
861,49
Sous Programme de
Réhabilitation et d'Entretien
d'Infrastructure de Transports
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
6 500
000,00
-
-
6 500
000,00
Développement Territorial
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
8 000
000,00
(41 763,92)
-
7 958
236,08
Construction et réhabilitation
d'hôpitaux
SANTE
MSPP
NATIONAL
8 500
000,00
(1 795 812,40)
-
6 704
187,60
Rénovation urbaine Gonaïves
(Phase 1) 14 Km
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
9 250
000,00
(1 630 829,25)
-
7 619
170,75
TOURISME
MTIC
SUD
10 000
000,00
(7 876 777,80)
-
2 123
222,20
ENERGIE
BMPAD
OUEST
10 000
000,00
-
-
10 000
000,00
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
13 000
000,00
(851 308,20)
-
12 148
691,80
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
19 000
000,00
(3 917 754,16)
-
15 082
245,84
SOCIAL
FAES
NATIONAL
28 500 000,00
-
-
28 500 000,00
Développement des
Infrastructures de Ile-à-Vache
Augmentation de la capacité de
génération électrique-Carrefour
I
Bouche Twou / Réhabilitation
urbaine à Port-au-Prince
(Pétion-ville)
Construction de Batiments et
de Logements publics
Programme de lutte contre la
pauvreté
TOTAL RESOLUTION 11
DEC-13
210 967
318,33
579
(46 450 089,36)
-
164 517
228,97
580
ANNEXE 12 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 23-07-2014
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Affectation
Montant Projet
révisé ($US)
Mise en place de la plateforme de
logiciel pour le psugo
EDUCATION
MENFP
OUEST
300
000,00
-
-
300
000,00
Reforme de la formation professionnelle
EDUCATION
MENFP
NATIONAL
444
444,00
(444
444,00)
-
-
Projet Soins de Santé pour les Policiers
de la PNH selon accord entre le MPCE,
la PNH et l’Hopital Bernard Mevs
SANTE
MSPP
NATIONAL
687
500,00
(687
500,00)
-
-
Construction du barrage des trois (3)
rivieres (études)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
1 000
000,00
(1 000
000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
1 000
000,00
(1 000
000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
1 000
000,00
(1 000
000,00)
-
-
Protection contre incendie
SECURITE
PNH
NATIONAL
1 000
000,00
(791
350,00)
-
208
650,00
Amelioration de la securite routiere
SECURITE
PNH
NATIONAL
1 000
000,00
(1 000
000,00)
-
-
Mise en place de laboratoires scolaires
expérimentaux
EDUCATION
MENFP
NATIONAL
1 000
000,00
(1 000
000,00)
-
-
Programme e-gouvernance
TECHNOLOGIE
MPCE
NATIONAL
1 000
000,00
(1 000
000,00)
-
-
Projet de developpement frontalier (3
regions)
NATIONAL
MEF
NATIONAL
2 000
000,00
(2 000
000,00)
-
-
Construction d'un systeme de cabotage
au niveau des presqu'iles du sud, nordouest, nord et d'un systeme de ferry
(mariani / port-au-prince) (etudes)
Construction d'une centrale
hydroelectrique dans les nippes (saut
baril) (phase 1 etudes)
581
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Affectation
Montant Projet
révisé ($US)
Infrastructures sportives
SPORT
MJSAC
NATIONAL
2 000
000,00
(1 403
402,00)
-
596
598,00
Achat d’Engrais
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
2 000
000,00
(92
017,23)
-
1 907
982,77
Projet de construction et d'equipements
de dortoirs et de residences pour
professeurs et extension du campus
henry christophe de l'universite d'etat
d'haïti a limonade
EDUCATION
UEH
NORD
3 000
000,00
(49
180,33)
-
2 950
819,67
Sous-programme de collecte des
ordures
SANTE
MPCE
NATIONAL
3 000
000,00
(3 000
000,00)
-
-
ECONOMIE
MCI
NATIONAL
3 500
000,00
(57
377,05)
-
3 442
622,95
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
3 500
000,00
-
-
3 500
000,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
3 800
000,00
(3 800
000,00)
-
-
Augmentation de la capacite de
generation electrique-carrefour 1
ENERGIE
BMPAD
OUEST
5 000
000,00
-
-
5 000
000,00
Centre de Traumalogie
SANTE
MSPP
OUEST
5 000
000,00
-
-
5 000
000,00
Rehabilitation route petite riviere de
nippes-petit-trou de nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
5 646
624,00
(264
088,02)
-
5 382
535,98
Appui a la PNH
SECURITE
PNH
NATIONAL
6 000
000,00
(3 469
034,27)
-
2 530
965,73
Plans Spéciaux de Développement
Territorial
NATIONAL
MPCE
NORD
8 900
000,00
(8 900
000,00)
-
-
Appui a la formalisation et capitalisation
de 20000 micro-entreprises recensees
sur l'ensemble du territoire
Rehabilitation de la route jacmel / la
vallee de jacmel
Construction du Local du Corps
d’Intervention et de Maintien de l’Ordre
(CIMO)
582
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Affectation
Montant Projet
révisé ($US)
Rehabilitation du troncon de route
carrefour 44/cote de fer
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
11 000
000,00
(4 612
033,26)
-
6 387
966,74
Programme Lutte Contre Pauvrete
Extreme et Exclusion Socaile
SOCIAL
MAST
NATIONAL
15 000
000,00
(4 177
697,48)
-
10 822
302,52
Batiments Publics/Logements
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
20 000
000,00
(20 000
000,00)
-
-
Sous-programme de conception et mise
en oeuvre de projets de developpement
territorial
NATIONAL
MPCE
NATIONAL
34 000
000,00
(10 814
604,98)
-
23 185
395,02
141 778
568,00
TOTAL RESOLUTION 23 JUIL-2014
583
(70 562
728,62)
71 215
-
839,38
ANNEXE 13 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 10-09-2014
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet ($US)
Désaffectation
Affectation
Sous-Programme de Collecte
des Ordures
SANTE
MPCE
NATIONAL
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Programme de Lutte Contre
Pauvreté et Exclusion Sociale
SOCIAL
MAST
NATIONAL
3 000 000,00
(3 000 000,00)
MPCE
NATIONAL
3 500 000,00
(3 500 000,00)
PNH
NATIONAL
4 000 000,00
(4 000 000,00)
MTPTC
OUEST
4 197 201,29
(4 197 201,29)
UCLBP
NATIONAL
6 000 000,00
(6 000 000,00)
MTPTC
OUEST
7 000 000,00
-
Plans Spéciaux de
Développement Territorial
INFRASTRUCTURE
Appui à la PNH
SECURITE
Construction Viaduc de Delmas
INFRASTRUCTURE
Appui à L’UCLBP
AUTRES
Réhabilitation Route de
Tabarre
INFRASTRUCTURE
TOTAL RESOLUTION 10
SEPTEMBRE-2014
29 697 201,29
584
(22 697 201,29)
Montant Projet
révisé ($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
7 000
000,00
7 000
-
000,00
ANNEXE 14 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 15-04-2015
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Construction marche public des
Gonaives
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
30 000,00
(30 000,00)
Renovation urbaine des Gonaives
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
33 476,00
(33 476,00)
Gare routiere de Jacmel
INFRASTRUCTURE
MTPTC/MPCE
SUD-EST
50 000,00
(50 000,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
70 466,00
(70 466,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
180 851,00
(180 851,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
180 851,00
(180 851,00)
CULTURE
MC-BE
NATIONAL
260 000,00
(260 000,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE-UCLBP
OUEST
319 149,00
(319 149,00)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
335 111,00
(335 111,00)
Construction de mediatheque a Jean INFRASTRUCTURE
Rabel
MPCE
NORD-OUEST
361 702,00
(361 702,00)
Construction de mediatheque a Port- INFRASTRUCTURE
de-Paix
MPCE
NORD-OUEST
425 532,00
(425 532,00)
PROJETS
Renovation des routes du Village
Artistique Noailles de Croix des
Bouquets
Rehabilitation place publique "Sainte
Anne"
Rehabilitation place publique
"Geffrard"
Soukri-Souvenance-Badio-La Ville
au Camp
Rehabilitation place publique
"Canape Vert"
Construction d'un pont sur la riviere
Marigot/ Peredo
585
AFFECT
ATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Rehabilitation et construction
d'infrastructure sanitaire
INFRASTRUCTURE
MSPP
NATIONAL
425 532,00
(425 532,00)
Pont Lahaie Dame Marie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
500 000,00
(500 000,00)
MPCE
OUEST
500 000,00
(500 000,00)
MPCE
CENTRE
636 466,00
(636 466,00)
MTPTC
ARTIBONITE
672 379,00
(672 379,00)
Construction de mediatheque a Saint INFRASTRUCTURE
Louis du Nord
MPCE
NORD-OUEST
702 128,00
(702 128,00)
Collecte des ordures
SANTE
MPCE
OUEST
787 234,00
-
ECONOMIE
MCI
NATIONAL
864 502,00
(864 502,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE-UCLBP
OUEST
1 000 000,00
(300 544,20)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
1 000 000,00
(446 089,12)
SECURITE
MJSP-PNH
OUEST
1 000 000,00
(134 621,58)
PROJETS
Rehabilitation Terrain de Football
SPORT
Delmas 2
Renovation urbaine de la ville de
INFRASTRUCTURE
Hinche
Rehabilitation troncon RN1Freycineau/ St-Marc/ Bigot-Carrefour
INFRASTRUCTURE
Joffre, Biennac-Rue Clerveau et
RN1-Marchand (4)
Mise en oeuvre d'activites de
renforcement a la creation et a la
gestion des entreprises
Rehabilitation Place publique
"Occide Jeanty"
Rehabilitation Carrefour DufortJacmel
Renforcement de la PNH/ soins de
Sante a la Police Nationale d'Haiti
586
AFFECT
ATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
787
234,00
699
455,80
553
910,88
865
378,42
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Projet de construction et
d'equipements de dortoirs et de
residences pour professeurs
INFRASTRUCTURE
UEH
NORD
1 000 000,00
(1 000 000,00)
Construction d'un pont sur la Riviere
Gauche (Rte Jacmel-La Vallee de
Jacmel)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
1 106 020,00
(1 106 020,00)
Rehabilitation route Petite Riviere de
Nippes/ Petit Trou de Nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
1 242 294,00
(425 015,00)
Construction de silos de stockage
pour securite alimentaire
INFRASTRUCTURE
MEF-BMPAD
NATIONAL
1 261 119,00
(465 954,77)
Implantation de sites et de services
pour un developpement ordonne de
l'habitat (Urbanisation)
INFRASTRUCTURE
UCLBP
NATIONAL
1 500 000,00
(1 500 000,00)
Construction de 50 serres dans 5
departements (N, NO, GA, SE)
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
1 500 000,00
(1 500 000,00)
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
1 561 400,00
(1 561 400,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
1 680 000,00
(1 680 000,00)
MPCE
NATIONAL
1 680 851,00
(1 680 851,00)
PROJETS
Subvention de fertilisant et
amelioration de la productivite des
cultures et des sols (St-Marc, Plaine
des Cayes, St-Raphael, Kenskoff,
Ferrier) achat d'engrais
Rehabilitation troncon FermatheFreres via Soisson, Duplan,
Girardeau et collectrices Rue
Mettelus, Meyotte-Freres,
Thomassin 25, Fermathe 45 et
Montagne Noire
Rehabilitation des places publiques
INFRASTRUCTURE
587
AFFECT
ATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
-
-
-
-
817
279,00
-
795
164,23
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Renforcement de structures des
batiments de l'Universite de
Limonade
INFRASTRUCTURE
UEH
NORD
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Developpement des Infrastructures
de l'Ile a Vache
INFRASTRUCTURE
MT
SUD
2 123 222,00
(2 123 222,00)
Debarcadere Faucault
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
2 250 000,00
(2 250 000,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
2 313 365,00
(2 065 145,00)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
2 500 000,00
(2 500 000,00)
Appui a l'UCLBP
AUTRES
UCLBP
OUEST
3 000 000,00
(1 000 000,00)
Appui a la Cooperation Cubaine
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 070 000,00
(3 070 000,00)
Renovation urbaine de la ville des
Cayes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
3 500 000,00
(3 404 838,48)
Programme de Stabilisation des prix
ECONOMIE
MEF-BMPAD
NATIONAL
3 771 478,00
(3 771 478,00)
PROJETS
Rehabilitation place publique
"Aeroport Hugo Chavez"
Debarcaderes de Saint Louis du
Nord
588
AFFECT
ATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
248
220,00
2 000
000,00
-
-
-
161,52
-
-
95
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Amenagement du Bord de Mer de la
Ville du Cap-Haitien
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
4 000 000,00
(4 000 000,00)
Construction de structures
d'irrigation a Saut du Baril (Nippes),
Marion (Sud'Est) et Trois-Rivieres
(nord-Ouest) et construction de lac
collinaires
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
4 500 000,00
(4 500 000,00)
Reconstruction du Lycée Alexandre
Petion (incluant supervision)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
4 562 018,00
(4 349 962,30)
Renovation urbaine a Mirbalais et
Lascahobas
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
4 951 433,00
-
Reconstruction du Lycée Toussaint
Louverture (incluant supervision)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
5 544 708,00
(4 761 527,65)
Rehabilitation de la Route 9
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
6 000 000,00
(6 000 000,00)
Rehabilitation de la route de Pernier
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
6 000 000,00
(6 000 000,00)
AUTRES
MEF
NATIONAL
6 200 000,00
(6 200 000,00)
Intervention d'urgence
589
AFFECT
ATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
-
-
-
-
212
055,70
-
4 951
433,00
-
783
180,35
-
-
-
-
-
-
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Fonds de supervision des travaux
relatifs aux projets d'infrastructures
AUTRES
MPCE
Rehabilitation de la route de Tabarre
INFRASTRUCTURE
Rehabilitation du troncon Port-dePaix Port Margot
Appui a la PNH: Renforcement des
capacites d'intervention de la Police
Nationale (PNH)
Rehabilitation, construction et
amenagement d'infrastructures
sportives (installation de gazon
synthetique, Hinche, Saint Louis du
Nord et Thomassin)
Construction du marche public de
Fontamara
Construction Gare Routiere et
Marche Public a Miragoane (incluant
la supervision)
Construction d'infrastructure sociocommunautaire au Warf de Jeremie
a Cite Soleil
Dette SECOSA
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
NATIONAL
6 357 666,00
(5 992 368,86)
MTPTC
OUEST
7 000 000,00
(7 000 000,00)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
7 000 000,00
(5 936 994,93)
SECURITE
MJSP-PNH
NATIONAL
8 147 778,00
(7 136 066,14)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
8 200 000,00
(6 061 526,91)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
8 222 000,00
(4 974 035,29)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NIPPES
8 600 000,00
(8 455 739,74)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
9 000 000,00
(7 187 127,97)
AUTRES
MPCE
NATIONAL
9 000 000,00
(9 000 000,00)
590
AFFECT
ATION
-
-
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
365
297,14
-
-
1 063
005,07
-
1 011
711,86
-
2 138
473,09
-
3 247
964,71
-
144
260,26
-
1 812
872,03
-
-
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Lutte contre la pauvrete et l'exclusion
sociale
SOCIAL
MAST/FAES
Construction Viaduc Delmas/ Nazon
INFRASTRUCTURE
Construction de batiments et de
logements publics-UCLBP
Conception et mise en oeuvre de
projets de developpement territorial
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
NATIONAL
10 000 000,00
(8 158 379,37)
MTPTC
OUEST
10 709 660,00
(4 740 243,03)
INFRASTRUCTURE
UCLBP
OUEST
12 000 000,00
(5 945 100,00)
AUTRES
MPCE
NATIONAL
12 702 373,00
(6 870 448,79)
MTPTC
SUD-EST
15 000 000,00
(15 000 000,00)
MSPP
NATIONAL
16 330 796,00
(16 330 796,00)
MTPTC
NATIONAL
17 000 000,00
(11 764 294,68)
Rehabilitation du troncon de Route
INFRASTRUCTURE
Carrefour 44/ Cote de Fer
Construction et rehabilitation
d'hopitaux (HUEH, St Michel de
Jacmel, Simbi Continental de
INFRASTRUCTURE
Martissant, Hopital Sans-Fil, Centre
de Trauma, Hopital de Bon Repos…)
Rehabilitation de la route CayesJeremie-A033178-001-Source
INFRASTRUCTURE
MTPTC
TOTAL RESOLUTION 15 Avril
2015
254 423 560,00
591
(206 897 935,81)
AFFECT
ATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
1 841
620,63
-
5 969
416,97
-
6 054
900,00
-
5 831
924,21
-
-
-
-
5 235
705,32
-
47 525
-
624,19
ANNEXE 15 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 22-07-2015
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Renovation urbaine de la ville de Hinche
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
Renovation urbaine des Gonaives
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
INFRASTRUCTURE
UCLBP
NATIONAL
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
Renovation urbaine de la ville des Cayes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
Mise en oeuvre d'activites de
renforcement a la creation et a la gestion
des entreprises
ECONOMIE
MCI
NATIONAL
MTIC
SUD
PNH
OUEST
Renovation des routes du Village
Artistique Noailles de Croix des Bouquets
Implantation de sites et de services pour
un developpement ordonne de l'habitat
(Urbanisation)
Subvention de fertilisant et amelioration
de la productivite des cultures et des sols
(St-Marc, Plaine des Cayes, St-Raphael,
Kenskoff, Ferrier) achat d'engrais
Developpement des Infrastructures de l'Ile
INFRASTRUCTURE
a Vache
Renforcement de la PNH/ soins de Sante
SECURITE
a la Police Nationale d'Haiti
Programme de Stabilisation des prix
ECONOMIE
BMPAD
NATIONAL
Dette SECOSA
AUTRES
MPCE
NATIONAL
592
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
MONTANT
PROJET ($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Construction marche public des Gonaives
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
30 000,00
(30 000,00)
Gare routiere de Jacmel
INFRASTRUCTURE
MPCE
SUD-EST
50 000,00
(50 000,00)
Rehabilitation place publique "Sainte
Anne"
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
180 851,06
-
Rehabilitation place publique "Geffrard"
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
180 851,06
Debarcadere Faucault
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
250 000,00
-
CULTURE
MC
NATIONAL
260 000,00
(260 000,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
300 544,20
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
319 148,94
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
335 111,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD-OUEST
361 702,13
(32 712,75)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD-OUEST
425 531,91
(38 485,58)
-
387 046,33
Rehabilitation et construction
d'infrastructure sanitaire
INFRASTRUCTURE
MSPP
NATIONAL
425 531,91
(425 531,91)
-
-
Rehabilitation Carrefour Dufort-Jacmel
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
446 089,12
(49 456,23)
Debarcaderes de Saint Louis du Nord
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
500 000,00
-
Pont Lahaie Dame Marie
Rehabilitation Terrain de Football Delmas
2
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
500 000,00
-
SPORT
MPCE
OUEST
500 000,00
(500 000,00)
Soukri-Souvenance-Badio-La Ville au
Camp
Rehabilitation Place publique "Occide
Jeanty"
Rehabilitation place publique "Canape
Vert"
Construction d'un pont sur la riviere
Marigot/ Peredo
Construction de mediatheque a Jean
Rabel
Construction de mediatheque a Port-dePaix
593
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
PROJETS
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
180 851,06
180 851,06
250 000,00
300 544,20
319 148,94
335 111,00
328 989,38
396 632,89
500 000,00
-
500 000,00
-
-
PROJETS
Rehabilitation du Systeme d'irrigation de
la Plaine du Cul de Sac
Rehabilitation troncon RN1-Freycineau/
St-Marc/ Bigot-Carrefour Joffre, BiennacRue Clerveau et RN1-Marchand (4)
Construction de mediatheque a Saint
Louis du Nord
Rehabilitation des places publiques
Projet de construction et d'equipements
de dortoirs et de residences pour
professeurs
INSTITUTION
LOCALISATION
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
669 613,57
(669 613,57)
-
-
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
672 379,00
-
-
672 379,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD-OUEST
702 127,66
(63 501,21)
-
638 626,45
MPCE
NATIONAL
840 425,53
(840 425,53)
-
-
UEH
NORD
1 000 000,00
-
-
1 000 000,00
MARNDR
NATIONAL
1 000 000,00
(1 000 000,00)
-
-
MARNDR
NATIONAL
1 500 000,00
(1 500 000,00)
MPCE
OUEST
1 680 000,00
-
-
1 680 000,00
INFRASTRUCTURE
INFRASTRUCTURE
Construction de 50 serres dans 5
AGRICULTURE
departements (N, NO, GA, SE)
Construction de structures d'irrigation a
Saut du Baril (Nippes), Marion (Sud'Est) et
AGRICULTURE
Trois-Rivieres (nord-Ouest) et
construction de lac collinaires
Rehabilitation troncon Fermathe-Freres
via Soisson, Duplan, Girardeau et
collectrices Rue Mettelus, Meyotte-Freres, INFRASTRUCTURE
Thomassin 25, Fermathe 45 et Montagne
Noire
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
-
-
Collecte des ordures
SANTE
MPCE/
SMCRS
NATIONAL
1 800 000,00
(1 203 573,42)
-
596 426,58
Intervention dans les zones a risque/ CNE
AUTRES
CNE
OUEST
1 800 000,00
(1 800 000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
1 816 427,65
-
-
1 816 427,65
AUTRES
UCLBP
OUEST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Reconstruction du Lycée Toussaint
Louverture (incluant supervision)
Appui a l'UCLBP
594
-
-
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
INSTITUTION
LOCALISATION
Renforcement de structures des batiments
INFRASTRUCTURE
de l'Universite de Limonade
UEH
NORD
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
Amenagement du Bord de Mer de la Ville
du Cap-Haitien
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
Rehabilitation place publique "Aeroport
Hugo Chavez"
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
2 065 145,00
-
-
AUTRES
MTIC
SUD
2 500 000,00
-
-
2 500 000,00
INFRASTRUCTURE
BMPAD
NATIONAL
3 024 732,27
-
-
3 024 732,27
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 070 000,00
(3 070 000,00)
-
-
Construction d'un pont sur la Riviere
INFRASTRUCTURE
Gauche (Rte Jacmel-La Vallee de Jacmel)
MTPTC
SUD-EST
3 126 962,55
-
-
3 126 962,55
Rehabilitation route Petite Riviere de
Nippes/ Petit Trou de Nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
3 212 283,00
-
-
3 212 283,00
Travaux de rehabilitation et de reparation
des rues
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
3 600 000,00
(124 452,41)
-
3 475 547,59
Fonds de supervision des travaux relatifs
aux projets d'infrastructures
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 675 720,61
-
-
3 675 720,61
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
4 000 000,00
-
-
4 000 000,00
AUTRES
MTPTC
NATIONAL
4 100 000,00
(141 737,46)
Reconstruction du Lycée Alexandre
Petion (incluant supervision)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
4 349 963,30
Rehabilitation de la Route 9
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 636 364,00
Plan special des Cayes
Construction de silos de stockage pour
securite alimentaire
Appui a la Cooperation Cubaine
Renovation urbaine a Mirbalais et
Lascahobas
Curage mecanique et manuel
595
-
-
2 065 145,00
3 958 262,54
4 349 963,30
4 636 364,00
INSTITUTION
LOCALISATION
Rehabilitation de la route de Pernier
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 636 364,00
-
Construction Viaduc Delmas/ Nazon
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 740 243,00
-
MTPTC
SUD
4 947 368,42
(4 947 368,42)
MPCE
OUEST
4 974 035,29
MPCE
OUEST
5 000 000,00
Construction du terminal de l'aeroport des
INFRASTRUCTURE
Cayes (Antoine Simon)
Construction du marche public de
INFRASTRUCTURE
Fontamara
Construction d'infrastructure sociocommunautaire au Warf de Jeremie a Cite INFRASTRUCTURE
Soleil
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
Construction de batiments et de
logements publics-UCLBP
INFRASTRUCTURE
UCLBP
OUEST
5 000 000,00
Rehabilitation du troncon Port-de-Paix
Port Margot
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
5 000 000,00
Appui a la PNH: Renforcement des
capacites d'intervention de la Police
Nationale (PNH)
SECURITE
PNH
NATIONAL
6 000 000,00
Rehabilitation, construction et
amenagement d'infrastructures sportives
INFRASTRUCTURE
(installation de gazon synthetique, Hinche,
Saint Louis du Nord et Thomassin)
MPCE
NATIONAL
6 061 526,91
Rehabilitation de la route de Tabarre
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
7 000 000,00
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
7 224 066,52
INFRASTRUCTURE
MPCE
NIPPES
8 455 739,74
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
8 764 294,68
AUTRES
MPCE
NATIONAL
10 000
000,00
Rehabilitation du troncon de Route
Carrefour 44/ Cote de Fer
Construction Gare Routiere et Marche
Public a Miragoane (incluant la
supervision)
Rehabilitation de la route Cayes-JeremieA033178-001-Source MTPTC
Intervention d'urgence
596
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
4 636 364,00
4 740 243,00
4 974 035,29
5 000 000,00
5 000 000,00
5 000 000,00
6 000 000,00
6 061 526,91
7 000 000,00
7 224 066,52
8 455 739,74
8 764 294,68
10 000 000,00
PROJETS
Construction et rehabilitation d'hopitaux
(HUEH, St Michel de Jacmel, Simbi
Continental de Martissant, Hopital SansFil, Centre de Trauma, Hopital de Bon
Repos…)
Lutte contre la pauvrete et l'exclusion
sociale
Conception et mise en oeuvre de projets
de developpement territorial
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
INFRASTRUCTURE
MSPP
NATIONAL
SOCIAL
MAST/ FAES
NATIONAL
12 344 680,53
AUTRES
MPCE
NATIONAL
15 000 000,00
TOTAL RESOLUTION 22 JUILLET 2015
MONTANT
PROJET ($US)
12 000 000,00
193 055 824,56
597
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
-
-
-
-
-
-
(18 746 858,49)
-
12 000 000,00
12 344 680,53
15 000 000,00
174 308 966,07
ANNEXE 16 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 06-01-2016
PROJETS
Travaux additionnels sur
Freycineau (St-Marc) -Bigot
(Gonaives), Construction
raccordement pont Gaudin et
Mapou a RN1
Réhabilitation des rues a
Ouanaminthe
Reconstruction Rues CODEVI et
Liberte
Entretien Route Petion Ville Laboule 12
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION LOCALISATION
MONTANT
PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
39 199,07
-
-
39 199,07
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
52 821,50
-
-
52 821,50
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
68 548,40
-
-
68 548,40
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
74 006,31
-
-
74 006,31
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
84 645,94
-
-
84 645,94
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
152 096,32
-
-
152 096,32
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
155 961,54
-
-
155 961,54
Rehabilitation de la route CanapeVert Sainte Marie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
169 255,44
-
-
169 255,44
Subvention de fertilisant et
amélioration de la productivite des
cultures et des sols (St-Marc,
Plaine des Cayes, St-Raphael,
Kenskoff, Ferrier) achat d'engrais
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
188 113,12
-
-
188 113,12
Extension Laboule 12 - Kenskoff
Construction Viaduc Delmas/
Nazon
Réhabilitation tronçon FermatheFreres via Soisson, Duplan,
Girardeau et collectrices Rue
Mettelus, Meyotte-Freres,
Thomassin 25, Fermathe 45 et
Montagne Noire
598
PROJETS
Travaux additionnels sur
Freycineau Bigot (Gonaives),
Drainage de Freycineau a Pont
Pierre
Réhabilitation de la route de
Tabarre (incluant drainage vers la
Riviere Grise)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION LOCALISATION
MONTANT
PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
192 307,69
-
-
192 307,69
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
247 964,03
-
-
247 964,03
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
249 175,42
-
-
249 175,42
MTPTC
OUEST
249 277,81
-
-
249 277,81
MCI
NATIONAL
275 836,69
-
-
275 836,69
MTPTC
SUD
288 461,54
-
-
288 461,54
MTPTC
OUEST
384 615,38
-
-
384 615,38
Réhabilitation urbaine de Jeremie
MTPTC
GRAND'ANSE
384 615,38
-
-
384 615,38
Réhabilitation route Bigot Carrefour
INFRASTRUCTURE
Joffre (By pass Gonaives)
MTPTC
ARTIBONITE
384 615,38
-
-
384 615,38
Travaux de construction du Pont
Lahaie Dame Marie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
459 716,56
-
-
459 716,56
Finalisation de la construction des
CASC
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
500 000,00
-
-
500 000,00
Réhabilitation, construction et
aménagement d'infrastructures
sportives (installation de gazon
INFRASTRUCTURE
synthétique, Hinche, Saint Louis du
Nord et Thomassique)
MPCE
NATIONAL
513 806,41
-
-
513 806,41
Construction d'un pont sur la rivière
INFRASTRUCTURE
Marigot/ Peredo
MTPTC
SUD-EST
653 545,10
-
-
653 545,10
Débarcadère Faucault
Réhabilitation route Laboule 12 INFRASTRUCTURE
Kenskoff
Mise en œuvre d'activite de
renforcement a la creation a la
ECONOMIE
gestion des entreprises
Réhabilitation urbaine de la ville
INFRASTRUCTURE
des Cayes
Réhabilitation de la route de Freres INFRASTRUCTURE
599
MONTANT
PROJET
($US)
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
Réhabilitation tronçon RN1Freycineau/ St-Marc/
Bigot(Gonaives)-Construction
raccordement Gaudin et Mapou a
RN1
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
673 774,85
-
-
673 774,85
Réhabilitation place publique
"Aéroport Hugo Chavez"
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
685 394,99
-
-
685 394,99
AUTRES
MPCE
NATIONAL
712 133,42
-
-
712 133,42
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
777 346,79
-
-
777 346,79
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
795 195,48
-
-
795 195,48
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 000 000,00
-
-
1 000 000,00
Réhabilitation de la route Jacmel La Vallée de Jacmel
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
1 105 769,23
-
-
1 105 769,23
Réhabilitation route Miragoane Petite Rivière de Nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
1 503 355,83
-
-
1 503 355,83
Rénovation urbaine de la ville de
Hinche
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
1 538 461,54
-
-
1 538 461,54
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
1 857 255,33
-
-
1 857 255,33
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 923 076,92
-
-
1 923 076,92
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
1 923 076,92
-
-
1 923 076,92
Intervention d'urgence du
gouvernement
Reconstruction du Lycée
Alexandre Petion (incluant
supervision)
Construction du marché public de
Fontamara
Réhabilitation et entretien des rues
dans la zone métropolitaine de
Port-au-Prince (Petion-Ville)
Réhabilitation route Petite Rivière
de Nippes/ Petit Trou de Nippes
Construction Viaduc Marine
Haïtienne
Réhabilitation et entretien de la
route Baie de l'Acul/ Barriere
Battant-Milot (RN1) et Barriere
Battant Milot
INSTITUTION LOCALISATION
600
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
PROJETS
Construction du marche public de
Pignon
Réhabilitation du tronçon Port-dePaix Port Margot
Réhabilitation de la route
Colladere-Cerca Carvajal
Reconstruction du Lycée Toussaint
Louverture (incluant supervision)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION LOCALISATION
MONTANT
PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
1 923 076,93
-
-
1 923 076,93
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
2 500 000,00
-
-
2 500 000,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
2 586 538,46
-
-
2 586 538,46
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
2 843 391,25
-
-
2 843 391,25
Conception et mise en œuvre de
projets de développement territorial
AUTRES
MPCE
NATIONAL
6 196 715,17
-
-
6 196 715,17
Construction et réhabilitation
d'Hôpitaux (HUEH,St Michel de
Jacmel, Simbi Continental de
Martissant, Hopital Sans-Fil,
Centre de Trauma, Hopital de Bon
Repos, Port-de-Paix, Ouanaminthe
SANTE
MSPP
NATIONAL
9 932 958,46
-
-
9 932 958,46
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
11 923 001,96
-
-
11 923 001,96
58 169 108,56
-
-
58 169 108,56
Construction de bâtiments et de
logements publics-UCLBP
TOTAL RESOLUTION 6 JUILLET
2016
601
ANNEXE 17 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-09-2016
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
Réhabilitation de la Route Cayes-Jeremie-A033178-001
INFRASTRUCTURE
5 835 867,00
-
5 835 867,00
Réhabilitation Route Petite Rivière de Nippes/ Petit Trou de
Nippes
INFRASTRUCTURE
5 000 000,00
-
5 000 000,00
Réhabilitation d'urgence de la route Colladere Cerca Carvajal
INFRASTRUCTURE
5 375 702,00
-
5 375 702,00
Rénovation urbaine de Chansolme
INFRASTRUCTURE
1 000 000,00
-
1 000 000,00
Réhabilitation Route Meyotte/ Freres
INFRASTRUCTURE
2 000 000,00
-
2 000 000,00
Construction du Marche public de Grande Rivière du Nord
INFRASTRUCTURE
800 000,00
-
800 000,00
Construction du Lycée National Francois Capois/ Chansolme
EDUCATION
1 000 000,00
-
1 000 000,00
Réhabilitation troncon RN1-Freycineau/ St-Marc/ BigotCarrefour Joffre, Biennac-Rue Clerveau et RN1-Marchand
INFRASTRUCTURE
1 250 000,00
-
1 250 000,00
Réhabilitation de la route de Frères
INFRASTRUCTURE
766 722,00
-
766 722,00
Construction Viaduc Delmas/ Nazon
INFRASTRUCTURE
541 255,00
-
541 255,00
Aménagement du Bord de Mer de la Ville du Cap-Haitien
INFRASTRUCTURE
2 619 183,00
-
2 619 183,00
Réhabilitation de la Villa d'Accueil
INFRASTRUCTURE
1 080 000,00
-
1 080 000,00
Construction de la route Jacmel/ La Vallée de Jacmel
INFRASTRUCTURE
6 000 000,00
-
6 000 000,00
33 268 729,00
-
33 268 729,00
TOTAL RESOLUTION 20 SEP-2008
602
603
604