Le système de santé haïtien s'est-il amélioré ?
- Soutient que la réponse sanitaire internationale, bienvenue et vitale, n'a pas soutenu la capacité sanitaire existante, et appelle à soutenir le personnel de santé national afin que les pays fragiles puissent répondre à une menace croissante de catastrophes.
- Retient un secteur de la santé chroniquement sous-financé avant le séisme, à moins de 5 % du budget de l'État, avec seulement 40 % de la population desservie par un service de santé quelconque et l'essentiel du personnel et des structures concentré en zones urbaines.
- Énonce qu'Haïti avait le plus faible ratio d'infirmières par médecin de tous les pays des Amériques, ce qui est un problème de composition du personnel et non seulement de pénurie.
- Situe l'événement à une magnitude de 7,0, avec environ 230 000 morts et plus de 1,5 million de sans-abri, près de 70 % des bâtiments effondrés et plus de 60 % des hôpitaux détruits dans les zones les plus touchées, pour un coût au secteur de la santé de près de 200 millions de dollars américains.
- Retient l'estimation du ministère selon laquelle Haïti avait besoin de 100 médecins, 1 000 infirmières et 2 200 agents d'appui supplémentaires.
- Relève l'épidémie de choléra venue s'ajouter au séisme, maladie auparavant éradiquée qui avait tué plus de 1 880 Haïtiens en décembre, les personnels de santé locaux n'ayant pas l'expérience pour y répondre.
- Replace le cas dans une tendance plus large, 2008 étant la première année où la population urbaine a dépassé la population rurale et environ deux tiers de la population mondiale, quelque 6 milliards de personnes, devant vivre en ville d'ici 2050, et cite Katmandou comme autre ville à risque.
Rapport de Merlin, alors organisation médicale humanitaire britannique, publié un an après le séisme de janvier 2010 dans le cadre de sa campagne Hands Up for Health Workers. Sa thèse est que la réponse internationale, bien que vitale, n'a pas soutenu la capacité sanitaire existante, et que c'est là la leçon à retenir plutôt qu'un détail d'une opération particulière.
Il expose l'état du système avant la catastrophe : un secteur de la santé chroniquement sous-financé, recevant moins de 5 % du budget de l'État, seulement 40 % de la population desservie par un service de santé quelconque, l'essentiel du personnel et des structures concentré en zones urbaines, et le plus faible ratio d'infirmières par médecin de tous les pays des Amériques. Puis l'ampleur de l'événement : un séisme de magnitude 7,0 qui a tué environ 230 000 personnes et laissé plus de 1,5 million de sans-abri, avec près de 70 % des bâtiments effondrés dans les zones les plus touchées, plus de 60 % des hôpitaux détruits, et un coût pour le secteur de la santé de près de 200 millions de dollars américains.
Ses recommandations en découlent : des évaluations humanitaires fondées sur une analyse complète de la capacité nationale en personnel de santé, des réponses internationales qui complètent et soutiennent la capacité locale et nationale existante, et un rôle de premier plan pour la santé dans la réduction des risques de désastre. Il replace l'expérience haïtienne dans l'urbanisation rapide, en relevant que 2008 a été la première année où la population urbaine a dépassé la population rurale, et cite Katmandou comme autre ville à risque. Le texte de cet exemplaire est dégradé par la numérisation d'une mise en page de magazine : il est à lire pour ses chiffres et son argumentation plutôt qu'à citer mot pour mot.
Comment citer
Merlin, 2010, Le système de santé haïtien s'est-il amélioré ?, consulté via HaitiDocs, https://www.haitidocs.org/doc/merlin-2010-is-haiti-health-system-any-better