(FY2026) Monetary Policy Note, 2nd Quarter of Fiscal Year 2025-2026
Summary — This report from the BRH analyzes Haiti's economic and monetary situation during the second quarter of fiscal year 2025-2026 (January-March 2026). It highlights the impact of global geopolitical tensions and internal shocks on the Haitian economy, including inflation, food insecurity, and a contraction in economic activity. The BRH reaffirms its commitment to macroeconomic stability through liquidity management and exchange market interventions.
Key Findings
- Global economic growth projections were revised down to 3.1% due to geopolitical tensions and rising oil prices.
- Haiti's economic activity contracted by 1.1% in the first quarter of FY2026, with all sectors negatively impacted by adverse conditions and internal shocks.
- Annual inflation in Haiti, though still high at 20.6% in March 2026, continued its disinflationary trend since November 2025, but recent fuel price revisions pose a risk of reversal.
- Public finances recorded a deficit, partially financed by BRH advances, with tax revenues growing only 1.2% compared to the previous quarter.
- The banking sector demonstrated resilience with a 2.5% increase in total assets and a 7.7% rise in net profit, despite a 19% contraction in the gross loan portfolio.
Full Description
This monetary policy note from the Banque de la République d'Haïti (BRH) provides an overview of the global and Haitian economic environment during the second quarter of fiscal year 2025-2026 (January-March 2026). Globally, geopolitical tensions, particularly in the Middle East, led to a downward revision of growth projections by the IMF and increased oil prices, impacting major economies. Domestically, Haiti faced a contraction of 1.1% in economic activity, exacerbated by internal shocks, population displacement, and alarming levels of food insecurity affecting 5.83 million people.
The report details the state of public finances, which recorded a deficit partially financed by BRH advances, and the external sector, showing a widening trade deficit despite resilient migratory remittances. The BRH maintained a prudent monetary policy, absorbing excess liquidity and intervening in the foreign exchange market to stabilize the Gourde. The banking sector demonstrated resilience with increased assets and net profits, although the gross loan portfolio contracted. The BRH plans to continue its efforts to contain inflation, stabilize the exchange rate, and support economic recovery, including initiatives for SMEs and regional financial inclusion.
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...................................................................... PAGE 181. VUE D’ENSEMBLE
2. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL AU DEUXIÈME
TRIMESTRE 2026
2.1. ÉCONOMIE MONDIALE
2.2. ÉCONOMIE HAÏTIENNE
SECTEUR RÉEL ET ÉVOLUTION DES PRIX
3. FINANCES PUBLIQUES AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2026
4. SECTEUR EXTERNE AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2026
5. DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE AU DEUXIÈME
TRIMESTRE 2026
6. AGRÉGATS MONÉTAIRES AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2026
7. RÉSULTATS ET INDICATEURS DE PERFORMANCE DU SECTEUR
BANCAIRE
8. RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR CATÉGORIE, GENRE ET
RÉGION GÉOGRAPHIQUE
9. PERSPECTIVES
TABLE DES MATIÈRES
3
Note sur la politique monétaire
2
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trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026VUE D’ENSEMBLE
1. VUE D’ENSEMBLE
Les récentes projections de croissance réalisées par le Fonds Monétaire International
(FMI) s’alignent sur les tensions inflationnistes résultant de la perturbation de
l’approvisionnement et de la commercialisation des produits pétroliers après le
déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Elles ont été ainsi revues à la baisse
à 3,1 % contre 3,3 % prévues antérieurement. Ce contexte international tendu,
marqué par des perturbations découlant du blocage du détroit d’Ormuz, a porté les
principales banques centrales à surseoir sur le desserrement monétaire enclenché
depuis septembre 2025, et à adopter une posture attentiste, considérant les poussées
inflationnistes qui restent conditionnées à la durée et à l’intensité des impacts de ces
tensions géopolitiques.
Au niveau national, l’augmentation des cours du pétrole à l’échelle internationale s’est
ajoutée aux chocs internes qui continuent d’entraver les efforts de relance économique
initiés par les autorités publiques. La poursuite des déplacements de la population en
raison des foyers de tensions dans certaines régions participe à la paupérisation des
couches les plus vulnérables dans un contexte où le niveau d’insécurité alimentaire
demeure préoccupant. Par ailleurs, avec la révision des prix à la pompe en Haïti dont
la mise en vigueur a été prévue pour le début d’avril, la tendance désinflationniste
observée depuis novembre 2025 risque de s’inverser en raison du caractère transversal
des produits pétroliers, de leur poids considérable dans les importations haïtiennes et
des potentiels effets induits sur la volatilité du taux de change.
Dans ce contexte empreint d’incertitudes, la BRH réaffirme son engagement à
mettre en œuvre les mesures nécessaires pour mitiger les impacts éventuels de cet
environnement adverse sur les activités économiques. Les décisions des autorités
monétaires resteront en ligne avec les objectifs prioritaires de la Banque centrale tels
que la stabilité macroéconomique et financière. En ce sens, elle poursuivra sa politique
de reprise systématique des excédents de liquidité en vue de contenir les pressions
inflationnistes. De même, la BRH procèdera à des interventions ciblées sur le marché des
changes en vue d’atténuer les effets potentiels des évolutions récentes sur la fluctuation
du taux de change. En outre, dans la perspective de soutenir la reprise de l’activité
économique, la Banque centrale entend maintenir sa politique d’accompagnement des
initiatives génératrices de richesse, en adoptant, au moment opportun, l’ensemble des
dispositions compatibles avec son mandat institutionnel et susceptibles de favoriser le
redressement progressif de l’économie nationale.
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL 4
Note sur la politique monétaire
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trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026
2. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL
AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2026
2.1. ÉCONOMIE MONDIALE
L’environnement macroéconomique mondial continue de subir les contrecoups de la
fragmentation géopolitique exacerbée par le conflit opposant les États-Unis et Israël
à l’Iran. Cette guerre, débutée le 28 février 2026, a entraîné un renversement de
l’équilibre mondial caractérisé par une augmentation des prix et une détérioration des
anticipations économiques à l’échelle internationale à la suite du blocage du détroit
d’Ormuz
1
. La volatilité des principaux marchés financiers et celle des prix des produits de
base conjuguées aux incertitudes entourant les tensions irano-américaines ont porté le
Fonds Monétaire International (FMI) à réviser à la baisse ses projections de croissance.
Suivant les dernières perspectives publiées en avril 2026, le PIB mondial devrait croître
de 3,1 % contre 3,3 % prévu antérieurement. De même, les autorités monétaires dans
les principales économies ont décidé d’adopter un comportement attentiste en regard
à la conduite de leur politique monétaire en raison des perturbations globales qui
entravent la dynamique des activités économiques.
Par ailleurs, l’économie américaine est demeurée résiliente en dépit du choc lié à la
guerre irano-américaine et aux tensions énergétiques y afférentes. Selon les estimations
publiées le 30 avril 2026, la croissance économique aux États-Unis s’est chiffrée à
2 % en rythme annualisé sur l’intervalle allant de janvier à mars 2026, après 0,5 %
au trimestre précédent, sous l’effet du rebond des dépenses fédérales (+9,3 % contre
-16,6 % au trimestre passé) et de la poursuite des investissements dans les technologies
de pointe, notamment l’intelligence artificielle. Ces facteurs ont permis de contrebalancer
les incidences inflationnistes liées à la hausse des prix des produits pétroliers
2
. En effet,
l’inflation a augmenté de 60 points de base par rapport à décembre 2025 pour atteindre
3,3 % en mars 2026, en lien avec le renchérissement des produits pétroliers. Dans ce
contexte d’incertitude et compte tenu d’un marché du travail globalement stable (taux
de chômage à 4,3 % en mars 2026), la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu
inchangée sa fourchette cible de taux directeurs à 3,50 % - 3,75 %.
Sur la période considérée, la Zone Euro, fortement dépendante des importations
de produits pétroliers, a été plus fortement impactée par la récente hausse des prix
mondiaux de l’énergie
3,4
. L’escalade de la guerre au Moyen-Orient s’est manifestée par
1 Le détroit d’Ormuz permet le passage de 20 % du trafic maritime mondial des produits énergétiques (20 millions
de barils par jour), d’un cinquième du gaz naturel liquéfié (GNL) et jusqu’à 30 % des engrais commercialisés.
2 Considérés par rapport à l’année passée, les investissements américains en équipement informatique ont crû
43,4 % en variation trimestrielle, ceux en logiciels de 26,1 % et ceux liés à la construction de centres de données de 22,1 %.
Source : www.desjardins.com
3 La Zone Euro comprend, depuis le premier janvier 2026, 21 pays-membres à la suite de l’intégration de la Bulgarie
dans l’union monétaire.
4 Le pétrole représente une part importante de l’énergie consommée dans l’UE qui importe la quasi-totalité de son
pétrole brut (environ 97 % en 2024) : Source : www.consilium.europa.eu
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL 5
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trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026
une intensification des pressions inflationnistes au niveau de cette zone monétaire.
L’inflation, établie à 2,6 % à la fin du trimestre sous-étude, indique une accélération
de 70 points de base du rythme de variation des prix dans cette zone par rapport à
décembre 2025, consécutivement à la hausse de 5,1 % des prix de l’énergie. De plus,
le ralentissement de la croissance entre janvier et mars 2026 (0,1 % contre 0,2 % au
trimestre passé) est principalement tributaire du recul de la consommation et de l’offre
limitée d’énergie essentielle pour les grandes économies du bloc monétaire, après
l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient. Le désalignement de la dynamique des
prix au niveau de la Zone Euro par rapport à la cible de la Banque Centrale Européenne
(BCE) a porté les autorités monétaires à garder inchangé le taux de facilité de dépôt
à 2 % lors de sa réunion de mars 2026.
Par ailleurs, selon les projections actualisées de la Commission économique pour
l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), la croissance de cette région devrait s’établir
à 2,2 % en 2026, contre 2,3 % estimés en décembre 2025. Cette révision reflète
l’hétérogénéité des performances au sein de cette zone, dans un contexte marqué
notamment par les contractions du PIB attendues en Jamaïque (-1 %), en Haïti (-1,4 %)
et à Cuba (-6,5 %). Le ralentissement de la consommation privée, la faiblesse de
l’investissement et la hausse des coûts de production liée au renchérissement du
pétrole devraient continuer de peser sur l’activité économique. Dans ce contexte, la
plupart des banques centrales de la région ont décidé de garder une posture prudente
en laissant leurs taux directeurs inchangés. En revanche, en République dominicaine,
la croissance du PIB a été projetée à 4 % en 2026. Compte tenu de la reprise graduelle
de l’activité et du maintien des anticipations d’inflation qui restent ancrées à l’objectif
compris dans l’intervalle 4,0 % ± 1,0 % (taux d’inflation à 4,63 % en mars 2026), la BCRD
a gardé la même posture monétaire, son taux de refinancement demeurant à 5,25 % à
la fin du trimestre sous revue.
S’agissant de la progression des prix des produits de base sur le marché international,
le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février 2026 a provoqué une
perturbation majeure des circuits d’approvisionnement et de commercialisation des
matières premières. Le blocage du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour
le pétrole, le gaz naturel et les engrais, a conduit à un renchérissement de ces produits
à l’échelle internationale. Après le repli des cours des produits pétroliers constaté en
décembre 2025, ces derniers ont enregistré une forte augmentation en mars 2026,
évoluant en moyenne autour de 100 dollars ÉU le baril. Comparativement à la fin du
trimestre précédent, le prix du baril du Brent a progressé de 65,32 % à 103,69 dollars
ÉU et celui du West Texas Intermediate (WTI) de 57,34 % à 91,16 dollars ÉU
5
. Par ailleurs,
sous l’effet de la flambée des coûts de l’énergie, les prix des produits alimentaires ont
poursuivi leur hausse sur deux mois consécutifs au cours du trimestre. Ainsi, l’indice
FAO a progressé de 3,4 % sur une base trimestrielle, pour s’établir à 128,5 en mars
2026.
5 Les États-Unis ont accordé, le 5 mars 2026, une dérogation temporaire de 30 jours autorisant les raffineurs
indiens à acheter du pétrole russe, dans le but de maintenir la fluidité de l’approvisionnement mondial et contenir l’évolution
des cours. Source : www.euronews.com
De même, il convient de rappeler que les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé, le 11 mars
2026, de libérer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques afin de calmer les marchés et compenser les
ruptures d’approvisionnement dues aux tensions au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz. Source : www.eia.gov
ENVIRONNEMENT
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trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026
Tableau 1
Source :* FMI – Wo rld Economic Outlook (Avril 2026) | | **Sources : BLS / Fed / Eurostat / BCE / BCRD (Mars 2026) | | *** Sources : BLS, Eurostat, BCRD | (Février 2026)|
Indicateurs macroéconomiques par région et pays
États-Unis
Zone Euro
République
Dominicaine
Pays et Région/
Indicateurs Projection de
croissance pour 2026 *
Taux
d'inflation**
Taux de
chômage*
Taux
directeur
2,3 %
1,1 %
3,7 %
3,3 %
2,6 %
4,63 %
4,3 %
6,2 %
4,4 %***
3,50 % - 3,75 %
2 %
5,25 %Graphique 1
Source : www.indexmundi.com/commodies
Prix du riz en dollar ÉU par tonne métrique
650
610
570
530
490
450
410
370
330
mars-2 3
mai-23
juil.-23
sept.-23
nov.-23
janv.-24
mars-2 4
mai-24
juil.-24
sept.-24
nov.-24
janv.-25
mars-2 5
mai-25
juil.-25
sept.-25
nov.-25
janv.-26
mars-2 6
Graphique 2
Source : www.indexmundi.com/commodies
Prix du blé et du maïs en dollar ÉU par tonne métrique
525
475
425
375
325
275
225
175
125
Blé
Maïs
mars-2 3
mai-23
juil.-23
sept.-23
nov.-23
janv.-24
mars-2 4
mai-24
juil.-24
sept.-24
nov.-24
janv.-25
mars-2 5
mai-25
juil.-25
sept.-25
nov.-25
janv.-26
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trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026
Graphique 3
Sources : www.eia.gov/Indexmundi
Prix du baril du West Texas Intermediate (WTI) en dollar ÉU
100.0
75.0
50.0
mars-2 3
mai-23
juil.-23
sept.-23
nov.-23
janv.-24
mars-2 4
mai-24
juil.-24
sept.-24
nov.-24
janv.-25
mars-2 5
mai-25
juil.-25
sept.-25
nov.-25
janv.-26
mars-2 6
Choc pétrolier (fermeture
détroit d’Ormuz)
Graphique 4
Sources : www.eia.gov/Indexmundi
Prix du baril du Brent en dollar ÉU
125
100
75
50
mars-2 3
mai-23
juil.-23
sept.-23
nov.-23
janv.-24
mars-2 4
mai-24
juil.-24
sept.-24
nov.-24
janv.-25
mars-2 5
mai-25
juil.-25
sept.-25
nov.-25
janv.-26
mars-2 6
Choc pétrolier (fermeture
détroit d’Ormuz)
2.2. ÉCONOMIE HAÏTIENNE
SECTEUR RÉEL ET ÉVOLUTION DES PRIX
Au deuxième trimestre de l’exercice 2025-2026, la dynamique économique en Haïti
s’est inscrite dans le prolongement de l’atonie traduite par l’évolution de l’Indicateur
conjoncturel d’activité économique (ICAE) du premier trimestre de l’exercice fiscal
2026. Selon le dernier bulletin de l’ICAE publié par l’Institut Haïtien de Statistique et
d’Informatique (IHSI), tous les secteurs économiques ont pâti des conditions adverses
qui continuent d’entraver le fonctionnement de l’appareil productif national. Dans
ce contexte, l’activité économique s’est repliée de 1,1 % sur le premier trimestre de
l’exercice fiscal et reflète la contre-performance des secteurs primaire (-4 %), secondaire
(-2,3 %) et tertiaire (-0,3 %).
Par ailleurs, les foyers de tensions, provoquant le déplacement continu des personnes
à l’intérieur du pays notamment dans les principales zones de production, ont
accentué la vulnérabilité structurelle de l’appareil productif et contribué à l’aggravation
ENVIRONNEMENT
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de l’insécurité alimentaire. En effet, les données publiées au 24 février 2026 par
l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indiquent une augmentation
estimée à près de 1,45 million du nombre de personnes déplacées, principalement
dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre.
Cette situation a entraîné une érosion des sources de revenus des ménages les plus
vulnérables, en particulier des travailleurs agricoles, avec comme incidence directe une
détérioration de leurs conditions de vie. Selon l’analyse IPC de l’insécurité alimentaire
aiguë datant du 16 avril 2026, près de 5,83 millions de personnes, soit 52 % de la
population analysée, sont susceptibles d’être classifiés en Phase 3 ou plus de l’IPC,
entre mars et juin 2026, dont 16 % en insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de
l’IPC). Néanmoins, l’atténuation des contraintes observées antérieurement, conjuguée
au renforcement de la politique d’assèchement des liquidités excédentaires du système
bancaire mise en œuvre par la BRH, a contribué à maintenir la décélération des prix
constatée depuis novembre 2025.
En effet, à la suite de l’augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché
international découlant des tensions géopolitiques irano-américaines, le gouvernement
haïtien a décidé, le 31 mars 2026, de réviser à la hausse les prix à la pompe sur tout
le territoire du pays. Aussi, le prix du gallon de gazoline s’est-il fixé à 725 gourdes
(+29,46 %), celui du diesel (gasoil) à 850 gourdes (+37,10 %), et celui du kérosène à
845 gourdes (+37,39 %). Ainsi, bien que l’inflation encore élevée continue d’éroder le
pouvoir d’achat des ménages, la tendance à la désinflation s’est poursuivie en mars
2026, le taux d’inflation annuel s’inscrivant à 20,6 % contre 25 % en décembre 2025.
Graphique 5
Source : Instut Haïen de Stasque et d’Informaon (IHSI)
Évolution de l’inflation globale et de l’inflation sous-jacente
(en glissement annuel, en %)
50.00 %
45.00 %
40.00 %
35.00 %
30.00 %
25.00 %
20.00 %
15.00 %
Ta