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NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE
Mars 2018
Note sur la politique monétaire – Deuxième trimestre 2018
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Sommaire
I.
VUE D’ENSEMBLE ………………………………………………………………………..……………….………..…..2
II.
L’ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE SOUS-JACENT À LA POLITIQUE MONÉTAIRE........................................2
III.
LES DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE AU PREMIERTRIMESTRE2018……………..………….……....7
IV.
PERSPECTIVES.……………………………………….……………..……………………………..……...…….….…..10
Note sur la politique monétaire – Deuxième trimestre 2018
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I.
VUE D ’ENSEMBLE
Au 2ème trimestre de l’exercice fiscal 2017-2018, la situation macroéconomique a été marquée, sur le
plan international
par un léger ralentissement de la croissance économique au niveau des
économies les plus avancées et une augmentation des prix des produits pétroliers et des produits de
base. Sur le plan national, il a été constaté un ralentissement dans le rythme de progression de
l’inflation malgré le niveau relativement élevé du financement monétaire résultant de la forte
progression des dépenses publiques par rapport aux recettes de l’Etat.C’est dans ce contexte que la
Banque Centrale
a maintenu une politique monétaire restrictive afin d’éviter une accélération des
pressions inflationnistes.
II.
L ’ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE SOUS -JACENT A LA POLITIQUE MONETAIRE
Au cours du deuxième trimestre 2018, l’environnement économique international a été marqué par
le ralentissement de la croissance économique au niveau des principales économies avancées. En
effet, aux États-Unis, pour le premier trimestre 2018, le Produit Intérieur Brut (PIB) s’est accru de 2,5
% en rythme annualisé après une progression de 3,1 et 3,2 % respectivement au troisième et
quatrième trimestre 2017. Cette décélération de la croissance a reflété un ralentissement de
l’investissement privé (+3,5 % contre +7,3 %), associée à une faible croissance des exportations (7,1
% contre 2,1 %), lesquelles n’ont pas pu compenser l’accélération des importations (+14% contre 0,7 %). Cette baisse du taux de croissance du produit intérieur brut du pays pourrait se poursuivre à
2,2 % au deuxième trimestre 2018 au regard des projections.
Parallèlement, au cours des deux premiers mois du trimestre sous-étude, l’inflation annuelle est
demeurée à des niveaux élevés. Après avoir gardé le même niveau de 2,1 % de décembre 2017 en
janvier 2018, la croissance annuelle de l’Indice des Prix à la Consommation a augmenté de 20 points
de base à 2,3 % en février 2018. Le niveau d’inflation annuelle étant supérieur à sa cible de 2 %, le
comité de politique monétaire de la Fed a décidé de relever le taux directeur de 1,50% à 1,75% le 21
mars dernier.
En ce qui a trait à la Zone Euro, au cours de la période allant de janvier à mars 2018, le produit
intérieur brut (PIB) réel en glissement annuel pourrait garder le même rythme de croissance que celui
enregistré au premier trimestre 2018.
En effet, d’octobre à décembre 2017, son rythme de
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croissance a légèrement décéléré à 0,6 % au premier trimestre 2018 contre 0,7 % au trimestre
précédent. De plus, en dépit de la hausse des prix des produits pétroliers, l'inflation annuelle a
diminué à 1,3 % et 1,2 % respectivement en janvier et février 2018 contre 1,4 % en décembre 2017.
Parallèlement, le taux de chômage est passé à 8,6 % en janvier 2018 contre 8,7 % en décembre
2017. Cette baisse de l’inflation à un niveau inférieur à la cible de 2 % combinée à celle du taux de
chômage a justifié la poursuite de la politique accommodante de la BCE. D’une part, le principal taux
de refinancement est demeuré à zéro et les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de
0,40% sur les liquidités pour lesquelles elles n’ont pas d’utilité immédiate. D’autre part, la BCE a
décidé de poursuivre le programme d’achat d’actifs de dette privée et publique mais toutefois à un
rythme moindre de 30 milliards d’euros mensuels de janvier à septembre 2018.
En République Dominicaine, après une croissance du PIB réel de 4,75 % en 2017 contre 6,6 % en
2016, l’économie a fait montre d’un regain de dynamisme au regard de l’évolution des indicateurs
conjoncteurs disponibles au deuxième trimestre 2018. En effet, en janvier 2018, l’indice de l’Activité
Economique Mensuelle a crû de 7 % en rythme annuel contre 6,4 % en moyenne au cours de la
période allant d’octobre à décembre 2017. De plus, l’inflation mensuelle et annuelle s’est décélérée
en comparaison au trimestre antérieur. En effet, l’inflation mensuelle s’est inscrite à 0,09 % en
moyenne de janvier à février 2018 contre 0,58 % au cours du trimestre octobre-décembre 2017. En
glissement annuel, l’indice des prix à la consommation s’est accru en moyenne de 3,52 % de janvier
à février 2018, enregistrant ainsi une baisse de 35 points de base par rapport à la période octobredécembre 2017. Le taux d’inflation demeurant largement en dessous de la cible (4 % ± 1 %), la
Banque Centrale Dominicaine a décidé de laisser son taux directeur inchangé à 5,25 %, soit le même
taux depuis août 2017.
Par ailleurs, les cours mondiaux des produits alimentaires et pétroliers sur le marché international se
sont accrus au cours du deuxième trimestre 2018 par rapport à 2017.Les prix moyens du blé par
tonne métrique ont augmenté de 7 % alors que la tonne du mais se vendait à 155,84 et 163,36
dollars américains respectivement en janvier et février 2018, soit une hausse du prix moyen de 7 %
par rapport à celui du premier trimestre 2018. La tonne de riz coûtait en moyenne 434 dollars E.U de
janvier à février 2018 contre 401 dollars EU en moyenne d’octobre à décembre 2017. En ce qui
concerne les produits pétroliers, le Brent et du West Texas Intermediate (WTI) se vendaient
respectivement à 69,02 dollars et 63,64 dollars le baril de janvier au 29 mars 2018 contre 66,73 et
60,42 dollars au à la fin du premier trimestre 2018.
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Sur le marché local, au cours du deuxième trimestre 2018, un ralentissement de l’inflation a été
observé
en glissement annuel tandis qu’en
rythme mensuel la variation de l’IPC a augmenté.
L’inflation annuelle s’est établie à 13,2 % en février 2018, en baisse de 60 points de base par rapport
au taux moyen de la période allant d’octobre à décembre 2017. Comparée à septembre 2017, elle a
diminuée de 2,2 points de pourcentage. En rythme mensuel, le taux d’inflation est en hausse de 1%.
Cette hausse de l’inflation mensuelle survient en dépit de l’amélioration de la disponibilité alimentaire
suite aux récoltes de la campagne d’hiver (septembre 2017 à février 2018). Cette augmentation
pourrait être attribuée à l’évolution du loyer de logement et de quelques produits d’aménagement à
l’occasion du Nouvel an.
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Du côté du secteur réel, les informations préliminaires sur le plan agricole font état de récoltes pour la
campagne d’hiver (décembre- février) tournant autour de la moyenne malgré la pluviométrie
adéquate ainsi que l’expansion des superficies emblavées dans plusieurs départements (Sud,
Centre, Nippes, Nord). Toutefois la grève observée au niveau des douanes durant le mois de mars
est susceptible d’affecter négativement la production du secteur de l’assemblage.
Au niveau du secteur externe, les données disponibles pour le début du deuxième trimestre de
l’exercice 2018 indiquent une détérioration de la balance commerciale, une hausse des transferts
privés reçus de l’étranger. , Pour les quatre premiers mois de l’exercice, le déficit commercial a atteint
1,03 milliard de dollars, ce qui correspond à une hausse de 26,78 % par rapport à la même période
de l’exercice précédent. Cet accroissement du déficit commercial est dû à une augmentation des
importations supérieure à celle des exportations. En effet, pour la période considérée, les
importations ont crû de 24,06 % à 1,36 milliard de dollars ÉU et les exportations ont progressé de
16,24 % à 350,50 millions de dollars ÉU.
Par ailleurs, au cours des quatre premiers mois de l’exercice, les transferts privés reçus de l’étranger
se sont accrus de 20,94 % pour atteindre 745,48 millions de dollars ÉU. Néanmoins, l’offre de
devises induite par la hausse des transferts n’a pas été suffisante pour atténuer les pressions de la
demande. Ces dernières ont provoqué une dépréciation de 2,49% de la gourde, au 29 mars par
rapport au 29 décembre 2017pour amener le taux de change à 65,2715 gourdes.
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En ce qui a trait aux finances publiques, au 28 mars 2018, la situation est marquée par une baisse
simultanée des recettes publiques et des dépenses publiques comparativement au premier trimestre
2016-2017.Les recettes fiscales ont totalisé19074,12 MG ce qui correspond à un recul d’environ
11,79 % par rapport au premier trimestre. Les dépenses quant à elles ont chuté é de 23,92 % en
s’établissant à 23 543,93 MG.
Les recettes cumulées d’octobre 2017 au 28 mars 2018 totalisent40 697,49 MG, soit un taux de
perception de
88,50 % par rapport aux prévisions budgétaires pour les six premiers mois de
l’exercice 2017-2018. Les dépenses cumulées d’octobre 2017 au 28 mars 2018 ont atteint 54 488,88
MG ce qui représente 111,7%.
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Le déséquilibre entre le niveau des recettes publiques cumulées et celui des dépenses publiques
cumulées a induit un financement monétaire
de 8 959,64 MG au 28 mars 2018 contre un
financement de 5 874,77 MG au premier trimestre.
III-
LES DECISIONS DE POLITIQUE MONETAIRE AU DEUXIEME TRIMESTRE 2017
La posture de la politique monétaire de la BRH, au cours du deuxième trimestre 2018, s’est inscrite
dans la poursuite des actions destinées à maintenir la stabilité du change et l’atténuation des
pressions inflationnistes dans l’économie. Ainsi, conformément à l’objectif de préservation de la
stabilité des prix, la Banque Centrale a procédé à la reprise systématique de la liquidité en gourdes
excédentaire à travers les bons BRH tout en gardant les taux sur ces derniers inchangés. En effet,
l’encours de ces titres monétaires a augmenté de près de 10 % pour atteindre 15 500 MG au 29
mars 2018. Parallèlement, les taux d’intérêt sur ces titres sont restés à leur niveau de juin 2017, soit
6 %, 8 %, et 12 % respectivement pour les maturités de 7 jours, 28 jours et 91 jours.
De même, dans l’objectif de renforcer l’offre de devises, les autorités monétaires ont procédé à des
interventions sur le marché des changes traduites par des ventes nettes totalisant 41,41 millions de
dollars de janvier à mars 2018. L’utilisation de cet instrument a permis à la BRH de stériliser un
montant correspondant à 2,65 milliards de gourdes sur le trimestre.
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En dépit de la contre-performance des finances publiques, les autorités monétaires ont pu contenir la
progression des agrégats monétaires par la reprise systématique des liquidités oisives à travers les
bons BRH. En effet, malgré un financement de 8959,64MG au 29 mars 2018, la base monétaire au
sens restreint a accusé une baisse de 0,53 % au deuxième trimestre contre une hausse de 9,47 %
d’octobre à décembre 2017. Cette situation traduit notamment la baisse de 4,79 % de la monnaie en
circulation après un pic saisonnier de 19,27 % au premier trimestre, laquelle baisse a pu contrer la
hausse de 4,11 % des dépôts en gourdes des banques commerciales à la BRH.
Par ailleurs, la base monétaire au sens large a affiché une légère progression trimestrielle de 0,49 %
reflétant ainsi les hausses respectives des dépôts en dollars des banques commerciales à la BRH
(+1,37 %) et des bons BRH (+10,84 %).
Du côté de la masse monétaire, les données provisoires de janvier 2018 indiquent une légère hausse
de la masse monétaire M3 par rapport à décembre 2017, passant de 282,49 milliards de gourdes à
282,92 milliards de gourdes. Les contractions respectives de la monnaie en circulation et des dépôts
en dollars ont contrecarré la tendance haussière des dépôts à vue en gourdes observée depuis juillet
2017. En effet, ces derniers ont crû de 12,16 % au début du deuxième trimestre 2018 contre des taux
de 7,35 % et 4,28 % en décembre et septembre 2017 respectivement.
Au niveau des contreparties de la masse monétaire, la tendance à la hausse des créances nettes sur
le secteur public s’est encore maintenue au cours du deuxième trimestre. Elles ont enregistré des
taux de croissance trimestriels significatifs de 21,75 %, 24,15 % et 29,63 % en janvier 2018,
décembre et septembre 2017 respectivement. Les avoirs extérieurs du système bancaire ont, pour
leur part, diminué de 1,81 % par rapport au premier trimestre. Néanmoins, le crédit au secteur privé
a crû de 0,31%, une stagnation liée à l’évolution contrastée des portefeuilles en gourdes et en
dollars. Les crédits en gourdes ont crû de 1,27 % par rapport à décembre 2017 contre une baisse de
1,42 % de l’enveloppe de prêts en dollars.
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S’agissant du système bancaire, les données de janvier 2018 font état du renforcement de la
performance du secteur bancaire en termes de bénéfice net et de croissance de son actif. De
plus, une baisse de la dollarisation a été observée.
Du côté du bilan, l’actif des banques a crû de 0.5 % en variation mensuelle, à 311,5 milliards de
gourdes, favorisé essentiellement par la hausse des dépôts, passant de 245,7 à 248,5 milliards
de gourdes, soit une hausse de 1,2 %. Du côté des emplois, le placement dans les Bons BRH a
crû de 19,2 %, passant de 12,8 à 15,3 milliards de gourdes en janvier 2018. Parallèlement, le
portefeuille des prêts nets des banques commerciales a accusé une croissance de 0,2 % en
janvier 2018, à 91,4 milliards de gourdes, contre 0,6 % observé le mois précédent.
Conséquemment, le ratio « Prêts nets/Dépôts totaux », un indicateur d’intermédiation bancaire, a
été de 36,8 % en janvier 2018, soit un repli de 34 points de base par rapport au mois précédent.
Le produit net bancaire (PNB) se chiffrant à 1,4 milliard de gourdes en janvier 2018, a régressé de
6,4 et 10,3 % par rapport à janvier et décembre 2017, respectivement. Ce résultat reflète
principalement la contre-performance du poste « autres revenus » qui s’est contracté de 31 et
18,5 % en glissement annuel et en variation mensuelle, respectivement. Par ailleurs, l’autre
composante, à savoir les revenus nets d’intérêt ont augmenté de 17,6 % en rythme annuel et
chuté de 4,9 % par rapport à décembre 2017. Cependant, en raison de l’augmentation plus que
proportionnelle des dépenses d’exploitation par rapport au produit net bancaire, le bénéfice net du
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système, établi à 300 millions de gourdes en janvier 2018 a chuté de 26,8 % sur un mois, et de
24,6 % en glissement annuel.
Concernant les ratios financiers clés du système, celui des prêts improductifs en pourcentage des
prêts bruts, mesurant la qualité de l’actif est passé de 2,78 % en décembre 2017, à 3,92 % un
mois plus tard. De même, en glissement annuel, ce ratio a évolué à la hausse, puisqu’en janvier
2017, il se chiffrait à 3,81 %.
D’un autre côté, la part des dépôts comme source de financement du système s’est renforcée. En
effet, le ratio dépôts en pourcentage de l’actif a crû de 50 points de base pour s’établir à 79,8 %,
tandis que l’avoir des actionnaires en pourcentage de l’actif a crû de 7 points de base à 9,37 %,
comparé à décembre 2017.
Concernant les ratios de rentabilité, celui du ROA pris en variations mensuelle et annuelle pour
janvier 2018, a connu une tendance à la baisse. Ainsi, établi à 1,6 % en décembre 2017, il a
affiché 1,16 % un mois plus tard, soit une chute de 0,44 %, et un repli de 51 points de base
comparé à janvier 2017. Cette situation traduit la hausse plus que proportionnelle de l’actif des
banques par rapport au résultat net du système.
S’agissant du rendement des fonds propres (ROE), il a affiché une orientation similaire à celle du
ROA. Ainsi, pris au cours du mois de janvier 2018, il s’est chiffré à 12,4 % contre 17,24 % un mois
plus tôt. Par ailleurs, en glissement annuel, une baisse de 6,15 % a été constatée.
Au cours du mois de janvier 2018, une réduction de la dollarisation du système bancaire continue
d’être observée au niveau du ratio du portefeuille de prêts nets en devises converties en
pourcentage des prêts nets totaux, lequel a replié de 0,73 % en variation mensuelle, à 47,03 %.
S’agissant des dépôts en devises converties en % des dépôts totaux, ils se sont aussi affaiblis, en
passant de 63,3 % en décembre 2017 à 61,8 % un mois plus tard, entraînés par l’évolution de
toutes les catégories de dépôts libellés en devises, à l’exception des dépôts d’épargne.
PERSPECTIVES
Les perspectives à court terme pour l’économie laissent présager d’une amélioration de la conjoncture
macroéconomique sous certaines conditions. En effet, une augmentation de l’offre alimentaire locale
pourrait être observée, considérant les prévisions d’une bonne récolte de printemps sous l’effet
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notamment des investissements publics dans le secteur agricole. Parallèlement, l’augmentation des
transferts privés sans contrepartie, observée généralement au cours du mois de mars serait à même
de renforcer l’offre de devises et atténuer les pressions à la hausse sur le taux change. Les
perspectives d’une amélioration de l’offre locale de produits alimentaires devraient également avoir
des effets positifs sur l’évolution des prix, corroborant ainsi les prévisions d’inflation réalisées par les
services techniques de la BRH. En effet, pour les mois de mars, avril et mai 2018, l’inflation annuelle
devrait afficher des taux de 13,2 %, 13,2 % et 12,7 % respectivement. Ces prévisions se basent
toutefois sur l’évolution passée du taux d’inflation et ne prennent pas en compte les chocs exogènes
susceptibles d’affecter l’économie.
Néanmoins, le cadre macroéconomique général sera fortement influencé par la capacité de l’Etat à
mobiliser des ressources en vue de faire face à ses obligations budgétaires ainsi que par l’évolution du
climat socio-politique.Ces facteurs constitueront des éléments clés dans l’établissement d’un climat
d’affaires serein, nécessaire à la reprise de l’activité économique ainsi qu’à la stabilité des prix et du
taux de change. Ainsi, la BRH restera vigilante face aux développements de la conjoncture nationale
et internationale et prendra les décisions appropriées pour continuer à défendre la valeur externe et
interne de la monnaie locale tout en assurant la stabilité du système financier.
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