Agroforesterie caféière et résilience communautaire : défis et perspectives à Despagne, Jérémie
- À Despagne, le café est cultivé en jardins créoles traditionnels, et les auteurs situent le déclin de la production dans les années 1990, avec les aléas climatiques, la perte d'arbres, la rouille et le vieillissement des plantations.
- Les parcelles se situent entre 870 et 1 075 m (moyenne 973 m) et sont petites (1 300 à 5 063 m2) en raison de la fragmentation foncière.
- 95 % des parcelles sont sous ombrage modéré, avec une strate arborée dans 85 % des cas, arbustive dans 80 % et herbacée dans 60 %.
- Les producteurs rapportent une meilleure reconstitution du sol, plus d'humidité du sol et une diversification des revenus, avec des revenus mensuels de 10 000 à 75 000 HTG.
- Les principaux producteurs ont 40 à 65 ans et les jeunes sont peu impliqués.
- Tous les agriculteurs interrogés citent l'accès au marché, limité par l'enclavement, comme principal obstacle.
Les auteurs, de l'Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d'Haïti (ISTEAH), étudient la communauté de Despagne, dans la 2e section communale Haute Voldrogue de Jérémie. Le café y est cultivé dans des jardins créoles traditionnels avec des arbres fruitiers et forestiers d'ombrage, et les auteurs écrivent que la production a décliné à partir des années 1990 sous l'effet des cyclones, inondations, glissements de terrain, pluies irrégulières, perte du couvert arboré, rouille du caféier et vieillissement des plantations. Ils décrivent l'action de la Fondation Nouvelle Grand'Anse (FNGA) pour relancer le café sur le versant nord du Parc Macaya.
L'étude est une étude de cas à approche mixte : enquête structurée auprès des producteurs, réponses ouvertes, observation directe et documents institutionnels, avec des coordonnées relevées dans huit communautés de Haute Voldrogue. Les parcelles se situent entre 870 et 1 075 m (moyenne 973 m) et couvrent de 1 300 à 5 063 m2, ce que les auteurs rattachent à la fragmentation foncière. Quatre-vingt-quinze pour cent des parcelles sont sous ombrage modéré. La structure verticale montre une strate arborée dans 85 pour cent des cas, une strate arbustive dans 80 pour cent et une strate herbacée dans 60 pour cent. Bananiers, igname jaune, patate douce, giraumon, cultures maraîchères et arbres fruitiers et forestiers sont associés aux variétés de caféiers Cathymore, Typica et Castillo. Les producteurs perçoivent une meilleure reconstitution du sol, une humidité du sol accrue et une diversification des revenus. L'article n'indique pas le nombre de producteurs enquêtés.
Les revenus mensuels des exploitants vont de 10 000 à 75 000 HTG, un écart que les auteurs attribuent à l'inégalité d'accès à la terre. Les producteurs qui portent le système ont surtout entre 40 et 65 ans, avec une faible implication des jeunes. Tous les agriculteurs interrogés citent l'accès au marché comme un obstacle majeur en raison de l'enclavement. Les auteurs recommandent des infrastructures d'accès au marché, une formation large aux pratiques durables, la documentation des effets du système sur les familles agricoles et un meilleur couplage des savoirs locaux avec l'approche.
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Comment citer
Le Scientifique, 2025, Agroforesterie caféière et résilience communautaire : défis et perspectives à Despagne, Jérémie, https://lescientifique.org/wp-content/uploads/2026/02/Agroforesterie-cafeiere-et-resilience-communautaire-Defis-et-perspectives-a-Despagne-Jeremie.pdf
- Titulaire des droits
- Revue Haïtienne de l'Environnement (Le Scientifique)