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Entre insécurité, faible récolte et prix élevés, l’insécurité alimentaire perdure
Messages clé
Ce rapport fournit une mise à jour des perspectives sur la sécurité
alimentaire du mois d’octobre 2025 et des messages clés du mois de novembre 2025. L’analyse est basée sur les
informations disponibles au 15 décembre.
Haïti - Mise à jour sur la sécurité alimentaire Décembre 2025
L’insécurité alimentaire aiguë généralisée de Crise (Phase 3 de
l'IPC) est toujours observée à travers le pays. L’intensification
de l’insécurité et la forte prévalence de la malnutrition aiguë
maintiennent des résultats d’Urgence (IPC Phase 4) à Cité
Soleil, Port-au-Prince, Croix-des-Bouquets, ainsi que dans les
sites de personnes déplacées internes (PDI) de la zone
métropolitaine de Port-au-Prince (ZMPP).
Bien qu’en-dessous de la moyenne, les récoltes d’automne
améliorent provisoirement la disponibilité de certains
produits alimentaires dans les Nippes, le Nord, le Nord-Ouest,
le Centre, et certaines parties de l’Ouest. Cette légère
amélioration n’est pas observée dans la ZMPP, freinée par la
persistance des violences des gangs et la hausse des droits de
passage illégaux qu'ils imposent sur les axes routiers essentiels,
empêchant ainsi les produits locaux d’atteindre cette région. Ces
facteurs continuent de perturber la chaîne d'approvisionnement
des marchés régionaux, maintenir les prix élevés et d’affecter les
activités génératrices de revenus.
Les données récentes et statistiquement représentatives sur la
malnutrition aiguë globale (MAG) ne soient pas disponibles, mais
les données d’admission issues des structures de santé
indiquent une situation préoccupante. Au niveau national, plus
de 27 pour cent des enfants de moins de cinq ans admis
dans les centres de santé présentaient une malnutrition
aiguë. Dans l’Ouest, cette proportion atteint 42 pour cent. Ces
chiffres pourraient indiquer que les niveaux de MAG sont
supérieurs à ceux observés lors de la dernière enquête SMART
en 2023. Toutefois, ces données ne représentent pas l’ensemble
de la population et peuvent également refléter des changements
dans l’accès aux services de santé, l’intensification du dépistage
ou des limites des données.
Les prix des produits alimentaires de base demeurent
exceptionnellement élevés, une situation aggravée par les taxes
illégales et les frais de transit exorbitants imposés par les gangs
armés sur les routes nationales, ce malgré la stabilité du taux de
change par rapport au dollar américain.
FEWS NET est une activité financée par le gouvernement des États-Unis. Le contenu de ce rapport ne
reflète pas nécessairement le point de vue du gouvernement des États-Unis.
FEWS NET Haïti
haiti@fews.net
fews.net/latin-america-and-caribbean/haiti
Anomalies des conditions de sécurité alimentaire en décembre 2025
L'évolution récente de la situation sécuritaire a un impact négatif sur les activités génératrices de revenus
liées aux festivités de fin d’année.L’insécurité s'accroît dans l’Artibonite (attaques à Pont Sondé), le Centre
(Mirebalais) et l’Ouest (Arcahaie, Montrouis). Ces violences provoquent de nouveaux flux de PDI et de nombreux
assassinat. Selon l’OIM, environ 9 000 personnes sont forcées de fuir leur lieu de résidence en novembre après des
attaques de gangs armés. Parallèlement, 22 000 autres ont été déportées de l’extérieur, notamment de la République
dominicaine.
La zone métropolitaine de Port-au-Prince connaît désormais une vague d’enlèvements et de séquestrations contre
rançon, surtout à Delmas et ses environs, créant un climat de peur malgré l’intensification des opérations policières.
Une augmentation de la violence politique et des manifestations liées à l’expiration du mandat du Conseil
présidentiel de transition (CPT) en février 2026 est également observée.
La situation sécuritaire continue de perturber le fonctionnement normal d’approvisionnement, des activités
génératrices de revenus (petit commerce, activité journalière, entre autres), ainsi que le fonctionnement
normal des marchés et des transports publics. Le département de l’Ouest (plus de 84 pour cent des cas de
violence, plus spécifiquement dans la ZMPP), l’Artibonite et le Centre sont les plus touchés selon le dernier rapport de
PLSO. La violence des gangs et leurs tentatives d'expansion territoriale constituent l'un des principaux défis pour les
forces de sécurité nationales et un des déterminants majeurs de l’insécurité alimentaire dans le pays,
particulièrement dans la ZMPP et maintenant Artibonite. Les affrontements en cours à Arcahaie, Montrouis, Pont
Sondé et Estère bloquent la Route nationale n°1, reliant le Nord au reste du pays. Selon le International Crisis
Group le gang ‘viv Ansanm’ a pu tirer parti de leurs taxes et péages informels pour générer entre 60 et 75 millions
USD par an. Les gangs imposent des taxes illégales qui augmentent les coûts logistiques : 1 500 USD par camion par
mois, 150 USD par trajet, et 2 000 USD par conteneur maritime. Ces coûts se répercutent sur les prix des denrées
alimentaires, contribuant à la hausse des prix à travers le pays.
Les effets résiduels de l’ouragan Melissa sur les revenus agricoles et la sécurité alimentaire continuent de se
faire sentir dans les zones touchées. Deux mois après le passage de l’ouragan Melissa dans le grand Sud
(Grand’Anse, Sud, Nippes, Sud-est), les impacts sur les infrastructures routières, agricoles et des moyens d’existence
restent importants. Environ 1.25 million de personnes sont affectées, ce qui accentue les besoins humanitaires et
l’insécurité alimentaire, selon le PAM. Une évaluation rapide menée par CRS et Caritas en novembre 2025 confirme
des dégâts sévères : destruction sévère des habitations et des infrastructures publiques comme les routes et les
systèmes d’irrigation. Une aggravation de l’insécurité alimentaire est observée dans la région. Les ménages touchés
subissent des pertes quasi totales de cultures saisonnières et de bétail. Ils adoptent des stratégies négatives comme
l’emprunt de nourriture, la réduction des repas quotidiens et la consommation des dernières réserves, y compris des
semences destinées à la prochaine saison.
Un faible niveau de récoltes d’automne dans les différentes zones agroécologiques du pays est observé,
notamment celles touchées par Melissa. Bien que l’impact de l’ouragan sur les cultures ait été moyen (25 à 50
pour cent de pertes selon le PAM), la campagne d’automne a fait montre d’une faible performance, les cultures ayant
été détruites, dans certains cas, endommagées. Etant les plus affectées, les cultures saisonnières telles le pois congo,
le sorgho, le maïs, le haricot, la banane, sont très peu disponibles sur les marchés locaux et régionaux, leurs récoltes
étant nettement en-dessous de la normale. Par ailleurs, dans les zones agroécologiques (Nord, Nord-est, Artibonite,
Ouest), qui n’ont pas été directement affectées par l’ouragan, les plantations ont été surtout hypothéquées par des
déficits hydriques compromettant leur cycle de croissance, ayant entrainé aussi des pertes, voire l’absence, de
récoltes dans ces zones. Depuis le passage de l'ouragan Melissa en octobre, la région n'a pratiquement pas reçu de
précipitations, aggravant les ravages sur les récoltes d’automne et d’hiver. La disponibilité des produits locaux reste
faible, surtout dans la ZMPP.
Mise à jour sur la sécurité alimentaire Décembre 2025
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Assistance alimentaire humanitaire
Le passage de l’ouragan Melissa a augmenté le nombre de personne en besoin d’assistance humanitaire. Cependant,
l’assistance alimentaire d’urgence s'est déjà avérée insuffisante pour répondre aux besoins, subissant des contraintes
opérationnelles et financières. Pour sa part, le PAM a fait état de réduction significative de financement de ses
programmes d’urgence, lesquels sont financés à hauteur de 59 pour cent au cours des douze derniers mois. Pour la
ZMPP qui héberge la plupart des camps de déplacés internes, les partenaires signalent des couvertures
intermittentes, avec des interruptions d’accès dues aux violences et aux coûts logistiques élevés. Ainsi, selon
le Cluster de sécurité alimentaire, sur une cible de 3 millions de personnes, cumulativement 1.8 million, soit
environ 60 pour cent, ont pu être atteintes, ayant bénéficié soit de cash transferts (1.4 million) et de repas chauds
(0.4 million) notamment dans les sites de PDI.
Mise à jour des suppositions clés sur les conditions atypiques de sécurité alimentaire jusqu’au mai 2026
La plupart des suppositions qui ont soutenu l’analyse de FEWS NET concernant le scenario le plus probable pour
les perspectives sur la sécurité alimentaire du Haïti d’octobre 2025 à mai 2026 restent valables. Toutefois, les
mises à jour suivantes ont été apportées afin d’intégrer des nouvelles données :
Assistance alimentaire humanitaire
Depuis octobre, la dynamique de violence s’est aggravée par épisodes de luttes de pouvoir entre factions
(attaques meurtrières rapportées début décembre), et les zones urbaines restent largement affectées. Une
force internationale (déploiement kenyan et mandat élargi de l’ONU) commence à arriver sur le terrain début
décembre : cela modifie le contexte opérationnel mais n’implique pas un retour immédiat à la sécurité. Le
risque de violences persistantes et d’épisodes ponctuels de grande intensité reste élevé.
En dehors de Port-au-Prince, il est probable que les gangs tenteront d'étendre leur contrôle sur des parties plus
vastes des départements du Centre et de l'Artibonite, alimentant ainsi la violence et provoquant de
nouveaux déplacements de population.
Avec la fin du mandat du CPT et la montée en puissance de la nouvelle Force de répression des gangs, 1 000
nouveaux agents étrangers des forces de l’ordre devraient arriver dans le pays en janvier. Les gangs
chercheront probablement à s’étendre autant que possible avant l’arrivée de ces agents. Un exemple rapporté
par la Police nationale haïtienne est une tentative d’attaque par un gang contre un site de PDI à Port-au-Prince.
Après des précipitations inferieures à la moyenne au cours des deux derniers mois, les prévisions annoncent
des précipitations inférieures ou égales à la moyenne ainsi que des températures au-dessus de la normale
jusqu’en avril 2026. Cela devrait maintenir une humidité du sol inférieure à la moyenne, sauf dans les zones
disposant de systèmes d’irrigation fonctionnels où le débit de l’eau sera proche de la normale. Les récoltes
d’automne et d’hiver resteront inférieures à la moyenne, et les cultures d’hiver demeureront vulnérables à
tout épisode de stress hydrique.
La combinaison de l'insécurité et de récoltes inférieures à la moyenne risque d’affecter négativement les
activités génératrices de revenus habituellement liées aux festivités de fin d’année, période où le petit
commerce informel connaît un rebond et où les transferts de migrants augmentent. Ainsi, la baisse temporaire
du nombre de personnes en insécurité alimentaire aiguë attendue en décembre et janvier pourrait ne pas se
matérialiser.
Malgré de légères améliorations en matière d’assistance alimentaire humanitaire provient de la mobilisation
accrue des acteurs et aux mécanismes de protection de la distribution mis en place après l'ouragan
Melissa, l’assistance devrait rester limitée d'octobre 2025 à mai 2026. Le nombre de bénéficiaires restera
inférieur aux besoins, les rations partielles et les contraintes d’accès continueront d’entraver la livraison
régulière de l’assistance dans les zones difficiles d’accès.
Mise à jour sur la sécurité alimentaire Décembre 2025
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Résultats projetés de l’insécurité alimentaire aiguë jusqu’au mai 2026
De décembre 2025 à mai 2026, Cité Soleil, Port-au-Prince, Croix-
des-Bouquets ainsi que les PDI de la ZMPP resteront en
Urgence (Phase 4 de l’IPC). La recrudescence des affrontements
entre gangs et forces de sécurité restreint sévèrement la mobilité et
l’accès aux marchés locaux, tandis que les principaux axes
d’approvisionnement (RN1, RN2, RN3) demeurent sous influence de
groupes armés. Ces violences entraînent des perturbations
prolongées des marchés, en termes de flux logistiques et
d’approvisionnement en denrées de base, limitant ainsi la
disponibilité locale et entraîne des prix élevés des produits
alimentaires de base. En effet, selon nos estimations, le coût du
minimum de kilocalories composant le panier alimentaire des
ménages pauvres et très pauvres pour la zone métropolitaine se
situe entre 12 et 14 mille gourdes par mois (entre 14 et 16 mille à
l’échelle nationale) de mai à novembre 2025 (Figure 1). Un niveau
très élevé par rapport à la moyenne quinquennale. Compte tenu du
niveau actuel de leurs revenus, ces ménages ne peuvent pas
atteindre ce minimum requis pour une alimentation équilibrée, un
signe révélateur de la sous-alimentation des pauvres et très
pauvres.
Par ailleurs, les moyens d’existence de la majorité des ménages
pauvres (commerce informel, transport, services domestiques,
journaliers) sont détériorés, confrontés à la baisse des revenus et du pouvoir d’achat, dans un contexte de prix élevés
des produits alimentaires de base. La plupart des ménages continueront de recourir à la mendicité, à la vente des
biens productifs (équipements ménagers), de limiter les repas journaliers (un repas par jour au lieu de deux
ordinairement) et de retirer les enfants de l'école comme stratégie de survie. Ils devront s’appuyer sur l’assistance
alimentaire qui est insuffisante pour couvrir leurs besoins alimentaires. La situation serait plus critique pour les PDI
qui vivent déjà dans une promiscuité marquée par l’insécurité, la malnutrition et, en outre, la prévalence du choléra,
en raison de l’accès très limité à l’eau et aux soins adéquats, détériorant davantage leur situation de sécurité
alimentaire.
Les communes de Carrefour, Delmas, Pétion-Ville et de Tabarre auront encore des conditions légèrement moins
dégradées dues à une reprise partielle du petit commerce et du transport à l’approche des fêtes de fin d’année.
Cependant, la volatilité sécuritaire, le coût élevé du transport, la hausse des prix des produits de base et la
contraction des revenus continueront de limiter l’accès à la nourriture.
La prévalence de la malnutrition reste toujours préoccupante dans l’ensemble du pays, notamment dans les
zones de conflits et les sites de PDI de la ZMPP. Sur plus de 417 000 enfants de moins de cinq ans dépistés dans
les centres de santé jusqu’en octobre 2025, plus de 27 pour cent souffraient de malnutrition aiguë, modérée ou
sévère, soit 114 707 enfants. La situation nutritionnelle est particulièrement préoccupante dans le département de
l’Ouest, où 42 pour cent des enfants admis au cours de la même période présentaient une malnutrition aiguë. Ces
données concernent uniquement les enfants ayant eu accès aux services de santé et ne sont pas représentatives de
l’ensemble de la population. Ces chiffres pourraient indiquer que les niveaux de MAG sont supérieurs à ceux
observés lors de la dernière enquête SMART en 2023. Toutefois, dans un contexte de sous-financement des
interventions nutritionnelle, avec seulement 15,5 pour cent des besoins du Plan Nationale de Réponse Humanitaire
2025 couverts, les activités de dépistage restent fortement limitées. Selon le tableau de bord du Cluster de
nutrition, à peine 40 pour cent de l’effectif d’enfants de moins de cinq ans à risque (soit 288 544), ont pu être
réellement diagnostiqués. Ces données reflètent les niveaux de malnutrition aiguë globale chez les enfants ayant
été activement orientés vers les services de santé et ayant pu y accéder, et ne peuvent être extrapolées à la
Figure 1
Port-au-Prince : Coût moyen mensuel
des kilocalories minimales (2100/jour)
pour une famille de cinq personnes, en
gourdes
Source: FEWS NET
Mise à jour sur la sécurité alimentaire Décembre 2025
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population générale. Toutefois, couplées à la faible couverture du dépistage et aux contraintes d’accès aux services
de base, elles suggèrent que les niveaux de malnutrition aigüe sont probablement plus élevés que ceux actuellement
documentés, en particulier dans les zones les plus affectées par l’insécurité.
Les zones sévèrement touchées par l’ouragan Melissa comme le Sud, les Nippes, la Grand’Anse, le Sud-est,
restent pour la plupart en Crise (Phase 3 de l’IPC) de décembre 2025 à mai 2026, avec des poches de ménages
en Urgence (Phase 4 de l’IPC) dans les communes reculées difficiles d’accès. Outre de faire face aux déficits
caloriques dans leur consommation alimentaire, ces ménages continueront de subir les effets résiduels de l’ouragan
et devront faire face aux conséquences négatives sur la campagne d’hiver et celle de printemps 2026, limitant ainsi
les activités saisonnières de revenus pour les pauvres et très pauvres dans les zones rurales.
Annexe 1 : Mise à jour des évènements qui pourraient changer les résultats projetés de l’insécurité
alimentaire aiguë
Même si les projections de FEWS NET se concentrent sur le scénario « le plus probable », il existe toujours un certain
degré d’incertitude dans les prévisions à long terme. Cela signifie que les conditions de la sécurité alimentaire et leurs
impacts sur les résultats aigus de la sécurité alimentaire peuvent évoluer différemment de ce qui était initialement prévu.
FEWS NET publie des mises à jour mensuelles de ses projections, mais les décideurs ont besoin d'informations préalables
sur cette incertitude et d'une explication des raisons pour lesquelles les choses peuvent se dérouler différemment de ce qui
était prévu. En tant que tel, la dernière étape du processus d’élaboration de scénarios de FEWS NET consiste à identifier
brièvement les événements clés qui aboutiraient à un scénario alternatif crédible et modifieraient considérablement les
résultats projetés. FEWS NET considère uniquement les scénarios qui ont une chance raisonnable de se produire.
National
Les contestations de la légitimité des dirigeants actuels (CPT, Primature) continuent d’alimenter la crise politique et
l’insécurité en Haïti.
Impact probable sur les résultats de l’insécurité alimentaire aiguë : Bien que le fin de mandat du pouvoir en
place soit fixé jusqu'au 7 février 2026, son intention de se maintenir au pouvoir au-delà de cette date est connue,
malgré les efforts de l'opposition pour faire respecter cette échéance. Compte tenu du contexte actuel, une
intensification de la crise sociopolitique et l'insécurité qui en découle sont fortement probables, ainsi que les impacts
sur la sécurité alimentaire. Les violences, qui consistent en des attaques des gangs contre des civiles, des forces de
sécurité, continueront d’entraîner des conséquences dévastatrices sur des établissements de commerce, des
marchés, des institutions publiques et privées, outre l’augmentation des flux de PDI, le problème
d’approvisionnement des marchés urbains, l’impact sur les activités génératrices de revenus formelles et
informelles.
De plus, l’insécurité sur les routes commerciales empêchera la circulation normale des personnes et des biens. Les
transporteurs qui, malgré les risques de sécurité, empruntent les routes nationales doivent verser des taxes de
passage illégales aux membres de gangs, ce qui augmente leurs coûts opérationnels, lesquels se répercutent sur les
prix au détail des produits alimentaires de base. Cela réduit l’accès économique et physique de ménages pauvres qui,
pour faire face à cette situation, devraient recourir aux stratégies d’adaptation alimentaire et de moyens d’existence
négatives. Ainsi, le conflit armé et la dégradation sécuritaire continueront d’être les principaux facteurs de l’insécurité
alimentaire en Haïti.
L’arrivée et le déploiement de la Force de Suppression des Gangs (FSG) peut favoriser une relative
stabilité dans le pays.
Impact probable sur les résultats de l’insécurité alimentaire aiguë : Cela pourrait occasionner, à court ou moyen
terme, un climat socio-politique plus serein, favorable à une reprise des activités économiques dans le pays,
particulièrement dans la capitale haïtienne. Un retour progressif des déplacés internes dans leurs lieux résidence (le
centre de ville de Port-au-Prince, Croix-des-Bouquets, Artibonite, Bas Plateau, Arc-a-haie) faciliterait les ménages
pauvres et très pauvres de mener à bien leurs activités génératrices de revenus, et d’accéder au marché. Une
amélioration de la situation de sécurité alimentaire serait possible.
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La fermeture des infrastructures portuaires limiterait l'importation de marchandises essentielles au
marché.
Impact probable sur les résultats de l’insécurité alimentaire aiguë : À la suite d’une évaluation menée par la
garde côtière américaine en novembre, les autorités portuaires haïtiennes ont trois mois pour remédier à l'insécurité
qui perturbe la navigation internationale dans la baie de Port-au-Prince. Faute de quoi, à l'instar de l'aéroport
international Toussaint Louverture, l’infrastructure portuaire de Port-au-Prince sera fermée au commerce mondial.
Une telle décision aurait de graves conséquences sur la disponibilité des produits importés, notamment alimentaires,
qui approvisionnent les marchés de la ZMPP et d'autres régions du pays.
Annexe 2 : Mise à jour des principales sources de preuves utilisées dans cette analyse
La plupart des principales sources de preuves utilisées pour les perspectives sur la sécurité alimentaire de FEWS NET
d’octobre 2025 à mai 2026 restent inchangées. Toutefois, les nouvelles sources de preuves sont répertoriées ci-
dessous.
Preuves Source Format des
données
Éléments d’analyse de la sécurité
alimentaire
Profils de moyens
d’existence
FEWS NET Qualitatives Sources typiques de nourriture et de
revenus par zone de moyens d’existence
Comparaison des besoins
caloriques minimaux pour
Haïti
FEWS NET Quantitatives Prix des produits alimentaires de base et
du minimum de kilocalorie composant le
panier alimentaire
Haïti-Rapport de Situation 1
Ouragan Melissa
Programme
Alimentaire Mondial
(PAM)
Quantitatives
et
qualitatives
Description des besoins après l'ouragan
Melissa
Rapport d’évaluation rapide
Post-ouragan
HT Cluster de
Sécurité Alimentaire
CRS et Caritas
Quantitatives
et
qualitatives
Dégâts sévères, destruction des
habitations et des infrastructures
publiques
Tableau de bord du Cluster
Nutrition 2025
Cluster Nutrition Quantitatives
et
qualitatives
Aperçu de la réponse humanitaire 2025
Evaluation des dommages
et besoins, ouragan Melissa,
novembre 2025.
PAM Quantitatives
et
qualitatives
Dégâts sévères, destruction des
habitations et des infrastructures
publiques
Haïti : Rapport de Situation,
Novembre 2025
Organisation
internationale pour
les migrations (OIM)
Quantitatives Chiffres et localisations des
déplacements.
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Annexe 3 : Calendrier saisonnier
Citation recommandée: FEWS NET. Haïti Mise à jour sur la sécurité alimentaire Décembre 2025: Entre insécurité, faible
récolte et prix élevés, l’insécurité alimentaire perdure, 2025.
Mise à jour sur la sécurité alimentaire
Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière
projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail,
cliquez ici.
Source: FEWS NET
*
Les classifications de FEWS NET sont compatibles avec l'IPC. L'analyse compatible avec l'IPC suit les protocoles clés de l'IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires
nationaux de la sécurité alimentaire. Depuis l'IPC 3.0, l'IPC n'évalue plus l'impact de l'assistance alimentaire sur la classification et ne cartographie donc plus (!). Cependant, FEWS NET
continue de produire des cartes de la sécurité alimentaire incluant le (!), ainsi que des cartes compatibles avec l'IPC 3.0/3.1, qui incluent la cartographie des sacs d'aide pour la sécurité
alimentaire. FEWS NET et l'IPC utilisent des méthodes différentes pour estimer la population totale ayant besoin d'une aide alimentaire humanitaire et évaluer le risque de famine. Pour en
savoir plus, consultez le site www.fews.net/about.
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