(2017-03) Food Security in the Grand Sud after Matthew, Compared with the Rest of the Country
Summary — The agriculture ministry's assessment of food security in the Grand Sud five months after Hurricane Matthew, set explicitly against conditions in the rest of Haiti, presented to the Table Verte of 30-31 March 2017.
Key Findings
- Sets the Grand Sud's post-Matthew food-security position explicitly against the rest of the country.
- That comparison decides whether response resources should be concentrated in the region or spread nationally.
- Pairs with the CIAT's January 2017 territorial damage report as the agricultural and consumption side of the same event.
Full Description
The comparative framing is what distinguishes this from a standard needs assessment. Matthew struck the southern peninsula specifically, and the question a regional coordination table has to answer is whether the Grand Sud is now materially worse off than the rest of a country that was already food-insecure, because that determines whether response resources should be concentrated there or spread. The MARNDR sets the region's post-storm food-security position against national conditions and then draws forward perspectives from it. Read with the CIAT's own territorial damage report of January 2017 and the ecological assessment from the same session, it gives the agricultural and consumption side of the same event.
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Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles
et du Développement Rural
(MARNDR)
COORDINATION NATIONALE DE LA SÉCURITÉ
ALIMENTAIRE (CNSA)
SITUATION DE LA SECURITE ALIMENTAIRE POST MATTHEW DU
GRAND SUD PAR RAPPORT AU RESTE DU PAYS
BILAN ET PERSPECTIVES.
TABLE VERTE DU GRAND SUD, MARS 2017
Types d’Insécurité Alimentaire
Deux types d’insécurité alimentaire coexistent en Haïti :
1.L’insécurité alimentaire chronique, liées à des facteurs structurels tels
• l’insuffisance de la production agricole,
•la récurrence des chocs,
•la faiblesse du pouvoir d’achat;
• l’accès aux services de base – santé, eau, hygiène et assainissement ;
•l’inadéquation des connaissances/ pratiques d’alimentation et de soins ;
2. L’insécurité alimentaire aiguë, constituant des instantanés d’une
situation actuelle, souvent relevés après des chocs climatiques,
économiques ou politiques.
Une analyse chronique de la SA:
IPC 2015
L’insécurité alimentaire chronique
• Toutes les zones de moyens d’existence sont touchées, et environ
70% de la population du pays. Plus de trois millions de personnes
(environ 43% de la population des zones analysées) sont en
insécurité alimentaire chronique modérée ou sévère (niveau 3ou
4).
• En particulier, sont classifiés en insécurité alimentaire chronique
sévère (niveau 4) les départements du Sud-Est, du Nord-Est, du
Nord-Ouest, du Centre, du Nord (en partie) et de l’Artibonite (en
partie).
• Toutes les zones analysées ont été classées en insécurité
alimentaire chronique modérée : niveau 3 (15%), soit le grand Sud
(Grand’Anse, Sud, Nippes) ou en insécurité alimentaire chronique
sévère : niveau 4 (28%), soit (Nord-Ouest, Nord-Est, Centre, SudEst, Nord en partie, Artibonite en partie).
Ref : Analyse de l’IPC (Cadre de classification de l’insécurité
alimentaire) chronique, 2015.
PHASE de SA dapres l’IPC aigue
(juillet-septembre 2016)
PHASE de SA : IPC aigue projetée
(octobre-décembre 2016)
Etat de la situation Octobre 2016
(Evaluation rapide de la situation de SA post Matthew)
Production
locale
et
moyens d’existence très
fortement affectés
Hausse significative du
prix des denrées attendu
Structures
de
santé
fortement endommagées/
Importante dégradation des
infrastructures
en
eau
potable et recrudescence
des cas de cholera
Degradation
des
infrastructures routières
Risque d’impact indirect
dans le reste du pays
Situation alimentaire dans les zones
affectées Evaluation rapide (octobre
2016)
Population par phase (actuelle et
projetée)
• Actuellement : Entre 1,983,560 a 2,635,860 millions
d’habitants sont en phase de stress (phase 2)
• Entre 1,341,375 a 2,139,024 millions d’habitants
sont en phase de crise (phase 3)
• D’ici juin a septembre entre 1,111,606 a 1,389,508
millions phase minimale (phase 1)
• Entre 1,748,845 a 2,857,310 en phase de stress
(phase 2 )
• Entre 337,395 a 422,164 en phase de crise (phase 3)
Impact sur la sécurité alimentaire: consommation
53% des ménages ont une consommation alimentaire
inacceptable (SCA pauvres ou limites) et presque 20% ont une
consommation alimentaire pauvre.
Presque 75% des ménages du bas Nord-Ouest (HT01) n'ont pas
accès à un régime alimentaire adéquat ; plus que 36% ont un
SCA pauvre.
les ménages en moyenne consomment 4,93 groupes
alimentaires différents par jour. Toutefois 14% des ménages
dans la ville de Jérémie et 10% des ménages du bas Nord-Ouest
consomment seulement un ou deux groupes –céréales et huile.
La consommation de protéine est généralement adéquate au
niveau des diverses strates.
La proportion de ménage ne consommant pas de fer ou
d’aliments riches en vita A varie significativement. On observe
des pics dans la zone HT01-Artibonite/la Gonâve (9.5%) et dans
la zone HT07- Sud 8.9%
Impact sur la sécurité alimentaire :Stratégies d’adaptation
• Globalement 64 % de
ménages
se
sont
engagés
dans
des
stratégies d'adaptation
négatives dont 29 % ont
adopté des stratégies
d’adaptation de crise ou
d’urgence
• stratégies d'adaptation de crise ou d’urgence les plus courantes:
– consommation de stock de semence (16%)
– Vente d’animaux reproducteurs (11%)
– Recours à la mendicité (7%) / (17% dans la zone Ht08 de la Grand-Anse).
– 33% des ménages ont dû s’endetter
Impact sur la sécurité alimentaire: Dépenses
alimentaires
•
Dépenses aliment. moyenne du
ménage représentent
48% des
dépenses totales du ménage.
•
Ce ratio s’élève à plus environ 64%
et 62% respectivement dans la
Grand-Anse HT08
• Dans l’ensemble, près du quart (23,3%) des ménages
consacre plus de 65% de leur budget à l’alimentation
NB- Un ratio élevé de dépense alimentaire est un signe forte vulnérabilité économique
Impact sur la Sécurité Alimentaire: phase pour la situation
actuelle (février-mai) 2017
Impact sur la Sécurité Alimentaire: phase pour la situation
projetée (juin-sept) 2017
IMPACTS SUR LES MOYENS D’EXISTENCE
Impact sur les ME: les sources de revenu
Impact sur les ME: les sources de revenu
• Les types d’activités les plus touchés sont:
- le commerce (-19%),
- l’élevage (-6%) et
- la production agricole (-5%).
Toutefois, les trois secteurs encore fournissent plus que la
moitié du revenu moyen totale des ménages dans les
zones les plus touchées.
• Le passage de l’ouragan a forcé les ménages à rechercher de
sources de revenus alternatives moins durables et moins
rémunératrices, telles que:
- dons, donations (+6%)
- production de charbon de bois (+6)
• 25% des ménages ont perdu une ou deux sources de
revenus (dont 21% avec une seule source de revenu)
Impact sur les ME: l’agriculture
Le potentiel productif de
la
campagne
d’hiver
2016/17 est sévèrement
affecté:
–Baisse de 33% en
moyenne de la superficie
cultivée
–Réduction
les
plus
importantes (environ 50%)
dans le Sud, la Grand Anse
et Nippes
Impact sur les ME: l’élevage
• En
moyenne,
une
réduction de 2/3 du
cheptel.
• Les réductions les plus
importantes ont été
observées dans la
Grand-AnseHT07(-75%),
Jérémie(-79%); Nippes
(-68%)
Sud
HT08
(-66%).
Impact sur la Sécurité Alimentaire: phase pour la situation
actuelle (février-mai) 2017
Impact sur la Sécurité Alimentaire: phase pour la situation
projetée (juin-sept) 2017
Perspectives
2 ménages sur 5 n’espèrent pas pouvoir planter ou tout
au plus, espèrent pouvoir emblaver une superficie bien
moindre que la normale pour la p campagne de printemps
qui est supposé démarrer à partir du mois de février .
Une proportion très importante des ménages s’est
engagée dans des stratégies d'adaptation négatives
affectant leurs moyens de subsistance
Sans un support adéquat, les ménages des zones
affectées seront dans l’impossibilité d’assurer leur
sécurité alimentaire au moins jusqu’en juin.
Aussi, il faut une bonne préparation de la saison
cyclonique 2017 avec un bon plan de contingence
intégrateur
ORIENTATIONS STRATETIQUES
Les objectifs d’interventions prioritaires des zones classées en
situation de crise (phase 3) sont les suivants :
Mettre en place des activités permettant de protéger les moyens
d’existence;
Favoriser des activités de prise en charge; prévenir la
malnutrition;
Prévenir les cas de décès.
Pour les zones classées en situation de stress (phase 2), les objectifs
d’interventions prioritaires sont les suivants :
Mettre en place des actions permettant de réduire les risques de
catastrophe;
Mettre en place des activités permettant de protéger les moyens
d’existence.
•
RECOMMANDATIONS
• Appuyer la
recapitalisation des ménages
dépendant
principalement des activités les plus affectées par l’ouragan
particulièrement le petit commerce, la pêche, l’élevage.
• Des interventions Cash transfert la où les marchés
fonctionnent pour répondre aux besoins alimentaires urgents
des ménages tout en aidant à les recapitaliser
• Distribution de semences et autres intrants dans les strates
les plus affectées.
– Prioriser les strates ayant plus de 50% de ménages en
insécurité alimentaire
– Prioriser les petits agriculteurs (moins de 1.5ha) pour les
distributions de semences.
RECOMMANDATIONS
Fournir assistance alimentaire d’urgence au Nord-Ouest, Haut Artibonite et la
Gonâve et continuer d’assister autant que possible la région du Grand Sud en
ciblant les groupes les plus vulnérables à partir des critères suivants :
•Enfants mal nourris, enfants dans les écoles, femmes enceintes et allaitante
dans les zones affectées
•Ménages ayant un/des membres handicapés ou malade chronique
•Déplacés ou ménages accueillant des personnes déplacées
•Ménages dont le chef est analphabète ou qui a un faible niveau d’instruction
•Ménages dépendant de la production animale, en priorisant le Nord- Ouest
HT01, le Sud-est HT07, le Nippes HT01 et le Sud HT01
•Les ménages ne comptant que sur des sources de revenus non durables
(dons et assistance)
•Les ménages s'appuyant sur l'agriculture notamment dans le Nord-Ouest
HT01, Nippes HT07, Grand Anse HT08, La Gonâve / Artibonite HT01,Grand
Anse HT07, Nippes HT01,Zones rurales
RECOMMANDATIONS
Inscrire les activités d’assistance alimentaire en nature
ou en espèces dans le cadre des activités de
réhabilitation proposées dans le PDNA, notamment :
•interventions de construction ou réparation des
routes;
•réhabilitation des périmètres irrigables;
•Consolidation et Aménagement des bassins versants;
•activités de soutien aux cultures pluriannuelles (café,
cacao, cocotiers, manguiers, avocatiers, arbres
veritables , citrus etc) très affectées par l’ouragan.
RECOMMANDATIONS
• Il importe de bien distribuer les différents types d
´intervention dans le temps, du court au moyen/long terme,
en intégrant les calendriers agricoles et leurs saisons tout en
tenant compte des besoins en main d’œuvre qui sera
nécessaire pour le lancement de la campagne agricole pour
éviter une éventuelle compétition pour la main d’œuvre.
• Accorder une attention spéciale aux poches de vulnerabilites
dans les zones du Grand Sud, du NO/Haut Artibonite/La
Gonâve, le Sud’Est, l’Ouest et autres dans le cadre des
interventions de réhabilitation et de relevement.
Recommandations
Coordination et articulation
• Il est important d’assurer qu’une réponse humanitaire
multisectorielle soit conçue et conduite de façon bien
coordonnée parmi les différents acteurs selon leur
mandat et compétence, tout en inscrivant les actions
dans le continuum Urgence-RéhabilitationDéveloppement
• Un appui aux moyens d’existence et des filets de
protection sociale devrait être fourni aux ménages de
façon que la reprise des activités économiques
(agricole et autres) puisse aider a restaurer les moyens
d´existence et les revenus des ménages affecté par
l’ouragan Matthew