MINUJUSTH - Rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies pour l'appui à la Justice en Haïti (S/2019/198), 1er mars 2019
- La mission d'évaluation stratégique, menée de septembre 2018 à février 2019, a conclu que les problèmes de sécurité et de gouvernance d'Haïti appellent des solutions politiques et des gains de développement à long terme. Une présence de maintien de la paix n'y répondait pas.
- Le Secrétaire général estime que la police nationale pourra assumer pleinement la responsabilité de la sécurité et de la protection au 15 octobre 2019, terme de la stratégie de sortie de deux ans, sauf si la capacité du Gouvernement à répondre à la crise est davantage mise à mal.
- Il recommande un petit bureau consultatif stratégique dirigé par un Représentant spécial, aux côtés de l'équipe de pays et appuyé par un Représentant spécial adjoint cumulant les fonctions de Coordonnateur résident et de Coordonnateur de l'action humanitaire, pour un an à compter du 16 octobre 2019.
- Il note que les autorités haïtiennes soutiennent une mission politique spéciale à mandat consultatif portant sur la réforme politique, les élections, la justice, l'administration pénitentiaire, le développement de la police, la réduction de la violence communautaire et les droits de l'homme.
- Il recommande de retirer progressivement le mandat de la MINUJUSTH au cours de ses six derniers mois, avec un transfert en bonne et due forme des responsabilités de sécurité.
Présenté au titre de la résolution 2410 (2018), c'est le rapport qui a porté au Conseil les recommandations de la mission d'évaluation stratégique, et c'est là qu'a été proposée la fin du maintien de la paix en Haïti.
L'évaluation, menée de septembre 2018 à février 2019, s'est achevée sur fond de nouvelles manifestations, ce qui selon le Secrétaire général a confirmé ses conclusions. Son jugement central est que les problèmes de sécurité et de gouvernance d'Haïti appellent des solutions politiques et des gains de développement à long terme. Il se dit encouragé par le développement de la police nationale, dont la performance pendant les manifestations a été largement reconnue comme professionnelle et efficace, et estime que la force pourra assumer pleinement la responsabilité de la sécurité et de la protection d'Haïti au 15 octobre 2019, terme de la stratégie de sortie de deux ans, sauf si la capacité du Gouvernement à répondre à la crise est davantage mise à mal.
Ce qu'il propose à la place est délibérément réduit. Il note que les autorités haïtiennes soutiennent une mission politique spéciale à mandat consultatif portant sur la réforme politique, les élections, la justice, l'administration pénitentiaire, le développement de la police, la réduction de la violence communautaire et les droits de l'homme, et recommande au Conseil de l'établir sous la forme d'un petit bureau consultatif stratégique dirigé par un Représentant spécial, aux côtés des capacités techniques de l'équipe de pays et appuyé par un Représentant spécial adjoint cumulant les fonctions de Coordonnateur résident et de Coordonnateur de l'action humanitaire, pour un an à compter du 16 octobre 2019. S'appuyant sur les transitions antérieures, il recommande de retirer progressivement le mandat de la MINUJUSTH au cours de ses six derniers mois.
Le rapport couvre aussi les progrès de la stratégie de sortie assortie de repères et le transfert des tâches au Gouvernement. Lu avec la résolution 2466 (2019) et la lettre S/2019/387, c'est le premier des trois documents qui ont clos le maintien de la paix en Haïti et ouvert le BINUH.
Comment citer
MINUJUSTH - Rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies pour l'appui à la Justice en Haïti (S/2019/198), 1er mars 2019, https://docs.un.org/en/S/2019/198
- Titulaire des droits
- United Nations