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TABLE DES MATIÈRES
1. VUE D’ENSEMBLE.................................................................. PAGE
3
2. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL AU TROISIÈME
TRIMESTRE 2026...................................................................... PAGE
4
2.1. ÉCONOMIE MONDIALE ....................................................... PAGE
4
2.2. ÉCONOMIE HAÏTIENNE....................................................... PAGE
7
SECTEUR RÉEL ET ÉVOLUTION DES PRIX ........................... PAGE
7
3. FINANCES PUBLIQUES AU TROISIÈME TRIMESTRE 2026............ PAGE
9
4. SECTEUR EXTERNE AU TROISIÈME TRIMESTRE 2026................. PAGE 10
5. DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE AU TROISIÈME
TRIMESTRE 2026...................................................................... PAGE 12
6. AGRÉGATS MONÉTAIRES AU TROISIÈME TRIMESTRE 2026........ PAGE 13
7. RÉSULTATS ET INDICATEURS DE PERFORMANCE DU SECTEUR
BANCAIRE ............................................................................... PAGE 14
8. RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR CATÉGORIE, GENRE ET
RÉGION GÉOGRAPHIQUE........................................................... PAGE 16
9. PERSPECTIVES...................................................................... PAGE 18
Au troisième trimestre de l’exercice 2025-2026, l’environnement macroéconomique a
été particulièrement contraint, sous l’effet conjugué des tensions géopolitiques dans le
Golfe Persique, du durcissement des conditions migratoires dans les pays d’accueil des
migrants haïtiens et de la persistance des fragilités internes. Dans ce contexte, l’évolution
des prix à la consommation a été caractérisée par une rupture temporaire du processus
de désinflation observé depuis la fin de 2025. Après l’accélération enregistrée en avril
2026, notamment liée à l’ajustement des prix des produits pétroliers à la pompe,
l’inflation a repris sa trajectoire baissière au cours des mois suivants. Cette évolution
a bénéficié, entre autres, de la stabilité du taux de change et de la posture prudente
des autorités monétaires, lesquelles ont contribué à limiter la propagation des chocs
externes à l’économie domestique.
L’environnement externe demeure toutefois porteur de facteurs de risques importants,
avec des implications majeures pour la stabilité macroéconomique. Les tensions
géopolitiques peuvent affecter les prix internationaux de l’énergie et des autres produits
importés, avec des répercussions sur l’inflation domestique et la balance des paiements
au cours des prochains trimestres. Parallèlement, le durcissement des politiques
migratoires aux États-Unis et à l’échelle régionale constitue un facteur d’incertitude
supplémentaire pour l’économie haïtienne, en raison des incidences potentielles sur
le secteur externe et l’évolution du marché du travail. Une éventuelle contraction
des transferts, couplée à une hausse des coûts d’importations ou à une détérioration
des termes de l’échange, pourrait exercer des pressions sur l’offre de devises et les
réserves internationales, ainsi que sur les finances publiques, avec des incidences sur
la dynamique des prix dans l’économie.
Sur le plan interne, les contraintes pesant sur l’activité économique, les déséquilibres des
finances publiques et les besoins de financement de l’économie continuent également
de constituer des facteurs de risque pour la stabilité monétaire et financière. Dans ce
contexte, la transmission des chocs externes à l’inflation demeure étroitement liée à
l’évolution du marché des changes, aux conditions de liquidité du système financier et
aux anticipations des agents économiques.
Dans ces conditions, la Banque de la République d’Haïti (BRH) maintient une orientation
de la politique monétaire visant à préserver les acquis nécessaires à la stabilité
macroéconomique et financière. Ainsi, elle demeure particulièrement attentive aux
risques de transmission des chocs externes à l’inflation et au marché des changes. À
cet effet, elle poursuit une gestion active de la liquidité du système financier et n’exclut
pas le recours, lorsque les conditions du marché le justifient, à des interventions ciblées
sur le marché des changes. Cette approche vise à limiter les déséquilibres susceptibles
d’alimenter davantage les pressions inflationnistes, tout en préservant les conditions
nécessaires au fonctionnement ordonné du marché des changes et à la stabilité
macrofinancière.
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
3
VUE D’ENSEMBLE
1. VUE D’ENSEMBLE
2.1. ÉCONOMIE MONDIALE
L’économie mondiale continue d’évoluer dans un environnement incertain marqué par
la persistance des fragmentations géopolitiques et les frictions commerciales. En dépit
de ces facteurs adverses, l’activité économique a fait preuve de résilience, soutenue
par la dynamique de la demande intérieure dans plusieurs économies avancées,
laquelle a été impulsée par les investissements dans le secteur numérique. Toutefois,
les tensions au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les cours de l’énergie ont pesé
sur la stabilité des prix et les perspectives globales. Aussi, les projections de juillet 2026
du Fonds Monétaire International (FMI) tablent-elles sur une croissance mondiale de
3 % en 2026, soit une légère révision par rapport à celles d’avril dernier (3,1 %).
Aux États-Unis, nonobstant la bonne tenue de la consommation agrégée, la croissance
du PIB, sur une base annuelle, s’est décélérée à 1,5 % sur la période d’avril à juin 2026
(contre 2,1 % le trimestre antérieur), en raison de la dégradation du commerce extérieur
et du ralentissement du rythme de progression des investissements. Parallèlement,
l’inflation s’est modérée à 3,5 % en juin 2026, après avoir atteint 4,2 % en mai dernier,
contre 3,3 % en mars 2026. Sur le marché du travail, le taux de chômage a reculé de
0,1 point de pourcentage à 4,2 % au terme du trimestre sous revue, malgré l’affaiblissement des créations nettes d’emploi et la baisse du taux d’activité. Ainsi, compte tenu
des effets inflationnistes du choc d’offre énergétique lié aux perturbations dans le Golfe
Persique, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux directeurs dans la
fourchette comprise entre 3,5 % et 3,75 %.
En ce qui concerne la Zone Euro, après une croissance nulle sur le trimestre allant de
janvier à mars 2026, cette dernière s’est portée à 0,4 % durant la période sous étude,
reflétant la résilience de la demande intérieure, en dépit des tensions dans les chaînes
d’approvisionnement et des disparités entre les pays membres de l’union monétaire.
Ce rebond de l’activité économique a favorisé le maintien du taux de chômage à 6,3 %
en juin 2026, soit le même niveau observé en mars dernier. Toutefois, les répercussions
prolongées du choc pétrolier ont entraîné une augmentation du taux d’inflation à
2,8 % en juin dernier, contre 2,6 % à la fin du trimestre précédent, des niveaux supérieurs
à la cible de 2 % de la Banque centrale européenne (BCE). Considérant les risques de
matérialisation d’effets de second tour liés à ce choc, la BCE a procédé à un relèvement
de 25 points de base de ses taux directeurs, portant le taux de la facilité de dépôt à
2,25 %. Cette décision s’inscrit dans une démarche d’arbitrage entre la maîtrise des
tensions inflationnistes et la préservation des perspectives de croissance économique.
Au niveau de la région « Amérique latine et Caraïbes », les perspectives économiques
sont fragilisées par un environnement international marqué par de fortes incertitudes.
Selon les récentes projections du FMI, la croissance régionale devrait s’établir à 2,4 %
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
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ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL
2. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL
AU TROISIÈME TRIMESTRE 2026
S’agissant de l’économie dominicaine, elle affiche une croissance soutenue, en atteste
l’indicateur mensuel d’activité économique (IMAE) qui a affiché une progression de 5 %
sur la période de mars à juin 2026, contre une hausse de 4,5 % sur le premier semestre
de l’année calendaire (+2,1 points de pourcentage sur un an). Cette dynamique a
été entretenue par les secteurs de la construction, des mines, de l’intermédiation
financière, de l’hôtellerie et de la restauration, en dépit des coûts marginaux induits
par les tensions géopolitiques. Ainsi, les pressions inflationnistes se sont accentuées au
cours du trimestre sous revue, le taux d’inflation annuel s’établissant à 5,67 % en juin
2026 (+104 points de base par rapport à mars dernier), dépassant la borne supérieure
de la cible de 4 % ± 1 point de pourcentage. En vue de préserver les conditions de
stabilité macroéconomique, la Banque centrale de la République dominicaine (BCRD) a
maintenu son taux directeur à 5,25 %.
Par ailleurs, les marchés internationaux des produits de base continuent de pâtir de la
dynamique du conflit irano-américain et des ajustements de l’offre mondiale d’énergie.
En effet, les cours des produits pétroliers ont été particulièrement volatils, avec des
prix au comptant supérieurs aux prix à terme. Néanmoins, le protocole d’accord
adopté en juin 2026 dans l’optique d’une probable réouverture du détroit d’Ormuz,
l’accroissement du volume de production des pays exportateurs (notamment ceux de
l’OPEP+) et les perspectives de ralentissement de la demande mondiale ont favorisé
une évolution baissière des prix à la fin du trimestre sous étude. Ainsi, le cours du Brent
a reculé de 17,2 % pour s’établir à 85,40 dollars ÉU en juin 2026, contre 84,81 dollars ÉU
pour le West Texas Intermediate (WTI) qui s’est replié de 7,2 % par rapport à mars 2026.
Cette évolution a contribué à atténuer les pressions sur les coûts de production et de
transport, en limitant la transmission des tensions énergétiques aux prix alimentaires
mondiaux. En ce sens, entre mars et juin 2026, la variation de l’indice FAO des prix des
produits alimentaires s’est inscrite à 1,3 %, contre 3,3 % entre décembre 2025 et mars
2026.
Tableau 1
Pays et Région/
Indicateurs
Indicateurs macroéconomiques par région et pays
Projection de
croissance pour 2026 *
Taux
d'inflation**
Taux de
chômage**
Taux
directeur**
États-Unis
2,3 %
3,5 %
4,2 %
[3,50 % – 3,75 %]
Zone Euro
0,9 %
2,8 %
6,3 %
2,25%
[4 % – 4,5 %]
5,67 %
5,3 %
5,25 %
République
Dominicaine
*Source : FMI – World Economic Outlook (Juillet 2026) | **Sources : BLS / Fed / Eurostat / BCE / BCRD (Juin 2026)
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
5
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL
en 2026, soit un rythme inchangé par rapport à 2025. Face aux chocs erratiques liés aux
tensions géostratégiques, les banques centrales de la région ont maintenu une posture
monétaire prudente visant à contenir les pressions inflationnistes.
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
305
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
Graphique 3
déc.-23
oct.-23
août-23
juin-23
Graphique 2
déc.-23
oct.-23
août-23
juin-23
695
655
615
575
535
495
455
415
375
335
Source : www.indexmundi.com/commodies
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
oct.-23
août-23
juin-23
Graphique 1
Prix du riz en dollar ÉU par tonne métrique
Prix du blé et du maïs en dollar ÉU par tonne métrique
365
Blé
245
185
125
Maïs
Source : ycharts.com/indicators
Prix du baril du West Texas Intermediate (WTI) en dollar ÉU
100.0
75.0
50.0
Source : www.eia.gov
6
Graphique 4
Prix du baril du Brent en dollar ÉU
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL
125
100
75
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
oct.-23
juin-23
août-23
50
Source : www.eia.gov
2.2. ÉCONOMIE HAÏTIENNE
SECTEUR RÉEL ET ÉVOLUTION DES PRIX
L’économie haïtienne continue d’être affectée par la persistance des contraintes
structurelles et sécuritaires qui entravent le fonctionnement régulier de l’appareil
productif. Néanmoins, la contraction de l’activité économique tend à s’atténuer,
en témoigne l’évolution de l’ICAE global, dont le repli annuel s’est limité à 0,6 % au
deuxième trimestre de l’exercice fiscal 2026, contre une baisse de 2,7 % un an plus tôt.
Par ailleurs, sur le premier semestre de l’année 2025-2026, il a accusé une régression de
0,8 %, un rythme moins prononcé que le recul de 2,6 % sur la période correspondante
de l’année antérieure.
Évolution de l'ICAE et de son taux de croissance
en glissement annuel
Graphique 5
ICAE global
%
125
-1.1
120
-2.4
115
110
-3.1
0.0
-0.6
-1.0
-2.1
-2.0
-2.7
-3.0
-2.8
-4.1
-4.0
-5.0
105
-6.0
-6.0
100
-7.0
2T2024
3T2024
4T2024
ICAE (en niveau)
1T2025
2T2025
3T2025
4T2025
1T2026
2T2026
Variaon annuelle (en %)
Source : IHSI
Parallèlement, les mouvements de rapatriement se sont intensifiés, avec 141 720 personnes recensées sur la période de janvier à juin 2026, impliquant un accroissement
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
7
S’agissant de l’évolution des prix, la tendance désinflationniste s’est poursuivie, en
dépit de la hausse des tarifs règlementés survenue en avril dernier. En effet, après le
déclenchement des conflits géopolitiques au Moyen-Orient à la fin du mois de février
2026, suivi de l’ajustement partiel des prix à la pompe au début du trimestre sous revue
(entre +29,5 % et +34,7 %), le taux d’inflation annuel s’est accru de 40 points de base
par rapport à mars dernier, pour atteindre 21 % en avril 2026. Toutefois, en mai 2026,
une première révision à la baisse a été opérée au niveau des prix des carburants sur le
marché national (-3,4 % pour la gazoline et -2,9 % pour le diesel), accompagnée d’un
second repli en juin 2026 (-4,2 % pour le diesel et -7,1 % pour le kérosène), lesquels ont
été favorisés par le fléchissement des cours pétroliers mondiaux après l’adoption d’un
mémorandum d’entente provisoire dans le cadre des rivalités dans le Golfe Persique.
Dans ce contexte, l’atténuation de la facture pétrolière, conjuguée à la stabilité du taux
de change et aux dispositifs de stérilisation de la liquidité excédentaire du système
financier, a occasionné la poursuite de la décélération de l’inflation globale à 18,9 % en
juin 2026, laquelle évolue au-dessus de l’inflation sous-jacente dont le taux s’est inscrit
à 17,3 %.
Graphique 6
Évolution de l’inflation globale et de l’inflation sous-jacente
(en glissement annuel, en %)
50 %
45 %
40 %
35 %
Inflaon globale
30 %
25 %
Inflaon sous-jacente
20 %
15 %
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
oct.-23
août-23
juin-23
10 %
Source : IHSI
1
OIM. (Juillet 2026). Haiti - Monthly monitoring of forced returns from abroad to Haiti (June 2026). (Displacement
Tracking Matrix Report). https://dtm.iom.int/reports/haiti-monthly-monitoring-forced-returns-abroad-haiti-june-2026
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
8
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL
annuel de 11 % selon les données de l’Organisation Internationale pour les Migrations
(OIM)1. Cette dynamique de migration-retour, provoquée par le durcissement des
politiques migratoires dans les principaux pays d’accueil, pourrait avoir des incidences
sur l’évolution de la population active, l’équilibre du marché du travail, la variation de
la demande interne de biens et services et le développement des activités informelles.
Ainsi, les mouvements démographiques, qu’ils soient internes ou externes, influenceraient les fluctuations du cadre macroéconomique, avec des répercussions potentielles
sur le secteur extérieur et la trajectoire de l’inflation.
En ce qui a trait à la situation des finances publiques, en dépit des efforts de mobilisation
des organismes de perception, les recettes fiscales collectées par l’État haïtien au cours
du troisième trimestre de l’exercice 2025-2026 ont reculé de 6,4 % en comparaison au
trimestre passé. Par ailleurs, les ressources disponibles au 30 juin 2026 se sont inscrites
à 367 512,36 MG dont 160 174,32 MG de recettes fiscales et 207 338,04 MG d’autres
ressources. Ces dernières sont principalement constituées de produits des émissions
de billets de trésorerie dont l’encours s’est établi à 186 100,65 MG au 30 juin 2026.
En parallèle, une tendance inverse a marqué l’évolution des dépenses budgétaires qui
ont connu une hausse de 4,3 % par rapport au deuxième trimestre de l’exercice fiscal
2026, sous l’effet d’un accroissement de 130 % des dépenses en investissements publics,
quoiqu’elles n’aient représenté que 7,2 % du total des dépenses sur le trimestre sousétude. En outre, les subventions ont affiché une augmentation trimestrielle de 47,3 %,
alors que les dépenses de fonctionnement ont reculé de 14,4 %, malgré la hausse de
3,8 % des salaires. Globalement, les dépenses budgétaires ont atteint 63 919,32 MG
au troisième trimestre fiscal 2026, contre 61 308,26 MG le trimestre précédent. Sur les
neuf (9) premiers mois de l’exercice 2025-2026, ces dépenses ont représenté 53,9 %
des décaissements totaux de l’État. Conséquemment, les opérations du Trésor Public au
30 juin 2026 se sont soldées par un déficit partiellement financé par la BRH à hauteur
de 32 635,3 MG.
Évolution des finances publiques (en MG)
Tableau 2
Recettes fiscales
Autres ressources
dont Émissions nettes de Bons du Trésor
Ressources totales
Dépenses budgétaires
Autres décaissements
dont Certificats de trésorerie et autres
Décaissement totaux
1er trim
2026
2e trim
2026
3e trim
2026
Oct. 25 - juin 26
54 136,39
84 515,93
77 101,95
138 652,32
54 778,49
48 028,13
40 978,77
102 806,62
51 259,44
74 793,98
68 019,93
126 053,42
160 174,32
207 338,04
186 100,65
367 512,36
82 370,60
55 063,59
53 235,96
137 434,19
61 308,26
52 488,71
51 984,79
113 796,97
63 919,32
69 857,36
68 127,16
133 776,68
207 598,18
177 409,65
173 347,91
385 007,83
Sources : MEF et DCC/BRH
Évolution mensuelle des recettes et des dépenses
publiques (MG)
Graphique 7
51000
Dépenses publiques
41000
31000
21000
11000
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
oct.-23
août-23
Recees publiques
juin-23
1000
Sources : MEF et DCC/BRH
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
9
FINANCES PUBLIQUES
3. FINANCES PUBLIQUES AU TROISIÈME
TRIMESTRE 2026
4. SECTEUR EXTERNE AU TROISIÈME
TRIMESTRE 2026
De leur côté, les importations de biens et services ont atteint 1 305,03 millions de
dollars ÉU, en hausse de 7,3 % par rapport au deuxième trimestre 2026 et de 15,2 %
en variation annuelle. L’accroissement observé au niveau de la valeur des importations
reflète essentiellement le gonflement de la facture pétrolière à 247,29 millions de dollars
ÉU (contre 217,91 millions de dollars ÉU un trimestre plus tôt). L’évolution contrastée
du commerce extérieur a entraîné un creusement de 7,9 % du déficit commercial qui a
atteint 1 186,24 millions de dollars ÉU.
Parallèlement, les transferts privés sans contrepartie sont restés dynamiques au
troisième trimestre de l’exercice fiscal 2026. Les flux cumulés de remises migratoires se
sont élevés à 1 307,62 millions de dollars ÉU, soit une progression de 3,02 % en rythme
trimestriel et de 14,95 % en variation annuelle2. Sur la période d’octobre 2025 à juin
2026, ils ont atteint 3 822,75 millions de dollars ÉU, marquant une hausse de 15,55 %
par rapport à la même période de l’exercice précédent. La consolidation de l’offre
de devises qui en a découlé, associée aux mesures de régulation appliquées par la
Banque centrale, a contribué à préserver la stabilité du taux de change qui s’est établi à
130,5279 gourdes pour un dollar américain au terme du trimestre sous revue, affichant
ainsi un repli de 0,13 % par rapport au trimestre antérieur.
Transferts privés sans contrepartie reçus de l’étranger
(en millions de dollars ÉU)
Graphique 8
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
oct.-23
août-23
juin-23
580
550
520
490
460
430
400
370
340
310
280
250
220
190
Source : BRH
2
Il s’agit uniquement des flux transigés par les maisons de transferts.
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
10
SECTEUR EXTERNE
Au cours du troisième trimestre de l’exercice 2025-2026, l’évolution du secteur externe
de l’économie haïtienne a été marquée par une hausse des importations, une atonie
des exportations, une progression des transferts privés sans contrepartie et la stabilité
du taux de change de la gourde par rapport au dollar ÉU. Ainsi, sur la période sous
revue, les exportations de biens et services ont crû de 2 % par rapport au trimestre
précédent, s’établissant à 118,79 millions de dollars ÉU. Néanmoins, en glissement
annuel, elles ont reculé de 10,89 %, principalement en raison de la contreperformance
du secteur textile.
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
Balance commerciale (en millions de dollars ÉU)
oct.-23
août-23
juin-23
Graphique 9
-155.00
-205.00
-255.00
-305.00
-355.00
-405.00
-455.00
Graphique 10
Taux de change nominal de fin de période (HTG/USD)
160
150
140
130
120
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
oct.-23
août-23
juin-23
110
Source : BRH
Graphique 11
Volume des transactions bancaires à l’achat et à la vente
sur le marché des changes (en millions de dollars ÉU)
450
Trans. à la vente
400
Trans. à l’achat
350
300
250
200
150
100
50
juin-26
avr.-26
févr.-26
déc.-25
oct.-25
août-25
juin-25
avr.-25
févr.-25
déc.-24
oct.-24
août-24
juin-24
avr.-24
févr.-24
déc.-23
oct.-23
août-23
juin-23
0
Source : BRH
Note sur la politique monétaire
3e trimestre de l’exercice 2025-2026
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SECTEUR EXTERNE
Source : BRH
5. DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE
AU TROISIÈME TRIMESTRE 2026
Les coefficients de réserves obligatoires applicables aux passifs en gourdes et en devises
étrangères sont ainsi restés maintenus à leurs niveaux en vigueur, soit respectivement
40 % et 53 % pour les banques créatrices de monnaie (BCM), alors qu’ils sont demeurés
à 28,5 % et 41,5 % pour les banques d’épargne et de logement (BEL). De leur côté, les
taux d’intérêt sur les Bons BRH restent fixés à 6 %, 8 % et 11,5 % pour les échéances
respectives de 7, 28 et 91 jours. Parallèlement, l’encours de ces titres a progressé de
57,9 % par rapport au trimestre précédent, atteignant les 26 930 millions de gourdes
au 30 juin 2026. Concernant les conditions de refinancement, les taux des opérations
de mise en pension sont restés fixés à 17 % pour les Bons BRH et 14 % pour les Bons
du Trésor.
Sur le marché des changes, les transferts privés sans contrepartie demeurent la
principale source de devises, en dépit du durcissement de la politique migratoire aux
États-Unis. Dans ce contexte, la BRH a porté ses interventions nettes à l’achat de devises
à 98,98 millions de dollars américains au cours de la période sous revue. Cette stratégie
lui a permis, à la fois de consolider ses coussins de réserves, couvrant actuellement
plus de sept (7) mois d’importations, et de contenir la volatilité du taux de change. Par
ailleurs, les souscriptions aux Obligations BRH ont légèrement augmenté (+1,06 %) par
rapport au trimestre antérieur, portant leur encours à 10 620,29 millions de gourdes
au 30 juin 2026.
Dans le prolongement de ces actions, la BRH a renforcé le cadre réglementaire
du système financier en publiant la Circulaire N° 10 relative à la gouvernance des
coopératives d’épargne et de crédit (CEC). Ces nouvelles dispositions précisent les
responsabilités des organes de direction, renforcent le contrôle interne et rehaussent
les exigences de gestion des risques, afin d’accroître la résilience du secteur coopératif
et de consolider la stabilité financière.
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DÉCISIONS DE POLITIQUE
MONÉTAIRE
Dans un environnement national marqué par des vulnérabilités conjoncturelles et
des contraintes structurelles persistantes, ainsi qu’un contexte international empreint
d’incertitudes géopolitiques, la Banque de la République d’Haïti (BRH) a maintenu
une orientation prudente de sa politique monétaire au cours du troisième trimestre
de l’exercice fiscal 2026. Cette posture traduit la volonté des autorités monétaires
de préserver la stabilité monétaire et financière, tout en consolidant les acquis de
stabilité macroéconomique face à un niveau de risque toujours élevé. À cet effet, la
Banque centrale a poursuivi la gestion optimale de la liquidité bancaire afin d’assurer
l’efficacité de son dispositif opérationnel et de favoriser une bonne transmission de ses
mesures. En conséquence, les principaux paramètres des instruments conventionnels
d’intervention sont demeurés inchangés depuis leur dernière révision en août 2022.
6. AGRÉGATS MONÉTAIRES AU TROISIÈME
TRIMESTRE 2026
Les statistiques disponibles au 30 juin 2026 font état d’une progression plus marquée
de la base monétaire au troisième trimestre comparativement au trimestre précédent.
En effet, la base monétaire au sens strict s’est accrue de 2,78 %, contre une hausse de
1,17 % un trimestre plus tôt. La croissance de la monnaie en circulation, en particulier,
est passé de 1,22 % en mars 2026 à 3,38 % en juin 2026. De même, la base monétaire
au sens large a augmenté de 4,5 %, contre +3,97 % antérieurement, une évolution
reflétant à l’actif la progression des réserves internationales nettes de la BRH et de ses
créances sur le gouvernement central.
S’agissant de la masse monétaire, les données provisoires de juin 2026 indiquent un
accroissement de 3,04 % de l’agrégat M3 par rapport à mars 2026, pour s’établir à
845,25 milliards de gourdes. Cette progression s’est accompagnée d’une hausse
encore plus marquée des agrégats M2 et M1 qui ont crû respectivement de 4,31 % et
de 4,23 % sur la période sous revue, sous l’effet combiné de la hausse de la monnaie
en circulation (+3,38 %) et des dépôts en gourdes (+5,09 %). En revanche, les dépôts
en devises n’ont connu qu’une légère variation (+1,70 %), après une progression
de 4,21 % au trimestre précédent.
L’analyse des contreparties de l’agrégat M3 montre que l’évolution de l’offre de monnaie
a été influencée par la hausse conjuguée des avoirs extérieurs nets du système bancaire
(+2,27 %) et du crédit intérieur net (+2,73 %). Les créances nettes sur le secteur public
ont progressé de 4,12 %, portées principalement par le financement de la Banque
centrale. En comparaison, celles sur le secteur privé ont diminué de 0,09 %, après un
repli de 1,56 % au trimestre antérieur.
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AGRÉGATS MONÉTAIRES
En effet, la croissance de la monnaie centrale a été soutenue principalement par
l’augmentation des créances nettes de la BRH sur le gouvernement central, dans un
contexte d’intensification des besoins de financement de l’État et dans une moindre
mesure par la progression des avoirs extérieurs nets. Ces créances ont progressé de
5,48 % tandis que la hausse des avoirs extérieurs nets de la BRH s’est inscrite à 2,88 %
au cours du trimestre sous revue.
7. RÉSULTATS ET INDICATEURS DE
PERFORMANCE DU SECTEUR BANCAIRE
Les données disponibles au troisième trimestre 2025-2026 indiquent une amélioration
conjointe du bénéfice net bancaire, de la rentabilité et de la qualité de l’actif, malgré un
environnement sociopolitique marqué par de fortes turbulences, alimentant de grandes
incertitudes. Du côté des emplois du système, les actifs bancaires ont augmenté de
2,56 % pour s’établir à 762 895,47 MG au 30 juin 2026, contre 743 871,30 MG au 31 mars
2026. Cet accroissement de l’actif résulte principalement de la hausse des placements dans
les Bons BRH (+62,67 %).
S’agissant des ressources bancaires, les dépôts totaux du système ont atteint 630 578,21 MG
au 30 juin 2026, soit une hausse de 3,13 % par rapport au 31 mars 2026. Cette progression
des dépôts bancaires est soutenue par une augmentation simultanée des dépôts à vue
(+4,28 %), des dépôts d’épargne (+2,63 %) et des dépôts à terme (+1,00 %). Dans un
environnement caractérisé par des incertitudes socio-politiques et une tendance baissière
du portefeuille de crédits, le niveau d’intermédiation bancaire, mesuré par le ratio « prêts
bruts sur dépôts totaux », s’est replié pour s’établir à 19,45 % au 30 juin 2026, contre 20,12 %
à la fin du trimestre précédent.
L’analyse de la structure financière du système met en évidence une évolution contrastée.
Le ratio « avoirs des actionnaires en pourcentage de l’actif » est passé de 8,50 % au 31 mars
2026, à 8,40 % au 30 juin 2026. En revanche, le ratio « dépôts en pourcentage de l’actif » s’est
établi à 82,66 %, contre 82,20 % en mars dernier.
En dépit d’un environnement sécuritaire toujours défavorable à l’activité économique, la
rentabilité bancaire s’est améliorée. En glissement trimestriel, le rendement de l’actif (ROA) a
progressé de 8 points de base pour afficher 1,47 % au troisième trimestre 2026. Parallèlement,
le rendement de l’avoir des actionnaires (ROE) s’est établi à 17,44 % au troisième trimestre de
l’exercice 2026, contre 16,24 % le trimestre précédent.
Par ailleurs, la décision de la BRH de maintenir jusqu’au 30 septembre 2026 les mesures
relatives au moratoire sur les prêts admissibles prévues par la Circulaire 115-7 a contribué
à l’amélioration de la qualité du portefeuille de crédit bancaire. En effet, le ratio des « prêts
improductifs en pourcentage des prêts bruts » est passé de 8,44 % au 31 mars 2026, à 7,99 %
au 30 juin 2026. De plus, la couverture du risque de crédit s’est renforcée, en témoigne le
ratio « provisions pour créances douteuses en pourcentage des prêts improductifs » qui s’est
établi à 110,17 % au 30 juin 2026, après une progression de 7,6 points de pourcentage en
glissement trimestriel.
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RÉSULTATS ET INDICATEURS
DE PERFORMANCE
Au cours du troisième trimestre 2025-2026, le produit net bancaire a atteint 10 887,03 MG,
marquant une hausse de 3,77 % en variation trimestrielle. Parallèlement, les dépenses
d’exploitation du système ont crû de 3,11 % pour s’établir à 7 156,40 MG sur la même période.
Tableau 3
Ratios clés du système bancaire au 30 juin 2026
Ratios clés
du système bancaire
Troisième trimestre
2025-2026
Deuxième trimestre
2025-2026
Provisions pour créances douteuses
en pourcentage des prêts improduc fs
110,17 %
102,57 %
Prêts en pourcentage des prêts bruts
7,99 %
8,44 %
Rendement moyen des prêts produc fs
11,39 %
10,82 %
3 trimestre 2025-2026
2 trimestre 2025-2026
ROA
1,47 %
1,39 %
ROE
17,44 %
16,24 %
Ratios de rentabilité bancaire
Niveau de dollarisation du système
e
e
Au 30 juin 2026
Au 31 mars 2026
Dépôts en devises conver es en
pourcentage des dépôts totaux
63,88 %
64,46 %
Portefeuille de prêts nets en devises conver es
en pourcentage des prêts nets totaux
62,15 %
61,35 %
Source : DSBIF/BRH
S’agissant des opérations en dollars ÉU, le taux d’intérêt moyen sur les DAT a diminué de
20 points de base pour s’établir à 0,80 % au 30 juin 2026. Parallèlement, le taux débiteur
moyen a reculé de 1,63 point de pourcentage pour s’établir à 9,63 % au troisième
trimestre. Cette évolution se traduit par un rétrécissement du spread bancaire, qui
est passé de 10,26 % à 8,33 % entre le deuxième et le troisième trimestre de l’exercice
2025-2026.
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RÉSULTATS ET INDICATEURS
DE PERFORMANCE
En ce qui a trait aux taux d’intérêt bancaires sur les opérations en gourdes, ceux
appliqués aux dépôts à terme (DAT) sont passés de 3,59 % au 30 mars 2026 à 4,02 % en
moyenne au 30 juin 2026, et les taux moyens sur les crédits ont légèrement augmenté
en se portant à 16,33 %, contre 16,17 % antérieurement. L’évolution des taux débiteurs
et créditeurs s’est traduite par une légère contraction du spread bancaire, passant de
12,58 % au deuxième trimestre, à 12,32 % au troisième trimestre de l’exercice en cours.
8. RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR CATÉGORIE,
GENRE ET RÉGION GÉOGRAPHIQUE
La persistance des conditions économiques défavorables a continué de limiter la
dynamique du crédit au cours du troisième trimestre 2026. Les établissements
financiers ont ainsi accordé 77 787 prêts sur l’ensemble du territoire national, un
niveau quasiment stable par rapport aux 77 826 octroyés le trimestre précédent. Selon
les données collectées par le Bureau d’Information sur le Crédit (BIC) de la Banque
centrale, 96,15 % du volume des prêts ont été attribués à des personnes physiques,
contre seulement 3,85 % à des personnes morales. Néanmoins, en termes de valeur,
la proportion s’inverse, 66,74 % des 238 993,72 MG du portefeuille de crédits alloués
sur la période sous revue ayant été captés par les personnes morales, contre 33,26 %
par les personnes physiques. Ce contraste traduit le fait que les entreprises bénéficient
de prêts d’un montant moyen nettement supérieur à ceux accordés aux particuliers.
S’agissant de la répartition des crédits accordés aux personnes physiques suivant le
genre, les hommes ont bénéficié de la plus grande part, avec 61,50 % de la valeur
totale des crédits en gourdes et 72,94 % de ceux libellés en dollars ÉU, contre 38,50 %
et 27,06 % respectivement pour les femmes.
Graphique 12
38.50 %
Répartition des crédits (en gourdes) accordés
selon le genre
61.50 %
Homme
RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR
CATÉGORIE, GENRE ET RÉGION
GÉOGRAPHIQUE
Femme
Source : BIC/BRH
Graphique 13
27.06 %
Répartition des crédits (en dollars ÉU) accordés
selon le genre
72.94 %
Homme
Femme
Source : BIC/BRH
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Sur le plan géographique, l’allocation domestique des ressources du système financier
demeure fortement tributaire du poids démographique et industriel des régions, une
réalité qui se traduit par une nette prépondérance du département de l’Ouest dans
le financement de l’économie nationale. Au 30 juin 2026, celui-ci a concentré les
59 341 crédits, soit environ 76,29 % du total des crédits accordés, loin devant le Nord,
l’Artibonite et le Sud qui ont représenté respectivement 6,44 %, 4,51 % et 3,36 % du
portefeuille. Les autres départements, à savoir le Centre, la Grand-Anse, le Nord-Est,
les Nippes et le Sud-Est, ont chacun capté en moyenne 1,74 % du portefeuille total,
tandis que le Nord-Ouest est resté le département le moins desservi, avec seulement
0,67 % de l’ensemble des crédits accordés.
Graphique 14
Sud
3.36 %
Sud-Est
1.42 %
Arbonite
4.51 %
Centre
1.98 %
Ouest
76.29 %
Répartition du crédit du système financier par région
géographique
Grand-Anse
1.87 %
Nippes
1.55 %
Nord-Ouest
0.67 %
Nord-Est
1.91 %
Nord
6.44 %
RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR
CATÉGORIE, GENRE ET RÉGION
GÉOGRAPHIQUE
Source : BIC/BRH
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9. PERSPECTIVES
Les perspectives macroéconomiques pour le reste de l’exercice 2025-2026 et le
début de l’exercice suivant demeurent entourées d’un niveau élevé d’incertitudes.
Les principaux risques proviennent de la persistance des contraintes sécuritaires, de
l’évolution défavorable de l’environnement géopolitique international, des conditions
climatiques et des tensions sur les finances publiques. Ces facteurs pourraient affecter
simultanément l’activité économique, l’offre de biens et services, le marché des changes
et la dynamique des prix.
Sur le plan national, la persistance de l’insécurité demeure le principal facteur
susceptible de limiter une reprise durable de l’activité économique. Elle continue
de perturber les chaînes d’approvisionnement du pays et de réduire la mobilité des
personnes et des biens. Dans ce contexte, le renforcement soutenu du dispositif
sécuritaire apparaît comme un préalable incontournable à l’amélioration du climat des
affaires et à la restauration de la confiance des agents économiques. Néanmoins, en
l’absence d’une amélioration suffisamment marquée de ces conditions, les perspectives
de croissance s’avèrent défavorables. Les projections de croissance pour l’exercice 2026
demeurent orientées à la baisse, avec des perspectives macroéconomiques présageant
une 8e année consécutive de contraction du PIB de l’économie haïtienne, soit un taux
annuel se situant dans l’intervalle compris entre -1,9 % et -1,5 %.
En outre, la trajectoire de l’économie haïtienne s’avère exposée aux risques climatiques
liés à la saison cyclonique. D’éventuels épisodes de fortes intempéries pourraient
provoquer des pertes, accentuer les perturbations logistiques et affecter davantage les
populations vulnérables, avec des impacts potentiels sur l’offre alimentaire nationale et
l’évolution de l’inflation. Cette situation pourrait engendrer des pressions additionnelles
sur les finances publiques, avec un espace budgétaire restreint, dans un contexte où
les besoins humanitaires et sécuritaires sont particulièrement élevés. Par ailleurs, le
processus d’amélioration de la connectivité entre les régions est susceptible de soutenir
progressivement le secteur des services, tout en contribuant à réduire certains coûts
logistiques et les contraintes de mobilité.
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PERSPECTIVES
Parallèlement, les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient continuent de
représenter un risque majeur en termes d’approvisionnement en intrants stratégiques.
Une aggravation des conflits pourrait entraîner de nouveaux cycles de hausse des cours
internationaux des produits de base, avec des répercussions néfastes sur la dynamique
des prix en Haïti. De même, le durcissement des politiques migratoires dans les principaux pays d’accueil représente un risque pour l’économie haïtienne dans les plus
prochains mois. À terme, il en est de même pour les transferts privés, qui demeurent
une source essentielle de devises pour l’économie haïtienne. Une détérioration de
ces flux pourrait exercer des pressions supplémentaires sur le marché des changes
et les réserves internationales. À l’inverse, le maintien du dynamisme des transferts
continuerait à soutenir la stabilité du marché des changes, alors qu’un taux de change
relativement stable devrait favoriser la poursuite de la désinflation.
PERSPECTIVES
Dans ce contexte, la conduite de la politique monétaire devrait demeurer prudente et
fortement conditionnée par l’évolution de l’inflation, du taux de change, de la liquidité
du système financier ainsi que des besoins de financement public. Ainsi, la Banque
centrale continue d’adopter les dispositions appropriées pour contenir les pressions
inflationnistes, tout en supportant les actions visant à favoriser la relance économique.
La coordination étroite des politiques publiques s’avère cruciale afin de limiter les
risques de résurgence inflationniste et créer les conditions nécessaires à une reprise
durable de l’activité économique. En ce sens, à travers la gestion active de la liquidité
bancaire, les autorités monétaires poursuivent les efforts en termes de stabilité des
prix, en lissant les fluctuations du taux de change, en renforçant les dispositifs de
soutien à la croissance et en assurant la stabilité du système financier, en attendant
le rétablissement des conditions sécuritaires favorables à une reprise soutenue de
l’économie nationale.
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