(2010-2014) Programme national de développement de la production et transformation du lait en Haïti
Resume — Programme national du MARNDR pour la production et la transformation du lait, 2010-2014. Il découle d'un exercice de 2008 réunissant une cinquantaine de spécialistes en élevage, vétérinaires et agronomes pour élaborer la politique des sous-secteurs de la production animale et de la pêche sur sept thématiques.
Description Complete
Il s'agit de l'un des programmes sous-sectoriels produits par le MARNDR pour la production animale, portant sur la production et la transformation du lait de 2010 à 2014 et daté de juillet 2010. Son avant-propos rappelle le processus : en octobre 2008, le ministère a réuni une cinquantaine de professionnels et d'experts - spécialistes en élevage, agronomes et vétérinaires de la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire, ONG spécialisées, opérateurs privés et organisations de producteurs - pour élaborer la politique de sept thématiques : pêche et aquaculture ; production et transformation du lait ; aviculture et porciculture intensive ; élevage paysan en systèmes agro-écologiques pour réhabiliter l'environnement ; apiculture ; santé animale ; innocuité et sécurité sanitaire des produits de l'élevage. Les participants ont travaillé bénévolement en groupes thématiques dont les échanges ont produit ce document et les programmes jumeaux.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE DES RESSOURCES
NATURELLES ET DU DÉVELOPPEMENT RURAL
MINISTÈ AGRIKILTI RESOUS NATIRÈL AK DEVLOPMAN RIRAL
République d’Haïti
Repiblik d Ayiti
Programme National de Développement de la
Production et Transformation du Lait en Haïti
2010-2014
Juillet 2010
Avant-propos
En octobre 2008, le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR) voulant élaborer sa politique pour les sous-secteurs de la
Production Animale et de la pêche, a réuni une cinquantaine de professionnels et d’experts
dont des spécialistes en élevage, des agronomes et des vétérinaires, en provenance de la
Faculté d’Agronomie et de Médecine vétérinaire et des ONG spécialisées, ainsi que des
membres du secteur privé travaillant dans le secteur et des membres d'organisations de
producteurs. Le but était de produire des réflexions sur sept thématiques précises: 1) la
pêche et l'aquaculture ; 2) la production et la transformation du lait ; 3) l'aviculture et la
porciculture intensive ; 4) l'élevage paysan en systèmes agro-écologiques pour réhabiliter
l'environnement ; 5) l'apiculture : 6) la santé animale ; 7) l'innocuité et la sécurité sanitaire
des produits de l'élevage.
Les participants, offrant leur expertise et leurs expériences sur une base bénévole, se
sont répartis en plusieurs groupes de travail, et, { la suite d’échanges et de réflexions, ont
été en mesure de proposer des documents de politique et programme de développement
pour les différentes filières soumises à leur attention.
Ces documents ont été par la suite analysés et validés avec les différents acteurs de la
société lors de forums nationaux de validation qui se sont tenus de février à octobre 2009.
Après le séisme du 12 janvier 2010, ces programmes ont encore été révisés de
manière à les intégrer dans le Plan National d’Investissement Agricole et comme éléments
du Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement d’Haïti.
Au nom du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement
Rural, je remercie toutes les personnes qui ont participé à la rédaction du présent document
sur la Production et la Transformation du Lait en Haïti.
Grâce { cet effort, tous les intéressés du secteur disposent désormais d’un document
de référence pour leurs actions.
Dr Michel CHANCY
Secrétaire d’Etat
à la Production Animale
Production et transformation du lait
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Résumé
Dans le contexte d’amélioration de la sécurité alimentaire en Haïti, du programme
de lutte contre la pauvreté et de génération de revenus pour le plus grand nombre,
les activités d’élevage familial paysan offrent de formidables opportunités pour { la
fois:
o
o
o
o
générer des revenus additionnels pour une très grande partie de la
population haïtienne en valorisant des sous produits agricoles
améliorer la disponibilité en produits alimentaires de haute valeur nutritive,
contribuer à la protection et réhabilitation de l’environnement et {
l’aménagement de certains bassins versants en vue de préserver les
infrastructures de production des plaines
améliorer la balance commerciale du pays.
Par ailleurs, considérant :
1- l’Importance du marché du lait en Haïti : deuxième poste d’importation
alimentaire (50 Millions us/an) après le riz
2- le Grand potentiel laitier non valorisé (450 000 vaches adultes pour 250
000 familles)
Les activités de production et de transformation de lait peuvent constituer
des alternatives sures aux cultures sarclées en montagne (programme de
réhabilitation de l’environnement)
En ce sens, Le Ministère de l’agriculture se propose de réaliser (selon le potentiel et
les caractéristiques de l’élevage bovin dans les différentes zones du pays), un vaste
programme d’appui { la production et { la transformation du lait de vache.
Ce programme vise les objectifs suivants :
Reconquérir le marché intérieur des produits laitiers
Renforcer un réseau d’entreprises de transformation du lait offrant un
débouché nouveau, stable et rémunérateur au lait des exploitations
agricoles.
Augmenter la productivité de la production laitière.
Contribuer à la structuration sociale du secteur élevage en appuyant
l’émergence et le renforcement des organisations d’éleveurs de bovins et
de producteurs de lait et d’alliances productives et commerciales entre
les différents acteurs de la filière.
Les axes d’intervention suivants sont définis :
Mise en place de la sous-table sectorielle
Création du service « programme lait » au sein de la Direction de Production et
Santé Animales
Production et transformation du lait
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Création de l’institut technique des productions animales et de la pêche
Renforcement de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait
Développement des réseaux de laiteries
Mise en place et animation d’un réseau d’opérateurs
Développement de la production de produits laitiers
Développement des d’achats locaux de lait
Mise en place d’un système de crédit { la production de lait
Actions d’accompagnement des producteurs de lait
Mise en œuvre des activités de recherches dans la filière lait
Actions de promotion de la filière lait auprès des différents segments de
marchés
Action d’accompagnement des groupes vulnérables (femmes enceintes, enfants
démunis, handicapés..)
Le budget du programme est de 400 millions de gourdes à raison
d`environ 80 millions de gourdes par an sur une période de 5 ans. Il sera
financé entre autres par les fonds du Trésor Public et les bailleurs de
fonds partenaires du MARNDR.
Production et transformation du lait
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Table des matières
RESUME ......................................................................................................................................................................... 2
TABLE DES MATIERES .............................................................................................................................................. 5
1-
INTRODUCTION ET CONTEXTE ................................................................................................................. 6
LES PRODUITS LAITIERS ............................................................................................................................................................... 6
IDENTIFICATION ET LOCALISATION DES DIFFERENTES CATEGORIES D’ACTEURS ............................................................... 7
Les producteurs ....................................................................................................................................................................7
Zones de production de lait ..............................................................................................................................................7
Les petits propriétaires .....................................................................................................................................................8
Les moyens propriétaires..................................................................................................................................................8
Les vendeurs de produits laitiers (marchands de lait) .........................................................................................9
Les transformateurs ...........................................................................................................................................................9
Les unités de transformation de lait en yaourt, lait stérilisé aromatisé, .................................................... 10
Bilan en volume de la filière ......................................................................................................................................... 12
Évolution de ce bilan ....................................................................................................................................................... 12
La contrainte majeure .................................................................................................................................................... 12
2-
VISION DEGAGEE DANS LA POLITIQUE AGRICOLE PAR RAPPORT A LA FILIERE LAIT ....... 15
3-
OBJECTIFS DU PROGRAMME : .................................................................................................................. 17
4-
AXES D’INTERVENTION ET RESULTATS ATTENDUS ...................................................................... 18
R1 : LES INSTITUTIONS NECESSAIRES AU DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE SONT CREEES ET RENFORCEES................ 18
R 1.1 Une sous-table sectorielle pilote le programme ........................................................................................ 18
R 1.2 Un service « programme lait » est créé ......................................................................................................... 18
R 1.3 Un institut technique des productions animales et de la pêche est créé .......................................... 18
R 1.4 La Fédération Nationale des Producteurs de Lait est renforcée: ....................................................... 19
R 1.5 Le Réseau de laiteries se développe: .............................................................................................................. 19
R 1.6 Un Réseau d’opérateurs est créé et animé:.................................................................................................. 19
R 2 : LA PRODUCTION DE PRODUITS LAITIERS SE DEVELOPPE:........................................................................................... 19
R 2.1 Les sections communales ou communes ayant une vocation d’élevage sont identifiées ........... 19
R 2.2 Un réseau d’opérateurs prend en charge le développement de 150 laiteries d’ici 2019. ......... 19
R 2.3 L’Etat permet aux plus pauvres de consommer des produits laitiers ............................................... 20
R 2.4 Du crédit en nature pour développer le cheptel ........................................................................................ 20
R 3 LES PRODUCTEURS SONT ACCOMPAGNES ET LEURS PRATIQUES S’AMELIORENT: ..................................................... 20
R 3.1 L’accompagnement des paysans ..................................................................................................................... 20
R 3.2 La santé animale : ................................................................................................................................................. 21
R 3.3 L’accompagnement des responsables de laiterie ...................................................................................... 22
R 4 DES RECHERCHE-ACTIONS SONT CONDUITES ET PERMETTENT DE LEVER LES BLOCAGES DE LA FILIERE: .......... 22
R 5 LA PROMOTION DE LA FILIERE EST REALISEE AUPRES DES CONSOMMATEURS ET DES PAYSANS :.......................... 22
R 6 LES GROUPES VULNERABLES SONT PRIORITAIREMENT CIBLES .................................................................................... 23
5-
MONTAGE INSTITUTIONNEL.................................................................................................................... 23
6-
STRATEGIE DU PROGRAMME : .................................................................................................................. 23
7-
IMPACT DU PROGRAMME ......................................................................................................................... 24
8-
BUDGET ET MONTAGE FINANCIER ........................................................................................................ 25
9-
CALENDRIER DE MISE EN ŒUVRE .......................................................................................................... 26
Création de l’institut technique des productions animales et de la pêche ................................................. 26
10-
CADRE LOGIQUE DU PROGRAMME ................................................................................................... 27
Production et transformation du lait
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Introduction et contexte
Dans le contexte d’amélioration de la sécurité alimentaire en Haïti, du programme
de lutte contre la pauvreté et de génération de revenus pour le plus grand nombre
(le DSNCRP), les activités d’élevage familial paysan offrent de formidables
opportunités pour à la fois:
o
o
o
o
générer des revenus additionnels pour une très grande partie de la
population haïtienne en valorisant des sous produits agricoles
améliorer la disponibilité en produits alimentaires de haute valeur nutritive,
contribuer à la protection et réhabilitation de l’environnement et {
l’aménagement de certains bassins versants en vue de préserver les
infrastructures de production des plaines
améliorer la balance commerciale du pays.
En ce sens, Le Ministère de l’Agriculture se propose de réaliser (selon le potentiel et
les caractéristiques agro-écologiques de chaque bassin versant), un vaste
programme d’appui { l’élevage paysan en système agro-écologique en vue de
protéger les bassins versants des grandes zones irriguées du pays.
Ce programme comprend entre autres un programme de développement de la
production et transformation du lait.
Les produits laitiers
Le lait et les produits laitiers sont considérés par la majorité des haïtiens comme
essentiels { l’alimentation. Ils sont largement consommés par toutes les couches de
la population. Mais, leur niveau de consommation par individu reste inférieur aux
recommandations de l’OMS. Dans les grandes zones productrices de lait frais (Cap
Haïtien, les Cayes, Léogane), le lait local représente 30 à 45 % de la consommation
des ménages, suivi par le lait évaporé (30%) et le lait en poudre (20%). Ailleurs, et
en particulier à Port-au-Prince, la consommation en lait frais local est négligeable
car celui-ci n’est pas disponible. Il est remplacé par le lait évaporé.
Les importations de lait sont énormes (deuxième poste d'importation alimentaire
après le riz, pour une valeur de 40 millions de $US/an) et représentent plus de deux
fois la production nationale. Pourtant, le potentiel de production existe, mais il n’est
pas valorisé. Les gros importateurs se trouvent à Port-au-Prince, mais il existe aussi
des petits importateurs surtout sur la zone frontalière avec la RD. Dans le passé, il y
a eu des importateurs utilisant le port du Cap-Haïtien. Cependant, depuis l’année
1991, tous les importateurs de lait utilisent le port de Port-au-Prince pour faire
entrer leurs produits laitiers.
Les vendeurs de produits laitiers sont partout dans le pays, et desservent toutes les
Production et transformation du lait
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couches sociales. Les distributeurs de produits périssables, tels que les yaourts se
trouvent dans les grandes villes (Cap, Port-au-Prince, Cayes, Jacmel…).
Identification et localisation des différentes catégories d’acteurs
Les producteurs
La production de lait en Haïti (traite et commercialisation de lait), { l’instar de la
quasi totalité des activités de production animale, est une activité généralement
pratiquée sous une forme traditionnelle, en élevage familial. C’est une activité
spécifique à certaines catégories d’exploitants agricoles. Elle est surtout menée par
les petits et moyens propriétaires ou éleveurs dans tout le pays, particulièrement :
le Nord, le Nord-Est, l’Artibonite, l’Ouest, le Plateau Central, et la plaine des Cayes.
Le cheptel bovin est estimé à environ 1 000 000 à 1 500 000 têtes, dont 45 % soit
450 000 à 675 000 seraient des vaches adultes.
Les zones de production de lait sont concentrées dans les départements du Sud,
l’Ouest, le Nord, le Nord-Est et l’Artibonite.
Zones de production de lait
Département Communes
Sud
Torbeck, Les Cayes, Aquin, ,etc…
Ouest
Croix –des- Bouquets, Léogane,
Thomazeau, Ganthier, Arcahaie
Artibonite
Verrettes, Saint Marc
Nord
Limonade, Plaine du Nord, Saint Raphaël
Nord-Est
Ouanaminthe, Trou du Nord, Caracol,
Terrier Rouge
Dans les communes se trouvant en bordure des grands centres urbains (Limonade
et Plaine du Nord pour Cap Haïtien, Croix-des-Bouquets et Léogane pour Port-auPrince, Torbeck et Les Cayes, pour la ville des Cayes), du fait de l’existence d’un
débouché, la production de lait est plus importante et plus régulière.
Les petits éleveurs producteurs sont partout, mais les producteurs moyens se
retrouvent surtout dans les zones où l’on dispose d’espace pour l’élevage libre
(Limonade, Croix des Bouquets). 45 à 55% des 700 à 800 000 exploitations
agricoles d’Haïti pratiquent l’élevage bovin. Cependant, seulement une proportion
comprise entre 50 à 85 % de ces éleveurs seraient impliqués dans la production du
lait dans certaines régions du pays. Donc, en nous basant sur ces données, les
Production et transformation du lait
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exploitations impliquées dans la production laitière tournent autour de 250 000
dont 75 à 80% sont de petits éleveurs/producteurs.
Les producteurs peuvent être classés en deux catégories:
Les petits producteurs de lait pratiquant la traite d’une (1) { cinq (5)vaches.
Les producteurs moyens pratiquant la traite de 5 à 15 vaches.
Les producteurs pratiquant la traite de plus de 15 vaches sont extrêmement rares.
Les producteurs de lait sont des moyens ou petits propriétaires fonciers. Ils peuvent
être aussi des fermiers ou métayers.
Les petits propriétaires
Les petits propriétaires travaillent des terres en métayage et en propriété. Ils ont en
général un cheptel variant entre 1 et 5 UGB et disposent entre 1 à 2 carreaux de
terre. Ils travaillent parfois moins de 0,5 carreaux de terre en propriété.
Ayant de faibles possibilités économiques, les petits éleveurs ont souvent recours au
gardiennage et sont, dans certains cas, obligés de partager les revenus de la vente du
lait avec le propriétaire de l’animal. Et, pour nourrir ses bovins, certains petits
propriétaires, particulièrement ceux travaillant des terres en métayage vont jusqu’{
recourir au vol de pâturage (jachères pâturées), pendant la nuit. D’autres, au
contraire, investissent dans l’achat de parcelles de canne { sucre ou des droits de
pâture sur des parcelles en jachères.
Les animaux sont généralement attachés au piquet et conduits au pâturage. Les
résidus de récolte, stipes de banane et branchage leur sont apportés en guise de
nourriture. La main d’œuvre utilisée sur les exploitations, est surtout familiale.
Les moyens propriétaires
On les retrouve surtout dans les régions disposant d’espaces importants pour la
conduite en élevage « libres » Région des plantations Madrasse et Dauphin et dans la
plaine du Cul de Sac. Cette classe de producteurs, plus aisée, s’adonne fréquemment
{ d’autres activités. Généralement, ils travaillent les terres en fermage et en
propriété et élèvent leurs bovins en propriété. Ils disposent de surfaces allant de 3 à
6 carreaux. Leur cheptel bovin peut varier entre 5 et 15 bovins adultes. Ils
pratiquent la traite de 5 à 10 vaches.
Ils pratiquent aussi des activités extra-agricoles, comme l’artisanat, la pêche et le
commerce. En nombre restreint, certains exercent de petits métiers comme :
notaire, maître d’école, tailleur, etc. Ils utilisent, sur leurs exploitations, { la fois la
main d’œuvre familiale et la main d’œuvre externe.
Production et transformation du lait
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Les vendeurs de produits laitiers (marchands de lait)
La commercialisation du lait cru local est traditionnellement assurée par des
intermédiaires spécialisés ambulants (très souvent à bicyclettes) qui achètent aux
producteurs et revendent aux consommateurs, au porte-à-porte, chaque jour entre
4 et 20 gallons de lait. Ils réalisent des revenus quotidiens supérieurs aux revenus
minimums obtenus dans l’agriculture et l’industrie { Port-au-Prince. On retrouve ces
revendeurs dans certaines grandes villes et dans la périphérie de Port-au-Prince.
Les acheteurs/vendeurs de lait cru sont estimés à quelques milliers. En 2000, lors
d’une enquête réalisée par VETERIMED, ils étaient au nombre de 1500 à
approvisionner la ville du Cap-Haïtien à partir de Limonade et de la Plaine du Nord.
Les détaillants de produits laitiers, étalages de rue, boutiques, bazar et supermarché
sont innombrables. Ils se comptent par milliers.
Le lait importé est acheté auprès des grossistes pour être revendu dans des petites
boutiques de quartiers, des bazars et supermarchés (commerce de détail). Ces
produits sont toujours également présents dans tous les marchés publics et sur les
étalages des marchands de rues.
Les transformateurs
La production de lait local est peu transformée. La plus grande partie de cette
production est actuellement consommée sous forme de lait frais (lait cru bouilli à la
maison).
Dans les années 1970 et 1980, diverses initiatives du secteur public et du secteur
privé, ont contribué à développer la transformation laitière en Haïti (Beurrerie des
Cayes, la LAINA, la Laiterie et yaourt Bovan à Bon repos, Laiterie de la faculté
d’Agronomie { Damien, De la Fuente au Cap haïtien…). La dégradation des
infrastructures du pays (route, énergie…), ajoutée { l’instabilité chronique depuis
1986 et l’embargo qui a frappé le pays entre 1991 et 1994 ont constitué un coup
fatal pour ce secteur d’activités économiques. Depuis lors, le secteur privé n’a pas
été incité à réinvestir dans les activités de transformation où le risque est important
(mauvaise maîtrise de la chaîne de froid du fait des déficiences de la production
énergétique).
Il existe cependant certaines activités de transformation. Parmi les plus importantes
on retrouve: Les unités formelles de transformation de lait en yaourt et lait stérilisé
aromatisé et les fabricants de douces et de crémas et autres produits à base de lait.
Production et transformation du lait
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Les unités de transformation de lait en yaourt, lait stérilisé aromatisé,
fromage
Il existe aujourd’hui deux réseaux formels de transformation de lait.
o Le plus important est le réseau Lèt Agogo.
Il est constitué de 15 mini-laiteries semi-artisanales en fonctionnement et 7 qui
seront fonctionnels d’ici 2010, qui transforment le lait en yaourt, lait stérilisé
aromatisé et fromage. Ce réseau a été monté et est encadré par l’ONG haïtienne
VETERIMED, spécialisée en santé et production animales.
Laiteries du réseau Lèt Agogo
Laiterie
Limonade
Département
Nord
Bon repos
Ouest
Torbeck
Sud
Jacmel
Sud Est
Verrettes
Artibonite
Ouanaminthe
Nord-Est
Thomaseau
Ouest
Arcahaie
Léogane
Ouest
Ouest
Plaine du Nord
Terrier Rouge
Marmelade
Saint Marc
Centre
Cap Rouge
Belle-Anse
FondsVerrettes
Nord-Est
Notd-Est
Artibonite
Artibonite
Hinche
Sud Est
Sud Est
Ouest
Production et transformation du lait
Partenaires impliqués
Veterimed, ONG spécialisée en Production et en
Santé Animales, APWOLIM (Association des
Producteurs de Lait de Limonade)
Veterimed, AHPEL (Association Haïtienne pour
la Promotion de l’Elevage)
BIONET, association impliquée dans des
activités de développement rural
CROSE, Coordination Régionale des
Organisation du Sud-Est, plate-forme
d’organisations de tout type du département
(Fédérations paysannes, de jeunes, de femmes
etc)
ATAD , Association des Techniciens Agricole
pour le Développement, organisation de jeunes
impliqués dans de développement de Verettes
Jardin Lakay, Association de jeunes
entrepreneurs de Ouanaminthe
GRAD, Groupe de Recherche et d’Action pour
le développement
Claire Edith Mathieu, entrepreneur privé
ODESEA, Organisation pour le Développement,
la Santé, Elevage et l’Agriculture
Agro-Action Allemande
Coopérative des Eleveurs de Terrier Rouge
CHF
Intervet
CROSE
CROSE
Association des Eleveurs
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D’ici 2010, les 7 laiteries en construction ou en projet seront fonctionnelles, {
Ferrier (Nord Est), Saint Marc (Artibonite), Belladère (Centre), Gonaïves
(Artibonite), Chantal (Sud), Petite Rivière de Nippes (Nippes), Jérémie (Grande
Anse). Les quatre derniers projets sont financés par le programme d’urgence postcyclonique du MARNDR.
Les entreprises faisant partie du Rèseau Lèt Agogo sont actuellement les seules a
fabriquer au pays du lait de longue conservation (et qui ne nécessitent pas de
conservation au froid).
o Le réseau des 5 mini-ateliers du département du SUD encadré par COD-EMH
(Coordination des Opérations de Développement de l’Eglise Méthodiste d’Haïti),
dans le Cadre du Projet Rural (MARNDR/ UE).
Les ateliers de transformation encadrés par COD –EMH se trouvent dans le
Département du Sud autour de la ville des Cayes (ETLS, NUTRIMIX).
II existe également 2 ou 3 autres petits ateliers à domicile (parfois occasionnel) de
fabrication de yaourt. Le plus important utilise comme matière première du lait en
poudre importé reconstitué.
On retrouve également dans certaines régions du pays des marchands de lait bouilli,
AK100, fabriquant de « cremas » et de café au lait.
On peut également signaler l’existence d’un atelier familial { domicile de fabrication
de fromage à Jacmel.
Les fabricants de « « Douces Marcos » »
Il existe dans plusieurs régions des ateliers artisanaux de fabrication de douces. Les
plus importants se dédient à la fabrication de Douces « Marcos » à Petit-Goâve, (une
trentaine d’ateliers). Ces ateliers utilisaient traditionnellement du lait local. Mais, {
cause de la baisse de production, ils sont de plus en plus contraints à utiliser du lait
en poudre importé reconstitué.
La douce Marcos est un produit très apprécié par les consommateurs haïtiens. La
production annuelle de ce produit peut être estimée à 17000 à 18000 boites de 25
tranches de douces Marcos, commercialisés sur place et au niveau des
supermarchés et des marchés publics.
Une petite quantité de douce à base de lait est produite également à Hinche (Plateau
Central) et aux Cayes dans le sud du pays.
Pour la transformation, le nombre d’acteurs traditionnels actuels est difficile {
estimer.
Production et transformation du lait
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Mais, les mini-laiteries et les petites entreprises de fabrication de douces Marcos et
d’autres ne dépassent pas une centaine d’acteurs.
Bilan en volume de la filière
La production annuelle de lait local est estimée à 45 500 TM en 2003 (Damais G,
2003), tandis que, potentiellement, la production annuelle est estimée à environ 145
000 toujours selon une approche du même auteur. Le pays a eu une importation
annuelle estimée { environ 85 000 TM au cours de l’année 2003, essentiellement
sous forme de lait évaporé ou de lait en poudre.
La consommation de la population est estimée à 45 grammes par jour (chiffre
calculé { partir d’une disponibilité totale de 130 000 TM). Des estimations de la
production potentielle réalisée en prenant comme base les données fournies par les
résultats des enquêtes de terrain de VETERIMED dans le cadre du Programme Lèt
Agogo, ont été de l’ordre de 145 000 TM. Donc, une bonne partie de cette production
soit environ 100 000 TM ne serait pas valorisée par la population.
Évolution de ce bilan
De l’ordre de 40 000 { 60 000 TM en moyenne annuelle entre 1990 et 2000, la
production de lait a connu selon FAOSTAT (2003) une période de stagnation entre
1994 et 1999 avec une moyenne annuelle tournant autour de 38 000 TM. De 2000 à
2003, la production a atteint le niveau obtenu en 1993 et a été en légère
augmentation suivant le rythme de croissance du cheptel bovin. Entre 1991 et 1994,
pendant l’embargo économique, les importations ont diminué. De 1994 { 1999, suite
{ la levée de l’embargo économique, toujours selon les données de la FAO
(FAOSTAT, 2004), les importations ont connu une augmentation progressive. Les
importations de lait évaporé atteindraient autour de 20 000 TM par an,
représentant la majeure partie (63%) des produits laitiers importés.
La contrainte majeure
Aujourd’hui, la contrainte principale de la filière lait en Haïti se situe au niveau de la
mise en marché de la production. Largement préféré par les consommateurs, là où il
est disponible, pour sa valeur nutritive, son goût, son prix et son origine nationale, le
lait local fait néanmoins peur car il n’est pas sûr sur le plan sanitaire : on pense qu’il
peut être vecteur de maladies en raison des pratiques de coupage avec de l’eau
d’une part et d’absence de suivi vétérinaire des vaches d’autre part. Le lait évaporé
et le lait en poudre présentent de leur côté des avantages non négligeables en
termes de conservation et de facilité d’utilisation aux yeux d’une part importante
des ménages.
Production et transformation du lait
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Du fait qu’il n’existe pratiquement plus d’ateliers de transformation, le lait est
commercialisé par des marchands traditionnels de lait cru, qui le distribuent aux
portes à portes. Les marchands de lait ne garantissent pas des prix et des paiements
stables aux producteurs. Il n’y a aucun contrôle de qualité et le rajout d’eau est
systématique, ce qui fait du lait cru un produit considéré de mauvaise qualité par le
consommateur Les marchands de lait utilisent généralement des bicyclettes comme
moyens de transport ou des équins dans les zones de montagnes. En conséquence, la
production ne peut se faire qu’{ proximité des marchés importants où sont les
grandes villes alors que le cheptel bovin est distribué à travers tout le pays. Le
problème des voies et moyens de communications empêche l’écoulement des
produits des zones de production aux bassins de consommation, ce qui affecte à la
fois les consommateurs et les producteurs.
Le système traditionnel de commercialisation à des difficultés à faire face aux
variations saisonnières de l’offre et de la demande. Pendant les vacances scolaires
d’été, (de juillet { septembre), la demande en produits laitiers chute drastiquement.
Les enfants ne vont plus { l’école et c’est l’époque de grande disponibilité des fruits.
Mais, c’est aussi la période où les vaches produisent le plus de lait, car avec les pluies
du mois de mai, la nourriture est devenue plus abondante et la plupart des vaches
donnent naissance à leur veau durant cette période. Donc, il y a un surplus de lait à
cette époque.
La conservation du lait produit en milieu paysan est difficile. Car, l’électricité n’est
disponible ni partout ni en permanence, ce qui fait que même si les infrastructures
étaient disponibles, elles ne pourraient pas fonctionner à leur plein potentiel. Les
opérations de traite sont trop souvent réalisées dans des conditions sanitaires
parfois douteuses qui agissent sur la qualité des produits commercialisés et par
ricochet sur l’attitude de certains consommateurs.
Contraintes spécifiques
Au niveau du producteur
Il s’agit généralement des mêmes contraintes classiques de l’élevage traditionnel
haïtien,
à savoir :
-
Au niveau de l’alimentation du bétail :
Forte variation saisonnière dans la disponibilité fourragère15.
Manque de connaissance dans les techniques d’amélioration fourragères.
Les semences fourragères de qualité ne sont pas facilement disponibles
sur le marché.
1
Dans le Nord-Est par exemple, certains éleveurs ont perdu la totalité de leur cheptel bovin au cours de la
sécheresse qui a frappé la zone à la fin des années quatre vingt dix.
Production et transformation du lait
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Faible dimension des exploitations (limitant les possibilités de dédier une
partie de la ressource foncière à des cultures fourragères).
Selon les régions du pays, manque de sources d’abreuvement du bétail en
qualité et quantité
- Au niveau des techniques de conduite d’élevage :
Manque de connaissances sur certaines techniques de conduite d
’élevage.
Problèmes de consanguinité dus au manque de connaissance et de
gestion du troupeau.
- Au niveau des aspects sanitaires :
Accès parfois limité aux services vétérinaires.
Campagnes de vaccination irrégulières.
Problème de chaîne de froid pour la conservation des vaccins.
Coûts élevés et difficulté dans l’approvisionnement en produits
vétérinaires.
- Autres problèmes :
Vol du bétail.
Relative insécurité foncière (exploitation de terres ditesde l’État ou de
domaine privé sans contrat) Par exemple à Moléard et Merger, zone de
collecte de lait du réseau Lèt Agogo.
Coût élevé de location des terrains, coût pour la mise en place de clôtures
et la préparation des sols pour les pâturages améliorés.
Âge moyen avancé des éleveurs.
Au niveau des unités de transformateurs actuellement existantes (yaourt) :
Problème énergétique.
Carence et dégradation des voies de communication.
Structures de production et d’approvisionnement en lait éclaté et
éparpillé.
Mauvaise qualité du lait local { cause de la pratique d’ajout d’eau.
Approvisionnement difficile pour les emballages, non fabriqués en Haïti.
Personnel qualifié non disponible et manque de support technique.
Peu de référentiels techniques disponibles pour la transformation artisanale
adaptée aux conditions du pays.
Coût élevé des analyses de laboratoire pour le contrôle de la qualité.
Au niveau des producteurs de douce Marcos :
Falsification du lait (ajout d’eau) qui entraîne des conséquences graves sur
la qualité des Douces Marcos produites : augmentation de la quantité de
sucre à utiliser, altération de la consistance devenant très dure, diminution
de la durée de conservation.
Fluctuation (augmentation et diminution) des ventes au cours de l’année.
Caractère saisonnier de la production.
Production et transformation du lait
Page 14
Saturation du marché local (Petit-Goâve).
Absence d’organisation de producteurs.
Difficultés d’approvisionnement en lait pendant la période de sécheresse.
Le lait en poudre utilisé alors comme intrant de remplacement est très cher,
ce qui entraîne une augmentation de coût de production.
Les techniques de travail ne sont pas modernisées, ce qui entraîne des pertes
énormes de production.
Utilisation du bois de chauffe comme seule source d’énergie.
Autres contraintes externes, liées au contexte économique et
institutionnel de la production
Difficultés pour les consommateurs fidèles au lait local de s’approvisionner
régulièrement ; car, la commercialisation ou encore l’offre n’est pas
organisée.
Chaque petit éleveur, dans certaines zones, transporte son produit et le vend
sur le marché local ou communal.
Le lait local est généralement consommé sous forme de lait frais. Sa
conservation se fait avec risque. Cette situation oblige parfois les éleveurs
vendeurs et les marchands de lait à se débarrasser des quantités invendues
qui sont répandues sur le sol ou utilisées dans l’alimentation des porcs.
Avec un revenu per capita estimé en moyenne à moins de U.S $300 par an et
un taux de chômage variant entre 30 et 60%, le lait devient moins accessible
à certaines couches de la population.
Importations de produits laitiers hautement subventionnés en provenance
des pays du Nord.
Le personnel technique formé par les Institutions Universitaires n’a
généralement pas de compétences adaptées à la problématique haïtienne.
Vision dégagée dans la politique agricole par rapport
à la filière lait
La croissance au service du développement durable
La stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté repose sur la
création de richesses, qui doivent bénéficier prioritairement aux populations les
plus pauvres, et sur une bonne gestion des ressources naturelles et
environnementales. Dans cette stratégie de développement durable, le secteur de
l’agriculture et de la pêche est identifié comme le premier vecteur de croissance. La
Production et transformation du lait
Page 15
stratégie de développement de la production et de la transformation du lait en Haïti,
repose sur cinq principes directeurs, cohérents avec le DSNCRP :
1. la velléité de mettre l’accent sur la création de valeur ajoutée en milieu rural,
2. le souci à accorder à la création de revenus pour le plus grand nombre,
notamment pour des secteurs sociaux le plus souvent oubliés voire
discriminés, comme les jeunes, les femmes et les personnes handicapées.
3. la volonté de soutenir prioritairement la petite exploitation familiale sans
pour autant fermer la porte aux investissements plus importants,
4. la volonté d’accorder une attention particulière aux possibilités d’alliances
commerciales entre différentes catégories d’agents économiques,
4
le souci permanent de protéger et d’améliorer notre environnement en
favorisant des modes d’exploitation durables des ressources naturelles,
En effet, les activités d’élevage, notamment la production de lait, font
partie de la riche diversité des exploitations paysannes. Si elles sont bien
conduites, ces activités peuvent constituer une alternative intéressante à
des activités dégradantes de l’environnement, comme certaines cultures
sarclées. La production d’herbes et d’arbustes fourragers pour l’élevage
en général et la production de lait en particulier, en montagne
contribuera à améliorer de façon générale la rentabilité des petites
exploitations agricoles familiales et à permettre leur recapitalisation.
Il s’agit d’appuyer prioritairement l’élevage paysan de montagne en
système agro-écologique, de contribuer à la protection des bassins
versants en vue de protéger les grandes zones irriguées du pays et les
infrastructures des plaines en général.
La production de lait sur des petites exploitations agricoles, si elle est
bien encadrée peut être à la fois : rentable, compétitive, respectueuse de
l’environnement (écologiquement durable) et socialement plus juste.
Aussi, le développement de la filière lait se réalisera également dans les
plaines ou il s’agira de valoriser les sous-produits de l’agriculture
Le programme de développement de la production et de la
transformation du lait mettra en valeur le formidable potentiel de
production non valorisé, évalué à plus de 100 000 tonnes métriques
Production et transformation du lait
Page 16
annuellement, ce qui permettrait de satisfaire la demande solvable
actuelle en produits laitiers. Faute d’infrastructures pour la
transformation et la commercialisation, la production nationale de lait ne
peut profiter d’un marché actuellement comblé { 80% par des
importations commerciales (90 000 tonnes métriques).
Comme pour beaucoup de produits agricoles, dans la filière lait, le goulot
d’étranglement se trouve aujourd’hui au niveau de la capacité de stockage
et de commercialisation des produits. L’appui { la production nationale et
la reconquête du marché intérieur des produits laitiers passe donc en
premier lieu par une stratégie extensive d’ouverture du plus grand
nombre possible de petites unités de transformation (mini-laiteries
décentralisées), capables de fabriquer des produits laitiers de longue
conservation (et qui ne nécessitent pas de conservation au froid) partout
où les conditions seront favorables (existence d’un cheptel bovin,
proximité d’un marché de consommation exploitable).
Conformément { la volonté du gouvernement de la République d’utiliser
tous les programmes d’aide alimentaire (cantines scolaires, de nutrition,
etc.) comme leviers pour stimuler la Production Nationale Agricole,
Depuis septembre 2007, le Programme National de Cantine Scolaire du
Ministère de l’Education Nationale s’approvisionnent systématiquement
auprès des laiteries du Réseau National Lèt Agogo. A partir de la
production de lait de petits paysans, des produits laitiers de longue
conservation sont fabriqués et distribués localement par un réseau
constitué d’une quinzaine de micro entreprises regroupées dans le
Réseau « Lèt Agogo » et encadrées par l’ONG haïtienne VETERIMED. Cette
stratégie d’assurer un débouché sûr pour la production locale, favorisera
la création de nouvelles unités de transformation.
Objectifs du programme :
Globalement l’objectif du programme est de Contribuer { l’amélioration des
conditions de vie des petits paysans et { la protection de l’environnement.
Spécifiquement. Il s’agira de :
Reconquérir le marché intérieur des produits laitiers
Renforcer un réseau d’entreprises de transformation du lait offrant un
débouché nouveau, stable et rémunérateur au lait des exploitations
agricoles.
Augmenter la productivité de la production laitière.
Production et transformation du lait
Page 17
Contribuer à la structuration sociale du secteur élevage en appuyant
l’émergence et le renforcement des organisations d’éleveurs de bovins et
de producteurs de lait et d’alliances productives et commerciales entre
les différents acteurs de la filière.
Axes d’intervention et Résultats attendus
R1 : Les institutions nécessaires au développement de la filière sont
créées et renforcées
R 1.1 Une sous-table sectorielle pilote le programme
Cette sous-table assurera le pilotage de ce programme. Elle regroupera le MARNDR,
les organisations de producteurs, les autres acteurs de la filière et les bailleurs
concernés. Elle se réunira trois à quatre fois par an.
R 1.2 Un service « programme lait » est créé au sein de la Direction de
Production et Santé Animales
Il sera chargé du suivi de la filière. En particulier il coordonnera la mise en œuvre de
la politique nationale de développement de la production et transformation du lait,
il participera { définir les orientations de l’institut technique et { instruire les
dossiers des opérateurs et ONG pour la création de laiteries et de projet régionaux
d’appui aux éleveurs.
R 1.3 Un institut technique des productions animales et de la pêche est
créé
Un Institut technique public sur les productions animales et leurs produits
transformés sera créé. Il concernera l’élevage des animaux, la pisciculture et la
pêche. Son conseil d’administration regroupera le MARNDR, des professionnels
(pour la filière lait, les organisations des producteurs de lait et les représentants des
laiteries), des représentant d’ONG et les organismes d’enseignement supérieur et de
recherche nationale (CRDA/FAMV). Cet institut aura pour vocation de conduire des
recherches sur les productions animales (lait, viande…), les procédés de
transformation et sur la création de nouveaux produits et de vulgariser les résultats.
Il aura au moins deux terrains de recherche pour la production, l’un en plaine et
l’autre en montagne). Il s’appuyera sur les centres du MANRDR impliqué dans le
programme DEFI (Savane-Zombie, Thiotte et Lévy). La FAMV conduira une partie
Production et transformation du lait
Page 18
des recherches, en particulier sur les technologies agro-alimentaires. Des
partenariats avec les organismes internationaux (EMBRAPA, CIRAD, ILCA, ICRAF,
centres de recherche de République Dominicaine…) seront élaborés.
R 1.4 La Fédération Nationale des Producteurs de Lait est renforcée:
Les producteurs, en particulier les nouveaux, seront fortement incités à participer à
cette fédération qui permettra d’organiser le milieu. En particulier leur organisation
locale sera, dans la mesure du possible, actionnaire de la laiterie. L’Etat devra
fournir un cadre légal à ces organisations de producteurs. Le MARNDR devra donc
préparer un avant-projet de loi sur les organisations professionnelles agricoles.
R 1.5 Le Réseau de laiteries se développe:
Dans le cadre d’un accord de partenariat qui sera conclu entre le MARNDR et l’ONG
Veterimed qui a appuyé la mise en place du réseau actuelle des laiteries Lèt Agogo,
le programme nationale de développement de la production et transformation du
lait permettra de mutualiser les bonnes pratiques de gestion et de production déjà
en cours.
R 1.6 Un Réseau d’opérateurs est créé et animé:
Il sera animé par le service « programme lait » du MARNDR. Il regroupera les
opérateurs impliqués dans l’accompagnement de la création de nouvelles laiteries et
l’institut technique des productions animales et de la pêche et permettra de
mutualiser les bonnes pratiques.
R 2 : La production de produits laitiers se développe:
R 2.1 Les sections communales ou communes ayant une vocation
d’élevage sont identifiées
Un inventaire des potentialités géographiques, commandé par le MARNDR
permettra de définir les Sections Communales ou Communes dans lesquelles une
laiterie sera implantée.
R 2.2 Un réseau d’opérateurs prend en charge le développement de 150
laiteries d’ici l’horizon 2019.
Le développement des laiteries sera basé sur un réseau d’opérateurs chargés de
l’implantation d’une ou plusieurs laiteries. En particulier l’opérateur prendra en
charge l’organisation des producteurs, leur formation initiale, la supervision de la
construction et l’accompagnement de la laiterie pendant les premières années. Une
convention sera signée entre l’Etat et chaque opérateur. L’opérateur s’appuiera sur
une laiterie existante qui proposera un compagnonnage à la laiterie en création. Le
financement pourra provenir de l’Etat, d’autres bailleurs ou des fonds propres {
Production et transformation du lait
Page 19
l’ONG. Le financement de l’investissement pourra être réalisé par des prêts bonifiés
et par des subventions. Les groupes prioritaires (jeunes, femmes, handicapés)
seront privilégiés. Les éleveurs prendront systématiquement part au capital de la
laiterie.
Le cahier des charges de la création des laiteries élaboré par le MARNDR encadrera
l’action de ces ONG. Enfin, le label Lèt Agogo de production paysanne laitière de
qualité, , propriété de l’ONG VETERIMED, qui sera sous peu reconnu d’ « Utilité
Publique » sera géré par un comité de certification national. Ce comité sera formé
d’institution privés et publiques et des représentants des acteurs de la filière. Les
laiteries créées qui adhéreront au Réseau National devront respecter le cahier des
charges du label Lèt Agogo.
R 2.3 L’Etat permet aux plus pauvres de consommer des produits
laitiers
Conformément { la volonté du gouvernement de la République d’utiliser tous les
programmes d’aide alimentaire (cantines scolaires, de nutritions, etc.) comme levier
pour stimuler la production nationale agricole, les achats du Programme National
du Cantine Scolaire du Ministère de l’Education Nationale s’approvisionneront
systématiquement auprès des laiteries du Réseau National Lèt Agogo. Pour assurer
le financement { long terme de ce programme d’appui { la filière, il sera proposé au
parlement l’adoption d’une taxe spéciale sur tous les produits laitiers importés.
R 2.4 Du crédit en nature pour développer le cheptel
Le développement du cheptel se fera prioritairement dans les zones de montagne
sur la base d’un crédit en nature rotatif, en s’appuyant sur des petits groupes
d’éleveurs qui pourront ainsi rentrer dans la production. Le MARNDR sera chargé
de la coordination de ce programme qui sera mis en œuvre par un réseau
d’opérateurs. Ce crédit en nature se fera dans le cadre du programme agro-écologie
et élevage de montagne. Les jeunes, les femmes et les handicapés seront ciblés
prioritairement dans ce programme (quota). Une évaluation du potentiel de
production sera réalisée pour chaque laiterie à créer, ce qui permettra de définir le
besoin de crédit en nature.
R 3 Les producteurs sont accompagnés et leurs pratiques s’améliorent:
R 3.1 L’accompagnement des paysans
Aujourd’hui, le potentiel de production de lait est évalué { 145 000 TM par an, pour
une demande de 130 000 TM et un niveau de production nationale de 45 000 TM.
Donc, pour se rapprocher de l’auto-suffisante en lait, un niveau de production de
Production et transformation du lait
Page 20
85 OOO TM est { rechercher. En ce sens, il convient d’agir dans deux directions :
augmenter la productivité par bête et augmenter le nombre de bêtes.
La productivité par bête dépend de l’alimentation et de l’abreuvement. Il convient
d’agir en priorité sur ces deux facteurs. L’objectif autour des laiteries est de faire
passer la productivité moyenne par vache immédiatement de 450 litre par lactation
à 600 litres
Le programme d’accompagnement des producteurs soutiendra le développement de
la production et l’organisation des producteurs. Il privilégiera les conduites
d’élevage en système agro-écologique. Le MARNDR devrait être le maître d’ouvrage.
Chaque DDA (en particulier les BAC et les médecin-vétérinaires) sera responsable
de l’organisation de cet accompagnement sur son département et il sera organisé en
partenariat avec la fédération des producteurs de lait, les laiteries du département,
les Gwoupman Santé Bèt (GSB) et les ONG impliqués dans la filière. Les associations
d’éleveurs suffisamment structurées pourront être dotées de cadres compétents
(médecin-vétérinaire ou ingénieurs agronomes zootechniciens) mis à disposition
par le MARNDR.
Les échanges entre paysans et les visites d’expériences seront la forme privilégiée
pour cet accompagnement. Les résultats des recherches conduites par les Centre de
Savane-Zombie, Thiotte, Lévy dans le cadre du programme DEFI seront valorisés
dans ce cadre.
Cet accompagnement (frais de déplacement et de nourriture) pourra être financé en
partie par les bénéfices des laiteries.
D’ici l’horizon 2019, 20 000 éleveurs devraient être directement touchés par le
programme d’accompagnement.
R 3.2 La santé animale :
Le MARNDR assurera la formation de nouveaux agents vétérinaires et le recyclage
des anciens par les médecins vétérinaires nouvellement embauchés. Les agents
vétérinaires intégreront les GSB. La vaccination sera organisée dans le cadre de
campagnes, subventionnée par l’Etat, ce qui diminuera fortement le coût payé par
l’éleveur. Les soins vétérinaires seront prodigués par les GSB et seront payés par
l’éleveur.
Les laiteries étant le principal acteur économique intéressé par la santé animale,
elles seront responsables de ce secteur et agiront sous la supervision du MARNDR,
et en l’occurrence des Bureaux Agricoles Communaux. Pour ce faire, un cadre
compétent (médecin-vétérinaire ou un ingénieur agronome zootechnicien) sera
affecté à mi-temps à chaque laiterie pour la mise en place des campagnes de
vaccination. Le deuxième mi-temps de ces cadres sera consacré à la santé des autres
animaux des Communes couvertes par le regroupement de BAC.
Production et transformation du lait
Page 21
R 3.3 L’accompagnement des responsables de laiterie
Il sera assuré par VETERIMED et visera le renforcement des compétences des
responsables, par l’échange d’expériences et des formations externes.
R 4 Des Recherche-Actions sont conduites et permettent de lever les
blocages de la filière:
Un programme de Recherche sur les productions animales, les technologies de
transformation et la commercialisation de nouveaux produits sera conduit. Il visera
l’augmentation de la productivité des élevages, par l’amélioration des conduites
d’élevage et par l’amélioration génétique du cheptel bovin. L’amélioration génétique
du cheptel bovin n’est pas une priorité pour les deux ans, il conviendra néanmoins
d’initier un programme de recherche pour l’évaluation du potentiel de production
des races créoles et d’introduire des stations de monte dans les régions rencontrant
des problèmes de consanguinité.
Les questions de recherche sur la transformation et la qualité des produits sont à
préciser mais elles devront en particulier porter sur la réduction des charges de
fonctionnement des laiteries et l’amélioration de la rentabilité, en particulier en
utilisant des énergies renouvelables.
Quand à la commercialisation de nouveaux produits il s’agira tout d’abord de
développer de nouveaux fromages, mais aussi d’optimiser la production de lait caillé
et de douce marcos.
Des outils de communication, dont des fiches-techniques seront préparés et
distribués aux animateurs du réseau d’accompagnement pour faire connaître les
résultats de ces recherche-actions.
Dans un premier temps ce programme s’appuiera sur les actions conduites dans le
cadre du programme DEFI, en particulier à Lévy, Savane-Zombie et Thiotte. La
FAMV sera mobilisée sur ce programme. Quand l’Institut Technique sera
fonctionnel, il prendra le relais.
Dans ce programme, des échanges internationaux seront organisés, par des
partenariats avec des organismes de recherche ou par l’organisation de visites
d’expérience réussies { l’étranger. En particulier l’expérience française et
péruvienne de fromages de montagne pourra être mobilisée.
R 5 La promotion de la filière est réalisée auprès des consommateurs et
des paysans :
De manière plus générale, il conviendra de populariser la consommation de lait, en
particulier en continuant { en permettre l’accès aux enfants via les cantines
scolaires et en faisant connaître les produits auprès d’un plus large public.
Production et transformation du lait
Page 22
R 6 Les groupes vulnérables sont prioritairement ciblés
La participation des femmes minimale recherchée à tous les niveaux du programme
est de 30%.
Pour favoriser l’inclusion de personnes handicapées dans les laiteries deux voies
semblent { développer. La première consiste { instituer un quota dans l’effectif des
employés de la laiterie. La deuxième consiste à créer des ateliers de travail
spécialement conçus pour employer des personnes handicapées. L’espace de travail
est dans ce cas aménagé et les cadences tiennent compte du handicap. Ces deux
approches devront être expérimentées durant les deux ans du plan d’action.
De plus, dans les actions de développement de la production et d’accompagnement
des producteurs, les groupes les plus vulnérables seront prioritaires, en particulier
les femmes et les jeunes pour les distributions de bétail.
Montage institutionnel
Le montage institutionnel de ce programme implique les acteurs suivants avec des
rôles spécifiques dans sa mise en œuvre. Ces acteurs sont au nombre de 4 :
Le MARNDR, les opérateurs (ONGs et organisations), les associations bénéficiaires
et les autorités locales.
Maitre d’œuvre du programme, le MARNDR fait appel aux opérateurs privés (ONGs
et organisations) pour orienter une partie de leurs investissements dans cette
direction. Le MARNDR signera des protocoles de partenariat avec ces opérateurs
portant sur l’exécution de ce programme. Il cofinance et assure la supervision de ce
programme à travers ses directions départementales.
Les opérateurs (ONGs et organisations) après avoir signé des contrats de
partenariat avec le MARNDR sur la mise en œuvre de ce programme, montent des
projets pour la recherche de fonds devant financer les actions et les implémentent
avec l’aide des associations de bénéficiaires et des autorités locales (mairies et
CASEC).
Les associations de bénéficiaires représentent la population auprès des opérateurs
intervenant dans les bassins versants. Elles cosignent les contrats des bénéficiaires
avec les opérateurs et veuillent au respect de leurs clauses. Elles jouent également
un rôle dans la sensibilisation de leurs pairs autour de ce programme.
Les autorités locales (mairies, CASEC), situées dans les aires d’intervention du
programme, participent aux espaces de concertation mis en place autour de cette
intervention pour s’informer de leurs actions et d’en faciliter un environnement
politique favorable.
Stratégie du programme :
Afin d’agir de manière pérenne, le programme renforcera des institutions
nécessaires au développement de la filière lait. Ces institutions proposeront
Production et transformation du lait
Page 23
des solutions techniques adaptées à la problématique nationale de la
production, transformation et commercialisation de nouveaux produits
laitiers, qui auront été mise au point dans le cadre de travaux de recherchedéveloppement.
L’ensemble du programme favorisera la participation des communautés
concernées qui recevront un appui pour renforcer les organisations de
producteurs, assurer une large participation de femmes, des jeunes et de
personnes handicapées.
Le point de départ des activités du programme sera le renforcement et le
développement de la capacité de transformation du lait qui aujourd’hui
constitue le principal goulot d’étranglement de la filière.
Ce développement sera centré sur l’extension d’un réseau de micro laiteries
qui s’approvisionnent auprès de petits et moyens éleveurs. Ces unités de
transformation qui sont capables de fabriquer des produits laitiers de longue
conservation (et qui ne nécessitent pas de conservation au froid),
constitueront un débouché pour les producteurs de lait, leur donnant ainsi
accès au marché.
De nouvelles unités de transformation de lait seront systématiquement
créées dans les territoires ayant un potentiel pour l’élevage.
Avec le développement de ces points de transformation, les conditions seront
créées pour réaliser un ensemble d’interventions d’appui { l’amélioration des
techniques d’élevage, permettant ainsi l’augmentation de la productivité de
la production de lait.
Impact du programme
Amélioration de la disponibilité en produits alimentaires de haute valeur
nutritive,
Réhabilitation de l’environnement et { l’aménagement de certains bassins
versants en vue de préserver les infrastructures de production des plaines
Amélioration de la balance commerciale du pays.
La création de 150 laiteries, fonctionnant avec 30 000 vaches permettra
d’intégrer 20 000 nouveaux producteurs, ce qui augmentera la production
annuelle de 5,5 millions de gallons.
Production et transformation du lait
Page 24
La vente de lait permettra la distribution à au moins 20 000 producteurs de
près de 330 millions de gourdes par an, auquel il faudra ajouter 37 millions
de gourdes de salaire, ce qui correspondra à une redistribution directe de
plus de 60% du capital investi par an.
Pour un producteur, cela représente un revenu de 125 gourdes par jour
(VERIFIER= valides-tu ce chiffre ?), soit 3800 gourdes mensuel, soit 2,6 fois le
salaire minimum (ou un peu moins que le salaire minimum après vote)
Si 80% de cette nouvelle production est utilisé dans le cadre du PNCS, cela
permettra de nourrir à terme 400 000 enfants par jour d’école ({ raison de
150 jours de classe par an).
Budget et montage financier
Le budget du programme est de 400 millions de gourdes à raison d`environ 80
millions de gourdes par an sur une période de 5 ans. Le programme sera financé
entre autres par les fonds du Trésor Public et les bailleurs de fonds partenaires du
MARNDR.
Production et transformation du lait
Page 25
Calendrier de mise en œuvre
Axe d’intervention
Années
I
II
III
IV
Mise en place de la sous-table sectorielle
Création du service « programme lait » au sein de la Direction de
Production et Santé Animales
Création de l’institut technique des productions animales et de la pêche
Renforcement de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait
Développement des réseaux de laiteries
Mise en place et animation d’un réseau d’opérateurs
Développement de la production de produits laitiers
Développement des d’achats locaux de lait
Mise en place d’un système de crédit à la production de lait
Actions d’accompagnement des producteurs de lait
Mise en œuvre des activités de recherches dans la filière lait
Actions de promotion de la filière lait auprès des différents segments de
marchés
Action d’accompagnement des groupes vulnérables (femmes enceintes,
enfants démunis, handicapés..)
Production et transformation du lait
Page 26
V
Cadre logique du programme
Objectifs
stratégiques
Reconquérir
le
marché
intérieur
des produits laitiers
Résultats
Axes d’intervention
-Les producteurs sont
accompagnés et leurs
pratiques s’améliorent
-La promotion de la
filière est réalisée auprès
des consommateurs et
des paysans
- le taux de dépendance
du pays par rapports aux
produits laitiers importés
diminue
- Les groupes vulnérables
sont
prioritairement
ciblés
-Mise en place d’un service
« programme lait »
Renforcer un réseau Les institutions
d’entreprises de
nécessaires au
transformation du
développement de la
Indicateurs
-nombre de cadres
constituant le personnel de
ce service/niveau de
- Mise en place d’un institut dynamisme du service
technique des productions - nombre et niveau de
animales et de la pêche est créé qualification du personnel
- développement du réseau des impliqué/dynamisme
développé
laiteries
- nombre de laiteries
- développement d’un réseau
supplémentaires
d’acteurs
construites et fonctionnelles
- Développement de produits
- nombre d’associations
laitiers
d’acteurs encadrées ou
- mise en place d’un système
crées
d’achats locaux de lait
- niveau de diversification
de l’offre des produits
laitiers
- pourcentage de produits
laitiers locaux utilisés dans
les programmes
humanitaire ou de cantines
scolaire et populaire.
-Renforcement de la
Fédération Nationale des
Producteurs de lait
- niveau de restructuration
de la fédération/indice de la
Hypothèse de
risques
- Stabilité sociopolitique,
- Continuité dans les
actions de l’État
- collaboration des
partenaires
techniques et
financiers du
MARNDR
Collaboration des
Groupements
d’acteurs, des élus
lait offrant un
débouché nouveau,
stable et
rémunérateur au
lait des
exploitations
agricoles
Augmenter
la
productivité de la
production laitière.
Contribuer à la
structuration
sociale de la filière
filière sont créées et
renforcées
- structuration du réseau des
acteurs de la filière
- renforcement de la capacité de
transformation du réseau
existant
formation des
membre/efficacité de leurs
actions
- volume de lait
supplémentaire transformé
locaux et d’autres
partenaires
intervenant dans la
filière
La productivité augmente -Mise en place d’un système de
à tous les niveaux de la
crédit en nature pour le
filière
développement du cheptel
- Accompagnement des
producteurs dans les pratiques
d’élevage bovin
-Amélioration des techniques
d’élevage bovin
-Mise en œuvre d’activités de
santé animale
Volume de crédit injecté
dans la filière
-Indice d’amélioration des
techniques et des pratiques
d’élevage bovin
Collaboration et
intérêt des
partenaires et
d’autres acteurs pour
participer dans la
mise en œuvre des
actions
Les différents maillons de -dynamisation et renforcement
la filière sont mieux
des organisations d’acteurs de
structurés
la filière
-création d’alliances
productives et commerciales
-facilitation des relations entre
acteurs ou groupes d’acteurs de
la filière
Production et transformation du lait
-indice d’évolution des
activités de Santé animale
comme les campagnes de
déparasitage et de
vaccination contre les
endémies majeures
- indice de restructuration
des organisations d’acteurs
-nombre d’alliances
productives et
commerciales conclues
- indice de dynamisation des
relations entre acteurs de la
filière
Page 28
- Stabilité sociopolitique,
- Continuité dans les
actions de l’État
- collaboration des
partenaires
techniques et
financiers du
MARNDR