Lutte contre la corruption en Haïti : rapport de plaidoyer pour une meilleure connaissance des institutions étatiques
- Le rapport nomme les actes que les instruments légaux qualifient de corruption et le cadre qu'ils donnent aux institutions.
- Quatre organismes sont censés combattre la corruption : l'UCREF, l'ULCC, la CNMP et le BAFE, présentés l'un après l'autre.
- Quatre institutions offrant des services directs sont examinées parce que c'est là que le citoyen rencontre la corruption : la DGI, l'OAVCT, l'ONA et le service de l'immigration.
- Les recommandations s'adressent aussi aux citoyens, invités à refuser et à dénoncer les actes de corruption et à exiger les services sans intermédiaires.
Détournement des biens publics, blanchiment des avoirs, enrichissement illicite, surfacturation, favoritisme, versement de pots-de-vin et trafic d'influence sont les principaux actes que les instruments légaux qualifient de corruption, et ils fournissent aux institutions chargées de la combattre un cadre précis. Le rapport est construit pour rendre ce cadre utilisable. Il pose le contexte avec des cas de corruption précis, puis présente chacun des quatre organismes censés agir : l'Unité centrale de renseignement économique et financier, l'Unité de lutte contre la corruption, la Commission nationale des marchés publics et le Bureau des affaires financières et économiques.
Il passe ensuite à quatre institutions avec lesquelles la population traite directement, la Direction générale des impôts, l'Office d'assurance véhicules contre tiers, l'Office national d'assurance vieillesse et le service de l'émigration et de l'immigration, là où le citoyen rencontre le problème. Les recommandations vont dans deux directions. Aux autorités : rendre les services publics disponibles et accessibles, afficher les prix des services, mettre en place un service d'accueil dans toutes les institutions, prendre des mesures drastiques contre la corruption, punir les personnes impliquées et fournir aux employés les moyens d'accomplir leurs tâches. Aux citoyens : refuser de participer aux actes de corruption, les dénoncer, et exiger de l'Etat la disponibilité des services sans passer par des racketteurs.
Comment citer
Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), 2021, Lutte contre la corruption en Haïti : rapport de plaidoyer pour une meilleure connaissance des institutions étatiques, https://web.rnddh.org/wp-content/uploads/2021/12/8-Rap-Lutte-contre-la-corruption-8-Dec-2021-FR.pdf
- Titulaire des droits
- Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)