Politique d'égalité femmes hommes
- Fixe un horizon de vingt ans, 2014 à 2034, avec six orientations et dix-huit objectifs stratégiques : la politique dépasse donc l'administration qui l'a adoptée.
- Retient les femmes comme majoritaires dans les professions peu qualifiées tout en ne comptant que pour 43,9 % dans les professions intellectuelles et scientifiques, 36,5 % dans les professions intermédiaires et 32,3 % dans une autre catégorie, constat de segmentation plus que d'exclusion.
- Situe l'analphabétisme féminin à 42,0 %, et les filles à 43 % des effectifs du secondaire, une part féminine citée descendant jusqu'à 12 %.
- Retient une mortalité maternelle de 350 pour 100 000, en baisse sur les quatre dernières années mais toujours élevée au regard du cinquième objectif du Millénaire et du niveau régional caribéen.
- Trouve un suivi prénatal partagé entre prestataires, 50 % des femmes consultant un médecin et 38 % une infirmière, avec un nombre important d'accouchements non assistés et des consultations postnatales encore très faibles à 52 % dans pratiquement toutes les zones.
- Retient les femmes à 80 % d'une catégorie de main-d'œuvre et relève que les infirmières (67 %) et un autre corps (75 %) sont dénombrés dans le même passage : la dépendance du système de santé au personnel féminin est donc chiffrée.
- Note des taux de fécondité et de natalité encore élevés, 25 % en milieu urbain et 30 % en milieu rural, et qu'une forme d'union n'est pas reconnue par la législation, obstacle juridique et non comportemental.
- A été rédigée par une équipe pluridisciplinaire nommée, incluant la coordonnatrice du programme financement pour l'égalité des sexes d'ONU Femmes en Haïti et la responsable de l'analyse différenciée selon le sexe du gouvernement du Québec, avec des cadres du MCFDF, ce qui explique qu'elle porte une méthode d'analyse différenciée et pas seulement des objectifs.
La politique d'égalité femmes hommes d'Haïti pour 2014-2034, rédigée par une équipe pluridisciplinaire nommée, incluant la coordonnatrice du programme financement pour l'égalité des sexes d'ONU Femmes en Haïti, la responsable de l'analyse différenciée selon le sexe du gouvernement du Québec et des cadres du ministère à la Condition féminine. Son horizon de vingt ans et ses six orientations déclinées en dix-huit objectifs stratégiques en font une politique et non un programme.
Le diagnostic est chiffré dans chacun des secteurs que la politique doit faire bouger. Dans l'emploi, les femmes sont majoritaires dans les professions peu qualifiées tout en ne comptant que pour 43,9 % dans les professions intellectuelles et scientifiques, 36,5 % dans les professions intermédiaires et 32,3 % dans une autre catégorie, avec un écart de revenu de 7 % par personne. Dans l'éducation, 42,0 % des femmes sont analphabètes et les filles représentent 43 % des effectifs du secondaire. En santé, la mortalité maternelle s'établit à 350 pour 100 000, en baisse sur les quatre années précédentes mais toujours élevée au regard du cinquième objectif du Millénaire et du niveau régional caribéen ; 50 % des femmes consultent un médecin en prénatal et 38 % une infirmière ; les consultations postnatales restent très faibles, à 52 % dans pratiquement toutes les zones.
Deux constats sortent de la liste habituelle et méritent d'être retenus. La dépendance du système de santé au personnel féminin est chiffrée et non affirmée, avec les infirmières à 67 % et un autre corps à 75 %. Et une forme d'union est consignée comme non reconnue par la législation, ce qui fait d'une partie de l'écart une question juridique et non comportementale.
Comment citer
Office de Management et des Ressources Humaines (OMRH), 2014, Politique d'égalité femmes hommes, https://omrh.gouv.ht/Media/Others/6-Notes/Politique%20EFH_FINAL-imprimable.pdf