(2013) Commune of Pétion-Ville: Territorial Diagnostic
Summary — A 2013 territorial diagnostic for Pétion-Ville prepared under a housing and neighborhood reconstruction support programme. It inventories geography, history, physical environment, population, housing, infrastructure, services, economy, earthquake impacts, municipal governance, territorial management and investment projects.
Key Findings
- Provides a commune-level territorial diagnostic for Pétion-Ville, a metropolitan commune otherwise missing from the territorial planning record.
- Frames the diagnostic as an input for planning land management, urbanization, environment and municipal strategy.
- Covers housing, infrastructure, public services, economy, earthquake impacts, governance and investment projects.
- Should be treated as a diagnostic input, not as a complete PCD.
Full Description
This document is not a full communal development plan, but it is an important planning input for Pétion-Ville, one of the metropolitan communes missing from the territorial-plan series. It defines a territorial diagnostic as a stocktaking tool for identifying problems, strengths, weaknesses, population expectations and economic, environmental and social stakes. The chapters cover the commune's geographic situation, administrative divisions, historical development, natural and built environment, population, housing, infrastructure networks, public services, economy and employment, earthquake impacts, legal and institutional framework, municipal autonomy and finances, other institutional actors, territorial-management strategy and investment projects. It closes with a SWOT-style balance sheet, planning stakes and proposed solution paths.
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g
REPUBLIQUE D'HAITI
Commune de Pétion-Ville
Diagnostic Territorial
Programme d'Appui à la Reconstruction du Logement et des Quartiers
Composante 3 Centre d'Appui Municipaux et Communautaires
1
Ministère de l'Intérieur
et des Collectivités Territoriales
2
Sommaire
A. Brève introduction / Mise en contexte :
I.
Situation et données géographiques
Localisation et situation dans le milieu environnant
Découpage territorial
II.
Historique
Emergence
Evolution dans le temps
Sites et des biens patrimoniaux
III.
Cadre physique et Environnemental
Milieu physique
o caractéristiques biophysiques et géomorphologiques
o hydrographie / hydrologie
o climat et pluviométrie
o Environnement
o Risques naturels et anthropiques…
Autres caractéristiques physiques
o Occupation du sol
IV.
Population
Répartition de la population
Aspects anthropologiques et sociologiques : culture/ société
Patrimoine immatériel
V.
Habitat
Typologie des quartiers / Logements
o Densité à l’ha.
o Tenure foncière
o Etat des lieux du bâti
Infrastructures et Réseaux
o Réseau viaire
3
VI.
VII.
VIII.
o Réseau électrique et éclairage public
o Adduction et alimentation en eau potable
o Evacuation des eaux usées et drainage des eaux pluviales
o Système de ramassage des déchets et gestion des déchets
o Transport et communications
Services
o Equipements éducatifs
o Equipements de santé
o Espaces publics
o Services administratifs généraux de l’Etat
o Equipements sociaux, culturels, sportifs et de loisirs
Economie et Emploi
Activités économiques formel et flux d’échanges commerciaux
Economie informelle
Impacts du séisme dans la commune
Victimes
Dommages matériels et Débris
Conséquences générales : Impacts sur la fiscalité
Cadre Légal et Institutionnel
A. Autonomie et Gouvernance municipale
o Structure organisationnelle / Gestion municipale
o Budget et Finances publiques
o Finances locales et Fiscalité
B. Autres Acteurs institutionnels:
o Bailleurs
o ONG
o Agences Internationales…
C. Cadre stratégique de la gestion du territoire
o Situation Aménagement du territoire et Gestion urbaine/ Politiques
publiques
D. Projets d’investissements
o Données générales
4
o Etat des lieux de la reconstruction (attentes et projets)
IX- Bilan : Forces / Faiblesses / Opportunités / Menaces
Brève explication du concept
Analyse sectorielle
X. Enjeux d’Aménagement et Défis
B. Conclusion : Pistes de Solutions
C. Annexes
5
Brève introduction / Mise en contexte :
Le diagnostic territorial est un « état des lieux » qui recense sur un territoire déterminé, les
problèmes, les forces et les faiblesses, les attentes de la population, les enjeux économiques,
environnementaux et sociaux. Il fournit des explications sur l’évolution du passé et des
appréciations sur l’évolution future. Le diagnostic de la commune de Pétion-ville n’est pas une
fin en soi, mais un outil qui permet aux dirigeants de la commune de planifier l’aménagement
du territoire, et de développer des stratégies en vue de résoudre les multiples problèmes que
confronte la commune sur le plan d’urbanisation, de l’environnement, de la population, etc.
Ces problèmes sont cruciaux et méritent des solutions durables. Le décret-loi de 1982 a tenté
de donner une certaine autonomie financière à la commune afin de permettre aux dirigeants
de faire face à leurs attributions, depuis, ils n’ont jamais emboité le pas alors que les exigences
grandissent de jour en jour. Notre travail ne vise pas à critiquer les dirigeants du passé et ceux
d’aujourd’hui mais de travailler de concert avec ces derniers, sur la façon qu’ils peuvent
résoudre les problèmes du moment, tout en développant leur potentiel économique, financier
et en aménageant le territoire, tout en suivant les conseils proposés dans notre diagnostic en
vue de sauver ce qui reste encore dans la commune qui était autrefois une zone de villégiature
pour les gens de Port-au-Prince. Ainsi, un publiciste disait ceci : « nous sommes responsables de
notre environnement donc ensemble nous devons changer les choses ». Et nous autres nous
dirions : « Nous sommes chacun responsables du développement de notre commune et
ensemble nous pouvons changer sa situation. »
6
I.
Situation et données géographiques
Localisation et situation dans le milieu environnant
Pétion-Ville est une commune montagneuse de 165,49Km2 de superficie avec une altitude
moyenne de 400 mètres. Située à 180 31’ 01’’ Nord et 720 16’59’’Ouest, elle se trouve dans le
département de l’Ouest et représente la 5e commune de l’arrondissement de Port-au-Prince. La
commune est placée à 8Kms environ de la Capitale d’Haïti et est limitrophe de 6 communes :
1. Carrefour, à l’ouest.
2. Croix-des-Bouquets, au sud et à l’est.
3. Delmas, au nord
4. Kenscoff, au sud
5. Port-au-Prince, au nord et à l’ouest.
6. Tabarre, au nord.
Les habitants de cette commune dont le Saint Patron est : St Pierre sont connus sous le nom
de : Pétionvillois, Pétionvilloise.
Carte de Découpage Administrative/ Communes limitrophes
7
Découpage territorial
Pétion-Ville fut élevée au rang de commune en 1831. Elle est subdivisée en cinq (5) Sections
communales: 2e Section Aux Cadets, 7e Section Bellevue-Chardonière, 4e Section Bellevue La
Montagne, 1e Section Montagne Noire, 3e Section Etang –du-Jonc et 62 localités, 46 habitations
et le quartier de Thomassin se trouvant dans la 1e Section Montagne Noire.
Carte des Limites Administratives/ Sections Communales
II.
Historique
Emergence
Connue autrefois sous le nom de « La coupe charbonnière » à cause de la production intensive
du charbon de bois dans la zone, Pétion-ville a été fondée par Jean Pierre Boyer 27 ans après
la proclamation de l’indépendance en reconnaissance à Alexandre Pétion auquel il a succédé,
d’où vient le nom de cette ville. La ville était appelée à jouer le rôle de Capitale du pays pour
échapper à de probables attaques maritimes françaises. Nombreux sont les chefs d’Etat qui ont
apporté une touche particulière à cette commune. Salomon fit installer un système d’adduction
d’eau potable, Borno effectua l’asphaltage de la rue Grégoire, Vincent fit électrifier les rues et
construire la place des Armes (Place Saint Pierre). Estimé entreprit la construction de
l’autoroute de Delmas reliant Chancerelles à Pétion-Ville et François Duvalier le Lycée National.
8
Evolution dans le temps
Pétion-Ville, jusqu’aux années 1920, était à la fois un petit centre de services pour l’hinterland
rural de l’Est de Port-au-Prince et une zone de villégiature pour les Port-au-Princiens au
moment de la canicule. La construction de la route de Bourdon qui relie Port-au-Prince à
Pétion-Ville va en faire une banlieue résidentielle pour les familles fortunées de la Capitale.
Dans les milieux des années 1970, la ville va devenir une zone résidentielle à part entière avec
une trame et des infrastructures définies. La commune réputée comme étant une zone
résidentielle bourgeoise connaitra une mutation renforcée par les conflits politiques et le
séisme en zone commerciale car elle sera l’objet de diverses installations commerciales en
quête d’un lieu alternatif au Centre-Ville de Port-au-Prince complètement détruite.
Sites et des biens patrimoniaux
Juste après la guerre de l’indépendance, l’Empereur Dessalines fit construire à Bellevue La
Montagne dans les hauteurs de Pétion-Ville les forts Jacques et Alexandre pour assurer la
défense de la partie occidentale du pays dans le cas d’un éventuel retour des Français sur l’Ile
Caraïbe après l’indépendance. Ces deux forts ainsi que les deux places : Boyer et St Pierre à
présent rentrent dans le patrimoine culturel de la commune. Il est aussi important de signaler la
présence de plusieurs constructions d’une architecture particulière, des fois coloniale ou
Gingerbread et aussi des églises qui sont devenues de véritables emblématiques pour la
commune par leur construction, leur histoire et même leur fête patronale.
Place Boyer
Place St Pierre
Eglise St Pierre
Eglise St Jean Bosco
9
Anciennes Maisons Architecture rappelant le Gingerbread
III.
Architecture coloniale
Cadre physique et Environnemental
Milieu physique
o Caractéristiques biophysiques et géomorphologiques
La commune de Pétion-Ville est dominé par des massifs rocheux résiduels le plus souvent arides
pour certains et recouverts d’une couche superficielle de terrain cultivable pour d’autres. Elle
épouse un relief particulièrement mouvementé regroupant des petits plateaux, des vallons et
des régions escarpées avec des pentes accusant des fois une déclivité qui varie de 10 à 70 %.
C'est l'une des régions les plus abruptes du pays dont le pH varie entre 7 et 8.5. Elle correspond
à un anticlinal ou synclinal constitué par la plaine du Cul-de-Sac très complexe au pied du massif
de la Selle constitué de formations crétacées volcaniques (Basaltes et Andésites) associées à
des Roches sédimentaires (R. détritiques et calcaires) et des dépôts paléocènes, surtout
éocènes sédimentaires à dominance calcaire. Le broyage (mylonitisation) des calcaires de la
région produit un matériau meuble qui constitue le sable Laboule et qui s'est produit à la faveur
de plusieurs phases tectoniques qui ont affecté la région depuis le tertiaire.
10
o Hydrographie / hydrologie
Le réseau hydrographique de la commune est constitué par :
des ravines: ravine de Laboule et ravine de Tête de l'eau (la partie Est du Morne l'Hôpital
à moins de 200 m du captage de la source de Tête de l’eau)
des rivières: Rivière Froide (ses affluents: Rivière Redoute, la Ravine Feça, la ravine
Dérivière), Rivière Grise et Rivière Froide et Rivière Boucan
Avec l’exploitation anarchique des carrières et la coupe intensive des arbres dans
certaines zones, ces ravines sont dépourvues d’eau durant la période de sécheresse,
autrement dit l’eau y existe de manière partielle à certaine époque de l’année telles : La
rivière froide dans la zone d’Etang du Jong et la rivière redoute dans la zone d’Aux
Cadets. Il faut aussi signaler que certaines sources ont un débit très puissant ce qui a
permis d’alimenter en eau certaines localités, telles la source Doco et celle de Tête
d’eau, la source Millet et la source Métivier qui ont permis d’alimenter le centre de
Pétion-ville, la zone de Académie, Cagreau et Métivier.
Carte du Réseau Hydrologique
11
o Climat et pluviométrie
La commune bénéficie d’un climat modéré caractérisé par une alternance de saisons pluvieuses
et de saisons plus ou moins sèches. La température moyenne varie de 22 à 25 °C diminuant de
0,75 °C par 100 mètres d'élévation et la pluviométrie annuelle de la commune est de 1400-1600
mm.
o Environnement
Pétion-Ville est constituée de 2 aires agro-écologiques: les rendzines pour les calcaires
(Pétion-ville jusqu'à Laboule) et Les sols fersialliques ou ferralitiques pour les roches
volcaniques (produisant les crêtes étroites aux pentes ravinées découpées par des vallées à
profil en V). Les types de sols de la région sont: Argileux (latéritique rouge et verdâtre) pour
certains, sablonneux, meubles et fertileux pour d’autres. La commune étant montagneuse en
grande partie possède une vue panoramique magnifique sur Port-au-Prince, le bord de mer et
une partie de la Plaine agricole.
Parlant d’écosystème, on recense cinq pour la commune d'après Woolley (97), mais les trois qui
font de la commune une commune unique demeurent:
1- Un écosystème urbain (de la place St-Pierre à carrefour Laboule)
2- Un écosystème de montagne humide (de carrefour Laboule et aboutit à Tomassin)
3- Un écosystème de montagne très humide (Tomassin pour se terminer Kenscoff)
Carte Agro écologique
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o Risques naturels et anthropiques
La commune de Pétion-ville de part sa configuration géographique faisant d’elle une commune
montagneuse en grande partie, est exposée à des risques naturels très élevés, telles que :
Les inondations dans la zone de Petit troupeau sur la route de Pernier, de Feça dans la
zone d’Etang du Jong
Des vents violents dans les périodes cycloniques dans la région d’Aux Cadets, de Gros
Jean.
Des glissements de terrain, des sécheresses et tant d’autres risques sont répertoriés
selon ce tableau ci-dessous.
De plus une partie de la commune se trouve dans une zone à haut risque sismique : « la
faille de Laboule » qui part de Pétion-Ville jusqu’à Tiburon.
Éboulement de terrain à Fessard
3eme section communal Etang du Jong
Exploitation anarchique de carrière de sable
à Laboule
Tableau de risques naturels et anthropiques
Menaces
Zones les plus exposées
Observations
Intensit
fréquence
des
menaces
Degré
de
vulnéra
bilité
Niveau
de
risque
1.
Naurelles
Tempête
Cyclones tropicaux
Séismes
Inondation
Sécheresse
Glissement de terrain
Désertification
Toutes
Toutes
Toutes
Zones inondables
Zones agricoles
Les pentes élevées
Les sols nus
Vent inf, à 117km/hr.
Vent sup. à 118 km/hr
Plus sévères près des failles
Près des rivières et ravines
Perturbation du cycle de l’eau
Éboulements, solifluxion
Déboisement, érosion
E
E
E
E
F
M
F
E
E
E
E
M
E
F
E
E
E
E
F
E
F
2.
Anthropiques
Pollutions (Air- EauSol…)
Épidémies
Émeutes
Incendies
Accidents divers.
Zones agricoles et
industrielles
Toutes
En milieu urbain
Dans les forêts et villes
Carrières de sable et
route de Laboule
Engrais- déchets- eaux uséesmétaux lourds etc
Les maladies évitables
Famines, troubles politiques
Parfois d’origine naturelle
Véhicules lourds
M
E
M
M
M
F
E
M
M
M
E
M
M
M
E
13
Légende : E= Elevé, M= Moyen, F= Faible
Autres caractéristiques physiques
o Occupation du sol
Les végétations dans la commune varient par endroits et catégorisées en 3 strates en
considérant la taille et l'âge des espèces:
1. La strate arborée est dominée par les essences fruitières (abricotiers, corossoliers,
chadéquiers, avocatiers, arbres véritables...) et les espèces forestières (casuarina,
amandier, pins, flamboyants).
2. La strate arbustive dans certains milieux est dominée par le café.
3. La strate herbacée est représentée par les cultures surtout maraîchères: maïs, choux,
laitue, betterave, tomate, haricot et cresson. Parfois les cultivateurs pratiquent ce qu'on
appelle la rotation culturale ou des associations de cultures sur une même parcelle
surtout dans les hauteurs.
Carte de l’Occupation du Sol
IV. Population
Répartition de la population
La population totale de la commune est estimée en 2012 à 359615 habitants pour une
superficie de 165.49Km2 soit une densité moyenne de 2172 h/km2. La population urbaine est
de 320789 habitants soit 89.20% de la population totale tandis que la population rurale de
14
38826 habitants soit qui représente que 10.80%. La taille de personnes est 4.5 personnes par
ménage.
Zones
Superfici
Km2
En
Population
habitants
Densité
habitants/km2
5e Chadonnière
32,97
229899
6973
4e Bellevue La montagne
35,94
13192
367
1e Montagne Noire
12,95
22693
1752
2e Aux Cadets
49,16
2215
45
34,47
91616
2107
165.49
359615
2172
3e Etang Du jonc
Totale
Aspects anthropologiques et sociologiques : culture/ société
Contrairement aux autres communes où le taux de croissance urbaine est de niveau modéré,
Pétion-Ville est l’une des communes de l’aire Métropolitaine à côté de Port-au-Prince, de
Carrefour et de Delmas, où le taux d’urbanisation est supérieur ou égal à 70%. En effet, cette
dernière constitue un défi majeur pour les autorités municipales et nationales qui, compte tenu
les faiblesses structurelles, se trouve prise entre l’enclume de demandes sociales pressantes et
le marteau des ressources limitées avec une population qui réclame sa part du gâteau urbain.
De 1982 à 2003, Pétion-ville connait un rythme de croissance dont les facteurs explicatifs sont
l’accroissement de la population des ménages par l’augmentation du taux de naissance, la
concentration des services et des emplois mais aussi un apport important de migrants, suite
aux vagues migratoires successives1. On a du même coup constaté une augmentation de la
population urbaine au détriment de celle de la campagne
1
Exode rural ou flux de migratoire interurbain
15
Présentation des facteurs
1e Un accroissement de la zone urbaine dans la commune, en effet, les zones réservées
autrefois pour la culture se transforment aujourd’hui en de vastes habitats dont certains
sont pour la plupart anarchiques et dépourvus de toute norme d’urbanisme.
2e Une migration massive de la population rurale vers la zone urbaine en quête de
service.
De nos jours, à l’aire du développement technologique où la communication s’impose de plus
en plus, l’électricité devient une nécessité pour ne pas dire indispensable, la majorité des
sections communales sont dépourvues d’énergie électrique, d’infrastructures sanitaires,
scolaires et d’autres services, ceci génère une migration interne de la population vivant en
milieu rural vers le milieu urbain avoisinant le centre-ville de la commune.
3e L’âge de la fécondité est plus bas en milieu urbain qu’en milieu rural
Une fois arrivés dans la zone urbaine, certains jeunes éloignés de leurs parents se livrent à la
prostitution, au trafic et à la consommation de drogues. D’autres, à a la recherche de gain facile
pour subvenir à leurs besoins intègrent des réseaux de banditisme où ils se font vite repérés par
la police. Ces jeunes sont ainsi à la merci de toutes les récupérations : La grossesse précoce, la
vulnérabilité sociale, une vie de débauche, sans repères ni encadrement
16
250000
Nombre d'habitants
200000
150000
Population
100000
50000
0
5e Chado nniere
4e B ellevue La
M o ntagne
1e M o ntagne
No ire
2e A ux Cadets
3e Etang Du
Jo nc
Carte de la densité de la population
17
Patrimoine immatériel
Pétion-ville comme la plupart des autres communes du pays est en train de connaitre une crise
d’identité et de traditions sociales. Les rencontres, les sorties, les clubs de jeunes, les journées
récré-sportives, les visites éducatives se font de plus en plus rares de nos jours car les gens se
donnent corps et âmes à la recherche de moyen de survie au détriment de diverses activités
sociales. Mais ceci n’empêche pas que Pétion-Ville est le lieu de plusieurs activités
socioculturelles puisées dans leur tradition et leur coutume telles que le Carnaval, Fête
patronale, Fête du Drapeau etc. Divers de ces activités sont coordonnés, sponsorisés, organisés
ou appuyés par la Mairie.
Festivité à Place St Pierre
Carnaval à Pétion-Ville
Journée des Femmes
Francophonie/ Gaetan Group
Fête du Drapeau
Capella brésilien à Place Boyer Peinture de femmes prisonnières
Secouristes à Pétion-Ville
Fête patronale de Désermithe
18
V.
Habitat
Typologie des quartiers / Logements
o Densité à l’ha.
Les conséquences des divers flux migratoires produisent des mutations démographiques importantes et
des changements intervenant dans la fonction de la ville, on observe :
a) Un clivage socio-économique grandissant entre les différentes couches de la population qui se
manifeste tant de l’habitat que dans la dynamique économique.
b) Une sur densification, paupérisation et dégradation de certains quartiers de la trame urbaine
originale, particulièrement dans le polygone défini par le périmètre du marché public et son
rayonnement due à une densité non organisée et non répartie uniformément sur l’ensemble
des communes.
c) Des vagues successives de migration à l’intérieur de l’espace urbain entraine une accentuation
des quartiers précaires et un déplacement des catégories à revenu élevé vers la périphérie de:
Frères, Péguy-Ville, Morne Calvaire, Montagne Noire visant principalement les hauteurs.
Comme conséquence, les deux dernières décennies se caractérisent par un désordre de plus en plus
marqué de l’espace urbain et une présence grandissante du secteur informel tant au niveau des activités
économiques que dans l’habitat. Ce qui conduit à une forme de réintégration de l’espace urbain suivant
laquelle les groupes défavorisés à la recherche d’emplois et/ou de marchés s’installent à proximité des
quartiers habités.
Carte de la densité de l’Habitat à Pétion-Ville
19
o Tenure foncière
L’histoire du domaine foncier non seulement à Pétion-Ville mais en Haïti est de nature
complexe car elle commence avec la répartition des terres au lendemain de l’Indépendance par
les soldats haïtiens. Cette terre est héritée des colons français qui eux-mêmes l’ont pris des
indiens qu’ils ont exterminés. Depuis 1804, le domaine foncier a tendance à être divisé ou
regroupé en 4 grandes périodes:
a) Celle qui va de 1804 à 1843
Au cours de cette période, il a été constaté que les biens du domaine foncier ont été
l’objet d’un partage entre les militaires et les proches du gouvernement; et de quelques
ventes occasionnelles.
b) Celle qui va de 1843 à 1915
En théorie au cours de cette période, les petits exploitants agricoles n’étaient pas exclus
de l’accession à la propriété foncière, mais dans les faits les difficultés se multiplièrent
contre eux.
c) Celle qui va de 1915 à 1946
Cette période de l’histoire du domaine foncier en Haïti est surtout marquée par
l’installation des compagnies Nord américaines sur de vastes étendues de terres :
(HASCO) dans le département de l’ouest ; MC Donald dans le département de
l’Artibonite ; Fort Dauphin dans le département du Nord
d) Celle qui va de 1946 à nos jours
Curieusement au lendemain de 1946 et jusqu’aux environs des années « 1975 », il y a eu
en apparence une volonté de faciliter l’accès du petit exploitant agricole à la propriété
foncière.
Ainsi la Commune de Pétion-Ville ne fut pas exempt des conséquences foncières de ces grandes
périodes. Mais de manière particulière, la commune se trouvant dans une zone montagneuse
possède par endroits des zones forestiers et des flancs de mornes boisés à protéger qui
constituent le poumon même de l’Ouest. De ce fait des organisations et/ou cadres
administratifs étatiques sont établis pour protéger ces endroits tel fut le cas du morne l’Hôpital
et de la vallée de Bourdon, de Vétivier et de Maillaman, du morne de Canapé Vert et de
Malirque. Parmi eux on peut citer : Organisme de Surveillance pour l’Aménagement du Morne
de l’Hôpital (O.S.A.H.M.), des agents forestiers du Ministère de l’Environnement, … mais malgré
ces efforts cela n’empêche pas que ces zones sont aujourd’hui l’objet de véritables bidonvilles
en hauteur où chacun s’approprie d’une parcelle par s’y construit graduellement une
construction qui se renforce avec l’absence d’un cadre foncier fort pris en charge par l’état. Et
ce problème foncier continue à se faire sentir aux endroits où des accès publics tels routes
commencent à être mis en œuvre comme à Tunnel, Meyotte, Doco, Cargo, Diègue, Girardo,
Duplan pour ne citer que ça.
Ce problème foncier est très critique car au niveau de la Municipalité à longueur de la journée,
des résolutions de conflits de titres de propriété sont sollicitées par la société civile visant assez
20
souvent deux personnes ou divers groupes de personnes ayant chacun des titres de propriété
valable de part et d’autre.
o Etat des lieux du bâti
La majorité des quartiers sont en pente et se trouvent sur des montagnes basses et collines
intermédiaires. La couverture végétale existante cède malheureusement sa place à des constructions
dont certains sont pour la plupart anarchiques et constituent une menace imminente pour
l’environnement. Les quartiers reconnus pour être des quartiers résidentiels renommés et nobles
comme Belvil, Grenier, Juvénat, Vivy Mitchell, Laboule, Thomassin … subissent une prolifération
anarchique dans leur pourtour donnant lieu à des quartiers précaires parmi lesquels citons :
Girardeau, Pilipo, Bobin, Jalousie, Désermithe, Tunel, Bristou, Boulay, Cargo, Colette, Métivier, Les
ravines De Peguy-Ville, Jacquet Toto, Jacquet Tybulle, Nerette, Morne Hercule, Berthé.
Infrastructures et Réseaux
o Réseau viaire
Dans le centre-ville de Pétion-Ville la quasi totalité des rues sont asphaltées et ont une largeur
moyenne de 6 à 8 mètres. Les routes secondaires à travers les sections communales sont pour
la plupart en terre battue par contre les grands axes reliant les autres communes au centre-ville
sont pour la majorité asphaltés et entretenues. Beaucoup de trottoirs de la commune tout
comme plusieurs rues et quelques ponts sont en chantier. En ce qui a trait à l’entretien des
rues, la Municipalité établie : premièrement un corps d’assainissement par le biais de leur
service de voirie pour assurer la propreté des rues et deuxièmement une service de brigades
des rues BRICOR pour assurer la bonne utilisation des trottoirs.
21
Analyse des Rues du Centre-ville de Pétion-Ville
Nom de la rue
Longueur totale
Longueur
entretenue
Longueur en
terres battues
Pourcentage
non entretenue
Lambert
1593 mL
1593 mL
0 mL
0%
Rigaud
Goulard
Férand
Beaudières
Métellus
1458 mL
365 mL
1458 mL
365 mL
0 mL
0%
0%
318 mL
1139 mL
318 mL
1139 mL
505 mL
642 mL
1468 mL
786 mL
772 mL
540 mL
690 mL
420 mL
140 mL
430 mL
642 mL
1468 mL
786 mL
772 mL
540 mL
690 mL
420 mL
140 mL
1190 mL
1054 mL
505 mL
358 mL
180 mL
1190 mL
1054 mL
505 mL
358 mL
180 mL
1250 mL
516 mL
825 mL
1000 mL
930 mL
3165 mL
560 mL
965 mL
1250 mL
516 mL
825 mL
1000 mL
930 mL
1980 mL
560 mL
965 mL
de
Magny
Geffrard
Grégoire
Faubert
Clerveaux
Rébecca
Lamarre
Aubran
Raphael
Avenue
Panaméricaine
Dérénoncourt 1
Dérénoncourt 2
Gabart
Durand
Charlemagne
Péralte
Moise
Ogé
Darguin
Villatte
Chavannes
Pinchinat
Louvertures
0 mL
0 mL
0 mL
75 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
0 mL
1185 mL
0 mL
0 mL
0%
0%
14.85 %
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
37 %
0%
0%
22
o Réseau électrique et éclairage public
L’EDH alimente la commune par cinq (5) grands circuits de manière critique moins de 9hrs/jour
en moyenne. Le centre ville est alimenté directement par deux (2) circuits dont la capacité des
lignes est de: 7200V pour usage industriel et 240V pour l’usage domestique. Le reste de la
commune est alimenté par 3 autres circuits. Le réseau n’existe pas complètement dans toute la
commune, certaines localités inaccessibles n’ont pas d’électricité, telles: dans la 3e Section
d’Etang du Jonc, de la 1e Montagne Noire, et la 4e Bellevue La montagne et la 2e Aux Cadets
Tableau du réseau de l’Énergie/Électrification par section communale
Sections Communales
Energie/Electrification
1ere section Montagne
Noire
Existence de presque totale du réseau dans cette section, mais
certaines localités ont dépourvu d’électricité, elles utilisent :
Lampes à kérosène et de bougies
2ème section Aux Cadets
Lampe à kérosène et utilisation de bougies
Absence total du réseau de l’EDH dans cette section.
3ème section Etang Du jonc
Couverture partielle du réseau de l’EDH dans cette section, pour
le reste on utilise : Lampe à kérosène et de bougies
Existence d’électricité de manière informelle
4ème section Bellevue La
montagne
Pas de Lampes électriques, Couverture partielle de l’EDH,
Utilisation de lampes à kérosène
5e section Chadonnière
Existence de Lampes électriques
Existence du réseau de l’EDH
Panneaux solaires au niveau des camps
Lampe à kérosène dans certaines zones montagneuses
23
o Adduction et alimentation en eau potable
Le réseau est vieux de plus de 50 ans et nécessite une réhabilitation efficace. Il dessert une très
faible population dans le centre urbain 3 fois/semaine pour certains ou chaque 8 jours pour
d’autre. L’institution étatique responsable du réseau d’eau dans la commune est la Direction
Nationale d’Eau Potable et d’Assainissement DINEPA et elle regroupe dans son archive 9200
abonnés dont le nombre d’actifs est: 5521. Dans le centre urbain, 5 bouches d’incendies sont
fonctionnelles (les rues Métellus, Péguy-Ville, Tête de l’eau, Rébecca et Grégoire).
Ainsi pour pallier à cette faiblesse dans la distribution d’eau, la commune connait d’une
prolifération de kiosques d’eau (zone urbain), de fontaines, des pompes à eau et de puits (zone
rurale).
Une des captage de la source Métivier
Tableau du réseau de production d’Eau à Pétion-Ville
SOURCES
ELEVATION (m)
DEBIT (L/S)
Source Desplumes
500
11
Source Tête de L’eau
480
20
Réservoir Tête de L’eau
Réservoir Montana
Tunnel Millet
Réservoir (Millet) Plateau
d’Arme
VOLUME (m3)
664
1082.70
950
18,88
Bois
2733
Source Métivier
Source Doco
385
350
31
11
Tunnel Frères
225
25
24
o Evacuation des eaux usées et drainage des eaux pluviales
En parlant de la gestion de l’eau dans la commune, il importe de tenir compte non seulement
de la production mais aussi de l’évacuation des eaux usées et le drainage des eaux pluviales.
Ainsi dans la commune de Pétion-Ville, il existe deux méthodes d’évacuation de l’eau :
- Système unitaire et souterrain qui comprend un seul réseau d’égouts qui recueille les
eaux domestiques et pluviales et éventuellement industrielles et les acheminent aux
déversoirs à Port-au-Prince. À noter que ce système est très problématique car il
nécessite un entretien continu et pointu vu que ce réseau est dépassé par des eaux qui
contiennent des tout venant qui obstruent les égouts.
- Le système séparatif et en surface: il est constitué de deux conduites parallèles, l’une
était étant destiné à recevoir les eaux usées domestiques : les caniveaux et l’autre étant
destiné exclusivement à recevoir les eaux pluvieuses venant des flancs de montagnes
accompagnés des détritus de toutes sortes soient les exutoires naturels (ravines, rivières
etc.…).
o Système de ramassage des déchets et gestion des déchets
Pas de zone de décharge, la seule qui existe pour toute la zone métropolitaine se trouve dans la
commune de Cité Soleil à environ 20 Kms de Pétion-Ville soit Truttier et pour s’y rendre il faut
traverser au moins deux communes. Seulement deux (2) camions compresseurs opérationnels
sur trois, une pelle mécanique et les bras humains sont sous l’obédience de la voirie pour le
ramassage d’ordure. De ce fait, pour pallier à ce manquement, la mairie est contrainte de
solliciter l’assistance du SMCRS qui fait deux interventions par semaine dans la commune
exclusivement dans le centre urbain de Pétion ville, Thomassin et Frères. Les autres sections
communales, les bidonvilles inaccessibles sont livrés à eux mêmes et sont obligés de bruler les
déchets ou de les jeter dans les ravins de même que la majeure partie des marchés publics.
Certaines zones résidentielles et bureaux d’entreprises utilisent des compagnies privées de
sanitation et de ramassage d’ordures.
25
Trajet des déchets de la commune à Truttier
Tableau de déchets collectés dans la commune par SMCRS pour l’année 2012
ANNEE 2012 (MOIS)
QUANTITE EN M3
JANVIER
4409,48
FÉVRIER
5157,61
MARS
5536,37
AVRIL
5804,03
MAI
6108,86
JUIN
8292,11
JUILLET
8185,30
AOUT
7808,95
SEPTEMBRE
8930,03
OCTOBRE
3896,89
NOVEMBRE
3565,64
DÉCEMBRE
4481,07
TOTAL
72196,35
MOYENNE MENSUELLE
6016,36
26
o Transport et communications
Un nouveau plan de circulation est en œuvre dans la municipalité depuis le mois de
septembre 2013. Une gare routière municipale temporaire en terre battue est établie à
proximité du centre urbain de la commune et regroupent une vingtaine de stations. Le
Transport en commun est assuré par le secteur privé qui pour certaines zones qui se
regroupe en association. Le secteur public lui s’investit dans le transport des écoliers. Les
taxi-motos jusqu’à présent incontrôlable desservent en grandes parties la circulation
nocturne et on retrouve des stations informelles à chaque carrefour. À noter que dans le
secteur privé, des compagnies s’investissent également dans le transport parmi lesquelles
citons : Nick taxi, secom etc.
Dans la commune de Pétion-Ville, il existe:
Une douzaine de stations de radio (Radio One, Eclair, Superstar, Horizon 2000, Scoop, Soleil,
Antilles, Alléluia FM, RFM, Univers FM, MBC et Signal FM)
8 chaines de télévision (Télé Eclair, Superstar, Scoop, Soleil, Lumière, Canal Bleu, Chaine 32,
Antilles)
Des bureaux de poste: La Poste (pour le secteur public), DHL et Index Fedex (pour le secteur
privé)
Des bureaux des deux compagnies de Téléphone et d’internet mobile (NATCOM et
DIGICEL).
Des compagnies de service d’abonnement d’internet et d’éthernet: Access Haiti, Hainet
sans compter les 71 cybercafés et centres d’appel international.
Des compagnies de service d’abonnement des chaines de télévision par satellite: New TV,
Canal Sat, TIPS, SKY 1, Direct TV, DSS.
Un journal hebdomadaire écrit: Le Matin etc.
Services
Les équipements de service appartiennent en grande partie aux secteurs privés et se retrouvent
dans la zone urbaine particulièrement dans la 7e section Bellevue Chadonnière et sont rares
27
dans la zone rurale, ce qui crée un besoin de services, un exode massif vers le centre urbain ce
qui a comme conséquences une augmentation des bidonvilles et de la population urbaine au
détriment de la population rurale d’où une nécessité pour l’Etat d’implanter des services
minimum en milieu rural s’il veut palier aux problèmes dans les villes.
o Equipements éducatifs (alphabétisation inclus)
Deux (2) établissements scolaires publics : Le Lycée nationale de Pétion-Ville et l’Ecole
Nationale de Frères proposent l’enseignement primaire et secondaire dans la commune. Par
ailleurs, il est à constater que la grande majorité des écoles se trouvent dans la zone urbaine
(ce qui est compréhensible car une grande portion de la population de la commune s’y trouve
concentrée quoique la proportion de d’infrastructures scolaires par section communale) et se
sont regroupées sur les axes routiers ce qui y donne des embouteillages monstres, alors qu’en
milieu rural il n’existe que 4 Ecoles de 2e cycle fondamental, peu d’écoles de 1e cycle. En milieu
rural, l’âge de la scolarisation n’est pas respecté. On enregistre beaucoup de surâgés dans les
classes.
Tableau représentant les infrastructures scolaires dans la commune
Niveau d’étude dans les écoles
1e et 2e Cycle Fondamental
3e Cycle fondamental
Zone Urbaine
169
153
Zone Rurale
76
4
Total
245
157
Total
322
80
402
Carte des Écoles de Pétion-Ville
28
o Equipements de santé
Dans la commune de Pétion-Ville, on recense :
Au total quatre vingt douze (92) établissements sanitaires appartenant majoritairement
au secteur privé sont recensés dans la commune.
Dispensaires : 65
Infrastructures sanitaires publiques (centre de santé, hôpital, dispensaire) : 2
Infrastructures privées: 22
Hôpital mixte : 1
53 cliniques, 5 dispensaires, 21 centres de santé et 6 autres
Personnel médical: 468 dont 182 médecins et 129 infirmières
Tableau représentant les infrastructures sanitaires dans la commune
Types d’établissements sanitaires
Quantité Privé
Publique
Mixte
Etablissement avec lits
Hôpitaux
6
4
1
1
6
Dispensaires
2
2
0
0
0
Centre de santé
19
18
1
0
0
Cliniques divers
65
65
0
0
0
Total
92
89
2
1
6
Carte des Infrastructures Sanitaires à Pétion-Ville
29
o
Espaces publics
o Services administratifs généraux de l’Etat
Dans la commune de Pétion-Ville, on trouve la majorité des services déconcentrés de l’État. Ils
sont tous regroupés dans la zone urbaine, et fonctionnent avec un personnel restreint qui
desserve toute la population de la commune et celles des communes avoisinantes pour
quelques uns des services. Quant aux sections communales, elles en sont dépourvues. La
population rurale est obligée de se rendre au centre-ville pour satisfaire ses demandes de
services. Ces services sont :
OAVCT
DGI
Commissariat et sous commissariats
DINEPA
Service postal
Bureau état civil
Tribunal de paix
Pénitencier (Pour les femmes)
BEC
ONI
Bureau départemental du MENFP
Direction communale de la Santé Publique
EDH
Ecole de la magistrature
o Equipements sociaux, culturels, sportifs et de loisirs
La commune de Pétion-Ville malgré tout compte pas mal d’infrastructures publiques et des
zones de loisirs disséminées dans ses différentes sections communales. Ces infrastructures
publiques ne sont pas les seules car il existe un grand nombre du secteur privé qui dessert les
populations, avec un accès plutôt contrôlé. La majeure partie des activités socioculturelles,
30
sportifs ou loisirs se font sur des espaces ouverts tels places ou terrains de jeu en vue
d’atteindre le plus grand nombre de gens. Ainsi des équipements sociaux, culturels, sportifs ou
de loisirs se confondent avec ces espaces précités.
Parc Sportif de Bristou/ Terrain de Football
Parc Sportif de Bristou/ Terrain de Basketball
Terrain de Basketball à la Place Boyer
Espace de loisir à la Place Boyer
Parc Ste Thérèse/ Projet Exécuté
Terrain de Football à Thomassin
31
Tableau représentant les Equipements sociaux, culturels, sportifs et de loisirs
Types d’espace public
Quantité
Urbaine
Rurale
Night-clubs
59
53
6
Gaguères
38
13
25
Places publiques
2
2
0
Terrains de sports
22
20
2
Eglises ou Temples de toutes sortes
255
138
117
Temples vaudous
28
8
20
VI.
Economie et Emploi
Activités économiques formels et flux d’échanges commerciaux
Le commerce, l’artisanat et les services constituent l’activité économique prédominante de la
commune. En effet, Pétion-ville est réputée pour ses galeries qui fabriquent des objets de
toutes sortes qui sont Les produits vendus soit dans la commune, soit dans les autres
communes ou à l’étranger. Les services de restauration offrent leurs produits aux haïtiens et
aux touristes qui cherchent un cadre attrayant pour se divertir. La quantité de succursales de
banques prouve l’importance des activités commerciales qui s’y trouvent. Ainsi Pétion-ville En
matière d’investissement, la construction a été le secteur privilégié. La construction de
nouveaux édifices depuis 2009, particulièrement des chambres d’hôtels a accru de manière
considérable le marché du travail. Ceci va augmenter avec le séisme du 12 Janvier 2010, qui a
détruit le centre ville de Port-au-Prince, où Pétion-ville doit prendre le relais et du même coup
va accroitre ses recettes fiscales. Mais l’inconvénient dans tout cela, c’est que c’est seulement
au niveau du centre urbain que les investissements importants se font. Cette situation ne fait
qu’aggraver la situation des bidonvilles et des quartiers spontanés qui voient augmenter leur
population génère beaucoup d’emplois même à des gens n’habitant pas la commune, et des
résidents étrangers y trouvent leur part tel : des ressortissants asiatiques travaillant dans les
hôtels et les supermarchés à Pétion-Ville. De plus, l’industrie touristique est l’un des secteurs
32
qui collecte des devises pour le compte du pays ces deux dernières années. Avec l’arrivée des
Organisations Humanitaires en Haïti après le séisme du 12 Janvier 2010, on n’a eu une
augmentation des flux d’étrangers qui viennent dans le pays, soit dans le cadre humanitaire,
soit comme hommes d’affaires, ce qui donne une bouffée d’oxygène à une économie
moribonde, du même coup faire apparaitre le lien existant entre les services et la fiscalité qui
est une source de revenu sur pour la commune.
Hôtel Royal Oasis
Hotel Best Western
Tableau montrant la Capacités Hôtels/ Guest House dans la Commune
Type d’Hébergement
Nbr. Chambre
Simple
Nbr.
Chambre Nbr.
Chambre Suite
double
Standard
Total
Hotel (28)
204
149
364
61
778
Guest House (8)
76
19
________
_______
95
Grand total
280
168
364
61
873
33
Tableau des différentes Entreprises2 et commerces dans la Commune.
Commerce et services
Urbain
Rurale
Totale
Établissements commerciaux (Tout confondu)
1166
355
1521
Stations Essence
14
3
17
Établissements mortuaires (Morgues, chapelles funéraires)
13
11
24
Établissements de Service (tous les services confondue)
160
49
209
Établissements de Photographie
27
5
32
Coiffure et Studio de Beauté
129
19
148
Entreprises Industrielles (Glace, Bloc, Boulanger, habit)
5
---------
5
Economie informelle
Les marchés représentent la grosse part de l’économie informelle, dans la commune de Pétionville ils sont très nombreux dont certains sont pour la plupart en plein air, et empiètent sur les
axes routiers ce qui pose un problème majeur pour la circulation des véhicules et les piétons,
leur approvisionnement provient soit des magasin de la place soit des sections communales et
des communes avoisinantes qui se fait aux heures de pointe, et qui a laissé les produits
défectueux à même le sol et provoquent des tas déchets. Parmi lesquels, il faut citer : Marché
Télélé, Marché Lector, marché tête, de l’eau pour ne citer que ceux-là. A ces secteurs il faut
ajouter les revenus générés dans la production agricole et le commerce qui sont deux
principales activités dans le milieu rural, depuis quelques années. La partie qui revient aux
activités agricoles diminue sans que pour autant l’apport du commerce n’augmente. En effet, la
commune étant montagneuse ; elle jouit d’un climat modéré et a une bonne partie de terres
cultivables, bien qu’elles ne soient pas irriguées, elles sont très fertiles ou des travailleurs
2
Source IHSI, Inventaires des ressources 2005
34
agricoles se lèvent de très tôt pour une journée de travail qui varie entre de deux à trois cent
gourdes. Dans certaines localités, faute d’infrastructures routières pour l’écoulement des
produits agricoles vers les zones économiques avoisinantes les produits périssables, tels, fruits,
légumes etc. sont souvent avariés, ce qui constitue un manque à gagner pour l’agriculteur et
même pour l’économie locale et qui va faire place à des produits étrangers, particulièrement
les produits dominicains. L’activité économique réside aussi dans la vente d’une partie de leurs
récoltes, de leurs bétails, ou dans le petit commerce et le transport (Taxi Moto) en vue de faire
face aux exigences financières de la vie quotidienne.
Marchés à Pétion-Ville : Des Fruits, Lector, La coupe et Télélé
VII.
Impacts du séisme dans la commune : Victimes- dommages matériels et débris
Le séisme du 12 Janvier 2010, a détruit une bonne partie des infrastructures de la commune
et a causé du même coup des pertes énormes en matériels et en vie humaine, bien qu’il n’y
ait pas de statistiques exactes sur le nombre de victime, une enquête réalisée par le
Ministère des travaux publiques transport et communication sur les bâtiments affectés lors
du passage du séisme bien qu’elle était partielle a permis de constater que l’état des
bâtiments après le séisme. Bien qu’à ce jour les débris sont complètement lèves dans le
centre urbain grâce à certains ONG et des particulières qui ont payés eux-mêmes leur cout,
certaines zones ont toujours les déblais.
35
Conséquences générales : Impact sur la fiscalité
Ce séisme ont un impact considérable sur la fiscalité de la commune, car ayant détruit des
infrastructures commerciales tels : les hôtels, les magasins, les super marchés dont la
plupart ne sont pas reconstruits ont engendré une perte considérable pour le fisc de la
commune soit au niveau du CFPB, soit au niveau de la patente.
Tableau3 ci-dessous montrant les maisons affectées lors de passage du séisme
VIII.
Bâtiments seins (non affectés)
35106
Bâtiments affectés mais réparables
9136
Bâtiments effondrés complètement
5608
Cadre Légal et Institutionnel
A. Autonomie et Gouvernance municipale
o Structure organisationnelle / Gestion municipale
La Commune est une Collectivité Territoriale moyenne ayant une personnalité morale et dotée
de l’autonomie administrative et financière. Son territoire est subdivisé en Sections
Communales (Art 1, Décret 2006) son patrimoine est distinct de celui de l’Etat et des autres
collectivités. Elle est administrée par un Conseil de trois (3) membres élus pour quatre (4) ans
au suffrage universel direct. Le Conseil est chargé de gérer les biens de la commune, de
préparer les projets de développement communal et les soumettre aux autorités concernées.
Pétion-Ville, devenue par le décret du 25 Novembre 1964 une entité administrative
décentralisée de l’Etat avec autonomie et personnalité morale, est établie gestionnaire
privilégié des biens du domaine privé de l’Etat situés à l’intérieur de ses limites géographiques
par la Constitution de 1987 en l’article 74.
Mais qu’en est-il réellement ?
Le décret du 22 Octobre 1982 sur l’organisation communale reprend la classification des biens
établie par le code civil en y ajoutant les biens du domaine communal, mais sans faire la
différence entre les biens de l’Etat et ceux de la commune. La différence est tout de même d’un
3
Source MTPTC Avril 2013
36
certain intérêt, car la caractéristique de tels biens dépend de leur régime juridique et leur mode
de gestion par la commune. Selon la loi du 27 Décembre 1926, interprétant une loi du 6
Octobre 1881 sur les Conseils communaux. En effet, cette loi dispose que les biens du domaine
communal sont tous les immeubles acquis à la Commune par divers modes d’acquisition prévus
par le code civil (Dotation, Achat, Prescription), d’où on a tiré le principe d’autonomie de la
commune. Ainsi, l’idée reçue selon laquelle les biens de l’Etat situés dans les limites d’une
commune donnée tombent dans le patrimoine foncier de cette commune doit être revisitée.
Donc juridiquement parlant, l’Etat n’est pas la somme de toutes ses communes, mais
géographiquement oui. Ainsi, les locaux et les immeubles affectés aux divers services
communaux (Marché, Administration, Cimetière…) mais qui n’ont pas été acquis par le fond
propre de la Commune de Pétion-Ville demeurent les biens de l’Etat sur lesquels, la Mairie n’a
qu’un droit d’usage.
Les Maires peuvent-ils à eux seuls faire la gestion des biens dans la commune ?
La réponse c’est non, car la commune est vaste, les localités reculées et inaccessibles sont
contrôlées par les élus locaux (CASEC, ASEC), ils se rencontrent souvent avec les Maires pour
parler des affaires de la Commune, et discuter sur les différents problèmes auxquels ils sont
confrontés dans leur Section Communale et comment les remédier. Dans un souci de protéger
les patrimoines, culturels, historiques de la Commune
Ainsi la Mairie de Pétion-Ville est administrée par la Mairesse principale et ses deux assesseurs.
On y retrouve tous les services et chacun d’entr’eux est administré par un Directeur qui
travaille sous la supervision du Directeur général de la Mairie qui lui-même est chargé de faire
des rapports périodiques aux Maires. Parmi les services importants on peut citer:
A- La Voirie
B-L’affichage
C-La Fiscalité
D-La protection civile
E-Le service génie
F-Le service éducatif
G-Les Affaires sociales
H-Le service du domaine
I-Les services des sports
J-Décès…..
K- Archives
L-Service Juridiques
37
Organigramme de l’Administration Municipale de Pétion-Ville
Quant à l’administration des sections communales, elle est presque similaire à celle de la
Commune, à la seule différence qu’elle n’a pas un personnel aussi large que celui de la Mairie.
La Section Communale est administrée par le CASEC principal assisté de deux(2) adjoints. Ils ont
pour attribution:
a. de gérer les intérêts de la section communale.
38
b. contribuer à l’aménagement du territoire et l’entretien des structures établies par l’Etat
et la société civile de sa commune tels que : écoles, centres de santé, office d’état civil,
Tribunal de paix, marché, place publique, plages, abattoirs, centre de loisir, etc.
c. Garantir ou faciliter la formation sociale, intellectuelle, professionnelle, économique,
civique et culturelle de la population de sa section communale.
Le CASEC est assisté par les ASEC dont le rôle est de prendre les doléances de leurs localités et
les soumettre aux CASEC dans l’objectif d’apporter des solutions selon leurs moyens. Les ASEC
délibèrent et statuent sur les affaires d’intérêt strictement local, ils votent au cours de la 1 e
session ordinaire le projet de budget pour la section communale préparé et proposé par le
CASEC. Les ASEC quant à eux sont élus pour quatre ans et sont indéfiniment rééligibles. Le
nombre de représentants pour les ASEC est déterminé suivant le poids démographique de
chaque section communale et fixé comme suit :
Pour les sections communale ayant
Moins de 5 000 habitants………………………………………7 représentants
De 5 000 à 14999 habitants…………………………………….9 représentants
De 15 000 habitants et plus……………………………………11 représentants
On peut considérer
communales.
que les ASEC sont comme étant les parlementaires des sections
o Budget et Finances publiques
Le budget désigne un document dressant l'ensemble des recettes et des dépenses
prévisionnelles d'un agent économique (un individu, un ménage, une entreprise, un État, etc.)
pour un exercice comptable à venir. Le budget se veut être un outil de prévision, d'aide au
39
pilotage d'une entreprise. C'est un document non normalisé, donc sans valeur comptable au
sens strict, mais largement utilisé par les gestionnaires, qu’il soit privé ou public. Un budget
peut être indicatif (on fait une estimation, mais les choses peuvent se révéler différentes), ou,
pour les dépenses seulement, impératif (on s'interdit de dépenser plus, à moins que le budget
soit modifié à la hausse). Un budget est juste si les prévisions affichées sont conformes aux
prévisions qu'il fait vraiment (aucune dépense n'a été « oubliée », aucun revenu n'a été
surestimé...), ce qui n'exclut pas l'erreur ni l'incertitude inhérente à un exercice de prévision. Le
budget implique une " comptabilité budgétaire " permettant de s'assurer que les recettes et/ou
dépenses prévues s'effectuent dans les volumes et valorisations prévues, ainsi que selon le
calendrier prévu. Ainsi, la Collectivité tout en étant une personne morale évolue au sein de la
société. Pour fournir les services publics aux administrés, la Mairie doit miser sur un budget
approprié. Ce budget est conçu à partir des allocations (donations) de l’Etat (MICT), certes mais
aussi de ses recettes propres. Une grande partie des fonds collectés dans la commune sert aux
dépenses de fonctionnement (salaire, achats …), le peu qui reste pour l’investissement au
développement de la commune. Ainsi l’Etat central intervient dans la construction des
infrastructures publiques (construction des places publiques, des Ecoles, Centres de santé) et
l’octroi des prêts tel est le cas à Pétion-Ville.
Tableau montrant le Budget communal pour la période 2011-2012
Recettes ordinaires
Dépenses
fonctionnement
de
Recettes fiscales
153.260.000,00
Dépenses en personnel
78.313.000,00
Recettes non fiscales
8.669.597,00
Dépenses de services divers
21.480.000,00
Dotation FGDCT4
Recettes extraordinaires
20.000.000,00
Charges à caractère général
Dépenses d’investissement
53.536..597,00
Dons & subventions
12.000.000
Infrastructures publiques
40.600.000,00
Total recettes
193.929.597,00
Total dépenses
193.929.597,00
o Finances locales et Fiscalité
Les recettes communales découlent: des redevances municipales qui sont : les permis de
construction, les impôts locatifs, les patentes pour les entreprises, les recettes venant des
marchés communaux, de l’autorisation d’affichage, du droit de fonctionnement des
4
Fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales
40
associations et des organisations, du droit d’inhumation et d’exhumation, droit de vendre des
places dans les festivités culturelles, et d’autres rendez-vous socioculturels organisés le long de
l’année tels : (Fête patronale, festivité carnavalesque, et autres…).
B. Autres Acteurs institutionnels:
Les institutions qui interviennent dans la commune de Pétion-ville sont presqu’inexistant, la
majorité des ONG sont partis le peu qui reste offre un service très restreint, tels : JP/HRO,
GOAL, et Mission Adventiste pour ne citer que ceux-là. Certains d’autres ont leur bureau à
Pétion-Ville, mais leur zone d’intervention se trouve dans d’autres commune tels : CRS, Parole
et action, Caire Haïti, etc. Pour les agences internationales elles sont peu nombreuses on peut
constater la présence d’ONU/Habitat, de OIM, de UNOPS, de USAID,…etc. qui, en partenariat
avec la municipalité sont entrain d’exécuter des projets. Parallèlement tenant compte des
groupements et associations, on retrouve aussi à Pétion-Ville, des associations réparties comme
suit :
Les principales associations
Quantité
Parti Politique inventorié
11
Groupement sociopolitique inventorié
25
Coopérative non commerciale inventorié
2
Organisation non gouvernementale inventorié
9
41
C. Cadre stratégique de la gestion du territoire
La Constitution du pays, la loi portant création du ministère de l’Environnement, le Décret
portant Organisation de l’Administration Centrale de l’État, le décret portant sur la Gestion de
l’Environnement et de Régulation de la Conduite des Citoyens et Citoyennes pour un
Développement Durable et la proposition d’avant-projet de Loi portant sur l’Aménagement du
Territoire et le Développement local, obligent des changements dans la philosophie
d’intervention de tous les ministères et organismes du Gouvernement et, conséquemment, à
leur organisation et dans leur fonctionnement. Cet avant-projet de Loi portant Organisation et
Fonctionnement du Ministère de l’Environnement (MDE) s’inscrit résolument dans cette
volonté de changement tant attendu par la très grande majorité de la population
Plus particulièrement, il y a lieu de mettre en place une politique environnementale adaptée
pour :
a. Accroissant la pertinence, l’efficience, l’efficacité et la durabilité des interventions en
matière de protection, de réhabilitation et de mise en valeur de l’environnement et des
ressources naturelles, d’assainissement du milieu et de prévention des risques et
désastres.
b. Etablissant et assurant l’application d’un cadre légal et règlementaire approprié et
adapté au contexte national.
c. Dégageant et mettant en œuvre les orientations gouvernementales de développement
et d’aménagement du territoire en matière de protection, de réhabilitation et de mise
en valeur de l’environnement et des ressources naturelles, d’assainissement du milieu
et de prévention des risques et désastres
d. Appuyant les collectivités territoriales dans l’exécution de leurs attributions et
compétences à portée environnementale, notamment par une déconcentration
territoriale effective des opérations du Ministère
e. Œuvrant de concert avec la société civile et assurant la convergence de tous les
intervenants impliqués dans la protection, la réhabilitation et la mise en valeur de
l’environnement et des ressources naturelles, dans l’assainissement du milieu et la
prévention des risques et désastres.
Aujourd’hui, la situation environnementale du pays est critique et les ressources naturelles sont
dilapidées. Les causes de cette situation sont généralement bien connues et leurs effets bien
documentés. Il est du devoir de l’Etat de s’organiser de façon à :
a. Réduire la vulnérabilité environnementale;
b. Accroitre la résilience des communautés face aux catastrophes naturelles et aux crises
économiques externes ;
c. Maintenir et à accroitre la productivité du milieu ;
42
d.
e.
f.
g.
Créer des conditions propices au développement économique, social et culturel.
Améliorer les conditions d’habitat de la population.
Améliorer les conditions d’hygiène et de sécurité.
Sécuriser les investissements publics et privés, notamment ceux consentis pour les
infrastructures de transport.
h. Préserver l’environnement et les ressources naturelles au bénéfice des générations
présentes et futures.
L’Etat doit assurer un environnement sain et sécuritaire à tous ; garantir la nécessaire
protection, contre la pollution et a la contamination de l’air de l’eau et du sol; à lutter contre
l’érosion des terres, a la dégradation des sols et la diminution de la productivité agricole, le
déboisement et la désertification progressive du pays ; prévenir la disparation des ressources
fauniques et floristiques ; atténuer les impacts des inondations sur la population, leurs activités
et les infrastructures ; a freiner l’utilisation non contrôlé des ressources hydriques de
généraliser la pratique d’évaluation des impacts environnementaux au niveau des
interventions, de protéger les paysages d’intérêts : préserver les sources, les rivières, les lacs les
étangs du pays a la consommation des fins de loisir et gérer durablement les bassins versants et
protéger la population contre les risques et désastres.
Faute de l’application de la loi sur l’environnement et d’une politique adapter pour
l’environnement par les autorités municipales, la commune de Pétion-ville est toujours en proie
à des problèmes environnemental sévères notamment liés à l’exploitation incontrôlée des
carrières de sable, l’occupation anarchique des versants, des ravines, des exutoires des ravins,
la colonisation des rues, des trottoirs de places publiques de Pétion-ville servant des marches
et/ou des lieux de culte. Sans compter la dégradation accélérée de l’environnement Pétionlillois (dépôts sauvages de déchets liquides et solides, pollution visuelle, olfactive, acoustique
par des agents publicités qui font étaler leurs musiques en plein air et en pleine rue, tout ceci
et plein d’autres contribuent à polluer la vie dans la commune
D. Projets d’investissements
Dans la commune de Pétion-ville la majorité des projets d’investissement remontent de
l’année 2008 et se sont pour la plupart achevés, par exemple la Royale Oasis, le Best western,
pour ne citer que ceux-là.il y en a quelques qui sont en cour d’exécution, tels l’hôtel Kinam qui
est entrain d’augmenter sa capacité d’accueille tout en construire un autre bâtiment en
architecture moderne et la fusion entre l’hôtel villa créole et l’hôtel El rancho. Et des
investissements publics qui sont en cours comme par exemple la construction du parc Ste
Thérèse, la construction des tronçons de route comme la route de Méyotte via DOCO, la
réhabilitation des trottoirs du centre urbain et d’autres projets de la Mairie. Parmi ces projets,
on peut citer :
Projet de construction du marché de Fruits
Projet de construction du marché Télélé
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Construction moderne de l’hotel Kinam
Construction du pont de Méyotte
Construction du pont de Bois Moquette
Construction de la route de Meyotte- Académie
Construction de la route de Dupont
Réhabilitation des trottoirs et des rues du centre-ville
Cadre de la « Reconstruction »: Projet de Logements sociaux à Morne Hercule
Projet de Construction du Marché de Fruits
Projet de Construction du Marché Télélé
Projet de Construction en exécution Hôtel Kinam
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o Etat des lieux de la reconstruction (attentes et projets)
Détruite le 12 janvier 2010 par un puissant séisme de magnitude 7.3 sur l’échelle de Richter, la
zone métropolitaine peine à se reconstruire. Pétion-Ville n’étant pas épargnée par le séisme se
refait d’une santé. La majorité des camps ont été vidés, grâce à un programme 16/6 qui vise à
améliorer 6 quartiers en vue de fermer 16 camps, et une bonne partie des propriétaires ont
reconstruit eux-mêmes les maisons et certains autres sont toujours en attente de reconstruire.
IX- Bilan : Forces / Faiblesses / Opportunités / Menaces
Forces
Faiblesses
Opportunités
Capacité
d’absorption des
flux touristique
Manque de
moyens de
matériels en cas
de catastrophes
naturelles
-Ville propice pour Commune exposée à
l’investissement
des risques naturels
tels : cyclone,
-Forte potentialité
éboulement,
agricole dans les
inondation, sismique
sections
et glissement de
communales.
terrain
-Infrastructures
hôtelières
adéquates
-Sites naturels et
touristiques très
attrayants.
-Hospitalité
-Connaissance du
territoire par les
autorités
municipales
Via les ATL
Forte potentialité
agricole.
- Vie nocturne mal
encadrée.
- Inaccessibilité de
certaines sections
communale, par
manque
d’entretien des
réseaux viaires.
Faiblesse des
infrastructures
sanitaires
Menaces
Trop de
constructions
anarchiques sur le
flan des mornes et le
lit des rivières
Absence d’un plan
d’urbanisation pour
la construction
Absence de
planification
environnementale
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X.- Enjeux d’Aménagement et Défis
La commune de Pétion-Ville est exposée à divers aléas qui s’amplifient après le séisme tels
que :
1) Risque sismique (faille traversant le morne Hôpital) : L’urbanisation sauvage du morne
Hôpital constitue un danger pour la commune, car cette zone se trouve à proximité
d’une faille primaire et elle est aussi traversée par plusieurs failles secondaires selon la
carte de risque sismique établi pour
2) Éboulement, glissement de terrain et mauvaise gestion des carrières de sable :
L’abattage systématique des arbres, la pratique de cultures non adéquates sur les flancs
de montagnes et l’exploitation anarchique des carrières de sable engendre des risques
d’éboulement et de glissement de terrain dans la commune.
1) Problématique des ravins et des bidonvilles : Hérité d’une mauvaise gestion de
l’environnement et des bassins versants, les ravines sont délaissées et les habitants en
profitent pour en faire soit des décharges sauvages de déchets où la pollution
s’intensifie, soit…. Les ravines et les versants dans la périphérie du centre urbain
connaissent une multiplication sauvage de constructions anarchiques. Certains sont
quasi saturés comme le cas du morne Hôpital, Berthé, Bobin, Bristou, etc. On
commence à voir l’apparition d’autres centres de noyau de bidonvilles comme à Tunnel,
Cargo, Duplan, Marlique, etc. Certaines ravines sont utilisées pour l’élevage de certains
animaux : cochons, cabris, etc ; et d’autres à proximité des marchés sont aussi utilisées
comme abattoirs et ces viandes recueillies sont conduits aux marchés pour être
vendues.
2) Problématique des déchets:
Une forte partie du volume de déchets est générée par le secteur commercial surtout
les marchés. Les marchands ambulants jettent leurs détritus à même les voies de
circulation. La décharge la plus proche est à Truitier où l’on doit traverser deux
communes pour y accéder face à des problèmes de circulation dans la zone
métropolitaine, les voyages deviennent très longs et les camions ne peuvent effectuer
plus d’un voyage par jour et la mairie n’en a pas assez d’où les difficultés pour assainir
la ville .
46
Enjeux et Défis
Enjeux institutionnel et organisationnel
1) manque d’information de base sur le milieu physique communal
(cadastre, fiscalité, typologie des quartiers, infrastructures géocartographiés etc.)
2) Absence d’une délimitation géo-spatiale concise de la commune ellemême et ses communes limitrophes.
3) Manque de compétences et de ressources financières et humaines
Enjeux par rapport aux équipements sanitaires
1) Ratio inadéquat et manque d’équipements sanitaires
2) Absence d’équipements sanitaires dans certaines sections communales
3) Manque d’agents sanitaires et pas de cliniques mobiles pour les zones à
accès difficile
4) Absence de politique pour répondre à d’éventuelles épidémies etc.
5) Manque d’équipements pour le traitement de l’eau
Enjeux par rapport aux activités économiques
1) Pas d’entrepôts, donc l’approvisionnement se fait à partir de 3 grands
axes : de Kenscoff, de Port-au-Prince. de croix-des-Bouquets
2) Très peu d’aire de débarquement, le centre urbain de Pétion-Ville.
3) Mauvais système d’absorption des marchandises
Enjeux par rapport aux risques naturels et anthropiques:
1) Risque sismique (faille traversant le morne Hôpital) : L’urbanisation sauvage du
morne Hôpital
2) Éboulement, glissement de terrain et mauvaise gestion des carrières de sable
3) L’abattage systématique des arbres, la pratique de cultures non adéquates sur les
flancs de montagnes et l’exploitation anarchique des carrières de sable
4) Problématique des réseaux de télécommunication (Antennes en pleine zone
urbaine surplombant les toits de maison)
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B. Conclusion : Pistes de Solutions
Le diagnostic de la commune de Pétion-ville nous a permis de constater, de comprendre les
difficultés auxquels la population fait face dans leur vie quotidienne. Bien que la commune a
des atouts majeures pour faciliter son développement, tels : la capacité d’hébergement par ses
nombreux hôtels, ses potentielles agricoles, sa proximité avec la Capitale du pays, ses
ressources naturelles, pour ne citer que ceux là, mais elle peine encore à se décoller. En dépit
de ces difficultés, on peut toujours de relever la barre et d’atteindre les objectifs si nous faisons
une bonne gestion rationnelle des ressources de la commune les de la modernité qui est
indispensable pour le développement d’un pays.
48
C. Annexes
1-MICT. Compilation des budgets des 140 communes (exercices 2011-2012)
2-Pour une Pétion-Ville fière et digne CUSM (comité d’union et de support aux
municipalités)
3- IHSI inventaire des ressources et potentialité des communes d’Haïti (2005)
4-IHSI, inventaire des ménages 2012
5- Objectif du millénaire pour le développement Etat, Tendance et perspective
Décembre 2009
6-Site internet, Wikipedia, Google et autres
7-Le Prix d’une agriculture minière Sébastien Hilaire
8-Quelle réforme Agraire en Haïti ? POLYCARPE Alfred
9-Archives des Ministères : MTPTC, MENFP, MSPP
10- Organismes publiques : EDH, DINEPA, CONATEL, MAIRIE DE PETION-VILLE, BUREAUX
DES CASECS
11- Espace et liberté en Haïti 1982 (Georges Anglade)
Liste des cartes :
A. Carte de Découpage Administrative/ Communes limitrophes
B. Carte des Limites Administratives/ Sections Communales
C. Carte du Réseau Hydrologique
D. Carte Agro écologique
E. Carte de l’Occupation du Sol
F. Carte de Densité de l’habitat
G. Trajet des déchets de la commune à Truttier
H. Carte des Écoles de Pétion-Ville
I. Carte des Infrastructures Sanitaires à Pétion-Ville
Liste des Tableaux :
A. Tableau de risques naturels et anthropiques
B. Analyse des Rues du Centre-Ville de Pétion-Ville
C. Tableau du réseau de production d’Eau à Pétion-Ville
D. Tableau de déchets collectés dans la commune par SMCRS pour l’année 2012
E. Tableau représentant les infrastructures scolaires dans la commune
F. Tableau représentant les infrastructures sanitaires dans la commune
G. Tableau montrant les maisons affectées lors de passage du séisme
H. Tableau montrant le Budget communal pour la période 2011-2012
I. Bilan : Forces / Faiblesses / Opportunités / Menaces
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Partenaires
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