La culture de café à Sainte-Suzanne, Haïti : une analyse de ses valeurs socioéconomiques
- Les parcelles de café des trois sections font en moyenne 0,60 ha, sont associées à l'igname, au haricot et à la malanga, et reposent sur des techniques anciennes qui ne résistent pas aux ravageurs et aux maladies saisonnières.
- Le résumé donne une valeur ajoutée brute à l'hectare de 62 791,83 gourdes à Sarazin, 98 272,84 à Foulon et 76 357,99 à Côtellette, et les tableaux du texte présentent d'autres valeurs, avec Foulon en tête.
- Le travail familial consacré au café est rémunéré 78,52 gourdes par jour à Sarazin, 122 à Foulon et 145 à Côtellette, contre un salaire journalier local de 125 gourdes plus deux repas, d'où la conclusion que le café contribue faiblement à la performance économique des planteurs.
- Les ventes de la coopérative KPKS passent de 2 236,26 livres en 2005 à 7 101,25 livres en 2010, la baisse de 2008 étant attribuée à un cyclone qui a endommagé les arbres d'ombrage.
- L'auteur recommande des tailles sanitaires, d'entretien et de régénération, et des séances de sensibilisation contre l'abattage des arbres d'ombrage.
L'article cherche à mesurer la place du café dans l'économie et la vie sociale des exploitants de trois sections communales de Sainte-Suzanne (Sarazin, Foulon, Côtellette), commune rurale à 95 % de 25 492 habitants selon l'IHSI (2015). L'enquête, réalisée en 2010 en trois étapes (exploratoire, test du questionnaire, collecte formelle), porte sur 45 caféiculteurs, soit 15 par section, tirés des 180 producteurs recensés par la coopérative KPKS. Les planteurs sont classés selon la superficie : petits (0,1 à 0,5 ha), moyens (0,6 à 1 ha) et grands (plus de 1 ha). Les parcelles de café vont de 0,12 à 2,5 ha, avec une moyenne de 0,60 ha, et sont associées à l'igname, au haricot et à la malanga ; les variétés citées sont l'arabica typica, le blue mountain et le caturra.
Le résumé de l'article donne une valeur ajoutée brute à l'hectare de 62 791,83 gourdes à Sarazin, 98 272,84 à Foulon et 76 357,99 à Côtellette, et une rémunération brute du travail familial de 3 533,59, 7 340,92 et 6 544,29 gourdes. Les tableaux du corps du texte présentent d'autres valeurs, avec Foulon en tête pour la valeur ajoutée et la rémunération. L'auteur calcule une rémunération du travail familial de 78,52 gourdes par jour à Sarazin, 122 à Foulon et 145 à Côtellette, à comparer à 125 gourdes et deux repas pour une journée de travail chez un autre exploitant, d'où sa conclusion que le café contribue faiblement à la performance socioéconomique des planteurs.
Les ventes de la coopérative KPKS passent de 2 236,26 livres en 2005 à 7 101,25 livres en 2010, avec un prix de 2,50 $ la livre de 2007 à 2010 ; la baisse de 2008 est attribuée à un cyclone. L'auteur note que les plantations sont très anciennes et recommande tailles sanitaires, tailles d'entretien et de régénération, ainsi que des séances de sensibilisation pour réduire l'abattage des arbres d'ombrage.
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Comment citer
Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade (RELACult), 2022, La culture de café à Sainte-Suzanne, Haïti : une analyse de ses valeurs socioéconomiques, https://periodicos.claec.org/index.php/relacult/article/download/2125/1580/10019
- Titulaire des droits
- Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade (RELACult)