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(FY2026) Note sur la politique monétaire, 2e trimestre de l'exercice fiscal 2025-2026

(FY2026) Note sur la politique monétaire, 2e trimestre de l'exercice fiscal 2025-2026

Banque de la République d'Haïti (BRH) 2026 19 pages
Resume — Ce rapport de la BRH analyse la situation économique et monétaire d'Haïti au deuxième trimestre de l'exercice fiscal 2025-2026 (janvier-mars 2026). Il met en lumière l'impact des tensions géopolitiques mondiales et des chocs internes sur l'économie haïtienne, notamment l'inflation, l'insécurité alimentaire et une contraction de l'activité économique. La BRH réaffirme son engagement envers la stabilité macroéconomique par la gestion des liquidités et des interventions sur le marché des changes.
Constats Cles
Description Complete
Cette note de politique monétaire de la Banque de la République d'Haïti (BRH) offre un aperçu de l'environnement économique mondial et haïtien au cours du deuxième trimestre de l'exercice fiscal 2025-2026 (janvier-mars 2026). Au niveau mondial, les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, ont entraîné une révision à la baisse des projections de croissance du FMI et une augmentation des prix du pétrole, affectant les grandes économies. Au niveau national, Haïti a connu une contraction de 1,1 % de son activité économique, exacerbée par des chocs internes, des déplacements de population et des niveaux alarmants d'insécurité alimentaire touchant 5,83 millions de personnes. Le rapport détaille l'état des finances publiques, qui ont enregistré un déficit partiellement financé par des avances de la BRH, et le secteur externe, montrant une aggravation du déficit commercial malgré la résilience des transferts migratoires. La BRH a maintenu une politique monétaire prudente, absorbant les excédents de liquidité et intervenant sur le marché des changes pour stabiliser la Gourde. Le secteur bancaire a fait preuve de résilience avec une augmentation des actifs et des bénéfices nets, bien que le portefeuille brut de crédits ait diminué. La BRH prévoit de poursuivre ses efforts pour contenir l'inflation, stabiliser le taux de change et soutenir la reprise économique, y compris des initiatives pour les PME et l'inclusion financière régionale.
Sujets
ÉconomieFinanceGouvernanceProtection sociale
Geographie
National, Ouest, Artibonite, Centre, Nord, Sud, Nord-Ouest, Nord-Est, Sud-Est, Grand'Anse, Nippes
Periode Couverte
2026 — 2026
Mots-cles
monetary policy, economic outlook, inflation, public finance, banking sector, credit, remittances, exchange rate, Haiti, geopolitical tensions, food insecurity, oil prices, economic activity, financial stability, series:brh-monetary-policy-notes
Entites
Fonds Monétaire International (FMI), Banque de la République d'Haïti (BRH), Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), Organisation internationale pour les migrations (OIM), Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), Réserve fédérale américaine (Fed), Banque Centrale Européenne (BCE), Banco Central de la República Dominicana (BCRD), Bureau d’Information sur le Crédit (BIC)
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DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2026 6. AGRÉGATS MONÉTAIRES AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2026 7. RÉSULTATS ET INDICATEURS DE PERFORMANCE DU SECTEUR BANCAIRE 8. RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR CATÉGORIE, GENRE ET RÉGION GÉOGRAPHIQUE 9. PERSPECTIVES TABLE DES MATIÈRES 3 Note sur la politique monétaire 2 e trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026VUE D’ENSEMBLE 1. VUE D’ENSEMBLE Les récentes projections de croissance réalisées par le Fonds Monétaire International (FMI) s’alignent sur les tensions inflationnistes résultant de la perturbation de l’approvisionnement et de la commercialisation des produits pétroliers après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Elles ont été ainsi revues à la baisse à 3,1 % contre 3,3 % prévues antérieurement. Ce contexte international tendu, marqué par des perturbations découlant du blocage du détroit d’Ormuz, a porté les principales banques centrales à surseoir sur le desserrement monétaire enclenché depuis septembre 2025, et à adopter une posture attentiste, considérant les poussées inflationnistes qui restent conditionnées à la durée et à l’intensité des impacts de ces tensions géopolitiques. Au niveau national, l’augmentation des cours du pétrole à l’échelle internationale s’est ajoutée aux chocs internes qui continuent d’entraver les efforts de relance économique initiés par les autorités publiques. La poursuite des déplacements de la population en raison des foyers de tensions dans certaines régions participe à la paupérisation des couches les plus vulnérables dans un contexte où le niveau d’insécurité alimentaire demeure préoccupant. Par ailleurs, avec la révision des prix à la pompe en Haïti dont la mise en vigueur a été prévue pour le début d’avril, la tendance désinflationniste observée depuis novembre 2025 risque de s’inverser en raison du caractère transversal des produits pétroliers, de leur poids considérable dans les importations haïtiennes et des potentiels effets induits sur la volatilité du taux de change. Dans ce contexte empreint d’incertitudes, la BRH réaffirme son engagement à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour mitiger les impacts éventuels de cet environnement adverse sur les activités économiques. Les décisions des autorités monétaires resteront en ligne avec les objectifs prioritaires de la Banque centrale tels que la stabilité macroéconomique et financière. En ce sens, elle poursuivra sa politique de reprise systématique des excédents de liquidité en vue de contenir les pressions inflationnistes. De même, la BRH procèdera à des interventions ciblées sur le marché des changes en vue d’atténuer les effets potentiels des évolutions récentes sur la fluctuation du taux de change. En outre, dans la perspective de soutenir la reprise de l’activité économique, la Banque centrale entend maintenir sa politique d’accompagnement des initiatives génératrices de richesse, en adoptant, au moment opportun, l’ensemble des dispositions compatibles avec son mandat institutionnel et susceptibles de favoriser le redressement progressif de l’économie nationale. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL 4 Note sur la politique monétaire 2 e trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026 2. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2026 2.1. ÉCONOMIE MONDIALE L’environnement macroéconomique mondial continue de subir les contrecoups de la fragmentation géopolitique exacerbée par le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Cette guerre, débutée le 28 février 2026, a entraîné un renversement de l’équilibre mondial caractérisé par une augmentation des prix et une détérioration des anticipations économiques à l’échelle internationale à la suite du blocage du détroit d’Ormuz 1 . La volatilité des principaux marchés financiers et celle des prix des produits de base conjuguées aux incertitudes entourant les tensions irano-américaines ont porté le Fonds Monétaire International (FMI) à réviser à la baisse ses projections de croissance. Suivant les dernières perspectives publiées en avril 2026, le PIB mondial devrait croître de 3,1 % contre 3,3 % prévu antérieurement. De même, les autorités monétaires dans les principales économies ont décidé d’adopter un comportement attentiste en regard à la conduite de leur politique monétaire en raison des perturbations globales qui entravent la dynamique des activités économiques. Par ailleurs, l’économie américaine est demeurée résiliente en dépit du choc lié à la guerre irano-américaine et aux tensions énergétiques y afférentes. Selon les estimations publiées le 30 avril 2026, la croissance économique aux États-Unis s’est chiffrée à 2 % en rythme annualisé sur l’intervalle allant de janvier à mars 2026, après 0,5 % au trimestre précédent, sous l’effet du rebond des dépenses fédérales (+9,3 % contre -16,6 % au trimestre passé) et de la poursuite des investissements dans les technologies de pointe, notamment l’intelligence artificielle. Ces facteurs ont permis de contrebalancer les incidences inflationnistes liées à la hausse des prix des produits pétroliers 2 . En effet, l’inflation a augmenté de 60 points de base par rapport à décembre 2025 pour atteindre 3,3 % en mars 2026, en lien avec le renchérissement des produits pétroliers. Dans ce contexte d’incertitude et compte tenu d’un marché du travail globalement stable (taux de chômage à 4,3 % en mars 2026), la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu inchangée sa fourchette cible de taux directeurs à 3,50 % - 3,75 %. Sur la période considérée, la Zone Euro, fortement dépendante des importations de produits pétroliers, a été plus fortement impactée par la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie 3,4 . L’escalade de la guerre au Moyen-Orient s’est manifestée par 1 Le détroit d’Ormuz permet le passage de 20 % du trafic maritime mondial des produits énergétiques (20 millions de barils par jour), d’un cinquième du gaz naturel liquéfié (GNL) et jusqu’à 30 % des engrais commercialisés. 2 Considérés par rapport à l’année passée, les investissements américains en équipement informatique ont crû 43,4 % en variation trimestrielle, ceux en logiciels de 26,1 % et ceux liés à la construction de centres de données de 22,1 %. Source : www.desjardins.com 3 La Zone Euro comprend, depuis le premier janvier 2026, 21 pays-membres à la suite de l’intégration de la Bulgarie dans l’union monétaire. 4 Le pétrole représente une part importante de l’énergie consommée dans l’UE qui importe la quasi-totalité de son pétrole brut (environ 97 % en 2024) : Source : www.consilium.europa.eu ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL 5 Note sur la politique monétaire 2 e trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026 une intensification des pressions inflationnistes au niveau de cette zone monétaire. L’inflation, établie à 2,6 % à la fin du trimestre sous-étude, indique une accélération de 70 points de base du rythme de variation des prix dans cette zone par rapport à décembre 2025, consécutivement à la hausse de 5,1 % des prix de l’énergie. De plus, le ralentissement de la croissance entre janvier et mars 2026 (0,1 % contre 0,2 % au trimestre passé) est principalement tributaire du recul de la consommation et de l’offre limitée d’énergie essentielle pour les grandes économies du bloc monétaire, après l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient. Le désalignement de la dynamique des prix au niveau de la Zone Euro par rapport à la cible de la Banque Centrale Européenne (BCE) a porté les autorités monétaires à garder inchangé le taux de facilité de dépôt à 2 % lors de sa réunion de mars 2026. Par ailleurs, selon les projections actualisées de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), la croissance de cette région devrait s’établir à 2,2 % en 2026, contre 2,3 % estimés en décembre 2025. Cette révision reflète l’hétérogénéité des performances au sein de cette zone, dans un contexte marqué notamment par les contractions du PIB attendues en Jamaïque (-1 %), en Haïti (-1,4 %) et à Cuba (-6,5 %). Le ralentissement de la consommation privée, la faiblesse de l’investissement et la hausse des coûts de production liée au renchérissement du pétrole devraient continuer de peser sur l’activité économique. Dans ce contexte, la plupart des banques centrales de la région ont décidé de garder une posture prudente en laissant leurs taux directeurs inchangés. En revanche, en République dominicaine, la croissance du PIB a été projetée à 4 % en 2026. Compte tenu de la reprise graduelle de l’activité et du maintien des anticipations d’inflation qui restent ancrées à l’objectif compris dans l’intervalle 4,0 % ± 1,0 % (taux d’inflation à 4,63 % en mars 2026), la BCRD a gardé la même posture monétaire, son taux de refinancement demeurant à 5,25 % à la fin du trimestre sous revue. S’agissant de la progression des prix des produits de base sur le marché international, le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février 2026 a provoqué une perturbation majeure des circuits d’approvisionnement et de commercialisation des matières premières. Le blocage du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le pétrole, le gaz naturel et les engrais, a conduit à un renchérissement de ces produits à l’échelle internationale. Après le repli des cours des produits pétroliers constaté en décembre 2025, ces derniers ont enregistré une forte augmentation en mars 2026, évoluant en moyenne autour de 100 dollars ÉU le baril. Comparativement à la fin du trimestre précédent, le prix du baril du Brent a progressé de 65,32 % à 103,69 dollars ÉU et celui du West Texas Intermediate (WTI) de 57,34 % à 91,16 dollars ÉU 5 . Par ailleurs, sous l’effet de la flambée des coûts de l’énergie, les prix des produits alimentaires ont poursuivi leur hausse sur deux mois consécutifs au cours du trimestre. Ainsi, l’indice FAO a progressé de 3,4 % sur une base trimestrielle, pour s’établir à 128,5 en mars 2026. 5 Les États-Unis ont accordé, le 5 mars 2026, une dérogation temporaire de 30 jours autorisant les raffineurs indiens à acheter du pétrole russe, dans le but de maintenir la fluidité de l’approvisionnement mondial et contenir l’évolution des cours. Source : www.euronews.com De même, il convient de rappeler que les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé, le 11 mars 2026, de libérer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques afin de calmer les marchés et compenser les ruptures d’approvisionnement dues aux tensions au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz. Source : www.eia.gov ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL 6 Note sur la politique monétaire 2 e trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026 Tableau 1 Source :* FMI – Wo rld Economic Outlook (Avril 2026) | | **Sources : BLS / Fed / Eurostat / BCE / BCRD (Mars 2026) | | *** Sources : BLS, Eurostat, BCRD | (Février 2026)| Indicateurs macroéconomiques par région et pays États-Unis Zone Euro République Dominicaine Pays et Région/ Indicateurs Projection de croissance pour 2026 * Taux d'inflation** Taux de chômage* Taux directeur 2,3 % 1,1 % 3,7 % 3,3 % 2,6 % 4,63 % 4,3 % 6,2 % 4,4 %*** 3,50 % - 3,75 % 2 % 5,25 %Graphique 1 Source : www.indexmundi.com/commodies Prix du riz en dollar ÉU par tonne métrique 650 610 570 530 490 450 410 370 330 mars-2 3 mai-23 juil.-23 sept.-23 nov.-23 janv.-24 mars-2 4 mai-24 juil.-24 sept.-24 nov.-24 janv.-25 mars-2 5 mai-25 juil.-25 sept.-25 nov.-25 janv.-26 mars-2 6 Graphique 2 Source : www.indexmundi.com/commodies Prix du blé et du maïs en dollar ÉU par tonne métrique 525 475 425 375 325 275 225 175 125 Blé Maïs mars-2 3 mai-23 juil.-23 sept.-23 nov.-23 janv.-24 mars-2 4 mai-24 juil.-24 sept.-24 nov.-24 janv.-25 mars-2 5 mai-25 juil.-25 sept.-25 nov.-25 janv.-26 mars-2 6 ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL 7 Note sur la politique monétaire 2 e trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026 Graphique 3 Sources : www.eia.gov/Indexmundi Prix du baril du West Texas Intermediate (WTI) en dollar ÉU 100.0 75.0 50.0 mars-2 3 mai-23 juil.-23 sept.-23 nov.-23 janv.-24 mars-2 4 mai-24 juil.-24 sept.-24 nov.-24 janv.-25 mars-2 5 mai-25 juil.-25 sept.-25 nov.-25 janv.-26 mars-2 6 Choc pétrolier (fermeture détroit d’Ormuz) Graphique 4 Sources : www.eia.gov/Indexmundi Prix du baril du Brent en dollar ÉU 125 100 75 50 mars-2 3 mai-23 juil.-23 sept.-23 nov.-23 janv.-24 mars-2 4 mai-24 juil.-24 sept.-24 nov.-24 janv.-25 mars-2 5 mai-25 juil.-25 sept.-25 nov.-25 janv.-26 mars-2 6 Choc pétrolier (fermeture détroit d’Ormuz) 2.2. ÉCONOMIE HAÏTIENNE SECTEUR RÉEL ET ÉVOLUTION DES PRIX Au deuxième trimestre de l’exercice 2025-2026, la dynamique économique en Haïti s’est inscrite dans le prolongement de l’atonie traduite par l’évolution de l’Indicateur conjoncturel d’activité économique (ICAE) du premier trimestre de l’exercice fiscal 2026. Selon le dernier bulletin de l’ICAE publié par l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), tous les secteurs économiques ont pâti des conditions adverses qui continuent d’entraver le fonctionnement de l’appareil productif national. Dans ce contexte, l’activité économique s’est repliée de 1,1 % sur le premier trimestre de l’exercice fiscal et reflète la contre-performance des secteurs primaire (-4 %), secondaire (-2,3 %) et tertiaire (-0,3 %). Par ailleurs, les foyers de tensions, provoquant le déplacement continu des personnes à l’intérieur du pays notamment dans les principales zones de production, ont accentué la vulnérabilité structurelle de l’appareil productif et contribué à l’aggravation ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL 8 Note sur la politique monétaire 2 e trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026 de l’insécurité alimentaire. En effet, les données publiées au 24 février 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indiquent une augmentation estimée à près de 1,45 million du nombre de personnes déplacées, principalement dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre. Cette situation a entraîné une érosion des sources de revenus des ménages les plus vulnérables, en particulier des travailleurs agricoles, avec comme incidence directe une détérioration de leurs conditions de vie. Selon l’analyse IPC de l’insécurité alimentaire aiguë datant du 16 avril 2026, près de 5,83 millions de personnes, soit 52 % de la population analysée, sont susceptibles d’être classifiés en Phase 3 ou plus de l’IPC, entre mars et juin 2026, dont 16 % en insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC). Néanmoins, l’atténuation des contraintes observées antérieurement, conjuguée au renforcement de la politique d’assèchement des liquidités excédentaires du système bancaire mise en œuvre par la BRH, a contribué à maintenir la décélération des prix constatée depuis novembre 2025. En effet, à la suite de l’augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché international découlant des tensions géopolitiques irano-américaines, le gouvernement haïtien a décidé, le 31 mars 2026, de réviser à la hausse les prix à la pompe sur tout le territoire du pays. Aussi, le prix du gallon de gazoline s’est-il fixé à 725 gourdes (+29,46 %), celui du diesel (gasoil) à 850 gourdes (+37,10 %), et celui du kérosène à 845 gourdes (+37,39 %). Ainsi, bien que l’inflation encore élevée continue d’éroder le pouvoir d’achat des ménages, la tendance à la désinflation s’est poursuivie en mars 2026, le taux d’inflation annuel s’inscrivant à 20,6 % contre 25 % en décembre 2025. Graphique 5 Source : Instut Haïen de Stasque et d’Informaon (IHSI) Évolution de l’inflation globale et de l’inflation sous-jacente (en glissement annuel, en %) 50.00 % 45.00 % 40.00 % 35.00 % 30.00 % 25.00 % 20.00 % 15.00 % Ta