Alyans Peyizan Kafé D'Ayiti : un modèle de copouvoir pour les producteurs et les consommateurs de café en Haïti
- Les agriculteurs reçoivent de 1,17 à 1,75 $ par livre de café alors qu'un sac d'engrais coûte environ 30 $, et le prix de l'engrais a été multiplié par dix, selon les personnes interrogées.
- Le mémoire cite des recherches selon lesquelles les marchés locaux paient 2,5 à 5 fois le marché d'exportation dans les chaînes de valeur étudiées, et indique que les exportateurs sont passés de 18 en 1998 à quatre au plus.
- Un représentant de Rebo Café a déclaré que l'entreprise n'exporte plus depuis au moins 2017 parce que la demande intérieure dépasse l'offre.
- L'Alliance proposée encouragerait la consommation locale, fournirait engrais et plants sans condition d'exportation et soutiendrait le reboisement par le café d'ombrage.
- Les agriculteurs interrogés sur COOPCAB disent ignorer le prix d'exportation et la date de paiement du ristoun (prime de commerce équitable), et le directeur de l'INCAH attribue la situation à une mauvaise gestion.
Le mémoire de Shay Foster combine recherche documentaire, entretiens et groupes de discussion dans le sud-est d'Haïti en août 2020, notamment avec des producteurs et vendeuses de café à Thiotte et alentour, un représentant de Rebo Café, un agronome retraité et le directeur national du café à l'INCAH. Il retrace l'histoire du café depuis 1734, la dette de l'indépendance, la déforestation et l'ajustement structurel, et cite les travaux de Timothy Schwartz selon lesquels les marchés locaux paient 2,5 à 5 fois le marché d'exportation dans les chaînes de valeur étudiées, dont le café. Il indique que le nombre d'exportateurs de café est passé de 18 en 1998 à quatre au plus, et qu'un représentant de Rebo Café a déclaré que l'entreprise n'exporte plus depuis au moins 2017, la demande intérieure dépassant l'offre.
La proposition est une Alliance de paysans caféiculteurs à trois fonctions : inciter les secteurs nationaux, dont les ONG et les entreprises, à acheter du café haïtien ; fournir engrais et plants de caféiers sans condition d'exportation, en recourant à la gestion intégrée de la fertilité des sols plutôt qu'à des engrais de synthèse importés ; et soutenir le reboisement par le café d'ombrage. Les responsables locaux seraient identifiés par la méthode d'enquête NOLKINS et l'Alliance suivrait une approche d'évaluation rurale participative. L'auteur choisit le nom Alyans pour la distinguer des associations et coopératives existantes.
L'étude de cas de COOPCAB décrit une coopérative de second niveau fondée en 1999, qui commercialise le café de neuf coopératives primaires autour de Thiotte. Les agriculteurs interrogés disent ignorer le prix d'exportation et la date à laquelle ils recevront le ristoun (prime de commerce équitable), et le directeur de l'INCAH attribue la situation à une mauvaise gestion. L'auteur énumère des limites : son statut d'observateur extérieur, les producteurs ne s'accordent pas sur la meilleure façon d'augmenter les revenus, et certains peuvent préférer les projets d'exportation pour les financements qu'ils apportent.
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Comment citer
Northwest University, 2021, Alyans Peyizan Kafé D'Ayiti : un modèle de copouvoir pour les producteurs et les consommateurs de café en Haïti, https://archives.northwestu.edu/bitstream/handle/nu/57355/foster_shay_icd_2021.pdf?sequence=1&isAllowed=y
- Titulaire des droits
- Northwest University