Arrêté du 29 août 1944 défendant la création ou l'extension des zones réputées marécageuses
- Les rizières et cultures en buttes proches des grandes villes exigent une autorisation du Service National d'Hygiène, sur rapport favorable de l'Agriculture.
- Les eaux stagnantes ne peuvent séjourner plus de quarante-huit heures.
- La riziculture est purement interdite de Petit-Goâve à Curtice, des Cayes aux Gabions et de Port-au-Prince à Carrefour dans un rayon de 7 km de la route nationale.
- Les peines vont de 50 à 100 gourdes ou 15 jours d'emprisonnement.
L'arrêté du 29 août 1944, reproduit dans le Code d'Hygiène Publique de 1954.
L'article 1 interdit de dégrader, modifier ou détruire de quelque manière que ce soit les travaux de distribution des eaux d'arrosage et les ouvrages de drainage destinés au contrôle de la malaria établis au voisinage des zones urbaines. L'article 2 oblige les propriétaires de rizières et de terrains affectés à la culture en buttes de plantes vivrières dans le voisinage immédiat des grandes villes à en faire la déclaration au Service National d'Hygiène pour obtenir l'autorisation de continuer ou d'établir ces cultures. L'article 3 subordonne cette autorisation à un rapport favorable du département de l'Agriculture sur les procédés de culture employés. L'article 4 prescrit de ne pas laisser séjourner les eaux pluviales ou d'arrosage au-delà de quarante-huit heures consécutives et d'en assurer l'évacuation complète, afin d'empêcher la formation de larves de moustiques ; l'article 5 excepte les zones naturellement submergées et celles situées au-delà des zones urbaines. L'article 6 prohibe la riziculture à partir du 1er septembre 1944 dans trois couloirs en voie d'assainissement : de Petit-Goâve à l'habitation Curtice, des Cayes aux Gabions, et de Port-au-Prince à Carrefour sur les terrains situés des deux côtés de la route nationale dans un rayon de 7 kilomètres. L'article 7 fixe une amende de 50 à 100 gourdes ou 15 jours d'emprisonnement. L'article 8 confie l'application aux officiers de la police sanitaire, aux agents de police rurale et agricole et à la Garde d'Haïti.
Le texte est le point de rencontre de la santé publique, de l'irrigation et de l'usage des sols, et ses couloirs nommés font aujourd'hui partie du tissu urbain de l'aire métropolitaine.
Texte Intégral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
Comment citer
Présidence de la République d'Haïti, Arrêté du 29 août 1944 défendant la création ou l'extension des zones réputées marécageuses, https://www.fao.org/faolex/country-profiles/general-profile/en/?iso3=HTI
- Titulaire des droits
- Government of Haiti