Budget Citoyen, exercice 2025-2026
- Le budget 2025-2026 s'élève à 345,51 milliards de gourdes, avec 279,61 milliards de ressources domestiques et 65,90 milliards de ressources externes.
- Les dépenses courantes en représentent 61,8 % et les dépenses de capital 38,2 % ; le personnel à lui seul pèse 112,08 milliards.
- Le budget retient une croissance du PIB réel de +0,3 % face à une septième année consécutive de contraction anticipée, une inflation d'environ 1,8 % par mois après les 31,1 % relevés au 30 août 2025, et une pression fiscale de 4,3 % avec des recettes en hausse de 15 %.
- Le financement monétaire est nul et les émissions nettes de bons du Trésor atteignent 29,2 milliards.
- Le support budgétaire extérieur s'établit à 2,72 milliards, moins de 1 % du total.
La Direction Générale du Budget produit chaque année ce guide pour exposer le budget de l'État dans des termes accessibles à un lecteur extérieur à l'administration. L'édition 2025-2026 compte 43 pages en deux parties. La première traite des notions budgétaires, de la loi de finances, du cycle budgétaire, du cadre juridique et des acteurs, des étapes de l'élaboration, des modalités d'inscription d'un projet au Programme d'Investissements Publics et de l'exécution du budget. La seconde présente l'exercice lui-même et se termine par un glossaire, des documents de référence et des liens.
Le budget a été élaboré dans un contexte marqué par l'anticipation d'une septième année consécutive de croissance négative et une inflation de 31,1 % au 30 août 2025, la croissance mondiale étant estimée à 2,8 % et l'inflation mondiale à 4,3 % pour 2025 selon le FMI. Les hypothèses sont qualifiées de prudentes et reposent sur trois éléments : une diminution graduelle des violences renforçant la confiance des acteurs économiques, une utilisation plus efficiente de l'interconnexion entre la DGI, l'AGD et le Trésor public pour le partage d'information et la collecte, et une révision à la hausse des projets d'investissement financés par le Trésor.
La croissance du PIB réel est fixée à +0,3 %, l'inflation modérée à environ 1,8 % par mois, la pression fiscale à 4,3 % avec une hausse annuelle des recettes de 15 %, le financement monétaire nul et les émissions nettes de bons du Trésor à 29,2 milliards de gourdes. Les ressources comme les dépenses s'établissent à 345,51 milliards de gourdes. Les ressources domestiques représentent 279,61 milliards, mobilisées principalement par l'impôt sur le territoire national. Les ressources externes représentent 65,90 milliards, réparties entre un support budgétaire de 2,72 milliards et des dons et emprunts de 63,18 milliards, ces derniers comprenant 1,45 milliard de tirages sur emprunts.
Du côté des dépenses, les dépenses courantes atteignent 213,56 milliards, soit 61,8 % du total, dont 112,08 milliards de dépenses de personnel. Les dépenses de capital atteignent 131,95 milliards, soit 38,2 %, composées de 109,90 milliards pour les programmes et projets, 5,06 milliards d'immobilisations et 16,99 milliards d'amortissement de la dette. Hors amortissements, les dépenses budgétaires s'élèvent à 328,52 milliards de gourdes. La dernière section répartit les crédits budgétaires par secteur.
Comment citer
Ministère de l'Économie et des Finances (MEF), Budget Citoyen, exercice 2025-2026, https://budget.gouv.ht/storage/app/uploads/public/692/f24/828/692f24828962f881030852.pdf