(2017-01) Hurricane Matthew: Territorial Damage and Orientations for Reconstruction
Summary — The CIAT's January 2017 assessment of what Hurricane Matthew did to the territory of Haiti's southern peninsula, and what reconstruction should therefore aim at. It is deliberately positioned alongside, not inside, the material damage assessments running at the same time.
Key Findings
- Matthew crossed the southern peninsula on the night of 3-4 October 2016 with considerable damage.
- The report is deliberately positioned alongside the material damage assessments, asking a different question from them.
- It reads the storm as evidence about how the territory is organised, so reconstruction should change rather than restore.
- Post-disaster reconstruction is treated as the moment when settlement, roads and exposure are genuinely open to revision.
Full Description
Hurricane Matthew crossed Haiti's southern peninsula on the night of 3-4 October 2016 and caused considerable damage. This CIAT report, version 2 of January 2017, was written explicitly in parallel with the material damage assessments then under way, and that distinction is its point: a damage assessment counts what was destroyed, whereas this asks what the storm revealed about how the territory is organised, and therefore what reconstruction should change rather than restore. For an institution whose mandate is territorial planning, the reconstruction question after a disaster is the planning question in its most consequential form, because it is the one moment when the settlement pattern, the road network and the exposure of built areas are genuinely open to revision and money exists to act on the answer. The report covers the affected departments of the Grand Sud across 48 pages.
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Cyclone Matthew
Dégâts sur le territoire
et
Orientations pour la reconstruction
Janvier 2017
Version 2
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Le cyclone Matthew a traversé la péninsule sud d’Haïti dans la nuit du 3 au 4 octobre
2016, faisant des dégâts considérables.
Parallèlement aux évaluations en cours sur les dégâts matériels et humains, une
mission conjointe MEF/CIAT/CNIGS s’est déployée du 8 au 11 octobre sur le terrain
avec pour objectifs de :
-
Repérer la localisation et mesurer la nature et l’ampleur des phénomènes qui ont
causé des dégâts sur le territoire ;
Formuler des recommandations pour la réhabilitation du territoire,
recommandations pour la reconstruction axées essentiellement sur
l’aménagement du territoire, considéré comme élément essentiel de la
prévention contre les cyclones.
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Pluviométrie d’octobre 2016
à Camp-Perrin
300
Nombre de mm
250
200
150
100
50
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
Jours
Source : ORE, novembre 2016
Les informations disponibles sur les sites internationaux permettent bien de retracer la
trajectoire du cyclone. Par contre, les données pluviométriques très partielles recueillies
mettent à nu les déficiences du système national de collecte des données
hydrométéorologiques et la nécessité pour le gouvernement d’ouvrir un dialogue avec la
Banque Mondiale pour réorienter de façon efficiente le projet Hydromet.
Diagnostic territorial
1. L’ensemble du territoire haïtien n’a pas été affecté : les départements du
Nord, du Nord-Est et du Centre n’ont pas été touchés, les départements du
Nord-Ouest, de l’Artibonite, de l’Ouest et du Sud-Est ont été faiblement ou
partiellement affectés), les départements de la Grande-Anse, du Sud et des
Nippes ont été les plus touchés.
2. Les rivières sont entrées en crue dans tous les départements affectés sans
provoquer d’inondation majeure sauf à Léogane (la Rouyonne), à Cavaillon
(rivière de Cavaillon), aux Cayes (rivière Madame Samedi) et sur le parcours de
la Grande-Anse.
3. La submersion marine a concerné le littoral depuis les Cayes où la mer a
pénétré profondément et dans toutes les villes jusqu’à Petit Trou de Nippes.
4. Les dégâts les plus importants ont été causés par le vent. Les hauteurs des
chaines de La Hotte et de La Selle ont été très fortement affectées : le couvert
boisé aussi bien que les cultures sont atteints (arbres arrachés, cassés, défoliés
parfois à 90%, recru ligneux brûlé), cultures d’igname, de haricots, de maïs
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perdues, récoltes de café et de cacao perdues pour les deux prochaines années).
Les conditions météorologiques et d’accès n’ont pas encore permis le survol en
drone mais on attend des dégâts importants sur les aires protégées situées dans
ces massifs. Toutes les villes et villages situés dans ou au pied de ces massifs
sont détruits à plus de 75% : plateau des Rochelois, l’Asile, Maniche, CampPerrin, Chantal, Beaumont, Duchity, Moreau, Chambellan. C’est également dans
les hauteurs qu’il y a eu le plus de victimes humaines. Alors que la première
section de Camp-Perrin, située en totalité en plaine, n’enregistrait aucune
victime, la 3e section, qui est comprise en 100 et 2000 m d’altitude, on
dénombrait 168 morts à la fin du mois d’octobre. Il en est de même de toutes les
sections d’altitude des communes touchées : 353 morts à Fonds Cochon, 306
dans la Haute Voldrogue, 69 à Rendel, 87 à Colse, 31 à Canon. Il y a donc un
schéma clair : les villes et bourgs ont subi des dégâts importants mais les morts
sont à déplorer essentiellement dans les territoires ruraux du fait de la précarité
de l’habitat dans ces territoires, de leur dispersion et de la difficulté pour ces
populations, pour l’essentiel occupés aux activités de récolte des pois d’octobre,
d’avoir des informations pertinentes à temps.
5. La connectivité des territoires est affectée. Les ouvrages d’art stratégiques sont
détruits (pont de La Digue) ou très affectés (pont sur la Grande-Anse, pont sur la
rivière de Roche-à-Bateau), des routes détruites en plusieurs points (route de la
Côte).
6. Le cyclone a été suivi par une longue période de pluies, soit 287 mm, plus que le
jour du passage du cyclone.
Une catastrophe écologique
Au cours des dernières années, de nombreuses institutions se sont évertuées à
identifier les aires à protéger dans cette région stratégique pour la biodiversité et dont
le paysage, plus préservé que dans d’autres régions du pays, constitue un atout
majeur. La zone de biosphère La Hotte a été reconnue par l’UNESCO cette année. Le
parc national Macaya en constitue le noyau et, autour du Macaya, plusieurs aires
protégées ont été définies : Grande Colline, Grand Bois, les Deux Mamelles, les aires
protégées marines d’Aquin à la Cahouane. Deux aires protégées majeures sont en cours
de définition : Jérémie/Abricots d’un côté, Baradères/Corail de l’autre. Toutes ces aires
protégées ont été durement frappées par Matthew. Les premières observations faites
par avion par la Fondation Audubon permettent d’avancer les évaluations suivantes :
- Grand Bois est à 90% affecté et Deux Mamelles à 85% ;
- Le versant sud du Macaya est très affecté : Grande Colline, Cavalier et Fonds
Bleu (pic Le Ciel) sont les sites les plus touchés ; 80% des pins du pic Formon
sont tombés1 ;
1
Il faudra tenir compte d’un tapis d’aiguilles de pin qui ne permettent pas la reprise spontanée de la
pinède.
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-
Le versant nord du parc Macaya est totalement ravagé ; quelques arbres
subsistent dans quelques bas-fonds et la Haute Voldrogue est intacte à plus de
90% malgré l’apparition de nouveaux ravinements.
Conséquences sociales et humaines
La rentrée scolaire constitue un enjeu majeur de la reconstruction. Les familles ont
perdu tout ce qui avait été investi dans la rentrée scolaire (uniformes, livres, matériel
scolaire, etc.) et ne sont pas en mesure de refaire ces dépenses ni de soutenir
l’alimentation des enfants scolarisés. Ceci est valable pour les enfants scolarisés qui
rentrent chez eux chaque jour comme il est valable pour ceux scolarisés loin de chez
eux, aux Cayes, à Jérémie ou même à Port-au-Prince. La menace est la déscolarisation
cette année de tous les enfants ou d’une grande partie des enfants vivant ou dont les
parents vivent dans les zones sinistrées.
A la lumière des événements de Cléo, Flora et Hazel, il faut s’attendre à des
déplacements massifs de population, si les secours n’arrivent pas directement dans les
petites communes des différents départements touchés. Il est à craindre que ces
déplacements se fassent dans un premier temps vers Les Cayes et Jérémie et, dans un
deuxième temps vers Port-au-Prince.
Les vols et les pillages ont déjà commencé. Et il ne s’agit pas uniquement des convois
d’aide humanitaire. La question sécuritaire doit s’adresser de façon institutionnelle à la
PNH et se programmer sur le long terme.
Une stratégie globale
Au moment où nous écrivons ce rapport, il semble évident qu’il n’y aura pas un
important déversement d’aide international sur Haïti pour la reconstruction après
Matthew. Il est donc extrêmement important de gérer au mieux toutes les ressources
disponibles :
-
Le Trésor public ;
L’apport des projets financés par les PTF qui existent déjà et dont il faut adapter
les objectifs et les moyens à la situation nouvelle ;
Les ressources qui seront mobilisées par les ONGs et fondations haïtiennes et
étrangères ;
Les Haïtiens de l’étranger.
Chaque centime compte. Il s’agit moins de contrôler le flux d’argent que de cadrer
l’action des uns et des autres au regard de la reconstruction.
C’est ce cadre global qui est soumis à l’appréciation des uns et des autres par le biais
de ce document.
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Les grands dossiers d’aménagement du territoire
Environnement
10
14
1
2
Le parc Macaya
Protection des sources
3
4
5
Le littoral
Le logement
La production d’agrégats
6
7
8
9
10
11
12
Campagne agricole de novembre 2016
Campagne agricole de janvier/février 2017
Café (haute et moyenne montagne)
Cacao (moyenne montagne)
Les arbres fruitiers
Les tubercules : patate douce et igname
Reconstitution du cheptel
13
14
15
16
17
18
Valorisation du bois mort : Charbon
Bois d’œuvre
Cash for work
Community Fund
Crédit
Petites et moyennes entreprises
Logement et villes
16
17
18
Terroir agricole
20
21
22
23
24
25
26
Economie
28
29
30
31
32
34
Infrastructures
19
Connectivité : les infrastructures routières
37
L’institutionnel et le social
20
21
22
La sécurité publique
Autorité Régionale d’Aménagement du Territoire
L’école
23
Les stocks stratégiques
41
42
43
Le long terme
45
Maintenant
Court terme mais commencer maintenant
Moyen terme mais commencer maintenant
Moyen/long terme
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Environnement
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Fiche 1
Le Parc National Naturel Macaya
Stratégie de récupération
Le parc national Macaya est l’enjeu environnemental le plus important dans le Sud. Il
conditionne l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation dans toute la péninsule.
Les repères essentiels pour le Parc National Naturel Macaya
1.
2.
3.
4.
5.
Le Parc National Naturel Macaya a été créé en avril 1983
Le Parc National Naturel Macaya a été délimité en mars 2012
Le Parc National Naturel Macaya a été borné en 2014-2015
La Parc National Naturel Grande Colline a été créé et délimité en juillet 2014
Les deux parcs, voisins de quelques dizaines de mètres, constituent aujourd’hui un
ensemble de 13 559.08 hectares avec un périmètre de 127.17 kilomètres.
Etat des lieux après le passage de Matthew
-
Destruction du couvert boisé estimé globalement à 40% mais grande variété de
situations
Versant nord totalement ravagé, sauf bas-fonds (versant particulièrement touché : 659
tués dans les sections de Fond Cochon et Haute Voldrogue)
Les situations les plus dramatiques : Grande Colline, Cavalier, Fonds Bleu
Un principe directeur
Laisser la reprise se faire naturellement et mettre l’espace à l’abri de l’action de l’homme.
Trois axes d’intervention
1. Mettre en place un dispositif efficace de surveillance : interdiction totale pour les
hommes et les animaux de pénétrer dans le parc ;
2. Accompagnement des populations qui se sont déplacées après Matthew là où elles se
sont déplacées pour empêcher un retour dans le parc ;
3. Suivi/accompagnement de la reprise naturelle.
Principe directeur et axes d’intervention ont été déterminées au cours d’une réunion organisée
par l’UGP Macaya après sa tournée post Matthew à Formon/Durand, après plusieurs
rencontres/conversations avec les prestataires de services et institutions impliquées dans la
gestion du Macaya.
La première échéance : février 2017
Elle arrive en février, saison de plantation de pois. La tentation va être grande de planter des
pois partout où les arbres sont tombés. Traditionnellement, on commence avec un brûlis. Les
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fougères arborescentes malmenées par Matthew et qui ont séché pendant les mois secs de
décembre et janvier mises à feu peuvent brûler ce qui reste de la forêt. Le premier qui passera
une allumette sera responsable de la destruction de la forêt.
Axe 1. Mettre en place un dispositif radical de surveillance : interdiction
totale d’accès au parc pour les hommes et les animaux
Construire au plus vite des guérites dans les entrées connues du parc, identifier les positions
stratégiques des miradors de contrôle à installer dans le parc. Guérites et miradors doivent être
équipées pour permettre aux gardes forestiers d’assurer une présence permanente, ce qui n’est
pas le cas aujourd’hui. Leur statut et leur paiement doivent être reconsidérés dans les meilleurs
délais.
Les entrées et chemins d’accès du parc identifiés
Commune
Jérémie
Beaumont
Pestel
Commune
Camp-Perrin
Torbeck
Chantal
Port-à-Piment
Les Anglais
A partir de la Grand’Anse
Transit
Localité proche
Léon/Castillon
Despagne
Préval/Mouline
Ti Bazile
Duchity
Desbarrières
Transit
Ray
Ferme-Leblanc
Canon
Rendel
Nd
Dans le parc
Bois Sec
An Miel/Tardieu
Gilhomme
A partir du Sud
Localité proche
Boisrond
Grosse Morne
Le Prêtre
Douillet
Rossignol
Dans le parc
Coutard/Mare Blanche
Desglacis
Formon/Durand
Grand Plaine
Nan Onzè
Une surveillance à 4 niveaux
Niveau de
surveillance
Local
Qui ?
2
Section
communale
3
Commune
4
Local
Les CASECs, interlocuteurs privilégiés
pour la surveillance des mouvements
dans la communauté
La police et les maires sont en
charge
Passages de drones chaque mois
1
Les gardes forestiers contrôlent les
8 entrées du parc identifiées
Construire des guérites
Organiser des rondes
Borner Grande Colline
Dispositifs anti-feu en
place
Appui à évaluer
Appui à évaluer
En régie ou sous contrat
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Axe 2. Accompagner les populations qui se sont déplacées après Matthew
là où elles se sont déplacées pour empêcher un retour dans le parc
Quelle est la taille de la population vivant dans le parc ? Combien de personnes
travaillent dans le parc (agriculture et coupe de bois) ? Aucune institution impliquée
ne peut aujourd’hui répondre à ces questions.
La Fondation Audubon doit impérativement terminer le recensement commencé avant le
passage de Matthew. Le CIAT va lancer une évaluation rapide dans les communautés qui
ont accueilli les populations chassées par Matthew et identifier le plus rapidement possible
les opportunités à créer dans ces villages pour assurer un bon accueil des populations.
Organiser la réinsertion des populations dans leurs localités d’origine
Les localités de repli/d’origine dans la Grand’Anse
Commune
Localité à équiper/agrandir
Jérémie/Roseaux
Despagne, Castillon
Beaumont
Ti Bazile
Pestel
Duchity
Les localités de repli/d’origine dans le Sud
Commune
Localité à équiper/agrandir
Camp-Perrin
Ray
Torbeck
Ferme-Leblanc, Grosse Morne
Chantal
Soulette/Colonie/Sous Bois, Le Prêtre
Port-à-Piment
Rendel/Douillet
Les Anglais
A déterminer
-
Créer des nouveaux quartiers et équiper les villages et bourgs existant
Accompagner la création de nouvelles exploitations agricoles
Des opportunités économiques à créer pour les familles déplacées et celles de la
zone-tampon :
-
Le café de qualité de haute altitude (1100-1600m)
Ouvrir des chantiers de routes et chemins
Utiliser le bois tombé dans le Macaya pour faire des sentiers de randonnée et des
protections contre le ravinement (aucun bois ne doit sortir du Macaya)
Axe 3. Suivre et accompagner la reprise naturelle
-
Garder le Plan de Gestion inchangé mais adapter le PAO
Faire l’évaluation précise des dégâts de Matthew et des potentialités/modalités de
reprise
Replanter dans les zones rouges et les zones marron devenues rouges
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-
CATIE garde ses observatoires mais les transforme en observatoires de la reprise pas du
carbone
Les moyens
-
Une grosse campagne d’information
L’implication de l’Etat au plus haut niveau
Reconversion des budgets des projets existants
Recherche de financements nouveaux
Forte implication du budget national
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Fiche 2
Protection des sources
Justification
Stratégie
Activités
Investissement
Terme
Bénéficiaires
Résultats
Promoteur
/Opérateurs
Le cyclone Matthew a pratiquement détruit tous les arbres de la Région
Sud. Les arbres et arbustes protégeant les sources d’eau n’ont pas
résisté non plus aux vents de l’ouragan. De ce fait les micros bassins
versants desservant les sites fournissant de l’eau potable aux populations
sont à mis à nu et sont ont vu leur niveau de risques à l’érosion
s’augmenter. Des travaux de protection s’avèrent nécessaire à court
terme.
Il est utilisé une approche zonage. Le zonage vise à délimiter la surface
du sol contribuant à l’alimentation en eau de la source sachant que les
activités humaines sur cette espace influencent l’eau de la source en
termes de quantité et de qualité. Il y a dans ce zoning la zone 1 d’une
superficie de 1000m2 minimum où toutes activités doivent être interdites
(50m en amont pour mises en défens). Il y a la zone 2 qui est le
périmètre d’utilisation contrôlée où CASEC et exploitations agricole
s’entendent pour des pratiques agricoles respectueuses de
l’environnement avec des ouvrages mécaniques ou biologiques de
protection sans élevage libre où l’agroforesterie est encouragée dans une
superficie de 5 hectare ou 50,000 m2, (150m en amont pour mise en
valeur contrôlée). Il y a la zone 3 où les lignes de crête représentent les
frontières et où il faut essayer de développer. Un comité de micro bassin
versant de la source sans élevage libre, sans culture sur brûlis avec
protection des ravines et un minimum de couverts boisés (agroforesterie)
Identification des sources à protéger (captées ou non)
Communication/animation auprès de la communauté concernée
Formulation/partage/validation de la communauté/promulgation et
publication de l’arrêté communal
Travaux de protection de la zone 1 et de la zone 2 (cash for work)
Mise en place de Comité de Gestion de micro bassin versant de la
source
Coûts moyens de protection de zone 1 et 2 = US$ 22 000/source environ
US$3 865/ha
6 mois
Protection de la source en terme de quantité et qualité d’eau
Protection des ouvrages de captage
Structuration des communautés (Comité) autour des biens
communs (eau potable)
Collaboration des institutions de l’Etat local avec les communautés
Mairies/Comité de Gestion des sous bassin versant/DINEPA/CAEPA – ONG
spécialisée en eau
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Logement et villes
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Fiche 3
Le littoral
Justification
Activités
Stratégie
Localisation
Investissements
Terme
Bénéficiaires
Promoteurs/Opérateurs
Dans toutes les zones touchées par Matthew, les côtes ont connu
une submersion marine qui a emporté les infrastructures (routes),
les maisons et, parfois, les hommes. L’est de la ville des Cayes a
été submergé, la mer a causé des dégâts importants à la plage de
Port-Salut, les villages de pêcheurs ont été détruit tout le long de
la côte et des villes comme Jérémie, Dame-Marie et Anse
d’Hainault devront faire l’objet d’une attention particulière au vu
des dégâts causés.
Définir la ligne de côte, établir la zone des 100 pas du roi,
établir les zones non aedificandi
Recréer la barrière de mangrove sur la côte
Déplacer les petites communautés placées entre la mer et la
montagne sur une étroite bande de terre
Les plages libérées doivent faire l’objet de mesures
conservatoires
immédiates
(Port-Salut
notamment) :
interdiction de reconstruction des infrastructures et maisons
et revégétalisation appropriée
Jouer à la fois sur l’institutionnel et le naturel :
Faire du permis de construire un outil actif de travail pour les
mairies
Faire un plan d’occupation du littoral et en fixer les usages
S’assurer que le littoral est utilisé en fonction de sa
dynamique propre et bloquer les usages impropres partout où
la mer a indiqué les limites du littoral
Toute la côte Caraïbe, notamment Les Cayes, Port-Salut
Toute la côte nord de la péninsule Sud
À déterminer
Moyen/long termes
Populations du littoral
CIAT/PNUE/PNUD/MDE/MICT/délégations/mairies
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Fiche 4
Le logement
Justification
Activités
Stratégie
Investissements
Terme
Bénéficiaires/Zones cibles
Promoteurs/Opérateurs
Tous les bilans sont concordants : les dégâts les plus
pénalisants pour la population c’est la destruction partielle ou
totale des maisons. Actuellement, la population est en train de
parer au plus pressé, avec ses moyens propres et avec l’aide
des ONGs et autres institutions de bonne volonté : remettre
les tôles là où elles sont parties. Cette réponse humanitaire ne
peut pas être la réponse définitive à la question du logement
dans le Grand Sud. Deux points incontournables doivent être
au cœur de toute intervention dans ce secteur : la localisation
de l’habitat et la capacité des mairies à faire respecter les
zones de non aedificandi d’un côté et de l’autre la qualité des
constructions. Comme pour le tremblement de terre de 2010,
le passage de Matthew a mis en évidence les malfaçons et
mauvaises pratiques professionnelles dans la construction des
maisons.
Mettre en place d’un crédit immobilier avec les caisses
populaires et les banques privées dans le Grand Sud ;
Identifier de façon précise les villes2 devant recevoir un
traitement particulier du fait de leur localisation à risque
(Baradères par exemple) ;
Produire les plans et règlements d’urbanisme pour les
villes du Grand Sud ;
Créer un atelier-école de la construction (formation par
l’apprentissage des maçons et charpentiers dans les villes
et les campagne)
Le contrôle de qualité des matériaux utilisés est traité dans
une fiche séparée (production des agrégats).
Situer la question du logement dans une politique plus
large d’urbanisme ;
Ne pas construire de logements sociaux mais créer des
trames urbaines assainies et de la disponibilité foncière
pour des extensions urbaines dans les zones sans risques
majeur ;
Créer les instruments économiques, éducatifs et
réglementaire d’utilisation des matériaux et des techniques
de construction anticyclonique.
À déterminer
Long terme
L’ensemble des zones touchées par Matthew
BIT/TPTC/CIAT/mairies
2
Un plan d’aménagement du Grand Sud est actuellement en cours avec le CIAT, financé par l’AFD et le PNUE/Norvège. Il devra
tenir compte des données nouvelles créées par Matthew.
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Fiche 5
La production d’agrégats
Justification
Une évidente absence de maitrise des techniques de couverture des
maisons et bâtiments ;
Des matériaux de construction de mauvaise qualité (sable ou gravier
de mer, sable de rivière non lavé avec beaucoup de particules fines,
etc.) fragilisant les constructions ;
Mise à disposition de matériaux de construction de qualité.
Activités
Création de gravelles sur les principales rivières du Grand Sud,
notamment la Grande Ravine du Sud qui menace les villes et villages
sur son parcours mais aussi stérilise progressivement une grande
partie des terres agricoles de la plaine des Cayes ;
Identification des rivières susceptibles de fournir des agrégats de
qualité ;
Mise en place effective d’un système de contrôle de qualité par les
TPTC et les mairies ;
Création d’une filière d’exportation d’agrégats.
Stratégie
Instituer dans les mairies une unité de contrôle de qualité des matériaux
utilisés dans la construction qui oblige à s’approvisionner auprès des
entreprises délivrant des granulats calibrés. Les entreprises doivent avoir
accès à du crédit long terme et à bas taux d’intérêt.
Investissement
$US 5 millions par unité
Terme
Moyen et long terme
Bénéficiaires
Particuliers, firmes de construction
Une moyenne de 20 emplois directs par unité
Promoteur/opérateur Groupes privés de production de matériaux de construction
MEF/PPP/banques
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Terroir agricole
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Fiche 6
Campagne agricole de novembre
Justification
Activités
Stratégie
Localisation
Investissements
Terme
Bénéficiaires/Zones cibles
Promoteurs/Opérateurs
Partenaires
La production agricole est perdue (même les pois d’octobre
récoltés et stockés dans les maisons ont pourri ou germé).
L’alimentation humaine et la disponibilité en semences sont
compromises.
Fourniture de semences de haricot (pois noir) : opération de
collecte dans les zones de montagne où la récolte a été faite
en septembre/octobre dans les zones peu ou pas affectées
ou pois Pinto comme pis-aller ;
Disponibilité de pesticides et d’engrais complet (20 x 20 x 10
avec contrôle strict de qualité) ;
Facilitation des travaux de labourage ;
Curage des canaux d’irrigation.
Une équipe spécialisée pour rechercher des semences dans
les zones les moins affectées ou pas affectées par le cyclone
;
La remise en culture rapide, dans le respect du calendrier
agricole paysan.
Périmètres irrigués de Dubreuil, Moreau et d’Avezac dans la
plaine des Cayes
Il est possible de prendre un risque en zone de montagne
mais la réussite dépendra totalement de la pluviométrie
Curage et de réparation de canaux : $ 7 millions
Financement de la campagne : $ 17 millions ($ 1 200 par
hectare)
Total : 24 millions US$
Court terme (1 à 2 mois)
Environ 25,000 familles bénéficiaires sur 10,000 hectares de
plaine irriguée
MARNDR, DDA, BAC, ORE, autres ONG et prestataires de
services
AFD (SECAL) et Banque Mondiale (RESEPAG)
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Fiche 7
Campagne agricole de janvier/février 2017
Justification
La production agricole est perdue (même les pois d’octobre récoltés
et stockés dans les maisons ont pourri ou germé). L’alimentation
humaine et la disponibilité en semences sont compromises.
Activités
Fourniture de semences de haricot (pois noir), de maïs, riz
pluvial, boutures de patate et d’igname jaune :
Disponibilité de pesticides et d’engrais complet (20 x 20 x 10
avec contrôle strict de qualité) ;
Facilitation des travaux de labourage ;
Curage des canaux d’irrigation.
Stratégie
Opération systématique de collecte de semences et de boutures
dans les zones peu ou pas affectées par le cyclone où la récolte
a été faite en septembre/octobre ;
La remise en culture rapide, dans le respect du calendrier
agricole paysan.
Localisation
Périmètres irrigués de Dubreuil, Moreau et d’Avezac dans la
plaine des Cayes et autres zones irriguées du Grand Sud ;
Toutes les zones de montagne du Grand Sud.
Investissements
100 000 hectares à raison de $ 1 000 par hectare, soit $ 100
millions
Terme
Court terme (3 mois)
Bénéficiaires/Zones cibles Plus de 200 000 familles bénéficiaires
Promoteurs/Opérateurs
MARNDR, DDA, BAC, ORE, ONG
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Fiche 8
Café (haute et moyenne montagne)
Justification
De nombreux caféiers sont déracinés, la plupart des caféiers sont
défoliés et les graines en cours de maturation arrachées. La
production de 2016 et 2017 est perdue à 80%.
Antérieurement au cyclone, les caféiers étaient menacés par le
changement climatique.
Activités
Régénération des caféiers de moyenne montagne
Nouveaux aménagements des terres de haute altitude des
montagnes humides
Système de culture avec des produits en sous-bois de petite taille
pouvant résister aux vents violents des cyclones (arrow-root,
gingembre)
Stratégie
Satisfaction du marché local avec le café de moyenne altitude ;
Production de café haut de gamme (score 80 et plus) pour obtenir
des prix dépassant plus de $ 4/lb avec des caféiers résistants à la
rouille du café et aux scolytes
Promotion de café vert moyennant bonne préparation de café
grâce à une usine moderne de conditionnement (aquapulpage,
séchage mécanique, déparcheminage et emballage)
Localisation
Régénération : toute les aires actuelles plantées en café
Nouveaux aménagements : Desbarrières et Beaumon
Investissement
Régénération par taille des caféiers existants :
10 000 ha à raison de $ 1 000 l’hectare, soit 10 millions
Création des nouvelles aires de forte concentration de caféiers :
Plantation de $ 1 000 ha à raison de $ 2 000 l’hectare, soit $ 2 millions
Usine, équipement et routes intérieures, $ 3 millions
Total $ 5 millions
Terme
Court (1 an) et moyen terme (4 ans)
Bénéficiaires
Producteurs de café
Promoteur/Opérateur MARNDR /INCAH/Groupe Wiener/Groupe Rébo/Coopératives
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Fiche 9
Cacao (moyenne montagne)
Justification
Nombreux cacaoyers touchés par la défoliation et la dessiccation. Les
cabosses sont tombées. La production de 2016 et 2017 est détruite,
même si certaines cabosses peuvent être récupérées.
Le cacao était antérieurement devenu plus fragile dans sa zone
écologique traditionnelle du fait du changement climatique.
Activités
Taille des cacaoyers (régénération des plantations traditionnelles)
Reconstruction et modernisation de l’usine de transformation du cacao de
Dame-Marie
Accompagnement pour la plantation de cacao en moyenne montagne et
création de routes d’accès
Recherche de nouveaux marchés
Stratégie
Remplacer le café planté à moins de 500 m par du cacao ;
Passer du cacao traditionnellement séché au soleil au cacao fermenté
dont le prix est plus élevé
Intégrer le cacao dans une association (cocotiers, bananes, ananas,
gingembre, haricot/maïs/riz en intercalaires) à l’année 1 pour contribuer
à la sécurité alimentaire
Mise en marché au niveau local et international d’un cacao de qualité
Localisation
Dame-Marie (le cacao nouveau)
Les aires touchées par le cyclone (la régénération)
Investissement
1 000 ha de cacao planté en moyenne montagne à raison de $ 1 700 par
hectare, soit $ 1 700 000
Usine de cacao fermenté avec séchage mécanique, voies de pénétration et
mise en marché ($ 2 300 000)
Régénération sur 5 000 ha à raison de $ 1 300 l’hectare, soit $ 6.5 millions
Terme
Court et moyen terme
Bénéficiaires
Producteurs de cacao
Promoteur/opérateur Ayitika/ Groupe Wiener/MARNDR/DDA
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Fiche 10
Arbres fruitiers
Justification
Presque tous les arbres ont été endommagés ou arrachés par les
vents violents du cyclone Matthew. Il faut travailler à reboiser la
région pour remplacer les arbres détruits. La disparition du
couvert boisé du fait de Matthew augmente considérablement la
fragilité des bassins versants du Grand Sud. Il faut trouver les
stratégies qui peuvent concilier préservation de l’environnement,
rentabilité et revenus rapides pour le paysan.
Activités
Formation par apprentissage de pépiniéristes et de greffeurs ;
Multiplication des arbres fruitiers greffés ;
Surgreffage des arbres fruitiers taillés avec des variétés de
contre-saison rémunératrices ;
Taille systématique et (éventuellement) greffage des arbres
fruitiers qui ne sont pas tombés ;
Plantation subventionnée d’arbres fruitiers à haute valeur ;
Introduction de variétés de fruitiers résistantes : cocotier, noix
cajou ;
Les espèces visées sont les avocatiers, les manguiers, les
orangers.
Stratégie
Intensifier très fortement les actions déjà en cours ;
Mobiliser les greffeurs formés par ORE et d’autres institutions
dans le reste du pays pour les répartir dans les zones
touchées.
Investissement
$ 25 000 000 pour 50 millions d’arbres
Terme
Moyen terme
Bénéficiaires
50 000 ménages et exploitants agricoles
Promoteur/opérateur MARNDR/DDA/ONG/OCB
Partenaires
PNUE/AFD (SECAL)/BM (RESEPAG)
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Fiche 11
Les tubercules : patate douce et igname
Justification
Les tubercules se développant dans le sol, ils résistent mieux aux vents
violents. Certaines variétés sont de cycle très court (variétés tapato, sové
kata, poulpoul, etc…) peuvent être multipliées rapidement et rendues
disponibles pour assurer un minimum de sécurité alimentaire. Avec des
techniques de micro propagation très simple (par bouture) Avec une
pépinière de patate douce sur 10 ha, on peut disposer de suffisamment
de boutures pour emblaver 4 000 ha. La valorisation des feuilles par
fermentation anaérobique peut fournir un aliment de choix riche en
protéines pour l’élevage de porcs.
L’igname a subi des dommages importants du fait que le vent a cassé les
tuteurs. Les plantations doivent être refaites, les tubercules en cours de
développement ne pouvant servir que de plants pour les prochaines
plantations.
Contribution à la sécurité alimentaire du Grand Sud et participation à la
constitution de stocks stratégiques.
Stratégie
Multiplication de la patate en cultures associées dans les terres de
plaines, et dans les terres de pente moyennant des travaux de
conservation de sol ;
Recherche de tuteurs dans les départements épargnés par le cyclone
et multiplication par mini-set.
Activités
Recherche de boutures ;
Plantation et travaux ;
Formation à la lutte contre les pestes et maladies
Investissement $ 28 millions
Terme
Court et moyen termes
Bénéficiaires
50 000 familles
Promoteur
MARNDR/ONG/Organisations Paysannes
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Fiche 12
Reconstitution du cheptel
Justification
Stratégie
Activités
Investissements
Terme
Bénéficiaires / Zones cibles
Promoteurs /Opérateurs
Le gros et le petit bétail ont été fortement touchés,
sans qu’on puisse, à cette date, fournir de chiffres
fiables : disparition de la bassecour, perte de gros bétail
par asphyxie. Les familles sont décapitalisées.
Combiner la distribution de bétail à la reconstitution des
pâturages et des services vétérinaires.
Acquisition de bétail dans le Sud et autres zones
d’élevage (Plateau Central, Nord-Est) pour
distribution ;
Constitution de kits (petit bétail et/ou volaille) ;
Distribution aux familles sélectionnées selon la
disponibilité en fourrage et le potentiel de
pâturage.
À évaluer
court et moyen termes
150 000 familles réparties sur toutes les zones touchées
MARNDR, DDA, BAC, VETERIMED, INTERVET,
Associations, boutiques d’intrants.
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Economie
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Fiche 13
Valorisation du bois mort : le charbon de bois
Justification
Des tonnes de bois mort encombrent aujourd’hui les champs, les
chemins et les rues. Revenus des ventes de charbon de bois pour
réduire les déficits de liquidité des familles. Relance des activités
économiques.
Stratégie
Production de charbon amélioré par
1. Introduction de fourneaux améliorés (contrôle de l’oxygène et collecte
des produits de pyrolyse).
Activités :
Valorisation du bois mort issu du cyclone,
Amélioration des techniques de transformation du charbon de bois
(plus de charbon pour moins de bois),
Garantie de débouchés sûrs et de prix incitatifs,
Constitution de stock stratégique pour soutenir les prix.
Terme
Urgent activité à lancer immédiatement et pouvant s’étaler sur 12 mois.
Bénéficiaire
50 000 Familles sinistrées.
Investissement Fonds de roulement, 4.000.000 US
Equipements fours et scies 1.000.000 US
Total 5.000.000 US
Résultats
Les bois tombés sont mis en valeur
Des emplois et des revenus sont créés dans les familles touchées
Les parcelles agricoles sont déblayées et prêtes pour la production
Les prix internes du charbon de bois sont régulés
Promoteur
MARNDR/groupes privés de distribution/groupes privés de stock
stratégique.
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Fiche 14
Bois d’œuvre (construction et mobilier)
Justification
Stratégie
Activités
Résultats
Investissement
Terme
Bénéficiaires
Promoteur
Exploitation des bois d’œuvre tombés. Mettre à profit les arbres sur pied
ou au sol pour aider dans la reconstruction des maisons (lattes et
traverses) Réduire le déficit des liquidités des familles. Relancer
l’artisanat du bois et du tissu des PME
Augmenter la productivité de travail et les rendements dans le travail
du bois d’œuvre grâce à des équipements modernes
recherche de débouchés
Acquisition, montage et exploitation de 10 scieries mobiles
Exploitation de bois d’œuvre jetés par les cyclones
-Formation et augmentation de productivité des ébénistes
-Recherche de marchés pour les producteurs de lattes, traverses,
fenêtres, portes, bureaux, autres meubles en bois
-Les bois tombés mis en valeur
-Des emplois et revenus créés dans les communautés
-Les parcelles agricoles sont débloquées pour la production
-De la valeur ajoutée est générée dans la zone
$3 millions pour 10 petites unités de scierie et 500 ateliers d’ébénistes
Court terme
2 500 Familles de chefs d’ateliers et d’ouvriers du bois
Compagnie de Bois/Regroupement d’ébénistes
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Fiche 15
Cash contre travail (Cash for work)
Justification
La relance de la production agricole et la réhabilitation des maisons
détruites ou endommagées, de même que la survie quotidienne de
toutes les familles touchées par Matthew dépend étroitement de leur
capacité à mobiliser rapidement de l’argent. Cette situation se
manifeste notamment par la disparition de certains marchés et par la
faible fréquentation des marchés.
Des travaux à haute intensité de main d’œuvre devraient être créés
pour permettre à la population de disposer de revenus pour vivre
d’autant plus que la catastrophe a trouvé l’ensemble des familles sans
argent presque toutes les ressources des familles ont servi pour
financer la dernière rentrée des classes.
Activités
Identification des travaux à haute intensité de main d’œuvre :
aménagement de routes et sentiers, curage de canaux d’irrigation
et de drainage, déblaiement des arbres tombés sur les routes,
travaux de protection de berges de rivières, déblaiement des
éboulements, travaux d’aménagement de protection de bassins
versants (terrasses, baies vives), etc.
Identification /contrat avec des associations et organisation
locales. Paiement contre travaux exécutés.
Prise en charge de l’entretien par les organisations comme
contribution communautaire
Stratégie
Les OCB conviennent d’apporter leur contribution après la fin des
travaux pour en assurer l’entretien ;
La mairie continue les relations de partenariat avec les OCB après
la fin des travaux en vue d’assurer l’entretien ;
Le salaire à pratiquer correspond au salaire minimum pour
agriculture, soit 260 gdes par jour de 8 heures : Moniteur # 93 du
23 mai 2016
Investissement
Durant 3 mois, 50 000 personnes x 25 jours x 3 mois x 260 gourdes =
$ environ 15 millions
Terme
Urgence/Court terme
Bénéficiaires
50 000 pères/mères de familles sinistrées
Promoteur/Opérateur MICT/MTPTC/MARNDR/Mairies/OCB
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Fiche 16
Fonds Communautaire du Grand Sud (Community Funds)
Justification
Activités
Stratégie
Terme
Bénéficiaires
Investissement
Promoteur
La diaspora haïtienne se mobilise une fois de plus pour apporter des secours aux
parents et amis touchés par le cyclone Matthew.
Un ensemble de projets au niveau agriculture (café, cacao, riz) attendent
d’importants financements pour être réalisés. Au niveau de l’aménagement du
territoire, le déplacement des populations de villages comme Carpentier
requièrent des ressources financières et matérielles conséquentes.
Les expériences de la reconstruction ratée post-tremblement de terre 2010
pousse à la création d’un fonds de reconstruction régional, sur lequel un contrôle
régional peut être exercé.
Modalités à définir
La création de ce fonds se fait d’abord par les ressources que la diaspora
haïtienne souhaite mettre à la disposition des zones sinistrées et des
ressources que la diaspora haïtienne peut mobiliser auprès d’institutions
américaines.
C’est un choix de la longue durée, par opposition à l’assistance habituelle qui
consiste en dons en nature en fonction de besoins immédiats (eau,
nourriture, vêtements, objets de première nécessité).
Les modalités d’opération de ce fonds, accessible au secteur public local et
aux particuliers sont à définir.
La mise en œuvre du Fonds Grand Sud serait à négocier avec Le Levier,
fédération de caisses populaires présent sur l’ensemble du territoire
concerné.
Long terme
Bénéficiaires directs : les caisses populaires du Grand Sud servant
d’intermédiaire financier pour délivrer aider à la dynamisation de l’économie
(particuliers) mais également aux investissements publics dans les communes
sinistrées
$ 20 millions
Fédération Le Levier/partenaires américains et haïtiano-américains
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Fiche 17
Crédit
Justification
Stratégie
Activités
Investissement
Le cyclone Matthew a frappé le Grand Sud où se concentrent 16 caisses
populaires et 25 points de services de la Fédération Le Levier. Cette
institution financière reconnue par la BRH qui est l’unique Banque
coopérative d’Haïti a pris près de 25 ans pour se constituer sur le modèle
des Caisses Desjardins avec l’assistance technique de Développement
International Desjardins.
Dans le Grand Sud, 165 896 membres
coopérateurs de la Fédération ont été touchés. Un portefeuille de crédit
de près de 1 milliard de gourdes pour l’agriculture, le logement et le petit
commerce attendent d’être remboursées avec des risques de pertes
importantes si les membres concernés ne se relèvent pas de cette
catastrophe naturelle.
Utilisation des caisses de la Fédération comme plateforme pour
l’octroi de crédit aux membres des caisses et à d’autres sinistrés
parrainés (solidarité) ;
Montage d’un crédit 0% d’intérêt, 0 garantie, 0 délai;
Niveau des prêts à hauteur de 65 000 gourdes en moyenne par
emprunteurs ;
Première phase de prêts pour les 12 prochains mois à 0%
d’intérêt ;
Mise en place d’un moratoire de 3 mois ou 15 000 emprunteurs
bénéficient d’une prolongation du délai de remboursement et
d’annulation des intérêts sur les 3 mois ;
Renforcement de financement de construction (construction
progressive, amélioration de maisons, construction d’un trait) avec
des prêts payables sur le long terme (jusqu’à 5 ans) et des taux
d’intérêt subventionnés de l’ordre de 6%/an et des exigences en
qualité antisismique et anticyclonique ;
Des fonds frais provenant des bailleurs de fonds sont déposés
dans la Fédération Le Levier pour faciliter les financements. Les
montants remboursés serviront à capitaliser les caisses ;
Soutien aux employés et dirigeants des 16 caisses pour la réouverture
des caisses. Au 18 octobre 2016 toutes les caisses avaient réouvert
leurs portes, même celle de Dame-Marie qui a dû déménager. Toutes
les caisses sont informatisées et fonctionnent en réseau au niveau
national ;
Evaluation préliminaire des pertes au niveau de l’agriculture et des
logements des membres ;
Recherche de financement provenant des institutions financières
nationales et internationales ;
Signature de convention entre les bailleurs et la Fédération Le Levier
Montage de crédit adapté au contexte.
Moratoire
US$ 1 000 000
don
Crédit 0%
US$ 50 000 000 (crédit et fonds de
recapitalisation)
Frais de gestion/crédit 0% US$ 5 000 000
Crédit construction (don crédit)
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Terme
Bénéficiaires
Résultats
Promoteur
/Opérateur
Réparation maisons
50 000 x 500 = US 25 000 000
Construction progressive 2000 u x 5 000 = US 10 000 000
Construction d’un trait 10 000 u x 1 000 = US 10 000 000
Total investissement
= US101 000 000
Court, moyen et long termes (jusqu’à 5 ans)
Moratoire capital et intérêt 3 mois : 15 000 bénéficiaires
(immédiat) ;
Crédit 0% (durant 12 mois)
: 50 000 bénéficiaires
Crédit construction (tous types)
: 53 000 bénéficiaires (60
mois)
Total bénéficiaires
: 118 000
Maintien des populations dans leur zone d’origine
Consolidation des caisses en aidant les membres
Capitalisation des caisses
Financement de la reconstruction/réhabilitation à partir de
financement payable à long terme
Comité Régional d’Aménagement du Territoire
Fédération Le Levier
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Fiche 18
Appui aux petites et moyennes entreprises
Justification
Beaucoup d’unités de transformation (distilleries, moulins) et les
hôtels ont été endommagés bâtiments, matériels et équipements,
stocks, ne sont pas en état de fonctionnement, surtout ceux
situés sur les côtes ou sur le littoral. Ces entreprises font partie
de la filière agricole et leur dysfonctionnement est de nature à
handicaper la reprise agricole.
Stratégie
Assurer la rentabilité des filières supportées dans le cadre de la
reconstruction
Activités
Conception et développement d’un produit financier adapté
pour la réparation /reconstruction des entreprises dont la
localisation est agréée ;
Financement des équipements et du fonds de roulement ;
Assistance technique en gestion.
Investissements
À évaluer
Terme
Court- moyen terme
Bénéficiaires
Hôtels, auberges, distilleries, moulins, etc.
Promoteurs/Opérateurs Ministère du Tourisme, MEF, Chambres de commerce
MARNDR, DDA, ONG, MEF, FDI, MCI, Fonds Communautaire du
Grand-Sud, Ateliers-Écoles de Camp-Perrin
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Les infrastructures
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Fiche 19
Connectivité : les infrastructures routières
Justification
Activités
Depuis les années 2000, la fréquence des cyclones a nettement
augmenté, on est passé d’un évènement de 1800 à 1900, à 3 sur
1900 – 1950, à 8 sur 1950 – 2000, à 12 sur 2000 à 2016. Il s’agit
d’évènements climatiques récurrents, dont la fréquence s’accentue de
manière exponentielle. Il faut désormais protéger les infrastructures,
notamment côtières des conséquences de la houle cyclonique
extrêmement dommageable pour tout type d’infrastructures.
Parallèlement, il s’agit de protéger les infrastructures, des
conséquences des pluies diluviennes provoquées par ces évènements
climatiques.
Les leçons apprises sont les suivantes : les communautés de la Grand
Anse sont en réalité desservies par mer et la plupart des débarcadères
ont été détruits, toutes les communautés habitant la moyenne et la
haute montagne ont été inaccessibles avant et après le cyclone.
Réaliser, en fonction d’une stratégie d’investissement établie (le plan
d’aménagement du Grand Sud ? une étude spécifique
complémentaire ?) les investissements nécessaires en tenant compte
des éléments nouveaux créés par le changement climatique et du
problème institutionnel à résoudre, la stratégie de l’entretien.
L’objectif est de créer une connectivité en tout temps pour les
communautés du Grand Sud.
Reconstruction des infrastructures détruites selon d’autres critères
Investissement
Prendre en compte les évaluations techniques précises en cours
Terme
Bénéficiaires
Promoteur
Moyen et long termes
Population de la côte Sud
MICT – CIAT – MTPTC – Mairies - ONG
Stratégie
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L’institutionnel et le social
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Fiche 20
La Sécurité Publique
Justification
Stratégie
Activités
Investissement
Terme
Bénéficiaires
Promoteur
Aucun effort de relance de l’économie ne pourra se faire sans une
amélioration de la sécurité publique dans les communes où la
misère a donné naissance à un nombre important de délinquants,
de voleurs et de rançonneurs.
L’acheminement de l’aide
d’urgence et les efforts privés des familles pour recapitaliser et
reconstruire leur moyens de production vont être entravés par
l’insécurité publique ambiante. Le renforcement de la sécurité
publique est la présence de police rurale dans les sections
communales avec des moyens est aujourd’hui une grande
urgence.
Mise en place effective de postes de police rurale dans chaque
section communale
Installer les postes de police à l’intérieur des sections communales
avec présence sur les grandes routes et facilités de déplacement
(moto), de communication (cellulaires, internet)
-Sélectionner dans les communautés des adultes à réputation
confirmée avec un niveau moyen de formation pour devenir
policiers ruraux moyennant une courte formation appropriée.
50% des 1010 devraient provenir des communautés. Une place
serait donnée à des femmes des communautés concernées.
-Prise en charge et mise en place coordination pour police rurale
-Mobilisation des fonds pour la formation et la nomination des
1010 policiers ruraux
-Formation spécifique à la mission de la police rurale
-Déploiement des policiers ruraux avec localisation sur routes et
à l’intérieur des terres avec système de communication
-Suivi de la police rurale
2 policiers par section communale : 2 x 202 = 404 policiers
Salaire : $400 x 404x 13 =
$2 100,800
Moyen de transport : $1 500 x404 = $ 606,000
Communication : $ 400 x 404=
$ 161,600
Total
$ 2,868,400
Urgence (3 mois) et moyen terme
Toutes les communautés. Notamment les 202 sections
communales du Grand Sud
Ministère de la Justice/PNH/Ministère de l’Intérieur et des
Collectivités Territoriales
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Fiche 21
Autorité Régionale d’Aménagement du Territoire
Justification
Compte tenu de l’importance des dégâts causés par le cyclone
Matthew et de la nécessité de reconstruire de façon ordonnée, en
harmonie avec la volonté des habitants de la région dans leur
vision pour l’avenir de leur territoire, un outil de pilotage est
indispensable pour orienter l’action des différents intervenants,
institutions publiques, ONGs, acteurs du secteur privé,
municipalités. Un outil de mise en cohérence de l’action est
indispensable.
Stratégie
Si l’on anticipe l’institution légale de l’autorité régionale
d’aménagement, la mise en place d’un comité régional ad hoc
d’accompagnement et de suivi pour la reconstruction dans le
Grand Sud. La Table Verte travaille à faire en sorte que l’ensemble
des interventions qui sont en train d’être conçues respectent les
normes environnementales et contribuent de façon effective à la
relance de l’économie régionale et à la recapitalisation des
exploitations et entreprises familiales.
Activités
Organiser chaque trois mois une rencontre de la Table Verte ;
Accompagner le processus de reconstruction et s’assurer que
les décisions prises sont respectées.
Servir d’interlocuteur entre autorités centrales et locales et
entre les collectivités locales de la région elle-même.
Servir d’interlocuteur privilégié des coordonnateurs national et
régional de la reconstruction du Sud
Contribuer à la recherche de financement.
Organiser des réunions chaque trois (3) mois.
Préparer la formation et la mise en place de l’Autorité
Régionale d’Aménagement du Territoire.
Faire le plaidoyer auprès des instances publique pour la
promulgation de la loi sur les Autorités Régionales
d’Aménagement du Territoire.
Investissement
$ 200 000
Terme
Court terme
Bénéficiaires
Partenaires de la Table Verte
Promoteurs/opérateurs Table Verte/CIAT/PNUE
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Fiche 22
L’école
Justification
C’est certainement la question sociale la plus importante
aujourd’hui et maintenant. Beaucoup d’écoles sont détruites ou
hors de fonctionnement. Il faut remettre les enfants à l’école et
soulager les parents de la lourde charge de leur alimentation,
compromise par la destruction quasi-totale de l’agriculture.
Présumant que les revenus de l’agriculture ne se feront pas
avant 18 mois, s’assurer la présence des enfants à l’école et
s’assurer que les enfants sont alimentés correctement pendant
cette longue soudure est une question sociale centrale
Stratégie
Responsabiliser les directeurs d’école, les professeurs et
les parents d’élèves dans la gestion de l’aide.
Mobiliser les inspecteurs du MENFP pour le contrôle et le
suivi
Rouvrir les écoles le plus vite possible avec les cantines
scolaires et l’appui psycho-social
S’assurer que tous les enfants et leurs maitres disposent
d’un repas décent chaque jour et sont pris en charge
pendant la journée. La cantine scolaire est le point
névralgique de cette action.
Activités
Reconstruction des écoles suivant les normes
anticycloniques et antisismiques
Création obligatoire de cantine scolaire dans chaque
école
Prise en charge des frais des scolarisés dans la zone
Prise en charge des frais des scolarisés en dehors de la
zone touchée mais provenant des familles sinistrées
Remplacement des équipements scolaires dans les
écoles
Rééquipement des scolarisés ayant tout perdu
Investissement
À évaluer
Terme
Moyen et long termes
Résultats
Réduire la migration vers les grands centres urbains
Assurer une sécurité alimentaire pour certaines
populations vulnérables
Promoteurs/opérateurs MENFP/écoles/fondations diverses / Associations privées
d’enseignement
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Le long terme
Les cyclones de 1954 à 2016
1
0.5
0
1950
1960
1970
1980
1990
2000
2010
2020
nombre de cyclone 1950 - 2016
8
6
4
2
0
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Fiche 23
Les stocks stratégiques
Justification
Stratégie
Activités
Investissement
Terme
Bénéficiaires
Résultats
Opérateurs
La vulnérabilité du Grand Sud est historique. La période cyclonique
revient chaque année aux mêmes périodes. Il est donc possible,
nécessaire, de mettre en place des volants de sécurité pour gérer cette
période cyclonique. La DPC s’inscrit dans la réponse aux catastrophes,
en mettant l’emphase sur les vies plutôt que sur les biens, sur les
bilans plutôt que sur les stratégies. Il y a néanmoins, en plus de
l’aménagement du territoire, des anticipations à faire, notamment pour
le secteur agricole.
La constitution de stocks stratégiques doit être le fait des services
publics mais des particuliers qui pourraient fournir des semences et
boutures spécifiques pour la reprise agricole après le passage d’un
cyclone, gérer les stocks de semences et de nourriture suivant des
modalités à préciser.
Création de 10 centres ruraux d’approvisionnement en produits
stratégiques (aliments, semences, équipements) sur les anciennes
fermes d’Etat et centre de formation rurale (Fonds des Nègres,
Madian, Torbeck, Levis, Marfranc, Zoranger, Jacmel, Francklin,
Anse d’Hainault,Savane Zombie, Port-Salut)
Equipement de ces centres (dépôts, silos, équipements et
matériaux d’urgence : tôles, prélarts, outils, etc.)
Centre d’équipement des TPTC opérationnel au niveau des chefslieux de département et des arrondissements
A évaluer
Moyen et long termes
Sinistrés post-désastre
-Constitution et gestion des stocks (avec système périodique de
contrôle)
-Stock stratégique d’aliments, semences, équipements opérationnels
TPTC/MARNDR /CNSA
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Population du Grand sud en 2015
Communes
Jacmel
Jacmel
Marigot
Cayes-Jacmel
La Vallée
Bainet
Bainet
Cotes de Fer
Belle-Anse
Belle-Anse
Grand Gosier
Thiotte
Anse-àPitre
Département
Miragoane
Miragoane
Petite Rivière Nippes
Fonds des Nègres
Paillant
Anse-à-Veau
Anse-à-Veau
Petit Trou Nippes
Asile
Arnaud
Plaisance du Sud
Baradères
Baradères
Grand Boucan
Département
Communes
Cayes
Cayes
Torbeck
Chantal
Population
Rural
Total
276,517
138,439
66,524
36,391
35,163
129,319
82,729
46,590
130,311
71,001
14,354
28,081
16,875
536,147
338,728
187,253
74,700
40,348
36,427
135,792
86,755
49,037
158,081
75,951
17,059
34,925
30,146
632,601
113,875
45,675
24,423
27,686
16,091
128,451
27,922
21,819
36,947
17,839
23,924
37,988
36,530
1,458
141,826
62,528
28,553
33,413
17,332
153,639
34,613
29,990
41,073
20,718
27,245
47,060
41,245
5,815
62,211 280,314
342,525
Urbain
SUD-EST
62,211
48,814
8,176
3,957
1,264
6,473
4,026
2,447
27,770
4,950
2,705
6,844
13,271
96,454
NIPPES
27,951
16,853
4,130
5,727
1,241
25,188
6,691
8,171
4,126
2,879
3,321
9,072
4,715
4,357
Urbain
SUD
117,697
88,042
5,246
4,331
Population
Rural
Total
228,579
63,654
70,837
29,790
346,276
151,696
76,083
34,121
Page 46 sur 48
Camp-Perrin
Maniche
Ile à Vache
Port-Salut
Port-Salut
Saint-Jean du Sud
Arniquet
Aquin
Aquin
Saint-Louis du Sud
Cavaillon
Coteaux
Coteaux
Port-à-Piment
Roche à Bateau
Chardonnières
Chardonnières
Les Anglais
Tiburon
Département
Jérémie
Jérémie
Abricots
Bonbon
Moron
Chambellan
Anse d'Hainault
Anse d'Hainault
Dame Marie
Irois
Corail
Corail
Roseaux
Beaumont
Pestel
Département
GRAND TOTAL
4,925
40,118
1,087
22,847
14,066
1,333
5,576
68,469
2,326
16,772
1,343
24,424
1,907
27,273
19,446
198,381
13,847
90,369
3,325
61,599
2,274
46,413
18,832
39,786
6,892
14,410
8,438
10,484
3,502
14,892
27,134
51,276
8,272
16,968
9,483
20,408
9,379
13,900
188,685
586,491
GRANDE-ANSE
58,221
179,997
46,797
87,520
1,353
36,322
1,726
6,884
3,670
27,487
4,675
21,784
34,041
64,481
14,030
22,371
11,560
27,187
8,451
14,923
18,236
113,335
4,489
15,077
2,127
33,639
6,017
25,563
5,603
39,056
110,498
357,813
45,043
23,934
15,399
74,045
19,098
25,767
29,180
217,827
104,216
64,924
48,687
58,618
21,302
18,922
18,394
78,410
25,240
29,891
23,279
775,176
238,218
134,317
37,675
8,610
31,157
26,459
98,522
36,401
38,747
23,374
131,571
19,566
35,766
31,580
44,659
468,311
457,848 1,760,765 2,218,613
Sources : IHSI, Ménages et densités estimés en 2015
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Divisions administratives, nombre et types d’exploitations agricoles
Divisions administratives
Arr.
Sud-Est
Nippes
Sud
Grande-Anse
TOTAL
3
3
5
3
14
Communes
Sections
10
50
11
37
18
69
12
46
51
202
Source : IHSI, Ménages et densités estimés en 2015
Nombre d’exploitations agricoles
Total
Type d’exploitations agricoles
(en superficie)
Irriguées
87,501
44,375
92,868
65,523
290,267
972
945
5,000
217
7,134
Non irriguées
55,829
32,525
58,147
57,374
203,875
Source : Synthèse nationale des résultats du recensement général de l’agriculture 2008-2009, octobre 2012
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