(2020-s1) LNSP Bulletin No. 13, January-June 2020
Summary — The semi-annual bulletin of Haiti's National Public Health Laboratory for January-June 2020. Its opening piece by the laboratory's director argues for the role of the laboratory network in managing epidemics and health emergencies, drawing the lesson from the COVID-19 pandemic.
Full Description
Issue 13 of the bulletin of the Laboratoire National de Santé Publique covers the first half of 2020, the period in which COVID-19 reached Haiti. The director's editorial makes the argument that frames the issue: the pandemic showed how devastating outbreaks of infectious disease can be for health, the economy, politics and society worldwide; no country was spared and no country is fully prepared for the next epidemic; the concept of global health security takes on its full meaning once it becomes clear that no country can seal itself off or fully protect itself from an emerging epidemic. On that basis the issue treats the role of the laboratory network in managing epidemics and health emergencies. The bulletin is the LNSP's own periodical record and one of the few Haitian sources on national laboratory capacity, which is the binding constraint behind much of the country's disease surveillance.
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Le Bulletin du LNSP
Numéro 13
Laboratoire National de Santé Publique - Haïti
Janvier -Juin 2020
LES MOTS DU DIRECTEUR
Dr Jacques Boncy - Directeur du LNSP
Rôle du réseau de laboratoire dans la gestion des épidémies et
des urgences sanitaires
La pandémie de COVID-19 a montré à quel point les épidémies de maladies infectieuses peuvent
avoir des conséquences dévastatrices sur la santé, l'économie, la politique et la société dans le
monde entier. Aucun pays n'a été épargné par la COVID-19 et aucun pays n'est pleinement préparé
pour la prochaine épidémie. Le concept de sécurité sanitaire mondiale prend toute sa dimension quand il devient évident
qu’aucun pays ne peut s’isoler hermétiquement ni se protéger entièrement de l’émergence d’une épidémie quel que soit son
niveau économique ou organisationnel.
Le Laboratoire comme acteur de premier plan en cas d’épidémie émergeante
Dans la gestion d’une épidémie l’identification rapide du nouveau pathogène et sa caractérisation est un élément fondamental et
le laboratoire est appelé à jouer un rôle primordial qui va déterminer la suite des évènements. De même à la fin de l’épidémie, le
laboratoire va apporter l’évidence de l’arrêt de la circulation du pathogène dans la population ou du niveau de l’immunité acquise
après une vaccination.
Les indicateurs qui suivent les cas suspects de type COVID-19 et le SRAS-CoV-2 confirmé en laboratoire ont montré des
diminutions de la semaine épidémiologique 24 à la semaine 25 à l'échelle nationale; cependant, il y avait des différences régionales.
Les régions du pays avec des niveaux élevés de CSC et de SRAS-CoV-2 confirmés en laboratoire [Nord,[Sud-Ouest] commencent
à montrer également des signes de baisse. Cependant, à la 28ième semaine épidémiologique le pourcentage de positivité était
toujours supérieur à 20% indiquant une circulation communautaire non négligeable du virus. Le taux de positivité par groupe
d’âge et par semaine épidémiologique a montré également des variations importantes.
Le LNSP au service de la lutte contre le COVID-19 en Haïti
Le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) a été
désigné depuis le 28 mai 2019 : Centre National de
Référence pour le Système mondial de surveillance de la
grippe et de riposte pour Haïti par l’Organisation Mondiale
de la Santé. A ce titre, le LNSP représente l’œil du Ministère
de la Santé Publique et de la Population (MSPP) dans le
cadre de la détection du COVID-19 sur le territoire
national. Il est aussi le bras technique de la Direction
d’Épidémiologie, des Laboratoires et de la Recherche
(DELR) qui mène des investigations acharnées dans les dix
départements du pays à la recherche de cas suspects de
Coronavirus.
Le test de COVID-19 se réalise au Service de Biologie
Moléculaire du LNSP, qui est un laboratoire de sécurité
biologique niveau II, en suivant le protocole du laboratoire
Charité de Berlin en Allemagne (recommandé par
l’OPS/OMS). Les tous premiers tests ont commencé au
Laboratoire National le 29 février 2020.
« Dans le cadre du diagnostic moléculaire des maladies
respiratoires, en particulier les Influenza A et B, le LNSP
disposait déjà du matériel pour les tests grippaux. Cependant,
il manquait les réactifs spécifiques : amorces, sondes et
contrôles pour la détection du COVID-19 », a informé le chef
de service de Biologie Moléculaire, M. Ito Journel.
Ainsi, une mission de l’OPS/OMS a été dépêchée en Haïti. Elle
a formé le personnel de ce service sur le diagnostic moléculaire
du nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2) et fourni au LNSP les
réactifs spécifiques pour la détection du virus responsable du
COVID-19. Suite à cette mission, le LNSP avait la capacité de
faire les tests dès le 12 février.
Jusqu’à date plus de 400 tests étaient effectués par le LNSP.
Des échantillons en provenance des dix départements ont été
analysés. Le LNSP a la capacité aujourd’hui de faire un millier
de tests grâce aux réactifs reçus de l’OMS.
La DELR déploie sur tout le territoire national des
épidémiologistes de terrain qui font des investigations à la
recherche des cas suspects. Ces derniers font appel à une
infirmière ou au technologiste départemental pour faire le
prélèvement des échantillons dès qu’ils rencontrent une
personne répondant à la définition de cas suspect au COVID19.
Les échantillons prélevés sont des écouvillons nasopharyngés
ou oropharyngés. Ils sont transportés au LNSP soit par le
Réseau National de Transport des Echantillons (RNTE) ou par
l’épidémiologiste départemental. Après réception de
l’échantillon, les résultats des tests sont disponibles en 24
heures.
Pour la fiabilité des tests, le LNSP a conclu un accord avec
CDC/Atlanta. « La fiabilité du résultat dépend de la qualité de
l’échantillon, mais pour avoir une garantie de ce que nous
faisons, nous allons expédier tous nos échantillons positifs et
10% des négatifs au CDC pour Contrôle », a affirmé M Journel.
Membre de la commission scientifique créée par le
gouvernement haïtien, le LNSP est, jusqu’à ce trimestre, le seul
laboratoire qui a la capacité de faire le test de COVID-19 en
Haïti. Il se dit prêt à former d’autres laboratoires du pays qui
souhaitent venir en renfort au MSPP dans le cadre de cette lutte
acharnée qu’il mène contre cette pandémie qui a déjà causé plus
d’une centaine de milliers de morts sur la planète.
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Numéro 13
Les Plans de qualité et de formation en rédaction pour les laboratoires médicaux
Le Ministère de la Santé publique et de la Population est
en train d’élaborer un Plan de qualité et un Plan de
formation afin de mettre en œuvre ces deux axes
stratégiques identifiés dans la Politique Nationale des
Laboratoires d’Haïti. Ces documents visent à mettre à la
disposition de la population des services de qualité fournis
par un personnel compétent et motivé, dans des locaux
appropriés avec des équipements adaptés et des intrants
de qualité selon les normes nationales établies. Ces outils
opérationnels font partie des délivrables du projet
SPHaïtiLab.
Le LNSP avait organisé un premier atelier les 16 et 17 mars 2020
avec des cadres du LNSP, de la DPM/MT, du Centre National de
Transfusion Sanguine, des associations de technologistes
médicaux, du Bureau de Normalisation du Ministère du
Commerce et de l’Industrie et de représentants de laboratoires
privés. Ces derniers ont discuté et réfléchi à partir d’un premier
draft du Plan national de qualité pour les laboratoires médicaux.
Ce Plan propose de mettre en place un système de gestion de la
qualité basé sur la norme ISO15189 au niveau de tout laboratoire
fonctionnant sur le territoire et faciliter leur participation au
Programme National d’Évaluation Externe de Qualité (PNEEQ)
organisé par le LNSP.
Des stratégies et des actions majeures sont ainsi définies dans ce
document afin d’accompagner les laboratoires dans la mise en
œuvre de leurs systèmes de management de qualité.
Après ces deux journées de travail, un comité restreint de
révision a été constitué pour finaliser le document qui sera
soumis à la haute instance du MSPP pour validation dès que
possible.
Pour ce qui a trait au Plan National de formation, un premier jet
du document est disponible. Il prend en compte à la fois la
formation initiale et la formation continue. Mais, l’accent est
surtout mis sur la formation continue pour la mise à jour des
connaissances du personnel déjà en poste.
Un atelier a été prévu les 30 et 31 mars 2020 pour réfléchir sur
ce draft. Mais, à cause de l’apparition du Covid-19 en Haïti, les
organisateurs ont dû annuler l’atelier. Toutefois, d’autres
stratégies seront envisagées en vue de finaliser ce plan triennal
(2020 –2022) de formation. Cet outil reste indispensable pour
doter le pays de laboratoires médicaux avec des professionnels
compétents.
LES FORMATIONS
Deux formations qui tombent à pic à l’aire du Covid-19
Deux formations ont été organisées au LNSP
principalement pour des cadres de la Direction
d’Épidémiologie, des Laboratoires et de la Recherche
(DELR). Ces formations, financées par le projet
SPHaïtiLab, visent à renforcer les compétences de ces
professionnels en Recherche de financement et en
Recherche en santé.
La première formation, réalisée du 10 au 14 février 2020 autour
du thème « Recherche de financement », a été animée par le
professeur Wilfred Mbacham de l’Université de Yaoundé au
Cameroun. 17 participants dont cinq femmes ont suivi cette
formation, cofinancée par l’OPS/OMS. Son principal objectif
est de comprendre les exigences des bailleurs de fonds.
Les participants, qui sont pour la majorité des
épidémiologistes, ont appris à négocier avec les bailleurs de
fonds sur ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas. Ils ont
également appris à se servir de leur intelligence émotionnelle
pour contourner les défis. Ils ont pu faire des études de cas en
préparant en groupe un projet pour faire le plaidoyer auprès des
bailleurs.
La deuxième formation s’est basée sur la Méthodologie de la
recherche et la rédaction d’un article scientifique. Elle a eu lieu
du 9 au 13 mars 2020. C’est le professeur Bertrand Meda de
l’Institut Africain de Santé Publique au Burkina Faso qui a fait
cette formation pour une dizaine de participants. En plus des
cadres de la DELR, ceux des directions sanitaires
départementales et de l’Unité de Coordination National du
Programme de Vaccination (UCNPV) du Ministère de la Santé
publique y ont participé.
Les trois premiers jours étaient centrés sur la recherche
bibliographique, comment utiliser les logiciels, la synthèse
documentaire, les types d’études en épidémiologie. Les deux
derniers jours étaient dédiés à la rédaction d’un article
scientifique revue de la structure du document, comment le
rédiger, les différentes étapes de sa rédaction et comment faire
sa lecture critique.
Selon les participants, ces formations tombent à pic au moment
où ils sont très sollicités dans le cadre la lutte contre le
coronavirus en Haïti. Cette pandémie, encore non maitrisée,
retient toute l’attention des chercheurs à travers le monde.
Autre formation en bref
21 étudiants sortants de l’Ecole de Biologie Médicale de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (EBM/FMP) ont bouclé en janvier
2020 le programme de BAMS (Bachelor de Biologie Médicale Appliquée). Lancé le 8 avril 2019, ce programme devait prendre fin en
septembre 2019. Mais à cause des interruptions liées aux troubles politiques, il a dû être prolongé. Cependant, il reste encore les reprises
à organiser pour certains étudiants. Les responsables attendent le feu vert du gouvernement qui avait suspendu depuis le 19 mars 2020
toute activité de formation sur le territoire à cause de l’apparition du coronavirus dans le pays.
Le BAMS a intégré en 2019 le cursus de la quatrième année de l’EBM/FMP en vue de la renforcer.
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ESPACE COLLABORATION
Fin SPHaïtiLab : un projet structurant pour le laboratoire médical et la recherche
SPHaïtiLab a finalisée ses activités ce 31 mars 2020, après 5 ans d’exécution dans le pays. Un projet qui était conçu pour
appuyer le secteur du laboratoire et de la recherche en santé dans le pays. Grâce à ce projet innovant, Haïti est doté pour la
toute première fois de deux outils importants pour guider et promouvoir le développement de ces deux secteurs. Il s’agit de
la Politique Nationale des Laboratoires d’Haïti et de la Politique Nationale de Recherche en Santé. Une grande avancée pour
le pays surtout au moment où le laboratoire et la recherche deviennent incontournables dans le contexte d’urgence sanitaire
actuelle visant à lutter contre la pandémie COVID-19.
Nationale des Laboratoires d’Haïti, le nouveau Plan
Stratégique quinquennal pour le système des Laboratoires et
les Plans de Qualité et de Formation pour les laboratoires
médicaux en Haïti.
Les partenaires du projet lors du lancement de la Politique
Nationale de Recherche en Santé le 21 janvier 2020, dernier
évènement médiatique de SPHaïtiLab.
Financé par la Commission européenne et la Fondation
Mérieux, SPHaïtiLab a fait partie des huit projets du
Programme « Appui aux Instituts de Santé Publique » de la
Commission européenne mis en œuvre au Bangladesh,
Burundi, RDC, Kenya, Laos, Myanmar, Ouganda et Haïti.
En Haïti, le projet a démarré en janvier 2015. Il est piloté par
quatre partenaires : le Ministère de la Santé Publique et de la
Population d’Haïti (MSPP) à travers sa Direction
d’Épidémiologie, des Laboratoire et de la Recherche (DELR)
et son Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), le
Groupe Haïtien d’Etude du Sarcome de Kaposi et des
Infections Opportunistes (GHESKIO), l’Institut Africain de
Santé Publique (IASP) au Burkina Faso et la Fondation
Mérieux en France qui finance aussi le projet à hauteur de
20%.
Le principal objectif de SPHaïtiLab est de renforcer la
capacité de prise de décision stratégique du MSPP et le
développement du système de laboratoires en Haïti pour
permettre l’amélioration de la santé de la population.
SPHaïtiLab a enregistré des acquis considérables même si
plusieurs évènements extérieurs au projet ont retardé et
affecté son avancement : instabilité politique, cyclone,
manifestations, grèves, pays lock et enfin la pandémie
Coronavirus.
En dépit de toutes ces difficultés, il a été constaté que 84%
des objectifs du projet ont pu être atteints, suite à l’analyse
des indicateurs du projet lors de son évaluation finale externe.
« Nous avons particulièrement apprécié la continuité du
projet malgré un contexte difficile et la qualité/rigueur des
documents produits, tant sur les « outputs » (Politique
Nationale de Laboratoire, Politique Nationale de Recherche
en Santé) que sur le reporting programmatique et financier. »,
peut-on lire dans la conclusion du rapport d’évaluation finale
du projet réalisé par Ecosan Consulting.
En effet, des outils importants au développement du
laboratoire ont été produits. Citons notamment : l’analyse de
la situation de trente laboratoires de biologie médicale en
Haïti, l’évaluation du Plan Stratégique quinquennal 20102015 du Réseau National des Laboratoires, la Politique
Côté recherche, les Centres GHESKIO ont pu mener une
étude pilote sur la Tuberculose Multi Résistante (MDR-TB)
de 2016 à 2018 à travers cinq sites. Au total, 3 028 cas ont
été enrôlés, dont 81 cas de TB résistante à la rifampicine soit
2,6%. Cette recherche a servi de base aux autorités du
Ministère dans le cadre de l’élaboration d’un nouvel
algorithme de prise en charge de la tuberculose en Haïti.
Parallèlement, sous le leadership de la DELR, une « Politique
Nationale de Recherche en Santé » a été élaborée de concert
avec plus d’une vingtaine d’institutions de recherche et
universités, locales et internationales. Ce document donne
les orientations stratégiques du Ministère pour le
développement du secteur de la recherche en santé dans le
pays. La PNRS a été accompagnée d’un Guide de recherche
à destination des acteurs nationaux et internationaux
souhaitant intervenir sur la Recherche en Santé en Haïti.
Le projet SPHaïtiLab a permis aussi de renforcer les
compétences des professionnels du MSPP, notamment du
personnel du LNSP et du Réseau National des Laboratoires
par un grand nombre de formations sur des sujets variés. De
2015 à mars 2020, plus de 50 séances de formation et plus
de mille places de formations ont été recensées. En outre, un
cadre du MSPP a bénéficié d’un master Professionnel de
Santé Publique à l’Institut Africain de Santé Publique (IASP)
au Burkina Faso grâce à la coopération Sud-Sud existant dans
ce projet.
Lors de la dernière rencontre annuelle du Comité de Pilotage
International de SPHaïtiLab les 18 et 19 mars dernier, pour
faire le bilan de ces 5 ans et trois mois, le Directeur du LNSP,
Dr Jacques Boncy, s’est montré satisfait. Dr Boncy affirme
qu’à la fin de cette expérience, le pays pourra être doté d’un
système de laboratoire fonctionnel et efficace non seulement
pour le diagnostic mais aussi pour la santé publique.
« Au moment où nous vivons une crise mondiale à cause de
la pandémie Covid-19, nous pouvons voir l’importance du
laboratoire. Nous pouvons constater comment les diagnostics
et la surveillance sont importants. Je crois que nous ne
retournerons plus jamais en arrière à l’époque où l’on
négligeait le laboratoire. On doit résolument utiliser les
données biomédicales pour guider les actions », a affirmé le
Directeur du LNSP.
Après 5 ans et trois mois du projet, l’un des satisfecit des
partenaires de SPHaïtiLab est que de nouvelles orientations
ont été données à ceux qui vont continuer le travail
d’amélioration du système de santé haïtien ; grâce à
l’élaboration de documents stratégiques tant pour le
laboratoire que pour la recherche.
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LES ACTIVITÉS EN CHIFFRE
Le LabBook transféré au centre médico-social de Petite Place Cazeau
Le LabBook, un logiciel informatique de gestion de données de laboratoire, a été introduit au Centre médico-social de Petit
Place Cazeau ce mois de Janvier. Ce logiciel open source avait fait l’objet d’une étude pilote à l’Hôpital Universitaire de la
Paix (HUP) depuis octobre 2018. Après son évaluation en septembre 2019, les partenaires avaient conclu de mettre en place
le LabBook dans un deuxième laboratoire clinique de petite taille pour un nouveau pilote dans un contexte différent.
Un accord de principe a été signé entre le LNSP et le Centre médicosocial de Petite Place Cazeau pour utiliser le logiciel LabBook comme
système de gestion de données dans le laboratoire de cette institution
pour un temps indéterminé.
Le laboratoire du Centre médico-social de Petite Place Cazeau est un
laboratoire médical qui comprend deux salles dans lesquelles
s'effectuent tous les tests de Chimie, d'hématologie et de microbiologie.
Il comporte aussi une zone propre à l'intérieur (un bureau) pour les
travaux post analytiques. Le personnel du laboratoire est composé
d’une technicienne supérieure (la responsable) et de trois techniciens
de ligne.
L’introduction de ce SIGL dans ce nouveau laboratoire doit renforcer
la qualité des services. Il va permettre aux utilisateurs de faire en temps
réel l’enregistrement et la facturation des analyses, la collecte
d’informations cliniques, la saisie des données, la validation technique
et biologique des résultats, l’impression des résultats, l’archivage des données et enfin le rapport épidémiologique », a expliqué
l’agent SIGL du LNSP M. Makenley Moïse.
L'objectif de cette expérience est de voir, d'une part, si le LabBook est bien adapté à ce laboratoire, et d'autre part, de l’améliorer en
vue de l’étendre dans d'autres laboratoires du même profil. Ce logiciel est créé en 2011 par la Fondation Mérieux à travers le projet
RESAOLAB, Réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires de biologie médicale. Le LabBook est un système très simple à utiliser,
il est open source (gratuit). Il utilise comme système d’exploitation l’Ubuntu.. Internet n’est pas nécessaire pour son bon
fonctionnement.
Les premiers pays à utiliser le LabBook étaient le Burkina Faso, le Sénégal et le Mali. Haïti est devenue bénéficiaire de ce SIGL à
travers le projet SPHaïtiLab.
LES ÉVÈNEMENTS CLÉS
21 avril 2020
26 avril au 2 mai 2020
Réunion zoom entre le LNSP, la DELR et les centres GHESKIO sur le testing et suivi
épidémiologique des cas de Covid-19.
Célébration de la semaine internationale des professionnels de laboratoire autour du thème « Le
laboratoire médical, l’œil de la médecine moderne »
QUOI DE NEUF AU LNSP
Les employés du trimestre :
Compliments au Service de biologie Moléculaire, au Service
de Surveillance épidémiologique ainsi qu’au staff de la
réception du LNSP qui sont mobilisés 7 jours sur 7 dans le
cadre de la détection du nouveau coronavirus en Haïti.
Des félicitations vont également à l’Unité de Coordination et
de Logistique (UCL) qui coordonne le Réseau National de
Transport d’Echantillons (RNTE) chargé de transporter des
échantillons notamment les échantillons suspects de Covid-19
à travers les dix départements du pays pour les amener au
LNSP.
Nouveaux venus :
Le LNSP a accueillie deux nouveaux employés pendant ce
trimestre. Il s’agit de Mme Marie Yvrose Delinaud,
Responsable des Ressources Humaines et Mme Yves Yasmine
Charite, Gestionnaire de flotte au Service généraux Nous leur
souhaitons la bienvenue !
REMERCIEMENTS
Chargée de publication : Marie Ludie Monfort Paul
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