Full Document Text
Extracted text from the original document for search indexing.
Banque de la République d’Haïti
LE CAPITAL HUMAIN COMME LEVIER DE DÉVELOPPEMENT
UNE LIGNE DE FORCE DANS L’ACTION
DE LA BANQUE DE LA RÉPUBLIQUE D’HAÏTI
DECEMBRE 2021
1
Banque de la République d’Haïti
SOMMAIRE
I-
INTRODUCTION
3
II- L’INSTITUT DE FORMATION DE LA BANQUE CENTRALE (IFBC) : AU CŒUR DE LA
FORMATION EN CAPITAL HUMAIN
4
III- UN APERÇU DES ACTIVITES REALISEES PAR L’IFBC
6
3.1 Les réalisations de l’IFBC
6
3.2 - Des programmes de bourses – formation de longue durée
7
3.3 - Des universités fréquentées par les boursiers de la BRH
8
3.4 - Des domaines d’études priorisés par la BRH
8
3.5 - Des programmes de formation continue (courte durée)
9
IV - Des programmes de formation continue (longue durée)
10
D’autres réalisations de l’IFBC
11
Des appuis de l’IFBC à la réalisation des activités suivantes
11
Des programmes de partenariat
12
V- UNE IMPLICATION DE LA BRH QUI VA AU-DELA D’UNE LOGIQUE INTERNE DE
DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
14
VI - LE CAPITAL HUMAIN AU CŒUR D’UNE PHILOSOPHIE D’ACTION
17
VI- LA CONTINUITE DANS L’ACTION : DES PERSPECTIVES PROMETTEUSES
23
LISTE DES ANNEXES
26
ANNEXE 1 : LES CONTRIBUTEURS DE L’INSTITUT DE FORMATION DE LA BANQUE CENTRALE (IFBC)
27
Gouverneurs de la BRH
27
Coordonnateurs de l’IFBC
27
Institutions Partenaires et Programmes
28
Liste des bénéficiaires des programmes de bourses de 1995 à date (financement intégral ou partiel) 29
ANNEXE 2 : L’AGENDA MONÉTAIRE POUR LA CROISSANCE ET L’EMPLOI
34
ANNEXE 3 : LE BUREAU D’INFORMATION SUR LE CREDIT (BIC)
37
ANNEXE 4 : LA STRATEGIE NATIONALE D’INCLUSION FINANCIERE (SNIF)
39
ANNEXE 5 - LE PROJET DE MARCHE FINANCIER
41
2
Banque de la République d’Haïti
I-
INTRODUCTION
Le cheminement institutionnel de la Banque de la République d’Haïti (BRH) est empreint d’un sceau
particulier : celui de la formation continue des cadres. Un élément majeur d’une culture d’entreprise
qui remonte aux origines de l’Institution, à l’époque, Banque Nationale de la République d’Haïti
(BNRH), devenue, Banque de la République d’Haïti (BRH) - Banque Centrale - en 1979. C’est donc
avec justesse que les générations successives qui ont eu l’opportunité de travailler dans cet
environnement qualifient d’école, l’expérience professionnelle qu’elles y ont vécue.
C’est autour de cet héritage que l’Institut de Formation de la Banque Centrale (IFBC) a été créé en
1993. Aujourd’hui, l’histoire des trois (3) dernières décennies, qui ont vu la BRH s’impliquer à fond
dans la formation de cadres internes, de cadres externes et de jeunes universitaires du pays, cautionne
l’idée, s’il en est besoin, d’une continuité d’actions sans faille au sein d’une Institution qui entame,
vent en pourpre, sa cinquième décennie d’activités dans les eaux, fort souvent houleuses, de la vie
sociale haïtienne.
3
Banque de la République d’Haïti
II- L’INSTITUT DE FORMATION DE LA BANQUE CENTRALE
(IFBC) : AU CŒUR DE LA FORMATION EN CAPITAL HUMAIN
La mise en place de l’Institut de Formation de la Banque Centrale (IFBC) répondait à un besoin
pressant de modernité dans un contexte fortement marqué par le changement de paradigme, survenu
dans les années 1980, dans l’ordre économique international. Il a fallu attendre treize (13) années
d’existence, en plein embargo économique et au fort d’une période de grande dépression de
l’économie, pour voir la Banque Centrale se doter d’une structure appelée à systématiser la formation
continue de ses cadres.
Dans ce contexte de turbulences socio-politiques, les cadres de la BRH ont vite fait de s’approprier
l’Institut, conscients du défi que représentaient :
●
La faiblesse d’une économie qui avait perdu ses repères de croissance depuis 1981
●
L’inconfort du régime de change qui était devenu dual dans les faits et sans fondement
juridique dans son fonctionnement, depuis que la Gourde a décroché de sa parité en 1981
●
Les nouvelles exigences de politiques publiques qui semblaient faire de la lutte contre
l’inflation, l’objectif in fine de la politique monétaire, après le traumatisme international des
effets du second choc pétrolier et la profonde crise de la dette internationale qui se sont suivis.
Il est utile de rappeler que les balbutiements de l’IFBC coïncident avec l’ouverture progressive mais
résolue de la Banque Centrale aux universitaires dotés de compétences académiques post-licence.
Une démarche qui coupait court avec une tradition établie de recrutement dont le point d’entrée était
majoritairement la Direction de la Caisse dans la logique de carrière qui prédominait à
l’époque. L’idée principale était de créer au sein de la BRH des plans de carrière distincts
correspondant à des corps de métiers répondant aux mutations et aux besoins de modernité de
l’Institution. Autant de dispositions qui rentraient dans la mouvance internationale de Banque
Centrale moderne à l’heure où les premières applications de la révolution bureautique consacraient la
mort irrémédiable des machines à taper et des calculatrices à rouleau de papier.
L’action de la Banque en matière de développement du capital humain est centrée dès le départ autour
de l’Institut de Formation pour lui donner un ancrage institutionnel indépendant, proche des
4
Banque de la République d’Haïti
démarches stratégiques qui projettent l’Institution sur son sentier de modernité. La mobilisation des
énergies contre la menace inflationniste et pour le maintien de la stabilité financière, n’a pas tari les
ressources allouées à la formation ni détourné l’Institution de l’intérêt que requiert le capital humain.
Il a fallu cette conviction arrêtée pour conserver une place de choix, à un domaine d’activité porteur
seulement sur un horizon lointain, dans un contexte de stabilisation macroéconomique à répétition.
Dans un premier temps, les cadres internes à la BRH ont évidemment été les bénéficiaires exclusifs
de cette politique pour des raisons qui tenaient au relèvement institutionnel de la Banque. L’accent a
été d’abord mis sur la formation continue. Mais très vite, le champ d’activité a été ouvert à la
formation spécialisée et universitaire en accord avec les visées de développement et de renforcement
institutionnel. Le premier des efforts consentis dans ce cadre-là a été la mobilisation d’un groupe de
cinq (5) hauts cadres pour des études spécialisées en France dans le domaine des marchés financiers
et de change.
L’implication de la Banque de la République d’Haïti dans le domaine des ressources humaines a
franchi une phase supérieure avec la mise en place du programme des lauréats en 19951. Cette
initiative s’apparente à des programmes de même nature réalisés, à des échelles nationales de
politique publique, dans des économies émergentes comme les pays de l’Asie du Sud-Est dans le but
de créer un effet massif de compétences dans les domaines managérial et technologique. Avec ce
programme, la Banque Centrale s’est ouverte au monde universitaire haïtien en priorisant l’excellence
dans la transparence et en espérant aussi relever le niveau du dialogue dans une société en quête de
développement. Elle s’inscrit dans la logique de prospection de talents académiques pour soutenir sa
propre stratégie de développement institutionnel tout en partageant, dans les limites de ses capacités,
avec les autres secteurs de l’économie des ressources humaines de haute qualification.
Le soin pris à l’exécution du programme justifie l’ambition de le voir faire école pour aider à doter le
pays de l’essence en matière de facteur de production : le capital humain.
C’est dans cette optique que le champ d’activités de l’IFBC a été de plus en plus étendu à des entités
externes à la BRH dans des domaines progressivement diversifiés tout en renforçant ses interactions
1
Opportunité offerte aux cadres internes et externes/lauréats d’universités de bénéficier de bourses d’études sur la
base de concours après participation et réussite à un programme de propédeutique.
5
Banque de la République d’Haïti
avec le milieu universitaire. Une démarche mise en œuvre à travers la formation continue dont le
poids a considérablement cru en importance dans l’agenda de l’Institut. Les secteurs bénéficiaires
sont notamment le système financier et l’administration publique et les journalistes travaillant sur les
questions à caractère économique et financier.
L’effort consenti est d’autant plus substantiel que la formation continue couvre, dans certains cas, des
périodes allant jusqu’à neuf (9) mois, au bénéfice tant des cadres de la BRH qu’aux professionnels
externes à l’Institution.
III- UN APERÇU DES ACTIVITES REALISEES PAR L’IFBC
Cet aperçu couvre toute la période d’activités allant de la création de l’IFBC à l’année 2021 qui a
marqué les 42 ans d’existence de la Banque de la République d’Haïti.
3.1 Les réalisations de l’IFBC
Les activités de l’IFBC entre 1995 et 2021 tournaient principalement autour de deux principaux
programmes :
Programme (I)
Volets
Renforcement des programmes de formation continue des employés
Programme de
renforcement des
capacités de la BRH
Recrutement direct sur le marché de compétences techniques
Octroi de bourses de formation à l’étranger à des cadres de la BRH
Octroi de bourses de formation à l’étranger à de jeunes licenciés,
issus d’universités publiques ou privées, moyennant l’engagement
qu’ils travaillent à la BRH à leur retour de formation
Programme Public cible
(II)
Programme
des lauréats
de la BRH
●
Les meilleurs étudiants des
principales
facultés
Institutions partenaires
●
●
●
l’Université d’État d’Haïti (UEH)
l’Université Quisqueya (UNIQ)
l’Université Notre Dame d’Haïti
(UNDH)
6
Banque de la République d’Haïti
(19962001) : 1
cohorte
haïtiennes ayant complété
leur 1 cycle
er
ère
(20142019) : 2
cohorte
●
Les employés de la BRH
détenteurs d’une licence
ème
l’Institut des Hautes Études
Commerciales et Économiques
(IHECE)
● l’École Nationale Supérieure de
Technologie (ENST)
●
3.2 - Des programmes de bourses – formation de longue durée
De 1995 à 2021, la Banque de la République d’Haïti a octroyé 120 bourses de formation longue à
l’étranger à ses cadres, réparties selon les données suivantes :
● 49 bourses (soit 42%) accordées dans le cadre du programme des lauréats de la BRH ;
● 71 bourses (soit 58%) accordées directement à des cadres de la BRH ;
● 88% du total des bourses finançant des programmes de second cycle.
1. Du niveau des programmes d’études
Niveau des programmes de formation
Maîtrise
Doctorat
Licence
Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées (DESS)
Master-2 (France)
Master-1 (France)
Certificats
Formation d'appoint2
Nombre total de bourses allouées
2
Nombre de bourses allouées Pondération
92
76.67
2
1.67
1
0.83
1
0.83
6
5.00
5
4.17
11
9.17
2
1.67
120
100%
Formation ou cours de mise à niveau
7
Banque de la République d’Haïti
1.
Des Bourses d’études financées en fonction des universités d’accueil
Les institutions universitaires fréquentées par les cadres boursiers de la BRH se trouvaient dans cinq
pays. Plus de la moitié des boursiers de la BRH (soit 51.7%) ont fréquenté des universités américaines,
25% des universités canadiennes et 20.8% des universités françaises.
Ventilation des bourses par pays fréquenté Nombre de bourses allouées Pondération
par pays
États-Unis
Canada
France
Angleterre
Belgique
62
30
25
2
1
51.7%
25.0%
20.8%
1.7%
0.9%
Nombre total de bourses
120
100.0%
3.3 - Des universités fréquentées par les boursiers de la BRH
Sur les quarante (42) institutions universitaires fréquentées par les boursiers, les trois (3) suivantes
ont accueilli le plus grand nombre de boursiers :
●
L’Université d’Indiana (16 boursiers)
●
L’Université de Rochester (15 boursiers)
●
L’Université de Montréal (14 boursiers)
3.4 - Des domaines d’études priorisés par la BRH
De 1995 à 2021, la BRH a financé les 120 bourses de formation dans onze (11) domaines distincts :
l'économie (25% du total des bourses), l'administration des affaires (20,8%), la Finance (13,3%),
l'administration publique (9,2%), les programmes liés à la technologie informatique (9,2%), les
affaires publiques, la muséologie, le droit, les affaires internationales, Services/Gestion de
construction, les mathématiques appliquées. Les bourses accordées sont réparties comme suit :
8
Banque de la République d’Haïti
3.5 - Des programmes de formation continue (courte durée)
Les formations continues de courte durée de l’IFBC prennent la forme de cours ou séminaires de
perfectionnement, de cours de recyclage, de formation spécialisée ou de séances d’information. Elles
sont réalisées chaque année soit directement par la BRH ou avec l'aide de certaines institutions locales
ou internationales, en faveur des cadres de l’Institution ou de ceux des secteurs financiers et publique.
D’autres activités éducatives réalisées par l’IFBC se présentent sous forme de séances informatives,
de conférences ou de causeries.
9
Banque de la République d’Haïti
1.
Bénéficiaires des Programmes de formation de courte et de longue durée
Types de
bénéficiaires
Public ciblé
Les bénéficiaires Cadres de direction
à l'interne
Cadres d'exécution
Cadre de support
Cadres de banques centrales
de la CARICOM
Les bénéficiaires
Cadres du secteur financier
à l'externe
Cadres de l’Administration
publique (Ministères)
Cadres de direction et
Personnel technique des
institutions de microfinance
Thématiques
●
Economie - Econométrie
●
Finance - Comptabilité
●
Gestion et Administration
●
Renforcement des capacités des
Agents de Sécurité
●
Etc…
● Droit Bancaire
● Rôles et missions de la BRH
● Analyse de Politiques Publiques
● La lutte contre le blanchiment des
capitaux
● L’inclusion financière
N.B. : Entre octobre 2014 et septembre 2018, le Conseil d’Administration a autorisé, en moyenne
par année, près de 60 formations de courte durée à l’extérieur au profit de ses cadres.
IV - Des programmes de formation continue (longue durée)
L’IFBC a eu à coordonner également certains programmes de formation de longue durée réalisés en
Haïti avec la collaboration d’organismes et d’experts internationaux, tel que le programme en Analyse
des Politiques Publiques baptisé « Programme de formation BRH-American University, au bénéfice
de vingt (20) cadres haïtiens issus de la BRH et d’autres institutions nationales.
10
Banque de la République d’Haïti
D’autres réalisations de l’IFBC
Au cours de ces vingt-cinq (25) dernières années, beaucoup d’activités ont été réalisées par la BRH,
soit directement à travers l’IFBC et/ou avec le soutien d’institutions internationales ou régionales. Il
convient de noter :
Activités/acteurs
Thèmes/Thématiques
Dates
Séminaire, animé par deux (2) experts de la
Deutsche Bundesbank
Stabilité Financière, risque
systémique et politique macro
prudentielle
24 au 26
novembre 2015
Atelier de travail conduit par des experts du
CEMLA et des banques centrales d’Allemagne,
de la Jamaïque et de la Finlande
Systèmes de Paiement et de
Règlements
14 au 16 décembre
2015
Les rôles et missions de la BRH
7 mars au 30
novembre 2017
Supervision des programmes de stage offerts aux
finissants d’universités
Programme de séances d’informations au profit
de 17 journalistes des médias du pays (Économie
pour Journalistes)
Des appuis de l’IFBC à la réalisation des activités suivantes
Activités
Intervenants/Thématiques
Dates
Conférence sur la relance du crédit à la
production
Experts nationaux et internationaux
9 et 10 juin 2014
Conférence sur la politique monétaire
face aux défis de la croissance
Gouverneur de la Banque de France
8 et 9 août 2014
Conférence des Gouverneurs de la
Banque Centrale des États de l’Afrique
de l’Ouest (BCEAO) et de la Banque
des États de l’Afrique Centrale
(BEAC)
Les expériences et vécus en matière de
politiques monétaire et économique de la
Banque Centrale des États de l’Afrique de
l’Ouest et de la Banque des États de
l’Afrique Centrale
15 octobre 2015
Conférence : Financing Agricultural
Transformation: Challenges and
Approaches
Expert de la Banque Mondiale
28 mars 2018
11
Banque de la République d’Haïti
Conférence :Transformations globales
et nouveaux risques : contexte
macroéconomique actuel
Experts du Centre Interuniversitaire de
Recherche en Analyse des Organisations
(CIRANO)
3 mai 2018
Des programmes de partenariat
Au cours de ces six (6) dernières années, l’IFBC a joué un rôle prépondérant dans l’intégration de la
BRH dans le processus de développement économique du pays par la formation, l’information et la
recherche, à travers deux (2) mécanismes principaux :
●
Du Financement d’institutions universitaires en Haïti
●
Des Programmes conjoints de bourses d’études
●
Des Programmes conjoints de bourses à l’entrepreneuriat
En ce qui concerne le financement d’institutions universitaires :
Protocole/Convention avec des Universités
Programmes cibles
Date de signature
Protocole d’accord : Banque de la République d’Haïti –
Université Notre Dame d’Haïti
Maîtrise en
Administration des
Affaires (MBA)
17 novembre 2016
Convention de subvention : Banque de la République
d'Haïti – Faculté des Sciences/UEH
Master en Base de
Données et Intégration
de Systèmes (MBDS)
Septembre 2015
Convention de subvention : Banque de la République
Haïti – Université Quisqueya
Maîtrise en
Comptabilité-ContrôleAudit (MCCA)
Décembre 2015
En ce qui a trait aux Programmes conjoints de bourses, il convient de mentionner :
●
Le Programme de Bourses BRH - Groupe d’amitié Haïti-France (signé en juillet 2017,
l’Ambassade de France en Haïti et le Groupe d’amitié Haïti-France de la Chambre des
Députés de la République d’Haïti)
●
Le Programme de Bourses BRH – De la Rue (signé en juillet 2018, avec l’Imprimeur De la
Rue)
12
Banque de la République d’Haïti
●
Le Programme de Bourses BRH – Chevening (signé en décembre 2018, avec l’Ambassade
d’Angleterre)
●
Le Programme de Bourses BRH- Ambassade de France – Etudes de niveau Maitrise
(M2)
●
Le Programme de Bourses à mobilité doctorale – Anténor Firmin
●
Le Programme de Bourses BRH -AUF à l’entrepreneuriat
(Voir l’Annexe I sur la liste des bénéficiaires des programmes de bourses de 1995 à date)
13
Banque de la République d’Haïti
V- UNE IMPLICATION DE LA BRH QUI VA AU-DELA D’UNE
LOGIQUE INTERNE DE DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
Pour la Banque de la République d’Haïti, la question du développement du capital humain va bien
au-delà de l’ouverture de l’Institution de Formation de la Banque Centrale et aux ressources humaines
externes à l’Institution. Elle tient d’une logique qui, prenant ancrage dans la création et la mise en
place des activités de l’IFBC, balise tout le spectre de la réflexion pour l’action de développement.
C’est d’ailleurs l’orientation choisie pour donner son poids à la question du capital humain sans
divertir l’Institution de son mandat statutaire. Un arbitrage rendu d’autant plus facile que la
préoccupation de croissance n’a jamais été reléguée à l’arrière-plan des politiques conduites par la
BRH, même au plus fort des épisodes de stabilisation macroéconomique. Une démarche qui transpire
largement dans la conception et la mise en place de l’Agenda Monétaire pour la Croissance et
l’Emploi, en 2016.
A l’évidence, la Banque Centrale a utilisé sur les dernières décennies une partie importante de ses
ressources institutionnelles pour contrer le biais inflationniste hérité de la dominance fiscale devenue
structurelle dans l’économie. Une condition essentielle au retour d’une croissance saine et auto
entretenue.
En Haïti, la croissance saine et auto entretenue n’a jamais vraiment été au rendez-vous et le sacrifice
consenti pour maintenir le cap de cette politique d’assainissement a été plus important qu’anticipé en
raison d’un environnement socio-politique revêche qui est venu accroître des désarticulations
structurelles déjà profondes. Dans l’ensemble des choix possibles de politique publique, l’Autorité
Monétaire s’est retrouvée à opérer l’arbitrage inter temporel entre les impératifs de court terme de sa
politique monétaire et le besoin tout aussi impérieux d’augmenter, sur le long terme, le potentiel de
croissance à travers l’amélioration du capital humain.
Ainsi, l’implication de la BRH, comme contributrice, dans ce champ de politique publique est motivée
par la finalité de faire croître sainement et durablement l’économie tout en créant de l’emploi. L’idée
étant de contribuer à la dynamisation de la fonction globale de production de l’économie en agissant
sur le facteur qui sied le mieux l’action sociale de l’Autorité Monétaire : l’humain.
14
Banque de la République d’Haïti
L’IFBC s’est retrouvé au cœur de cette démarche qui a connu différentes phases dans son processus
de maturation. En effet, lorsqu’il fut question de systématiser la formation continue des cadres de la
BRH, la création de l’Institut s’est imposée de soi. Une année plus tard, d’un Conseil
d’Administration à un autre, cette entité nouvellement créée, est devenue le fer de lance de la première
phase de modernisation de la Banque centrée autour de deux (2) axes majeurs d’interventions : le
relèvement technologique à l’heure des premières avancées de la bureautique dans les années 1990 et
le renforcement systématique du « middle management » selon une logique qui est passée, certes, par
le recrutement immédiat de compétences nouvelles mais qui a pris corps principalement à travers le
programme des lauréats.
Il est utile de rappeler que la formation longue « in situ » n’est pas née avec ce programme
d’excellence dans lequel, les impétrants, assimilés à des cadres stagiaires, devaient suivre une année
de cours de mise à niveau sanctionnés par des examens dont la réussite conditionne leur placement
dans des universités étrangères. Préalablement, la Direction de la Supervision des Banques et
Institutions Financières (DSBIF) a été le principal bénéficiaire des fruits d’une longue période de
formation d’un groupe de cadres à travers un cursus spécialisé dans le domaine de la surveillance des
banques et de la régulation du système financier. Formation de courte et de longue durée, gestion de
la participation des cadres dans les séminaires à l’étranger, journées d’information et de retraite pour
les cadres ; autant d’activités qui ont contribué à une phase d’accélération de la courbe
d’apprentissage de l’Institution pour accommoder le rythme qu'impliquerait la modernité. Aussi le
développement à la BRH d’un savoir-faire institutionnel en matière de formation de capital humain
est passé par ce cheminement.
Dans l’intervalle, un cadre de coopération spécifique à cette démarche est mis en place
progressivement avec un nombre élargi d’universités haïtiennes et étrangères, d’institutions
bilatérales et multilatérales et des banques centrales. Ce développement a connu une évolution plus
soutenue ces dernières années avec la mise en œuvre de l’Agenda pro Croissance de la Banque. Tout
en renforçant le rôle de l’IFBC dans cette démarche, la BRH s’est impliquée sur une base
institutionnelle plus large dans ce champ de coopération pour donner un levier à son épanouissement
et marquer l’importance qui lui revient dans le sentier ouvert de modernisation de l’Institution.
Désormais, le pont entre la formation du capital humain et le développement institutionnel s’est
15
Banque de la République d’Haïti
renforcé avec le pilier de la coopération dans une perspective d’efficience des politiques publiques
mises en place par l’autorité monétaire.
Cette plus forte implication de la BRH dans le domaine du capital humain a bénéficié d’expériences
hautement fructueuses en matière d’échange avec d’autres banques centrales notamment. Un exemple
parmi les plus marquants a été l’organisation par la BRH de la première Journée Technologique, le
15 janvier 1999, avec la participation des banques centrales de la Caraïbe, à un moment où l’effort de
renouveau technologique de l’institution a atteint un niveau tel d’avant-garde que la Banque Centrale
d’Haïti s’est retrouvée créditée du titre de Banque Centrale la plus technologiquement avancée de la
Caraïbe par ses pairs régionaux.
Plus près de nous, on peut citer de plus les Journées de Fintech (dans le cadre des Sommets de la
Finance) et les Conférences internationales des Spécialistes des Systèmes d’Information des Banques
centrales de la Caraïbe (RCBISS), lesquelles témoignent de l’engagement de la Banque Centrale à
développer des compétences dans le domaine des technologies de l’information. Cet accroissement
se fera, non de manière directe, encore moins sous la forme de politique d’intervention à caractère
nationale, mais en promouvant des passerelles ou des relais institutionnels à travers lesquels les
externalités de la politique de capitalisation en Ressources Humaines puissent être appropriées par
les secteurs concernés de politiques publiques. La BRH espère bénéficier en retour des effets de ce
processus qui aura la vertu de requinquer la productivité dans une économie coincée dans une trappe
à la croissance nulle telle que le profile la tendance des quarante (40) dernières années.
C’est à ce titre d’ailleurs que l’Agenda Monétaire pour la Croissance et l’Emploi prendra pleinement
son effet dans le secteur réel. Car l’ensemble des problèmes de nature institutionnelle, politique,
sociale, structurelle et conjoncturelle qui entravent la création et l’accumulation de la richesse trouve
une résultante dans une faiblesse sans précédent dans l’économie haïtienne. Il n’y a pas de politique
monétaire en apesanteur puisqu’elle a pour finalité la stabilité des conditions d’échanges et le soutien
à la création réelle de richesse. Pour mieux dire, la politique monétaire demeure une politique de
« second best » tant que les réceptacles du secteur réel de production et d’échanges font défaut et ceci,
quel que soit le niveau d’effort consenti dans le processus de transmission des pulsions monétaires.
Le développement du capital humain est la voie royale pour raviver ces réceptacles de l’économie.
16
Banque de la République d’Haïti
Voilà donc la motivation ultime de cette incursion raisonnée dans le champ national de politique
publique en matière de développement du capital humain. C’est pourquoi la Banque Centrale travaille
à consigner les épisodes de son expérience dans ce domaine en évaluant les grandes lignes qui ont
inspiré sa mise en œuvre. La BRH se trouve dans une position unique pour conduire une politique
d’abord institutionnelle mais amplifiée suffisamment pour avoir de larges externalités tant que les
secteurs préposés à la mise en place d’une politique nationale de développement du capital humain
savent jouer leur partition. Il s’agit de dimensionner et améliorer l’expérience de la Banque Centrale
pour la répliquer dans une perspective globale de politique publique. On ne saurait donc faire
l’économie de réflexion sur la condition de mise en œuvre de cette politique encore moins sur la
vision qui devrait inspirer la nature et l’ampleur des actions à entreprendre.
VI - LE CAPITAL HUMAIN AU CŒUR D’UNE PHILOSOPHIE D’ACTION
Il a fallu attendre les années 1980 pour voir émerger des propositions théoriques capables d’expliquer
le phénomène de création auto-entretenue de la richesse à la lumière des travaux de Robert Lucas sur
le capital humain, de Paul Romer sur le capital technologique et de Robert Barro sur le capital
étatique. Soulignons également que le capital humain a vraiment émergé avec les travaux de Theodore
Schultz en 1961, et approfondis par la suite par Gary Baker en 1965. Ce concept a été utilisé dans le
modèle de Solow comme un facteur qui obéit à la même loi fondamentale d’accumulation que le
capital physique
La théorie de la croissance endogène, en gestation à la fin des années 1970, a désormais droit d’être
cité. L’avantage fondamentale de cette théorie est qu’elle ouvre le champ à une compréhension
rétrospective et prospective des phénomènes de croissance et de production. Elle est, un tant soit peu,
exempte de corset idéologique et accommode des approches d’application aussi récente que :
1. Le modèle des hélices qui propose des voies de synergie à travers la coopération entre
l’université, l’entreprise et l’Etat.
2. L'économie de la connaissance qui prône le savoir comme facteur ultime de production.
C’est ce cadre de réflexions qui sous-tend l’action de la BRH en matière de formation de ressources
humaines depuis sa création en 1979. Il permet de répondre au besoin d’inscrire dans la durée l’action
de la Banque Centrale à travers la contribution qu’elle apporte, dans les limites de ses capacités
17
Banque de la République d’Haïti
institutionnelles, au développement du capital humain ; condition essentielle pour sortir l’économie
haïtienne d’une trappe à la croissance nulle sur l’horizon des quarante (40) dernières années. Il est
loisible de rappeler trois (3) périodes importantes dans l’engagement de la Banque Centrale en matière
de développement du capital humain.
La première prend fin au cours de la première moitié des années 1990. L’accent est mis sur la
formation continue de courte durée ne couvrant que les cadres de l’Institution.
La seconde est initiée avec la création de l’IFBC en 1993. La formation universitaire de longue durée
est couplée avec l’ouverture au monde universitaire et l’élargissement du champ de coopération
internationale dans la cadre d’une démarche tous azimuts d’une première phase de modernisation de
l’Institution.
La troisième, en pleine phase de mise en œuvre, débute avec la deuxième moitié de la décennie 2010.
Les actions qui la caractérisent s’articulent autour de l’Agenda Monétaire pro-Croissance et l’Emploi
et le Fonds BRH pour la Recherche et le Développement.
Ces éléments d’interaction sont issus d’une vision qui trouve une application dans le modèle de la
triple hélice. Ce dernier sied bien à l'idée que l’agenda pro croissance devrait être un pont jeté entre
la BRH et l’entrepreneuriat et le FRD-BRH, un lieu fécond de coopération avec l’Université dans le
cadre d’une relation tripartite qui laisse le champ grand ouvert à l’économie de la connaissance. C’est
ce creuset qui tient lieu de vision à la continuité de l’action institutionnelle selon deux (2) orientations
jointes :
●
Le renforcement des développements institutionnels et des mesures de politiques structurelles
engagés avant l’adoption de l’agenda pro croissance
●
La mise en place de mesures et de développements nouveaux dans le cadre de cet agenda.
Le développement du capital humain est central dans cette démarche parce qu’elle est inscrite dans
cette modernité liée à l’économie du savoir. Et pour inspirer des politiques publiques à l’échelle
nationale, elle doit être créditée d’un impact visible sur l’institution de mise en œuvre ; la Banque
Centrale ; et sur le secteur d’activité dont elle est responsable ; le système financier.
Le fait indéniable est que toute l’ingénierie institutionnelle mise en place au cours des six (6) dernières
années est construite autour de compétences issues de la politique de formation des cadres orchestrée
18
Banque de la République d’Haïti
par la BRH. La démarche est de faire du renforcement de capacités des ressources humaines une
composante transversale des avancées institutionnelles et organisationnelles. L’objectif principal
étant de créer un environnement innovant capable de répondre aux exigences de modernisation de la
Banque Centrale. Pour y arriver, la Banque Centrale a investi fortement dans les travaux de rénovation
et de construction d’infrastructures modernes pour accommoder le cadre physique (développement
institutionnel) qu’impose l’objectif de modernisation. Au titre de développement institutionnel, les
efforts déployés touchent (i) à l’approfondissement des réformes administratives et (ii) à la création
de nouvelles structures spécialisées.
Approfondissement des Réformes administratives
Les réformes administratives sont inscrites dans le processus de modernisation de l’Institution. Elles
renvoient à des objectifs d’efficience et de transparence. Au titre des actions les plus importantes on
cite :
a.
La mise en place du « Talent Management System (TMS) »
Il s’agit d’une nouvelle application développée en 2017 en faveur d’une meilleure gestion des
ressources humaines. Le TMS est la plateforme technologique qui permet d'accroître la productivité
des cadres et d’en faire le facteur d’intégration des diverses composantes de gestion de l’Institution.
b. La Gestion électronique des documents
Lancé en 2016, le projet de numérisation des archives de la BRH comprenait deux (2) phases
principales. La première phase consistait à numériser les archives de certaines Directions pour les
intégrer dans le logiciel de gestion électronique de documents « Docuware ». La deuxième phase qui
a débuté en 2019-2020 consiste à implémenter la fonctionnalité « gestion de flux de processus ».
c. Le Renforcement du système de télésurveillance de la BRH
Ce projet consistait en l’ajout de nouvelles caméras et en une augmentation des capacités de stockage
de données audiovisuelles. La mise en œuvre de ce projet permet de mieux contrôler les accès dans
les locaux de la BRH, de protéger les biens mobilier et immobilier et de gérer les incidents.
Création de nouvelles structures spécialisées
Aux réformes administratives devait s’ajouter la création de nouvelles structures pour atteindre de
nouveaux objectifs de gestion, d’appui à la recherche scientifique et de politiques publiques. Le
19
Banque de la République d’Haïti
Conseil d’Administration a donc procédé à la création des cinq nouvelles entités qui sont : le Bureau
d’Information sur le Crédit, la Direction de Communication et des Affaires Publiques et l’Unité
d’inclusion financière, l’Unité de Gestion des Risques et le Fonds BRH pour la Recherche et le
Développement et l’Unité des Marchés Financiers.
Le Bureau d’information sur le Crédit (BIC)
Mis en opération en juillet 2017, ce bureau est l’aboutissement de réflexions qui ont débuté dix (10)
ans auparavant3.
Il faut se rappeler que l’absence d’information sur le crédit est l’un des facteurs structurels de
rationnement des fonds prêtables dans n'importe quelle économie. C’est donc un pas majeur dans la
gestion de risque individuel et systémique du système financier4. Sur une base plus large, le
renforcement continu du BIC est crucial pour l’ambition de la Banque Centrale d’échafauder les bases
d’un marché financier diversifié en Haïti puisqu’il permet de réduire le problème d’aléas moral et les
risques de défaut des débiteurs/créanciers.
La Direction de Communication et des Affaires Publiques (DCAP)
Pour la Banque Centrale moderne, la communication est considérée comme un outil de politique
monétaire. Elle renforce la crédibilité de l’autorité monétaire en accroissant la transparence et facilite
la prééminence aux règles, opposée à celle de la discrétion, dans la conduite de la politique monétaire.
C’est dans cette optique que le Conseil d’Administration de la BRH a créé, en date du 23 mars 2016,
une direction chargée de la Communication. Les missions de cette nouvelle structure sont de :
●
Promouvoir la BRH auprès du grand public, afin de mieux faire connaître l’Institution, sa
mission, ses activités et ses réalisations ;
●
Fournir les outils de base à la compréhension des politiques publiques pour supporter les
décisions des agents économiques dans le sens d’une certaine rationalité ;
●
3
4
Développer et améliorer la communication interne au sein de l’Institution ;
VOIR ANNEXE # 3 SUR LE BIC
VOIR ANNEXE # 4 SUR LE MARCHÉ FINANCIER
20
Banque de la République d’Haïti
●
Servir d’interface entre le Conseil d’Administration, les Direction et Unités, et les partenaires
externes.
Depuis 2017, la BRH a considérablement amélioré sa communication avec le public, suite à la
création, entre autres, de son compte Twitter qui est géré par la Direction de la Communication. A
travers cette plateforme technologique, l’Institution a touché plus de 13 367 abonnés au 5 août 2019.
L’Unité de l’Inclusion Financière (UIF)
Environ un (1) an et quelques mois après la création de la DCAP, le Conseil d’Administration de la
BRH a pris la décision de créer, en date du 10 août 2017, une « Unité d’Inclusion Financière (UIF).
La création de cette Unité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale
d’inclusion financière (SNIF)5 et doit compléter l’ensemble des projets réalisés pour la promotion de
l’inclusion financière.
Le Fonds BRH pour la Recherche et le Développement
La création d’un Fonds pour la Recherche et le Développement (FRD-BRH) a été l’une des plus
grandes initiatives entreprises par la BRH en 2018. La diligence déployée dans la mise en œuvre de
ce projet a permis d’annoncer le lancement du Fonds, un (1) an plus tard, publié dans Le Nouvelliste
du 12 août 2019. A travers la création de ce Fonds, la BRH cherche à :
●
Promouvoir et appuyer la recherche appliquée dans diverses disciplines, principalement en
gestion des politiques publiques, en économie, en finance et dans d’autres disciplines
connexes ;
●
Promouvoir et développer la recherche scientifique dans le milieu universitaire.
●
Promouvoir la compréhension scientifique des phénomènes qui nous défient aux fins de
relever le niveau du dialogue dans la société.
Le Fonds BRH pour la Recherche et le Développement est un élément essentiel dans la mise en œuvre
de cette vision du développement centré autour de la formation du capital humain. Dans sa
conception, le fonds est à cheval entre la recherche appliquée et la création des conditions favorables
5
VOIR l’ANNEXE # 5 SUR LA STRATÉGIE NATIONALE D'ÉDUCATION FINANCIÈRE
21
Banque de la République d’Haïti
à l'émergence d’un entreprenariat dynamique. Le binôme université-entreprise que suggère cette
conception est accompagnée par la synergie que crée, à travers le développement du capital humain,
l’institution étatique qu’est la Banque Centrale. Une démarche qui trouve son fondement dans la
vision que dégage l’Agenda Monétaire pour la Croissance et l’Emploi6 dont la mise en œuvre passe
par un effort soutenu d’accompagnement financier, technique et institutionnel de l’initiative privée.
Lancé en Février 2019 dans l’esprit d’une banque centrale moderne et innovante, ce Fonds pour la
Recherche intervient aussi dans un contexte marqué notamment par la nécessité pour la BRH de
renforcer la production scientifique en Haïti, une composante déterminante dans l’avancement de
toute société et dans la prise de décisions en matière de politique publique. Cet objectif sera atteint à
travers le renforcement et l’incitation à la création de laboratoires de recherche et développement,
ainsi que de ‘’Think Tank’’ au sein du secteur universitaire et de la communauté scientifique en
général.
On est donc en pleine configuration du modèle à triple hélice. Cette application institutionnelle, au
mieux sectorielle, de cette approche est encore à un stade préliminaire. Mais les composantes
principales sont présentes avec la mise en fonctionnement du Fonds BRH pour la Recherche et le
Développement. La coopération de la BRH avec l’Université était bien avant une forme établie de
coopération. Elle n’avait cependant pas de contenu académique et n’était en rien reliée au domaine
de l’entreprise. Le FRD-BRH vient combler ce double gap et l’orientation d’application des travaux
de recherches financés sied bien les fondements du modèle à hélices qui est un espace de promotion
du savoir et de production du savoir-faire à des fins de création de richesse dans un environnement
donné d’échanges de biens et de services. D’où le rôle central du capital humain dans une perspective
de croissance endogène.
L’intérêt pour Haïti c’est qu’elle ouvre des voies de cohabitation productive de l’économie de la
connaissance entre le savoir scientifique le plus pointu et le savoir-faire hérité de divers modes de
production. Vu sous cet angle, le capital humain devient un produit de savoir universitaire sophistiqué
et/ou de pratiques héritées de ce premier rapport entre l’homme et la nature. Dans un ordre éthéré de
considérations, c’est le lieu de rencontre entre la théorie quantique et un certain animisme. Selon les
considérations pratiques, c’est l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les modalités de
6
Voir l’annexe # 2 SUR L’AGENDA MONÉTAIRE POUR LA CROISSANCE
22
Banque de la République d’Haïti
production inspirées des leçons d’écosystème naturel. Ce regard sans frontière sur l’économie du
savoir montre l’ouverture d’esprit qui caractérise les réflexions autour des applications possibles des
activités de recherches.
C’est d’ailleurs l’une des conditions de transfert, sans exclusive, de technologies et de compétences,
depuis le haut de l’échelle de la connaissance, à travers les universités, jusqu’aux entrepreneurs
agricoles familiaux détenteurs de ce savoir de proximité avec la nature. Le modèle à triple hélice
d’interrelation entre L’Etat, l’Université et l’Entreprise est donc d’application aussi bien à l’échelle
de production hautement technologique qu’à l’échelle de production à niveau technologique faible
ou moyen. Pour rester dans une logique adaptée à ce dernier cas de figure, on peut envisager nombre
d’expériences à fort potentiel de création et de distribution de richesse dans le milieu rural haïtien à
partir de la forte diversité de la flore haïtienne.
VI- LA CONTINUITE DANS L’ACTION : DES PERSPECTIVES PROMETTEUSES
Le concept de capital humain nous ramène à une redondance : l’élément humain. Un facteur récurrent
qui donne un caractère atemporel au concept, le rendant applicable à toute l’histoire passée et future
de l’activité productive en société. C’est pour cela que la théorie de la croissance endogène telle que
tournée autour du capital humain n’est dépassée que par ses avatars. Cette mise en équations des
conditions de création de la richesse à l’échelle de l’entreprise comme à celle de l’économie globale
nous ramène donc à ce facteur essentiel qui est à la fois tenant et aboutissant parce que, sujet dans le
processus de cette création et objet dans sa finalité. Aujourd’hui, la mise à l’ordre du jour de modèles
de développement bâtis sur l’interaction entre structures de production de savoir et de savoir-faire
donne un contenu opérationnel à l’économie de la connaissance. Le choix de la BRH d’inscrire sa
politique de développement du capital humain dans la configuration du modèle à hélices renvoie à
ces considérations.
La théorie du développement qui a vu le jour dans le sillon de la théorie macroéconomique née dans
les années 1930 est loin d’être un corpus aux contours définis. Cependant, une constante se dégage
de la diversité d’approches qui la traverse : l’idée que le développement renvoie à la soutenabilité
d’un processus vertueux. « Un Agenda Monétaire Pour la Croissance et l’Emploi » rend bien cette
interprétation quand ce document explique en quoi la relativement longue période de croissance de
23
Banque de la République d’Haïti
l’économie haïtienne des années 1970 est davantage associée à un processus de déstructuration qu’au
développement. C’est cette compréhension qui nous conduit à éviter la redondance des notions de
« développement durable » ou de « développement soutenable ». Soutenabilité ou durabilité étant
l’essence même du développement et ce dernier, la manifestation d’un écosystème viable. Vous
comprenez pourquoi nous voulons inscrire notre politique de capitalisation en ressources humaines
dans une vision qui associe l’Etat, producteur de compétence institutionnelle ; l’initiative privée,
productrice de savoir-faire et l’université, productrice du savoir.
La Banque Centrale a un mandat de nature macroéconomique qui l’oblige pourtant à circonscrire ses
interventions, selon une démarche sectorielle, dans la sphère financière. Il y va de la spécialisation du
domaine d’intervention et de l’efficacité des actions afférentes. A cette fin, la résurgence de la
dichotomie entre secteur monétaire et secteur réel est devenue un point d'ogres des politiques
d’assainissement conduite à partir des années 1980 dans les pays à biais d’inflation comme Haïti.
Cependant, même au fort de ces nécessaires politiques anti-inflationnistes, la croissance a été, en toute
logique, l’aune à laquelle se mesurait le succès durable de la politique économique. Et c’est l’inconfort
d’une trop longue période de croissance économique anémique qui, beaucoup plus souvent que notre
posture d’autorité monétaire le suggère, porte continuellement la BRH à vouloir transcender cette
dichotomie. La conduite mondiale de politique économique qui a pris le relais depuis la crise de 2008
montre que, en raison des risques majeurs associés au désalignement des prix qui s’apparente aussi
bien à la déflation qu’à l’inflation, la maîtrise du niveau général des prix n’est soutenable qu’en
présence d’une croissance qualitative associée à un niveau suffisant et soutenable de productivité dans
un environnement d’équité socio-économique.
La capitalisation en ressources humaines n’est pas une politique de tout repos dans un environnement
institutionnel instable. Former les cadres et les techniciens n’est pas le plus dur. Les garder dans
l’économie nationale est le premier des défis. Une situation qui s’apparente aujourd’hui presque à une
gageure dans une société qui semble vivre le summum d’une crise sociétale permanente sur les quatre
(4) dernières décennies. Malgré l’effort consenti par la BRH en tant qu’espace de production pour
accroître son stock de capital humain au rythme de ses besoins de modernité, la déperdition de cadres
reste un phénomène qui appelle à des considérations stratégiques qui vont bien au-delà de la politique
en soi de développement des ressources humaines. Les vagues de déperdition suivent l’intensité des
moments de crise et prennent aussi bien la forme de retraites anticipées, que de mise en disponibilité
24
Banque de la République d’Haïti
et d'émigration de cadres qui valent souvent beaucoup plus que le coût des ressources financières de
leur formation académique. Cet aspect dans l’expérience que représente la BRH en matière de
développement du capital humain est, à certains égards, le plus important dans les considérations de
mise en œuvre d’une telle politique à l’échelle nationale.
L’ambition de la Banque Centrale de supporter une politique de développement du capital humain à
l’échelle nationale n’a de sens institutionnel que par rapport à l’impact attendu sur la productivité
donc sur la croissance. Cette action ne peut être que le produit secondaire de la politique statutaire
inscrit dans son mandat légal. La BRH a le choix de l’amplifier pour en tirer des externalités plus
fortes. Il n’en demeure pas moins que le succès dans la transmission de ces effets dépend du relais
des secteurs de production et de celui de la formation supérieure. L’appropriation par ces partenaires
de la vision qui sous-tend la démarche est cruciale au succès escompté. Plus cruciale encore est
l’appropriation de la démarche par les institutions publiques mandatées pour une politique nationale
de développement du capital humain. C’est ce à quoi la Banque Centrale demeure activement ouverte
et confiante dans l’idée que les avancées technologiques donnent accès aux raccourcis propres à
actionner les rouages du développement. Dans ce domaine, le credo à la BRH est : « La continuité
dans l’action pour dégager les meilleures perspectives d’avenir ». Cette démarche est l’une des voies
pour libérer l’économie de la trappe à la croissance négative du PIB per capita.
25
Banque de la République d’Haïti
LISTE DES ANNEXES
26
Banque de la République d’Haïti
ANNEXE 1 : LES CONTRIBUTEURS DE L’INSTITUT DE FORMATION DE LA BANQUE CENTRALE
(IFBC)
Gouverneurs de la BRH
NOM
Claude
Delatour
Jean
Joseph
Magloire
Castel
PRÉNOM
Bonivert
Lesly
Fritz
Venel
Raymond
Charles
Dubois
Jean Baden
REMARQUES
Fondateur de l’IFBC
Initiateur du Programme des Lauréats
A maintenu le Programme des Lauréats
A maintenu le Programme des Lauréats
A maintenu le Programme des Lauréats
A maintenu le Programme des Lauréats et initié les partenariats
universitaires
A maintenu et élargi le programme des Lauréats, multiplié les
partenariats avec des institutions nationales et internationales
ANNÉE
1991
1994
1998
2001
2004
2007 & 2011
2015 & 2019
Coordonnateurs de l’IFBC
NOM
Pérodin
Guirand
Montas
Duroseau
Gabriel
PRÉNOM
Serge
Yvon
Rémy
Fritz
Ronald
FONCTION
Membre du Conseil d’Administration de la BRH
Membre du Conseil d’Administration de la BRH
Membre du Conseil d’Administration de la BRH
Membre du Conseil d’Administration de la BRH
Membre du Conseil d’Administration et Directeur Général de la BRH
ANNÉE
1994
2001
2004
2007 & 2011
2015 & 2019
Directeurs Exécutifs de l’IFBC
NOM
Castel
Dubois
Lamothe
Comeau
PRÉNOM
Charles
Henry Robert
Nancy
Ludovic
Autres contributeurs
NOM
PRÉNOM
Jean Marie
Marie Carmelle
Pharel
Kesner
Verella
Frantz
Aubourg
Wiener
Enseignants / Formateurs
Cadres de la BRH
27
Banque de la République d’Haïti
Institutions Partenaires et Programmes
Faculté des Sciences (FDS)
Université Quisqueya (UNIQ)
Université Notre-Dame d’Haïti (UNDH)
Georges Washington University
Société Financière Internationale (IFC)
Ambassade de France
Institut de Recherche pour le Développement (IRD)
American University
Indiana University
Delarue
Programme de bourses Chevening
28
Banque de la République d’Haïti
Liste des bénéficiaires des programmes de bourses de 1995 à date (financement intégral
ou partiel)
NOM
PRÉNOM
DISCIPLINE
D'ÉTUDE
NIVEAU
D'ÉTUDE
UNIVERSITÉ
PÉRIODE DE
FINANCEMENT
Colbert
Cassandra
Business
Administration
Maîtrise
University of Rochester
08/1995 - 06/1997
University of Rochester
08/1995 - 01/1996
Polytechnic University
09/1995 - 08/1996
Héraux
Stéphane
Public Policy Analysis
Barjon
Philippe
Financial Engineering
Formation
d'appoint
en
économie
Certificat
Elie
Jean Philippe
Lévêque
Henry
Réseau Information
Maîtrise
Carnegie Mellon
09/1995 - 12/1996
Financial Engineering
Maîtrise
Polytechnic University
09/1995 - 05/1997
University of Rochester
09/1995 - 12/1995
Joseph
Alix
Administration des
Affaires
Sciences Économiques
Formation
d'appoint
en
économie
Baccalauré
at
Maîtrise
Gabriel
Ronald
Sciences Economiques
Maîtrise
Université de Montréal
12/1995 - 06/1997
Mentor
Paul Ruddy
Maîtrise
Université de Montréal
12/1995 - 06/1997
Pierre
Reynald
Olphane
Sciences Economiques
Administration des
Affaires - (Finance et
Gestion Int'l)
Maîtrise
École des Hautes Etudes
Commerciales
12/1995 - 08/1997
Sciences Economiques
Maîtrise
Université de Sherbrooke
12/1995 - 11/1998
Sciences Economiques
Maîtrise
Université de Montréal
01/1996 - 12/1997
Sciences Economiques
Maîtrise
Université de Montréal
01/1996 - 12/1997
Public Administration
Maîtrise
University of Indiana
06/1996 - 06/1998
Maîtrise
University of Indiana
06/1996 - 06/1998
Maîtrise
University of Indiana
06/1996 - 06/1998
Maîtrise
University of Indiana
06/1996 - 06/1998
Riché
Jean
Sébastien
Clervil
Bien-Aimé
Dérose
Simon
Jean-Claude
Vieux
Pierre
Richard
Frémont
Economie
École des Hautes Études
Commerciales/Montréal
Université de Montréal
12/1995 - 12/1998
12/1995 - 12/1997
Denis
Micaële D.
GeorgesMarie
Hans
Eugène
Parnès
Francisque
Charles Fusly
Public Administration
Administration
Publique
Public Administration
Nazaire
Astride
Public Administration
Maîtrise
University of Indiana
06/1996 - 06/1998
Berton
Esther
Maîtrise
Université de Montréal
08/1996 - 02/1999
Julsain
Henrillo
Maîtrise
Polytechnic University
08/1996 - 08/1998
Petit
Maîtrise
Université de Montréal
12/1996 - 06/1999
Droit Public
Maîtrise
Université de Perpignan
12/1996 - 12/1998
Cayard
Jertho
Margarette
Antoine
Liliane
Sciences Economiques
Mathématiques
Appliquées
Sciences Economiques
Public Administration
Maîtrise
University of Indiana
07/1997- 08/1999
Coty
Kemlet
Computer Science
Maîtrise
Polytechnic University
07/1997 - 10/1999
Durand
Régine
Public Policy Analysis
Maîtrise
University of Rochester
07/1997 -06/1999
Dehaut
Sanon
29
Banque de la République d’Haïti
Lapointe
Jorel
Public Administration
Maîtrise
University of Indiana
07/1997 - 06/1999
Lauréus
Mathias
Pierre
Antoine
Public Policy Analysis
Maîtrise
University of Rochester
07/1997 - 06/1999
Public Administration
Maîtrise
University of Indiana
07/1997 - 06/1999
Maîtrise
University of Rochester
07/1997 - 06/1999
Maîtrise
University of Rochester
07/1997 -06/1999
Public Administration
Maîtrise
University of Indiana
07/1997 - 06/1999
Maîtrise
University of Indiana
06/1998 - 06/2000
Maîtrise
University of Rochester
06/1998 - 06/2000
Maîtrise
University of Indiana
06/1998 -06/2000
Maîtrise
University of Indiana
06/1998 - 06/2000
Maîtrise
University of Rochester
06/1998 - 06/2000
Maîtrise
University of Rochester
06/1998 - 06/2000
Maîtrise
University of Indiana
06/1998 -06/2000
Maîtrise
University of Rochester
06/1998 - 06/2000
Normil
Pacouloute
Cadet
Robergeau
Vladimir
Business
Administration
Business
Administration
Agélus
Ritza
Elisabeth
Pierre André
Amilcar
Marie Rhonie
Bien-Aimé
Marianne
Cupidon
Jn René
Descartes
Pierre Elie
François
Staford
Hyppolite
Judex
Joseph
Joslain
Public Affairs
Business
Administration
Business
Administration
Economie
Business
Administration
Business
Administration
Business
Administration
Public Affairs
Moreau
Maxime
Public Affairs
Maîtrise
University of Indiana
06/1998 - 06/2000
Placide
Tamara
Public Affairs
Maîtrise
University of Indiana
06/1998 - 06/2000
Valcourt
Daniel
Public Affairs
Maîtrise
University of Rochester
06/1998 - 06/2000
Dézémé
Josias
Computer Engineering
Maîtrise
Georgia Tech University
08/1998 - 08/2000
Petit Frère
Telecom Networks
Maîtrise
Economie
Maîtrise
09/1998 - 10/1999
Sciences Economiques
Maîtrise
Polytechnic University
Facultés Universitaires
Notre Dame de la Paix
Rochester University
08/1998 -08/2000
Barthélemy
Jean Widson
Jean
Bermann
Joselyne
Castel
Charles
Maîtrise
University of Columbia
07/1999 - 08/2000
Alexis
Anel
Maîtrise
University of Illinois
08/1999 - 08/2001
Alfrenar
Maîtrise
Maîtrise
Université de Montréal
Ecole Nationale des Ponts
et chaussées
Université Toulouse 1
08/1999 -08/2001
Pierre
Jean Yves
Christian
Robert
Jean Robert
10/1999 - 10/2001
Désulmé
Ralf Stevens
Maîtrise
CERAM
12/1999 - 12/2000
Thomas
Romelle
Maîtrise
University of Rochester
12/1999 - 06/2001
David
Daniel
Maîtrise
Georgia Tech University
01/2000 - 12/2001
Jean
Edwige
Droit
Business
Administration
Economie
Business
Administration
Finance-Economie
Base de Données et
Intégration de systèmes
Business
Administration
Electrical and
Computer Engineering
International Affairs
Maîtrise
Columbia University
01/2000 -12/2001
Jérôme
Judelande
Economie
Maîtrise
Université de Montréal
01/2000 -12/2001
Vieux
Colas
Hilaire
Maîtrise
07/1999 - 12/2001
10/1999 -06/2001
30
Banque de la République d’Haïti
Conserve
Chrismond
Claude
Grégory
Business
Administration
Policy Economics
Saint-Louis
Charité
Cycle Long IIAP
Mondélis
Jean Armand
Vallès
Lyonel
Beaubrun
Marie Josée
Business
Administration
Audit / conception de
systèmes informatiques
Muséologie
Brézault
Tamara
Célestin
Maîtrise
University of Indiana
08/2000 - 12/2002
Maîtrise
University of Illinois
08/2000 - 08/2002
Maîtrise
Institut International
d'Administration Publique
08/2000 - 06/2001
Maîtrise
University of Rochester
09/2000 - 09/2002
DESS
Université Henri Poincaré
09/2000 - 09/2001
Certificat
Collège Montmorency
02/2001 - 12/2001
Muséologie
Certificat
Collège Montmorency
02/2001 - 12/2001
Arielle
Muséologie
Certificat
Collège Montmorency
02/2001 - 12/2001
Dérivois
Nicole
Muséologie
Certificat
Collège Montmorency
02/2001 - 12/2001
Dutreuil
Jean Daniel
Muséologie
Certificat
Collège Montmorency
02/2001 - 12/2001
Jules
Angélique S.
Certificat
Maxo
Paulin
Elvariste
Maîtrise
Collège Montmorency
Kennesaw State
University
University of Illinois
02/2001 - 12/2001
Rousseau
Muséologie
Business
Administration
Finance
Benjamin
Jhon
Maîtrise
University of Illinois
08/2001 - 08/2003
Dorminier
Romel
Maîtrise
Murray State University
08/2001 - 02/2003
Edouarzin
Peter James
Louis
Armand
Finance
Business
Administration
Management
Maîtrise
Polytechnic University
09/2001 - 09/2003
Economie
Maîtrise
Université de Montréal
09/2001 - 09/2003
Maîtrise
Ecole Nationale des Ponts
et chaussées
10/2001 - 01/2003
Maîtrise
University of Rochester
10/2001 - 08/2003
Paulin
Bijou
Fedod
Lafortune
Elie
Laplante
Enock
Bonhomme
Fred
Jean
Naurable
Joseph
Guinel
Charles
Destiné
Ignace
Toussaint
Paquiot
Wesnick
ChristineAimy
Rashida
Gamila
Business
Administration
Business
Administration
Business
Administration
Economie
Maîtrise
05/2001 - 05/2003
06/2001 - 06/2003
Maîtrise
Ecole Nationale des Ponts
et chaussées
Université de Montréal
Economie
Maîtrise
Université de Montréal
12/2001 - 12/2003
Economie
Maîtrise
Université de Montréal
12/2001 -08/2004
Droit des Contrats
Privés et Publics
Juriste de Banque et
Finance
Maîtrise
Maîtrise
Maîtrise
Université d'Avignon et
des Pays de Vaucluse
Université Nice Sophia
Antipolis
Université Nice Sophia
Antipolis
10/2001 - 01/2003
12/2001 - 12/2003
09/2010 - 09/2012
09/2010 - 09/2011
Base de données
Maîtrise
Mariline
Droit
Maîtrise
Université Laval
01/2012 - 01/2013
Berthe
Droit des Affaires
Maîtrise
Université Aix-Marseille
08/2012 - 08/2014
Malbranche
Carine
Master
Université de Rennes-1
09/2013 - 07/2015
Saint-Louis
Stanley
Banque-Finance
Système d’Information
Contrôle de Gestion
Master
Université de Rennes
09/2013 - 09/2014
Mercier
Joseph
Marescot
10/2010 - 10/2011
31
Banque de la République d’Haïti
Lacerd
Rubens
Renaud
Rachelle
Baron
Etienne
Réginald
Standley
Jacques
Faubert
Gaussin
Smith Junior
JeanBaptiste
Nerlyne
Mondésir
MaxEdouard
Rémy
Christine
Luly Jérôme
Péguie
JeanJacques
Gaétan
Malbranche
Carine
Borga
Beauplan
Ruthlande
Claude
Jacques
Jode
Brunet
Coralie
Delphin
Djemsy
Guillaume
Hannie
Ambroise
Gihanne
Brézault
Tamara
Divers
Gestion de la Politique
Économique
Gestion de la Politique
Économique
Science de
l’Administration
Management des
Systèmes d’Information
Comptabilité, Contrôle
et Audit
International Policy and
Practice
Business
Administration (en
ligne)
Administration des
Affaires-(Stratégie et
Innovation)
Finance (en ligne)
International Policy and
Practice
Economie et
Management Publiques
Economie
Economic Policy
Management
Econométrie
Risk Management and
Insurance (en ligne)
Sciences Actuarielles
Gestion de la
construction
Gestion de la Politique
Économique
Banques et Finances
internationales (en
ligne)
Darguste
Gwendoline
Capital Markets
Verret
LouisOlivier
Capital Markets
Chaperon
Pierre Paul
Descieux
Déborah
Edouard
Souckaïna
Katiana
Gestion de la Politique
Économique
Administration des
Affaires-Finance
Sciences Économiques
Maîtrise
Université Aix-Marseille
10/2013 - 10/2014
Maîtrise
Université Aix-Marseille
10/2013 - 11/2014
Maîtrise
Université Laval
09/2014 - 09/2016
Maîtrise
Maîtrise
Maîtrise
Université Lyon III Jean
Moulin
Université du Québec à
Montréal
Georges Washington
University
09/2014 - 10/2016
09/2014 - 09/2016
01/2015 - 01/2016
Maîtrise
University of Florida
01/2015 - 04/2017
Maîtrise
Université Laval au
Québec
01/2015 - 12/2018
Maîtrise
Northeastern University
06/2015 - 11/2016
Maîtrise
Georges Washington
University
08/2015 - 09/2016
Maîtrise
Université Montpellier-1
09/2015- 09/2016
Doctorat
Université de Rennes-1
01/2016 - 11/2019
Maîtrise
Columbia University
05/2016 - 06/2017
Maîtrise
Université Aix-Marseille
08/2016 - 09/2018
Maîtrise
Florida State University
09/2016 - 08/2018
Maîtrise
Boston University
Wentworth Institute of
Technology
09/2016 - 09/2018
Maîtrise
CERDI
10/2016 - 06/2017
Maîtrise
Université de SalfordManchester
10/2016 - mars
2018
George Washington
University
08/2017 - 04/2018
George Washington
University
08/2017 - 04/2018
Maîtrise
CERDI
10/2017 - 06/2018
Maîtrise
Université Laval
01/2018 - 12/2019
Maîtrise
Université de Montréal au
Canada
09/2018 - 12/2019
Maîtrise
Certificat
d'Études
Supérieure
s
Certificat
d'Études
Supérieure
s
09/2016 - 08/2018
32
Banque de la République d’Haïti
Monnaie Banque
Finance - Parcours
Carrières Bancaires
Administration des
Affaires - Analytique
des Affaires (en ligne)
Administration des
Affaires-Stratégie et
Innovation
Public Administration
(en ligne)
Lafrance
Estevela
Julien
Cédanor
Théralus
Gaëlle
Perrin
LyneSoliman
Popo
Samaïr
Wislène
Toussaint
ChristineAimy
Marché des capitaux
Perpétua
Christèle
Fénelon
Marché des capitaux
Droit du Numérique
Maîtrise
Université de Rennes 1
09/2018 - 09/2019
Maîtrise
Université Laval /Canada
09-2019 - 12/2021
Maîtrise
Université Laval /Canada
09/2019 - 06/2021
Maîtrise
Master 1 &
Master 2
Certificat
de
Deuxième
cycle
Certificat
de
Deuxième
cycle
University of
Birmingham/ England
Université Paris 1
Panthéon Sorbonne/
France
06/2020 - 12/2022
09/2020 - 09/2022
Université Paris
Dauphine/France
06/2021 - 04/2022
The George Washington
University/USA
07/2021 - 04/2022
33
Banque de la République d’Haïti
ANNEXE 2 : L’AGENDA MONÉTAIRE POUR LA CROISSANCE ET L’EMPLOI
Au cours des 40 dernières années, l’économie haïtienne a été marquée par une faiblesse de la
croissance. Une situation qui peut être attribuée aux effets néfastes des catastrophes naturelles et à de
nombreuses contraintes structurelles, lesquelles ont porté la Banque centrale à adopter généralement
une posture restrictive à la politique monétaire afin d’accomplir sa mission de défendre la valeur
interne et externe de la monnaie nationale. Ainsi, suite aux chocs dévastateurs provoqués par le
tremblement de terre du 12 janvier 2010 et dans le but d’éliminer les goulots d’étranglements qui
limitent la transmission des impulsions monétaires à la sphère réelle de l’économie, la BRH a mis en
place l’Agenda monétaire pour la croissance et l’emploi (communément appelé programme procroissance). Il s’agit d’un ensemble de programmes incitatifs qui visent à assouplir les conditions
d’accès au crédit à un plus grand nombre de demandeurs désireux d’investir dans les secteurs porteurs
susceptibles d’avoir des impacts directs et positifs sur la croissance économique. À travers ces
facilités, la BRH vise un triple objectif à savoir :
●
Réduire le coût du crédit pour les demandeurs de crédit évoluant dans les secteurs productifs
clés pour une relance plus ancrée de l’activité économique et un soutien à la croissance ;
●
Réduire le déficit de la balance commerciale ;
●
Assurer la stabilité des prix.
La mise en œuvre de ces mécanismes financiers se fait à travers des partenariats avec les banques, le
Fonds de développement industriel (FDI) et la Société financière haïtienne de développement
(SOFIHDES) pour desservir notamment les secteurs du logement, de l’agriculture, du tourisme et de
l’hôtellerie, de l’exportation, des zones franches et de l’immobilier.
●
Programme au logement
Ce programme d’incitation au secteur immobilier a été mis en place après le séisme du 12 janvier
2021 afin de contribuer à la reconstruction du pays à travers la réduction du coût du crédit au
logement. Par cette facilité, les banques commerciales sont autorisées à ne pas constituer de réserves
obligatoires sur les ressources captées et utilisées pour octroyer des prêts au logement et pour
l’acquisition, la construction, la réparation ou l’amélioration d’immeubles résidentiels, commerciaux
et industriels.
34
Banque de la République d’Haïti
●
Programme d’incitation aux zones franches industrielles
Cette facilité a été mise en place essentiellement pour augmenter la capacité du pays à attirer les
investissements étrangers dans le secteur textile notamment pour la construction d’immeubles
industriels, et l’installation de toutes infrastructures essentielles aux opérations adéquates des zones
franches (routes, drainage, eau, électricité, etc.).
●
Programme en faveur des entreprises tournées vers l’exportation
Ce programme favorise l’accès au crédit aux entreprises de production de biens et de services
tournées vers l’exportation. Il comporte deux volets :
a.
Une fenêtre de refinancement des comptes à recevoir des entreprises de production tournées
vers l’exportation (FRCRE),
Des facilités de crédit en faveur des entreprises tournées vers l’exportation (FCEE) qui
b.
permettent la réduction des coûts du crédit en faveur des entreprises exportatrices de produits
primaires, celles de transformation des matières locales dédiées à l’exportation et les entreprises de
production artisanale, de pêche, de recyclage et toutes autres entreprises dont la production est
essentiellement destinée à l’exportation.
●
Programme de crédit au secteur agricole
Ce mécanisme vise à faciliter les crédits aux entrepreneurs agricoles et aux personnes et entités qui
œuvrent dans les activités agro industrielles et agroalimentaires, à toute coopérative agricole et à tout
concessionnaire de zones franches. Ces crédits visent, entre autres, l’exploitation des denrées dans les
filières porteuses et produits stratégiques pour l’exportation, la transformation des produits agricoles
via l’industrie et les achats de matériels et d’infrastructures agricoles.
●
Programme de Promotion de Développement d’Immobiliers (PPDI)
Le PPDI a pour objectif d'accroître l’offre de projets immobiliers viables et de qualité à la population
en réduisant le coût du crédit en faveur des promoteurs, développeurs ou investisseurs immobiliers.
●
Programme en faveur du secteur du crédit-bail
Il s’agit d’un programme d’incitation aux petites et moyennes entreprises dans l’objectif de faciliter
l’accès au financement d’équipements et de matériel.
35
Banque de la République d’Haïti
●
Facilités accordées au secteur touristique et hôtelier
Ces facilités visent à augmenter l’octroi du crédit au secteur touristique et hôtelier. Ainsi, les banques
sont autorisées à procéder, d’un commun accord avec leur client, à la redéfinition des modalités de
tout prêt octroyé à une institution hôtelière viable et à ne pas constituer de réserves obligatoires tant
sur les ressources en gourdes que sur les ressources en dollars utilisées pour octroyer des prêts à une
institution hôtelière.
36
Banque de la République d’Haïti
ANNEXE 3 : LE BUREAU D’INFORMATION SUR LE CREDIT (BIC)
Le bureau d ’information sur le Crédit (BIC) est créé en 2014, sous l ’initiative de la BRH. L’activité principale
du BIC consiste à collecter, mettre à jour et partager avec des institutions financières, des commerçants et des
fournisseurs de services, les données relatives à l’historique de crédit des personnes physiques ou morales.
Les institutions financières utilisent ces informations comme des outils d’aide à la décision dans l’analyse de
risque effectuée lors d ’une demande de crédit.
Pourquoi un Bureau de Crédit en Haïti ?
La BRH, dans son rôle de régulateur, entend promouvoir l ’inclusion financière. A travers cette structure, les
institutions financières auront accès à des informations sur les emprunteurs potentiels.
Ces informations devraient leur permettre d’octroyer du crédit dans de meilleures conditions, et à des clients
sur lesquels peu d ’informations était disponible auparavant.
De manière générale, le Bureau d’Information sur le Crédit devrait :
•
Faciliter l’accès aux services financiers
•
Réduire le délai d ’accès au crédit
•
Améliorer les conditions d’octroi des prêts
•
Minimiser le risque de surendettement
•
Réduire l’asymétrie d ‘information
•
Permettre au créancier de rationaliser ses prises de décisions en matière de crédit
•
Améliorer le climat des affaires pour les investissements.
Implications positives pour le capital humain
La mise en place d’un bureau de crédit en Haïti s’inscrit dans le cadre des actions visant à limiter le
rationnement du crédit lié à l’asymétrie d’information. En facilitant l’accès au financement, cette structure
contribue au développement des entreprises en stimulant des investissements non seulement dans le capital
physique mais aussi dans le capital humain. En effet, l’amélioration des conditions de financement devrait
permettre aux entreprises de prendre en charge la formation continue de leur personnel afin d’accroitre leur
productivité. Globalement, l’assouplissement des conditions de financement favorise l’initiative privée et par
ricochet la création d’emplois et l’accroissement des revenus, augmentant ainsi la capacité d’accéder à une
éducation et à des soins de santé de meilleure qualité. Une main d’œuvre plus qualifiée et en bonne santé
devrait non seulement améliorer la performance de l’appareil productif mais aussi attirer des investissements
37
Banque de la République d’Haïti
étrangers dans des secteurs plus innovants, à forte valeur ajoutée et permettant de créer des emplois mieux
rémunérés.
38
Banque de la République d’Haïti
ANNEXE 4 : LA STRATEGIE NATIONALE D’INCLUSION FINANCIERE (SNIF)
Education financière et capital humain : Une approche par la capacité supportée par la BRH.
Il est évident que chacun dispose d’un ensemble de capacités, d’informations, d’aptitudes et de
compétences, qui, pour la plupart, sont innées, et d’autres acquises au fil des années. Si ces
acquisitions peuvent évoluer avec la formation, l’interaction, mais aussi, elles peuvent, comme tout
actif, s’amenuiser avec l’inaction. A cette richesse de connaissances accumulées peut s’adjoindre la
notion d’éducation financière qui vise à renforcer les capacités de ses cibles et les orienter vers les
bonnes habitudes financières telles que l’épargne et tout autre produit et service financier adéquat.
En effet, selon l’approche de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique
(OCDE), l’éducation financière se rapporte à «l’ensemble des capacités réelles acquises par un
individu et qui pourraient engendrer des changements dans sa vie : devenir plus sensibles aux risques
et opportunités en matière financière ; faire des choix raisonnés, en toute connaissance de cause ;
savoir où trouver une assistance financière ; prendre des initiatives efficaces pour améliorer son bienêtre financier » .
En 2018, les enquêtes FinScope révèlent qu’environ 89 % des adultes haïtiens ne sont pas bancarisés
et que 51% de la population âgée de quinze (15) ans et plus (+) ne savent pas comment épargner. De
plus, un (1) Haïtien sur deux (2) se trouve en situation de pauvreté avec moins de 2,41 $ par jour. Ces
constats prouvent qu’une bonne partie de la population, plus particulièrement celle issue des couches
sociales plus vulnérables, ne soit pas ou pas suffisamment outillée pour pouvoir faire face à des
décisions financières importantes.
C’est dans ce contexte que la Banque de la République d’Haïti (BRH), le Ministère de l’Economie et
des Finances (MEF) et le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
(MENFP) ont lancé en 2020 le Plan National d’éducation financière (PNEF). Il s’agit d’une réponse
appropriée à environ 53% de la population qui a plaidé en faveur d’un renforcement des compétences
des populations à faibles revenus afin de les aider à faire des choix financiers plus judicieux et devenir
plus résiliente financièrement.
39
Banque de la République d’Haïti
En effet, le PNEF vise à inciter les individus à adopter de meilleurs comportements financiers en
matière de budgétisation, de planification financière de manière à bien profiter des opportunités
économiques et contribuer à la croissance économique. Une population éduquée financièrement est
beaucoup plus apte à mieux interpréter les décisions de politique monétaire. Le PNEF accorde un axe
stratégique à l’éducation financière des jeunes à l’école et à l’Université. Il se veut d’offrir aux jeunes
les outils financiers nécessaires de façon à leur mieux préparer à une vie active plus sécuritaire
financièrement.
A bien des égards, les deux concepts se trouvent fondamentalement liés. Le renforcement du capital
humain par le transfert de compétences, de savoir, d’aptitudes et de capacités est aussi propre aux
imitatives d’éducation financière. Cependant, la notion de capital humain renvoie à des enjeux plus
importants touchant non seulement les aspects financiers mais aussi l’éducation formelle, la santé, la
gestion des émotions etc. Le renforcement de capacité financière ne doit être considéré comme une
pièce du puzzle. Par ailleurs, tributaires jusque-là de subventions extérieures (bailleurs de fonds
internationaux et pays donateurs riches), la consolidation des activités naissantes en éducation
financière, au service de l’inclusion économique et financière, en Haïti, requière, tout aussi, une bonne
coordination, qu’un plan de financement à court et moyen terme intégré dans une stratégie globale
d’inclusion financière.
40
Banque de la République d’Haïti
ANNEXE 5 - LE PROJET DE MARCHE FINANCIER
La Banque de la République d 'Haïti (BRH) a entrepris une série de réformes afin de soutenir et
accélérer le développement et la croissance économique. Ces réformes impliquent le développement
des marchés financiers à travers l’approfondissement du marché monétaire en introduisant de
nouveaux instruments tout en favorisant l'établissement d'un marché des capitaux. Le marché des
capitaux est le marché des financements à long terme au sein du secteur financier. Pour qu'un marché
des capitaux prospère, il doit être soutenu par un marché monétaire national liquide et efficace ; et
pour qu’un marché monétaire soit considéré comme efficace, il doit être profond en termes de volume,
de variété de produits et de qualité des instruments, ce tout en étant soutenu par une infrastructure de
système de paiement efficace.
En vue d’aboutir au développement des marchés financiers en Haïti, la BRH a pris une série
d’initiatives :
1.
Elle a mis en place un comité des marchés financiers au sein de l’institution afin de mettre sur
pied les bases nécessaires pour lesdits marchés ; tels que:
a. Un cadre réglementaire fort et facilitateur afin de faciliter l’accessibilité au marché aux
investisseurs haïtiens et les émetteurs
b. Des infrastructures de marché (une plateforme de gestion de titres: Dépositaire Centrale de titres)
2.
Elle a engagé des experts internationaux en vue d’accompagner le comité dans sa mission
3.
De concert avec le Ministère de l’Economie et des finances (MEF) elle travaille sur un projet
d’élargissement des bons du trésor afin d’offrir au grand public des instruments d’épargne liquides et
attractifs
4.
Elle a décidé d'élaborer un plan directeur qui décrit les stratégies et les actions qui produiront
un écosystème qui devrait accueillir un marché des capitaux dynamique et standard. Ce plan vise à
répondre aux objectifs de développement économique et aux aspirations du pays. L'objectif sousjacent du plan directeur est de guider la création d'une structure formelle du marché des capitaux qui
facilitera l'accès de l'économie au financement à long terme et créera finalement les bases d'une
industrie dynamique de services financiers. A travers ces initiatives, la BRH compte faciliter un
environnement où les agents économiques ont la possibilité de participer activement et de jouir de la
croissance économique du pays.
41